Le devoir, 23 septembre 1933, samedi 23 septembre 1933
Montréal, samedi 23 sept.1933 Rédaction et administration 430 EST, NOTRE-DAME MONÏiiBAIi TELEPHONE: .HArbour 1241* SERVICE DE NUIT : Administration : .HArbour 1243 * Rédaction : .HArbour 3679 Gérant :.HArbour 4897 Directeur-gérant: GEORGES PELLETIER FAIS CE QUE DOIS! Rédacteur en chef : OMER HEROUX Vol.XXIV — No 220 T R O I S SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste Edition quotidienne CANADA.$ 6.00 (Sauf Montréal et banlieue) E.-Unis et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 Petits mémoires Comment le parti conservateur fédéral sabota les chances de l’opposition provinciale Les débats dont le Devoir recueille quotidiennement l’écho font songer au passé du parti conservateur provincial.Cela, même si l’on n’est comme nous qu’un simple spectateur du dehors, n’incite point aux réflexions gaies.On dirait vraiment qu’une sorte de maléfice pèse sur ce groupe politique qui compte pourtant, et en quantité, tant de braves gens.Mais jamais, le mauvais sort ne parut pour lui si cruel qu’aux environs de 1912.* * * Le gouvernement libéral était vieux de quinze ans déjà, ce qui pour un gouvernement est presque l’âge critique.Âpres avoir dominé la province à peu près sans conteste, il se trouvait en face d’une opposition relativement considérable par le nombre, très forte parle talent et par les sympathies qu’elle éveillait dans les masses populaires, et particulièrement dans la jeunesse.Aux côtés des vieux bataillons conservateurs solides marchaient des troupes nouvelles, sorties des milieux les plus divers, pleines d’ardeur et d’enthousiasme.L’opposition avait .cette chance exceptionnelle d’incarner à la fois, pour ainsi dire, la tradition et la réforme.Elle offrait à la province, en réaction contre le régime déjà vieux, un programme qui sonnait bien.EMe avait cette autre chance de posséder un chef d’un mérite exceptionnel, que personne parmi ses collègues ne jalousait ni ne contestait, — “la plus haute conscience que j’aie rencontrée dans ma vie publique”, disait de lui longtemps après un homme politique de tempérament et d’origines fort differentes.M.Mathias Tellier était déjà pourvu d’une solide expérience, acquise dans sa pratique du droit, dans une vie parlementaire vieille de vingt ans et dans ses relations avec les milieux les plus divers.Auprès de ses jeunes collègues conservateurs, il s’imposait à la fois par sa noblesse de caractère, par d’amples et solides connaissances et par son ancienneté; mais il était encore dans toute la force de l’âge, sans un cheveu gris, visiblement capable d’un énorme effort.Il jouissait de l’affec-tuèuse estime de ses collègues indépendants: Bourassa, Laver-gne, Jean Prévost.Le danger des coalitions, c’est la rivalité des chefs.Cette fois, elle apparaissait impossible.Ni Bourassa, ni Lavergne, ni Jean Prévost ne songeait à contester la primauté de Tellier.• La Chambre entière respectait le chef de l’Opposition.M.Gouin, M.Taschereau ne cachaient point, aux heures de bonne humeur, qu’ils voyaient en lui le premier juriste du parlement.Nous avons entendu M, Taschereau s’enquérir avec une évidente déférence: Que pense de ceci le jnriwonsulte de la Chambre?et M.Gouin.dans les débats où n’entrait point la querelle politique, mettait une sorte de coquetterie à dire: Si l'honorable députe de Jolielte voulait bien nous donner son avis sur ce sujet?.Bref, un prestige qui, pour la généralité et la solidité, n'a peut-être jamais été surpassé à la Chambre.Dans le public, le parti ministériel était sur la défensive.L’élection provinciale de 1908 avait marqué pour l’Opposition un progrès considérable; l’élection fédérale de 1911, où les dissidents avaient pris dans la province de Québec 27 sièges sur 65, contre l’influence des deux gouvernements et le prestige de M.Laurier, faisait davantage encore saillir la faiblesse croissante du parti ministériel.Privé de l’appui fédéral, qui allait jouer dans l’autre sens, à la tête d’un parti que la défaite do M.Laurier avait dépouillé de son prestige d’invincibilité, face à des adversaires fouettés par le succès, M.Gouin devait envisager d’un oeil peu enthousiaste la perspective d’élections prochaines.Mais il avait compté sans les conservateurs fédéraux.En quelques semaines ceux-ci surent, à son bénéfice, brouiller les cartes et renverser la situation.C’est l’affaire dite du Keewatin qui leur fournit l’occasion de cette manoeuvre stratégique, dont le prix devait être la défaite de cette Opposition qui paraissait tenir la victoire à portée de sa main.if.if.if.L'affaire du Keewatin faisait revivre la tragique question des Ecoles du Manitoba.On annexait au Manitoba ce territoire du Keewatin, où les catholiques possédaient encore le droits aux écoles séparées, tandis qu’au Manitoba, on les en avait frustrés.Quel serait, à cet égard, le sort du territoire annexé?Personne ne pouvait sur ce point douter de l’attitude de M.Bourassa et de ses amis.La bataille s’engagea à fond, M.Bourassa dénonçant l’attitude du gouvernement conservateur d’Ottawa avec toute l’énergie qu'il avait portée dans sa lutte contre le gouvernement libéral de 1905.lors du débat sur les Ecoles du Nord-Ouest.La majeure partie des députés qu’il avait appuyés à l’élection de 1911 sc tournèrent contre lui.Cette volte-face, inévitablement, devait avoir son contrecoup aux élections provinciales suivantes.Elle mettait tout d’abord M.Bourassa lui-même dans l’impossibilité pratique d’appuyer, sauf certains — tel M.Tellier, pour qui il gardait la plus haute estime et qui, dans toute cette affaire, fut admirable de courage et de noblesse — les candidats de l’Opposition.Il s’exposait trop à'se faire dire: Etes-vous plus sûr de ccur-ci que de ceux que vous recommandiez l'an dernier?Puis, cette volte-face des députés autonomistes, ainsi qu’on les appelait, déclenchait dans l’opinion un violent remous, brisait l’élan, particulièrement chez les jeunes, des forces d’opposition, ravivait le courage des ministériels, mettait entre leurs mains des armes toutes neuves, leur permettait de passer de la défensive à la violente et péné-Irante offensive.Ni.Gouin ne fut pas lent à profiter de la magnifique chance que.lui offraient ainsi les conservateurs fédéraux.11 ordonna de nouvelles élections, d’où l’Opposition sortit une fois de plus vai ilcue.Voici vingt ans de cela: elle n’a pas encore réussi à s’ex-iraire déjà fosse si bêtement creusée pour elle par ses amis d’Ottawa.