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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Références

Le devoir, 1985-12-11, Collections de BAnQ.

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Le Devoir, mercredi 11 décembre 1985 SUITES DE LA PREMIERE PAGE Cinéma : Johnson nuance les propos de Godin ^ Valenti Interrogé sur son acharnement, le président a répondu qu’il cherchait avant tout à defendre le principe du libre-échange.« Il y a une foule de compagnies canadiennes qui distribuent leurs films aux États-Unis sans que cela fasse problème.De la même manière, une des plus riches et des puissantes compares de câble, Roger’s cable, est une compagnie canadienne et il n’y a personne ici qui trouve à redire quoi que ce soit sur le sujet.» Réaffirmant qu’il n’a janmls demandé au Département d’Ëtat de faire pression auprès du gouvernement Johnson, il a avoué qu’u ne savait pas ce qu’il allait faire à l’avenir ni s’il allait intervenir auprès du gouvernement libéral.Selon certaines informations, la lettre de Jack Valent! aurait été très mal reçue par le premier ministre Lévesque.Ce dernier en aurait fait part au ministre des Affaires culturelles, M.Clément Richard, en le pressant d’agir sur le sujet.La position de René Lévesque était claire.Il y a deux ans à l’aube de l’adoption de la Loi sur le Cinéma, il avait déclaré publiquement en Chambre.« Nous ne céderons jamais aux demandes des distributeurs américains.Les investissements des Américains sont bienvenus ailleurs que dans ce secteur-là.» Clément Richard partageait la même opinion.À son départ, 11 aurait obtenu l’assurance de Pierre Marc Johnson que le règlement 105 de la Loi du cinéma serait adopté.Mais selon les mêmes sources, le gouvernement péquiste n’était pas unanime.Au conseil des ministres du 27 novembre, les ex-ministres Bernard Landry et Louise Beaudoin n’auraient pas été d’accord avec le règlement controversé.En l’absence de consensus, le premier ministre Pierre Marc Johnson aurait préféré surseoir le règlement controversé et laisser le cadeau empoisonné entre les mains des libéraux.4 Cinéma gouvernement américain auprès du gouvernement québécois pour que celui-ci abandonne son projet.M.Masse rétorque: «Si j’étais un homme peureux, il y a longtemps ue j’aurais quitté la politique ».étte prudence ne s’explique que par une volonté de concertation avec les provinces, assure-t-il.Dans le domaine du cinéma, la concertation entre les deux paliers de gouvernement est indispensable, estime le ministre.Selon lui, le fédéral peut mieux intervenir dans le domaine de la production alors que les provinces peuvent mieux exercer leurs compétences par rapport à tout ce qui est la distribution.Si les fruits de cette concertation ne seront pas connus avant encore plusieurs mois, on se met dès les prochains jours à l’oeuvre.Ainsi, lundi prochain aura lieu une rencontre des sous-ministres de l’Éducation, de la Culture et des Communications des 11 gouvernements canadiens.Il s’agira alors de commencer à préparer une rencontre ministérielle qui aura lieu à la mi-février où on discutera exclusivement de cinéma et d’édition.Les recommandations soumises hier par le groupe Raymond-Roth feront partie de la discussion, indique M.Masse qui refuse de les commenter en expliquant ne pas vouloir présumer du résultat des discussions avec les provinces.Notons cependant que le ministre n’indique pas ce qu’il fera si aucun consensus ne se dégage parmi les provinces.En commandant une telle étude, le ministre voulait avant tout obtenir un diagnostic de l’état de l’industrie cinématoCTaphique.Il semble assez d’accord d’ailleurs avec le diagnostic posé puisqu’il constate personnellement que le gouvernement canadien et les Canadiens investissent à fonds perdus dans cette industrie.Alors qu’en 1984 on a Investi 8 200 millions dans la production de films canadiens, un seul fut montré sur les écrans canadiens.« Parce que, dit-il, les réseaux de distribution sont com- MARIE-AGNËS THELLIER Le premier ministre sortant, M.Pierre Marc Johnson, a nuancé hier les propos du ministre des Affaires culturelles, M.Gérard Godin, sur des pressions qu’aurait exercé le gouvernement américain sur le gouvernement du Québec à propos du réglement 105 de la loi sur le cinéma.«Je n’ai pas moi-même subi de pressions du consulat américain ou des «majors» (principales compagnies américaines impliquées dans l’industrie cinématographique)», a précisé M.Johnson aux journalistes.Il a signalé cependant que de vigoureuses pressions avaient été faites par des représentants de ces «majors» auprès des propriétaires de salles de cinéma du Québec.«Les majors ont joué dur», a-t-il dit.De plus, «le consulat américain, par la vole du ministère des Relations Internationales, a fait savoir ses réserves sur le projet de réglement, réserves faites par rapport au GATT», a aussi précisé le premier ministre sortant.Mais le gouvernement prévoyait une telle réaction du gouvernement américain.Si on se fie aux propos tenus hier par M.Johnson, la pression morale est aussi venue de l’imminence des élections.Il y avait eu de longues tractations au sujet du réglement prévu par la Loi sur le cinéma, «adopté à l’unanimité», rappelle M.Johnson.Les tractations avalent abouti à de teUes modifications dans le projet initial qu’il aurait fallu publier un nouvel avant-projet de réglement, selon les conseillers juridiques du gouvernement.Or, le conseil des ministres n’a été saisi de cet avant-projet qu’une semaine avant les élections générales.Aussi, le premier ministre sortant a-til jugé préférable que ce soit le prochain gouvernement en place qui prenne la décision.mandés par des réseaux qui prennent leurs décisions majoritairement à Hollywood».Le groupe de travail croit que la majorité des problèmes du cinéma canadien a sa source dans le monopole qu’exercent sur la distribution les majors comme on appelle les sociétés américaines qui font la distribution des films.