Le devoir, 14 octobre 1913, mardi 14 octobre 1913
VOLUME IV—No.240 MONTREAL, MARDI 14 OCTOBRE.1913b UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS : Édition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.$3.00 UNION POSTALE.$6.00 Édition Hebdomadaire : CANADA.Sl.oo ETATS-UNIS .$1.50 UNION POSTALE.$2.00 LE DEVOIR Réda&ion et 71a RUE i 'nitration : %'1 - % Vv^* TÉLÉPHONES : ADM1NISTRATIC\ ^aio 7461 RÉDACTION : - ° Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! H Les enquêtes du DEVOIR L’IMMIGRA TION CANADIENNE I UN COUP D’ŒIL D’ENSEMBLE La série d’articles, — une quinzaine, — qui paraîtront sous ce titre dans le Devoir, est écrite avec une entière bonne foi.L’auteur a étudié, quelques jours durant, cette question de l’immigration au principal point d’arrivée des immigrants au Canada, à Québec même, où il en passera plus de deux cent mille, cette année.Il a simplement noté ce qu’il a vu.Et ce sont ces notes, ainsi que certaines réflexions qu’elles lui ont suggérées, qu’il entend présenter aux lecteurs du Devoir.U g a des lacunes, dans ces articles.Le sujet demanderait, pour être traité à fond, bout un volume, et qui serait écrit à loisir, après des mois et des années et études suivies de la question.L’auteur offre donc à ses lecteurs un travail superficiel, les prévenant d’avance qu’il est incom-nlet.Mais, telles quelles, cette enquête, faite à la hâte, ces notes et ces observations; prises au milieu de la cohue des immigrants de toutes les races et de toutes tes nationalités, ces réflexions, rédigées an fil du crayon, auront leur utilité, si elles peuvent intéresser à la question vitale de l’immigration bon nombre des lecteurs du Devoir.Et c’est tou! ce que désire l'auteur.* * * QUELQUES STATISTIQUES ÉTONNANTES En 1912-1913, 402,432 immigrants de différentes nationalités entraient au Canada.Le nombre, cette année, en dépassera le demi-mil-lion.A Québec seulement au cours de la saison de navigation de 1912, — en sept mois à peine, — il en arrivait 147,767.De mai à octobre, cette année, 187,012 y abordaient, soit déjà quarante mille de plus que pendant toute la dernière saison.On calcule qu’il y en viendra bien encore une dizaine de mille, d’ici à la fin de novembre prochain.Québec seul en aura donc reçu et distribué, par toutes les provinces du Canada, une couple de cent mille, à part les quelques milliers d’immigrants à destination des Etats-Unis venus au Canada par les compagnies de navigation transatlantiques,, et qui en repartent tout ide suite par chemins de fer pour les principaux Etats de la république voisine.Ces immigrants arrivent, au début de la saison, à pleins paquebots.De six heures du matin à onze heures du soir, à de certains jours de la semaine, trois, quatre, et même cinq mille hommes, descendent sur les quais de la vieille ville, subissent les examens d’admission, à l’hôtel de l’immigration, — cette année»l’hôtel est une vaste baraque de planches brutes, que remplacera l’an prochain une immense construction de béton armé, de huit cents pieds de long par quatre-vingts pieds de large, à deux étages de haut, — puis s’entassent dans des convois qui les conduisent à destination finale.11 passe donc, en moyenne, en sept mois, cette année, mille immigrants par jour, à Québec.L’EUROPE EN MARCHE VERS LE CANADA Ecossais roux, calmes et économes; Anglais forts de leurs préjugés, — ils se croient ici les maîtres, en descendant de paquebot; Irlandais pauvrement vêtus, mais de bonne humeur, et q'd plaisantent même avec le médecin et l’inspecteur; Français d’humble condition, mais au bagoût toujours riche; Allemands blonds, silencieux, aux moustaches en crocs; Danois solides; Norvégiens et Suédois à la forte carrure, aux yeux bleus rie mer, au physique remarquable; Russes aux pommettes saillantes, aux visages qu’on dirait taillés à coups de serpe maladroite dans un boix rugueux et dur; Polonais, Lithuaniens, Galiciens, tous empressés à baiser la main du prêtre catholique qui les accueille d’un salut en leur propre langue, dans un des couloirs du vaste édifice; Autrichiens à favoris plantés dans des joues grasses; Hongrois à la démarche souple et féline ,aux lèvres serrées, aux yeux expressifs; Bulgares droits, aux épaules effacées, et dont la tète rasée, la poitrine décorée de médailles militaires, disent bien la participation,aux dernières guerres des Balkans; Turcs au fez d’un rouge bruni par la crasse et les rayons du soleil; Maltais brûlés par le soleil, petits et lestes comme des chats; Italiens du Nord, flegmatiques, Italiens des Calabres et de Sicile, qu’on dira H moulés dans une terre cuite, et dont les gestes vifs, l’allure