Le devoir, 5 juillet 1932, mardi 5 juillet 1932
Montréal, mardi 5 juillet 1932 Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE: .H Arbour 1241* SERVICE DE NUIT : Administration : .HArbour 1243 Rédaction ; .HArbour 3679 Gérant :.HArbour 4897 DETOIR Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! Vol.XXIII —-No 151 TR04S SOU-d LE NUMERO Abonnements par la poste Edition quotidienne CANADA.$ 6.00 E.-Unis et Empire Britannique 8 00 UNION POSTALE .„ ^ ^ -10.00 Edition ^hebdomadaire CANADA.2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 Une allocation de $500 > m* j »» a I oeuvre des vacances de l’Immaculée-Conception Le comité exécutif a fait le geste que nous prévoyions.A sa léance d’hier après-midi, il a vote les cinq cents dollars reclames piar l'Oeuvre des vacances au parc LaFontaine.Ainsi désigne-t-on une organisation qui fonctionne depuis plusieurs années à l’Immacuilée-Conception et qui comptera cette année, avauit la fin des vacances, plus de deux mille inscrits, si la progression se maintient au même taux que dans le passé, M.Trépanier, leader du conseil et représentant du quartier LaFontaine, qui s’est fait auprès de l’exécutif l’avocat de l’Oeu-vre des vacances, nous communique le rapport qui lui a été soumis (par les directeurs de ce terrain de jeux si intéressant et nous prie de le publier.Nos lecteurs trouveront ce texte en deuxième page et nous sommes sûr qu’ils en jugeront la lecture intéressante.»» * * Depuis 1930, une autre oeuvre existe aussi, celle des cours scolaires.Lors de sa création (ce sont là les seuls chiffres que nous ayons en main), la ville lui avait voté $6,000; il n’en fut dépensé que $5,000 pour l’organisation des jeux dans 30 cours scolaires réparties dans presque autant de quartiers.Six de ces cours scolaires étaient pour les filles cl le reste, soit vingt-quatre, pour les garçons.Le total des présences fut de 172.000 enfants, de sorte que les frais se sont montés à un peu moins de deux cents par enfant.On tente de nouveau d’organiser ces cours scolaires cette année.Le temps presse, car nous sommes déjà au 5 juillet.La ville, sç proposant de pratiquer toutes les économies réalisables, n’a pas l’intention de souscrire une somme de six mille dollars comme en 1930; mais elle peut voter partie de cette somme pour faciliter l’utilisiation des cours scolaires dans les quartiers les plus mal pourvus de terrains de jeux.Depuis 1930, de nouveaux terrains de jeux ont été établis par la ville et l’utilisation des cours'scolaires est devenue moins impé-D’autant plus que les enfants éprouvent une sorte rieuse.-,— , - , d’aversion pour le préau scolaire qui leur rappelle les longues heures de contrainte de l’époque des classes et que, d’autre part, nombre de ces cours ne sont pas invitantes en soi, sont même parfois d’aspect franchement rébarbatif avec leur absence.totale de verdure, leur sol asphalté, cimenté ou macada- .Il existe, cependant, plusieurs quartiers ou 1 utilisation oe ces cours s’impose, vu la carence de terrains de jeux que nous venons de signaler; de plus, il est hautement important, comme, nous l’écrivions la semaine dernière et comme nous le répétons aujourd’hui, de stimuler et de diriger l’esprit sportif chez les enfants.Tout n’est pas dit quand le terrain de jeux est aménagé et ouvert; il faut y attirer les petits dont la curiosité est vite émoussée, leur apprendre à jouer par équipes.C’est dans l’intention de stimuler des imitations dans les autres paroisses que nous avons publié le rapport sommaire de ce qui s’est fait dans celle de Thnniaeulée-Ooneeption.On a la, condensé dans quelques lignes, un programme dont la praticabilité a été éprouvée par T expérience et confirmee par le succès.Louis DliPiRE Notes outaouaises I ici: c'est qu’arrivé un jour à Ottawa pour la première fois, vers .v 1902, et visitant les édifices parle- Nos vieux JournauA menl(tirfs U compris la grande bibliothèque.le guide nous g désigna discrètement un monsieur d'âge Comment exprimer le charme \élancoliqne que dégagent les •ailles jaunies d’anciens journaux dies el soigneusement ajoutés les ns aux autres, à mesure du pos-tge des années?Dans les voûtes à cmi-souterraines où ils reposent i paix, c'est le cas de le dire, on e pénètre qu’avec un sentiment de ispect avivé de curiosité, et qui iera qu'ils ne forment un trésor lus précieux que les ouvrages lé-ers que produit l’intempérante nagination des romanciers du air?Quel livre plein de substan-* on ferait avec des extraits choi-!