Le devoir, 23 novembre 1914, lundi 23 novembre 1914
VOLUME VâNo 275 MONTREAL, LUNDI 23 NOVEMBRE 1914, DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poĂšte ; Ădition quotidienne s CANADA ET ETATS-UNIS.R3.00 UNION POSTALE.$6.00 Ădition hebdomadaire : CANADA.si.OO ETATS-UNIS.$1.50 UNION POSTALE.$2.00 DEVOIR RĂ©daction et Administration : 43 RUE SAINT-VINCENT MONTRE! AL» TĂLĂPHONES : ADMINISTRATION RĂDACTION : - âą Main 7461.Main 7460.Diredteur : HENRI BOURASSA.FAIS CE QUE DOIS ! LE COMMERCE ET [âAGRICULTURE Bien que toujours dâactualitĂ©, le sujet choisi par le Dr Brisson poui sa confĂ©rence Ă la Chambre de Commerce, Ă MontrĂ©al, Ă©tait particuliĂšrement appropriĂ© au milieu et aux circonstances: au milieu, paice que lâon ne saurait trop intĂ©resser le commerce Ă lâagriculture; aux circonstances, parce que nous sentons plus que jamais 1 importance de la culture et de la bonne culture au point de vue de la prospĂ©ritĂ© gĂ©nĂ©rale.TT Nous vivons trop indiffĂ©rents les uns aux autres.A la campagne, ie commerce sâintĂ©resse encore assez au cultivateur, mais Ă la \ille on oublie trop que lâargent qui alimente les affaires vient en trĂšs grande partie de la culture du sol.On lira bien avec une certaine curiositĂ© les nouvelles de la terre et des perspectives de la rĂ©colte, mais quant a stimuler vĂ©ritablement le progrĂšs agricole, on nây pense pas ou lâon a trop confiance Ă lâinitiative officielle.La coopĂ©ration de tous ne serait pourtant pas supeiflue.Nous avons fait des progrĂšs en agriculture, mais sont-ils proportionnĂ©s Ă la durĂ©e et au mĂ©rite de la campagne entreprise dans ce but?Voici trente ans que des confĂ©renciers essaient dâentrainer lâagriculteur aux mĂ©thodes nouvelles, vingt-cinq ans au moins que les pouvoirs publics subventionnent lâagriculture pour lâencourager Ă mettre en pratique lâenseignement quâon lui donne, et une quinzaine dâannĂ©es que le prix des produits du sol devrait achever de convaincre les cultivateurs de la valeur pĂ©cuniaire de leur profession.Cependant, le grand nombre reste toujours plus ou moins Ă lâĂ©cart du mouvement.On ne risque pas dâexagĂ©rer en affirmant que la moitiĂ© au moins des terres ne sont pas cultivĂ©es avec le soin quâil faut pour en retirer le maximum de ce qu elles peuvent donner.Il y a plusieurs raisons a cela: insuffisance d aide, manque de ressources, routine, crainte dâinsuccĂšs, etc.Elles disparaĂźtraient plus vite si la production de chaque terre Ă©tait doublĂ©e.Et cela nâest pas impossible.Ce qui se fait en certains endroits peut ĂȘtre rĂ©pĂ©tĂ© proportionnellement Ă peu prĂšs partout.Ee Dr Brisson a donnĂ© des chiffres quâon est portĂ© Ă trouver exagĂ©rĂ©s Ă premiĂšre vue.Us ne le sont pas.On ne sait pas assez ce que la terre bien drainĂ©e, bien fertilisĂ©e, rĂ©guliĂšrement tonifiĂ©e des Ă©lĂ©ments que chaque production lui coĂ»te, peut donner.Et ceux qui le savent, sinon par leur propre expĂ©rience du moins par la conviction qne leur fournissent les experts, ne tĂ©moignent pas assez Ă ceux qui en doutent cet intĂ©rĂȘt sympathique et constant qui triomphe de tant dâhĂ©sitations et mĂȘme des prĂ©jugĂ©s.La Chambre de Commerce est une organisation dont lâopinion et lâaction ont du poids sur les esprits.Pourquoi nâaurait-elle pas sa commission agricole qui sâoccuperait tout spĂ©cialement de promouvoir la production du sol?Elle pourrait, par exemple, offrir un ou des prix aux cultivateurs qui, dâun nombre dâacres dĂ©terminĂ©, auraient retirĂ© la plus forte quantitĂ© de produits.Cela peut paraĂźtre insignifiant Ă premiĂšre vue, mais outre la preuve dâintĂ©rĂȘt pratique que le cultivateur trouverait dans ce fait, la production gĂ©nĂ©rale en serait stimulĂ©e.Et voyez ce qui pourrait en rĂ©sulter: un minot de plus seulement Ă lâacre et vous avez dĂ©jĂ un supplĂ©ment considĂ©rable par ferme.Sans doute, cela demande plus de travail de la part de nos orga nisations commerciales, mais lâexemple ne serait-il plus fructueux que bien des discours?On entend dire souvent que le cultivateur peine moins quâautrefois.Peut-ĂȘtre.Mais le moyen de le faire travailler davantage nâest-il pas de lui montrer que rien ne sâobtient sans peine?Du reste, le labeur de la campagne est encore trĂšs ardu.Ee dĂ©faut principal de nos cultivateurs nâest pas tant la paresse que le manque dâordre, de mĂ©thode, dâinitiative et de persĂ©vĂ©rance.On travaille mal et naturellement on se dĂ©courage vite.Si lâon faisait bien ce que lâon fait, ce serait dĂ©jĂ un grand progrĂšs, nous disait rĂ©cemment un expert en agriculture.Or, un moyen dâhabituer nos gens au travail plus soi guĂ©, nâest-ce pas de leur faire toucher du doigt pour ainsi dire lâavantage quâil y a pour eux, non pas tanĂ, de travailler plus que de bien travailler, Ă propos, et de façon Ă retirer le plus possible de la moindre Ă©tendue.Câest ainsi quâon arivera petit Ă petit Ă faire dâune grande ferme plus ou moins cultivĂ©e deux Ă©tablissements agricoles payants et par lĂ , Ă enrayer relativement le mouvement de la campagne vers les villes.Puisque le ridicule systĂšme de colonisation que nous nous entĂȘtons Ă perpĂ©tuer nous ferme tout espoir de ce cĂŽtĂ©, efforçons-nous du moins de tirer tout le parti possible de nos vieilles paroisses.