Le devoir, 21 novembre 1914, samedi 21 novembre 1914
VOLUME V—No 274 MONTREAL, SAMEDI 21 NOVEMBRE 1914.DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poète : Édition quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS - UNION POSTALE $3.00 $6.00 Édition hebdomadaire : C4NADA $1.00 ETATS-UNIS UNION POSTALE $2.00 LE DEVOIR Rédaction et Administration îf 43 RUE SAINT-VINCENT MONTRE A.I» TÉLÉPHONES s ADMINISTRATION : Main 746t.RÉDACTION : - - Main 7460r Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! LE CONSEIL DE LA “WESTMINSTER GAZETTE” “Nous reconnaissons que le Canada est de tout coeur avec nous dans cette guerre, mais nous comptons que le recrutement chez nous aura réglé la question avant d’amener ici un tel effectif (150,000 hommes) du Canada.Il faut se rappeler que le Canada a un double rôle à jouer: il doit être dans une large mesure le grenier de l’Empire, et si nous sortons triomphants du conflit, les hommes qui travaillent aux champs en Canada auront fait leur part presque aussi effectivement que ceux qui sont actuellement au feu.” 11 serait peut-être imprudent de parler ainsi au Canada; on passerait du moins pour un esprit étroit cherchant à décourager l’enrôlement.Cet extrait n’est donc pas de la presse canadienne.C’est à la Wesf-minster Gazette, de Londres, que nous l’empruntons.En Angleterre, le bon sens et la raison ont toute liberté d’action sans provoquer le moindre étonnement.C’est que là-bas on voit les choses d’un angle beaucoup plus large qu’ici et qu’on se préoccupe, non seulement du présent, mais de l’avenir.Plus près du théâtre des hostilités, plus conscient de son effort et de ses ressources, on est plus en état aussi de juger des nécessités du présent et des besoins de l’avenir.Ici, le début de la guerre a provoqué une telle explosion de jingoïs-me et de patriotisme verbal que personne à peu près n’a songé aux obligations inévitables que le conflit allait nous imposer.En Angleterre, au contraire, dès les premiers jours, les Voix les plus autorisées ont parlé un autre langage, et si pratique et si sensé, que le Devoir a été presque seul d’abord à lui faire écho.C’était lord Milner, par exemple, qui rappelait que la guerre allait priver le mondé de deux milliards trois cents millions de boisseaux de blé, presque la moitié de la production totale, et qui engageait le gouvernement à mobiliser une armée agricole non moins nécessaire au succès final que la mobilisation des combattants.C’était aussi le gouvernement qui, dans son premier budget de guerre faisait bonne part aux oeuvres de production et d’organisation sociale.C’était encore l’industrie anglaise qui déléguait ses représentants sur tous les points du globe où l’ennemi ne pouvait plus pénétrer, afin d’y substituer sa produc lion à celle de l’Allemagne et de l’Autriche, prouvant ainsi que “behind the men in khaki urns the man who kept his head’’.Et le résultat a été instantané.La statistique ouvrière montre qu’en Angleterre le rouage économique n’a pas même ralenti.Par sa prévoyance contre le chômage et la misère, l’Angleterre a doublé dès le début la valeur de son effort.Et c’est à lire les dépêches de chaque jour, où l’on s’étudie à déduire de leur condition économique les perspectives de succès des belligérants, que l’on comprend bien toute la force ou la faiblesse de résistance qui en résulte.On en trouve aussi la preuve assez claire dans les derniers discours de MM.Asquith et Lloyd-George.L’un et l’autre soulignent l’à-propos de prêter à la Belgique, à la Serbie et aux colonies durant la guerre.Les conditions diffèrent.L’Angleterre fait cadeau des intérêts à la Belgique et à la Serbie durant tout le temps des hostilités, tandis que les colonies devront les payer tout de suite.L’intention est la même, cependant, et c’est de faciliter l’effort que les uns et les autres sont appelés à faire, la Belgique et la Serbie par devoir, et les colonies par sympathie.Le gouvernement anglais veut évidemment protéger le crédit de tous les pays et colonies engagés avec elle dans la guerre, qui pourraient souffrir de l’inquiétude ou des exigences du marché financier et stimuler ainsi, si peu soit-il, les espérances de l’ennemi.Or, l’objet principal du gouvernement de Londres ne peut être pleinement atteint, quant au Canada du moins, que si nous savons partager nos obligations proportionnellement à nos devoirs.Et c’est pourquoi il n’est pas excessif de voir dans l’article de la Westminster Gazette, dont nous avons donné le principal extrait, un conseil discret mais très important.Et cela s’explique parfaitement.Pour le moment nous ne pouvons payer notre budget de guerre que de trois manières: en réduisant considérablement nos dépenses ordinaires, en créant vie nouveaux impôts ou en empruntant.Réduire nos dépenses assez pour trouver un surplus suffisant paralyserait trop les services publics; l’impôt qui donnerait assez exigerait une augmentation de cent pour cent; il ne reste donc que l’emprunt ou du moins l’emprunt de la plus forte partie.Et puisque l’emprunt doit se faire de l’Echiquier anglais, il ne faut pas qu’il dépasse certaine limite ou qu’il serve uniquement aux oeuvres de destruction, car alors il conduirait vite aux embarras que l’Angleterre veu* nous éviter dans son propre intérêt.En d’autres termes, l’article de la Westminster Gazette revient à dire que l’énergie du Canada doit s’appliquer à la culture plutôt qu’à la guerre.“Ceux qui travaillent aux champs contribuent presque aussi effectivement au succès que les soldats au feu.” Us combattent en effet la famine qui est le pire ennemi, surtout en temps de guerre.On semble le comprendre un peu mieux depuis quelque temps.Mais le comprend-on assez?On dirait que la presse d’Angleterre en doute.Jean DUMONT.+¦ L’ARTICLE DE LA “FREE PRESS” A PROPOS DU FRANÇAIS DANS L’ONTARIO Plusieurs lecteurs nous ayant demandé le texte de l’article de la Free Press que nous avons commenté en premier-Montréal, le voici : NOT A WAR ON TME FRENCH TONGUE.(London Free Press.) People speaking many tongues have come to our shores, and vast companies are to follow.Are the schools of Ontario to undertake to teach the language of the countries from which they come ?The French tongue has no right to be heard in the schools of Ontario above the right of every immigrant who finds his way hither to insist his mother tongue be taught.The English language is the language of trade and commerce.It Is the language of the greatest empire and of the greatest republic.It is the language with which even our French-Canadian fellow-citizens are generally familiar.La Presse, discussing the bilingual issue in Ontario, says the regulation which forces a French-Cana-dian to pay for a school which has not the right to teach him his language is purely and simply persecution.A leading German newspaper protests that the German must win, and that the English language must then be driven out of existence.This question of language is not properly one of national pride.It is a matter to be determined above all else upon the ground of common convenience.The —i- A LA SEMAINE PROCHAINE Vu l’abondance des matières, le Devoir est contraint de remettre à la semaine prochaine la publication d’une série d’articles de Journaux d’Ottawa à propos de la eonférence ?ue le directeur du Devoir devait aire dans la capitale et qui a été contremandée à la dernière heure.LA GUERRE L*a campagne de Russie et de Pologne reste la plus intéressante, ces jours-ci.Les Allemands, afin de contrecarrer l’invasion de la Prusse de l’Est et de l’ancien grand-duché de Posen par les Russes, ont envahi à leur tour, pour une seconde fois, la Pologne russe et marchent sur Varsovie, dans le voisinage de laquelle ils ont déjà subi un échec considérable, il y a quelques semaines.Les Russes, alors projetaient de leur abandonner cette ville afin d’induire l’ennemi à s’avancer davantage dans la Russie, loin de sa base d’opérations initiale, et puis de lui tomber dessus et de le tailler en pièces.Mais, à cause du désastreux effet moral que la prise de Varsovie par les Allemands aurait pu produire dans les rangs des soldats polonais enrégimentes en Russie,—pour eux, Varsovie est la ville sainte, — et même chez les^ soldats russes d’autre origine, l’état-major de Pe-trograd renonça à ce dessein.Cette fois-ci, il ne sera plus question de la reddition de Varsovie, d’autant que les Russes, malgré cette nouvelle invasion, continuent leur marche dans la Prusse de l’Est, où ils sont engagés dans une région dangereuse, celle des lacs M azur i en s.Sur les frontières franco-belges, les opérations de l’infanterie et de la cavalerie, surtout en Flandre, ont été enrayées par le mauvais temps, les routes impassables et les inondations de vastes étendues de terrain.Les Allemands, toutefois, bombardent de leur mieux les Alliés, surtout dans la région d’Ypres.Et ils expédient, vers l’Yser, des troupes de génie et des experts, avec un fort matériel, afin d’aider à leurs soldats à reprendre l’attaque, qu'ils veulent décisive, cette fois, contre les lignes alliées qui leur barrent toujours la route de Dunkerque et de Calais.En Egypte, les Anglais se préparent à repousser à la mer la grande force expéditionnaire que le khédive, qui a pris parti pour les Turcs, dit être en voie d’organisation à Constantinople, et dont la poussée serait telle, affirme-t-il.qu’elle jettera les Anglais hors d’Egypte pour toujours.LA GUERRE EN MER Bien que les opérations sur terre attirent davantage l’attention publique que celles sur mer, à cause de leur importance immédiate, et de l’inertie relative du gros de la marins allemande, embusquée dans le canal de Kiel et dans le voisinage d’IIéligoland, il reste que, sur mer, des combats se livrent qui, sans avoir une bien grande importance, auront toutefois une portée réelle sur l’issue du conflit.A l’heure présente, une escadre de navires anglais, français, japonais est à la recherche, dans le Pacifique, des croiseurs allemands qui ont causé la défaite de l’amiral Ora-dock et la perte du Good Hope et du Monmouth, au large du littoral chilien, il y a une quinzaine.Ces croiseurs ont réussi jusqu’ici à éluder la oursuite, car ils se savent de force ien inférieure aux navires des Alliés et ne trouvent pas la dérobade honteuse, puisqu’ils ont pour principale mission d’ennuyer et de harceler le commerce anglais dans le Pacifique, suivant en cela l’exemple du petit Emden, qui a coulé pour 4 millions de marchandises consignées à l’Angieterre, avant d’aller finir sa carrière glorieuse sur l’Ile-aux-Cocos.Dans l’Atlantique, quelques autres croiseurs allemands sont en maraude, au guet des navires qui vont de la République Argentine à Londres, avec d’énormes approvisionnements de boeuf congelé, destiné à l’armée anglaise sur le continent.Ils en ont déjà saisi quelques-uns, dont l’un, d’une valeur d’un million, qu’il fallut couler au large, parce qu’il était impossible de le diriger sur un port d’Allemagne.où l’on a pourtant déjà grand besoin de produits alimentaires.Sur les océans, de manière générale, les croiseurs allemands semblent avoir accompli la majeure partie de leurs exploits contre la marine marchande.L’un d’eux se proposerait, a rapporté un vovageur de retour de l’Amérique du Sud, de se risquer dans l’Atlantique Nord, afin de surveiller et d’enraver le Iransnort des prochains contingents canadiens.Mais à l’Amirauté anglaise y a l’oeil.Et des recommendations toutes récentes faites par la censure canadienne, au sujet des mouvements des navires de guerre anglais sur le littoral de l’Atlantique laissent prévoir que.d’ici p*u, le second corps expéditionnaire, acrom-ongné d’nne grosse escadre anglaise, partira en secret d’un port canadien de la NouvoUe-'Erosse ou (tu Nouveau-Brunswick — peut-être du C.np-Rreton, — à destination d'un port britannique inconnu.LA MARINE FRANÇAISE Tandis (pie les journaux entretiennent leurs lecteurs des prouesses de la marine anglaise en haute mer, ils sont réticents quant aux faits de la marine française, surtout dans la Méditerranée et dans l’Adriatique, où elle bloque effectivement toute tentative des cuirassés et des croiseurs autrichiens de prendre le large.Ce silence tient un peu Tm fait (pie les dépêches d’origine anglaise, pour la plupart, qui nous parviennent Ici, négligent ce qui se passe dans l'Adriatique.Hier, toutefois, un câble de Paris annonçait que le croiscui Waldeck-Rousseau a coulé un autre sous-marin autrichien.C’est la troisième ou quatrième tentative de torpillage qua repousse ce navire, attaqué, un jour, à la fois fiar des torpilleurs, des contre-torpilleurs, des submersibles et un aéçoplanc, don! il déjtfua tous les plans.Dans sa dernière rencontre avec Penne- (Suite A la dernière page) ___ LA gueirre: __ KHEDIVE CONTRE LANGLETERRË Une dépêche française confirme la nouvelle de Berlin annonçant que le Khédive se prépare, à la tête des troupes ottomanes, à attaquer TEgypte.La retraite russe en Pologne est arrêtée et l’ennemi a subi ut?échec grave.— Les Moscovites renforcés exécutent un mouvement tournant.—Przemysl sur le point de tomber.(Spécial au Devoir) Paris, 21.— D’après le Petit Parisien, le Khédive d’Egypte, Abbas Hilmi, est définitivement entré en lice aux côtés de la Turquie.Le Khédive, qui se trouvait en dehors de son pays au moment où les Alliés déclarèrent la guerre à la Turquie, se rendit directement à Constantinople, dit ce journal, où les chefs des Jeunes Turcs le gagnèrent à leur cause.Il s’est joint aux troupes turques en Palestine, ajoute-t-on, et se prépare à envahir l’Egypte.INTERVIEW DU KHEDIVE LES ALLEMANDS MARCHENT SUR ^VARSOVIE LE GRAND DUC NICOLAS AT-e TEND SON HEURE POUR F RAP.Londres, 21.— Le Frankfurter Zeitung publie une interview' donnée par le Khédive de l'Egypte au correspondant de ce journal à Constantinople.“J’envisage la situation avec calme et avec une confiance absolue, dit-il.L’Angleterre m’a empêché sans raison et sans aucun droit de retourner en mon pays.En face d’un fait aussi grave, mon attitude se trouvait toute tracée.Je refusai, avec indignation de prêter l’oreille à aucune proposition.Les devoirs les plus sacrés nie commandaient de rester à Constantinople auprès de mon suzerain.“La Turquie et l’Angleterre sont aujourd’hui en guerre.On prépare une puissante expédition pour mettre fin à l’occupation temporaire de l’Egypte par l’Angleterre, et rétablir l’état, de choses existant avant 1882.“Je ne doute pas un instant du fait qu’un succès complet ne couronne cette expédition, moins grand cependant que l’enthousiaste accueil sur lequel nos glorieuses troupes peuvent compter dans notre pays.“Mon peuple et moi nous sommse imbus des principes de notre religion.Nous savons parfaitement bien que c’est là notre devoir le plus sacré envers le chef de notre foi.Je me prépare à accompagner l’armée turque en marche vers l’Egypte, et avec l’aide de Dieu j’escompte un rapide succès.” LES TEUTONS EN ECHEC Londres, 21.— Au dire du correspondant du “Times ’ à Petrograd, les Allemands qui se sont efforcés de faire une trouée à travers les lignes des Russes en Pologne ont subi un échec grave, dont les conséquences sont décisives pour l’ennemi, s’il faut en juger par les rapports actuels.Le rapport ajoute: “La nouvelle officielle de la capture d’nne batterie au nord-ouest de Lodz est extrêmement significative; elle laisse à présumer que les Moscovites exécutent probablement avec succès un mouvement tournant du côté de Piotrkow'.“On a appris hier soir que les Russes avaient reçu des renforts considérables, ce qui expliquerait probablement les revers subis par les Allemands.” LA RETRAITE RUSSE EST ARRETEE (?) Petrograd, 21.— L’état-major russe affirme que les Teutons ont été défaits dans une zôije de la grande bataille de Pologne.Il paraît que les Russes ont arrêté leur retraite et qu’ils font une résistance vigoureuse entre la Warthe et la Vistule.PER., T etrograd, 21 — Les Allemands s avancent directement de Thorn, le long des rives de la Vistule, et sont à quelques marches de Varsovie.Ils s'avancent en combattant pied à pied.Les Russes continuent à pénétrer sûrement dans la Prusse orientale, et à trois cents milles au sud.l’aile gauche moscovite investit Cracovie.La situation est très tendue et identique à celle qui précéda la défaite allemande sur ia Niémen de-vunt Varsovie.L’absence de toute nouvelle signifie qu’un grand coup se prépare.On ne voit pas le but de la ruée sur Varsovie à moins que ce ne soit à un point de vue politique, car l'Allemagne fait tout son possible pour lancer les Balkans contre la Russie.Avec un avantage marqué^ elle s’efforcerait d’entrtu-ner la Suède dans la fournaise.Cette seconde invasion repose plutôt sur la valeur des troupes allemandes que sur la force des machines, comme c’était le cas pour la précédente, car les Germains ne peuvent transporter leurs canons sur les chemins qu’ils ont auparavant détruits.Le grand-duc Nicolas se replie sur un point inconnu et quand le voile sera levé le grand coup aura été frappé.Les autorités russes ont confiance dans le résultat final.Les Allemands font des travaux énormes de fortifications autour de Berlin, à Ku$trin, où la Warthe coule dans l’Oder.C’est évidemment l’écroulement des plans de guerre allemands préparés avec tant de soin.ATTENTAT CONTRE LE SULTAN On se bat rudement au sud-ouest de la Pologne sur la ligne Czen-stachova à Cracovie.Les Russes y auraient pris un grand nombre d’Autrichiens.En Calicie l’aile gauche russe avance et a pris quatre villages dans sa marche.PRZEMYSL EST CONDAMNE Paris, 21.— “Il semble ici que le siège de Przemysl touche rapidement à sa fin, dit une dépêche de Petrograd à l’agence Havas.Les retranchements autour des fortifications sont maintenant aux mains des Russes.Plusieurs des tranchées contiennent de la chaux, ce qui confirme les déclarations des prisonniers que le choléra fait rage dans les rangs de la garnison de Przemysl,” ’ BULLETIN OFFICIEL DE PETROGRAD ‘ Petrograd, 21.— Le communiqué officiel suivant des quartiers-généraux russes a été publié ici hier soir: Les efforts des Allemands paraissent avoir pour but de briser notre front de bataille entre la Vistule et la Warthe.Notre offensive, le 19 novembre, a obtenu des succès partiels.Au nord-ouest de Lodz, nous avons capturé une batterie de lourdes pièces#d’artil!erie, dix mitrailleuses et fait plusieurs centaines de prisonniers.Un combat opiniâtre se déroule normalement en face de Czensto-chowa et de Cracovie.Les 17 et 18 novembre nous avons fait 8,000 prisonniers autrichiens.En Calicie, nous avons occupé Wisnicz, Garlicc, Dakla et Ujok.Petrograd, 21.