/j de ces recueils des faits et ges-•s du passé! Le mieux serait évi-emment d'imiter Quasimodo dans s tours de la cathédrale, et de pas-•r sa vie à découvrir les secrets illisibles que se racontent entre el-‘s les bavardes gazettes d’antan.eut-être suffirait-il de s'endormir n soir dans ces voûtes ténébreu-’.s et d'n réver tonte la nuit aux ïalogues de la Minerve et du Fan-isque, ou de / Eclaireur et de / Au-^re des Canadas.Quels doctes on laltcieux propos n'entendrait-on as ainsi! Hans les avoir copiés dèlement.it serait bien impossi-le de ne pas en avoir retenu quel-ues extraits plus on moins furtifs, > d’une plus ou moins exacte pré-iston.Mais par lequel commence de tous ces souvenirs?I*e Mon-e Illustré?Il eut une vogue pro-ingêe et les jeunes d'il g a trente ns g déversaient en rimes d'une leheste variée le trop-plein de ’»ri sentimentales rêveries, .le ai s par coeur depuis l'an 1897 rtlt strophe badine: i Je consulte ma mémoire ai traversé bien des ruisseaux n soulevant la mante noire l'une aux flentils soubresaults, ui* accroché son bras d’ivoire.in an dit toujours trop! ces propos sont hien frtvo-•s.Pins graves étaient ceux qu’on •nuvatt entre 1870 et 1885 dans Opinion publique, cet inrompara-te résumé de.la vie canadienne alors.J’ai eu souvent l’occasion e dite aux jeunes gens sérieux et vides d'apprendre qui fréquentent ’S noviciats de la rapitafr et sa ramie nibltothèqnc parlementaire n’aucun jeune Canadien n’a l’es-rit vraiment informé de son pags il n'a feuilleté les dix ou douze niâmes reliés de FOplnion publi-ue.Bn plus des événements d’une pofae assez importante, on g fait i connaissance d’une pléiade éetnains, de l’ordre politique ou wérafre, tels les Achintre, les tonneau, le» Oscar Dunn, les L.-O.)amm et les DeCelles.qui résilient en eux le coeur de la nattnna-té m temps qu’ils ont vécu.Un CMuacafr personnel, nous étreint mûr qui traversait la rotonde à pas vifs et saccadés: "M.DeCelles”, dit-il.Et le coeur du jouvenceau se mit à battre comme devant l’un des noms qu'il avait le plus admirés, dans son lointain Saguenag par tes soirs on les dimanches d'hiver, en furetant avec délices dans ta collection paternelle dudit journal illustré.Vingt ans plus tard, le vénérable homme de lettres introduisait dans le même sanctuaire son visiteur d'autrefois, en lui souhaitant avec bienveillance.mais ne soyons pas si indiscret.Au reste, un autre souvenir nous poinct maintenant, apercevant du coin de l’oeil, dans les armoires de feu M.Taché, une collection du Fantasque, de ntain de Saint-Aubin, où nos pères élu siècles précèdent trouvèrent tant de bon rire aux dépens des contempteurs de nos droits naturels et constitutionnels.En 1913 un hebdomadaire commercial de Québec publia une annonce où l’on mettait en vente, pour cause de décès, une collection assez complète du fin et malicieux petit journal québécois.Nous arrivions alors d'un séjour parisien prolongé, pendant lequel on nous avait laissé puiser dans les livres de M.Hector Fabre au Commissariat; _ et te Fantasque ne nous était pas inconnu.Iai collection prit le chemin de noire village en attendant de compléter celte du Parlement, à la grande joie de M.Taché, Nous avons reproduit naguère dans l’humble Canadien Errant une pièce bilingue adressée vers 1835 au gouverneur Pnulett Thompson, et dont chaque mot anglais est suivi du mot français équivalent.Ce qui fait vraiment une belle soupe aux lettres! Sir, monsieur, I, je, have, ai.the, le, honour, honneur, of, de, you, vous, announce, annoncer, that, que.et ainsi de suite pendant deux pages de bilinguisme intense.et vraiment trop intégral, •k ie ée Combien de personnes pourraient dire en quelle année fui fondé le Courrier du Canada?J'ai demandé que l’on m'apporte ce précieux volume, et j'y lis à la première page, "lundi, 2 février 1857”.Les rédacteurs conjoints étaient MM.J.