* ÿ * Nous nous somme» bien des fois demandé comme beaucoup d’autres sans doute — quel motif avait inspiré et com-i mandé la manoeuvre fédérale.Car, toute question de principe mise à pari.1e gouvernement fédéral pouvait parfaitement remettre à dix-huit ou vingî-qualre mois le règlement de cette affaire du Keewatin, qui attendait depuis longtemps déjà.Dans l'intervalle.l’Opposition québécoise eut probablement pris le pouvoir.Vingt-quatre mois plus tard, l’attitude du gouvernement fédéral, que nombre de liberaux de aient d’ailleurs approuver, n'eût pas été meilleure, mais elle n’eût pas entraîné pour le» conservateurs provinciaux d’aussi dures conséquences.Nous avons maintes fois entendu dire qu’on avait voulu L’actualité -» .Le voleur de courant Un vieil ami bleu vif, c'est-à-dire conservateur jusqu’aux moelles non pas seulement en politique mais en toutes choses, m'a envopé une découpure d’un journal de Québec où est narrée l'histoire d’un voleur de courant électrique.Je résume le récit: Un citopen (ainsi parle le journal, car les journaux sont devenus très respectueux pour les délinquants.Si l’un d'eux est convaincu de vol, voire d'infanticide, on lui donné du monsieur à tour de bras : monsieur le Voleur! monsieur l’Infanticide! Franchement c’est é dégoûter de se faire appeler monsieur et c’est, par ailleurs, le signe d'un bon goût et d’un courage qui ont coïncidé avec l’entrée de M.du Tremblay à la dictature de la Presse avec un grand P en attendant de l’être de celle avec un petit p), an citoyen de Québec, donc, chargé de femme et d'enfants et électricien de son métier décide de raccorder le courant, qu’il ne peut payer faute d’ouvrage, à un petit poêle électrique en enjambant, si Ton peut dire, le compteur, la Compagnie le découvre, défait l’installation et le somme de cesser cette manoeuvre.Une demi-heure après l’appareil frauduleux était rétabli.Arrestation du délinquant et comparution d'icelui devant le juge Demers, en Cour de police.L’inculpé s’explique : “Je n’avais pas d’ouvrage et me servais du courant pour faire chauffer un petit poêle sur lequel bouillait un peu d’eau pour les enfants." Il a été condamné à 12 jours de prison.Or voici le texte de la note d’envoi dont mon vieil ami, bleu vif, etc.(voir plus haul) accompagne 1st découpure: J’ai lu cette découpure avec indignation.Voilà un trust qui vole les citoyens de la ville de Québec et fait condamner un chômeur qui voulait avoir de l’eau chaude pour les enfants.E KÂ1M - 5 ME mu -a Samedi, 23 septembre 1933 Le projet décrit par M.Trépa-1 voitures qui passent tout près, der- nier comprend l’aménagement en amphithéâtre de la déclivité qui entoure le lac avec vue sur la fontaine lumineuse et sur le kiosque actuel, lequel serait remplacé par un pavillon en conque acoustique.Cela voudrait dire que l’amphithéâtre serait établi sur la déclivité qui se trouve au sud de la rue Rachel, dite en cet endroit rue du parc La-bontaine, à un bout du lac supérieur, et que le pavillon des musiciens serait construit tout h l’autre bout.rière eux, et celui de la chute des eaux de la fontaine lumineuse qu’on ne devrait jamais arrêter.I.e mouvement de l’air déterminé par le jeu de cette fontaine contribuerai^ aussi à l'éparpillement du son, meme en l’absence de tout vent.Mais puisqu’il faut à tout prix que le projet de M.Trépanier réussisse, parce qu’il s’appuie à la fois sur un élément de beauté et sur le souci de donner à notre ville une reputation matériériement profitable.il serait bon, avant de l’exéicu-ter en la forme présentée, de cher- T3*1'!!,Pas nir,yfn de m»™* ! f her si, toujours au parc La Fon-faire, Il semble en effet que la dis-; tame, on ne trouverait pas mieux tance soit énormément trop grande comme emplacement pour que le son.même provenant) M.Trépanier voudrait cina mille d une conque acoustique et produit i places assises.Ne pourraibon 1rs par un orchestre, ait «les chances i trouver ailleurs?de la traverser autrement qu’en I L’endroit où se trouvent la vieille vespasienne, le l-ins™.,.i„, jl —- qu en oono affaibli, dont le moindre vent aurait vite raison.L’emploi de haut-parleurs n'améliorerait que la puissance du son, mais par contre.^Théâtre STELLIH PL.Il6«-1167 .4652 St-Deni.Aujourd'hui et jusqu’à lundi 4 dernières représentations "Le Doyen des Enfants de Choeur" Comédie en 3 actes de Maxime-Léry et Cuy d'Abxac.A partir de lundi soir.25 sept."LÉ FRUIT VERT” Comédie en 3 actes de Régis Cignoux et (acques Théry.lacques Auger Liliane Dorsenn Caston Dauriac espasienne, le kiosque des rafrai-chissements, le pavillon de hi musique et celui qui a été peut-être construit pour la danse, mais ne sert que d abri contre la pluie pourrait peut-être servir.La vespasienne pourrait servir d'emplacement au pavillon projeté ou encore le pavillon de danse, et il y aurait en avant assez d’espace pour disposer une dizaine de mille places assises On pourrait aussi cons-nmrc le pavillon des musiciens, face au même endroit et de l’autre coté du lac, qui, à eef endroit, n’est pas très large, en démolissant, bien entendu, le pavillon de dansf.et en déménageant la vespasienne ailleurs.Il ne serait pas possible, peut-être, de construire la salle en amphithéâtre, comme à la place indiquée par M.Trépanier, cette disposition n’est pas La translation des restes de Ca-lixa Lavallée a fait l’objet, dans la presse, d’articles sympathiques que sont cependant venus déparer certaines.réserves en la circonstance dignes du nom de gaffes.La puérile critique dans laquelle trempa même l’homme de lettres à qui l’on doit l’adaptation anglaise la plus répandue d’O Canuda a été ravivée par des petits roquets heureux de japper à la procession qui passe.0 Canada serait plagié sur la Marche religieuse de la Flûte Enchantée, puisque, comme elle, il commence par les trois notes de l’accord de tonique disposées de la même façon et que ces trois notes sont suivies d’une phrase qui ne ressemble qu’à l’oeil, et aucunement a l’oreille, au trait correspondant de la Marche.Renvoyons-les à certaine scène nocturne de Chantecler.O Canada suffit à la gloire de Calixa Lavallée, comme la Marseillaise à celle de Rouget de ITsle.Il peut prendre place à côté d'elle, en coin-., pngnie de Rale Britannia et bien en ~ avant du Cad Save the King, même | si Haendel l’a écrit.