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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraßt pour la premiÚre fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

DĂšs ses dĂ©buts, Le Devoir se veut patriotique et indĂ©pendant. RĂ©solument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopĂ©ratif. De tout temps, il dĂ©fendra la place de la langue française et sera des dĂ©bats sur la position constitutionnelle du QuĂ©bec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure trÚs en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grùce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siÚgent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de mĂȘme acheminĂ©e dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui Ă  l'organisation de l'agriculture quĂ©bĂ©coise. Il ne pĂ©nĂ©trera que tardivement, mais sĂ»rement, le lectorat de la zone mĂ©tropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révÚle une phase plutÎt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigĂ© par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fĂ©dĂ©raliste pendant la plus grande partie des annĂ©es 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siÚcle, sous la gouverne de Bernard DescÎteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siÚcle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • MontrĂ©al :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 23 novembre 1914
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1914-11-23, Collections de BAnQ.

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VOLUME V—No 275 MONTREAL, LUNDI 23 NOVEMBRE 1914, DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poĂšte ; Édition quotidienne s CANADA ET ETATS-UNIS.R3.00 UNION POSTALE.$6.00 Édition hebdomadaire : CANADA.si.OO ETATS-UNIS.$1.50 UNION POSTALE.$2.00 DEVOIR RĂ©daction et Administration : 43 RUE SAINT-VINCENT MONTRE! AL» TÉLÉPHONES : ADMINISTRATION RÉDACTION : - ‱ Main 7461.Main 7460.Diredteur : HENRI BOURASSA.FAIS CE QUE DOIS ! LE COMMERCE ET [’AGRICULTURE Bien que toujours d’actualitĂ©, le sujet choisi par le Dr Brisson poui sa confĂ©rence Ă  la Chambre de Commerce, Ă  MontrĂ©al, Ă©tait particuliĂšrement appropriĂ© au milieu et aux circonstances: au milieu, paice que l’on ne saurait trop intĂ©resser le commerce Ă  l’agriculture; aux circonstances, parce que nous sentons plus que jamais 1 importance de la culture et de la bonne culture au point de vue de la prospĂ©ritĂ© gĂ©nĂ©rale.TT Nous vivons trop indiffĂ©rents les uns aux autres.A la campagne, ie commerce s’intĂ©resse encore assez au cultivateur, mais Ă  la \ille on oublie trop que l’argent qui alimente les affaires vient en trĂšs grande partie de la culture du sol.On lira bien avec une certaine curiositĂ© les nouvelles de la terre et des perspectives de la rĂ©colte, mais quant a stimuler vĂ©ritablement le progrĂšs agricole, on n’y pense pas ou l’on a trop confiance Ă  l’initiative officielle.La coopĂ©ration de tous ne serait pourtant pas supeiflue.Nous avons fait des progrĂšs en agriculture, mais sont-ils proportionnĂ©s Ă  la durĂ©e et au mĂ©rite de la campagne entreprise dans ce but?Voici trente ans que des confĂ©renciers essaient d’entrainer l’agriculteur aux mĂ©thodes nouvelles, vingt-cinq ans au moins que les pouvoirs publics subventionnent l’agriculture pour l’encourager Ă  mettre en pratique l’enseignement qu’on lui donne, et une quinzaine d’annĂ©es que le prix des produits du sol devrait achever de convaincre les cultivateurs de la valeur pĂ©cuniaire de leur profession.Cependant, le grand nombre reste toujours plus ou moins Ă  l’écart du mouvement.On ne risque pas d’exagĂ©rer en affirmant que la moitiĂ© au moins des terres ne sont pas cultivĂ©es avec le soin qu’il faut pour en retirer le maximum de ce qu elles peuvent donner.Il y a plusieurs raisons a cela: insuffisance d aide, manque de ressources, routine, crainte d’insuccĂšs, etc.Elles disparaĂźtraient plus vite si la production de chaque terre Ă©tait doublĂ©e.Et cela n’est pas impossible.Ce qui se fait en certains endroits peut ĂȘtre rĂ©pĂ©tĂ© proportionnellement Ă  peu prĂšs partout.Ee Dr Brisson a donnĂ© des chiffres qu’on est portĂ© Ă  trouver exagĂ©rĂ©s Ă  premiĂšre vue.Us ne le sont pas.On ne sait pas assez ce que la terre bien drainĂ©e, bien fertilisĂ©e, rĂ©guliĂšrement tonifiĂ©e des Ă©lĂ©ments que chaque production lui coĂ»te, peut donner.Et ceux qui le savent, sinon par leur propre expĂ©rience du moins par la conviction qne leur fournissent les experts, ne tĂ©moignent pas assez Ă  ceux qui en doutent cet intĂ©rĂȘt sympathique et constant qui triomphe de tant d’hĂ©sitations et mĂȘme des prĂ©jugĂ©s.La Chambre de Commerce est une organisation dont l’opinion et l’action ont du poids sur les esprits.Pourquoi n’aurait-elle pas sa commission agricole qui s’occuperait tout spĂ©cialement de promouvoir la production du sol?Elle pourrait, par exemple, offrir un ou des prix aux cultivateurs qui, d’un nombre d’acres dĂ©terminĂ©, auraient retirĂ© la plus forte quantitĂ© de produits.Cela peut paraĂźtre insignifiant Ă  premiĂšre vue, mais outre la preuve d’intĂ©rĂȘt pratique que le cultivateur trouverait dans ce fait, la production gĂ©nĂ©rale en serait stimulĂ©e.Et voyez ce qui pourrait en rĂ©sulter: un minot de plus seulement Ă  l’acre et vous avez dĂ©jĂ  un supplĂ©ment considĂ©rable par ferme.Sans doute, cela demande plus de travail de la part de nos orga nisations commerciales, mais l’exemple ne serait-il plus fructueux que bien des discours?On entend dire souvent que le cultivateur peine moins qu’autrefois.Peut-ĂȘtre.Mais le moyen de le faire travailler davantage n’est-il pas de lui montrer que rien ne s’obtient sans peine?Du reste, le labeur de la campagne est encore trĂšs ardu.Ee dĂ©faut principal de nos cultivateurs n’est pas tant la paresse que le manque d’ordre, de mĂ©thode, d’initiative et de persĂ©vĂ©rance.On travaille mal et naturellement on se dĂ©courage vite.Si l’on faisait bien ce que l’on fait, ce serait dĂ©jĂ  un grand progrĂšs, nous disait rĂ©cemment un expert en agriculture.Or, un moyen d’habituer nos gens au travail plus soi guĂ©, n’est-ce pas de leur faire toucher du doigt pour ainsi dire l’avantage qu’il y a pour eux, non pas tanÇ, de travailler plus que de bien travailler, Ă  propos, et de façon Ă  retirer le plus possible de la moindre Ă©tendue.C’est ainsi qu’on arivera petit Ă  petit Ă  faire d’une grande ferme plus ou moins cultivĂ©e deux Ă©tablissements agricoles payants et par lĂ , Ă  enrayer relativement le mouvement de la campagne vers les villes.Puisque le ridicule systĂšme de colonisation que nous nous entĂȘtons Ă  perpĂ©tuer nous ferme tout espoir de ce cĂŽtĂ©, efforçons-nous du moins de tirer tout le parti possible de nos vieilles paroisses.