Le devoir, 27 octobre 1913, lundi 27 octobre 1913
¦ ¦ VOLUME IV—No.251 MONTREAL, LUNDI 27 OCTOBRE.1913 U£i SUÜ LE N^^iiCRO ABONNEMENTS: WITT R/'^ >.Adnumft.^7 Édition Quotidienne : ^ M ® &| ^ ^ -® SS Ê ËjË SÉ M ^ W \% NT-JACQUES CANADA ET ETATS-UNIS .$3.00 j^» fi^^ia fll| fif S^H fef MÊÊ ’t/' EAL.UNION POSTALE.$6.00 SI f|| g IH Jgg tWLrfSg?% r.v.nfA"'on WeWomo‘#a,>e : S ¦ S “« H Hr ^ Hb MB' P M m Bh télép, W* îi;^ fai il M ÆW B! M HR ^8 gff B[ H Hi adn.^.ration:m«7401 union postale.* a ».$^.oo pMÈzsÆ wB HH JHb RÉDACTION : - Main 7460 Directeur : HENRI HOUR ASS A FAIS CE QUE DOIS ! U TYRANNIE ONTARIENNE BILLET DU SOI B.Les déclarations de M.Lucas.— L’attitude de la minorité / A moins que toutes les apparences ne soient trompeuses, nou£ sommes à lu veille d’une nouvelle crise dans la lutte pour l’école bilingue.Nous avons déjà dit que le gouvernement d’Ontario vient de retirer l’octroi jusqu’ici attribué à la commission des écoles séparées d’Ottawa, sous prétexte qu’elle ne s’est point conformée au règlement No 17.Voici que l’un des membres du cabinet Whitney, M.Lucas, déclare que le gouvernement exigera par tous les moyens nécessaires l’exécution de ce règlement et insinue que la résistance de nos compatriotes à la tyrannie du gouvernement n’est qu’une manoeuvre politique.Il est à peine besoin de souligner l’absurdité de celte dernière parole.Le président de l'Association Canadienne-Française d’Education de l’Ontario est un conservateur connu, de même que certains de ceux qui ont le plus nettement pris parti contre la règlementation officielle On ne fera croire à,personne que ces gens prennent une telle attitude et de tels risques pour le simple plaisir d’ennuyer M.Whitney.M.Lucas, du reste, prouve par une autre de ses assertions qu’il ignore totalement le fond du débat.“A mon avis, dit-il, cette agitation est purement politique, destinée à nuire au gouvernement, et ne répond ni aux intérêts, ni aux désirs de la masse de la population française de cette province qui veut, comme le gouvernement lui-même, donner aux enfants l’éducation anglaise qu’on espère leur assurer par ce règlement, Que la minorité française de l’Ontario désire faire apprendre l’anglais à ses enfants, c’est incontestable, et elle l’a crié sur les toits.Mais autant elle est désireuse de leur donner cette anne nécessaire, autant elle veut leur transmettre intacte la langue de leurs aïeux.Et c’est parce que le règlement du gouvernement ontarien ne peut avoir pour résultat que de les dénationaliser qu’elle le combat avec une persévérance et une énergie auxquelles tous doivent rendre hommage.C'est aussi parce que ce règlement est contraire au bon sens et aux plus élémentaires notions de pédagogie.On n’a jamais prétendu, dans une école convenablement tenue, que le meilleur moyen d’instruire les enfants, c’était de «e servir de la langue qui leur est la moins familière.Nous ignorons quels peuvent être les sentiments personnels de M.Lucas — dont le métier est de brasser des chiffres et non point de faire de la pédagogie — mais si les véritables initiateurs de ce règlement n’avalent pour objet la proscription ultime du français, leur conduite serait totalement inexplicable.* * * Quant au reste, la minorité a parfaitement prévu et mesuré les attaques dont elle pourrait être l’objet.Dix jours avant le retrait des octrois, l’un de nos amis d’Ottawa nous avertissait que des juristes d’expérience étaient à examiner ce cas particulier et les résolutions qu’il commanderait.Le 17 octobre, M.Genest, président de la commission des Ecoles Séparées d’Ottawa, déclarait, dans une conversation publiée par le Temps, que ni la suppression des octrois, ni l’annulation des certificats des instituteurs, ni le retrait des taxes, n’arrêterait les efforts de la commission et qu’elle irait jusqu’au bout dans sa lutte pour la liberté.Nous voulons, contre toute espérance, espérer que le gouvernement saura encore s’arrêter sur la pente où le poussent ses mauvais conseillers.Mais s’il s’obstine dans cette voie mauvaise, également contraire à l’esprit de la constitution, au droit naturel, à la pédagogie et au bon sens, il méritera que l’on continue de lui opposer la plus énergique résistance.Nos compatriotes défendent ce qu’ils ont de plus cher au monde, l’âme de leurs enfants.j Nous ignorons encore de quelle façon nous pourrons les aider, mais ! les Canadiens-français du Québec n’ont pas le droit d’oublier qu’ils doivent Jeur plus ferme appui à tous ceux qui luttent, non seulement pour la conservation de notre langue, mais pour le respect de l’esprit du pacte fédéral, de la liberté et de la justice.Nous avons eu l’honneur de fournir à certains de nos compatriotes anglo-protestants du Québec l’occasion de réclamer justice pour la minorité ontarienne.Nous espérons qu’à l’heure où la crise prend une acuité nouvelle, les représentants de la minorité_anglo-protcstante — qui reçoit ici le plus généreux traitement que jamais minorité ait reçu sous Je soleil, selon l’expression de M.Ames, — voudront élever la voix pour demander qu’on accorde à la minorité ontarienne la même mesure de justice et de liberté.Une immense acclamation de joie et de reconnaissance monterait de toutes les poitrines, si on accordait à la minorité française d’Ontario le traitement dont jouit la minorité anglaise du Québec.Et pourquoi ne le ferait-on pas puisque, selon