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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 4 juillet 1914
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1914-07-04, Collections de BAnQ.

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VOLUME V—No 155 MONTREAL, SAMEDI 4 JUILLET, 1914 UN SOU LE NUMERO I ABONNEMENTS : Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.$3.00 UNION POSTALE.$6.00 Edition Hebdomadaire : CANADA.$1.00 ETATS-UNIS.$1.50 UNION POSTALE.$2.00 Réda&ion et Administration : ; 43 RUE SAINT-VINCENT month.ka.i4 TELEPHONES : ADMINISTRATION: Main 7461 RÉDACTION ; - Main 746Q Diredteur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! LE “NEWS” ET LA QUESTION BILINGUE Il faut une certaine do.>e de mauvaise foi ou de crétinisme pour attribuer l’élection de M.Evanturel à l’oeuvre de la Société d’Education d’Ontario.C’est le cas du News, de Toronto, l’un des plus pervers parmi les ennemis de l’école bilingue.“11 est plus que probable, dit-il, que nous devons remercier les agitateurs de l’Association d’Education du sénateur Belcourt pour l’élection de M.Evanturel.Les hommes d’Etat flamboyants de cette organisation ont pratiquement forcé les Canadiens-français de la province à voter contre le gouvernement.” Forcé, non; ils leur ont simplement indiqué leur devoir.Ceux qui les ont forcés de voter contre le gouvernement, ce sont les fanatiques convaincus ou les farceurs qui jouent au fanatisme dans un but électoral.En tout cas, nos compatriotes ont bien fait de voter en masse contre leurs persécuteurs et nous espérons qu’ils vont se grouper davantage à l’avenir.C’est encore trop qu’ils aient élu un partisan du gouvernement dans le Nipissing ou contribué à en faire élire un seul partout où ils auraient pu, en faisant bloc, assurer sa défaite.Ils ont fait de la bonne besogne, lundi dernier, mais leur cause serait plus avancée encore s’ils avaient montré qu’ils peuvent décider du résultat dans une quinzaine de comtés.Seulement, en quoi leur attitude générale sur la question bilingue rend-elle l’Association d’Education responsable de la réélection de M.Evanturel ?La lutte dans Prescotf s’est faite entre trois candidats: M.Pharand, conservateur, M.Sénécal, libéral officiel, et M.Evanturel.Nous ne connaissons pas le nombre de voix recueillies par M.Pharand; nous espérons qu’il a été très faible.Mais il est évident que le gros des suffrages s’est partagé entre M.Sénécal et M.Evanturel.Pourquoi?L’Association d’Education est-elle intervenue en sa faveur?Non.Elle l’a au contraire combattu de toutes ses forces, avant et durant les élections.Dès la production des pièces accusant M.Evanturel, presque tous ceux qui s’occupent de la défense de l’école bilingue dans l’Ontario ont dénoncé le malheureux dont la conduite jetait le discrédit sur les siens en un moment où ils avaient besoin de tout leur prestige, et dès le premier indice de succès pour M.Evanturel, ils sont accourus pour tâcher de conjurer le danger.Us n’ont pas réussi et cela est trop regrettable; mais ils ont prouvé qu’ils n’entendaient pas couvrir la corruption de patriotisme.Du reste, l’éelctorat de Prescott pouvait écraser M.Evanturel sans s’isoler du courant de protestation créé par l’Association d’Education: la candidature de M.Sénécal lui donnait l’occasion de satisfaire à l’honneur et au devoir.Pourquoi ne l’a-t-il pas fait?M.Asselin nous l’a dit dans l’entrevue que nous avons publiée mardi.Les électeurs de Prescott ont malheureusement imité l’exemple des parlementaires qui, par sympathie personnelle, par pitié ou par intérêt, blanchissent un collègue qu’ils savent coupable.Personne ne songe à tenir une association absolument indépendante des partis responsable de la faute de ceux-ci; il n’y a pas plus de raison pour attribuer à l’Association d’Education de l’Ontario la déplorable réélection de M.Evanturel.Personne n’y a songé non plus, excepté le News, et c’est en quoi il trahit sa perversité.Tout le temps de la lutte, en effet, le News s’est appliqué à convaincre ses gens que les Canadiens-français n’avaient aucune raison de réclamer parce que personne ne voulait qu’on touchât au français; maintenant il voudrait déprécier la cause des nôtres dans l’esprit de ses lecteurs en montrant les organisateurs de la défense bilingue prêts à approuver toutes les saletés pour réussir.Et on le croira peut-être en certains milieux comme on a cru les maniaques de l’oran-gisme qui accusaient les évêques d’avoir étouffé l’enquête Mousseau_ Jean DUMONT.LE ROLE