-x* * -* Le Dr Brisson a fait aussi une autre suggestion trĂšs importante.T travail industriel a ses bureaux de placements, le travail agricole n’en a pas; Le cultivateur qui a besoin d’aide et qui n’en trouve pas dans son village ne sait oĂč s’adresser.C’est une lacune regrettable.Par bureau de p'ucement agricole, nous entendons quelque chose d’effectif c’est-Ă -dire une organisation administrĂ©e par des hommes compĂ©tents susceptibles de comprendre les besoins de la campagne, de s’y intĂ©res ser, de les classifier et de renseigner l’agriculteur aussi bien que celui qui cherche du travail, de se renseigner et de renseigner Ă  point, enfin quelque chose d’intelligent, d’actif, au fait de tout ee qui intĂ©resse la vie rurale.Le Dr Brisson en a parfaitement dĂ©montrĂ© la nĂ©cessitĂ©.Tout le monde s’attend Ă  une forte immigration aprĂšs la guerre.Quoi qu’on en dise, cette immigration se composera de sujets de presque tous les pays.Il en viendra de nationalitĂ©, d’habitude et de caractĂšre que province de QuĂ©bec aura intĂ©rĂȘt Ă  garder.Mais pour les garder il fau dra des diriger de maniĂšre intelligente.Pour cela une organisation est nĂ©cessaire.Que la Chambre de Commerce fasse de cette suggestion son affaire.C’est son intĂ©rĂȘt et c’est le temps: son intĂ©rĂȘt, parce que tout ce qui se fait pour l’agriculture profite au commerce; le temps, parce qu’un bon bureau de placement ne s’organise pas en un jour.Jean DUMONT.qui sont toutes prĂȘtes.Nous nous heurtons Ă  assez d’obstacles naturels et d’élĂ©ments hostiles pour ne nĂ©gliger aucun des facteurs qui peuvent augmenter notre force de resistance; et ce n’est pas d’hier que l’on a constatĂ© que l'Union fait la force.Orner HERBUX.BILLET DU SOIIt FAIR PLAY "Enfin, me dit-il, en frappant de la paume de sa main gauche comme enduite du beurre frais d’un gant de SuĂšde, contre le revers de sa droite, enfin nous allons "avoĂ \ un lectuure digne de la metropolis"."Il", c’est mon ami Broomhead, un de ces ‘‘colonials’’ qui s’appliquent de toute leur Ă©nergie Ă  ressembler Ă  un londonnien, de sorte , n-voyer des correspondants sur les champs de bataille, ont vu leurs efforts si contrecarrĂ©s, surtout en France et en Grande-Bretagne, par les autoritĂ©s militaires, opposĂ©es Ă  toute publicitĂ© autour de leurs opĂ©rations, qu’elles ont dĂ» limiter leurs dĂ©penses et le nombre de lem* personnel, outremer.C’est lĂ  une des raisons de la pĂ©nurie de nouvelles qui sĂ©vit actuellement.Il est vrai que l’abondance de renseignements faux ou incomplets publiĂ©s par Ier journaux, au dĂ©but de la guerre, militait en faveur d’une restriction Le difficile est de trou-inilieu.En Grande-Bretagne, les journaux mĂȘme les plus modĂ©rĂ©s protestent contre la censure sivĂšre appliquĂ©e Ă  toutes les nouvelles et citent des cas de nature Ă  faire conclure que, de fait, elle ne s’exerce pas toujours avec une grande intelligence et un grand discernement.D’autre part, lord Kitchener, qui a la responsabilitĂ© immĂ©diate du succĂšs des opĂ©rations de la guerre, contre les Allemands, du cĂŽtĂ© anglais, est l’arbitre suprĂȘme.Et il n’appert pas que ni lui ni M.Asquith consentent Ă  diminuer la sĂ©vĂ©ritĂ© extraordinaire des censeurs.Comme ceux-ci exerce d leur pouvoir sur les dĂ©pĂȘches Ă  l’adres-:e des journaux amĂ©ricains, et que, sur le continent europĂ©en, la censure française et la russe sont aussi prudentes, il n’ y a pas Ă  tabler sur des nouvelles authenti nĂ©s provenant des Etats-Unis.Plusieurs journaux y ont lancĂ© des fausses nouvelles qui ont cours mĂȘme au Canada, grĂące Ă  des journaux jin-gos d’ici qui se renseignent.aux sources amĂ©ricaines.I_A G U El F?R El VICTOIRE EN POLOGNE Petrograd annonce que les Russes ont infligĂ© une grosse dĂ©faite aux Allemands en rĂ©primant leur marche entre la Vistule et la Wartha, mais Berlin affirme que tout va bien.— En Prusse, les Moscovites ont pris Gumbinnen aprĂšs cinq jours de combat.—De Galicie on mande que Przemysl a offert de capituler.y _______________________ Les Turcs atteignent le canal de Suez; un revers aux Anglais?— Rien de neuf en France et en Belgique.— Le prince de Galles cible des Teutons.LA CAMPAGNE RUSSE La diversion que les troupes allemandes tentent en Pologne russe, afin d’enrayer l’avance moscovite en Prusse de l’Est et du cĂŽtĂ© de la SilĂ©sie, s’est poursuivie rapidement jusqu’à hier.Aux derniĂšres dĂ©pĂȘches, les Allemands, Ă  une trentaine de milles de Varsovie, pendant leur seconde marche sur la capitale polonaise, auraient subi un grave Ă©chec.Les experts militaires ajoutent peu de foi Ă  la valeur stratĂ©gique d’une marche allemande Ă  tra vers la Pologne, et mĂȘme Ă  la prise possible de Varsovie, puisque, tout prendre, la Russie a, pour la dĂ©fendre contre toute invasion, en hiver, un froid rigoureux, des routes devenues impassables, et, au sur plus, la raretĂ© des voies ferrees, l’étroitesse de celles-ci, sur lesquelles ne peuvent voyager les convois de voitures allemandes trop larges.La rigueur de l’hiver, Ă©prouvĂ©e si dĂ© sastreusement par NapolĂ©on et son armĂ©e, lors de la retraite de la BĂ©-rĂ©sina, reste le plus fort auxiliaire des Musses contre une grande invasion.Au reste, les dĂ©pĂȘches du matin mentionnent que, entre Radom el Kielce, un fort groupe d’armĂ©es a’iemandes viennent de subir un Ă©chec important et que le grand-duc Nicholas, chef des opĂ©rations russes, du cĂŽtĂ© polonais, a prĂ©parĂ© tous ses plans pour rejeter, une seconde fois, l’envahisseur sur ses frontiĂšres et l’y poursuivre de maniĂšre victorieuse.Les derniers cĂąblogrammes indiquent la rĂ©ussite partielle des prĂ©liminaires de ce plan.AILLEURS (.SpĂ©cial au Devoir) Petrograd, 23.— L’unique question maintenant, disent des rapports annonçant de nouveaux et importants succĂšs russes entre la Vistule et la Wartha, c’est de savoir combien d’Allemands sont parvenus Ă  s’échapper.A la suite du combat livrĂ© pour enrayer la marche des Teutons sur Varsovie, le mouvement d’offensive ennemi a Ă©tĂ© rĂ©primĂ©, dit-on.On ffirme que les pertes subies par les casques Ă  pointe sont Ă©normes.A Kutno, Ă  25 milles Ă  l’ouest de Lowicz, les Moscovites ont capturĂ© 12,000 ennemis.Une autre bataille se livre entre Czenstochowo et Cracovie.LES RUSSES OCCUPENT GUMBINNEN Londres, 23.— Le correspondant du “Telegraph” Ă  Petrograd dit: “Bien que les rapports officiels ne parlent que d’escarmouches, un correspondant cpii se trouve avec l’armĂ©e active dans la Prusse orientale annonce, en donnant des dĂ©tails, la prise de Gumbinnen par les Russes, Ă  la suite d’un combat de cinq jours.Les cosaques furent les hĂ©ros du fait d’armes le plus excitant de la bataille.Us s’emparĂšrent d’une batterie de l’ennemi en faisant une charge audacieuse qui mit les canonniers en fuite.