— Le rapport officiel suivant de l’armée du Caucase a été publié : Les vaisseaux de guerre russes ont bombardé, le 19 novembre, le port de Khopa, dans l’Arménie turque, à environ 18 milles au sud-ouest de Batum sur la mer Noine, d’où les Turcs se préparaient à prendre l’offensive contre les défilés de la région de Zatcharekh, détruisant les magasins du port, le bureau des douanes, faisant sauter les dépôts de munitions et mettant le feu à la place.LES COMBATS ONT CESSE SUR L’YSER Bruges, viâ Londres, 21.— Les meilleurs renseignements reçus ici annoncent que les Combats livrés le long de l’Yser ont complètement cessé.Le froid vif continue à sévir et les habitants craignent que l’hiver particulièrement froid de 1870-71 ne se répète.A Bruges, dit-on, 57 trains vides, comprenant chacun 40 wagons, s’avancent dans le nord de la Belgique, du côté de In Flandre occidentale.On présume qu’ils sont destinés à opérer le transport d’autres régiments allemands au théâtre oriental des opérations militaires.Petrograd, 21 — Des dépêches reçues à Bucharest disent qu’un grand nombre d’arrestations se font tous les jours à Constantinople, par suite d’un attentat contre la vie du Sultan.Un certain nombre d’hommes faisant partie de l'association organisée par Burkhan Eddin ont été arrêtés.On soupçonne que l’héritier su trône, le neveu du Sultan, Yussuf Iseddin, a pris part au complot.GUERRE 1ère page LA BULGARIE RESTERA NEUTRE Athènes, 21.— La Bulgarie a rendu publique une note officielle à l’effet qu’elle est décidée à garder sa neutralité.Vu les rumeurs concernant les avances roumaines ou autres pour l’achat de la neutralité de la Bulgarie par des concessions de territoire en Macédoine, le gouvernement grec, par mesure préventive, a averti ses diplomates que la Grèce no s’arrêtera à aucun projet de cession de territoire.WASHINGTON N’A PAS ENCORE REÇU DE DETAILS SUR L’INüt DENT DU "TENNESSEE” Washington, 21.— Les nutoritta | attendent encore aujourd’hui des : détails complets relativement à l'incident du “Tennessee”.L’ambassadeur Morgenthan, croit-on, fera un récit complet de l’affaire, dans son rapport.Après que le capitaine Decker eut communiqué son rapport à l'ambassadeur, ce dernier demanda au consul-général à Smyrne, de déterminer les causes de la fusillade.Les autorités espèrent que les explications données seront satisfaisantes.Le “Tennessee” et le ‘North Carolina” resteront dans les eaux de la Méditerranée occidentale, LES ALLEMANDS INCINERENT LEURS MORTS LES ALLEMANDS SUR LA DEFENSIVE Petrograd, 21.— Les Allemands ont été forcés de prendre la défensive dans la bataille entre la Vistule et la Warthe, dit le correspondant Frederick Rennett.Une de leurs divisions de cavalerie ayant tenté de briser la ligne russe au nord de Kut-no a été prise dans un feu croisé et décimée.L’avant-garde allemande dut se replier sur le gros de l’armée qui s’est établi dans des positions de défensive autour des bois.La pression russe s'exerce continuellement sans qu’il soit nécessaire de transférer les troupes de l’armée marchant par Soldau ou celles qui opèrent contre la ligne Kalisch ou celle de Czensto-chowa.dépendance Belge", publié à Le (1res depuis l’occupation de Brux les, reçoit une dépêche de Char roi.Belgique, disant qu’au four ci inatoire établi dans le voisinage cette ville, on incinère jour et m les corps des soldats teutons tv; le long de la ligne de l’Yser.I transporte les corps en wagon Charleroi.On n reouvert les mir de Charleroi, et les mineurs ti vaillent 2 ou 3 jours par semaine. 2 LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 20 NOVEMBRE 1914 VOL.V.— No 274 L’OPINION DES AUTRES Lettres à la rédaction du DEVOIR.A PROPOS DU BRITISH CANADIAN Ottawa, Ont., Oct.Gth., i!)14.To H, Bourassa, Esq., Montreal.Dear sir, My attention has been called to a letter published in your columns, the writer oi which styles himseif “British Canadian”, and claims to represent and express the opinion of the English-speaking citizens of this country.My impressions on reading the letter were mixed.The dominant feeling was one• of amazement and ïegret at the impudence of the writer in thus gratuitously flinging a scries of insults at the French Canadian people and at yourself.Being both Ilritish and English-speaking, I am just as able as your correspondant to form an opinion as to the virtues and vices of the Erench-Canadian people, the more so since during the past five years 1 have lived entirely among them, and I am pleased to be able to say that the opinion 1 have formed of them is the very antithesis of that of your correspondent.But it is not worth while attempt-1 ing to refute the letter.It refutes itself.Its very tone at once marks its writer as ignorant and narrow minded.My annoyance and regret at the insults offered to the French-Cana-dian people and to yourself were accompanied by a certain feeling of irritation at the fact of your having published the letter.By7 doing so, you seem to treat the letter as representative, which is hardly fair, on the English-speaking community.It is quite true, as you have yourself more than once pointed out, that the Freneh-Canadians are not accustomed to receive the most courteous treatment at the hands of the English-Canadians, but there are few, 1 am convinced, who would subscribe lo the letter which you publish.' As for the attack on yourself, your own experience in your travels through Canada will have show you that, through your views on “Imperialism” (the word is badly chosen) do not meet with general support, you are always given a hearing and are respected for the sincerity of your opinions and for your frank and open manner of dealing with English audiences.My own opinion is Ihnl it is a great pity that the Devoir is not an English-speaking paper.Time and again, after reading sonic of your excellent articles, I have said to myself: “But what is the use! if these Articles do not reach the people vho have the last word in the set-«unent of the problems under discission.I am convinced (to take a *•1 crete example) that your arti-• s on the language and educational question in Ontario would win the support of the Irish Catholics f Ontario and of many protestants, if only thev con’d read them.But thev do have the onportunity.The articles are, for the most part, read hy peoole who are already convinced of the truths which thev defend.In closing, let mo renew the expression of my admiration for yourself and your fellow-countrymen.Yours sincerely, G.W.B.N.B.— A cette lettre, le directeur du Devoir a répondu: “My sole purpose in publishing ’the wild talk of a "British Canadian” was to show what kind of sentiments arc developed in the minds of a certain section of our Anglo-Protcstant population.They are more numerous than you seem to think; but they are not accustomed to be shown as they arc.To bring them to light is the most adequate punishment as well as the best preventive against their subterranean propaganda.” L’UTILISATION DES SANS-TRAVAIL Monsieur, Puisque le concours est ouvert aux suggestions, à propos de la misère qui s’en vient, je profite de ce qu’il m’a passé par la tète?ce qui pourrait bien être une idée, pour vous la soumettre.Je ne suis pas bien sûre que c’en soit une; mais à l’aide de votre talent ça pourrait le devenir.Plusieurs paroisses de la ville possèdent des salles de réunion: écoles ménagères, salles de couture des Dames de Charité, etc.Pourquoi n’y réunirions-nous pas toutes les ouvrières en chômage, quelle que soit leur spécialité?Dans cette salle on pourrait avoir quelques machines à coudre, une machine à tricoter, une table pour presser, un ou deux fers électriques.Ce serait là que se dirigeraient toutes les personnes ayant de l’ouvrage à donner, qu’il s’agisse d’une layette ou d’un trousseau, ou de fourrures à refaire, ou d’habits à nettoyer, repriser, retaper, ou encore île bas de laine bien chauds ou de pantoufles à tricoter.Les Dames de charité de chaque paroisse s’occuperaient d’organiser ces salles et d'y amener les ouvrières, et la Croix Bouge et l’Assistance Maternelle pourraient trouver là des tricots plus chauds et plus durables que dans les magasins et faire ainsi une double charité.Voici, Monsieur, ce qui n’est peut-être qu’un embryon d’idée, je laisse aux autres de la développer et de la mener à bonne fin, si elle peut être utile.LECTRICE.LA MENTALITE DANS L’OUEST Médecine Hat, 5 novembre 1!I14.M.H.Bourassa, Le Devoir, Montréal.Monsieur, Je lis avec grand intérêt vos nrti- VOUS POUVEZ SI VOUS VOULEZ préparer rotrr arrnlr.L'itwin ru b le assure une sécurité actuelle et un confort futur et c’eat le placement le plus avantageux.MARCH TRUST CO., LIMITED, 180 rue Salnt-Jaequea clcs dans ic Devoir.Une chose, cependant, m’étonne.J’étais persuadé jusqu’ici que les Anglais étaient des modèles de “Broadmindness”, des gardiens du “fair play” et de je ne sais quoi encore de “respectable”.Il me semble bien que j’étais dans l’erreur.Je vois ici des choses dégoûtantes.Je ne parle pas de la guerre européenne où les British gagnent toutes les victoires contre les Allemands, c’est entendu, l’ad-inirablc retraite du général French a gagné la victoire des Alliés, (au moins provisoirement) — “never mind”, il est peut-être une chose qui pourrait vous intéresser et qui intéresserait pas mal de gens.Comment expliquez-vous la mentalité (s'il en ont une) de pas mal d’Anglais de ces pays-ci.Nous les voyons louer dans les journaux les armées françaises en France (je devrais dire British) et dans ees pays-ci les Français sont honnis, regardés comme de pauvres larves indignes d’être comparées à ces sublimes représentants de l’espèce humaine: les British.Pourriez-vous encore m’expliquer un fait?Comment se fait-il (pie le gouvernement ait envoyé en Italie, en Autriche-Hongrie, en Gu lieie, dans le sud de la Russie, et ailleurs, (les agents de colonisation?Les compagnies de chemins de fer et de bateaux ont payé ces agents et ont fait de l’argent sur le transport de ces pauvres diables de colons.Or qu’arrive t-il à ce moment?British and British onhj.Sitôt qu’on lient envoyer promener un “foreign” pour mettre un “British" à sa place, on s’empresse de le faire.C’est par centaines que les cas se comptent par ici.Hier même, un pauvre diable de Polonais, (certainement le meilleur honime du monde), me dit qu’on l’a mis à pied, (il travaillait comme "section foreman” sur le C.P.R.), parce qu’il avait eu la malchance de naitre dans la Pologne autrichienne.On l’a remplacé par quelque Cockney de Londres ou quelque rescapé des slums de Londres par la Salvation Army.Et le pauvre homme a une femme et cinq enfants à nourrir, et je vous a: ' lire que c’est un parfait honnête homme.Autre exemple de “British fair plaiy”.Il y a ici une femme.Elle est pauvre, elle a une nombreuse famille, et c’est elle qui doit faire vivre ses enfants.Elle aussi a eu le malheur de naître en Allemagne; elle est en Amérique depuis plu' de 211 ans; mais elle n’est pas British et on lui fait de la misère! L'outre jour elle est venue me trouver toute désolée.Que puis-je faire?Et les cas comme ceux-ci se produisent par certaines.On est allé chercher dans la vieille Europe, parmi les Italiens, les Allemands (d’Allemagne ou de Russie), des colons, on leur a fait miroiter des trésors de richesses au Canada.Us viennent et ce sont les meilleurs colons.Crac!.la guerre arrive et maintenant il s’agit de savoir s’ils sont British ou non.Si British, c’est parfait.Ce sont de bons colons.S’ils ne sont pas nés en terre britannique c’est tant pis, on a alors le droit de leur créer toutes les avanies possibles, et ils n’ont pas le droit de se plaindre parce qu’ils ne sont pas British.Vous croirez peut-être que j’exagère.Vrai! Je serais heureux que tout ceci soit exagéré, mais j’ai la douleur de dire que ce ne l’est pas.Encore un cas.L’hôtel de ville avait une place à offrir à un ouvrier.Trois se présentèrent, un Autrichien, un Italien, un “British”; on a envoyé promener l’Autrichien et l’Italien, et on a pris le “British”, une espèce de blanc-bec qui ne connaissait rien du tout au travail qui lui a été confié.Je vous le dis, c'est par centaines que l’on compte des cas pareils, et c'est écoeurant.C’est à faire pleurer de voir Fin conscience, la bêtise ou la méchanceté de certaines gens.Je mets fin à mon bavardage.Je vous souhaite bon courage.Semez la bonne parole; vous y perdrez peut-être votre vie, mais le bon grain lèvera, malgré tout.Votre tout dévoué, J.C.* * * LA REGLEMENTATION DES PRIX Montréal, 20 Oct.1914.Monsieur, Vos lignes du 21 courant me sont bien parvenues.Permettez-moi de vous féliciter pour votre courageuse attitude.Je sais combien il est périlleux de se mettre au travers d’une opinion publique trompée et affolée par une uresse domestiquée J'exècre les braillards et les charlatans du patriotisme.La comédie qu’ils jouent n’a d’autre but que de masquer les tripotages qui se font dans la coulisse.Dans l’époque troublée que nous traversons et devant l'imminence de la misère qui va fondre sur les déshérités il aurait été tout d’abord d’une sage politique d’empêcher les manoeuvres des accapareurs et des affameurs.Des fortunes scandaleuses sont en train de s’édifier su la misère des pauvres gens.Qu’attendent les pouvoirs publics pour agir?Ainsi que vous pouvez le voir par la découpure ci-jointe d’un journal de Lausonne, des mesures ont été prises en temps utile dans la Suisse française pour empêcher la spéculation sur les denrées de première nécessité; U en devrait être de même partout: les gouvernements ont le devoir de prouver leur sollicitude pour le peuple autrement qu'eu paroles.Deux de mes fils ont été rejoindre en France leurs régiments.Cela s’est fait tout simplement, sans réclame tapageuse.Ou chercherait en vain leurs photos dans les journaux.Veuillez agréer.Monsieur le Directeur, la nouvelle assurance de mes sentiments distingués.Z.D.* * 3 LE CANADA D’ABORD Henri Bourassa, Ecr.Ed.du Devoir.Cher Monsieur, Votre article d’hier soir intitulé “Devoir national” a si bien frappé la note juste que je ne puis m’empêcher de vous écrire spécialement pour vous en féliciter.Remplissons d’abord notre devoir envers notre Canada.Nous devrions garder une partie des millions votés pour aider la mère-patrie, et les employer à fortifier nos principales villes, nos points stratégiques et nos ports, ce quj aurait donné de l’ouvrage et du pain à nos Canadiens.Vous avez eu le courage de dire hautement ce que des milliers pensent et n’osent i pas dire.A bas! les jaunes et les patrio-\ teux, — vivent les vrais patriotes canadiens! Aidons l’Angleterre ; mais avant tout conservons et pro-; tégeons le Canada.Courage et bravo! Votre tout dévoué ami, Z.M.Livres Nouveaux Adjutor Rivard, CHEZ NOUS, 25 •sous, par poste 30.Adjutor Hfvard, Etudes »Hr Je* Parler* de France au Canada, 75 sous, par poste 80 sous.Arthur Lemont, La Mission Belge au Canada, avec tous les renseignements officiels sur la guerre actuelle, SOc, pnr poste.66c C.-E.Lavergne, GEORGES-ETIENNE CARTIER, avec une préface de M.Edouard Montpetft, 25 sous par poste.28c Gagnon, Questions d'hier et d’aujourd'hui, 75c, par poste .83c EXCELLENTE PROTECTION, LEGER DEBOURSE Hommes de toute profession, venez voir nos coffres - forts-classeurs, qui peuvent s'adapter aux besoins de chacun de vous.Demandez-noas notre voyageur ou téléphonez-nous : LANGEVIN & L’ARCHEVEQUE, ubuirei 8 rue Saint-Jacques Main 1948 Montréal NOUVELLES DE SHERBROOKE1 (De notre correspondant) PRISE D’HABIT Sherbrooke, 20.— Une belle cérémonie a eu lieu jeudi matin, dans la chapelle du monastère du ITecieux-Sang de cette ville: celle d’une prise d’habit par quatre jeunes filles qui ont quitté le monde pour se consacrer à la vie religieuse, La cérémonie a été présidée par Mgr H.Ü.Uhalifonx, évêque auxiliaire de Sherbrooke, assisté de MM.les abbés II.J.Beaudry, chancelier, L.J.A.Marcotte, directeur du séminaire Saint-Charlcs-Borro-mée, P.,J.A.Lefebvre, aussi de la même institution.Le sermon de circonstance a été prononcé par M.l’abbé J.N.Codin, du séminaire, qui avait pris pour xte: “Apprenez de moi que je suis doux et humble de coeur”.Celles qui ont pris le saint habit sont: Mlle Yvonne Codère, fille de M.L.J.Codère, de cette ville, qui portera en religion le nom de soeur Thérèse de Jésus; Mlle Laporte, de Saint-Hyacinthe, qui s’appellera désormais soeur Saint-Dominique; Mlle Juliette Codère de cette ville, qui a pris le nom de Soeur Saint-Jean l’Evangéliste, et Mlle Plamondon.de Springvale, Me., en religion soeur Saint-F’rançois-Xa-vier.CONTRIBUTION GENEREUSE Le comité des finances du Fonds Patriotique vient de recevoir un chèque au montant de $1,102.42, résultat (i une quête faite dans les églises catholiques du diocèse au bénéfice de cette association.ELECTION D’OFFICIERS A une réunion des directeurs de ’exposition locale, on a procédé à 'élection des officiers, laquelle a donné le résuM-t suivant: M.L.A.Bayley, réélu président; M.E.W.Farwell, réélu vice-président, et H.B.Miller qui a été réélu comme secrétaire.M.James MacKinnon, maire de Sherbrooke, a été nommé président honoraire et M.E.V.Norton, vice-président honoraire.La prochaine exposition aura lieu en notre ville du 4 au 11 septembre 1915.