SOCIAL DELÂLÎGÜE DEMOCRATIQUE BELGE (Pour le Devoir) Dès son premier congrès tenu en 1802, la Ligue démocratique se prononça sans hésiter pour la fondation de syndicats exclusivement composés d’ouvriers.Les groupements ouvriers et patronaux chercheront à s’entendre tout en s’occupant, chacun de leur côté, de leurs intérêts professionnels.Cette conception du syndicat fut mal accueillie par les partisans des syndicats mixtes.Aujourd’hui elle est, en principe, acceptée par tout le monde.Dès 1892, se manifeste l’intention bien affirmée de se défendre contre ceux qui s’opposeraient au développement des unions ouvrières.Le congrès émet, en effet, le voeu que la loi frappe d’amende le patron qui interdirait à ses ouvriers de faire partie d’unions professionnelles jouissant de la personnification civile.En 1893, se constituent les premières fédérations d'unions.En 1896, les évêques réunis à Malines arrêtent un programme d’action sociale qui est la confirmation des idées de la ligue.En 1901, au congrès de Bruges, apparaît le P.Rutten, docteur en sciences sociales; le P.Rutten avait voulu étudier de près la situation économique et morale des ouvriers charbonniers; endossant les habits du mineur il avait vécu de sa vie, travaillant à ses côtés, partageant ses privations et se mettant ainsi à même de revendiquer pour lui en connaissance de cause les droits et la protection légale dont il avait besoin.En 1901, donc, le P.Rutten présenta un rapport sur la situation des unions professionnelles et depuis ce temps, chaque année, c’est à lui que revient la charge de rendre compte des progrès de ces unions.Il est, nous l’avons dit précédemment, directeur du secrétariat général des unions professionnelles chrétiennes.Son premier rapport < 1901) signalait 62 syndicats avec ensemble 11,000 membres.En 1913, c’est 1,315 syndicats que l’on compte avec 102,177 membres.Quand on songe que ces progrès sont dûs surtout au travail incessant et énergique du P.Rutten, on comprend l’admiration que provoque son oeuvre et la sympathie qui entoure cette grande figure d’apôtre moderne.Entouré de nombreux collaborateurs, presque tous anciens ouvriers, il dirige une magnifique efflorescence d’oeuvres sociales qui amènent de plus en plus les ouvriers à donner leur confiance aux hommes dévoués qui dirigent et modèrent leur marche vers les succès de leurs légitimes revendications.Pour cette oeuvre 50,000 frs sont indispensables chaque année et c’est encore le P.Rutten qui les lui fournit, se faisant mendiant volontaire et ne se reposant que lorsque la somme est recueillie.LES SEMAINES SOCIALES Signalons ici une heureuse initiative prise par la ligne démocratique et le secrétariat des unions chrétiennes.Pour la première fois en 1908, deux semaines sociales furent organisées, l’une en français à Fayt-lez-Manage où se trouve la maison des retraites ouvrières des PP.Jésuites, l’autre à Louvain don- née en flamand.Depuis ce temps, elles se réunissent chaque année.Chacune d’elles comporte quatre journées de cours, de discussions, d’entretiens sur les questions sociales, organisations syndicales, lois sur la réglementation du travail, assurances, etc.A ces semaines sociales se rencontrent des prêtres, des religieux, des instituteurs, des hommes d’oeuvres et surtout des ouvriers.Le nombre d’adhérents est de 4 à 500 qui viennent ainsi se foi mer à l’étude des questions complexes de l’organisation syndicale et constituer l’état-major de l’action sociale catholique.LES LOIS SOCIALES Les initiatives de la Ligue démocratique ont amené la Législature à faire passer sur le terrain législatif les revendications ouvrières.La Belgique est dotée de lois sociales dont l’ensemble constitue un édifice qui fait l’admiration de tous les peuples voisins.Voici l’appréciation que l’ex-sénateür socialiste Picard en faisait il y a deux jours: “On a assisté à ce spectacle imprévu : le parti conservateur votant bon gré, mal gré loute la série des lois sociales qui ont doté la classe ouvrière d’une législation telle que dans l’histoire on n’en vit jamais apparaître de pareille en un aussi court espace de temps.Certes, ce code comporte des améliorations et des compléments; mais son bloc est déjà formidable : Loi sur le repos dominical, loi sur la réparation des accidents, sur le travail dans les mines, sur le contrat de travail, les règlements d’atelier, la personnalité civile accordée aux unions professionnelles, etc., etc.Un ministère du travail et de l’industrie a été créé et son rôle n’est pas le moins