* ¥ * Dans une lettre au Herald du 25 I juillet un correspondant qui signe l.esl we forget.avocat d’une, si | bonne cause, que n’a-t-il souscrit son nom! déplorait que la municipalité.seule de tous les corps représentatifs, se fût abstenue, lors de sa platonique part à la cérémonie funèbre du 14 juillet, de faire quelque chose pour célébrer le retour des cendres de Calixa Lavallée.fl rappelle que la musique des Grenadiers a donné, au parc La-Fontaine, un concert dont Je programme était entièrement composé d’oeuvres du compositeur et il ajoutait: “Les frais de ce concert étaient payés par le legs Campbell et non par la ville de Montréal, la raison, toujours la même, étant quelle n'a pas d’argent.'.Quand les administrations municipales de notre ville ont-elles jamais donné d argent pour l’amusement du peuple?La réponse est: jamais”.Non la réponse n’est pas jamais et cela met l’administration actuelle.comme celles qui l’ont précédée.in«n l,s humili«ntr posture.De 11110 à la guerre, l’administration municipale a trouvé fous les ans, «o nnnoo stolat litijr-gique, 34.73.avenue du Parc, la réouverture des eburs gratuits de chant grégorien pour les dames et les jeunes filles, et le 11 octobre, à 8h.p.m., la réouverture des cours de liturgie.La reprise du cours de latin liturgique aura lieu samedi le 7 octobre, à 2h.p.m.Toutes les anciennes sont priées d’être présentes.Les personnes qui désireraient être inscrites peuvent téléphoner à l’Apostolat Liturgique, Marquette 5069.Chez les employées de bureau Demain après-midi, à quatre heures, dans les salons de la Fédération Nationale, 853.rue Sherbrooke est, l’Association des employées de bureau reprendra ses réunions mensuelles.Cette première séance sera d’une très grande importance pour ses membres; toutes les infor-, mations seront données pour l’ouverture des cours professionnels gratuits.M.L.Bouhier, aumônier de l’A.P.E.Bj y fera une conférence suivie d'un joli programme de musique et rie chant.Toutes les associées et leurs amies sont invitées.Entrée libre.MIEUX QUE TOUS LES AUTRES ! Offre plus avantageuse que toutes celle* qui ont été faites jusqu'à présent.Chesterfields | (£.«g .J f* O (sofa et deux fauteuils) ^ JL ^ recouverts au prix de.^ Choix de tissus de toutes qualités (pour le travail et les petites réparations) à des prix considérablement réduits.L’ATCI ICC CCeLC 4060 est, rue Ste-Catherine :: Tél.CLairva! 8569-j Les anciennes retraitantes et leurs amies sont cordialement invitées à revenir prendre part à la Récollection mensuelle, dimanche, 24 septembre, au Monastère de Marie-Réparatrice, 1025 Mont-Royal ouest, Outremont.Méditation à 8h.30.Messe à 8.45 suivie de la causerie à 10 heures.A l’Institution des Sourds-Muets On nous prie d’annoncer que lundi, 30 octobre, à 3 heures p.m.il y aura partie de cartes organisée nar les Daines patronnesses de l’Institution des Sourds-Muets, 7400, boulevard Saint-Laurent, au profit des enfants pauvres de cette mai-¦son.Pour le grand jour VOICI LA BELLE MARIEE .Elle est le plus souvent vêtue de satin blanc faisant gaine souple enlaçant le corps âvec art.Les robes les plus simples sont faites aune jupe droite à traîne carrée formant pli creux devant et montée un corsage à taille courte froncée à la fermeture.Sur cette robe, très harmonieuse de lignes, mais dépouillée de toute garniture, la manche pose line coquetterie actuelle en venant s’élargir très fort en bouffant au coude, alors que, par un contraste voulu, elle part très plate de l’épaule.Un poignet collant comme une manchette de gant la termine.Le voile de tulle est disposé en châle, c’est-à-dire qu’il forme la pointe d’un châle sur la traîne, en arrière; arrondi devant, il se drape sur la tète, maintenu par une mignonne rouronne de fleurs blanches.Sa forme régulière rappelle celle des couronnes fleuries dont les vierges jadis se montraient parées.LES MANCHES NOUVELLES La robe de satin blanc est souvent rehaussée au corsage'd’un large empiècement descendant en patte sur les épaules; les njanches très larges faisant paraître le buste tout à fait gracile.Nous sommes actuellement forcées de reconnaître l’importance de la façon de la manche dans la confection des robes de mariées et d’admettre la fantaisie originale de leurs formes, alors qu’il s'agit de confectionner un de ces fourreaux de satin.Ne voyons-nous pas des manches à gigot faites de plis tuyautés, élevant l’épaule et accentuant la carrure de la robe?C’est d’ailleurs l’indication actuelle que nous fournissent, à propos des robes et des manteaux, les costumes les plus récents de la demi-saison.On a beaucoup remarqué, lors d’un grand mariage, une robe de satin blanc, aux manches gigot garnies de pinces et à dos ajusté se terminant brusquement à la taille sans Ceinture.De la tgille partait une longue traîne carrée; le voile de tulle était garni d’une incrustation de véritable dentelle; mais, idée assez originale, cette incrustation ne partait que de la hauteur de la taille, de sorte que le voile qui encadrait le visage et retombait sur le corsage était sans aucun ornement.Mais cette fantaisie n’est pas générale, et nombreux, très nombreux même sont encore les violes de tulip dont la dentelle se pose tout autour.La traîne part le plus souvent de la taille, d’un découpé, du bas de l’empiècement, et ne s’inspire plus du tout de- la façon du “manteau de cour’’.Voici une merveilleuse robe de mariée toute travaillée de découpes droll fil placées en biais, dont l’une d’elles donne naissance à la traîne.Sur cette robe, le voile est taillé dé telle manière qu’il forme dans le haut une sorte de voile de religieuse retombant sur les bras et redescend derrière sur la traîne, en suivant son découpé arrondi.Pour obtenir la bonne retombée du voile, une dentelle véritable en borde tous les contours.LA POSE DÜ VOILE Pour le voile de la mariée, deux modes sont également suivies.L’une préfère le voile retombant en avant, pour voiler le visage, l’autre le veut découvert très nettement et dégagé de côté.Chacune de ces façons a son charme; il convient, avant de décider en faveur de l’une ou de l’autre, d’étudier le physique de la jeune mariée et d’opter en faveur de la forme qui lui est le plus seyante.Le voilage se fait assez court, retombant juste au-dessous de l’encolure.Le plus souvent, il est casqué, c’est-à-dire pris dans un casque de pierreries, dans un bon-neton de perles, dont une résille de fleurs.Le voile retombant est indépendant, sa monture cachée par la coiffure de pertes ou de fleurs; on l’enlève à la sacristie, au lunch, pour les réceptions.PETIT CARNET PROCHAIN MARIAGE COTE-D’AMOURS Le mariage de Mlle Armande Côté, fille de M.et Mme Joseph Côté, de Mistassini, Lac Saint-Jean, avec M.Jean-Jacques d’Amours, fils du Dr et Mme J.