l’expression de sir John A.MacDonald, il n’y a plus dans ce pays ni vainqueurs ni vaincus, mais des associés ayant les mêmes droits, en matière de langue comme en tout le reste?Orner HEROUX.MONTREALIANA NOS PLAQUES HISTORIQUES V Si vous habitez Montréal ou que vou^e traversiez parfois, vous avez peut-être remarqué, sur divers édifices, des plaques de marbre vous signalant que là ont vécu des personnages historiques ou qu’il s’y est accompli quelques événements consignés dans nos annales?Cette idée heureuse de rappeler le passé au passant date déjà de plus d’un quart de siècle et c’est à M.le juge Baby, ainsi qu’à M.Lighthall, avocat et historien distingué, que nous devons, en grande partie, d’en avoir vu la réalisation.Croyant que Montréal possède une histoire aussi riche et intéressante qu’elle est peu connue, car on n’en a jusqu’ici effleuré que les sommets, ils songèrent qu’il sérail lÿen d’éveiller la curiosité du public, de lui jemémorer les noms de nos grands citoyens et de lui indiquer les lieux témoins de leurs actions.Assistés de quelques archéologues, MM.Baby et Lighthall décidèrent un certain nombre de Montréalais à souscrire, chacun un “morceau” cle marbre.Bientôt ec mouvement fut confié à la société d’archéologie et de numismatique et continué par elle tant qu’il y eut des fonds.Près de cinquante plaques et un obélisque furent érigés.Le résultat était superbe, bien qu’il eut coûté plus de démarches, de sollicitations et parfois d’humiliations qu'on ne pourrait le dire.Hélas I Les plus belles choses ont souvent le pire destin: il so commit des impairs.Quelques donateurs avaient voulu rédiger les inscriptions eux-mêmes et leur rédaction n'ayant pas été contrôlée, il s’en suivit des critiques acerbes qui tuèrent tout l’enthousiasme.Et les plaques furent mises sous la garde du Hasard qui, décidément, ne leur a pas été propice.En quelques années, près de la moitié des plaques sont disparues, les unes enlevées à cause de leur rédaction fautive, mais Va plupart emportées ou détruites par Tfis démolisseurs parce qu’aucun rè- glement municipal ne protégeait ces “pages d’histoire”.C’est ainsi qu’il ne reste plus aujourd’hui que 29 plaques et un obélisque.Encore, sur ce nombre, en est-il qui ont été s'i .maltraitées par le temps que leur existence est ignorée de la foule.Sous l’effet de la pluie et de la poussière, ellçs ont pris la teinte grise des murs et se confondent avec eux, au point que les initiés seuls peuvent les retrouver.Enumérons ces épaves : Côte du Beaver Hall : Maison Fro-bisher.Rues Bonsecours et Saint-Victor : Maison Papineau, Maison Du Calvet, Maison Sir Wm- Johnson.Rue Dollard : Dollard des Ormeaux.Rue Notre-Dame Est : Début de la navigation à vapeur, Hon.J.Molson, R.P.Charlevoix, Première synagogue.Notre-Dame Ouest: Christ Church, Séminaire, Deuxième église parois siale, Dollier de Casson, Maison Forestier, Couvent des Récollets, Porte des RécolJets.Avenue des Pins : Hôtel-Dieu.Place Royale : Champlain, Maisonneuve.Rue* Saint-André : Combat de Trudeau, Boulier et Langevin-Lacroix, Rue Sainte-Hélène : Temple presbytérien, Premier temple baptiste.Rue Saint-Paul : 1er marché, Mai-ron tie Lacornc de Saint-Luc.Rue Snitft-Pierrc : Maison Cavelier de la Salle.Rue SainUSulpice : Première église paroissiale.Square Youville : Château de C.al-iières.Obélisque.Parmi les plaques qu’on ne voit plus sont celles qui rappelaient le site de la maison Dulhut, la maison du Sr.de Lapralrie, le site de la bourgade d’Hochefagn, la naison de l’Hon.James McCiil, etc., etc.En présence d’une telle hécatombe on peut se demander si les “survivants” ne subiront le même sort avant longtemps?Ce serait d’autant plus pénible (lue dans les autres villes du Canada, cotte oeuvre patriotique nu premier chef, a été reprise avec une ardeur louable.A Québec, depuis 1909, ou a posé Nous l'avons échappé belle Bien qu’à y penser ça ne vous donne-t-il pas froid dans le dos ?Au moment même où Ton allait célébrer le centenaire du héros qui empêcha l'envahissement américain par les armes, le premier ministre a failli favoriser T envahissement américain par l’argent.Le fait vaut d’être relaté par le menu, pour T histoire.Afin de reconstituer — comme on dit dans les grands journaux — l’atmosphère du drame, il n’est pas inutile de rappeler qu’en 1911, les journaux conservateurs, loyalistes farouches, combattirent la réciprocité sous prétexte que.la libre entrée au Canada de machines agricoles et de boeuf en conserve serait susceptible de nous américaniser, et leurs craintes étaient d’autant mieux fondées qu’il y a belle lurette que la musiquette et les magazines américains ont commencé à nous dénaturaliser.Cette dénaturalisation, M.Borden a failli la consacrer, en quelque sorte officiellement, samedi dernier, à Québec.On posait, avec tout le cérémonial requis, la pierre angulaire des usines du Transcontinental.La dite pierre était creuse, creuse comme la tête de certain député qui se trouvait là, et Ton avait décidé d'y introduire une pièce de monnaie.Or, comme M, Borden, ayant en main la truelle d'argent — sans allusion — prenait une cuillerée de mortier, quelqu’un — on assure que ce n'est pas M.L.