important.Le discours prononcé Je 11 septembre 1910 au Conseil de la Ligue à Nivelles, par S.E.le cardinal Mercier, fut la consécration du travail accompli et le renouvelleanent de la sanction cent fois obtenue par le passé de l’autorité ecclésiastique.CERCLE D’ETUDES SOCIALES C’est au sein des associations affiliées à la Ligue démocratique que les cercles d’études sociales ont pris corps, sojs des formes diverses : Questions exposées et discutées, leçons d’économie politique, cours d’apologétique, discussions politiques, écoles de conférenciers.Signalons aussi les missions composées, en partie au moins d’ouvriers et chargées d’aller sur place étudier certains problèmes économiques.Citons, par exemple, le voyage de 2 ouvriers mineurs en Angleterre sous la conduite de l’abbé Hanigan, aumônier du travail.En 1900, 2 délégués vont étudier le mouvement syndical chrétien en Allemagne.En 1902, M.Carton de Wiart étudie sur place l’organisation professionnelle des chemins de fer aux Etats-Unis et en Bavière, etc., etc.En terminant ce rapide exposé, nous sommes en droit de reconnaître la fécondité de l’oeuvre sociale catholique en Belgique.Si la foi s’est conservée dans une bonne partie de la classe ouvrière belge c’est qu’ici comme partout ailleurs, l’Eglise s’est intéressée au sort des travailleurs et a béni toutes les entreprises qui allaient à l’amélioration de sa situation même matérielle pourvu que ces entreprises s’inspirassent des sains principes du droit chrétien.C’est grâce à cette action sociale que l’on a réussi à sauver du socialisme une portion considérable de notre peuple.On peut déplorer sans doute que cette organisation sociale catholique soit venue trop tard pour soustraire toute, la masse des ouvriers à l’empire du socialisme, on ne peut nier que l’ardeur avec laquelle on s’est mis à l’oeuvre n’ait un peu compensé les retards du passé.Terminons par ces belles paroles qui servent de conclusion au livre de M.A.Verhaegen “ 25 ans d’action sociale.” “ En montrant par des actes, que nous voulons continuer à prendre résolument en mains les intérêts moraux et les intérêts matériels de ia classe ouvrière, que toutes les mesures de justice rencontreront l’adhésion empressée des catholiques ; en montrant, par dessus tout, que nous voyons dans le travailleur un frère et que nous l’aimons comme un frère, nous aurons raison des haines de classes et nous assurerons à la Belgique, avec la paix sociale, un régime économique supérieur à celui des peuples qui auront essayé de fonder l'édifice de leur prospérité sociale sans se préoccuper de la loi du Christ : “ Aimez-vous les uns les autres ” ! F.H.billet nu snin.CES JESUITES ! L’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand, à Sarajevo, en Bosnie, dimanche dernier, prouve qu’il est temps pour le Canada de donner trois dreadnoughts à l’empire britannique.C’est le Sentinel de Toronto, qui le dit.Çà n’est pà, tout.Le Sentinel, avec son flair insurpassablc, qui découvre Borne partout, estime que les Jésuites sont mêlés à l'attentat de Sarajevo- “On ne connaîtra peut-être jamais bien tous les dessous de cette tragédie”, dit le rédacteur de la feuille jaune, dans son édition du 2 juillet, “car il est difficile de connaître à fond le véritable but que recherchenl les Jésuites; mais l’on peut y relever des traces presque imperceptibles de l’habile main italienne de cet ordre, traces qui démontrent le manque absolu de scrupules de cette communauté dominatrice de la papauté, au XXème siècle” — “Voilà pour Ignace de Loyola et ses disciples”, a dü se dire le maire lloc-ken, de Toronto, directeur du Sentinel, et qui sent tes Jésuites partout, même jusque dans la bombe de Gabrinovitcb et dans le pistolet de Prinxip.Ces pauvres Jésuites, encore un peu, et ils auront été les complices des deux Serbes assassins ! Ça n’est /tas tout.L’archiduc assassiné était l’instrument aveugle de “la secte jésuitique,” dil M.