-E.d’Amour*.de Papineauville, aura lieu à l’église Sainte-Angélique, de Papineauville, le samedi, 7 octobre prochain.Pas de faire-part.tif et énergique.L’esprit est ou vert, curieux, logique et juste.La sensibilité est retenue, mais, au fond, très vive.11 est bon, d’une bonté active et dévouée.C’est un autoritaire vif et tenace mais il a des souplesses habiles pour arriver à son but.Droit, sincère, il a des franchises un peu rudes, car il faut qu’il dise ce qu’il pense.L’assurance et la confiance en soi accompagnent beaucoup d’initiative.Un côté très positif, une vive appréciation des bonnes choses de la vie qui l’attirent et qu’il fuit avec résolution.Côté humain et sympathique, grand besoin d’affection.L’humeur est variable il ne sait cacher ni ses sympathies ni ses antipathies.C’est un impressionnable, physiquement et moralement.Homme d’action toujours occupé et qui sc donne entièrement aux tâches entreprises.En quelque part à Montréal — Je n’envoie les analyses directement que moyennant un dollar.— Elle est intelligente et sérieuse: l’esprit est précis, réfléchi, pratique et juste.Une vive sensibilité est comprimée et cachée avec énergie.Une grande puissance de dissimulation et une réserve qui la font secrète et inconnue pour son entourage.Elle se livre difficilement el rarement, aussi la juge-t-on tout autre qu’elle ne l’est au fond.Ou plutôt, elle a deux personnalités, et rares sont ceux qui peuvent apprécier la profonde qui est la meilleure.C’est celle-là seule que j’étudie.Elle est bonne et elle n’a pas (l’égoïsme.Comme elle est active et énergique, on s’attend à beaucoup de dévouement?Et bien, non: faite pour se dévouer, elle s’y est encore peu exercée.Malgré sa confiance en elle, elle est timide et elle craint de s’imposer et de s’avancer.Souvent triste, déçue, désenchantée, cela aussi, elle le cache.La volon té est résolue et ferme.Elle a des opinions arrêtées, elle contredit et discute beaucoup, peut-être un peu trop, elle y met de l’ardeur el de l’entêtement.Elle aime le monde, le confort, ses aises.Elle est un peu gourmande et elle ne voit pas l'utilité de se priver do ce qu’elle aime.Ce n’est pas une Idéaliste, elle est très positive et le côté pratique est bien marqué.Elle a.au fond, un grand besoin de .sympathie et d’affection, elle saurait se dévouer généreusement pour ceux qu’elle aimerait beaucoup.C’est une nature incapable de mesquineries.Elle s’épanouirait dans une atmosphère d’amour et dë confiance.Très vive et, même, capable d’emportement, un peu absolue et .cassante, surtout devant l’opposition.Elle passe probablement pour froide et indifférente et elle est loin de Pêtre.Pauline.— C’est une personne active, pratique malgré une Imagination vive qui la porte à certaines exagérations qui nuisent quelquefois à la sûreté du jugement.Mais elle a beaucoup de bon sens et quand on lui fait voir ses erreurs, elle est capable de les admettre.Elle est bonne, d’une sensibilité vive et combattue.Elle sait se dévouer mais cela lui demande parfois un effort réel, car elle est un peu égoïste.Elle est très susceptible et, peut-être un peu jalouse, i.humeur est variable et il faut peu pour la faire changer.La volonté est précise et ferme.Vivacités et promptitudes assez fréquentes.L orgueil est grand et il endure mal la critique ou les reproches.Droite.sincère, remplie de bonne volonté.c est une personne qui essaie de faire son devoir même s’il lui déplaît.Très estimable.Uby.— Sensible, délicate, nerveuse et impressionnable, elle a une humeur très inégale.Souvent gaie, enjouée, animée, il ne faut qu’un rien pour l’assombrir.Bonne et affectueuse, elle s’enthousiasme et s’attache et se détache avec la imme facilité.La volonté est impulsive, ardente, mais pas très for-te.elle manque de résolution et de ténacité.C’est cependant une volonté sans cesse renouvelée et très active et je ne taxerais pas ma correspondante de faiblesse.Elle a beaucoup de vie et d’animation et elle les fait rayonner dans son mi- mmm LONDON De ces centres de cravates de renommée universelle ^viennent de nouveaux tissus luxueux pour EATON Présentation d'automne de Cravates POUR HOMMES ajoutée! aux meilleure* création* d’automne par le* principaux fabricant* domestiquas Vous trouverez ici, groupées sur des comptoirs spéciaux pour commodité de 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(AT.6568) ou Ghs-E.Lavigne (CR.4691 ).CRAPHOLOCIÊ AU “DEVOIR" Jean-Paul.—- (Lettre écrite le 10 avril et envoyée à Ottawa).Ces indications pour vous permettre de retrouver l’analyse, car vous n’aviez pas donné de pseudonyme.— C’est un homme intelligent, ac- la Poudre à Coquerelles MYSTERIEUst I Détruit radicalement ^ et pour toujours les coquerelles.Vendue partout en boîtes de 25c., 50c.et $1.00 Soulage maux de tête, de dents, d’oreilles,de dos.ARTICLES RELIGIEUX SIGNETS liturgiques en soie cordée de quatre couleurs, avec médailles à chaque bout.Très pratiques dans un livre Cr* de prières .*J\J STATUES en plastique ivoirée.Six pouces de hauteur.Sujets: saint Joseph, Immaculée Con-ceptiop, Sacré-Coeut, Vierge au lys, sainte Thérèse, saint C/V Antoine, etc.*D\J Magnifique CHAPELET en per- ! les satin, grains ovales, montu- i re dorée avec motifs de fan ta i- i sie, croix incrustée de nacroli- ; ne, 24 pouces de Ion- $1.00 gueur.1 Demandes notre récent catalogue d’article* religieux.Il veut intérestera.500, STE-CATHERINE EST ss m B B 3 5 § % 1 Feuilleton du “Devoir” La douce Conquête par Myriam CATALANY % % % â % % % 20 (suite) On ontendpit glousser les volnil-les, chanter des ménagères, grommeler derrière les portes des cour-tils les pourceaux à l’engrais.Pascal Irristu était venu là souvent avec M.Damiette: ils aimaient l’un ei l’autre la simplicité du décor villageois, opposée à la toile de fond magnifique que formaient la montagne de velours et le ciel somptueusement crépusculaire.Pour atteindre ce coin éloigné, peu connu des pensionnaires de la villa, il fallait Iravarser des taillis fleuris percés de sentiers moussus, anciens massifs dégénérés dont le sécateur du jardinier respectait l’heumise exubérance.Les folles branches que le jeune homme écartait cinglaient de leurs fouets humides son costume gris, et y laissaient des rayures qui n’avaient rien à voir avec ia mode.Si peu de chose ne pouvait faire reculer Irristu, qui, dans la brousse, en avait vu bien d’autres, quoique en des accoutrements fort différents.Se sachant bien seul dans cette jungle en miniature, il soupirait par instants, sans toutefois réussir à soulager son coeur, si lourd dans ^a poitrine.Or, oydnt tenté, par une aspiration plus profonde, de* secouer une fois pour toytejs le fardeau qui l’oppressait, voilà qu’un soupir pareil au sien lui répondit du sein des verdures.Il distingua une forme humaine agenouillée dans le sentier et le buste penché vers In terre.Entendant venir quelqu’un, cette forme se dressa précipitamment.Il la reconnut.