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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 20 décembre 1985
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1985-12-20, Collections de BAnQ.

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Déjeuner d’affiaiies auxFruitsdeMer ÙU VVMPOWUM 4293 ST-DENIS 842-0867 Vol.LXXVI — No 295 Passage nuageux.Max.: —15 (détail page 10) Montréal, vendredi 20 décembre 1985 «Kteneur de Montréal métropolitain 50 cents Côte-Nord.Gaspésie.Toronto, Nouveau-Brunswick 60 cents 50 CENTS Shell Investit plus de $100 millions à Montréal-Est JEAN CHARTIER Shell Canada a annoncé hier un investissement de 1100 millions à sa raffinerie de Montréal-Est, raffinerie qui est déjà la plus importante de la métropole par sa capacité de raffinage, et de $10 millions à son réseau de distribution au Québec.Le vice-président au marketing pour l’Ontario, le Québec et les Maritimes, M.Alan Seager, est venu annoncer que Shell célébrera son 75e anniversaire d’implantation à Montréal-Est en se dotant d’une nouvelle unité de craquage catalytique de $ 80 millions.Celle-ci servira à produire davantage de produits légers, dont notamment des essences à unité d’octane de 92 (par rapport à 87 actuellement), ce qui permettra de satisfaire aux nouvelles normes relatives à la moindre utilisation du plomb, nouvelles normes devant entrer en vigueur le premier janvier 1987.Shell prévoit aussi moderniser son réseau de 850 stations service au Québec.M.Seager a déclaré que Shell Canada détient 20 % du marché en Ontario et de 17 à 18 % au Québec.Shell espère gagner deux points d’ici deux à trois ans au Qu&ec.Pour rester en affaires, il fallait prendre la décision de moderniser, a déclaré M.Seager.Sinon, il fallait faire comme Texaco et Esso et fermer la raffinerie montréalaise.Shell a préféré garder sa raffinerie de Samia tout desservir l’Ontario et fermer celle de Toronto.Shell Canada a aussi fermé la raffinerie du Manitoba ces dernières années et ouvert une raffinerie ultra-moderne à Edmonton.SC a une quatrième installation de raffinage en Colombie-Britannique.Cette annonce survient quelques jours après que M.Seager eut fait parvenir un télégramme aux gouvernements fédéral et provincial dans lequel il menaçait de fermer la raffinerie de Montréal-Est si les instances gouvernementales finançaient la survie de la raffinerie de Gulf.(Lire autres informations en page 9) M.Seager estime que la raffinerie de Gulf à Montréal-Est nécessitera, elle aussi, des investissements nouveaux de $ 50 millions si elle reste en opération.Au cours des trois prochaines années, il y aura sur-capacité sur le marché si la raffinerie de Gulf reste ouverte, répond-il à une question sur l’avenir du voisin à Montréal-Est.Pour rester en affaires, la décision de moderniser est nécessaire pour chacun des raffineurs.C’était déjà chose faite chez Pétrofina et chez Ultramar.« Si Gulf ferme ses portes à Montréal-Est, le marché sera serré {wur un an, a déclaré M.Seager, mais par la suite, il y aura à nouveau surplus.Présentement, une partie de notre production s’appuie sur les États-Unis et l’Ontario tandis que nous importons de l’essence sans plomb.Nous expions aussi du pétrole léger vers l’Ontario.Pendant un temps, nous approvisionnerons plutôt Ottawa de Samia ».Interrogé sur le danger d’une hausse du prix de l’essence à Montréal en raison d’une capacité raréfiée de raffinage, M.Seager rappelle d’abord que le prix de l’essence n’a pas bougé cette année.« Si je monte le prix trop haut, quelqu’un va offrir un prix moindre.À Québec non plus, il n’y a pas eu de changement hormis la hausse de taxe de 2 cents le litre.Pour l’huile à chauffage, même phénomène ».M.Seager a mentionné que le rendement sur l’investissement de l’industrie pétrolière n’a pas dépassé 5 % l’an dernier.Présentement, 20,000 barils par jour arrivent sur le marché québécois de l’extérieur et 17,000 barils par jour sont acheminés d’ici à l’extérieur.C’est donc un marché à peu près équilibré en fin de compte.Le directeur de la raffinerie, M.Gaston Lafontaine, a fait valoir que Shell Canada procède à son investissement le plus important à Montréal-Est depuis 1933.En tout, Shell dé- r‘nsera $ 250 miluons au Québec en 1986 dont 140 millions en frais d’opération, approximativement le même montant qu’en 1985.La compagnie compte 900 employés au Québec et la construction du craqueur catalytique nécessitera l’embauche de 1,000 ouvriers de la construction.PRISE D’OTAGES A NANTES POUR LA SUSPENSION PENDANT TROIS MOIS DES BÉNÉFICES DU BUDGET DUHAIME Johnson blâme le gouvernement Photo AP La télévision française a diffusé en soirée hier des images saisissantes de la prise d'otages au Palais de justice de Nantes.Ici, Abdel Karim Khalki brandit un pistolet et une grenade en direction des otages.Trois bandits menacent un magistrat et des jurés NANTES (AP) — Une quinzaine de personnes étaient toujours retenues en otages, jeudi soir, dans la salle des assises du Palais de justice de Nantes, par trois hommes armés de pistolets et d’une wenade.Les trois bandits, qui avaient libéré dans l’après-midi 19 otages, dont 15 étudiants en droit et deux journalistes, ont formulé des semblants de revendications qui laissaient les policiers sceptiques.A peine visible, dans la nuit et l’épais brouillard tombé sur Nantes en fin d’après-midi, le Palais de justice était cerné d’un très important dispositif de police qui interdisait aux passants d’approcher.C’est vers llh que la prise d’otages a commencé.On jugeait dans la salle des assises Georges Courtois et Patrick Thiollet, 38 et 24 ans, accusés de divers holdups et d’association de malfaiteurs avec deux autres comparses qui ont refusé « l’aventure », selon la police.Quelques minutes après la reprise de l’audience (le procès avait commencé mercredi), un homme qui avait pris place dans le public a sorti un pistolet et une grenade, neutralisant du même coup les quatre policiers qui se trouvaient dans la salle.Il semble qu’un policier ait tenté de résister; deux balles auraient été tirées mais personne n’aurait été blessé.Selon un magistrat, le public avait été fouillé à l’entrée de la Cour d’assises, dont cet homme.Abdel Karim Khalki, ancien repris de justice libéré en fin de peine le 29 novembre et sans doute d’origine marocaine.Mais les policiers, à l’évidence, n’ont trouvé trace ni de la grenade, ni des quatre pistolets de gros calibre qu’il dissimulait vraisemblablement dans ses vêtements.Khalki donne alors aux deux accusés les pistolets.Ce sont, à ce moment là, 32 personnes qui sont retenues en otages par les bandits, d’autres ayant réussi au tout début a fuir la salle.Assez rapidement, les trois hommes libèrent 17 personnes : 15 étudiants en droit et deux journalistes.Il reste alors les 11 jurés, le président de la Cour d’assises, M.Dominique Bailhache — auquel s’enchaîne khalki — plus les assesseurs et greffiers.Fait inhabituel dans l’histoire déjà longue des prises d’otages, les gangsters demandent aux caméramens de FR3 de venir filmer quelques minutes « l’événe-Volr page 8: Otages MARIE-AGNÈS THELLIER QUÉBEC — Le chef de l’opposition, M.Pierre Marc Johnson, blâme sévèrement le gouvernement Bou-rassa « qui suspend cyniquement pour trois mois le bénéfice des réductions d’impôt auxquelles avaient droit, dès le 1er janvier, 2.5 millions de salariés déduits à la source ».M.Johnson estime même que, huit jours après son entrée en fonctions, le gouvernement Bourassa a déjà renié sa signature, puisque marcredi « le ministre des Finances a déchiré les lois fiscales qu’il avait lui-même déposées la veille » pour appliquer le budget Duhaime d’avril dernier.« C’est un cadeau de 20 cents par semaine, pour les gens avec un revenu imposable de $20,000, pour leur demander de ne pas prendre pendant trois mois le $15 par paye (d’allégement fiscal) auquel ils auraient eu droit avec le budget Duhaime », a pour sa part lancé hier le député de Roberval, M.Michel Gauthier, à pro pos du mini-budget déposé mercredi par le ministre des Finances, M.Gérard D.Lévesque.Quant au député de Lévis, M.Jean Garon, lors du débat sur ce budget, il a accusé les libéraux d’avoir convoqué une session parlementaire uniquement pour « se donner les crédits du budget Duhaime».« Le projet de loi fiscale Duhaime, déposé par l’actuel gouvernement il y a deux jours, prévoyait des déductions à la source réduites pour des centaines de milliers de citoyens.Hier, le ministre des Finances s’est levé et nous a annoncé que ces diminutions d’impôt ne s’appliqueraient qu’à compter du mois d’avril», a déclaré M.Johnson.« On prive 2.5 millions de travailleurs (dont 360,000 employés de la Fonction publique) de $85 millions dans les trois prochains mois.Et $65 millions de ces $85 millions de diminution d’impôt iraient (seraient allés) aux familles par le biais des exemptions personnelles pour les enfants à charge et des déductions de frais de garde », a ajouté M.Johnson, dans sa réplique au budget.Pour les salariés astreints aux déductions à la source, ce budget reporte en effet au « retour d’impôt » de l’été 1987 le bénéfice de $103 mil- M.Pierre Marc Johnson lions d’allégements contenus dans le budget Duhaime.Mais, comme ce budget accorde $18 millions d’allégements fiscaux supplémentaires au premier trimestre de 1986, le manque à ga^er est de $85 millions pour les contribuables.La motion de blâme déposée hier par l’Opposition - une motion évidemment sans risque puisque les libéraux sont 97 en Chambre et les pé-quistes 23 - condamne aussi le gouvernement pour avoir renié ses engagements électoraux dans le domaine de la santé « pour financer des mesures fiscales qui privilégient les contribuables à hauts revenus».Les crédits supplémentaires déposés mercredi ne prévoient aucune somme pour remédier aux problèmes des urgences des hôpitaux, même si le discours inaugural prévoit « prendre sans délai des mesures, sur la base de nos propositions énoncée; au cours de la campagne électorale ».La motion de blâme estime aussi que le mini-budget Lévesque « nuit à la santé financière du gouvernement ».A partir de ce budget, les députés péquistes mettent déjà en doute la capacité d’un nouveau gou vernement Bourassa de gérer sainement les finances publiques.M.Johnson a notamment cité une étude de l’Institut C.D.Howe, sur l’aug-Volr page 8: Blâma AU SOMMAIRE UNE REMISE EN QUESTION En prenant résolument le parti de la responsabilité des citoyens et de leur emprise sur les pouvoirs locaux, la commission d'étude sur l'avenir des municipalités, dirigée par M.Jacques Parizeau, remet en cause le rôle de l'État tel qu'il s'est développé au Québec depuis 25 ans.Page 3 GORBATCHEV FAIT UNE OFFRE Le numéro un soviétique, M.Mikhaïl Gorbatchev, a écrit au président américain.M.Ronald Reagan, pour lui proposer un moratoire sur les essais nucléaires.M.Gorbatchev offre aussi aux Américains de vérifier les installations soviétiques sur les essais nucléaires.Noa Informations en page 4.ECONOMIE UNIGESCO VISE 20 % DE PROVIGO Le président d’Unigesco, M.Berlin Nadeau, a déclaré hier devant les actionnaires réunis en assemblée annuelle que la société de gestion de Montréal prévoyait atteindre sous peu son objectif d’obtenir 20 % du capital-actions de Provigo.La participation convoitée est celle de 7 % de Soquia, la Société québécoise d’initiatives agro-alimentaires.Page 9 LA LAURENTIENNE AIDE 10 JEUNES ENTREPRISES Le Fonds Emploi Jeunesse lancé au début de l’année par le Groupe La Laurentienne a permis de « donner un coup de pouce » à une dizaine d’entreprises dans leurs projets de lancement et d’expansion.Doté d'un fonds de départ de $ 100,000, le Fonds n’a cependant pas suscité l’effet d’entrainement attendu.Page 9 VOLTE-FACE D’OTTAWA DANS LE DOSSIER DE HAVILLAND-BOEING Un comité parlementaire examinera la vente JOCELYN COULON OTTAWA — Le ministre de l’Expansion industrielle régionale, M.Sinclair Stevens, a annoncé, hier aux Communes, qu’un comité parlementaire examinera dès le mois de janvier la vente de l’avionneur torontois De Havilland à la société américaine Boeing.Prenant tout le monde par surprise, le ministre a fait cette annonce en Chambre alors que la veille, le président du Conseil du trésor, M.Robert de Cotret, avait fermement répondu à l’opposition qu’il n’était pas question que la vente soit examinée par les députés.« Je l’ai dit très nettement.Une fois pour toute, c’est non », avait dé- claré, mercredi, M.de Cotret visiblement excédé par 11 jours de questions incessantes et d’attaques de la part des députés de l’opposition.M.de Cotret n’était pas&en Chambre hier.M.Stevens a justifié sa décision par un changement de circonstances.Rejetant le fait qu’il aurait cédé aux pressions de l’opinion publique, M.Stevens a déclaré que le travail légal et la montagne de documents à examiner avaient récemment convaincu le gouvernement qu’il était impossible de signer le contrat de vente pour le 31 décembre comme entendait le faire M.de Cotret.M.Stevens a précisé que l’accord avec Boeing donnait au gouvernement jusqu’au 1er mars pour signer le contrat de vente.Boeing s’est portée acquéreur de la société De Havilland le 2 décembre dernier pour la somme de $155 millions, dont $90 millions seront versés en espèces au moment de la signature de la vente.Les $65 millions restants pourront être acquittés en paiements échelonnés, mais la firme américaine pourra faire diminuer cette dette d'un million pour chaque $5 millions d’achats de biens et de services canadiens.En permettant l’examen de la vente par une comité parlementaire, le ministre Stevens espère que l’action du gouvernement dans ce dossier apparaîtra plus claire à la population.« Nous sommes anxieux de voir cette vente bien comprise par la population », a-t-il déclare à sa sortie Voir page 8: Da Havilland ¦ RAPPORT DU CONSEIL DE LA LANGUE I Le français a toujours ! besoin d’aide au Québec M.Sinclair Stevens NORMAN DELISLE QUEBEC (PC) — Le français est loin d’être devenu la langue normale et habituelle d’usage au Québec, estime le Conseil de la langue française.Dans son dernier rapport annuel, déposé jeudi à l’Assemblée nationale, le Conseil rappelle qu’en dépit des procès enregistrés depuis 10 ans à la suite des Lois 101 et 22, « il n’est pas possible de conclure que le français est devenu en 1985 la langue nor- male et habituelle du travail, de renseignement, des communications, du commerce et des affaires».Le rapport signale que dans la région de MontréaL on exige toujours la connaissance de l’anglais comme condition de travail • L’usage des termes français n’a pas encore réussi à s’implanter dans le parler quotidien des travailleurs et on a constaté dernièrement un fléchissement de la qualité du français dans la présentation des produits », (poursuit Voir pago 8 : Lo français et LOUIS-KODRIGUl MASSON R Pour les amateurs de biographies.% m iü Boréal Express Le Devoir, vendredi 20 décembre 1985 LE DÉFICIT RÉEL Châtelain : «plus qu’un différend technique» GILLES LESAGE QUEBEC — Nullement décontenancé par le coup de tonnerre qu’a suscite son rapport annuel, le vérificateur général du Québec est d’avis que certains tentent de noyer le poisson en disant que ses « restrictions » sur les conventions comptables du gouvernement ne sont que chicanes de spécialistes.Interrogé hier par LE DEVOIR, M.Rhéal Châtelain juge positives les réactions suscitées par son rapport pour l’année 1984-85, et il se dit optimiste quant à l’avenir.Il espère que, cette fois, ainsi qu’il le réclame depuis des années, la commission de l’Assemblée nationale, de qui il relève expressément, se donnera la peine d’étudier le document controversé, et que les commissions per-manentwes se pencheront aussi sur ses remarques et recommandations concernant divers secteurs de l’administration pubüque.Le vérificateur en profite pour souligner que, même s’il a apporté des restrictions sur l’information concernant les états financiers du gouvernement, il a bel et bien approuvé ces derniers, en espérant que les déficiences seront corrigées.Il s’insurge contre ceux qui prétendent que son insistance à réclamer des conventions comptables plus appropriées relèvent de la théorie comptable ou du débat académique entre spécialistes.On tente de noyer le poisson, dit-il; les états financiers constituent le rapport aux actionnaires, dans ce cas à la population, par le truchement de l’Assemblée.Cette information doit être fidèle, complète, convenable, et pas seulement dans les notes de bas de pages.Elle doit être accessible à sa face même, par exemple, sur les coûts des régimes de retraite.M.Châtelain rappelle que ce n’est pas la première fois qu’il s’insurge contre les conventions comptables en usage au gouvernement depuis une quinzaine d’années.Il le fait annuellement depuis quatre ans qu’il est en poste, et son prédécesseur, M.Gérard Larose, l’a aussi fait avant lui.On prêchait dans le désert, expli-que-t-il, on innovait en osant demander au gouvernement d’améliorer ses pratiques comptables.Même l’Institut canadien des comptables agréés portait peu attention à la vérification législative.Ce n’est heureusement plus le cas depuis quelques années.Les observations répétées du vérificateur québécois découlent d’ailleurs des recommandations de l’Institut concernant la vérification intégrée des finances publiques.Le vérificateur est d’avis, par ailleurs, que la prise en compte de ses réserves ou restrictions n’affecterait en rien la cote du Québec sur les marchés financiers.Les analystes savent lire les documents, même les notes en bas de pages, et ils vont chercher l’information qui leur manque.Mais le rapport annuel a une autre utilité ; il s’adresse aux actionnaires, aux députés et aux contribuables, qui ont le droit d’obtenir toute l’information pour juger la performance gouvernementale et savoir s'ils en ont vraiment pour leur argent.A l’Assemblée, hier, le député pé-quiste d’Abitibi-ouest, M.François Gendron, a lancé que le vérificateur a semé «le doute et la confusion» en prétendant que le déficit de l’an dernier ne serait pas de $3.2 milliards, mais de $5.1 milliards, si le gouvernement utilisait les conventions comptables appropriées.Le ministre des Finances, M.Gérard-D.Lévesque, lui a répondu qu’il utilisait les mêmes conventions comptables que le gouvernement précédent.La veille, M.Gendron a dit que le déficit serait gonflé «artificiellement» si l’on donnait suite à la recommandation de M.Châtelain de tenir compte des régimes de retraite, des guerin l’éditeur Le ^ système scolaire du Québec qui édite Michel Bouchard, Pierre Étienne, Gllle» leaMIe comptes à payer, des placements dans les sociétés d’Etat et des créances irrécouvrables.M.Lévesque s’est contenté de dire que le rapport serait étudié avec la plus grande attention.Aux journalistes, le chef de l’opposition a fait valoir, quant à lui, qu’il s’agit d’un différend techm-nique qui dure depuis des années entre le vérificateur et le ministère des Finances.«Les quatre points sur lesquels le vérificateur souhaite des modifications sont très bien connus des agences qui établissent la cote de crédit des gouvernements», note M.Pierre Marc Johnson, estimant que le rapport du vérificateur n’aura aucune influence sur la cote du Québec.M.Johnson invoque même l’avis de M.Bourassa, affirmant que si le gouvernement calculait son déficit comme le souhaite le vérificateur, il perdrait son excellente cote de crédit sur les marchés internationaux.Au ministère des Finances, on s’emploie aussi à dédramatiser les restrictions formulées par M.Châtelain.Ainsi, indique le directeur général des politiques et opérations financières, M.Alain Rhéaume, le ministère se conforme aux conventions comptables et aux législations actuelles.On peut discuter de certaines conventions comptables, dit-il, mais il s’agit strictement d’une question d’interprétation; le conflit porte non pas sur les états financiers mais sur les conventions utilisées pour en rendre compte.Selon le haut fonctionnaire, M.Châtelain a une vision ultra-conservatrice à cet égard.Le ministère préfère attendre le rapport de l’Institut canadien des comptables agréés sur la révision des conventions comptables.M.Rhéaume donne un exemple.M.Châtelain réclame une baisse de $481 millions de la valeur des placements dans certaines sociétés d’Etat qui font des pertes.Si l’on suivait ce raisonnement, dit-il, ce n’est pas un déficit, mais un surplus de ^28 millions qu’il faudrait inscrire : U y a plus de sociétés d’Etat qui font des profits et dont la valeur devrait être réévaluée à la hausse.Pour sa part, un ancien conseiller économique du premier ministre Lévesque rappeUe que certains déficits comptables ne sont généralement pas inclus dans le déficit annuel du gouvernement.Mais le professeur Pierre Fortin, dans une entrevue au Journal de Québec, est d’accord avec M.Châtelain.Même si cela fait vingt ans qu’on fonctionne comme cela, il est temps de changer les méthodes et le vérificateur général n’a pas tort de le faire remarquer au gouvernement, dit-il.De meme, le directeur québécois de la Fédération canadienne des entreprises indépendantes (FCEI), M.Pierre Clément, a fait savoir au DEVOIR qu’il est d’accord avec les observations de M.Châtelain.Il souhaite que les députés étudient non seulement les conventions comptables, mais les remarques précises concernant les ministères et organismes gouvernementaux.Les conventions comptables en vigueur au Québec le sont, à quelques exceptions près, depuis l’institution du (wste de vérificateur, il y a quinze ans déjà.M.Châtelain plaide pour une plus grande imputabilité de l’administration publique, il souhaite que les administrateurs rendent compte de leur gestion.A cor et à cris, il réclame depuis des années d’être convoqué devant l’Assemblée, de qui il relève et à qui il doit faire savoir si les contribuables en ont pour leur argent avec les fonds publics.En principe, il doit comparaître une fois l’an, mais ça n’a pas été le cas depuis au moins cinq ans, sauf une fois, sur un point précis et limité.De fait, on a nettement l’impression que, non seulement les deux partis ne s’alarment pas des «restrictions» formulées par M.Châtelain, mais qu’ils s’entendent pour mettre la sourdine à ses pressantes recommandations.Pour une raison bien simple.Le Parti québécois n’est pas Intéressé à ce que la rigueur de son administration soit scrutée ou mise en doute.Le nouveau gouvernement libéral, lui, dans sa hâte d’attirer les investisseurs et d’améUorer le crédit du Québec, n’a Cas intérêt à faire ressortir les fai-lesses, lacunes et déficiences de la gestion des fonds publics par l’ancien gouvernement.4560 rue Saint-Denis Montréal, Québec Tél: (514)849-1112 En vente dans les librairies; Station 168 est, rue 4440 rue Métro-Longueuil Sainte-Gatherine Saint-Denis Longueuil, Québec Montréal, Québec Montréal, Québec Tél: (514) 677-6525 Tél: (514) 861-5647 Tél: (514) 843-6241 THERESE LAVOIE-ROUX AU DEVOIR ?Les urgences : pas de changements majeurs avant le mois de mars 1986 RnwAM Il faut se raboeleraue l’idée ore- core leur budget de fonctionne RENÉE ROWAN Il n’y avait rien dans le mini-budget déposé mercredi concernant les services d’urgence.Plusieurs ont été déçus, les attentes suscitées dans la population pendant la période électorale ayant été grandes.« Il n’est pas question de reculer face à nos engagements », affirme au cours d’un entretien téléphonique accordé au DEVOIR la nouvelle ministre de la Santé et des Services sociaux.Six jours à peine après son entrée en fonction, cela aurait été irresponsable de sa part d’engager des sommes de $10, $15 ou $20 millions sans avoir en premier lieu pris le temps d’étudier à fond le dossier et de voir ce qu’il convient de faire dans l’immédiat, soutient-elle.Mme Lavoie-Roux refuse carrément de jouer aux pompiers comme cela a été trop souvent le cas dans les dernières années, constate-t-elle.Si elle reprend le dossier des urgences là où le gouvernement péquiste l’a laissé, elle refuse d’autre part d’endosser les solutions mises de l’avant par son prédécesseur.Son objectif, réitère-t-elle, « ce sont des mesures réalistes, durables et cohérentes».Elle ne prévoit pas d’annonces importantes avant le mois de mars, c’est-à-dire à la réouverture des travaux de la Chambre.À très brève échéance, cependant, elle veut renforcer certaines directives dont la nomination d’un médecin coordonnateur où ce n’est pas déjà fait, une plus grande vigilance dans l’application des procédures d’admission, de transferts et d’utilisation des lits, etc.Il y a encore du travail à faire de ce côté, estime-t-elle.En novembre dernier, le Conseil de la santé et des services sociaux de la région de Montréal métropolitain (CSSSRMM) recommandait au ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) que des « mesures plus vigoureuses » soient prises.Il recommandait que les crédits nécessaires soient accordés à tous les centres hospitaliers de Montréal pour éviter toute fermeture de lits de courte durée, sauf durant les mois d’été où le nombre de lits fermés ne devra pas dépasser cinq pour cent sur une base régionale ; que les ISO lits de courte durée actuellement « fermés » dans les centres hospitaliers soient immédiatement réouverts; que l’on investisse $10 millions pour les services et soins à domicile et enfin que le ministère accepte la création de nouveUes places d’hébergement et de soins prolongés en nombre suffisant pour que tous les centres hospitaliers de soins de Mme Thérèse Lavoie-Roux courte durée de la région retrouvent leur véritable vocation de courte durée.En cours de campagne, le PLQ s’est engagé à ouvrir « quelque 1,200 lits de courte durée dans les prochaines années », mais cela doit se faire de façon responsable, soutient Mme Lavoie-Roux.« Il est possible que les mesures que j’aurai à annoncer dans les prochains mois impliquent d’importantes sommes d’argent : je n’en connais pas encore le montant.Ce que je peux toutefois affirmer avec certitude aujourd’hui, c’est que les recommandations que je ferai au Conseil du trésor, après étude du dossier, pour faire débloquer des fonds, seront acceptées », commente la ministre.Au cours de cet entretien, la ministre a aussi précisé ses intentions à l’égard de la commission d’enquête sur la santé et les services sociaux.Dans le programme électoral du PLQ, on mentionnait la nécessité de revoir « le mandat, la comjjosition et l’échéancier » de la commission.En faisant écho à cet engagement, le discours inau^ral laissait tomber le mot « composition ».« Il s’agit d’un simple oubli », note Mme Lavoie-Roux ajoutant qu’effec-tivement, ces trois points seront examinés.« Il s’agit d’une réévaluation, ce qui ne veut pas dire que tout sera forcément remis en question.Il est encore trop tôt pour dire s’il faut continuer dans la même direction ou s’il faut apporter des changements.».Avant de se prononcer, la ministre veut d’abord entendre le président de la commission, M.Jean Rochon, et voir dans quelle perspective il entend fonctionner.Elle devait le rencontrer quelques heures plus tard.Ce que veut la ministre, « c’est une action cohérente».Elle déplore que le gouvernement péquiste ait créé cette commission à la toute fin de son mandat, alors qu’un changement de gouvernement était une chose clairement prévisible.Il faut se rappeler que l’idée première d’une tefle commission revient à Mme Lavoie-Roux.