//oc-ken, — et “l’Allemagne est maintenant sous l’empire de la papauté (“.Germany, which is very much under the spell of Papacy”,) depuis que les Bismarck sont disparus”.H y a bien pire: la papauté domine toutes les chancelleries européennes et les mène à son gré: “La papauté influença toutes les puissances européennes ei les persuada, au risque de la plus grande guerre eurnp^en^v *on du maire était bien fondée, dût l’accepter, et ainsi, le rapport fut retourné au bureau des Commissaires.M.Lapointe avait gagné son point.Car, entre le rejet du premier rapport et la fin non moins pénible du second, il s’écoula une période de temps assez longue qui fut consacrée à l’étude de diverses autres mesures.M.Larivière ayant demandé aux commissaires de faire, en vertu des conditions d’annexion, l’expropriation de certaines rues du quartier Longue-Pointe, M.L.A.La-pointe se leva vivement de son siège et déclara qu’il sérail dissident, non seulement sur ce projet d’expropriation, mais sur tous les autres qui seraient présentés, parce que la ville en avait assez, qu’elle manquait d’argent et pouvait à peine suffire aux dépenses courantes.M.Ménard riposta, que la ville était tenue de remplir ses obligation.“Nous sommes, dit-il, contre des expropriations comme celles du boulevard wSaint-Joseph et de la rue Sherbrooke, mais quand il s’agit d’ouvrir une rue, de remplir une des conditions d'un contrat, de donner aux résidents d’une localité le débouché qu’ils demandent instamment, nous sommes d’avis que la ville doit faire son devoir.Il est temps enfin de dire les choses telles que nous les penson.Quand il s’agit des quartiers excentriques, on ne veut rien entendre, on se bouche les oreilles 11 faut que ça cesse, et je le dis de toute ma force au leader du Conseil." M.Larivière trouve surprenante la conduite de M.Lapointe.“On ne demande pas de faveurs au leader, dit-il.On veut seulement que se fassent les expropriations décrétées par la charte.Je croyais que M.La pointe avait des idées plus larges.11 connaît bien la charte pourtant.Il doit savoir que, eu 1910, la ville a contracté certaines obligations envers le quartier Longue-Pointe.” —Il est étonnant, dit M.Lapointe, qu’on fasse un crime à un nomme d’exprimer ses opinions.Parce que j’ai dit que je n’approuverais nas, pour le moment, ces projets (Pexpropriation, on me saute dessus, à pieds joints.On me vilipende et l’on me regarde d’une manière sarcastique en m’appelant “leader”.Je tiens à dire une fois pour toutes qu’il n’y a pas de “leader” ici.Nous sommes tous égaux et vous le savez bien.“M.Larivière insinue que j’ai approuvé l’expropriation du boulevard Saint-Joseph.Soyez donc franc, M.Larivière! Vous savez très bien que je l’ai combattue.Je suis d’opinion qu’il faut cesser de prendre ce Conseil par surprise.F.t je déclare que, depuis quelque temps, quelques-uns s’occupent de compromettre ce Conseil.Je ne veux pas faire leur jeu.” Le débat en reste là, mais pour reprendre quelques minutes plus tard, au sujet d’un raccordement d’égouts dans le quartier Mont-Boyal.M.Lapointe trouve que la motion de l’échevÂn Bochon à ret effet contient des longueurs, des “attendû” qui embrouillent la question, et il s’oppose à ce qu’elle soit adoptée.“Je veux voir clair là-dedans, dit-il, et aussi dans bien d'autres choses.” M.Ménard.— Je m’aperçois que, depuis quinze jours, M.Lapointe veut voir clair.Il e£ suêpris que ses enfants l’imitent si bien.Il est surpris que les aiglons qu'il a formés veulent aussi voler au soleil, lui qui nous arrivait autrefois avec des motions de deux pages, comme, par exemple, celle concernant le tramway, qui n'avait pas été soumise au caucus des échevins.M.L.A.Lapointe.— Je proteste de toutes mes forces contre cette assertion, parce qu’elle est fausse.M.Ménard.— Les petits moutons dans la bergerie s\nt devenus rebelles.M.Lapointe.— Je déclare que la motion du Street Bailway a été soumise aux échevins en caucus, et lorsque M.Ménard dit le contraire, il ment sciemment.Ici, le maire Martin se lève et ordonne à MM.Ménard et Lapointe de reprendre leurs sièges.Ceux-ci s’exécutent aussitôt et cette mesure a pour effet de clore le débat.M.Bochon annonce alors qu’il relire sa motion, mais qu’il la présentera de nouveau à la prochaine séance du conseil municipal.Un autre rapport des commissaires, à l’effet d’acheter cinq mille valves automatiques pour en équiper les bornes-fontaines, leur fut retournée après une assd: longue discussion.M.Ménard proposa d’a bord de rejeter ce rapport.M.L.A Lapointe, en amendement, proposa de l’adopter.Une discussion suivit.On fit entendre à M.Ménard que ces valves automatiques rendraient un grand service à la brigade des incendies.Il consentit alors à retirer sa motion, mais en spécifiant que le rapport serait retourné au bureau des commissaires pour plus amples détails, ce qui fut fait.IL PENSAIT QUE CELA LE TUERAIT Terribles tortures causées par T indigestion chronique.’- Un court traitement au Fruit-a-tives” a complètement guéri le mal.PETITES ANNONCES "situations vacantes .Aj-r.— .