« Qui contrOle la distribution contrfile le cinéma », fait-on oberver en notant qu’en 1981, environ 97 % des bénéfices de la distribution au Canada étaient réalisés par les majors.Et depuis, ce contrêle se serait encore accentué.Le marché canadien du film étant exploité par des étrangers, les liens entre production et distribution nationales se trouvent à être inopérants, explique-t-on.Les distriSu-teurs sont non seulement le canal qui permet de faire voir les films produits, mais aussi le canal qui permet de recueillir les profits pour qu’ils soient réinvestis dans de nouvelles productions.Les majors étant américains, les profits sont réinvestis non pas dans la production canadienne mais dans la production américaine.Les producteurs canadiens sont ainsi pnvés d’une source importante de capitaux.Mais ce n’est pas leur seul problème.Les majors travaillent pour un marché domestique qui est toute l’Amérique du Nord.Le Canada fait partie du marché domestique américain.Aussi, ils achètent les droits des films étrangers pour les États-Unis et le Canada, privant les distributeurs canadiens d’un accès à ces films.Les films canadiens dont ils veulent bien par ailleurs acheter les droits doivent être autant présentables à leur avis aux États-Unis qu’au Canada, si bien qu’ils ne présentent guère de films canadiens sur les écrans canadiens.Dans cette perspective, le groupe de travail estime que le premier geste à poser est de donner aux Canadiens le contrôle de la distribution des films au Canada.« Tout pays qui entend préserver et affirmer sa souveraineté doit être maître de pareilles décisions », écrit-on dans le rapport.On ajoute: « Le Canada doit maîtriser le développement de son industrie cinématographique s’il veut permettre aux Canadiens d’exprimer leur culture, d’affirmer leur identité ».Le gouvernement canadien doit, propose-t-on, affirmer par un énoncé de ^litique le caractère essentiel de la propriété canadienne de la distribution, puis prendre les mesures législatives et réglementaires appropriées.On propose aussi que Investissement Canada soit chargé de veiller à ce qu’aucune nouvelle entreprise étrangère ne soit autorisé à s’implanter au Canada.Ce contrôle canadien sur la distribution permettrait, croit-on, des investissements directs des distributeurs dans de nouveaux films.On estime que les droits qui pourraient ère payés pour un film anglophone de qualité pourraient varier entre 8 250,000 et 81 million.Associé à de nouvelles mesures gouvernementales de financement, dont un fonds AUJOURD’HUI L'ÉquoIe offre des cours de caractéro- logie, auto-analyse des rêves, tarot, nu-mèrologie et chire vard Décarle nord, à Saint-Laurent (ses- ilromancle au 685, boule- sion de 10 semaines à compter du 20 janvier).Il y aura soirée d'information ce mercredi à 10 h 30 à la même adresse.744-1702.¦ Il y aura une assemblée générale de l’association Égalité aux pères séparés ou divorcés, à 10 h 30 à l’église Saint James-the-Apostle (1430, rue Sainte Catherine ouest).Le fUm Les Enfants di-vorcent Ua ?y sera présenté.364-3234.A11 h, au salon Alfred-Rouleau de l’hôtel Méridien (complexe Desjardins), se tient le colloque annuel de l'Ambaq.Le thème sera « VIntrapreneurship » et les conférenciers invités seront MM.Roger Néron, président-directeur général de Cullnar, Jean Monty, vlce-prâldent exécutif (affaires générales) de Bell Canada, et Guy CoulomM, président-directeur général de l'Hydro-Québec.On peut réserver en téléphonant au 866-2016.¦ Assemblée annuelle d’information du CLSC de la Côte-des-Nelges, de 18 h à 20 h 30 au 3600, rue Van-Home.731-8531.¦ Soirée d’information sur les méthodes naturelles de régulation des naissances offerte par Serena Rive-Sud à 10 h 30 au collège Durocher (857, promenade Riverside, Saint-Lambert, entrée rue Tiffin, porte 77).468-0085.gueull, au Sheraton-Le Saint-Laurent de "Ile Charron, à midi 15.651-6570.Concert de Noël de l’école Joseph-François-Perrault, à 20 h, à l’église Saint-Édouard (angle Saint-Denis et Beau-bien).722-0832.Épilepsie-Montréal vous invite è une conférence intitulée « Le monde du travail » que donnera M.Jacques 'Tremblay, conseiller à l'emploi du club déplacement d'Épilepsie-Montréal, à 10 n 30 au 201, place Charles-Lemoyne, bureau 202, à Longueull.252-0850.¦ Dernière d'une série de six rencontres d'initiation biblique avec le père Julien Harvey, s.j.: « L^xode, livre du peuple de Dieu ».à la salle du Gesù (1200, rue de Bleury).866-2305.¦ L'Association culturelle T.-X.-Renaud vous convie à une conférence du professeur Pierre Lapalme intitulée « Vienne et la musique », a 20 h 15 au 1455, rue Saint-Denis, pavillon Judith-Jasmin, salle J-2030.3&-4126.¦ Le spéléologue Daniel Caron sera le conférencier Invité è la midi-causerie de la bibliothèque de Saint-Laurent riS80, rue de TÉgllw), è midi.744-7315.La Corporation professionnelle des administrateurs agréés du Québec reçoit Mme Suzanne Blais-Grenier, ministre fédéral d’État aux Transports, à ThOtel du Parc, à midi, pour un déjeuner-conférence.Mme Grenier parlera des nouvelles initiatives pour le ministère des Transports du Canada.737-7147.¦ L'Agira de Montréal Invite le public à une conférence dont le thème sera « Dimensions parallèles : corps éthérique et corps astral ».Rendez-vous au 6977, rue Saint-Denis, à 19 h 30.274-8872.de 8 60 millions, on pourrait produire au Canada entre 40 et 50 longs métrages de qualité par année.On rappelle que de telles mesures sont Indi^n-sables pour assurer une industrie dynamique et que tous les pays qui ont un marché Intérieur de moins de 100 millions d’habitants le font.4 Algérie Les résultats de l’économie algérienne, après quatre années de rigueur, sont pourtant, au vu des grands équilibres, très satisfaisants : inflation modérée, croissance soutenue, chômage inapparent (il y a quand même des « inactifs »), budget proche de l’équilibre, balance commerciale largement excédentaire et équilibre des paiements.La dette est Srtable (815 milliards); fait raie, elle diminue depuis 1981.Et sa charge reste largement compatible avec les recettes en devises, dont elle représente un gros tiers.Bref, une gestion dont tous les observateurs étrangers — y compris le FMI — s’accordent à louer la prudence et la sagesse.« Au cours des dernières années, l’Algérie a bien réussi, sur le plan interne comme vis-à-vis de l’extérieur : le taux de croissance, avec une moyenne de 4 % l’an depuis 1980, est exceptionneL quels que soient les critères de comparaison retenus.Il est remarquable que cette performance ait pu être atteinte en même temps que la balance des paiements courants a été améliorée, revenant à l’équUibre en 1984, après deux ans de déficit », écrivait le FMI en septembre.Mieux qu’un satisfecit, presque une apologie ! Derrière les chiffres, la réalité : le rétablissement des grands équilibres et le maintien de la croissance se sont faits aux d^ns du confort de la population, qu’il s’agisse de l’approvisionnement du marché ou des infrastructures (habitat, adduction d’eau, transports, hôpitaux, communications).Le plan a certes jeté, depuis 20 an, des bases d’une industrie lourde puissante couvrant la plupart des secteurs stratégiques (^trole, acier, ciment, verre, pétrochimie, textile, etc.), grâce à la création d’énormes complexes achetés clé ou produit en main à l’étranger.Mais les « blancs », les erreurs de prévisions, sont encore nombreux.L’agriculture est en retard.Les complexes industriels demeurent souvent sous-utilisés et la maintenance laisse à désirer.Une bureaucratie omniprésente et tatillonne, l’absence quasi totale d’un secteur bancaire dynamique freinent le décollage.