-P.Pelletier — lui tendit respectueusement un écn tout neuf.Le Premier te glissa sous la lourde pierre sans y remarquer ces mots révélateur s In Gold, pardon.In God -we trust.Horreur ! l’argent étranger allait sa’ssocier pour les siècles des siècles à un bâtiment national ! Par bonheur, un patriote était là, qui veillait.Au risque de se le.faire rompre, il inséra son bras civique entre l’écorce et l’arbre, je veux dire entre la pierre angulaire et son lit de béton, retira Vécu ennemi et glissa à sa place une.authentique pièce de cinq sous du pays.Où est-il, celui-là, qu’on le.décore ?Hélas, il a filé avec les quarante-cinq sous.Léon LORRAIN.LES CONGRES DE COMMISSAIRES Nos lecteurs trouveront dans une autre page le récit du congrès de commissaires d’écoles qui .se lient aujourd’hui à Longueuil.Nous avons^le plaisir de pouvoir leur annoncer en même temps qu’il y aura au mois de janvier prochain deux nouvelles réunions de ce genre : l’une à Nicole!, l’autre à Roberval.Notre Feuilleton Qu’on n’oublie pas que le DEVOIR commencera le lundi 3 novembre la publication d’un nouveau feuilleton d’un intérêt palpitant.Lecteurs et lectrices le liront avec un égal intérêt.Les enquêtes du DEVOIR L’IMMIGRATION CANADIENNE X CEUX QU’ON GARDE A QUEBEC Pendant les examens civil et médical, les fonctionnaires chargés de 1 inspection des immigrants en écartent un certain nombre qui ne peuvent subir avec succès la seconde épreuve.— le nouvel examen par les médecins ou par la commission permanente d’enquêtes.Ceux-ci restent donc à Québec quelques jours après le départ des immigrants admis.Le commissaire ou Tagent principal de l’immigration, sur les lieux, dirige ces détenus vers un hôtel spécial, aménagé sur les bords de la Petite-Rivière, où ils demeureront jusqu’au renvoi, ou jusqu’à l’admission finale.LA MAISON DE DÉTENTION LES COURS DU P.PLANTH1ER Le cours de sociologie du P.Plan-tier, réservé aux membres du clergé, sera donné jeudi, au lieu de vendredi, à raison de la fête de la Toussaint.plusieurs de ces plaques et on a fait de même dans la Nouvelle-Ecosse et à Toronto- Dans ces endroits on ne se contente pas du marbre modeste, on a adopté le bronze élégant et durable.Et Montréal sommeille! Que de faits pourtant à rappeler qui ne manquent pas d’intérêt.Le palais de justice occupe le site du vieux couvent des Jésuites; le parlement des Canadas-Unïs se trouvait sur la place Youville; sur le côté sud de ce square fut fondé un hôpital qui donna naissance à la communauté des Soeurs Grises; le p'emier évêché de Montréal était sis au coin des rues Saint-Denis et Sau te-Catherine; Lambert Closse s’était construit un hâteau-fort au coin des rues Saint-Dominique et Dorchester; le château du marquis de Vaudreu’l s’élevait au coin de la rue Saint Paul et de la place Jacques-Cartier; le château de Maisonneuve faisait face aux bureaux actuels du Revenu, etc., rie.Ces menus faits cependant familiariseraient avec notre passé la jeunesse, les immigrants et les touristes -t cela ne manque pas d’importance: la fierté nationale et le respect de ceux (fui nous visitent existeront en raison directe de la diffusion de notre histoire.Et pour obtenir cette diffusion nécessaire, un des mcii-letus moyens, après les grandes manifestations et les monuments superbes, c’est l’humble plaque.Ecoutez ce qu’en disait Je “Canadian Courier”, le 31 août 1912 : “Bronze tablets on the outside and “ inside of public buildings or on “ buildings erected on historic sites ‘is the best form for historical “marking which has yet been de-“ vised.They are simple, unostenta-“sious, inexpensive and yet in good “ taste”.Mais pour qu’elle.’, rendent des services, ces plaques doivent être posées, protégées et entretenues systématiquement.Or comme il n’est pas piobable que notre :orporation municipale n qui cette charge reviendrait de droit, veuille s’en occuper, ne pourrait-on pas y suppléer par une action conjointe de nos associations historiques et patriotiques?E-.Z.MASS1C0TTE.On appelle cette institution “l’hôpital de l’immigration”.Le nom n est pas juste.Ce devrait être un hôpital, réservé aux cas médicaux mis en observation par les médecins de l’Etat.Il n’en est rien.C’est une maison de détention, où les cas médicaux et les cas civils se confondent.Ou plutôt, la masse des immigrants qui passent dans celte institution sont détenus pour de simples raisons civiles.Ainsi, de mai a octobre, cette année, il y a eu là 4,950 détenus, dont 700 à peine pour observation médicale.Le reste de ces gens, — soit 4,250, — manquaient d’argent, ou bien n’avaient pu répondre de manière satisfaisante à l’inspecteur civil, et attendaient une décision finale quant à leur admission ou à leur déportation.La fondation de cette institution remonte à 1904.A venir à celle épgquc, ii.y avait ,«-.Québec, rue Saint-Paul, un simulâore d’hôpital, tenu par le Pacifique Canadien et d’autres compagnies de navigation, on s’imagine de quelle manière.Le gouvernement canadien, en 1904, imagina d’ouvrir une sorte d’hôpitql pour les cas de trachome, qui fourmillaient alors.Les débuts de cette institution ne furent guère heureux.Par négligence, un bon matin, Ton y administra soixante grammes de hi-chlorure de mercure au lieu de quinze grammes d’antipyrine, à un Juif polonais, qui en mourut au bout de trois jours.L’incident fit du cette maison a perdu sa -destination première de maison de détention pour les immigrants atteints du trachome; et c’est aujourd’hui un endroit où Ton expédie pêle-mêle tous les nouveaux-venus mis de côté par les fonctionnaires de Thôtel de l’Immigration.Tl