-—:—' ARPRENTIS BAItBIERS demandés, méthode moderne.Système Moler, établi depuis 22 ans.Quelques semaines suffisent- Outils donnés gratuitement avec le cours.Positions assurées.Cours spécial du soir.S ad.Molers Barber College, 62D.Boulevard St-laurent.Montréal._33-26 CULTIVATEUR.Jeune homme ayant expérience dans travaux agricoles désire emploi chez maraîcher ou horticulteur.Ecrire à Casier 52 “Le Devoir”.ipTes.-,‘ ROPtSSIONNEIUES AVOCATS A VENDRE A VENDRE.Un bureau (roll top) convenable pour boudoir, en chêne deré.complètement neuf.S’adresser à 681 ave Papineau.A VENDRE.— Acheteurs et vendeurs, désirez-vous vendre ou acheter un hôtel, magasins de toutes sortes, épiceries, vues animées, maisons meublées pour louer des chambres, et tout autre commerce, voyez Jean Castelli, 120 Sainte-Catherine, Edifice “La Patrie”, établi dans cette ligne depuis 24 ans.Tél.Est 4563.RESIDENCE.Outremont.— A un acheteur désireux d’une magnifique résidence, semi-détaché, 35 x 160 terrain, rue Sunset, Outremont, $14,500.00.Chambre 200, Edifice Versailles.Main 3320.BOURBONNHJBE, F.-.T., C.R., avocat, 72 Est rue Notre-Dame, Tél.Bell, Main 2679.Roll Mnin 1!)73.—Adresse tiMesraphlqu» Codes ! Western TTn.Ùniv, Ed.“Yrrab” Montréal LEOPOLD BARRY LL.B.Avocat et Procureur Edifice Banque Ottawa, 224 rue St-Jacques Chambre 44.—Montréal Boite Postale 330.— Adresse télégraphique w “N’iihne, Montréal”.Téi.Main 1250-1251.Codes ! Uebers.West.TTn C.H.CAHAN, C.R.AVOCAT ET PROCUREUR Edifice Transportation.— Rue Saint-Jacqaea LAMOTHE.GADBOIS & NANTEL, avocnls.Edifice Banque de Québec, 11 Place d’Armes, Montréal.Téléphone Main 3215.J.C.Lamothe, L.L.D., C.R., Emilien Gadbois, L.L.L., J.Maréchal Nantel, B.C.L.CAMILLE TESSIER AVOCAT (Autrefois de Lamothe & Tessier) 97 ST-JACQUES, Ch.34 MONTRÉAL MAIN 8728 ROCKLAND 931 À LOUER C.T.BILL, Ecr.CHATHAM, ONT., 3 avril 1913.beaucoup d’indigestion.Je me fis soigner par Il y a environ deux ans, je souflrais lie, tu as un cas d’indigestion chronique qui Je nuittai son bureau, et comme je descendais dans la rue, mes regards se portèrent su?une affiche annonçant “Fruit-a-tives”—cet “HoQime - gras et cet Autre maigre , ït le me dis à md-même: “Si “Fruit-a-tivcs” me reconstitue autant que cela, il sera aU* bon pour moi”.Je me.rendis directement au Park’s Drug Store et j’achetai une botte do “Fruit-a-tives”.Après avoir pris de ces merveilleuses pastilles durant seulement trois semaines, je me trouvai bien mieux.Je continuai à en prendre durant quelque temps et me guéris complètement.Mon cas n’etait pourtant pas sans gravite, car souvent, quand j’étais dans la rue, j’étais contraint d’entrer dans quelque magasin ou place d’affaires jusqu’à ce que les spasmes aigus fussent passes.Il se formait souvent des gaz dans mon estomac et je craignais toujours que le mal atteignit le coeur et me tuât.Aujourd’hui je n’ai plus de ces craintes.“I rmt-n-tives” est le seal remede contre l’indigestion, la dyspepsie et les maux d’estomac”.C.T.HILL.Votre cas est peut-être exactement comme celui de M.Hill.S’il en est ainsi, faites comme lui : prenez “Fruit-a-tivcs” et guérissez-vous.“Fruit-a-tivcs” empêchera la formation de gaz dans votre estomac en rendant la digestion complete.Il accélérera la digestion des aliments en fournissant en abondance le suc gastrique à 1 estomac.11 garde l’estomac sain et propre, non seulement en facilitant la digestion, mais aussi en réglant les 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Saint-Vincent de Paul de la paroisse Sainte-Hélène, tenue dans la salle des assemblées, à 8 n.p.m., mercredi, le 1er juillet, il a été proposé par M.Bornéo Corri-veau, secondé par M.Philippe.Bru-neau qu’un vote de condoléances soit envoyé à M.P.O.Tremblay, président général de la Conférence Saint-Vincent de Paul, division ouest, comme marque de sympathie à l’occasion de la grande perte qu’il vient d’éprouver dans la personne de son fils bien-aimé Pierre.Proposé par M.Emile Fournier, secondé par M.Philippe Bruneau, que le montant de trois dollars soit voté, afin qu’une grnnd’messe soit chantée pour le repos de Pâme du regretté Pierre Tremblay.Les membres dont les noms suivent, présents à la dite assemblée du 1er juillet, se sont engagés à faire la Sainte Communion, le 19 juillet, fête de Saint-Vincent de Paul, pour le repos de l’âme de Pierre Tremblay.Ce sont : B.P.Bc-gardin, O.M.î., aumônier, MM.S.L.Desaulniers, président ; R.P.Labadie, vice président ; Emile Fournier, sous-secrétaire ; P.Robitaille, sous-trésorier ; Emile Ducharme, secrétaire ; MM.J.Grenier, .1.L.Larocque, J.Bélanger.A.