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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 23 mars 1914
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1914-03-23, Collections de BAnQ.

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volume V—No.68 MONTREAL, LUJS DI 25 MARS, 1914 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS : Édition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.$3.00 UNION POSTALE.$6.00 Édition Hebdomadaire : CANADA.$1.00 ETATS-UNIS.$1.50 UNION POSTALE.«a.OO LE DEVOIR Réda&ion et Administration ; 7la RUE SAINT-JACQUES MONTREAL.TÉLÉPHONES : ADMINISTRATION : Main 7461 RÉDACTION : - Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! POUR QUI VOTER ?LA MAIRIE La situation municipale émerge lentement du marécage où l’avaient enfouie les intrigants, les imbéciles et les “hommes d’affaires".Les trois catégories de “nuisances" avaîent réussi à organiser la candidature de M.Stephens de manière à lui assurer une défaite certaine.L’ineffable Association des Citoyens avait commencé par refuser d cxigci’ de ses candidats à la mairie et au bureau exécutif l’engagement forme! et précis de soumettre à un plébiscite tout arrangement avec la Compagnie des Tramways — engagement qu’elle exigeait des candidats a 1 echevinage.Plusieurs des “hommes d’affaires” et des imbéciles — dupes ou complices des intrigants — conseillaient même à M.Stephens de se dérober à cet engagement, si l’opinion publique le poussait à quia.Alors que la Patrie annonçait à grands fracas que M.Stephens avait pi is cet engagement, le même M.Stephens déclarait en ma présence, à deux reprises, qu’il n’y était nullement résolu.Dans l’avant-midi du lundi où le candidat fit ses déclarations au Monument National, il n’avait pas encore arrêté sa détermination.M.Héroux a qualifié de “bluff” le procédé de la Patrie.Ce jugement est trop sévère.Mon excellent collaborateur a oublié un fait capital: les rédacteurs de la Patrie ont des relations intimes avec le monde des esprits - a preuve la réclame monstre qu’ils faisaient à une prodigieuse voyante de leur connaissance, au moment même où ils épousaient la candidature de M.Stephens.C’est évidemment cette py-thonisse qui, déchirant pour eux les voiles de l’avenir, leur faisait prendre pour acquis et pour certain ce qui ne s’est produit que trois jours plus tard.Allez nier .maintenant la puissance des tireuses de cartes et des diseuses de bonne aventure! * * * Si je rappelle cette grotesque mésaventure du journal “indépendant , ce n est pas pour le seul plaisir de démontrer par quels procédés de charlatanerie certains journaux “emplissent” leurs lecteurs; ce n’i'st pas davantage pour amoindrir la portée des déclarations faites par M.Stephens.C’est simplement pour marquer la force d’une idée concrète et d’une détermination ferme.L’Association des Citoyens, apeurée par la crainte des vengeances île sir Hugh Graham et des morsures de son Hécate à trois tètes ____ le Star, le Herald et le Telegraph — refusait de lier son candidat à l’engagement le plus propre à sauvegarder les droits et les intérêts de ’a ville de Montréal.Aucun des journaux de Montréal, sauf le Devoir, n’exigeait sérieusement cet engagement; car le bluff de la Patrie — je me risque a reprendre le mot de M.Héroux — était plus dangereux encore tue la complaisance des autres journaux.VL J.-C.Walsh démissionna du Comité de l’Association des Citoyens.U publia dans le Devoir du 11 un article énergique — “Now or Never" — pour démontrer qu’il fallait à tout prix exiger des candidats à la mairie et au Bureau exécutif l’engagement formel de soumettre au peuple 'mit contrat conclu avec la Compagnie des Tramways.Le Devoir sou-iint son attitude.Ceci décida M.Stephens à se mettre en relations avec nous.Après avoir discuté longuement et mûri sa décision, il prit enfin le parti que lui commandait la situation.Il souscrivit rengagement formel que nous demandions.Les applaudissements nourris et spontanés qui ont souligné sa déclaration à ce sujet, tant au Monument National qu’aux autres réunions populaires où il a répété les mêmes paroles, lui ont déjà prouvé qu’en cette occurrence comme en plusieurs autres, les gens “à idées fixes” ont vu plus clair que les gens sans aucune idée.Du reste, nous ne faisons nul reproche à M.Stephens d’avoir hésité si longtemps à prendre les engagements que nous exigions de lui.Au contraire, cette hésitation nous a prouvé qu’il n’est pas homme à se lier li la légère, qu’avant de marcher il veut savoir où il met le pied.Ceci nous convainc davantage qu’il tiendra la parole qu’il a donnée.* * # M.Stephens a d’autres titres qui le recommandent à la confiance des électeurs de Montréal, à celle des Canadiens-français en particulier.11 a tiré parti, l’autre jour, avec beaucoup d’ànpropos, de la lettre énergique qu’il nous écrivait, en novembre 1012, pour exprimer son adhésion à notre mouvement de protestation contre les mesures odieuses prises par le gouvernement d’Ontario pour exclure la langue française de l’enseignement public.Nouvelle preuve que les campagnes du Devoir ne sont pas toujours nuisibles aux bons rapports entre les races diverses du Canada.Mais ce qu’il est juste de signaler, c’est qu’au moment oil M.Stephens m’écrivait celte lettre, il ne songeait vraisemblablement pas à se porter candidat à la mairie.La spontanéité et la chaleur de son geste sympathique méritent que les Canadiens-français de Montréal lui en témoignent leur reconnaissance.Dans l’un des articles où je me suis efforcé d’éclairer nos concitoyens anglais sur la pensée et les sentiments véritables des Canadiens-farnçais, je les invitais à nous donner l’occasion de leur prouver que nous savons distinguer entre reux des Anglo-Canadiens qui nous estiment et ceux qui nous méprisent.M.Stephens nous offre celte occasion: gardons-nous de la laisser passer.* * * D’aucuns font reproche à M.Stephens de sa fortune, et particulièrement du fait qu’il lient cette fortune de son père.Je crois être totalement dépourvu du moindre sentiment de vénération pour le veau d’or.Je n’ai aucune estime pour le type de “fils à papa” qui commence à fleurir en Amérique comme en Europe.Mais les attaques démagogiques et populacières contre le “riche” en soi ne m’émeuvent pas davantage — surtout dans la bouche de gens dont le principal souci est souvent de prendre la place du “fils à papa” et d’ae-quérir à leur tour le moyen d’épater les badauds.Le principal, c’est l’origine de la fortune et l’emploi qu’on en fai».Personne, que je sache, n’a jamais suggéré que le père ou le grand-père de M.Stephens ont acquis leur bien par des moyens illégitimes ou douteux.Quant au candidat actuel, il a eu le bon sens — trop rare chez les hommes de son temps et de sa situation — de se consacrer à des emplois publics, qu’il a remplis honorablement, au lieu de gaspiller sa jeunesse et son bien comme tant d’autres l’ont fait.Ceci offre plus de garanties, croyons-nous, pour la bonne administration de la ville de Montréal, queles objurgations de M.Médéric Martin au “pauvre monde”.* * * Non pas, qu’on le note bien, que l’incommensurable Médéric soit un malhonnête homme.En dépit de ses voyages de cendre, je le tiens pour plus honorable que beaucoup des journalistes, des “hommes d’affaires” et des grosses légumes qui l’ont voué à la vindicte publique — à commencer par sir Hugh Graham et toute la clique qui fait sa besogne.Mais franchement, quel est l’homme intelligent, ou simplement convenable, qui ne se sentirait humilié à la pensée d’être représenté par ce grotesque personnage?Dans un mouvement d’éloquence émue, Médéric s’écriait, l’autre jour: “Si le Roi vient à Montréal, ne serait-il pas étonné de constater que le premier magistrat de la plus grande ville française d’Amérique ne serait pas un Canadien-français?” Sans doute, sans doute.Mais mieux vaut subir cet étonnement, et le dissiper par des explications plausibles, que d’entendre le Roi — ou ijui que ce soit — chuchoter à l’oreille de son voisin, après avoir vu ci entendu Monsieur le Maire Médéric • “Ah! ça, mais, quelle sorte de gens peuvent bien être ces Canadiens-français qui élisent de si drôles de pistolets pour les représenter en plein jour?” Médéric répliquera peut-être qu’il siège au Parlement depuis dix ans.Eh oui.Mais au Parlement il y a deux cents et quelques députés dont une cinquantaine de Canadiens-français.Le bon peuple peut se permettre la fantaisie d’y envoyer un Médéric Martin ou un D.-A.La-fortune — ne fût-ce que pour amuser les autres.Mais à l’hôtel de ville il n’y a qu’un maire.La “métropole du Canada” a déjà assez de ses rues sales, de ses Uiyaux crevés, de ses boîtes à sardines vulgairement appelées “tramways”.Elle ne peut risquer davantage sa réputation et se payer le luxe d’un Médéric.* * Sans doute, la question de représentation est secondaire.Si ce brave Médéric avait manifesté des qualités particulières et transcendantes d’administrateur et de gouvernant, on pourrait passer par-dessus le ridicule de sa personne.Mais rien ne prouve qu’il ait jamais pu s’élever au-dessus du rôle de politicien de quartier, très attentif à soigner sa popularité en exerçant le "patronage”.A tous égards, il ne me semble guère .possible aux gens sérieux, de toute race et de toute.catégorie, de refuser leurs suffrages à M.Stephens, — pas parce que c’est le "tour d’un Anglais”: - - cet argument ne tient pas debout et ne s’appuie sur aucune loi, sur aucun titre, sur aucun principe d’équité; mais pour les trois raisons suivantes: to M.Stephens est le ipieux qualifié des deux candidats.2o 11 s’est engagé à sauvegarder les droits du peuple de Montréal à l’endroit des compagnies privées qui font les services publies.Mo 11 a prouvé qu’il sait comprendre la situation d’une communauté mixte comme la nôtre et faire droit aux légitimes revendications des Canadiens-français.De dures et multiples expériences nous ont enseigné à être circonspects dans l’appui que nous donnons à ceux qui sollicitent la confiance et'les suffrages du peuple.Mais le devoir public commande à un journal digne de ce nom — sauf en de rares circonstances particulières — de prendre parti dans les luttes publiques importantes.Comme en toute autre circonstance, notre attitude actuelle s’inspire des principes qui ont invariablement guidé notre action.Si M.Stephens, élu, ne justifie pas la confiance que nous croyons devoir lui accorder, nous le censurerons avec la même liberté que nous avons mise à dénoncer tous les élus à une fonction quelconque, parlementaire ou municipale, qui ont fait volte-face et démérité de la confiance et de l’appui que nous leur avions accordés.*• * * Quant aux candidats au bureau exécutif, il est prématuré d’en parler aujourd’hui; les aspirants naissent et meurent comme les animalcules de la génération spontanée.Ménageons notre encre jusqu’à ce qu’il en reste à l’affiche quelques-uns qui tiendront jusqu’au bout.Henri BOURASSA.ENCORE LES CHEMINS DEFER NOS DEPUTES EN PARLERONT BEAUCOUP, CETTH SEMAINE, A OTTAWA.— LE RAPPORT GUTELIUS-STAUNTON.Ottawa, 23.— On a beaucoup parlé des chemins de fer Nord-Canadien et Grand-Tronc-Pacifique, la semaine dernière, ici.Mais cela ne fait que commencer.Et l’on peut en définitive dire que cette session-ci aura été celle des chemins de fer.En effet, le Grand-Tronc-Pacifique veut obtenir une garantie supplémentaire de 25 millions, pour compléter sa voie ferrée, de Winnipeg à Prince-Rupert; le Nord-Canadien veut la garantie de l’Etat, lui aussi, pour 50 millions, aux obligations qu’il veut mettre sur le marché afin de compléter son réseau transcontinental.Et, au surplus, l’opposition veut aussi, cette semaine, dire ce qu’elle pense du rapport Gutelius-Staunton sur l'administration de l’ancienne commission de chemin de fer Transcontinental National.Ces trois sujets occuperont l’attention de nos parlementaires, cetle semaine; et peut-être, à part cela, aurons-nous le discours du budget, par M.W’hite, ministre des finances.LES 25 MILLIONS DU G.H.P.En 1005, d’après entente préalable entre le Grand-Tronc-Pacifique et le ministère Laurier, l’Etat convint de garantir pour la somme de 70 millions les obligations portant première hypothèque, du Grand-Tronc-Pacifique, pour sa voix de Winnipeg à Prince-Rupert.L’entente négociée tout d’abord obligeait le ministère à garantir ces obligations au montant de 75 pour cent du coût de construction de cette partie du nouveau transcontinental.On calcula que 70 millions couvraient la garantie de l’Etat.Mais il se trouve aujourd’hui que ces travaux ont coûté plus cher qu’on ne le pensait d’abord.De sorte que les 70 millions d’obligations déjà garanties par l’Etat ne forment pas les 3-4 du coût de l’entreprise totale, et que, d’après l’entente préalable, le Grand-Tronc-Pacifique croit avoir le droit d’exiger encore la garantie de l’Etat pour 25 autres millions.Le ministère ne lui concède pas ce droit.Mais la situation est telle, aujourd’hui, cpie le Grand - Tronc-Pacifique ne peut plus mettre d’obligations portant première hypothèque, ayant disposé de toutes celles-ci quand il a emprunté les 70 millions dont il a d’abord eu besoin.II ne peut non plus émettre d’obligations portant seconde hypothèque, car il a disposé de toutes celles-ci en faveur de ses actionnaires.Il reste à trouver un moyen d’émettre des obligations portant une garantie acceptable sur le marché, et qui ne nuise en rien au droit des détenteurs d’obligations oortant première et seconde hypothèrme.Le ministère fédéral est prêt à donner la garantie, comme l’oblige l’entente conclue au temps de M.Laurier.Mais il faut définir la situation.Et les autorités du Grand-Tronc-Pacifique.jointes à celles du ministère des finances, sont en pourparlers à ce propos.Elles en arriveront à une conclusion raisonnable; mais il est peu nrobable que la Chambre en prenne connaissance cette semaine.On en parlera néanmoins beaucoup, dans 1rs cercles politiques fédéraux.LE RAPPORT Gl’TELI US-STAUN-TON Le budget du ministère des chemins de fer viendra devant la Chambre mercredi après-midi.La gauche en profitera pour saisir la Chambre de ses récriminations contre le rapport Gutelius-Staunton.On sait quelle attitude elle entend prendre en public à l’égard de ce rapport.Elle affirmera que la plus grande partie ne signifie rien, d’abord parce que le rapport en re- vient à dire ceci, que si le chemin de fer n’avait pas été aussi bien construit, il n’aurait pas coûté si cher, et ensuite, parce que la section Québec-Moncton, déclarée inutile oar M.Gutelius, est en réalité fort utile, comme chemin de fer ouvrant lout un nouveau territoire.Elle attaquera ensuite M.Gutelius, sous prétexte que c’est un ingénieur américain, qu’il était, quand il a été nommé commissaire, à l’emploi du Pacifique-Canadien et que, comme ancien employé du Pacifique, loyal à ses anciens maîtres, il a voulu déprécier le nouveau transcontinental.Enfin, elle accusera M.