(C LE TAUX DE TRANS- P0RTDES GRAINS Un des résultats des nombreux efforts des chemins de fer américains pour se procurer un revenu ddi-tionncl destiné à rencontrer le surcroît de leurs dépenses, a été une augmentation d’à peu près un cen-tin par 100 Ibs sur les taux de transport des grains et produits des grains venant de Chicago, Minneapolis, Duluth et autres centres agricoles, et allant vers l’est ou pour l’exportation.Comme la situation de l’est canadien est pratiquement la même que celle de l’est des Etats-Unis et comme les taux des grains sont basés ici sur ceux qui sont en force ii* l’autre côté de la frontière, il eut fort probable que les chemins ê : fer canadiens feront une avance simi-la re prenant effet le 1er janvier 1915.LES LAINES CANADIENNES Comme résultat des succès remportés par les exhibits de laines et d’oeufs que la branche des bestiaux du département d’agriculture du Dominion a envoyés dans les diverses expositions tenues cet automne dans l’ouest canadien .des arrangements viennent d’etre faits avec la compagnie du Pacifique Canadien pour procurer aux gens des provinces de l'est Davantage de pouvoir visiter ces intéressants exhibits par l’intermédiaire d’un wagon spécial aménagé à cet effet.Ce wagon a quitté Ottawa vers la fin d’octobre et voyage actuellement sur les lignes du C.P.R., s’arrêtant dans les principaux centres agricoles! Des experts dans l'élevage des moutons et des volailles donnent des instructions et font des démonstrations pratiques aux différents arrêts.Le but de cette exhibition est de procurer aux fermiers et aux personnes des villes, une connaissance plus profonde des variétés de laines produites par notre pays et les pays etrangers et de démontrer comment le producteur et le consommateur peuvent en retirer les meilleurs avantages.Le manque de soins dans la préparation des laines canadiennes a beaucoup nui à leur réputation sur les marchés et c’est pour aider aux producteurs à améliorer la qualité de celles-ci qu’on présente cet exhibit au public.L’exhibit des oeufs consiste à démontrer les bonnes et mauvaises méthodes de prendre soin, trans-norter et embal'er les oeufs pour le marché.Ici encore, on ne fait pas assez attention pour conserver la bonne réputation des oeufs canadiens.__^ EUCHRE Les PP.du Très Saint-Sacrement sont à organiser pour les 25 et 26 novembre prochain, à la salle de l’Arsenal militaire, un grand euchre pour venir en aide à leurs six maisons de Belgique, dévastées pnr la guerre.Ils comptent que malgré la dureté des temps, leurs nombreux et dévoués amis vont s’employer avec empressement à en assurer le succès.De beaux radeaux seront offerts aux gagnants.r.RAPPELEZ-VOUS LE NOM GA TLIN En pensant au Traitemsnî Comre l’Ivrognerie Le traitement qui ne laisse pas de mauvais effets après lui EN TROIS JOURS Il fait disparaître toute passion et désir pour les liqueurs, sans injections hypodermiques.Il est recommandé et approuvé par la profession médicale.Chaque patient est accepté pour le traitement avec un contrat légal par lequel on s’engage à lui remettre son argent s’il n’est pas entièrement satisfait en quittant l’Institut et le traitement ne lui coûtera rien.LE TRAITEMENT GATLIN A LA MAISON est tout aussi efficace que celui suivi à l’Institut si les instructions simples sont fidèlement suivies.Venez, écrivez ou téléphonez pour brochurette, copies de contrat, etc.The 6ATLIN Institue de MONTREAL Le seul Institut à Montréal sous la direction immédiate d’un médecin licencié.893 rue STE-CATHERINE Ouest - MONTREAL Téléphone, Uptown 462.pcxsccsccexx: CHRONIQUE RELIGIEUSE ROME ET LE MONDE TIERS-ORDRE FRANCISCAIN Fraternité Saint-François, rue Dorchester ouest, No 964.' Réunion des frères le dimanche 22 novembre, à 2 heures p.m.Les membres -sont priés de s’y rendre sans autre convocation.Le Scrétaire, LA SAINTË- CECILE Comme les années précédentes, la Sainte-Cécile sera celte année célébrée dimanche prochain le 22, avec éclat à l’église Notre-Dame.La cérémonie sera présidée par Sa Grandeur Monseigneur Bruchési.Et l’allocution de circonstance sera prononcée par l’abbé Melançon.M.Dussault, organiste, exécutera le programme suivant: Entrée: Grand choeur, opus 18 Guilmant.Cor Jcsu Gounod A) Symphonie, Opus 3 Vicrne (1er mouvement) B) Sonate, Opus 7 Berowski (andante) C) Scherze Rossi D) Final Walstenholnic SALUT Ave Verum Lemmens Punis Angelicus César Franck Tota pulchra es Perosi Tantum Ergo Saint-Saëns Toccata en fa Wider retraitëTfermees POUR JEUNES FILLES Jeudi prochain, le 26, commencera à la Maison Saint-Joseph, 1040 rue de Lorimier, une retraite fermée pour jeunes filles, ayant spécialement pour but d’offrir à chacune tous les moyens spirituels nécessaires à la décision de sa vocation.Le R.P.W.Chartrand, S.J., donnera les instructions de cette retraite, à laquelle sont invitées cordialement toutes les jeunes filles désireuses de régler sérieusement cette grave question.Les retraitantes sont priées de se rendre à la Maison Saint-Joseph à 7 heures précises, afin d’être présentes au premier exercice qui est très important.La retraite se terminera lundi matin, le 30.On est prié d’avertir à l’avance la directrice des retraites fermées en écrivant à l’adresse mentionnée plus haut ou en téléphonant à Saint-Louis 1525.L.es Soeurs de Marie Réparatrice, 1025 avenue Mont-Royal Ouest, préparent aussi une retraite fermée pour le 11 décembre.Nous donnerons plus tard de plus amples informations à ce sujet, POUR HOMMES La retraite des avocats et hommes de loi groupait, jeudi soir, une élite d'hommes sérieux qui n’avaient pas craint de laisser leurs affaires.quelques jours durant, pour travailler à leur plus grand bien.11 est à espérer c Mtvrmtv MATHIEU* Syrup of Tar GQDjmROIL Le Refroidissement ÇJ La transition brusque du chaud au froid cause l’inflammation des bronches et prépare un terrain favorable au rapide développe ment des redoutables microbes de la Consomption.Ne risquez pas votre santé, et, souvent votre vie, lorsque vous pouvez vous guérir avec quelques doses de SIROP MATHIEU au Goudron, à l’Haile de Foie de Morueet autres Extraits Médicinaux Il calme l’irritation des muqueuses, met fin à ces accès de toux qui vous déchirent la poitrine, et, tout en soutenant les forces du malade, active et parfait la guérison.En vente partoat : 35c.la bouteille.Etes-vous abattus ?Quand vous vous sentez accablé, dip imé, prenez, suivant tel directions, une ou deux POUDRES NERVINES MATHIEU Elles combattent l'Etat Fiévreux, la Dépression nerveuse, les Maux de Tête, Migraines, Névralgies, Fatigue excessive.En Vente Partout: 25c la Boite de 18 Poudres.CIE.J.L.MATHIEU, Propriétaire, SHERBROOKE.Que.L.CHAPUT, FILS ô CIF.LIMITEE, r»u DiltrMutasrs, MONTREAL.cl enfin, ic 17 décembre, la retraite générale offerte aux membres de toutes les classes qui n’auraient pas pu prendre part aux retraites précédentes.Toutes les demandes de renseignements doivent être adressées au R.P.Melançon, directeur intérimaire des retraites fermées, Abord-à-Plouffe, près Cartierville.—W.G.L’iNDÜSTRfE CANADIENNE LE GOUVERNEMENT ANGLAIS PLACERAIT D’IMPORTANTES COMMANDES DE CUIR AU CANADA.Ottawa, 21 — Le bureau de la guerre anglais semble sur le point de placer des commandes considérables de cuir au Canada.Une délégation de soixante des principaux tanneurs du Canada a été appelée en consultation par sir George Foster, ministre du commerce; Le minisire a demandé si, au cas où les commandes seraient données, nos tanneries seraient en mesure de faire face à la situation.Sir George a reçu l'assurance que les manufactures canadiennes peuvent remplir toutes les commandes qui leur seront confiées.Sans rien déclarer de précis à ce sujet, sir George a laissé entendre que le bureau de la guerre anglais va augmenter de façon notable le nombre de ses commandes au Canada.PETITES ANNONCES SITUATIONS^ VACANTES APPkENTIS BARBIERS demandés, méthode moderne.Système Moier, établi depuis 22 ans.Quelque semaines suffisent.Outils donnés gratuitement avec le cours.Positions assurées.Cours spécial du sqir.S’ad.Molers Barber College, 62D Boulevard St-Laurent, Montréal.33-25 A VENDRE BOUTIQUE DE FORGE à vendre.S'adresser 319 rue Ma sonneuve.TERRAIN A VENDRE Trois terrains, situés en face des Rapides de Laehine, dans Bronx Park, sur la 4ème Avenue, portant tes Nos 1074-1075-1076.Vendre bon marché.S’adresser à 681 Ave.Papineau.Propriétés demandées ALEXANDRE DUPUIS Courtier' en immeubles, sollicite des propriétaires, la liste dé leurs propriétés à vendre et à louer.Immeubles sous toutes ses formes.Echanges et transactions considérés avec soin Longue expér ence.Service ef ficace.Alexandre Dupuis, 17 Côte Place d’Ar-mes, près Craig, Main 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l’exercice financier se terminant le 31 octobre dernier, compte rendu qui fait ressortir l’un des résultats les plus brillants qu’ait obtenu cet important établissement.Ce bilan n’offre pas un intérêt exclusivement canadien, car même les capitalistes et hommes d’affaires de l’Europe et des Etats-Unis regardent la situation de la plus importante de nos institutions financières comme la clef de la situation générale de notre pays.A cet égard, l’examen du bilan est plus instructif que celui du compte pertes et profits.Le trait saillant du bilan semble signaler que Ions les efforts possibles ont été faits pour assurer à la banque une solidité inébranlable en face des événements éventuels.Afin d’arriver à ce but, la politique des administrateurs a été de conserver un gros pourcentage de l'actif liquide, ce qui fait que le montant en caisse, tant en or qu’en billets de la Puissance, dépasse 42 millions de piastres, en augmentation de 19 millions sur le chiffre de l’année précédente.Une somme de $500,000 a été déposée à la réserve centrale de Tor, ce qui porte à 81,500,000 les réserves de cette nature de la banque de Montréal.L’actif liquide est de 19 pour cent du passif du public, tandis qu’il n’était que de 10.45 pour cent Tannée dernière.Tout eu conservant une aussi forte position, la banque n’a pas négligé son crédit sur le marché de Londres, car ces échéances là ne sont que de $430,-000.Le rapport de Tactif liquide est aussi remarquable.Il donne le total extraordinaire de $122,658,003, ce qui équivaut à un pourcentage de 55.17 p.c., du passif au public.Le total de Tan dernier n’ayant été que de $103,099,427, ceci constitue un gain de virtuellement $19,000,000.Sur ce montant, les prêts à terme et à courte échéance, en Angleterre et aux Etats-Unis se chiffrent à $41,-502,122, tandis qu’ils se montaient à 851.240,795, Tan dernier.Un’fait qui dans les conditions présentes devrait être de nature à aider aux affaires générales du pays, ¦spécialement dans les centres étrangers, est que la balance due par des banques en dehors du Canada se chiffre à $15 900,030, tandis qu’elle: n’était que de $6,126,729, à la fin de la précédente année fiscale.Les obligations de chemins de fer et autres se chiffrent à $11,254,173 contre $12,903,169, pour Tannée dernière.Les titres des gouvernements fédéral et provincial se chiffrent par $502,931 contre $530 880 pour Tan dernier, les billets des autres banques s’inscrivent à $1,988,933, et les chèques sur les autres banques à 88,069,753, tandis que les mêmes items se présentaient à $9,443,052 Tan dernier.Les prêts à la fin de Tannée fiscale se montaient à $129,071,429, contre $134,563,792, à la fin du précédent exercice financier, Toutefois les prêts dans le premier semestre de cette année ont été de 8117.493,528, ce qui fait ressortir une plus-value de $12,000,000 sur les six premiers mois de Tannée précédente.A cause du grand souci qu’ont eu les directeurs de tenir la banque dans une solide assiette, on n’a pas recherché les chances de p.ofits dans les affaires, et comme résultat les bénéfices de Tannée ont été de $2,496 451.ce qui équivaut à 15.00 p.c.du capital versé.L’année précédente, les profits s’étaient ins crits à $2,648,403, équivalant à 16.50 p.c.du capital verse.Le solde créditeur du compte pertes et profits, à la fin de Tannée précédente étant de $1,046,217, ce qui avec les profits de Tannée, a porté à $3,542,609, la somme distribuable.Sur cette somme, le service des dividendes et primes a tiré $1 -290.000; $100,000 ont été donnés au Fonds Patriotique Canadien et $290 000 ont clé portés aux réserves futures de la Banque, laissant au compte profits et pertes, au 31 octobre 1914, un solde de $1.232,669.A la fin de l’année fiscale précédente, ce solde n’était que de $1,016 217.Le rapport financier de la Banque sera soumis aux actionnaires lors de l’assemblée générale ordinaire qui aura lieu le lundi, 7 décembre 1914.MARCHÉ DE MONTRÉAL SEMAINE FINISSANT LE 14 NOVEMBRE.6.70 G.70 6.20 G.20 6.00 5.60 6.00 6.00 5.90 6.70 6.20 5.30 3.90 FARINES Patentes du printemps: Royal Household .2 sacs Cinq Roses.2 sacs Glenora.2 sacs Harvest Queen.2 sacs Fortes à Boulanger: Bakers Special '.2 sacs Manitoba S.B.Keetoba.' .2 sacs Montcalm.2 sacs Patentes d’Hiver: Straight Rollers.2 sacs Hurona (à pâtisserie).2 sacs A do 2 sacs Farine de blé-d’Inde blanc pour boulangers .2 sacs Farine de blé-d’Inde, pour engrais .2 sacs ISSUES DE BLE ET AVOINE ROULEE Farine d’avoine: ; Avoine roulée, sac de 90 Ibs.$6.30 j Avoine roulée, baril.$6.55 | Issues de blé: [Son Man., au wagon, tonne.25.00 : Gru Man., au wagon, tonne.27.00 Gru blanc d’Ontario, au wagon, tonne.29.00 Moulée pure, au char .$33.00 à 36.00 Moulée mélangée, au wagon.31.00 OEUFS Prix vendant aux épiciers.Oeufs frais.No.1.28c Oeufs choisis, frais.31c Oeufs, en boîtes d’une douzaine .41c BEURRE : Beurre de choix.30c Beurre de choix, en bloc d’une livre.30% I Beurre de laiterie .24 à 25c FROMAGE Fromage doux, la livre.16c Fromage fort, à la meule, la livre.18c Fromage fort au morceau, la livre.19c Fromage de Gruyère, la livre.35c Fromage d’Oka.26c Fromage I.imbourg.22c Fromage Roquefort .35c SAINDOUX Bonne demande.La 1b.Saindoux pur, en tinette .12%c Saindoux pur, en seau .$2.60 Saindoux pur, bidon de 10 Ibs 14c Saindoux pur, bidon de 5 «bs 14c Saindoux pur, bidon de 3 Ibs 14c Saindoux pur, bloc de 1 1b .14c POIS ET FEVES Pois verts .Pois blancs .Fèves blanches .Le minot .$3.0C .2.75 .2.75 PRODUITS DE L’ERABLE Sirop, bidon de 8 1-2 Ibs.70; Sirop, bidon de 13 Ibs.90; Sucre, la livre.9.FRUITS Citrons “Messinas”.$4.5I * Citrons, de choix.$2.2 Pamplemousse (grape fruit) $3.0' FRUITS DE LA CALIFORNIE Cerises, la boîte.$3.00 Poires, la boîte .$2.50 à $3.50 Pêches, la boite.$1.50 Melons, 45 par manne .$5.50 Melon d’eau, chacun.50< Prunes, la manne.$1.50 Raisin Empereur.$2.50 Raisin Tokay.$2.25 Oranges “Sunkist”.$4.25 * * * Pommes.$2.25 à $4.75 Pommes fameuses.No.1, au baril.$4.50 à $4.75 Pommes fameuses.No.2, au baril.$4.00 Pèches canadiennes, eu panier .$1,25 Poires canadiennes, au panier .75c Prunes canadiennes, au panier.50c à 75c Tomates de Jersey, fantaisies, la manne .75c à $1.00 Tomates canadiennes, choisies, au panier.60c Céleri, par paquet.$1.25 Raisin, petit panier .20c à 25c Raisin rouge.25c à 30c * * * Airelles, le baril.$6.00 Raisin, la caque.5.50 Raisin, la caque.5.00 Raisin, qualité medium.4.75 Bananes, le régime, .$2.00 à $2.25 Canneberge, au baril .$7.50 Céleri, par caisse.$3.00 Pommes de terre, au panier $1.75 Oignons rouges, au sac .$1.85 Oignons, la caisse.$3.50 LE BETAIL CANADIEN LE CANADA A CESSE D’ETRE UN PAYS EXPORTATEUR ET A DU RECOURIR A L’IMPORTATION DE VIANDE VENANT DE L’ETRANGER.— CA CONSOMMATION AUGMENTE.Le Bulletin mensuel do l’Institut International d Agriculture a publié récemment un fort intéressant article de M.H.S.Àrkell commis- i saire-adjoint pour le bétail, sur T“é-tat actuel de l’industrie du bétail au Canada.” Il nous semble oue l’analyse de ce document pourra intéresser les lecteurs du “Devoir”, et nous a commençons aujourd’hui.L’é-lenduc de cette étude et l’espace restreint dont nous disposons, nous ; obligent à en morceler l’examen.] M.Arkell débute ainsi: “Suivant : le dernier recensement, fait en 1911, j il y avait au Canada 6 millions 533,-436 tètes de bétail”.Puis il ajoute que la statistique “fait ressortir un accroissement régulier et normal des effectifs du bétail au Canada, mais, en même temps, elle révèle une différence quelque peu normale, quant aux proportions de cet accroissement, entre TEst et l’Ouest du Dominion.Dans TEst, la proportion s’est tout juste maintenue et, dans le Nouveau-Brunswick et ;a Nouvelle-Ecosse, elle a même sensiblement fléchi depuis une vingtaine d’années.Dans l'Ouest au contraire, v compris les provinces des Prairies et la Colombie-Britannique, il s’est produit un accroissement marqué et satisfaisant.” L’auteur attribue ce phénomène à l’avalanche des immigrants de provenance canadienne ou étrangère qui sont allés grossir la population du Canada occidental.En effet, pendant la dernière période décennale.les exportations ont diminué et les importations ont augmenté, de même que dans ces dernières années les prix ont subi une hausse inouïe, par suite de l’accroissement de la population dans les centres de consommation au détriment des centres de production.“Pour s’expliquer ce fait, il faut se rappeler que la culture des céréales sans élevage a été jusqu'ici le caractère dominant du développement agricole du Canada occidental, et que l’augmentation de la population de cette région s’est plutôt traduite par une grande production de blé, avoine, orge et lin que par un développement de l’élevage.En ; outre, Tafflueqce des colons a nro-duit une diminution systématique des superficies en pâturages au nro-fit des cultures et, par suite une di-l minution correspondante du bétail ! en libre pâture; le marché a perdu de ce chef une partie de ses npnro-visionnements d’autan.Cependant le mode d’exploitation combinant la production animale et la production végétale se répand rapidement dans TOuest du Canada surtout dans les parties septentrionales des trois provinces de la Prairie; voilà pourquoi.malgré la diminution des superficies en pâturages.l’Ouest a pu augmenter sensiblement son effectif de bétail.Il semble qu’on puisse, s’attendre, pour les prochaines années, à une extension considérable de ce système d’exploitation, car il y a là les bases d’une grande indus-irie zootechnique.“Il faut remarquer, continue M.Arkell.nue le commerce d’exportation de bovins vivants du Canada au Royaume-Uni, qui absorbait les plus beaux produits de l’élevage de.VOL.— Assurance Couvrant les MAISONS DE COMMERCE, RESIDENCES DE VILLE, RESIDENCES D’ETE ACCIDENTS, MAI,ADIES, HRIS DE «LACES, AUTOMOBILES, ATTELAGES, RESPONSABILITE DE PATRONS ET PUBLIQUE, PHARMACIENS, MEDECINS.GARANTIE DE CONTRATS.CAUTIONNEMENTS JUDICIAIRES, FIDELITE DES EMPLOYES.LA PREVOYANCE Montréal, 160 ST-JACQUES.Tél Main 1626.J.C.GAGNE, Gérant-irlnlral.TEst et de TOuest, a virtuellement cesse.L’écoulement du bétail vers les Etats-Unis continua jusqu’à ce qu’une sorte d’équilibre s’établît, par le tait meme du manque de bétail qui se faisait de plus en plus sentir au I9T3 3 * 5 * * * * ’ s^tlat’on dui survint en Les bénéfices réalisés ces derniè-1 es années sur la vente de la viande de premier choix à Toronto ont été n.,W-lvarlts’ C0.mPtés en piastres par 229 livres ou à peu près: en 191 !