-C.Taché et Hector {.angevin.Ce dernier devint maire de Québec et ministre à Ottawa, tandis que le premier demeurait plus fidèle d la plume et donnait longtemps à son journal des articles de haute Valeur, dont une série sur la future confédération canadienne fut recueillie et utilisée avec profit par les "Pères de la Confédération” dans la rédaction du Pacte fédéral.Hi en n’est plus intéressant que d'étudier ces solides pensées et ces prévisions exactes trois quarts de siècle après leur réalisation.L’article-programme de ce premier numéro est bref et net, comme on verra par quelques extraits, "Le journal sera français.c'est-à-dire qui non seulement respecte la belle langue française autant-qu’il est possible en des écrits improvisés; mais encore qui soit la manifestation des tendances et des aspirations de cette rare des Gaules qui s’est laborieusement constituée, sous le souffle du Christianisme."Sincèremept catholique”.tenant.l’enseignement catholique comme la seule solution des problèmes de l’ordre social, et comme le dernier mot.sur Dieu, l’homme et la société”, etc, etc.Dans les faits-divers se trouve une nouvelle relative au projet de percement de l’isthme de Suez et à l'arivée de M.de Lesseps sur les lieux."Une fois le tracé du canal fixé, est-il dit, on procédera immédiatement au creusement de deux rigoles indicatives de chaque côté du eçmal; puis dans le courant de janvier prochain on demandera aux provinces égyptiennes les travailleurs nécessaires, on repartira cette armée de terrassiers sur toute l’étendue de la ligne et l’on opérera ainsi très rapidement le creusement complet”.Le comte de Lesseps a vécu longtemps après l'exécution de ce travail gigantesque, et lorsque son fils mourut chez nous, il g a peu d’années encore, les agences de nouvelles mentionnèrent négligemment que son père avait été "l’un des ingénieurs” du canal de Suez.Aux petites annonces du même numéro, U est fait mention d’un nouveau bateau à vapeur inventé par M.L.Lemoine, et l’on reçoit les souscriptions chez MM.Méthot, Chinic et ci la librairie Cremazie.Du reste, le numéro suivant contient une étude sur la valeur comparée des navires océaniques à aubes et à hélices.en donnant la supériorité aux premiers.Mais n’est-ce pas M.Thiers, en France, qui disait que les chemins de fer ne pourraient jamais servir aux voyages à longue distance?Mais ces lignes s’allongent exagérément et nous n'avons même pas nommé encore la bonne vieille Minerve à laquelle est attaché indissolublement le nom de Duvernag, et dont le premier numéro dale de novembre IMS.Les ressources étaient minces, sans doute, car quelques semaines pins tard, on déclare que "le journal n’a pas paru hier parce que nous attendions qu’il nous vienne de nouveaux abonnés pour soutenir l'entreprise”.C’est alors qu’intervint Duvernag, le patriote actif et entreprenant à qui l’on doit de plus la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal.Il g avait en 1827 de vives discussions à la Chambre du Bas-Canada et l’on voit aux comptes rendus de la Minerve de vibrantes harangues de "M.l’Orateur” L.-J.Papineau, tandis qu'à la liste, des agents du journal dans les campagnes on note, par exemple, les noms suivants qui donnent à méditer sur des faits historiques subséquents: Kamouraska: J.-B.Taché, écuyer: Sorel: J.-G.Crébassa, notaire; U Assomption : J.-B, Meilleur, M.D.; Petite-Nation: B.Papineau, écr.; Saint-Denis : Dr Nelson, éer.Mais il est plus que temps de mettre fin â cette excursion improvisée parmi les témoins endormis mais toujours présents, de ce que fut la vie de nos pères, et comme le baitement même de leurs coeurs intrépides.On nous permettra peut-être d’y revenir parfois, avec le respect attendri que Von doit aux choses fidèles qui nous ont précédés, nous suivent présentement et nous survivront.Aussi bien les vieux journaux canadiens sont-ils l une des possessions essentielles et, espérons-te, inamovibles, de la Bibliothèque du Parlement, où sénateurs, députés, historiens et chercheurs viennent puiser la modère de leurs travaux divers, et faire revivre aux yeux des générations nouvelles les grandes leçons du passé, "le passé qui nous parle avec la voir des morts”.trouvé que le voleur de bicyclette désigné par la femme, c’est un ex-f cellent garçon qui fait du journalisme et n’a jamais dérobé même nn crayon, — ce qui reste étonnant, de la part d’un nouvelliste; et quant au propriétaire de l'auto qui aurait servi au vol de pneus, ce serait le magistrat de l’endroit, à en croire le témoignage du bonhomme qui prétend se rappeler les chiffres de la patente de l’auto.Lui aussi, il a mal vu.Il n’importe.Ceux qui s’imaginent que tous les journalistes, c’est de la canaille, et que l'administration de la justice est d’habitude fautive, ne voudront pas croire que dans ce cas-ci il y a eu double erreur.Entre temps, les vrais voleurs de la bicyclette et des pneus sont au large.Les trois points de Rothermere L’ancien président Wilson rendit publics, vers la fin de la dernière grande guerre européenne, ses grandiloquents ‘‘quatorze points", sans lesquels, dit-il