Le devoir, 17 octobre 1932, lundi 17 octobre 1932
Montréal, lundi 17 octobre 1932 Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE ; .HArbour 1241 SERVICE DE NUIT ; Administration ; .HArbour 1243 Rédaction ; .HArbour 3679 Gérant : .4897 DEVOIR Directeur-gérant: GEORGES PELLETIER FAIS CE QUE DOIS! Rédacteur en chef: OMER HEROUX Vol.XXIII — No 238 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste Edition quotidienne CANADA.$ 6 00 E.-Unis et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 A propos de la "Canadian Handicraft*^ du bois de chauffage et de quelques autres choses Réflexions d’ordre général sur l’utilisation de nos richesses inemployées - Nous ouvrons nos colonnes aux gens compétents - Qu’on en profite! .L’actualité f, La Canadian Handicraft vfent d’ouvrir son exposition annuelle.On a reparlé à ce propos, et c’est très juste, de l’utilité des petites industries, des services que pourrait rendre, par exemple, une plus large diffusion du tissage à domicile.Nous recevons par ailleurs de nombreuses lettres qui révèlent tout l'intérêt que suscite la question du bois de chauffage que nous avons été heureux, grâce à M.Legault et à quelques autres, de poser devant le public de Montréal et de la région.Mais il ne faut pas oublier que ce ne sont là que des aspects articuliers d’un très large, d’un très vaste problème: la meil-eure utilisation de nos ressources en hommes et en matériel.Prenez la question du bois, par exemple.Il est d’abord étonnant qu’il ait fallu la crise pour qu’on se.demande d’une façon ini peu générale s’il ne serait pas possible d’utiliser plus de bois de chauffage, de fournir ainsi à une partie de notre population un marché plus considérable.Dans un autre domaine, on n’est guère plus avancé.Les récentes expositions de l’Ecole technique ont clairement démontré que le bois canadien peut faire des meubles magnifiques; mais nous doutons fort qu’on puisse, à l’heure actuelle, se procurer ce bois en quantités commerciales.L’un de nos amis nous disait récemment qu’en quarante-huit heures on lui avait fourni des.placages en bois de six ou sept pays étrangers, mais qu’il n’avait rien pu obtenir de chez nous.Il semble donc qu’il y ait là une autre industrie à développer.Et l’on pourrait sans doute multiplier des exemples de ce genre.Certains de nos lecteurs n’ont peut-être pas oublié l’analyse que le Devoir fit un jour d’une brochure où l’on montrait quelle richesse pourrait donner l’exploitation méthodique des sous-produits de poisson.Nous craignons fort — et cela paraît bien être, en tout cas, le fait, dans la question du bois — qu’on se soit laissé hypnotiser par les très grosses industries^ et qu’on ait un peu oublie le reste.H- * * Chose certaine, et sans qu’il soit besoin de gaspiller son temps en d’inutiles récriminations, c’est qu'il y a encore beaucoup à faire dans ce domaine, que beaucoup de bonnes volontés restent inactives faute de savoir ce qu’il y aurait à faire, et que d’abondantes ressources sont inutilisées.Le gouvernement provincial, dans le domaine du tissage particulièrement, paraît vouloir faire un effort sérieux.0 a confié à une commission spéciale l’examen de la question du bois.Mais, quelle que soit sa bonne volonté, il ne peut tout faire; et il serait absurde de prétendre se reposer uniquement sur son travail.11 faut que l’effort se généralise, il faut que chacun en prenne sa part.On connaît notre sentiment sur ce point.Les idées que nous rappelons là en gros, et de façon bien hâtive, nous les avons plus d’une fois exprimées ici (moins souvent pourtant que nous ne l’aurions voulu), en les illustrant d’exemples.Nous essaierons d’y revenir.Mais il faut bien se rappeler que, pas plus que les gouvernants, les journalistes ne peuvent tout faire.Ils ont trop de chats à fouetter et leur temps est trop limité.Puis, la moindre de ces questions exige pour être convenablement exposée dos connaissances que le journaliste possède bien rarement.Car il ne suffit pas de dire: Telle chose devrait être faite! il faut encore savoir si elle peut être faite, et avec profit, dans les conditions particulières de marché, de transport, où se trouvent les intéresses.H- * * Mais ce que le journaliste ne peut