‘Leonard, le commissaire actuel du Grand-Tronc-Pacifique, d’avoir saboté les plans originaux du nouveau transcontinental, et d’avoir, à maints endroits, permis la continuation de méthodes condamnées chez les libéraux par M.Gutelius.Le débat, conduit par M.Graham, à la gauche, ne manquera pas d’animation.Il devra durer mardi et mercredi, probablement pour être ensuite ajourné à une date ultérieure.LE NORD-CANADIEN Quant à l’affaire du Nord-Canadien, elle est toujours en suspens.Le ministère se renseigne, tout en en étant venu à la conclusion qu’il faut aider à ce chemin de fer.Reste à trouver un moyen de le faire qui soit acceptable à la Chambre et au public.Le ministère le recherche, ce moyen.Il y a probablement certains points de l’entente esquissés à l’hMjre présente.Mais les experts du ministère essaient de se retrouver dans le dédale de la comptabilité du Nord-Canadien, à Toronto, et on dit qu’ils ont de la misère, tant elle est compliquée.Nulle entente complète n’aura lieu sans l’approbation finale de la réunion générale des députés conservateurs, portes closes.Il y en aura probablement une cette semaine et les grandes lignes de l’entente se dessineront davantage.LE DISCOURS SUR LE BUDGET On croit que M.White fera cette semaine, — probablement jeudi.— son exposé budgétaire pour l’exercice courant et ses prévisions pour celui de 1914-1915.On se demande s’il annoncera, en cette circonstance, des changements au tarif actuel.Les pronostics vont leur train.On parle même d’une diminution des droits sur les machines aratoires, qui seraient de 10 p.c.au lieu de 17 p.c.Mais tout ceci n’est que pure supposition.En résumé, la semaine devra être bien remplie.M.L.J.TARTE ET LE “BECKS WEEKLY” M.Louis-Joseph Tarie nous écrit pour opposer “la plus énergique dénégation à l’affirmation du “Nationaliste” que je refusais d’imprimer le journal de M.Beck, et que c’est M.Lome McGibbon qui “a fait virevolter ma décision”.“Comme président de la Compagnie de Publication de la “Patrie”, ajoute-t-il, j’ai consénti à faire l’impression de ce journal de ma propre initialive, et dans le cours ordinaire des affaires, j’ai imprimé le journal la semaine dernière, et la Cie de Pub.la “Patrie” l’imprimera encore cette semaine.M.McGibbon ne m’a pas entretenu à ce sujet”.Dont acte.L’information du Nationaliste était basée sur la parole de gens censés connaître ce qui se passe à la Patrie.Mais la parole du Président de la Compagnie écarte celle-là.AVIS POSTAL ABATONSlî ROMPUS MAUVAISE PLAISANTERIE La Gazette fait grand état des “dépêches spéciales” dont elle nar-lage le bénéfice avec le New-York Times.Si elle veut que ce service soit pris au sérieux, elle aura besoin d’en écarter des fantaisies comme celles qu’elle publiait ce matin sous le titre Was News to Alfonso — Learns From Picture How Henry IV Met Death.Si crédule, si ignorant que puisse être son public, nous doutons qu’il s’y trouve une personne sur cent capable de croire que le roi d’Espagne, grand voyageur, parlant quatre ou cinu langues et qui passe une partie de sa vie dans le pays d’origine d’Henri IV, puisse ignorer un fait — l’assassinat d’Henri IV—que connaissent tous les enfants d’école du monde.Quant au “moine” Ravaillac, dont parle la dépêche, la Gazette pourrait apprendre, en ouvrant le Nouveau Larousse Illustré, par exemple, qu’il fut chassé de chez les Feuillants “pour ses extravagances.” LE FOND DU DEBAT Il n’y a pas très longtemps le directeur du Devoir affirmait que le fond de tout le débat sur le Home Rule est d’ordre religieux et que, s’il n’y avait en Irlande une majorité catholique, on n’entendrait point parler de résistance à main armée.Lord Charles Beresford, le fumeux marin unioniste, et M.Troop, un pasteur protestant de Montréal qui est actuellement en Angleterre, confirment ce matin cette opinion.Lord Charles Beresford déclare que la guerre civile pourra entraîner une guerre religieuse en Angleterre et M.Troop, très opposé au Home Rule, ajoute: “Pour moi cetle question est purement religieuse et non point politique.” Comme M.Troop fait également allusion à ses trente années de séjour au Canada, nous nous étonnons qu’il n’explique point aux gens de 1’Ulster que l’exemple même de la province de Québec démontre qu’ils n’ont rien à craindre d’une majorité catholique.POUR EMPLOYER SES LOISIRS M.le juge Leet a condamné samedi à 15 jours de prison un individu qui avait volé une bouteille de lait, d’une valeur de 10 sous.Cet individu pourra employer les loisirs forcés que vient de lui octroyer M.Leet à relire le compte rendu de l’enquête parlementaire de Québec et les débats d’Ottawa sur l’affaire Goderre-Lalumière.Cela ne manquera point de lui inspirer d’utiles réflexions.SOLIDARITE NECESSAIRE Nous constatons avec plaisir que maints journaux de France commencent à s’occuper des choses franco-canadiennes et à nous témoigner une sympathie dont nous ne pouvons être que profondément reconnaissants.Nous espérons que leur exemple sera suivi.Orner HEROUX.« FRENCH AND ENGLISH “FRICTIONS AND MISUNDER.STANDINGS” Le Maître Général des Postes a fait des arrangements pour une traversée aux Iles de la Madeleine par le Vapeur “Stanley” qui laissera Louisbourg, N.-E., le 26 courant.Les lettres doivent doue être adressées aux lies de la Madeleine via Louisbourg, N-E.par S.S."Stanley”.La brochure de M.Bourassa sur la question de race — qui réunit, avec sa série d’articles anglais, deux lettres inédites — de MM.Caban et Walsh — sera mise en vente demain, aux bureaux du Devoir et dans les principaux dépôts de journaux.Elle se vendra 5 sous l’exemplaire, 50 sous la douzaine, $1.00 les 25 exemplaires.Par la poste, 2 sous l’exemplaire en plus pour les frais de port.G’est un bon instrument de propagande dans les milieux anglais, et nos amis l’ont bien senti puisque l’un d’eux nous en a déjà commandé cent et un autre deux cents exemplaires pour distribuer à leurs amis anglais.On est prié de donner les commandes le plus tôt possible, aux bureaux du journal.71a rue Saint-Jacques.LE MONUMENT A DOLLARD MM.Emile Vaillancourt et Mon-tarville Boucher de la Bruyère, respectivement secrétaire et trésorier du comité du monument Dollard, désirent faire savoir au public que toutes les sommes souscrites au monument ont été perçues et déposées au siège social île la banque d’Ho-chelaga.Elles se chiffrent à $21,-400.47.LA VIE QUI PASSE.” CARNET D’UN FLANEUR ENTREPOT DE COTON INCENDIE Bombay, Inde anglaise.23 — Du coton, emmagasine dans de vastes magasins, et évalué à $2,500.000, a été détruit par le feu aujourd’hui.DIMANCHE, 15 MARS.SOLENNITE DE LA SAINT-PATRICE.Partout les Irlandais se préparerai à célébrer dignement leur fête patronale.Tout au long des rues, le “shamrock” national étale ses couleurs d’espérance aux boutonnières enrubanées ; joyeuse à la fois et recueillie, la longue procession s'avance vers le temple saint paré comme aux jours de grande solennité pour l’office religieux.Dans cette froide brise ensoleillée de mars, les immenses oriflammes vertes aux tons passés flottent mollement avec un léger clapotis de vagues moutonnantes.Et dans la plainte du vent, comme une musique de rêve, il me semble entendre passer des voix d’autrefois redisant doucement le Noël d’Augusta Holmère : “Rêvez, rêvez, enfants d’Irlande, “Que le divin Noël vous apporte du pain ! “Rêvez, rêvez, que sur la lande “Vous chauffez vos pieds nus aux flammes du sapin ! “Rêvez, rêvez, chanteurs d’Irlande, “Que les temps reviendront des Héros et des Bois ! “Rêvez, rêvez.Que Dieu commande, “Et qu’il vous rend la Harpe, et le Trèfle, et la Croix ! “Rêvez, rêvez, martyrs d’Irlande, “Que le jour est venu de gloire et d’équité ! “Rêvez !.Et que Noël vous rende “La force des aïeux avec la Liberté !.” Mais non, je me trompe ; ce n'est déjà plus l’hiver ; voici que le printemps renaît.Ce n’est plus le rêve, enfants d’Irlande, c’est la réalité qui-vient vers vous.La lande reverdit déjà, plus douce et plus joyeuse comme le trèfle de vos boutonnières ; et dans vos chaumières restaurées, le feu clair du sapin va luire dans un crépitement d'allégresse.Non, ne rêvez plus, chanteurs d’Irlande ; votre langue affranchie sonne plus vibrante dans les sônes et les gwers, et c’est un souffle tiède de renouveau qui fait vibrer les cordes de vos harpes gaéliques.Laissez-les chanter leur hymne “de gloire et d’équité”, et que l’AHeluia de la résurrection écarte de vous le spectre de la guerre civile.Là-haut les martyrs d’Irlande veillent sur leurs fils et vont rendre à la verte Erin “La force des aïeux avec la Liberté !” MARDI, 16 MARS.— L’ARRESTATION DE BEAUCHAMP.Jadis, aux temps de foi, les égli ses et certains monastères avaient droit d’asile.Il n’était pas rare de voir des malfaiteurs, des meurtriers, se réfugier près de Dieu quand ils se voyaient traqués par la justice humaine.Et la force armée, même toute puissante, s’arrêtait au seuil du saint Lieu : nul n’aurait osé toucher un cheveu de la tète du misérable.11 était soigné, hébergé, nourri par les bons moines qui tâchaient de le faire revenir à de meilleurs sentiments.Ils y réussissaient souvent, et on en vit plus d'un, sous la cagoule monastique, finir dans la prière et la mortification une vie commencée dans la débauche et Je crime.Certes, il y eut des abus : nous sommes sur une terre où la perfection n’existe pas.Mais l’idée était grande, elle était noble, elle était surtout profondément chrétienne.La société a le devoir de se protéger, elle a le droit de punir ; elle possède même ce droit terrible qui n’est laissé à aucun particulier, celui de donner la mort.Cependant, au-dessus d’elle, il y a Dieu, de qui elle tien! son autorité, à qui elle ne peut se substituer.Et quand un homme, si chargé de crimes, si dangereux fût-il, s’en remettait à ce suprême Juticier, à ce maître absolu, la justice humaine se reconnaissait impuissante, sans droits et sans mandat.Aujourd’hui le droit d'asile n’existe plus.Ce que les moines de l’époque médiévale pouvaient faire sans danger pour la société, les ministres de Dieu n’ont maintenant ni le pouvoir légal, ni la possibilité matérielle de s’en charger.Et pourtant, telle est encore la force divine de la foi, la puissance surnaturelle de notre Eglise catholique, qu’un Beauchamp, accusé de meurtre, traqué comme une bête fauve, dont la tète est mise à prix, qui ne sait où trouver une pierre pour reposer, sa fatigue, s’en vient à l’ombre de la croix chercher non pas la tranquillité définitive, il le sait bien, mais un moment de répit, une trêve à ses angoisses de bête acculée.Qui sait s’il n’a pas demandé là un miracle qui sauverait sa liberté ?II ne l’a pas obtenu.Dieu ne Ta pas voulu.Mais qui sait encore s'il n’a pas bénéficié d'un miracle plus grand ; si au lieu de la liberté matérielle, il n'a pas retrouvé devant le prisonnier du tabernacle la liberté de sa conscience, cc tvgrel qui, s’il ne le sauve pas de la justice de son pays, lui fera trouver grâce devant Tau-ire justice qui est en même temps miséricorde.C’est le seul souhait que nous pouvons formuler pour lui et nous le faisons de toute notre àme.* # * L’ASSASSINAT MEME JOUR.DE CALMETTE.Encore un crime, et un crime lourd de conséquences.Il y a là plus qu’une femme tuant un homme, simple fait-divers à peine digne de quelques lignes de reportage à une époque où malheureusement le meurtre est devenu journalier.11 y a la plus que la notoriété personnelle du criminel et de sa victime.11 y a qu'un journaliste français a été tué en raison de ses attaques contre une personnalité politique, au sujet de ses actes politiques.Le journalisme d’affaires, ce que nous appelons ici le “jaunisme”, esl à peu près inconnu en France : le journal représente une opinion, une idée qu'il tâche de faire admettre, qu’il défend envers et contre tous.Tant qu’il reste dans les limites du droit commun et de la légalité, nul ne songerait à lui en faire un crime, pas même un reproche.Le journaliste français regarde sa profession, je ne dis pas son métier, comme un apostolat, comme un sacerdoce, et l’opinion publique le considère comme tel.Son droit pour lui devient un devoir auquel il est tenu d’obéir, même au détriment de ses intérêts personnels.Dès lors, sa propre personne devient inviolable ; il a des prérogatives reconnues auxquelles nul ne peut toucher, et on a vu maintes fois des journalistes poursuivis par le gouvernement trouver comme défenseurs ceux-Jà mêmes qui soutenaient avec le plus d’ardeur ce même gouvernement.Il en résulte que pour la plupart des Français, Calmette est mort en soldat, à son poste, victime de son devoir.Ses funérailles réuniront non seulement ses parents et ses amis, mais tout ce que la France comprend de personnalités mondaines, littéraires et politiques.Le peuple de Paris tout entier se portera sur le passage du cortège non seu lenient par curiosité, niais surtout poin- rendre un dernier hommage au “Champion de l’Idée”.Il en résulte encore, et eéci esl plus grave, que pour beaucoup dt Français, l’assassin n’est pas Madame Caillaux, mais le ministre de; Finances lui-même, qui probablement n’était même pas au courant des projets de sa femme.Pour lui toutes les rancunes, tout le mépris, toutes les colères ; pour elle, rien qu’une grande pitié.Déjà les cri'-: de “Caillaux assassin” retentissent, Demain des troubles peuvent éclater.des émeutes peut-être.A la veille des élections, les adversaires du régime vont organiser la lutte.N’y aura-t-il pas de sang versé ?Nul ne saurait le dire.Le Français pardonne tout contre sa personne, rien contre scs idées.L'horizon est gros d’orages.* VENDREDI, 20 SfARS.— NOTE PERSONNELLE Le n’est pas que y-.'me beaucoup cela, mais il k* faut et je m’en excuse à l’avance.C’est que, voyez-vous, je suis accusé de bien gros crimes : lo “Je me cache sous le masque de l’anonymat” Voyons, voyons, est-ce que “pseudonyme” voudrail dire “anonyme” par hasard ?Heureusement que mon bon Larousse était là pour calme mes esprits inquiets.Et les pseudonymes illustres sont légion qui me feraient une honorable compagnie si je les va lais.Hélas ! si ,]e reste inconnu.c’est bien plus le manque de notoriété qu’un pauvre pseudonyme qu’on peut si facilement percer à jour.2o “Je suis seul à nier que Sar-dou ait fait du théâtre à ta vapeur.’ L’ai-je nié ?L’ai-je affirmé ?Ni l’un ni l’autre, je pense : il y a maldonne.Faut-il avouer mon ignorance ?Je connaissais le séchage à la vapeur, le chauffage à la vapeur, voire même la traction à la vapeur.mais le théâtre à la vapeur ?Non jamais, au grand jamais !.On apprend à tout âgé : pourtant.Enfin, passons.( 3o Quant à la seule remarque, d’ailleurs bien anodine, que je m’étais permis de formuler, mon honorable contradicteur s’est applique' lui-même à en prouver une fois de plus la justesse.Dont acte.