• «11.60 à $12.40; en 1912: $14 à $14 -60; en 1913: $14.15 à 814.70; ces chiffres montrent clairement la rareté du bétail au Canada.A tout prendre les ventes ont cependant augmente ces dernières années, surtout celles des veaux: ainsi le nombre des veaux vendus à Toronlo îionnro 1 et Winnipeg est monté de 112 053 en 1909 à 162,539 en 1913; toutefois les ventes de 1913 ne peuvent être considérées comme normales.surtout à cause des grandes exportations vers les Etats-Unis.‘ Tandis qu’autrefois Montréal ,-t loronto recevaient, nour la bouche-ne et I exportation, des milliers de tetes de bétail, ces vil’es ne reçurent pas en 1913 plus de 2.239 animaux.^UtuA^v.ls’i excédent de production ,1 Alberta et de la Saskatchewan ‘pi11, cjjcoye à Winnipeg ; aujour-d hui il sert tout entier aux besoi is oenux ou bien, surtout celui de 1 Alberta, d est embarqué pour la Colombie-Britannique.En février 1913 on y expédia de l’Ontario 750.- 0 10 livres de viande de boeufs.Meme les provinces de la Prairie .^approvisionnent en partie dans le Canada oriental, soit de viande, soit surtout de bétail vivant expédié par chemin de fer : la Colombie-Britannique a egalement participé dans une large mesure à ce dernier mouvement.Pour ce qui est des provinces de 1 Est, les provinces maritimes, particulièrement la Nouvelle-Ecosse se fournissent abondam-ment dans les provinces d’Ontario et de Quebec.Dernièrement, elles recevaient environ 1 million de livres par mois.Les villes principales avaient toutes part à ces impor-^mns mais les villes de Sydney.North Sydney et Sydney-Mines dans 1 Ile du Cap-Breton, oiï il y à de grandes fonderies de fer et d’a durtota0rPtent P°Ur im b°n (Il,a ,>tcnI(1ue «‘t les impor-miks ressources de son agriculture c Canada, « quelques exceptions près, a cesse aujourd’hui d’être un t>a> s exportateur et a dû recourir à 1 unpo.talion de grandes quantités de viandes venant de l’étranger.La s luahon actuelle ne manquera évidemment pas d’exercer une certaine influence sur notre développement economique, niais des remèdes y se-1 ont apportes par les causes mêmes qm I ont amenée.Déjà par tout le W?^ P/oduit un mouvement qu’il elait facile de prévoir, et qui s’annonce comme devant avoir pour r?- conservation des animaux utilisables pour l’élevage et une extension de ce dernier.Si l’on ne peut encore en tirer aucune conclusion definitive sur la développement de l'industrie canadienne du bétail, la perspective d’une vente rémunératrice u ramené Toptimisme dans toutes les branches de la production.La demande de veaux d’élevage, la diminution de ceux conduits à l’abattoir sont de bons garants d’une période imminente de progrès généra’, et d’expansion.” Nous continuerons cette analyse dans une édition ultérieure.FABRICANTS de Livres Perpétuels à Feuilleta - Mobiles, Livrets de Comptoir, Articles Modernes de Bureaux.Réglage Impression Reliure Magasins et Manufactures : MONTREAL ET QUEBEC 26 NOTRE-DAME EST.127 RUE DU PONT.Demandez nos prix.Voyez no» échantillons.Correspondance sollicitée.- ÜE MAISON Nous recelons justemont un assortiment complet de fournitures de maison de la meilleure qualité.Balais Bissell pour tapis, depuis $3.00 Poêles à Thuile, depuis.60c Poêles à gaz.depuis ., .60C Gj^-teaux de cuisine, depuis.• 26c Couteaux de table, depuis.$1.00 la douzaine Filtres, depuis 25c jus- $40.00 Appareils électriques pour ÇC fîQ les toasts.Fers à gaz.$4.50 Fers électriques., $4.50 L.J.A.SURVEYER FEIRRONN EIRI El 52 B’d Saint-Laurent Tél, Kain 1914 PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No 914—Howard, Smith Paper Mills Ltd vs.J.L.Lacroix.Le 30me jour de novembre 1914 à lu heures* de l’avant-midi, à la place d’affaires du dit défendeur, au No 209 rue des Commissaires en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette i cause, consistant en meubles de bureau, etc.Conditions : argent comptant.G.A.LAFONTAINE H.C.S.Montréal, 20 novembre 1914.^____ PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No 21055—A.Monceau, vs G.M.Martin.Le 30me jour de novembre 1911 à onze heures de l’avant-midi, au domicile du dit défendeur, au No 120 Ave.Maplewood en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice .es biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, piano, etc.Conditions : argent comptant, (i.A.LAFONTAINE, H.C S.Montréal, 20 novembre 1914.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montreal, Cour Supérieure No Déliés So- tmie Monarque et Alexina Monarque, de ioutreni, demanderesses, vs.Josepn Cal-.er et Dame Joseph Coailier., de Montréal, .eiendeurs.Le Üüme jour de novembre aV#14 à dix heures de Pavant-nndi, à la pia-wC d’afiaires des dits défendeurs, au No -2S2 rue Ontario Est en la eitt d.j Montréal, seront vendus par autorité de justice les mens et eifets des dits défendeurs, saisis .n cette cause, consistant en epicenes as-swrlies, argenteries.Conditions : urgent .oui p ta nt.J.E.DUR OC H ER, H.C.S.Montréal, 21 novembre 1914.PROVINCE DE QUEBEC, district de Mont-cal, Cour de Circuit No 21à37—-Olivier Sil-cr, Miinng Company, corps incorporé de uontréal, demandeur, vs."L e Lee, du mène lieu, defendeur Le 1er jour ue décem-ore 1914 à dix neures de l’avunt-nudi, au | domicile et place d’affaires du dit defen-i deur, au No 976 rue Sainte-Catherine O., n la cité de Montréal, seront vendus par utorité de justice les biens et effets du t défendeur, saisis en cette cause, consis-«nt en mannes à linge, rouleau électrique, etc.Conditions : urgent comptant.M A.DECELEES, H.C.S.Montréal, 2l) novembre 1914.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour île Circuit No 21638—The Powerful Mining Co., corps incorporé de Montréal, demanderesse, vs.Yee Lee, du même lieu, défendeur.Le premier Jour île décembre mil neuf cent quatorze k dix heures de l’avant-midi, au domicile et place d’affaires du dit défendeur, au No 970 Sainte-Catherine Ouest, seront vendus par autorité de justice les meubles et effets mobiliers du défendeur, saisis en cette cause, consistant en mannes k linge, rouleau électrique, etc.Conditions : argent comptant.M.J.A.DEC ELLES, H.C S.Montréal, 20 novembre 1914 [lÙNfô AUCTIONEERS' VENTE AUX DOUANES Les soussignés ont reçu instruction de H.S.WHITE, percepteur des douanes, pour le port de Montréal, de vendre à L'ENCAN PUBLIC AUX ENTREPOTS DE LA DOUANE 65 rue des Communes LUNDI, LE 23 NOVEMBRE 1914 I>es marchandises suivantes telles que désignées dans le catalogue et se trouvant au dit lieu : 1— Ordre du percepteur jusqu’au 31 mars 1914.2— Marchandises, droits payés jusqu’au 31 mars 1914.3— Marchandises de fret non réclamées au 31 mars 1914 4— Marchandises d’express non clamées au 31 mars 1914.5— Marchandises se trouvant depots plus de deux ans en douanes* 6— Marchandises sa liiez.7— Petits paquets.CONDITIONS : COMPTANT Un dépôt de 25 p.c., sera requis sur l'adjudication de chaque lot.On peut obtenir le catalogue chez les encanteurs.VENTE A 10 H RS PRECISES.Rae & Donnelly Encanteurs du Roi.243 RUE BLEURY, MONTREAL CHAUFFAGE et VENTILATION Nous préparons les plans et fafce améliorés, à l’eau chaude cée ou système de gravité), à dans le vide).Les systèmes de chauffage près nos plans donnent pur tion et le maximum de nécuri Références : Université Mc pice, Montréal, de Saint-Hya coutimi, l'Université Laval, le Parlement, le Palais Législati devis pour systèmes de chauf-(système de circulation for-la vapeur (basse pression et et de ventilation exécutés 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autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.ditions : argent comptant.1 E.(Ol i L, H.C.S.Montréal, 20 novembre 1914.___ PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure No ûdOB Sa Majesté le Roi, demandeur, vs.John Smith, défendeur.Le 1er Jour de décembre 1911 à dix heures de l’avant-midi, au lieu d’cinmagasinage chez Montreal Baggage franslcr Office, au No 7 rue Bisson en in cité de Montreal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit détendeur saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc Conditions : argent comptant.,1.E.COUTU, H.C.S.Montréal 20 novembre 1914._______________ PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure No G30B- Sa Majesté le Roi, demandeur, vs.Patrirk Chambers, défendeur.Le 2me Jour de décembre 1914 à dix heures de l’avant-midi, nu domicile du dit défendeur, au No 2378 rue Saint-Urbain, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.,J E.COUTU, H.C.S.„ .Montréal, 20 novembre 1914.PROVINCE DE QUEBEC, district de Mont- réal, Cour de Circuit No 17253—L.O.Bour-nival et al , demandeurs, vs.J.B.Roy, défendeur.Le 30mc Jour de novembre 1911 5 dix hrures de l'avant-midi, au domicile du dit défendeur, au No 344, 5mc Avenue Rosemont, en la cité de Montréal seront v-ndus onr autorité de Justirr les biens et ri tels du dit défendeur, saisis en cette cause, conslstont en meubles de ménage.Conditions : argent comptant.J.K.DESMA-RAIS, H.C.S.Montréal, 20 novembre 1914 PROVINCE DE QUEBEQ district de Montréal, Cour Supérieure No 59.J.-B.Berthiau-mc, demandeur,vs Jos.Trépnnler, défendeur, l.e 30mc jour de n ivrmbre 1914, 0 dix heures île l'avant-midi, il lu cl-devnnt pince d’affaires du défendeur, nu No 1357 rue Papineau, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en épiceries, etc.Conditions: argenl comptant.J.E.COUTU, H.C.S.Montréal, 21 novembre 1914 PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No.1754 -1'.Pilon, vs.A.Joly, et G Hurtubise, Tiers-Saisis.Le 30me Jour de novembre 1914 i, dix heures de l’avant-nildi ù la place d’affaires du dit Tiers-Saisi, au No 1(13!) rue Mont-Royal Est en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets du dit Tiers-Saisi, saisis en cette cause, consistant en safe, etc.Conditions : argenl comptant.ED.DESHOCHES, H.C.S.Montréal, 20 novembre 1914.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No 21(500- -Armand Armand, demandeur, es.William Gadoury, détendeur.Le 30nie jour de novembre 1914 à dix heures de l’avant-midi, au domicile du dit défendeur, au No 1283 rue Cartier ru ta cité de Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant eu meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.,1.E.COUTU H.C.S ’ Montréal, 20 novembre 1914.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No 18093 Aimé Tail-lefcr, demandeur vs.Dame Brlgït Agnès Hnyes, épouse de John J.Qulnn, de The Quinn Bros Cartage, Co., défenderesse Le 30me jour de novembre 1014 ii une heure de l’après-midi, à la place d’affaires, de la dite défenderesse, au No 12 Carré Victoria i en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets de lu I dite défenderesse, saisis en cette cause, consistant en chevaux, voitures, etc.Conditions : argent comptant.J.K.COUTU.H.C S.Montréal, 20 novembre 1914.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure No 2913 Hyman «offert, de Montréal demandeur, vs Harry Gnffert, de Montréal, défendeur.I^e 30m* Jour de l’avant-midl, à la place d’affaires du dit défendeur, au No 1000 Boulevard Saint-Laurent en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en machines à coudre, marchandises sèches, coffre-fort, etc.Candi-Jjon», : argent comptant.A.LA VERDURE, Montréal, 20 novembre 1914.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure No 3850—The Liquid Carbonic Company, demanderesse, vs.De-mitras Poulas défendeur Le 30me jour de novembre 1914 à dix heures de l’ayant-midi, à la place d’affaires du dit défendeur au No 101 rue Windsor en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en fontaine pour soda, comptoirs, tailles, chaises.Conditions : argent comptant.PIERRE BIEN-JONETTI, H.C.S.Montréal, 20 novembre 1914.PROVINCE DE QUEBEQ, district de Montréal, Cour Supérieure No 3995.- David H.Roger, demandeur, vs.A.E.Eeggatt.défendeur.Le 30me jour de novembre 1914 5 10 heures de l’avant-midi, au domicile du dit défendeur, au No 9 rue Saint-Jean en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant eu en 200 actions île débenture corporation, 250 actions privilégiées de la même compagnie.Valeur au |w>ir $100, complètement libérée.Conditions : argent comptant.S C.MARSON, H.C.S.Montreal, 20 novembre 1914.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No 0907—G A.Durand, demandeur, vs.I„ Houle, défendeur.Le 2mc Jour de décembre 1914 ii 2 heures 30 de i’après-inidi, il la place d’affaires du dit défendeur, au No 817 rue Notre-Dame Est en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette Causet, , consistant en matériaux de plomberie, etc Conditions : argent comptant.S.MARSON, H.C.S.Montréal, 20 novembre 1914.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal.Cour Supérieure No 3498- J.Robertson and Sun, demandeur, vs.H.Rraconni, défendeur.Le 30me jour >lo novembre 1914 ù midi 6 la place d’affaire du dit défendeur, au No 325 rue University en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en meubles, etc.Conditions : argent comptant.S.C.MARSON, H.C S.Montréal, 20 novembre 1914.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal Cour de Circuit No 21740- Beaudoin l-lée, vs.H Cohen et al.Le 30me Jour de novembre 1914 il 10 heures de l’avant-midi, au domicile du dit H.Cohen, l’un des défendeurs, au No 261 rue Amherst en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage.Conditions : argent comptant.ED.DESROCHES, H.C.S.Montréal, 20 novembre 1914.PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal, Cour Supérieure, No 2339.— Blanch* Marcotte, épouse commune en biens de Léon Leblanc, boucher, des cité et district de Montréal, dûment autorisée à ester eu Justice, demanderesse, vs le dit Léon l,e-blauc, défendeur.Une action en séparation de biens a été intentée dans cette cause.Montréal, 20 octobre 1914.ALBERT BERTHIAUME, Avocat de la demanderesse.PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal, Cour Supérieure.No 3556.Dame Aglué Deniers, des cité et district de Montréal, dûment autorisée ii ester en justice, épouse commune en biens de J.-G.- Napo-lé >n Robillnrd, entrepreneur du même lieu, demanderesse, vs J.-G.Napoléon Robillard, entrepreneur, du même lieu, défendeur.Une action en séparation de biens a été instituée en cette cause, le vingtième jour d’octobre 1914.Montréal, 27 octobre 1914.ADELARD LEDUC, Procureur de la demanderesse.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No 18633 D.Thibault, vs.Jos.Saint-Julien Le 3Orne jour de novembre 1914 h 10 heures de Puvnnt-midi, au domicile du dit défendeur, au No 105 rue Sainte-Catherine, en la cité de Maisonneuve, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en un piano et meubles de ménage.Conditions : argent comptant.ED.DESROCHES, H C.S.Montréal, 20 novembre 1914.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No 21749—Beaudoin Idée., vs.H.Cohen et al., Le 30me jour de novembre 1914 à dix heures de l'avant-midi, au domicile de Julius Cohen, l’un des défendeurs, au No 183 Boulv.Saint-Joseph Ouest en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en meubles et effets de ménage.Conditions : argent comptant.ED.DKSHO-CHES, H.C.S Montréal, 20 novembre 1914.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No 639—0.Sauat vs.F.X.Renaud, et Pharmacie Ontario, Tiers-Saisie la- 3flme jour d* novembre 1914 A midi, A la place d’affaires des dits Tiers-Saisis, au No 836 rue Ontario Est en la cité dr Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets des dits Tiers-Saisis, saisis en cette cause, consistant eu registre, cameras, etc.Conditions : argent comptant.ED.DESROCHES, H.C.S.Montréal, 20 novembre 1914.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal.Cour de Circuit No 1630|—Beaudoin Limitée, vs.A.R.Vincent et ai.la SOme jour de novembre 1914 A onze heures de Pavant midi, A la pince d'affaires de l’un des défendeurs, au No 714 rue Notre-Dame Est en la rlté de Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets des dits défendeurs, saisis en cette cause, consistant en pupitres, engin A gazollne, etc.Conditions : argent comptant.ED.DESROCHES H.C.S.Montréal, 20 novembre 1914 I HEIGHT OF FASHION LADIES TAILORY LIMITED AVIS est donné au public que, en vertu de la loi des compagnies de Québec, il a été accordé par le lieutenant-gouverneur de la province de Québec des lettres patentes en date du vingt-neuf octobre 1911.constituant en corporation MM.Samuel Wittes, junior, tailleur; Samuel Wittes, snr., tailleur; Abraham Baron, tailleur; Dame Minnie Fleischmaïuv épouse séparée de biens d'Abraham Baron, dûment autorisée par son époux, et Edson Grenfell Pince, avocat, tous de la cité de Montréal, dans les buts suivants : Acheter, vendre, manufacturer et faire le commerce d’effets, denrées et marchandises de toutes sortes et descriptions; Faire les affaires en gros et en détail, de tailleurs et particulièrement de tailleurs pour dames; Acquérir comme commerce en opération le commerce actuellement exercé à Montréal sous le nom de “Height of Fashion Ladies Tatlory"; Acheter ou autrement acquérir des immeubles pour les fins du commerce de la compagnie ; Exercer tout commerce allié à ce qui précède qui semblera à la compagnie susceptible d’être convenablement exercé en rapport avec aucune des affaires ou objets susdits ou censé accroître, lu valeur d’aucun des biens ou droits de la compagnie ou les rendre profitables pour le temps actuel ; Acquérir et assumer la totalité ou aucune partie des commerce, biens et entreprises de toute personne ou compagnie exerçant un commerce que la compagnie est autorisée à exercer ou en possession de biens convenables pour les fins de la compagnie ; Souscrire, assumer ou en aucune manière acquérir des stocks, actions, bons, debentures ou autres obligations ou valeurs de toute compagnie ou corporation et les vendre ou autrement les aliéner; Garantir tous bons, debentures, obligations ou valeurs ainsi vendues ou aliénées par cette compagnie, ou les bons débentu-res ou obligations de toute compagnie exerçant tout commerce susceptible d’être conduit de manière ù bénéficier k cette compagnie; Vendre ou autrement disposer des biens immobiliers et mobiliers et de l'entreprise de la compagnie ou d’aucune partie d’i-eeux pour telle considération que la compagnie jugera à propos et en particulier pour des actions, debentures ou valeurs de toute autre compagnie ayant des objets rr tout ou en partie semblables à ceux de 1e compagnie ; S’associer ou faire des conventions pour le partage des profits, l’union dis intérêts, coopération, risque conjoint» concessions réciproques ou autrement, avec toute per-s *nnc ou compagnie exerçant ou étant engagée ou sera sur le point d'exercer ou d’entreprendre tout commerce ou transaction que cette compagnie est autorisée à exercer ou à entreprendre ou tout commerce ou transaction susceptible d’être menée de manière k bénéficier directement ou indirectement à cette compagnie; Demander, acheter ou autrement acquérir toutes patentes, brevêts d'invention, permis, concessions et choses de même nature conférant tout droit exclusif ou non exclusif ou limité de les utiliser ou tout secret ou autre renseignement concernant toutes inventions qui sembleront susceptibles d’être utilisés pour aucune des fins de la compagnie, ou dont l’acquisition paraîtra censée directement ou indirectement bénéficier à la compagne; et utiliser, exercer, développer ou accorder des permis à cet effet ou autrement faire valoir la propriété, les droits on enseignements ainsi acquis; Rénumérer toute personne ou compagnie pour services rendus ou à rendre en plaçant ou aidant à placer ou garantissant le placement d'aucune des actions «lu capital de la compagnie stock ou autres valeurs de la compagnie ou relativement à la formation ou promotion de la compagnie ou In conduite de ses affaires; Faire tous ou aucun des actes autorisés par les présentes, soit seule ou conjointement avec d’autres en qualité de facteurs, fidéi-eommissnires ou agents pour d’autres personnes ; Faire toutes telles autres choses se rapportant ou tendant k atteindre aucun des susdits objets; Tous les pouvoirs accordés dans aucun paragraphe «les présentes, ne seraient restreints par déduction ou induction d’aucun autre paragraphe des présentes, sous le nom de “Height of Fashion Ladies Tailory Limited”, avec un capital-actions de vingt mille dollars ($20,000.00), divisé en quatre cents (400) actions de cinquante «lollars ($50.00) chacune.La principale place d’affaires de la corporation, sera dans la cité de Montréal.Daté du bureau du secrétaire de la province, ce vingt-neuvième jour d’octobre 1914 C.J.SIMARD.5327 Sous-secrétaire de la province.