faire lui-même, il peut le faciliter aux autres.11 peut fournir à ceux qui connaissent particuliérement tel ou tel sujet une publicité qui leur manque, qui leur permettrait de porter à la connaissance d’un vaste public leurs théories et leurs observations.Nous profitons de l’exposition de la Canadian Handicraft, de l’intérêt suscité par la question du bois de chauffage, pour redire à tous ceux que ces questions intéressent: Apportez-nous vos renseignements, vos projets.Dans toute la mesure du possible nous vous fournirons la publicité nécessaire.On ne sait jamais où peut aller se loger une observation de ce genre, quels actes elle peut déterminer.Et n’oublions pas surtout qu’il ne faut point compter que sur les mouvements d’ensemble, à large portée et à grand orchestre, qui exigent un grand déploiement de forces et la mise en valeur de beaucoup d’énergies.Tout compte, et si telle utilisation d’une richesse jusque là inemployée permet de garder sur le sol une, deux, quatre, cinq familles, c’est autant de pris.Que le fait se répète en dix ou cent endroits différents, et le mouvement apparaît déjà considérable.Il ne faut pas oublier non plus qu’entre fa situation qui permet de tenir encore et l’abandon, la marge est parfois bien mince, qu’un modeste appoint aurait pu, très souvent, prévenir un désastre.Nous ouvrons donc nos colonnes à tous ceux qui ont quelque chose à dire sur ce point.S’ils veulent bien communiquer ainsi au public leurs projets, leurs opinions, il est presque assuré qu’il en sortira quelque chose.Les périodes de crise ont cet avantage quelles contraignent à penser à des choses que Ton traitait jadis avec un certain dédain.Elles disposent à écouter les suggestions nouvelles, tout ce qui parait receler une promess"de soulagement ou de progrès.Sachons donc profiter de cette utile disposition.Orner HEROUX Beauharnois La session fédérale Nos comptes rendus parlementaires pour faire de la propagande — Bonne occasion La teuton Udéralt vient de t’ouvrir.Elle promet d’étre particulièrement Intéreatante.Noua on donneront quotidiennement let comptet rendut compléta et let plut vivantt.C'eat une excellente occation de poutacr la propagande.Que not ami* veuillent bien en profiter., N.B.-—On peut a'interiro pour quatre molt (pria: $2.00) et, au bout do quatre moit, .recommencer.L’un de mes amis est un grand coureur des bois.Grand peut s’entendre ici dans plus d’un sens; car il a six pieds et quelques pouces.Les coureurs des bois, ingénieurs, prospecteurs, noire simples guides, sont une catégorie à part dans l’humanité.Ils continuent, avec la solennité en moins, les mages de l’histoire ancienne.Les nuits sans nombre à la belle étoile dans la solitude profonde des forêts vierges leur ont laissé le loisir de réfléchir; la vie en marge de la civilisation leur a appris à compter sur eux-mêmes; lu nécessité de retrouver leur roule et d'assurer leur existence dans des conditions précaires a développé chez eux à un degré aigu le sens de l’observation et l’ingéniosité.Généralement, ce sont des sages et des psychologues qui ont eu sur leurs semblables le recul indispensable pour bien voir les hommes, pour les bien connaître et les bien juger.Chez eux aussi l’imagination a beau jeu pour se déployer.Au milieu de la civilisation, on dirait celle-ci empêchée d'ouvrir ses ailes par les mesquineries de la vie quotidienne.Je demandais à un grand réalisateur qui, évidemment, avait été, avant de passer à la réalisation, un grand rêveur, où il avait conçu ses projets exempts de timidité.—Au camp, le soir, me répondait-il, quand je fumais ma pipe sous le clignotement des étoiles pendant que guides et cuisiniers rythmaient mes songeries de leurs ronflements puissants.On dirait, en ces moments-là, l'esprit désem-pètré.libre, plus subtil et plus léger, Il voit avec précision, il voit loin et il voit net.Jamais dans un cabinet de travail, dans mon étude d’ingénieur je n’ai retrouvé cela.On aurait dit que le plafond bas et les mars gênaient l’essor de mon imagination, l’encageaient.De cet homme-là mon ami le coureur des bois a été le collaborateur constant et l’ami.Quand il vint me trouver l’autre jour, il déposa sur mon bureau une découpure de journal.