agitée révèlent qu’ils viennent de la région des tremblements de terre; Grecs et Levantins au masque qui s’empâte déjà, sous la peau brune; Espagnols maigres aux yeux de flamme; Portugais à la bouche sensu aile; Hollandais gras, à la face rose; Juifs russes, coiffés de bonnets de fourrure sale, sordides et soupçonneux, dont les enfants ont de beaux yeux noirs aux reflets métalliques; Juifs polonais, drapés dans des houppelandes crasseuses; Juifs de la Baltique et de l’Allemagne, blonds ou roux, aux yeux chassieux, et dont les filles ont parfois des têtes superbes; Juifs roumains, qui parlent quatre ou cinq langues et semblent les plus intelligents de tous: c’est toute l’Europe qui déverse, pêle-mêle, chaque semaine, sur les quais de Québec, au hasard des paquebots, des gens de vingt ou trente nationalités distinctes et dont la mêlée compose comme un tableau de ces cortèges de nations conquises que les grands capitaines de Rome traînaient derrière leur char triomphal, au retour d’une campagne lointaine.Mais il y a cette différence que, cette fois-ci, c’est un pays neuf qui a conquis l’étranger et que l’étranger vient conquérir, en marche vers une terre riche, où il entre pauvre, où, demain, il sera à l’aise, et presque la majorité, si l’on n’y prend garde, et qui s’assimilera difficilement, si les gouvernants n’y prêtent pas plus d’attention qu’ils n’ont fait jusqu’ici.DE QUOI RÉFLÉCHIR Il faut avoir assisté au débarquement de ces étrangers, avoir vu, eu une couple d’heures, trois ou quatre mille hommes, femmes et enfants, fatigués d’une longue traversée faite à bord de paquebots ballottés par la mer, dans des conditions de voyage plus ou moins confortables, et parfois déplorables, au point de vue de l’hygiène, pour se faire une idée de ce que peut être cette invasion continue, dont le nombre va sans cesse s’accroissant, d’une année à l’autre.Il faut aussi sc rappeler une autre chose: avec une population d’au-delà de cent dix millions d’âmes, les Etats-Unis, cette année, reçoivent un million et demi d’immigrants, peut-être seize cent mille; avec une population de huit millions au plus, le Canada, lut, en accueille un demi-million.Toutes proportions gardées, noire pays en reçoit donc près de cinq fois plus que la république voisine, pourtant mieux organisée que nous pour les assimiler.Ces chiffres doivent faire songer.COMMENT L’IMMIGRANT ENTRE EN CANADA Mais, pour l’heure, esquissons à la hâte, quitte à les reprendre ensuite par le détail, dans des articles subséquents, les diverses phases de l'entrée de l’immigrant au Canada.Et tout d’abord, dès le débarquement, les immigrants, chargés de leurs bagages légers, défilent dans une immense salle, où ils sont parqués dans de vastes enceintes.Des gardes, préposés au service d’ordre, les surveillent, et les font entrer par détachements séparés, d’une centaine chacun, dans un autre enclos, d’où ils passent, un à un, dans une allée vers le milieu de laquelle un premier médecin, chargé de l’examen général de l’immigrant et posté sur une chaise haute, les regarde venir.Il les arrête un moment, au passage, leur parle et les fait parler, afin de l’assurer s’ils ne sont pas sourds, ou sourds-muets, voit .s’ils ne sont pas difformes, s’ils ont une bonne apparence physique.Un second médecin, posté plus loin, au tournant de l’allée, arrête à son tour l’Immigrant, lui examine les paupières, s’il vient d’un pays où le trachome, — maladie d’yeux contagieuse et fort longue, — sévit à l'état endémique, et vérifie de manière générale l’examen du premier médecin.Si l’immigrant semble un tant soit peu .suspect, il est poussé dans une chambre spéciale où, l’examen général fini, les médecins considéreront plus attentivement son cas.Si, nu contraire, le nouvel arrivant semble en bon état de santé, le second médecin le laisse continuer sa route.A la seule issue do cette allée se trouve un garde qui appose sur la carte d’i-rientité do l’Immigrant un timbre certifiant qu’il a subi l’examen médical satisfaisant; et, par numéro d’ordre, le garde le dirige vers l’un des einq autres compartiments, à In sortie de chacun desquels un inspecteur, accompagné d’un interprète, lui fait maintenant subir un examen quant à son nom, son âge, son origine, sa destination, la somme d’argent qu’il porte avec lui, le but pour lequel il est venu au pays; il «pi demande aussi s’il y a des parents, et ce qu’il entend faire au Cana- da.L’inspecteur note par écrit les réponses sur une page, — il y a trente noms par page, — et si elles ne lui donnent pas satisfaction, pour quelque raison que ce soit, il fait consigner l’interrogé dans une pièce dont