« Le directeur de ma banque se déplace pour un découvert de 3,000 dinars » (5,100 F), assure un chef d’entreprise.Résultat : l’économie algérienne demeure dépendante de l’extérieur; si globalement la propension à importer a diminué depuis 1978, revenant de 40 % à 25 % selon les services du premier ministre, l’Algérie importe encore 60 % de ses besoins en céréales, la quasi-totalité des biens d’équipement et plus de la moitié de semi-produits nécessaires à son industrie.Ce sont les entreprises étrangères qui construisent les trois quarts des logements nécessaires pour simplement maintenir le parc.Bref, l’Algérie souffre des maux classiques des pays en développement, et des économies trop centralisées.« En 1962 nous n’avions rien, dit-on au ministère du plan, ni ressources ni capitaux, ni hommes ni marché.Aucun capitaliste étranger n’aurait investi ici.Il fallait bien que l’État s’en charge.» Il n’est que de lire la presse pour se persuader que l’intendance n'a pas suivi De jan^ner à juillet, le service public des chemins de fer a totalise la bagatelle de 106 déraillements, soit près d’un train tous les deux jours, llsalt-on en novembre dans l’hebdomadaire Algérie actualité, qui dénonçait le « laisser-aller », le « laxisme de bon alol » régnant au sein de la SNTP.O) 1 dinar vaut 1.72 F.FIN 4 Engagement à M.Raynald Fréchette d’avoir essayé, lui qui fut un excellent ministre du Travail, peut-être le meilleur que le Québec ait connu depuis longtemps.AT Fréchette n’avait rien du ministre pompier à la manière d’un Jean Cournoyer par exemple.Il n’avait pas, non plus, l’angélisme du ministre animateur social qu’on a pu observer chez un Jacques Couture ou l’aplat-ventrlsme syndical d’un Pierre Marois.Il ne se contentait pas d’expédients parfois boiteux, reproche qu’on pourrait adresser à M.Pierre Marc Johnson qui avait occupé ce fauteuil avant d’être muté aux Affaires sociales.Le député de Sherbrooke, sans jouer à la mouche du coche, aura in- fs P' le vesti énormément d’énergie dans ce seul dossier de la construction.Pratiquement sans résultat palpable.Comment expliquer cet échec apparent?Il y a d’abord la difficulté même du problème qu’il ne faut pas sous-estimer.Tous les ministres s’y sont cassés les dents.En même temps, M.Fréchette se dépensait sans compter dans un autre dossier, celui de la réforme de la loi des accidents du tra-vaU, qui aura accaparé l’essentiel de son activité parlementaire des derniers douze mois.Enfin, le ministre s’était donné comme règle de rechercher les véritables consensus sans lesquels toute solution n’est qu’illusion et cataplasme.Il y a aussi le fait que M.Fréchette n’a pas trouvé chez ses collègues du cabinet l’appui qu’il était en droit d’attendre d'eux.Plus souvent qu’à son tour, on lui aura coupé l’herbe sous le pied.Si bien que le moment venu de passer la main — malgré la tenue de deux commissions parlementaires, la création d’un groupe de travail interministériel, la rédaction même d’un livre vert qui n’a jamais été rendu public et dont on ne connaît la teneur qu’à la suite de fuites dans les médias — le dossier de la construction est resté pratiquement inen-tamé.Il appartiendra au nouveau ministre du Travail d’assurer le relais.Avant de s’attaquer au problème de fond, ce dernier devra se -saisir rapidement de quelques éléments du contentieux.Par exemple, le déficit de l’Office de la construction que viendra creuser, le bremier janvier prochain, le retrait d’une subvention relative, justement, aux activités de placement de cet organisme.De même, l’association patronale, à la veille de la reprise des négociations pour le renouvellement du décret de ia construction, n’a pas encore réussi à procéder à l’élection d’un nouveau conseil d’administration.Il n’est pas exact que l’AECQ soit dans une situation d’« illégalité technique » (comme nous l’avons déjà écrit, ce dont nous nous excusons, un peu tardivement il est vrai).Il n’en reste pas moins que, cette semaine même, ies dirigeants de l’association se présenteront devant la cour pour r^la-mer un « jugement déclaratoire » leur indiquant la conduite à suivre.Cet obstacle aurait pu être levé depuis plusieurs mois.Il aurait suffi que le conseil des ministres donne le feu vert au projet de réforme des statuts et rè^ements de l’AECQ que M.Fréchette avait accepté de parrainer.Mais d’autres intérêts avaient l’oreille d’autres ministres .Et le projet est resté sur la table.Pour ce qui est du règlement de placement, le nouveau ministre pourrait commencer par donner suite à certains amendements envisagés il y a quelques mois prévoyant l’assouplissement des critères de délivrance des permis de travail.Il pourrait ainsi, en trempant le gros orteil dans la piscine, prendre la température de l’eau.Cela le préparera aux expériences de la douche écossaise que les « partenaires sociaux » se plairont à lui ménager.Une seule note claire dans un tableau plutôt sombre: le bâtiment va ! On parle même de plein emploi.La construction domiciliaire se maintient malgré la fin de la Corvée-Habitation et l’activité a repris de plus belle dans le secteur commercial et industriel.En fait, de janvier à octobre 1985, l’Office de la construction a émis quelque 10,000 nouveaux permis dont 7,000 sont allés à des apprentis.La construction n’est plus tout à fait la chasse-gardée qu’elle était il y a deux ans à peine.C’est à croire qu’avec un minimum de croissance, les choses ont tendance à s’arranger tout seules, pour peu qu’on les laisse tranquilles.4 LIbré-échange rencontre entre le premier ministre canadien, M.Brian Mulroney, et M.Reagan doit par ailleurs avoir lieu en mars.Mulroney a déjà proposé la tenue de négociations dans une lettre adressée à M.Reagan en septembre dernier.Mais il faut avouer que le débat, qui soulève les passions au pays, a jusqu’à présent laissé les Américains indifférents .Cependant, sur des dossiers spécifiques comme le bois, les congressistes américains sont extrêmement vl- § liants.Ils exigent d’ailleurs que les eux pays discutent de ce secteur Immédiatement, avant le début des négociations officielles sur les Ubre-écnange, parce qu’ils jugent que les importations de bols canadien aux États-Unis (représentant 31 % du marché américain) sont déloyales, encouragées par des subventions canadiennes qui, à leur avis, faussent les règles du jeu.Hier, dans sa lettre au Contprès, M.Reagan a souligné qu’il considère les négociations sur le libre-échange « comme une occasion de renforcer de façon significative les efforts américains pour éliminer les querelles commerciales avec le Canada ».Le président américain rappelle qu’un cinquième des exportations américaines sont destinées au Canada.