Le devoir, 24 octobre 1933, mardi 24 octobre 1933
Montréal, mardi 24 octobre 1933 Rédaction et administration 430 EST, NOTRE-DAME MOMIMAL TELEPHONE: .HArbour *.241 • SERVICE DE NUIT : Administration : .HArbour 1243 Rédaction : .HArbour 3679 Gérant HArbour 4897 TRO I S Vol.XXIV — No 245 SOUS LE NUMERO Directeur-gérant: GEORGES PELLETIER FAIS CE QUE DOIS ! Rédacteur en ch^f : OMER HEROUX Abonnements par la poste Edition quotidienne CANADA.$ 6.00 (Sauf Montréal et banlieue) E.-Unis et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 “L’agriculture, base économique d’une nation” Le rappel d’une vérité nécessaire - “La crise est intellectuelle et morale autant qu’économique” - L’importance vraie de l’agriculture -Un programme d’action pratique L’actualité Lutintuable” Piéton, il vous arrive souvent de manquer de vous faire mettre en compote parce que vous vous êtes fié à la lumière verte.Vous sortez de l’aventure rouqe de colère ou vert de peur, et vous ne manquez pas de remercier votre bonne étoile qui, elle, évidemment, n’est pas verte.Remerciez plutôt votre police — pas la police de Montréal qui, elle, se fiche des piétons comme de son premier bâton —mais votre police d’assurance.Une police d’assurance mérite son nom.Elle protège plus qu’un vain peuple ne pense.Vous en trouvez la preuve dans la peine effroyable que doivent se donner ceux qui veulent percevoir le capital.Raspoutine, à en juger par le mal qu’eurent à l’occire ses deux aristocratiques assassins, devait être fortement assuré.Seul un homme assuré pouvait avoir tant d'assurance.On vient de découvrir ou plutôt d’enterrer à New-York un émule du sinistre pope.Entendons-nous: émule tout simplement dans la durabilité.Celui-ci s’appelait Michael Malloy, prénom et patronyme qui sentent leur Irlandais à cent pas.Malloy était de son métier ingénieur stationnaire, ce qui lut interdisait apparemment de se mettre en mouvement pour chercher du travail, car oneques personne ne le vit travailler d’autre chose que du coude.Il se livrait à cet exercice peu violent chez un nommé Anthony Marino, vraisemblablement un Italien rusé qui avait pour commis de bar un compatriote de Malloy, puisqu’il porte le nom le plus irlandais de la terre — Murphy.Marino, Murphy et le fruitier Daniel Kreisberg, représentant les trois races qui dominent la grande ville américaine de New-York, résolurent d’exploiter à leur bénéfice fa pente de Malloy pour l’alcool.Ils prirent une police aussi haute que possible sur sa vie et dès lors l’assuré connut des jours heureux.Il avait bu jusque In tant qu'il pouvait, ses protecteurs le firent boire tant qu’il n’en pouvait plus.Mais, phénomène: tant plus il buvait et tant mieux se portait Michael Malloy.On le mit donc au régime de l’alcool mèthyllque, pendant décembre et janvier derniers.Malloy paraissait s'en accommoder mieux que de l’alcool éthylique.Il fallait aviser aux moyens de percevoir plus vite que ça la police de.$1.788.On vit donc Pasqua, prénommé Frank, un jeune entrepreneur entreprenant (entrepreneur de pompes funèbres) on "ambitienr”, comme dit la dépêche.Il conseilla la mort à la-' quelle vous manquez succomber tous les jours, la mort par ècra se me ni L’Agriculture, base économique (Lune nation: tel est le titre d’une brochure publiée ces jours-ci par ÏEcale sociale populaire et qui renferme le cours substantiel professé à la Semaine sociale de Rimouski par M.l’abbé Edouard Beaudoin, préfet des études à l’Ecole d’Agriculture de Sainte-Aime-de-la-Pocatière.Ce titre énonce une idée bien simple, qui semble aujourd’hui admise de tous, qu’on retrouve, depuis le début de la crise, dans la bouche et sous la plume de tous les chefs de la société.On a dit que les idées mènent le monde.Un peuple vit de ses convictions; quelques idées dominantes déterminent la politique d’un pays.La conviction que l’agriculture est la base économique d’une nation n’a certainement pas inspiré nos dirigeants depuis plus d’un demi-siècle.Dans plusieurs pays, dont nous avons trop subi l’influence, on a cru que l’industrialisation et le commerce des produits manufacturés devaient amener l’âge d’or sur la terre.Toutes nos activités économiques furent orientées par cetle fausse notion de la vraie richesse.Notre société a cherché l'enrichissement et la domination dans la surproduction industrielle.L’agriculture fut délaissée; on a vu surgir de grandes agglomérations urbaines qui ont attiré dans leur sein les vies et les capitaux de la campagne.L'équilibre de l’économie nationale s’est rompu.Tout l’édifice social est ébranlé par l’exode vers les villes d’une partie des masses paysannes qui en étaient le fondement.Tout ce déséquilibre vient donc d’une fausse conception qu’on a laissé s’accréditer: la crise est intellectuelle et morale autant qu’économique.Si l’agriculture est la base économique d’une nation, il ne faut pas que cette conviction reste superficielle; il faut qu’elle pénètre toutes les classes sociales et qu’elle inspire désormais toutes nos activités.