la porte unique est soigneusement gardée.L’examen général terminé, un bureau d’enquête civil entendra le suspect, et adjugera s’il doit être admis ou déporté.L’immigrant admis par l'inspecteur civil ou par le bureau d’examen supplémentaire, celui-ci appose à ses papiers un autre timbre certifiant qu’il a subi un examen civil satisfaisant.Alors, l’immigrant défile en liberté dans un vaste couloir où il ira chercher ses billets de chemin de fer, jusqu’à destination finale, s’approvisionner pour le reste du trajet, prendre un repas complet, ou se rafraîchir quelque peu, faire enregistrer ses malles, télégraphier ou écrire aux siens, faire changer son argent étranger pour des billets, de l'or ou de la monnaie du Canada, prendre contact avec les représentants accrédités des diverses Eglises du Canada, — Eglises d’Angleterre, d’Ecosse, de Rome, - ou l’Institut Hirsch, s’il est de race hébraïque.Puis ,au long de l’hô-tel de l’immigration, des convois de chemins de fer s’alignent, et c'est pour la plupart rembarquement vers l’Ouest canadien, dans des wagons où l’on s'entasse pour vingt, trente, quarante heures, jusqu’à ce que le nouvel arrivant, après un voyage de dix ou quinze jours, se trouve enfin là où il voulait aller.I TROIS CENTS A L’HEURE Et voilà comment, en quelques heures, un immigrant au Canada, grâce à un système assez complet, mais où il y a encore bien des réformes à faire, — et dhmportantes, — est admis au pays, après un rapide examen; — trois cents subissent l’examen médical à chaque heure, et une centaine, l’examen civil.Les rouages fonctionnent à toute vitesse, font un triage plus ou moins satisfaLsant.Et il y a peu de déchet, trop peu, serait-on tenté de dire?quand l’on a vu défiler, pendant plusieurs heures, dans les différents services, un ou deux milliers des nouveaux-venus.Aussi examinerons-nous, dans des articles qui suivront, certains de ces rouages, et dirons-nous de quelle manière, à notre avis, ils sont défectueux ou franchement mauvais.Georges PELLETIER.POUR L’ENFANT TAUDIS ET TERRAINS DE JEU.— LA REUNION D’HIER.— UNE CAMPAGNE NECESSAIRE.Le grand mérite d’une réunion comme celle que tenait hier soir Y Association des Parcs ^et Terrains de Jeux, c’est peut-être de forcer les auditeurs et le grand public qu’atteignent ensuite les discours de constater ce qu’il y a sous la surface d’une ville comme Montréal.Nous avons grandi tellement vite, nous sommes si rapidement passés des conditions de la bonne ville de province à celles d’une grande cité cosmopolite que nombre d’entre nous n’imaginent point que nous soyons déjà face à face avec les problèmes qui, dans tous les autres pays, préoccupent les pouvoirs publics, ¦ « Et, pourtant, il n’y a plus la moindre illusion à se faire; il suffit de jeter un coup d’oeil autour de soi pour constater qu’au point de vue du surpeuplement, de l’encombrement des logis malsains, par exemple, nous pouvons rendre des points à certaines des grandes villes du dehors.' * * * La réunion d’hier soir avait pour objet particulier l’étude de la question des terrains de jeu, mais on y a beaucoup parlé aussi, et c’était inévitable, de celle des habitations insalubres.Les deux problèmes se tiennent: plus les logis sont encombrés, plus les enfants ont besoin d’air et d’espace extérieur; moins il y a de terrains de jeu, et donc d’espaces libres, moins les» logis sont hygiéniques, etc.Nous subissons la peine de notre croissance trop rapide et de notre manque de prévoyance.Un pasteur protestant qui habite le nord de la ville, M.Horsey, montrait hier comment il est presque impossible de trouver aujourd’hui des terrains de jeu facilement •accessibles dans celte région qui était presque inhabitée il y a quelques années et où l’on aurait dû réserver des bouches d’air.Mais les récriminations sur le passé seraient inutiles et vaines.C’est à l’avenÿ- qu’il faut songer d’abord — et tout de suite, parce que le mal est grave et parce que tout retard rend plus difficile et olus coûteux le remède.Avec une somme d’un million aujourd’hui, on fera plus qu’avec trois ou quatre fois autant dans quelques années.Il faut donc agir le plus tôt possible.mais avec prévoyance et d’après un plan général.— Nous voulons faire beaucoup, disait hierWM.Walsh, mais nous ne voulons pas tout faire lout de suite.Nous entendons procéder méthodiquement et avec soin.¦*• * * La besogne sera rude, car l’oeuvre exige des concours absolument désintéressés pt nécessite une vigoureuse campagne d’éducation.