y a, à cette maison de détention, un surintendant médical chargé de diriger les médecins qui font l’examen des immigrants; Tun de ces médecins est aussi attaché au service de l’hôpital.Ces deux fonctionnaires, qui ne devraient s’occuper que cle la partie médicale de l’immigration, sont contraints, à l’heure actuelle, de s’occuper aussi des détenus internés à l’hôpital pour raisons civiles.Ils ont dû introduire de nombreuses réformes dans le régime d’internement, organiser un code médical pour distinguer, par exemple, les immigrants faibles d’esprit de ceux qui n’ont pas d’argent et sont détenus en attendant d’en recevoir, inaugurer un système de classification et de numérotage des détenus, afin de savoir par quelle ligne ils sont arrivés, et pour éviter d’a voir à apprendre tous leurs noms, impossibles, fort souvent, à prononcer et à écrire, à cause de leurs désinences étranges.Le surintendant et son assistant entretiennent aussi une volumineuse correspondance avec le surintendant médical et le surintendant général de Tlmmigra-tion, à Ottawa, quant aux plaintes reçues par le ministère, de la part de gens mécontents, ou qui croient avoir raison de se plaindre de certains faits.Besogne d’administration, besogne de surveillance, besogne médicale, le système actuel impose tout cela au personnel de la maison de détention, composé, outre les médecins, de quelques autres fonctionnaires de rang secondaire.LES CAS D’OBSER VA TION MÉDICALE clusivement affecté à la détention civile des immigrants.Il n’y a pas, non plus, dans l’hôpital actuel, de pavillon distinel pour les maladies infectieuses qui peuvent éclater parmi les détenus.C’est ainsi que, pour des cas de scarlatine ou de rougeole, il a fallu loger dans une vieille construction délabrée, voisine de la maison de détention habituelle, et infestée de rats, ‘usieurs malades incapables da rester avec les autres.11 y a eu de noini reuses protestations, auprès du ministère des Travaux Publics; mais celui-ci, jugeant sans doute quo l’hygiène n’est pas de son ressort, n’y u pus encore prêté l’oreille.Et cependant voilà encore une réforme qui s’impose au plus tôt, si Ton a la moindre souci de l’immigrant malade.Les Etats-Unis ont, à Ellis lslandf un hôpital séparé pour des maladies de ce genre, et tout un service hy-*' giénique dont le ministère des Travaux Publics du Canada n’a jamais eu la moindre idée.Il faut ajouter que l’habitude de faire établir, par le principal architecte de ce ministère, les plans des hôpitaux et des maisons de détention médicales du gouvernement canadien, sans consultation préalable des médecins responsables, à l’égard du ministère de l'Intérieur, de l’hygiène et de la santé de l’immigrant, n’a pas l’ombre de bon sens.Et c’est toutefois ce qui se pratique: d’où il résulte que l’Etat, pour approprier un peu ces construction au service auquel elles sont destinées, doit débourser plusieurs milliers de piastres en travaux supplémentaires, au bénéfice exclusif des entrepreneurs et de la caisse' électorale.L’immigrant, à son arrivée, est parfois d’une malpropreté hideuse.Aux Etats-Unis, tout immigrant interné ^ l’hôpital est, dès la première heure, dépouillé de ses vêtements habituels, et vêtu d’un costume spécial, tandis que ses hardes sont expédiées dans une chambre de fumigation, afin de les débarrasser des parasites et des mauvaises odeurs.Les immigrants eux-mêmes subissent, — c’est un supplice pour plusieurs d’entre eux, mais un supplice bienfaisant, — un nettoyage à fond, de la tête aux pieds, qui les rend parfois méconnaissables.Il n’y a rien de cela, à la maison de détention de Québec.Aussi l’odeur de certaines pièces où sont enfermés les immigrants, le soir venu, est-elle nauséabonde, en dépit de toute la ventilation que les gardiens de la maison peuvent pratiquer.Depuis des années, les autorités fédérales doivent faire des travaux d’amélioration, de ce côté, niais tout est encore à venir.Aussi l'immigrant qui reste à Québec pendant quelques jours ou quelques semaines doit-il, s’il est le moindrement propre, «souffrir beaucoup de Tétat de «110805 actuel, dont le ministère de l’Intérieur est moins responsable que celui des Travaux Publics, puisque, à maintes fois, le premier a demandé au second des travaux de réfection que celui-ci n’a jamais exécutés.Un médecin qui visiterait l’hôpital actuel serait certes fort mal impressioné, à l’endroit d’un gouvernement qui tolère un tel état de choses.Et, si cet établissement ne relevait des autorités fédérales, le moindre inspecteur provincial d’hygiène qui entend son affaire le condamnerait.QUE DEVIENT LE DÉTENU?Les immigrants détenus pour des causes civiles restent à Thôtel de la Petite-Rivière, mais ils ne sont pas sous observation médicale.Ils ont leur certificat d’inspection, sur ce point.Quant aux cas médicaux, le surintendant et son assistant les étudient, les observent, les traitent, s’il y a lieu, et tiennent note de l’évolution de la maladie.Les cas de trachome sont aujourd’hui a.ssez rares, si Ton compare les statistiques de ces dernières années à celles du début de Thôpital.Il y a des scrofuleux, des dégénérés, des idiots, des faibles d’esprit, des tuberculeux, des syphilitiques, et des gens suspects, au point de vue médical.Les médecins concluront à l’opportunité d’admettre ou de refuser ces gens,'selon que le diagnostic est favorable ou non.Ils