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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 28 novembre 1932
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1932-11-28, Collections de BAnQ.

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Montréal, lundi 28 novembre 1932 Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MOKTBKjU.TELEPHONE : .SERVICE DE NUIT Administration : Rédaction : .Gérant ; ., HArbour 1241 * HArbour Î243 HArbour 3679 HArbour 4897 DEVOIR Directeur-gérant: GEORGES PELLETIER FAIS CE QUE DOIS! Rédacteur en chef: OMER HEROUX Vol.XXI N —No 273 TROIS SOUS LP.NUMERO Abonnements par la poste Edition quotidienne CANADA.$ 6.00 E.-Unis et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 // Que ferons-nous nos enfants?’* album le paysage qui l’intéresse.Noter, c’est une façon de parler.Car j’ai vu ces notes et elles sont brillamment enlevées, muiié parfaitement achevées.Il ne reste plus ^ qu’à les transcrire à une échelle ; Remaniement plus grande, dans la paix de l’atelier.“Je connais surtout l'Italie, me dit M.Cormier; je n’ai fait que 5,000 milles (!) sur les routes d’Espagne.Là, c’est le sud qui m’a sur Bloc 'notes Une intéressante enquête de TA, C ].C.sur les jeunes chômeurs de la ville — Les conclusions de l'enquête de l'U.C.C.sur les jeunes gens de|S la campagne qui ne savent où se placer -angoissant problème UrïiJT' n elit même pas en Espagne, ! mai:; en France, sur la frontière es-i pagnole.C’est une ville d’une ri-j chesse de pittoresque inouïe, qui existait au temps des Humains.On trouve même une tour, plus tard annexée à une église, d’une forme cylindrique, qui remonte probablement au temps des Césars.Cette tour a intéressé vivement M.Cormier et on la retrouve dans deux Voilà donc un architecte et ingénieur de chez nous dans la tradition des peintres italiens de la grande époque.Ses études révèlent même à des yeux profanes (et it n'en est pas de pins profanes que les miens) une aisance, une sûreté de technique qui accusent une Ion- * Le comité régional montréalais de TA.C.J.C.— son exemple sera probablement suivi par d’autres—a entamé une enquêté dont il faut tout de suite souligner le douloureux intérêt.Il entreprend de faire le recensement des jeunes chômeurs catho-, tiques de Montréal.Il veut savoir, non seulement leur nombre, | dc ces beiles àquareïies.niais leur situation personnelle, leur degré d’instruction, leurs goûts, leurs aptitudes, etc.Si l'enquête réussit, et l’on est assuré déjà du concours d’une soixantaine de curés qui s’en occuperont directement ou par intermédiaire dans leurs diverses paroisses, elle devrait fournir des renseignements d’une importance considérable, qui, à leur tour, susciteront d’utïles initiatives.Car, ce n’est évidemment pas pour le simple plaisir de faire j oar pratique, des études très sérieu-des fiches qu’on organise celte enquête; c’est pour se rendre]^- Mn.t;i* lS.tosl„ e.s~p,!n d abord un compte exact de 1 état des choses et pour s orienter (lr pcintrg, son père lui con- en suite avec plus de sécurité vers les solutions nécessaires.se ilia une carrière plus solide.Ingénieur, il souhaita devenir architecte, ce qui le rapprochait de l’art pictural.A Paris, il mena de front les études d’architecture et de peinture et il eut pour maître Vignot, nn élève d’Harpignies.M.Cormier ne se fait pas faute de faire observer que te goût de la couleur, de la luminosité des eaux lui vient par procuration du vieux maitre.L’aquarelliste ne se déprend pas du sculpteur, cependant.Pas un paysage sans un cadre de construction; il n’en est guère non pins où ne soient fidèlement observés les jeux de la lumière méridionale sur l'incomparable réflecteur de la mer.J’aurais voulu noter quelques morceaux qui m’ont particulièrement plu.L’espace me manque, et c'est tant mieux si cela incite le lecteur à aller se procurer lui-mé-me les moments où j’ai été sous le charme: car, fort heureusement, l’exposition qui devait se clore quées dans les milieux ruraux la course vers les villes, soit cana- hier est prolongée d'une semaine, chenues, soit américaines, il est encore un nombre fort considé- ! Une réflexion pour terminer.On | a dit qu’il n’y avait que les gens .très pris qui puissent trouver des loisirs.M.Cormier est — et particulièrement depuis trois ou quu~e ans, on le sait.