• La nécessité de cette campagne n’a peut-être jamais mieux été démontrée que par le nombre relativement peu considérable de ceux qui avaient répondu hier soir à l’appel de l’Association.Les principales victimes de l’état de choses actuel, les enfants, sont incapables de se faire entendre, de plaider leur cause et, dans la plupart des cas, les parents sont trop dépourvus d’influence et de moyens d’action pour peser sur l’opinion.A ceux donc, qui ont l’influence, qui ont les moyens de parler et de se faire écouter, de prendre en mains la cause des petits et des faibles.* # * —I,'enfant, disaient hier soir le R.P.Daly et M.Henri Bourassa, a non seulement droit à la vie, mais à la vie dans des conditions qui n’en fassent pas un éclopé et le père de générations amoindries.Travaillons donc à lui donner un foyer sain où il puisse trouver le maxi-muni de bien-être et des espaces li- bres où, dans ses sorties nécessaires, il pourra donner à ses muscles et à ses poumons libre jeu.De même que les taudis actuels auront leur répercussion sur la santé des générations à venir, de même tout ce que nous ferons pour les enfants d’aujourd’hui profitera aux générations prochaines.La cause est noble et sainte, fai.s on s-la connaître par tous les moyens dont nous disposons: dans nos conversations privées comme dans les discours publics, et créons une forte opinion qui soutienne les pouvoirs publics dans leurs bonnes intentions et les incite à aller plus loin.Nous espérons que la réunion d’hier ne sera que le début d’une campagne active et qui remuera profondément les masses de notre population.Orner HEROUX.BILLET DU SOIR.UN SALE JOURNAL.Sur le Pant d’Avignon.L'Evénement diC de l’élection de Ghûteaiiiguay : “Quél coup de massue sur la tête du serpent nationaliste !” Nous nous rappelons qu’il y a à peine deux ans, M.Pelletier, l’un des amis de VEvènement, était à genoux devant le serpent nationaliste, et que, dans Montmagny, M.Lespè-rance, un directeur de VEvènement, pleurait presque, dès que le serpent nationaliste s’éloignait de lui pour dix heures.Ces messieurs, aujourd'hui, auraient-ils délaissé le serpent nationaliste pour le veau d’or ministériel ?* # * La Chine vient de faire construire aux Etats-Unis un croiseur protégé d’une vitesse de 22 noeuds, le plus rapide de l’univers, disent les journaux.La Chine se modernise, mais elle commence par se mettre le poids de l’ultra-militari&me sur les épaules.* * * M.Nantel est content de la récolte ministérielle dans Chàtêauguay.Il en oublie le péril allemand.* * * ' Le nouveau député de Château-guay est, au dire de VEvènement, “Un amant de la glèbe’’.Le triomphe rend le journal bleu poétique.* * * Un critique théâtral de Toronto vient de se faire donner une quarantaine de coups de poing par le représentant d’une troupe de théâtre, mécontent des articles du critique.Les critiques de Toronto et d’ailleurs n’aimeront plus leur métier, si l’on répond à leurs chroniques par des coups de poing.Une ville allemande vient d’imposer un impôt annuel de trente-cinq sous sur chaque voiture d’enfant qu’il y a dans la municipalité.La diminution de la natalité en Allemagne, diminution que signalent les dépêches de ces jours derniers, ne doit pourtant pas dépendre de cela.* * * Hier, disent les journaux de Québec.M.Lespérance, député de Montmagny.est parti avec quelques invités pour aller visiter la quarantaine de la Grosse-Ile, à bord du navire du gouvernement, le Montmagny.11 avait invité, entr’autres hôtes, là famille du lieutenant-gouverneur.Le lieutenant-gouverneur à bord et la mer un peu agitée, ce que M, Lespérance a dù se sentir ému ! * * *• Quand le ministère fédéral va-t-il commencer la construction du pont qui doit relier le comté le Ghâteau-guey à Vile de Montréal, en travers du lac Saint-Louis ?On peut être sûr que, aux prochaines élections, le gouvernement sauvera ses députés en danger à l’aide de ponts.Ainsi, il s’en construira un entre Chambly-Venchères et Vile de Montréal, et un autre entre l’Islet et Charlevoix.Ix> fleuve est un peu large, à ce dernier endroit, — une dizaine de milles.— mais, pour sauver ce pauvre docteur Paquet.I n journal, américain ça va de soi, publie les mémoires de Mme Harry Thaw.Chaque samedi, celle-ci cède seize colonnes de sa vie, vécue, dirait-on, en prévision de la livrer en pâture aux amateurs de jaunisme.Le dernier exemplaire ne manquait pas de piquant et la clientèle du journal peut se vanter d’avoir eu pour pins de cinq sous de frissons dans le récit des relations intimes d'Evelyn Nesbitt et du Don Juan en haut de forme, prématurément exécuté, et de ses vénales amours avec l’indésirable de Coali-cook.Mais n’allez pas croire que l’histoire s’arrête là.Les habiles im-pressarii, qui retouchent une copie d’un si grand prix, savent mieux que ça