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure No 2954.—James A Phillips, «le la ville de Lachine, district de Montréal, comptable, demandeur, vs.Eller-lie Wallace Finnic et Charles Robert Millar, tous deux courtiers et agents d’immeubles, «les cité et district de Montréal, et y ayant fait affaire» comme tels, ensemble en société, sous la raison sociale de “Finnic Miliar and Qjmpany”, et The Dorval Land Comparfy inmited, corps politique et corporation ayant son principal bureau d'affaires en la cité et district de Montréal, défendeurs.H est ordonné aux défendeurs Finnic et Millard, de comparaître dans le mois.T.DEFAITE, député-protonotaire.BRASSARD et PEPIN, procureurs du demandeur.Montréal, 19 novembre 1914.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal,(x>ur de Circuit No 22293 John Rarnes de la cité et du district d«' Montréal machiniste, demandeur, vs Frank Flynn, de la cité et du district de Montréal, gérant défendeur, et Walter M.Kearns, de la cité et du districts de Montréal, rncanteur, Tiers-Saisi.Il est ordonné nu défendeur de comparaître dans le mois.S.E.MEUNIER, sous-greffier de la dite cour.Montréal, 19 novembre 1914.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieur»* No 261 —In re : Industrial Trust Co., Ltd, en liquidation.AVIS En vertu d’une ordonnance de l'Hon.Juge Beaudln, en date de ce Jour, le Rquidateur soussigné est autorisé à vendre la créance de la Compagnie “Industrial Trust Co Ltd’*, en liquidation, ou tous ses droits en icelle, contre Arthur Fournier et Idola Fournier, au montant de $20,860.62, lui résultant d'un acte de vente passé devant Mtre R.Leroux, N.P., le 22 juillet 19LT.et enregistré sou» No 251,802, et ce, sur soumissions écrites.Les soumissions seront reçues jusqu’au 5 décembre prochain (1914), date à laquelle elles seront ouvertes.Des Information» sur les conditions de la vente peuvent être obtenues en s’adressant au liquidateur.JOSEPH E.BROCHU, liquidateur, chambre 208 Dominion Express Bldg.Casier Postal 1304.Montréal, 17 novembre 1914.Ce tournai est imprimé au No 4.H rue Saint-Vincent, k Montréal, par 1TMPRIME-R1E POPULAIRE (à responsabilité limitée)., J.N.Chevr'cr, gérant-général.4151 8 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 21 NOVEMBRE 1914 VOL.V.— No 274 L’OUVERTURE DU TOURNOI DE POOL AU CLUB CANADIEN ELLE AURA LIEU VENDREDI SOIR PROCHAIN ALORS QUE.DESMAKCHAIS ET GRAND-; COURT SERONT AUX PRISES ET QUE GIRARD SERA OPPOSE A LAUZON.POUR LE CHAMPIONNAT AMATEUR DE MONTREAL.Le tournoi tie pool pour le championnat amateur de Montréal s’ouvrira vendredi soir prochain aux salles du Club Athlétique .Canadien.L’ouverture devait se faire lundi niais pour des raisons majeures on a dû retarder l’inauguration de ce concours qui réunira lés meilleurs joueurs de Montréal.Parmi les concurrents, nous relevons les noms de Ouimet, Latour, Desmarchais, Gélineau, Saint-Jean, etc.Le public amateur sera admis gratuitement et il est à espérer que tous ceux qui s’intéressent à ce beau jeu se rendront pour être témoins des parties qui seront disputées.Voici le calendrier officiel des joutes : Nov.27 HARRY CONDON EUT L’AVANTAGE sur McCarthy LE BOXEUR MONT'R EAEAIS A CEPENDANT 1 AIT EXCELLENTE KIGEHE.— DAVE DROWN MKI KELLER HORS DE COMEAT A LA PREMIERE ET A LA TROISIEME REPRISES.— LES PRELIMINAIRES.vs Grand- Desmarchais court.Lauzon vs Girard.30—OUneau vs Saint-Jean.Latour vs Lavoie.Déc.1—Ouimet vs Lefebvre.Desmarchais vs Girard.7— Lauzon vs Saint-Jean.Gelineau vs Lavoie.11^—Latour vs Lefebvre.Ouimet vs Grandeourt.Tl—Dosmarehais vs Saint-Jean Lauzon vs Lavoie.18^—Gelineau vs Lefebvre.Latour vs Grandeourt.21— Ouimet vs Girard.Dosmarehais vs Lavoie.28 Lauzon vs Lefebvre.Gelineau vs Grandeourt.Janv.1 Latour vs Girard.Ouimet vs Saint-Jean.8— Dosmarehais vs Lefebvre.Lauzon vs Grandeourt.11— -Gelineau vs Girard.Latour vs Saint-Jean.15—Ouimet vs Lavoie.Girard vs Lefebvre.18— Gelineau vs Latour.Desmarchais vs Lauzon.22— Saint-Jean vs Lefebvre.Grandeourt vs Lavoie.25—Desmarchais vs Ouimet.Lauzon vs La 29—Girard vs Saie;-Jean.Lavoie vs Lefebvre.1—Desmarchais vs Gelineau.Lauzon vs Ouimet.5—Grandeourt vs Saint-Jean.Desmarchais vs Latour.8—Girard vs Lavoie, Gelineau vs Ouimet.12— Grandeourt vs Girard.Latour vs Ouimet.15—Saint-Jean vs Lavoie.Lauzon vs Gelineau.19— Grandeourt vs Lefebvre.La séance de boxe d’hier soir au gymnase du Club Athlétique Canadien a été très goûtée par les cinq cents amateurs du “manly art” présents.Le combat principal de la soirée mettait aux prises Charlie McCarthy, de Montréal, avec Harry Condon, alias Frankie Nelson, de New-York.Ce dernier après avoir été étendu sur le carreau dans la première reprise, obtint la décision sur son adversaire, car il eut un avantage marqué dans les autres rondes.Dans la première ronde, McCarthy se blessa à la main gauche mars termina tout de même la bataille.Dave Brown amusa les membres du Canadien hier soir.Lorsque le boxeur comédien fit Son apparition, il reçut une chaleureuse ovation.Keller, son adversaire, fut mis deux fois hors de combat dans cet engagement.A la première ronde, Brown l’étendit pour le “count”, mais l’on prétendit que Keller s’était relevé avant (pie l'arbitre eut compté jusqu'à dix, et Brown accepta de continuer la bataille, et de nouveau il mit son adversaire hors de combat à la troisième ronde.Cette victoire fut saluée par une salve d’applaudissements, et le vainqueur, après avoir serré la main à plusieurs spectateurs, monta dans l’arène pour y prononcer un discours et la comédie prit fin.Dans les préliminaires, Tommy Dempsy et Young Morris firent match nul land's (pie Alt-.Freeman mit White hors de combat à la septième reprise.Tessier a aussi mis Jack Dunn “knock-out” à la deuxième ronde.LIGUES DE QUILLES COMMERCIALE ET i DES ASSURANCES Voici les* résultats des parties j jouées, hier soir, dans les séries des | ligues Commerciale et des Assu- ! « rances : LIGUE COMMERCIALE Sociely Clothing .127 137 172— 430 .127 130 153— 410 .138 143 121— 402 r.112 118 123— 353 .117 127 122— 366 if Eron.Scott.Martin.| Rende.Smith.ill Totaux.621 625 691—1947 Moyenne d’équipe — 389.4.Northern Electric Marron J.Y.Clarke.Blore.Waller., Dec aire.Miltner.141 135 128— 470 148 107 135— 390 156 148 143— 447 166 168 144— 478 142 110 118— 397 Totaux.753 720 715—2188 Moyenne d’équipe — 437.0.Lamontagne O.M.Baillargeon.167 165 123— 455 T.H.achapelle .155 135 154— 444 P.E.Joubert.148 128 116— 392 A.Allard.191 153 146— 490 J.A.Lambert.162 1 11 151— 451 Totaux.823 722 690-Moyenne d’équipe.—442.Robt.Mitchell Gris W.Campbell.121 149 90-J.Butler.89 124 94- I).McKay.133 124 126-11.Krog.144 144 151- C.Curtis.170 168 191- -2235 360 307 383 439 529 Totaux.657 709 651-Moyenne d’équipe — 403.4.James Robertson Dyke.Duncan.Langdon.Forest.Kelly.212 In 105 101 153 167 127 93 144 157 181- 117- 121- 135- 158- -2017 560 351 319 370 478 Fév.A LA PISTE DE HAVRE-DE-GRACE 1ère course, 2 ans, à réclamer, 6 furlongs : 1.Minstrel 102, Lafferty, 9 à 2, 2 à 1, au pair;_ 2.Pennyrock 107, Buxton, I l à 5, 6 à 5 et 3 à 5.3.Meelicka 104, Smyth, 6 à 1, 5 à 2 et 6 à 5.Temps, i.16.Fair Helen, Vidct, Surgeon, Sa-turiuis, Slumfaerer, Brian Boni, Mallard et Aimée Leslie ont aussi couru.2ème course, handicap pour tous 1er âges, 5 1-2 furlongs: 1.Hester Prynne 115, McCahey, 3 à 1, 9 à 5 et 2 à 5; 2, True as Steel 102, Coleman, 12 à 1, 5 à 1 et 2 à 1.3.Housemaid 125.Turner, 13 à 10, 1 à 2.Temps, 1.07 4-5.Kewassa, Sebago, Tranid et U Sec H ont aussi couru.Sème course, The Caroline Handicap, 2 ans, 5 furlongs: t.Lady Rotha, 119, Rutwell, 11 à 10, 1 à 2; 2.Broom Flower 119, Buxton, 9 à 2, 6 à 5; 3.Mamie K„ 112, McCahey, 4 à 1 et au pair.Temps, 1.01 3-5.Lady Barbary a aussi couru.4ème course, handicap, à réclamer, tous les âges, 1 mille 70 verges: 1.Bolala 96, Smyth, 7 à 1, 3 à 1 et 3 à 2^ 2.Armamenl 104, McCahey, 18 à 5, 7 à 5 et 3 à 5; 3.Bushv Head 109, Troxler, 4 à 1, 8 à 5 et 4 à 5.Temps, 1.45.Carlton G., Ambrose, Dartworth et Cliff Field ont aussi couru.5ème course, 2 ans, 5 1-2 fur- longs : 1.Ninety_ Simplex 110, Coleman, 4 à 1, 8 à 5 et 7 à 10; 2.Carlone, 110, Ambrose, 12 à 1, 4 à 1, 8 à 5; 3.Cliff Haven 105, Neander 100 à T, 40 à 1 et 20 à 1.Temps, 1.08 2-5., High Tide, Anxiety, Watertown, Shrewsbury, Roscoe, Goose.Huff , He Will, King Caucus et Col.Randall ont aussi couru.6ème course, 3 ans et plus, à réclamer, 1 mille 1 furlong: 1.Guy Fisher 118, Rutwell, 11 à 5, au pair et 1 à 2; 2.Joe Diebold 109, Turner, 13 à 5, 9 à 10 et 2 à 5; 3.Ben Quince 101, McCahey.9 à I.3 à 1 et 6 à 5.Temps, 1.54 2-5.Mollie S., Hildas Brother, Oak-hurst et Good Tay ont aussi connu Ohé! les sportmen Si vans voulaz êtie renseignés sur tant ce p se passe dans le monde sportif, Usez a NATIONALISTE 2 SOUS LE NUMERO Totaux.698 688 712- Moycnne d’équipe — 417.3.C.G.Fire Extinguisher Kipp.115 134 154 Broughton., .160 104 87 Couhi.144 Ramsay., ; Thatcher.-2088 403 297 96 110— 340 113 109 16-1— 384 147 117 144— 408 Totaux.625 560 659-Moyenne d’équipe — 366.2.Brandram Henderson W.Hazard.L.P.H c wilt.W.Jordan.A.Hutchings.H.Petit.119 154 149-147 131 133-134 191 143-118 130 138-122 162 150- -1832 422 411 471 392 434 Totaux.640 727 713- Moyenne d’équipe — 426.Northern Electric Blanc Doughty.133 195 156- I Irvine.116 142 171- Brunet.178 149 109- Moehring.130 150 150-Reinhardt.136 176 165- -2130 484 429 496 430 477 McGILL-VARSITY Toronto, 21 — Les officiers de l’association athlétique de l’univer-• site de Toronto affirment que la ¦ plus grosse foule qui a jamais vue une partie de football au Canada envahira le stadium de l’université cet après-midi, pour être témoins de la joute Varsity-McGidl, qui décidera du championnat de l’Union .Inter-Collégiale.Tous les billets pour la partie sont déjà vendus.Les personnes qui ont réussi à s’emparer de billets les offrent en vente à des prix excessifs.Les étudiants de l'Université et les sportsmen de la ville parient que le Varsity l’emportera sur la fameuse combinaison de “Shag” Shaughnessy.FLYNN CONTRE CLEVE HAWKINS La bataille Hawkins-Flynn qui aura lieu lundi soir au Montreal Sporting Club est la première rencontre du genre (pii ail été disputée au Canada entre pugilistes poids-lourds de réputation mondiale.Porky Flynn est un des meilleurs White Hopes de l’arène et a défait des hommes comme Al Rubeack, Joe Jeannette, Jim Barry, Gunboat Smith.Rattling Lcvinsky, Geo.Rode!, Rattling Jim Johnson, etc.Joe Woodman, le gérant de Porky Flynn prétend que son homme est le candidat le plus sérieux au championnat des poids-lourds.Ce boxeur a rencontre Bombardier Wells au Sporting Club de Londres et a remporté une victoire sur le champion anglais.Clove Hawkins est liés bien connu à Montréal où il a fait ses preuves.En préliminaires nous verrons Ilarrv Bingham contre Ernie Scott et Patsy Coveny contre Young Co-Iven.___ L’ASSEMBLÉE- DES SENATEURS ____ I Ottawa, 21 — L’assemblée annuelle du club de hockey Ottawa a eu lieu hier après-midi.Une dépêche reçue de Québec a assuré aux Ottawa que le club de la vieille capitale entendait rester fidèle u la N.H.A.et que les deux clubs de Toronto allaient suivre cet exemple.Les directeurs du club ont autorisé le secrétaire Rosenthal à répondre à cette dépêche dans le même sens.Les directeurs de l’an dernier ont tous été réélus.Frank Shaughnessy a été nommé gérant du club.«SEMBLEE DU MONTREAL-CANADIEN Le Montréal - Canadien tiendra une assemblée demain matin, à 10 heures, dans les salles du club, coin Saint-Christophe et Sainte-Catherine, afin de faire le choix des officiers pour la prochaine année.Tous les membres sont priés d’être présents.Totaux.693 812 811—2316 Moyenne d’équipe — 463.2.Robert Mitchell Bleu Anderson.139 153 137— 429 Butler, H.156 152 133— 441 Greening, G.159 128 141— 128 Starke.135 133 149— 417 Stronach., .157 139 154— 450 La bière est un tonique ^TT LE Professeur WILLIS KING, de Kansas City, Mo., dit: “J’ai prescrit la bière pendant quarante ans dans ?J un grand nombre de cas et j’en ai toujours obtenu des résultats directs et bienfaisants.” LA bonne bière comme la FRONTENAC==le type des meilleures bières==est désignée par les méde= cins : “un tonique reconstituant Il y a des toniques qui épuisent et des toniques qui réagissent.La bonne bière=-la BIüRE FRONTENAC-est un tonique éprouvé Elle donne de la vigueur; elle augmente vos forces, votre résistance.Elle donne une exquise sensation de bien-être et stimule l’organisme.Elle est faite avec les meilleurs houblons dont les merveilleuses propriétés toniques naturelles stimulent l’appétit, favorisent la santé.Les plus grands soins sont apportés à la fabrication de la bière FRONTENAC en vue de maintenir sa réputation d’être la supérieure de toutes les bières importées et la meilleure de toutes les bières Canadiennes.La est fabriquée par les ouvriers de brasserie qui reçoivent les plus hauts salaires du Canada, dans une brasserie dont l’installation et l’outillage ont coûté un million et demi de dollars —la Brasserie Modèle du Canada.Deux qualités à votre choix.FRONTENAC “STANDARD” ETIQUETTE ROUGE La Bière des Familles douce et saine au goût net et fin des houblons de Bohême.La bière qu’on boit, dans les bonnes vieilles villes de Belgique et de France.“SPECIALE” ETIQUETTE BLEUE La Reine des Bières Canadiennes le type des grandes marques Américaines, pour les Dîners, les Réceptions, les Banquets et les Clubs.Demandez=la à votre fournisseur aujourd’hui même.Brasserie Frontenac, Limitée Montréal.Phone : Saint-Louis 5610, Robertson.Jessup.Hansman.118 180 162— 46(1 120 123 96— 339 161 134 148— 443 Totaux.727 684 638—2049 Moyenne d’éq^lipit — 409.8.Lobdoti and Lancashire Struthers.Henthorn.Robinson.Stewart.Gagnon.100 147 128— 375 123 132 156— 411 121 113 137— 371 161 107 114— 382 132 153 147— 432 Totaux.637 652 672—1961 Moyenne d'équipe —392.2.Phoenix of Hartford Hunter.Stewart.Gittlcson.Martin.Smith.231 177 156— 564 130 145 128— 403 152 132 191— 475 124 130 114— 368 158 141 122— 421 Totaux.746 Moyenne d’équipe — Simonds Canad Moir.159 J Kelly.138 Sutter.133 Atkinson.132 C.Kelly.150 705 714—2165 433.a Saw 172 147- 137 150 150 166 209— 145— 145— 173— 478 484 428 427 489 Totaux.712 775 819— Moyenne d’équipe — 461.2.Montreal Water and Power W.Gibbs.J.O.Meadows.R.Dryden.1).Mallette.A.Baker.134 140 168— .127 205 143-100 148 143— 121 165 110— 121 148 137— 2306 442 -478 391 402 406 Totaux.603 806 707— 2116 Moyenne d’équipe — 423.2.McArthur Irwin W.Bell.116 109 166— 391 R.Sheppard.132 141 164— 437 G.Armstrong.136 132 Ml— 409 I.Richer.141 131 136— 408 A.C.Wilson .149 157 133- 439 Totaux.795 725 711- Moyenne d’équipe — 446.2.Caledonian .179 150 173- .137 150 173- .138 130 190- .116 179 171- .129 125 177- Jordan.Ulapham.Craig.Stewart.Reay.-2231 502 502 458 466 431 Totaux.699 731 855- Moyenne d’équipe- — 457.Commercial Union.-2285 C.McCunn.122 200 153— 475 Kirkup.G.Boivin .142 99 100— 341 .119 124 133— 376 A.Binette .167 212 208— 587 N.Harvey.« .172 123 103— 458 Totaux.722 758 757— 2237 i Cette marque de commerce vous épargne $1.à S 2.svu0rs chaussures.Totaux.674 670 740—2084 Moyenne d’équipe — 416.8.LIGUE DES ASSURANCES Liverpool, London Wight.112 Ayer.121 Cranz.113 McDonald.121 Pitman.134 and 137 154 156 137 214 Globe 153- 131- 154-141-154- 402 406 450 399 502 Totaux.628 798 733—2159 Moyenne d’cqrtipe — 431.8.Phoenix of London Gaudreau.153 191 145— 489 Gagnon.131 1)9 161— 411 Byre.131 188 145— 464 Des jardins.144 256 184— 584 Boon.192 178 118— 488 Totaux.75t Moyenne déquipe — North British and Critchlcy.156 Jessop.136 L.Neumann.142 N.Neumann.142 Cairns.156 912 753—2416 483.2.Mercantile 131 197 148 148 146 129- 132 178- 178- 144- 416 455 468 468 446 L’UNION CATHOLIQUE Dimanche prochain à deux heures et demie de l’après-midi, réunion des membres de l’Union Catholique à la salle Gesù, lieu habituel des séances.On procédera à l’élection des off'ciers pour l’année 1914-1915.Membres et officiers sont instamment priés d’y être présents.i Totaux.710 734 713—2163 Moyenne d’équipe — 432.6.Royal Queens Beveridge.151 133 169— 453 Allin.117.— 117 McCree.143 100 170— 413 Trudeau.135 122 147— 404 Brown.168 183 166— 517 Coupai.156 123— 279 Totaux.714 694 775—2183 Moyenne d’équipe — 436.6.Royal Exchange Walsh.173 129 118— 420 Hutchinson., ., 155 118 114— 387 Moyenne d’équipe—447.4.Yorkshire.E.Fi lion .136 137 130— 403 W.Dutton.128 122 175— 425 H.A.Sullivan 112 120 132— 364 J.G.Courte,lu 121 160 123— 404 1).B.McDowall 185 139 119— 443 Totaux.682 679 079—2040 Moyenne d’équipe—408.Insurance Co.of N.A.Moorhouse.126 204 138— 468 I>.Delfordi .131 100 123— 354 Brown.110 ;20 — 230 Ward.156 130 iii— 430 Lanthier .161 114 112— 387 F.Telford.