— de cette catéf/o- % Jadis, et dans une substantielle communication faite au I u^ePt^^plm'^un^ens Phorrfbie-congrêVaé VVnion catholique des Cultivai far* à Québec, M.AI- ! ment' pris, il trouve cependant le ber! Rioux le rappelait en termes précis el d’effet tragique, ce ! temps de donner des heures à la surplus de population s’écoulait vers les Etals-Unis et vers nos détente, au rêve, à un coup d’oeil villes.Le phénomène était déplorable, il marque et caractérise j par-dessus les murailles profession-Tune des pires périodes de notre histoire; mais cette abondante ! m PS' et constante déperdition masquait à certains l’état réel des Quand je lui demande où il choses ou le leur faisait oublier.! *imps lie Pÿndrc, car v.Aujourd’hui l’oubli ou la distraction ne sont plus possibles.: rreil(eSi n0l,P "Zmm^s dansTe qTe Ai 1 emigration aux Etats-Unis m la course vers les villes n’ot- \ j’appelle son pensoir on son isoloir, front plus de débouché au surplus de la population rurale.j son étude, si l’on veut, sise au Aux Etais, c'est encore pire qu’ici.rapportent des gens qui ont i coeur même de sa maison si per-récemment visité nos voisins, et dans les villes canadiennes le ! sJlnn', (l,e.,'avenu(’ des Pins.Une chômage a pris des proportions telles qu’il épouvante, par lui- j^' rq™ £ ZZl'n’abinïe "pastel meme et par les débours qu il exige, tous les observateurs.| belles reliures de la bibliothèque.Ce qui n’empêche pas un autre “fait inquiétant”, celui que j mais surtout parce que les fenêtres soulignait l’enquête générale dont M.Rioux résumait à Québec sont des yeux qui regardent an deles.conclusions.— “// i/ a, disait alors le futur président de ! et distraient, des oreilles aussi VUnion catholique des Cultivateurs, dam chacune de nos parois ses, de 25 à 200 jeunes gens qui ne peuvent s’établir j>arce leurs parents n’ont pas tes moyens de leur acheter une fenn même sur un lot de colonisation." ELavec un sentiment goisse que tout le monde comprendra, il ajoutait: “Que ferons nous de ces jeunes gens qui sont préparés à leur rôle, qui ont Entre tous les chômeurs, il n’en est guère dont le sort soit plus inquiétant que les jeunes.En fait, cette première enquête, qui portera sur un certain nombre de cas concrets, sur la situation de ceux qui avaient commencé à travailler et qui ont déjà été mis à pied ou qui.sortant de l’école, n’ont pas encore réussi à se placer, ne devrait être que le prélude d’une recherche générale, dont le sujet hante aujourd’hui plus d’un cerveau paternel; Que ferons-nous de nos enfants?Ce thème, la crise l’impose plus ou moins à tous les parents; mais, plus encore qu’à d’autres aux Canadiens français, qui ne tiennent sûrement pas.dans cette province même où ils sont la majorité, la place qui devrait leur revenir.D’ailleurs, chacun sent bien que cette enquête montréalaise, et les autres recherches urbaines qui pourraient la compléter, ne sauraient couvrir qu’une partie de la situation.SJ les villes sont aujourd’hui encombrées, c’est Je fait d’une immigration d’origine rurale qui a complètement rompu l’cqui-îibre entre les campagnes et les villes.Mais il se trouve qu’à l’heure actuelle, en dépit des formidable® saignées qu’a pratiquées dans les milieux ruraux la course vers les villes, soitcanu-îiennes, soit américaines, il est encore un nombre fort considérable de jeunes gens qui ne peuvent s’établir sur la terre paternelle.Que feront-ils?\ * * * La commission parlementaire chargée de remanier la carte électorale fédérale, aux termes de la constitution et d'après les statisti-J ques du dernier cens décennal, vient d’être formée, quelques heu- ; res avant l'ajournement des travaux de Ja session.Nous publions ailleurs une importante nouvelle! au sujet de ce que les conservateurs I se proposent d’obtenir, pour ce qui est de la carte électorale québécoise.11 est certain que les libéraux d’ici ne verront pas la chose du même oeil que les délégués conservateurs et que là-dessus il devra y avoir désaccord à la commission.Quatre comtés ruraux disparaîtraient, morcelés au profit des circonscriptions voisines; il y aurait