doivent faire subir, surtout aux imbéciles et aux faibles d’esprit, une série d’interrogatoires et d’épreuves afin de se rendre compte de leur état mental.Mais il n’arrive pas toujours que les gens écartés par eux à cause de débilité mentale réelle soient déportés dans leurs pays d’origine.Nous reviendrons sur ce point.Les personnes atteintes de légères indispositions, contractées pendant la traversée, soit à la suite d’un changement subit de température, soit pour avoir été mal nourries à bord, ou qui souffrent de maladies facilement curables, et dans une période assez courte, reçoivent un traitement médical approprié, après quoi'si les médecins de l’institution le jugent à propos, on Jes laisse entrer au Canada.Les gens ntteinls gravement, les tuberculeux, les syphilitiques, ceux (fui souffrent de mal\-dies incurables de la peau ou du cuir chevelu, et d’autres affections analogues, ainsi que les dégénérés, les idiots, les faibles d’esprit, sont •signalés au commissaire supérieur de l’immigration, à Québec; et celui-ci avise à leur renvoi, à moins qu’une intervention auprès du ministre de l’intérieur n’annule la décision des médecins.LES INCONVÉNIENTS DU RÉGIME ACTUEL Le détenu, après un séjour plus ou moins long dans cette Institution fédérale, reçoit un bon jour son congé, soit que l’Etat ait décidé de Tad-mettre ou de je renvoyer d’où il vient.Le commissaire principal de l’immigration, à Québec, fait mander les gens admis enfin, et les met en liberté.Si, de leur côté, les médecins de Tétgblissement concluent que tel et tel individus, confiés à leurs soins, peuvent entrer au Canada, ils en notifient le commissaire.Et s’ils ont décidé Tinadmissibüitê, au point de vue médical, d’un ou de plusieurs détenus, ils signent un certificat médical portant les numéros que ces gens ont reçus à l’hôpital, dès leur entrée, l’expédient à l’agent, qui les avertit, à leur tour, de les envoyer au port à telle heure, où partira le paquebot qui doit les ramener outremer.Des gardiens conduisent ces gens à Thôtel de l’immigration, s’en font donner, par Tagent, un récépissé, comme s’ils étaient de simples colis, et les pauvres diables recommepçent une traversée pénible, à moins, que, dans Tintervalle, 1*- ai en,-, iutèrèy.é à leur sort* Je quelque manière que ce soit, — et même à prix d’argent, — des gens influents auprès du ministère de l’Intérieur, qui leur obtiennent du répit et, sou-ventes fois même, font écarter la dérision des médecins.Dans ces cas, le pays comptera quelques rachitiques, quelques imbéciles, quelques syphilitiques de plus, dont la présence aura certes una influence déplorable sur la santé publique présente ou future des Canadiens.Mais les politiciens ne s’arrêtent pas souvent à de telles considérations.MARDI: Le renvoi des détenus.Georges PELLETIER.LE CENTENAIRE DE VEUILL0T C’est le 25 novembre, ainsi que nous l’annoncions l’autre jour, que l’Université Laval célébrera à Montréal le centenaire de Veuillot.Il v aura, comme on sait, conférences par le R.P.Louis Lalande et M.Edouard Montpetit.A Québec, la fête aura lieu vers la mi-décembre, sous le patronage et avec le concours de la Ligue de la Presse Catholique de Langue Française du Canada et des Etats-Unis, qui a déjà souscrit au monument de Boynes.Il est probable qu’il y aura, le matin, messe célébrée par M.Tabbé D’Amours, rédacteur en chef de VAetion Sociale, avec sermon par Mgr Roy, et, le soir, séance de gala à l’Université, avec causeries de MM.Chapais et D’Amours.Le système actuel de détention mixte, — cas civils confondus avec les cas médicaux, — a de multiples inconvénients.C’est ainsi, par exemple, qu’une personne saine, internée seulement parce qu’elle attend de l’argent, sera, pendant tout son séjour à la maison de détention, en contact avec des tuberculeux, des syphilitiques, des gens d’une malpropreté repoussante, au risque d’attraper de la vermine ou d’être contaminée â fond.L’absurdité de ce régime, au point do vue hygiénique, frappe tous les visiteurs de l’institution.On n’ignore pas, à Ottawa, le vice de celle organisation bâtarde; mais U y a tant et tant d’intermédiaires, entre les médecins qui ont charge de la maison de détention, et le ministère des Travaux Publics, responsable des améliorations matérielles à faire subir à l'établissement, tant de “red tape'’ et de formalisme que la situation reste à peu près la même, depuis 1905.Peut-être s’pméllo-rera-t-clle, le printemps prochain; car Ton croit, dans les milieux de fonctionnaires, A Québec, que le ministère des Travaux Publics s’est enfin déridé A faire ajouter, au-dessus du nouvel hôtel de l'immigration en cours de construction, sur les quais de In Jetée Louise, un nouvel étage, de quatre cents pieds de long, par quatre-vingts pieds de largo, ex- CUIQUE SUUM Une dépêche nous faisait dire l’autre jour que, dans les causes intentées par deux Juifs de Québec, MM.Lazarovitz et Ortenberg, contre MM.Plamondon et Leduc, M.Adjutor Rivard avait agi comme conseil des défendeurs.C’est une erreur que nous tenons à rectifier: c’est M.J.-A.Lane qui a agi comme conseil des deux avocats de la défense, MM.J.-E.Bédard et Eusè-be Belleau.Sur le Pont d’Avignon.Le Soleil a réduit au minimum les comptes rendus de la réception Borden à Québec.Il se doutait peut-être de l’exploitation politique qu’en ferait VEoinemenl une fois les ministres partis.On a deux journaux qui se valent, disait récemment un citoyen de Québec, et les deux feuilles en question font de leur mieux pour lui donner raison.