• : • • 115— 115 Totaux.684 668 632— 1984 Moyenne d’équipe—396.8.Employers’ Liability.Gingras.131 114 116— 361 Curtis.i .125 92 21v Longfellow.141 176 168— 485 Stewart.158 163 123— 444 Lachance , .166 142 158— 466 Miller.140— 146 Totaux.721 687 711— 2119 Guardian Northern.Dépatie.Corran .Shaw.Boucher.Ranger .Souclon.181 175 140- 175 203 148-129 .103- 147 118 .- 186 .151- .156 132- 496 526 292 265 494 288 Au lieu de payer $5 ou $6 pour vos chaussures, venez à l’un des magasins Brockton et procurez-vous les mêmes chaussures directement des fabricants pour U.Les chaussures Brockton existent dans une cinquantaine de modèles différents en cuirs noir, tan, gun metal et verni, et sont garanties donner satisfaction.C IL A O U E S Claques “Marchands” et “Jacques-Cartier” dé' la meilleure qualité, pointures et modèles pour convenir à toutes les chaussures.Prix ordinaire $1.25.Notre l,rix.$1 Brockton Shoe Shops 440 rue Sainte-Catherine O- et 42 rue Sainte-Catherine E.—Magasins ouverts le soir S Modèle Broadway $4.00 , in & Frère 120 RUE SAINT-DENIS Epicerie de choix, Importateurs de Vins et Liqueurs.Vin de Messe Taragomne, doux extra, $1.50 le gallon.Vin de Messe Boada Herma-nos, $1.35.Sauternes, $1.40 le gallon.Ctaret Bordeaux, $1.25.Cherry, Port, Madère, Champagne, etc., etc.N.B.— Attrition spéciale aux commandes de Messieurs les membres du clergé.EXPRESS TORONTO-CHICAGO Ls.Gare Windsor 8.45 a.ra.10.00 p m.Ar.Toronto Union 5 40 p.m.7.35 a.m.Ar.Chicago .7.45 a.m.9.05 p.m.TORONTO (rue) YONGE Ls.Gare Windsor .10.50 p.m.Ar.Toronto.8.00 a.in.Trains de jour —Wagons café-observatoire-palais et buffet.Trains de nuit.— Wagons-observatoire à compartiment et wagons-lits.BUREAUX DES BILLETS : 141-143.St-Jacques.Tel.Bell Main 8125, Hôtel Windsor, Gares Place Viger et de la rue Windsor.IMMMIMSS VOIE DOUBLE SUR TOUT LE PARCOURS MONTREAL-TORONTO-CHICAGO ^“INTERNATIONAL LIMITED” Le tram d’un service supérieur du Canada Quitte Montréal à 9.00 a.m., arrive à Toronto à 4.30 p.m., Détroit 9.55 p.m., Chicago 8.00 a.m., tous les jours.SüdiVALE Dti N un AMELIORE Un train quitte Montr éal a 11.00 p.m., arrivant à Toronto à 7.30 a.m., Détroit 1.45 p.m., Chicago, 3.40 p.m.Service quotidien de wagons-lits, club-eomnartiment entre Montréal et Toronto.122, rue St-Jacques, angle St-Fran-çois-Xavier—Tél.Main 6901 Hotel Windsor 44 Uptown 1187 Gare Bon-avanture 44 Main 8.22J LIGNE ALLAN DEPARTS DE NOEL ST-JEAN, N.B.—LIVERPOOL “HESPERIAN”, Vendredi 4 Déc., 2 p.m.“SCANDINAVIAN”, Vendredi 11 Déc., 5 p.m “GRAMPIAN”, Vendredi 25 Déc., 5 p.m Taux de passage : “GRAMPIAN”, “HESPERIAN**, $82.50 première classe, $55.00 deuxième classe, $33.75 troisième classe; “SCANDINAVIAN”, une classe cabine de deuxième $52.50, troisième classe, $33.75.Les passagers pour Saint-Jean devront prendre le train du C.P.R., partant de la gare Windsor à Montréal à 6.35 p.m., le jeudi.DERNIER VOYAGE GE MONTREAL “PRETORIAN”, Mardi 24 Not.à Glasgow TAUX —Une classe cabine de seconde $52.50, troisième classe $33.75 Pour plus amples renseignements, billets, etc., s'adresser aux agents locaux ou à la compagnie Allan, bureau des voyageurs du haut de la ville, 675 rue Sainte-Catherine Ouest.H.& A.ALLAN Agents généraux, MONTREAL PnOHPTEHENT En tous pays.Demandez le GUIDE DE L'INVENTEUR qui sera envoyé gratis.MARION & MARION 364 rue Université, Montréal.àHTIKOR-LAURENCE: i Cure Radicale Des Cors) ISûRE.EFFicACE.SflNs Douleur Æy Vente Partout 2S i Franco par la Poste.I*>-v —w A.J.Lruremce.Montreal.mmï Efilcsct Totaux.818 «09 734—2361 Moyenne d’équipç—472.2.London Assurance.C.> Nicholls .126 118 105-A.Sandford .96 79 .- Ctendcnning, 170 129 156-J.Cashlon.86 157 92- L.McGanunon 109 129 98- N.Ncven.; 106- 349 175 455 335 336 106 Totaux.587 612 557—1750 Moyenne d’équipe—351.2.SUPPRESSION DE ^INDEMNITE Londres, 21.— M.J.P.Rawlinson, député unioniste qui représente au parlement l’université de Cambridge, se propose de présenter en chambre une mesure à l’effet de supprimer le traitement des membres du parle ment, et de ramener le traitement des ministres à ce qu’il était en 1906.Les membres du parlement reçoivent une indemnité de $2,000, depuis le mois d’août 1911.Auparavant ils PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure No S549—The J.J.Cusack Co.Ltd.demanderesse, vs.Dame Mathilde Paquette, défenderesse.Ia* ilOme jour de novembre 1914 & onze heures de ravant-midi au domicile de la dite défenderesse.au No 789 rue Cartier en In cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice 1rs biens et effets de la dite défenderesse saisis en eette cause, consistant en vltrlna.et garnitures de chapeaux, etc.Conditions : argent comptant.1.E.DES-MARAIS, H C.S.Montréal, 20 novembre 1914.n’en recevaient aucune.Les ministres ont un trantement de $10,000 à $50 000.les MAUX ffPSTOMAO j lu MALADIES du FOIE, is HEIH b DIABÈTE.Il GRAUGLLE ItlALBUMINURIE.Se ftvtm en bontellles et 1/2 bouteille» Dans tcutes pharmacies, depots d'eaux I MINERALES et DONS RESTAURANTS.IB MârtER DÊ»* COMTRBrAÇOa» VtSTS SK Geo, IT EtPORTATïOR W.LARBAUP-a'-vaaBB (Vtohy>.Seul dépositaire et agent pour le Canada et les Etats-Unis : C.HUSSENOT, 351 Ontario Est.Montréal PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal.Cour Supérieure, No 42S.— Dame Alice Assad Sheheen alias Alice Asad Elias Sheian, de,.!» cité et du district de Montréal, épouse commune en biens de Michael alias Michel Bouriané, commerçant, du même lieu, dûment autorisée à “ester en justice”, demanderesse, vs le dit Michael alias Michel Bouzianc, défendeur.En demanderesse a institué ce jour une action en séparation de biens contre son dit époux.Montréal, le 6 octobre 1914.L.G.A.CRESSE, Procureur de la demanderesse.voici Pourquoi) FAITES EN CANADA ^ • VOL.V.— No 274 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 21 NOVEMBRE 1914 FEDERATION NATIONALE SAINT JEAN-BAPTISTE m TOUTE DEMEURE L’ASSOCIATION PROFESSIONNELLE DES EMPLOYEES DE MÂyUFACTUÎlE.L«s membres de l’A P.E.M.ont eu une intéressante assemblée dimanche dern er.Mme Gérin-Lajoie, présidente générale de la Fédération, dans sa causerie reporta les membres au début de l’oeuvre.Elle démontra qu’a-près un peu de timidité d’abord on s’aperçut qu’une ère de progrès s’annonça aux ouvrières de Montréal, on s’arma de courage et de patience pour traverser les épreuves qui frappent généralement toute oeuvre nouvelle, •t que l’A.PE.M.a aujourd’hui à son crédit, grâce au dévouement et au dé sintéressement des organisatrices, quatre sections paroissiales qui comptent avec celle du centre douze cents membres, une caisse de secours pour ses malades, des assemblées mensuel les depuis sept ans.Cette année qua torze cours d’art culinaire, de coupe et couture, de broderie, de modes (chapeau), de langue anglaise et de solfège sont suivis par plus de cinq cents membres sans se désintéresser de leurs intérêts professionnels.La distinguée conférencière se plut à ci ter plusieurs articles extraits des rapports faits au premier congrès de la Fédération en 1907, ce qui intéressa vivement l’auditoire.La présidente la remercia dans les termes suivants Madame, Nous sommes heureuses de vous entendre aujourd’hui.Votre amour pour vos soeurs les Canadiennes-françaises est sans borne, votre condescendence vous fait approcher les plus humbles; vous vous en inquiétez sans cesse et les bornes de votre charité ne seront connues que lorsque toutes seront à l’abri des misères sans nombre qui les frappent.Au nom de toutes et en mon nom je vous remercie très sincèrement.Quatre anciennes conseillères furent nommées au comité d’honneur.Ce sont Mlles Caroline Vauth er, Jeanne Lalancette, Amanda Valiquet-te, et Marie Louise Charbonneau.Les sept conseillères suivantes furent élues pour remplir les vacances faites durant l’année; Mlles Diana Leduc, Mériza Doré, M.Corbeil, Anna Danis, Albina Brien, Rachel Ménard et Rosa Duhamel.Le programme musical fut exécuté par la chorale “La violette” d’Hoche-laga: Duo de piano: “Violette des Alpes”, par Mlles R.de L.Moineau et Rose Leduc.Chant: “Aspiration de Thomé”, par Mlle Antoinette Brouillette, acc.Mlle Rose Brouillette.Duo de mandoline: “Mascarade Valse”, par Mlles C.Bélanger et Blan che Hudon, acc.Mme Bélanger.Le R.P.Tourangeau, O.M.I., le dévoué aviseur spirituel, félicita les membres de l’Association de l’encouragement qu’elles donnent â leur oeuvre et les engagea a toujours seconder les efforts des organisatrices.Elles deviendront par là des femmes renseignées dans les so.ms du ménage comme au point de vue professionnel.Mlle Délia Laliberté fut l’heureuse gagnante du prix de présence.Dix-huit jours de bénéfices en maladie furent payés.HORAIRE DÛS COURS de l’Ecole d’Enseignement Supérieur pour les Jeunes Filles, pour la semaine du 22 novembre.SECTION DES LETTRES.Lundi: 9 h.30—Apologétique.10 h.à 12—Latin.2 h.—Discours français.3 h.—Histoire.Mardi: 9 h.—Latin, M.l’abbé Reed.1 h.30—Langue anglaise.2 h.30—Latin, M.l’abbé J.O.Maurice.3 h.—Allemand, M.l’abbé H.Jas- min.4 h.—Italien, Mme d’Emarèse.Mercredi : 9 h.30—Apologétique.10 h.à 12—Latin* 2 h.—Littérature française.3 h.—Histoire.Jeudi: 2 h.—Littérature, R.P.Kearny, C.S.C.3 h.—Philosophie morale, R.P.Hingston, S.J.3 h.—Espagnol, M.l’abbé H.Jasmin.Vendredi: 9 h.—Latin, M.l’abbé Reed.9 h.30—Apologétique.10 h.à 12—Latin.1 h.30—Langue anglaise.2 h.30—Latin, M.l’abbé J.O.Maurice.I ROYAL! Toronto CAKES I SONT , EMPLOYES ET DONNANT TOUJOURS SATISFACTION PARFAITE.3 h.—Allemand, M.l’abbé H.Jas- min.4 h.—Italien, Mme d’Emarèse.Samedi: 3 h.—Espagnol, M.l’abbé H.Jasmin.SECTION DES SCIENCES.Lundi: 9 h.30—Apologétique.10 h.—Philosophie.11 h.—Physique, 2 h.à 4—Mathhématiques.Mardi: 9 h.30—Explication du Saint Evangile.10 h.—Philosophie.11 h.—Géométrie.11 h 30—Physique.2 h.30 à 4—Algèbre.Mercredi: 9 h.30—Apologétique.10 h.—Phi.osophie.11 h.—Physique.2 h.à 4—Géométrie.Vendredi: 9 h.30—Apologétique.10 h.—Philosophie.11 h.—Physique.2 h.à 4—Mathématiques.Samed.: 9 h.30—Psychologie, M.l’abbé E.Hébert.10 h.30—Droit social, R.P.Bour~ nival, S J.L’ASSISTANCE PAR LE TRAVAIL L’assistance par le travail, oeuvre placée sous le patronage de Sa Grandeur Mgr Bruchési et la direction des femmes les plus en vue dans le monde de la philanthropie, a essentielelment pour objet de venir en aide à ces milliers de femmes cpii souffrent du chômage et voient- avec terreur venir l’hiver.Ayant jusqu’ici demandé à leur travail le maintien de leur existence, elles ne savent pas tendre la main et on les ignore à la Saint Vincent de Paul ou chez les dames de charité, mais dignes toujours elles souffrent dans le silence et du froid et de la faim.Elles voient avec stupeur le cortège hideux de la misère franchir le seuil dj leur demeure.Elles lèvent leurs yeux vers leurs soeurs fortunées et se demandent avec anxiété si celles-ci né devineront pas leurs misères et ne trouverorit pas le secrét de les soulager sans les humilier.Oui, pour ces femmes vaillantes qui ne demandent que de l’ouvrage la charité toujours ingénieuse va trouver de l’emploi et tandis que l’usine ferme ses portes, l’ouvroir chrétien ouvre les siennes et l’assistance par le travail se fonde.Son bureau central s’est ouvert lundi dernier à la chambre 27 du spacieux édifice Dandurand A peine l’horloge marquait-elle 10 heures que commençait ce défilé ininterrompu depuis de femmes à 1 tenue modeste qui sollicitent de l’ouvrage.Que de confidences pénibles sont montées â nos oreilles, que de perspectives sombres se sont étalées sous nos yeux, et combien de fois notre coeur s’est serré en constatant l’impuissance de notre comité à venir au secours de ces infortunées.L’école technique met à notre disposition un vaste local où nous pourrions occuoer à la fois 20,0 ouvrières; mais hélas! nos ressources trop limitées nous obligent à restreindre plus qu’il ne faudrait le nombre de celles qui entrent à l’ouvroir.Nous donnons en moyenne 50 sous par jour à l’ouvrière que nous assistons, et à ce taoix notre mince budget serait épuisé en moins d’un mois si nous n’escomptions l’inépuisable charité de notre population.Nous avons su répondre avec enthousiasme à l’appel du Fonds Patriotique pour les familles de sol- mords, échapper à cette obligation.On peut aider le comité de l’Assistance par le Travail: lo.En versant une cotisation mensuelle ou en souscrivant une somme d’argent une fois pour toutes.2o.En offrant au comité des logements vacants à être utilisés cet hiver par de braves familles dont le salaire est insuffisant pour vivre.3o.En faisant don au comité de pièces de coton, flanelle, flanellette et laine qui serviront à faire confectionner par les protégées de l'ouvroir des vêtements qui seront distribués aux pauvres ou vendus au profit de l’oeuvre.4o.En offrant quelques heures de son temps chaque semaine pour aider au service du bureau, de l’ouvroir, ou à la collection des fonds.5o.En s’adressant au département de clavigraphic du comité pour faire faire des travaux d’écriture.6o.En faisant connaître les emplois vacants et en facilitant ainsi le placement de nos protégées.Les souscriptions doivent être adressées à Lady Forget, 71 avenue Ontario ou à Mme Zéphirin Hébert, 143 Crescent.Nulle personne n’est autorisée à quêter pour l’Assistance par le Travail sans un permis sous la signature de ces dames et le sceau de l’association.Les dons en nature doivent être adressés: L’Assistance par le Tra-vail, Ecoles techniques.Toute communication doit être adressée à; L’Assistance par le Travail, Ch.27, Edifice Dandurand, angle des rues Sainte-Catherine et Saint-Denis.Les heures de bureau sont de 10 heures a.rn.à midi et de 2 heures à 4 heures p.m.L’ASSISTANCE PAR LE TRAVAIL Bravo à la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste : elle vient de faire le geste que tous ses membres attendaient d’elle.En effet, la Fédération vient de former un vaste comité qui s’occupera pendant tout l’hiver, et plus longtemps si c’est nécessaire, de ceux de “ chez nous ” qui sont frappés directement ou 'n-directenient par la dépression générale que crée la guerre européenne.Enfin, et ce n'est pas trop tôt, les nôtres que la misère guette vont sentir qu’on s’occupe d’eux, que leur sort n’est pas tout à fait indifférent à leurs frères plus fortunés.Le mode de procédé ' de ce comité, ses moyens d’action, son système d’assistance par 'e trava’1.les journaux nous en ont déjà entretenu et ils en reparleront encore abondamment, d’ailleurs ; il convient de voter la plus entière confiance à la Fédération qui a toujours su donner à ses entreprises le maximum de perfection possible.Tout au plus pourrions-nous lui reprocher d’avoir trop tardé à créer ce comité, de n’avoir pas commencé par celui-là qui était certes le plus pressant, et qui aurait pu, fonctionnant dès le début de la guerre, faire oeuvre de prévention tout autant que d’assistance et empêcher dans la mesure de ses forces l’aggravation de l’état de choses actuel, en prêchant par la plume, par la parole et par l’exemple, la vraie charité, celle qui consiste, pour tout monde et surtout pour ceux qui ont de la fortune, en temps de crise comme celle que nous traversons, à maintenir même au prix de grands sacrifices, le cours normal de leurs dépenses, puisque de ces dépenses dépend d’une façon directe ou indirecte la vie de toute une population.Mais il n’est jamais trop tard pour faire bien et la Fédération dans ce mouvement devra rencontrai dans le public tout l’encouragement qu'elle mérite et le motto qu’elle a choisi : “ L’Assistance par le travail ” devra inciter les riches et même les demi-riches a n’être pas trop parcimonieux dans le budget de leurs dépenses et à faire circuler un peu plus librement leur argent ils comprendront que la plus noble façon de partager avec son frère, c’est de ne pas tarir par une fausse économie la source même de sa vie, le travail, et que c’est l’essence même de la charité que d’assurer du pain à son semblable sans lui infliger l’humiliation de l’aumône et sans lui demander d’abdiquer sa dignité d’être aspirant à se suffire à lui-même.Nous souhaitons donc que le public aide, par tous les moyens qui sont à sa disposition, la Fédération dans sa double fâche d’assistance aux déshérités et de moralisante propagande en faveur du maintient du travail dans les classes plus fortunées.LES ECOLES MENAGERES PROVINCIALES Coûts aide infirmières : Ces cours comprenant les “premiers soins aux blessés”, ont lieu le dats, de la Croix-Rouge pour les lundi à 3.30, et le mardi à 7.30 p.m.blessés, du comité de Franro-Amé rique pour les frères de là-bas et maintenant, en toute justice, faisons la part des nôtres et disons-leur: “Nous ne vous oublions pas!” En ces temps de grande misère que chacun ail à coeur d’aider le prochain, on ne saurait sans re- Prix d’entrée : 10 cts par personne.Lundi, 23 novembre, cours (suite) donné par le Dr B.G.Bourgeois, traitant des brûlures, gelures, froidures, des difformités congénitales, moyens d’y remédier.Mardi, 24 novembre, cours donné par le Dr IL Lebcl, sur le système voyage a l’aide du CACAO FRY W K SR» •Uiv Mi & ï&tss -èr.!\ jSf m.%'R n fpF v'-.d V- »• A M % m F# m 3 irt im I '.if a M m m ¦:4 s j- /3 VS y m ‘"'% ft L- I /CONDUIRE une locomotive géante pour arriver à la minute précise, démontre la capacité, le sang-froid, l’énergie d’un homme.L’ingénieur requis de faire un “voyage extra” puise un regain de forces dans une tasse de CACAO FRY—pareeque le FRY donne des “nerfs d’acier.” C’eét un merveilleux aliment liquide, un breuvage exquis.Le Commerce ett approvisionné par J.S.FRY & SONS, Limited 27, Rue St.Sacrement, • < Montreal.' *¦**., '«.y ¦»**«*« IrM0**., té té 81 digestif, anatomie, physiologie, diètes.Cuisine pratique : pour malades et convalescents.Cours spécial pour garde-malades, lundi, à 1.30 p.m.Cours spécial sociétés fédérées : Cuisine — Lundi, 7.30 à 9.30 p.m.Couture, mercredi, 7.30 à 9.30 p.m.Cuisine de démonstration : Mercredi, 3 à 5 heures.'S2.00 les 10 leçons, ou 25 cts la leçon.Menu pour mercredi, 25 novembre 1914 : Soupe aux châtaignes.Timbales de rognons aux olives.Gâteau farine de patate.Choux à la crème.Vendredi, 7.30 à 9.30 p.m.$1.00 les 10 leçons ou 10 cts la leçon.Menu pour vendredi, 27 n membre 1914 : Poule aux oignons.Salsifis à la pou/e/lc.Madeleines.COUPE ET COUTURE : Lundi, 7.30 à 9.30 p.m.Mercredi, 10 à 12 a.rn.$2.00 les 10 leçons ou 25 cts la leçon.Modes (chapeaux) lundi, 10 à 12 a.rn.Vendredi, 7.30 à 9.30 pjm.