h l’époque, il ne pourrait y avoir de solution satisfaisante au conflit international.On sait à quoi cela aboutit en fin de compte.Voici maintenant que tord Rothermere vient d’exposer, en marge des préparatifs de la prochaine conférence impériale à Ottawa, ses trois points, si l’on lient dire.Ces trois points, ce sont les concessions que Londres devrait faire au Canada et aux autres Dominions, pour s’assurer en retour des avantages équivalents.D'abord, la Grande-Bretagne s’engagerait à prendre du Canada les trois quarts du bois de construction dont elle a besoin et qu’elle achète présentement surtout en Scandinavie et en Russie; en deuxième lieu.Londres frapperait d’un droit de douane, — un shilling le boisseau, — tout le blé importé .en Angleterre d’ailleurs que d'un Dominion; enfin, Londres taxerait de 20 pour cent toutes les importations de conserves alimentaires, de viandes, de fruits, de légumes, de beurre, de fromage et de poisson venant d’ailleurs que de pays britanniques.En retour, le charbon anglais entrerait en franchise au Canada; tout l’acier de même que les produits ehimiJ ques fabriqués en Grande-Bretagne et que le Canada prendrait en exeé-Jdent de ses importations ordinaires, selon des statistiques établies sur un certain nombre d’années, seraient libres de tout droit de douane aux ports d’entrée canadiens.Pour résumer, te blé, le bois et les denrées alimentaires canadiens jouiraient d’un tarif de faveur dans le Royaume-Uni, et le charbon, Jl’acier et les produits chimiques i anglais auraient la préférence chez •nous.Ce sont trois produits que .nous achetons en grandes quantités a l’étranger, — surtout aux Etats-Unis.Tl reste h voir ce que les délégués impériaux obtiendront de M.Bennett et de ses collègues, là-dessus.Canada first.____________________ C.P.Avant la conférence Erneit BILODEAU Bloc-notes Cinq fois plus Le sinistre du Cymbellne a causé à Montréal une trentaine de morts, il y a peu de temps; et l’on s’en est justement ému dans tout le pays.Or.voici qu'aux Etals-Unis, où l’on a célébré hier la fête de l’Indépendance.il s’est tué au cours de la journée plus de cent cinquante personnes, — on estime même que Ice chiffre atteindra deux cents.Ce sera presque sept fois le nombre des victimes du Cgmbeline.Rien i que les automobiles ont tué une ! quatre-vingtaine de personnes, il ! s'en est noyé une cinquantaine I d’autres et il y a eu plusieurs morts par suite de l’explosion prématurée de fusées, de bombes, etc., toutes lancées en signe de réjouissanre.Et chaque année, c’est la même longue liste noire, le lendemain du 4 Juillet.Les Américains célèbrent ce jour avec autrement plus d’énergie et de violence que nous, ta Saint-Jean.Double erreur Dans une petite ville ontarienne, quelqu’un a volé un bicyclette et un outre malfaiteur s’est approprié des pneus d'auto qui ne lui appartenaient pas.Une brave femme a cru identifier le premier larron; — et un eftoyen de l’endroit a voulu fournir le numéro d'identité de l’^u-tomobile du second.Or, il s’est Impérialisme et libre-échange Le directeur de T'Ottawa Journal”, M.P.D.Ross, tory authentique, n’est pas prêt à sacrifier ses principes protectionnistes sur l'autel de l’Empire — La faillite de nos industries et la ruine de notre trésor public Au lendemain de la dernière session fédérale, la députation ministérielle, ministres en tête, n’entretenait pas le moindre doute au sujet du succès de la conférence économique impériale.Elle en attendait même des résultats merveilleux.Cp sentiment d’enthousiasme, cet optimisme apparemment inébranlable ne restaient pas confinés au seul monde parlementaire conservateur.Les partisans de M.Bennett en générai participaient à l’un et à l’autre.Fin de mai, à Ottawa, on entendait dire très sérieusement et par des gens sérieux qu’il n’v a que l’Empire britannique qui puisse sauver le monde à l'heure actuelle, à la condition que les pays de l’Empire s’accordent, s’entendent entre eux.Mais personne dans l'entourage de M.Bennett ni même dans Je rank and file conservateur n’eût douté que cela se produisit et ne produisit comme conséquence les plus heureux résultats pour le Canada, pour tout l’Empire et pour le monde entier.La conférence impériale économique devait faire renaître à roup sûr la confiance dans le monde: n’est-ce pas.