—Ohî.fit Pascal, de l’air de quelqu’un qui choit de la lune.—Ah! Monsieur! s’écria vivement une bello^bouche dont il avait plus d’une fois admiré le dessin exquis, aidez-moi, je vous en prie!.J’en ai déjà ramassé deux, mais il en reste encore deux autres par là.sous les feuilles pourries.Ils vont mourir de froid!.Frédérique, sa blanche robe souillée de terre et de mousse, sc tournait vers lui d’un air de prière.et quelque chose pépiait entre ses mains.Pascal ne regardait point ce qu’était cette chose.Le sens des paroles qu’on lui adressait n’ar-i' ,i pas jusqu’à son esprit.Il n’en ¦ 'mtit que la musique, comme il ne v’lt le geste implorant, te fut lors- qu’il se.trouva à quatre pattes par terre, achevant sans regret le désastre de son costume, qu’il se demanda pour quelle cause il se voyait dans cette humble position.Alors, ayant jeté sur la mousse un regard penaud, il demanda en raffermissant sa voix: —Que cherchiez-vous donc, Mademoiselle?., A part lui, il songeait avec détresse qu’il allait lui paraître bien obtus; mais, sans manifester ce qu’elle pensait, la nièce du terrible colonel répondit: —Je ramasse des petits oiseaux qu’un chai, sans doute, a fait tomber de leur nid.J’en ai rattrapé deux, mais il y en a certainement d’autres.Les dépouilles d’automne avaient formé une couche épaisse au pied des arbustes.La mousse était touffue.Des limaces s’y étaient copieusement promenées.Une odeur d'humus s’exhalait de cel amas humide.Pascal y enfonça -es mains avec répiign?noe.Pen* t héc au-dessus de lui, fl sentait Frédérique toute proche, suivant les recherches avec intérêt.Que n’aurait-il pas fait pour voir s’animer ces beaux yeux?.— Les trouvez-vous, Monsieur?., demanda-t-elle au bout d’un moment.— Hélas! non.Mademoiselle! Etes-vous bien sûre qu’il y en avait d’autres?.— Absolument sûre: je les avais vus hier dans leur nid.Ils étaient si mignons avec leur grand bec ouvert!.J’ai voulu les revoir aujourd’hui.Et qu’ai-je trouvé?Un nid vide, des oisillons répandus sur le sol, et deux pauvres oiseaux affolés se plaignant de n’avoir que des ailes quand il leur faudrait des bras pour ramasser leurs petits.Elle répéta tout bas: — Deux pauvres oiseaux affolés! Une pitié indicible passait dans sa voix.Pascal songea avec douceur qu’elle était bien Française à cette minute.Soudain, il trouva sous ses doigts une, puis deux menues houles de chair presque mie, à peine tiède.Je les tienr!.c.rla-t-il d’un accent triomphal.— Hé! ne le dites donc pas si haut!.fit-elle, grondeuse, vous allez épouvanter les parents, qui doivent être par )à, à nous regarder.Il se relevait, tendant ses mains où tremblaient les bestioles.—* Regardez, dit-il, chuchotant comme auprès du berceau d’un enfant endormi.Regardez: ce sont des rossignols.Leurs veux, se relevant en même temps, se rencontrèrent; ils comprirent qu’ils pensaient l’un et l’autre au rossignol t dont la voix s’élevait si douce, quelques soirs plus tôt, pendant qu’ils se voyaient d’aussi près qu’à présent.Us avaient entre eux, ce soir-là, une barrière de jasmin fleuri.Aujourd’hui, rien ne les séparait: les taillis complices les enfermaient de leurs cent bras gonflés de sève printanière; le crépuscule secouait sur leur* fronts rapprochés Pim-palpable tulle mauve de r-mrs pyrénéens.Frédérique rougit t‘olem-mont et se redressa, tandis cru’une émotion puissante el douce serrait Pascal à la gorge.— Je veux vous dire.,, commen- ça-t-il d’une voix tremblante.Attendez, fit-elle, aussi troublée que lui, attendez!.Vous me direz tout à l’heure: il faut d’abord remettre les petits oiseaux dans leur nid.Prenez ceux que le tiens, j’écarterai les branches et je vous ferai voir lenr dodo.Entre les doigts de Pascal Irristu, toute la couvée de rossignols fut réunie.Il les regarda, attendri.Il lui semblait, à cette heure, payer les petits musiciens d’avoir enchanté une minute inoubliable et unique.Les bras de la jeune fille, cepen-danl, écartaient les thvrses de lilas, les longues branches souples des cytises.On eût dit qu’elle plongeait dans les fleurs et les fraîches verdures, comme ces belles figures antiques sculptées par les Grecs A l’avant de leurs galères plongeaient dans l’écume irisée des mers.— C’est ici.dit-elle.(A Suivre) C» Journal -at imprima au -iet s30 m* Notra-Dam* rtt.» Montreal, par r iaipr .marie Populaire" (à reapcmaabUite lu&], lie), édUrlce-propriatalre.Oeorgee Page, tier, dlrecuur-r'ram. LI DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 23 SEPTEMBRE 1933 Première Emission CIGARETTES & CIGARS CIGARETTES THE VENUS COMMERCE ET FINANCE crédit et Tabus du credit ‘‘Lf rrcdil”.quo definition "est la faculté qui appartient d’après la ma«nifi-de Leroy Beaulieu, d'user d’un capital à autrui, moyennant rengagement de restituer au possesseur qui se dessaisit, soit le même capital, soit un capital équivalent." Le crédit entre nations fera le sujet de cette étude et i’aiou-lerai quelques données sur celui qui affecte l’individu comme les corporations.Pour ce qui est des différents Etats, je prétends qu’il est de la compétence de cette conférence de Londres d’y voir.Les délégués doivent v apporter |a plus sérieuse considération et ce n’est que par un bon usage de ce couteau à deux tranchants qu’on parviendra à coopérer au redressement de la situation actuelle.Le crédit en son essence est bon; (¦'est remploi de fonds immobili- sés.soit par l'épargne, soit par les surplus d’institutions.Il doit être protégé par certaines garanties et comporter un certain revenu Si j’intercale plus bas certaines reproductions en anglais, c’est afin de ne pas détourner le sens de ce que pouvait avoir en vue l’auteur; car une traduction peut posséder ses imperfections.Ralph West Robey affirme: "The second method of providing the public with purchasing power is through credit.” In exempe en faveur du bon crédit.