“Les Allemands ne voulurent pas attendre le choc d’une attaque Ă  la baĂŻonnette, et les Moscovites entrĂšrent en triomphe dans la place Ă  moitiĂ© dĂ©molie par les obus et abandonnĂ©e par les habitants.” Gumbinnen, situĂ© a 65 milles Ă  l’est de Koenigsherg, est la capitale de la rĂ©gence du mĂȘme nom.C’est en grande partie une ville moderne et elle possĂšde quelques beaux monuments.Elle compte environ 15,000 habitants.PRZEMYSL A LA VEILLE DE SE RENDRE LA VISITE DE M.POTHIER LES FRANCO-AMERICAINS.— LA SOLIDARITE NATIONALE Reprenant un projet vieux de quelques mois dĂ©jĂ , l’Association Saint-Jean-Baptiste organise pour le 17 dĂ©cembre une grande manifestation en l’honneur de M.Aram-J.Pothier, gouverneur du Rhode-Island.Tous les Canadiens-français connaissent M.Pothier et sont fiers de lui.NĂ© et Ă©levĂ© dans la province de QuĂ©bec, il a su, Ă  force d’énergie, se frayer Ă  travers la vie amĂ©ricaine une route brillante.Il Ă  Ă©tĂ© par trois fois Ă©lu gouverneur de l’un des Etats amĂ©ricains oĂč s’affirme le plus profondĂ©ment la vieille tradi-lion yankee.C’est aujourd’hui le reprĂ©sentant le plus en vue, dans l’ordre civil, de l’élĂ©ment franco-amĂ©ricain.Et nous ne croyons pas aller au-delĂ  de la pensĂ©e de l’Association Saint-Jean-Baptiste en affirmant qu’elle se propose d’honorer en M.Pothier, non-seulement le Franco-AmĂ©ricain qui a parcouru une si belle carriĂšre, mais le groupe français __tout entier — qu’il reprĂ©sente devant l’opinion publique.La province de QuĂ©bec ignore trop ce qui se passe en dehors de ses frontiĂšres, C’est une constatation cruelle que nous avons faite Ă  propos de 1 Ouest, des Provinces Mari-limes et mĂȘme de l’Ontario; il faut la rĂ©pĂ©ter Ă  propos des Etats-Unis.Nous ne savons pas ce que les groupes français dispersĂ©s Ă  travers les Etats amĂ©ricains, exposĂ©s Ă  un danger d’absorption dont nous n’avons guĂšre l’idĂ©e, ont fait pour la conservation de leurs traditions, de leur langue et de leurs croyances.Certains de ces efforts ont Ă©tĂ© vraiment hĂ©roĂŻques et pourraient nous servir d’exemple.C’est le rĂŽle aussi d’une association comme In Saint-Jean-Baptiste de multiplier, de crĂ©er s’il en est besoin, les relations entre les divers groupes français d’AmĂ©rique.Quel que soit le drapeau sous lequel nous vivons, nous avons des intĂ©rĂȘts communs qui trouveront dans la multiplicitĂ© de ces relations l’une de leurs plus sĂ»res garanties.Aussi espĂ©rons-nous que la Saint-Jean-Baptiste n’en restera pas lĂ  et que cette manifestation en l’honneur de M.Pothier ne sera que l’une des rĂ©unions destinĂ©es Ă  faire se mieux connaĂźtre les hommes d’origine française de toute l’AmĂ©rique.L’Association a dĂ©jĂ  fait quelque chose en ce sens; elle vomira multiplier ses efforts, car les circonstances affirment davantage chaque jour l’urgence de ee travail.Il serait facile, ce semble, d’organiser toute une sĂ©rie de confĂ©rences (|iii mettraient les divers groupes au courant de leur travail rĂ©ciproque, leur permettraient de s’entr’aider et leur donneraient la rĂ©confortante sensation de n’ĂȘtre pas seuls Ă  combattre pour la cause commune.On n’aurait, pour rĂ©aliser ce dessein, qu’à grouper des bonnes volontĂ©s FABRIQUONS DES JOUETS ! Le Xutionalistc a lancĂ© la semaine derniĂšre, un projet ayant pour double but de donner du travail Ă  nos ouvriers que la crise actuelle a rĂ©duits au chĂŽmage et de crĂ©er une nouvelle industrie jusqu’ici monopolisĂ©e par les Allemands ; celle du jouet.Notre confrĂšre annonçait hier que l’idĂ©e a trouvĂ© son Ă©cho Ă  l’hĂŽtel dej ville, et que M.Ainey s’en est fait le! parrain auprĂšs de ses collĂšgues du bureau des commissaires, qui lui ont promis leur appui.Voici en deux mots en quoi elle consiste: Ouvrir dans les salles publiques municipales des ateliers oii nos ouvriers pourraient se mettre immĂ©diatement au travail pour fabriquer des jouets; faire appel au public pour obtenir gracieusement le plus de matiĂšre premiĂšre possible ferblanc, peintures, tissus ; insti tuer un concours pour rĂ©compenser les crĂ©ations les plus originales ‱ Ă©tablir des comptoirs dans nos grands magasins oĂč seraient mis en vente les jouets fabriquĂ©s par nos ouvriers; ouvrir, le soir dans les salles municipales des foires aux jouets oĂč les fabricants vendraient leurs propres produits et, enfin, fixer certains soirs de “vente de gala” alors que les jouets seraient mis Ă  l’enchĂšre.Nous croyons inutile de dire que le Devoir souscrit entiĂšrement aux suggestions du Nationaliste, et qu’il ouvre toutes grandes ses colonnes a M.Ainey et aux orgsyiisateurs du mouvement si pratique et si patriotique.N.-L.La campagne autrichienne de Serbie paraĂźt prendre une tournure (Suite Ă  la derniĂšre page) LE CANADA A LOURDES DISCOURS DE SA GRANDEUR Mgr GAUTHIER ET DE M.HENRI BOURASSA NOUVEAU TIRAGE Le premier tirage de notre brochure le Canada Ă  Lourdes, contenant les discours prononcĂ©s au congrĂšs eucharistique de Lourdes par Mgr l’évĂȘque auxiliaire de MontrĂ©al et ie directeur du Devoir, a Ă©tĂ© si rapidement enlevĂ© qu’il faut en commander un second.On peut dĂšs maintenant donner les commandes aux bureaux du Devoir, 43, rue Saint-Vincent : 10 sous ’ exemp aire, $1.00 la douzaine, Rome, 23.— Przemysl, la forteresse de Galicie que les Russes assiĂšgent depuis quelques semaines, a offert de capituler Ă  condition que la garnison obtiendrait permission de sortir avec armes et bagages.Les Russes ont refusĂ© d’accorder ces demandes, sachant que la forteresse ne peut rĂ©sister bien longtemps encore.La capitulation est donc imminente.Le correspondant du “Giornale d’Italia” Ă  Bucharest dit que la gar-l nison autrichienne Ă  Przemysl a fait une sortie vendredi et a Ă©tĂ© re- BULLETIN OFFICIEL DE BERLIN Berlin, 23—(par T.S.F.Ă  Say-ville.—Les quartiers gĂ©nĂ©raux de l’armĂ©e ont publiĂ©, aujourd’hui, un rapport officiel, en date du 22 novembre, qui se lit comme suit ; “ Sur le théùtre ouest de la guerre, la situation reste la mĂȘme.“ En Pologne, la bataille continue et l;i lutte se propage au sud de Ploek, dans le voisinage de Lodz, prĂšs de Greenstocgau.” Berlin.23—(par T.S.F.Ă  la Presse AssociĂ©e.—Le quartier gĂ©nĂ©rai de l’annĂ©e allemande, faisant allusion Ă  des opĂ©rations trĂšs importantes en Pologne, qui approchent maintenant d’une phase dĂ©cisive, annonce aujourd’hui qu’il considĂšre la situation favorable sur tous les points.Berlin, via Londres, 23.