* * * SAMEDI, 21 MARS.TEMPS ! ! ! LE PRIX- La date fatidique vient de s’inscrire au calendrier de Tannée solaire ; Je jour et la nuit sont sur le pied d’égalité.Par devant messieurs les astronomes, notaires enregistreurs pour Je compte de notre boule ronde, Thiver voit son bail résilié et le printemps peut emménager.Mais messire l’Hiver est un locataire qui sait vivre, il a horreur des déménagements à la cloche de bois.Il lient à faire les honneurs du logis à son successeur qui attend là à la porte dans un gai rayon de soleil.Triste réception ! cordiale peut-être, mais qui manque un peu de chaleur : Thiver, au reste, n’a pas l’habitude d’en mettre beaucoup dans ses relations avec qui que ce soit.La bise et la glace sont encore là qui n'en finissent pas de boucler leurs malles.Le pauvre printemps en reste tout morfondu et tout transi : il semble bien près de s’excuser du dérangement ; pour un peu, c'est lui qui s'en irait.Ah ! non, pas île ça par exemple ! Assez de frimas, de givre et de neige ; c’est de la chaleur, de la verdure et des fleurs qu’il nous faut maintenant.Qu’on tâche de se décider bien vite.Ll'LLETTE. LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI, 23 MARS 1914 VOL.V.— No.68 CHRONIQUE RELIGIEUSE ROME ET LE MONDE AMENDE HONORABLE COMMEMORATION DE LA DEUX-MILLIEME NUIT DE L’ADO-RATION NOCTURNE, A NOTRE-DAME.Une grande manifestation religieuse aura lieu dimanche soir prochain, 29 mars, à l’église Notre-Dame pour commémorer la “deux millième nuit11 de la fondation de l’œuvre de “l’Adura-tion Nocturne”, à Montréal.Cette cérémonie, à laquelle tous les fidèles de la ville sont spécialement priés d’assister, sera présidée par Sa Grandeur Mgr Georges Gauthier, administrateur de ee diocèse.Monsieur le chanoine Jean Desgran-gos, prédicateur du carême à Notre-Dame, fera le sermon de circonstance.L’office commencera à huit heures précises.La grande nef sera réservée aux hommes et les galeries' aux dames.L’église restera ouverte jusqu’à minuit et nous engageons tous les fidèles à prendre part à ce grand acte de réparation cl d’amende honorable, qui sera offert pour la ville et le diocèse.LE R.P.DONNELLY Le R.P.Donnelly, curé de la paroisse Saint-Antoine, célèbre aujourd'hui le trentième anniversaire d'1 «on ordination à la prêtrise.Après avoir fait ses études pu Séminaires de Sainte-Thérèse, le R.P.Donnelly était ordonné au Gesü le 23 mars 1884.il fut pendant tin an secrétaire de feu Sa Grandeur Mgr Fabre.En (le 1 tou Le R.P.Donnelly est un orateur de la chaire éminent, parlant avoC unie égale aisance l’anglais et le français.M.CREPEAU SE DEFEND IL RECLAME $25,000 DE DOMMAGES-INTERETS A MM.D.LQR-NE McGIBBON, EDWARD BECK ET L.-J.TARTE, EN ATTENDANT DE PRENDRE CONTRE EUX DES PROCEDURES AU CRIMINEL.MME CAILLAUX CHEZ LE JUGE AMENEE DEVANT M.BOUCARD, JUGE D’INSTRUCTION, ELLE ESSAIE D’EXPLIQUER POURQUOI ELLE A TUE GASTON CALMETTE.— L’ENQUETE EST AJOURNEE A CETTE SEMAINE M.Jules Crépeau, sous-sccretaire municipal, sur le compte de qui le ________________ “Beck’s Weekly” a publié un article i suivi d’autres taxis où se trouvaient Pans, 23.—Madame Caillaux a été transférée samedi matin de la prison au tribunal dans un taxi précédé et qui a produit le bruit que l'on sait,! des agents.Elle était tout habillée dans nos cercles municipaux, n'a pas tardé à demander réparation devant les tribunaux.En effet, samedi midi, une poursuite a été instituée par son avocat Me J.-L.Perron, en Cour Supérieure, contre MM.D.Lome McGibbon, Edward Beck, L.-J.Tarte et la compagnie de publication de la "Patrie”, er.réclamation de $25,01)0 de dommages-intérêts.C’est là le premier acte d’un procès qui promet de faire époque dans nos annales judiciaires.M.Jules Crépeau, avec qui nous avons communiqué, a bien voulu nous donner quelques renseignements.Croyant deviner les raisons qui amenaient une poursuite contre M.Beck, le directeur du nouveau journal hebdomadaire, nous n'avons pas insisté sur son compte, mais nous avons demandé pourquoi ia poursuite visait également MM.McGi'sbon, le riche financier dont le nom est sur toutes les lèvres depuis l’affaire de Québec, j et M.L.-J connu.de noir.En descendant de voiture elle s’est cachée la figure dans un mancaon de fourrure.Comme on avait tenu secret le transport de ia prisonnière, il n y avait presque personne sur parcours ni à destination.Et l’enquête commença dès l’arri vée de l’accusée, en présence , traitement tout particulier.Le rapports de l’agence Burns, qui sont la cité de faire servir un protêt à la | contenus dans de volumineux livres Compagnie Cook, ce qui hit fait à la date du 14 courant.Le même jour, M.Janin recevait une lettre de la compagnie, l’informant qu’elle maintenait sa prétention da ne pouvoir procéder d’aucune autre façon dans ’es travaux de mines.En conséquence, afin de prévenir des dommages considérables, M.Janin ne vit d’autres ressources que de ne plus donner do »> rnts d’excavation j à L’entrepreneur, ce qui signifie ia I suspension totale des travaux.Hier | Les notes f irent parcourues par les membres du comité, mais il me fut interdit de les lire quand on me fit reprendre mon témoignage.“Je suis eiicnantê de l'occasion qui /n’est ib.:rnie de comrrmuquer, sous ia protection des tribunaux, les renseignements que j’ai.Si l’on permet de dévoiler tout ce que je sais relativement à la façon dont ies choses se passent à Québec et à l’hôtel de ville, je crois que le public sera mis entièrement., , en possession de renseignements inté- maun, il exposa la chose aux corn- | ressantB_ renseignements auxquels il missaires, et cmx-ci 1 approuvèrent i (lroit Je n-al pa8 de hache à ai- | guiser dans catte affaire ; je ne suis pas un politicien.L’intérêt public ï CC 1 mon !se'l, l'I Vr U V ELLkjO ! “En terminant, je désirerais signa- chef le la prison a refusé de discu-! ter la question, et a déclaré que c’est | ¦j chaz un fabricant d'armes des Onéhpr ‘D ______ te rm-.mt mn n I tion’ les conseillers demandent aux) champs Eiysées Un journal, ce soir, - 9 ¦ “ ' aviseurs légaux de la.ville Quelles niô- .Ucclare ous le vicomte de Tredem Va sures ils peuvent prendre contre moi j j-.ytorîsé à dire que cet exercice de tir qui ai porté des accusations opêcifi- j a el) ijou dans ’’après-midi du meur-quea contre l'un des employés de la J tre do M Calmette, et que, bien qu’il » R-ajt pas vu luLniême Mme Calmette pratiquer le pistolet, il i’a rencontrée, comme elle revenait du sous-sol de ’’établissement, où se trouve une cible.Le “Figaro” déclare qu’il va intenter des poursuites en libelle contre les j principaux journux de Londres, de : Berlin et autres, qui ont fait beaucoup j de bnit avec la possession prétendue i par le “Figaro’ da deux lettres de M.' Caillaux, avec l’intention de les pu-j bifer.DANS LE Monde Ouvrier Pour le* mères qui allaitent ü;s laxatifs na-dru-co offrent l’important avantage qu’ils ne dérangent pas le reste de l’organisme et n’affectent pas l'enfant.Kc.Il bait* ckei votre ptamiclsi NaUanal Dru* and Chemical Co.af Couda, Limitod.175F î (Vé nolT# correspondanti Quéiiec, 23 — Les compagnies ¦ éclate dernièrement entre la commission de l’exposition de Québec et la compagnie de l’exposition de j Sherbrooke, au sujet de la date de | i ces deux expositions, cette année, n’est pas encore réglé, et il n’est guère probable qu’on en vienne à une entente en amenant la commission à revenir sur sa décision de i tenir son exposition dans la pre-1 mière semaine de septembre.¦— rHdtel des Voyageurs LE ROYAL GEORGE 9 et U rue Desjardins, (en face de l’Hotel de Ville), Québec, Chambres $1.00 à 32.00.Plans européens et amé* rleaina.J.O.OCTEAU, Prop, COTTAGE A LOUER.Parc Lafontaine, près Garnier, 15 appartements, améliorations modernes, garage et écurie.S’adresser 1445 Papineau.Saint-Louis 4108, entre 8 et 9 heures am., 1.30 p.m.et 5 et, 6.30 p.m.MAISON A LOUER.Clarke 3191, vis-à-vis terrain Shamrock, maison 4 appartements, jusqu’au 1er mai, $10.00.Adressez, Gagnier, 228 Mont-Royal Ouest.A VENDRE VICTORIA HOTEL Québec H.Fontaine, Prop.Plan américain.Prix: $2.50 à $3.50.! Prix spécial pour les voyageurs de La délégation de Sherbrooke qui commerce.$2.00 nar jour, est venu à Québec n a pu réussir 1 .à obtenir ce qifelle demandait, que Sherbrooke dont l’exposition depuis I i r,E,'r CITD trente ans a toujours été dans la ITI, LiLEiI uUlV première semaine de septembre, ait r» * fciy-i le champ libre à pareille époque | WAJuj cette année.Le commission de Qué-j asni'V’ hcc prétend (pie cn fixant son ex-! - position dans la première semaine \ M.le magistrat I^eet siège samedi de septembre, elle n’a fait (pie sni-, matin.Aucun cas de bigamie ne te vre le circuit établi dans les deux présente : dernières années et se soumettre au j James McCaffrey, vol d’une hou AU TEMPLE DU TRAVAIL Les chefs du parti ouvriers de.Montréal se sont réunis au Temp.e du Travail, hier.On y a pratiquement décidé de ne pas cppuyés de nouvelles candidatures murici'pales.LES FABRICANTS DE VALISES La nouvelle union des fabricants de valises est en pleine voie d’organisation et hier après-midi, en assemblée spéciale, plus de quarante membres opt été initiés.UN AVERTISSEMENT Ottawa, 23.— Le registraire général du Royaume-Uni, par l’entremise du Colonial Office, vient d’envoyer un mémoire au Canada, dans lequel il avertit les femmes d’origine an glaise mariées à des Hindous musulmans, ou autres sujets britanniques originaires de pays, où la polygamie est légale, même lorsque leur union a lieu en territoire anglais et sous la loi anglaise, que leur mariage avec ces hommes est sujet à la loi de leur pays, s ils retournent y vivre, quand bien même le mari aurait fait un pacte avec sa femme où il lui aurait juré de lui demeurer fidèle.jeu du calendrier.Une autre délégation doit rencontrer la commission des finances pour tenter une nouvelle instance dans le but de faire changer la dnte de l’exposition de Québec, mais d’après lés apparences, la commission maintiendra la decision des organisateurs de l’exposu tion.Ceux-ei ont déjà commence leur travail d’oragnisation et l'annonce de la date à laquelle elle aura lieu.ERUPTION VOLCANIQUE.Tokio, 23.— Le volcan de Tile Su-wanose, au sud du Kyushu, est en éruption depuis hier.I* volcan Chekai, Sakota, est éga-1 lement en éruption.Cette montagne 1 n'est habitée que par des pécheur».teille de lait valant 10 sous, quinze jours de prison ; Frank Robertson, vol d’un jambon valant $1.85, dans une voiture, dix ’ours de.prison.UNE COMPAGNIE PRATIQUE Dans le but de se rendre compte que ses employés remplissaient bien leurs devoirs, le Pennsylvania Railroad inscrivit ou fit inscrire dans le cours de l’atinée dernière environ 6,-961,732 avis ou observations.I^a perfection de la compagnie au point de vue de son organisation est indiquée par le pourcentage 99.9.A VENDRE Un engin à vapeur type Corlis, système le plus économique, 30 forces, avec bouilloire de 50 forces, en excellente condition, et pouvant porter 100 livres de pression, à vendre à bas prix.Ces appareils peuvent être vus chez MM.Casavant Frères, facteurs d’orgues à Saint-Hyacinthe.A vendre aussi un moteur à gaz ou à gasoline de 5 forces, en bonne con-d lions.Pour information s’adresser A VENDRE.Petit hôtel, un coin.Loyer bas.recettes par semaine l’hiver $200, par semaine l’été $230.Prix $10,000, conditions $4 000 comptant.Aussi maisons meublées, magasin cigares, épiceries, clos de bois, boutique de tailleur, etc.S'adresser, Jean Castelli.120 Sainte-Catherine, bâtisse “La Patrie”, établi depuis 24 ans.Tél.Est 4563.CLAVIGRAPHE A VENDRE C’avigraphc en très bon ordre Hammond, chance exceptionnelle, $20 seulement.S’adresser Casier 45, “Le Devoir”.A VENDRE OU A LOUER.Ma son à Iberville, 50 minutes de la ville sur le bord du Richelieu et tout près (le la gare, très bien meublée et construite sans épargnes, pour l'hiver et l’été.Sept appartements et chambre de bain; éclairage électrique, cheminée avec ^pyer, planchers en bois franc, catfe cimentée, etc.Termes très faciles- S’adresser à L.P Deslongcluwnps, chez Goodwins Limited.AUX ENTREPRENEURS Pour vos fondations, caves, planchers, le gravier de silex Ste-Emilie (porte son sable), par sa qualité et sa pureté vous fait économiser un tiers de ciment sur des autres sortes de matériaux, et vous faites des travaux de premier ordre à des prix qui défient toute concurrence.J.Aybram, propriétaire, Ste- Emilie Jonction.Tél.Bell, Joliette No 211."OCCASION EXCEPTIONNELLE DE SE FAIRE UNE BELLE POSITION.Nous al Ions monter quelques personnes dians un commerce lucratif; ni capital, ni expérience nécessaire.Nous vous garantissons $75 par semaine, certains font bien davantage.S’adresser à Chapelain L-, Eauteux el J.Archambault.AI.Rheaume a dit que le major Stephens était de l’espèce d’hommes riches que l’on veut voir dans la vie publique au Canada.M.Rhéaume «U ou te que l’échevin Martin devrait donner l’exemple du respect de la coutume en se retirant pour laisser cure un candidat anglais dont c’est le tour.M.Eauteux a parlé «urtout des besoins de l’endroit.Il a remercié le major Stephens de l’intérêt qu’il promettait de prendre dans les traverses à niveau.L’échevin Martin a ete longtemps échevin et il n’a rien fait pour la suppression de ce danger.M.,1.Archambault a fait ressortir la nécessité d’élire un candidat qui soit en sympathie avec le bureau des commissaires, que l'éche-vm Martin a toujours combattu.M.Charles Query qui a ouvert rassemblée a invite les électeurs à ve-iiir serrer la main du major Ste-pnens, et la plupart ont répondu à u invitation.E.N.HEBERT REÇOIT UN CHALEUREUX ACCUEIL A VIL-LERAI.M.E.Napoléon Hébert, candidat au jbureau des Commissaires, a tenu de tuagnifiqueg assemblées la semaine dernières, mais c’est Villerai qui lui réservait la plus belle réception, où il a, samedi soir, fait connaître son programme.Il fut l’objet d’une manifestation qui, marque au fur et à mesure que la campagne avance, combien l’électorat -souscrit aux saines réforme dont il se déclare le champion.M.Hébert fit un exposé clair, en homme d’affaire qu’il est, de son programme.“L’autonomie de Montréal d'abord, dit M Hébert, pour pouvoir régler nos affaires avec les trusts en train de nous pressurer, véritables pieuvres, qui étendent leurs tentacules partout jusqu’à ce qu’ils nous aient étouffés.“Je suis un ouvrier, je connais vos besoins et je sais que vous, gens de la classe ouvrière, devez être les premiers protégés, car c’est vous qui souffrez le plus.“Mais si je veux sauvegarder vos intérêts matérieLs, je veux aussi que l’on vous conserve sains, forts, vous et vos enfants.Dans la ligne de conduite que je me suis tracée, si vous m’envoyez à l’hôtej de ville, j’ai son- fé tout d'abord à la classe laborieuse, lui donner des logements salubres, où le manque d’hygiène,, l’air vicié, l’encombrement, l’humidité seront bannis pour faire place à de salubres Et riantes habitations où pénétreront les rayons généreux du soleil, et où enfin s’épanouiront dans ia santé, le Bourire de vos petits.