* ¥ * f Quelle place occupe l’agriculture dans l’univers, au Canada et dans la province de Québec?M.l’abbé Beaudoin l’indique en analysant le nombre de personnes engagées dans l’agriculture.“Les deux tiers environ de la population mondiale vivent de l’agriculture”.Au Canada cette proportion descend à 34% et dans notre province à 24%.Notre population de ruraux a diminué de 7.5% par décade.De 1921 à 1931, la population de notre province a augmenté de 21.76% alors que le nombre de nos fermes a baissé de 1662.“Où va le surplus de population de nos comtés ruraux?se demandé l’auteur.Où se placent les fils de cultivateurs?Pendant cette décade, ils sont allés grossir le nombre des bûcherons dans la forêt et celui des ouvriers dans les usines.L’augmentation extravagante de la population de nos villes ne leur vient pas de leur vitalité propre, mais en partie de rimmigration extérieure et de l’immigration intérieure”.“C’est pourquoi il est nécessaire de se demander comment et où établir nos fils de cultivateurs, pour que le nombre de nos fermes augmente au moins en rapport direct avec le chiffre de notre population stable; il est nécessaire de parler de colonisation et des moyens propres à développer la colonisation de nos terres cultivables afin d’en faire des domaines pour nos fils de ruraux”.¥ * * * Quelle place occupe l'agriculture par le capital qu’elje représente et par la richesse qu’elle produit?Dans deux chaipi-tres de sa brochure.M.l’abbé Beaudoin tire des statistiques j ^Zn^i SamUé 'Zieniifiq!^ fédérales et provinciales une foule de, renseignements, de com- ; mentt Malloy fut mis sur la route paraisons, de déductions qu’il faut connaître pour être rensei-|(7/i taxi.Pour se donner de l’élan, gné sur la situation et les tendances de notre agriculture.La richesse agricole est la plus sûre, la mieux répartie, la plus productive à la longue.Mais il faut que le capital accumulé par le travail agricole fructifie sur le sol même et y enracine les terriens.L’auteur recommande la multiplication des Caisses populaires qui garderaient nos capitaux à la campagne pour développer nbtre agriculture et nos industries rurales.Il faut que les cultivateurs se déballassent des intermédiaires coûteux qui raflent une trop grande partie de leurs bénéfices.“C’est pourquoi il faut prêcher et enseigner encore et toujours la coopération de vente et d’achat, la meilleure préparation et présentation des produits agricoles et il faut en revenir à une thèse chère à tout éducateur, l’instruction agricole, à la portée des fils de cultivateurs pour leur faire aimer leur profession.la leur faire apprécier et la rendre assez productive pour les attacher au sol".* * * Dans la deuxième partie de sa brochure, M.l’abbé Beaudoin prouve que l’agriculture est la meilleure cliente de l'industrie; elle fournit à celle-ci près du tiers des matières premières à ses opérations; les industries dérivées de l’agriculture fournissent du travail à un quart de tous les ouvriers salariés; les capitaux agricoles contribuent, dans une grande proportion, au succès des grandes entreprises industrielles, commerciales et financières.L’auteur insiste sur la nécessité d’une agriculture prospère pour développer les industries fondamentales du pays.Or, chez nous, “l’agriculture est en baisse continue depuis cinquante ans au moins; le nombre des agriculteurs diminue; ceux qui ont résisté jusqu’ici s’appauvrissent et ils sont présentement incapables d’établir leurs fils.Les terres familiales se grèvent d’hypothèques et les bénéfices sont de plus en plus restreints.“Et ce qui est pire que tout le reste, c’est que l’agriculture étrangère nous concurrence avantageusement sur no« propres marchés.La haute industrie n’est pas entre les mains des Canadiens; que l’afificulture nous échappe et nous devenons un peuple d’esclaves et de roturiers’’., Quels remèdes indique M.l’abbé Beaudoin pour que notre agriculture soit vraiment la base économique de la nation?D’abord, “le pKis rapide, le plus à notre portée et aussi le plus puissant, c’est celui qui nous est prêché par notre présent ministre de l’Agriculture à Québec, l'honorable Adélard God-boul: l’achat chez nous, dans notre province, des produits de notre sol québécois".La colonisation'nous permettra de multiplier les familles rurales; Les caisses