« Est-ce que cela était sage de créer cette commission alors que nous ne pouvions en influencer le mandat de quelque façon que ce soit?», remarque-t-elle.D’autre part, on ne connaîtra qu’en mars prochain les recommandations du Comité de la consultation sur la politique familiale.Cette deuxième tranche du rapport, qui avait été promise pour le mois de janvier, a dû être reportée.Le rapport n’est pas prêt, indique Mme Lavoie-Roux qui a rencontré, mercredi soir, les trois membres du comité de la consultation — le président M.Maurice Champagne-Gilbert ainsi que Mmes Christiane Bé-rubé-Gagné et Nicole Boily — et le personnel du secrétariat.Elle doit les revoir au début de janvier.Mme Lavoie-Roux veut des « recommandations qui permettent d’agir », du « concret », précise-t-eile.Et comme on ne pourra tout faire en même temps, elle a demandé au comité d’identifier ses recommandations prioritaires.Le gouvernement libéral a souvent parlé de la création d’un Secrétariat à la famille.Mme Lavoie-Roux est incapable pour l’instant de dire comment et quand cela va se réaliser.« Une chose est certaine, cependant, c’est qu’il va y avoir une continuité.Le dossier de la famille est un dossier important pour le gouvernement libéral», affirme-t-elle.Interrogée sur le dossier Rivière-des-Praines, Mme Lavoie-Roux indique que cela fait partie de ses priorités dans l’immédiat.Il s’agit d’un dossier complexe et délicat qui met plusieurs parties en cause, constate-t-elle.Elle veut se donner le temps nécessaire « pour essayer de trouver en bout de ligne une solution qui soit à l’avantage des bénéficiaires, qui les protège et leur assure la qualité de services auxquels ils ont droit ».Le mandat du commissaire.Me Richard Shadley, se termine le 30 janvier prochain.Au nombre des autres dossiers qui requièrent une attention immédiate de la ministre, Mme Lavoie-Roux indique celui des ambulanciers de la Rive-sud et de la Rive-Nord dans lequel elle a nommé un médiateur; celui des pharmaciens qui avaient menacé de se retirer du programme d’assurance-médicaments à compter du 2 janvier et qui viennent de sus-prendre momentanément leurs moyens de pression dans l’espoir que l’on en arrive à une entente; celui de la désinstitutionnalisation, en particulier celui de Doréa, et enfin le financement du réseau hospitalier.Les hôpitaux ne connaissent pas en- ¦ core leur budget de fonctionnement pour l’année qui vient, ce qui est inacceptable, remarque-t-elle.Unanime, la Cour suprême confirme IMndépendance des juges provinciaux guerin édltriir llmllér 4501 Drolet Montréal H2T 2G2 Tél.: (514) 842-3481 C« ^ ouvrifl» ^ préMnt* Its divert pallert id-mlnittrilllt du tyttimt tcoliirt québécoit, suivit d«t dll-lérantt niveaux d'entalgne-ment et du personnel qui y évolue.Les orgenitmet ennexet tu monde de l'éducetion y sont repertories et dllierentt tujett compiementtiret y sont développes legitlstlon, orgtnisatlons pedagogiques, langue d'enseignemant Tome 1 - ISBN-2-7601-0312-9 (314 p.) 11,00$ Tome 2 - ISBN-2-7601-0318-e (800 p.) 11,00$ Tome 3 - ISBN-2-7601-0790-6 (307 p.) 11,00$ OTTAWA (d’après CP) — Les juges des cours provinciales sont indépendants et impartiaux, même s’ils sont nommés et payés par le gouvernement qui traduit devant eux les contrevenants, a statué hier la Cour suprême du Canada, dans un jugement unanime.L’indépendance des juges du premier niveau judiciaire au Canada, cour qui traite 90 % des causes criminelles, avait été contestée par un accusé de Burlington, en Ontario, M.Walter Valente.La contestation s’était engagée après que la Couronne eut porté en appel une sentence imposant à Valente, accusé de conduite dangereuse, une amende de $ 200 et la suspension de son permis de conduire pour un an.En dépassant un camion par la droite, Valente avait frappé cinq cyclistes, en tuant trois et en blessant deux.L’intéressé invoquait l’article 11(d) de la charte canadienne des droits et libertés pour soutenir que la cour provinciale ontarienne métait pas « un tribunal indépendant et impartial ».L’article garantit le droit d’un inculpé « d’être présumé innocent tant qu’il n’est pas déclaré coupable, conformément à la loi, par un tribunal indépendant et impartial à la suite d’un procès public et équitable».Valente prétendait que les juges provinciaux en Ontario sont liés au gouvernement qui les nomme, fixe leur rémunération, et peut leur accorder ou enlever des privilèges.L’appel de la Couronne fut d^bord logé devant un juge de la Cour provinciale, le juge WlUiam Sharpe, qui décUna juridiction en attendant que la question constitutionnelle soit tranchée.10% de remise »ur préteniallon de celte annonce Le juge Gerald Le Dain, qui a rédigé le jugement pour les sept juges de la Cour suprême, a précisé qu’avant le changement apporté à la loi en 1983, les juges à qui le gouvernement permettait de siéger même s’ils avaient atteint l’âge de la retraite (alors 65 ans), n’étaient pas indépendants.Mais le juge Sharpe, chargé du dossier Valente, n’était pas un de ces juges, note-t-il.Suivant la Cour suprême, le test de l’indépendance judiciaire repose sur la « perception raisonnable » d’un tribunal comme indépendant.L’inamovibilité est le premier critère de l’indépendance.Suivant la tradition, les juges provinciaux restaient en poste jusqu’à l’âge de 65 ans.Le second critère essentiel est la sécurité financière.« Le droit du juge provincial à son salaire est établi par la loi, et le gouvernement ne peut d’aucune manière s’y ingérer de façon à affecter l’indépendance d’un juge en particulier », écrit le juge Le Dain.« Il est impossible qu’une assemblée législative refuse de voter les crédits annuels en vue de tenter de contrôler ou d’influencer les juges de toute une cour.» Aussi le fait pour les juges provinciaux d’avoir un même programme de retraite ou de soins dentaires que les procureurs de la Couronne ne les a pas rendus dépendants du gouvernement.Le troisième critère réside dans la contrôle institutionnel.La désignation d’un juge à un dossier et l’établissement des audiences sont contrôlés par la cour provinciale.On peut souhaiter une plus grande indépendance, mais la charte n’en fait pas une condition essentielle.Le rôle donné au pouvoir judiciaire par la constitution en matière de droits fondamentaux a rendu plus importance la question de l’indépendance des juges.« La protection judiciaire des personnes et des minorités vis-à-vis de la majorité exige clairement des cours qu’elles soient séparées du système majoritaire des assemblées législatives et du parlement fédéral », disait récemment Mme Bertha Wilson, juge de la Cour suprême, lors d’une conférence aux étudiants en droit de l’Université de Toronto.« L’indépendance de la magistrature n’a iamais été aussi cruciale », a-t-elle dit.Le juge en chef, Brian Dickson, a suggéré l’été dernier que l’indépendance des juges soit enchâssée dans la constitution.Il s’est inquiété du fait que le ministère fédéral de la Justice ait encore le contrôle des emplois administratifs de la cour.J)eimar(m i^ÿ^obitaille LE DEVOIR RENSEIGNEMENTS (514)844-3361 Administration (514) 844-3361 Rédaction (514) 842-9628 Publicité Générale (514)842-9645 Annonces classées (514) 286-1200 Abonnements Montréal (514) 844-3361 m 1 wU (514) 332-3890 Québec (418)687-2034 Extérieur — Indicatif 514 1-800-361-6059 Indicatif 418 1-800-463-4645 Indicatif 819 1-800-361-5699 Indicatif 613 ^«DËvSRËSÈKTTÈ^n avis de demande d’un permis d’alcooi El Régie des permis d'alcool du Québec Toute personne, société visé (jans l'art.60 du Code de procédure civile peut, par écrit motivé, assermenté et transmis à la R^ie, s'opposer à une demande de permis ci-après énumérée, dans les 15 jours de la présente publication, ou s'il y a eu opposition, intervenir en faveur dans les 30 jours de cette publication.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée du certificat attestant de son envoi au requérant ou à son procureur, par poste recommandée, et être adressée à: Lé Régie des permis d'sicooi du Québec, 1 rue Notre-Dame est, suite 9.200, Montréal, Québec, H2Y1B6.Nom et adresse du requérant Nature de la demande Endroit (Teiploltatton Chevaliers de Colomb conseil St-Rémi 1822 Chevaliers de Colomb conseil St-Rémi1622 25, rue St-Sauveur St-Rémi (Québec) JOL 2L0 Changement permanent d’endroit d'exploitation d'un Club 25, rue St-Sauveur St-Rémi Les 3 Marmitons Inc.Les 3 Marmitons Inc.3670, rue Fleury est Montréal nord 1 Restaurant sur terrasse 1 Restaurant 3670.rue Fleury est Montréal nord 113673 Canada Inc.Le Vieux Village Grec Brochetterie 8840.boul.Sl-Laurent.Montréal 1 Restaurant 8840.boul.St-Laurent Montréal La Première Porcelaine Canadienne de Montréal (Mil.) Inc.Les Petits Pains Chauds C P, 751 Succursale C Montréal (Québec) H2L4L6 1 Épicerie Édifice F 2600, rue Ontario est Lot 159-15 Montréal 2326-6976 Québec Inc.Boulangerie Cantor 3645, Notre-Dame ouest Montréal 1 Épicerie 3645, Notre-Dame ouest Montréal LE.Yen Thi Xuan La Petite Vietnamienne Enr.5633, Côte des Neiges, app.4 Montréal (Québec) H3T1Y8 Restaurant 1 Restaurant sur terrasse 900, rue Duluth est Montréal Vital, Eduardo Manuel Épicerie Eduardo Vital 1270, rue Marie-Anne Est Montréal 1 Épicerie 1270, rue Marie-Anne Est Montréal 1859-1123 Québec Inc.Taverne du Métro Crémazie 8753.Lajeunesse Montréal Permis additionnel 1 Taverne sur terrasse 8753, Lajeunesse Montréal Restaurant Montage Inc.Restaurant Montage Inc.3424, boul Cartier Laval 1 Restaurant 3424, boul.Cartier Laval Restaurant Hawaii Kai Inc.Restaurant Hawaii Kai Inc 8020, Nantes Brossard, (Québec) J4Y121 1 Restaurant 1 Bar 8055.boui.Taschereau Brossard 2151-8238 Québec Inc.16360 Te Maria-Goretti Montréal Demande amendée 1 Bar danse et spectacles 16360 Te Maria-(>oretti Montréal Les investissements Nakis Inc.Restaurant La Grange de Repentigny 403, rue Notre-Dame Repentigny (Québec) J6A2T2 3 Restaurants 403.rue Notre-Dame Repentigny De Angelis, Roberto Dépanneur R.M.A.7420, rue Casgrain Montréal 1 Épicerie 7420, rue Casgrain Monirial Marché D’Alimentation Vincelli Inc.Marché D'Alimentation Vinceili Inc.4601, boul.Des Sources Dollard-des-Ormeaux (Québec) 1 Épicerie 4601, boul.Des Sources Dollard-des* Omeaux (Québec) Récupération Distrec Inc.Distrec 2200, boul.McNamara Laval 1 Épicerie 2155.rue St-EIzéar Ouest Lavtf Les Fromageries Pimar Inc.Les Fromageries Pimar Inc.2117, rue Mont-Royal 1 Épicerie 2117, rue ktent-Royal Est Montréal Montréal D SperdakosA George A P.A.Despatie & P Bayard &J Pezoulas Restaurant Giorgio 3094, chemin Chambty Longueuil 1 Restaurant 3094, chemin Chambly Longueuil Les Entreprises Serge Toussaint Inc Provi-Soir 4303.boul Jean Dollard-des-Ormeaux 1 Épicerie 4303.boul.Jean Dollard4«» Ormeaux La Ferme Carnaval Inc.Super Carnaval 200, boul de L'Auvergne, bureau oOO Neufchatei 1 Épicerie 1011, boul.Taschereau Greenfield Park La Ferme Carnaval Inc.Super Carnaval 200, boul de L'Auvergne, bureau 600 Neufchatei 1 Épicerie 4400.boul.Delà Concord* Laval La Ferme Carnaval Inc.Super Carnaval 200.boul de L'Auvergne, bureau 600 Neufchatei Permis additionnel 1 Épioene 3830.ch*min Chambly LonguauU La Ferme Carnaval Inc.Super Carnaval 200, boul de L'Auvergne, bureau m Neufchatei Permis additionnel t Épicerie 6675, boul.Jean-Talon Est St-Léonard 143068 Canada Inc.Les Restaurants Dels 4006.Ste-Catherme ouest Wsstmount 1 Restaurant 4006.Ste-Catherine outil Westmount Laiterie Perrette LMe Laiterie Perrette Liée Dépanneur no 237 999.boul St-Martin ouest Laval (Québec) H7S1M6 1 ÉpiCOflO 4405.Grande AHée Greenfield Park RMIiutinl Pmi Inc.fltMiurml Pmi Inc.9098.boul Sl-Lourant MontriM 1 Rostaurinl 9088.boul.Sl-laurant Montreal U ptMdwit M dIraciMr gMnl (WtWn K.L(iltmmo, mocM Québec Le Devoir, vendredi 20 décembre 1985 Un parti pris pour la responsabilité des citoyens La Commission Parizeau remet en cause le rôle de l’État face aux pouvoirs locaux ALAIN DUHAMEL En prenant résolument le parti de la responsabilité des citoyens, la Commission d’étude sur les municipalités, dirigée par l’ancien ministre des Finances, M.Jacques Parizeau, remet en cause le rôle de l’État, tel qu’il s’est développé dans le contexte de la révolution tranquille, autant dans ses rapports avec les citoyens que dans ses rapports avec tes administrations locales.S’il est indubitable que le gouvernement doive assurer la protection et l’égalité des chances aux citoyens, il n’est pas certain, par contre, qu’il doive se répandre tous azimuths en s’imposant partout.« Outre, cependant, que certaines de ces fonctions fondamentales de l’État peuvent prendre des formes différentes, un grand nombre de besoins collectifs peuvent être perçus par divers groupes de citoyens comme n’ayant pas la même intensité, la même urgence ou la même justification.Des divergences appréciables peuvent donc apparaître dans l’offre des services » lit-on dans un document de réflexion que vient de publier la commission d’étude instituée l’automne dernier par TUnlon des municipalités du Québec (UMQ).« La Commission suggère, lit-on encore, que l’on accepte ces divergences comme étant fructueuses, comme étant l’expression d’aspirations et de conditions particulières correspondant à des milieux de vie différents et comme réflétant une diversité souhaitable découlant d’ailleurs de la diversité des attitudes et des besoins individuels.» La commission doit à la fin de janvier, et jusqu’au début du mois de juin, entreprendre une tournée québécoise afin d’entendre les élus municipaux, les contribuables et tous les organismes intéressés à contribuer à un débat, engagé depuis quelques années en milieu municipal, sur le thème de la décentralisation de l’État québécois et, donc, sur l’avenir des administrations locales.La publication de ce texte de réfie- La CECO ne peut être poursuivie OTTAWA (PC-CP) - Dans un jugement partagé de 7 contre 2, la Cour suprême du Canada a statué, hier, que les enquêteurs de la Commission de police du Québec sur le crime organisé (CECO) jouissent « d’une immunité absolue » et ne pouvaient être poursuivis par Gilles Rivard, un avocat qui soutenait que la CECO l’avait dénoncé sans lui permettre de se faire entendre.La Cour d’appel du Québec avait ordonné aux commissaires, le juge Gilbert Morrier et M.Raymond Boily, de verser des dommages à Rivard parce qu’ils avaient outrepassé leur juridiction en ne fournissant pas à l’avocat la chance de se faire entendre.La Cour suprême, par la voix du juge Julien Chouinard, qui a rédigé le jugement majoritaire, vient de renverser cette décision.Selon le juge Chouinard, la Loi de police confère aux commissaires la même immunité que celle dont jouissent les juges de la Cour supérieure « pour tout geste accompli ou omis dans l’exercice de leurs fonctions ».La loi ne limite pas cette immunité si les commissaires outrepassent leur juridiction, comme le prétendait l’avocat Rivard.Le juge dit qu’il ne subsiste aucun doute que les commissaires avaient la juridiction de mener une enquête et de présenter un rapport.« Il est possible qu’ils aient outrepassé leur juridiction en ac-compUssant ou en négligeant de faire les gestes mentionnés dans l’exposé détaillé des prétentions du demandeur », écrit le juge Chouinard.« Tout comme il est possible qu’ils aient violé les règles de la justice élémentaire en n’informant pas (Rivard) des faits oui lui étaient imputés et en ne lui fournissant pas l’occasion de se faire entendre.» « Il est également possible qu'ils aient violé la Charte (québécoise) des droits et libertés.» Mais, dit le juge Chouinard, ces allégations peuvent être utilisées pour tenter de faire annuler par les tribunaux le rapport d'enquête de la commission de police, non pour réclamer des dommages de la part des commissaires.Le juge Gérard La Forest, endossé par Mme Bertha Wilson, a rédige un jugement dissident, estimant que les commissaires ont clairement violé une exigence de la Loi de police voulant qu’aucune personne ne puisse être blflmée dans un tel rapport à moins d’avoir été Informée des allégations portées contre elle et d^avoir eu l’occasion de les réfuter.« Cela n’a pas été fait dans le Çrésent cas », affirme le juge La orest.xion, diffusé à plus de 8,000 exemplaires, a pour but de fournir un cadre, non limitatif, à la discussion.Les conclusions, provisoires, de la Commission donnent une indication des enjeux considérables d’un débat qui met en cause à plusieurs égards des fondements, apres un quart de siècle, d’une révolution tranquille.Ainsi, la Commission constate que les arbitrages entre les besoins exprimés et l’allocation des ressources se sont déplacés des administrations locales vers l’État, avec tout ce que cela comporte d’uniformisation, de standardisation, de normalisation et, dans une certaine mesure, d’affaiblissement de la responsabilité consciente des citoyens.Ne pourrait-on alors penser que des administrations locales prennent à leur compte des services offerts actuellement par l’État québécois?Lesquels?« Les services susceptibles d’être fournis en quantité va-raiable à des groupes de citoyens différents et en fonction de leurs exigences et des conditions locales pourraient et, au fond, devraient être du ressort des municipalités » répond la commission en entendant par là les services reliés à la définition de la qualité de vie à laquelle les citoyens aspirent.Les citoyens, s’ils ont la responsabilité de déterminer la quantité et la qualité des services locaux, doivent aussi prendre la responsabilité de déterminer le niveau de taxation.Le mythe de la gratuité des services publics, quels qu’ils soient, n’a pas de place dans cette réflexion.La commission admet que, dans les grandes villes, le principe de la responsabilité consciente des citoyens se heurte à des difficultés d’application, voire d’animation.Y a-t-il lieu d’institutionnaliser les rapports entre les groupes de citoyens et l’administration municipale?La M.Jacques Parizeau commission pose la question et se propose de l’approfoncür avec ses interlocuteurs.Tout examen des responsabilités municipales conduit à s’interroger sur le financement des services publics.La Commission estime à environ $200 millions l’espace fiscal encore accessible aux administrations municipales dans le cadre de la réforme de la fiscalité municipale mise en marche en 1980.Cet espace se compose pour l’essentiel d’un manque a gagner dans les compensations des gouvernements du Québec et du Canada.« La somme n’est pas négligeable mais pourrait être insuffisante dans l’éventualité où les municipalités assumeraient plusieurs nouvelles res- ponsabilités » conclut la Commission.Une formule de péréquation, déjà utilisée à une modeste échelle, ne paraît pas souhaitable à la Commission puisqu’elle privilégie la responsabilité des citoyens.Le financement des nouvelles responsabilités municipales, le cas échéant, devra donc s’appuyer sur des sources de taxation ou de tarification identifiées et calibrées par les citoyens eux-mêmes.Les rapports entre l’État et les administrations locales se sont diversifiés et compliqués au point où la commission s’interroge sur la pertinence de certains types de réglementation et des interventions directes, surtout des ministères sectoriels, eu égard à l’autonomie des municipalités.Interviennent aussi, dans le cadre de réflexion de la commission, les débats sur la privatisation de certains services publics, sur l’avenir des municipalités régionales de comté ( les MRC) et, par extension, sur l’avenir des communautés urbaines et régionale.La commission incline à penser que les MRC deviendront des paliers intermédiaires de service, accueillant à la fois des services municipaux et des services gouvernementaux.L’avenir des MRC, dans ta perspective d’un débat sur la décentralisation, s’est trouvée en fond de scène des rapports entre les administrations municipales et le gouvernement québécois depuis quelques années, les premières ayant à se plaindre d’une propension au délestage du second, sans pourvoir au financement desdits services.Les audiences publiques de la Commission doivent débuter, en principe, le 27 janvier à Québec et se terminer le 2 juin à Sept-Iles.Le rapport de la Commission est attendu pour l’automne prochain.Les émissions acides : Ottawa ne s’est pas engagé envers l’Ontario LOUIS-GILLES FRANCOEUR Le gouvernement fédéral n’a pas encore touché à l’enveloppe budgétaire de $150 millions mise de cmé pour réduire les émissions acides des grands poUueurs canadiens et aucun montant précis n’a été ou ne sera octroyé à l’Ontario avant que l’ensemble des provinces n’aient déposé leurs demandes d’assistance financière.C’est ce qu’a déclaré hier au DEVOIR le ministre fédéral de l’Environnement, M.Thomas McMillan, qui venait d’aviser son homologue provincial, M.Clifford Lincoln, de son intention de le rencontrer « prochainement » pour discuter notamment de l’aide qu’Ottawa pourrait apporter à la Noranda, la principale source d’émissions acides sur le territoire québécois.Mardi, le ministre québécois de l’Environnement s’inquiétait publiquement de la possibilité qu’Ottawa ait déjà engagé en faveur de l’Ontario l’essentiel de son budget de $150 millions pour la lutte aux pluies acides, au risque de laisser des miettes au Québec.Lundi, en annonçant son programme de contrôle des émissions acides, le ministre ontarien de l’Environnement, M.Jim Bradley, indiquait que Queen’s Park allait consacrer $85 millions pour dépolluer les raffineries de métaux non-ferreux et qu’Ottawa allait en faire autant.M.McMillan a précisé hier en entrevue qu’il avait bel et bien conclu un « gentleman’s agreement » avec M.Bradley mais « sans engager formellement » le gouvernement fédéral sur une somme précise.Cette entente, a-t-il dit, a essentiellement consisté à divulguer à M.Bradley le critère de répartition des fonds fédéraux.« Nous allons, a dit M.McMillan, partir du principie que le montant ac- Hausse du salaire minimum OTTAWA (PC) — Le ministre du Travail Bill McKnight a annoncé hier! une hausse du salaire minimum fédéral de $3.50 à $4, à compter de mai prochain.Le gouvernement fédéral, de plus, va abolir par la même occasion le salaire minimum différent pour les jeunes (il était de $3.25), rendant le tarif de $4 uniforme.Le salaire minimum fédéral s’applique actuellement à environ 2,500 des 600,000 salariés sous juridiction fédérale.On retrouve ces salariés dans les banques, la livraison, le transport aérien, la radiodiffusion, les chemins de fer, les silos et les pipelines.Un salaire minimum de $4 est actuellement en vigueur dans les provinces suivantes: Québec, Ontario, Nouvelle-Ecosse, Ile-du-Prlnce-Edouard et Terre-Neuve.Il est inférieur à $4 au Nouveau-Brunswick ($3.80), en Alberta ($3.80) et en Colombie-Britannique ($3.65).Il est supérieur à $4 au Manitoba ($4.30), en Saskatchewan ($4.50) et dans les Territoires du Nord-Ouest et au Yukon ($4.25).M.Thomas McMillan cordé à chaque province devra, de façon générale, être proportionnel au pourcentage de polluants émis par les entreprises de chaque province par rapport au total des émissions canadiennes.» En somme, Ottawa réservera les sommes les plus importantes aux principaux pollueurs de façon à maximiser l’efficacité de son aide.« Si avons un préjugé favorable (« a biais ») dans cette affaire, a poursuivi M.McMillan, ce sera en faveur du Québec et de l’Ontario.Les provinces maritimes nous ont en effet indiqué qu’elles préfèrent que nous versions leur part au Québec et à l’Ontario, parce que ce sont les rejets de ces deux provinces qui ont le plus d’impacts dans les provinces atlantiques.» Le ministre fédéral de l’Environnement ajoute que son homologue ontarien a tenu a le rencontrer récemment pour tâter l’enveloppe fédérale avant d’annoncer la contribution de sa province.« Nous étions dans une sorte d’impasse, explique M.McMillan.M.Bradley voulait connaître notre contribution avant d’annoncer la sienne.Et de mon côté, je ne pouvais la lui indiquer car je dois connaître le total des besoins des autres provinces avant de commencer à distribuer les fonds.Nous avons donc fait un compromis lorsqu’il est venu récemment PELLETIER et PELLETIER Optométristes 84, NOTRE-DAME OUEST 4e étage • optométrie générale • lunetterie • lentilles de contact Rendez-vous: 845-2987 La Barbiir do Villagi Tvh Cnartimancha L Travail pnfeiiloiiBel SBOS St-Daaia Pas de grandes surprises Radio-Canada domine aux heures de pointe NATHALIE PÉTROWSKI Les plus récents sondages BBM-Montréal, ne feront pas de vagues.A peine un petit clapotis contre les récifs rabotés des habitudes d’écoute des montréalais.L’automne 85 est sans surprises.Le casse-tête des chiffres récoltés entre le 17 octobre et le 13 novembre, révèle ce qui était prévisible.A savoir que Télémétropole détient la plus grosse part du marché montréalais tandis que Radio-Canada domine aux grandes heures d’écoute.Ce qui revient à dire que les Montréalais écoutent Télémétropole la journée durant, sauf aux heures de pointe où ils sortent de leur routine et sautent sur leur convertisseur, pour syntoniser un autre genre de routine.Ce phénomène est moins un indicateur de la volatilité de l’auditoire, qu’une conséquence du nivellement culturel des grilles horaires de Radio-Canana et de Télémétropole, les deux stations offrant plus ou moins le même genres d’émissions à plus ou moins les mêmes heures.Ce que le palmarès de l’automne confirme, c’est que les émissions, mêmes les plus populaires, perdent tranquillement le monopole du million.Parmi le lot quotidien des téléromans, il n’y a cette fois que Le Temps d’une paix qui conserve sa mainmise avec 1,039,000, fidèles téléspectateurs.Après Le Temps d'une paix, on tombe dans le 965,000 avec La Bonne A venture et dans le 951,000 avec Peau de Banane.Même le spécial Loto-Québec avec ses millionnaires croqués sur le vif alors qu’ils triomphaient en direct, n’a récolté que 913,000 téléspectateurs.Il faut croire que le bonheur des uns n’intéresse pas toujours les laissés pour contre.Cette saison plus que jamais, on se bat non pas avec des produits diamétralement opposés, mais avec des formats ou des formules qui s’assemblent et ce rassemble.Radio-Canada, nouvellement rompue à ce genre de bataille, en sort souvent perdante comme en témoigne Le train de cinq heures toujours en retard avec une cote d’écoute de 116,000 contre la cote ronflante de 667,000 avec Montréal en direct à la même heure à CFTM.Même phénomène avec Denise Bombardier et En tête (154,000) qui se bat à la même heure le vendredi soir contre Vie d’artistes (231,000).Le rapport s’inverse au moment du Télejournal.Radio-Canada reprend ici du poil de la bête.A 22h, le Téléjournal de Bernard Derome attire 430,000 téléspectateurs.La cote baisse iégèrement après, avec le Point (306,000), les Nouvelles du Sport (118,000) et Telex Arts (71,000).En comparaison avec l’automne dernier toutefois, toutes ces émissions ont monté.Cette hausse se vérifie égaiement avec le Téléjournal de CFTM.L’année dernière à la même époque, la cote de TM était de 239,000.Elle est maintenant de ‘281,000 Quant au Samedi de rire d’Yvon Deschamps, l’émission se maintient avec 594,000 téléspectateurs.Fame à la même heure à CFTM, ne va chercher qu’une decevante cote de 266,000.Finalement, dans la tarte que se partagent les diffuseurs anglophones, on note une légère remontée de CFC F le soir au détriment des stations américaines.Entre 19h et 2.3h, CFCF détient 15%du marché.Les postes américains ont chuté d’un pourcent et talonnent CFCF avec 14% du marché.Quant aux chaînes francophones, elles roulent le soir en toute quiétude avec un auditoire captif qui accorde 24%, du marché à ('FTM et 28%, à Radio-t’anada.Au nom de votre santé, Cessez de fumer! me rencontrer à Ottawa.Il ne m’a pas demandé de chiffre précis.Mais je lui ai donné une indication générale.» Cette indication, précise le ministre fédéral de l’Environnement, c’est essentiellement le partage éventuel de l’enveloppe de $150 millions à partir sur la base du pourcentage de la pollution émise par chaque province canadienne par rapport au grand total du pays.Ce serait donc à partir de cette indication que le ministre ontarien de l’Environnement en serait venu à la conclusion que sa province recevra aux alentours de $80 millions, soit à peu près 60 % de l’enveloppe totale.M.McMillan précise d’autre part qu’à la suite d’un « échange de correspondance » avec M.Clifford Lincoln, il a été convenu hier que les deux hommes se rencontreront prochainement.Et que l’aide fédérale à la Noranda, le principal pollueur québécois, serait « en tête de l’agenda ».Le ministre fédéral de l’Environnement a par ailleurs tenu à féliciter publiquement M.Lincoln et le nouveau gouvernement libéral, qui ont décide de maintenir les exigences dictées à la Noranda par l’ancien gouvernement du Parti québécois.Le règlement québécois sur les pluies acides, adopté au début de l’été dernier, oblige la Noranda à réduire de 50 % d’ici 1990 ses rejets de 500,000 tonnes d’anhydride sulfureux (calcul effectué sur la base des rejets de 1980 en vertu des ententes fé-dérales-provinciales).M.McMillan estime qu’Ottawa « doit supporter les efforts du Québec », en raison de son attitude « progressiste » dans ce dossier et parce que la province ne doit pas être pénalisé pour l’interruption des pourparlers au moment de la récente campagne électorale.