— Avez-vous lu cela?— Je ne lis guère la Presse, lui avouais-je.—: Mot, non plus, dit-il, mais on m’a montré cet article.C’était une dépêche de /’United Press annonçant sur deux colonnes que la Russie a désormais la plus puissante centrale (électrique).Sa production totale sera de 3,000.000,000 de kilowatts-heure par année.Il faut tout de même, me faisait-il observer, que les Américains associés à celle entreprise secondent la campagne russe pour le plan quinquennal.Il n’y a pas eu de grosse caisse à l’inauguration de la centrale de la Beauharnois et cependant les possibilités de celle-ci sont dix fois plus grandes que celles de la centrale de Dnieperstroi.— C’est vrai, dis-je, que la Beau-harnois est inaugurée et fonctionne.Il y a eu peu d'éclat, sans doute, parce qu’il y en avait en an peu trop lors de l'enquête; mais j’aimerais bien voir cela quand même, d’autant plus qu'à plusieurs reprises j’ai pu constater les progrès de la construction”.* * * Samedi, par Vune de ces belles journées d’arrière-saison qui évoquent un gracieux sourire d’aïeul, nous sommes allés par le ruban serpentant et étroit de la route bordée parfois de vergers verts, ponctués de pommes pourpres, vers la grande centrale électrique./.'impression d’arrivée, est forte, ("est le silence, le grand silence où régnait autrefois une animation intense; fouilleuses qui prenaient d’énormes bouchées de roc, détonations de dynamite, trains rapides qui jetaient leurs coups de sifflet aigus et se croisaient dans l'enchevêtrement des voies comme des navettes de tisserands.Renu-harnois a récupéré sa paix d’élégante villégiature.Sans les pylônes qui déambulent par les champs de leurs grandes jambes d’acier, on ne se douterait pas qu’au bout du village se dresse une centrale qui produira éventuellement 20,000,-000,000 de kilowatts-heure, par année, Qu’esl-ce que la centrale du Dnieper prend pour son rhume?Sur la colline, les baraquements sont â peu près déserts et de-ci de-là où fourmillaient les ouvriers,, on aperçoit les grues et les fouilleuses immobilisées dans un immense parc de faune préhistorique.Vne chose est inchangée: sur une hutte, à gauche, une immense affiche qui picole l’oeil d’un peu d’émotion.Je n'ai pas copié le texte en lettres d'un pied qui s’étale sur cette affiche.Mais il dit en subs-tansc que cette entreprise, conçue et entièrement dirigée par des Canadiens, appartient entièrement aussi à des Canadiens.On va voir de hardis travaux de génie civil, mais on apprend, à l’entrée, que celui qui les a voulu réaliser, tout homme-chiffre qu’il est, cultive en son jardin secret la petite fleur bleue.(Que M.llennett n’aille pas penser qu'il s'agit ici de l’emblème du toryisme!) # _______________ t m L.D.Si vous voyagez.adretaea-voua au SERVICü DES VOYA.CES, LE DEVOIR, Billeti émit pour tout te- paya au tarif det compagnie*: paquebot*, chemin* de fer, autobui.Auttl hôte la, atiurancet bagaget et acci-dentt, chèque* de voyaget.paateporta, etc.Téléphonée HArbour 1241.La réorganisation du parti bleu dans le Québec a a».am mua ri1 a lor-fi nue cfAnnraleé A Ottawa On y travaille, en vue d'élections générales prochaines — La question de la presse bleue - M.King parlera cet après-midi Ca ne V1'pas vite 'L”ldé*e0B,ervatr,ec” - L’attitude des libéraux par rapport aux ententes d’Ottawa - Le commerce interimpérial UN AJOURNEMENT EN FIN DU MOIS Ottawa, 17.(D.N.C.) — Cet après-midi, à trois heures, après les préliminaires de la séance, M.Mackenzie King, au nom de l’opposition libérale, commencera le débat sur les récents accords de commerce que le Canada a conclus avec quatre pays britanniques: la Grande-Bretagne, l’Union Sud-africaine.l’Etat libre d'Irlande et la Rhodésie du Sud.La réponse de M.Bennett Le premier ministre a sûrement prévu l’objection puisqu’il a déclaré, lundi dernier, en réponse nu discours de M.Mackenzie King sur l’adresse, que c’est là pure invention.La conférence a résulté en accords particuliers d’un pays à l'autre.Ainsi, de par sa volonté et ses pouvoirs, le Canada a signé.Il n’y a pas à se cacher l’intérêt i P0»! s», Pn\ T*'™ mwl* ‘TT m Hicr-nccinn .,.i 'a Grande-Bretagne, 1 Union Sud-Africaine, l’Ltat libre d Irlande et la Rhodésie du Sud.Bien ne montrait mieux la