-x* * -* Le Dr Brisson a fait aussi une autre suggestion trĂšs importante.T travail industriel a ses bureaux de placements, le travail agricole nâen a pas; Le cultivateur qui a besoin dâaide et qui nâen trouve pas dans son village ne sait oĂč sâadresser.Câest une lacune regrettable.Par bureau de p'ucement agricole, nous entendons quelque chose dâeffectif câest-Ă -dire une organisation administrĂ©e par des hommes compĂ©tents susceptibles de comprendre les besoins de la campagne, de sây intĂ©res ser, de les classifier et de renseigner lâagriculteur aussi bien que celui qui cherche du travail, de se renseigner et de renseigner Ă point, enfin quelque chose dâintelligent, dâactif, au fait de tout ee qui intĂ©resse la vie rurale.Le Dr Brisson en a parfaitement dĂ©montrĂ© la nĂ©cessitĂ©.Tout le monde sâattend Ă une forte immigration aprĂšs la guerre.Quoi quâon en dise, cette immigration se composera de sujets de presque tous les pays.Il en viendra de nationalitĂ©, dâhabitude et de caractĂšre que province de QuĂ©bec aura intĂ©rĂȘt Ă garder.Mais pour les garder il fau dra des diriger de maniĂšre intelligente.Pour cela une organisation est nĂ©cessaire.Que la Chambre de Commerce fasse de cette suggestion son affaire.Câest son intĂ©rĂȘt et câest le temps: son intĂ©rĂȘt, parce que tout ce qui se fait pour lâagriculture profite au commerce; le temps, parce quâun bon bureau de placement ne sâorganise pas en un jour.Jean DUMONT.qui sont toutes prĂȘtes.Nous nous heurtons Ă assez dâobstacles naturels et dâĂ©lĂ©ments hostiles pour ne nĂ©gliger aucun des facteurs qui peuvent augmenter notre force de resistance; et ce nâest pas dâhier que lâon a constatĂ© que l'Union fait la force.Orner HERBUX.BILLET DU SOIIt FAIR PLAY "Enfin, me dit-il, en frappant de la paume de sa main gauche comme enduite du beurre frais dâun gant de SuĂšde, contre le revers de sa droite, enfin nous allons "avoĂ \ un lectuure digne de la metropolis"."Il", câest mon ami Broomhead, un de ces ââcolonialsââ qui sâappliquent de toute leur Ă©nergie Ă ressembler Ă un londonnien, de sorte , n-voyer des correspondants sur les champs de bataille, ont vu leurs efforts si contrecarrĂ©s, surtout en France et en Grande-Bretagne, par les autoritĂ©s militaires, opposĂ©es Ă toute publicitĂ© autour de leurs opĂ©rations, quâelles ont dĂ» limiter leurs dĂ©penses et le nombre de lem* personnel, outremer.Câest lĂ une des raisons de la pĂ©nurie de nouvelles qui sĂ©vit actuellement.Il est vrai que lâabondance de renseignements faux ou incomplets publiĂ©s par Ier journaux, au dĂ©but de la guerre, militait en faveur dâune restriction Le difficile est de trou-inilieu.En Grande-Bretagne, les journaux mĂȘme les plus modĂ©rĂ©s protestent contre la censure sivĂšre appliquĂ©e Ă toutes les nouvelles et citent des cas de nature Ă faire conclure que, de fait, elle ne sâexerce pas toujours avec une grande intelligence et un grand discernement.Dâautre part, lord Kitchener, qui a la responsabilitĂ© immĂ©diate du succĂšs des opĂ©rations de la guerre, contre les Allemands, du cĂŽtĂ© anglais, est lâarbitre suprĂȘme.Et il nâappert pas que ni lui ni M.Asquith consentent Ă diminuer la sĂ©vĂ©ritĂ© extraordinaire des censeurs.Comme ceux-ci exerce d leur pouvoir sur les dĂ©pĂȘches Ă lâadres-:e des journaux amĂ©ricains, et que, sur le continent europĂ©en, la censure française et la russe sont aussi prudentes, il nâ y a pas Ă tabler sur des nouvelles authenti nĂ©s provenant des Etats-Unis.Plusieurs journaux y ont lancĂ© des fausses nouvelles qui ont cours mĂȘme au Canada, grĂące Ă des journaux jin-gos dâici qui se renseignent.aux sources amĂ©ricaines.I_A G U El F?R El VICTOIRE EN POLOGNE Petrograd annonce que les Russes ont infligĂ© une grosse dĂ©faite aux Allemands en rĂ©primant leur marche entre la Vistule et la Wartha, mais Berlin affirme que tout va bien.â En Prusse, les Moscovites ont pris Gumbinnen aprĂšs cinq jours de combat.âDe Galicie on mande que Przemysl a offert de capituler.y _______________________ Les Turcs atteignent le canal de Suez; un revers aux Anglais?â Rien de neuf en France et en Belgique.â Le prince de Galles cible des Teutons.LA CAMPAGNE RUSSE La diversion que les troupes allemandes tentent en Pologne russe, afin dâenrayer lâavance moscovite en Prusse de lâEst et du cĂŽtĂ© de la SilĂ©sie, sâest poursuivie rapidement jusquâĂ hier.Aux derniĂšres dĂ©pĂȘches, les Allemands, Ă une trentaine de milles de Varsovie, pendant leur seconde marche sur la capitale polonaise, auraient subi un grave Ă©chec.Les experts militaires ajoutent peu de foi Ă la valeur stratĂ©gique dâune marche allemande Ă tra vers la Pologne, et mĂȘme Ă la prise possible de Varsovie, puisque, tout prendre, la Russie a, pour la dĂ©fendre contre toute invasion, en hiver, un froid rigoureux, des routes devenues impassables, et, au sur plus, la raretĂ© des voies ferrees, lâĂ©troitesse de celles-ci, sur lesquelles ne peuvent voyager les convois de voitures allemandes trop larges.La rigueur de lâhiver, Ă©prouvĂ©e si dĂ© sastreusement par NapolĂ©on et son armĂ©e, lors de la retraite de la BĂ©-rĂ©sina, reste le plus fort auxiliaire des Musses contre une grande invasion.Au reste, les dĂ©pĂȘches du matin mentionnent que, entre Radom el Kielce, un fort groupe dâarmĂ©es aâiemandes viennent de subir un Ă©chec important et que le grand-duc Nicholas, chef des opĂ©rations russes, du cĂŽtĂ© polonais, a prĂ©parĂ© tous ses plans pour rejeter, une seconde fois, lâenvahisseur sur ses frontiĂšres et lây poursuivre de maniĂšre victorieuse.Les derniers cĂąblogrammes indiquent la rĂ©ussite partielle des prĂ©liminaires de ce plan.AILLEURS (.SpĂ©cial au Devoir) Petrograd, 23.â Lâunique question maintenant, disent des rapports annonçant de nouveaux et importants succĂšs russes entre la Vistule et la Wartha, câest de savoir combien dâAllemands sont parvenus Ă sâĂ©chapper.A la suite du combat livrĂ© pour enrayer la marche des Teutons sur Varsovie, le mouvement dâoffensive ennemi a Ă©tĂ© rĂ©primĂ©, dit-on.On ffirme que les pertes subies par les casques Ă pointe sont Ă©normes.A Kutno, Ă 25 milles Ă lâouest de Lowicz, les Moscovites ont capturĂ© 12,000 ennemis.Une autre bataille se livre entre Czenstochowo et Cracovie.LES RUSSES OCCUPENT GUMBINNEN Londres, 23.â Le correspondant du âTelegraphâ Ă Petrograd dit: âBien que les rapports officiels ne parlent que dâescarmouches, un correspondant cpii se trouve avec lâarmĂ©e active dans la Prusse orientale annonce, en donnant des dĂ©tails, la prise de Gumbinnen par les Russes, Ă la suite dâun combat de cinq jours.Les cosaques furent les hĂ©ros du fait dâarmes le plus excitant de la bataille.Us sâemparĂšrent dâune batterie de lâennemi en faisant une charge audacieuse qui mit les canonniers en fuite.âLes Allemands ne voulurent pas attendre le choc dâune attaque Ă la baĂŻonnette, et les Moscovites entrĂšrent en triomphe dans la place Ă moitiĂ© dĂ©molie par les obus et abandonnĂ©e par les habitants.