quatre nouveaux comtés, dont un serait aux trois quarts formé de deux villes industrielles du Saint-Maurice et dont Jes trois autres iraier/ à la représentation «le Montréal.vj’est dire, en résumé, que le groupe rural perdrait quatre comtés et que le groupe urbain en gagnerait quatre.On a toujours admis, jusqu’ici, que les campagnes doivent avoir un député pour un moindre groupe d’électeurs que les villes.Et c’est tout à fait sensé.Le projet exposé ailleurs aujourd’hui va tout à fait à l’encontre de cette tradition commune aux deux partis, dans le passé; c’est dire qu’il faudra l’examiner à fond et avec une certaine méfiance, avant de passer outre à ce qui s’esl fait jadis.Pour ce qui est de l’inégalité de représentation entre le Québec et l’Ontario, cette province ayant un député par moins «le 42,000 de population contre le Québec, un député par plus de 45,000, il y a là une anomalie sérieuse à corriger, même s’il semble que l’Acte de l’Amérique britannique du Nord peut en justifier, jusqu’à un certain point l’existence, du point de vue constitutionnel.Et cela n’est pas si certain qu’on le prétend.Le blé Nouvelle victoire pour les producteurs canadiens de blé, à Chicago, où les soixante-cinq premières places, sur un liste de 85 exposants, sont allées à «les Canadiens.Ee premier «le tous, c’est Herman Trelle, de Wembley, Alberta, qui gagne le trophée pour la quatrième ou cinquième fois consécutive, à des expositions similaires prccé-dentes.Cette victoire en bloc devra sourire aux producteurs de céréales canadiens, surtout dans l’Ouest; mais elle ne saurait leur faire oublier que, présentement, la culture du blé n’est guère payante, que les perspectives d’avenir ne sont pas des plus rassurantes et que là comme ailleurs, dans le domaine économique, il se fait un tassement des valeur^ qui nécessitera un remaniement des marchés, des méthodes de culture moins coûteuses, et, qui sait, peut-être même une évolution sensible vers la culture mixte.Or tout cela n’est -pas oour rendre les producteurs de blé canadien fort optimistes, quelle que soit leur magnifique réussite à Chicago.Comment les conservateurs veulent remanier la carte électorale de Québec Bagot, Yamaska, Montmagny et Terrebonne disparaîtraient — Un nouveau comté mi-rural: Saint-Maurice — Trois comtés de plus à Montréal: Laval, Dorion et Verdun — Le nouveau Laval serait exclusivement urbain — Et l’ancien se fusionnerait avec Deux-Montagnes — .Les remaniements étudiés par MM.L.-J.Gauthier, Samuel Gobeil et C.-N.Dorion ON REPARLE D ELECTIONS GENERALES HATIVES que, dans la proportion «le 9 sur 10.on met l’article au masculin.(I) Or.un usage généralement accepté devient loi, nonobstant toute loi contraire.M.l’abbé Regagné a lui-même admis ce principe, l’autre jour.Mais, me dira-t-on, si l’usage se trompe, s’i! est absurde?.!«' réponds avec* Vaugelas c’est un personnage d’une certaine autorité — “communis error facit jus’’.ou encore: “Nul ne peut acquérir Ottawa, 28.- Le rideau vient de tomber sur le premier acte de la session.Ce premier acte, le premier ministre, M.Rennett.l’aurait voulu très bref.Au début d’octobre, chez les ministériels, on prévoyait un ajournement après trois semaines, 11 a fallu presque deuxi mois au gouvernement pour obtenir la ratification «tes accords conclus à la conférence économique d’Ottawa.T,o gouvernement peut proposer, mais ç’est en définitive le Parlement qui dispose.l’autorité d'opposer son opinion particulière an torrent de l’opinion Comme les Communes s’ajour-communc’’.Je le répète, en matic- j naient pour jusqu’à la fin de jan-re de langage, il n’y a qu’une me- vier, des rumeurs d’élections géné-thode, c’est l’empirisme.Le gêné- raies prochaines se sont remises à ral Rpusselot a fondé la phonétique \ circuler dans les cercles parlemen- expcrimcntale.Qui sera 1’auleur de philologie, rationnelle?Donc, dans le cas qui nous occupe.même si l’usage est absurde, il faut l’accepter.Mais l’est-il, de fait?M.Marsan l’affirme.J’avoue que mon opinion ne compte guère à côté de celle-là; toutefois, je persiste à penser que, dans l’occurrence, la langue obéit à un instant très sûr, comme lorsqu’elle a créé les formules; à la diable, une rou-pe de cheveux à la