— Le communiquĂ© officiel publiĂ© aujourd’hui aux quartiers-gĂ©nĂ©raux de l’armĂ©e alelmande dit: “On continue Ă  se battre Ă  Nieu-port et Ă  Ypres.Une petite escadre anglaise a tentĂ© Ă  2 reprises de s’approcher de la cĂŽte, mais notre artillerie l’a chassĂ©e.L’effet du tir des canons de navires anglais a Ă©tĂ© nul.Dans la forĂȘt de l’Argonne, nous gagnons du terrain, pied Ă  pied.Nous arrachons aux Français tran-I chĂ©e aprĂšs tranchĂ©e, et point d’ap-[ pui aprĂšs point d’appui.Nops fai-; sons un certain nombre de prison-i niers tous les jours .Une contre-I attaque a rendu inefficace une reconnaissance faite contre nos positions, Ă  l’est de la Moselle.1 ‱ J.V.V 1 $7.5(1 -e cent, plus les frais d’expĂ©dition (2 sous l’exemplaire, 18 sous la douzaine, 27 sous pour une douzaine et demie).poussĂ©e avec des pertes considĂ©rables, y compris de nombreux prisonniers.La garnison est Ă  boni de munitions, dit-il, et l’on s’attend bientĂŽt Ă  un assaut gĂ©nĂ©ral.Les Russes ont hĂąte de prendre la ville avant le 6 dĂ©cembre.LES TURCS AU CANAL DE SUEZ Constantinople, 23, viĂą Londres.Un communiquĂ© officiel publiĂ© ici dit: “Les troupes turques ont atteint le canal de Suez.Un combat s’est livrĂ© entre Katasa et Teatebe, Ă  30 kilomĂštres Ă  l’est du canal, et dans le voisinage de El Kantara, Ă  25 milles au sud de Port Said.Des officiers anglais et plusieurs soldats, et plusieurs blessĂ©s furent faits prisonniers.Plusieurs chameliers anglais se sont rendus.” El Kantara se trouve situĂ© sur la rive droite du canal, le long de la voie que suivent les caravanes pour aller d’Egypte en Syrie.BULLETIN* OFFICIEL DE PARIS Paris (2.45 p.m.) — Le bulletin officiel français de cet aprĂšs-midi se lit comme suit: “La journĂ©e d’hier a Ă©tĂ© marquĂ©e par un violent feu d’artillerie.1.’ennemi dirigeait ses efforts contre la ville d’Ypres surtout, oĂč le beffroi, la cathĂ©drale, les marchĂ©s et nombre de maisons ont Ă©tĂ© incendiĂ©s.Soissons et Reims ont aussi souffert.Dans l’Argonne il y eut hier de vifs engagements.Les attaques acharnĂ©es et rĂ©pĂ©tĂ©es de l’ennemi ont Ă©tĂ© repoussĂ©es.Dans la rĂ©gion de la Woevre et dans celle des Vosges la situation n’a pas changĂ©.DES BOMBES POUB LE PRINCE DE GALLES Londres, 23.— On tient secrets tous les mouvements du prince de Galles, Ă  la ligne de front.D’aprĂšs des rapports dignes de foi, un aviateur teuton s’est efforcĂ© de le localiser et de lancer sur lui des bombes.PATROUILLE ALLEMANDE ANNIHILEE Petrograd, 23.— Des patrouilles de cavaliers allemands ont pĂ©nĂ©trĂ© jusqu’à moins de 30 milles de Varsovie, la capitale de la Pologne.De durs combats continuent Ă  se livrer entre Lowicz et Skicnnie-wice, oĂč les troupes russes s’opposent Ă  la marche en avant du gros de l’armĂ©e de von Hindenberg.On apprend qu’une patrouille allemande a Ă©tĂ© annihilĂ©e Ă  une distance de 10 milles des lignes de l’armĂ©e principale.Elle fut cernĂ©e par les cosaques.A LIRE Nos lecteurs trouveront aujourd’hui en page 2 une sĂ©rie d’extraits de journaux d’Ottawa, au sujet de la confĂ©rence que M.Bourassa devait faire au People’s Forum, dans la capitale.LA POLITIQUE DE L'ANGLETERRE AVANT ET APRES LA GUERRE PAR M.HENRI BOURASSA La brochure de M.Henri Bourassa sur La politique de l'Angleterre avant et aprĂšs la guerre, oĂč se trouvent rĂ©unies son analyse du “livre blanc” anglais, des articles de MM.Brailsford et Ewart, une prĂ©face inĂ©dite, des extraits du Correspon-adnt, un rĂ©sumĂ© des dĂ©bats sur la neutralitĂ© du Luxembourg, au parlement britannique, vient d’etre mise en vente.Adresser les commandes au Devoir, 43, rue Saint-Vincent ; 25 sous l’exemplaire, $2.50 la douzaine, $20.00 le cent, plus les frais d’expĂ©dition : 3 sous l’exemplaire, 5 sous pour deux, 7 pour trois et 25 pour la douzaine.UNE ENQUETE SUR LA VIOLY-TION PRESUMEE DE LA NEUTRALITE AMERICAINE.New-York, 23.—Les agents du service secret amĂ©ricain ont instituĂ© une enquĂȘte, aujourd hui, pour dĂ©couvrir si la neutralitĂ© des AmĂ©ricains n’a pas Ă©tĂ© violĂ©e par l’envoi d’un message, de Bar Harbor, en Allemagne, ou aux vaisseaux de guerre allemands, dans l’Atlantique.Gettc station est la propriĂ©tĂ© des deux frĂšres Ernesto et Alessandra Fahhri, deux membres Ă©minents de la sociĂ©tĂ© de New-York.Ils sont origine italienne, mais ils sontj nt germanophiles, dit-on d’une surveillance sĂ©vĂšre.AprĂšs que le paquebot en question eut amarrĂ© Ă  Bar Harbor, pour Ă©chapper aux navires de guerre anglais, le capitaine prit souvent le dĂźner avec les frĂšres Faobri.Ernesto a avouĂ© que lui et son frĂš>'e Ă©taient trĂšs liĂ©s avec le capitaine.LES ALLEMANDS SE PREPARENT A ATTAQUER L’ANGLETERRE Rotterdam, 23.— L'explosion d’une mine au large du littoral, oĂč se trouve bĂątie Zeebrugge, a fait I croire aux Allemands, Ă  la fin de la semaine derniĂšre, (pie des navires 1 Dans la Prusse orientale, la situation reste la mĂȘme.En Pologne, l’apparition de renforts russes retarde l’issue de la bataille.A le’st de Czenstachowat.au nord de Cracovie, le mouvement d’offensive des Teutons et des Autrichiens s’est poursuivi.” BASE ALLEMANDE DANS LE PACIFIQUE Lima, PĂ©rou.23.—On dĂ©clare de bonne source ici que les Allemands maintiennent ĂŒne sorte de station navale au large de Valparaiso, Clnli, oĂč i s ont rĂ©uni plusieurs navires chargĂ©s de charbon et de provisions.Les journaux chiliens arrivĂ©s ici disent que le gouvernement est dĂ©cidĂ© de mettre fin Ă  cette violation de la neutralitĂ© au prix de la guerre mĂȘme.LE WAR OFFICE SE FAIT-IL VOLER ?Londres, 23.—Sous le litre “ Le War Office se fait-il voler ?” le “ Daily Chronicle ” demande qu’on fasse une enquĂȘte sur les commandes de fer galvanisĂ© faites par 'o gouvernemelit.11 suggĂšre au parlement de constituer un comitĂ© charge de veiller Ă  l’octroi de tous les contrats, et d’étouffer les scandales Ă  l’origine.Relativement aux commandes de fer, le “ Chronicle ” croit possĂ©der les preuves d’une entente faite par les vendeurs en vertu de laquelle ils demandent $9 de plus par tonne au gouvernement qu’aux particuliers.On a demandĂ© Ă  20 fabriques importantes, dit ce.journal, de fournir une liste de prix pour lu tĂŽle achetĂ©e par le gouvernement et les particuliers.Seulement 2 fabriques s’exĂ©cutĂšrent.LES FAITS DE GUILLAUME Londres.23.—Une dĂ©pĂȘche adressĂ©e Ă  ('“Exchange Telegraph” de la Haye dit que l’empereur Guillaume a dĂ©cidĂ© de retourner Ă  Berlin sous peu, afin d’ĂȘtre prĂ©sent a l’ouverture du Reichstag.Le correspondant ajoute que des instructions ont Ă©tĂ© donnĂ©es aux officiers d’intendance du palais de l'empereur Ă  Berlin qu’ils aient Ă  le prĂ©parer pour un long sĂ©jour de l’hotel i pĂ©rial.LES FILS DU KAISER UU- li origine franeneme 1 pl unit _ .lack, du “ Kronprinzessin ”, CĂ©cilie, prĂ©tend-on, est une dus principales On regarde ces prĂ©paratifs coin raisons qui ont amenĂ© les agents du] me ceux d’une attaque de l’Angle-gouvernement Ă  entourer la station terre, savamment prĂ©parĂ©e par 1 c-de tĂ©lĂ©graphie sans lil des 2 frĂšres, 1 tnt-major gĂ©nĂ©ral allemand.Londres, 23.