â Gumbinnen, situĂ© a 65 milles Ă lâest de Koenigsherg, est la capitale de la rĂ©gence du mĂȘme nom.Câest en grande partie une ville moderne et elle possĂšde quelques beaux monuments.Elle compte environ 15,000 habitants.PRZEMYSL A LA VEILLE DE SE RENDRE LA VISITE DE M.POTHIER LES FRANCO-AMERICAINS.â LA SOLIDARITE NATIONALE Reprenant un projet vieux de quelques mois dĂ©jĂ , lâAssociation Saint-Jean-Baptiste organise pour le 17 dĂ©cembre une grande manifestation en lâhonneur de M.Aram-J.Pothier, gouverneur du Rhode-Island.Tous les Canadiens-français connaissent M.Pothier et sont fiers de lui.NĂ© et Ă©levĂ© dans la province de QuĂ©bec, il a su, Ă force dâĂ©nergie, se frayer Ă travers la vie amĂ©ricaine une route brillante.Il Ă Ă©tĂ© par trois fois Ă©lu gouverneur de lâun des Etats amĂ©ricains oĂč sâaffirme le plus profondĂ©ment la vieille tradi-lion yankee.Câest aujourdâhui le reprĂ©sentant le plus en vue, dans lâordre civil, de lâĂ©lĂ©ment franco-amĂ©ricain.Et nous ne croyons pas aller au-delĂ de la pensĂ©e de lâAssociation Saint-Jean-Baptiste en affirmant quâelle se propose dâhonorer en M.Pothier, non-seulement le Franco-AmĂ©ricain qui a parcouru une si belle carriĂšre, mais le groupe français __tout entier â quâil reprĂ©sente devant lâopinion publique.La province de QuĂ©bec ignore trop ce qui se passe en dehors de ses frontiĂšres, Câest une constatation cruelle que nous avons faite Ă propos de 1 Ouest, des Provinces Mari-limes et mĂȘme de lâOntario; il faut la rĂ©pĂ©ter Ă propos des Etats-Unis.Nous ne savons pas ce que les groupes français dispersĂ©s Ă travers les Etats amĂ©ricains, exposĂ©s Ă un danger dâabsorption dont nous nâavons guĂšre lâidĂ©e, ont fait pour la conservation de leurs traditions, de leur langue et de leurs croyances.Certains de ces efforts ont Ă©tĂ© vraiment hĂ©roĂŻques et pourraient nous servir dâexemple.Câest le rĂŽle aussi dâune association comme In Saint-Jean-Baptiste de multiplier, de crĂ©er sâil en est besoin, les relations entre les divers groupes français dâAmĂ©rique.Quel que soit le drapeau sous lequel nous vivons, nous avons des intĂ©rĂȘts communs qui trouveront dans la multiplicitĂ© de ces relations lâune de leurs plus sĂ»res garanties.Aussi espĂ©rons-nous que la Saint-Jean-Baptiste nâen restera pas lĂ et que cette manifestation en lâhonneur de M.Pothier ne sera que lâune des rĂ©unions destinĂ©es Ă faire se mieux connaĂźtre les hommes dâorigine française de toute lâAmĂ©rique.LâAssociation a dĂ©jĂ fait quelque chose en ce sens; elle vomira multiplier ses efforts, car les circonstances affirment davantage chaque jour lâurgence de ee travail.Il serait facile, ce semble, dâorganiser toute une sĂ©rie de confĂ©rences (|iii mettraient les divers groupes au courant de leur travail rĂ©ciproque, leur permettraient de sâentrâaider et leur donneraient la rĂ©confortante sensation de nâĂȘtre pas seuls Ă combattre pour la cause commune.On nâaurait, pour rĂ©aliser ce dessein, quâĂ grouper des bonnes volontĂ©s FABRIQUONS DES JOUETS ! Le Xutionalistc a lancĂ© la semaine derniĂšre, un projet ayant pour double but de donner du travail Ă nos ouvriers que la crise actuelle a rĂ©duits au chĂŽmage et de crĂ©er une nouvelle industrie jusquâici monopolisĂ©e par les Allemands ; celle du jouet.Notre confrĂšre annonçait hier que lâidĂ©e a trouvĂ© son Ă©cho Ă lâhĂŽtel dej ville, et que M.Ainey sâen est fait le! parrain auprĂšs de ses collĂšgues du bureau des commissaires, qui lui ont promis leur appui.Voici en deux mots en quoi elle consiste: Ouvrir dans les salles publiques municipales des ateliers oii nos ouvriers pourraient se mettre immĂ©diatement au travail pour fabriquer des jouets; faire appel au public pour obtenir gracieusement le plus de matiĂšre premiĂšre possible ferblanc, peintures, tissus ; insti tuer un concours pour rĂ©compenser les crĂ©ations les plus originales âą Ă©tablir des comptoirs dans nos grands magasins oĂč seraient mis en vente les jouets fabriquĂ©s par nos ouvriers; ouvrir, le soir dans les salles municipales des foires aux jouets oĂč les fabricants vendraient leurs propres produits et, enfin, fixer certains soirs de âvente de galaâ alors que les jouets seraient mis Ă lâenchĂšre.Nous croyons inutile de dire que le Devoir souscrit entiĂšrement aux suggestions du Nationaliste, et quâil ouvre toutes grandes ses colonnes a M.Ainey et aux orgsyiisateurs du mouvement si pratique et si patriotique.N.-L.La campagne autrichienne de Serbie paraĂźt prendre une tournure (Suite Ă la derniĂšre page) LE CANADA A LOURDES DISCOURS DE SA GRANDEUR Mgr GAUTHIER ET DE M.HENRI BOURASSA NOUVEAU TIRAGE Le premier tirage de notre brochure le Canada Ă Lourdes, contenant les discours prononcĂ©s au congrĂšs eucharistique de Lourdes par Mgr lâĂ©vĂȘque auxiliaire de MontrĂ©al et ie directeur du Devoir, a Ă©tĂ© si rapidement enlevĂ© quâil faut en commander un second.On peut dĂšs maintenant donner les commandes aux bureaux du Devoir, 43, rue Saint-Vincent : 10 sous â exemp aire, $1.00 la douzaine, Rome, 23.â Przemysl, la forteresse de Galicie que les Russes assiĂšgent depuis quelques semaines, a offert de capituler Ă condition que la garnison obtiendrait permission de sortir avec armes et bagages.Les Russes ont refusĂ© dâaccorder ces demandes, sachant que la forteresse ne peut rĂ©sister bien longtemps encore.La capitulation est donc imminente.Le correspondant du âGiornale dâItaliaâ Ă Bucharest dit que la gar-l nison autrichienne Ă Przemysl a fait une sortie vendredi et a Ă©tĂ© re- BULLETIN OFFICIEL DE BERLIN Berlin, 23â(par T.S.F.Ă Say-ville.âLes quartiers gĂ©nĂ©raux de lâarmĂ©e ont publiĂ©, aujourdâhui, un rapport officiel, en date du 22 novembre, qui se lit comme suit ; â Sur le théùtre ouest de la guerre, la situation reste la mĂȘme.â En Pologne, la bataille continue et l;i lutte se propage au sud de Ploek, dans le voisinage de Lodz, prĂšs de Greenstocgau.â Berlin.23â(par T.S.F.Ă la Presse AssociĂ©e.âLe quartier gĂ©nĂ©rai de lâannĂ©e allemande, faisant allusion Ă des opĂ©rations trĂšs importantes en Pologne, qui approchent maintenant dâune phase dĂ©cisive, annonce aujourdâhui quâil considĂšre la situation favorable sur tous les points.Berlin, via Londres, 23.