liberté, l’autonomie du Canada que la façon dont on a procédé pour en arriver à des ententes.D’ailleurs les autres Dominions ont suivi la même ligne de conduite.Et l’Angleterre n’a pas eu d'autre méthode de négociation.Chaque pays agissait en son nom propre et selon ses intérêts particuliers.Il n’y eut pas d’entente d’ensemble, par d’entente impériale.M.Bennett reviendra sûrement sur cette idée, cette semaine et tentera de la prouver afin de ne laissr aucun doute dans l’esprit des électeurs.et l’importance de la discussion qui s’annonce.Les orateurs ministériels soutiendront que M.Bennett a obtenu de Londres beaucoup plus qu’il n’a donné, tandis que les libéraux prétendront précisément le contraire.Des deux côtés on étudiera les, termes des accords en profondeur et en étendue.La partie est grosse de conséquence pour les deux clans politiques.Les conservateurs voudront montrer tous les avantages que le Canada retirera «les traités et les libéraux, tous les inconvénients qu’ils comportent.Les premiers représenteront M.Bennett comme un sauveur «l’Empire en même temps que l’homme prédestiné qui, par sa ténacité, a déclanché en Grande-Bretagne une révolution douanière de nature à accroître le commerce interimpérial.L'attitude des libéraux Nous avons, la semaine dernière, esquissé dans ses grandes lignes l’attitude probable qu'adopteront les libéraux dans ce débat.Lorsque nous avons écrit qu’ils s’attaqueraient moins aux accords proprement dits qu’au principe impérialiste impliqué dans la nouvelle politique douanière de M.Baldwin et de M.Bennett, les libéraux «*ux-mêmes ne savaient pas encore, d’une fa«,on définie, la pensée intime «le M.Mackenzie King.Us se sont réunis souvents.Us se sont consultés les uns les autres.Et finalement,* nous apprenons qu’ils ont réuni un faisceau d’arguments qu’ils opposeront à la thèse conservatrice.Débat ample mais bref Le débat qui s’engage aujourd’hui portera donc sur nos relations commerciales avec tous les pays du monde: commerce international vs commerce interimpérial, comme nous le disions tout à l’heure.La discussion aura de l'ampleur mais elle sera relativement brève.Les libéraux n’insisteront pas.En leur nom, M.Mackenzie King et quelques-uns de ses principaux lieutenants prononceront quelques grands discours.Mais quand viendra l'étude, en comité, «les changements tarifaires, cela peut prendre plus de temps.11 s'agira de savoir si telle hausse du tarif ou telle baisse, selon le cas, sera dommageable ou favorable à telle ou telle industrie.Discussion «le détail, fastidieuse, I c Ennuis financiers à régler CE QU ON EN DIT A MONTREAL ET A OTTAWA Ottawa, 17.(D.N.C.) —Les rumeurs d’élections générales plus ou moins prochaines persistent.Même elles se précisent.Nous apprenons que M.R.-B.Bennett aurait donné l’ordre à ses ministres, députés et organisateurs de ne pas perdre «le temps à mettre sur pied une organisation aussi parfaite que possible.Cet ordre, il l’aurait donné particulièrement aux gens des provinces de l’Ouest et de la province de Québec.Cela n’est pas absolument récent.Mais on se charge de part et d’autre de le répandre et de le faire connaître.Il est sérieux puisque dans certaines provinces on ne néglige rien pour fonder des clubs, des associations politiques, tenir des assemblées et organiser une presse favorable.Dans le Québec Les événements récents dans l'organisation du parti conservateur québécois donnent du fondement à celte rumeur.Tout d’abord, plusieurs députés, particulièrement ceux de la région «ie Québec, ont été actifs pendant l’été.Us ont tenu des assemblées et fondé des clubs destinés à enrégimenter les électeurs.’ Le ministre des postes, M.Arthur Sauvé, a parlé à plusieurs endroits au cours du mois de septembre et le thème de scs discours portail sur la politique générale et la nécessité de l’organisation.Une preste Comme nous l'annoncions samedi, les conservateurs québécois L’Idée conservatrice On sait que la plupart des clubs conservateurs de Québec font partie de l’Idée conservatrice, sorte d’organisation centrale qui exerce une influence beaucoup plus spirituelle que matérielle.Vidée conservatrice n’est rien qu’un symbole «les principes généraux du parti, — s’il y en a.En tout cas les récents événements donnent créflit à la rumeur que M.Bennett aurait ordonné à ses gens de se hâter à se préparer à une élection générale à échéance incertaine.Les intentions du premier ministre sont inconnues; mais il est probable que si une occasion favorable de tenir une élection générale se présentait, il brusquerait les choses.Cela peut être dans un an ou dans deux ans.Peu importe pour le moment.M.Bennett ne veut rien laisser dans l’indécis.Si son parti est bien organisé, il pourra déclancher l’offensive au moment où les chances de succès seront le plus accentuées, à ce qu’il lui paraîtra.p Ce qu’on en dit à Montréal On croit, à Montréal, que la no-mination de M.J.-P, Laurin est ratifiée par Ottawa.Mais il ne sera pour ainsi dire qu’organisateur d’assemblées, jusqu'à nouvel ordre.La Patrie, de même, aurait la récognition officielle du parti.Mais ni l’organisation québécoise, ni cet organe n’auraient, dit-on, la plus petite chance de recueillir de fonds.D’abord ceux-ci sont «ip plus en plus rare» et, ensuite, i! reste depuis 1930 de vieilles dettes électorales à payer.On dit que trois po- veulent surtout une presse quoti- j Utieiens fédéraux sont à eux spuü diennr.Le prochain achat, que l’on | endosseurs de billets pour une soin souvent terne, en tout cas passable-ftépêlons tout d’abord qu’il est ment fermée à l’entendement du improbable que les libéraux fassent profane.Ajournement en fin d’octobre Cela laisse prévoir un ajournement hâtif.Ce n’est sûrement pas «e l'opposition aux accords eux-mêmes.Ils .sont plutôt d’avis qu'ils doivent approuver de bon coeur tout ce qui est de nature à promouvoir le commerce si languissant à l’heure actuelle.Et il n’y a pas de j le débat sur l’adresse qui retarde-doute que les ’ententes permettront j ra les choses.En fin de semaine, un échange .plus considérable que j l’opposition libérale, travailliste et jamais des marchandises itrMHo-1 progressiste semblait éprouver les tient ici pour assuré, de la Patrie, de .Montréal, et de la Vllhistration, également «le Montréal, donnerait a la région métropolitaine un organe «pie l’on veut répandre de plus en plus La région de Québec tient aussi à avoir son journal quotidien.On parle derechef de l’ao-quisition de l'Evénement et du maintien du Journal, ce qui serait suffisant pour le moment.Une chose certaine c’est que le parti conservateur veut avoir une presse forte, capable de tenir tête j au puissant réseau de journaux i quotidiens et hebtlontadaires tpii appartient, directement ou indirectement, aux libéraux.Un organisateur La thèse de M.Mackenzie King L’ancien premier ministre «lu Canada disait dès l'am dernier que le principal danger de la polithrue économique impériale de M.Bennett, c’est la perte sur ie terrain économique des libertés constitutionnelles que nous avons conquises après bien des années de luttes.Il est indéniable que M.Bennett n’a fait que reprendre, en la .modifiant d’après les besoins des temps nouveaux, la thèse que Joseph Chamberlain avait soumise à l’électeur anglais au début du XXe siècle.Sous le régime démocratique, la politique est étroitement unie à {‘économique.Les nations obéissent aujourd’hui au v puissances industrielles, aux puissances d’argent.Donc, dans le même ordre d’idées, toute concession dans le domaine économique a une répercussion immédiate dans le domaine politique.Autrement dit, tout ce qui lie le pays économiquement dans l’Empire ic lie aussi politiquement.Commerce international et commerce impérial En d’autres termes, le parti libéral s’opposera au commerce impérial chaque fois qu’il viendra en conflit avec le commerce interna-tiomal.Le Canada est un pays jeune — ce n’est pas un cliché que de : le répéter ici ses ressources naturelles sont grandes.Son industrie agricole produit suffisamment jMiur nourrir une population plusieurs fois plus considérable.Si ces affirmations sont justes, il y aurait peut-être «les désavantages ii vouloir faire de l’Empire une entité économique.On sait i lPL«te«u 7-9-11 DEMANDEZ NOTRE PROSPECTUS proportions changent, et son aspect devient beaucoup plus rassurant et justifie l’espoir, voire même la certitude.II y a dans la province de Québec 2,500,000 Canadiens, français sur