à l’heure qu’il est, d’une crise de ronfianre, d'une crise rte foi économique que nous souffrons?Chez les députés de l’opposition et chez leurs amis, |e sentiment (était hien différent et il l’est encore.Sans que personne d’entre eux le souhaite, la plupart entrevoient le fiasco de la conférence de re mois-ci.Le chef libéral.M.Mackenzie King, s’en est ouvert assez clairement à l’occasion de la récente élection complémentaire de Royal, au Nouveau-Brunswick.M.Mackenzie King disait alors que la conférence impériale ne peut réussir, qu’elle est d'avance vouée à un échec complet si notre premier ministre ne change pas ses manières de voir, ses manières de procéder.Comme ‘le raison, les prévisions, les prédictions de M.Mlckenzie King sont sujettes à caution.Que, le Parlement siège ou non, le chef li- béral joue toujours son rôle oppo-sitionniste et il serait par trop surprenant de l’entendre louanger la politique de M.Bennett.Mais ce qui est bien plus significatif, pour ne pas dire symptomatique, que les prédictions de M.Mackenzie King, c’est l’attitude présente de certains conservateurs de marque à l'endroit de la conférence impériale qui va s’ouvrir.Sous sa signature — ce qui est un fait inusité dans cette feuille où la rédaction est anonyme M, P.1).Ross vient de publier dans l’Ottawa Journal, dont il est le fondateur et le directeur, un article qui révèle un sentiment qui ne correspond guère à celui qui se manifestait dans le monde conservateur fédéral il y a un mois à peine.A la veille de la conférence qui doit réunir des représentants «le tous les pays de l’Empire, les impérialistes les plus ardents seraient-ils en train de perdre leur foi impérialiste?Cette foi semble pour le moins, dans le ras de M.P.D.Ross, être devenue vacillante.L’allégeance conservatrice, tory et impérialiste «te M.Ross ne peut pourtant être mise en d«>ute.M.Ross fut, s'il ne l’est plus, président de l'Ottawa Conservative Association; il fut trésorier honoraire de Ylmperial Press Conference.Son journal a toujours fait les luttes «tu parti conservateur.A titre d’organe tory, il est même arrivé au Journal de faire «lu zèle: en 1917, par exemple, à l’occasion d’une conférence que M.Henri Rourassa devait prononcer a Ottawa, c’est le Journal qui.par ses articles d’un loyalisme furibond, provoqua l’émeute du théâtre Russell.Nous ne rappelons cela que pour démontrer que M.P.D- Ross ne peut être tenu pour suspect «tans les milieux tories et impérialistes.Or il arrive que M.Ross, dans son journal e nombre «les assistants était «le beaucoup moindre.Le zèle des présents moins ardent.Les voix, sauf celle | du président, moins sûres, moins harmonieuses, plus lentes.Raison de plus pour que le directeur de la troupe soit plus ardent, plus longuement éloquent, sa voix plus forte et # pins entraînante.Après le chapelet récité A genoux.Mgr Schrembs commence l’explication «lu programme du Congrès.11 dit.redit, reredit et cela pendant 25 bonnes minutes.1 ivret-péogramme en mains, chacun des articles du programme.Comme Son Excellence parle très lentement et distinctement.Je puis le suivre assez bien.Bon.tout le monde n bien compris?Voilà que du fond de la salle une légère voix de grosse femme demande une explication.Son Excellence écoute avec patience, puis, sans sourciller, reprend le programme et recommence à l’expliquer.Il fait un froid de loup dehors.On fond en dedans de la salle.N’importe.Mgr Schrembs continue ses explications.Enfin, tout le monde (t compris.Un regard inquisiteur de Son Ex-i cellence, personne ne répond.C’est le temps de chanter.Hélas! i’orga-niste, brave grosse Irlandaise, vient ; d’être soudainement frappée par le terrible fléau.elle gît, accroupie sur son siège d'organiste.elle se débat.elle dégo.On rem-’ porte A travers la foule.Que faire?Mgr Schrembs ne se lient pas pour battu.Allemand de naissance, Aîné-; ricain d'éducation.' catholique-; apostolique de tout coeur, cela se voit.il ne fait ni une ni deux.Il fend la foule, va se mettre au piano et pendant près de .3-4 d’heure.1 sinon plus, il entonne les canti-j «lues, les accompagne, conduit le chant de la foule et corrige même les erreurs, bien excusables, de son maître de chant, le joyeux Père Curley, qui lève régulièrement les ; veux au ciel pu même R’mps que les bras, comme s’il voulait entrouvrir le ciel pour y idacer tous ces bons Irlandais.Le chant religieux, bien national, se termine par l'O Salutaris et le j Tantum ergo, après quoi, je m'attendais à ce que le bon peuple prit j le chemin de la cabine et du lit.; Mais pas du tout.C’est maintenant la vraie partie nationale du programme qui commence.Mgr Schrembs ne laisse pas le piano.Le