graduer l’intérêt.Jusqu’ici Evelyn Nesbitt avait parlé de personnages peu intéressants que l’opinion publique a déjà flétris; l’article de la semaine prochaine sera autrement divertissant: il révélera, en effet, comme l’annonce la direction du journal, “les secrets de famille et la vie de chaque jour dans la maison de Mme Mary Copley Thaw, à Pittsburg, où Evelyn vécut comme femme de Harry Thaw.” (C'est pen grammatical, mais j’ai voulu garder à la traduction le tour anglais pour que les lecteurs ne perdissent rien de sa saveur).Ainsi, dans la ville puritaine de Boston, tine feuille ordurière peut annoncer à l'avance qu’elle va pénétrer avec effraction, suivie de scs milliers de lecteurs, dans l’intimité d’une famille et ruiner, pour jamais, le bien auquel on tient plus qu’à la vie ; et la loi, qui interdit le vol d’un pain de cinq sous, ne sévit pas contre l'auteur de ce crime et ses complices.Ne jetons pas les hauts cris, cependant.S’étonner serait naïf, car certains Américains nous ont habitués à tout, sauf au bon goût.J’aurais à peine remarqué cette malsai ne sensation habituelle dans cette feuille purulente, si le portrait d'une Canadienne-française, débordant sur deux colonnes, une page plus loin, ne m’eût fait m’étonner de la trouver en pareille compagnie.Nous ne doutons pas que cette photographie a été arrachée à In complaisance intéressée d’un fchà-tographe, car jamais une Canadien-ne-française digne de ce nom n’aurait consenti à figurer dans cette antichambre du musée des horreurs qu’est le journal bostonmris.II faut lire, d’ailleurs, l’appréciation qui accompagne cette photographie.Les Canadiennes-françaises sont jolies.à Ottawa et à Québec (brisez, Montréalaises, vos psychés 1) mais elles parlent un français si rudimentaire qu’il est aussi inintelligible aux Parisiens que le gallois aux Anglais.Excusez du peu! Sans doute, pour montrer qu'il entend bien le français, l’auteur de l’article parle quelque part d’une société pour “le Bien Parler Française’’.Aliloron, je te reconnais, tu eus un frère au Herald, à moins que ce ne sois toi qui pabites maintenant Ottawa.On voit poindre dans cet article les oreilles si personnelles de celui qui découvrit l'opéra de Racine et le ténor Léon-Mercier Gouin.J’espère que les petites Canadiennes que tu salis en les clouant dans ta sale feuille te montreront, si elles te découvrent, qu’elles peuvent parler quelquefois un anglais intelligible même aux gens de ion espèce, trouvant, pour te l’appliquer, une traduction exacte du mot goujat.Louis BRETON.Pour rinstruction Publique LES CONGRES DE COMMISSAIRES Nous sommes heureux d’apprendre que le puissant mouvement en faveur des congrès de commissaires d’écoles, auquel le journal a été heureux de s’associer dès le début, va s’accentuer encore.Quatre congrès, au moins, .se tiendront d’ici janvier, dont trois dans les quatre prochaines semaines.Le premier aura lieu à Québec, le 23 octobre, et réunira les représentants des vingt-quatre municipalités scolaires du district d’inspection de M.G.-S.Vien ; le second se tiendra à Longueuil, le 27 octobre, et sera ouvert aux représentants des cinquante-une municipalités du district d’inspection de M.Hébert, Quelques jours plus tard, le 4 novembre, aura lieu à Saint-Hyacinthe, un troisième congrès pour les trente-quatre municipalités du district d’inspection de M.J.T.Mol-leur.La date précise du congrès de Nicoiet, qui aura lieu en janvier prochain, n’e«t pas encore définitivement arrêtée.Le .surintendant de l’Instruction Publique, M.Boucher de la Bruè-re, et l’inspecteur général des écoles primaires catholiques, M.J.-C.Magnan, assisteront à chacune de ces réunions.DEMAIN: — Le “ Devoir’’publiera le second article de M.Georges Pelletier sur l’immigration canadienne: “Les différentes classes d’immigrants.” UNE OEUVRE HUMANITAIRE CE QUE LASSOCIATION DES TERRAINS DE JEUX DEMANDE A LA VILIE DE MONTREAL A une réunion publique tenue hier soir, une résolution est votée demandant à la ville de Montréal de dépenser un million d’ici à trois ans, en faveur des terrains de jeux.En deux mois 35000 enfants ont bénéficié des terrains de jeux au Parc Lafontaine et au Parc Mont-Royal.CEUX QUI APPUIENT LE MOUVEMENT Devant un auditoire par trop peu nombreux (150 à 2UÜ personnes) l’Association des Terrains de Jeux de Montréal tenait hier soir, dans le grand amphithéâtre aux gradués en hémicycle de l’Ecole Technique, sous la présidence de sir Alexandre Lacoste, président de l’Association des Parcs et Terrains de Jeux, l’assemblée publique qu’elle avait convoquée dans “le but de représenter aux pouvoirs municipaux toute la nécessité qu’il y a d’adopter