une population totale d’à peu près 3,000,000.Dans la Nouvelle-Angleterre et dans cette partie de l’Etat de New-York avoisinant la province de Québec, et où se trouvent des groupements franco-américains substantiels, soyons conservateurs et disons qu’il v a 1,500,000 Franco-Américains.Or, la population réunie de la province de Québec, des Elats de la Nouvelle-Angleterre et de ta susdite partie de l’Etat de New-York, s’élève à environ 12,000.000 d’habitants.Nous composerions donc un tiers de cette population globale.I,’élément canadien-français et franco-américain devrait avoir l’influence que comporte cette forte proportion de la population, et notre but devrait être de la faire servir à notre avancement commun.Et si, dans cette partie du continent américain dont je parle, cette influence n’est pas en proportion de notre population, c’est que nous n’avons pas encore appris à faire jouer la force du nombre dans nos activités nationals.Il va sans dire que je parle maintenant de la question nationale dans le sens où Canadiens français et Franco-Américains sont sur un pied d’égalité, ont un objet commun et sont engagés aux mêmes fidélités spirituelles.Les devoirs politiques, évidemment, n’v entrent nullement en ligne de compte.’’ Collaboration M.Daignault insiste sur la nécessité de la collaboration des groupes.Faisant, dit-il, l’inventaire de nos forces actuelles, nous nous apercevons que chaque groupe, en somme, fait sa part et la fait parfois d’une façon héroïque.La province de Québec est devenue une puissance française de valeur inestimable.Elle est en train de s’acquérir, à elle seule, une influence réservée ordinairement aux nations complètement constituées.C’est pourquoi il lui revient, tout comme c’est sa responsabilité, d’être la grande animatrice et l’énergique souteneuse de toutes les activités de nos différents groupements, de partout, ayant pour objet la survivance du double idéal catholique et français qui est commun à tous.Les Canadiens français de la province d’Ontario, des provinces maritimes, des provinces de l’Ouest canadien, tout comme les Franco-Américains de la Nouvelle-Angleterre.et des autres Elats.et les Acadiens de la Louisiane, font des prodiges de valeur pour vaincre l’assimilation qui les menace.Il ne peut être question d’extinction pour la plupart de ces groupe» inents nationaux.Mais lau cuuse est certaine; c’est que la solidarité entre eux, mieux comprise, mieux organisée, plus active, ferait que les victoires des uns fussent plus faciles et plus complètes, et que le sort des autres fût moins incertain.L’orateur constate ensuite que “si, pour être solidaires, il faut s’entendre, il s’ensuit que pour s’entendre il faut commencer par ne pas se mépriser les uns les autres, par s'accorder une confiance égale, et voir à ce que nos relations soient à base d’estime sincère et de franche loyauté.” L’émigration aux Etats-Unis est un fait, dit en rés/mé M.Daignault, il faut essayer d'en tirer le meilleur parti et il montre comment l’automobile, cnlrc autres, facilite les relations entre nos groupes.Puis, il brosse une page d'histoire.Solidarité ancienne Je ne vous apprends rien, fait-il observer, en vous disant que cette solidarité dont je parle s’est manifestée dès les premières heures de l’émigration eanadienne-française vers les Etats-Unis.Les groupements canado-amcricains qui en résultèrent nécessitèrent la création de nombreuses paroisses nationales, et un vaillant clergé traversa la ligne 45ème pour prendre un soin jaloux de ces catholiques transplantés sur un sol anglo-saxon et protestant.Ce fut le glorieux début de notre lutte pour la survivance catholique et française.Le médecin franco-américain fit vite son apparition sur ce théâtre qui exigeait, non seulement l’aide spirituelle du prêtre, mais les soins médicaux de l’homme de science.Les deux — prêtre et médecin furent les pionniers de notre résistance à la dénationalisation.Ils fondèrent, avec l’aide de quelques autres patriotes, des sociétés dites nationales, des journaux, des organisations de toutes sortes, et dès lors commença ce mouvement magnifique qui eut pour aboutissement la fondation de ccs oeuvres paroissiales qui font fi juste titre l’orgueil des