Titus, la Saint-Jean; dans les noms «le lieux: Vil-leneuve-fa-Guyard; ajoutez la dissonance du nombre dans les Corneille, les La Fontaine, voire, jus- taires.On entendait parler d’élections générales pour le printemps, après la présentation d’un budget hâtif et l’adoption non moins hàü-ve du bill de remaniement des collèges électoraux.Certains ^ont même allés jusqu’à prédire des élections, mais après la formation d’un gouvernement d’union, dirigé, comme de raison, par M.Bennett.Tout cela reste plus fantaisiste que vraisemblable.On ne voit pas bien, en effet, comment, dans les circonstances présentes surtout, le gouvernement pourrait faire voter en vitesse un neiiie, tes La romaine, o e, j qHj annoncera un deficit qu a la dissonance du ; d'une centaine de millions de dol- nombre dans cette phrase de Vol- ; mo|n„ r iWprciee en taire: “Ils composèrent ensemble li'rs_.:,u.«J.Vers l'Europe gui apportent le bruil extérieur.Là, dans le silence le plus parfait que ; que Von puisse se procurer, nu ccn-ine, m Ire d'un carpharnnàm moderne, Jf.d’an- | Cormier travaille chaque soir.C’est là qu’il transcrit ses Unies d’aqiui-relle aussi.Car U a découvert que l’ambition d'embrasser la carrière palerneile.qui aiment et j Jv* changer6 tfU iraüail commc connaissent l’agriculture?.,:' j Qaci malheur que * , ., - lroP de gens cherchent encore celte formule fé- ; rnndef L.D.Pour Nazareth C'est demain le concert annuel à Ce n'est pas la première fois que cette situation est ainsi j dénoncée; mais on ne saurait trop y revenir, trop insister sur le i fait qu’elle exige tout de même une solution et des remèdes, Nous souhaitons à l’enquête de t’d.C.1.C.un complet i istuccès.Nous souhaitons qu’dle permette de parer à certaines situations locales; mais ne réussit-elle qu’à fixer l’attention sur! le problème général : Que ferom.nans de nos enfants?qu’à j’ini- j v ,J r,,' iiri","n concert annuel à poser aux esprits, sous ses formes diverses, qu’elle rendrait déjà , 1 ' Ao/rr camarade Frédé- scrvice.r"’ Ue,'etler’ avec sa grande autori- El nous ne demandons pas mieux, pendant que l’enquête de ‘PA.C.J.C.révélera et classera les cas particuliers, que de voir ici des hommes compétents discuter la situation générale, soit rurale, «oit urbaine.Nous sommes payés d’ailleurs, tous tant que nous sommes, pour savoir que les deux se tiennent étroitement.et douloureusement.Orner HEROUX L’actualité Lèonàrd de Vinci, Michel Angè.Paphael étaient peintres, sculpteurs, architectes.Us étaient aussi ingénieurs avant la lettre.L’étendue de leurs aetivilés étonne à notre époque.Aujourd'hui, la spèciali-talion fait loi.Chaque profession se divise en une infinité de branches.En médecine, en chirurgie, chaque membre, el chaque organe du corps humain, ou guère s'en faut, a son spécialiste.En génie civil et en architecture, on se détourne positivement des grands exemples de la Renaissance et du Moyen Age.Il y a des ingênteurs-êUcIrt-riens, des ingénieurs-chimiste», des ingénieurs en béton, etc.Les architectes.surtout chez nos voisins, se té, a dit déjà le très grand intérêt qu’offre habituellement concert et la valeur des artistes qu’il rassemble.Il serait oiseux d’y revenir.Mais il peut être, utile de rappeler que l’Ecole de musique de Naza-reth est l’une des parures de nuire lune rfcs oeuvres qui lui font calculs à des constructions moins ie pius d'honneur hardies, mais pourvues de plus brèves vacances en Angleterre et peut-être aussi en France.Le dernier voyage de M.Bennett outre-mer Tan dernier devait être une période de repos, à ce qu'on entemüt dire.En fait, M.Bennett travailla presque autant là-bas «tue de coutume; «t eette fois-ci son voyage de repos pourrait bien en être un assez occupé.Il y à plusieurs questions à tirer au net avec Londres, - dont celle «les importations françaises au Canada, ainsi qu’on Ta signalé la semaine dernière aux Communes, —•et, à Paris, eelle d’un nouveau traité franco-canadien.11 devait y avoir aussi la conférence économique mondiale, ajournée indéfiniment.On peut croire que malgré cela M.Mennelt trouvera, s’il le veuf, do quoi se distraire là-bas, tout en prenant ses vacances.g.r.Autour d’une polémique “Le ou la”?voir une pancarte annonçant une exposition