“Il n'y a pas de ville au monde, si ce n’est en Asie, où l’on puisse trouver des taudis comme ceux qui font tiotre honte actuellement.Et quelle apathie coupable en a fait négliger la réalisation par nos mandataires jusqu’ici, puisque l’on peut donner à Tou.vrier des maisons saines en y faisant Bon profit; deux millions investis par la ville à cette fin, représenteraient dans peu d’années, une valeur de dix à douze millions.” A cet important problème se greffe celui de la mortalité infantile.Par la salubrité, le fléau serait enrayé, diminué et peut-être vaincu.M.Hébert dit qu'il se fera l’avocat des gouttes île lait, des conférences aux jeunes mères et de toutes mesures d’hygiène de nature à enrayer le mal.Il sera surtout l’avocat des terrains de jeux, si nécessaires à l’enfant qui ne peut s’en aller lorsque l’été vient, à la campagne et qui doit rester dans une cour ou une ruelle où régnent les maladies, s’il ne va dans la rue où l’attendent les accidents et peut-être Ja mort.M.Hébert veut aussi l’amélioration de notre service de voirie et termine en déclarant bien haut qu’il ne veut pas aller à l’hôtel de ville sans y faire un nettoyage en règle.“Les boodlers, les prévaricateurs, les entremetteurs, les pilleurs, petits ou grands, je les chasserai, je vous En donne ma parole!” De longs applaudissements couvrent ces paroles.I^es autres orateurs sont MM.Atha.nase David, Edmond Chassé et T.Marsil.i> * * M.E.N.Hébert s'est tracé beaucoup de besogne pour cette semaine car il entend aller porter la parole chez tous les électeurs.Ce soir il tiendra deux réunions, l’une à l’ancien hôtel de ville, dans le quartier laurier et D'autre au poste des pompiers de la Côte-des-Neiges.saire au travail des pompes de l’aqueduc et à l’éclairage des rues.Pour cela il fallait exproprier de chaque côté du canal afin d’entourer celui-ci de terrains, mais il fallait disposer aussi de la terre qu’on retirerait de l’excavation.On pensa qu’il serait bon de la garder au lieu (le permettre à l’entrepreneur de s’en faire des revenus.Pour cela il n’y avait qu’à la déposer sur les berges et l’utiliser pour faire des promenades.Après une étude approfondie de la question, les commissaires virent qu’il serait préférable de construire des boulevards et ont demandé aux propriétaires de lots de donner gratuitement à la ville 2,500,000 pieds de terrain.C’est ce qui a été fait.M.Emard ajoute qu’il n’avait aucun intérêt personnel dans cette affaire, mais qu’il est actionnaire dans des compagnies d’immeubles qui avaient des propriétés sur les boulevards.Ces compagnies ont donné gratuitement à la ville 330,000 pieds de terrain, alors qu’elles auraient pu s’en faire exproprier 330,000 pieds.M.A.-V.Roy fait ensuite l’exposé de son programme.Tl veut d’abord.et avant tout, s’il est élu, réclamer l’autonomie pour la ville de Montréal.Tant que Montréal sera obligée de se rendre à Québec, pour obtenir la permission de transiger ses affaires, elle ne pourra avoir une administration excellente.M.Roy promet d’administrer la ville sur une base d’affaires, tout comme les grandes compagnies le font.M.Roy est d’avis qu’un plan d’ensemble devrait immédiatement être tracé.Tl faut aussi la réorganisation des services de l’administration.D’après M.Roy, le chef de chaque département devrait être res-nonsable du travail de ses hommes, mais il devrait aussi avoir le contrôle des nominations, afin qu’on n’ait pas le droit de lui imposer des gens incapables.M.Roy se déclare carrément opposé au privilège qu’ont les échevins de pouvoir imposer le “next meeting”.Les obstructionnistes du conseil en ont fait un abus et ont arrêté l’administration civique suivant leur bon plaisir.M.Roy fera aussi son possible pour régler la question de l’aqueduc.L’orateur est en faveur de la disparition des voies à niveau et de l’établissement d’une bibliothèque dans chaque quartier.M.Duncan McDonald succède à M.Roy et réclame l’autonomie de Montréal.Sur la question du transport : tramways, autobus, souterrain, j'ai, dit M.McDonald, une déclaration solennelle à faire: “Je n’ai aucun intérêt direct ni indirect dans la compagnie des tramways ou dans aucune autre compagnie d’intérêt publie.J’ai été président de la compagnie des autobus, mais du moment que j'ai accédé à la demande des citoyens de me présenter comme contrôleur, j’ai donné ma démission comme président et directeur de cette compagnie.Mon expérience avec la compagnie des tramways pendant une période de vingt ans m’a procuré l’occasion de pouvoir juger et comprendre les relations qui devraient exister entre la ville et la compagnie.Tous ceux qui ont suivi ma carrière comme gérant de cette compagnie peuvent me rendre le témoignage que je me suis toujours montré juste et raisonnable: le bon accord qui a existé entre les citoyens, la compagnie et ses employés, pendant toute cette période en est la preuve.Dans toutes les négociations avec la compagnie, les intérêts de la ville et des citoyens doivent être la première considération, puis vient ensuite le juste bénéfice des actionnaires.M.Ainey remercie le Conseil des Métiers et du Travail d’avoir endosse sa candidature à Tunanimi-le.M.Ainey dit qu’on lui a fait la lutte parce qu’il n’a pas voulu pactiser avec les adversaires du bureau de contrôle, parce qu’il a refusé de détruire le mandat que lui avaient confié 90 p.c.des contribuables municipaux en 1910.I! répond aussi à l'accusation d’avoir vole contre l'augmentation du salaire des ouvriers.En 1912 les salaires dues principaux employés de i ’iVl ( 0 Vl,lc onl été augmentés de $14,000 et ceux des ouvriers de $325,000.L’augmentation pour les ouvriers en 1910 a été de dix sous Pîir iour '.'t en 1913 de quinze sous.Llle aurait été de vingt-cinq sous, des la première année, mais la ville de Montréal avait assumé de glandes obligations.en annexant les mu-mripalit és a voi si n a nies.M.Ainey déclare que les deux-bers des sept millions dépensés en pavages durant l'administration ont ete faits à la journée.L’èrc des plantureux contrats csl disparue depuis longtemps.Nous avons nomme un acheteur général.Il demande des soumissions et les contrats sont donnés au pins bas soumissionnaire.M.Ainey déclare que toutes les expropriations ont été demandées JOS RUE SAINT-JACQUES ELECTEURS DE MONTREAL Venez entendre l’exposé du programme de MM.AINEY, J.-U.EMARD, C R Duncan McDonald, a.v.roy, /.c.Candidats conjoints pour le Bureau de Contrôle.VOUS ETES TOUS CORDIALEMENT INVITES.L’assemblée demain soir aura lieu à Notre-Dame de Grâce AVIS Pour la commodité des citoyens de Montréal, nous avons fait installer, au Comité Général de l’Association, 16 rue Notre-Dame Ouest, trois (3) téléphones.Pour demander des renseignements relatifs aux prochaines élections, téléphonez aux numéros suivants : Main 4643 — Main 5431 Pour renseignements de toute autre nature, téléphonez au numéro suivant : MAIN 4084 Association des Citoyens de Montréal ASSEMBLEES CE fe.C’esl la municipalisation d’un service public que nous avions en vue.M.Ainey dit que l’on a fait beaucoup de bruit autour de la loi des pavages.C’est cependant un homme intelligent qui Ta demandée.Cet homme, c’est M.L.-A.Lapointe, le leader du Conseil.Je n’invente rien, dit M.Ainey, M.Lapointe a fait cette demande en 1910, lors de l’inauguration du nouveau Conseil.Le discours que fit alors M.Lanointe était écrit d’avance.SES PROPRES MERITES M.P.W.SAINT-GEORGE DECLARE QU’IL NE FERA PAS DE CAMPAGNE ; DANS UNE LETTRE A LA PRESSE IL EXPOSE SON PROGRAMME.— LES ASSEMBLEES D’HIER.Dans une lettre à ia presse, M.P.W.Saint-George, ancien ingénieur-voyer de la Ville, donne son programme qui comprend l’amélioration du service de Taqueduc, du service des gadoues, de celui des égouts, la construe iton de voies de tramways souterraines, un plan complet de la Ville, l’amélioration de la voirie, du service des tramways.M.Saint-George ne fera pas de campagne de discours.L’ECHEVIN MONAHAN.L’échevin Monahan a déclaré, dans une assemblée tenue hier chez les juifs, qu’il est le premier candidat à s’être engagé à demander que la question du contrat des tramways soit soumise à un référendum.M.Monahan dit qu'il est appuyé par les électeurs de race hébraïque.ASSEMBLEES DE M, STEPHENS.M.George W Stephens, candidat à la mairie, parlera ce midi aux ou-vriei's de la Dominion Oilcloth, 1192 Sainte-Catherine Est et à ceux de la Dominion Linseed Oil Co.Ce soir, il tiendra deux assemblées 1 une a l’Auditorium et l’autre dans le soubassement de l’église Saint-Edouard.LES CANDIDATS DE L’ASSOCIATION DES CITOYENS.Les candidats de l’Association des Citoyens au bureau des commissaires tiendront, cette semaine, des assemblées aux endroits suivants: Lundi: Hôtel de Ville de Saint-Hen n.Mardi: Hôtel de Ville de Sainte-Cunegonde.Mercredi: Notre-Dame de Grâces, loste des pompiers, chemin de la Cote Saint-Antoine.Jeudi: Salle de THÔtel de Ville quartier Laurier.Vendredi: Salle de THÔtel de Ville de DeLorimier.Samedi: Deux assemblées, Emard et Cote Sainb-Paul.SAINT-DENIS.M.David Giroux, candidat ouvrier dans Saint-Denis, a tenu une assem-b.ee hier au cercle Saint-Arsène, dans Vi leray.M.W.Turcot présidait et les orateurs ont été MM.Gi- r0A?’ A.' Vervil!e et Fouvielle.M.Giroux tiendra une assemblée ce soir a Técole de Villeray.En faveur de la candidature du MAJOR GEORGE W.STEPHENS Le candidat du peuple DANS LE SOUBASSEMENT DE L’EGLISE ST-EDOUARD Coin des rues Beaubien et St-Denis et à la SALLE DE L’AUDITORIUM 229 rue Berthelet près de la rue Bleury Les assemblées mardi soir auront lieu à l’Ecole St-Joseph, 141 rue St-Martin et aussi à l’Engineer’s Armory Hall, 579 rue Wellington M.E- W.VILLENEUVE M Eugène W.Villeneuve, candidat au bureau des commissaires, public son programme qui comprend les articles suivants : lo.Reduction du terme d’office des commissaires à deux ans ; 2o.— Consultation populaire pour .Tiuuaiiau im.411 11 eai appuyé par les - oir.-uiuuirun populaire pour Irlandais catholiques, mais que cela!^out'’ franchise aux compagnies d’uti- no 1 r»or*Vmvo r-»«i c A n y-en-. 1911 A.I ancien hôtel de ville - quartier Laurier, et à la station de pompe -quartier Côte des Neiges, EN FAVEUR DE CANDIDAT AU BUREAU DE CONTROLE Des orateurs distingués accompagneront M.E.Napoléon Hébert." ’¦ QUARTIER LAURIER JOHN H.ROBERTS LE CANDIDAT PROGRESSISTE aidé d'orateurs bien connus portera la parole aux électeurs dans L’ANCIEN HOTEL DE VILLE DE SAINT-LOUIS (angle Avenue Laurier et Boulevard Saint-Laurent.MARDI SOIR, 24 MARS, A 8 HRES ECOUTEZ-LE DANS VOTRE PROPRE INTERET, ELECTEURS! i 00 4 LS DEVOIR, MONTREAL, LUNDI, 23 MARS 1914 VOL.V.— No.68 LA PREDICATION DU CAREME vss Aï A f* A¥ F* lenfranl Plus a dans le détail VrM.jg son suje^ ü eût aimé à montrer SERMON DE Ai.L’ABBE BROS-SEAU SUR LE LUXE Un des plus remarquables phénomènes religieux de l’heure présente, c’est que le Catholicisme attire les esprit surtout par son aspect social.Longtemps on s’était plu à le regarder comme une doctrine de détachement des choses terrestres et les choses de d’unique effort vers l'au-delà; Taine, dans une page ce-lèbre de son "Histoire de la littera- eeption chrétienne du foyer, il leur quelles transformations le Christianisme réalise notamment dans nos amours et dans nos douleurs, dans nos labeurs et dans aios plaisirs, dans nos cités et dans nos foyers.Dire ce que Jésus-Christ a fait de la famille, quel admirable sujet.L’orateur ne se consolerait pas de ne le point traiter s’il ne parlait à un peuple qui magnifie la famille plus encore avec des berceaux qu’avec des paroles.Lorsqu’il voudra faire mieux comprendre aux nations de la vieille Europe la con- ture anglaise”, montrait le monde décrira la famille canadienne, écrasé durant dix-sept siècles par; Puisque donc qu’il faut choisir i une pensée triste, et la Renaissance ramenant les hommes à la conception païenne et à la recherche du bonheur de la vie présente.Mais, de nos jours, les esprits non .1!.c * « » i x r n rv t' et se borner, l’orateur parlera aujourd’hui du patriotisme.Il définira l’idée de patrie, montrera les insuffisances et les méfaits d’un patriotisme purement humain, et expose- avcuglés par la haine, s’aperçoivent ! ra enfin comment le catholicisme , i 1 1 1 ?.1 .1 ^ -X X n « > t s, M /1 , V, V» T /I ,,11 V ‘X T Cl t* I ! 1 C TV XI __ de plus en plus que la pratique de la doctrine catholique n’assure pas seulement le bonheur de la vie fu-lure, mais qu’elle est aussi la source et la sauvegarde de la stabilité et de la prospérité des familles et des sociétés; la désorganisation sociale, — amenée par le Jibre-cxa-men et la libre-pensée, par l’amour libre et le divorce, par la convoitise effrénée des couches populaires qui montent — a fini par ouvrir les yeux à la vérité de cette parole du Christ, Sauveur des familles et des sociétés comme des âmes; “Cher-“chez d’abord le royaume de Dieu “et sa justice, et TOUT LE RESTE ‘‘vous sera donné par surcroît”.En Europe et aux Etats-Unis, l’attitude des incroyants devient du respect et de l’admiration pour les vieux dogmes longtemps attaqués.Le sujet que nous traitons aujourd'hui est une nouvelle preuve de la fécondité sociale du catholicisme.Prêcher contre le luxe, ce n’est pas seulement rappeler le fond immuable de l’esprit chrétien, qui est le détachement des choses matérielles et le compte sévère que nous rendrons à Dieu des biens qu’il nous a confiés, c’est encore aider à la prospérité et à la paix de nos familles, c’est combattre un fléau qui menace de ruiner l’avenir de noire jeune nation.Le luxe, c’est l’abus des choses terrestres, c’est le gaspillage des biens reçus ou acquis pour satisfaire notre soif de paraître, et notre folie d’orgueil et de vanité; c’est vivre au-delà do ses moyens, soit ilans l’étalage des toilettes souvent immorales, soit dans l’extravagan-re des équipages, des demeures et ties ameublements.Or, cette passion du luxe enlève aux parents les moyens de donner plus d’instruction à leurs enfants, pe doter leurs filles et d’établir leurs garçons.C’est elle qui tarit l’esprit de sa-trifice et éloigne les jeunes gens de la vie sacerdotale et religieuse, et même du renoncement exigé parla vie conjugale.