É.A.De-guire, R.A.Corriveau, L.Vle-minckx, J.Daoust, L.Lefebvre, II.I Lamy, C.Gauthier, P.Denis, P.j Bruneau,’ A.Grenon, J.Bissonnette, I I.Laroche, H.Fournier, J.Saint-1 Jacques.Il a aussi été résolu que coptes j des présentes résolutions soient | envoyées à la famille et aux journaux.—Par ordre, Elie Ducharme, secrétaire.Sur réception de 5c.seulement, pour payer les frais de poste, nous enverrons gratuitement notre magni fique catalogue français illustré d’articles de MAISON, TOILETTE.LI-BRAIR1E.BIJOUTERIE, NOUVEAUTES.TRUCS, LIVRES, OBJETS DE PIETE, etc.Ce catalogue devrait être dans chaque famille.Nous vendons à des prix plus bas que partout ailleurs et nous payons les frais de poste.CIE DE POURVOYEURS UNIVERSELLE.LTEE.Dépt.6, 61 Saint-Jacques.Montréal, Can.Résidence : St-Lonls 4393 CHARLES HURTUBISE FINANCIER Argent ft prêter; achat de débentures, de propriétés, de balances de 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pas été favorisé d’un brio remarquable.Les deux jours de chômage ont quelque peu ralenti les affaires, avec cela que la pénurie des événements politiques n’a provoqué aucun énervement.Wall Street a été quelque peu troublé par Les embarras financiers de la Cincinnati, Hamilton and Dayton Railroad Company, et les dépêches nous apprenaient jeudi qu’on a demandé la mise en liquidation de cette société.Sur notre place locale nous croyons que le trail saillant de la semaine a été la spéculation soutenue qui s’est faite autour du Tramway, Power.Les négociations engagées depuis quelque temps entre tes administrateurs de la Montreal Tramways et les autorités municipales ont fait éclore dans l’esprit de certains qu’une solution avantageuse serait apportée au problème existant.De là une hausse résolument accentuée de l’action hors-liste Tramway Power et des échanges nourris.Dans certains milieux on se plaît à prédire à cette valeur un avenir brillant.En tous cas l’on attend avec anxiété le moment de la signature du contrat qui doit assurer, paraît-il, à la compagnie une franchise lucrative.Dans le domaine du commerce les affaires sont assez paisibles et dans l’attente de jours meilleurs.Les marchands de chaussures de toutes sortes se plaignent qu*3 cette année est la plus ruineuse de toutes- Mais .ils conservent, cependant, une certaine dose d’ontimis-m?.Les aciéries sont dans le marasme, quoique les commandes du mois de juin accusent un' progrès sensible sur celles du mois précédent —- d’après les derniers rapports.Le marché aux provisions demeure sans changement dans ses prix, malgré la tendance qui le chatouille.Tout est dans un calme plat.LES AMERICAINS EN ANGLETERRE LA CORPORATION DE LA VILLE DE LONDRES PREND DES MESURES AFIN DE CONNAITRE L’ETENDUE DE L’INFLUENCE AMERICAINE SUR SON MARCHE DE LA VIANDE.MARCHE DE MONTREAL SEMAINE FINISSANT LE 4 JUILLET.FARINES Patentes du printemps: Royal Household .2 sacs 5.60 Five Roses.2 sacs 5.60 Glenora.2 sacs 5.10 Harvest Queen .2 sacs 5.10 Fortes à Boulanger: Bakers Special .2 sacs 4.90 Manitoba S.B.2 sacs 4.60 Keetoba.2 sacs 4.90 Montcalm.2 sacs 4.90 Patentes d’Hiver: Straight rollers .2 sacs 5.20 Hurona (à patisserie).2 sacs 5.60 A do .2 sacs $5.10 Farine de blé-dTnde blanc pour boulangers.2 sacs 5.00 Farine de blé d’Inde pour engrais.2 sacs 3.40 ISSUES DE BLE ET AVOINE ROULEE Farine d’avoine: Avoine roulée, sac de 90 Ibs.2,35 Avoine roulée, baril, 4.75 Issues de blé: Son Man., au wagon, tonne .23.00 Gru Man., au wagon, Middlings d'Ontario, tonne .25.00 au wa- gon, tonne.27.00 29.00 Moulée pure, au char Moulée mélangée, au .32.00 34.00 wagon .30.00 32.00 OEUFS Londres, 4.— La corporation de la ville de Londres tient actuellement une enquête au sujet de l’approvisionnement de la viande en Angleterre par les grosses sociétés américaines.A l’une des dernières assemblées on avait proposé de s’assurer le contrôle de ces compagnies en leur limitant un nombre des stalles disponibles au marche public Smithfield, mais, par suite du rapport ultérieur d’un comité spécial, on a décidé de ne pas intervenir.Ce comité a allégué que la situation et les procédés de ce genre de commerce se sont beaucoup modifiés durant les dix dernières ah-nées, étant donné la tendance à éliminer l’intermédiaire, c’est-à-dire l’agent à commission, et à concentrer le commerce, et par conséquent le profit, dans le moins de mains possible.Cette évolution a affecté le négoce de la viande comme celui de toutes les industries.Néanmoins, la corporation a décidé, par un vote de 70 contre 90, d’ouvrir une enquête privée afin de verifier, s’il