— Le prince Augin-te William, quatriĂšme fils de l’empereur Guillaume, a subi une frac- 'l'idiairr °de an«lais bombardaient la cĂŽte belge.J ture de la hanche et de graves con-.rnesto qualifie toute ,J a’!ailc 1 ning Journal” dit d’abord que le principe de la lioertĂ© de parole est discutable en temps de guerre, et qu’en tout autre pays, M.Bourassa serait dĂ©jĂ  en prison et son journal supprimĂ©.Puis ii continue: “Ce n’est pas la question de la libertĂ© de parole genre Bourassa qui est en jeu actuellement mais l’inconvenance des personnes qui l’ont invitĂ© Ă  venir ici, les membres du comitĂ© du People’s Forum.M.Bourassa no peut pas faire beaucoup de mal ici, du moins Ă  un auditoire angio-cana-ien.Cela ne change cependant pas la dĂ©duction Ă  tirer quant Ă  ceux qui l’ont invitĂ©.Si ce n’est pas de la stupiditĂ©, c’est pire.Ceux-lĂ  savent ce qu’est Bourassa.Ils savent qu’il a fait de vilaines allusions Ă  l’Angleterre et Ă  ses hommes d’Etat.Ils savent que par ses discours et ses articles il a fait tout ce qui Ă©tait pos-I sible et perfidement pour dĂ©nigrer I l’Empire et le lien britannique dans I l’esprit des Canadiens-français.Us ! savent qu’il a essayĂ© de dĂ©naturer le rĂŽle de l’Angleterre dans cette guerre.Ils connaissent sa maniĂšre lĂąche de se reprĂ©senter comme n’ayant aucun ressentiment contre ses compatriotes anglais et aucune objection au drapeau britannique tout en ne cessant d’empoisonner le public contre l’un ou l’autre.Ils connaissent le caractĂšre Ă©troit de l’homme, non pas par un seul incident ou un seul discours, mais par son histoire des derniĂšres annĂ©es.“Ils apprennent Ă  connaĂźtre l'Ă©troitesse d’esprit d’un homme, non d’aprĂšs un incident, ni un discours, | mais d’aprĂšs l’histoire de plusieurs tannĂ©es.Le fait qu’il ne peut pas fai-| re de mal n’excuse pas le procĂ©dĂ© piteux de certains Canadiens qui, Ă  un moment oĂč l’Empire est Ă©prouvĂ© s’égarent jusqu’à flagorner M.Bourassa, insulteur de leur pays et de leur drapeau, et jusqu’à le supplier de venir les Ă©clairer, et (pii veulent lui fournil' l’occasion de manifester sa bile.Quoique l’on puisse penser de sa spĂ©cieuse rĂ©clamation de la libertĂ© de parole qui a pour effet de militer contre TefficacitĂ© (de l’intervention) du Canada dans la guerre dont chaque jour qui la prolonge signifie qu'il coulera du sang qui autrement n aurait pas coulĂ©.On ne peut certainement pas excuser l’insouciance des gens d’OIlawa offrant Ă  un pareil homme Ă  venir dĂ©charger ici sa fia-tulence.Cela n’est pas de la sympathie envers la libertĂ© de parole —I c’est un manque de cervelle et un j manque de patriotisme.Pareilles! gens devraient se trouver dans un! endroit oĂč les bottes des “junkers” allemands pourraient les atteindre et oĂč ces estropiĂ©s pourraient ĂȘtre tail- ! lardĂ©s par les sabres allemands.Voi-1 lĂ  oĂč ils en arriveraient si beaucoup | de Canadiens Ă©taient comme eux.” OPINIONS DIVERSES Le “Free Press” d’Ottawa a recueilli les opinions suivantes: “J.A.Pinard, dĂ©putĂ©: “On aurait dĂ» laisser parler M.Bourassa, avant de formuler toute objection.Nous sommes en pays libre et M.Bourassa a autant le droit de parler (pie toute autre personne.” Le * RĂ©vĂ©rend * # 1.J.Clemens: “.Pai- L’“Ottawa Journal” s’excite Ă  froid et s’indigne grandement Ă  cause du fait que M.Henri Bourassa, nationaliste canadien, a reçu l’invitation de prononcer un discours dimanche soir, dans un théû- ont !e1 dĂ©sirC'ou'Vl'Tur'os?tĂ© " ou^ĂŻĂš ' mc'rais savoil' ce que les autres pen-ont lc ou la luiios.te, ou it scnt avan, (|p (1onner mon opinion.! Je suis pour la libertĂ© de parole, i mais il y a une limite Ă  tout, et si M.Bourassa va trop loin, c’est du devoir des organisateurs de l’empĂȘcher de parler.” courage moral d’aller l’entendre.Le “Journal” affirme que M.Bourassa est “un traĂźtre Ă  l’Empire” et que les directeurs du "People's Forum” qui lui ont adressĂ© celte invitation “manquent ou d’intelligence ou de patriotisme”, et que leur conduite est “indĂ©cente”.Pour Ă©tayer cette assertion, le “Journal”, selon sa Coutume, a d’abord affirmĂ© el imprimĂ© une faussetĂ© au sujet d’un des dignitaires du “People’s Forum”, et puis profitĂ© de l’occasion qui semble se prĂ©senter pour atteindre le "Citizen”.Si le '‘Journal” peut rattacher indirectement Ă  l’invitation faite Ă  M.Bourassa le nom du “Citizen” —-en affirmant faussement et mensongĂšrement que le rĂ©dacteur du “Citizen” est un des dignitaires du “People’s Forum” — et puis tabler sur le patriotisme de ses lecteurs, comme il table sur leur ignorance au bĂ©nĂ©fice des annonceurs de remĂšdes brevetĂ©s, il pourra atteindre le “Citizen”.VoilĂ  le motif secret de la prĂ©sente campagne fa te par le “Journal” contre M.Bourassa.Le “Journal” ne s’occupe guĂšre en rĂ©alitĂ© des opinions de M.Bourassa.Le “Journal”, en dĂ©pit des protestations bruyantes et persistantes de loyalisme Ă  l’Empire, ne peut pas en bonne logique se formaliser d’un discours anti-anglais prononcĂ© par M.Bourassa ou par n’importe qui.Pourquoi ?Parce que le “Journal” appuie une mesure anti-anglaise au suprĂȘme, non pas une opinion ou une proposition, mais une mesure imposant des droits presque complĂštement prohibitifs sur les produits anglais qui viennent au pays.Le “Journal” qui fait mine de Šs’indigner au sujet des prĂ©tendues opinions anti-patriotiques exprimĂ©es par M.Bourassa, approuve une mesure anti-patriotique et anti-anglaise, les droits destinĂ©s Ă  ostract-, QU.E ser les produits anglais an Canada.Et pourquoi l”‘Ottawa Journal”, Ă  l’indignation si vertueuse, approuve-t-il la taxe anti-anglaise imposĂ©e sur les produits anglais ’?Probablement parce que.en faisant le contraire, il perdrait le patronage du gouvernement, (fui lui rapporte plusieurs milliers de dollars par annĂ©e.L’ .ĂȘtre un Sam.Genest: “Je crois que M.Bourassa est l’homme le plus honnĂȘte et le plus franc de tout le pays.Il est mĂȘme, dirais-je, trop honnĂȘte en ces temps de guerre.Il est loyal Ă  sa nationalitĂ© et Ă  son Roi et il sait trĂšs bien que les Canadiens-français de l’Ontario sort encore plus maltraitĂ©s que les Alsaciens par les Allemands.’” l.e RĂ©vĂ©rend Gordon: “Je crois que M.Bourassa devrait ĂȘtre entendu.El cela en conformitĂ© avec l’esprit de l’Empire britannique.| On ne peut rien gagner Ă  refuser; d’entendre quelqu'un, Ă  moins toutefois que ses dires ne descendent jusqu’à la trahison.” N.A.Champagne: “Tout homme a la libertĂ© d'expiiinei ses opinions.Je n’ai cependant rien Ă  dire sur le compte de M.Bourassa.* * * Le docteur A.A.Freeland “Je suis d’avis que l’on devrait permettre Ă  M.Bourassa de parler.Les citoyens d’Ottawa devraient ĂȘtre assez larges d’esprit pour permettre la libertĂ© de p.uolc.Nous devrions avoir l’esprit ouvert Ă  ces choses et si nous ne sommes pas d’accord avec les principes de M.Bourassa, nous devrions apporter des arguments pour les icfuter.CHRONIQUE RELIGIEUSE MOME ET LE MONDE LA SAINTE-CECILE AUDITION DES ORGUES RESTAUREES A NOTRE-DAME.