d'aqiwrctlcs du même M.Cormier.Ma bonne fortune fait qu’en rentrant je me heurte à l'exposant en personne et que c’est sous la conduite du plus entendu des cicérones que je fais un tour rapide de la salle égayée de ses aquarelles, trempées de soleil.Car M.Cormier est un amant déclaré du soleil.Il me confie que lorsque son travail lui permet des vacances ou, plutôt, le force d prendre des vacances, U spécialisent au même degré, el les[ embarque son aulo aver lut, aborde constructeurs de gratte-ciel, du en Italie ou en Espagne muni de moins avant la crise, n'avaient pas ses brosses, de sa palette, de tout le temps ou ne prenaient pas la, son attirail de rapin.Il s’arrête au ptlne de réduire l’échelle de leurs i hasard de la route et note sur son y musique, la gratitude, iextréme interet (fur commande cette oeuvre magnifique, devraient y grouper un enthousiaste public.L'Ecole est.encore une fois, lune des gloires de Montréal.O.H.- ^ i o— - Avis à ceux qui voyagent Tou* biiltti.Europe «t partout, émit au tarif des compagnies —- Hâtais, assurant#* bagages et accidenta, chèques de voyagot.passeports, etc.— Servie* corn* plat — U DIVOI R-VOYAGES, 430 Notre-Dame 1st.Téléphone* HArbour 1241.Evidemment, M.Pelletier cultive notre petile polémique avec une noire malice.Le voilà maintenant Iqui invite les philosophes à régler ôme question «Je grammaire.S’il faut qu'ils se mêlent d’entrer en dice avec les chevalier du bon lan-jgoge, pour résoudre le présent con-¦flit, nous sommes à peu près sûrs de n'y plus rien comprendre et de n'en jamais sortir.Mieux vaudrait, je crois, en appeler aux musiciens, puisqu'en somme, il s’agit d'un accord dissonant.L'article de Figaro.complaisamment cilé, me fournit un argument de plus pour démontrer que «et accord est justifiable.Deux conclusions s'en dégagent: 1 o l'usage d’écrire le France est déjà viens d’un quart de s è-clc; 2o il est devenu général, (je ne dis pas universel, il y a une nuance); Eugène Marsan écrit, en effet: "L'autre Jour, à commencer par M.le président de la Hépubli-que.tout le monde n décrit et loué le Normandie.’’ J'ai moi-mème fait une petite enquête dans les journaux et revues de France qui ont raconté le lancement du Normandie et je suis en mesure d’affirmer taire: le Gallia Christiana”, c'est-à-dire les recueils qui portent ce litre.En voilà assez pour aujourd’hui.Arthur S1DELEAU, ptre, Séminaire St-Charles, Sherbrooke (1) N.de la R.— Dans une de ses dernières livraisons, l’Illustration, de Paris, parle du “paquebot I Normandie.Chaque fois que VH-tustration parle de ce navire sans dire “le paquebot Normandie, elle écrit tout simplement “la Normandie”.-— i m - L’opinion du lecteur Deux faits et leur leçon Montréal, 25 novembre 1932 Monsieur le directeur.Le Devoir a souligné dernièrement deux faits, simples à première vue, niais gros d'importance, qui se sont produits à Ottawa.Je veux parler de l’intervention de sir Eugène Fiset et de M.Henri Bourassa en faveur, le premier «les instruments chirurgicaux de fabrication française, et le second des livres français, tels qu'affectés par les nouvelles ententes commerciales conclues entre le Canada et l’Angleterre.| Cette intervention était certaine-1 ment très à propos et peut-être sera-t-elle aussi féconde.Il faut Tes pércr sans trop y, croire.Une ou deux voix isolées, si éloquentes et si raisonnables soient-elles, n’auront jamais, à Ottawa ou ailleurs, ; la inéinc puissance effective que la volonté, même muette (je devrais i «lire; surtout muette) d’un groupe! de députés ou - ce «pii serait l'idéal — de tous les députés de j langue française s’exprimant logi-j quement en lenips et lieux.j Mais n’ambitionnons pas et ré-1 jouissons-nous pour Theurc que ces «leux voix se soient fait entendre.Même si elles ne font pas crouler les murs douaniers devant certains proiluits étrangers qui nous intéressent, nous «levrions leur être reconnaissants.Hiles nous ont rendu un fier service.Vont-elles pas créé un précédent?et vous connaissez l'importance «lu sacro-saint précédent «lans le parlementarisme britannique! Désormais, nos «lepti-tés pourront se prononcer sur le ; détail des questions tarifaires qui I nous affectent spécialement, sans crainte