^ SAQ relations publiques à la SAQ, a indiqué hier qu’on surveille tout de même la situation de très près et qu’on se tient en communication avec le ministère fédéral de la Santé et du Bien-Être, ainsi qu’avec toutes les autres régies provinciales d’alcools.M.Lafond a mentionné qu’en 1982 une étude faite par l’Université Davis en Californie suggérait de ne pas utiliser le carbomate éthylique dans les vins cuits, comme les portos.La SAQ avait alors suivi ce conseil.Le carbomate éthylique, un sous-produit de la fermentation, serait la cause de cancer chez des animaux qui ont fait l’objet de tests en laboratou^, mais il n’y aurait aucune preuve scientifique permettant d’établir que ce sous-produit cause le cancer chez les humains.Reagan attaque tous les régimes communistes WASHINGTON (AFP) - Le président américain, M.Ronald Reagan, a déclaré, hier, que le problème des droits de l’homme continuera à avoir un « effet profond » sur les relations entre les États-Unis et l’Union soviétique car leur respect est fondamental pour l’établissement d’une paix durable.Dans un discours ferme envers les régimes communistes prononcé à la Maison-Blanche à l’occasion du 37e anniversaire de la déclaration universelle des droits de l’homme, M.Reagan a ajouté que les États-Unis « ne peuvent et ne veulent tourner le dos à tous ceux, qui à travers le monde, sont engagés dans une bataille anti-communiste pour la liberté».Le président américain qui a critiqué les abus des droits de l’homme à travers le monde a d’autre part une nouvelle fois condamné le régime « répugnant » de l’apartheid et a déclaré qu’il était temps pour le gouvernement sud-africain de prendre des mesures pour y mettre fin.« Qu’on ne s’y trompe pas.Les droits de l’homme continueront à avoir un effet profond sur les relations américano-soviétiques dans leur ensemble car ils sont fondamentaux dans notre vision d’une paix durable, » a déclaré M.Reagan, précisant qu’il avait clairement exprimé ce point de vue au secrétaire génial du Parti communiste soviétique, M.Mikhaïl Gorbatchev, lors du récent sommet de Genève.Évoquant l’engagement figurant dans la déclaration finale du sommet de Genève de résoudre les problèmes humanitaires dans un esprit humanitaire, M.Reagan a déclaré que l’Amérique examinera avec espoir comment cet engagement est respecté.Le président a spécifiquement critiqué la Pologne pour l’interdiction du syndicat Solidarité, la Roumanie pour des persécutions religieuses et la Bulgarie pour la « pers^ution » de sa minorité turque.Il a accusé les troupes soviétiques en Afghanistan « d’avoir assassiné des femmes et des enfants innocents, » d’avoir utilisé des gaz toxiques et « d’avoir bourré des jouets de petits explosifs » pour « démoraliser le peuple en rendant Infirmes les enfants afghans».Passant en revue la situation des droits de l’homme à travers le monde, M.Reagan a condamné la « dictature étrangère » imposée au Cambodge, le régime communiste du Vietnam, le gouvernement marxiste d’Éthiopie « qui s’est servi de la famine pour punir de larges secteurs de sa population », « le totalitarisme institutionnel » de Cuba et enfin le Nicaragua, « qui semble embarqué sur la même vole ».« Par leur nature même, (certains régimes) sont fondés sur la négation des droits de l’homme, » a ajouté M.Reagan, qui a cependant reconnu que oies pays « amis des États-Unis » étaient aussi « coupables d’abus ».Il a ainsi critiqué l’état d’urgence et le pouvoir sans limite donné à la police sud-africaine par réduire au silence les critiques du gouvernement et a appelé le gouvernement de Pretoria à accepter des compromis et la réconciliation pour mettre fin à la tourmente.M.Reagan a aussi déclaré que dans le cas du Chili et des Philippines, les États-Unis avalent exprimé leur « ferme préoccupation face à des amis qui se dissociaient des traditions démocratiques ».M.Reagan a enfin évoqué la situation des Bahals en Iran ou, selon lui, 198 membres de cette religion ont été tués depuis 1979 et 767 emprisonnés.« Leur cas constitue un des cas les plus tragiques de violation des droits de l’homme, » a ajouté le président américain devant plusieurs dirigeants de la communauté bahai américaine présents à cette cérémonie.Le « problème » sikh Ghandi félicite Ottawa NEW DELHI (PC, Le Devoir) - À quelques jours de la visite à New Delhi du Secrétaire d’État aux Affaires extérieures, M.Joe Clark, le premier ministre indien, M.Rajiv Gandhhi, a eu des paroles élogieuses à l’endroit du Canada, parce qu’il prend des mesures pour réduire les activités des Sikhs a l’étranger.M.Ghandi s’est félicité de la décision récente d’Ottawa de lever le moratoire concernant les demandes de statut de réfugié politique présentées par des sikhs.Il y a deux semaines, le gouvernement canadien annonçait en effet que les Indiens (en grand nombre des Sikhs) dont la demande de statut de réfugié était rejetée devraient retourner dans leur pays.Ottawa avait précédemment décrété un moratoire, peu populaire à New Delhi, en raison de la situation explosive en Inde, entre Indiens et Sikhs.« Nous avons été témoins d’initiatives très positives au Canada et nous en sommes très heureux », a commenté M.Gandhi alors qu’il était interrogé au sujet de sa campagne visant a persuader les gouvernements occidentaux de mettre un frein aux activités des sikhs vivant à l’étranger.M.Ghandi a également confirmé hier que le Canada avait acccepté d’entamer des négociations sur un traité d’extradition avec l’Inde dès la semaine prochaine au moment de la visite en Inde de M.Clark, la semaine prochaine.Même si l’adoption d’un tel traité n’entraînera pas le retour en Inde d’un grand nombre d’indiens — parce que le.s procédures d’extradition sont complexes et qu’il s’a^t de doter les deux pays d’un outil dont la plupart des pays du Commonwealth dis^sent déjà —, à Ottawa, un porte-parole du Secrétariat des Affaires extérieures a confirmé hier au Devoir que le traité faisait partie d’un ensemble de mesures canadiennes ayant pour but de régler « le problème sikh».Jusqu’à présent les autorités Indiennes n’ont exprimé leur Intérêt que pour un seul Sikh vivant au Canada.D’autre part, dans ses commentaires sur les Slhks, le premier ministre indien, qui prononçait hier une allocution à un déjeuner organisé par le Cercle des correspondants étrangers en Inde, n’a pas caché son embarras viv-à-vis de l’attitude de la Grande-Bretagne en ce qui a trait au problème des extrémistes sikhs.