y en a, quels sont les étals contrôles par les marchands américains.On affirme que plu-sieurs commerçants du marché Smithfield sont alimentés par ta caisse des monopoles, mais l’on ignore encore l’étendue de l’influence américaine.UNE AMELIORATION QU! EN VAUT LA PEINE Un grand nombre de pauvres vaches ont été traitées en avril et mai.Beaucoup d’entre elles n’ont donné que 600 livres Vie lait et 17 livres de matière grasse par mois; il en est même qui se sont contentées de produire encore moins que cela.On s’étonne que les propriétaires de ces vaches puissent se contenter d’une production aussi faible et qn s’étonne encore plus que les les propriétaires de beurreries et fromageries consentent à exploiter leur fabrique dans de telles conditions.Il n’est pas rare de voir, à une fabrique, des groupes de 50 et même de 100 vaches donnant en moyenne 200 livres de lait par tète de plus que d’autres groupes alimentant la même fabrique.Supposons qu’une fabrique soit alimentée par 200 vaches seulement ; si les patrons avaient de meilleures vaches U leur serait donc relativement facile de faire trois mille six cents dollars de plus par six mois.Voilà une amélioration qui en vaut la peine.Vqici quelques bons relevés reçus par le service de l’industrie laitière, Ottawa, qui fournira sur demande tous les renseignements relatifs au contrôle : 90 vaches, à Earnscliffe ont donné en moyenne 25 livres de gras : 25 à Atwood, Ontario, ont donné 30 livres de gras; 53 vaches à Willis, Ontario, 1,005 livres de lait et 32 livres de ?ras.Trois vaches métisses, à Cornwall, Ontario, ont produit en moyenne 40 livres de gras par télé et une vache métisse de cinq ans, à Peterboro, Ontario, a donné 1.-590 livres de lait et 62 livres de gras.Cette vache a donné quatre fois autant de gras qu’un bon nombre de mauvaises vaches au cours du mois.C.F.W.Prix vendant aux épiciers.Oeufs frais, No 1.23c Oeufs frais, choisis.25c Oeufs frais, choisis, er ,;oilcs, d’une douzaine.26c • BEURRE Beurre de choix.25Yoc Beurre de choix, en bloc d’une livre.26c Beurre de laiterie .22c à 23c FROMAGE Fromage doux, la livre.14^c Fromage fort, à la meule, la livre.18c Fromage fort au morceau, la livre.18%c Fromage de Gruyère, la livre.27c à 28c Fromage Oka.24c Fromage Limburger.22c Fromage Roquefort.32c SAINDOUX Bonne demande.FRUITS DE LA CALIFORNIE Pèches, la boite.$1.50 Abricots, la manne.$1.75 Cerises, la boîte.$3.00 Melons, 45 par manne.$4.00 Melon d’eau, chacun.6ûe Prunes, la manne .$1.75 à $2.50 La bte Pommes “ Spies ” No 1.$3.00 Pommes rouges No.1 ., .$3.00 Pommes Rouges No 2.$2.25 Tomates de Floride, fantaisie, la manne.$3.50 Tomates de Floride, choisies, la manne.$1.50 Céleri de Floride, par paquet.1.50 .Prix probables IFraises, la boîte.14 à 18c Cerises de Californie, la boîte.$2.50 Asperges, au panier.$1.50 Concombres, le panier.$2.00 Radis, le paquet d’une douzaine.1.00 Laitue, la boite de 2 douzaines.2.50 Choux, la manne.-2.25 Pommes de terre, le baril.$5.00 * +!¦ * 5.50 5.00 4.75 à $2.50 $16 00 à $4.00 .$5.00 .C l-2c 12c à 16c .1214c .514c 8c et lûc 9c à 39c Raisin, la caque.Raisin, la caque.Raisin, qualité medium.Bananes, le régime, $2.Cahneberge.Ananas de la Havane, $3 Oignons, la caisse.Oignons, la livre.Figues, la livre.Figues, la boîte., Dates, la livre.Dates, en caisse.Noix, la livre.00 .50 La !b.Saindoux pur, en tinette .13c.Saindoux pur, en seau .V $2.60 Saindoux pur, ese de 10 Ibs' 14 (4 c Saindoux pur, ose de 5 Ibs 14V2c Saindoux pur, cse de 3 Ibs 14V4C POIS ET FEVES Le minot Pois verts , ., » .$2.40 Pois blancs $2.40 Fèves blanches $2.25 Fèves jaunes, 60 Ibs.$3.00 PRODUITS DE L’ERABLE Sirop, bidon de 8 1-2 !bs.Sirop, bidon de 13 Ibs.Sucre, la livre.70c 90c 9 c FRUITS Noix de coco, par sac de i00 $4.25 Oranges “Sunkist”.$3.50 et 83.75 Citrons “Messinas”.$5.50 Citrons de choix.$4.00 Pamplemousse (grape fruit) .$4.00, $5.00 et $5.50 * * * Le baril Pommes “Ben Davis”, No 1.$8.00 Pommes “Ben Davis ” No 2.$6.50 PRIX EN ENTREPOTS A MONTREAL AVOINES par 34 livres Canada-ouest( Canada Western) No 2, sur place.44 à 44 l-4c Canada-ouest( Canada Western) No 3.43 1-2 à 43 3-4c Manitoba, No 2, d’alimentation (feed).43 à 43 l-4c Québec, blanche, No 2, (très rare).45c ORGES par 48 Ibs Canada-ouest (Canada Western) No 3.61c Canada-ouest (Canada Western) No 4.62‘* Sur échantillons.58 à 59c MAIS Par 56 livres No 2, jaune.82c 83c No 3, jaune.81c 82c Le maïs de l’Argenitne est attendu ici la semaine prochaine ; prix probable, 77c.BLE Pour volailles, par 60 Ibs.