Franco-Américains, et dans lesquelles des communautés enseignantes canadiennes-françaises rivalisent de dévouement avec le prêtre pour notre préservation religieuse par le moyen des traditions ancestrales fidèlement conservées.' ' : r: < ty m" MILLET ROUX & LAFON LIMITEE Produit* Scientifique» Sélectionnés et Instruments pour la médecine et 1a chirurgie ont l'honneur d'aviser le Corps médical qu'ils ont ouvert leur magasin d'exposition 1215, rue Saint-Denis Tél.MArquette S495 Instrumenta chirurgicaux de GENTILE St CIE, de Paris.Electricité médicale des établisse-ments CHENAILLE, de Parla.Rayons X dec établissements CAS EL, de Parla.Matériel et mob,lier de salles d'opération et d'hOpital.DEVIS SUR DEMANDE SERVICE TROIS HOMMES D’ETAT BRITANNIQUES — M.Neville Chamberlain, sir Samuel Hoare et sir Philip Cunliffe-Lister sortant d’une réunion du cabinet Mac-Donald.Pourquoi pas?Les journaux français du Canada ont pénétré de bonne heure aux Etats-Unis; ses sociétés nationales elles aussi.Les premiers y comptent par milliers leurs lecleurs, les deuxièmes, leurs membres.Ces contacts constituent des moyens de survivance.Pourquoi le réciproque ne serait-il pas désirable pour la même raison?Pourquoi nos journaux franco-américains — les meilleurs du moins — n’auraient-ils pas leurs abonnés canadiens?Ne veut-on pas entendre parler de nos problèmes franco-américains au Canada français?Et l’Association canado-américaine, la seule société franco-américaine qui étende ses activités jusque dans la province de Québec, n’a-t-elle pas le droit de recevoir au Canada l'accueil et l’encouragement que l’on accorde aux Etats-Unis aux sociétés nationales canadiennes-françaises?Conclusion Il appert donc que les moyens de maintenir nos liens de solidarité ne manquent pas.Aux Etats-Unis, nous répétons sans cesse que nous devons notre survivance à la paroisse nationale, avec son école, et aux prêtres et religieux et religieuses qui en ont la direction, à nos sociétés nationales et à notre presse franco?américaine.On dit rarement, — et on a tort, — que nos contacts avec le vieux Québec ont été un puissant appui dans l’accomplissement de cet autre miracle canadien qu’est la survivance franco-américaine.Nous lui devons tous les chefs de la première heure qui organisèrent la défense contre l’assimilation, s’appuyant toujours sur les renforts de tous les genres qui ne cessaient de venir du Québec en proportion de nos besoins, du moment.Ceux d'aujourd’hui sont leurs héritiers.Comme leurs devanciers ils devront avoir recours à ce roc solide, catholique et français, qu’est la vieille province de Champlain, comme à un symbole d’éternelle survivance.La lutte est plus difficile que jamais.Nous avons conquis, il est vrai, notre place au soleil.Curieux phénomène; les obstacles à notre survivance ont augmenté en conséquence.Quand nous vivions dans une insignifiance numérique relative, personne n’enviait notre sort.Devenus une puissance, nous avons des rivaux et des ennemis.Une cqnclusion s’impose.Toutes ces manifestations de solidarité doivent continuer.Et l’obligation de le faire doit être bilatérale, engageant aussi bien Canadiens français que Franc,o-Améircaiiis.Le reproche qu’on adresse au Canada français de ne pas se préoccuper suffisamment de ses frères des Etats-Unis doit de toute nécessité disparaître.Aucun groupe, des deux côtés de 1^ ligne 45èrae, n’a le droit de se coucher sur ses lauriers.La survivance catholique et cana-dienne-française en Amérique repose sur l’union de tous ceux qui y croient, qu'ils soient Canadiens français, Acadiens ou Franco-Américains.Or, cette union doit se manifester par des contacts nombreux et suivis de tous ses partisans, agissant à l'unisson en marge des activités ordinaires des différents groupements autonomes, provoquant des échanges de vue, pro-duixant l’unité et l’entente autour du devoir commun, et facilitant la mise en valeur de tous nos éléments de force nationale.Il est évident que les défaitistes n’ont pas leur place à la table de ccs convaincus.I*a lâche esl digne de tous nos hommes et femmes, jeunes gens et jeunes filles, qui ont du coeur et de la fierté de race.Qui refusera d'en être?.A Ottawa Geo.Vandelac Limitée Directeurs de funérailles — SALONS MORTUAIRES SEhVICB D'AMBULANCES, 120.Bachtl etl, MONTREAL vsnâtite, jr.Tel.IjElair 1717 * AUX Docteurs, Consultez ! ! ! 