un plan raisonné de terrains de jeux convenablement surveillés pour l’usage des enfants de Montréal.Au début de la séance, sir Alexandre Lacoste fait remarquer que c’est une vraie humiliation pour une ville comme Montréal de ne pas prendre plus à coeur l’enrayement de la mortalité infantile toujours de plus en plus grandissante dans ses murs.D’aucuns prétendent qu'elle doit faire face à des besoins plus pressants.Mais il semble que rien n’est plus urgent aujourd'hui que de sauver la vie de nos enfants en les préparant tant physiquement que moralement à devenir des hommes.RAPPORT DU SECRETAIRE M.J.G.Walsh, ancien rédacteur en chef du “Herald” et secrétaire actuel de l’Association des Parcs et Terrains de Jeux, donne ensuite un compendium assez détaillé du travail accompli par les membres de l’Association, fondée il y a à peine un an, grâce à l’initiative de personnages influents de cette ville.Les difficultés dont son .toujours entourés les débuts d’une société, une fois aplanies, l'Association, à l’aide de l’octroi de ,1110,000 voté par la ville à la fin du mois de juin, pouvait aménager son premier terrain de jeux dont l’ouverture avait lieu au Parc La Fontaine le 7 juillet dernier.Graduellement, pendant que les surveillants et les professeurs de l’Association devenaient plus familiers avec leur tâche, le nombre des enfants fréquentant ce terrain augmentait dans des proportions toujours de plus en plus grandissantes.La première semaine, le nombre des entrées cI;riI de 693 enfants.Il s’élevait à celui de 1020 au cours des sept jours subséquents pour atteindre celuGde 7040 durant la quatrième semaine.Les résultats obtenus au terrain du Parc Mont-Royal sont à peu près les mêmes.M.Walsh évalue à 35,000 environ le nombre des enfants qui ont bénéficier des terrains de jeux mis à leurs dispositions au cours des mois de juillet et d’août derniers.En faisant les préparatifs nécessaires dès le commencement de la prochaine saison, il déclare que ce chiffre pourra être facilement doublé.Au moment où nous avions terminé l’aménagement des terrains de jeux des Parcs La Fontaine et Mont-Royal, continue M.Walsh, une discussion s’est élevée à l’hôtel de ville et un échevin a demandé ce que nous avions l’Intention de faire pour les enfants des quartiers populeux.Immédiatement, nous pouvions nous procurer un terrain sur la rue Brewster, à proximité de la rue Atwater, qui fut aménagé par le “Herald”, et M.le Dr Migneault d’autre part mettait son terrain, situé à l’angle des rues Saint-Laurent et Sherbrooke, à la’disposition de la “Presse” qui en payait à son tour les frais d’aménagement.Environ 250 à 300 enfants ont visité ces terrains quotidiennement.A l’aide d’une carte de la ville, où l’Association a indiqué les principaux endroits qu’elle a l’intention d'organiser comme de nouveaux terrains de jeux, M.Walsh explique ensuite combien il pourrait en coûter à la ville pour y construire des ymnases et les entretenir eonvena- lement.Il donne en même temps quelques chiffres en faisant remarquer que s’ils peuvent, dans l’opinion de quelques-uns, paraître exorbitants, il ne faut pas oublier que les enfants y ont un droit et qu’à la ville, dans une certaine mesure, Incombe le de.voir de le respecter.En terminant son rapport, le secrétaire suggère que l’on demande au maire et aux contrôleurs d’accomplir le programme que leur soumettra l’Association dans une période de trois ou quatre ans.“H ne s’agit pas d’aller vite en besogne, mais de bien faire sur le champ ce qu’on entreprendra.” Lecture est ensuite faite de deux lettres envoyées par M.le juge Choquette, du tribunal des jeunes délinquants, et M.Peterson, principal de rUniversité McGill, où iis expriment leurs regrets de n’avoir pu répondre à la gracieuse invitation faite par l’Association d’assister à son assemblée publique et se déclarent, vu l’expérience que leur a donnée un long contact avec la Jeunesse, grandement en faveur du mouvement entrepris par l’Association des Parcs et Terrains de Jeux de Montréal.M.LE COL.BURLAND M.le colonel J.Borland succède à M.Walsh.Tl est simplement venu faire acte de présence, dit-il, et donner son entière adhésion au pro-«¦•anime de.l’Association, 11 appuie sur ce fait qu’il faut faire comprendre au public en général et aux ouvriers surtout qu’ils ne seront pas les derniers à bénéficier de la cam-gaigne entreprise par l’Association à cause du bien-être qu’elle procurera à leurs enfants.H termine en démontrant tout l’avantage que pourront remporter la Commission des Parcs et l’Association des Terrains de Jeux en unissant leurs efforts et leurs capitaux pour assurer le succès d’une oeuvre