« L’argent est là et j’ai hâte personnellement que nous commencions à discuter», ajoute M.McMillan.Ce dernier précise qu’il a rencontré la semaine dernière la haute direction de la Noranda et qu’il a hâte d’examiner avec M.Lincoln les résultats de cette rencontre.CARTES D’AFFAIRES ROBIC, ROBIC & ASSOCIÉS Fondée en 1892 Conseils en propriété intellectuelle Agents de brevets d’invention et de marques de commerce 1514, Docteur Penfield, Montréal, Canada, H3G 1X5 Tél.: (514)934-0272, Télex: 05-268656, Cable: MARION LIBRAIRIE^ P—^ Ifvl HERMES de9à“ 1120, av.laurier ouest, 1 aftî iOUfS P®*" outremont, montréal • 274-3669 i j-—- Résultats Tirage du 18 décembre 1985 1 7 19 36 42 49 no complc- y|C montiiirc Prochain tirage: 21/12/85 Gros lot (approx.): 1 500 000,00$ (iACiNANTS 6/6 1 5/6-1- 5 5/6 236 4/6 10 381 3/6 172171 l,OTK 1 079 508,20$ 81 562,80$ 1 321,40$ 57,70$ 10,00$ Venle.s totales: 9 156 927,00$ Vous pouvez miser jusqu’à 20 h 00 le jour du tirage.Les modalités d’encaissement des billets ftaffnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste de numéros gagnants et la liste officielle, cette dernière a priorité.GRAND PRIX DU ROMAN DE L’ACADÉMIE FRANÇAISE Patrick Besson PAl RICK BESSON (iRANDl’RIX DU ROMAN ACADUiWII 1'RAN(;aisil!T.T.S (K) THS POSSESSION OF VIRGINIA a «UTT HOUSTON (Ih.) (H) SUPU OWL (FC) HITCHHIKUi VmSN •RORMFIO COMES a CBFT 2 noir 3 WCAXaUanc O CFCM 4 noir a CKMI S noir IS^ WPTZ S Mwk a CBMT 6 itolr a CHLT 7 noir • 7 > WWNY 7 blanc O CHEM B noir O' CJOH B noir ovac "¦ (r WMTWSManc (il CKSHVMonc a CFTM 10 noir a CBVT 11 noir a CFCF 12 noir a CKTM 13 noir a CIVQ IS noir a CIVM 17 noir B WVNY 22 Morte a CIVO 30 noir a WCTK 33 noir a TVFQ 99 noir (M) aupor oeron (FC) flrat clioleo Le Devoir, vendredi 20 décembre 1985 ARTS ET SPECTACLES En marge de la rétrospective Morrice Une exposition de dessins canadiens au MBA ARTS PLASTIGIUES GILLES DAIGNEAULT En contrepoint de la grande exposition Morrice que le MBA présente jusqu’au 2 février, le cabinet des dessins et estampes montre une soixantaine d’oeuvres sur papier tirées de sa collection permanente et qui donnent un aperçu de l’art canadien de 1799 à 1956, soit depuis la Vue sur la rivière Chaudière de l’aquarelliste George Heriot jusqu’au fameux Angle noir de Molinari.Entre les deux, on rencontrera des oeuvres académiques d’artistes nés à l’extérieur du pays et qui dénotent diverses influences européennes, mais aussi des pièces plus précieuses — et plus connues — d’artistes majeurs comme Ozias Leduc, David Milne, John Lyman, Fritz Brandtner, Arthur Lismer et Emily Carr; l’art moderne n’est pas absent de la présentation avec des oeuvres automa-tistes de Mousseau ou de Borduas.Du même souffle, le MBA nous apprend qu’il vient d’accepter un « don somptueux » de collectionneurs italiens, le duc et la duchesse Pmi di San Miniato, qui consiste en 26 dessins du sculpteur Pietro Bracci (1700-1773) dont le communiqué parle comme de « l’un des sculpteurs les plus inventifs et les plus prolifiques de la période rococo de la sculpture à Rome ».L’ensemble comprendrait des études de monuments et, surtout, « de délicieux angelots ou amours qui font penser à François Boucher », le contemporain de Bracci.?Les amateurs d’art contemporain apprendront avec tristesse que la fin de l’exposition actuelle de la galerie Appart’ (326, rue Marie-Anne est) intitulée « Les jouets du président » marquera également la fin des activités de cette maison originale et stimulante qui ne sera pas commode à remplacer.Mentionnons quand même que sa directrice, Marie-France Thibault, ne quitte pas le milieu des arts visuels, mais qu’elle y travaillera autrement, avec d’autres artistes et dans d’autres lieux.Tout n’est donc pas perdu.?Mon collègue Jean Royer a déjà signalé le ^and solde (50 %) des livres de poésie des éditions du Noroît, mais je me permets d’ajouter que le catalogue des titres de la maison comprend de très beaux recueils de dessins de peintres — notamment de Bellefleur, Giguère et Surrey — dont le prix original de $ 25 était déjà une affaire.Alors, à $ 12.50, le Noroît fait vraiment des cadeaux.Pour renseignements : 671-7718.?Jusqu’au 12 janvier, la galerie d’expressions céramiques Interaction (promenades de la place du Parc, espace 5508) présente l’exposition « Format » qui regroupe des travaux de plus de 70 céramistes provenant des quatre coins du Canada.Le communiqué insiste sur le fait que l’absence de jury a permis d’accueillir ici « tout discours soutenu à l’intérieur de la discipline et donne, par conséquent, un ton plus démocratique à l’exposition ».Pour renseignements : 845-1907.?Au réseau FM de Radio-Canada, qui consacre paradoxalement plus de temps aux arts visuels que la télévision, rémission Relèves accueille, ce soir à 16 h, Monique Régim-bald-Zeiber et, la semaine prochaine, Alain Laframboise; ces deux jeunes artistes « savants » participaient, le printemps dernier, à la grande exposition « Peinture au Québec : une nouvelle génération » au Musée d’art contemporain.?Au cours de la période des Fêtes, Le film Brazil primé LOS ANGELES (AFP) - L’Association des critiques de cinéma de Los Angeles a décerné sa plus haute récompense à Brazil, un film déjà sorti en Europe, mais inconnu des Américains en raison d’une bataille qui oppose le réalisateur et les producteurs sur sa longueur.Brazil, réalisé par Terry Gilliam, a été distingué par le jury après avoir été présenté secrètement à des critiques à Los Angeles et New York.The OfficalSfo/y (Argentine) et Ran (co production franco-japonaise réalisée par Akira Kurosawa) ont obtenu ex-aequo la récompense consacrant le meilleur film étranger.Kurosawa a également été récompensé pour une vie entière consacrée au 7e art.Shoah (France), le documentaire de neuf heures et demie de Claude Lanzmann sur l’holocauste nazi, s’est vu décerner le prix spécial du jury.wiBOLEE Crêperie bretonne Cuisine française Couscous A 20 minutes de Montréal À coté du Club nautique Licence complète ou apportez votre vin 744 RICHELIEU, BELOEIL le Musée d’art contemporain sera ouvert au public durant les heures habituelles, mais il fermera ses portes le 25 décembre et le 1er janvier.Quant aux usagers de la bibliothèque, ils auront accès à ses services jusqu’au vendredi 20 décembre, le vendredi 27 décembre, et selon l’horaire régulier à partir du 3 janvier.À noter que l’autobus du MAC assurera son service les 24,26 et 31 décembre ainsi que le 2 janvier à compter de midi.Pour renseignements : 873-2878.?Jusqu’au 5 janvier, le service des activités culturelles de la Ville de Montréal présente l’exposition « Sapins de Noël, de Riga à Genève » à la Maison de la culture de Notre-Dame-de-Grâce (.3755, rue Botrel).On y verra des arbres provenant d’Allemagne, d’Autriche, de Lettonie, de Suède, de Suisse, de Tchécoslovaquie et d’Ukraine.Pour renseignements ; 729-2816.Kola MJk.A./Mus4* Tableaux russes aux USA MOSCOU (AP) — Quarante tableaux impressionnistes et post-im-pressionmstes provenant des musées Pouchkine (Moscou) et de l’Ermitage (Leningrad) seront exposés aux États-Unis l’an prochain.Ce sera le premier échange dans le cadre du nouvel accord culturel signé entre l’URSS et les États-Unis, à Genève.L’URSS, pour sa part, accueillera deux collections américaines.Les toiles des deux musées soviétiques constituent la plus importante collection d’impressionnistes et de post impressionnistes qui ait jamais quitté l'URSS.Figurent, en effet, les signatures de Paul Cézanne (Autoportrait au béret.Bouquet de fleurs dans un vase), Claude Monet (Dame dans un jardin), Renoir (Baignade dans la Seine, La Dame en noir.Portrait de Tactrice Jeanne Samary), Gauguin (Autoportrait, Fleurs de France, Vairaoumati, Eau délicieuse.Femme tenant des fleurs).Van Gogh ( Les Arènes d’Arles, Portrait du Dr Félix Rey), Matisse (La Chambre rouge, L’Espagnole au tambourin.Poissons rouges), Picasso (Les Deux Saltimbanques, Portrait de José Mana Soler, Trois Femmes, Portrait d’Ambroise Vol-lard).Pietro Bracci (1700-1773), Étude de monumentale tête d'angelot.QUELQUES FILMS A VOIR A MONTRÉAL CETTE SEMAINE au cinéma OUTREMONT, 277-4145 / 277-2001 ce soir 7h00 INDIANA JONES ET LE TEMPLE MAUDIT de Steven Spielberg (m ans) ce soir 9h30 ELLES SONT FOLLES, C’EST PUBLICITÉS! En Primeur (G) .et à L'AUTRE CINÉMA, 722-1451 ce soir 7h00 LES RIPOUX avec Philippe Noiret et Thierry Lhermitte (G) cesoir7h15BIRDY (V.-F.) de Alan Parker avec Matthew Modine (uans) ce soir gh15 LE THÉ AU HAREM D’ARCHIMÉDE Prix Jean Vigo 1985 (i4ans) ce soir 9h30 MYSTÈRE ALEXINA de René Feret avec Vuillemin et Valérie Stroh (G) ALLEZ VOIR CE FILM! FAITES-VOUS UN GRAND PUISIR! 9 sur ‘10 Tout près de la perfection- Richard cay (bon dimanche) I " Ce film au rythme enlevant " Il provoque le rire parce " Tous les acteurs sont est une véritable bouffée qu'au fond, ce sont parfois également bons.Justes, drôles, d'air frais." les choses les plus simples et finalement attachants." l-Marcel Jean (LE DEVOIR) demeurent les plus drôles." -Francine Grimaldi (MTL-express) —Pierre Leroux (JOURNAL DE mtü O au PRIMA FILM ROLAND GIRAUD - MICHEL BOUJENAH - ANDRÉ DUSSOLIER PRÉSENTF le NOUVEAU film de Collne Serreau 3 HOMMES dmconfm -, PRIMA FILM “Au Festival des Films du Monde de Montréal, PADRE NUESTRO a triomphé devant une salle folle de joie, ravie de voir le clergé mêlé à des aventures aussi sentimentales que scabreuses.” - Claire Devarneux.LE MONDE “Une comédie noire.un très beau film.plein d’un humour rafraîchissant.” - Louis-Guy Lemieux, LE SOLEIL DE QUEBEC PRÉSENTE “PADRE NUESTRO connaîtra certainement un grand succès de salle.Le spectateur québécois y trouvera de bons moments comiques et l’occasion d’une étonnante réflexion.” - Paule La Roche LE DROIT D'OTTAWA “On rit beaucoup, d’un rire sainement sacrilège.” Claude Beylie.L'AVANT-SCÈNE PADRE NUESTRO VERSION FRANÇAISE distribué par LES FILMS SMC OU LES AVENTURES DE 3 PLAYBOYS ET LEUR BÉBÉ yGRANDS ÿ PRIX Vfl |f/ DES AMERIQUES W FESTIVAL SJpU MONDE ^ * VVMONTRÉAL>i^ 1985 Berri: 6.00-8.10-10.15 èv ¦' BERRI Avec FERNANDO REY, FRANCISCO RABAL, VICTORIA ABRIL Le'^f’iLm's SMC LE DAUPHIN 1.00-3.00-5.00 7.30 - 9.30 ASTRE Astre: 8.00 et 10.00 ST-DENIS ¦ STE-CATHERINE 288-2115 ST-LEONARD.9480 LACOROAIRE 327-6001 BEAUBIEN PRES D’IBERVILLE 721-6060 JEAN-CHARLES TACCHELLA 2001 UNIVERSITE 200 î«> COIN DE MAISONNEUVE 849 4510 2001 UNIVERSITE CINEMAS CINEPLLX ODEON Marie Laure REV RE présente ROCK DEMERS PRESENTE CONTES POUR TOUS #2 l'N FII.M AMUSANT ET ORIGINAL QUI SAURA SÉDUIRE UN PUBLIC AVIDE D'HISTOIRES FANTASTIQUES.— Martin Smith, Journal de Montréal UN SPECTAC LE DE PREMIERE CLASSE AI SSI BON QUE LA GlîERRE DES TUQUES’.” ^ — Bruce Bailev, La (iazette CKAcS/a Un miracle de film.f'|)(isiln iPRIMlf Mf ahtof * « '•éussi un film absolument magique Michr'l (ii.iiifliMii (Lf MOMOFi Le film est une pure merveille.•I est formidable.Fmiicdis FoipsIk'i (I FXPHFSS surV/n"*®® ’***'® P'usjoli film l’anit **®*®®9® àe l’enfance à ité fifu*^®'’®®’ Moiiiqiu.p^iil.'l iFHANCF SOIRi BERNADETTE LAFONT ''JEAN-CLAUDE BRIALY «cénario de CLAUDE MILLER LUC BERAUD BERNARD STORA ANNIE MILLER Oifffffsr éf praduiDon 4RM AM'84X8 41 I I ^uerirvr éf U phnln INtMIMQt ( ( H48l IS «se ri>fn»dNiliaflf 8X001 ( ||(»s il|4|S4; fMIM4 MHMHIQSHIMS • l4M'''84'«>ndu( N( iMIMSH XI t)M 4( I I II Xi | MONTREAL Il PLAIS STE CATMtAINt 2812115 MAIL CHAMPLAIA AK-SSU «ATK LOOO NUL 8T-MAATIA 887 8267 1884 MT MVAL rALIAEAU 821 7170 iHiintiiHiiiT»! mEmmm «mm \mmm ALACE LOAPUEUIt 878 7«l 8218 RUE KOCHELAOA 354 3110 8T HVACIATAE 774 2370 CIAtMA BELVEDERE BROSSARD 6 B Le Devoir, vendredi 20 décembre 1985 FAIS CE QUE DOIS Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directeur: Jean-Louis Roy Rédacteur en chef: Paul-André Comeau Rédacteurs en chef adjoints: Jean Francoeur, Christian Bellavance Directeur de l'information: Jean-Guy Duguay Directeurs adjoints: Pierre Beaulieu, Serge Gosselin Directeur des services administratifs: Michel Paradis DÉDRAMATISER C’EST AVEC un luxe infini de précautions que les syndicats et le gouvernement abordent la présente ronde de négociations dans les secteurs public et parapublic au Québec.Les « adversaires » s’observent avec des allures, souples et discrètes, de grands félins — ou des colères rentrées qui n’osent pas rugir.Leur attitude témoigne d’une conscience très vive des enjeux majeurs d’un match qui, forcément, les opposera d’ici quelques semaines.C’est une dynamique à la recherche d’elle-même.Le contraste, en tout cas, est frappant.On nous aura épargné tout le shadow boxing.Ce n’est pas peu.Rappelons-nous la dernière ronde et ses « discours annonciateurs » lourds de menace.Rien de tel cette fois.Le texte lu par la vice-première ministre à l’ouverture de la présente session ne comporte qu’une très furtive aUusion aux événements qui se préparent : « Le gouvernement croit en la valeur éminente de la contribution des employés de l’État au progrès de la société et il entend procéder avec justice et équité.Et le gouvernement va respecter sa signature.» Pas un mot non plus dans le mini-budget déposé mercredi par le ministre des Finances.Aucune allusion même subtile aux implications de la situation des finances pubhques sur les offres éventuelles du gouvernement à ses employés.(Ces offres, le gouvernement aurait dû les déposer au plus tard le 30 décembre pour se conformer à la loi 37 qui précise que les parties doivent échanger « les propositions sur les salaires et échelles de salaires, dans les trente jours qui suivent la date de publication du rapport de l’Institut de recherche et d’information sur la rémunération ».On comprend que le président du Conseil du trésor, interrogé mercredi à l’Assemblée nationale, ait annoncé son intention de procéder à « une modification mineure » de cette disposition.Ce qu’il a fait dès hier en déposant un projet de loi qui reporte au 28 février les dépôts en question.) Pour le gouvernement de M.Bourassa, cette ronde est cruciale.Elle pourrait conditionner le climat social qui dominera son mandat.Même attitude de prudence du côté syndical.On l’a vu, mercredi et hier, avec la présentation des demandes salariales de la FTQ et de la CSN.Non pas que ces centrales soient disposées à négocier « au rabais » et que les écarts appréhendés ne soient « milliardaires ».Mais on ne revendique plus tout à fait sur le même ton — stridulant.Cela s’explique aussi.Des phénomènes de trois ordres semblent en cause.On note d’abord une résistance plus grande offerte par les salariés du secteur public aux sollicitations des appareils syndicaux.Il ne s’agit pas de répéter que les héros sont fatigués et autres platitudes.Le fait est que, dans l’ensemble et par voie de comparaison, compte tenu de l’incertitude qui n’est pas complètement dissipée autour d’eux, ces employés ne s’estiment pas si mal traités.La logique du « toujours plus » n’est pas absente, mais la loi des rendements décroissants commence à jouer : les gains qu’il reste à réaliser valent-ils l’effort qu’il faudrait consentir pour les obtenir ?Coût financier, bien sûr, s’il faut aller jusqu’à la grève; coût psychologique également en raison de l’inévitable dégradation du climat en milieu de travail.Deuxième phémomène : la situation des finances publiques est mieux comprise aujourd’hui qu’hier ; la réalité du chômage est omniprésente ; la « capacité de payer » d’un gouvernement n’est plus un épouvantail qu’on agite ou qu’on tourne aussi facilement en dérision.L’idée aussi fait son chemin que les décisions touchant le niveau de service à la population ne relève pas de la négociation avec les seules associations syndicales.Troisième phénomène : la conjoncture politique et l’état de l’opinion présentent de nouveaux défis à un mouvement syndical aujourd’hui largement dominé par les objectifs et les stratégies propres au secteur public.La population est lasse des querelles interminables et byzantines auxquelles les négociations du secteur pubüc donnent lieu traditionnellement.Lasse aussi des interruptions de services qui n’épargnent pas les plus essentiels.Qui gouvernerait par sondage serait parfois tenté de faire ü-tière des « droits syndicaux ».C’est un risque.Historiquement, un préjugé favorable en faveur de la syndicalisation et de la négociation collective a été un des grands actifs du mouvement syndical au Canada et au Québec.Les syndicats américains nous envient cet avantage, eux qui ne se sont jamais relevés des coups de butoir, législatifs et jurisprudentiels, du début des années 50 (en plein duplessisme ! ).L’érosion de ce préjugé favorable, conjugué avec les « risques » que présentent les recours à la charte des droits en faveur des « libertés individuelles », constitue une menace que le mouvement syndical ne feint même plus d’ignorer.Un nouvel affrontement, aussi traumatisant que les précédents, provoquera à coup sûr un puissant effet de ressac qui pourrait conditionner l’évolution du syndicalisme au Québec pour plus d’une décennie.Et cela même, à l’heure de la Commission Beaudry.En tout état de cause, l’attitude actuelle des parties tient en trois mots : ne dramatisons pas.Si, donc, à cette étape-ci, syndicats et gouvernement ne veulent rien dramatiser, nous aurions tort de « théâtraliser ».— JEAN FRANCOEUR Un palliatif insuffisant COMMENT sortir de la crise de l’endettement international ?En octobre dernier à Séoul, les pays membres du Fonds monétaire international (FMI) avaient endossé le plan Baker — du nom du secrétaire américain au Trésor — qui prévoyait notamment l’octroi, par les banques commerciales, de $ 20 milliards US de nouveaux prêts aux quinze pays les plus endettés du tiers monde.S’il fut une époque, pas si lointaine, où les grands banquiers faisaient la queue aux portes des pays en développement pour leur avancer de l’argent, les temps ont bien changé.Ils se montrent maintenant beaucoup plus réticents.Ce ne fut donc pas sans hésitation qu’ils se sont ralliés, il y a quelques jours, au plan Baker.Il a fallu la pression conjuguée du FMI et de la Banque mondiale — démarche inusitée dans les annales financières internationales — pour que les grandes institutions bancaires répondent favorablement à l’appel qui leur a été lancé.Leur inquiétude se fonde essentiellement sur les perspectives économiques peu encourageantes des pays en développement.Le FMI prévoit en effet, pour l’an prochain, une baisse de la production, un ralentissement du commerce mondial et une chute de 13 % des cours des matières premières.Dans ces conditions, les pays les plus lourdement endettés ne pourront dégager les res- sources suffisantes pour rencontrer leurs obligations.Depuis la récession de 1982, ils éprouvent de grandes difficultés à obtenir de nouveaux crédits.Le financement extérieur total des pays du tiers monde est passé de $ 140 milliards en 1981 à $ 65 en 1984.De la dette totale qui atteint maintenant les 6 800 milliards, environ $ 210 milliards ont été rééchelonnés ou reportés au cours des quatre dernières années.Pour l’an prochain seulement, 8 28.5 milliards additionnels devront subir la même médecine.En acceptant le plan Baker, les banques fourniront 5 20 milliards d’argent neuf à des pays qui, comme le Brésil, et le Mexique, n’ont pas accès à des crédits volontaires en raison de leur niveau élevé d’endettement.Une somme additionnelle de $ 9 milliards sera également dégagée par la Banque mondiale et la Banque interaméricaine de développement.En outre, le FMI réservera $ 2.7 milliards pour aider les pays les plus pauvres aux prises avec une balance des paiements chroniquement déficitaire.Pour les pays en développement, ces mesures sont positives mais elles restent insuffisantes, car elles ne s’attaquent pas aux causes profondes de l’endettement.Accules à une dette astronomique de 6 360 milliards, les pays latino-américains ont été les premiers à réagir en propo- sant une « voie alternative ».Dans un rapport publié mercredi dernier à Montevideo, les onze pays du groupe de Cartagène ont mis de l’avant un programme prévoyant, notamment, une réduction des taux d’intérêt, une diminution des marges de profit des banques commerciales, une augmentation de 20 % des prêts de la Banque mondiale et des autres institutions internationales et un plafonnement des remboursements annuels en fonction des taux de croissance ou des niveaux d’exportation.Leur position est simple : le plan Baker les condamne à la récession parce qu’il les oblige à mobiliser la presque totalité de leurs ressources au financement de leur dette extérieure.L’an prochain, ils devront affecter plus de $ 32 milliards au seul service de la dette.En réalité, le programme des pays latino-américains implique une remise en cause de certames politiques économiques américaines, en particulier la politique budgétaire qui, par les déficits records qu’elle a engendrés, a tenu le dollar et les taux d’intérêt à la hausse.La nouvelle loi visant l’équilibre budgétaire en 1991, adoptée la semaine dernière par le Congrès, annonce toutefois un changement majeur qui devrait alléger à terme le poids de l’endettement des pays du tiers monde.— ALBERT JUNEAU La Caisse et l’apartheid LA DIRECTION de la CSN a révélé récemment l’ampleur des investissements de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) dans ce que la centrale appelle « le financement de l’apartheid ».Du même coup, la Confédération des syndicats nationaux, au nom de ses syndiqués dont les rentes sont gérées par la Caisse, invite celle-ci à user de l’arme financière contre le régime de Pretoria.La Banque de la Nouvelle-Ëcosse a déjà coupé ses liens avec l’Afrique du Sud.Et il ne fait pas de doute que le boycottage est un Instrument de pression redoutable, même si tous n’ont pas les moyens de l’employer.Au Canada, plusieurs grandes banques et entreprises multinationales où la CDPQ détient un portefeuille important Jouent un rôle incontestable dans la vie économique de l’Afrique du Sud.C’est bien pourquoi du reste le Canada, comme d’autres pays occidentaux, est resté longtemps muet sur l’apartheid, Jusqu^à ce que les manifestations, puis la répression sanglante qui s’est faite à ciel ouvert, poussent les gouvernements à prendre publiquement leurs distances.Un autre volet de l’économie sud-africaine mériterait d’être étudié.Pendant qu’on parle en effet des investissements d’ici faits là-bas, on volt moins les investissements venus d’Afrique du Sud vers le Canada, dans l’immobilier notamment, ou les produits d’amiante et la pierre tombale importés, pour ne citer que deux exemples, qui trahissent des liens plus complexes et multiples qu’on le croirait.La Caisse s’est placée dans un dilemme évident.Si elle boude les banques et les grands groupes industriels canadiens Implantés en Afrique du Sud, elle renonce du même coup à des placements dont elle a besoin pour parfaire la retraite des Québécois.St par contre elle Investit avec ces groupes et leurs filiales en Afrique du Sud, elle consolide, pour une part qui n’est jamais négligeable, l'oppression raciale et l’exploitation économique de la majorité noire : c’est aussi pour renverser au Québec ce genre dlnjustlce historique que la CDPQ à été créée ! Jusqu’à maintenant, la Caisse n'a guère été en position d’imposer ses vues aux conseils d’administration des banques et des multinationales dont elle détient des actions ou des obligations.On lui fait parfois la vie dure dès lors qu’elle tente d’avoir une représentation à titre d’actionnaire minoritaire.Mais au nom des Québécois dont elle est le fiduciaire, elle a le devoir de faire savoir aux Investisseurs et aux entreprises d’ici qui ont des intérêts là-bas son opposition à l’aparteid, son objection aux pratiques actuelles, et aussi son inquiétude.Si des multinationales veulent prendre le risque, avec justement du capital de risque, de sauter avec Pretoria, libre a elles de périr avec le régime.Au train où vont les choses en Afrique du Sud, leurs actions n’y vaudront pas cher le paquet.Mais aucun fiduciaire, même le plus apolitique sinon le plus amoral, n’a le droit de placer les biens d’autrui dans pareil baril de poudre.La Caisse doit faire preuve de détermination et de clairvoyance à la fols.Elle ne saurait se contenter de jouer à l’investisseur civilisé qui reside les lois du pays, ni simplement attendre qu’Ottawa donne à tous les autres Intérêts canadiens le signal de plier bagage.La Caisse de dépôt et placement du Québec détient un portefeuille considérable.Elle ne peut ni le placer avec témérité, ni faire comme si nos dépôts n’avalent aucun poids politique.Nul n’attend de la CDPQ qu'elle parte en guerre contre Pretoria.Mais 11 Importe qu’elle fasse sentir ses muscles dans les milieux qui comptent.Le plus tôt sera le mieux.A longue échéance, les Intérêts d’ici n’en seront que mieux servis en Afrique.