1rs Grands Constructeurs dr France Compagnie Générale de Radiologie Rayons X Tout* t’*tectrlrlté médical* ——Cdllois & Cle— Ultra-Vlolrt» — Quartz — Infra-Rouges Lampes Mclitlques pour salle* d'operations —Etablissements C.Boulitte— Instruments de Diagnostic —Collin & Cie— Instrumentation chirurgie»!* p»r excellence.Servie* d'ingénieur électro-radiologiste Conditions faciles * Prix, catalogue* sur demande.PAUL CARDINAUX, D.$c."PRECISION FRANÇAISE'' 4ïg Chetrler HA.*J»7 • MONTREAL (Suit e de la 1ère uaaei Tiendra-t-elle longtemps?Nous ne le croyons pas.Quelques discours encore et ce sera fini.Les choses s’arrangent donc bien pour M.Bennett.Il est encore rumeur qu’il irait représenter le Canada à la conférence économique mondiale qui aura lieu à Londres en décembre.Si telles sont ses intentions, il a tout intérêt à voir la session se résumer à quelques semaines de séances.U aura le temps, avant de partir pour l’Europe, de mettr^ ordre à plusieurs questions administratives.11 pourra ainsi s’en aller tout à fait rassuré.Le débat sur l’adresse A la demande de M.Mackenzie King le débat sur l’adresse a été ajourné.A part de la séance de mercredi après-midi toute la semaine dernière a été employée à discuter le discours du trône.Trente-quatre orateurs ont pris la parole dans l’ordre suivant: Lundi : MM.Percy G.Davies, conservateur d’Athabaska, et Georges-P.Laurin, conservateur de Jacques-Cartier.respectivement pro-poseur çt secondeur de l’adresse en réponse au discours du Trône: M.Mackenzie King, chef libéral; M.R.B.Bennett, premier ministre, et M.Robert Gardiner, chef des fermiers-unis.Mardi : MM.J.S.Woodsworth, travailliste de Winnipeg; J.L.Brown, libéral de Lisgar; J.-F.Pou-liot, libéral de Témiscouata; William Irvine, fermier-uni de Wetas-kivin; Harry Butcher, libéral de Last Mountain; E.J.Young, libéral de Weyburn; C.B.Howard, libéral de Sherbrooke; C.-E.Bothwell, libéral de Swift Current; J.K.Blair, libéral de Wellington-Sud; Paul Mercier, libéral de Saint-Henri.Mercredi: M.Bennett dépose le texte ries accords de commerce et prononce un discours qui dure pratiquement tout l’après-midi.Jeudi: MM.Angus Maclnnis, travailliste de Vancouver-Sud; C.R.Macintosh, libéral de Battleford-Nord; G.G.Coote.fermier-uni de Macleod; Charles Marcil, libéral de Bonaventure; Mlle Agnès MacPhail.progressiste de Southeast-Grey; Robert Mackenzie, libéral d’Assini-boia; W.F.Gershaw, libéral de Médecine Hat; Thomas Held, libéral de New-Westminster; Elie Bertrand, libéral de Prescott.Vendredi: MM.John Vallance, libéral de Battleford-Sud: J.-A.Denis, libéral de Saint-Denis; L.-E.Parent, libéral de Terrebonne; W.R.Motherwell, ancien ministre libéral tir l’Agriculture; E.-C.Saint-Père, libéral d’Hochelaga; Humphrey Mitchell, travailliste de Ham-ilton-Est; Charles Stewart, ancien ministre libéral de l’Intérieur; George McPhee, libéral de York-ton; Maurice Rrasset.libéral de Gaspé; A.-L.Beaubien, libéral de Provencher.A remarquer que seuls les oppo-sitionnistes ont pris la parole et que les ministériels se sont murés dans le silence le plus complet.D’où nous conclupn* que le gouvernement aimerait bien à ce que cette première partie de la session ne se prolongeât pas outre mesure.Léopold RICHER Mouvement des paquebots Alhenia, ligne Cunard.de Glasgow, â Montréal aujourdhui.Aurania, ligne Cunard.de Southampton, à Montréal aujourd hui.Antonia, ligne Cunard, de Liverpool.à Montréal dimanche.Ausonia, ligne Cunard, de Southampton, à Montréal lundi.Duc ht sx of Bedford, ligne P.C.; île Liverpool, à Montréal samedi.Montrose, ligne P- C,., de Hambourg, à Montréal samedi.Dnchexx af Richmond, ligne P.C., de Montréal, à Liverpool samo- Alaunia, ligne Cunard.de Mont real, à Plymouth samedi.Empress of Britain, ligne de Québec, à Southampton jeudi Lada Rodney, liRn.f ^ f e Montréal, â la Jamaïque aujour d’hui., I.ady Somers, ligue du C.N., de la Jamaïque, â Montréal aujour d’hui.Avcs-voui besoin de bon» livre»?Adretsex-vous eu Service de librairie du “Devoir”, 430 rue Notre-Dame est, Montréal.
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.