$2.00 les 10 leçons ou 25 cts la leçon.Pour toutes informations s’adresser à Madame la directrice, 14 rue Church, près Ontario.EPILEPSÎE Vn échantillon de mon remède n guéri tirs cas d’épilepsie.Prompt soulagement garanti.Je paie tous les frais de transport pour une bouteille d’essai gratis, si vous découpez cette annonce et inc hr faites parvenir.J’ai des centaines de témoignages assermentés sur mes listes.Donnez votre âge et tous les détails.Dr F.Harvey Roof, Dcpt.1281, Station N.» New-York.VACUUM 5WEEPER CLEAN HOUSEKEEPER Use a DOTY and see your rugs and carpets brighten It gets ALL that gritty dirt OUT of the fabric Let us demonstrate the DOTY In your home FREE.PLEASE CALL^MONSTRATOR.WRITE1” Doty AGENCY.P.0.R943 M ONTREAi-.4 % • e • e_____________•________________# FEUILLETON DU DEVOIR LES EXILÉS par PAUL ACKER.(.Suite-) 11 confia ses livres au gardien et pénétra dans le musée : il était seul, et seuls ses pas .nimaient le silence dca salles fraîches ; mais ni le Christ, décharné et dégoûtant le sanies, du vieux Grünewald, ni les Vierges de Sçhongaucr, ni les vestiges des siècles anciens, ni les souvenirs du temps français ne purent distraire sa pensée.Entre ses yeux et ce qu’ils regardaient s’interposait toujours et malgré- lui le doux visage de Mme Dolnay : il ne s’en étonnait pas, il ne se révoltait pas, il subissait, sans y réfiéchir, cette obsession, qui lui était délicieuse.|| En passant devant une fenêtre, il jeta machinalement un coup d’oeil au dehors, sur le cloître, et il aperçut une femme assise, contre la svelte colonne d’une arcade, sur un pliant et qui peignait.Il ne distinguai! que sa nuque inclinée, ses cheveux bruns roulés en natte, sa taille souple, mais son coeur la reconnut à l’instant sous le canotier bien enfoncé.11 gagna, presque en courant, la porte, mais une fois dans le cloître il s’arrêta, comme incapable d’avancer.C’était bien elle ; couverte d’une blouse de peintre, elle peignait ce qui était devant elle, un arceau trifolié que le soleil éclairait, l’ombre calme qui s’étendait sous la voûte, le mur verdoyant où brillait une pe- tite fenêtre, et rien d’autre n’existait pour son regard.Au milieu du gazon, dans le grand silence, une fontaine de grès rouge, que surmonte la statue de Schongaucr, versait, avec un bruit régulier, son eau dans les vasques entourées de lierre ; entre de vieux toits aux tuiles sombres, le ciel semblait emprisonné.Claude contempla Mme Dolmy quelques minutes, troublé d’une joie contenue, mais un peu frémissante, hésitant aussi à révéler sa présence, comme si cette joie s’en évanouirait.Cependant il s’approcha, et il prononça, sans hausser la voix : —Madame Dolnay.Surprise, et, sur le coup, un peu effrayée même, elle redressa la tête, mais aussitôt clic eut un gai sourire : —Oh 1 Monsieurs Hcring 1 Elle se levait, piquait scs pinceaux dans la palette sur la boite aux couleurs; l’application qu’elle avait apportée à son travail colorait encore ses joues.Elle lui tendit la main, il considéra la toile, et il dit, un peu bêtement: —C’est très joli.—Ohl fit-elle, avec une légère ironie, cela n’a de prix que pour moi.—Vous vous trompez, répliqua-t-il avec vivacité.Tout ce qu’il y a de religieuse et calme poésie dans ce coin de pierres et de feuilles, vous l’avez exprimé d’une façon.—J’aime ce cloître, voilà tout.J’y passerais des heures.Vous regardez la délicatesse de ses arceaux, l’élégance de ses colonnes pleines de force, la finesse de ses rosaces, et vous l’aimez aussi.On ne l’aime bien que si Ton y vient souvent.Il n’est jamais pareil.Le matin, avec la fraîcheur de l’eau et les premiers chants des oiseaux, il est charmant de tendresse naïve; à midi, quand le soleil le brûle, on comprend les extases ardentes qui jetaient les soeurs dominicaines aux pie ds de la Vierge ou du Christ, soudain apparus, et enchantaient leurs Ames de musiques célestes; le soir, quand le soleil éteint la jeunesse de ses rayons, et que les ombres descendent, c’est une paix éternelle où meurent les bruits du monde.Et son silence est toujours différent.I) l'écoutait avec ravissement.Elle poursuivit: —Je suis venue, un jour, pour visiter le musée; je le croyais, je le confesse, un musée semblable à tous les musées de province: je me trompais joliment.J’ai vu aussi le cloître.le lendemain je suis revenue, et puis encore une fois, et je me suis mise à peindre.Un Ijprès-midl un vieux monsieur m’a abordée, avec cette politesse déli-.cieuse que nos mères prétendent que tous les hommes pratiquaient de leur temps; il m’a demandé si j’étais bien, si j’avais besoin de quelque chose.c’était le conservateur.—J’ai causé avec lui, tout à l’heure, dit Claude.—Il est né à Colmar, continua-t-elle, il a toujours vécu à Colmar; autrefois il tenait un commerce de boucherie, mais oui, de boucherie; seulement il adorait sa ville, et, tout seul, il en étudiait l’histoire, et se changeait peu à peu en un vrai savant, si bien qu’on lui n donné la place vacante.personne ne lui en remontrerait.Nous nous sommes liés, il m’a prêté des livres; parfois même je monte à la bibliothèque pour feuilleter de gros volumes.Vous pouvez m’interroger sur les dominicaines, sur Schongauer, sur Colmar.—Vraiment I s'éeria-t-il.Elle eut un petit mouvement fier de la tête: —Cela vous étonne?Il répondit, d’une voix très grave; —Non, cela m’émeut.—C’est curieux, acheva-t-elle.On aime les villes comme on aime des êtres humains.Certaines, on ne les avait jamais vues, on en avait à peine entendu parler, on demeure quelques jours au milieu d’elles, et l'on ne veut plus s’éloigner.Et il y en a d’autres aussi qu’on n’avait pas ¦aimées, quand on les avait vues pour •la première fois, qu’on n’avait pas comprises; on les revoit et on les aime.Claude se taisait.Il songeait qu’il en va ainsi de l'amour qu’éprouvent les êtres humains.Un homme peut aimer soudain une femme qu’il n'a jamais vue; il peut aussi, longtemps, ne pas la connaître, bien qu’il la voie souvent, et soudain il la comprend, il la connaît enfin, et il est prêt de l’aimer.il l’aime déjà sans se l’avouer.Elle dit, émue: —Je vous envie d’être né à Colmar.C’est une petite ville merveilleuse vraiment, et pourtant, à part quelques artistes, qui s’en doute?Avec ses vieilles rues inégales, ses vieilles maisons à tourelles et à galeries, ses vieilles églises, ses vieux monuments, elle offre une touchante image du passé.Je goûte, à m’y promener, un continuel et changeant plaisir.A qui aime les arts, elle réserve d’incomparables trésors, ici, dans ce musée, et pour ceux qui ont l’âme religieuse, elle est la cité même de la mystique, puisque ces murs abritrent les extases des dominicaines.Tenez, c’est là que se trouvait le fameux Christ.sur cette pierre.—Le fameux Christ! quel Christ?interrogea-t-il, confus.—Oh! railla-t-elle amusée, quelle honte! un Colmarien! Ecoutez.Il y avait là, accroché au mur, sous l’arcade, un Christ en bois, avec de longs cheveux sanglants, les bras déchirés, les côtes perçant la peau, et une soeur, soeur Agnès, chaque fois qu’elle passait, détournait les yeux, craignant d’être accablée par une douleur trop grande et un amour Irop intense.Un jour, cependant, le Provincial lui ordonna de regarder le Christ; elle obéit, et sur-le-champ elle rendit le dernier soupir.Elle est enterrée sous cette dalle.Elle avait fini, qu’il écoutait encore se prolonger dans sa mémoire le son de cette voix qui était si fraîche et ijui disait des paroles si sensibles.Elle avait enlevé sa blouse et montrait une robe en toile bleue toute simple, dont la jupe assez courte, découvrait un pied mince, cambré et chaussé avec soin ; le bord de son canotier répandait une ombre sur son front à l’ordinaire si lumineux, mais une ruche, qui entourait son cou, affinait encore, en l’éclni-runt, le modelé de son visage., (A suivre) 12 10 LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 20 NOVEMBRE 1914 VOL.V.— No 274 Le temps qu’il fera a Seige, ce soir et rit main, lrgt*re «’ll ) grande partie.Demain, froid DIMANCHE, LE 22 NOVEMBRE XXV dimanche après la Pencôte.Lever du soleil : 7 heures 8.Coucher du soleil : 4 heures 23 Lever de la lune : 1 heure.Coucher de la lune : 10 h.4a.Premier quartier, le 24 à 8 h.45 m.du matin.LUNDI, LE 22 NOVEMBRE Saint-Clément, pape, martyr.LA GUERRE (Suite de la 1ère page) mi, le M'aldeck-Housseau mit en fuite dix-sept contre-torpilleurs et coula un submersible.Un tel ex- Sloit est digne des meilleures tradi-ons de la marine française, dont la bravoure chevaleresque et le métier n’ont pas de supérieurs dans n’importe quelle autre marine.Le blocus de l’Adriatique et le nettoyage de la Méditerranée sont deux exploits à l’actif de la flotte française.Elle a aussi participé au bombardement des forts des Dardanelles.et elle s'occupe aujourd’hui de préparer un débarquement de corps d’armées alliées sur remplacement même de Troie, où, pendant un iong siège, il périt moins d’hommes, il y a des siècles, qu’ii en meurt chaque jour pendant la guerre actuelle, dans la moindre opération importante.Fait notable, c’est que la marine française, en dépit de son activité depuis le début des hostilités, n’a perdu qu'une couple de canonnières et d’avisos, et fort peu d’hommes.L’Amirauté, pendant ce temps, a perdu, aux mains des Allemands, une dizaine d’unités assez âgées, — à par VAudaciowi, mis en service en 1012 et coulé le 27 octobre dernier.par une mine flottante allemande, — et 4,800 marins tués ou disparus.Il est vrai (pie les opéra-lions navales de l’Angleterre se font sur un champ extrêmement vaste, dans des régions où l’ennemi est plus fort et plus remuant (pie les Autrichiens.Mais, à tout considé rer, les escadres de France font très belle figure, si elles ne sont pas aussi fortes et aussi nombreuses que celles de son alliée.Et elles n’ont pas, à leur passif, d’erreur de jugement comme relie qui fut cause que le Goeben et le Breslau, deux puissantes unités navales allemandes dernier type, échappèrent à des navires chargés spécialement de les attendre au large de Sicile et de les engager à mort.Aux dernières nouvelles ,1a France vient de lancer heureusement trois nouvelles unités navales de grande puissance, type superdread-noughl, la Normandie, la Gascogne .et la Flandre, qui, d’après les programmes originaires, ne devaient être prêtes, les deux premières, qu’en l!)t(i, la dernière, en 1917.Elle lancera aussi sous peu de mois deux autres navires de même plan, le Languedoc et le Béarn.Ceci augmentera considérablement la force de ses escadres méditerranéennes, et sera un nouvel appoint à la cause des Alliés sur la mer.AU CANADA Le ministère fédéral vient d'interdire l’entrée et la vente au Canada de quatre feuilles américaines allemandes ou à tendances germanophiles.Ceci est la première application de l’arrêté ministériel adopté il y a deux semaines, donnant des pouvoirs extraordinaires au ministre des postes, afin qu'il puisse sévir contre les publications qui lui paraîtraient anti-britanniques.Le ministre de la milice, le général Hughes, continue de faire du bruit à propos de l’incident de Toronto.A son dire, le général Lessard lui aurait promis d’avertir les gens de cette ville de la mobilisation qu’il (levait faire, et il n'aurait pas tenu sa promesse.A supposer (pie tel serait le cas, le général Hughes n’aurait-il pu suivre la coutume établie dans les pays où la discipline militaire est sévère, et traduire le général Lessard devant un tribunal spécial, au lieu de le blâmer publiquement, et de le condamner sans que le commandant de Toronto puisse se faire entendre ?C’est du moins la procédure suivie dans tous les pays d’Europe où l’on fait pourtant respecter l’autorité militaire.___________Georyes PELLETIER.NE L’OUBUEZ PAS! Qu’est-ce que vous aimez à lire, le dimanche ?Des choses intéressantes et agréables, pas trop longues, et qui plaisent ?Dans ce cas, ne cherchez pas, c’est tout trouvé.Lisez le Nationaliste.Pour deux sous, vous aurez de quoi lire tout le jour.Ainsi, demain, vous pourrez y lire : Les variations de M.Rodolphe Lemieux, par Pierre Labrosse, tableau vivement brossé des virevoltes de M.Lemieux sur la politique, du jour où il voulait l'indépendance du Canada, au jour où il veut envoyer 4out le monde à la guerre.Ce qu’il voudra après la guerre, chi lo sa ?Chronique du dimanche, par Ernest Bilodeau, brèves et reposantes considérations sur les faits d’actualité : Médéric a fail frapper son portrait, par .lean Pick, histoire de la douzaine de photographies (tue notre maire a fait faire â Chicago.aux dépens de Concordia, vous pensez bien ; Pourquoi M.Tellier n’est pas premier-ministre de Québec, étude sur les relations des conservateurs fédéraux et des conservateurs provinciaux, par Un vieux conservateur qui connaît les coulisses de son parti ; L’encrier du sous-ministre, par Paul Moreau, amusante histoire d’un député distrait et d’un encrier japonais, — histoire authentique ; Le cas du juge Grip-tout, premier jugement d’un magistral du Monomotapa, ex-ministre distingué, mis en face de ses anciennes promesses ; Une interview, de Vidor Barbeau ; la Balançoire, nouvelle rubrique où les briques s'entassent ; le Phare tournant, où Ton parle du "casque" d* Médéric ; des contes, des poésies, des échos, des faits-divers, toutes les dernières nouvelles de la gucrée, les derniers potins politiques, le sport, bref, de quoi lire toute la journée et relire à temps perdu.Lisez Je Nationaliste ! Deux sous partout.___ TOUJOURS LE BUDJET.On ne fait guère de coupures dans celui de Vassistance publique, les commissaires ne voulant pas diminuer le revenu des pauvres.LA GUERRE ÉCHEC ALLEMAND A BIXSCHOOTE LE MAIRE HORS D'ORDRE M.Albert Chevalier, directeur de l’Assistance Publique, a présenté, hier après-midi, son budget pour l’exercice 1915.Les commissaires n’ont pas jugé à propos d’y apporter des changements importants.Us sont d’avis que dans une année de misère comme celle qui s’annonce, il ne convient pas de diminuer le revenu des pauvres.Le budget de l’assistance publique se chiffre en tout à 8324,000.11 n’y a pour ainsi dire pas de changement sur l’année dernière.Au cours de la discussion, M.le j maire Martin a fait une très intéressante suggestion, celle d’imposer une I taxe de 1-10 de 1 p.e., sur la proprié-1 té foncière, afin de constituer un fonds de charité publique.Ce serait en quelque sorte le Droit des Pauvres que l’on percevrait par cette surtaxe.Le rendement, assure M.Chevalier, serait de 8000,000 par année.Le bureau des commissaires n’a pas discuté ce projet de M.le maire, mais il esl entendu qu’on y reviendra plus tard.Les commissaires ont aussi fini d’étudier, hier après-midi, le budget du département des travaux publics.Comme on décidait sur proposition de M.le maire de porter à $2.50 par jour le salaire de plusieurs journaliers, M.l’échevin L.A.Lapointe fit remarquer que l’on se trouvait à commettre une injustice envers les petits employés de l’Hôtel de Ville, qui, eux, n’ont pas reçu d’augmentation, malgré (pie leurs salaires ne soient que de $000 par année ou moins.Des employés qui gagnent si peu cher ne peuvent songer à se marier, ajoute M.Lapointe.M.le maire.— Ce n’est pas le temps de se marier.M.Lapointe n’abandonne pas la partie cependant.Il demande que le contrôleur de la ville reçoive instruction de dresser la liste de tous les commis qui gagnent 8700 et moins, pour avoir une idée de ce que représenterait une augmentation de traitement qui leur serait accordée.Au cours de la discussion on en vint a parler de la taxe des pavages.Il eut mieux valu que le maire laissât cette loi dans les statuts, pense M.Ainey.Quanti on parle de la loi des pavages M.Martin voit rouge, comme en période électorale.Non, s’écrie M.le maire, cette loi était injuste et si nous sommes aujourd’hui dans une position difficile, c’est uniquement à cause du gaspillage de l’ancienne administration dans les affaires d’expropriation.Pourquoi, dit M.Ainey, attaquer toujours l’ancienne administration quand vous avez favorisé vous-même l’expropriation du Parc Lafontaine, une des plus coûteuses subies par la ville ?M.Martin avait dit aussi que J’un-cienne loi des pavages avait permis à des agents d’immeubles qui n’avaient pas trente sous dans leur poche de s’enrichir en quelques semaines.M.Hébert est agent d’immeubles entre autres choses, il déclare à M.Martin que ce qu’il vient d’affirmer est faux.Les agents d’immeubles ont bénéficié comme les autres de l’augmentation générale de la valeur de la propriété.;—Je vous rappelle â l’ordre, s’écrie le maire.Vous n’ètes pas dans l’ordre vous-même en faisant de pareilles assertions, rétorque vivement M.Hébert.M.le maire cède en déclarant à l’offensé qu'il va rentrer dans l’ordre immédiatement.On passe ensuite au département des chemins.Les salaires ne subissent pas de changements.Quelques-uns des items les plus importants sont les suivants : Réparations aux rues macadamisées : $100,011(1 ; réparations aux pavages permanents, $88,000 ; réparations aux trottoirs, $35,000 ; trottoirs de bois, $25,000 ; enlèvement de la neige pour les trottoirs, $180,-000 ; enlèvement de la neige de la voie des tramways, $125,000 ; enlèvement de la neige sur les rues non sillonées de tramways, $110,000 ; nettoyage et arrosage des rues, $506,000.LA TEMPETE SUR LES LACS ON RAPPORTE LE NAUFRAGE D’UNE BARGE SUR LE LAC SUPERIEUR, ET L'ON CRAINT QUE DEUX AUTRES NAVIRES AIENT SUBI LE MEME SORT.(Service spécial) Sault Sainte-Marie, 21.