â Le communiquĂ© officiel publiĂ© aujourdâhui aux quartiers-gĂ©nĂ©raux de lâarmĂ©e alelmande dit: âOn continue Ă se battre Ă Nieu-port et Ă Ypres.Une petite escadre anglaise a tentĂ© Ă 2 reprises de sâapprocher de la cĂŽte, mais notre artillerie lâa chassĂ©e.Lâeffet du tir des canons de navires anglais a Ă©tĂ© nul.Dans la forĂȘt de lâArgonne, nous gagnons du terrain, pied Ă pied.Nous arrachons aux Français tran-I chĂ©e aprĂšs tranchĂ©e, et point dâap-[ pui aprĂšs point dâappui.Nops fai-; sons un certain nombre de prison-i niers tous les jours .Une contre-I attaque a rendu inefficace une reconnaissance faite contre nos positions, Ă lâest de la Moselle.1 âą J.V.V 1 $7.5(1 -e cent, plus les frais dâexpĂ©dition (2 sous lâexemplaire, 18 sous la douzaine, 27 sous pour une douzaine et demie).poussĂ©e avec des pertes considĂ©rables, y compris de nombreux prisonniers.La garnison est Ă boni de munitions, dit-il, et lâon sâattend bientĂŽt Ă un assaut gĂ©nĂ©ral.Les Russes ont hĂąte de prendre la ville avant le 6 dĂ©cembre.LES TURCS AU CANAL DE SUEZ Constantinople, 23, viĂą Londres.Un communiquĂ© officiel publiĂ© ici dit: âLes troupes turques ont atteint le canal de Suez.Un combat sâest livrĂ© entre Katasa et Teatebe, Ă 30 kilomĂštres Ă lâest du canal, et dans le voisinage de El Kantara, Ă 25 milles au sud de Port Said.Des officiers anglais et plusieurs soldats, et plusieurs blessĂ©s furent faits prisonniers.Plusieurs chameliers anglais se sont rendus.â El Kantara se trouve situĂ© sur la rive droite du canal, le long de la voie que suivent les caravanes pour aller dâEgypte en Syrie.BULLETIN* OFFICIEL DE PARIS Paris (2.45 p.m.) â Le bulletin officiel français de cet aprĂšs-midi se lit comme suit: âLa journĂ©e dâhier a Ă©tĂ© marquĂ©e par un violent feu dâartillerie.1.âennemi dirigeait ses efforts contre la ville dâYpres surtout, oĂč le beffroi, la cathĂ©drale, les marchĂ©s et nombre de maisons ont Ă©tĂ© incendiĂ©s.Soissons et Reims ont aussi souffert.Dans lâArgonne il y eut hier de vifs engagements.Les attaques acharnĂ©es et rĂ©pĂ©tĂ©es de lâennemi ont Ă©tĂ© repoussĂ©es.Dans la rĂ©gion de la Woevre et dans celle des Vosges la situation nâa pas changĂ©.DES BOMBES POUB LE PRINCE DE GALLES Londres, 23.â On tient secrets tous les mouvements du prince de Galles, Ă la ligne de front.DâaprĂšs des rapports dignes de foi, un aviateur teuton sâest efforcĂ© de le localiser et de lancer sur lui des bombes.PATROUILLE ALLEMANDE ANNIHILEE Petrograd, 23.â Des patrouilles de cavaliers allemands ont pĂ©nĂ©trĂ© jusquâĂ moins de 30 milles de Varsovie, la capitale de la Pologne.De durs combats continuent Ă se livrer entre Lowicz et Skicnnie-wice, oĂč les troupes russes sâopposent Ă la marche en avant du gros de lâarmĂ©e de von Hindenberg.On apprend quâune patrouille allemande a Ă©tĂ© annihilĂ©e Ă une distance de 10 milles des lignes de lâarmĂ©e principale.Elle fut cernĂ©e par les cosaques.A LIRE Nos lecteurs trouveront aujourdâhui en page 2 une sĂ©rie dâextraits de journaux dâOttawa, au sujet de la confĂ©rence que M.Bourassa devait faire au Peopleâs Forum, dans la capitale.LA POLITIQUE DE L'ANGLETERRE AVANT ET APRES LA GUERRE PAR M.HENRI BOURASSA La brochure de M.Henri Bourassa sur La politique de l'Angleterre avant et aprĂšs la guerre, oĂč se trouvent rĂ©unies son analyse du âlivre blancâ anglais, des articles de MM.Brailsford et Ewart, une prĂ©face inĂ©dite, des extraits du Correspon-adnt, un rĂ©sumĂ© des dĂ©bats sur la neutralitĂ© du Luxembourg, au parlement britannique, vient dâetre mise en vente.Adresser les commandes au Devoir, 43, rue Saint-Vincent ; 25 sous lâexemplaire, $2.50 la douzaine, $20.00 le cent, plus les frais dâexpĂ©dition : 3 sous lâexemplaire, 5 sous pour deux, 7 pour trois et 25 pour la douzaine.UNE ENQUETE SUR LA VIOLY-TION PRESUMEE DE LA NEUTRALITE AMERICAINE.New-York, 23.âLes agents du service secret amĂ©ricain ont instituĂ© une enquĂȘte, aujourd hui, pour dĂ©couvrir si la neutralitĂ© des AmĂ©ricains nâa pas Ă©tĂ© violĂ©e par lâenvoi dâun message, de Bar Harbor, en Allemagne, ou aux vaisseaux de guerre allemands, dans lâAtlantique.Gettc station est la propriĂ©tĂ© des deux frĂšres Ernesto et Alessandra Fahhri, deux membres Ă©minents de la sociĂ©tĂ© de New-York.Ils sont origine italienne, mais ils sontj nt germanophiles, dit-on dâune surveillance sĂ©vĂšre.AprĂšs que le paquebot en question eut amarrĂ© Ă Bar Harbor, pour Ă©chapper aux navires de guerre anglais, le capitaine prit souvent le dĂźner avec les frĂšres Faobri.Ernesto a avouĂ© que lui et son frĂš>'e Ă©taient trĂšs liĂ©s avec le capitaine.LES ALLEMANDS SE PREPARENT A ATTAQUER LâANGLETERRE Rotterdam, 23.â L'explosion dâune mine au large du littoral, oĂč se trouve bĂątie Zeebrugge, a fait I croire aux Allemands, Ă la fin de la semaine derniĂšre, (pie des navires 1 Dans la Prusse orientale, la situation reste la mĂȘme.En Pologne, lâapparition de renforts russes retarde lâissue de la bataille.A leâst de Czenstachowat.au nord de Cracovie, le mouvement dâoffensive des Teutons et des Autrichiens sâest poursuivi.â BASE ALLEMANDE DANS LE PACIFIQUE Lima, PĂ©rou.23.âOn dĂ©clare de bonne source ici que les Allemands maintiennent ĂŒne sorte de station navale au large de Valparaiso, Clnli, oĂč i s ont rĂ©uni plusieurs navires chargĂ©s de charbon et de provisions.Les journaux chiliens arrivĂ©s ici disent que le gouvernement est dĂ©cidĂ© de mettre fin Ă cette violation de la neutralitĂ© au prix de la guerre mĂȘme.LE WAR OFFICE SE FAIT-IL VOLER ?Londres, 23.âSous le litre â Le War Office se fait-il voler ?â le â Daily Chronicle â demande quâon fasse une enquĂȘte sur les commandes de fer galvanisĂ© faites par 'o gouvernemelit.11 suggĂšre au parlement de constituer un comitĂ© charge de veiller Ă lâoctroi de tous les contrats, et dâĂ©touffer les scandales Ă lâorigine.Relativement aux commandes de fer, le â Chronicle â croit possĂ©der les preuves dâune entente faite par les vendeurs en vertu de laquelle ils demandent $9 de plus par tonne au gouvernement quâaux particuliers.On a demandĂ© Ă 20 fabriques importantes, dit ce.journal, de fournir une liste de prix pour lu tĂŽle achetĂ©e par le gouvernement et les particuliers.Seulement 2 fabriques sâexĂ©cutĂšrent.LES FAITS DE GUILLAUME Londres.23.