— ALLOCUTION DE M.L’ABBE MELAN-ÇON.Comme c’est la coutume depuis quelques annĂ©es, et avec peut-ĂȘtre plus de succĂšs encore fine par le passĂ©, la fĂȘte de Sainte-CĂ©cile, patronne des musiciens, a Ă©tĂ© cĂ©lĂ©brĂ©e hier soir par un Salut solennel qui rĂ©unit les chorales des paroisses de la ville.La restauration parfaite des orgues (le Notre-Dame donnait Ă  la solennitĂ© un Ă©clat remarquable.L’é-glise-niĂšre de la mĂ©tropole peut s’é-norgueillir Ă  juste titre d’avoir les orgues les plus parfaites comme les plus considĂ©rables de l’AmĂ©rique.Le professeur J.1).Dussault, organiste de Notre-Dame, avait prĂ©parĂ© Ă  cette occasion un programme remarquable oĂč se mariaient les plus beaux chefs-d’oeuvre de musique religieuse.Mgr BruchĂ©si prĂ©sidait la bĂ©nĂ©diction du Saint-Sacrement.Sa Grandeur Ă©tait assistĂ©e de M.le curĂ© La-belle, de Notre-Dame, et de M.le cure BĂ©langer, de Saint-Louis de France.Le sanctuaire Ă©tait rempli de prĂȘtres et de religieux tandis qu’une foule de plus de dix mille personnes remplissait la nef.M.l’abbĂ© Melançon prononça l’allocution de circonstance, il expliqua le rĂŽle des orgues dans le culte catholique.“Sainle CĂ©cile, dit M.Melançon, au dĂ©but de son allocution, la vierge chĂšre au coeur de tous les musiciens, vous retrouve tous les ans, fi dĂšles et nombreux, cĂ©lĂ©brant avec l’Eglise, sa fĂȘte harmonieuse.” Celte annĂ©e un attrait nouveau se prĂȘte a la cĂ©lĂ©bration de cette fĂȘte, parce que les orgues de Notre-Dame ont Ă©tĂ© restaurĂ©es.Ces orgues sont un peu notre orgueil, Ă  nous catholiques.Elles sont l’écho trĂšs pur de la divinitĂ©.Quiconque observe la nature n’est pas lent Ă  constater qu’il s’en dĂ©gage une pure harmonie.Harmonie des montagnes, des dĂ©serts, des forcis, des rivages et des mers.Tout est coordonnĂ© et il est facile de voir (lu’iin Etre SuprĂȘme a prĂ©sidĂ© Ă  la crĂ©ation, qui est la voix du verbe.De tous les instruments de musique, un seul a pu rĂ©pondre Ă  toutes les exigences pour ĂȘtre l’interprĂšte de la musique religieuse.C’est l’orgue, l'instrument par excellence.Il faut saluer l’orgue comme le roi des inslruments de musique, dont les Ă©chos moulent vers Dieu.L’orgue est l'instrument par excellence, celui qui s’adapte le mieux Ă  la liturgie.C'osl pourquoi l’Eglise lui a toujours rĂ©servĂ© la place d’honneur.DĂšs le deuxiĂšme siĂšcle, elle en ins-talle dans ses temples.Tertullien, sainl Augustin, saint JĂ©rĂŽme ont cĂ©lĂ©brĂ© ses sons pleins de splendeurs ci de magnificence.Pcpin-Ăźe-Bref et Charlemagne en font venir de Cons-lantinoplc et en font don aux monastĂšres et au cloĂźtres de leur royaume.Plus lard, les moines les perfectionnent; l’un invente la gamme, un autre le solfĂšge, et les grands maĂźtres de chapelle modernes: Palestrina, Bach, Beelhoven, Weber et Mo-zarl viennent lui confier leurs Ă©motions religieuses et lui demander mi pain qu’un siĂšcle pĂ©tri de matĂ©rialisme leur refusait.L’orgue rend donc les Ă©motions de l'Ăąme el les sentiments de la nature, il excite Ă  la priĂšre, il la soutient, il la prolonge.Ecoutez la grande voix de vos orgues, dit eu terminant le prĂ©dicateur, qu’elle fasse descendre dans vos Ăąmes des pensĂ©es d’éternelle confraternitĂ©.” l.e programme suivant a Ă©tĂ© exĂ©-culĂ©: EntrĂ©e—Grand Choeur, op.18.Alez.Guilmant.Invocation.Le Choeur RECITAL D’ORGUE Allegro Maestro, op.28, L, Vierne (Extrait de la 3e Symphonie) Andante (1Ăšre sonate)) F.Bowarski Scherzo.E.Bussi Final en Si BĂ©mol, \V.Waistcnholmc SALUT SOLENNEL U,or Jesu.Gounod Livres Nouveaux BibliothĂšques Ă  Sections Àdjutor Rivard.CHKZ NOUS.25 sous, par pus.Arthur Lemont, La Mission Belge au Canada, avec tous Jus renseignements officiels sur la guerre actuelle, 60c, par poste.66c C.-K.La vergue, GÂŁORCiKS-ETIENNE CARTIER, avec une prĂ©face de M.Edouard Montpetit, 25 sous par poste.28c Gagnon, Quentions d’hier et d’aujourd’hui, 75c, par poste .83c CZ COFFRES-FORTS-CLASSEURS ET TOUT AMEUBLEMENT DE BUREAU Nous avons de jolies bibliothĂšques dĂ©montables, pouvant s’adapter Ă  tous les goĂ»ts et de tous les finis.SPECIAL :— Bibliothcquo en chĂȘne solide, comprenant 5 parties, $11.75 HP u—© LANGEVIN & L’ARCHEVEQUE, libraires 5 rue Saint-Jacques Main 1948 MontrĂ©al Ave Verum Danis Angelicas Tola puli'llrn es Ave Maria .Tantum Ergo .Sortie—Final, 8e M.l’abbĂ© chapelle de les choeurs.Lenimens .G.Franck .Perosi .Guilmant .Saint-SaĂ«ns Symphonie, C.M.Widor U.Bouhier, maĂźtre de Notre-Dame, dirigeait Denis Murphy : traignez ces gens, “Plus vous con-pires ils sont M.Bourassa parle Ă  tout prix.Je ne peux pas voir que! mal il peut faire, quoi qu’il dise”.* * * Voici ce qu’a dĂ©clarĂ© M.Foran | interviewĂ© ce malin: “Je n'Ă©tais! pas membre du comitĂ© qui a invitĂ© M.Bourassa, et n’étant pas responsable de cette invitation je n’ai rien Ottawa Journal” semble !Ă  rĂ©pondre SUI’ sa venue ici.Je re-“patriote” pour fins de re- !Srette beaucoup d’apprendre que venus seulement, et 'ovaliste indignĂ© quand il pense qu’une telle attitude peut causer du tort Ă  un confrĂšre qui prĂ©fĂšre renoncer au patronage du gouvernement pour conserver sa libertĂ© dans l’intĂ©rĂȘt de ses lecteurs.LA REDACTION.ARTICLE DE L’“EVENING JOURNAL” Dans un premier Ottawa l’“Eve- .VENTES A TERMES Quelques lots de choit Ă  Notre-Dame de GrĂąces prĂšs Sherbrooke 10 p.c., comptant, $5 par mois.Seuls lots Ă  ces conditions.Excellent placement.MARCH TRUST CO., LIMITED.189 rue Salnt-Jarqum l’annonce de la vonĂčĂ« de M.Bon rassa ait provocpiĂ© un sentiment hostile, et j’espĂšre, au nom de la nonne rĂ©putation de notre ville et; des sentiments d’amitiĂ© qui existent actuellement entre tous les Canadiens, qu’il se produira aucun! trouble Ă  l’occasion de cette assem-i lilĂ©e.” Le Dr Anthony Freeland, interviewĂ© Ă  ce sujet dit ce qui suit : “Je suppose que vous pensez quel je suis conlre Bourassa.Eh bien ! non.Je suis de bon coeur en ae- ! cord avec ses vues sur la guerre.M.! Bourassa, dans son journal, le “De-j voir') a donnĂ© les raisons qui lui faisaient croire ce qu’il croit.11 s’est servi des autoritĂ©s anglaises,! (car en Angleterre, il n’ont pus peur ! de parler ouvertement), pour Ă©tablir ia_ base de ses opinions.Ceux qui lui sont opposĂ©s devraient le combattre avec des arguments et non avec les persĂ©cutions favorites au prĂ©jugĂ©.LA MESSE ORIENTALE L’église du Saint-Enfant-JĂ©sus Ă©tait tĂ©moin hier d’un spectacle religieux d’un nouveau genre, qui ilĂ©-niontre bien la catholicitĂ© de notre Sainte Eglise.En effet, une grand’-messe orientale, suivant le rite orthodoxe, a Ă©tĂ© chantĂ©e en cette Ă©glise avec toutes ics pompes de la liturgie.L’église Ă©tait remplie d’une foule qui verni t assister Ă  cette remarquable variante de nos grandioses cĂ©rĂ©monies du rite romain.La cĂ©rĂ©monie commencĂ©e Ă  onze heures se termina plus de deux heures aprĂšs.Les cĂ©lĂ©brants Ă©taient Monseigneur N.Haggar, le B.P.Bazil Na-sha et l'abbĂ© Catini Malouf, assistĂ©s du R.P.Simon Nasre, du rite oriental.Monseigneur l’archevĂȘque de MontrĂ©al prĂ©sidĂą t, assistĂ© au trĂŽne par M.l’abbĂ© BĂ©langer et le B.P, Jodoin, comme diacre et sous diacre.M.l’abbĂ© Beaudin, vicaire (CHochelaga, agissait comme diacre d’office.i.es cĂ©rĂ©monies de comme es d'ailleurs, des nĂŽtres.Une des toutes les ornements diffĂšrent