I*.Curley tourne les feuilles du livret-programme et tout en battant largement la mesure, entonne un de ces chants d’Irlande doux et lan-gmireux.puis alerte et enlevant qui ressemblent proliablement aux lamentations, tour é tour douces plaintives et enthousiastes que let Juifs font entendre le long du mut des lamentations de Jerusalem.B cela va durer une bonne heure encore jusqu’à minuit, où la séanc« se clora pour la messe boréale qu! permettra, demain matin à ces bra< ves gens de faire grasse mâtiné* tout en satisfaisant leur ardente dévotion.Ce matin, j’ai dit ma messe, ae salon du 3èine.1.1 y avait troit fidèles et quatre ou cinq bonnet S-Ci.is irlandaises.Je suis ensuite monté au granc salon du 1er.Mgr Schrembs est i dire sa messe avec une sage lenteur et une piété qu'il fait bonsoir et qui se communique.Après lui, c’est Mgr Citer, évêque de Toledo, lui aussi allemand,! paraît-il, qui dit la messe avec une gravité qui impose.L’assistance est plutôt maigre et cela se comprend.Le ciel demeure sombre, le aolci.ne veut pas jeter trop de lumière sur les scènes presque de désespoir stomacal qui se déroulent sur les deux ponts et tout autour du vaisseau.Que se passe-t-il dans nombre de cabines?Silence;»mys-tère; des bruits étotuffés laissent craindre.Les nurses, les garçons, de chambre sont aux aguets, tenant une orange d’une main, une tasse d’où s’échappe un peu de vapeur, de l'autre, une belle serviette fraîche sur le bras.Un coup d« cloche se fait discrètement entendre.Ils partent en coup de vent, ouvrent la porte de la cabine et se présentent devant le pauvre malade qui n'en peut plus.jeudi, 16 juin lai ciel est encore couvert.La brume assez épaisse qui nous a valu hier et presque la plus grande partie de 1a nuit d’entendre le chant lugubre de la sirène, couvre encore la mer.Elle ne se dissipe que lentement.Les ponts sont humides.Les toiles font des ponts de sombres couloirs où les passagers semblent craindre de s’engager.Espérons que le soleil finirai par percer les nuées chargées d’eau et viendra réchauffer un peu nos membres pas mal engourdis.La traversée s'écoule goutte par goutte et dans notre groupe, tous sont en assez bonne santé.Des figures hier pâles, étirées, images de la mort, sont, ce matin, déjà rayonnantes, souriantes, presque rougeaudes et font tout lisur possible pour me convaincre qu’elles n’ont jamais été les victimes des vagues traitresses.Voilà le nouveau toujours vieux et toujours neuf.On s'inquiète déjà.sans inquiétude du Congrès de Dublin et les uns disent.qu’on leur a dit.qu’il avait été dit que ceux des passagers qui pensionneraient sur le bateau étaient destinés A mourir de faim! Rien que eda! A voir les menus si chargés actuellement et A chaque repas, j’ai de la difficulté à croire que l’on nef trouvera pas trois petites eroûtea de pain A nous donner chaque jour,j (Suite ft la 2ème page) Avis à ceux qui voyagent] Tous billets, Europe et partout, émis au tarit des compagnies — Hôtels, assurances bagages et accidents, chèques de voyages, passeports, etc., — ter-1 vice complet — LE DEVOIR-, VOYAGES, 430 Notre-DameiEst.j Téléphone* HArbour 1241.£ question du libre-échange impérial! M.Boss, dice et cur «le l’Ottauxt Journal, est dé# prêt A partir en guerre et il lance un cri d alarme.Qu’est-ce que cela sera quand, la contérence sera commencée pour de bon e» que les délégués dos différents pays de l’Empire .feront entendre leurs réclamations respectives?Emile BENOIST WÊÊÊÊtÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊM — La conférence approche H faut lire le “Devoir” pour être au courant — Abonnement spécial de 3 mois La prochaine conférence impériale approcha.Elle | sera nécessairement une importante conférence écono-que au cours de laquelle les différentes parties autonomes do l’Empire britannique tenteront de s'entendre pour pallier aux difficultés que suscite la crise mondiale qui les affecte à des degrés divers.Cet événement aura de grandes répercussions sur les affaires de notre pays, par conséquent sur les affaires de tous.Il est nécessaire, pour tout homme sérieux, d’étre au courant des pourparlers d'Ottawa.Selon son habitude, le “Devoir” devra fournir à ce sujet des détails de première importance “avant, pendant et après la conférence”, comme nous l’avons déjà dit.Pour faciliter la réception de notre journal h eaux qui s'éloignent de Montréal et la banlieue durant les mois d'été, nous offrons un abonnement per peste au prix spécial de 3 MOIS POUR $1.25, payable d’avance.Nos lecteurs qui partent en villégiature voudront profiter de cette aubaine.Nous acceptons aussi des abonnements è versement de $2.00 pour 4 mois, afin de favoriaar eau* qui ne peuvent payer leur année complète du même coup._ Prière d’adresser toute remise eu journal: LE DEVOIR, 430 est, rue Notre-Dame, Montréal.