* ¦» * M.Girard, député du Lac Suint-Jean, figurait au “triduum” de Qué-bce avec autant de satisfaction qu’il prenait part naguère aux cérémonies rouges.Et si Dieu lui prête vie, on Je verra plus tard aussi enthousiaste à célébrer de nouveau les victoires libérales.On ne dira toujours pas que c’est un fanatique.# * # M.Asquith déclare qu'une fois le Home rule devenu loi, le devoir du gouvernement sera de le faire re«s-pecter quelles (m’en soient les consequences.Nous ne tromperons pas, dit-il, la confiance que l’Irlande a mise en nous; nous ne trahiroas pus sa causa, On dirait que c’est M.L.-P.Pelletier qui parle.* *• * Le cabinet espagnol a démissionné à la suite d’un vote hostile de la, Chambre des députés, dû à la divi-) sion qui règne parmi les libéraux., La politique espagnole est faite' de si étranges innovations depuis quelque temps que les développe-, ments de la ciûse devraient être intéressants.* * * Un courtier de Montréal a dû faire de la prison faute d’argent pour fournir le cautionnement exigé.Ca dû lui donner une idée de Tennuî qu’il a parfois causé à ses clients en leur faisant un appel de fonds au moment où ils n’en pouvaient trouver.* * * L’élection présidentielle du Mexique sera à refaire, dit-on, à causa de l’abstention d’un trop grand nombre d’électeurs.En attendant Huerta continue do régner et les Mexicains de s’amuser.Il y avait beaucoup plus de curieux aux combats de taureaux que de citoyens-aux urnes.* # -•» On fait remarquer que depuis cinq mois M.Sam Hughes, noire ministre de la milice, a parcouru cinquante mille milles.On peut *e faire une idée de re que cela va coûter au pays.La consolation, c’est que le colonel est encore moins dangereux-quand il voyage que quand il parle.» * » En bon point pour M.Jos.Rainville : il s’est abstenu de la commémoration du centenaire de la bataille de Châteauguay.Comprend-il enfin que sa place n’est pas à côté des Héros ?# * * Je suis un homme de parti, a dit M.L.P.Pelletier, au banquet Borden, et les reporters ont employé le singulier.Cela est injuste pour le ministre des postes qui a été de tous les partis.•x- # # "Ce fut par conséquent une oeuvre entièrement libérale que ce changement si légitime, si juste, de la base du subside,” écrit le Canada ce matin.Non pas ; ce fut l’oeuvre des deux partis, du moins en tant que l’action provinciale est concernée.# * # Le congrès de la tuberculose qui vient de siéger A Berlin ne s’est pas prononcé d’une façon définitive sur la valeur du traitement Freidman.Il a seulement exprimé l’opinion que le traitement n’est pas dangereux.C’est bien le moins.* # # En arrivant A Ottawa, Sam Hughes a été reçtf par M.B.Nantel.La ministre des contributions indirectes a été tout chagrin d’apprendre qu’en Allemngne l’opinion est assez favorable A l’Angleterre.—Mais que devient notre urgence, s’esl écrié le ministre désolé.# « # ].'Evènement dit que le dîner offert par MM.Lespérnnoc et Watson a fait ressortir la bonne entente qui existe entre les deux groupes de la famille conservatrice du Canada.Autour de la crèche la bonne entente n’a jamais manqué.Le Veilleur, LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI, 27 OCTOBRE 1913 VOL.IV.— No.251 LE CENTENAIRE DE CHATEAUGCAY L’ASSOCIATION SAINT-JEAN-BAPTISTE HONORE LA MEMOIRE OU COLONEL DE SALABERRY Les deux paroisses de Chambly, les descendants de la famille De Sala-berry et des détachements de nos régiments canadiens-français se joignent à elle dans cette manifestation, au pied du monument du héros Discourt du curé Laforce, de MM.René de Salaberry, petit-fils du héros, O’ivar Asselin, président de l’Association Saint-Jean-Baptiste, John Boyd et W.D.Ligh-hall, C.R.r~'VF,'sr • M.PauJ-Ëmiîe Lamarche signale quelques-unes des vertus patriotiques du héros et déclare que de Salaberry nous a donné la plus belle formule de notre devoir à l’Empire M.Armand Lavergne fait un tableau émouvant de la journée de Châteauguay et loue cette “ glorieuse minorité luttant pour vaincre contre une formidable majorité” Celui éme do Montréal, el le groupe sle cadets de Laval donnèrent une note militaire à la cérémonie, et la façon dont nos soldats bravèrent la pluie et la boue fui un encouragement pour les autres.La presence des (lesreftdant« de Salaberry et de représentants anglo-canadiens compléta le cachet de la fête.Le ton des discours fut de.s plus pacifique, mais les circonstances qui entourèrent le glorieux fait d’armes de Salaberry fournit aux orateurs matière à des allusions discrètes sur la façon de bien .servir sa race en nome temps que son pays.La manifestation d’hier fait honneur à ceux qui en conçurent l’idée >t aux centaines de patriotes qui allèrent célébrer dans l’union des meurs la mémoire d’un héros, Léon TREPANIER.«• * * De Montréal, un convoi spécial amenait dès deux heures plus de 400 personnes dont des détachements du 65me Régiment, du 85ème et du corps des cadets de l'Université Laval.A l'arrivée des manifestants, on se rendit musique en tête sur la place publique de Saint-Joseph de Chambly, où se dresse la statue du vainqueur de Châteauguay.Les maisons du village étaient ornées de dirapeaux et des banderoles aux couleurs nationales en-tourainent le socle du monument.Une fanfare composée d’écoliers de la paroisse, ouvrit la réunion par l’exécution d’une marche guerrière; les militaires présents se formèrent en garde d’honneur autour du monument, et M.Olivar Asselin, président de l’Association Saint-Jean-Baptiste, accompagné de M.le notaire Victor Morin, directeur, de M.J.