( C’est elle qui attise cette fièvre de s enrichir, qui dévore l’honnêteté privée et publique et pousse à tous les moyens de faire rapidement for tune.C’est elle surtout qui engendre la plaie effrayante et si vite grandissante de la prostitution; la fille du peuple qui devient fille publique n’est jamais tant poussée par la soif ar8ent ou d® la luxure que par celle de pouvoir s’habiller comme la grande dame et de se couvrir de diamants; l’employée de magasin OU de bureau, la dame dont le ma-ii gagne un petit salaire, se prostituent pour satisfaire leur passion de vanité, et Dieu sait combien sont nombreuses les victimes de cette passion ! C’est encore la passion du luxe qui produit cet autre fléau de la désertion des campagnes, et de la surpopulation des grandes villes, comme c est elle qui arrête l’essor si necessaire de la colonisation.Chez toutes les nations, mais surtout cnez une jeune nation comme la noire, la classe fondamentale est la classe agricole; la source première de la vie matérielle, l’aliment de 1 industrie et du commerce, c’est la culture de la terre.Et pourtant, J10?5 a]uss* nous pouvons déjà VaJ„Pr Ja Terre qui meurt”! C |"'lu 1 entassement de nos fa- do aS«nnt® ‘k vllIes; c’cst la ruine ut la santé physique et morale! Depius 50 ans, c’est l’exode de plus d un million des nôtres vers tfp |IS1.ufS ,dc-la République voisine ! Ah ! si toutes nos familles étaient restées ici, si elles avaient continue de cultiver leurs terres,et de défricher nos forêts, que de villes et de milages auraient surgi ! quelle valeur nous aurkxns ajoutée a notre influence et quelle sauvegarde pour notre avenir ! Et pourtant nous sommes de race française, et la race française est non seulement la plus laborieuse, la plus généreuse et la plus chevaleresque du monde, elle est aussi la plus économe ; le peuple français travaille mais il épargne, et il est toujours le grand banquier des nations, l’or français rouie sur toutes les plages du globe, comme le sang français des soldats et des missionnaires coule partout, pour la patrie et l’Eglise 1 Hélas ! cette tradition française de l’économie, nous semblons l’avoir perdue ; notre jeune pays nous offre un immense héritage de richesses à explorer, nous ne sommes qu’à l’entrée de notre carrière, et déjà nous offrons ce symptôme qui dans l’iiistoire accompagne toujours la décadence des civilisations, nous nous ruons dans le luxe et la jouissance, comme l’enfant prodigue qui gaspille son héritage et court à sa ruine.Et pourtant autour de nous, nous avons la leçon des autres races : la race anglo-saxonne s’enrichit, mais elle recherche plutôt le solide confort que le luxe ; la race juive travaille et s’enrichit et devient une puissance partout où elle s’implante.Travaillons donc à nous guérir de cette plaie de luxe ; prêchons de parole et d’exemple ; liguons-nous contre le luxe des femmes comme nous nous liguons contre l’intempérance des hommes ; ce sont là nos deux grands fléaux économiques, qui tarissent notre vie nationale.Combattre le luxe, c’est faire acte de chrétien, c’est aussi faire acte de patriote.A NOTRE-DAME CATHOLICISME ET PATRIE -SERMON DE M.LE CHANOINE DÈSGRANGES.CATHOLICISME ET PATRIE M.le chanoine Desgranges a exposé, durant ses dernières conférences, les rayonnantes métamorphoses que Jésus-Christ et son Eglise opèrent dans l’existence humaine.Si le temps le lui avait permis, donne tout ensemble aux vertus patriotiques un fondement inébranlable, une efficacité pratique et bienfaisante, enfin la plus pure et la plus glorieuse des auréoles.T "La patrie est un ensemble si complexe dans ses mystérieuses profondeurs qu’elle échappe à une rigoureuse définition.Nous en acquérons une idée qui s’agrandit en proportion de nos connaissances, de ce que je pourrais appeler notre affinement artistique et moral, surtout des labeurs et des sacrifices que nous consacrons à notre pays.Pour l’enfant, la patrie, c’est la maison où il est né, le seuil du logis avec le banc de pierre où son grand-père s’asseyait le soir et devant lequel il se livrait à ses premiers jeux, le clocher qui abrita ses premières émotions religieuses, la montagne où il aimait à jouer, en été, à l’ombre des arbres et à glisser, en hiver, sur les pentes tapissées de neige, les bords du hic voisin, les plaines fertiles, les forêts prochaines dont les aspects austères ou gracieux encadreront à ja mais dans sa mémoire ses souvenirs d’enfance.A l’école, son âme franchit ce cadre étroit et matériel; on lui raconte l’histoire de sa nation et de sa race, l’effort immense qui a été accompli par ses aïeux pour conquérir ce patrimoine sur lequel il vit, pour le garder, pour l’embellir, pour le défendre, et lorsqu’on lui explique en face de telle statue, de tel bas-relief, les actions d’éclat des héros de l’indépendance nationale, il s’attendrit jusqu’aux larmes répétant les vers du poêle : “‘Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie, “Ont droit qu’à leur cercueil la foule vienne et prie; “Entre les plus beaux noms, leur nom est le plus beau; “Toute gloire près d’eux passe et tombe éphémère “Et comme ferait une mère, “La voix d’un peuple entier les berce en leur tombeau.” S’il fait le tour du pays, il admire les travaux d’art, les chefs-d’oeuvre, les monuments qui forment le patrimoine de la nation; mais s’il traverse les frontières, s’il vit quelque temps à l’étranger, il prend conscience avec une extraordinaire intensité de Pâme elle-même de la patrie, de sa sensibilité particulière, de son génie; alors même qu’il connaît la langue des pays qu'il traverse et qu’il est reçu avec une bonté accueillante, il reste étranger.Lorsque son coeur souffre et veut faire quelques confidences, lorsqu’il se mêle aux fêtes de famille et aux fêtes nationales, il ne tarde pas à se rendre compte que l’Allemand et le Russe, à plus forte raison le Turc et le Japonais, ne comprennent comme lui ni la Beauté, ni l’Honneur, ni l’Amour, que son âme a des délicatesses rpie seules, les amitiés de sa race et de son sang peuvent satisfaire, et cette chose indéfinissable qui est l’âme d’un peuple lui est révélée par ce malaise indéfinissable qui peut devenir une vraie torture et nue le vulgaire appelle le mal du pays.De retour chez lui, à mesure qu’il travaille et qu’il lutte, prêtre, artiste, laboureur, il s’attache au patrimoine national avec cet amour plus profond que nous donnons aux choses auxquelles nous nous sommes dévoués et qui ont pris Je meilleur de nous-mêmes.Enfin, lorsque les deuils surviennent et que sur un coin de terre il nous faut ensevelir nos morts bien-aimés, nous sommes pris d’une religieuse émotion en face de ce sol fait de la poussière bénie de nos ancêtres, à laquelle nous mêlerons un jour la nôtre, consolés par l’espoir que notre tombe sera respectée, qu’auprès d’elle d’autres continueront notre vie, exprimant dans la même langue les mêmes espoirs et les mêmes rêves, recueillant la moisson de bonheur et de gloire qu’obscurément nous aurons semée ! II On conçoit que ces sentinjents si prenants et si forts aient soulevé les peuples jusqu’à les décider à se lever en masse pour vaincre ou pour mourir.Le patriotisme est un instinct naturel comme l’instinct de conservation.Nous sommes^ attachés au sol, comme la mère aime son enfant.Suivant le mot profond de Sully Prud’homme, la patrie “.est la terre en nous, malgré nous, incarnée, “Par l’immémorial et sévère hymé- née “D’une race et d’un champ qui se sont faits tous deux.“De là vient qu’elle est sainte et cruellement chère, “Et que s’il y pénètre une armée étrangère, “Cette vivante injure aux entrailles vous mord.” ¦ “Or, mes frères, l’histoire nous montre que cet instinct a oscillé sans cesse entre la férocité et la déliquescence ; entre l’ardeur sanguinaire du conquérant qui porte le feu et le carnage chez les peuples voisins, et le lâche égoïsme dans lequel sombrent elles-mêmes les nations décadentes.” L’orateur n’a pas de peine à le démontrer.L’histoire et les souvenirs de son récent voyage dans les Balkans lui fournissent d’effroyables exemples de sauvagerie patriotique.D’autre part, il n’a que l’embarras du choix dans la littérature soi-disant humanitaire pour montrer à quels sophismes funestes, à quelles conclusions mortelles, l’égoïsme peut conduire un peuple corrompu.Il cite, entre autres, ce passage d’un écrivain, Ernest Renan, dont il flétrissait naguère les négations antichrétiennes.Le dialogue est emprunté au fameux drame philosophique, Caliban.ERCOLE — Comment décider les gens à se faire tuer pour un état de choses qui ne profite qu’à un petit nombre de privilégiés ?S IMPLI CO N — Il faut les éclairer, les instruire.ORLANDO — Que dites-vous ?Se faire tuer est une grande naïveté ; car rien ne vaut la vie pour l’individu.N’être plus est la pire chose qu’il y ait.I.a victoire n’est pas une récompense pour Je mort ; celui qui est tué est le vrai vaincu ; l’essentiel dans une bataille est donc de ne pas être tué.Voilà les raisonnements de la conscience claire, réfléchie, égoïste.Il faut conserver un vaste réservoir d’ignorance et de sottise, une masse de gens assez simples pour qu’on puisse leur faire croire, s’ils sont tués, qu’ils auront le ciel, ou que leur sort est digne d’envie.On fait un troupeau avec des bêtes ; on n’en fait pas avec des gens d’esprit.Si tous les gens avaient de l’esprit, personne ne se sacrifierait, car chacun dirait : “Ma vie vaut celle d’un autre.” Mes frères, heureusement, votre héroïque Dollard n’avait point lu ce mauvais livre ! Ill inonde, et celui qui, des réserves de foi et de dévouement jccumulées dans son âme, trouve de quoi entretenir bien au-delà de ses frontières les idées et les sentiments qui assurent aux nations la vie pleine et féconde.Si la race française et la langue française disparaissaient de la terre, quelques-uns des plus nobles et des plus purs sentiments dont l’humanité s’inspire, ne trouvant plus à s’exprimer dans leur expulse intégrité, ne tarderaient guère à défaillir.Qu’elles vivent donc l’une et l’autre tant que vivra l’humanité, fidèles à leur vocation divine dans le nouveau monde comme dans l’ancien, attentives à faire rayonner jusqu'aux plus lointains rivages cette idée catholique qui leur est redevable de conquêtes .,i précieuses ! AU GESU L’EVANGILE A L’ECOLE, SERMON DU R.P.LALANDE.L’abbé Desgranges arrive au point décisif de sa démonstration.Comment le Christianisme va-t-il transformer ce patriotisme dont nous avons vu tour à tour les insuffisances et les cruautés?En procurant aux vertus patriotiques trois choses également précieuses : point d’appui, un entraînement ficace, une auréolf.a) Pourquoi dois-je aimer mon pays?Parce que c’est l’ordre de Dieu., “Les nations sont conçues dans votre grâce, ô Jésus-Christ, s’écrie le poète polonais Crociuski.A chacune d’elles, vous avez donné une vocation.En chacune d’elles vit une idée profonde qui vient de vous et qui est la trame de ces destinées”.La grande loi de Jésus, c est la loi d'amour: Aimer Dieu de tout son coeur et son prochain comme hiérarchie FAITS ET MÉFAITS KONTRtM.mKOnrUtONS fy 1 gassed Les leçons d’Evangile à l’école.Le Père Lalande rappelle en oommen çant, le souvenir d’une délégation de ministres protestants d'Ontario auprès du premier ministre d’alors, Un ; l’honorable M.Ross, Constatant la ef- criminalité croissante dans leur province, ilsë demandèrent au ministre d’enrayer le mal et empêcher qu’on ne glissât vers l’infidélité.—Et quel remède voulez-vous que i’y apporte, leur demanda-t-il ?—Qu’on enseigne la religion dans les écoles ! —Quelle religion ?et comment l’enseigner dans les écoles ?—Qu’on explique la Bible, reprirent les réformateurs.—Pardon, mes révérends, objecta M.Ross.Les maîtres et les maîtresses d'école appartiennent à diffé- soi-mëme.Il y a une nieraromej runtea sectes et “dénominations”, et dans l’amour du prochaim^ious de-j les enjan^g aussj .les instituteurs,en ’j vertu du libre-examen, interpréteront la Bible contrairement aux croyances des élèves ; les parents en seront vous aimer tous les hommes exception, mais des devoirs plus étroits nous lient à ceux qui for- 1 a , • _ „ ^,4- vJLC V CO , JLO l I it l Cil UD “11 DCl V_Mj U ment avec nous la menj£ nat o , froissés, et il en résultera des désac-tout a fait intimes nousi ., .rhlVanM r* no des liens unissent aux membres de notre famille.Les devoirs qu’imposent la famille et la patrie entrent donc dans le commandement divin, et s’imposent impérieusement à notre conscience.b) Dans le catholicisme, ce qu’il y a de plus remarquable encore que le solide point d’appui fourni à cords et des chicanes.Je ne veux pas que l’école devienne un foyer de chicane.Avant de tirer de cette noie, recueillie dans un journal protestant, la leçon dont je veux me servir au-,'ourd’hui, il m’est bien permis d’ajouter une remarque.Imaginez un peu l’effet qu’aurait produit une as- « V .VXJUVIV VI *-* i A - A — —-*• toute obligation morale c’est cet en- semblée de prêtres et d’évêques eatho traînement de la formation accom pli sous la double influence de la grâce et de l’habitude qui nous élè- liques, présidée par un premier mi nistre catholique, et qui aurait en semblable occasion coiffé le cathoh- vc progressivement de la pratique ciume d’un pareil aveu.Voici les des humbles héroïques.Un unlver-i hommes les plus autorisés de toute siiaire français se plaisait à ilius-june province, représentant l’autorité trer cette vérité par l’exemple de ; religieuse et civile, et qui s’avouent MORT PREMATUREE Un nommé Alfred Butler, âgé de 36 ans, 106 rue Canning, est mort prématurémetnt, samedi soir, après une courte maladie.On disposera du cadavre après enquête.LE JEU DES ALLUMETTES Hier à 11 heures, les pompiers de la division centre, sous les ordres du chef-adjoint Arthur Mann, étaient appelés au numéro 40 rue Vallée, pour éteindre un feu allumé au troisième étage de la maison d’un nommé B.Lipson.Une petite fille en jouant avec des allumettes allumât l’incendie aux draperies d’une chambre.Les pompiers eurent vite fait de triompher des flammes.ELECTIONS MUNICIPALES.Les élections du village de Sara-guay dernièrement incorporé par la Législature de Québec, ont eu lieu ces jours derniers avec les résultats suivants: maire M.Hugh Paton; maire suppléant, M.G.L.Ogilvie; secrétaire-trésorier, M.E.S.Leme-surier; auditeur, M.H.M.Smith; solliciteurs, MM.Henneker et Johnson; évaluateurs, MM.R.Tate, P.Bélanger et P.Lecavalier; inspecteur des chemins, M.D.Goyer.ARRETE A TEMPS.Un Italien du nom de Joseph Co-netti, demeurant 28 rue Palm, a été arrêté hier soir, par les constables Fortin, Desroches et Roy, du poste No 28.Conetti se serait présenté au domicile de Camille Jean, 27 rue Sainte-Marie pointant un révolver sur Camillo et sa femme et proférant des menaces.Informé du fait, le lieutenant Collins du poste No 28 y envoya les agents qui arrêtèrent Conetti.Se voyant découvert, Conetti se précipita dans les cabinets pour y jeter son révolver, mais les agents ne lui en donnèrent pas le temps.Conetti a été écroué et comparaîtra ce matin devant le magistrat.ON RECHERCHE UN JEUNE ETUDIANT.Un étudiant du collège Loyola, Francis White, âgé de 13 ans, n’a pas été revu à la demeure de ses parents, 595 me de Lévis, uepuis vendredi dernier.La famille est dans la plus grande anxiété; les détectives ont été chargés de faire des recherches.Le jeune homme est Polonais, son nom de Woyltcovitz ayant été changé en White depuis que sa famille demeure au Canada.UN RECENT ENGAGEMENT ON RAPPORTE UNE VIOLENTE ALTERCATION ENTRE M.WEBSTER, DEPUTE DE BROCK-VILLE ET M.SAM HUGHES DANS LE BUREAU DE CE DERNIER.Le rhumatisme durant quatre hivers GUERI DE SCIATIQUE ET DE RHUMATISME MUSCULAIRE PAR “FRUIT-ACTIVES” HIDfilîTOWN, Ont., 21 mai, 1913.rhumatis- nos marins bretons.