(Service des abonnements). LE DEVOIR.MONTREAL.MARDI 5 1UILLET 1932 VOLUME XXIII — No 151 Rapport général des jeux au Parc La Fontaine Durant la taiton de vacances, du 25 juin au 24 août 1932 Programme de chaque jour Matinée (de 9 h.à 11 h.30 a.m.) : Exercices de sauis en hauteur et kutgutMjr.Partie de ballon.Souque à ila corde.10 h.30.Partie de drapeau.En même temps, parties de ballon chasseur et de cercle vicieux.11 h.lô.tiourses diverses, variant abaque jour: Courses de vitesse —- Courses à relais — Course mesurée — Courses a brouettes — Courses à trois jambes — Courses sur échasscs.Après-midi (de 1 h.à 5 h.p.m.).1.00 h.Epreuves diverses, — pour occuper les eofunts pemdant, qu’on prépare la distribution des jeux: Sauts en lorngueur, en hauteur, lancer de la balle.Parfois réunion des chefs d’équipes pour recommander la bonne entente au jeu.1 h.30.Parties de balle molle organisées; rencontres, sur terrain déterminé, avec tels adversaires.Ce sont les parties de ligue, les seules dont nous ayons contrôlé les résul-tats.Ouand les équipes de la ligue ont reçu Leurs instruments de jeux on en passe à qui en.demandent : équipes improvisées, groupes flottants s’organisant sur place, petits frères ou petits amis de passage au pare, qui veulent s’essayer à quelque jeu.Ceux-là ne tiennent guère en place, et repassent les différents amusements.Us demandent balle et bA-ton; un quart d’heure après, ils viennent changer ces jeux pour un ballon qui ne les intéresse pas plus.Ils vont alors grossir le nombre, des joueurs d’anneaux et de cible.Voici qui donnera une idée de 1 cette population (flottante bien que nous ne passions qu’une balle par deux équipes devant jouer une partie de ligue, nos quarante huiles molles sortent presque tous les jours, ainsi que nos quinze ballons.3 h.30.Grandes parties de drapeau.Gomme tout le monde ne peut jouer à la même partie, il faut souvent organiser quatre équipes qui jouent sdimuItanèraerut.Parfois ce sont des parties de ballon chasseur et de cercle vicieux.Vers 4 h.15.Jeux et courses divers destinés à occuper les fêueu^rs de balle qui ont achevé n.rs parties : Courses de vitesse et à relais auxquelles tout le monde peut prendre part; courses mesurées; coursas aux patates, -aux pommes, aux tartes; course surprise; courses sur é.chàs-ses; combats de coqs; parties de ballon sur échàsses.Il serait bien difficile, pour ne pas.dire Impossible de dire le nombre de ceux qui se sont amusés à nos jeux; impossible même de compter les parties jouées à la balle molle, aux anneaux, à la cible ou au ballon.Nous avons eu jusqu’à 20 SERVICE ANNIVERSAIRE LABRl’CQt'E.— Le mercredi.6 courant, 4 8 heures, en l'église Saint-Louis de France, sera chanté un service anniversaire pour le repos de l’Ame de M.Henri Labrecque, époux de Johannah Blitz.Parents et amis sont priés d'v assister Avis de déca* AIBFRT1N.— A Montréal, au preeby-re Saint-Jean-Baptiste.4237.rue Henri-Julien.à l’Age de 83 ans, 19 Jours, eat décédée Mlle Marie-Cécile Aubertln.cOustne parties jouées ensemble, occupant donc 40 équipes ce qui, on comptant pour chaque équipe une moyenne de 10 enfants, donne déjà le joli nombre de 400 enfants occupés au seul jeu de balle molle, sans compter les spec tateurs, les joueurs aux anneaux et aux cibles, les joueurs isolés au ballon, au jeu de palets, à la balle roulante.Sur cette population, un bon nombrç partaient sans nous donner le résultat de leurs parties, souvent sans même achever ta partie commencée.Nous n’avons compté, dans le présent rapport, que les parties enregistrées, les parties de Ligue.On se rendra compte, ou plutôt on se fera une idée du nombre de parties jouées quand on saura que nous avons passé plus de 800 feuillets d’inscription pour le jeu de balle molle, et environ 2000 feuillets pour les jeux d'anneaux et de cible.Une autre cause rendant nos cal culs difficiles c’est la mobilité de notre petite population, venue d’n peu près toutes les paroisses environnantes.Sur 40 équipes inscrites au début de juillet, il n’y en eut que 3 qui persévérèrent jusqu’à ta fin.Les autres, désagrégées par l’épreuve des premières rencontres, décimées et surtout privées