(très rare).75c à 90c FOURRAGES Sur rails à Montréal Mil No 1, par 2.000 livres.-16.00 à $16.50 Mil No 2, choix.$14.00 à $14.50 Mil No 2.par 2,000 livres., .$12.00 à $12.50 Mil et trèfle, par 2,000 livres.$11.00 à $12.00 MARCHE CENTRAL AU POISSON la livre Flétan .lie Merluche (haddock).6c Doré frais,.12c Brochet.8e Rarbottc.10c Perchaude.10c Saumon.17e Morue fraîche.8c Anguille fraîche.10c Truite saumonée.12c Hareng frais, la douzaine.36c LA TUBERCULOSE CHEZ LESBESTIAUX POSSIBILITE, EN LES ISOLANT, D’ELEVER DE JEUNES VEAUX PLEINS DE SANTE, QUOIQUE NES DE SUJETS TUBERCULEUX.— RESULTATS D’EXPERIENCES PROBANTES.DISTRIBUTIONS DE DIVIDENDES Canadian Explosives.— 1 3-4 p.c.aux actions privilégiées, payable le 15 juillet aux actionnaires inscrits le 30 juin.Maple Leaf.— 1 3-4 p.c.au stock privilégié, payable le 15 juillet aux actionnaires inscrits le 4 juillet.Le conseil de la “ Société royale d’Agriculture d’Angleterre ” a récemment publié les résultats d’expériences en cours d’exécution depuis 1911, sur l’élevage des veaux, et que l’on a entreprises pour démontrer qu’il est possible, en les isolant, d’élever de jeunes bestiaux pleins de santé, quoique nés de sujets tuberculeux.Les expériences ont été faites par un comité spécial du.conseil, travaillant .contre Tavis du comPe vétérinaire de la société, ce dernier considérant qu’il était inutile, en présence de faits admis, de faire ces expériences.Le rapport ne dit pas clairement combien de vaches furent soumises à ces expériences, mais il est établi que sur 127 vaches apparemment en bonne santé, 35, soit 23 p.c.ont donné des preuves évidentes de tuberculose.Les veaux provenant de ces vaches tuncrculeuses et gardées en vue des expériences, furent, dès leur naissance, enlevés à leurs mères et élevés avec des précautions spéciales contre l’infoction.On rechercha ensuite sur eux les traces de la tuberculose.Un seul des veaux élevés de cette manière offrit des signes de la maladie en question, mais on croit que, dans ce cas, l’élévation de la température, après l'injection, fut causée par une maladie temporaire d’un autre genre.Le comité en a conclu que, comme on n’avait trouvé aucune trace de tuberculose, les expériences avaient démontré qu’on peut, en les isolant, élever en bonne santé des animaux nés de sujets tuberculeux.Dans un article publié dans le journal de la société, en 1910.sir Jcrm McFàdyean discute la possibilité d’extirper la tuberculose des troupeaux qui en sont atteints ; il recommande df* rechercher les tubercules sur les animaux, de séparer ceux qui en portent les traces de ceux qui n’en offrent aucun signe et, autant que possible, d’élever loin de leurs meres les veaux nés de vaches tuberculeuses.VIANDES JUR PIEDS Chicago^S — Têtes de bétail : arrivages, 1,000 ; marché ferme ; boeufs, $7.45 à $9.45 ; bouvillons du Texas, 86.50 à $8.20 ; entreposeurs et éleveurs, $5.75 à $9.50 ; vaches et génisses, $3.70 à $8.80 ; waux, $6.75 à $9.25.Porcs : arrivages, 11,000 ; marché ferme ; légers, $8.10 à $8.80 ; mêles, $8.10 à $8.82 1-2 ; lourds, $7.90 à 88.55 ; maigres (rough), $7.90 à $8.10 ; cochons, $7.30 à $8.28 ; moyenne des ventes, $8.20 à $8.45.Moutons : arrivages, 8,000 ; marché fefme ; naissants, $5.25 à $7.00; d’un an, $6.25 à $7.40 ; agneaux naissants, $6.25 à $9.00.LA BRAZILIAN TRACTION DEUX NOUVEAUX ADMINISTRATEURS SONT ELUS A L’ASSEMBLEE ANNUELLE ORDINAIRE.Toronto, 4.—L’assemblée annuelle ordinaire de la Brazilian Traction, Light and Power Company, tenue ici, hier, et à laquelle n’ont assisté qu’une vingtaine d’actionnaires, n’a eu qu’à régler des affaires de routine.La réunion eut lieu sous la présidence de sir William MaoKenzie, en l’absence du Dr F.S.Pearson.Les vacances causées dans le Conseil d’administration par la retraite de M.Aifred Mata, de Rio de Janeiro, et de C.D.Magee, de Toronto, ont été remplies par Judge Phippen, de Toronto, et H.H.Marshall, l’ancien président de l’Underground Railways, de Londres, et président actuel de la Yorkshire Power Company, l’une des plus considérables de la Grande-Bretagne.Les autres administrateurs ont été réélus.AU GRAND-TRONC Les revenus du Grand-Tronc, pour les neuf derniers jours de juin, ont été de *1,623,828.en diminutiion de $119,467 ou 7rp, par comparaison avec la même période de l’année 1 dernière.Ce Journal est imprime au No.43 rue Saint-Vincent.A Montréal, par lTMPRIMl> RIE POPULAIRE (A responsabilité Limitée).J.N.Chevrier, gérant-général.(Suite de la Bénie page) otages, 3e classe ; coût prob.$4,
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