— Huit cadavres ont été repêchés hier après-midi sur la plage du Grand Marais.Ce sont ceux des matelots de la barge “Annie Patterson” qui a dû sombrer durant la tempête de mercredi dernier.Ce naufrage a créé des doutes sur le sort du navire “C.F1.Curtis” et la barge “S.K.Marvin” dont on n’a pas entendu parler depuis qu’ils ont quitté Baraga, Michigan.On craint qu’ils aient tous deux également péri.Ces trois navires étaient la pro priété de la compagnie Edward Hones Lumber, de Chicago, et étaient dirigés à Tonavanda.L'équipage de la barge “Peterson” était de sept hommes, et on en a repêcré huit.Ce qui porte à croire que l’un des deux autres navires a dû sombrer dans le lac Supérieur.Parmi les repêchés, se trouvaient deux femmes.Par suite de la tempête dans le voisinage de Cheboggan, trois navires de fret ont été jetés sur la côte.Aucun d'eux n'a pu encore être remis à flot.Il n'y eut cependant aucun membre de l’équipage blessé.Le navire “J.H.Brown” s’est échoué hier soir à River Point, Mud Lake, au milieu de la tempête.Le navire n’est pas en danger.On rapporte que la glace s’est formée en plusieurs endroits dans la rivière Sainte Marie et dans le Mud Lake.C’est la première fois que la glace se forme si tôt.Au dire du capitaine Carronty, du “Sawyer”, une nuit suffirait à geler tout le Mud Lake.VAPEURS RETENUS AU PORT Plus de deux mille cinq cents passagers en destination pour l’Europe ont été retenus' à Montréal hier par la neige.Le “Missanabie” du Pacifique Canadien et le “Corinthian” de la ligne Allan ont reçu en effet avis du bureau météorologique que de grosses tempêtes de neige faisaient rage jusque dans le golfe.Les navires sont restés amarrés à leur quai et la vie du bord s’est passée comme en mer.Les passagers du “Missanabie” se sont beaucoup amusés dans le magnifique gymnase installé à l'avant de ce navire où de nombreux instruments permettent aux passagers de se récréer d’une manière profitable pour leur santé.A bord du “Corinthian” aussi les passagers se sont bien divertis.INCENDIE A LYON Lyon (France), via Paris, 21.—-Le feu a détruit les pavillons anglais et américain de l’exposition Internationale des villes modernes, ouverte au public en mai dernier.La section qui porte le nom de la “Ville New-York” a été sauvée.Les ouvriers combatti rent les flammes et réussirent ù sauver plus de cent caisses remplies d’objets qui devaient être envoyés à l’exposition de Panama, A San Francisco, après avoir été exposés ici.UN VERDICT D’ACQUITTEMENT GEORGE TOLCACHUK, ACCUSE DU MEURTRE DE JOSEPH BOS-COVITCH, EST DECLARE INNOCENT EN VERTU DE LA LOI NON-ECRITE.Un verdict d'acquittement a été rendu, hier soir, par le jury de la Cour d’Assises, en faveur de George Folcachuk, qui était accusé du meur-tre de Joseph Boscovitch.Il y a deux mois Folcachuck surprenait Boscovitch avec sa femme et lui infligeait des blessures qui amenèrent sa mort.La police, qui avait été averti par téléphone qu’un homme avait été tué dans une pension russe de la rue Centre, trouva Boscovitch privé de connaissance dans une chambre à coucher.Il avait une profonde blessure à la tète d’où le sang s’échappait en abondance.Le blessé fut transporté à l’hôpital Général où les médecins constatèrent une fracture du crâne.Boscovitch mourut au cours de la nuit sans reprendre connaissance.A aucun moment Folcachuk ne nia avoir assailli Boscovitch.Une fois même il déclara à un agoni de police : “Je regrette de ne l’avoir pas tué sur place”.Les témoins ne rapportèrenl que les declarations faites par Folcachuk lui-nièuie à la police.Celui-ci soupçonnait Boscovitch depuis quelque temps.La nuit de l’affaire, tout le monde croyait Folcachuk en dehors de la ville, mais il était caché dans une armoire, d’où il pouvait tout observer.lorsqu’il sc fut rendu compte que scs soupçons étaient fondés, il sortit de sa cachette et prenant le premier objet, un morceau de fer, qui lui tomba sous" la main, il en frappa rudement Boscovitch.Folcachuk déclara que s’il avait eu un revolver où un poignard i! s’en se’ ait servi, sans hésiter.Mme Folcnehuk avait été appelée comme témoin par la défense, mais le juge Saint-Pierre dit que la cause était d’une nature telle, qu’il ne croyait pas nécessaire de faire témoigner la femme.Me Alban Germain, C.R., le défenseur de Folcachuk, fit un plaidoyer très bref mais aussi très fort, dans lequel il dit que tout honnête homme aurait fait ce qu’a fait l’accusé dans les mêmes circonstances.Mc Lnfortune, l’avocat de la Couronne, dit au jury que si l’accusé avait été provoqué, il aurait pu sc défendre, mais personne n’a le droit de se faire justice lui-même.Le juge Saint-Pierre conseilla au jury de rendre un verdict d’homicide involontaire, faisant remarquer que la sentence imposée pourrait «’être (pic de 24 heures d’emprisonnement.v Après vingt minutes de délibération le jury revint avec un verdict d'acquittement.Lorsque le juge dit à Folcachuk, qu'il était libre de s'en aller, celui-ci, rectifiant sa position, fit un salut militaire; en sortant de la boîte, il fil le signe de la croix.Lorsque sa femme et son enfant se présentèrent â lui, il embrassa plusieurs fois son enfant; pour s« femme il hésita, mais enfin, il se décida à l’embrasser aussi.Croyant les lignes alliées rompues, les Teutons s'élancent pour se frayer un passage et sont cernés; ils réussissent à battre en retraite après avoir subi d’énormes pertes.D’une ville de Belgique, 21.—Le.; Alliés viennent de remporter un nouveau succès sur les troupes allemandes à Bixschoote.Bien (pie les détails de la bataille ne soient pas encore connus, on dit que les Allemands, croyant la ligne des Alliés rompue vers le centre, se ruèrent dans cette brèche et furent cernés .sur-le-champ.Ils essayèrent vainement de battre précipitamment en retraite, leurs pertes furent énormes; les Anglais les poursuivirent vigoureusement jusque de l’autre côté des positions qu’ils occupaient avant la bataille.Amsterdam, viâ Londres, 21.—Le correspondant du “Nieuwe Rotter-damschf Corant”, de Berlin, affirme que l’artillerie allemande a en-rayé toutes les tentatives faites par les Français pour rétablir les communications entre le littoral et Ypres.Les durs combats dans le cours desquels l’infanterie allemande et française se dispute la possession des forêts dans le voisinage de Bixschoote, se poursuivent.Le bombardement de Reims continue à s’effectuer.BULLETIN FRANÇAIS Paris, 21.— Le bref communiqué officiel suivant a été publié par le bureau de la guerre français: Il n’y a aucun incident important à rapporter.BULLETIN OFFICIEL DE VIENNE Vienne, viâ Londres, 21.— Le communiqué officiel suivant a été publié la nuit dernière: Dans la zone sud de la guerre, des batailles sans importance ont eu lieu sur tout notre front de bataille.Nos attaques sont couronnées de progrès sensibles.Hier, nous avons fait 7 officiers prisonniers et 650 soldats.La température est défavorable.Il y a environ trois pieds de neige sur les hauteurs; la partie basse du pays est inondée.UNE RUSE DE GASCON Du nord de la F’rance, 21.— Un capitaine gascon rapporte un fait intéressant qui a eu lieu à Ypres.Plusieurs chevaux furent couverts de foin à tel point qu’ils ressemblèrent bientôt a une énorme meule ambulante.Comme celle-ci avançait vers les positions des Allemands étonnés, ces derniers tirèrent sur la meule de foin.Les chevaux se séparèrent alors en ordre en courant toujours sur l’ennemi.Tout à coup, de chaque paquet de foin couvrant un cheval surgit un cavalier qui, à la pointe de l’épée, réussit avec l’aide de ses camarades à prendre la position ennemie et à précipiter sa fuite.LE CANAL DE SUEZ Londres, 21 (Dépêche de la “Central News”).— Les autorités civiles à Suez, Port Said et Ismailia, respectivement au sud, au nord et au centre du canal de Suez, à cause de la marche en avant des Bédouins et des Arabes, se dirigent vers Zaga-zig, â 75 milles à l’ouest du canal.POUR AIDER LES FAMILLES PAUVRES LE CONCERT DE Mme O.MASSON HIER SOIR AU RITZ-CARLTON, POUR LES FAMILLES PAUVRES FRANÇAISES ET BELGES A REMPORTE UN REEL SUCCES.Une foule des plus nombreuses se pressait hier à la soirée musicale et littéraire organisée par Mme Damien Masson, dans la salle des conférences du Ritz-Carlton au profit des familles françaises et belges.L’évènement tant au point de vue artistique que pécuniaire, fit un véritable succès.Le trio de Paul Viardot, exécuté* Mme O.Masson, Mlle Simone Micheau, et M.Yves Lamontagne, témoigna de beaucoup de facilité chez ses exécutants.Mme Desmarais fut longuement applaudie dans le “Rêve du Prisonnier” de A.Rubinstein, et la “Cloche fêlée” de Charpentier.En rappel, Mme Desmarais chanta “Chanson Ancienne” de Souznz avec obiigato de violon et de violoncelle.Ainsi qu’il était dit au programme, M.E.Montpetit, parla de la France, où règne actuellement l’harmonie la plus grandiose, où le silence pèse sur toutes les querelles antérieures, de la France, pays du mot d’esprit, qui ne se donne pas et qu’on comprend en faisant appel à ses sentiments.M.Montpetit compara aux combattants dans les tranchées les grands auteurs français qui, depuis le commencement de la guerre, s’appli: quent à façonner l’âme du peuple français, à la rendre plus noble et plus généreuse que jamais.Il cita le Président Poincaré, premier citoyen de la République, et membre de l’Académie Française; Ernest Lavisse, Maurice Barrés, le regretté Albert de Mun, Georges Clémenceau, Hervé et tous les journalistes, disiciples de Jaurès qui avaient juré sur le tombeau de leur chef de défendre à jamais leur patrie.Tous les grands écrivains français que l’âge retient au foyer, luttent dans l’harmonie de la pensée et de l’action pour façonner l’âme de leurs compatriotes et les rendre plus glorieux et plus héroïques dans la victoire future.M.Montpetit appuya ce point de sa causerie par deux lectures puisées dans un ouvrage de M.Henri du Roure, mort sur le champ de bataille.L’auteur y décrivait l’arrivée des "bleus” à la caserne, leurs premières familiarités avec les armes et la naissance de leur attachement pour la vie militaire.M.Henri du Roure était le frère de M.Réné Du Roure, pro-sesseur au McGill et actuellement, ^prisonnier aux mains des Allemands.M.Montpetit eut aussi â la fin de son allocution quelques admirables paroles, empreintes d’émotion et de sensibilité à l’égard de lu femme française qui compte pour beaucoup dans la nation française.Il sut trouver dans sa péroraison de nobles pensées pour exprimer l’héroïsme français auquel nous avons joint notre souvenir.Avec beaucoup de précision, M.E.Plamondon chanta “A l’absente” de Coquara et “La Toussaint” de La- “î-a Cathédrale” de Miguel Zama-cois fut dit avec naturel par Mlle Idola Saint-Jean.Mlle Antoinette Panneton fut très goûtée dans l’air de Micaéla.Cette artiste possède une voix vraiment remarquable.Le morceau le plus applaudi de la soirée fut sans contredit l’exécution d’une valve de concert de Maz-howski par Mlle Germaine Malepart.Mlle Malepart, qui est à peine âgée de quinze ans, joue avec un doigté et sentiment incomparable.Son exécution de la valve de concert, lui valut de chaleureux applaudissements.Dans “Le pas d’armes du roi Jean” de Saint-Saëns, M.Gaston Rudolf se révéla l'artiste si souvent applaudi â la dernière saison d’opéra.Et c'est en virtuose qu’il chanta “Alla Stella Confidente" de Robaudi.En somme, la soirée fut un vrai régal artistique dont a su profiter l’auditoire, et un régal pécuniaire dont profiteront bientôt les familles pauvres françaises et belges.IL SE NOIE A PAP1NEAUVILLE Papkieauville, 21.— Un triste accident est venu jeter le deuil dans une de nos braves familles.Un jeune homme de 17 ans, du nom d’Eugène Charron, file de M.Alfred Charron, de Saint-Dama.se d’Alfred, Ontario, était en promenade depuis quelques jours chez son oncle, M.Amédée Charron, de ce village, lorsque mercredi, il partit pour aller patiner sur la Baie de la Pentecôte.Il ne revint pas le soir.Des recherches faites durant la journée d’hier n’ont produit aucun résultat, mais cet après midi, on a trouvé le corps du jeune homme noyé dans la Baie.Le coroner a permis l’inhumation sans enquête.LE PÔNTdTgLACE EST FORME Sault Sainte-Marie, 21.— Avec quelques autres nuits de froide température comme celles que nous avons eues, les paquebots devront briser la glace de la rivière Sainte-Marie, s’ils veulent traverser au-delà.Il y a des années que la glace ne s’est pas formée aussi rapidement.Le capitaine Canartray, du “Sawyer” a dit ce soir: “Il n’y a plus qu’une voie à travers la lac “Mud”.Encore une nuit froide et cette voie elle-même sera fermée par la glace.IL FRAPPE* UNE FEMME Agissant sous l'influence de la boisson, un nommé Auguste Coderre, âgé de 24 ans, a frappé de quatre coups de couteau au restaurant 487 rue La-gauchetière Est une femme du nom de Florida Lorrain, qui a été transportée à l’hôpital Notre-Dame.Aux cris poussés par la blessée, le constable Petit, du poste No 2, s’est rendu au restaurant et a mis Auguste Coderre en état d’arrestation et l’o écroué au poste No 2.• Les blessures de la femme Lorrain ne sont pas bien raves, nous dit-on, à l’hôpital.Les coups ont porté à l’estomac, à une main et sur une joue.CONFERENCE SUR L’HYGIENE Au Monument National, dimanche, 22 novembre, à 2 heures 30 p.m , conférence sur l’Hygiène, par le Dr C.N.Valin.Sujet: Moyens préventifs contre les microbes, suite.A 8 heures p.m., conférence sur l’Histoire de l’Art, par J.B.Lagacé.Sujet: L’Art française au XIX siècle; David et son école.Ces conférences seront illustrées de nombreuses projections lumineuses.Entrée libre.CLOTURE DE LA RETRAITE DU GESU La clôture solennelle de la retraite que prêche le P.L.Lalande, aura lieu, demain, à 3 heures p.m.précises.-»——- SIR WILFRID A QUEBEC (Dp notre correspondant) Québec, 2t.— Sir Wilfrid Laurier fera cet après-midi devant le Cercle des Femmes Canadiennes une conférence sur l’“étudc de la langue française et anglaise au Canada.-9- LA GARDE PRUSSIENNE AU REPOS Londres.21.— Le correspondant du “Daily Mail’" â Dunkerque dit ce qui suit; “Lu Garde Prussienne' a souffert de telles pertes lors de l'attaque des lignes belges qu’elle a dû se retirer en dehors du champ de bataille pour y prendre quelque repos.’’ Où Acheter Demain (Enregistré conformément à In loi du Parlement du Canada, par L.-P.Deslongchampa.au Ministère de 1*Agriculture) Set de Chambre “Jacobin” en Noyer Noir Cet ameublement est un vrai régal pour les amateurs de meubles de style.CYst une reproduction exacte des meubles anciens.La commode de monsieur est garnie de l'antique toilette mobile.L'ameublement est formé de huit morceaux : le lit double, le bureau, la commode, la table de toilet- QA te, la table de nuit et les trois chaises.Le set complet.till Tel.Est 7330.7331-637-39 SAINTE-CATHERINE-EST, anfle Bcmdry, MONTREAL TEL.EST 4510 Le Magasin du Peuple 447 SAINTE-CATHERINE EST Vente étonnante d'étoffes à manteaux d’hiver 9,500 verges d’étoffes à man teau, comprenant draps 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montante a atteint une telle hauteur que le fleuve a débordé comme la chose ne s’est pas vue depuis longtemps.La crue des eaux a inondé une partie de la bas-' se-vil^e.Toute la rue Dalhousie a été couverte de trois à quatre pieds d’eau; le service de tramway comme le reste de la circulation a été interrompu dans cette partie de la ville et de plus un grand nombre d’établissement de gros ont été considérablement effeetés.Les cavej, et dans maints cas les rez-de-chaussée, se sont remplis d’eau et des marchandises pour une valeur très élevée ont été endommagées.Cette crue des eaux a duré une couple d’heures, et ce n’est que vers huit heures que l’eau a commencé à se retirer lentement, après avoir causé des dommages qui s’élèveront sûrement à quelques milliers de dollars.Il y a bien longtemps que le niveau du fleuve n’a pas atteint pareille hauteur.UNE FILATURE BELGE (De notre correspondant) Québef, 21.— Un industriel belge, M.Halus, de Gand, a adressé au premier ministre de la province, sir Loiner Gouin, une lettre dans laquelle il offre de venir établir dans rette province une filature pour laquelle il lui faudrait un emplacement à proximité d’un centre offrant les facilités do communications par eau et par voie ferrée.M.Halus projette d’ériger des usines modernes et d’établir aussi dans le voisinage de cette industrie une petite ville offrant à la population ouvrière de scs usines tout le confort et l’hygiène désirables.Le gouvernement provincial prendra cette communication en sérieuse considération et on dit que c’est l’intention de faire des démarches nour assurer l’téablissement de cette industrie dans la région de Trois-Rivières.UNE VISITE DE MGR BRUCHESI Sa Grandeur Mgr Bruchési a daigné rendre vis te hier à la section féminine du Comité France-Amérique, 71a rue Saint-Jacques.Monseigneur l’archevêque a été reçu par Mme Thibaudeau, présidente de la section, et Mlle Lamothe, qui préside à l’emballage des secours pour la France.Sa Grandeur s’est déclarée enchantée de cette oeuvre de charité.Beaucoup de zélateurs et de zélatrices étaient présents.FAMILLE _ASPHYXIEE La famille de William Jobson, 926 rue Henri Julien, a failli être asphyxiée hier soir et quatre des membres de cette famille ont dû être dirigés sur les hôpitaux Notre-Dame et Royal Victoria pour y recevoir des soins que requérait leur état.L’asphyxie est due au gaz qui se dégageait d’un tuyau à gaz bouché avec du-papier.William Jobson et sa famille n’occupaient le logement que depuis le matin; sur douze personnes atteintes par les gaz délétères nous avons dit que quatre sont aux hôpitaux, se sont William Jobson et sa fillette Nelly à l’hôpital Notre-Dame, et Mme Jobson et une autre fillette, Béatrice, au Royal Victoria.Les autres personnes ont reçu les soins du Dr A.A.Gauthier et sont chez M.M.Decelles, 914 rue Henri Julien.Les dernières nouvelles reçues des hôpitaux disent que les malades sont hors de danger.-—9- ACADEMIE ST- JEAN-BAPTISTE Les membres de la 'Société Saint-Vincent-de-Paul, Section de l’Association des Anciens Elèves de l’Académie Saint-Jean-Baptiste, sont priés d’assister à une séance spéciale de la Section, qui sera tenue à l’Académie lundi le 23 courant.Nos confrères de l’Association,'qui ne sont pas membres de la Section et qui désireraient en faire partie, sont tout spécialement invités à assister à cette réunion.L’Assemblée sera ouverte à 8 heures 15 précises.Ludger GARIEPY.Secrétaire-correspondant.(Communiqué) ADORATION NOCTURNE Les niejnbrcs de.l’Adoration Noc turne sont prié de se rendre, di manche prochain, le 22, à 3 h d l’après-midi, à l’église Saint-Patri ce, pour la célébration des 40 Heu res.Ils sont également invités pou vendredi, le 27 à 7 h.30 à l’cglis Saint-Irénée, avenue Atwater, et ; la Cathédrale, dimanche, le 2!) à heures.DECES A MONTREAL BISA1LLON, Honr, 9 mois, enfant < fred Blsnlllou, restaurateur, rue Christ Colomb, 227.BRUN 1ER, F.lphége, 1 an, enfant de seph Bernier, menuisier, rue Jeanne d 46.COTTENOIBE, Leopold, 3 mois, cr de Agénard Cottenoirc, journalier.1 Monk.12K.CH A BETTE, Marie Lavoie, 39 ans, fm d'Alphonse Qiarette, maçon, rue Saint toine, 1121.HAfJAN, Charles,62 ans, expéditeur, Si Bridget Home.SIRILLE, Hubert, 2 ans, enfant de Hç Slhille, forgeron, rue Van Horne.118(1 SCULLION.Patrick John, .IS uns, jou lier, rue Papineau, 77.V
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