âUne dĂ©pĂȘche adressĂ©e Ă ('âExchange Telegraphâ de la Haye dit que lâempereur Guillaume a dĂ©cidĂ© de retourner Ă Berlin sous peu, afin dâĂȘtre prĂ©sent a lâouverture du Reichstag.Le correspondant ajoute que des instructions ont Ă©tĂ© donnĂ©es aux officiers dâintendance du palais de l'empereur Ă Berlin quâils aient Ă le prĂ©parer pour un long sĂ©jour de lâhotel i pĂ©rial.LES FILS DU KAISER UU- li origine franeneme 1 pl unit _ .lack, du â Kronprinzessin â, CĂ©cilie, prĂ©tend-on, est une dus principales On regarde ces prĂ©paratifs coin raisons qui ont amenĂ© les agents du] me ceux dâune attaque de lâAngle-gouvernement Ă entourer la station terre, savamment prĂ©parĂ©e par 1 c-de tĂ©lĂ©graphie sans lil des 2 frĂšres, 1 tnt-major gĂ©nĂ©ral allemand.Londres, 23.â Le prince Augin-te William, quatriĂšme fils de lâempereur Guillaume, a subi une frac- 'l'idiairr °de an«lais bombardaient la cĂŽte belge.J ture de la hanche et de graves con-.rnesto qualifie toute ,J aâ!ailc 1 ning Journalâ dit dâabord que le principe de la lioertĂ© de parole est discutable en temps de guerre, et quâen tout autre pays, M.Bourassa serait dĂ©jĂ en prison et son journal supprimĂ©.Puis ii continue: âCe nâest pas la question de la libertĂ© de parole genre Bourassa qui est en jeu actuellement mais lâinconvenance des personnes qui lâont invitĂ© Ă venir ici, les membres du comitĂ© du Peopleâs Forum.M.Bourassa no peut pas faire beaucoup de mal ici, du moins Ă un auditoire angio-cana-ien.Cela ne change cependant pas la dĂ©duction Ă tirer quant Ă ceux qui lâont invitĂ©.Si ce nâest pas de la stupiditĂ©, câest pire.Ceux-lĂ savent ce quâest Bourassa.Ils savent quâil a fait de vilaines allusions Ă lâAngleterre et Ă ses hommes dâEtat.Ils savent que par ses discours et ses articles il a fait tout ce qui Ă©tait pos-I sible et perfidement pour dĂ©nigrer I lâEmpire et le lien britannique dans I lâesprit des Canadiens-français.Us ! savent quâil a essayĂ© de dĂ©naturer le rĂŽle de lâAngleterre dans cette guerre.Ils connaissent sa maniĂšre lĂąche de se reprĂ©senter comme nâayant aucun ressentiment contre ses compatriotes anglais et aucune objection au drapeau britannique tout en ne cessant dâempoisonner le public contre lâun ou lâautre.Ils connaissent le caractĂšre Ă©troit de lâhomme, non pas par un seul incident ou un seul discours, mais par son histoire des derniĂšres annĂ©es.âIls apprennent Ă connaĂźtre l'Ă©troitesse dâesprit dâun homme, non dâaprĂšs un incident, ni un discours, | mais dâaprĂšs lâhistoire de plusieurs tannĂ©es.Le fait quâil ne peut pas fai-| re de mal nâexcuse pas le procĂ©dĂ© piteux de certains Canadiens qui, Ă un moment oĂč lâEmpire est Ă©prouvĂ© sâĂ©garent jusquâĂ flagorner M.Bourassa, insulteur de leur pays et de leur drapeau, et jusquâĂ le supplier de venir les Ă©clairer, et (pii veulent lui fournil' lâoccasion de manifester sa bile.Quoique lâon puisse penser de sa spĂ©cieuse rĂ©clamation de la libertĂ© de parole qui a pour effet de militer contre TefficacitĂ© (de lâintervention) du Canada dans la guerre dont chaque jour qui la prolonge signifie qu'il coulera du sang qui autrement n aurait pas coulĂ©.On ne peut certainement pas excuser lâinsouciance des gens dâOIlawa offrant Ă un pareil homme Ă venir dĂ©charger ici sa fia-tulence.Cela nâest pas de la sympathie envers la libertĂ© de parole âI câest un manque de cervelle et un j manque de patriotisme.Pareilles! gens devraient se trouver dans un! endroit oĂč les bottes des âjunkersâ allemands pourraient les atteindre et oĂč ces estropiĂ©s pourraient ĂȘtre tail- ! lardĂ©s par les sabres allemands.Voi-1 lĂ oĂč ils en arriveraient si beaucoup | de Canadiens Ă©taient comme eux.â OPINIONS DIVERSES Le âFree Pressâ dâOttawa a recueilli les opinions suivantes: âJ.A.Pinard, dĂ©putĂ©: âOn aurait dĂ» laisser parler M.Bourassa, avant de formuler toute objection.Nous sommes en pays libre et M.Bourassa a autant le droit de parler (pie toute autre personne.â Le * RĂ©vĂ©rend * # 1.J.Clemens: â.Pai- LââOttawa Journalâ sâexcite Ă froid et sâindigne grandement Ă cause du fait que M.Henri Bourassa, nationaliste canadien, a reçu lâinvitation de prononcer un discours dimanche soir, dans un théû- ont !e1 dĂ©sirC'ou'Vl'Tur'os?tĂ© " ou^ĂŻĂš ' mc'rais savoil' ce que les autres pen-ont lc ou la luiios.te, ou it scnt avan, (|p (1onner mon opinion.! Je suis pour la libertĂ© de parole, i mais il y a une limite Ă tout, et si M.Bourassa va trop loin, câest du devoir des organisateurs de lâempĂȘcher de parler.â courage moral dâaller lâentendre.Le âJournalâ affirme que M.Bourassa est âun traĂźtre Ă lâEmpireâ et que les directeurs du "People's Forumâ qui lui ont adressĂ© celte invitation âmanquent ou dâintelligence ou de patriotismeâ, et que leur conduite est âindĂ©centeâ.Pour Ă©tayer cette assertion, le âJournalâ, selon sa Coutume, a dâabord affirmĂ© el imprimĂ© une faussetĂ© au sujet dâun des dignitaires du âPeopleâs Forumâ, et puis profitĂ© de lâoccasion qui semble se prĂ©senter pour atteindre le "Citizenâ.Si le 'âJournalâ peut rattacher indirectement Ă lâinvitation faite Ă M.Bourassa le nom du âCitizenâ â-en affirmant faussement et mensongĂšrement que le rĂ©dacteur du âCitizenâ est un des dignitaires du âPeopleâs Forumâ â et puis tabler sur le patriotisme de ses lecteurs, comme il table sur leur ignorance au bĂ©nĂ©fice des annonceurs de remĂšdes brevetĂ©s, il pourra atteindre le âCitizenâ.VoilĂ le motif secret de la prĂ©sente campagne fa te par le âJournalâ contre M.Bourassa.Le âJournalâ ne sâoccupe guĂšre en rĂ©alitĂ© des opinions de M.Bourassa.Le âJournalâ, en dĂ©pit des protestations bruyantes et persistantes de loyalisme Ă lâEmpire, ne peut pas en bonne logique se formaliser dâun discours anti-anglais prononcĂ© par M.Bourassa ou par nâimporte qui.Pourquoi ?Parce que le âJournalâ appuie une mesure anti-anglaise au suprĂȘme, non pas une opinion ou une proposition, mais une mesure imposant des droits presque complĂštement prohibitifs sur les produits anglais qui viennent au pays.Le âJournalâ qui fait mine de Šsâindigner au sujet des prĂ©tendues opinions anti-patriotiques exprimĂ©es par M.Bourassa, approuve une mesure anti-patriotique et anti-anglaise, les droits destinĂ©s Ă ostract-, QU.E ser les produits anglais an Canada.Et pourquoi lââOttawa Journalâ, Ă lâindignation si vertueuse, approuve-t-il la taxe anti-anglaise imposĂ©e sur les produits anglais â?Probablement parce que.en faisant le contraire, il perdrait le patronage du gouvernement, (fui lui rapporte plusieurs milliers de dollars par annĂ©e.Lâ .