qui est aujourd’hui d’une importance capitale puisqu’il s’agit de la santé et de l’hygiène publiques.M.H.BOURASSA M.Henri Bourassa est l’orateur suivant.Après avoir félicité l’Association de son initiative et de l’énorme travail qu’elle a accompli à venir jusqu’aujourd’hui, il fait remarquer que le colonel Borland se trompe quelque peu en demandant à la Commission des Parcs de s'unir à l’Association des Terrains de Jeux pour poursuivre la présente campagne, a cause du but différent de ces deux corps.Il déclare ensuite qu’il faut, pour permettre à l’Association d’atteindre la fin qu'elle se propose, former dans ce sens une opinion publique à Montréal.T “S causes de la mortalité infan-l.(te l’affaiblissement de la race sont multiples.Les remèdes à ces causes sont aussi très nombreux, mais nous croyons que ; celui que signale l'Association est sans contredit l’un dès plus importants.Il faut veilleur à la santé publique en s’occupant non seulement de l'enfance mais en travaillant à l’assainissement des logements ouvriers et à l’embellissement de notre ville.M.Bourassa ajoute que le problème ne sera pas réglé parce qu’on aura ouvert deux ou trois terrains de jeux.11 faudra en ouvrir dans toutes les différentes parties de la ville ; car les petits enfants pauvres des quartiers populeux ne pourraient pas jouir de ces terrains s’ils étaient situés à une trop grande distance de l’endroit où ils demeurent.L’enfant a un droit, fait-il remarquer, à la suite des orateurs précédents, à ces terrains de jeux.Certes il pourra en coûter énormément à.la ville, pour remplir scs obligations à leur égard; mais ce devoir, dont on retarde chaque jour l’ac-comoii&sement, exigera plus tard davantage pour la solution de ce problème important.Faisant allusion à une parole de M.T.Black, l’un des organisateurs de la présente campagne, M.Bou-rassa dit que ces terrains savamment aménagés et surveillés d’une façon convenable pourraient, s’if en était autrement, devenir une cause de danger pour l’enfance.Il importe donc que l’Association veillé à ce qu’ils soient bien établis afin que les parents qui veulent bien consentir à y envoyer leurs enfants puissent avoir en retour toutes les garanties de sécurités morales et physiques auxquelles ils ont un droit indiscutable.Le Révérend II.E.Horsey dit qu’il espère que les commissaires se rendront à la demande de l’Association.et qu’ils achèteront des terrains de jeux.Le meilleur moyen de garder les jeunes gens tempérants est de leur donner des terrains de jeux.Il suggère aussi que l’association fasse en sorte que ces terrains puissent être utilisés comme patinoires.Le Père Daly, curé de Sainte-Anne, approuve fortement l’attitude de l’Association.On veut voter des millions pour embellir une ville et nous ne faisons rien pour sauver la vie des enfants qui seront la ville de demain.Le révérend Père déclare que les citoyens devraient exiger des prochains candidats aux honneurs’ municipaux qu’ils fassent de l’achat des terrains de jeux un article de leur programme.UNE DEMANDE A LA VILLE A la fin de la séance, lecture est faite dp la résolution suivante par sir Alexandre Lacoste: “Cette assemblée, composée des citoyens de Montreal, après avoir été témoin des bons résultats obte-mus sur les terrains de jeux existant actuellement dans Montréal, et étant assurée des avantages que retirerait le présent mouvement si l’on augmentait ces terrains, placés sous une surveillance étroite, et spécialement destinés aux enfants, dans les centres les plus populeux de cette ville, prie respectueusement Son Honneur le maire de Montréal, le Bureau des Commissaires et le Conseil municipal de bien vouloir employer la somme de $1,000,000, dans une période n’excédant pas trois am, à l’aménagement de ces terrains, actuellement propriété de la ville, et à l’acquisition d’autres terrains dans différentes parties de la ville, et de les soumettre à une surveillance convenable, en se basant sur la ligne de conduite dont les résultats ont été si satisfaisants dans les villes où elle a été suivie." Cette résolution proposée par M.U.H.Dnndurand, et secondée par M.Lansing Lewis, est adoptée à l'unanimité, puis l’assemblée est close.Paul-Honoré LEFEBVRE. LE DEVOIR.MONTREAL, MARDI, 14 OCTOBRE 1913 VOL.IV.— No.249 •» ^7 ^ENQUETE MUNICIPALE L’EXPROPRIATION DU PARC LAFONTAINE La loi des pavages M.J.C.Leclaire continue son témoignage.