de leurs chefs par Içs colonies de vacances, avaient disparu ou s’étaient reformées avec d’autres joueurs et sous d’autres noms.Voici d’ailleurs quelques chiffres : BALLE MOLLE Dans la première semaine, c’est-à-dire du 25 juin au fi juillet: 94 équipes sont au jeu.2ème semaine, du fi au 13 juillet : 88 éçtpipes; 3e semaine, du 13 au 20: 68; 4e semaine, du 20 au 27: 52; 5e semaine, du 27 juillet au 3 août: 52 équipes; fie semaine, du 3 au 10: 48; 7e semaine, du 10 au 17: 88; 8e semaine, du 17 au 24: 56 équipes.A la veille de notre Fête sportive, qui (Mit lieu le 21 août, les 18 équipes.faisant alors partie de la Ligue, avaient enregistré 359 parties.LES ANNEAUX Pour avoir droit de prendre part au concours final il fallait avoir joué au moins 50 parties.19 sont entrés dans ce concours; 53 ont joué 25 parties et plus; la multitude des autres n’a fait que passer ou n’a pas eu le courage et la persévérance de surmonter l’épreuve.LES CIBLES La difficulté de trouver le matériel nécessaire à la réparation et à l'entretien de ce jeu, — il nous a fallu écrire à Toronto - a retardé les concours.Malgré la popularité de ce jeu 8 joueurs seulement ont pu subir avec succès les épreuves préparatoires au concours, bien donc 04 équipes ce qui.en comp-crire et aient commencé les 20 parties exigées.Faute de personnel nous n’avons pas pu instituer de concours pour les jeux de drapeau, de ballon, d’é-chasses, de palets, de volants, de ballon captif et de ballon au panier.Ces jeux se jouèrent cette année en parties libres, et servaient, comme l’indique notre ordre du jour, à occuper les moments qui ne pouvaient être consacrés aux autres concours.LETTRES AU DEVOIR En route Concert populaire de la Saint-Jean-Baptiste LE (fjUILLET Les quelque cinquante mille per- Ciaee jvme Marie-Cécile Aubertln cSuslue sonnes d11* on* assisté au parc l>a J48» Vê; Dubuc Funérailles mercre- Fontaine, le soir du 24 juin, ont ac- ui le 6 Juillet, À 8 heurcB 30, à 1 église oufillî iivop pntlinusi^sinp In rpnri- saint-Jean-Baotiste de Montrés! ph- 1 u .11 enmousiasme la repu Salnt-Jean-Baptlste de Montréal 'Parents et amis sont priés d’y assister sans autre Invitation.Les restes seront Inhumés au cimetière de la Côte des Neiges Pas de fleura, plutôt des suffrages Nécrologie BARBEAU — A Lapralrle.le 3, A 81 ans.Mme Victor Barbeau, née Ernestine Mu- cjuln BEAUPRE.~ A Montréal, le 2.A 77 ans.Mme veuve Louis Beaupré, née Victoria Provençal BILODEAU — A St-Cyrllle de Wendover, le 3.A 45 ans.Louis-Cyrille Bilodeau.BOIVIN A Montréal, le 2.A 82 ans Ernest Bolvtn, «poux d'Adéllna Gauthier.BRUNET — A Montréal, le 2.A 40 ans Mme Edmond Brunet, née Alice Trépanler CAQUETTE — A Montréal, le 3.A 70 ans.Dame veuve Archllle Caouette, née Cleor-glanna Laplerre .C'}jy „ A St-Laurent, le 3.A 65 ans, Amédée catv, époux d’Armeltne Favreau.CHAPUT — Samedi soir dernier.A Mont-real, a 41 ans.Mme J.-Eugène Chaput, née Antoinette Hétu, de Joli et te, épouse du docteur Chaput, régistrateui du comté de oliett«.CHAHETTE — A I Hôtel-Dleu de Mont- ^ ans’ Charette.époux Azilda Laherge DUPUÏS — A Montréal, le 1er, h 85 ans, ^ l’hospice Ste-Brlgide è Montréal, le 3, à 51 ans.adame Régis Fontaine, née îucte-Emi-lenne Dochet, de Reims, France sc des concerts populaires de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal.Le comité des concerts populaires est heureux de faire savoir au public que pendant les mois de juillet et août, chaque mercredi soir, à 8 heures, il y aura au parc 1 a\ Fontaine, une soirée de chansons françaises.Os concerts seront irradiés par le poste UKAC.Des haut-parleurs seront installés au kiosque et permettront à la foule d’entendre les artistes très distinctement.M.Guillaume Dupuis, maître de chapelle à l’église Notre-Dame, dirigera le chaut; il le fera avec la maîtrise et l’entrain qui lui sont coutumiers.Les auditeurs apprendront avec plaisir que M.Alfred Nurmandin, baryton, sera l'un des artistes de la Société pendant la saison des concerts.Le comité des concerts populaires invite avec instance ta population de Montréal à seconder l’effort de la Société Saint-Jean-Baptiste, pour populariser nos vieilles chansons canadiennes.Une place est : A Montréai, ie'if A 62 ans., llt.ulf«e esi eu ^nw'UCfte'V^o^n^i S,,écia,en,‘,n' r v aawui irtit» rsj PI°ESMOYNEC Ur'l*t»Ult ‘udon.veuve de______ LEURY — A Montréal, ,, „ me Gaston Leury.née Dora Barry Le aTT-wT .i nal’ S’adresser pour renseq feu o O ^M
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