“Voyez, s’écriait-il, ces petits mousses qu’a chantés Botrel, fils des lits-cios sacrés; quelles lettres tendres ils écrivent à leur mère ou à leur aïeule; pêcheurs d’Islande ou de Terre-Neuve, ils envoient chaque soir une pensée de fidèle tendresse à la chère maison où leur femme veille en chantant auprès des berceaux; les mêmes, Bretons têtus s’obstinent dans les traditions du pays et poussent parfois la jalousie du clocher jusqu’à la plus farouche intransigeance; les mêmes,loups bretons, deviennent aussi indomptables sur la frontière qu’à l’abordage lorsque l’ennemi menace leur pays; les mêmes encore, dans la rafale glacée, lorsque parvient l’appel d’un navire en détresse, volent au secours du naufragé, et alors, qu’importe la pavillon, allemand, russe ou anglais, ils deviennent les sauveteurs héroïques d’Andierne et de 0.03 1-460.0$ i-a Lentilles rougeo.par •ac, 1b 0.05 0.06 Fève* Jaune», minot 2.00 2.10 Lentilles vertes,par sac, 1b 0.06 0.07 Pois verts, No 1, 1b 0.04 1-8 0.04 1-2 Pois cassés, le sac.0.03 1-4 0.03 1-2 Blé-d’Inde à soupe, Je sac., 0.00 2.49 (Service de 1« Presse Associée) Toronto, 23.— Sir Edmond Osler, a été attaqué près de l’église Saint-Paul, sur la rue Bloar, par une femme, bien mise, habillée en amazone.Elle l’a frappé avec force au visage et sur la tête, avec sa canne d’écuyère.Sir Osler croit avoir eu affaire à une démente et n’a pas tenu compte de l’incident.ON CROIT QU’IL A PERI.(Service de lu Presse Associée) Toronto, 23.— M.A.J.MacLean, agent, d’immeubles, de Manilla, n’a pas été revu à 1 hôtel King Edward, depuis lundi dernier.On suppose qu’il a péri, lors de la destruction, par le feu, de l’hôtel Woodbine.(De notre correspondant) Sherbrooke, 23 — Un bambin de 2 ans, fils de M.A.Jacques de Lime-ridge, a trouvé la mort dans des circonstances atroces vendredi dernier.Voulant mettre du papier dans le poêle, en l’absence do sa mère le feu a pris à ses vêtements et quand on accourut à ses cris, il n’était déjà plus qu’une torche vivante.Il a expiré peu de temps après dans d’atroces souffrances.La même paroisse a été douloureusement émue à la nouvelle d’un autre malheur arrivé vers le même temps.Mme Auguste Rolfe revenait do chez sa belle-sœur, Mme Henri Rolfe lorsque en passant près de la voie ferrée elle fut prise d’un étourdissement et tomba sur la neige.Quaifd on la retrouva clic était à moitié gelée et tous les efforts du médecin qui pratiqua la respiration artificielle furent I impuissants pour la ramener à la vie.ARRETEP0UR DETOURNEMENT (De notr» rorr&sDonffann Ottawa, 23 — W.J.Lowrie, ancien propriétaire du Russell, greffier de la municipalité de Russell en 1911, 12 et 13 et candidat malheureux contre M.Racine aux dernières élections provinciales, a été mis sous arrêt par ordre de M.E.J.Ménard, maire du canton de Russell, sous accusation de détournement de fonds.L’accusé a comparu samedi matin devant le magistrat Touchette qui a remis l’audition de la cause à mardi.M.Lowrie a été confié à la garde d’un Constable spécial en attendant son procès.Certains bous jaunes de Russell sont chagrins de voir que M.Lowrie a fourni par ses errements la contrepartie de l’affaire Eventurel.-4- Est paru:— "A BOUT PORTANT" de JNf>p.Tellier L'- vol.franco.27cts Québec, 23.— La Chambre de Commerce et le Conseil de Ville de Lévis sont en négociations avec une importante maison anglaise pour l’établissement d’un nouveau chantier maritime à Saint-Joseph de Lévis.M.A.Gravel, président de la Chambre da Commerce, et M.Bernier, aidé du Conseil, travaillent à la réussite du projet, qui a été approuvé par la Chambre de Commerce de Québec.t- TOMBOLA Le Cercle Frontenac No 172 dé l’Alliance Nationale organise une grande Tomb&la pour lundi soir le 23 courant à 8 hrs.15, ft la salle Gagnon, No 567 rue Demontigny Est, au profit du club sportif fondé parmi ses membres et portant le nom de Club Frontenac de l’Alliance Nationale.Inc.Tous les messieurs qui aimeraient à assister à cette soirée sont cordialement invités.De magnifique prix seront tirés au sort.Les personnes ayant des billets en vente devant faire leur rapport ce soir-là.CLUBS SUSPECTS Edmonton, Alb., 21.— Le procureur général de l’Alberta a suspendu pour un temps indéfini les licences de l’Opus Club, du Venice Club et du Creek Canadian Club, d’Edmonton, et celles du Moose Club et du Musicians Club de Calgary, à cause da prétendues contraventions aux règlements du département.Cette mesure a été provoquée par la récente agitation faite par quelques membres de ces clubs, Lesquels, prétend-on, se sont rendus suspects.Il y a quelques jours une descente de nuit faite à l’Opus Club par la police.-*-—— Un charretier, David F.a été sévèrement tancé, puis condamné à $10 d’amende par le Recorder, samedi, pour avoir brutalisé son cheval.PARAITRA DEMAIN French and English Frictions and Misunderstandings A few reflexions a propos of the Mayoralty Contest - BV - HENRI BOURASSA With Preface-Letters from Mr C.H.Cahan, K.C.and Mr J.C.Walsh Cette brochure, qui contient les articles anglais de M.Bourassa sur la question de race, avec deux articles inédits de MM.Cahan et Walsh, paraîtra demain, sur i24 pages, grand format.Elle sera en vente aux bureaux du “Devoir” et dans les principaux dépôts de journaux 5 SOUS L’EXEMPLAIRE PAR QUANTITES • 50 sous la douzaine, 25 exemplaires pour $1.00.Donner les commandes aux !;-.;reaux .du “Devoir”, PAR LA POSTE Deux sous l'exemplaire pour les frais de port.i 6 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI, 23 MARS 1914 VOL.V.— No.68 LA VIE SPORTIVE AU READOSCOPE DE MAISONNEUVE CE QU’.?iLD.1I LA GRANDE SEANCE D’APRES = DEMAIN LES BOXEURS GALLOIS.Décidément le Pays de Galles se distingue.Le nouveau champion d’Angleterre poids mouches Percy Joncs, de meme gue Jim Driscoll, que Lient Edwards, qui vient de battre Francis Charles, et enfin que le jeune Jimmy Wilde dont je viens de parler sont des Gallois.Freddie Welsh, Tom Thomas, étaient des Gallois eux aussi, sans compter Fred Dyer, le boxeur baryton, qui prétend au titre de champion d’Angleterre poids welters.Le Pays de Galles étaient déjà réputé pour scs joueurs de foot-ball et pour ses chanteurs.Au point de vue boxe, il est tout à fait hors pair.Le mérite en revient d’ailleurs à l’excellent Jim Driscoll qui, depuis qu’il a abandonné le ring, se consacre entièrement à former des jeunes champions.Llew Edwards et Percy Jones sont ses élèves et, on le voit, ils marchent sur les traces de leur maître.Mais d’ailleurs, Driscoll a-t-il bien définitivement abandonné les gants de quatre onces ?Serment de boxeur ! Je ne serais pas surpris si, en supposant que Paul TU ait battu Lewis, le sang de Driscoll ne faisant qu’un tour et si Vex-champion d’Angleterre poids plumes se décidait « son tour à venir jouer “les revenant”.Que diriez-vous d’un match de Ponthieu-Driscoll ?Je ne suis pas, mais quelque chose me dit qu'il aura lieu tôt ou tard.Léon SEE.Une double attradion pour nos sportsmen.— Raoul de Rouen va-t-il trouver son maître en Tom Jenkins, l’ex-champion du monde au genre libre ?— Eugène Tremblay renouvellera-t-il les exploits qui l’ont rendu si fameux?Il est rare de voir un lutteur con-1 quée par la venue de Tom Jenkins à LE FOOTING.Le footing est un sport tris at trayant, qui consister à partir le I pied gauche en avant, en comptant : “Un !”, puis Le pied droit, en comptant : “Deux !”, et ainsi de suite.Ce n’est, en somme, qu’un vieux passe-temps français, qu’on appelait la marche, et que les Anglais nous ont emprunté, comme ta soûle et la paume, pour nous le rendre transformé.Ce sport est très répandu dans l'année, en particulier dans l’infanterie, où il prend le nom de sal-four-bi (mot japonais qui signifie exercice).Pour bien marcher, il faut n’avoir rien de mieux à faire.Il faut également parler des chausettcs (ou des bas) enduites de suif.Il convient, en outre, de tenir les avant-bras en l'air, de serrer les poings, d'avancer la poitrine et de sucer un caillou rond.Les journaux donnent de précieux conseils à cet égard : aussi a-t-on remarqué que les lecteurs des grands quotidiens marchaient très facilement.La pratique du footing développe le sang-froid, les muscles des cuisses et le commerce des mastro-quets.Accompagné d’une alimentation légère, ce sport réussit très bien dans la cure des affections nerveuses ,* les médecins recommandent souvent aux neurasthéniques : footing et chocolat.L'abus de la marche peut mener loin, si l’on n'y prend pas garde.Il fait, en outre, venir des ampoules, don! la nécessité n’apparaît pas à première vue.On peut utiliser les ampoules pour l’éclairage électri-aue : si l’on préfère, on peut s’en débarrasser en les perçant à l'aide d une vrille, d’une épée ou d’une lance, préalablement aseptisée : on peut enfin les employer comme amortisseurs, en les gonflant o cinq kilos à l’aide d’une pompe à pneus ou d'un bouteille d'air.Les personnes qui s’ennuient en marchant n'ont qu’à emporter un journal pour se distraire ; mais elles doivent veiller à ne pas rencontrer un autobus : car elles seraient responsables des dégals qu’elles lui causeraient.Fernand BIDAULT.server aussi longtemps sa popularité qu’Eugfn- Tremblay.A la nouvelle endant plus de Sept ans, a lutté contre tout Venant partout ici comme aux Etats-Unis, sans éprouver un seul insuccès, allait rentrer dans l’arène pour s’attaquer aux meilleurs de sa Classe, toute la population sportive de notre ville s’est Émue; Tremblay va-t-il cette année reconquérir son titre de champion ?Quand se mesurera-t-il contre J.B.Paradis, qui t ient de se couvrir de gloire à Paris ?Eugène s’est-il bien préparé ?Autant d’hypothèses (pii vont bon train, autant de questions que l’on se pose.On sait, seulement à l’heure actuelle qu’Eugène va se mesurer après-demain 6lr contre un athlète de première force mais le nom de cet adversaire n’est pas encore révélé.Sera-ce Paradis, sera-ce un lutteur qui n’est jamais venu à Montréal 7 On n1' sait.D’autre part la curiosité publique est vivement pi- Montréal.C’est la première fois qu’on verra ici le fameux athlète américain qui pendant plus de cinq ans fut invincible, et qui ne fut ensuite d’ailleurs battu que par Hackens-hmidt et Frank Gotch, après des matchs très acharnés.Resté professeur, après sa défaite par Gotch, Tom Jenkins est considéré encore aujourd’hui comme un d s plus beaux et des plus Vigoureux athlètes des Etats-Unis.C’est à lut qu’a été confié le soin d’enseigner la lutte et la culture physique aux élèves de l’Ecole militaire de West Poiut.11 jouit d’une aussi grande, réputation comme professeur que comme athlète.Avec un panil homme Raoul de Rotim, en dépit de Sa force, herculéen-n ¦ et de toute son habileté, va avoir fort à faire.Le match sera des plus scientifiques et plaira aux plus difficiles on fait de eateh-as-eateh can.Il va sans dire que les deux matchs, qui se disputeront dans la même soirée, sent deux dans trois A fibir.JULES LÀENAERS ET NAPOLEON DUFRESNE SE BLESSENT AU COURS DES COMBATS DE SA MEDI DERNIER.— LES MEMBRES SE DECLARENT SATIS FAITS DES EXHIBITIONS DONNEES.LE VICTORIA CONSERVE LA COUPE ROSS LES EMMETTS DE QUEBEC ONT ETET BKANCHIS SAMEDI SOIR A L’AVENA PAR LES CHAM PIONS DE LA LIGUE DE LA CITE.— UN AUTRE DEFI.Les Victoria de la ligue do la Cité ont défendu la coupe Art Rosa, à 1'Arena, samedi soir, avec uir avantage marqué, contre les Emmett, champions amateurs de Québec.Comme on peut le Voir par le résultat.de la joute, les équipiers mont rial Ta ont eu la tâche facile.La partie a été.assez terne et exianple de tout incident notable.La première moitié de la joute a eu lieu d’après les règlements de la N.H.A.et l’on a suivi ceux de la ligue Interprovinciale durant la dernière partie.Immédiatement après la partie, les Victoria oitt reçu un “challenge” d LE CLUB QUEBEC EST DECLASSE PAR WANDERER LES JOUEURS DE DICKEY BOON ONT PRIS UNE ECLATANTE REVANCHE SUR LES QUEBECOIS EN TRIOMPHANT PAR 9 A 4, SAMEDI SOIR, A NEW-YORK.New-York, 22.- Le Wanderer était en excellente forme samedi soir et aussi il triompha du Québec par 9 à 4 dana une partie de la série à New-York.Le résultat de la partie précédente entre ces deux équipes avait été de 16 à 8 en faveur des joueurs Québécois, mais alors l’équipe de Dickey Boon n’avait pas le même gardien de buts et les services de Lehman du Vancouver furent très appréciés dans la ;oute de samedi soir Quoique le Québec ait été déclassé samedi soir ce dernier conserve encore une chance de gagner ia bourse offerte par les propriétaires du part- is.part de l’équipe du “Montreal [ no‘r Saint-Nichoîas.Ces deux équipes Light, Heat and Power" pour la dis-¦ se rencontreront de nauveau ce soir pute de la coupe Art.Ross.Ils ont t:* le^club victorieux recevra la plus accepté, mais on ne croit pas que le A LA PISTE DE CHARLESTON Voici les résultats des épreuves disputées samedi après-midi à la piste de Charleston : 1ère course.$300.chevaux de 2 ans, 4 furlongs 1-2 : I.Page White, 100.Nolan, 30 à 1, 10 à I, et 3 à 1; 2.Jesse, Jr., 102.Nicklaus, ô à 2, et 1 à 3; 3.Ti- tan, 100, Irwin, il à 1, et 1 â 2.Temps — .57.Alledo.Yellow Flower et Hapsuurg ont aussi couru.2ièmc course, $300, 0 furlongs : 1.Jezail, 95, Smyth.9 à 5, 4 à 5, rt 2 à 5; 2.FeOg, 105.Waldron, 5 ft 1, 2 à 1 ; 3.Malik, 95, McTag gart 5 à 1, 2 à 1 et (i à 5.Temps—1.18 3-5.Gagnant, Lady Rankin, Hugh Gray.Elma, Mike Cohen, Irish town.Fawn et Toison D’Or ont tiusri couru.Sième course.