ĂȘtre un Sam.Genest: âJe crois que M.Bourassa est lâhomme le plus honnĂȘte et le plus franc de tout le pays.Il est mĂȘme, dirais-je, trop honnĂȘte en ces temps de guerre.Il est loyal Ă sa nationalitĂ© et Ă son Roi et il sait trĂšs bien que les Canadiens-français de lâOntario sort encore plus maltraitĂ©s que les Alsaciens par les Allemands.ââ l.e RĂ©vĂ©rend Gordon: âJe crois que M.Bourassa devrait ĂȘtre entendu.El cela en conformitĂ© avec lâesprit de lâEmpire britannique.| On ne peut rien gagner Ă refuser; dâentendre quelqu'un, Ă moins toutefois que ses dires ne descendent jusquâĂ la trahison.â N.A.Champagne: âTout homme a la libertĂ© d'expiiinei ses opinions.Je nâai cependant rien Ă dire sur le compte de M.Bourassa.* * * Le docteur A.A.Freeland âJe suis dâavis que lâon devrait permettre Ă M.Bourassa de parler.Les citoyens dâOttawa devraient ĂȘtre assez larges dâesprit pour permettre la libertĂ© de p.uolc.Nous devrions avoir lâesprit ouvert Ă ces choses et si nous ne sommes pas dâaccord avec les principes de M.Bourassa, nous devrions apporter des arguments pour les icfuter.CHRONIQUE RELIGIEUSE MOME ET LE MONDE LA SAINTE-CECILE AUDITION DES ORGUES RESTAUREES A NOTRE-DAME.â ALLOCUTION DE M.LâABBE MELAN-ĂON.Comme câest la coutume depuis quelques annĂ©es, et avec peut-ĂȘtre plus de succĂšs encore fine par le passĂ©, la fĂȘte de Sainte-CĂ©cile, patronne des musiciens, a Ă©tĂ© cĂ©lĂ©brĂ©e hier soir par un Salut solennel qui rĂ©unit les chorales des paroisses de la ville.La restauration parfaite des orgues (le Notre-Dame donnait Ă la solennitĂ© un Ă©clat remarquable.LâĂ©-glise-niĂšre de la mĂ©tropole peut sâĂ©-norgueillir Ă juste titre dâavoir les orgues les plus parfaites comme les plus considĂ©rables de lâAmĂ©rique.Le professeur J.1).Dussault, organiste de Notre-Dame, avait prĂ©parĂ© Ă cette occasion un programme remarquable oĂč se mariaient les plus beaux chefs-dâoeuvre de musique religieuse.Mgr BruchĂ©si prĂ©sidait la bĂ©nĂ©diction du Saint-Sacrement.Sa Grandeur Ă©tait assistĂ©e de M.le curĂ© La-belle, de Notre-Dame, et de M.le cure BĂ©langer, de Saint-Louis de France.Le sanctuaire Ă©tait rempli de prĂȘtres et de religieux tandis quâune foule de plus de dix mille personnes remplissait la nef.M.lâabbĂ© Melançon prononça lâallocution de circonstance, il expliqua le rĂŽle des orgues dans le culte catholique.âSainle CĂ©cile, dit M.Melançon, au dĂ©but de son allocution, la vierge chĂšre au coeur de tous les musiciens, vous retrouve tous les ans, fi dĂšles et nombreux, cĂ©lĂ©brant avec lâEglise, sa fĂȘte harmonieuse.â Celte annĂ©e un attrait nouveau se prĂȘte a la cĂ©lĂ©bration de cette fĂȘte, parce que les orgues de Notre-Dame ont Ă©tĂ© restaurĂ©es.Ces orgues sont un peu notre orgueil, Ă nous catholiques.Elles sont lâĂ©cho trĂšs pur de la divinitĂ©.Quiconque observe la nature nâest pas lent Ă constater quâil sâen dĂ©gage une pure harmonie.Harmonie des montagnes, des dĂ©serts, des forcis, des rivages et des mers.Tout est coordonnĂ© et il est facile de voir (luâiin Etre SuprĂȘme a prĂ©sidĂ© Ă la crĂ©ation, qui est la voix du verbe.De tous les instruments de musique, un seul a pu rĂ©pondre Ă toutes les exigences pour ĂȘtre lâinterprĂšte de la musique religieuse.Câest lâorgue, l'instrument par excellence.Il faut saluer lâorgue comme le roi des inslruments de musique, dont les Ă©chos moulent vers Dieu.Lâorgue est l'instrument par excellence, celui qui sâadapte le mieux Ă la liturgie.C'osl pourquoi lâEglise lui a toujours rĂ©servĂ© la place dâhonneur.DĂšs le deuxiĂšme siĂšcle, elle en ins-talle dans ses temples.Tertullien, sainl Augustin, saint JĂ©rĂŽme ont cĂ©lĂ©brĂ© ses sons pleins de splendeurs ci de magnificence.Pcpin-Ăźe-Bref et Charlemagne en font venir de Cons-lantinoplc et en font don aux monastĂšres et au cloĂźtres de leur royaume.Plus lard, les moines les perfectionnent; lâun invente la gamme, un autre le solfĂšge, et les grands maĂźtres de chapelle modernes: Palestrina, Bach, Beelhoven, Weber et Mo-zarl viennent lui confier leurs Ă©motions religieuses et lui demander mi pain quâun siĂšcle pĂ©tri de matĂ©rialisme leur refusait.Lâorgue rend donc les Ă©motions de l'Ăąme el les sentiments de la nature, il excite Ă la priĂšre, il la soutient, il la prolonge.Ecoutez la grande voix de vos orgues, dit eu terminant le prĂ©dicateur, quâelle fasse descendre dans vos Ăąmes des pensĂ©es dâĂ©ternelle confraternitĂ©.â l.e programme suivant a Ă©tĂ© exĂ©-culĂ©: EntrĂ©eâGrand Choeur, op.18.Alez.Guilmant.Invocation.Le Choeur RECITAL DâORGUE Allegro Maestro, op.28, L, Vierne (Extrait de la 3e Symphonie) Andante (1Ăšre sonate)) F.Bowarski Scherzo.E.Bussi Final en Si BĂ©mol, \V.Waistcnholmc SALUT SOLENNEL U,or Jesu.Gounod Livres Nouveaux BibliothĂšques Ă Sections Ădjutor Rivard.CHKZ NOUS.25 sous, par pus.Arthur Lemont, La Mission Belge au Canada, avec tous Jus renseignements officiels sur la guerre actuelle, 60c, par poste.66c C.-K.La vergue, GÂŁORCiKS-ETIENNE CARTIER, avec une prĂ©face de M.Edouard Montpetit, 25 sous par poste.28c Gagnon, Quentions dâhier et dâaujourdâhui, 75c, par poste .83c CZ COFFRES-FORTS-CLASSEURS ET TOUT AMEUBLEMENT DE BUREAU Nous avons de jolies bibliothĂšques dĂ©montables, pouvant sâadapter Ă tous les goĂ»ts et de tous les finis.SPECIAL :â Bibliothcquo en chĂȘne solide, comprenant 5 parties, $11.75 HP u⊠LANGEVIN & LâARCHEVEQUE, libraires 5 rue Saint-Jacques Main 1948 MontrĂ©al Ave Verum Danis Angelicas Tola puli'llrn es Ave Maria .Tantum Ergo .SortieâFinal, 8e M.lâabbĂ© chapelle de les choeurs.Lenimens .G.Franck .Perosi .Guilmant .Saint-SaĂ«ns Symphonie, C.M.Widor U.Bouhier, maĂźtre de Notre-Dame, dirigeait Denis Murphy : traignez ces gens, âPlus vous con-pires ils sont M.Bourassa parle Ă tout prix.Je ne peux pas voir que! mal il peut faire, quoi quâil diseâ.