— MM.Nap.Cordeau.Pete Racette, le notaire Dougall Cushing, E.N.Hébert, F.Michaud, Charles Lafleur et le notaire Frank Mc Kenna disent aussi quelle part ils ont prise aux achats Plusieurs éfhevins veulent la faire abroger à celle session de la législature, mais on se contentera de chercher à l’amender.A la reprise de l'enquête, hier tprès-inidi, M.Napoléon Cordeau, assistant - protonotaire, a été invité à dire les circonstances de la vente de sa propriété pour l'agrandissement du parc Lafontaine, au prix de 835,738.M.Cordeau avait acheté cette propriété en 1003 et l’avait payée •i!2.144.11 en avait ensuite vendu un lot S tâO.La ville a acheté Je reste l’été dernier pour $35,738.M.Cordeau déclare, comme l’ont dit d’autres témoins avant lui, que cette question d’agrandissement du parc Lafontaine était à l’ordre du jour depuis des années.Lui-même, s'est rendu plusieurs fois à Québec pour surveiller ses intérêts et ceux des autres propriétaires intéressés, quand la ville demandait des pouvoirs légaux se rapportant à l’expropriation projetée.L’évalualion municipale était alors systématiquement maintenue à un taux dérisoire, 20 sous le pied, attendu que la ville pouvait exproprier en prenant pour base cette évaluation, plus 20 pour rent.fin 1906, M.Cordeau demanda que sa propriété fût évaluée au moins à 75c le pied, et il aurait pu vendre à ce prix, mais l'évaluation fut maintenue à 35c jusqu’en 1910, alors qu’elle fut portée à $1.00.I.e témoin «lit qu’aiors il n’auraii pas vendu à moins de $2.00 le pied, sa propriété ayant acquis de la valeur par suite du développement du quartier et des améliorations faites aux alentours.Il demandait une évaluation raisonnable parce que la ville avail droit d’exproprier.Un jour M.Cordeau rencontra le maire Lavallée, qui lui dit qu'il aurait bientôt une occasion de vendre sa propriété.A l’invitation du maire,le témoin déclara qu’il ne la réde-rait pas à moins de $3.50 le pied.Le maire insista pour lui faire réduire ce prix à .$2.50, disant qu’il pourrait vendre immédiatement, que l’argent était rare et qu’il pourrait faire îles placements ou «les spéculations beu-j reuses qui le dédommageraient.M.Cordeau refusa.Il faisait partie j du groupe de propriétaires uni ont ! remboursé à M.Hébert la différence J entre le prix qu’il demandait, $4.00 le pied, et le prix de $3.50 que les autres propriétaires avaient décidé d’accepter.M.Cordeau cul plusieurs entrevues avec M.Leclaire, qui présentait les autres propriétaires «t le lenant au courant des négociai ions relatives à l’expropriation.M.Leclerc lui «le-manda deux pour < eut pour voir à scs intérêts.M.Cordeau refusa d'abord, puis dans la suile, il c insentit à lui offrir $3.00 en retour des services «pie M.Leclaire pouvait lui rendre.Quelques jours plus tard, M.Cordeau recevait du notaire Mc Renia un compte «le $250 pour services professionnels, il renvoya ce comp-e à M.Leclaire, et quand ce dernier rint se faire payer ses services, après it vente à la ville, il déclara se charger «lu compte «le M.McKenna.M.Cordeau jure qu’en dehors des -'300 versés à;M.Leclaire, il n’a rien payé pour la vente de sa propriété, pue la ville a achetée à sa valeur uarchande.M.LECLAIRE Le témoin,suivant est M.1.C.Lt-ïlaire ancien agent de publicité à la "Presse”.11 dit qu'il a reçu .$300 de *[.Cordeau pour «s’occuper de ses intérêts.11 a eu des entrevues avec M.Racette et avec tous les autres propriétaires.La grande difficulté était de les amener à accepter le prix uniforme de $3.50 le pied.M.Thomas Cushing dcmiludait ,$4 le pied pour sa propriété.“Savez-vous, demande Me Desaul-niers, si M.Cushing; a jamais «lil qu’il a payé de l’argent Txqir influencer quelqu’un au sujel .«le cette expro-priaiion?“Je ne mt'en souvîSens pas, répond M.Leclaire.Il s’esl dit beaucoup de choses el la mémoire nie fait déf ini entendu la “Pres-du tout quant aux détails”.M.Leclaire dit que les commissaires ont toujours considéré Dr Lasnier continuera l’étude qu’il a commencé sur “la marche et la course”.Cette séance sportive aura lieu jeudi soir.Wolgast vainqueur Milwaukee, 14.— Ad.Wolgast, de Cadillac, Mich., a défait Battling Nelson hier soir, dans un combat de dix assauts.Wolfç&st eut l’avantage dans huit reprises tandis cfu^ honneurs furent partagée dan» les deux autreg.Le grend événement sportif qu’on nouB promet pour le 18 novemore, nous lais'ons allusion au concours d’endurance auquel tous nos régiments vont prendre part nous a suggéré de vous entretenir de "La marche et de la Course" au Point de vue physiologique.Nous avons plusieurs abonnés parmi les officiers de ces bataillons, et la sympathie que nous portons d’ailleurs à tous les vaillants, qui vont prendre part A ce concours noua fait comme un devoir de traiter cette question de culture physique.La marche et la course sont de toute première importance e
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