« La Grande-Bretagne a certes adopté des mesures positives, mais Avant-hier, le ministre ontarien des consommateurs et des relations commerciales, M.Monte Kwlnter, a demandé au public de cesser d’acheter des vins pendant au moins deux jours, soit le temps qu’il faudra pour procéder à de nouveaux tests sur près d’une trentaine de marques.Le mois dernier, l’Ontario avait retiré 13 marques, surtout des sherries, des portos et des brandies aux fruits.La SAQ, qui vendait trois de ces produits, les a retirés du marché.Il s’agissait de Jordan Branvln Port, Klrch et une eau de vie de Yougoslavie, dénommée Sllnovice (Jelinek).Le gouvernement fédéral a fixé la limite admissible de carbomate éthylique à 30 parties par milliard.L’ancienne limite était de 500 parties par milliard.La SAQ essaie d’obtenir de plus amples informations de la part du ministère fédéral, mats ses experts font remarquer que la norme de 30 parties par milliard est vraiment très rigoureuse.nous sommes d’avis qu’elle a accordé la citoyenneté (britannique) à un individu en particulier qui ne la méritait pas et nous estimons qu’il s’agit d’un pas en arrière », a dit M.Gandhi, qui n’a toutefois pas dévoilé l’identité de la personne en cause, un sikh de toute évidence.La Grande-Bretagne et le Canada comptent tous les deux une importante communauté sikh parmi lesquelles vivent des extrémistes qui prônent la sécession de l’Etat du Punjab pour en faire un État indépendant du sous-continent indien.Le Khalistan, ainsi que serait nommmé le Punjab, deviendrait la patrie des 15 millions de sikhs.M.Gandhi a demandé au premier ministre canadien, M.Brian Mulroney, et à son homologue britannique, Mme Margaret Thatcher, d’adopter des mesures plus sévères à l’endroit des extrémistes sikhs vivant au Canada et au Royaume-Uni.Le nationalisme sikh, tant en Inde qu’à l’étranger, constitue un problème aigu pour le gouvernement indien.En dépit de l’accord intervenu entre le gouvernement de New Delhi avec le gouvernement du Punjab, une nouvelle vague de terrorisme a déferlé récemment sur l’État du nord-est de l’Inde, qui est la patrie de la majorité des 15 millions de sikhs.Cette secte religieuse s’est séparée de la religion hindou, la religion de la grande majorité du peuple indien.Les relations sikh-hindou se sont détériorées depuis que le premier ministre de l’époque, Mme Indira Gandhi, mère de l’actuel premier ministre, a ordonné à l’armée indienne d’investir le temple d’or de Amritsar, au Punjab, qui avait été transformé en forteresse par les extrémistes sikhs.Par la suite, Mme Ganghl devait être assaslnée par deux sikhs qui faisaient partie de sa garde personnelle.L'attaque contre le temple d’or et l’assassinat de la première ministre ont donné Heu à des conflits raciaux qui ont entraîné la mort de mll-Uers de personnes.L’extrémisme sikh est également une cause de frictions entre les gouvernements de New Delhi et de Lahore, capitale du Pakistan vol^.Lundi, débutait à Lahore, de l’autre côté de la frontière séparant le Punjab et le Pakistan, le procès de six sikhs possédant la cltoynenneté canadienne, qui sont accusés d’avoir attaqué deux diplomates Indiens le 27 novembre.11 décembre parla PC MI'AP 1982: l'Italie rappelle son ambassadeur à Sofia après l’annonce de la découverte d’une "filière bulgare" dans l’enquête sur l'attentat contre Jean-Paul II.1981: le diplomate péruvien Javier Perez de Cuellar est élu secré-talre-genéral de TON U.1974: le Parlement britannique refuse de rétablir la peine de mort pour les terroristes.1972: les astronautes d'ApoUo XVII, la dernière mission du programme du même nom, se posent sur la Lune.1941: les Etats-Unis déclarent la guerre è l'Allemagne nazie et è TI-talie fasciste.1937: l'Italie se reUre de la Société des Nations. Le Devoir, mercredi 11 décembre 1985 19 SPORTS TTT"! 7T^ \ M Tricolore ne compte plus que six francophones £t le sport la-dedans ?» ^ j* ^ j w • Le Canadien, une sorte de légion étrangère JO MALLËJAC Je présume qu’en bon citoyen, conscient de vos devoirs civiques, vous avez suivi avec attention la dernière campagne électorale.Et si l’avenir du sport, quelque peu placé sous l’éteignoir depuis quelques années, vous tient un tant soit peu à coeur, vous avez dû constater comme nous qu’il était loin de constituer une préoccupation pour nos politiciens.Très franchement suis-je dans les patates ?Car ce n’est qu’après avoir évoqué tous les grands problèmes de l’heure, politiquement rentables, qu’ils se sont décidés., le 26 novembre très exactement (à moins d’une semaine du scrutin), è nous faire part de leurs Intentions (ou plutôt de leurs semblants d’intention), en ce qui regarde ce secteur.Vous me rendrez que le fait de s’être manifestés peut garantir leur bonne fol.Mais étant donné que la campagne était parvenue presque à terme, c’était peut-être une façon de nous faire subtilement comprendre que le sport ne constitue pas vraiment une priorité.Subtile ou pas, qu’on l’approuve ou non, la manoeuvre n’a rien de bien nouveau.On pourrait même dire qu’elle s’inscrit dans le cadre habituel du comportement de la politique vis-à-vis du sport, que certains estiment delà comme privilégié.C’est un phénomène universel Car quelle que soit la teinte du régime en place ou à venir, le sport a toujours vécu à la remorque de la politique.Et comment les élus du peuple n’auralent-ils pas la conscience tranquille ?Ils savent pertinemment que dans une bonne démocratie le choix d’une option uent compte à la fois de l’offre et de la demande, (ou si vous préférez de la réaction du corps électoral), et de ce que les futurs éventuels gouvernants considèrent comme l’intérêt général En dépit de l’arbitraire des jugements émanant d’une au^ vaste col- l’opinion des gens de chez nous ne situent pas le sport à la place qui serait la sienne du point de vue de l’intérêt commun; ce qui explique l’habituelle Indifférence gouvernementale.Tout cela malheureusement se répercute sur la politique (très floue jusqu’ici), de la formation des cadres, sans lesquels il est impensable de bâtir des structures solides.La plupart de