-Bte Lagacé, secrétaire, et de MM.Emile Vaiïlancourt et M.B.de la Bruère, membres du romit fixa sa destinée en conduisant à l’au-tel dame Marie-Aimée-Julie Hertel de Rouville, et que c’est ici également que sont conservés deux documents intéressants dont vous me permettrez de vous donner lecture.Le premier a trait à la dispense de mariage du colonel et le second est le certificat d’inhumation.Voici ccs documents historiques: “Extraits des registres de baptêmes, mariages et sépultures de la paroisse de SaintJoseph de Chambly pour l’année 1812.“Le quatorze mai, mil huit cent douze, vu la dispense de bans de mariage et aussi la dispense du quatrième degré de consanguinité qui se trouve entre Charles-Michel Dirumbe-ry de Salaberry, écuier, major dans les armées de Sa Majesté, et major commandant dans le régiment des Voltigeurs Canadiens, fils majeure d’Ignace-Michel-Louis-Antoine de Sa- | l’Association Saint Jean-Baptiste, l’avenir politique était sombre ; aussi les fondateurs de notre société nationale prirent-ils une part i/orieuee dans la revendication de nos droits, et de nos libertés.Notre association avait par conséquent un devoir à remplir aujourd’hui, et c’est pourquoi nous sommes venus célébrer la mémoire des héros de Chateauguay, dans votre village ou vous avez conservé si intacte le culte du souvenir.“En déposant des couronnes au pied du héros de 1813, nous avons été émus comme vous, de voir tant de, couronnes données par les petits^, c’est là *une leçon et un encouragement pour la jeunesse.“Nous ne réfléchissons pas assez au fait qme ceux qui sont parvenus à la gloire, accomplirent fidèlement le devoir de chaque jour, sans songer à l’apothéose et aux honneurs qui pouvaient en résulter." M.Asselin adresse des remerciements émus aux institutions scolaires de Chambly et aux descendants de la famille de Salaberry, qui, dit-tl, sont ici, comme témoignage de la richesse de la gloire du héros, comme exemple de la piété filiale.“L’Association Saint-Jean-Baptiste dit l'orateur, est .une société cana-dienne-française et elle a voulu laire de cette manifestation une fête de famille, mais elle a tenu à inviter des compatriotes de langue anglaise, afin de marquer la part prise par eux, dans le glorieux fait d’armes de Cha-teauguay.’’ M.Asselin annonce ensuite que l’an prochain le Canada sera témoin de l’une des plus belles manifestations patriotiques dont 11 ait été le théâtre depuis cent ans, car on a décidé de célébn r d’une façon grandiose le souvenir de Ohateauguay sur le champ de bataille même, des crédits seront votés par le gouvernement, à la prochaine session fédérale, afin de marquer le caractère officiel de la célébration.’’ pour les remplacer.M.Paul-Emile Lamarche, député de Nicolet.M.F.E.LAMARCHE ; M.Lamarche dit en substance : I “J’étais venu pour relire avec ‘vous l’une des plus belles pages d» notre histoire nationale.il y a quelques instants je voyais avec me émotion intense, tontes les classes de la société, saluant la sta'.ue du héros qui conserva à l'A ig s eive l’un des plus beaux joyaux de sa couronne.“En nous accordant par l'acte de Québec, new droits et nos libertés, l’Angleterre a fait l’un des plu* grands gestes de son ulstrire.“L’argument principal de nos dé- “De Salaberry nous a donné la formule du devoir à l’Empire: Défendre le sol canadien.” Paul-Emile LAMARCHE.“A tous ceux qui craignent les majorités, rappelons que nous sommes les petits-fils du héros de Châteauguay:” Armand LAVERGNE.d’organisation, déposa au pied de la j laberry, écuier, surintendant des gau-statue .de Salaberry, une couronne de ] vages, grand maître des eaux et fo-fleurs, au nom de notre Société na-1 rJts, colonel commandant des trois tionale.Au nom de l’A.C.J.C., et en bataillons de la seconde division des ta qualité de représentant du Conseil milices de Québec, et de Dame Fran-Central, M.Gustave Monette, déposa çoise Catherine de Hertel, d’une part également une couronne, puis ce fut jet Demoiselle Marie Aimée Julie Her-au tour des citoyens de Chambly Can-1 tel de Rouville, fille majeure de Jean-ton, des écoles de filles et de garçons ! Baptiste Melchior Hertel, écuier, sei-de la paroisse, de placer à leur tourjgneur de Rouville et autres lieux, co-au pied du bronze, des tributs de1 lonel d'une division de In.Milice, de fleurs.! Chambly et de Dame Marie Anne MM.Asselin et J.O.Dion, conser- ; Herdieux, d’autre part; les dites dis-vateur du fort rie Chambly, dirent ‘ penses accordées par Monseigneur l'é quelques mots, puis la pluie continuant véque de Québec, et datées du trente h tomber, la foule se porta dans la salle publique du village où MM.Joseph Bouchard et Georges Pepin, maires respectifs de Chambly Canton et Chambly Bassin, souhaitèrent la bien-renue aux descendants de la famille tie Salaberry et aux manifestants.La famille du héros dont on fêtait le centenaire de la victoire décisive décisive sur les Américains, étaient représentée par M.René de Salaberry, du Ministère de la justice, à Ottawa, petit-fils, Mlle Hermine de Salaberry, petite-fille, Mlle Pauline, Hile du juge Archer, dont la femme sst née