— JEAN-CLAUDE LECLERC P WLR BüDGLT ATeh)U StS fROt*)tSSE5 .X., H.% I ’ôf' Cher Père Noël BILLET ALBERT BRIE IL Y A belle lurette que j’ai coupé court à l’habitude de vous écrire.Je me demande si je n’ai pas eu tort, puisque vous n’avez jamais cessé d’habiter le monde enchanté de mes enfants, puis de mes petits-enfants.Si j’ai perdu foi, la foi palpable, dans votre existence, je n’en ai pas moins continué d’en alimenter le feu sacré dans l’imagination de mes héritiers.À l’heure de la communication sous toutes ses formes, il ne m’apparaît pas déplacé de renouer des échanges entre vous et les vieux croyants.Permettez donc à un ancien admirateur de vous dire ses points de vue sur vos modifications dans le cheminement que j’ai observé depuis des décennies.Vous avez été jusqu’à ce que j’atteigne neuf ans une bien douce illusion.De plats réalistes l’ont toujours trouvé bête, cette chimère.Je ne fus jamais assez savant pour me faire juge en la matière.C’est le fait de mon incurable naïveté.Bien que prudent de nature, je ne me barde pas d’esprit critique dès qu’une joie soudaine m’assaille.Je m’y abandonne, quitte à garder mes beaux raisonnements, si besoin est, pour apaiser ma désillusion.Je crois qu’il faut préserver à tout prix l’imagination des tout-petits contre une certaine rationalité imposée par les impératifs des conventions.Les adultes cultivent des mirages plus grossiers que ceux des enfants et qu’incarnent l’argent ou la gloire, aux fins d’un chiméri-tique bonheur dépourvu de poésie.Qui songe à leur en confisquer l’usufruit ?J’ai bien peur.Père Noël, que ma descendance consanguine n’attende pas comme, à mon exemple, vos stratagèmes cousus de fil blanc.Ce n’est pas parce qu’elle est plus intelligente si elle perce votre enveloppe, c’est qu’elle appartient aux récentes générations qui sont entraînées dès leur âge le plus tendre à perquisitionner au-delà des nuées et qu’il n’y a pas là, pas plus que dans les étoiles, de châteaux, de princesses, de géants et de lutins.Je dois reconnaître, bon vieil homme, que vous vous ajustez assez bien au nouveau royaume féé-rique de nos actuels « bout d’choux ».Vous avez remisé votre vieil équipage de traîneaux de carrioles, de rennes, et vous lui avez substitué votre escadrille d’avions supersoniques, d’hélicoptères, de fusées.Vous n’êtes pas, en dépit du fait que vous la portez, une vieille barbe, et votre attirail de babioles, à l’image des engins futuristes, est toujours sorti flambant neuf de vos usines progressistes.Je ne suis pas dans le secret du petit Jésus, mais je doute fort que l’enfant de la crèche tienne vraiment à vous ravir votre rôle de distributeur de jouets.Ceux qui posent sa candidature ne se sont toujours pas rendus compte que si les étren-nes sont dispensées à tous les enfants de la Terre, il y a dans leur partage une injustice qui fait que plus on est fortuné plus on est choyé.J’ai l’impression que le Père qui règne en haut voit d’un mauvais oeil ce délit de népotisme qu’on lui impute.Quant à Saint-Nicolas, je trouve que c’est faire grand tort à sa sagesse, à son héroïsme et à sa douceur que de faire croire à nos enfants que c’est de lui qu’ils tiennent leurs robots, leurs fusées anti-missiles, leurs ordinateurs et leurs walkmans.Vous êtes toujours un brave homme.Père Noël.Brave et généreux.Trop ! Le petit commerce y a vu son profit.Les marchands, vous ont contrefait en épais radoteur.De toutes les façons.Par exemple, vous êtes trop nombreux.Les enfants pendant longtemps ont cru à votre ubiquité, mais aujourd’hui, ils ont découvert que vous avez donné naissance à des imitateurs, des er-satzs, des faux bonhommes, des histrions.Vous vous faites voir partout sous des oripeaux si divers ou des corps si fluctuants, d’où surgissent des voix si changerantes que vous donnez l’impression de vouloir duper les petits.On vous a fait croire.Père Noël, que le monde enfantin était infantile.Les marmots sont crédules, imaginatifs, mais point sourds, point aveugles et point sots.Si vous ne réagissez pas, mon vieil ami, contre les abus qui vous dépersonnalisent, l’un de ses jours, je me verrai dans l’obligation d’avouer à mes héritiers.Mais non ! ils me le jetteront à la figure avant moi : « Ton bonhomme Noël, c’est un vieux singe ! » De grâce, évitez-nous cette double humiliation ! ¦ Un Jeu de bascule LE SOIR du 2 décembre a pu pour plusieurs être un soir de surprises.Le balayage libéral, la défaite de M.Bourassa et la victoire ardue de M.Johnson auront paru normaux à l’observateur averti.Depuis 1970, toute la scène politique québécoise est occupée par un affrontement constant entre le Parti libéral, appuyé par les minorités ethniques, et le Parti québécois qui, privé de cet appui, doit être fortement majoritaire chez les francophones pour gouverner le Québec.La victoire de 1981, comme la défaite de 1985, illustre de façon éloquente ce fait.Avec 60 % du vote francophone, c’est le triomphe (1981), avec 48 % du vote francophone, c’est la débâcle.Pour comprendre ce qui se passe vraiment, nous analyserons les résultats par régions administratives, en découpant la région de Montréal en quatre sous-régions et celle de Québec en deux, soit la rive nord et la rive sud.Le recul du Parti québécois est manifeste dans toutes les réglons.Les écarts les plus significatifs sont sur la Côte-Nord (-17 %) et la rive-nord de la région de Québec, où les fonctionnaires vindicatifs, portent cette rebuffade à -23 Partout ailleurs ce recul ne s' gne pas trop de la moyenne globale (-10%).Si le vote francophone moyen s’élève à 48 %, il passe à 55 % dans trois jeunes réglons péiiphé- 23%.’éloi- riques : Côte-Nord, Saguenay-Lac St-Jean et Nord-Ouest.Par contre, il chute à 40% dans rOutaouais, au pied du Parlement fédéral, pour tomber à 34 % au pied de l’Assemblée nationale.En voyant ces chiffres, notre futur premier ministre doit déjà penser à la prochaine négociation dans la fonction publique.Il voudrait bien éviter une nouvelle bascule tout en gardant l’équilibre du budget ! — PIERRE CHAMPAGNE Montréal 4 décembre.¦ Un programme et son parti DEPUIS DUPLESSIS, aucun parti politique québécois n’est demeuré au pouvoir plus de deux termes.En place depuis neuf ans, le Parti québécois a réussi, malgré une éprouvante crise économique et un changement de cap important, à franchir la distance.Nombre de Québécois ont certes raison d’être déçus, mais les mois qui-vlennent feront peut-être la preuve que la sagesse populaire avait décelé une anomalie inquiétante dans la remise en cause hâtive de l’essence même du programme, de la raison d’être du parti lui-même.Les électeurs ont-ils regretté les orientations limpides, courageuses et transparentes auxquelles ils avaient été habitués depuis la naissance du parti de M.Lévesque ?Dégagées des préoccupations éiectorallstes, les forces nationalistes, à l’intérieur comme à l’extérieur du parti, pourront, sereinement, redéfinir sans tergiversation les façons d’assurer, à moyen comme à long terme, notre authenticité.— RICHARD DUCL08 Canton de Hatley, 12 décembre.Triomphe JE ME RÉJOUIS de la victoire du Parti libéral aux dernières élections.Elle renvoie les écrivains, les peintres, les musiciens, les poètes, tous les artistes, à leur table de travail.Le seul parti auquel ces gens appartiennent d’office est celui de l’opposition.Leur seul pouvoir, celui de la contestation.Leur triomphe, s’il y a lieu, se fera aux dépens de la misère et de la bêtise humaines.— LOUIS CARON écrivain.Montréal, 6 décembre.LE DEVOIR LE DEVOIR «(t publié par l'Imprlmarla Populaira Llmltéa, aoclété à ratpontabl-lité llmltéa, dort! la aléga aoclal aat altué au numéro 211, St-Sacramant, Montréal.H2Y 1X1.11 aat compoaé at Imprimé par ImprImarla Dumont.DIvlaton du Groupa Ouabacor Inc., dont laa atallara tont al-tuéa é 9130 Bolvin, Villa LaSalla.L'A-ganca Praaaa Canadianna aat autorlaéa à ampioyar at A ditfuaar laa Intormatlona publléaa dana LE DEVOIR.LE DEVOIR aat diatribué par Maaaagariaa Dynaml-quaa.divlalon du Groupa Ouabacor Inc., altuéa é 775 boul.Labaau A Villa St-Lau-rant.LIVRAISON A DOMICILE QUOTIDIENNEMENT PAR PORTEUR; ° $3.25 par aamaina la samadi aaulamant « $1.00 Pour Information; A Montréal; 332-3891 AOuébac; (418)887-2022 LIvralaon par portaur; Edition quotldlartna > 139$ par annéa 758 8 mola 39$ 3 mola LIvralaon par la poata: Édition quotldlanna • 145$ par annéa au Canada 79$ 8 mola 42$ 3 mola Pour Information (514) 844-3381 Courriar da dauxIAma claaaa; anraglatra-mant numéro 0858.OépOt légal; Blbllo-théqua natlonala du Ouébac. Le Devoir, vendredi 20 décembre 1985 DES IDEES, DES EVENEMENTS QUEBEC : CITÉ DU PATRIMOINE MONDIAL JEAN-CLAUDE MARSAN L’ARRONDISSEMENT HISTORIQUE de Québec a été inscrit récemment à la liste du patrimoine mondial de rUNESCO.Il s’agit du premier lieu urbain du Canada à être reconnu comme une valeur universelle exceptionnelle.Le Vieux-Québec rejoint ainsi sur cette liste les vieilles villes de Jérusalem, de Cracovie, de La Havane et côtoie la Cité du Vatican.Même au milieu des « quelques arpents de neige » de Voltaire, l’Habitation du Sieur de Champlain a su se développer pour devenir un milieu construit dans lequel l’humanité se reconnaît.Elle y trouve un site, des traces, un milieu, des constructions qui témoignent avec art de sa destinée et de son cheminement tortueux, mystérieux et audacieux sur cette terre.Québec, c’est avant tout un site unique.Même avec toutes ses splendeurs architecturales, ses places publiques et ses rues, Québec ne serait pas Québec sans comme assise ce formidable roc surgi de l’océan à l’aube des temps et qui se dresse plein de fierté dans cette apothéose première.Les seules autres villes qui affichent quelque caractère dans ce pays, telles Halifax, Montréal ou Vancouver, le doivent en grande partie à un site similaire combinant montagne et eau.Que serait Vancouver sans l’océan et l’arrière-scène des montagnes Rocheuses ?Probablement ce que sont Toronto, Winnipeg, Calgary, Edmonton et les autres villes des plaines, agglomérations de surface plate qui réussissent peu à émouvoir.André Patry, dans un récent article paru dans la page voisine, a rapproché le site de Québec avec celui de Rio de Janeiro, « ville unique entre la montagne et l’océan ».Ainsi pourrait-on évoquer Naples, Edimbourg, Prague et quelques autres agglomérations prédestinées.Ces cités se rattachent à un symbole profond, universel, celui de la montagne mythique surgie la première du bouillonnement des eaux et du chaos initial pour offrir une prise à l’aventure humaine.À Québec, ce symbole est d’autant plus riche que le paysage naturel s’avère un des plus vieux de la planète.Dans toutes les civilisations, ces traits dramatiques de la topographie naturelle se revêtent de valeurs transculturelles.Les Grecs de l’Antiquité construisaient la demeure des dieux sur des pitons rocheux dominant la plaine, auxquels ils donnaient le nom d’acropoles, c’est-à-dire « villes hautes ».À leur façon, les aborigènes d’ici affichaient la même vénération pour ces parti- Le Vieux-Québec appartient maintenant au patrimoine universel.cularités de la nature en enterrant leurs morts sur le sommet du mont Roval.Les villes qui, à l’instar de celle de Québec, dominent les environs ou sont accrochées à flanc de montagne ne réjouissent pas uniquement l’oeil : elles émeuvent l’âme parce qu’elles puisent à une source abondante de symboles qui abreuvent l’imaginaire de l’humanité.Autre distinction unique de Québec : elle constitue la seule ville fortifiée existante sur le continent nord-américain.Il ne s’agit pas d’un lieu archéologique, vide et instructif comme Louisbourg mais d’une vüle réeUe et vivante qui, avec ses remparts d’un autre âge, rappelle une réalité, pénible et universelle, celle de la lutte continuelle que les humains font et se font entre eux.Le fait que la guerre des étoiles rend désormais inutiles de telles enceintes ne change rien à cette réalité : elle ne contribue qu’à l’aggraver.De l’Antiquité à Napoléon, la majorité des villes d’Occident ont été fortifiées.La plu- Photo : Parc* Canada part des établissements urbains de ce continent, à l’instar de Montréal, Toronto ou Détroit, ont d’ailleurs débuté par un fortin.Le paisible territoire québécois que nous connaissons aujourd’hui n’a pas moins passé la moitié de son existence en état de guerre ou presque ! Lutte contre l’aborigène, contre l’Anglais, contre l’Américain; les historiens nous apprennent même que le motif principal à l’origine de la construction de la citadelle de Québec fut de protéger le conqué- rant anglais contre l’habitant canadien-fran-çais.Plus que toute autre construction, ces fortifications de Québec, appelées fortifications bastionnées et dont les formes caractéristiques répondaient aux règles de la géométrie du flanquement pour contrer l’artiUerie, rattachent le Vieux-Québec à l’Europe.Elles nous renvoient à l’image qui nous est restée du siècle du Roi-Soleil alors que le grand ingénieur de Vauban poussait ce genre d’ouvrages de défense à leur perfection et en parsemait la France.Sans doute, le Québécois ou le touriste ne p^ense pas à ces réalités en franchissant la Porte baint-Louis ou la Porte Saint-Jean ou en se penchant au-dessus des murs qui dominent le Saint-Laurent où les bateaux ennemis ont depuis longtemps disparu.Mais ces formidables remparts, majestueux et maintenant inutiles, meublent la mémoire collective, celle même qui enregistre révolution de l’aventure humaine.Le Vieux-Québec, c’est enfin un milieu construit homogène, harmonieux, avec sa trame urbaine serrée et ses bâtiments complices.Ville piétonne par excellence, le type d’occupations du sol, le charme des places publiques, l’échelle et le caractère des rues, tout contribue à l’intérêt et au ravissement.Mais de tous ses édifices, cathédrales, séminaire, couvents, monastères, palais et constructions militaires, il y en a un qui occupe l’horizon à lui tout seul et qui semble identifier la cité plus que tout autre : le Château Frontenanc.En toute logique, il ne devrait pas être là, pas plus que la Tour Eiffel ne devrait dominer Paris.Par rapport aux édifices avoisinants, n’est-il pas hors d’échelle ?N’est-il pas l’oeuvre d’un architecte américain, ces mêmes Américains que l’on a voulu arrêter avec les remparts un demi-siècle plus tôt ?Le Château Frontenac fait lui aussi que Québec est Québec, une ville vivante et dynamique et, à ce titre, entraînée dans des courants contradictoires.Il est le symbole d’une ère qui, grâce aux chemins de fer, a tenté d’unifier les différences et a transformé sur ce continent les rivalités en curiosités.L’arrondissement historique de Québec, c’est tout cela et beaucoup d’^autres réalités que les mots ne peuvent pas rendre.Sur ce point précis du globe, qui n’a pas échappé à l’attention de Jacques Cartier et de tous les autres qui l’ont suivi, il s’agit d’une condensation artistique exceptionnelle de l’histoire, laquelle mérite bien d’appartenir au patrimoine universel.Le Salon des métiers d’art vieillit-il bien.?« La situation actuelle crée une nouvelle querelle des anciens et des modernes » CAROL DOYON L'auteur est professeur d’histoire de l'art au Cégep Ahuntsic.LE SALON fête cette année son 30e anniversaire.Parvenu à une maturité certaine, il faudrait peut-être profiter de l’occasion pour faire une analyse plus serrée de cet événement annuel.Il est grand temps, à mon avis, de sortir d’un discours purement promotionnel pour voir la « réalité » qui produit les objets exposés et le faire en tenant compte de la théorie qui sous-tend l’action des organisateurs de cet événement.Dans cet organisme qui accorde une importance très (trop) grande à une image de marque progressiste et moderne, qui réagit très (trop) mal à des critiques d’amateurisme ou autre chose semblable, qui promet avec une trop grande insistance de faire toujours mieux et encore mieux que mieux, il est étonnant de voir avec quelle facilité et indifférence, le SMAQ s’accommode des concepts les plus contradictoires.Je lis métiers d’art et malgré une opposition apparente des deux termes, je comprends métiers manuels exercés de manière artistique, c’est-à-dire avec goût et sens esthétique.Bref joindre à l’utile, l’agréable.J’y retrouve pourtant bien autre chose au Salon, où ce qui se trouve annoncé (métiers d’art) est refoulé et remplacé par des produits dont le rapport avec les métiers d’art est secondaire et souvent inexistant.Même les mots artisans et artisanat sont devenus suspects et « obscènes ».Il existe encore, bien sûr, le travail de véritables artisans dont les spécialités sont liées directement ou indirectement à la production d’objets utilitaires.La pertinence et la légitimité indiscutables de leur travail ^ mmnMW ri ¦ semblent être remises en cause par ceux-là mêmes qui sont chargés de la sauvegarde des intérêts et des acquis de la corporation des artisans.Le message de la présidente dans le Cahier du DEVOIR est assez clair à cet égard.Ces artisans se font actuellement doubler par de nouvelles catégories d’artisans, se nommant eux-mêmes des « créateurs ».Certains développent une production de type nettement artistique plus ou moins renouvelée, d’autres une production de type plutôt design.Cette dernière doit-elle être comprise dans le sens d’un objet artisanal modernisant ?C’est un mariage pour le moins curieux de qualités à la fois artisanales et design.Enfin, cette année, le Salon compte parmi ses exposants des concepteurs.Il y a même des concepteurs-sculpteurs au SMAQ.Cette situation crée une nouvelle querelle des anciens et des modernes, polarisant en deux factions opposées les partisans d’un tactile valorisant les matériaux naturels et le plaisir du métier et les partisans d’un visuel valorisant les matériaux synthétiques et les formes froides.Pourtant ces « artistes » disposent d’un ré- seau assez élaboré de Galeries et de lieux d’expositions divers.Les designers ont leur Salon : Via-Design et la bénédiction du MIC et du MAC.Pourquoi investir et transformer un lieu qui n’est tout simplement pas le leur ?Sont-ils incapables de faire face à la concurrence dans leur propre champ d’activité ?Comment comprendre que 90 % des projets et pièces soumis par les artisans aient été refusés ?Le discours officiel insiste sur la sévérité et la grande exigence du jury, garante de la qualité de la sélection.On pourrait y voir autre chose ; celui d’un divorce et d’une incompatibilité entre les idéaux des responsables et la réalité de la masse.Le jury a choisi une majorité d’oeuvres dont le lieu précis relève des tendances artistiques actuelles ou d’une ligne plus design, et ce choix renforce la pensée du discours de prestige.La participation des exposants à Recherches est de l’ordre de 4 % ( 13 artisans sur 305) bien qu’ils en assument une grande partie des coûts et y sacrifient un espace important.Je ne suis pas contre Recherches, mais ce qui me rend perplexe c’est LETTRES AU DEVOIR ¦ L’abus des sondages LES MÉDIAS ont beaucoup trop tendance à escamoter les questions relatives à l’influence des sondages en temps d’élections.Il y a là, selon mol, un accroc majeur à la démocratie et on n’a pas le droit de se cacher la tête dans le sable et de laisser manipuler l’opinion publique par les experts.Ce ne sont pas tellement les sondages en eux-mêmes qu’il faut mettre en cause, mais l’abus qu’on bn fait dans les médias et leur multiplication.On ne commente plus les programmes des partis, ni les discours des chefs, et encore moins les déclarations des candidats, mais on commente les sondages, on les analyse à la loupe et l’on ne cesse de leur faire dire ce qu’on veut.EL quand on a fini de commenter, on recommence à spéculer sur le prochain sondage qui devrait sortir.Comptez les émisons de télévision, les pages de journaux, les bulletins de nouvelles, les émissions de radio, ètc., qui ont été produits sur les sondages et vous constaterez probablement que le président des élections aurait dû se pencher bien davantage sur ce fait que sur l’interdiction du débat télévisé.Je pense qu’on a vraiment dépassé les bornes à ce sujet aux dernières élections.Deux semaines avant le scrutin et pendant toute la fin de la campagne, tous les commentateurs politiques, du haut de leur tribune et avec une sorte d’arrogance méprisante pour le scrutin à venir, se comportaient comme si le vote des citoyens n’était plus qu’une simple formalité.Se demander tout simplement s’il y a abus et ne plus en parler, c’est faire preuve d’une irresponsabilité complète.Malheureusement, tous nos médias en restent là.Nos éditorialistes et nos commentateurs politiques se trouvent tous beaux et fins.Ils se partagent toutes les tribunes entre eux et.va pour le petit peuple.Il n’a qu’à écouter et regarder tous ces beaux esprits et leurs experts (toujours les mêmes et de moins en moins nombreux) et à lire ensuite les mêmes choses dans son journal, avec tout simplement quelques fantaisies en plus.Est-ce pensable d’espérer qu’un « expert » voudra bien se pencher sur ce problème en prenant la peine de consulter vraiment, non pas tout simplement d’autres experts, mais les gens qui sont sur le terrain, près de la population ?Quand on en est rendu à faire un sondage sur les sondages, on pourrait peut-être penser à dépasser cette pratique qui est en train de devenir une manie dangereuse pour une saine démocratie.Je demande donc grâce pour les pauvres sondés que nous sommes tous devenus et je revendique le droit, qu’on est en train de déformer, de pouvoir encore choisir en toute liberté ceux qui auront l’honneur de nous représenter.— GEORGES-HENRI FORTIN Alma, 11 décembre.sa non-représentativité.Le grand balayage a commencé en 1982-83 en meme temps que MAQAM (Métiers d’art du Québec à Montréal) devenait le grand patron du SMAQ, c’est possiblement une coïncidence.L’élimination s’est exercée de façon arbitraire d’abord dans la famille du traitement de surface et dans celle de la céramique.Il n’y a plus eu d’avertissement.Auparavant les artisans étaient avertis lorsqu’ils ne répondaient plus aux normes de leurs évaluateurs.En 1984, la purge a continué, cette fois dans le textile.Sur plus de 350 exposants, quelque 40 d’entre eux ont été refuses.Pour le public, cela ne représente rien d’autre qu’un élargissement des allées et moins de stands à visiter, pour les artisans c’est une catastrophe.Et c’est ainsi que progressivement toute production de type utilitaire (métiers d’art) est éliminée.Dire que les artisans du Salon vivent dans la terreur de l’évaluation annuelle est malheureusement une affirmation juste.Les artisans jusqu’à tout dernièrement étaient évalués — il y a actuellement un moratoire de deux ans — à tous les ans par un comité d’évaluation de la famille qui ne tenait compte trop souvent de rien, sauf de sa propre idée hic et nunc de la création et de l’esthétique.Si j’ai bien compris le discours d’un évaluateur, esthétique veut dire ce qui est « viscéralement beau », son /eel/ng personnel.La formation, l’expérience, l’originalité, le rapport à la tradition, l’homogénéité du travail ne comptent pas toujours.Tous, sans exception, des nouveaux aux anciens subissent le même examen.La seule façon d’échapper à l’évaluation est d’être soi-même évaluateur.Même si cette année un moratoire a été décrété sur l’évaluation, MAQAM a imposé une évaluation.J’imagine qu’on doit la considérer comme un exercice de feu.C’est à cause d’une telle évaluation que 12 artisans professionnels refusés ont été obliges d’aller chercher une ordonnance de la Cour supérieure — qu’ils ont obtenue — pour faire respecter et valoir leurs droits et réintégrer le Salon.Je ne comprends pas comment une corporation sérieuse et professionnelle n’ait pu prendre la décision qui s’imposait au moment où elle s’imposait et ait laissé s’aggraver la situation.Enfin le Salon vieillit-il bien ?Je ne le crois pas car son seul effort consiste dans un face-lift annuel.Vivre sa maturité est un défi pour le Salon.Cela signifie d’abord pour les « officiers » de la corporation d’être capables de passer de leurs préoccupations personnelles à celles de la collectivité.C’est-à-dire de ne pas confondre leurs goûts, leurs besoins et leurs visions personnels avec les intérêts des membres qu’ils représentent et de la collectivité québécoise.Cela veut dire aussi que SMAQ/MAQAM doit défendre jalousement le lieu spécifique de sa pratique en résistant aux Impératifs de la mode à tout prix, c’est aussi une forme cachée de mercantilisme.sans pour cela s’enfermer dans une pratique passéiste et surannée.Il doit aussi résister aux mirages — oh ! combien séduisants — d’une reconnaissance internationale artificielle, concoctée par des utopistes de tout acabit.Avant d’être international (universell un produit appartient à un milieu et a une culture précises.Cela veut dire aussi d’affermir les acquis — les anciens, les plus expérimentés — et de se préoccuper de la relève tout en assurant une continuité.Le travail auprès de tousses membres est essentiel.Un travail qui respecterait l’apport, l’expérience et la vision de chacun, sans les jouer les uns contre les autres, de travailler pour le profit de tous et non pour celui de quelques-uns qui pourraient se servir de SMAQ comme une rampe de lancement, comme un couronnement de carrière ou pour nourrir un appétit vorace de pouvoir.Cela veut dire aussi de limiter l’importance des évaluations intempestives et de la réduire à quelques principes généraux et fondamentaux de base : c’est-à-dire une connais- sance approfondie du métier (pour distinguer les amateurs des professionnels) et d’une connaissance minimale de l’histoire des formes (pour éviter la reproduction et la copie).Que penser du Rêve de Picasso reproduit sur une surface émaillée ?Ou des Stroumpfs de Peyo sur des tableaux de bois ?Si les levers de lune dans les paysages nordiques et les maisons traditionnelles dans la neige sont devenus des points de repères culturels, que dire des masques des Indiens de la Côte du Nord-Ouest par un Blanc ?ou des Noires bavardant au puits la cruche d’eau sur la tête ?Il faudrait que les artisans s’entendent sur un minimum, en laissant prendre à chacun ensuite les risques de ses choix esthétiques.Enfin de considérer la variété et de la diversité des tendances comme une richesse et un signe de dynamisme du travail artisan : de penser le Salon comme une Foire — ce qu’elle est par définition d’ailleurs — comme une fête où tous les artisans offrent à la population le produit de leur travail comme un grand cadeau de Noël.Histoire et pourcentage LU LUCIA FERRETTI ?Marie-Paule Malouin, Ma Soeur, à quelle école allez-vous ?Deux écoles de filles é la fin du XIXe siècle, Montréal, Fides, 1985, 171 pages.Le ÉTAT et la société québécoise n’ayant pas voulu, jusqu’au milieu du XXe siècle, investir massivement dans l’éducation, c’est à des communautés religieuses, dépourvues du pouvoir de taxation, qu’a incombé tout ce temps le fardeau de l’instruction, et en particulier de l’instruction des filles.Dans ce con texte, les congrégations enseignantes ont fondé des écoles privées, et surtout des pensionnats de filles, dont les surplus ont permis le soutien des écoles publiques.Au XIXe siècle, dit Malouin, le secteur privé « subventionne » le secteur public.En revanche, les enfants du public étudient dans des classes bondées, dépourvues de matériel didactique, et suivent des programmes plus courts que leurs consoeurs pensionnaires.Ce dédoublement du sytème d’enseimement et en particulier la fondation de collèges classiques féminins, a donné l’occasion à une minorité de jeunes filles d’accéder à une formation susceptible de les préparer à assumer d’autres rôles sociaux que ceux d’épouses et de mères.C’est à partir de l’étude de l’organisation de deux écoles de filles tenues au tournant du siècle par les Soeurs des Saints Noms de Jésus et de Marie que Marie-Paule Malouin a pu tirer ces conclusions, appUcables à l’ensemble du secteur de l’éducation féminine avant les réformes des années 1960.Mémoire de maîtrise publié sans retouches majeures.Ma Soeur, à quelle école allez-vous ?démontre une bonne capacité à cerner le sujet strict dont il est question ainsi qu’une grande probité dans le traitement des sources.Malheureusement, il faut aussi la preuve qu’un bon mémoire donne parfois un mauvais livre.Si l’auteure n’avait pas l’intention de réécrire son mémoire, elle aurait dû alors en faire la matière de quelques articles dans des revues .spécialisées.Tel qu’il nous est en effet livré aujourd’hui, son texte est quasi-illisible.Le propos est d’abord statistique et les pages sont à ce point encombrées de tableaux et de chiffres que la compréhension est en très ardue.D’autant plus que parallèlement à cette boulimie arithmétique, on espère en vain l’inscription du sujet dans la problématique plus générale des rapports école-société aux XIXe et XXe siècles, une évocation tant soit peu vivante de la vie d’enseignante ou de couven-tine, ou une réflexion sur les continuités et les ruptures entre la situation analysée et le système contemporain d’enseignement au Québec.En réduisant l’histoire à un exercice de méthodologie, Marie-Paule Malouin lui a malheureusement fait perdre une bonne partie de sa signification sociale. 