$300, Savannah handicap.3 ans et plus, 6 furlongs : 1.Amorct, Hanover, fi à 5, 1 à 2; E.Semiquaver, Bickvtt, 10 à 1, 7 à 1, et 3 à 1: 3.Billy Stuart, Murphy.B à 1, 2 à 1 et 4 à 5.Temps—1.18 1-5.Armor, Incision, Lord Wells et Tony W.ont aussi couru.défi soit sérieux.L’alignemem Victoria Law Ekors Patterson Mowatt.Chambers Watt Emmett Sullivan Redmond Quart Power Doyle Dinan Buts Points Couverts Centres Ailes d.Ailes g.Arbitres — Léo Dandurnnd et Riley Hern.Juges des buts: Ross et Dunn.SOMMAIRE Première période 1.Victoria — Mowatt .1.45 1 2.Victoria — Watt .5.30 : 3.Victoria — Chambers.3b 4.Vistoria — Mowatt .6.00 5.Victoria — Slater .5.00 Deuxième période 6.Victoria — Slater .1.20 7.Victoria — Chambers.1.30 8.Victoria — Chambers .03 Troisième période 9, Victoria — Darling .6.00 10.Victoria — Chamber 11.Victoria — Watt .grande part de la bourse.Les équipes s’alignaient comme Wanderer Lehman Ross S.Cleghorn Kendall Hyland O.Cleghorn O.Bradley Québec Moran Buts Mummery Points Crawford Couverts Smith Centres Malone Avant» Mariks Avants Prodgers Substituts West wick l « Jamais les amateurs de boxe à Montréal n’avaient assisté à une séance aussi intéressante et aussi bien conduite que celle organisée samedi dernier au Readoscope de Maisonneuve par le National Sporting Club.Si l’on tient compte des Commentaires faits au sortir de la salle il est facile de constater que tous les spectateurs furent des plus satisfaits et que i’assistaace aux séances hebdomadaires ne fera qu’augmenter.Quatre rencontres étaient inscrites au programme, mais une seule dura la limite.Le premier combat mit Kid Watson et Russell aux prises.Ce dernier obtint la décision de l’arbitre.Dans le deuxième engagement de la soirée, Rivest et Ryan se firent face dans une bataille de 6 rondes.Dans les deux premières rondes Rivest eut l’avantage, mais Ryan reprit le dessus dans la troisième et étendit son adversaire par terre à la quatrième ronde.La troisième bataille nous mit en présence de Kid Dufresne et Young Libbey dans une rencontre de 10 rondes Kid Dufresne s’étant disloqué le gras gauche, la victoire fut accordée ù Young Libbey, au milieu de la 2èrae ronde.Il est très malheureux que cet accident soit arrivé à Dufresne car nous prévoyions une belle bataille.Enfin Laenaers et Mike Farrell apparaissent dans l’arène pour se rencontrer dans une bataille de IG rondes.Les trois ou quatre premières reprises furent à l’avantage des (’eux baxeurs repectivement.Cependant Mike Farrell eut le dessus dans les rondes suivantes quoique Laenaers ripostât durement quelques fols.Enfin ce dentier s’étant démis le pr*ignet droit, la victoire fut accordée à Mike Farrell, à la neuvième ronde,après que Laenaers eut déclaré qu’il ne pouvait continuer le combat.Le public pouvait samedi soir se rendre compte du poids des combattants car une balance avait été placée près des journalistes qui vérifiaient le poids des boxeurs.Oette innovation a été bien vue des membres qui assistent aux séances de boxe au Readosc(.;e.M.Hubert, le gérant du cïub, annonça qu’il avait relevé la suspension de Gurley Hume après que celui-ci eut envoyé une lettre d’excuse.Nous le verrons bientôt contre un homme de valeur.La semaine prochaine nous aurons le plaisir et l’avantage d’assister à un rude combat entre le Belge Grundhoven et Fred McKay.SOMMAIRE Première période 1— Québec.2— Québec.j.3— Wanderer.4— Québec.5— Wanderer.6— Wanderer.7— Wanderer .Deuxième période 8— W’anderer.9— Wanderer.10— Québec.11— 'Wanderer.Troisième période 12— Wanderer.1.30 Résultat : Victoria, 11; Emun-tt.0.5.00 13—W’anderer.Arbitres T.Smith ¦T.Smith .Hyland .T.Smith .Hyland .Kendall .Hyland .Hyland .Hyland .Malone .Ross .Hyland .Kendall GEO.CARPENTIER PERD AUX POINTS CONTREJEANNETTE LE CHAMPION FRANÇAIS EST VAINCU PAR LE NEGRE DANS UN COMBAT DE QUINZE RONDES.— LE VAINQUEUR PESAIT 25 LIVRES DE PLUS QUE SON ADVERSAIRE.Oatman et Nicholls.RIGAUD VS desCHANGEMENTs SAINtLAMBERT *» ™4L() Devant une assistance peu nom brou- ____ re le Rigatid vient de terminer sa sal- I D ,, , _ ., , 1 Buffalo, 23.— Certains changements son de hockey au Victoria en battant 8e s0nt effectU6s dans le classement le Saint Lambert par un score de 6 à des joueurs qui prennent actuellement 5 part au tournoi du Bowiling Con La partie fut assec vite malgré le ,e cla8^raent lusqu.à date .Paris, 23 mars — Un combat de boxe a eu lieu samedi soir, à Luna Park, cuire Georges Curptnt’'T et Joe Jeannette, le poids lourd américain.Le champion français a été battu aux points, en 15 rondes.Cette rencontre marque définitivement l'entrée de notre champion national dans la catégorie des poids lourds, c’est-à-dire dans celle qui comporte le champion des chaminoDs.C’était une épreuve décisive qui était demandée à notre jeune et déjà glorieux combattant, mais une épreuve qu’il lui fallait subir avant qu’il , ftri permis d'L Voir (H lui le détintcur ; prochain du titre suprême.Cependant i la tâche était si difficile que certains ' la trouvaient avec raison exagérée et ; même impossible.On ne doit, en effet, point perdre de vite que Joë Jeannette est l’un des premiers pugilistes qui avait été désigné, avec Langford, comme prétendant au championnat du monde, et Carpenter „ dû lui rendre au moins 25 livres rie poids, la rencontre se faisant au poids de 187 livres.Jeannette eut l’avantage dès le début, mais Carpentier lui opposa Une défense très sérieuse.Le boxeur Américain plaça plusieurs coups qui .ffai-blirent Carpentier.L’arbitre accorda la décision à Jeannette parce qu’i! s’était montré plus agressif.mauvais état do la glace, et exempte de toute rudesse; mais malheureusement il faut citer avec peine le pur aceidetft qui arriva pendant la partie; A peine la partie, était-elle commencée que R.Champagne, du Ri-gaud, descendant A toute vitesse vint Miller-Ralstron, wen-Sucton, Même course.$400, handicap, 1 mil-., , , .en collision face a face avec M.oto- 3.Brynlimnh, 100, WcTaggart, 2 a Marie, du Saint-Lambert.Ste-Mnrie i, 9 à 1.0.2.Sleeth, 100, Murphy, 3 fut transporté immédiatement à l'hô-' I parent, se dispersent et disparaissent.Et, après un nombre de passages suffisant d’autos roulant à grande allure, toute la carapace de la chaussée s’écaille, s’éventre, laissant le sous-sol à nu et comme rongé par quelque chancre impitoyable et mystérieux.Quel remède?Supprimer la cause, la diminuer, la localiser?A ceci il ne faut guère songer*- L’auto est le progrès qui passe; le progrès dont nul humain, jamais, puissant ou humble ne sut entraver la marche.Non, ce n’est pas par ce côté qu’il faut aborder la question; c’est d’une autre façon qu’il faut la solutionner.Piisque le pneu use la route et qu’on ne peut supprimer ni le pneu, ni Vauto, c’est la route qu’il faut modifier, qu’il faut approprier à des usa ges nouveaux qui subsisteront et s’accroîtront, quoi qu’on dise et quoi qu’on fasse! Voici soixante ans que furent imaginés les modes de réfection actuellement usités.Voici soixante ans que fut trouvée la recette culinaire qui depuis lors resta en honneur: une sauce soigneusement triturée de sable, de silex cassé et d’eau, le tout inandu sur ia chaussée et tassé par le cyïi'.dra compresseur.Cette recette vieillotte a aujourd'hui fait son temps, et il faudrait la changer pour répondre aux besoins nouveaux.Il faudrait lui substituer le pavage, non pas le pavage tel qu’on le concevait au grand siècle, et dont les routes environnant Paris nou-s donnent d’assez piteux échantillons, mais le pavage par petits blocs de grès po: ses de champ sur un lit, préalablement égalisé, formé de béton.Au pavage tel que le comprirent nos ancêtres, un' seul reproche peut être fait: les cahots insupportables qu'il engendre, par suite de l'enfonce, ment inégal d’un certain nombre de pavés.Cet enfoncement disparaît du moment que le sous-sol est résistant, du moment qu’à l’humus meuble est substituée une couche inattaquable de béton dont la conservation est indéfinie.Cette sortie do dallage donne aux véhicules rapides un roulement d’une incomparable douceur et résiste à toutes les fatigues, qu’elles soient provoquées par les pneumatiques ou par les jantes d’acier des lourds chariots.Sa conservation étant indéfinie, son prix (.Ventre fi on est nul.Il n’a qu’un inconvénient, un gros, i! faut le reconnaître: son prix id’étiablissemeMI sénsD b'ement supérieur à celui du macadam usuel.Ce sera là, évidemment, un sérieux obstacle à sa généralisation.La verrons, nous quelque jour?Espérons-le.Mais n’y comptons guère! Comte MORTIER-M A IG RET.Pâques à New-York C’est sur la Cinquième Avenue que l’on voit au temps de Pâques, {’étalage le plus élégant de modes du continent américain.Demeurez à un bloc de ce centre exclusif, à une portée de pierre des meilleurs magasins et des principaux théâtres.Il n’y a pas de plus grandes commodités pour les Canadiens dans la cité de New-York qu’à 1' HOTEL MARTINIQUE " La Maison de Taylor ” BROADWAY, AUX 32*™ et 33*me RUES.CHARLES LEIGH TAYLOR, Président.WALTER S.GILSON, V.-Pré* WALTER CHANDLER, JR., Gérant.Nous prenons un soin tout particulier des visiteurs canadiens, échangeons leur monnaie et donnons gratuitement aux dames des compagnes de soirées ou de sortie.Nous avons trois magnifiques restaurants où se donnent des repas à table d’hôte, et à la carte aux prix les plus raisonnables, des chambres agréables avec bains pour $2.50 par jour, de l’excellente musique et tout ce qui peut satisfaire les clients les plus exigeants.On peut obtenir des brochures et réserver ses places par l’entremise de nos agents canadiens de publicité.SELLS LIMITED Édifice Shaughnessy MONTRÉAL LES ECOLES BILINGUES M.Z.MAGEAU, DEPUTE DE STURGEON FALLS, DEMANDE LA PRODUCTION DES DOCUMENTS ET DE LA CORRESPONDANCE CONCERN ANT L’APPLICATION DU REGLEMENT No 17.(Spécial au “Devoir”) Toronto, 23 — A la séance de la législature o11 tar>cijeudi prochain, M.Z.Mageau, aéputé de bUirgvon.Falls, domatuiera qu’ordre soit uonné par la Chambre pour la production des documents suivants : lo.Copie de toute correspondance durant les mois de novembre et décembre 1913, entre le ministre de l’Education, ou toute personne autorisée par lui, et Henri Saint-Jacques, qui était à cette époque inspecteur des écoles bilingues.2o.— Le nombre d’écoles bilingues qui se sont ci nlormêcs au Règlement 17 passé en 1913.3o.— Le nombre d'écoles bilingues qui ne sont pas conformées à ce règlement.4/0- — Nombre et noms des écoles bilingues qui ont reçu des octrois en vertu de la Loi des Ecoles Publiques, et le montant do chacun do ces octrois.5o.— Copie de tous les rapports, s’il >n existe, présentés par l’inspecteur Cn ( bel des Ecoles Publiques et Séparées en 1913, relativement a11 Règlement 17.et copie de tous les rapports faits par les inspecteurs dos Divisions, concernant le Réglement 17.6o.— Copie de tous les rapports conjoints, s’il en existe, présentés pat l’un ou l’autre des inspecteurs, concernant le Règlement 17.To.— Copie de toute correspondance échangée entre le Ministtre d” l’Education, ou toute personne autorisée par lui ou toute autre personne, en 1918.ayant trait à la façon dont le Règlement 17 a été observé par les instituteurs, les Inspecteurs- et autres personnes pour lesquelles il s'applique.8o.— Copie de toute correspondance échangée entre le Ministre de TE-dueaiion, ou toute autre personne autorisée par lui et toute autre personne en 1913, contenant des plamtes re-lativenvnt aux èifnuis ou à l’injustice lu Règlement 17, ou dr‘g demandes Dour son abolition ou son amendement.CONCERT Hôtel Ritz-Carlton !* MARS Chorale P lamondon - Michot On se servira du célèbre PIANO-KNABE fourni par Willis& Cie., Lté e 580 rue Sainte-Catherine Ouest ANGLE DRU V.MOND CANADIAN.PACIFIC TAUX REDUITS Jusqu'au 15 avril Vancouver, Victoria, Seattle, Portland, etc.$52.95 San Francisco et Los ange le s, via Chicago .$54.00 BUREAUX DES BILLETS: 141-143.St-Jacquvs - Tel.Boll.Main8125 Hotel Windsor.Gares Place Viger et de la Rue Windsor n m LA ROUTE A DOUBLE VOIE MONTREAL ET TORONTO Quatre trains par jour Equipement de premier ordre.Wagon-club à compartiment sur le train de 10.30 p.m.V RE AUX DES BILLETS DE LA VILLE 122 rue St-Jacques, coin St-François-Xavier.Tel.Main 6905 Hôtel Windsor.Tel.Uptown 1187, ou Gare Bonaventure, Main 8229 Au cours de l'année 1913, la United Stales Steel Corporation a distribué la somme de $207.206,176 en salaires à ses employés.Lu moyenne annuelle des gages a été de $905 par employé.Dans les douze années de s< n existence, la liste de paie de cette corporation a presque doublé.La moyenne des salaires payés en 1912 était de $717.CASTRO A TRINIDAD Port d’Esipugne, Trinidad, 21 — Le général Cipriano Castro, ancien dictateur du Venezuela, dont on ignorait depuis plusieurs mois ce qu'il était devenu, a été découvert ici la nuit dernière.Des détectives firent, à la fin de la soirée, une descente dans un hôtel habité presque exclusivement par des Vénézuéliens et y trouvèrent 40,000 paquets d'ammunitlons et quelques revolvers.La police, encouragée par ce succès, poursuivit scs investigations, et, dans la maison habitée depuis plusieurs mois pur le général Car-melo Castro, frère de l’ex-président, où elle pénétra munie d’un mandat de recherche, elle trouva un revolver et quelques halles.Dans la dernière pièce où elle pénétra, la police découvrit le général Cipriano Castro lui-même.L’ancien dictateur était très indigné des mesures prises pour le dé rouvrir et il dénonça les méthodes de la police.On dit (pie sir George Lehunlc, le gouverneur, a envoyé par câblogramme, du Foreign Office, des instructions ronrernant ce que l’on doit faire de la personne de Castro.Une foule très dense s’étnit massée devant la maison où la police a découvert Castro, rt In police n’a pu qu’à grand’peinc la disperser.TOURNOI NATIONAL AMATEUR DE BILLARD New-York, 23.— M.Edward W.Gardner de cette ville a gagné la tournoi national amateur de billard, au cadre de 18.2, en triomphant de Moins D.Brown, de Brooklyn.Voie! les scores de samedi soir Gardner, 400 ; moyenne : 646-59 ; séries, 55, 34 et 29.Brown, 386 ; moyerne, 638-58 ; sêriee, 56, 45 et 35.DOMINION 'i SPRINGHILL ( .- Charbon bitumineux, à va- ____ peur et à gaz BUREAU GENERAL DES VENTES 1U Rue Saint-Jacques.Montréal.PROVINCE DE QUEBEC, district dr Montréal Eour Supérieure No.f'I- yl';'" Murphy, demandeur, vs.Art.Brunet.d de chemin' de fer.On le mit à bord du train.Soit qu’on l’eut enivré ou qu’il se fut enivré lui-KiEme, il ne débarqua ‘Pas au bon endroit.Arrivé au chantier de Morel, il débarqua et se mit à travailler pour ee dernier qui ne l’aVait jamais engagé.Son nom était inscrit sur le livre du commis, mais gnns aucune indication.Voici à ce sujet la déclaration de M.Morel: “Le défunt travaillait pour moi, mais il n’avait jamais été engagé ni par moi ni pour moi”.C’est pourquoi le juge Green shields a débouté l’action de la demanderesse.La Cour de Révision vient de confirmer le jugement de la Cour Supérieure en déboutant l’action de $290 de dommages intérêts que réclamait M.W.C.Hotte pour te mort d’un de ses porcs survenu dai s l’un des wagons de la compagnie.M.Hotte allégua’! que cette mort était due au retard de quatre heures survenu au train par un" journée île chaleur intense.Le juge Lafontaine siégeant en Cour Supérieure a rendu jugement ce matin dan® la cause Joseph Campeau vs Arthur Demers, condamnent le défendeur à $255 de domrra-res nour voies 'te fait» simples à Verdun le 25 imite! 1913.Joseph Campeau réclamait $500.POUR LA FRANCE La Révérende Mère Arsène-Marie, provinciale des Soeurs de la Sagesse, partira cette semaine pour New-York, où elle s’embarquera pour la France.Elle se rend à Saint-Laurent-sur-Sèvre (Vendée) pour assister au chapitre des provinciales de la congrégation.Trois religieuses l’accompagnent.Avant de partir, Mère Arsène-Marie a nommé la Rvde Soeur Saint-Méioire, supérieure de sa communauté du Juniorat de Papineauville.FAITES FAIRE VOS IMPRESSIONS Vous obtiendrez toujours satisfaction en donnant vos com-mandes à notre bureau.:: :: :: Nous sommes outillés pour tous les genres de travaux.:: :: Demandez nos prix avant de donner vos commandes ailleurs.:: :: :: AU DEVOIR TELEPHONE MAIN 7461 71a RUE ST-JACQUES ANCIENNE TRIBU RETROUVEE (Service de la Presse Associée) Philadelphie, 23.