nos entraîneurs, même les rares « piqués » qui ont le Haut Niveau en charge, sont notoirement sous-payés dans leurs fonctions à temps partiel à 99 %.Comme il leur faut gagner leur croûte malgré tout, ils ont un autre job, plus rémunérateur celui-là.Conséquence directe de cet état de fait: nombreux sont encore nos athlètes d’élite qui vont chercher fortune ailleurs, aux États notamment.Le Comité Excellence-Québec, qui commence à en avoir ras-le-bol a récemment fait savoir qu’en 21 mois de fonctionnement il n’avait rien vu bouger au niveau décisionnel.Or parmi les priorités qu’il doit respecter on note qu’il lui faudrait atteindre 30 % de représentativité québécoise dans les équipes canadiennes pour les JO de 1992.Sur le papier c’est formidable ! Pratiquement, réaliser ce tour de force en six ans, avec les moyens humains dont nous disposons pour l’heure, tient tout simplement de la prestidigitation.Voilà en bref pour l’excellence.Mais comment réagir devant l’inquiétant amenuisement de cette race à part que constitue celle des dirigeants bénévoles ?Ils sont les piliers de.voûte de nos cellules d’accueU: les clubs sportifs à but non lucratif, qui végètent lamentablement, doivent faire des prouesses d’ingéniosité pour maintenir l’enthousiasme de leurs jeunes adhérents, principalement dans les disciplines considérées comme « mineures », car elles ne sont pas rentables dans le système actuel Et là les municipalités « Maîtres d’oeuvre » ont du pain sur la planche pour assumer un rôle éducatif, qui devrait primer sur les objectifs de rentabilité.Faut-il aussi parler de l’influence de ces « dirigeants touche-à-tout » dans la mise en place des structures régionales dont on parle beaucoup, sans que cela ait donné des résultats convaincants.Il serait temps de s’en occuper.Car un pays où la conviction se dégrade devient à l’usure une collectivité de supporters assis dans les gradins, ou de téléspectateurs effoirés devant leurs récepteurs.Nous avons déjà entendu ce refrain.Mais le sport la-dedans que devient-il ?BERNARD CYR HARTFORD, ConnecUcut (PC) -Aux États-Unis et au Canada anglais, on s’étonne du fait que le Canadien de Montréal soit devenu une sorte de légion étrangère.Nos voisins s’étaient toujours plus à surnommer les joueurs du Canadien les Flying Frenchmen, en raison du grand nombre de vedettes d’expression française qui ont fait de cette équipe une dynastie.Samedi dernier à Toronto, on consacrait la une du cahier des sports du Globe and Mail et du Toronto Star au Canadien, et on soulignait surtout le fait qu’un Suédois, Mats Naslund, était devenu l’étoile de l’équipe.On notait aussi que le Canadien ne comptait plus que six francophones, mais sept Américains, deux Suédois et un Tchécoslovaque.On pourrait croire que le pilote Jean Perron — et Jacques Lemaire avant lui — ont rencontré certaines embûches à vouloir inculquer la même stratégie à ces joueurs de cultures différentes.Ce n’est pas ce que croit Perron.« Le fait d’avoir des joueurs de diverses nationalités ne change par ma façon de coacher, a dit Perron à ce sujet hier.Le coach doit tout simplement essayer d’être juste avec tout le monde.Dans leurs têtes, qu’ils soient anglais, suédois, tchécoslovaques ou québécois, ils ont tous le même but : ils veulent gagner et savent que pour gagner, ilfaut travailler fort.D’ailleurs, s’ils sont aujourd’hui dans la Ligue nationale, c’est parce qu’ils ont toujours travaillé plus fort que les joueurs qui les entouraient, que ce soit au Québec, en Suède ou aux États-Unis », ajoutait-U.Perron croit même qu’il s’agit d’un avantage de compter dans sa formation des joueurs de diverses origines.Selon Perron, le multiculturalisme est ce qui fait la force d’un peuple et aussi celle d’une équipe de hockey.« Compter des joueurs de différentes cultures est un atout Intéressant.Au niveau de la stratégie, chacun a des antécédants différents et tout le monde en profite.Un universitaire américain n’a pas appris à jouer au hockey comme celui qui a fait son Photo CP Les Suédois Kjell Dahlin (à gauche) et Mats Naslund sont présentement les deux meilleurs compteurs du Canadien.apprentissage dans la Ligue junior de l’Ontario ou que celui qui a évolué sous les ordres de Scotty Bowman ou de Toe Blake.Ça élargit les horizons ».Un chef à f’afse De par ses expériences passées.Perron dit, par ailleurs, se sentir très à l’aise comme chef de cette « légion ».« A (l’université de) Moncton, je dirigeais des Acadiens, des francophones et des anglophones.Ce fut la même chose avec l’équipe olympique, même si la majorité de nos joueurs étaient anglophones.Je ne veux pas m’étendre la-dessus, mais le Canadien anglais des Maritimes, celui du Québec et celui de l’Ouest du Canada n’ont pas nécessairement les mêmes idées ».Que le Canadien de Montréal soit devenu un lieu de rassemblement de groupes ethniques importe peu aux partisans, en autant qu’il gagne plus souvent qu’à son tour.« Et avant que les Européens arrivent à la Ligue nationale, le Canadien gagnait avec un mélange de francophones et d’anglophones », a souligné Perron, en guise de conclusion.¦ Stéphane Richer, qui devait revenir au jeu ce soir à Hartford, pourrait demeurer inactif deux autres semaines en raison d’une sérieuse entorse à une cheville qui met du temps à guérir.En fait, la convalescence de Richer durera aussi longtemps qu’il ne sera pas rétabli à 100 9^ « Ça fait deux fois que Je tente un retour au jeu et que j’aggrave cette blessure, n est maintenant certain que la prochaine fois que je remettrai les patins, je serai complètement rétabli », a déclaré hier Richer, un peu déçu de la tournure des événements.¦ A moins qu’il ne soit blessé ce matin ou lors de l’exercice d’avant-match, c’est Patrick Roy qui sera devant le filet du Canadien, ce soir à Hartford.Roy devrait aussi se retrouver devant le but, demain à Philadelphie.Par contre, il faut s’attendre à ce que Steve Penney effectue sa rentrée samedi soir au Forum, contre les Black Hawks de Chicago.Penney n’a pas pris part aux sept derniers matches des siens.¦ En l’absence de Stéphane Richer, le Canadien présentera ce soir la même formation que samedi dernier à Toronto.C’est donc dire que John Kordic sera de nouveau en uniforme.¦ Doug Jarvis se mesurera au Canadien pour la première fols depuis qu’il est passé des Capitals de Washington aux Whalers, la semaine dernière.Il habite pour l’instant au même hôtel qu’occupe le Canadien à Hartford et il a revu hier ses anciens coéquipiers, Lar^ Robinson, Bob Gainey et Mario 'Tremblay.On dit que Jarvis a beaucoup mieux accepté ce dernier échange que celui qui l’avait fait passer aux Capitals en compagnie de Rod Langway, Brian Engblom et Craig Laughlln.11 faut dire que.Jarvis ne jouait presque plus à Washington.