cette messe, sacerdotaux notablement anciennes coutumes de Eglises revit heureusement dans cette liturgie : c’est l'offrande du pn'a bĂ©nit par un notable de la ville ; M.le maire Martin a fait hier cette offrande du pain bĂ©nit au nom du peuple.Le H.P.Nasre a, du haut de la chaire, remerciĂ© S.G.Monseigneur BruchĂ©si d’ĂȘtre venu rehausser cette cĂ©rĂ©monie de sa prĂ©sence j il a aussi remerciĂ© Monseigneur Lepail-leur, curĂ© de Saint-Enfant-JĂ©sus, d’avoir gĂ©nĂ©reusement prĂȘtĂ© son Ă©gLse pour cette messe dite pour es victimes de la guerre.Mgr l’archevĂȘque expliqua ensuite briĂšvement la diffĂ©rence entre ces deux rites, qui sont Ă©galement la glorification du Sacrifice du Sauveur par le Saint Sacrifice de la Messe.Dans le choeur on remarquait, outre les officiants des deux rites que nous avons dĂ©jĂ  nommĂ©s.Monseigneur Lepailleiir, Monseigneur Dubuc, M.l'abbĂ© H.Pepin, M.l'abbĂ© H.Barrette, M.l'abbĂ© Jobin, de PAssomption ; le R.D.Perderean, de Saint Pierre ; M.l'abbĂ© NoĂ«l Fauteux et M.l’abbĂ© Borel, vicaires de ’a paroisse.Dans l’allĂ©e centrale de la nef : Son Honneur M.le maire Martin en tenue de gala.Madame la msiresse, MM.les Ă©chevins Nap.Turcot, Georges Van.delac, L.A.Lapointe, E.Du-beau.Parmi les invitĂ©s on remarquait M.JĂ©rĂ©mie DĂ©carie, secrĂ©taire provincial ; M.L.O.Tallinn.M.P.E.Leblanc, M.TrefflĂ© Berthiaimie, M.le juge C.Lebeuf, M.le juge Beaudin, etc., etc.La garde d’honneur Ă©tait fournie par le corps des zouaves de la paroisse Saint-Pierre.CONCERT AU MONT ST-LOUIS La salle collĂ©giale du Mont Saint-Louis Ă©tait remplie de parents el d’amis des Ă©lĂšves, hier aprĂšs-midi, Ă  l’occasion d’un concert en l’honneur de Sainte CĂ©cile.L’orchestre, la fanfare et la chorale du collĂšge rendirent les plus beaux morceaux de leur rĂ©pertoire.Le professeur Goulet dirigeait Tor-chestre, M.Hardy la fanfare et le FrĂšre Anselme avait la direction de la chorale.Voici le joli programme exĂ©cutĂ© et qui sera rĂ©pĂ©tĂ© mardi soir: ORCHESTRE.— Bienvenue: “Captain Betly", (L.Baxter); Ouverture: “Le DiadĂšme”, (Hermann); Chant: “V’iĂ  c’que c’est que d’ĂȘtre savant”, (A.du Camp), par M.Huot, accompagnĂ© par M.J.Clossey; solo de cornet: “Nazareth”, (C.Gounod), par M.R.Tourville, accompagnĂ© par Tor-chestre; Trio: “Divertissement”, (P.Clodomir), par MM.J.Murphy, V.Tremblay et A.LariviĂšre; Valse: “La Hose”, (E.Ascher); Chant: "Clic-Clacl Hop! Hop!” (Dambrine); Fantaisie: “Dans un rĂȘve”, (Thava), arrangĂ©e par O.Arnold, par les Ă©lĂšves du professeur O.Arnold; Chant: “ScĂšne ChampĂȘtre”, (E.Missa).HARMONIE.- “It is a Long Way to Tipperary”, (J.Judge), arrangĂ©e par O.Arnold; SĂ©lection: Offenba-chiana No H, (Boetgerj; Solo de violoncelle: “Caprice Hongrois”, (Dunk-ler), par M.Em.Clossey, accompagnĂ© par AL J.Closse; Valse: Couronnement, (Slrauss), arrangĂ©e par M.Gouirand; Trio: “Pas des Amphores (Extrait du ballet Callirhoc), par MM.J.,1.Goulet, J.J.Clossey el E.Clossey; Fantaisie: Airs Nationaux, (Tabahi-Lanrendeau) ; Au Revoir : “Sambre et Meuse”, (Rouski).JOLI RECITAL VoRGUE Les paroissiens de l’église Saint-Jacques ont pu jouir hier, en la fĂȘle de sainle CĂ©cile, d’un joli rĂ©cital d’orgue donnĂ© par M.B.F.Poirier, B.A., organiste.Voici d’ailleurs le programme qui parle par lui-niĂšnie: Hommage Ă  Sainte-CĂ©cile .Poirier Requiem Aeternam .Harwood Fantaisie.Bach Canzonetta.Guilmant Finale.Vierne Vint ensuite un salut solennel du T.S.Sacrement par la Chorale de Saint-Jacques, sous l’habile direction du Dr Fred Pelletier, maĂźtre de chapelle.La chorale exĂ©cuta avec Ăąme les morceaux suivants: Cor Jesu.LavallĂ©e-Smith Pnnis Angelicus .CĂ©sar Franck Invioiata.BoĂ«llman (Soliste: M.Vaillancourt) Tantum Ergo .Saint-SaĂ«ns LA STE-CECILE __A QUEBEC (De lotro correspondant) QuĂ©bec, 23 L Union Musicale de QuĂ©bec a cĂ©lĂ©brĂ© solennellement hier soir, Ă  i’ég ise Saint-Jean-Baptiste, la fĂȘte de sainte CĂ©cile, patronne de la chorale.Un grand salut a Ă©tĂ© chantĂ© auquel la chorale, avec le concours de quelques artistes Ă©trangers, a rendu un splend.de programme de chant.M.Jos.Saucier, de MontrĂ©al, Ă©tait au nombre des solistes.Parmi les personnages prĂ©sents Ă  la fĂȘte, on remarquait sir Wilfrid Laurier, sir Frs.Lange-, lier et ;e maire Drouin.ON S’ARRACHE SAMHUGHES! M.Sam Hughes, ministre de !a Milice, est arrivĂ© en cette ville, Ă  dix heures et quinze hier soir.AccompagnĂ© de plusieurs autres officiers, il est parti ce matin pour Saint-Jean oĂč il a.passĂ© en revue le 22Ăšnie rĂ©giment canadien.Le ministre est immĂ©diatement retournĂ© en ville oĂč Ă  une heure et demie, Ă  l’hĂŽtel Windsor, il a prononcĂ© une confĂ©rence sous les auspices du Canadian Club.Cet aprĂšs-midi, Sam Hughes passera en revue les cadets de McGiU, et Ă  sent heures ce soir, il sera l’hĂŽte ac M.Dean Adams, de McGill, prĂ©sident du Canadian Club, au chin Saint-James.AprĂšs quoi il prendra le train pour Ottawa, L’ELECTION DE M.MITCHELL LE NOUVEAU TRESORIER PROVINCIAL A ETE ACCLAME, SAMEDI, A RICHMOND.— L’ASSEMBLEE QUI A SUIVI L’ELECTION.Richmond, 23.—Il Ă©tait deux heures prĂ©cises orsque Toflicier rapporteur du comtĂ© de Richmond m-nonça, samedi aprĂšs-midi, aux Ă©lc:-teurs rĂ©unis dans la salle de la ville que M.Walter Mitchell, nouveau TrĂ©sorier Provincial dans le ministĂšre Gouin, Ă©tait officiellement Ă©lu par acclamation, dĂ©putĂ© de Richmond, Ă  la ,Ă©g slature de QuĂ©bec.Cette nouvelle fut accueillie avec beaucoup d enthousiasme et de satisfaction par tous les nombreux amis du nouveau dĂ©putĂ©, venus des diverses parties de la province, de MontrĂ©al, QuĂ©bec et Sherbrooke, pour l’acclamer, le fĂ©liciter et lui donner au dĂ©but de sa carriĂšre dans la vie publique, une preuve de leur sincĂšre amitiĂ© en mĂȘme temps qu’un gage d’attachement aux mĂȘmes principes politiques.La rĂ©union n’eut pas cependant le mĂȘme caractĂšre politique qui prĂ©side ordinairement Ă  toutes les pn-clamations d’élection par acclamation.il ne fut pas question de politique dans les discours des orateurs Personne ne fit allusion aux luttjs passĂ©es des partis.Chacun se conforma Ă  .entente que le premier ministre sir Robert Borden a conclue avec sir Wilfrid Laurier, au dĂ©but de ia guerre, Ă  savoir que pendant la guerre il n’y aurait pas des discussion ni de dissension entre *es partis politiques.M.Mitchell s’est bornĂ© Ă  remercier ses Ă©lecteurs et Ă  les assurer de son dĂ©vouement.MM.W.Tobin, dĂ©putĂ© du comtĂ© J.A.Tessier, ministre de la voirie, McMaster et Lemay, jeune avocat, de Sherbrooke, tirent chacun leur tour l’éloge du nouvel Ă©lu.M.Mitchell adressa d’abord la parole en français puis en anglais.L’auditoire, satisfait, a vivement applaudi les orateurs.On remarquait avec eux sur l’estrade : M.Walter Mitchell, trĂ©sorier provincial ; Thon, sĂ©nateur Mitchell, pĂšre du nouveau dĂ©putĂ© ; Thon, sĂ©nateur Ross, M.W.Tobin, M.P., M J.A.Tessier, ministre de