* * * Voici ce quâa dĂ©clarĂ© M.Foran | interviewĂ© ce malin: âJe n'Ă©tais! pas membre du comitĂ© qui a invitĂ© M.Bourassa, et nâĂ©tant pas responsable de cette invitation je nâai rien Ottawa Journalâ semble !Ă rĂ©pondre SUIâ sa venue ici.Je re-âpatrioteâ pour fins de re- !Srette beaucoup dâapprendre que venus seulement, et 'ovaliste indignĂ© quand il pense quâune telle attitude peut causer du tort Ă un confrĂšre qui prĂ©fĂšre renoncer au patronage du gouvernement pour conserver sa libertĂ© dans lâintĂ©rĂȘt de ses lecteurs.LA REDACTION.ARTICLE DE LââEVENING JOURNALâ Dans un premier Ottawa lââEve- .VENTES A TERMES Quelques lots de choit Ă Notre-Dame de GrĂąces prĂšs Sherbrooke 10 p.c., comptant, $5 par mois.Seuls lots Ă ces conditions.Excellent placement.MARCH TRUST CO., LIMITED.189 rue Salnt-Jarqum lâannonce de la vonĂčĂ« de M.Bon rassa ait provocpiĂ© un sentiment hostile, et jâespĂšre, au nom de la nonne rĂ©putation de notre ville et; des sentiments dâamitiĂ© qui existent actuellement entre tous les Canadiens, quâil se produira aucun! trouble Ă lâoccasion de cette assem-i lilĂ©e.â Le Dr Anthony Freeland, interviewĂ© Ă ce sujet dit ce qui suit : âJe suppose que vous pensez quel je suis conlre Bourassa.Eh bien ! non.Je suis de bon coeur en ae- ! cord avec ses vues sur la guerre.M.! Bourassa, dans son journal, le âDe-j voir') a donnĂ© les raisons qui lui faisaient croire ce quâil croit.11 sâest servi des autoritĂ©s anglaises,! (car en Angleterre, il nâont pus peur ! de parler ouvertement), pour Ă©tablir ia_ base de ses opinions.Ceux qui lui sont opposĂ©s devraient le combattre avec des arguments et non avec les persĂ©cutions favorites au prĂ©jugĂ©.LA MESSE ORIENTALE LâĂ©glise du Saint-Enfant-JĂ©sus Ă©tait tĂ©moin hier dâun spectacle religieux dâun nouveau genre, qui ilĂ©-niontre bien la catholicitĂ© de notre Sainte Eglise.En effet, une grandâ-messe orientale, suivant le rite orthodoxe, a Ă©tĂ© chantĂ©e en cette Ă©glise avec toutes ics pompes de la liturgie.LâĂ©glise Ă©tait remplie dâune foule qui verni t assister Ă cette remarquable variante de nos grandioses cĂ©rĂ©monies du rite romain.La cĂ©rĂ©monie commencĂ©e Ă onze heures se termina plus de deux heures aprĂšs.Les cĂ©lĂ©brants Ă©taient Monseigneur N.Haggar, le B.P.Bazil Na-sha et l'abbĂ© Catini Malouf, assistĂ©s du R.P.Simon Nasre, du rite oriental.Monseigneur lâarchevĂȘque de MontrĂ©al prĂ©sidĂą t, assistĂ© au trĂŽne par M.lâabbĂ© BĂ©langer et le B.P, Jodoin, comme diacre et sous diacre.M.lâabbĂ© Beaudin, vicaire (CHochelaga, agissait comme diacre dâoffice.i.es cĂ©rĂ©monies de comme es d'ailleurs, des nĂŽtres.Une des toutes les ornements diffĂšrent cette messe, sacerdotaux notablement anciennes coutumes de Eglises revit heureusement dans cette liturgie : câest l'offrande du pn'a bĂ©nit par un notable de la ville ; M.le maire Martin a fait hier cette offrande du pain bĂ©nit au nom du peuple.Le H.P.Nasre a, du haut de la chaire, remerciĂ© S.G.Monseigneur BruchĂ©si dâĂȘtre venu rehausser cette cĂ©rĂ©monie de sa prĂ©sence j il a aussi remerciĂ© Monseigneur Lepail-leur, curĂ© de Saint-Enfant-JĂ©sus, dâavoir gĂ©nĂ©reusement prĂȘtĂ© son Ă©gLse pour cette messe dite pour es victimes de la guerre.Mgr lâarchevĂȘque expliqua ensuite briĂšvement la diffĂ©rence entre ces deux rites, qui sont Ă©galement la glorification du Sacrifice du Sauveur par le Saint Sacrifice de la Messe.Dans le choeur on remarquait, outre les officiants des deux rites que nous avons dĂ©jĂ nommĂ©s.Monseigneur Lepailleiir, Monseigneur Dubuc, M.l'abbĂ© H.Pepin, M.l'abbĂ© H.Barrette, M.l'abbĂ© Jobin, de PAssomption ; le R.D.Perderean, de Saint Pierre ; M.l'abbĂ© NoĂ«l Fauteux et M.lâabbĂ© Borel, vicaires de âa paroisse.Dans lâallĂ©e centrale de la nef : Son Honneur M.le maire Martin en tenue de gala.Madame la msiresse, MM.les Ă©chevins Nap.Turcot, Georges Van.delac, L.A.Lapointe, E.Du-beau.Parmi les invitĂ©s on remarquait M.JĂ©rĂ©mie DĂ©carie, secrĂ©taire provincial ; M.L.O.Tallinn.M.P.E.Leblanc, M.TrefflĂ© Berthiaimie, M.le juge C.Lebeuf, M.le juge Beaudin, etc., etc.La garde dâhonneur Ă©tait fournie par le corps des zouaves de la paroisse Saint-Pierre.CONCERT AU MONT ST-LOUIS La salle collĂ©giale du Mont Saint-Louis Ă©tait remplie de parents el dâamis des Ă©lĂšves, hier aprĂšs-midi, Ă lâoccasion dâun concert en lâhonneur de Sainte CĂ©cile.Lâorchestre, la fanfare et la chorale du collĂšge rendirent les plus beaux morceaux de leur rĂ©pertoire.Le professeur Goulet dirigeait Tor-chestre, M.Hardy la fanfare et le FrĂšre Anselme avait la direction de la chorale.Voici le joli programme exĂ©cutĂ© et qui sera rĂ©pĂ©tĂ© mardi soir: ORCHESTRE.â Bienvenue: âCaptain Betly", (L.Baxter); Ouverture: âLe DiadĂšmeâ, (Hermann); Chant: âVâiĂ câque câest que dâĂȘtre savantâ, (A.du Camp), par M.Huot, accompagnĂ© par M.J.Clossey; solo de cornet: âNazarethâ, (C.Gounod), par M.R.Tourville, accompagnĂ© par Tor-chestre; Trio: âDivertissementâ, (P.Clodomir), par MM.J.Murphy, V.Tremblay et A.LariviĂšre; Valse: âLa Hoseâ, (E.Ascher); Chant: "Clic-Clacl Hop! Hop!â (Dambrine); Fantaisie: âDans un rĂȘveâ, (Thava), arrangĂ©e par O.Arnold, par les Ă©lĂšves du professeur O.Arnold; Chant: âScĂšne ChampĂȘtreâ, (E.Missa).HARMONIE.