¦ Il s’est marqué un total Impressionnant de 28 buts lors des deux premiers affrontements Canadien-Wha-1ers, cette saison à Hartford, mais Jean Perron croit que celui de ce soir sera beaucoup plus axé sur la défensive.« Ce ne sera pas une match à sens unique et je suis persuadé que le jeu sera serré », a-t-il dit.Le Canadien l’avait emporté 8-S, le 5 novembre, après avoir été humilié 11-6, le 19 octobre.Le meilleur lanceur du repêchage, estime Murray Cook Les Expos font Tacquisition de Jeff Parrett RICHARD MILO SAN DIEGO (PC) -Les Expos ont complété hier leur formation de 40 joueurs en réclamant un lanceur droitier de 24 ans, Jeff Parrett, lors du repêchage des joueurs non protégés.Parrett a remporté sept victoires et subi quatre défaites à Stock-ton, une filiale de èalibrfe A des Brewers de Milwaukee.Il s’agit d’un lanceur de relève et le directeur général des Expos, Murray Cook, n’a pas écarté la possibilité qu’il commence la prochaine saison à Montréal « Nous ne pensions pas qu’il serait encore disponible.A nos yeux, c’était le meilleur lanceur du repêchage, a-t-il soutenu.Sa balle rapide est meilleure que la moyenne (environ 90 milles à l’heure) et je pense qu’il a des chances d’obtenir un poste », a-t-il ajouté.Parrett a été le qua- HOCKEY Ligue nationale Angeles à Calgary Lundi Ce soir New Jersey 6, Minnesota 4 Montréal à Hartford Hier Islanders à Pittsburgh Boston à Philadelphie Rangers à New Jersey Buffalo à Québec St.Louis à Toronto Toronto à Washington Minnesota à Detroit Pittsburgh à Islanders Edmonton à Chicago Edmonton à St.Louis Winnipeg à Vancouver LIGUE NATIONALE Division Pi1nce-de-6alles Section Charlea Adama pj g P n bp bc pts QUÉBEC.26 15 10 1 101 83 31 BOSTON.27 13 9 5 106 95 31 MONTRÉAL.26 13 10 3 116 90 20 BUPPALO.27 13 12 2 96 84 28 HARTPORD.24 12 12 0 99 99 24 Section Leatar Patrick PHILADELPHIE.28 20 8 0 124 82 40 WASHINGTON.26 16 7 3 100 78 35 RANGERS NY.28 13 14 1 101 94 27 ISLANDERS N Y.26 10 10 6 95 102 26 NEWJERSEY.26 12 13 1 09 105 25 PITTSBURGH.27 11 13 3 102 95 25 Division Clarsncs Csmpboll Section Jamea Norrla ST-LOUIS.25 11 11 3 88 97 25 CHICAGO.26 0 13 4 102 117 22 MINNESOTA.27 7 14 8 102 110 20 DETROIT.28 7 15 4 85 128 18 TORONTO.28 7 16 3 98 119 17 Section Connie Smytho EDMONTON.28 20 4 4 147 103 44 CALGARY.26 15 8 3 116 91 33 VANCOUVER.29 9 17 3 107 125 21 WINNIPEG.29 9 17 3 97 135 2l LOSANGELES.27 7 16 4 92 136 18 LIGUE MAJEURE DU QUÉBEC Lundi Drummondville à Verdun Laval 11, Longuaull 6 Vendredi Hier Verdun à St-Jaan St-Jean à Hull Longuaull à Shawinigan Granby à T-RIvIèrea Hull à Granby Ce aolr T-RIvIèrot A Drum'vllla Chicoutimi à Shawinigan Laval à Chicoutimi CLASSEMENT Pi g P n bp bc pta HULL.35 25 10 0 185 127 50 DRUMMONDVILLE.37 22 11 4 179 151 48 VERDUN .34 21 12 1 180 165 43 ST-JEAN .35 18 15 2 169 173 38 SHAWINIGAN .35 16 17 2 165 165 34 CHICOUTIMI .35 15 16 4 187 167 34 LAVAL.34 16 17 1 180 197 33 T-RIVIÈRES .35 13 20 2 1 71 187 28 LONGUEUIL .35 10 23 2 153 160 22 GRANBY .35 9 24 2 160 217 20 Jeudi Québec à Boston Montréal à Philadelphie Los Angeles à Calgary Vendredi Hartford à Buffalo Edmonton à Winnipeg Samedi Rangers à Boston Toronto à Minnesota St.Louis à Islanders Pittsburgh à Hartford New Jersey A Québec Philadelphie à Detroit Chicago A Montréal Calgary à Vancouver Washington à Los Angeles Les meneurs (Psrtiss d'hisr non oomprtssi) b a pis Qretzky.Edm.19 46 65 Lemieux, Pit.16 30 46 Naslund, Can.10 25 44 Anderson,Edm.20 23 43 Propp,Phl.16 20 38 KurrI, Edm.16 20 38 Kerr, Phi.25 11 36 Praser.ChI.13 22 35 Coffey, Edm.11 24 35 Gartner, Was.17 17 34 Messier,Edm.16 18 34 Broten, Min.15 19 34 Staatny P,Qué 14 20 34 Francis, Har.12 22 34 Bosay,lsl.17 15 32 Tantl.Vcr.18 13 31 Haw'chuck, Win 17 14 31 Savard.ChI.14 17 31 Parreault, But.12 19 31 Chrlatlan,Was.16 14 30 Skrlko,Vcr.16 14 30 Murray, Chl.13 17 30 Nicholls, LA.12 18 30 Smith, Can.7 23 30 Dahlin, Can.16 13 29 Linseman.Boa.8 21 29 Dionne, LA.12 16 28 Sundstrom, Ver.5 23 28 QouleLQué.17 10 27 Pavelich, Ran.14 13 27 Haworth, Waa.14 13 27 Quinn, Cal.12 15 27 Roblnaon.Can S 22 27 Boschman,Wpg 12 14 26 Crowder, Bos.11 15 26 MacLean, Wpg.11 15 26 Taylor, LA.10 16 26 Poulin, Phi.9 17 26 Tonelll,lsl.9 17 26 Sutter, R.PhI.5 21 26 SIniaalo.PhI.15 10 25 Shedden, Pit.14 11 25 Turnbull.Wpg.11 14 25 Craven, Phi.9 16 25 Trot1ler,lsl.9 16 25 trième choix du repêchage.Les Expos devaient réclamer au 16e rang mais quatre équipes ont choisi de passer leur tour tandis que huit autres avaient déjà atteint la limite de 40 joueurs.Les Expos ont déboursé la somme de $50,000 pour faire l’acquisition de Parrett.S’ils ne retiennent pas ses services à l’issue du camp d’entraînement, les Brewers pourront le rapatrier moyennant la somme de $25,000.« C’est un risque qu’il vaut la peine de courir.C’est peu, compte tenu de la somme qu’il en coûte pour former un joueur des limes majeures», a expuqué Cook.Le directeur général a obtenu la liste des joueurs disponibles il y a une dizaine de jours.Il a analysé la situation avec les dépisteurs de l’équipe avant d’arrêter son choix sur Parrett.« Whitey Lockman l’a fortement recommandé », a-t-il indiqué.Parrett a effectué 45 présences au monticule à Stockton, la saison dernière.n a retiré 120 frappeurs sur des prises et donner 75 buts sur balles en 127.2 manches.Au total, huit joueurs ont été réclamés pendant la séance de repê- FOOTBALL Ligue Nationale Dimanche Kansas City 38, Atlanta 10 Cincinnati 50, Dallas 25 N-Angleterre 23, Detroit 6 Chicago 17, Indla'polls 10 Was'ngton 17, Phll’phie 12 Miami 34, Green Bay 24 St.Louis 28.N-Orléans 16 NY Jets 27, Buffalo 7 Seattle 31, Cleveland 13 LA Raiders 17, Denver 14 NY Giants 35, Houston 14 Min'sota 26, Tampa Bay 7 S.Diego 54, Pittsburgh 44 Hier LA Rams 27, A Frisco 20 LIGUE NATIONALE Conférence Américaine Section Est' Pi 0 P n PP PC moy N.-ANGLETERRE 14 10 4 0 301 237 .714 JETS NY 10 4 0 350 235 .714 MIAMI 14 10 4 0 370 293 .714 INDIANAPOUS.14 3 11 0 255 347 .214 BUFFALO 14 2 12 0 176 323 .143 BaoUon Centrale CINCINNATI 14 7 7 0 394 376 .500 CLEVELAND 14 7 7 0 249 236 .500 PITTB8URGH 14 6 8 0 339 303 .429 HOUBTON 14 5 9 0 247 360 .350 •action Ouaat RAIDERBLA 14 10 4 0 325 299 .714 DENVER 14 g 5 0 339 292 .643 SEATTLE 14 8 6 0 322 263 .571 SAN DIEGO 14 7 7 0 413 383 .500 KANSAS CITY 14 5 9 0 266 312 .357 Conférone* Nationale taotton Bat DALLAS .14 9 5 0 313 261 .643 GIANTS NY .14 9 5 0 350 245 .643 WASHINGTON .14 8 6 0 243 272 .671 PHILADELPHIE.14 6 8 0 235 255 .429 St.LOUIS .14 5 9 0 248 341 .357 Baollon Centrale CHICAGO 14 13 1 0 400 176 .929 MINNESOTA 14 7 7 0 298 308 .500 DETROIT 7 7 0 267 303 .500 GREEN BAY ««Kill 14 6 8 0 291 315 .429 TAMPA BAY 14 2 12 0 254 397 .143 •action Ouaat RAMS LA 14 10 4 0 268 247 .714 S.FRANCISCO .14 8 6 0 349 228 .571 N.