8 ¦ Le Devoir, vendredi 20 décembre 1985 SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Le français le rapport.Se basant sur les données du recensement de 1981, le rapport constate que « le français recule partout au Canada et que même au Québec, les transferts linguistiques ont joué en faveur de l’anglais».La situation est telle que le Conseil de la langue française suggère au gouvernement de prendre des moyens additionnels pour se porter au secours de la langue française au Québec.Ce rapport arrive au moment même où le nouveau gouvernement libéral prend le pouvoir, un gouvernement qui est reconnu pour favoriser un assouplissement de la loi 101 en faveur de la langue anglaise.Dans son rapport, le Conseil espère que l’Assemblée nationale garantisse dans un document constitutionnel les droits linguistiques du Québec et le statut de la langue française.Puis, le Québec devrait faire reconnaître dans la constitution canadienne la légitimité des moyens qu’il prend en faveur de la langue française, suggère la Commission.Enfin, heurtant de front la position Ubérale annoncée au cours de la dernière campagne électorale, la Commission propose « de conserver toute sa force à l’affichage public en français » et de modifier la loi 101 afin de la rendre plus efficace dans ce secteur.Plus encore, le Conseil rappelle que des lois ne suffisent plus pour assurer le développement et la vitalité de la langue française.« Il est urgent de créer au Québec une dynamique nouvelle, poursuit le Conseil.Les travailleurs et les jeunes devraient être invités à prendre une part beaucoup plus active et dynamique dans le développement, la diffusion et l’usage effectif du français, comme aussi dans l’amélioration de la qualité de la langue.» Aussi, le Conseil invite le gouvernement à favoriser l’initiative des groupes et des citoyens soucieux de s’impüquer dans ce dossier.Il n’était pas possible d’obtenir jeudi soir les réactions du nouveau gouvernement face à ce rapport.Le texte est une espèce de testament du président du Conseil, signataire du rapport, M.Michel Plourde, qui n’est plus à la tête du Conseil depuis juUlet dernier.4 De Havilland des Communes.Le ministre a cependant refusé de dire si tous les documents relatifs à la transaction seront déposés devant le comité parlementaire.Cette ouverture inattendue du ministre a agréablement surpris l’opposition.Le leader libéral, M.John Turner, a crié victoire.« C’est une volte-face totale du gouvernement dans ce dossier.Hier M.de Cotret refusait carrément ce qu’aujourd’hui le ministre accorde.M.Stevens a pris une position ouverte mais aussi tout à fait opposé à celle de M.de Cotret.» Ironisant, M.Turner s’est demandé où était caché le ministre de Cotret hier pendant la période de questions.Le leader libéral espère que dorénavant toute privatisation soit l’objet d’un examen devant un comité parlementaire.« C’était l’engagement de M.Mulroney pendant la campagne électorale », a-t-il précisé.Pour le néo-démocrate Mike Cassidy ce renversement d’attitude illustre une certaine inquiétude de la part du gouvernement.« Il m’apparaît que le bureau du premier ministre a décidé que la politique négative de M.de Cotret était un facteur négatif pour le gouvernement.» Selon M.Cassidy, les députés de l’opposition et la population pourront obtenir plus d’informations sur la vente grâce au comité parlementaire.De plus, les auditions permettront de savoir qu’elles étaient les autres alternatives et de les comparer avec l’offre de Boeing.Pour l’opposition de nombreuses questions demeurent sans réponse dans la transaction sur De Havuland.Ainsi, il appert que la compagnie De Havilland doit perdre ?14 mimons en 1986 et non J200 millions comme avait déclaré M.de Cotret pour justifier la vente de l’avionneur toron-tois.En 1987, De Havilland devrait enregistrer des profits.En ce qui concerne les royautés versées au gouvernement sur la vente des Dash-8, l’opposiüon estime qu’il s’agit d’une farce.Ottawa commencera à recevoir des royautés après la vente de plus de 400 Dash-8.Or De Havilland indique qu’il serait possible de vendre tout au plus quelque 300 avions d’ici 1994.L’opposition rejette l’argument que le gouvernement ne viendra plus en aide à De Havilland après sa privatisation.Le député liberal Robert Kaplan a calculé que la nouvelle compagnie De Havilland recevra plus de J600 millions en subventions et aides d’ici cinq ans.Depuis une i-zaine d’années, Ottawa a investi plus de $834 millions dans De Havilland.Le gouvernement devra aussi éclaircir le fait que Boeing n’a donné aucune assurance en ce qui concerne les emplois des 4,500 travailleurs de De Havilland et le maintient des contrats de sous-traitance avec Cana-dair.L’avionneur de vUle St-Laurent fabrique le fuselage arrière du Boeing 767.Enfin, l’opposition aimerait savoir si le consortium majoritairement canadien Rimgate a reçu toute les informations pertinentes à la vente de la société aeronautique.Selon les dirigeants de Rimgate, le ministre Stevens a refusé de les recevoir.4 Blâme mentation de 25 % de l’effort fiscal des Québécois entre 1970 et 1976, par rapport aux Ontariens.Le député de Roberval a souligné que le gouvernement du Parti québécois a transmis aux libéraux des finances publiques dans une situation saine puisque le nouveau ministre des Finances a déjà pu faire des ca deaux aux contribuables.« La situation financière du Québec ne permettait pas beaucoup de manoeuvres mais elle était saine», a-t-il averti.La motion de blâme souligne enfin que le mini-budget « ne comprend aucune mesure concrète pour les femmes, les jeunes et les chefs de famille à la recherche d’emploi ».Pour sa part, M.Caron a souligné que le mini-budget n’est absolument pas expansionniste, malgré le constat pessimiste faite par le ministre des Finances quant aux perspectives économiques du Québec.M.Johnson a rappelé que, s’il avait été adopté dans son intégralité, le budget Duhaime aurait permis « $261 millions de baisse d’impôt en 1986, $515 millions en 1987 et $707 millions en 1988 et que 83 % des bénéfices de ces réductions d’impôt aurait profité aux couples avec enfants».La motion de censure déposée hier ne sera soumise au vote des députés que dans les quinze jours suivant la reprise de la session parlementaire, le mardi 11 mars.Dans son discours d’hier, M.Johnson a estimé aussi que le mini-budget « annonce $700 millions de coupures l’an prochain s’il veut conserver son déficit constant comme il l’a dit».Durant le débat à l’Assemblée nationale, tous les députés du Parti québécois ont accusé hier le premier ministre, M.Robert Bourassa, d’avoir convoqué une session parlementaire prématurée et d’avoir déposé un Budget improvisé.M.Johnson a accusé le gouvernement Bourassa d’être un « opéra-bouffe, avec illusionniste, trompe-l’oeil, un équilibriste sans filet aux Finances, un mauvais imitateur de budget au Revenu, et malheureusement quelques tragi-comédiens, dont un qui est absent de cette Chambre, Dieu merci pour lui, aujourd’hui ».Le chef de l’opposition a plusieurs fois averti les nouveaux députés libéraux qu’ils « devront payer politiquement dans leurs bureaux de comté d’ici un an ou deux » les coupures nécessaires au financement temporaire des promesses électorales du P1.Q.« Ce gouvernement es- Le thon soumis à une inspection plus sévère MARIE TISON OTTAWA (PC) — Le thon empaqueté ou vendu au Canada sera soumis à une inspection plus sévère.Le ministre des Pêches et Océans Torn Siddon a réagi au rappel de 19,200 boites de thon rance mercredi, le deuxième en trois mois, en annonçant une série de mesures extraordinaires sur le contrôle de la qualité du poisson mis en conserve.Des échantillons de bottes de thon seront retirés des rayons et seront méticuleusement examinés, a déclaré M.Siddon.« Tout produit qui ne correspond pas aux normes rigoureuses pr^es par le loi quant à l’odeur, le goût, la texture ou l’apparence, sera confisqué par le ministère », a-t-il indiqué.De plus, les fonctionnaires analyseront des échantillons prélevés sur tout lot de production de thon en conserve à l’usine même.Les numéros de lot des produits sur les rayons seront vérifiés, afin de voir s’ils correspondent aux lots rappelés en septembre dernier.Le ministre a en outre ordonné une analyse détaillée des procédures d’inspection et des normes appliquées par les fonctionnaires du ministère à l’usine Star-Kist de St-An-drews, au Nouveau-Brunswick, au cours des trois dernières années.Une étude sera également menée sur toutes les procédures, normes de qualité et règlements concernant l’inspection et l’approbation du poisson en conserve produit ou vendu au Canada.« Si nécessaire, je suis prêt à introduire des modifications a la Loi sur l’inspection du poisson et à intensifier les méthodes d’inspection du ministère des Pêches et Océans », a affirmé le ministre.L’annonce de M.Siddon a été très bien accueillie par les deux partis de l’opposition.Au cours de la période des questions, le député liberal George Baker avait soutenu que le nombre d’inspecteurs avait diminué depuis la prise de pouvoit* des conservateurs, tandis que le néo-démocrate Vie Al-thouse avait affirmé que le nombre d’heures d’inspection avait diminué sous le gouvernement précédent, et qu’il avait poursuivi cette tendance sous les conservateurs.Le ministre de la Santé nationale et du Bien-être social Jake Epp a ré-pUqué que son ministère n’avait pas réduit son nombre d’inspecteurs.Il a plutôt rappelé les mesures entreprises en septembre pour retirer du marché 800,000 boites de thon rance.M.Epp a ajouté que seules deux boîtes avaient pu alors échapper à la vigilance des fonctionnaires.« Nous avons retrouvé deux boîtes qui avalent été oubliées dans un rappel de 800,000 boites.Je pense que même les membres de l’opposition vont admettre qu’il s’agit d’un excellent système », a-t-il déclaré.Vague de froid sur le Québec SYLVAIN BLANCHARD La première vague de froid d’un hiver trop précoce tire à sa fin, car les météorologues prévoient un adoucissement des températures au cours des prochains jours.Si hier des records ont été enregistrés à Saint-Hubert, Mirabel et Sainte-Agathe où le thermomètre est descendu à - 30, - 34 et - 35 degrés celsius, à Montréal, un autre record a passé bien près d’être fracassé, alors qu’en matinée la température atteignait - 27 degrés celsius.Le record, qui date de 1942, est de -28.Les automobilistes de la région métropolitaine Montréal bénéficieront d’un répit de quelques jours et ils n’auront pas besoin d’aller quémander l’aide de leur voisin pour survolter leur batterie.En effet, selon les prévisions de M.Ed Cowell, surveillant à l’emploi d’Environnement Canada, à Dorval, le temps devrait commencer à se réchauffer à partir d’aujourd’hui pour retrouver sa normale saisonnière lundi.L’aperçu pour mardi, veille de Noël est de -5 degrés celsius.Il ne sera donc pas trop pénible d’attendre l’autobus si vous n’êtes pas en état de prendre le volant.Pour aujourd’hui.Environnement Canada prévoit un ennua-gement tard en soirée, quelques averses de neige et un maximum se situant entre —14 et —16 en raison d’une perturbation en provenance de la Nouvelle-Angleterre.Samedi, la température devrait grimper au cours de la journée à -10, tout comme dimanche où le ciel sera plutôt nuageux.Le minimum prévu pour ces deux jours est de -15.Le temps sera parfait pour commencer a penser à enlever son troisième ^et de laine.Toujours selon M.Cowell, le véritable réchauffement devrait se produire lundi.Une perturbation en provenance du Sud de la frontière devrait en effet nous amener du temps nuageux, quelques averses de neige et des temj^ra-tures variant aux allentours de - 5 degrés celsius.Les températures normales au Québec pour un 20 décembre sont de -4 avec un minimum de -12.Mercredi soir, le thermomètre est descendu à un niveau record de - 26 (l’ancien record était de -23 et datait de 19râ).La vague de froid qui sévit actuellement dans la province est attribuable à une masse d’air de l’Arctique qui provient du nord-ouest canadien.Dans cette partie du Canada, l’absence quasi-totale de soleil a pour effet de refroidir encore davantage l’air existant.Cette masse d’air se déplace vers le sud, atteignant même parfois les côtes de la Floride.À Atlanta, par exemple, il faisait hier matin -9, ce qui est nettement en dessous de la normale.Ce phénomène ne dure généralement que quelques jours, l’air étant remplacée par un courant d’air chaud provenant de la Pennsylvanie et de la Nouvelle-Angleterre.Ce qui devrait survenir lundi.Roger Lafontant porte en appel le refus d’Ottawa saie de gagner du temps mais il devra payer tôt ou tard », a lancé M.Johnson.Il a aussi signalé que, dans le secteur des assurances, M.Bourassa promettait en juillet $400 millions d’allégements fiscaux, ramenés à $128 millions le 30 octobre, alors que la suppression de la taxe sur certaines primes individuelles ne représente plus que $54 millions par an.Par ailleurs, le chef de l’opposition a espéré que le ministre des Finances associera l’Assemblée nationale (et donc l’opposition) à sa réflexion sur le processus budgétaire.« Nous sommes tout à fait d’accord avec cette perspective d’ouverture du processus budgétaire, d’autant plus que c’était un engagement majeur de notre propre programme électoral », a signalé le chef du PQ.4 Otages ment ».Et c’est ainsi que les téléspectateurs ont pu voir presque en direct Georges Courtois, l’arme au poing, arrogant et nerveux, affirmer au micro toute sa détermination.« Ou nous partons, ou nous mourons », « la moindre tentative de la police sera suivie de sanctions immédiatement, dans les secondes qui suivent.» L’homme semble intelligent et s’exprime sans difficulté.Il affirme être innocent des crimes qu’on lui reproche et semble faire de cette prise d’otages une tentative désespérée d’échapper à la prison.Il est en effet passible de 20 ans d’incarcération.« Cette opération doit aller jusqu’au bout », affirme-t-il en menaçant de tuer des otages et en précisant que cela ne peut se terminer par une reddition.C’est pourquoi les policiers accordent peu de crédits aux paroles de Khalki, qui affirme appartenir au groupe palestinien Abou Ni-dal; même si Courtois, qui semble le chef du commando, déclare qu’il a connu Khalki en prison et qu’il a décidé de « s’allier à la cause palestinienne ».Tandis que les policiers interdisent l’approche du palais, les négociations commencent.Le préfet de région Jean Chevance, son chef de cabinet, le doyen de la faculté de droit de Nantes et le préfet Robert Broussard, arrivé dans l’après-midi avec un groupe d’élite de la police nationale, le RAID.(Recherche, assistance, intervention, dissuasion), parlementent avec les trois hommes qui ne parviennent pas à formuler des exigences précises.Selon des policiers sur place, le préfet Broussard et le préfet de région négocient directement à l’intérieur de la salle où les gangsters les ont autorisés à rentrer.En fin de soirée, les trois bandits demandaient que soit mis à leur disposition un car, toujours selon la police.Au dehors, la police est vigilante et MONTRÉAL (Le DEVOIR - CP) — Replié sur Montréal après son exclusion du gouvernement Duvalier comme ministre de la police et des forces armées, le docteur Roger Lafontant a porté en appel le refus d’Ottawa de lui accorder la résidence permanente, prolongeant ainsi son installation au Canada.Un arbitre de l’Immigration, M.Michel Meunier, dans une décision prise mercredi et dont les motifs n’ont pas été rendus publics, a refusé de reconnaître le statut de résident permanent dont l’ancien ministre a déjà joui au Canada.Tant l’avocat de Lafontant, Me A.H.Z.Zaitlin, que le porte-parole de l’Immigration, M.Jacques Alain Lavallée, ont confirmé hier que les procédures d’appel pourront prendre « des années ».Lafontant a vécu à Montréal de 1971 à 1979 avant de retourner en Haïti prendre la direction des forces de répression, après une brève éclipe comme consul.Il a aussi demandé le statut de visiteur, qui lui a été refusé à son arrivée à Montréal, le 14 octobre, procédure qui doit se poursuivre à Mirabel le 7 janvier prochain.L’arbitre a motivé son refus quant à la résidence dans une décision écrite dont le texte, explique le porte-parole de l’Immigration, ne peut être publié par la ministère.L’avocat de l’intéressé pourrait néanmoins rendre le document public, ajoute-t-on.En vertu de la loi, celui qui s’ab-sence plus de six mois du Canada sans indiquer, au départ ou entretemps, son intention de rester au pays perd automatiquement son statut de résident permanent.En cas de doute, la question est tranchée par un agent d’immigration et, en cas de litige, par un arbitre ou, éventuellement, les tribunaux.L’arbitre a vraisemblement trouvé que le requérant, un épidémiologiste devenu un des hommes forts du régime haïtien, avait perdu son statut en restant à l’extérieure pendant une période plus longue que ne le permet la loi.Lafontant a été arrêté à Mirabel le 14 octobre par l’Immigration alors qu’il détenait un visa de courtoisie de l’ambassade canadienne à Paris et un passeport diplomatique.Il a été remis en liberté, d’abord sous un cautionnement de $ 20,000, puis sur parole.L’audition de sa cause qui devait avoir lieu le 15 novembre a été devancée au 12 à la requête de son avocat, Me Zaitlin, qui allégua des motifs de sécurité.En pratique, l’ancien diplomate haïtien à Montréal pourra rester au Canada durant les procédures, longues de trois à cinq ans en pareil cas.Lafontant est arrivé de Zurich sur demande aux propriétaires de magasins ou de cafés de « repérer » tout individu suspect.Les gangsters affirment en effet disposer dans la ville de complices, prêts à mitrailler au hasard au cas où une opération de police serait tentée dans le Palais de justice.un vol de Swissair, seul et disposant, selon un fonctionnaire fédéral, d’une importante somme d’argent.D’après le journal Haïti-Progrès, publié à New York, l’ex-ministre a dû partir en catastrophe de Port-au-Prince, accompagné de sa femme et de quatre enfants, le 4 octobre, après avoir été contraint de démissionner le 10 septembre.À son arrivée à Miami, il a déclaré avoir quitté Haïti « de sa propre volonté ».Radio-Canada a aussi révélé que Lafontant avait présenté d’abord une demande à la délégation canadienne à Mexico, où elle aurait été refusée, sur rapport « confidentiel ».L’ex-ministre de l’Intérieur et de la Défense nationale a fait l’objet de nombreuses dénonciations pour violations des droits fondamentaux, notamment de la part d’Amnistie International.Une des figures dominantes du régime, déjà sous le président François Duvalier, Papa Doc, puis sous son fils Jean-Claude, les raisons de sa démission ne sont pas connues.Il est possible que l’ancien chef des forces de l’ordre ait été sacrifié à la campagne, menée par le régime, en vue de présenter une meilleure image sur la scène internationale.Son épouse détient la citoyenneté canadienne, et le ministère de l’Immigration n’exclut pas la possibilité qu’elle fasse une demande de parrainage pour son mari.Selon la version officielle, Lafontant aurait obtenu par subterfuge auprès de l’ambassade canadienne à Paris un visa de courtoisie pour entreprendre une visite auprès de la délégation haïtienne à Ottawa.L’ambassade canadienne n’aurait pas été informée à temps de la situation de l’ex-chef des « tontons macoutes ».L’explication laisse sceptique dans la communauté haïtienne.En effet, la presse parisienne a signalé le « remaniement ministériel » du 10 septembre en Haïti et la démotion du ministre Lafontant.Le départ de Lafontant a coïncidé de peu avec le déclenchement, partout en Haïti, d’un vaste mouvement de protestation dans la jeunesse, qui réclame la fin du duvaliérisme et de la misère, et l’établissement des libertés démocratiques.Pour le nouveau ministre de l’Intérieur et de la Défense nationale, M.Jean-Marie Chanoine, la tension est attribable à des « agitateurs » qui exploiteraient « l’impatience de quelques citoyens » ou manipuleraient « des écoliers à des fins politiques ».Mais à Port-au-Prince plusieurs suivent de près les événements et leur impact sur le régime, sans exclure le retour du docteur Lafontant.Ainsi, dans sa parution du 6 décembre, Haiîti-Observateur, hebdo sympathique à l’ex-ministre, signale la réintégration de plusieurs de ses fidèles et guette « les moindres indices d’un revirement politique en faveur de Roger Lafontant».Entre-temps, Ottawa a repris sur une grande échelle ses programmes d’aide financière et de coopération économique avec le gouvernement Duvalier.mrmms-mmx 20% de valeur en plus En vente dans tous les cinémas ^ SANDRINE BONNAIRE dans un film de AGNES VARDA SANS TOIT NI LOI LION D’OR VENISE 85 MACHAMERIL snmANi fwiss voiANOFmoriau patrkkupca^nski lAI RlVr tOKIAIXM MURIMI WKNIIVS H)l I K)SSI VWIACHil (\SS(M'NA ( HKISIIAN ( Ml SSA miMi ¦> Mirsvan M «>, I ««4 >1 IC>A>SAIHM/IHIWK / _ (INf TAMARIS niMSA2 MINISfI RI l)f i A ( ( I Tt H( VIVAFILM Le PARISIEN 480 ST-CATHFRINF O 866 3856 MCGILL 1:25 3:30 5:30 7:35-9;li0 Sam Dernier Spcct 11:40 ANÉMONE • LAURA ANTONELU • MICHEL BOUJENAH MICHEL GALABRU • GÉRARD JUGNOT • PIERRE MONDY fSDfm 1 14 ANS*! BALME ^ D'OR CANNES 19 8 5 PRIX DE LA CRITIQUE INTERNATIONALE CANNES 85 r Un des meilleurs films qu'on ait vus depuis longtemps." — (Panscope) I “Emotion, humour et tendresse font bon •"‘"“B?:”,ta Presse; l 'Papa esl en voyage d'affaires que nous avons tant aimé, a la rare vertu de réintroduire dans le cinéma une vi-taiité.un humour, une inso-ience corrosive qui témoignent d'un instinct et d'un tempérament enrichissant pour l'esprit." — CB (L Actualité) m “Des trouvailles d'i et une qualité d'émotion qui forcent l'admiration." — Luc Perrault (La Presse! m “Il faut courir voir ce film d’une tendresse mémorable.” — (Tme Magazme) U "S'il n'y a qu'un seul film que vous pouvez voir cette année, voyez celui-là." — Marie-Chnsime Abel m "Frais, drôle, émouvant et chaleureux." — (Le Devoir! ¦ ".Preuve d'une belle vitalité." — ILe Point! ¦ “Remaquable!” — IThe Galette) m "A la fois léger et joyeux." — Marcel Jean tie Devoir! DIMA FILMS pr^vpntp Un film de EMIR KUSTURICA PAPA LEST EN VOYAGE D'AFFAIRES MORENO D E BARTOLII.MIKI MANOIlOViC.MIRJANA KARANOViC (ïin 1:45 4:15 6:45 9:20 Le PARISIEN 480 ST-CATHERINE O 866 3856 MCGILL 't4< UN fiun Dt FRANÇOIS LETERRIER ^ rnisnot ot JEAN-OAUDE PETIT scùtMotroutoeutQÉRARDLAUZIER 480 ST CATHERINE O 866 3856 MCGILL t>ernier Sped 11:40 UNFIMDE MICHEL), DEVILLEj umm A COMPTER 35 MILTON 842 6053 Ven 7:15 9:15 DE DEMAIN 1:15 3:15 5:15 7:15 9:15 LE DEVOIR ^¦i CAHIER I Montréal, vendredi 20 décembr* 1985 EN UN COUP DOEiL Peu Evaiit l’annoiice de son investissement, TENDANCES DU MARCHE y' .12 (hebdomadaire) I I I TAUX 10 00 DOW TAUX 9.33 D’ESCOMPTE 1 1 10 +1.49 1542.43 DOLLAR +1.95 2873.83 XXM -0.10 141.12 Or et dollar en devise américaine LES AFFAIRES .EN aUELGLUES LIGNES PAUL DURIVAGE ¦ La Banque Royale vend Cast La Banque Royale du Canada s’est départie de sa participation dans le groupe Cast (1983) Ltd des Bermudes, au profit d'un groupe d’mves-tisseurs, avec en tête M Klaus Glusing, l’actuel président.Le montant de la transaction est évalué à près de $ 200 millions Cast est une entreprise diversifiée principalement engagée dans le transport maritime La Banque Royale avait récupéré ce bloc d’actions en 1983 à la suite de la faillite de la compagnie mère, Eurocanadian Shi-pholdings Ltd, à laquelle elle avait consenti quelque $ 250 milbons de prêts Un porte-parole de la Banque Royale a expliqué qu’elle n’avait jamais eu l’intention de demeurer dans cette affaire pour bien longtemps Il a précisé que Cast était mamtenant redevenue rentable ¦ La Banque TD à la Bourse de Tokyo La Banque Toronto-Dommion suivra l’exemple des Entreprises Bell Canada (EBC) en inscnvant ses actions ordinaires à la Bourse de Tokyo Le conseil d’administration de l’entreprise vient en effet d’adresser une demande d’autorisation en ce sens à la Bourse japonaise « Cette inscnption fait suite à l’mtérêt croissant des Japonais dans les titres étrangers, explique-t-on dans un communiqué Cela permettra d’accroître la base d’actionnaires de la Banque et d’en augmenter la liquidité » Si l’inscription est acceptée, elle pourrait être faite en mai procham EBC est présentement le seul titre canadien offert sur la place boursière mpponne ¦ Les affaires de Vidéotron progressent Le Groupe Vidéotron Ltée a réalisé une augmentation de 54 % de ses profits pour le premier trimestre à la faveur d’une hausse de 19 % de ses recettes Le bénéfice net s’est élevé ainsi à $ 3.3 milbons tandis que les revenus ont atteint pour leur part $ 30 8 milbons Cette importante hausse est attnbuée pnncipalement à l’augmentation du nombre d’abonnés au réseau Le service de base de