“Le succès du commerce allemand après 1871 ne fut réalisé que par un emploi judicieux du crédit.Une banque avançait des fonds mais elle exigeait de la firme demanderesse, une place dans son bureau de direction, ce qui lui était accordé, et le seul motif n'était pas la curiosité ou l’orgueil, mais d’assurer le placement que se trouvait à faire la banque.” Jamais on ne blâmera le bon usage que l'on en fera, au contraire, r’est un devoir et de l’altruisme que de consentir à aider son prochain, si le motif de celui-ci est reconnu sain.On doit v voir l'intérêt général.A.Gosselin, économiste à l’emploi du gouvernement fédéral, n’écrivait-il pas: "N’eût-il pas été favorable qu'au début de la crise actuelle, les nations les plus favorisées consentissent les sacrifices nécessaires pour aider les nations les pins pauvres à consolider leur situation financière et à augmenter leur pouvoir d’achat?” Bernard Astrolenk s’exprime ainsi: "The emission of credit to he constant and sound must he supervised from the stand point of thp public welfare rather than of private profit." Le credit rationnel est nécessaire, mais Vabus de celui-ci conduit à la ruine et cela est vrai pour les gouvernements comme pour les individus.Je m’arrêterai plutôt sur l'abus qui a existé et mii continue par le mauvais emploi du crédit Je trouve coupable la nation nui.avec un excédent de fonds disno-pihlrs, favorise un luxe inutile et disproportionné, cher un autre peuple, par l'octroi de fonds.Sans oasser en reêur tons les pav«.je n’en mentionnerai que nnelques-nns pour illustrer plus facilement les abus commis, ce oui pourra permettre d’y remédier aver plus de nrérision.Les arguments seront d’ordre général et ne doivent pas servir à titre de iuge-men* envers nui que ce soit.Pendant la guerre, en dehors des belligérants, il v a eu des nations neutres qui ont profité de ta faute et de la misère des autres.Elles se sont enrichies.Il y eut surnlus.et i! fallait ou s’en servir on le prefer.La Suède a augmenté son effectif industriel, grâre à ce crédit intérieur iusqne-là pas de blâme mais à cause de cela et vu son exportation à des prix peu élevés, elle a fait concurrence, en plein territoire français, à l'industrie de ce dernier pavs, maigre la haute barrière tarifaire.t.cs Etats de l'Europe Centrale anpauvris, après 1SM8, comme le dit Maurice Aucoin."avaient déjà presque tous compromis leur situation financière par des entrepri-ses ou des réformes sociales en disproportion avec leur richesse .réelle”.Depuis 1920 la situation n’a pas changé en ce qui concerne le crédit mal octroyé.Ln rapport de la conférence de Bruxelles.de septembre 1920.ne disail-il nas: “La moitié du monde produit moins qu'elle ne consomme.1rs exportations sont insuffisantes pour payer les importations, les crédits 'euls peuvent combler la lacune; la cause même qui les fail nécessaires 1rs rend difficiles.” Amoncellement de déliés sans amoindrir la misère.Quand viendra l’équilibre?Le pays créancier, faute de mesures prises, sera le perdant, et pour se faire payer — , il n’esl plus question de guerre, comment s'y prendra-t-il?Impor-irra-t-il?Si oui.perturbation dans son industrie, ('.’est un problème pour celle Conférence.L’Allemagne n’a-t-cllc pas eu recours au crédit pour rationaliser son industrie au détriment de son créancier?Aucoin ajoute “La tension a fini par être telle que les prêts sont devenus à peu près impossibles entre nations” Peut-on concevoir que l’illogisme soit entré dans ce domaine?Est-ce raisonnable qu'un pays s’endette pour prêter?Si un pays réussit à avoir des fonds de sa population sur une base ordinaire et qu’il transporte à un autre pays une somme d'argent à un taux plus élevé, il y aurait bénéfice, c’est probablement l’intention qu'avait R.Lewinsohn lorsqu’il écrivit: •Capital has the possibility of flowing into countries which pay the highest rates of interest and off or the most promising prospects for the future”.Le commerce international souffre de certaines conditions exigées par un prêteur.Il est immoral de refuser d’acheter d’un pays debiteur; on le rend impuissant pour le remboursement, et en Tac-culant à la liquidation, si ce mot peut s'employer dans tel cas, on n’y gagne rien, tout en augmentant la misère ou en y réduisant Je niveau de vie.Il y a eu des abus.En lisant Aucoin, on trouve: ".les Etats-Unis d’Amérique ne savent pas encore prêter leur argent à un petit pays.sans être tentés de le dominer ou de le conquérir’’.Le peuple français n’a-t-il pas perdu, à peu près quatre billions de francs par de mauvais crédits accordés à la Russie, à la Turquie, à T Autriche-Hongrie et aux Balkans?Le Current History, à propos des abus de crédit en Hongrie, rapportait dans le numéro de novembre 1931: "Included among outlays which the country was in no condition to afford are the homes for Hungarian students at foreign universities, an expensive ichthyological station on Lake Balaton, construction of a public square in Szeged designed to rival St.Mark’s in Venice, purchases of Greek monumental art, an excessively numerous and extravagantly paid foreign service, as well as the preparation of secret armaments".Lne situation lamentable, et c’est sur l’épargne individuelle que la répercussion s'est fait sentir, c’est celle des prêts aux républiques dt l'Amérique du Sud.L'on me répondra que ces avances ont été faites par des maisons de banque.Admis.Mais comme il pouvait en résulter des difficultés entre les gouvernements intéressés le gouvernement.'•ans le cas que j’ai à l'esprit est celui des Etats-Unis n’aurait-il pas dû sanctionner ou prohiber tels prêts?Le contrôle aurait dû en être entre ses mains.Le Gurrent History de janvier 1932 rapportait ces tristes statistiques: “Defaults that bave already occurred or have been announced include Bolivian issues to ¦‘•KiO.OOO.-000, Brazilian $149,000,00(1 (exclusive of States and municipalsl, Lhi-lean $117.000,000, Ecuadorean $11.-000,000.Peruvian $88,000,000.Henry Gratan Doyle dit dans un communiqué: “The Finance Committee of the Senate indicated on January I 1932 that defaults have been declared on more than $800,-000,000 of South American bonds”.Il y a eu même avertissement de la part du gouvernement à ecs | maisons de banque; je cite Doyle de nouveau: Mr Corliss testified that certain South American countries had over-borrowed in 1928 and 1929 and that adverse reports by his division had preceded loans by American bankers to Bolivia anil Colombia during these years”.T.n résumé, pour l’Amérique du Sud, voici certains chiffres additionnels: "American investment in Bolivia from 1913 to 1929 increased from $1(1.00(1,000 to $133.000.000 and in Chile from $15,000.000 in 1913 to $395,000.000 in 1929”.Pierre Clerget dans l’Actualité economique, écrit: Depuis long- temps certains Etats ont bien cherche à favoriser les exportations nationales en usant de leur influence politique, en subordonnant l’octroi de eertains "services" tels que prêts d argent à des achats de man han dises en "monnayant” des réductions douanières".