-ORLÉANS 14 5 9 0 265 354 .357 ATLANTA 14 2 12 0 252 429 .143 chage, soit huit de moins que l’an dernier.Les Indians de Cleveland avaient le premier choix et ils ont arrêté leur choix sur un joueur de troisième but de l’organisation des Reds de Cincinnati, Eddie Williams.Par la suite, les Rangers du Texas ont choisi Scott Patterson, un lanceur droitier des Yankees de New York, puis les Padres de San Diego ont réclamé le joueur de champ intérieur, Leon Roberts.Celui-ci a évolué la saison dernière à Hawaii, une filiale des Pirates de Pittsburgh.Les Cubs de Chicago ont choisi Bobby Bonilla (Pittsburgh), les Aimels ae la Californie, Cari Willis (Cincinnati), les Cards ae St.Louis, Clint Hurdle (New York).Les Blue Jays de Toronto ont conclu la séance en choisissant José DeJe-sus, un lanceur droitier de l’organisation des Royals de Kansas City.Le repêchage des joueurs non protégés se poursuivra aujourd’hui.Les Expos se proposent de réclamer entre 15 et 20 joueurs des ligues mineures.Dick Williams a reconnu hier que les Padres de San Diego sont Intéressés aux services d’André Dawson.Il s’est cependant demandé si son équipe a les moyens de se payer les services du voltigeur des Expos.« La question est de savoir ce qu'il faudra-t-il donner en retour, a-t-il dit.Nous n’avons pas l’intention de céder Terry Kennedy à moins d’obtenir un autre receveur dans l’échange », a-t-il ajouté après avoir appris que les Expos recherchent du renfort au monticule et derrière le marbre.Littéralement assailli par la presse locale, il a indiqué qu’il n’a jamais demandé que les Padres prolongent son contrat d’une saison.« J’ai dit que j’aimerais obtenir une prolongation mais je n’ai jamais fait la demande à la direction de l’équipe », a-t-il précisé à la presse locale.EN BREF.¦ Deux matches de l’Armée rouge à TVA (PC) Le réseau privé TVA présentera à la fin du mois deux des matches de la tournée en Amérique du Nord de l’équipe L’Armée rouge, de l’Union soviétique.C’est ce qu’a annoncé hier une porte-parole de TéS-Mé-tropole.Le dimanche 29, à 20 h, ce sera la rencontre avec les Nordiques, au Colisée de Québec; suivra le mardi 31, à 19 h, celle mettant aux prises les Canadiens aux Soviétiques, au Forum de Montréal ¦ Gretzky remporte le trophée Lou Marsh TORONTO (PC) — Wayne Gretzky a reçu le trophée Lou Marsh,décerné au meilleur athlète du Canada pour l’année 1983.Le numéro 99 a établi neuf records cette année dans la Ligue nationale, dont celui du plus grand nombre d’assistances en saison régulière avec 135.Agé de 24 ans, Gretzky a également battu le record pour le plus de points au cours des dernières séries éliminatoires, 47.Il a marque 73 buts et 208 points en saison régulière, ajoutant 17 buts et 30 passes dans les séries de fin de saison, aidant les Oilers à remporter une deuxième Coupe Stanley consécutive.C’est la troisième fois en quatre ans que Gretzky remporte cet honneur, ayant été interrompu par Gaétan Boucher la saison dernière.¦ Cahlll de retour avec les Argonauts TORONTO (PC) — Léo Cahill serait-il le Billy Martin des Argonauts de Toronto?Congédié deux fois de son poste d’entralneur-chef, en 1972 et 1978, il est de retour avec l’équipe, cette fois au poste de directeur-gérant.Le président Ralph Sazio a annoncé son engagement hier.Le coloré entraîneur est considéré un excellent recruteur.Il a fait venir avec lui de la défunte Ligue continentale deux quarts-arrière.Torn Wilkinson et Don Jonas, qui ont éventuellement été choisis les meilleurs joueurs au pays.¦ L’équipe canadienne « négligée » VANCOUVER (PC) — Si l’on se fie aux déclarations de l’entralneur-chef Tony Waiters, le Canada a été placé dans une poule de six équipes considérées comme des négligées en vue de la Coupe du Monde de soccer à Mexico en 1986.L’équipe canadienne, qui s’est qualifée pour la première fois pour le Mundial cette année, sera du même ^oupe que l’Iraq, la Corée du Sud, l’Algérie, le Maroc et le Danemark.« Cette épithète de ‘négligé* a été donnée par un attaché de presse de la FIFA, qui riait dans sa baroe, a dit Waiters lors d’une conférence de presse.Avant le dernier tirage des positions et des poules, on essaie toujours de séparer les équipes qui se sont déjà rencontrées dans les rondes éliminatoires.CARRURES ET PROFESSIONS les po9t»B Êont ottortB également aux hommea et aux femmea.Voir aussi en page 20 INNOTSCH AVIATION, la plut Importtnta corr^gnlt d'tvittlon gtnérilt tu Ctnidt.raqultrt préNnlamtnt Iti Mrvlcei d'un COMPTABLE INnRMEOIAIRE A titra da comptibla Intarmédiilra.voua taraz raapontabla dat comptât fournittauri, da l'tnalytt dat comptât, dt la conciliation bancaire at dat ttatt llnanclart.atc .tur tyttéma Inlormatlaé Veut état la partonna Idéala pour ca potta al voua Itet captbia da convartar dtnt lat daux larnuat officlallaa.pottédaz un D E C.an comptabilité ou état an vola d'obtanir una dttignatlon comptable aintl qu'une a daux anntat d'axptrlanca partinanta.Vaulliaz laira parvenir votre curriculum vitaa.tout pli confidential, à: Patricia Cordall Suparvltaura • larvleaa du ¦arvioa du partonnal LES INDUSTRIES innoti-c:h^ a\VU\TK)N^ LIMITÉE «U MWwl Jaaimn Dorvtl (Outbac) H9P1C2 Chaneaa égalât pour loua.: La Fédération ¦ÿdes sports du Canada, voix national* du sport amateur au Canada, est à la recherche d’un DIRECTEUR ADMINISTRATIF qui entrerait en fonction le 2 Janvier ISM.Lé dirdctéur adminlétratif, appMé à trévMP lér A Ottawa, don poédédar: — un diplôma univarattaira an «dnilnMrs-Non daa affalroa ou du sport ou l'équivalant an axpérldnca M an forntaSen; — la ctpaollé da travailler avoo daa bénévolaa: —dat compétanoaa an geatlon, y comprit la gatUon flnanolèiâ; —d'axcaliantaa apNtudaa an oommunlea-Non écrita at verbale; —da l'axpérlanoa an oommarolaHaaSon at an collaota da fonda: — una bonnt oonnalatanoa du fonotlan-namant daa gouvamamanta fédéral al provtnolaux; — manriaa du Irangala et da l'anglala, un ¦tout.La salaire tara établi an fonoUon daa compétanoea.Fê/ra parvanir la curriculum vftaa at la lah Ira da pr^aantaUon d’idi la 16 dieambia laasau.PréaManl FédérsHon daa apoits du Csneds 333, ofiamln RIvar Vanter (Onterlo) K1L SHB 1-(613)-74S-S670
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