- âIt is a Long Way to Tipperaryâ, (J.Judge), arrangĂ©e par O.Arnold; SĂ©lection: Offenba-chiana No H, (Boetgerj; Solo de violoncelle: âCaprice Hongroisâ, (Dunk-ler), par M.Em.Clossey, accompagnĂ© par AL J.Closse; Valse: Couronnement, (Slrauss), arrangĂ©e par M.Gouirand; Trio: âPas des Amphores (Extrait du ballet Callirhoc), par MM.J.,1.Goulet, J.J.Clossey el E.Clossey; Fantaisie: Airs Nationaux, (Tabahi-Lanrendeau) ; Au Revoir : âSambre et Meuseâ, (Rouski).JOLI RECITAL VoRGUE Les paroissiens de lâĂ©glise Saint-Jacques ont pu jouir hier, en la fĂȘle de sainle CĂ©cile, dâun joli rĂ©cital dâorgue donnĂ© par M.B.F.Poirier, B.A., organiste.Voici dâailleurs le programme qui parle par lui-niĂšnie: Hommage Ă Sainte-CĂ©cile .Poirier Requiem Aeternam .Harwood Fantaisie.Bach Canzonetta.Guilmant Finale.Vierne Vint ensuite un salut solennel du T.S.Sacrement par la Chorale de Saint-Jacques, sous lâhabile direction du Dr Fred Pelletier, maĂźtre de chapelle.La chorale exĂ©cuta avec Ăąme les morceaux suivants: Cor Jesu.LavallĂ©e-Smith Pnnis Angelicus .CĂ©sar Franck Invioiata.BoĂ«llman (Soliste: M.Vaillancourt) Tantum Ergo .Saint-SaĂ«ns LA STE-CECILE __A QUEBEC (De lotro correspondant) QuĂ©bec, 23 L Union Musicale de QuĂ©bec a cĂ©lĂ©brĂ© solennellement hier soir, Ă iâĂ©g ise Saint-Jean-Baptiste, la fĂȘte de sainte CĂ©cile, patronne de la chorale.Un grand salut a Ă©tĂ© chantĂ© auquel la chorale, avec le concours de quelques artistes Ă©trangers, a rendu un splend.de programme de chant.M.Jos.Saucier, de MontrĂ©al, Ă©tait au nombre des solistes.Parmi les personnages prĂ©sents Ă la fĂȘte, on remarquait sir Wilfrid Laurier, sir Frs.Lange-, lier et ;e maire Drouin.ON SâARRACHE SAMHUGHES! M.Sam Hughes, ministre de !a Milice, est arrivĂ© en cette ville, Ă dix heures et quinze hier soir.AccompagnĂ© de plusieurs autres officiers, il est parti ce matin pour Saint-Jean oĂč il a.passĂ© en revue le 22Ăšnie rĂ©giment canadien.Le ministre est immĂ©diatement retournĂ© en ville oĂč Ă une heure et demie, Ă lâhĂŽtel Windsor, il a prononcĂ© une confĂ©rence sous les auspices du Canadian Club.Cet aprĂšs-midi, Sam Hughes passera en revue les cadets de McGiU, et Ă sent heures ce soir, il sera lâhĂŽte ac M.Dean Adams, de McGill, prĂ©sident du Canadian Club, au chin Saint-James.AprĂšs quoi il prendra le train pour Ottawa, LâELECTION DE M.MITCHELL LE NOUVEAU TRESORIER PROVINCIAL A ETE ACCLAME, SAMEDI, A RICHMOND.â LâASSEMBLEE QUI A SUIVI LâELECTION.Richmond, 23.âIl Ă©tait deux heures prĂ©cises orsque Toflicier rapporteur du comtĂ© de Richmond m-nonça, samedi aprĂšs-midi, aux Ă©lc:-teurs rĂ©unis dans la salle de la ville que M.Walter Mitchell, nouveau TrĂ©sorier Provincial dans le ministĂšre Gouin, Ă©tait officiellement Ă©lu par acclamation, dĂ©putĂ© de Richmond, Ă la ,Ă©g slature de QuĂ©bec.Cette nouvelle fut accueillie avec beaucoup d enthousiasme et de satisfaction par tous les nombreux amis du nouveau dĂ©putĂ©, venus des diverses parties de la province, de MontrĂ©al, QuĂ©bec et Sherbrooke, pour lâacclamer, le fĂ©liciter et lui donner au dĂ©but de sa carriĂšre dans la vie publique, une preuve de leur sincĂšre amitiĂ© en mĂȘme temps quâun gage dâattachement aux mĂȘmes principes politiques.La rĂ©union nâeut pas cependant le mĂȘme caractĂšre politique qui prĂ©side ordinairement Ă toutes les pn-clamations dâĂ©lection par acclamation.il ne fut pas question de politique dans les discours des orateurs Personne ne fit allusion aux luttjs passĂ©es des partis.Chacun se conforma Ă .entente que le premier ministre sir Robert Borden a conclue avec sir Wilfrid Laurier, au dĂ©but de ia guerre, Ă savoir que pendant la guerre il nây aurait pas des discussion ni de dissension entre *es partis politiques.M.Mitchell sâest bornĂ© Ă remercier ses Ă©lecteurs et Ă les assurer de son dĂ©vouement.MM.W.Tobin, dĂ©putĂ© du comtĂ© J.A.Tessier, ministre de la voirie, McMaster et Lemay, jeune avocat, de Sherbrooke, tirent chacun leur tour lâĂ©loge du nouvel Ă©lu.M.Mitchell adressa dâabord la parole en français puis en anglais.Lâauditoire, satisfait, a vivement applaudi les orateurs.On remarquait avec eux sur lâestrade : M.Walter Mitchell, trĂ©sorier provincial ; Thon, sĂ©nateur Mitchell, pĂšre du nouveau dĂ©putĂ© ; Thon, sĂ©nateur Ross, M.W.Tobin, M.P., M J.A.Tessier, ministre de la voi rie : M.Rodolphe Tourville, dĂ©putĂ© de MaskinongĂ© ; M.Damien Bouchard, dĂ©putĂ© de Saint-Hyacinthe ; le notaire McKay, le Dr E.Desa U-niers, dĂ©putĂ© de Chambly ; Tex-Ă©chevin C.Robillard dĂ©putĂ© le Saint-Jacques ; M.J.W.LĂ©vesque, dĂ©putĂ© de Laval ; M.Andrew McMaster, M.Lemay et M.Oscar Citadin RemarquĂ©s Ă©galement dans lâauditoire : MM.T.B Laurendeau, F.Rinfret, Thomas CĂŽtĂ©, commissaire de MontrĂ©al, J.J.Tarte, U.H.Dan-durand, le notaire BĂ©gin, le Dr J.P.DĂ©carie, MM.Alphonse DĂ©carie, Wilfrid Bessette, C.R., le Dr Milton Hersey, etc.UNE IDEE DE UA MODE DU JOUR *05 505.Costume de jeu, 3 grand'curs : 2, 4, 0 ans.MatĂ©riaux : 2 verges 1-1 en 30 pour 1 ans.Envoyez ce coupon aprĂšs que vous Taures rempli, au RAYON DES PATRONS DU "DEVOIR**, avec 10 sous, soit en timbres, soit en arirent, et le pr.tron ct-dessus tous sera envoyĂ© cuclques iours aprĂšs.COUPON DĂ©partement des Patrons au "De* voir".Ecrivez lisiblement.Nom.No.PATRON No 505 .Rue.Ville.Mesure de buste.De taille.Quand vous desirez un patron soit pour fillette, soit pour enfant, no mentionnez jamais la mesure : men* tienne/, l'aire seulement.PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES .iPPiuiiYiJS BARBIERS demandĂ©s, mĂ©thode moderne.SystĂšme Moler, Ă©tabli depuis 22 ans.Quelque semaines suffisent.Outils donnĂ©s gratuitement avec le cours.Positions assurĂ©es.Cours spĂ©cial du soir.Sâad Molers Barber College, 62D Boulevard St-I.aurent.MontrĂ©al.33-2S A VENDRE PHARMACIE A VENDRE.Un mĂ©decin voulant se reposer vendrait sa pharmacie et clientĂšle Ă un confrĂšre honnĂȘte et capable.Un des meilleurs centres de la Province Revenu de 8 Ă $12,000 par an.Adressez par lettre Ă Cas er 3 âLe Devoirâ.TERRAIN A VENDRE Trois terrains, situes en face des Rapides de Lachine, dans Bronx Park, sur la 4Ăšme Avenue, portant les Nos 1074-1075-1076.Vendre bon marchĂ©.Sâadresser Ă 681 Ave.Papineau.PropriĂ©tĂ©s demandĂ©es ALEXANDRE DUPUIS Courtier en immeubles, sollicite des propriĂ©taires, la liste de leurs propriĂ©tĂ©s Ă vendre et Ă louer.Immeubles sous toutes ses formes.Echanges et transactions considĂ©rĂ©s avec soin.Longue expĂ©r ence.Service efficace.Alexandre Dupuis, 17 CĂŽte Place dâAr-mes prĂšs Craig, Main 7513.ARGENT A PRETER ARGENT A FRETER.Nous rĂ©glerons toutes vos dettes.Vous transigez seulement avec nous paiements faciles, sans intĂ©rĂȘts; 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