— Le professeur Spelk, de l’Université de Pennsylvai-nie, prépare en ce moment une étude sur une tribu de sauvages oubliée pendant 187 ans et qu’il vient de retrouver dans un voyage au Canada.La tribu est connue sous le nom de Wanec.oks, une dès plus puissantes de la Nouvelle-Angleterre.Il n’en reste maintenant que cinq familles.Le guide qui conduisait le professeur Speek dans sas recherches en pays sauvage, lui paria d’un peuple appelé “Walinkiak” et qui habitait je long de la rivière Bécancour, près de Pierreville- La professeur visita la tribu et v rencontra un nommé Nep- tune qui, seul, parlait le vrai idiome de La race.L’histoire du massacre de Nonidgewock racontée par Neptune, diffère complètement de la version historique.D’après ce dernier, lorsque le général Lovel! arriva près de Nonidge-week, il envoya coin me délégué aux Indiens, le Père Rasle, qui les convoqua en assemblée pour le jour suivant.Mais à peine éiaient-i:s réunis dans l’égiise que les Anglais survinrent et y mirent le feu.Croyant.qu’ils avaient été trahis par le Père Rasle, l’un des sauvage fit feu sur lui et le tua.Ce Journal est imprimé au Ne 71a, rue Gain*-Jacques, à Montréal, par “La Publicité” (à responsabilité Limitée).Henri Bourassa.directeutr-gé* rant.FEUILLETON - DU - •DEVOIR» tfun d( FEUILLE- ON - DU "DEVOIR» PAR /c ft o Z) Jeanne de Coulomb 32 Où voulez-vous qu'on mette tes officiers fl ce n’est aupavîllon.MlleSabine sera bien forcée alors de déménager, tandis que monsieur serait resté; nous aurions installé deux lits dans la salte à manger.J’ai voulu glisser cette idée à Mme la marquise.Tout de suite, elle m’a interrompu: “Cette affaire ne regarde que moi.Je vous Indemniserai.Vous pouvez être tran quille.” Elle était pâle, ses lèvres tremblaient!.Je n’ai pas insisté, car je n’aime pas à la voir comme ça! Ça me rappelle trop l’état dans lequel elle était après la mort de son pauvre fils.,.Mais ça m'ennuie bien à cause do monsieur qui est si aimable! Martinou pleurait presque.—Voyons, calmez-vous, lui dit Yves avec bonté, je ne me blesserai pas du procédé de Mme de Cantelou-be.J’irai même lui faire visite, et, qui sait?peut-être les choses s’arrangeront-elles.—Monsieur, si j'ai un conseil à vous donner, ne demandez pas une audience.Si Mme la marquise est dang ses lunes, elle serait capable de vous la refuser.Faites-vous simplement annoncer par Francille.Elle seca prise au dépourvu et n’osera pas vous mettre à la porte.—Merci du conseil, Martinou.J’en profiterai! Avant cette entrevue décisive, Yves voulut monter au presbytère.L’abbé Lacombe connaissait Aliette depuis enfance.Mieux que quiconque, il conseillerait le prétendant.—M.Armor, s’écria-t-il, voici bien longtemps qu’on ne vous a aperçu!.Un peu plus et vous ne me trouviez tas.Le docteur se montre inflexi-ile.Il m’envoie à Cauterets pour toigner ma bronchite de l’hiver der-der., .Je pars ce soir.Et cela m’ennuie bien de laisser double mi-tistère à mon confrère de la paroisse voisine.Et puis, en l’absence du pas-eur, on a toujours peur que les brebis ne s'égarent.Mais assez parler de mes affaires.Racontez-moi te que vous avez fait pendant cette longue retraite.—J’ai travaillé, monsieur le Curé, puis, sans que j'y songe, mon coeur s’est pris.Le vieux prêtre devint sérieux.—Pas aux Girouettes?au moins! interrogea-t-il, de l’anxiété dans le ton.—Non, monsieur le Curé, pas aux Girouettes! —Je vous en félicite! Ces dames ont beau venir à la messe depuis deux dimanches, j’ai peur que ce zèle nouveau n'ait des mobiles bien humains.Il leur faudra quelque temps pour devenir de vraies chrétiennes! —Monsieur le Curé, mon coeur n’a pas été loin.Dès le premier jour de notre rencontre, Mlle de Cante-loube m’a conquis.—Ah! mon cher ami.que c'est bien à vous de vous montrer désintéressé! vous ne pouviez faire un meilleur choix! L’avenir de cette petite Aliette que j’ai baptisée, à qui j’ai fait faire sa première communion, me 'préoccupait fort! Que de fois j’en ai J parié au bon Dieu! C’est Lui qui vous a placé sur le chemin de cette enfant.Vous êtes faits l’un pour l’autre!.Elle mérite tant de connaître le bonheur! Sa vie est si triste auprès de cette mère qui refuse toutes les consolations, qui, comme la Niobé antique, s’est pétrifiée dans sa douleur.Sans la rosée divine que cette jeune âme reçoit chaque matin, il y a longtemps qu'elle se serait flétrie à un pareil contact.Mais chaque jour, comme une fleur, elle se redresse plus fraîche, plus parfumée encore.L’abbé Ijacombe s'interrompit: sa vieille servante venait de paraître dans le cloître.—Monsieur le Curé, il y a là un homme qui vous demande pour sa femme qui est malade, très loin, au hameau, des Fougères.Il dit que c’est pressé!.Ces gens-là, ça ne songe à se confesser qu’au moment de passer l’arme à gauche, et ça ne se préoccupe pas alors s’il y a un pied de neige ou un soleil à tuer un boeuf, comme aujourd'hui.Non, vite, vite, il faut partir.Ah! c'est moi qui les ferais attendre tous ces impies qui ne vont pas seulement à la messe, le dimanche, et qui prétendent entrer au Paradis par la grande porte! Le bon pasteur n'écoutait plus sa grognonne servante.11 ne songeait qu’à courir à la recherche de la brebis égarée pour la ramener au ber- j cail.Yves prit congé.Mais, lorsqu’il fut au bas de la côte, il se frappa le front.—Je n’ai pas avoué le plus important! s’écria-t-il, mon véritable nom! Tant pis!.Je vais tout de même essayer de monter à l’assaut, comme Bijou lorsqu’il escalade le donjon.Francille, avertie par son mari, guettait te visiteur.Tout de suite, elle l’introduisit dans le corps de logis encore debout que, pompeusement, son mari et elle appelaient le château.Un peu troublée de son audace, elle annonça: —Madame la marquise, c’est M.Armor qui désirerait vous parler.—Mais vous savez bien que.La marquise s’interrompit en apercevant le jeune enseigne et elle devint livide: —Monsieur, balbutia-t eile, il était inutile de vous déranger.Ma lettre suffisait.—Je ne l’ai pas jugé ainsi, madame.Elle m’a si douloureusement surpris que je suis venu vous demander si l’arrivée de Mlle Sabine n'était pas un prétexte voilant une raison plus grave.Mme de Canteloube était restée assise.Il y avait de la colère dans ses yeux d'acier, une colère contenue, mais que l’on devinait pouvoir devenir terrible si elle s’épanchait au de hors.—Monsieur, jeta-t-elle les dents serrées, si j’ai eu des raisons particulières, vous n’avez pas à les connaître.Qu’il vous suffise de savoir que je ne puis plus vous garder chez moi.—Je crains, madame, que votre résolution n’ait été provoquée par des bavardages, comme il en court dans les petits endroits.—Je ne vous répondrai pas, monsieur.Et cela par égard pour vous.Vous m’aviez plu, je l'avoue.Et puis vous étiez de l’âge qu'avait mon fils quand j’ai eu la douleur de le perdre.Cela m'intéressait.Mais, à présent, je ne veux plus vous voir.On sentait qu’elle se contenait à grand'peine.L’expression de son visage amaigri était effrayante.—Si vous ne me répondez pas.madame, reprit Yves, me permettrez-vous au moins de parler.—Faites vite alors.Cet entretien m’est affreusement pénible.J’aurais voulu l’éviter.—-Madame, on vous a peut-être in sinué qu’il était imprudent d’héber-ger un jeune homme au château.Vous avez une fille.Elle secoua la tète superbement.—Ma fille n'est pas en question.,.—Eh bien! moi madame, je vous demanderai la permission de mêler le nom de Mlle de Canteloube à cet entretien.Je n'ai pu la voir sans.Yves «’arrêta court et machinalement recula.La marquise avait presque bondi hors de son fauteuil.—N’achevez pas, siffla-t-elle d’une voix haletante.Je refuse d’en enten dre davantage.—Pourtant, madame, je désire aller jusqu’au bout: j’aime Mlle de Canteloube et j’ai l’honneur de vous demander sa main.Mais avant il ! me faut.v Il n acheva pas: la marquise le j toisait, de la haine et du mépris dans j les yeux.| —Avant, laissa-t-elle tomber, lentement, vous voulez m’avouer ce que je sais déjà, que vous êtes le frère du lieutenant Christian d’Arbellec.-—Oui, madame., —Pourquoi vous êtes-vous introduit chez moi sous un nom d’emprunt?—Tout simplement, madame, pour savoir quelles raisons graves avaient pu déterminer mon frère à partir 1 pour le Soudan, à une heure où nous croyions au contraire qu'il songeait au mariage.—Et ces raisons, les avez-vous découvertes?Elle n'était plus pâle, elle était couleur de cendre, comme une moribonde, déjà touchée par la décomposition dernière.—Je le crois, madame.(Â suivre) 12 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI, 23 MARS 1914 VOL.V.—No.68 TEMPÉRATURE Bulletin d’après le thermomètre de Hearn et Harison, 35 rue Notre-Dame Est.R.de Mesle, gérant.Aujourd'hui maximum.SI Même date l’an dernier.Aujourd’hui minimum .• .• 1 Même d»te !-*n dernier.2« BAROMETRE êh.matin, 3#.#»: Il h.matin, aidi, 29.95.DEMAIN Beau et frais.MARDI, 24 MARS Saint-Timothé martyr.Lever du soleil 5 heures 57.Coucher du soleil : 6 heures 18.Lever de la lune : 5 heures 15.Coucher de la lune : 4 heures 24.M.STEPHENS VEUT RENCONTRER M.MARTIN Où Acheter Demain UN ROMANPAR MOIS On peut se procurer un exemplaire de notre second roman mensuel, Le docteur Quentin, en présentant à nos bureaux les six coupons plus 3 sous, ou bien en nous faisant parvenir par la poste la série des bons jîlus G sous.Nous tenons à la disposition de nos lecteurs et abonnés quelques exemplaires de notre premier roman mensuel, la Force de Vaincre, et de nos quatre romans hors-série, qu’ils peuvent se procurer aux mêmes conditions.ARCHEVEQUE DECORE Mgr Basile Ilajjar, archevêque de Sidon, Syrie, a été créé, le 11 février dernier, chevalier de la Legion d’honneur.Sa Grandeur fut décorée par le commandant du croiseur français “Letouche-Tréville”, à bord du vaisseau, en présence de G00 officiers de marine et de toute la population.Cette nouvelle nous a été commu: niquée par le détective Lajoie, qui profite de l’occasion pour rappeler aux âmes charitables que toutes les offrandes pour venir en aide à la mission de Mgr Hajjar sont acceptées avec plaisir.UNECONFERENCE MONTREAL ET MAISONNEUVE TRAVAILLENT AU REGLEMENT DE PLUSIEURS QUESTIONS QUI LES INTERESSENT TOUS LES DEUX.LE CABINET FRANÇAIS CEST L’OPINION GENERALE QU’IL NE SURVIVRA PAS AUX REVELATIONS QUI SERONT FAITES A L’EXQUETE RO -CHETTE., SMEi/iS» àQ- L’AFFAIRE CAILLAUX.LES ESPRITS SE CALMENT LES DECLARATIONS DE M.ASQUITH SUR LE MOUVEMENT DES TROUPES EN ULSTER RASSURENT LE PUBLIC.— LES UNIONISTES SE PREPARENT.COMMENTAIRES MM.A.Michaud, maire de Maisonneuve, l’échevin O.Dufresne et L.J- S.Morin, avocat de cette ville, ont discuté avec les commissaires ce matin plusieurs questions affectant les relations des deux municipalités.La Ville de Montréal a acheté dans Hochelaga wi parc borné par les rues Hochelaga au Sud, Nicolet, à l’Ouest, Eherbrooke, au Nord et la limite de Maisonneuve, à l’Est.Or cette dernière borne est la ruelle des maisons de la rue Bourbonnière.Les commissaires demandent à Maisonneuve d’exproprier ces maisons pour que le parc soit borné par une rue, au lieu de l’être par des hangars.L’autre question est relative à la •ue Boyce.Cette rue est la continuation en ligne droite de la rue Sherbrooke et elle descend le coteau en diagonale.Il s’agit d’obtenir de Maisonneuve qu’elle donne à la partie de »a rue Boyce qui lui appartient une 'pente douce qui détruira la chute de la rue en bas du talus.(Service de la Presse Associée) Paris, 23.— Dans les cercles politiques les rumeurs vont plus que jamais leur train que le cabinet actuel de la France n’en a pas pour longtemps à vivre.D’après les! mieux informés, il ne pourrait résister aux révélations qui ont accompagné l’enquête sur le procès d’Henri Rochette, disparu de la France après s’être approprié plusieurs millions de l’épargne française.Dans les couloirs de la Chambre des députés et du Sénat, on dit que M.Albert Lebrun, ministre des Colonies; M.René Viviani, ministre de l’Instruction Publique, et M.André Maginot, sous-secrétaire au ministère de la Guerre, donneront sous peu leur démission.Tout le monde s’accorde à dire que si le gouvernement ne tombe pas, c’est que l’opposition n’est pas friande de provoquer la formation d’un autre cabinet avant les élections qui auront lieu en avril prochain.„ _ , M.Joseph Caillaux, ancien minis-1 servir ou à résigner, on les a portes, tre des Finances, a demandé de ; croit-on, à donner leur démission, comparaître devant le comité d’en- j Sir Arthur Paget a toujours pris quête de la Chambre des députés, au sérieux la menace des officiers Il a affirmé que ni directement, ni de refuser de servir en Ulster.On indirectement il n’avait requis M.croit qu’il a fait suivre l’avertisse-Maurice Bernard, l’avocat de Ro- ment public qu’il leur a donné chette, de remettre le procès.“Je d’une injonction particulière à l’ef-vous donne ma parole d’honneur, fet que leur démission ne serait pas ajoute M.Caillaux, que je n’ai rien acceptée de bonne grâce par le War fait de plus que de transmettre à Office.Sir Arthur Paget, le briga-M.Ernest Monis, le premier minis- dier général Hubert Gough, cornice, la demande des avocats de Ro- mandant de la brigade de cavalerie chette, à savoir que le gouvernement f, Curragh, et les autres officiers c’/vrwnncnmii à in remise du nrooès.” attachés aux garnisons irlandaises, sont arrivés à Londres, ce matin, et (Service de la Presse Associée) Londres, 23 — La déclaration du premier ministre au sujet du mouvement des troupes dans l’Ulster a ramené un état d’esprit beaucoup plus rassurant.On conclut généralement des remarques de M.Asquith que les intentions du gouvernement au sujet des officiers de l’armée qui ne désirent pas combattre contre les orangistes avaient été mal interprétées.Le public aujourd’hui a attendu avec calme dans toutes les parties du Royaume-Uni les explications du cabinet à la Chambre des Communes où la controverse irlandaise est maintenant transportée.En certains quartiers on inclinait à croire que le général sir Arthur Paget, commandant en Irlande, avait exagéré dans une grande mesure la gravité des interprétations des données aux enquêtes faites par le gouvernement sur les sentiments des officiers des garnisons irlandaises.En présentant à ces officiers un ultimatum leur enjoignant d’avoir à BREF DE PROHIBITION M.J.A.THERRIEN DEMANDE AU TRIBUNAL D’EMPECHER LA PUBLICATION DU RAPPORT DE L’ENQUETE MERCIER SUR LES LES EXPROPRIATIONS EN DELIBERE M.MARTIN N’A PAS PEUR M.STEPHENS PROPOSERA A SON ADVERSAIRE DE L’ALLER RENCONTRER DANS SAINTE-MARIE MEME S’IL LE VEUT.— LE DEFI EST RELEVE.(Enre
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