la voi rie : M.Rodolphe Tourville, dĂ©putĂ© de MaskinongĂ© ; M.Damien Bouchard, dĂ©putĂ© de Saint-Hyacinthe ; le notaire McKay, le Dr E.Desa U-niers, dĂ©putĂ© de Chambly ; Tex-Ă©chevin C.Robillard dĂ©putĂ© le Saint-Jacques ; M.J.W.LĂ©vesque, dĂ©putĂ© de Laval ; M.Andrew McMaster, M.Lemay et M.Oscar Citadin RemarquĂ©s Ă©galement dans l’auditoire : MM.T.B Laurendeau, F.Rinfret, Thomas CĂŽtĂ©, commissaire de MontrĂ©al, J.J.Tarte, U.H.Dan-durand, le notaire BĂ©gin, le Dr J.P.DĂ©carie, MM.Alphonse DĂ©carie, Wilfrid Bessette, C.R., le Dr Milton Hersey, etc.UNE IDEE DE UA MODE DU JOUR *05 505.Costume de jeu, 3 grand'curs : 2, 4, 0 ans.MatĂ©riaux : 2 verges 1-1 en 30 pour 1 ans.Envoyez ce coupon aprĂšs que vous Taures rempli, au RAYON DES PATRONS DU "DEVOIR**, avec 10 sous, soit en timbres, soit en arirent, et le pr.tron ct-dessus tous sera envoyĂ© cuclques iours aprĂšs.COUPON DĂ©partement des Patrons au "De* voir".Ecrivez lisiblement.Nom.No.PATRON No 505 .Rue.Ville.Mesure de buste.De taille.Quand vous desirez un patron soit pour fillette, soit pour enfant, no mentionnez jamais la mesure : men* tienne/, l'aire seulement.PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES .iPPiuiiYiJS BARBIERS demandĂ©s, mĂ©thode moderne.SystĂšme Moler, Ă©tabli depuis 22 ans.Quelque semaines suffisent.Outils donnĂ©s gratuitement avec le cours.Positions assurĂ©es.Cours spĂ©cial du soir.S’ad Molers Barber College, 62D Boulevard St-I.aurent.MontrĂ©al.33-2S A VENDRE PHARMACIE A VENDRE.Un mĂ©decin voulant se reposer vendrait sa pharmacie et clientĂšle Ă  un confrĂšre honnĂȘte et capable.Un des meilleurs centres de la Province Revenu de 8 Ă  $12,000 par an.Adressez par lettre Ă  Cas er 3 “Le Devoir”.TERRAIN A VENDRE Trois terrains, situes en face des Rapides de Lachine, dans Bronx Park, sur la 4Ăšme Avenue, portant les Nos 1074-1075-1076.Vendre bon marchĂ©.S’adresser Ă  681 Ave.Papineau.PropriĂ©tĂ©s demandĂ©es ALEXANDRE DUPUIS Courtier en immeubles, sollicite des propriĂ©taires, la liste de leurs propriĂ©tĂ©s Ă  vendre et Ă  louer.Immeubles sous toutes ses formes.Echanges et transactions considĂ©rĂ©s avec soin.Longue expĂ©r ence.Service efficace.Alexandre Dupuis, 17 CĂŽte Place d’Ar-mes prĂšs Craig, Main 7513.ARGENT A PRETER ARGENT A FRETER.Nous rĂ©glerons toutes vos dettes.Vous transigez seulement avec nous paiements faciles, sans intĂ©rĂȘts; 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ℱ « M w 180 ST JACQUES W PnS'1 Ma’?.i960 Cable Wilpon.V I alters,)1, c.n„ Salluste [.«very.I! C.L.a 8011 Bureau du soir, 1 Saint-i nomas, T.onerupniĂŻ.CAMILLE TESSIER avocat (Autrefois de Lamothe A Tessier) 97 ST-JACQUES, Ch.34 MONTRÉAL.^ _______ nOCKLAND 931 RĂ©sidence : Est 5973.ANATOLE VANTER, B.A.LL.B.AVOCAT Tel.Main 213.— Chambre 53.^ rUe ^a*nt"JaCtIUe** RĂ©sidence : 180, Jeanne-Mance.TĂ©l.Fst 5973.GUY VANTER, B.A., LL.L.AVOCAT 97, rue Saint-Jacques.— Chambre 76.TĂ©l.Main 2632.NOTAIRES BELANGER & BELANGER, (LĂ©an-dre et Adrien), 30 Saint-Jacques.Main 1859.Rs„ 240 Visitation.PrĂȘts cr^ances' ~ DiplĂŽmĂ© en hygiĂšne Pub.— Dr.J.-N.CHAUSSE SPECIALITE : Voies urinaires, mala- I dies de la peau.Heures : 12 Ă  2 p.m., 6 ! a 8 p.m.Tel.Saint-Louis 3275.1244 Delorimier coin Mont-L -Royal.Š EST 6734- Docteur A.DESJARDINS Ancien Moniteur de PHĂŽtel-Dieu de Paris Maladie des YEUX, des OREILLES du I NEZ et de ia GORGE.523 Saint-Denis (en face du carre Saint-Louis).Dr E.-F.EMERY Ancien Ă©lĂšve UniversitĂ© de Pub Tuberculose, maladies des voies respiratoires 2487 Avenue du Parc ^ Tel.St-Louis 4014 Dr A.L.GU ER T IN Maladies des Yeux, des Oreilles, du Nez et de la Gorge.320 RUE SAINT-DENIS HEURES DE BUREAU : 2 A 5 HRÂŁ.TĂ©l.Bell Est 6164.Dr M.LEM0YNE 257 Sherbrooke Est (PrĂšs Saint-Denis) Maladies des yeux, oreilles, nez, gorge, larynx TEL EST 4550 DOCTEUR ZENON MALO MÉDECIN-CHIRURGIEN 159 BLVD.SAINT-JOSEPH EST.MontrĂ©al.Heures de bureau : 1 Ă  5 p.m., 8 Ă  10 p.m.TEL.SAINT-LOUIS 7269.DENTISTES TEL.EST 410.~.ℱ-—« Dr Ernest Charron CHIRURGIEN-DENTISTE 144 rue Saint-Denis.PrĂšs de PUnlver-MontrĂšal.site Laval.TĂ©l.St.-Louis 2310 l S Ă  11 A.M.i : Š( Heures de bureau : j 2 Ă  5 P.M.Dr.PAUL E.PICOTTE l_.D.S.6 SAINT - VIA TEUR Ouest COIN ST-L AURENT PrĂšs de la (rare du Mile-End.Dr J.-W.ROCHETTE CHIRURGIEN-DENTISTE est installe au Coin MONT-ROYAL et CHAMBORD MONTREAL.Heures de bureau : 8 a.m., Ă  9 p.m.Tel.Saint-Louis 3732.INGENIEURS CIVILS HURTUBISE & HURTUBISE INGENIEURS CIVILS ARPENTEURS-GEOMETRES EDIFICE BANQUE NATIONALE 99 rue Saint-Jucqlics, TELEPHONES : Bureau: Main 7619.RĂ©sidence: St-Louis 2148 HOTEILB Hotel Riendeau Limites WILE.G EK VAIS, PrĂ©s.TrĂšs.P.A.SAMSON.Vice-PrĂ©s.-See.Le Rendez-Vous des Canadiens* Français.58-60 Place Jacques-Cartier, Montreal.±L1 Cure Radicale Des Cors 5Ă»re,Efficace,Sans Douleur E/v VcNrcPMTour 25 ÂŁ Franco r«n la Poart A.J.Laurence.Montreal, I » VOL.V.— No 275 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 23 NOVEMBRE 1914 3 FLOTTE ALLEMANDE PREPARE L’ACTION ANGLETERRE UNE REVOLTE DE PRISONNIERS Cinq prisonniers dĂ©tenus Ă  l’ile de Man ont Ă©tĂ© tuĂ©s et douze autres ont Ă©tĂ© blessĂ©s au cours d’un soulĂšvement au camp de dĂ©tention.Douglas, Ile de Man, via Londres, 23.— Cinq prisonniers ennemis ont Ă©tĂ© tuĂ©s et douze autres griĂšvement blessĂ©s dans une bagarre qui a Ă©cia-lĂ© jeudi dernier au camp de dĂ©tention.D’aprĂšs les tĂ©moignages rendus devant le jury, la bagarre aurait Ă©clatĂ© Ă  deux heures jeudi, quelques instants aprĂšs le dĂ©jeuner.Il y avait au moment mĂȘme, 2,000 personnes au rĂ©fectoire.Les gardes, des rĂ©servistes nationaux, se tenaient dans une piĂšce qui sĂ©pare le rĂ©fectoire des cuisines.Au signal donnĂ©, le bris d’une vitre par une chaise, les prisonniers se ruĂšrent sur les gardes, les frappant avec tout ce qui leur tombait sous la main.Les gardes firent alors feu au plafond pour les intimider, mais sans succĂšs.C’est alors qu’ils visĂšrent les prisonniers et en tuĂšrent quatre et blessĂšrent griĂšvement douze autres qui durent ĂȘtre aussitĂŽt transportĂ©s Ă  l’hĂŽpital.lies insurgĂ©s se rendirent lorsque le calme fut rĂ©tabli, on s’aperçut que l’un des prisonniers s’était Ă©chappĂ© par l’une des fenĂȘtres et Ă©tait tombĂ© par un puits d’air en courant sut- les toits, et s'Ă©tait fracturĂ© le crĂąne.L’enquĂȘte a Ă©tĂ© ajournĂ©e Ă  lĂ  semaine prochaine.C’est alors que l’on recherchera les causes de l’émeute.Les gardes du camp de dĂ©tention se composent de trois cents hommes de la RĂ©serve Nationale.Les prisonniers sont divisĂ©s en deux camps reliĂ©s l’un Ă  l’autre par un passage souterrain.Tous cependant prennent leur reoas en commun.La n'upart de ces prisonniers sont des «arçons d" table, des ma-c-'ots et des mĂ©caniciens.(l v a aurtoues semaines, les sen-':mTes rdnUmirent d’ĂȘtre insul- ‱ /.t.r,.ye ics prisonniers.L’insubor- ‱ Un.,Mon cependant n
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