“A In faveur, écrit P.Benaerts.d’une expansion excessive de crédit.encouragé en premier lieu dans les pays nouveaux ou restaurés par le système du Gold Exchange Standard, on a assisté dans le monde entier, à une accélération du rythme de production des biens du consommation, qui n'allait plus du pair avec les besoins économiques ou avec l’accroissement des populations".Dans un quotidien, d’après une dépêche de Bâle datée du 24 coulant: "Un emprunt autrichien de près de cinquante millions n’a pas été pour le moment consenti, a-t-on appris, aujourd’hui, après une réunion du bureau de direction de la banque des ententes internationales.On ignore la cause de la décision au sidet de l'emprunt que Ton s'attendait voir lancer immédiatement.” Si une banque internationale ¦ avait été établie au lendemain de la guerre, que de pav\ auraient été sauvés d’une catastrophe! Par ce communiqué de Bâle, on peut > voir tout le bienfait qui est réservé a l’avenir pour les nations débitrices en les obligeant à soumettre leurs raisons à un tribunal impartial.Le consentement qui serait donné pour un crédit protégerait le pajs créancier et aussi le pavs débiteur, celui-ci, peut-être malgré lui-même.Pour terminer voici quelques citations qui pourront servir- a nous | guider quant au crédit en fonction de l’individu comme de la gnie; “Les Etats-Unis ont prétendu mater la crise a coups rtc crédit .(Edouard Montpeti! I “Bien ne dérègle les affaires comme.le gonflement du crédit sous la poussée d'égoïsmes individuels et collectifs." ( Adrien Gratton) “La population recourut davantage au crédit; il s’ensuivit un gonflement inusité du volume des dettes.Mais il apparut un moment donné qu il y avait inflation des j prédits." (Esdrns MinvilIeL Le Moniteur des Intérêts Materiels lire certaines conclusions qui laissent voir la part du mauvais crédit dans la crise qui sévit et ne sera vaincue que par une action radicale: “La crise actuelle a bien montré qu’il existe des limites ob inique défavorable de ces pays dont le crédit exagéré fut la cause."Owing to the adverse economic situation, individual enterprises in most European countries were no longer able to receive short or even long term loans on favorable conditions." Si Ton considère le pourquoi de la demande du credit on y verra ipie le désir de bien vivre est Tar-gûment employé pour justifier telle démarche auprès du banquier dans bien des cas.Il est humain pour l’individu d’améliorer son sort, mais il ne doit pas prendre re chemin.La crise bancaire américaine du mois de mars est due à un crédit excessif accordé pour fins de spéculation ou autrement.Dans ce cas cité à titre d’exemple il faut ad-nwttre ITincapacité de plusieurs banquiers à pouvoir discerner si le crédit devait être consenti.Je ne me permettrai pas d'indiquer tous les remèdes à ces mauvais usage;; du crédit; je dirai bien franchement que la spéculation ne devrait pas être encouragée par des avances de fond, pour Tes nations comme pour les individu*.Je terminerai avec un économiste de grande réputation: Lucien Hornier: “Le crédit bancaire est un échange de valeurs antérieurement acquises ni immédiatement moiv nayabtes, d’un côté comme de l’autre.L'équilibre se fait, non pas entre l’argent prêté et la possibilité éventuelle de celui qui obtient le prêt de le rembourser, niais entre l'argent donné sur Theure et la garantie réelle également donnée sur Theure.” Jean-Emile LETOURNEAU.De crémerie, en bt ainsi que du fabac en paquet pour la cigarette et la pipe.Il se vend présentement des millions de cigarettes tous les tours.Voici une idée des profits à raison de cent mille cigarettes par jour, le bénéfice est de $27,375.00 par année L’intérêt à payer aux actionnaires d’actions privilégiées est de $6,000.00 par année, profit net $21 375.00 année, de plus il y a des profits qui sont très appréciables pour la vente des cigares et tabac en paquet II facile de réaliser que les dividendes qui seront payés aux actionnaires seront des plus intéressants, et que ces chiffres ne sont que pour la fabrication de cent mille cigarettes.Prenez avis que depuis dix ans la cigarette, qui était de trois billions, est montée à six billions et la fabrication de cigares est de 140,000,000 par année.Ces chiffres nout ont été fournis par M.Conrad Turcotte, spécialiste du Ministère de l’Agriculture.La présente émission invite tout le public en général et chacun en particulier à investir leurs économies dans une entreprise des plus avantageuses et des plus solides au point de vue sûreté pour vos placements d’argent Prix par action $1.00 chacune valeur au pair.Pour plus d’informations, écrivez ou téléphonez à PLateau 6020 et demandez de vous envoyer notre prospectus qui vous donnera plus de détails, en entrant plus dans chaque sujet J.-A.DESLAURIERS.Gerant général.THE VENUS CIGARETTES fc* CIGARS COMPANY Limited EDIFICE AMHERST, 1010 STE-CATHERINE EST MONTREAL, P.Q.par est remarquez Boeuf .De Francfort (petite) .Bologne “La belle fermièr .65 .1,25 .1.00 1.10 .1,75 3.00 Canards sauvages noirs.1.00 POISSON Beauharnols Brew & Dlat Brew.Corp Can Malting Cons.Paper Coa grave Dist, Stag Dom.Stores Htr Walk H Walk.prlv.Imp.Tobacco Int.Utü."A" Int Util.B" Melchers R Knitting PETROLES Ass OU «Se O Brit.Am OU Home OU lmp.OU Int.Pet.MINES Blz Missouri Dome Mines Howie Gold Lake Shore Moss Mines Norand a San Antonio Sh.Gordon Slscoe Sullivan T Hughes W Harg.4 \ 4 T* 4 4 % 2.60 2.70 2.40 2 50 — 7 7 L* 5 '3* 5 Vu — 34 34 31 32 — 3 L, 3 L.3 3 '» — 5 5 — —i 32 32 25 25 I* — 22 22 20 21 S -V— 52 '.j 52 > „ 41 45 % — 15 % 15 u.15 — — U n V» 10 !» n % -f- 6 6 —- — 2 2 1 U — 16 16 12 4 13 W — 3 Vs 3 4, — 39 37 33 34 15 15 14 % 14 f» 2.25 2 30 2,10 — 14 4* 14 e* 13 k 14 % 20 20 18 % 19 4 — .19 .25 .19 .20*2 •4- 38.50 39.75 35 00 — — 1.07 1.08 48 50 .48 48.10 4~ 08 08 05 37.00 39.25 35.25 38 15 — 1.25 1.30 1.26 1 30 1 35 1 50 ! 