câblodistribution a accueilb en effet 31,131 abonnés additionnels durant le premier tnmestre et 64,595 durant les 12 dermers mois Par ailleurs, le conseil d’admmistration a autorisé le rachat annoncé précédemment de la totalité des actions pnvilégiées de séné A de sa fi-bale en propnété umque.Vidéotron Ltée, présentement en circulation Ce rachat sera effectué le 31 janvier 1986 au prix de ( 10 30 chacune, plus le dividende couru a cette date ¦ Mitel essuie un autre déficit La société Mitel de Kanata en Ontano a réabsé une hausse de 10 % de ses revenus qui ont atteint $ 107 7 milbons pour les 13 semaines se terminant le 22 novembre dernier Le trimestre se solde cependant par une perte nette de $ 14 milbons ou $ 0 40 par action en raison d’une dévaluation de % 11.8 millions des stocks Ceci se compare à des pertes nettes de $ 4 3 milbons ou $ 017 par action lors de la même pénode de l’an dermer Mitel affiche par adleurs un gam extraordinaire de $ 9 6 milbons à la suite de la vente pubbque de 30 % de ses actions de Trübum Telephone Systems Inc Celle-ci remonte en novembre 1983 Les détenteurs ayant le privilège de les convertir en actions de Mitel jusqu’au 15 novembre 1985, l’entreprise ne pouvait cependant déclarer le gain avant cette échéance ¦ La Métropolitaine acquiert Wausau La Métropobtaine s’est portée acquéreur de la compagnie d’assurances générales Wausau Insurance Compames de Toronto.Une entente a été conclue à cet effet avec la société mère.Employers Insurance de Wausau au Wisconsm Le chiffre d’affaires annuel de Wausau s’établit à environ $ 35 mil-bons Le montant de la transaction n’a cependant pas été dévoilé ¦ British Telecom choisit Marconi La société Bntish Telecom a choisi la Compagme Marconi du Canada pour le prolongement de 8,704 bgnes du central de Keybndge à Londres Le contrat de $ 7 millions sera pris en charge par la division des produits Datacom de Marconi Avec ses 24,000 bgnes, Keybndge constitue le plus important réseau téléphonique en Angleterre et l’un des plus importants au monde ¦ San Francisco à la Bourse de Montréal Les actions ordinaires des Boutiques San Francisco Inc seront inscrites à la cote de la Bourse de Montréal le 23 décembre prochain Les transactions apparaîtront dans nos pages sous l’abbréviaUon San Fran Ces 22 boutiques de vêtements pour jeunes émettront prochainement un milbon d’actions au pnx unitaire de $ 5 75 à la suite d’un premier appel public à l’épargne réabsé à la faveur du régime d’épargne-actions du Québec ¦ Nominations chez B.C.Resources Le président du conseil de la soclté British Columbia Resources de Vancouver, M Walter J Riva, démissionnera de ses fonctions à la fin de l’année II sera remplacé par M Bruce Howe, l’actuel président et chef de la direction Le vice-président exécutif, M Jack Smith, succédera à ce dernier ] Shell menaçait de fermer sa raffinerie PIERRE APRIL de la Presse Canadienne OTTAWA (PC) — La pétrolière multinationale Shell Canada a fait parvenir un télégramme aux minis très québécois et canadiens respon sables de l’énergie, de l’industrie et du commerce dans lequel elle menace de fermer les portes de sa raffinerie de Montréal si celle de Gulf est mamtenue en activité Le télégramme, daté du 17 décem bre 1985, a été adressé à M John Ciaccia, ministre québécois de l’Énergie et des Ressources, à son col lègue de l’Industne et du Commerce, M Daniel Johnson, et au mimstre fédéral de l’Expansion industrielle et régionale, M Smclair Stevens, et à sa collègue Pat Carney de l’Énergie, des Mmes et des Ressources Le texte est sans équivoque et va dans le sens des intentions déjà ex primées par une autre pétrobère, la britannique Ultramar de Saint-Ro-muald, près de Lévis, qui a déjà menacé de fermer ses portes si les gouvernements et Investissement Canada annulent la transaction qui lui permettra de mettre la main sur les 675 stations-service Gulf au Québec et dans les Mantimes et de fermer la raffinene de Montréal-Est Cette attitude des deux pétrobères est aussi susceptible de bloquer l’ac-quisition par Gaz Métropolitain, une entreprise québécoise dont les principaux bailleurs de fonds sont la Caisse de dépôt et placement du Québec et SOQIP (Société québécoise d’imtiative pétrolière), de la raffinene Guif et de ses 675 stations Le télégramme signé par le vice-président de Shell pour rEst du Canada M A G Seager, rappelle que déjà, cette entreprise a annoncé son intention d’investir $ 80 millions à sa raffinerie de Montréal-Est, qu’elle emploie 650 travailleurs et que si le gouvernement intervient fmanciè rement pour sauvegarder et maintenir en opération la raffinerie de Gulf dans l’Est de Montréal, « elle n’aura d’autre alternative que de fermer ses portes».« La compagnie Shell, a écrit le vice-président, est inquiète devant les rumeurs persistantes voulant que les gouvernements fédéral et provincial s’apprêtent à soutenir financièrement les opérations de la Gulf de Montréal, dans le cadre de l’mter r° lation de cette raffinerie avec l’industrie pétrochimique de Montréal » En plus de faire cette mise en garde sérieuse, Shell promet aux deux gouvernements de fourmr, à la place de Gulf, les matières premières à Pétromont, qui en retour pourra alimenter ses clients Com- mercial Alcohols et Union Carbide et peut-être BASF de Laval si elle ne ferme pas ses portes comme elle l’a déjà annoncé « Cela dit simplement, a conclu le vice-président de Shell, que notre décision d’investir 180 millions dépend de cette possibibté de distribuer des matières premières à l’industrie pétrochimique et à notre capacité de fournir notre part de la demande du marché québécois » Hier aux Communes, le ministre de l’Expansion industrielle et régionale, M Sinclair Stevens, de retour d’une longue convalescence, est venu jeter un peu de confusion dans un dossier qui en contenait suffisamment jusqu’ici en mdiquant que, contrairement à ce que certains de ses collègues prétendaient depuis une semaine.Investissement Canada ne ferait pas connaître aujourd’hui (vendredi) sa décision d’annuler ou d’approuver la transaction entre Gulf et Ultramar, mais attendrait à lundi ou mardi Quant à l’argument du directeur des enquêtes sur les coalitions qui laissait entendre que la transaction Ultramar-Gulf pourrait être remise en question du fait qu’il est faux de prétendre qu’il y a surproduction au Québec, M Stevens n’a pas voulu l’accepter avec autant de facibté que son collègue de la Consommation et des Corporations, M Michel Côté « Ëtant donné que sa collègue de l’Énergie, des Mmes et des Ressources, (Pat Carney), a souligné en Chambre le député libéral Jean La-pierre, prétend qu’au Québec il y a surcapacité de production et que le directeur des enquêtes sur les coab-tions affirme le contraire, je demande au ministre qm dit la vérité « Après avoir mdiqué qu’il avait pris bonne note des divergences d’opinions, M Stevens a refusé de favoriser l’une ou l’autre «C’est pourquoi, a-t-il dit, j’ai demandé aux gens de mon ministère de m’expliquer pourquoi nous avons ces deux conclusions différentes » M Lapierre a soubgné au ministre qu’il avait la nette impression que le Petroleum Club avait décidé d’appU-quer toutes les pressions nécessaires pour empêcher Gaz Métropolitain, une société entièrement québécoise, de faire son entrée sur le marché et de devenir la concurrente que personne ne veut voir ndtre au Québec « Aucune pression de cette nature, a répliqué M Stevens, n’a été appb- 3uée II faut se rappeler que l’ofire e Gaz Métropolitain dont on parle tant n’a jamais été faite de façon formelle et écrite » Et le ministre a poursuivi « Elle contenait certames conditions et elle était inféneure de $ 40 milbons à l’offre d’Ultramar.» Hier, la société Gaz Métropobtam continuait d’affirmer qu’elle a effectivement présenté une offre ferme de ) 80 millions, sans autres conditions, à Olympia and York (Gulf) le 1er décembre et qu’elle la maintenait toujours La Laurentienne a favorisé le lancement d’une dizaine d’entreprises CLAUDE TURCOTTE Le Fonds Emploi Jeunesse lancé au début de l’année par le Groupe La Laurentienne a permis de « donner un coup de pouce » dans le lancement d’une dizaine d’entreprises En dressant le bilan ue cette démarche à l’occasion de l’année internationale de la jeunesse, M Roger Décary, président et chef des opérations de La Laurentienne, mutuelle d’assurance, a souhaité l’émergence « d’un véritable consensus pour trouver des solutions viables au problème du chômage chez les jeunes» Le Fonds Emploi Jeunesse, dans lequel le Groupe La Laurentienne a mis au départ $ 100,000, en espérant que d’autres entreprises le fassent grossir, n’a cependant pas suscité l’effet d’entraînement attendu Une seule compagnie, Lavalin, a ajouté $ 10,000 au Fonds, dont l’admimstra-tion avait été confiée à la Chambre de commerce du Québec Diverses entreprises et institutions ont cependant adopté de façon indépendante des mesures d’aide aux jeu nés M F'rançois Paradis, président hononaire de la Chambre et membre du jury chargé de faire la dis- tribution des subventions, prévoyait une participation plus grande des jeunes On attendait 250 projets, on en a reçu 89 et 10 ont été retenus, selon certains cntères, notamment le sérieux de la présentation du projet, son originalité et le sens de l’initiative manifesté par les mstigateurs En VOICI quelques exemples Raymond Dion, de Richelieu, mis à pied après 10 ans de travail dans le commerce au détail d’appareils électriques, a vu un marche oubbé, celui du disque au laser, il a fondé Compact Disc et obtenu une subvention de $ 7,000, ce qui lui a permis de publier un recueil de tous les titres de disques au laser offerts au Canada II fait la vente et la dis-tnbution de ce produit par la poste C’est un marché en pleine croissance À ce jour, il a créé trois emplois directs Daniel Bourgeois, de Jonquière, est l’inventeur de nouvelles mouches pour la pêche au saumon et à la truite II prétend avoir les mouches les plus efficaces au monde n a fondé Trinitrons crustacés, obtenu du Fonds une subvention de $ 10,000 et créé trois emplois II vise un marché restreint de connaisseurs Une coopérative de travailleurs de Québec, par le sérieux de son projet a reçu $ 9,000, ce qui a rendu possible l’ouverture d’un salon de coiffure et d’esthétique à Place d’Youvüle à Québec Rémi Cardinal, qui offre un service de pose et d’entreposage de clôtures à neige pour la protection d’arbustres, d’entretien de gazon et d’enlèvement de la neige à Sainte-Foy, a obtenu ( 11,000 pour l’achat d’équipements II projette d’étendre ses services à d’autres muni-cipabtés À Montréal, trois jeunes urbanistes féminins ont formé un bureau de consultation en plamfication du territoire, BARDAT, une subvention de $ 6,000 leur a permis de procéder à une étude de marche, de faire imprimer des dépbants de pu-bbcité, etc Enfin, le réseau « Pomme qui trouve des emplois », une association à but non lucratif, a obtenu $ 15,000 pour implanter des points de vente de jus de pomme dans des endroits publics, tout en vendant leur JUS de pomme, de jeunes assistés sociaux sollicitent auprès de leurs clients des emplois permanents.C’est aussi une façon pour ces jeunes chômeurs de retrouver un certain goût de vivre et de se découvrir des amis Pétrochimie montréalaise Pas d’annonce à l’issue du conseil des ministres MARIE-AGNÈS THELLIER QUÉBEC — Le dossier de la pétro chimie montréalaise — et par ricochet le dossier de la raffmene Ultramar de Samt-Romuald — était à l’ordre du jour du conseil des ministres hier midi, à côté des dossiers de la papeterie ITT à Port-Cartier et du projet de papetene à Matane À Tissue de ce conseil, il n’y a cependant pas eu d’annonces sur ces dossiers chauds, même si TOpposi-tion officielle avait obtenu du vice-premier mimstre, Mme Lise Bacon, une nouvelle assurance qu’elle rendra publiques « le plus rapidement possible » les informations que le gouvernement obtiendra des hauts-fonctionnaires québécois sur les négociations en cours avec le gouvernement fédéral « Nos fonctionnaires nous ont rencontrés et nous ont fait un compterendu des discussions et des rencontres à Ottawa Nous leur avons demandé des précisions supplémentaires quant a un certain nombre de questions qui nous semblaient requérir ce genre de renseignements supplémentaires », a précisé Mme Bacon, interrogée par le chef de TOp-position officielle, M Johnson « Nous espérons avoir les informations aujourd’hui, lors de la rencontre du Conseil des ministres Si nous avons ces précisions, nous les communiquerons pubhquement au-jourd«hui Si nous n’avons pas suffisamment d’informations, nous rendrons publiques le plus rapidement possible ces informations », a ajouté Mme Bacon Hier, vers 18 h 30, Mme Bacon est venue devant l’Assemblée nationale prévenir les députés qu’à Tissue du conseil des ministres, le gouvernement n'annoncerait aucune nouvelle concernant les dossiers touchant les ressources naturelles Elle a précisé que les nouvelles seront connues « avant la fin de Tannée » De même, Mme Bacon n’a pas voulu préciser à l’Opposition si le Conseil des ministres a ou non décidé d’indexer les prestations d’aide sociale au coût de la vie, au 1er janvier prochain, comme c’était prévu par le précédent gouvernement « Les discussions se poursuivent encore entre les bureaux des deux premiers ministres, le premier ministre canadien et le premier mlms-tre du Québec », a encore signalé le vice-premier ministre Le chef de l’Opposition a rappelé au gouvernement que les décisions sont urgentes, notamment pour la réouverture de Tusme ITT-Rayomer et pour la survie des raffineries Gulf, Pétromont et Ultramar Interrogée par le député de Bertrand, M Jean-Guy Parent, Mme Bacon a précisé qu’hier le conseil des ministres devait aussi prendre une décision quant à la nouvelle garantie financière de $ 3 5 millions par mois que le gouvernement du Québec doit fournir à Pétromont à partir du 15 janvier 1986 Lors de la période de questions, le mimstre de l’Energie et des Ressources, M John Ciaccia, a pour sa part déclaré avoir communiqué avec la raffinerie Gulf pour demander que leurs activités continuent jusqu’à ce que le gouvernement fédéral ait pns une décision finale sur la vente a la compagme Ultramar « Il ne faudrait pas que la raffinerie (Gulf) ferme par defaut », a déclaré M Ciaccia En attendant une décision fédérale, il a donc demandé à la compagnie Gulf de continuer d’exploiter sa raffinerie montréalaise, même après le 31 décembre, date prévue pour la fermeture La réponse de Gulf n’a pas été communiquée aux députés De la même façon, le ministre de l’Énergie et ses hauts-fonctionnaires seraient entrés en communications avec le président d’Ultramar Canada, M Jean Gaulin, pour confronter leurs chiffres sur la rentabilité des quatre raffineries du Québec « Je voudrais rencontrer M Gaulin pour avoir plus de précisions sur ses positions », a déclaré M Ciaccia, interrogé par des journalistes à sa sortie de l’Assemblée nationale hier midi M Ciaccia semble considérer comme du bluff \a menace de fermeture de la raffinerie de Saint-Ro-muald II a rappelé qu’Ultramar a m-vesti â 325 millions en 198.3, alors qu’il n’étaitpas question d’une fermeture de Gulf « Nous avons des raisons de croire qu’ils vont continuer en opération», estime M Ciaccia Le ministre de l’Énergie maintient qu’« il y a une capacité pour fournir aux besoins des quatre raffineries existantes » < Ultramar a ses intérêts à protéger et nous, nous devons protéger les Intérêts de tout le Québec », a cependant ajouté M Ciaccia Il ne s’attend pas à ce qu’Ultramar et son ministère tirent les mêmes conclusions des chiffres sur le marché des produits pétroliers Participation à Provigo Unigesco prévoit obtenir 20 % du capital-actions PAUL DURIVAGE Unigesco prévoit atteindre sous peu son objectif d’obtenir 20 % du capital-actions de Provigo, a déclaré le président du conseil et chef de la direction de la société de gestion de Montréal, M Berlin Nadeau, devant l’assemblée annuelle des actionnaires, hier « Les négociations en cours vont bien et Ton croit à un dénouement au cours des mois prochains », a-t-il déclaré Il devait préciser à la presse un peu plus tard que le lot convoité était celui de 7 % appartenant à So-quia, la société québécoise d’initia-tives agro-abmentaires Soquia, Unigesco et la famille Sobeys sont les seuls actionnaires à détemr des participations significatives dans Ten-treprise La Société du Vieux-Montréal portait récemment à 111 % sa participation dans le géant de Talimenta-tion québécois en exerçant son option pour Tacquisition de 2 7 milbons d’actions additionnelles appartenant à la Caisse de dépôt et placement du Québec EUe devait par la suite être diluée à 10 4 % à la suite de l’émission de $ 32 millions d’actions ordinaires de Provigo à la faveur du RÉA L’achat du lot de Soquia portera donc Tavoir total d’Unigesco à environ 17 % Le solde requis pour atteindre le niveau souhaité pourrait être obtenu de la Banque Nationale et de La Laurentienne, deux partenaires avoués d’Unigesco M Nadeau évalue à près de $40 millions le coût de l’opération Le financement ne lui pose pas de problème « Nous avons encore quelque $ 17 millions de liquidités De plus, l’exercice des droits de souscription émis devrait nous apporter quelque $ 35 millions au cours des deux prochaines années Ceci, sans compter notre pouvoir d’emprunt, à peme entamé » L’entreprise affirme ne pas avoir Tintention de recourir à nouveau à une émission d’actions ordinaires.Déjà $ 55 milbons ont été obtenus du public cette année par ce biais Une émission d’actions privilégiées, comme ce fut le cas en 1984, n’est cependant pas exclue La réalisation de cet objectif de 20 % importe pour l’entreprise Ce seuil permet en effet de comptabiU-ser les bénéfices réalisés par la filiale, dans une même proportion.Au- 7 1 trement, seul le dividende reçu apparaît à l’état des résultats « Sur un stnct plan fmancier, notre investissement est déjà une réussite Le coût moyen de nos actions n’est en effet que de $ 13 tandis que le marché leur accorde une valeur de plus de $ 15 Les états comptables ne reflètent cependant d’aucune façon ce gain en capital appréciable », a raconté le président M Nadeau a d’autre part déclaré que les plans d’Unigesco ne s’arrêtaient pas à ce seul projet L’entreprise est en effet à la recherche active d’occasions d’acquisitions additionnelles dans le secteur des biens de consommation Des négociations ont en outre été mises en marche avec trois entreprises améncames « Notre taille actuelle rend possible des accords qui ne l’étaient pas encore récemment Notre présence dans Provigo nous permet de plus de compter sur un réseau de distribution incomparable Nous souhaitons un développement en parallèle et en harmome », a-t-il déclaré L’entreprise s’attend à un premier tnmestre en bgne avec celui de 1984 Celui-ci, qui se terminera le 30 décembre 1985, donnera par ailleurs lieu à un rendement sur Tavoir des actionnaires de beaucoup moindre que Tannée précédente, les $ 57 mil-hons investis dans Provigo n’entral-nant toujours qu’un maigre dividende Outre la participation prise dans Provigo, Unigesco exploite en propriété unique les entreprises de torréfaction et de distribution de cafés London House et National House, en plus de détenir 85 % des actions participantes de Tembouteüleur de boissons gazeuses Breuvage Kiri.Le conseil d’administration de l’entreprise s’est par aUleurs enrichi de cinq nouveaux membres.Il s’agit de MM Pierre Lortie de Provigo, Claude Castonguay et Jacques Drouin du Groupe La Laurentienne, et Jean-René Halde des magasins Atlantique Ceux-ci siégeront aux côtés de MM Guy Beaudin du Fonds F-I-C, Jacques Chabot de London Life, Pierre Ducros de DMR et Associés, Leslie Jonas d’AUments De-bsle, Gérard Lebeau du Groupe Le-beau, Jean Marchand de Touche Ross, Jacques Martin de Martin, Boulard & Associés, Raymond Pro-vencher de La Solidarité, et Guy Langlois et Bertin Nadeau d’Unigesco 10 Le Devoir, vendredi 20 décembre 1985 LE DEVOIR ECONOM1Q.UE Les banques commerciales prêteront $ 20 milliards supplémentaires aux pays en voie de développement au cours des trois prochaines années CLYDE H.FARNSWORTH du New York Times traduit par Jean-Philippe Tastet Washington — Les banques commerciales, d’où sont venus 90% des prêts déjà consentis aux pays en voie de développement, viennent d’annoncer qu’elles accordaient leur appui à un plan préparé par les États-Unis.Kn vertu de ce plan, de nouveaux prêts totalisant $ 20 milliards répartis sur les trois prochaines années seront accordés.Ils représentent l’effort consenti par les banques en question afin de trouver une solution à la crise de la dette.C’est ce qu’ont annoncé, en début de semaine, te Fonds monétaire international et la Banque mondiale, organismes très impliqués dans ta stratégie dévoilée il y a deux mois à Séoul en Corée du Sud par le secrétaire au Trésor, M.James A.Baker III.Les deux organismes ont annoncé que, grâce aux messages de soutien que leur ont fait parvenir les banques, on pouvait des à présent passer à une nouvelle étape du plan.Les responsables des deux organismes ont déclaré que ce plan pourrait être mis en application dès la fin du mois.Le Mexique, actuellement en négociations avec le FMI, la Banque mondiale et les banques de commerce, pourrait ainsi être le premier pays à en bénéficier.L’Argentine et l’Équateur ont également été mentionnés comme pouvant en être de futurs bénéficiaires.Ce plan incite les banques internationales, ainsi que les organismes de développement comme la Banque mondiale et la Banque interameri-caine de développement, à octroyer de nouveaux fonds aux pays acceptant de rationaliser leurs économies et d’encourager leur croissance économique.Cette stratégie fait appel pour chaque cas à une étroite collaboration au niveau international.Si les nations débitrices ont généralement bien accueilli cette initiative, certaines estiment toutefois qu’elle ne va pas assez loin.Elles la considèrent comme un élément venant s’ajouter au fardeau de leur dette et ne faisant rien pour réduire les taux d’intérêt, augmenter les prix des produits de base et accroître l’accès qu’elles ont aux marchés des pays industrialisés.Selon elles, de tels éléments sont vraiment essentiels si l’on veut assister à une amélioration à long terme.Cependant certains pays, comme le Mexique qui a vu sa situation se détériorer à la suite du récent tremblement de terre, ont un besoin pressant de nouveaux prêts afin de payer les produits alimentaires et autres importations essentielles, et de pouvoir continuer à fonctionner.La déclaration commune publiée en début de semaine par le FMI et la Banque mondiale permet de penser que le plan Baker va être mis en application très rapidement.« Le président de la Banque mondiale et la direction générale du FMI sont très heureux de recevoir ces preuves, encourageantes et positives, de l’accueil réservé au plan par les milieux bancaires, et veilleront à tout mettre en oeuvre avec ces banques afin de mettre en application cette stratégie aussi rapidement et aussi efficacement que possible », peut-on lire dans cette déclaration.C’était la deuxième fois en deux semaines que les deux organismes émettaient une déclaration commune au sujet du plan Baker.Le 2 décembre, elles avaient annoncé qu’elles étaient « prêtes et disposées à jouer leur rôle ».Cette déclaration était destinée à inciter les banques à se manifester.Certains analystes ont fait remarquer que les déclarations des banques ne faisaient pas vraiment état de manoeuvres concrètes concernant le versement de nouveaux prêts.Les banques concernées doivent encore prendre une décision au sujet du prêt de $ 2.5 milliards que le Mexique a demandé pour 1986, en plus de prêts spéciaux demandés à la Banque mondiale et de nouveaux crédits devant lui être accordés par le FMI.Le fait que les banques hésitent à accorder de nouveaux prêts et à participer au rééchelonnement du remboursement de la dette avait créé un certain malaise au sein des nations débitrices.C’est dans le but de convaincre les banques que le plan Baker a été mis sur pied et annoncé au cours de la dernière réunion annueUe conjointe de la Banque mondiale et du FMI.Il faut cependant rappeler que dès le début le plan a été appuyé par les plus grandes banques américaines.Pour ces dernières, en effet, les enjeux sont énormes, car ce sont elles qui ont accordé les plus importants montants en prêts aux pays en voie de développement.Mais les plu^etites banques régionales aux Etats-Unis ont fait preuve de moins d’enthousiasme et ont même demandé que les organismes internationaux et les gouvernements garantissent les prêts.Les milieux bancaires européens et japonais ont eu une réaction similaire à celle des petites banques américaines.Dans ces milieux, on fait remarquer que ce sont les grandes banques américaines qui sont très impliquées en Amérique Latine, la région du globe qui, avec $ 360 milliards, a le plus lourd far deau de dette.En plus de ces réserves, de nombreuses banques américaines ont déclaré que les législateurs pourraient rendre l’émission de nouveaux prêts aux pays en voie de développement relativement difficile.Cependant, M, Paul A.Volcker, le directeur de la Réserve fédérale qui a aidé M.Baker à mettre au point son plan, a déclaré à maintes reprises que dans des circonstances ap-popriées l’attribution de nouveaux prêts devrait contribuer à améliorer la qualité du crédit.M.Baker a affirmé de son côté que son plan devait être mis en appli-cation car « il n’y a pas d’autre choix ».Il y a trois semaines, il a déclaré devant une commission sénatoriale sur les relations extérieures que « si le plan n’était pas retenu, la situation des banques ainsi que celle des nations débitrices ne feraient qu’empirer; et que ce serait également le cas pour les économies des principaux pays industrialisés».LES ANNONCES CLASSEES 286-1200 LES ANNONCES CLASSÉES DU DEVOIR Du lundi au vendredi de 8h30 à 16h30 Pour modifier, annuler ou placer votre annonce, téléphonez avant 14h30 pour l’édition du lendemain.Pour placer votre annonce par la poste: C.P.6033, suce.Place d’Armes, Mtl, H2Y 3S6 NOUS ACCEPTONS PAR TÉLÉPHONE 286-1200 ¦ A louer Hors Frontière VACANCE-CONDO, lace à la mer Une semaine commençant 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froides températures hivernales continueront de dominer le temps durant les prochains jours Un faible creux atmosphérique donnera un peu de neige sur les régions du sud Une dépression venant de l est de Terre-Neuve donnera des bons vents sur les régions de l'est et l'action combinée des vents et des températures froides justifie un avertissement de Iroid intense sur ces régions MONTRÉAL Ensoleillé avec passages nuageux Nébulosité croissante en lin de journée.Max : -15.Risque de précipitations.20 %.Samedi: plutôt nuageux et possibilité d'averses de neige LEVER DU SOLEIL 7 h 3t COUCHER: 16 h 13 QUÉBEC Abitibl-Témiicamingue, Réiar-voiri Cabonga et Qouin anaolalllé avec pasMgaa nuageux Max -18 Samedi plutét nuageux Pontiac-Qatlneau et Lièvre.Lau-rentldea ensoleillé avec paaaagea nuageux Nébuloaltécroisaanteen lin de journée Max -18 RIaquade précipitations.20 % Samedi, plutôt nuageux et poaalbillté d'averses de neige Ottawa-Hull-Cornawll ensoleillé avec passages nuageux.Nébulosité croissante en lin de journée Max •15 Samedi plutôt nuageux et possibilité d'averses de neige Trois-Rivières et Orummondville, Québec.Estrie-Beauce ensoleillé avec passages nuageux Max -17 Risqua de précipitations t0% Samedi plutôt nuageux et possibilité d'averses de neiga Lac St-Jaan.Saguenay ensoleillé avec passages nuageux Max -20 Risque de précipitations t0% Samedi plutôt nuageux La Tuque.Réserve des Laurenti-des ensoleillé avec passages nuageux Max -20 Risqué de précipitations 10% Samedi plutôt nuageux Charlevoix et Rhnéredu-Loup généralement entoleiM.Max -18 Risque de précipitations 10% Samedi beau et Iroid Rimouskl-Malapédla, Sla-Anne-des-Monts et Parc da la Qaspésia.ciel variable avec quelquM averses de neige et très Iroid Vents devenant modérés Max:-16 Samedi beau et Iroid Gaspé-Parc ForMon, AntIcoetI Iré-quenls passages nuageux Averses de neige le long du littoral, surtout sur Anticosti Accumulation près de S cm tocalement sur AnIlcoeV Vents modérés causant de la poudrerla Max.'