de voir s’évanouir de surprise leurs collègues de langue anglaise.habitués de longue date à les entendre discuter sur les principes généraux, mais rarement, pour ne pas dire jamais, sur les articles d’importation particuliers aux Canadiens français.Et puis, la leçon qu'elles donnent devrait profiler «lans l’avenir, non seulemenl aux députés en quête de sujets pour le Hansard, mais aussi à nos Chambres de commerce et à nos Associations de marchands, et finalement à nous tous.En dehors du livre et des jouets français, des instruments de chirurgie et des articles particuliers au culte de notre religion, il v X sans doute une foule d’objets de consommation presque exclusivement eanadienne-française sur lesquels nous payons un tribut plus élevé que les Canadiens anglais sur des objets similaires ou correspon- eours et un rélèvement général des impôts pour l’exercice qui s’en vient.S’il est un pronostic que Ton puisse faire en toute certitude, c’est bien celui du relèvement des impôts pour Tannée, prochaine.Même en réduisant la dépense publique à sa plus simple expression, le gouvernement devra tout de même trouver le moyen de se procurer le revenu qu’il faut.Les impôts actuels ne suffisent pas.Quant an bill de remaniement des collèges électoraux, il n’est pas possible que le gouvernement, même en disposant d’une bonne majorité, puisse le faire passer en vitesse.Vendredi dernier, il ne s’agissait que d’une simple formalité, adopter le bill en deuxième lecture, de façon à le référer sans «iélai à un comité parlementaire qui est déjà nommé.Cela a tout de suite donné lieu à un débat.Des députés des Provinces Maritimes, des libéraux et «les conservateurs, ont proteste parce que la représentation de deux «le leurs provinces se trouve réduite.Le bill soumis à la Chambre par M.Bennelt n'accorde en effet à la Nlle-F.rosse que douze députés au Heu de quatorze, au Nouveau-Brunswick Kl députés au Heu de onze.M.Ernest Lapointe n’a pas laissé passer l’occasion de réclamer au nom de la province de Québec.D'après le bill du gouvernement, nous n’aurons qu’un député par 44,180 habitants, alors que l’Ontario obtient un député par 41,849 habitants.C’est un artisle «le la loi conslitutante de 1807 qui permet que cela suit.Apparemment, l’article en question avait été adopté pour protéger les provinces les moins populeuses, pour leur assurer une representation convenable.Dans les circonstances présentes, c’est la province la plus populeuse, celle qui a le plus grand nombre de représentants au Parlement du pays qui en profite.Le premier ministre lui-même a admis qu’il y a là une anomalie.Toutefois H n’a pas été jusqu’à di- « hints.C’est une injustice, peut-être involontaire, mais don! notre apathie est certainement complice.Puisqu’on nous a rappelé son existence et que nos g«'ns sont alertés, il faut souhaiter que «les mesures soient prises pour la faire cesser.Un bon moyen, ee me semble, serait pour notre Chambre de commerce d’arrêter la liste «les articles «l’importation qui nous occupent.Oci fait, elle documenterai! nos représentants à Ottawa et b's inviterait, tous, à revendiquer nos droits.Bien entendu, une distinction devra être établie entre les nrtirlcs simplement «le luxe et ceux vraiment utiles ou servant aux fins du culte et de l'éducation.Ce s«’rait bien mal comprendre nos intérêts que «l'aller à l’encontre de l'esprit des lois douanières.Mais cette I restriction comprise, le principe de justice devrait triompher.Et il triomphera si nous réussissons dans l’ordre économique cette entente coopérative si difficile à faire jouer, chez nous, quand il s’agit de questions sociales.Saurons-nous organiser la défense de noire porte-monnaie mieux que celle dp notre langue et de notre fierté nationale ?Bien sincèrement vôtre.Jules LOISEL.rc qu’il conviendrait de la corriger.H- H- *{- C’est au comité parlementaire qui doit étudier ce bill de remaniement des collèges électoraux que la bataille va s’engager pour de bon,, dès que la Chambre se sera remise nu travail.Il s’agira non seulement de la représentation des diverses provinces mais aussi de la déîitnination des circonscriptions électorales dans chacune d
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