30 1 33 1 56 1.58 1 45 1.48 — 19 19 ,17 .18 6 80 6 90 6.50 6.60 8.00 8 50 7.70 7.90 — 10 JH 2 % eti 'A ' H 1.4 2\ .02 .15 ¦O'/s, 3.50 .10 .03 .85 .05 .02 .06 .01 20 .10 fumé Dfiré frais .Aiglefin frais .Morue fraîche Filet d’aiglefin Truite des tacs.Plie .Crevettes .Brochet frais .Maquereau frais .Filet frais d’aiglefin .Saumon frais .Filet de morue .Poissons salés, barils de 200 vres: Morue salée, grosse .05 Morue salée, moyenne.04 Sardines de Québec.le baril.$7.50 Hareng Labrador,, 1-2 baril .4.00 Hareng Labrador, baril .Hareng Ecosse.Tibaril .VIANDES .15 .07 .07 .12 .14 .08 .30 .10 .07 .12 .18 .10 li- VEAU entière .DE LAIT Fesse Longe .Foie tranché .Epaule .Devant .Ris .Langue .Gigot .I.onge .Quartier de devant .12% .12 .18 .18 .18 .35 .10 .07 .45 .25 .18 .22 :ô9 7.50 12.00 LE SUCRE Prix fournis par la maison norte-Hudon-Hébtrt, Limitée: Granulé, 100 Ibs, jute .Granulé, 100 ]bs, coton.Cassonade, no 1, 100 Ibs .Cassonade, nn 2, 100 Ibs.Cassonade, no 3, 100 Ibs .FRUITS Et LEGUMES Prix fourni* par Ut maison S.Mallette, 61 marché Ronsecours.FRUITS Citrons de Messine, la botte 4 00 à Citrons de Californie, la nolle Oranges Sunklst 5.00, 5.50 et Laitue Iceberg, douz.balade frisée, dou*.Pamplemousses Californie .Poires, Calif,, boite Bananes.1-2X7 mains Bananes Jumbo, le rég.Aubergines, la douz Raisin Thompson Seedless Raisin Malaga rouge .3.50 Raisin Rlbter .3.00 La- 6.70 6.70 6.30 6.20 6.10 Carottes, la douz.25 X .35 Panais, la douz.35 X .40 Pommes de terre No 1.90 X 1 00 Epinards, bte .50 X .75 Tobates, boite .40 à 75 Céleri candalen .75 x 125 AU.Cxllf.1» 15 AU canadienne, la 1b.15 X ZI Persil, douz.50 X .60 Noix de cocos, le sac 3.50 Pommes de terre, Montréal, le sac, nouvelles .90 x 1.00 Choux nouveaux, doua.35 a .50 Echalotes, la douz.25 Carottes, nouv.35 X .40 Rhubarbe, douz.25 Pois verts, 20 livre» 2.50 Prunes, Callf , bte 2.50 Oignons espagnols cag.2 75 X 3.00 «t 4.50 Salsifis, douz., 1.25 x 1.35 Champignons, la livre , .20 Chou-fleur, cageot .75 à 1.50 Concombres, douz.15 X .25 Fèves Jaunes.75 x 1.00 Asperges, panier.1,50 X I 75 Prunes Ontario, cageot .1,75 Blé-dTnde.la douz.08 X .10 Bluets Bluets Bluets Bluets Saguenay, grande boîte .Saguenay, 1-2 bte en casseaux, Saguenay en casseaux.N.-Brunswick .80 75 .75 Pêches Californie en bte Pêches en paniers Oignons en panier X mariner Pommes Duchesses, mmot Prunes en paniers .40 Aubergines .Raisin Blanc Ontario Raisin bleu Mosarley Raisin Red Rodger Pommes Wealthy, le mlnot Pommettes Sibérie, le mlnot" Oranges Jalfa, bte Raisin Flor.Tokay Ces prix marché.125 .70 .12 .12 2.25 à .85 1.75 X .80 à .50 à .85 23 .25 X .28 .35 .1.25 1.25 4.00 X 4.50 3.75 sont sujets aux variations du Cartes Professionnelles et Cartes d’Affaires ARPENTEURS Cr INGENIEURS | BREVETS D’INVENTION 5.00 6.00 0.00 .50 à .75 30 X .40 .6.00 4.25 X 4.50 1.25 X 1.50 2.50 X 2.75 .75 à .90 3.00 à 3.50 X 3.75 X 3.75 Ontario .75 à 90 Plat .1.25 à 1.35 H.Lalrecque, I.C.M Cailloux.I.C.G-J.Papineau.x.C et arpenteur.Les ingénieurs Associés LIMITEE > INGENIEURS CONSEILS Bètoir armé — Arpentage — Expertise Déposl-aires des greffes Bielle et trwln, EDifICE THEMIS MONTREAL 10, St-Jacaues ouest.HA, 0482 mmm ftemanttei a maAueietçett» HjrmuiMtk Yeaaedlnamtian Prix fournis par la maison No4 Bourassa, Limitée, fabricant* des produits La Belle Fermière.ROSBIFS Cantaloups Cantaloups LEGUMES CANADIENS ET AMERICAINS I Betteraves, la doué.25 X .30 I Poireaux Jumbo .35 X .40 * Radia, douz.15 a .20 Navets, la douz.25 I ASSURANCES Emission “Venus Cigare H-es” La Venus Cigarettes and Cigars Co.Ltd offre à partir d'aujourd'hui su première émission d'actions privilégiées.Cette compagnie, qui est organisée par un groupe canadien-français, se propose de fabriquer des cigarettes à prix populaires et des cigares pour être vendus de 5 1 là sous.Elle a son siège social dans l'immeuble Amherst.Suri en ge .32 I Filet .23' Epaule-haut-côté .10 Surlonge (sans os) .22 Côte .22 Surlonge .28 Toiler house .32 Ronde .20 Flanc .15 Pointe de nirlorige .22 La Banque d’Epargne de la Cité et du District de Montréal Paul-E.Gravel ASSUREUR-CONSEIL Tous les genres.Tous les risques.Analyses des polices gratuitement.Tél.PL.6039 - 276 O.St-|*cques Avis de dividende Côtelettes Hambourg .25 .15 BOEUF Diver* Un dividende de trêlx dollar* per action sur le capital ver»é de cette Banque a été déclaré pour le trimestre courant, payable le ou après lundi, le 2 octobre prochain, aux actionnaire» Inscrits vendredi, le quinze septembre prochain, X trois heures P M Pa rordre du Conseil d’Admlnlstratlon.Le Directeur général.T Taggart Smyth.Montréal, le 29 août 1933.• 2a .08 Le marché de Montréal SAMEDI, 23 SEPTEMBRE.Cour» fourni* pour le» farine* o»r Turgeon.Ltêa, 708, édifice du Board of Trad*; pour le» produit* de la ferme; I* beurre et le fromage, par Gunn Lan-alni* et Cle.pour le poisson, par Hatton et Cie; pour tes viandes, par N’oé Botirnssa, limitée, 45, mar-hé Bon secours.N B.Les or*,* que nous publions sont les prix rte gros excepté pour le poisson, les volailles et les i viandes, dont nous donnons les nrlx de délnll.FARINE KT ANCRAIS Au baril dp (teux sacs* lèr patente, Manitoba .4.70 2e patente, Manitoba .4.20 3e patente, Manitoba Forte «à boulanger Gru blanc la tonne Cru rouge, la tonne .Son .Mats africain .Maïs argentin, en douane Langue j Poitrine ! Rognon .25 Filet frais .35 à .70 i Jarret.08 I Boeuf salé.10 à .25 PORC Langue .22 Epaule .16 Fesse .18 Filet .35 | Lard salé.15 ! Jambon, la Belle Fermière .19! Jambon, épaule .14 Bacon La Belle Fermière.30! Jambon cuit .45 SAUCISSES “La belle Fermière” .25 Regai AVOCATS BERTRAND, GUERIN, GOUDRAULT & GARNEAU AVOCATS ET PROCUREURS Imm.Ins Exeli.276 ouest, rue St-Jacques Ernes; Bertranu.C.R.Substitut Senior du Procureur Général C.-E Gufrin, C.R.M Goudrault, C.R Antonio «iarneau H.-N Garceau, Marcel Pigeon.7309 Jacques Cartier, L.L.L., C.R.Tél.LA.Jean-Vlct 11 Cartier, L.L., L.L.-J.Bar.-elo.L.L.B J -Eugène Hlvard, L.L., L.CARTIkR.BARCELO & RIVARD AVOCATS Chatihre 920, “Tramways 15* ouest, me Craig Bldg” Montréal.LaptHH-rcK Ayant obtenu sa charte rtu gouvernement provincial, la compagnie est maintenant en mesure d'offrir au pubUc des parts privilégiées ou ordinaires.Cette lampe merveilleuse vous épargne 40 p.c.de courant.Pour renseignements, s'adresser X LUMIERE LEMAY LTEE, 40 St-Jacques O Ch.2, HA.3644 Charte préparée par Léonard Derome, notaire.Maur.DUPRE, L.L.L.C.R.M.P.Solliciteur Général AVOCAT ET PROCUREUR rjyp’-é, ijjftffiion, de Billy
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