-12.Samedi beeu al Iroid Bele-Comeau.Sapl-liaa anedaHIé avK paasagas nuageux Max :-16 Samedi beauellrold Basse Côte-nord: ensoleillé avK passages nuageux Venlsdunord-ouest de 30 é 50 km-h causant de la poudrarle par endroits Max.: -18 Samedi beauellrold ¦ App./logements CÛTE-DE5NEIGES, 614.sous-loca-tion, équipé, chauffé, stabonneiiient 5(K)$/mois.342-0697.Références SVP.laissez message.2512-65 OUTREMONT.RUE DUNLOP, haut duplex, grand 714, loyer, libre fin déc.900$/moc.non-chauffé.735 2632 21-1265 eeXIRT TERME, meublés, supébes apps et maisons, tout inclus.3 è 12 mois Troc-Vacances — 285 4194 J N.O ¦ Astrologie MARIE-THÉRÈSE, tarot prolessionnel, une décision à prendre, choix difficile à faire, téléphonez: 384-9850 2512-85 TAROTS, ligne de la main, clairvoyance, vie antérieure, carte du ciel, Monique 3255621 27-1265 LEVELA Médium, claiivoyante.tarots de voyance, verre d'eau, onenlahon personnelle, perçoit par aura- 722-4333.251265 ¦ Automobile* OLDSMOBILE CUTUSS SUPREME 79, très bonne condibon 271-3770.251265 NISSAN STANZA XE 85.automatique.13.000 km garantie 9,200$.— 464-4585.après 18h 27-1265 AUDI 5000S.14.000 km.carte Audi 24 mois, 4 pneus hiver, neufs, couleur sable.intèirieur brun Etat neuf.20 500$, après 7h.-2750203 251265 CHRYSLER NEW YORKER 1983, 4 portes.52 000 km.louis équipée, condition A-1.2752051 251265 DODGE ASPEN 1978.bonne condition.850$ - 252-2859 21-1265 HONDA CIVIC 76, automatique, rouge.2 portes, mécanique A-1.Pnx à discuter.- 277-9333.21-1265 MERCEDES 1976, modèle 300 diesel.S cylindres, peinture neuve.1 seul propriétaire.1-7551159 2512-85 ¦ Elol* de loyer ÉRABLE en bûches 33$ la corde, fendus 38$ et plus, livraison incluse, minimum 5 cordes, 7251439 2512-85 ¦ Bureaux é louer ST-DENIS et Dorchester.4,000 pi car, climatisé, électnque — 527-2323,352-5911 21-1265 SHERBRCXXE rue, espaces è bureaux (1,250 (X car.) bonenes, vitraux, grand sous-sd, chauffé, libre, 9S0$/mois 281-1511.2512-85 LOCAUX COMMERQAUX, (idéal pro-lessionnel).è louer 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division dc^ produits chimiques.MM.Phillips, Havers et Stam sont élus administrateurs de la Compagnie et membres du conseil de direction.May & Baker Canada Inc.sert les marchés canadiens de l’agriculture et des produits chimiques depuis 1929.May & Baker est un membre du grouf» Rhône-Poulenc, l’un des plus grands fournisseurs mondiaux de pnxiuits chimiques.plutôt que de chercher à y eîœorter les concepts élaborés pour le CÎanada anglais.Même si les expériences canadiennes de percées commerciales aux États-Unis se sont avérées jusqu’à maintenant peu concluantes, Grafton croit pouvoir asseoir une solide expansion à partir de ses filiales Seifert's et Mark Henri déjà bien établies dans l’Est du pays.Grafton exploite présentement plus de 150 magasins aux États-Unis.Elle a pour objectif de doubler ce nombre au cours des cinq prochaines années.Au Canada, Grafton tente actuellement une expérience-pilote dans un tout nouveau secteur qui pourrait éventuellement représenter un axe de développement important.Elle vient en effet d’ouvrir une première pharmacie de grande surface sous l’emblème de Phar-Mor (far more for less money, dit le slogan) à Toronto.La société Jack Austin Drug’s co-participe au projet avec 50 % des parts.Si l’expérience s’avère concluante, Grafton et son partenaire souhaiteraient porter rapidement à huit le nombre de ces magasins.M.Heaslip s’est d’ailleurs montré confiant d’atteindre des ventes annuelles de $ 8 millions au terme de la première année.La seule journée d'ouverture a en outre apporté près de $ 50,000 en caisse.ASPAMILL INC.AVIS D'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ANNUELLE ET SPÉCIALE DES ACTIONNAIRES AVIS EST PAR LES PRÉSENTES DONNÉ qu'une assemblée générale annuelle et spéciale des actionnaires d'ASPAMiLL INC.(ci-après désignée la «compagnie») se tiendra au siège social de la compagnie, 1225, rue Hodge, ville St-Laurent.province de Québec, mercr^i.le 15 janvier 1986, à 19 00 heures, pour les fins suivantes 1 Recevoir le rapport du conseil d'administration et les états financiers de la compagnie pour l'exercice clos le 31 décembre 1984, ainsi que le rapport des vérificateurs s'y rapportant, 2 Élire les administrateurs de la compagnie pour l'année qui suit: 3 Nommer tes vérificateurs de la compagnie pour l'année qui suit, 4 Approuver et ratifier tous les actes antérieurs du conseil d'administration et des officiers de la compagnie depuis la dernière assemblée générale annuelle des actionnaires; et 5 Transiger toute autre affaire susceptible d'être régulièrement soumise à l'assemblée LE 12ième|our de décembre 1985 PAR ORDRE DU PRÉSIDENT Haiv«y Rotanbfoom ROJAK CORPORATION AVIS D'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ANNUELLE ET SPÉCIALE DES ACTIONNAIRES AVIS EST PAR LES PRÉSENTES DONNÉ qu'une assemblée générale annuelle et spéciale des actionnaires de ROJAK CORPORATION (ci-après désignée la «compagnie») se tiendra aux bureaux de Messrs Phillips & Vineger.5.Place Vil-le-Marie, bureau 1700.Montréal, province de Québec, vendredi, le 17 janvier 1986, à 11:00 heures, pour les fins suivantes 1.Recevoir le rapport du conseil d'administration et les états financiers de ta compagnie pour l'exercice clos le 31 décembre 1984, ainsi que le rapport des vérificateurs s'y rapportant, 2.Élire les administrateurs de la compagnie pour l'année qui suit, 3.Nommer les vérificateurs de ta compagnie pour l'année qui suit, 4.Approuver et ratifier tous les actes antérieurs du conseil d'administration et des officiers de la compagnie depuis la dernière assemblée générale annuelle des actionnaires, et 5.Transiger toute autre affaire susceptible d'étre régulièrement soumise à l'assemblée LE 12ième jour de décembre 1985 PAR ORDRE DU CONSEIL NIckI Lang D'ADMINISTRATION Secrétaire M.Heaslip n’a pas voulu faire de projections sur l’issue de l’exercice qui se termine le 31 janvier prochain, bien qu’il s’attende à ce que la compagnie puisse maintenir sa procession par rapport à l’année dernière.Celui-ci a signalé que les trois derniers mois de l’année entraînent à eux seuls près de 40 % du chiffre d’affaires annuel tandis que la dernière quinzaine de décembre compte pour environ 20%.Pour les premiers mois courus, Grafton a réalisé des ventes consolidées de $ 327.4 millions, en hausse de 9.1 % sur l’année précédente.Le bénéfice s’inscrit par ailleurs à {9.5 millions ou $0.45 par action ordinaire, à comparer avec $ 7.3 millions ou $0.33 l’action pour la même période de l’année précédente.DADIQ 389’^ur I nillU 249‘¦II» ilmple Nous avons les meilleurs prix sur les billets d’avion pour toutes les destinations APPELEZ-NOUS Rép.Dominicaine oocc *"*' OifcOÿ retour Vienne 699^ Bangkok 1150* Johannesburg 1300* APPELEZ-NOUS La Billetterie 2021 PmI — 282-1022 Ptrmii du Qutlxc Cette annonce ne doit pas être interprétée comme une offre publique des titres menlionnés ci-dessous dans aucune province du Canada.Une telle offre sera faite par voie de prospectus seulement dans les provinces où une commission des valeurs mobilières ou autre organisme similaire aura accepté le dépôt de ce prospectus.Émission additionnelle 27 500000$ SÊDO.2 000 000 d’actions ordinaires Prix: 13,75 $ l’action Les actions ordinaires sont offertes conformément à un prospectus daté du 3 décembre 1985.dont des exemplaires peuvent être obtenus auprès des sousnommés et autres courtiers qui peuvent légalement offrir ces titres.Richardson Greenshields du Canada Limitée Lévesque, Beaubien Inc.Geoffrion, Leclerc Inc.décembre 1985 Cette annonce ne doit pas être interprétée comme une offre publique des titres mentionnés ci-dessous dans aucune province du Canada.Une telle offre sera faite par voie de prospectus seulement dans les provinces où une commission des valeurs mobilières ou autre organisme similaire aura accepté le dépôt de ce prospectus.Premier appel public à l’épargne 11509 000 $ BILTRITE NIGHTINGALE INC.(anciennement Meubles Biltrite Ltée) 1354 000 unités Chaque unité se compose d’une action ordinaire et d’un bon de souscription K BONS DE SOUSCRIPTION Quatre bons de souscription conféreront à leur porteur le droit d’acheter une action ordinaire de Biltrite Nightingale Inc.à un prix de 10,20 $ au cours de la période commençant le 19 décembre 1985 et se terminant le 31 décembre 1988.Prix: 8,50 $ l’unité Les actions ordinaires sont offertes conformément à un prospectus daté du 5 décembre 1985.dont des exemplaires peuvent être obtenus auprès des sousnommés et autres courtiers qui peuvent légalement offrir ces titres.Richardson Greenshields du Canada Limitée Lévesque, Beaubien Inc.décembre 1985 4 12 Le Devoir, vendredi 20 décembre 1985 LE DEVOIR ECONraiKtlIE TORONTO Progression des cours TORONTO (PC) — Les cours ont progressé dans une forte activité, hier à la Bourse de Toronto.L’indice composé a terminé la journée en hausse de 2 62 points, à 287,2 83 Le volume des échanges a grossi, atteignant 20 10 millions d’actions coNtre 17 88 millions le jour précédent Dans les industrielles, International Business Machines gagne 1 1 2 à $214 1-2, Weldwood Canada 11-4 à $18 7-8 National Business Systems 1 1-8 à $25 3-8, Ford Motor Canada 1 à $173 et Seagram 5-8 à $67 5-8.Canada Packers perd 1 4 à $371-4; Canadian Imperial Bank of Commerce 1-2 à $431-2, International Thomson 1-8 à $9, Corbv Distilleries 11-4 à 44 1-4 et Bramalea Ltd 1 à $17 3-4 Dans les mines.Giant Yellowknife gagne 5-8 à $20 5 8, McIntyre Mines 1-2 à $40 et Teck Corp B 3-8à $17 3-8 Canada Tungsten cède 2 à $8 1-2 et Rio Algom 1-2 à $22 1-2 Cours tournis par la PRESSE CANADIENNE VtMti HmI !¦ Nm CK.Crownx 2 P 9000 S24^ 26H 26% + Vt 'A 800 17 6% 7 z20 S7V% 7V% 7Vt 7500 227 225 225 - 2 4356 205 200 200 - 5 700 $12 spectacle de clown pour adultes.18au22déc st26au30déc t20h30 LA LICORNE: 2075 Bout St-Laurent.Mtl (843-4166)— • Le party de Palme > du 22 nov au 21 déc.mar au sam 20h30 L'IMPROMPTU; 1201 O Dorchester (8792000)-Jacques Ouellet.pianiste-animateur, du lun au sam ds21h âO^ MCGILL PLAYERS THEATRE: 3480 McTavish.MU (487-6266)— • Joe Beef • de David Fennano.les 2921 déc â20h MAISON THEATRE: 255 est Ontario.Mtl (288-7211)— Le Théâtre de la vieille 17 présente t Le nez • spectacle pour enfants, 16 au 20 déc.lun au ven 9h30et13h30, sam et dim 14h MONUMENT NATIONAL: 1182 St-Laurent.MU-Les éléves de L'E N T C présentent i Liam LIar • adaptation de Hugh Leonard, m en s Marianne Macnaghten, du 17 au 21 déc, â 20h PARC ANGRIGNON: Angle Boul.Trlnltaires el Boul La Vérendrye (872-2815)— Féérie d'hiver, du 19 déc au9lév PLANETARIUM DOW: 1000 rue St-Jacques.Mtl (872-4530)— < L'Étoile des Mages • du 27 nov au 5 lanv spectacles français mar au ven I3h 30.20h30.sam 14h15.16h 30.20h 30.dim 13h 15h30.16h 30.ai 20h.30 spectacles anglais mar au ven 12h 30 et 19h 30.sam 13h .ISh 30,19h 30.dim I4h15.e119h30 RESTAURANT LA FORGE: 6375 Chnstoph^Co-lomb, MU (727-3729)— Ghislaine, organiste et chanteuse animatrice, en spectacle du lau au dim de 18h30â24h RISING SUN: 286 ouest Ste-Calherine.Mtl (861-0657)— Circle Jerks, Asexuals, el The Syndicate, punk, 20 déc SAU.E WILFRID PELLETIER; PDA (842-2112)-Les Grands Ballets Canadiens présentent i Casse-Nolsene • de Tchaikovsky.20 déc 19h 30 21 déc zoo Scorob rs 8900 Scheregyj 1500 SCIsatelIt! 2500 Score res I 8000 Scofia res I 6000 Scoftiegld 12760 Seastar ! 50950 Seownd ! 20000 Seminole i 9000 Sentryoill 1000 Sevn mile i 21000 SeyrmossI 5000 Shokwkexi 9500 Shallow! 12000 Sharon egy z200 Shebocppr 15500 Sheen mnri 1500 Shitoh res i 600 Shoot pete I 5000 Shoiio res I 44500 Sierra nevi 1000 Silver cupi 1000 Slvr falls! 4000 Svr hort o i 4200 Svr hoard ! 66000 Svr priness 500 Silver ridgj 6000 Svrsceptri 15000 Silver Tusk 500 Simbol 1500 SImpatico i 3200 Sipaldi 17000 Skeena res I 4000 Skeliy res I 4500 Skylrki 113500 Skylineexp 1000 Skyrocket 111500 Snowwotr i 1000 Softeands 15500 Sthatlontic 3600 Swgoidi 4600 Sthrniiti 15000 Sthnstarl 500 Sthwstteci 3000 SovrgnMtl 15000 Spectra i 49450 Spencori 4650 Spiritpetei 12500 S RO entrt 154500 St george i 1000 Stabelires 40000 Stackpooll 2500 Stoil loke 3500 Stanley rs i 4500 Starburst i 3000 Starfirersl 7500 Starlight! 4000 Stateside 700 Standrdgid 23636 Steed vnti 600 Steelheodl 2000 Stellar 26700 Stornawy i z400 Stray hors! 1300 Studebkrs 111500 Suez pete! 3500 Sumitvntri 4300 Sungodi 30500 Suncoast 3700 Sunexco 5000 Sunteevni 6125 Superburn I 5500 Sutton res 16900 SXT res i 2000 Sydney Dev 83100 Synexintli 13100 Systm wst 2000 TRVMnrI 5900 Talemon i 6500 Tally ho i 2000 Tamovocl 12000 Tondem i 45350 Tonfolus! 700 Toppit res 8500 Taurus A 18600 Taywinrs! 6500 Teaimnl 16720 Tealmnwj 900 Teck b q 31000 Teeshlnrsi 93M Tetstar i 13500 Templar! 13000 Tenoreoil ! 21500 Tenquil rs j 25000 Terra nova 38000 Terramar 3500 Terylres 1 2500 Teton res i 1000 Teuton rsl 13500 Texosn 11600 Texospti 2200 Texcnteci 1000 Texororesi 2000 Texpezoil! 46500 Thrust rest 1000 Tiara res I 94300 Tiburonpet 5000 Tiffany i 9000 Tillicmgd112000 TIntogotdi 7000 Titon res I 5000 Titielst 10000 Tobyerk! 13900 Tonopahl 1000 Topaz exp j 17300 Topki I 25000 Tor col res 26400 Torex i 10500 Torhseneni 9000 Torrent res 8780 Torngn 21000 Troc res I 18500 Trocon oil 3000 Trader i 171250 TrnsAmer 12500 Trnsotinti 1000 TrCan PL 100 Treasur isl I 2500 Tri basin 10000 Tri POC I 10500 Tri Power 2400 Tri state! 8600 Trioctori 11500 TriexresI 5150 Trioarchan 1000 TroudorI 17000 Troy mnr I 3000 Tugoldresi 3000 Tundra 124400 Tunstoll I 10000 Turnregyi 5000 Twin eagle 2600 TyloxresI 3500 U V 27 27 27 20 20 20 48 48 48 ->3 300 300 300 140 130 140 + 15 33 33 33 +5 175 170 175 +5 30 25 30 +10 32 31 32 -2 36 32 35 +3 130 105 US -12 4 4 4 -1 129 125 129 +4 20 20 20 56 51 53 +3 70 60 70 -5 50 46 50 +4 42 37 37 -8 13 13 13 38 36 37 -1 55 55 55 15 15 IS 10 10 10 190 155 160 -34 9 9 9 30 30 30 19 19 19+1 S13’A 13 13 53 50 51 -3 14 14 14 35 30 35 39 35 38 +6 10 10 10 32 32 32 15 15 15 -5 10 7 7 75 70 70 -10 99 98 98 +2 83 73 81 +1 60 60 60 +2 10 10 10 48 48 48 310 290 300 -10 75 75 75 -5 25 24 24 5 5 5 35 35 35 91 89 89 —1 15 13 15+3 105 97 103 -2 537 475 500 23 22 23 46 41 45 —3 31 31 31+3 75 70 73 -2 10 10 10 —2 41 40 41 9 9 9 +1 14 14 14 —2 85 70 81 +1 9 9 9 23 23 23 45 45 45 50 50 50 —2 40 35 35 -9 35 30 30 —5 17 17 17 33 33 33 145 135 145 65 65 65 35 33 35 +2 55 50 55 +3 10 10 10 14 13 13 -2 34 33 33 -2 55 50 55 +5 185 180 185 +5 30 30 30 48 40 41 +6 248 248 248 30 30 30 200 185 195 31 30 31 34 34 34 38 35 35 -7 250 215 245 + 29 60 60 60 25 24 24 +1 65 60 60 26 25 25 —5 190 175 185 + 10 60 60 60 + 25 $17^ 17Va 17^3 + % 138 130 134 —11 45 45 45 7 6 6 70 67 68 +2 50 48 48 -1 79 70 70 -2 65 65 65 25 24 24 61 61 61 44 35 37 24 22 24 +4 350 350 350 + 25 70 70 70 +10 72 72 72 41 35 35 -8 18 18 18 185 110 180 + 80 81 80 80 -1 8 8 8 SO SO SO 18 IS 15 25 25 25 +2 6 5 5 -3 114 110 113 15 15 15 125 120 125 +5 12 11 11 —1 115 112 112 -5 48 45 48 40 40 40 90 79 90 +15 85 80 85 +5 60 55 58 -2 6 6 6 210 175 190 85 80 84 -6 60 60 60 $21% 21% 21% 115 105 105 -5 90 80 60 -10 28 25 28 70 70 70 225 210 225 +15 64 58 58 -2 22 22 22 5 5 5 16 16 16 20 20 20 24 24 24 +6 270 250 265 +10 300 275 275 -25 28 28 28 26 28 28 106 too 100 -IS Vbimm Hbw !• touL 14000 18 16 16 10000 92 90 92 2500 17 17 17 W X Umberto I 7500 Unicorn rsi 700 Utd global z333 Utd Gold 1520 Untdgunn! 2500 UtdHearne 1800 Utdkngdi 13000 Utd lenderi 2700 Utd llbrty i 4000 Utd Royore 1400 UtdWestid 4500 Untvmovi! 34001 Univex ! 12500 Us precious 2200 Volley oil 5500 Vontex ! 12500 Vonwin rs I 26500 Velvet exp I 3500 Verdstone ! 6900 Viceroy 297925 Victdiegol 667 Victoria rs! 9000 51 45 SO -2 45 45 45 19 19 19 66 65 66 + 1 31 31 31 210 210 210 -5 22 20 20 -2 60 58 60 106 106 106 51 51 51 35 35 35 120 no 120 + 10 64 60 60 350 345 350 + 5 11 10 10 82 80 82 + 2 34 32 34 27 26 27 27 27 27 -1 130 no 115 + 10 25 25 25 -1 21 21 21 + 3 Ware res i 8700 94 87 87 IVorstar i 3500 19 18 16 + 1 Novecrest l 4400 430 420 430 N9OC0 Res 3100 67 55 55 -5 ivescairsi 5500 32 32 32 (Vescon i 6500 40 40 40 (Vest mar ! 19800 76 75 75 -5 West nors 1 4500 285 275 275 —5 Atestamall i 1000 11 n 11 Mestbonk j 1000 200 200 200 Westbrdg 1 1000 68 68 68 Mstalinbee 47050 100 86 100 + 14 Wstrn cdn I 2000 50 50 50 West pac ! 47680 175 155 156 -19 Mestfort 16667 5 5 5 Westloke I 9500 36 36 36 + 1 Westley 500 55 55 55 Westrex 1 3000 10 10 10 A(eslunlt| 14400 60 55 60 + 2 /Vestwtr i 700 270 270 270 Wharf res 300 250 250 250 Wildfire! 8000 30 29 30 Willow rsl 2000 60 55 60 + 5 Windarra 23200 55 48 55 + 3 Winkiman 18602 105 100 105 Winstn i 19200 160 115 160 + 40 Wisco eda 1 11100 130 125 130 Wolf rivr ! 1500 48 48 48 Wrid cmnt 7300 25 25 25 Wren res I 5000 28 26 26 Xanaroi 6400 70 65 65 —4 Xing hail 1000 57 57 5/ Y Z York ctro .500 220 700 205 Zenco res 17000 18 17 18 -2 Zuniegyi 6000 33 .1?33 Zytec comp 19400 210 200 210 + 5 CEREALES INNIPEG (PC) - Les oléagineux se sont appréciés modérément tandis que les cours des grains fourragers faiblissaient, jeudi au marché de Winnipeg- Le colza a monté de $4 à $6.20 avec livraison janvier à $330.50.Le Un était inchangé et en hausse de $4.90 avec décembre à $311.50.L'orge de Thunder Bay était stationnaire et en baisse de 90 cents, décembre à $107.60.L'avoine enregistre un recul de 40 cents et une avance de $1 pour livraison décembre à $101.00.Le blé a cédé 70 cents à $1 et la position décembre cotait $121.00.Le seigle abandonne 40 à 50 cents, décembre à $119.00.OPTIONS TRANS-CANADA TRANSIGEBS Suite de la page 12 Op.Feia.M.¦tor.du Oyéofi Mob Pita VoL cbe.k TBs Segrm Ap 65 6 117 $5% I $67% Segrm Ap 65 P no 107 ; 270 $67% Segrm Ap 67% 6 6 $3% 1 $67% Shell C Fb 22%P 10 355 50 $22% Shell C Fb 25 P 5 54 $3V^ t $22% Spar Ap 25 10 67 150 $24% Ap 27% 10 182 60 $24% Spar Jy 25 5 99 260 $24% Stico A Fb 22% 32 2835 95 $23% Stico A Fb 25 20 665 20 $23% StIco A My 22% 5 349 145 $23% Teck B Fb 17% 7 707 130 $17% Teck B My 17% 3 302 $2'^ 1 $17% Teck B My 17%P 2 23 155 $17% Teck B My 20 20 202 ISO $17% TlX JO130 1 n $14%$143% TlX J013S 1 34 $9%$143% TlX J0135 P 10 156 30 $143% TlX JO140 P 32 329 115 $143% TlX J0145 53 459 235 $143% TlX J0145 P 32 228 305 $143% TlX Fb)40 P 2 130 $2 $143% TlX Fb145 10 98 $3%$143% TlX Fbl45 P 2 19 385 $143% TlX Dc140 27 381 $4 $143% TlX Dc145 63 458 10 $143% TlX DC145 P 45 212 125 $143% Total P Jo 20 5 1918 190 $21% TrC PL My 22% 10 324 60 $21 TrC PL Ag 22% 23 198 115 $21 TrC PL Ag 25 5 6 55 $21 T-D Bk Mr 22% 10 64 330 $25% T-0 Bk Mr 25 153 923 115 $25% T-0 Bk Jn 25 15 1381 140 $25% T-D Bk DC 25 271 87 55 $25% Wcoast Mr 20 P 5 13 $2% $17% Wcoost Oc 17% 1 115 25 $17% WIkr R Mr 30 3 588 265 $32% WIkr R Mr 35 10 1668 40 $32% WIkr R Jn 30 4 109 315 $32% WIkr R Jn 32% 29 818 160 $32% WIkr R Jn 35 P 10 40 365 $32% WIkr R DC 27% 112 217 $4% $32% WIkr R Dc 30 15 25 $7 $32% WIkr R Dc 32%P 10 272 40 $32% Totol volume 10923 Total open interest 411925 OBLIGATIONS TORONTO (PC) - La tendance était irrégulière et l’activité calme, hier dans le marché canadien des obhgations.Le court terme a perdu 10 cents.Le moyen terme et les titres des sociétés étaient inchangés.Le long terme a monté d’un huitième de point, tandis que les obligations des provinces baissaient d’un huitième.L’argent au jour le jour commandait un intérêt de 9.25 pour cent.FONDS COMMUNS DE PLACEMENTS MEMBERS Aetna-Midiond AmBlue Chip 10.30 CdBlue Chip 9.96 Dividend 10.09 Fix Inc.10.45 MMF (8.49) 10.00 Rsces Can 10,16 AGF Group Amer Gvirth 7.13 Cdn Ga$ Engy 6.95 Cdn Sec Glh 7.84 Cdn Trusteed 4.75 Corp invest 11.55 Corp Inv Stk 7.13 Green Line 5.13 'gwth Eqtv 8.39 HiTech 10.18 Japon 11.98 nMMF 8.39 10.00 Optn Eqty 4.75 Pfd income 10.44 Specie! 12.50 Allied Copitol Mgt nCanodlan 5.10 nDividend 5.12 nincome 5.12 ninternat'l 5.13 nMny Fd 8 35 5.00 nAssoc Inv 6.53 Bolton Tremblov Cdo Cumul.14.67 tnterntl 20 36 Mny Fd 6.57 1.00 Pfd Income 11.14 Pid.Rsces 12.27 Taurus 5.61 Calvin Bullock Gr.CIF 7.82 American 6.38 Dividend 10.81 Growth 2.13 Income 8.27 ynC.Perm Eq 33 85 Control Group Compound 13.90 Dividend 14.31 Resources 5.67 Rev Gwth 3.96 Univest 7.27 CGF Group InterntI 9.74 Fund 4000 7.37 Venture Fund 4.07 Confed Group Dolphin Eqty 8.99 yDolph Mtge 5.19 Cundlll Group ySecurity 13.64 Volue 12.44 Dynamic Group ynDyAm Cdn 10.17 ynDyAm USF 7.31 ynDyCdn Fd 13.00 vnDvDIv 5.26 ynDvGrd GId 4.22 ynDvlncome 5.99 ynProspector .83 vnSovg 7.75 10.00 Eoton Group Cmmnwilh 11.07 Dividend 7.18 Growth 13.67 Income 4.21 InterntI 15 00 MMF 7.92 10.00 yMortgage 10.27 Viking 14.47 E-P Mon 9.28 1.80 FutureFundShores nFoodFund 5.62 nGoldenFund 6.01 nLifeFund 5.44 nSilverFund 4.55 nTechnoFund 5.18 nVolueFund 5.22 GBU Value Fd.6.79 Globol Strotegy vCorp Shores 11.28 yTrust Units 11.24 Guaranty Trust Gr vnlnv Eqty 21.47 ynlnv Income 4.63 vnMortgage 10.62 Guardian Group Canodn 6.67 Compt Trend 10.38 Enterprise 1.65 xdOvYth Fd 20.93 North Amer 7.37 Pfd Div 8.31 9.55 St Mny 8.07 10.16 World Eqty 7.80 Hume Group nHume Fund 11.90 nHu RRSP 11.19 Imperiol Group vMortgoge 10.10 yRealty Gth 10.28 Investors Group vBond 4.37 vDlvidend 9.25 yGrowth 9.16 yindexd Stk 5.58 yinternti 13.01 yJopan 26 63 yMMF (8.32) 1.00 yMortgoge 5.04 xdMutual 7.64 yProv Stock 10.90 yReol Prop 5.05 yRetIremnt 19.51 Jones Howard Gr.ynJH Fund 6.97 ynJH Amer 7.64 McLeod Yng Weir nCon Bk 7.38 1.00 nGovt 6.92 1.00 MER Group Equity 13.86 Growth 12.i MMF 8.15 10 00 vnMKW Lotus 12.02 Montreol Trust Gr ynEquity 26.57 ynincome 8 01 ynlnterntl 25.54 ynMortgoge 10.17 Morgan Trust yGrowth 12.23 yincome 11.90 yWorldwide 14.67 yMult.Opp Fd 2 07 Mutuol Group nMMF (7.89) 1.00 Diversifd 25 11.98 Diversifd 40 12.34 Diversifd 55 12.46 Equifund 12.36 yNorom Conv 10.69 Ontorio Teachers ynAggressv 41.17 ynDiversifd 41.75 ynFixed 8 60 10.00 ynMortgoge 26.54 Principol Group y Bond 3.05 yCdn Mutual 5.43 yCollective 18.36 yEquity 6.36 yOrovyth 7.58 yVenture 9.67 yWorld Inc.7.34 Prudential Group Growth 7.74 Income 5.34 Put HIth Sci.11.79 ynReol Gwth 11.28 yRenCon 64-6 4.85 Royfund Group nEquity 17.40 nBond Fund 5.26 Sterling Group yMortgoge 5.11 Templeton Group Temp Gwth 15.73 Temp Cdn 5.29 Trimark Group Trimark 11.62 Trimork Cdn 9.99 ynWoltaine 45.72 NON-MEMBERS ynAltamiro 6.5) Beoubron Group 10.56 7.86 10.00 980 6.16 6.07 yHypo Inc yOblig ynCon-Anoes Capital Gwth nCapstone Co-Op Trust Gr.ynGrowth .11.68 ynincome 9.44 C$A Mgmnt Group Goldfund 4.16 Goldirust 5.73 Desiordint Group yActions 19.33 yHypo 4 70 yinternti 17.15 yOblig 4.45 Dixon.Krog Gr.yD K Trust 13.( yD K Inti 16.72 yHerltooe 4.06 yDomequity 11.95 nFst Cdn Mtg 11.35 yPiscon Fund 8.26 Korvord 14.15 indusirlol Group CS Mgt 8 39 10.00 Indust Amor 6.94 32.03 6.57 12.82 Indust Div 9.80 Indust Eq 16.64 Indust Gvrth 12.05 Indust Inc 9.74 Indust Pens 5.39 Mack Eqty 2.45 yMock Mtg 1.24 yMaritime Eq 4.98 Marlborough 11.17 ynMD Gwth 12.06 nNatrusco NW Group yConodian yEquity NW Trust Eq 17.31 Pocific Group yGrovyth 8.18 yRet Bal 6.24 yUS Growth 4.99 PHN Group yBond 9.01 yCanodlan 17.24 yDIv Income 13.40 yFund 31.06 yPooled 45.33 yRRSP 41.85 PMF Mngmnt Ltd.nPension 10.57 nXanodu Fd 8.82 Prêt et Revenu Gr.yAmerlcon 24.68 yCanadion 9.98 yFondS H 5 20 yRetroite 17.09 Royal Trust Gr.vnA - U.S.21.44 ynB — Bonds 9.20 ynC - Cdn 31.01 ynE — Engy 7.00 ynJ — Japan 12.98 ynM — Mtge 10.60 Sogit Group yCom.Gwth 9.16 yinti Engy 3.26 yinti Income 5.39 Trans A 7.83 yTrons B 89.62 yTrons C ySyncrovest yTrodex Trust General Gr.ynActlons 21.92 ynObllg Hypo 9.46 ynHypo 10.62 ynVal Amer 11.94 United Group Accumlatv 9.67 Accum.R.American Cont Mtge Security Venture Venture Ret.12.29 Universol Group 14.98 7.16 7.35 11.02 5.91 5.20 4.51 9.59 American Equity Income Jopan Resource 8.99 6.92 5.05 7.96 6.27 yWestern Gth 4.05 CINÉMA MDNTRÉAL II: - "Santa Claua, la film" 12 h 35.2 h 55, 5 h 15, 7 h 35, 9 h 50 CDMPLEXE DESJARDINS l:(288-3141)-"Amadaua" 12 h 05, 14 h 55,17 h 45, 20 h 35 COMPLEXE DESJARDINS II; - "Elvla Grat- fen' 12h 10,14 h, 15 h 50, 17 h 40,19 h 30.21 h 20 COMPLEXE DESJARDINS III: - “Joaéphlna Atl da la fkta" 13 h 05.15 h 20.17 h 35.19 h 50, 22 h 05— “Méaavanturaa d'una pro-vlnclala A Paria" 12 h 05.14 h 20.16 h 35, 18h50, 21 h05 COMPLEXE DESJARDINS IV: - “La roaa pourpradu Caira" 13 h, 14 h 40.16 h 20, 18 h, 19 h 40, 21 h 20.COMPLEXE OUY-FAVREAU/ O.N.F.: 200 ouest Boul Dorchester.Mtl (283-8229)— "Fla-manco at 5:15" “Gala" 7 h, 9 h CONSERVATOIRE D'ART CINÉMATOGRAPHIQUE: (848-3878)- "Laa Dltaa-Carlall-dat" 19 h.— “7 plècaa-culalna-aalla-da-baln" 21 h CRÉMAZIE; (388-4210) - "Rocky 4" 2 h, 3 h 50, 5 h 50, 7 h 50, 9 h 50 DAUPHIN I; (721-8060) - "Padra Nuaatro” 1 h, 3 h, 5 h, 7 h 30,9 h 30 DAUPHIN II; “Santa Claua" 12 h, 2 h 15, 4 h 30, 7 h, 9 h 15 14h et19h.30.22 de William Kuhns, du 7 nov au 22 déc.mar au sam 20h.dim 19h.mahnée le sam 14h THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI: 1297 rus Papineau.Mtl (523-1211)— Les Folles Alliéss présentent • Mademoiselle autotiody • en supplémentaire jusqu'au 21 déc.du mar au sam 20h 30, dim.iSh théâtre du nouveau MONDE: 84 ouest StaCatherine, Mtl (861-0563)— f La cuisina • d'Arnold Wesker, m en s Guillermo De Andrea, â compter du 21 nov THÉÂTRE DENISE PELLETIER: 4353 est Ste-Catherine, Mtl (253-8974)— < Lé seioneur des anneaux • m en s André Viens, (supplémentaires du 26 au 29 déc ) théâtre port ROYAL; PDA (842-2112)-• Haute Fidélité • de Ray Cooney, adaptation Benoit Girard, m an s Monique Duceppe, du 18 au 22 déc.du7|anv au8lév du mar au ven 20h,8am 17h et 21h théâtre du rideau VERT; 4864 Sl-Denis.Mtl 1^1793)— .Avant la nuit.Offenbach • de Michel Qarneau, m en s MIchelts Rossignol, du 19 nov au 22déc,mar auven 20h,sam 17h ét21h.dlm 15h UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL; Faculté de musique.200 Vincent d'Indy.Mtl-Salle B-421 Récital dsvioloncelle.Anne-Marie Girard, le 20 déc â20h CENTRE NATIONAL DES ARTS; Ottawa (563-1144) — Salle Opera Choeurs du Messie el cantiques de Noél, Orchestre du CNA, 20 déc.19h 30 SALLE RENÉ-PROVOST: 110 rue Wright, Hull (771-6669)— • S O.S.Tendresse • de Anne-Marie Rlel.du 4 au 21 déc du mer au sam 20h 30 THÉÂTRE DE L'iLE; 1 Wellington.Hull (771-8669)— t Le grand cirque dynamique • de Raphael Albanl, du 20 déc au 12 jenv DORVALI: (631-8587) - "Jewel of the Nile” 7 h, 9 h 15 DORVAL II; “Rocky 4" 6 h 10.7 h 50, 9 h 35 DORVAL III: "Clue B " 6 h.7 h 45.9 h 30 DÉCARIE I: (341-3190) - “White Nighto" 1 h 30.4 h 15, 7 h 15, 9 h 50 DÉCARIE II: - “Out of Afrlce" 1 h, 4 h, 7 h.lOh ÉLYSÉE I: (842-6053) - "101 dalmatlené" 6 h 15, 7 h 45, 9 h 15 ÉLYSÉE II: — “Péril en la demeure” 7 h 15, 9h 15 FAIRVIEW I: (697-8095) - "Splea like ua" 7 h 15.9 h 15 FAIRVIEW II: - "101 dalmatlena" 6 h 15.7 h 45, 9 h 15 GREENFIELD 1: (671-6129)- “Rocky # 4” 12 h 50, 2 h 35, 4 h 20, 6 h 10, 7 h 50, 9 h 35 GREENFIELD 2: - “Lee calinoura" 12 h 45, 2 h 30, 4 h 15— “Cocoon" 7 h, 9 h 10 GREENFIELD 3: - “101 dalmatlena' 12 h 15,1 h45, 3 h 15, 4 h 45, 6 h 15, 7 h 45, 9 IMPÉRIAL: (268-7102) — “Young Sherlock Holmea" 12 h 40.2 h 50.5 h.7 h 10, 9 h 20 JEAN-TALON:(725-7000) - “Retour vera le future" 12 h.2 h 25, 4 h 50.7 h 15.9 h 40 KENT l:(489-9707) - “Jewel on the Nile" 7 h, 9h15 KENT II;- “Clue C" 8 h.7 h 45.9 h 30 CINÉMA DU PARC l:(844-9470) - "Enemy mine" 7 h 10.g h 20.CINÉMA DU PARC II:- "Spies Ilka us" 7 h 10.9h10 CINÉMA DU PARC III: - “Rocky 4“ 6 h 10.7 h 50, 9 h 35 L'AUTRE CINÉMA:(722-1451) - “Las ripoux" 7 h.