de Salaberry (Thérèse), petite-fille; M.René Laroque de Roque-brune, mari d’une des petites-filles de Salaberry; MM.Hertel et Hervé, fils de M.Laroque de Roquebrune, Mlle Henriette, fille de M.Laroque de Roquebrune; M.Jean de Salaberry, ar-rière-fietits-fils; le colonel C.T.'de la Naudière, descendant d’un des compagnons d’armes de Salaberry, M.l’abbé Olivier Moreau, P.S.S., un ami de la famille.LES DISCOURS M.Tabbé Laforce, curé de Saint-Joseph de Chambly, prend le premier la parole, et se félicite de l’honneur qu’il a de posséder dans sa paroisse, l’une des plus vieilles de la province de Québec, les restes et le monument du héros de Châteauguay.Parlant du fort de Chambly, dont il voit à ses côté le vénérable conservateur, M.J, O.Dion, il rappelle qu’en 1CC5 cette glorieuse relique servait de chn pelle aux.habitants de la paroisse, car alors il n'y avait qu'une église pn roissiale, c’était Notre-Dame de Montréal.L’ABBE LAFORCE “Saint-Joseph de Chambly, dit-il, possède d’autres souvenirs du colonel le Salaberry.car, c’est ici même qu'il avril dernier; reconnaissant un empêchement et les parents respectifs ayant déclaré consentir au dit mariage, nous prêtre, curé, soussigné, avons reçu leur mutuel consentement et leur avons donné la bénédiction nuptiale, selon les formes prescrites par Notre Mère la sainte Eglise, et en présence du dit Sieur de la Sale-berry, père et Michel Louis Juehcreau Duchesnay, écuier, beau-frère de l’époux, du dit Sieur Hertel de Rouville, père et Jeau-Baptiste de Rouville, frère, et Demoiselle Marie-Anne de Rouville, tante de l’épouse et de plusieurs autres parents et amis qui avons signés avec les époux et nous.’’ (Signé) J.BEDARD, ptre.” EXTRAIT MORTUAIRE “Le trois mars 1829, nous piètre curé de Chambly, soussigné, avons inhumé dans l’église de cette paroisse, le corps de l’honoraole Charles Michel Dirumbery de Salaberry, lieutenant-colonel des Armées britanniques, co- , lonel commandant le corps des Volti- j geurs, membre de l'honorable Conseil ; Législatif, compagnon de l’honorable I Ordre militaire du Bain, Seigneur des fiefs Beaulac, Hertel et autres lieux, décédé depuis quatre jours, figé de 90 ans et trois mois.Présents, Simon Rolland, Samuel Hotte, écuiera, et plusieurs autres soussignés: H Pothier, B.Rolland, Georges Dupré, H.Guy, Chabotllez, pire; P.-S, Lazur, ptre: David Major, Pigecn, ptre; J.Vlger, Boileau, ptre; P.-T.Consigny, 1 ptre; F.Languedoc, Giroux, ptre, La-france, ptre; P.Robitaille, ptrn; TV M.Mlgnault, ptre; Henri Guy, Fred Singer." Oette lecture terminée, M.Olivar Aselln se lève.M.OLIVAR ASSELIN "A l’époque, dlt-dl, ou fut fondée M.J.-O.Dion, qui suit M.Asselin, rappelle son attachement au souvenir de Ohateauguay et présente ses hommages à la famille du héros.M.JOHN BOYD M.John Boyd, homme de lettres, parle ensuite en anglais.Il dit que l’exploit de Salaberry est un de ces faits d’armes qui ont conquis l’admiration des Canadiens de toutes les origines et croyances parce que c’est cet exploit qui a sauvé le Canada des mains de l’envahisseur.“M.Boyd fait remarquer qu’un comité s'était formé dans le but de célébrer le centenaire de Ohateauguay sur le champ de bataille même, mais qu’à cause d’une bataille politique, on avait dft remettre à l’an prochain la manifestation.Il félicite M.Asselin et ses co-organisateurs de ce que le centenaire ne soit pas passé inaperçu ; “Sans l’exploit de de Salaberry,djt-il, il n’aurait pas été possible a Sir Georges Etienne Cartier, à Sir Charles Tapper, et aux autres de nous donner la Confédération.” M.Boyd termine en lisant une strophe d’une pièce de vers qu’il a composée pour la circonstance.M.DE SALABERRY M.René de Salaberry, petit-fils du héros, remercie au nom de sa famille les organisateurs de la manifestation que l’on fait a son ancêtre.“H serait peut-être, dit-il, indélicat de ma part, de célébrer les vertus et l’héroïsme du héros de Ohateauguay, mais je peux au moins parler de ceux qui entouraient mon grand-père, à la bataille de 1813.“Vous me permettrez de nommer les capitaines Duchesnay, Daly et Ferguson, ces braves qui prirent une part héroïque dans la lutte contre l’envahisseur.” M.de Salaberry rend un hommage ému au vénérable conservateur du Fort de Chambly et au nom de sa famille, remercie la population de Chambly-Bassin de ce qu’elle conserve si pieusement les restes de son ancêtre.L’orateur signale l’uniufl les païens du pays l Dorénavant, nous avons à sortir de nos catacombes; plus que jamais, il nous faut la dilatation et la glorification de notre Eglise catholique en Chine.” Il fut fidiêle à sa promesse.Voici la proclamation que le député mandarin fit afficher dans les rues de la ville : PROCLAMATION DU DEPUTE PACIFICATEUR TCHEOU ’’L’antique religion d’Europe, propagée en Chine, exhorte les hommes au bien, sans distinction de Chinois et de Mongols.Nous protégeons, en r.otiséquenee, les églises catholiques et les reconaiBsor.s comme véritables.Les édits par lesquels le régime actuel protège l’Eglise catholique ne font que rappeler ceux du gouvernement mandchou.Tout le monde est libre de croire A la religion catholique et de l'embrasser, sans que personne soit autorisé â l’imposer eu â la persécuter.Si Chinois et étrangers s* conduisent entre eux comme membres d'urne même famille, le bonheur leur est assuré.” FEU?FEU! 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