— “BIrdy" 7 h 15— “Le thé au harem d'Archlméde" 9 h 15— “Mystère Alexina" 9 h 30 (20 au 23 dec ) LAVAL l:(688-7776) — “Rocky # 4“ 12 h 50, 2 h 35,4 h 20.8 h 10.7 h 50.9 h 35 LAVAL II:- “Splee like us" 1 h 15.3 h 15, 5 h15, 7h15.9h15 LAVAL III: — “Lea calinoura" 12 h 45, 2 h 30, 4 h 15 “Enemy mina" 7 h 15, 9 h 25 LAVAL IV:-"101 dalmatlena” 12 h 15.1 h 45,3 h 15, 4 h 45, 6 h 15, 7 h 45.9 h 15 LAVAL V:- "Jesral ol the Nile" 12 h 25, 2 h 35.4h45.7h, 9h15 LAVAL-ODÉON l:(687-S207 )- "Aaterix et la surprlaa de César" 12 h.— “Retour vers le future" 2 h, 4 h 30.7 h.9 h 25,11 h 30 LAVAL-ODÉON II:— “Operation beurre de peanut” 12 h 1S— “Lee Goonles" 2 h 30.5 h, 7 h 30,10 h LOEWS l;(861-7437) - “Jevrel Of the Nile' 12 h25.2 h 35.4 h 45,-7 h, 9 h 15 LOEWS II:- “The color purple" 12 h 15.3 hlO, 6h05, 9h LOEWS III:- "Clue A" 12 h 20.2 h 10.4 h.5 h 50, 7 h 40.9 h 30 LOEWS IV:- "101 dalmatlena " 12 h 55.2 h 35.4 h 15.5 h 50.7 h 25, 9 h.LOEWS V;- "After Hours" 1 h 15, 3 h 15, 5 h15.7h15.9h1S MILIEU:(277-S789)- "Rocking Silver" 19 h.21 h — “La demiar combat’' 24 h.MERCIER;(2S58224)- "Aaterix et la aurprite de Caser** 12 h — “Rocky 4“ 2 h.4 h.8 h, 7 h 55, 9 h 50 OUIMETOSCOPE;(S25-8600)- "U roule des Indes" 6 h , 9 h 15— "La nuit porta Jarre-telles" 7 h 30,9 h 30.OUTREMONT;(277-414S)- “Indiana Jones et la temple maudit" 7 h — “Elles sont folles, ces publicités" 9 h 30.PALACE l:(866-6991)-“Rocky « 4“ 12 h 30.2 h 15.4 h, 5 h 50.7 h 40, 9 h 30 PALACE II:- "Enemy mine” 1 h 15.3 h 15.5h15, 7h15, 9h15 PALACE III:— “One magic Christmas" 12 h 05.1 h 55.3 h 45.5 h 35.7 h 25.9 h 15 PALACE IV:- "To live and die In L.A.” 12 h 35, 2 h 45.4 h 55, 7 h 05.9 h 15 PALACE V:- “Spies Ilka us ' 12 h 30, 2 h 30, 4 h 30.6 h 30.8 h 30 PALACE VI:- "Spies like us” 1 h 30.3 h 30.5 h 30.7 h 30.9 h 30 PARADIS I: — “Ralour vers la future" 1 h 20, 3h30.5h40, 7h50,10 h.PARADIS II:— "Lea Goonlaa" 1 h.3 h 10, 5 h 20, 7 h 30, 9 h 40 PARADIS III;— "Opération bourra do peanut" 1 hlO, 2h55, 4h40.6h2S.8h10, lOh CINÉMA PARALLÈLE; (843-6001)- "L'éveillé du pont do l'Alma" 19 h 30,21 h 30 PARISIEN l:(8660S56)- “Cocoon" 12 h 40.2 h50, 5 h 05, 7 h 15, 9 h 30 PARISIEN II:— “Papa est on voyage d'af-falie" 1 h 45,4 h 15,6 h 45, 9 h 20 PARISIEN III;- “Sana toit ni loi" 1 h 25.3 h 30, 5 h 30, 7 h 35.g h 40 PARISIEN IV:- “Les callnours" 12 h 10,1 h 50, 3 h 30.5 h 10— “HoW up" 7 h, 9 h 10 PARISIEN V:- “Tranche de vio' 12 h 40.2 h 30.4 h 20, 6 h 10.8 h, 9 h 50 PLACE LONGUEUIL l;(679-74S1) - "Astorlx et la surprise de Cesar" 12 h.— “Retour vers le future" 2 h.4 h 30.7 h, 9 h 25,11 h PLACE LONGUEUIL II;- “Operation bourra de peanut" 12 h 15 — "Los Goonles” 2 h 30, 5 h, 7 h 30,10 h.PLACE ALEXIS NIHON l:(9354246) - "Out of Africa" 1 h, 4 h, 7 h, 9 h 45 PLACE ALEXIS NIHON II:- “White nights" 1 h, 4 h 30, 7 h 30.10 h, van.darn, spset.24 h.PLACE ALEXIS NIHON III:- “Agnes of God" 1 h 15,3 h 15, 5 h 15.7 h 15, 9 h 15.PLACE DU CANADA:(861-459S) - “A chorus line" 2 h 30.4 h 45, 7 h.g h 15 SAINT-DENIS ll:(84S-3222) - “Rambo 2” 13 h.17 h.21 h— “Body doubla" 14 h 50,18 h 50.SAINT-DENIS III:- “Le flic de Bevarty Hills" 12 h 55,17 h, 21 h 10— “Indiana Jones et le temple maudK'' 14 h 50.19 h.VERDUN: “Ralour vers la future" 2 h 30, 4 h 50, 7 h 10.9 h 30 VERSAILLES l:(3S37880) - “Rocky * 4" 12 h 50.2 h 35.4 h 20, 6 h 10.7 h 50.9 h 35 VERSAILLES II:- “Las callnours" 12 h 45.2 h 30, 4 h 15— “Cocoon' 7 h.9 h 10 VERSAILLES III;- "Iss 101 dalmatlons" 12 h 15,1 h45, 3 h 15, 4 h 45, 6 h 15.7 h 45.9h 15 L'ERMITAGE:(388-5577) - "Agnes de Dieu" 1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h.WESTMOUNT SQUARE:(931-2477) "Young Sherlock Holffles" 7 h 10, 9 h 20.YORK:(937-8978)- "Rocky * 4" 12 h 30.2 h 15.4 h.5 h 50.7 h 40.9 h 30. Le Devoir, vendredi 20 décembre 1985 ¦ 15 OPTIONS Suite de la page 13 Option Mots L Mnr Mr L Mnr Mr L Mnr Mr L Mnr Mr L Mnr Mr L Mnr Mr L Mnr Mr L Mnr Mr L Mnr Jn L Mnr Jn L Mnr Jn L Mnr Jn L Mnr Jn L AAnr De L Mnr Oc L Mnr De L Mnr De L Mnr De L Mnr Oc L Mnr De L Mnr De M N rw.°' Dtm tn Pni Offre Dom Tram cir 30 $7^ S7^ S7W 65 30 P 25 50 as 67 32^1 S5H SS% S4h 305 33V^P 65 75 105 52 35 a3¥i $4 345 434 35 P 120 145 155 133 37V^P 335 3a5 $546 19 40 P 335 385 390 1 30 $846 $846 $846 15 30 P SS 80 125 31 33W $6W $7 $546 41 32V^P 95 120 180 12 35 P 190 215 $246 24 25 P 5 20 27Vj 27V2P 30 P 32Vjp 35 P 40 W/t $9’4 $846 Milel Mltel Mitel Mitel Mitel Mitel Mitel Milel Mitel Mitel Mitel Milel Mitel Mitel Mitel Moore Moore Moore Moore AAoore Moore Moore Moore Moore Moore Moore Moore Moore Moore Moore Moore Moore Moore Mr 8 Mr 8 P Mr 10 P Mr 12V: Mr 12V:P Jn 10 P Jn 13V2 Jn 12ViP Dc 7 P Dc 8 Dc 9 Dc 10 Dc 10 P Dc 12V: Dc I2V2P Fb 22V: Fb 22V:P Fb 25 Fb 25 P Fb 27V: Fb 27V6P Fb 30 P Mv 22V: Mv 22V:P Mv 25 Mv 25 P Mv 27V: Mv 27V:P Mv 30 Mv 30 P Ag 25 Ao 27V: Ag 30 115 140 25 45 130 155 15 25 $346 405 135 160 30 45 $346 405 1 5 50 75 1 5 $346 $4 $6 $6V: 1 15 $346 415 5 30 140 180 25 65 150 190 $6V6 $6H 1 25 385 435 20 45 190 230 55 B5 125 150 175 $2V4 410 460 240 265 145 185 65 11^ 3 413 1 3960 125 76 $5Vt 446 110 27 240 196 IS 121 $2 103 $5% 7 $246 508 $2 42 Option Dem cn Mots Pni Offre Dem Trane or Not Bk Fb 17V: $7 $7V6 U46 9t3 Not Bk Fb 17V:P 10 10 20 103 Not Bk Fb 25 65 80 80 502 Not Bk Mv 17V: $7 $7'A $71% 316 Not Bk Mv 17V:P 5 30 15 15 Not Bk Mv 20 P 25 50 25 165 Not Bk Mv 22Vi 340 265 270 489 Not Bk Mv 22V:P 60 75 60 108 Not Bk Mv 25 P 155 180 140 11 Not Bk Ag 20 485 $5Vi $5 30 Not Bk Ag 20 P 45 70 55 35 Not Bk Ag 23V: 285 310 330 141 Not Bk Ag 22V:P 80 105 85 42 Not Bk Ag 25 P 180 305 175 26 Nor Tel Jo 42V6 $SV6 $5H $5% 599 Nor Tel JO 42V:P 1 5 4 608 Nor Tel Jo 50 P 235 260 230 426 Nor Tel Jo 52V: 10 15 10 975 Nor Tel Jo 53V:P $446 $51% $9\% 16 Nor Tel Jo 55 1 5 5 399 Nor Tel Jo 55 P $7V% $74% $10V: Nor Tel AP42V: $6Vi $6V: $7 Nor Tel Ap 42V:P 35 Nor Tel Ap 45 Nor Tel Ap 47V:P 175 Nor Tel Ap 50 Nor Tel Ap 52V: Nor Tel Ap S2V:P 490 Nor Tel Ap 55 Nor Tel Ap 55 P.Nor Tel Jv 42V: $7 305 330 170 5 20 50 > $54% $S>/% 4M $2>A $2V% * 35 40 55 80 105 215 > 100 125 120 20 45 70 >340 345 255 280 Opbon Numoc Numoc Numoc Numoc Numoc Nvo A NVO A F Nvo A F Nvo A F Nvo A F Nvo A h Nvo A M Nvo A ft Nvo A ft Nvo A ft Nvo A ft Nvo A t Nvo A A O P Mots Pni Offre Dem Ag 10 P 60 85 Ag 12V: 115 140 Ag 13V%P 125 ISO Ag 15 45 70 Ag IS P 360 385 IW.°» Dem en Trane ck 01 Mr 90 $8H $9 $81% 14 01 Mr 90 P 5 20 30 198 01 Mr 92V% $4V% $41% Wà 119 01 Mr 921%P 15 30 25 342 01 Jn 90 $8H $9 $79% 29 01 Jn 921% $41% $41% $41% 49 01 Jn 92V%P 55 M 50 138 01 Jn 97V%P 195 210 195 198 01 JnlOO P 315 • 340 345 24 01 Dc M $181% $19 $189% 01 Dc M P 1 1 10 147 01 De 821% $14 $141% $nuà 01 Oc 821%P 1 2 1 453 01 Dc 85 $131% $14 $131% 01 Dc 85 P 1 2 1 958 01 De 871% $111%$11H $7>A 01 De 871%P 1 2 1 1290 01 De 90 $8%% $9 $89% 48 01 Oc 90 P 1 S 1 1471 01 De 92V2P 2 5 2 828 01 De 95 P 5 S 5 1034 01 Oc 971%P 1 10 5 773 03 Mr102V2 $91% $91% $494 2 03 Mrl021%P 1 20 20 40 03 Mr105 $4H $7 $7Î% 35 03 MrlOS P 10 35 03 Mr 1071% P 45 70 140 03 MrlIO 245 270 245 20 03 MrlIO P 120 145 03 Mr1121% 115 140 125 S 03 Mr112V%P 240 245 215 70 03 Jn102V% $91% $91^: $7 150 03 Jnl021%P 35 40 45 IM 03 JnlOS $4H $7 4M 230 03 JnlOS P 55 M 125 299 03 Jn107V: 440 445 440 120 03 JnlIO 290 315 315 144 03 JnlIO P $2 S2V4 195 47 03 Jnll2V% 145 190 195 135 03 Dc1021% $9V% $9V% $49% 03 Dc102V%P 1 1 03 Dc105 $49% $7 $59% 03 DclOS P 1 1 1 50 03 Dcl071%P S 1 15 50 Obc 03 Obc 03 Obc 03 Obd 04 Obd 04 Obd 04 Obd 04 Obd 04 Obd 04 Obd 04 Obd 04 Obd 04 Obd 04 Obd 04 Obd 04 Obd 04 Obd 04 Obd 04 Obd 04 Obd 04 Obd 04 Obd 04 Obd 04 Obd 04 Obd 04 Obd 04 Obd 04 Obd 04 Obd 04 Obd 04 Obd 04 Obd 04 Obd 04 Obd 04 Obd 04 Obd 04 Piocer Plocer Plocer Plocer Plocer Placer Plocer Plocer Plocer Plocer Plocer Plocer Plocer Plocer Plocer Plocer Plocer Plocer Plocer Plocer Plocer Placer Plocer Plocer Powr Powr Powr Powr Powr Powr Powr Powr Powr DcllO P DC112V: Ocl12V%P Mr 921% Mr 92V:P Mr 95 P Mr 97V: MrlOO MrlOO P Mr 103V: Mrl02V:P MrlOS P Jn 92V: Jn 92V:P Jn 95 P Jn 97V:P JnlOO JnlOO P Jn103V: Jn102V:P JnlOS JnlOS P DC 85 Dc 85 P DC 87V: Dc B7V:P DC 90 Dc 90 P Dc 93V: Dc 92V:P Dc 95 Dc 95 P Dc 971% Dc 97V:P DclOO DetOO P Mr 20 Mr 20 P Mr 22V:P Mr 25 Mr 25 P Mr 271% Mr 27V%P Jn 20 Jn 20 P Jn 23V: Jn 22V%P Jn 25 Jn 25 P Jn 27V: Jn 27V:P DC 20 Dc 20 P DC 22V:P DC 25 Dc 25 P Dc 271% DC 27V:P DC 30 DC 30 P Fb 15 Fb 15 P Fb 1616 Fb 1616P Fb 17V: Fb 17V:P Fb 20 P Fb 22V: Fb 22V:P 1 5 25 S 1 20 40 85 25 40 $10 $109% 3M $ 25 15 $1 10 35 50 47 $59% $594 420 131 320 345 320 151 70 95 IM 5 150 17S 140 20 140 145 170 10 285 310 245 1 $10 $109% $594 ’ 15 40 50 56 ' 35 45 45 44 70 95 40 77 355 3M 340 24 •ISO 145 ISS 32 190 215 220 40 •230 255 395 4 105 130 130 10 •355 3M $39% 20 $17V% $18 $9 ' ! 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déposer une opposition ou une intervention en s'adressant à la Commission des transports du Qué- LAPOINTE ROSENSTEIN Procureurs de la requérante 11ère parution 20 décembre 1985 2iéme parution 21 décembre 1985 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR PROVINCIALE NO 5004)2-044165-855 MELINA PaiMENO partie demanderesse c MARCEL LABELLE et SYLVIE VALLÉE partie défenderesse PAR ORDRE DE LA COUR A SYLVIE VALLÉ, défenderesse Vous éles, par les présenles, requise de comparaître dans un délai de trente (30) jours suivant la présente pubtication Une copie de la déclaration et du bref d'assignation a été laissée au gratte de cette cour à votre intention Veuillez agir en conséquence Montréal, ce t8 décembre t985 DOMINIQUE DI BERNARDO Protonotaire-adioint MESTASSÉ8THEMENS 2421, rue Allard Montréal, P Q tél 769-9654 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR SUPÉRIEURE Chambre de la lamille (Divorces) NO 500-12-147851-855 ROSARIO CARRIER, résidant et domicilié au 4445, rue Nantel, à St-Hu-berl district de Montréal requérant c DAME COLOMBE BOUCHARD, de résidence et domicile inconnus intimée PAR ORDRE DE LA COUR L'intimée, COLOMBE BOUCHARD, est.par les présentes requise de comparaître dans un délai de quarante (40) tours de cette publication Une copie de la requête en divorce a été laissée au grelle de la Cour Supérieure de Montréal, district de Montrél.à la division des divorces, é son intention Prenez de plus avis qu'à défaut par vous de signifier et déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, le requérant procédera à obtenir contre vous, par défaut, un jugement de divorce Montréal, le 27 novembre 1985 RONALD CHASSÉ.P A CHAMPAGNE, GOSSELIN.FERLAND, ROY 8 BIRON 3425, rue St-Hubert Montréal, Québec H2L 328(5254)421) PRENEZ AVIS que Monsieur Pierre Chabot, faisant affaires sous le nom et raison sociale de Chabot Transport Enr, domicilié au 1912,3iéme awenue, R R no2.Val D'Or, s'adressera à la Commission des Transports du Québec afin d'obtenir le transfert d'une partie de son système de transport, comprenant entre autre tous les droits, titres, intérêts et privilèges décrits à l'Ordonance de la Régie du 13 décembre 1968 e1 des droits décrits en page 2 de la décision.référant au numéro de cause Q-82-07763-5 respectivement devenus les certificats 001 et 002 du permis 0-300693, dont il est détenteur.en faveur de son fils Jean-Paul Chabot, résidant au 421,3ième avenue Maladie.Québec La requérante invoque au surplus l'adicle 65 des régies de pratique et de régie interne afin que la décision devienne en vigueur à la date où elle sera rendue Tout intéressé peut introduire une opposilion ou une intervenbon dans Iss 5 tours suivant la deuxième parution dudit avis en s'adressant à la C T Q .au 585 est, BIvd Charest, Québec.OC.G1K7W5 t ère publication 19 décembre 1985 2éms publication 20 décembre 1985 PAR Me François Perreault PAQUETTE PERREAULT RIVET 8 TRUDEAU 200 St-Jacquea, suite 900 Montréal.Québec.H2Y1M1 INVESTISSEZ AVEC MESURE: ANNONCEZ DANS LE DEVOIR AVIS est donné, conformément à l'Article 1571(D) du Code Civil du Québec, que INDUSTRIAL SALES LIMITED/LES VENTES INDUSTRIELLES LIMITÉE, par "General assignment of Book Debts " exécuté le 13 décembre 1985 et enregistré à Montréal et Sept-iles sous les numéros 3663601 et 54135 respectivement, a cédé et transporté toutes dettes, comptes à recevoir, demandes et "choses in action", présents ou futurs, à BANQUE DE BOSTON OU CANADA PRENEZ AVIS que AUTOBUS DE COATICOOK INC , demandeur cédant, situé au 356, rue Ma|or, Coab-cook, détenteur du permis de transport de personnes M-000018 autorisant un transport urbain dans les limites de la ville de Coaticook, s'adresse à la Commission des transports afin de transférer ledit permis en faveur de Scobus Coaticook Inc., demandeur cessionnaire situé au 815, rue Plante.St-Jean-sur-Riche-lieu, le tout conformément à l'article 30 des Règles de pratique de la Commission des transports et demande l'application de l'article 85 à l'effet que la décision devienne en vigueur immédiatement Toute personne intéressée peut, dans les cinq (5) tours qui suivent la deuxième (2e) parution de cette demande, déposer une opposition ou une intervention en s'adressant à la Commission des transports du Qué- LAPOINTE ROSENSTEIN Procureurs de la requérante 11ère parution 20dteembre198S 2iéme parution 21 décembre 1985 PRENEZ AVIS que BONIN AUTOBUS LIMITÉE, demandeur cédant, situé au 20.rue Prince, Sorel, détenteur du permis de transport de personnes M-000012.autorisant entre autre, à effectuer un transport urbain dans et entre les villes de Sorel, Tracy, St-Joseph-de-Sorel et Ste-Anne-de-Sorel, s'adresse à la Commission des transports afin de transférer ledit permis en faveur de Scobus Sorel Inc , demandeur cessionnaire situé au 815, rue Plante.St-Jean-sur-Richelieu, le tout conformément à l'article 30 des Régies de pratique de la Commission des transports et demande l'application de l'article 85 à l'effet que la décision devienne en vigueur immédiatement Toute personne intéressée peut, dans les cinq (5) tours qui suivent la deuxième (2e) parution de cette demande.déposer une opposition ou une intervention en s'adressant à la Commission des transports du Oué- LAPOINTE ROSENSTEIN Procureurs de la requérante 11ère parution 20 dtombre 1985 2ième parubon 21 décembre 1985 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR SUPÉRIEURE (division de divorces) NO 500-12-148255-858 DAME SONIA ACEVEDO requérante c DANIEL QUENOL intimé PAR ORDRE DE LA COUR L'intimé DANIEL QUENOL est par les présenles requis de comparaître dans un délai de 40 tours de la dernière publication Une copie de la requête en divorce a été laissée à la Division des Divorces à son intention Prenez de plus avis qu'à défaut par vous de signifier ef de déposer votre comparution ou contestation dans les défais susdits, la requérante procédera à obtenir contre vous, par défaut, un jugement de divorce accompagné de toute ordonnance ccueillant les mesures qu'elle sollicite contre vous Montréal, le 17 décembre 1985 DOMINIQUE DI BERNARDO P A Régistraire ME BENOIT GENDRON 400 est, rue Jarry Montréal, P Q tél 381-2504 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR PROVINCIALE NO 5004)2-041385-852 GÉNÉRAL ACCIDENT COMPAGNIE D'ASSURRANCE DU CANADA, ayant sa place d'affaires à Place du Canada, bureau 1300, Montréal —et— DIANE MILLETTE BOULIANNE, résidant et domiciliée au 6995 est.boulevard Gouln, appariement 508, Montréal demanderesse C NOMIS CONSTRUCTION LIMITÉE, ayant sa place d'affaires au 7862 rue Fleuricourl.Montréal-Nord.—et— MAÇONNERIE MÉTROPOLITAINE INC , ayant anciennement son siège social et principale place d'affaires au 8245 rus Lafrenaie, ville d'Anjou, présentement de lieux Inconnus défenderesse PAR ORDRE DE LA COUR La C04)éfendsresse, MAÇONNERIE MÉTROPOLITAINE INC .est par les présentes requise de comparaître dans un délai de trente (30) jours à compter de la publication Le copie du bref d'assignation et de la déclaration a été laissée eu Greffe de le Cour provinciale de Montréal à son Intention Montréal, le 6 décembre 1965 MES PAGÉ DUCHESNE DESMARAIS 8 PICARD Procureurs des demanderesses PRENEZ AVIS que RÉAL GIRARD.478 Rang 4, Bégin (Québec) GOV 1B0, titulaire du permis de camionnage en vrac nuniéro 0^507-8634103 pour la région 02 s'adressera à la Commission des Transports du Québec pour obtenir le transfert de son permis, en faveur de Transport J H C Inc .4630, Des Saules.La Doré.Québec (Québec) GOW 2J0 Tout intéressé à ladite requête peut porter opposition ou intervention dans les cinq (5) jours qui suivent la deuxième publication dans ce journal à Commission desTransports du Québec, 585, boul Charest est, Québec (Québec) G1K7W5 1ère publication 19 décembre 1985 2éme publication 20 décembre 1985 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR PROVINCIALE NO 500-02-044321-854 COMM DES NORMES DU TRAVAIL partie demanderesse VS 134322 CANADA INC partie défenderesse La défenderesse, 134322 Canada Inc .d'adresse inconnue est par la présente requise de comparaître dans un délai de trente tours à compter de la présente insertion Une copie du bref d'assignation, déclaration et avis selon l'art 119a C P C a été laissée à la Direction générale des greffes au Palais de Justice de Montréal à son intention Faute par la défenderesse de comparaître dans ce délai.Statuer sur la demande, prononcer jugement par défaut avec les mêmes conséquences juridiques qu'à la suite d'un dé-bat contradictoire Prenez avis que la cessionnaire, Dé-potoire et Terrassement GEG Inc du 6280 route 132, Sie-Catherine, province de Québec s'adressera à la Commission des transports du Québec afin que soient maintenus en vigueur les permis M-506326-002 e' 004 (région 06) suite à la transaction intervenue avec Transport Boyer et Fils Ltée du 180, boulevard St-Rémi, ville St-Rémi, province de Québec Demande est également faite à la Commission que la décision devienne en vigueur au moment où elle sera rendu conformément à l'article 85 des Règles de pratique Tout intéressé peut introduire une opposition ou intervention à la présente en s'adressant à la Commission des transports du Québec au 505 est.rue Sherbrooke.Montréal, H2L1K2 dns les cinq (S) tours suivants la dernière parution du présent avis Première publication 19 décembre 1985 Deuxième publication 20 décembre 1985 CORBEIL, GRaEAU 8 DUFRESNE Procureurs du requérant PRENEZ AVIS QUE, LES TRANS-PORTS GAUVIN INC.détentrice du permis M-300905.certificats nos 1 et 2.avise la Commission des Transports du Québec, qu'elle a cédé son système de transport à 128777 CANADA LTÉE, une corporation qui a son siège social à Montréal, laquelle corporation est contrôlée au moyen de 100 actions communes par 2434-1091 QUÉBEC INC.laquelle est etle-méme contrôlée par Raymond La-combe.au moyen de 900 actions communes et elle demande qu'à l'occasion du transfert du permis en question à 128777 CANADA LTÉE.que le permis soit renouvelé entre les mains de l'acquéreur Les parties invoquent l'article 85 des règles de pratique Tout intéressé peut introduire une opposition ou une intervention dans les cinq (5) jours qui suivent la deuxième parution dudit avis en s'adressant à la Commission des Transports du Québec.505 est.rue Sherbrooke, Montréal.Québec, H2L1K2 1ère publication le 20 décembre 1985 2ième publication le 21 décembre 1965 PAQUETTE, PERREAULT, RIVET, TRUDEAU 8 ASSOCIÉS par Me Adrien R Paquette/ PROCURÉUR CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR SUPÉRIEURE NO 5004)54)11065-859 JANELLGILL demanderesse VS LÉOPOLDO BASANE RODRIGUEZ aussi connu comme LÉOPOLDO BA-SANEZ ou LÉOPaOO BASANEZ R.et MARIA TREADWAY et LOURDES RODRIGUEZ défendeurs -ET- LA BANQUE ROYALE DU CANADA fierce Saisie AVIS Il est ordonné aux défendeurs LÉOPOLDO BANASEZ ROORfGUEZ aussi connu comme LÉOPOLDO BASANEZ et LÉOPOLDO BASANEZ R.MARIA TREADWAY et LOURDES RODRIGUEZ de comparaître au greffe de cette Cour dans un délai de trente (30) tours suivant la publication de la présenta ordonanca Une copie du braf de ulsie avant jugement an main tierce at de la déclaration a été laissée au greffa à l'In-fentlon des dfendaurs LÉOPOLDO BASANÉZ RODRIGUEZ.MARIA TREADWAY al LOURDES RODRIGUEZ Montréal, la 16 décembre 198$ DOMINIQUE 01 BERNARDO Protonotalra-adjoint, C.S M Mes LAVERY, O'BRIEN Sulla 4000 1.Place VHIa Marla Montréal.Québec Pocuraurs de la damandaraaaa Canada, Province de Québec.Dis-Incl de SI Hyacinthe.COUR PRO-VINCIAl.K NO 750 02-000746-855 GKRARD PAQUKTTE INC.partie demanderesse -vs- Y VAN DU BUC.partie défenderesse Le 30 décembre 1985 à 10 00 heures au 345 Jean.Rougemont, district de St Hyacinthe, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets YVAN DU BUC saisis en celte cause, con sistanten 2 tracteurs Ford, 1 bris seur de mais, 2 vis à grain, et plusieurs autres biens Conditions ARGENT COMPTANT ou CHÈQUE VISÉ PIERRE PAUL HAINAULT, huissier (514) 773-7338,774-8957 Hai-naull, Drolet & Ass .huissiers 995, du Palais, suite 3.St-Hyacinthe, Qc J2S5C6 Province de Québec.District de Montréal,COUR PROVINCIALE NO 500-02-035055-859 CIMENT INDEPENDANT INC, demanderesse -VS- PAVAGES PEREZ LTÉE,défenderesse Le 31 décembre 1985 à 10 00 heures à la place d'affaires de la défenderesse au No 2880 rue George V en la cité de Montréal, dis tricl de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de la défenderesse saisis en celte cause, consistant en 1 machine à pavage (marque Allait model C300), machine à souder “extra", 1 rouleau de 10 tonnes "Gallton''.jumping Jack à gaz.autres machineries Conditions ARGENT COMPTANT JACQUES LEMIEUX, huissier 288-6317 Montréal, ce 20 décembre 1985 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR SUPÉRIEURE (division des divorces) NO 500-12-147880^ ANTONIOS ANTONIADIS requéranl —VS— ANNA CHRISTAKOU inkmée PAR ORDRE DE LA COUR L'intimée est par les présentes requise de comparaître dans un délai de 40 jours à compter de la préænte publication Une copie de la requête en divorce a été laissée à son intention au bureau du Greffier de la cour supéneure au Palais de Justice de Montréal PRENEZ DE PLUS AVIS qu'à défaut par vous de déposer votre comparution dans les délais susdits, le requérant procédera à obtenir contre vous un lugement par détaut Montréal, ce 11 décembre 1985 DOMINIQUE DI BERNARDO Régistraire MES HADJIS 8 FENG procureurs du requérant 1117 ouest, rue St-Cathenne suite 707 Montréal, P Q H3B1H9 PRENEZ AVIS que Monsieur PIERRE CHABOT, faisant affaires sous le nom et raison sociale de Chabot Transport Enr.domicilié au 1912,3ièmeavenue,RR No 2,Val d'Or, s'adressera à la Commission des Transports du Québec afin d'obtenir le transfert d'une partie de son système de transport, comprenant entre autre tous les droits, titres, intérêts et privilèges décrits à la décision OCG65-00642 du 19 juin 1985 devenue depuis le certificat 003 du permis Q-300693 dont il est détenteur en faveur de son fils Pierre (Chabot Jr, résident au 320, Ave Sl-Phi-lippe, Dubuisson, Québec.J9P 4N7.La requérante invoque au surplus l'article 85 des règles de pratique et de régie interne atin que la décision devienne en vigueur à la date où elle sera rendue T out intéressé peut introduire une opposition ou une intervention dans les 5 tours suivant la deuxième parution dudit avis en s'adressant à la C T Q , au 565 est, BIvd, Charrest, Québec.QC.G1K7W5 1ère publication 19 décembre 1985 2ème publication 20 décembre 1985 PAR ME François Perreault PAQUETTE PERREAULT RIVET 8 TRUDEAU 200 St-Jacques, Suite 900 Montréal.Québec.H2Y1M1 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR SUPÉRIEURE (Chambr* de Famille) NO S0(M)4-005075-8S9 DAME GEORGIANA SAVOIE, résidante et domiciliée au 2822 de la rue Jacques-Hertel en les cité et district de Montréal demanderesse —VS— PIERRE TOUTANT, de résidence et domicile inconnus défendeur PAR ORDRE DE LA COUR Le défendeur.MONSIEUR PIERRE TOUTANT.est.par les présenles.requis de comparaître, dans un délai de quarante (40) tours de cette publication.personnellement ou par l'entremise de ses procureurs Une copie de la déclaration en séparation dé coips et de la requèle pour masures provisoires ont été laissées au greffe de la Cour Supérieure, du district de Montréal, à son Intention.De plus, PRNEZ AVIS qu'à défaut par vous de aignitiar ou déposer votre comparution ou contestation dans lesdits délais, le demanderesse procédera à obtenir contre vous un jugement par défaut conforme aux conclusions qu'elle eolllcite Veuillez agir en cooeéquence Montréal, ce 10 décembre 1985 DOMINIQUE DI BERNARDO protonotaira de le Cour Supérieurs RIOPEL GAGNON 8 ASSOCIÉS Avocats 2386, rue Jollcoeur Montréal, Québec H4E1X8 Tét (514)7684)014 PROCUREURS DE LA DEMANDERESSE Rong JO 4 P130 160 110 123 Rang Jo 7 1 10 114 Rong Jq 7 P 230 7V> Rong Ap 6 P IM 155 150 94 Rong Ap 7 3 10 M 254 Rong Ap 7 P 2M 255 110 10 Rong Jy 4 35 45 40 347 Rong Jy 6 P IM 140 120 158 Rong Jy 7 10 25 25 224 Rang Jv 7 P 235 240 Roy Bk Jo 279% $49% $4H $79% 854 Roy Bk Jo 279%P 5 7 147 Roy Bk JO M P 4 10 10 342 Roy Bk JO 329%P 20 40 M 75 Roy Bk Jo 35 20 40 40 257 Roy Bk Ja 35 P 135 140 100 40 Rov Bk Jo 37V% 5 25 Roy Bk JO 379% P $39% $4 Roy Bk Ap 279% S4'A $69% $49% 8 Roy Bk Ap 279%P 5 25 15 35 Roy Bk Ap 30 M94 440 $5 740 Roy Bk Ap 30 P 10 M 20 M Roy Bk Ap 329%P 45 90 85 441 Roy Bk Ap 37V% 25 45 40 23 Roy Bk Ap 379%P 355 405 Roy Bk Jy M 440 4M $59% 10 Rov Bk Jy M P M 55 50 31 Roy Bk Jy 32V%P 105 IM 95 77 Roy Bk Jv 35 P 195 $29% 180 10 Roy Bk Jy 379% 50 70 40 20 Roy Bk Jv 37V%P 345 415 S T Segrm JO 50 $179% $189% $169% M $«grm jQ 50 P 1 25 44 Segrm jQ 5}V% $159% $159% $119% 102 Avis est (tonné ou'un certificat d in- lention dt dlitniijilon a été émis à S«9rm St9Fm Sogrm Sff9rm S«9rm Scbrrn Sagrm $e9rm Seorm Saorm Storm Storm Storm Storm Storm Storm Storm Storm Storm Storm Storm Storm Storm Storm Storm Storm Shtll C Shtll C Shtll C Shtll C Shtit C Shtll C Shtll C Shtll C Shtll C Shtll C Shtll C Shtll C Shtll C Shtll C Shtll C 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