populaires feront servir nos capitaux à l’amélioration de notre agriculture; La coopération aidera aux cultivateurs à acheter à meilleur compte, & organisée leur production pour le marc! é et à vendre leurs produits dans les meilleures conditions; L’instruction agricole nous donnera une élite de cultiva- C’en était trop.On le conduisit le soir même dans une chambre louée où Kreisberg et Jos.Murphy en eurent raison en mi maintenant de force un tuyuu de gaz dans la bouche pendant qu’il était ivre- ; mort.Enfin on put loucher la police j d’assurance partagée au prorata j des efforts de chacun.On admettra que c'était peu de chose pour tant de travail.Quatre des cinq complices iront à la chaise électrique.Le chauffeur Green, qui ji’ovait touché que $20.00, a témoigné contre eux, et n’est inculpé que de felonous assault — voies de faits graves.Voilà une tranche de vie new-yorkaise! Paul ANGER L*iiifcrmaticn de dernière heure Les conservateurs demanderont un recomptage judiciaire dansYamaska Ils prétendent qu’il y a eu des erreurs de calcul dans les poH* Saint-François-du-Lac — On ne connaît pas encore la majorité officielle de M.Aimé Boucher Bloc-notes Hier Les trois élections d'hier donnent aux libéraux deux comtés qu’ils n’avaienl pas et leur en assurent un troisième où il y avait eu lutte chaudement contestée, suivie par une invalidation d’élection, depuis 1930.Ils ont donc gagné sur toute la ligne.Cela leur donnera une assurance qu’ils n’avaient plus guère, el un esprit d’offensive qui paraissait endormi depuis la dernière élection générale.Pour ce qui est des conservateurs.l'issue de la bataille d’hier n'est pas fort rassurante.Et l’on peut croire que s’ils pensaient à faire des élections générales en 1934, ils ne seront plus si pressés, maintenant.Ils voudront attendre la reprise des affaires, l'amélioration de la situation économique.L’avenir immédiat n’a rien qui les prédispose à l’optimisme; jen face de la perspective d’un déficit nouveau de cent millions au bas mot, au 31 mars pro-chaint d’impôts nouveaux ou accrus, quoi d’étonnant s’ils ne sentent pas la victoire assurée?Au ton qu’il a pris dans l’Ouest, pendant sa dernière tournée, il a bien jKtru que M.Bennett e*t pour la première fois presque sur la défensive.“La crise est générale.le-s tarifs protectionnistes élevés ne sont que provisoires.la situation mondiale est embrouillée et ne peut manquer d’avoir ses répercussions au Canada.” toutes choses dont on n’en-tendit pas parler dan* les assemblées conservfltrrceé de 1930.Ce qu’il dit est tout à fait fondé, certes; mais les électeurs, quand ils en viennent à juger un gouvernement qui les a taxés et surtaxés après avoir multiplé les promesses, ne comprennent pas tous comme il voudrait qu’ils comprissent.Et ce qui s’est passé hier montre qu’il existe un indéniable sentiment de mécontentement contre le ministère, dans différentes parties du pays.Le tout est de savoir jusqu’à quel point le ministère sera capable de La défaite de M.Paul Comtois, dit M.Duranleau, est la suite de l’élection municipale de Saint-François-du-Lac, l’hiver dernier le faire disparaître d’ici Ja disso-Ùn taxi, bon enfant, pas- ! lution du parlement.Ce ne sera serait par mégarde sur Malloy qui serait ensuite transporté mort on agonisant dans le “salon" de Pasqua.Harry Green (deuxième nez crochu en cette affaire par elle-même pas là la moins rude tâche de M.Bennett, qui en a eu de dures jusqu’ici.On ne sait encore à quoi s’en tenir sur la majorité exacte qu’a obtenue M.Aimé Boucher dans Ya-maska.Chez les conservateurs on affirme que la majorité est de 4L tandis que M.Boucher, lui-même, prétend qu’elle dépassera 150.Les conservateurs ont décidé de demander un recomptage judiciaire dans Yamaska.Ils prétendent qu’il y aurait eu des erreurs de calcul dans les poils de Saint-François-du-Lac, dont le vote majoritaire en faveur de M.Comtois a diminué de 100.M.Alfred Duranleau, ministre de la marine, était ce matin à ses bureaux à Montréal et a fait la déclaration suivante: "Ceux qui ont suivi impartialement la lutte qui vient de se livrer dans Yao.aska et qui savent combien sa population a apprécié l’exposé que les conservateurs ont fait j des oeuvres du gouvernement du Très Honorable R.B.Bennett, sont j à bon droit très étonnés des résultats du vote donné hier dans ce comté.Je crois donc de mon devoir de leur dire la véritable raison de la défaite de notre excellent ami Paul Comtois.“En temps de crise et de dépression universelle, les peuples sont portés à tenir responsables leurs gouvernements, quels qu’ils soient, des maux dont ils souffrent.Et Dieu sait jusqu’à quel point nos adversaires ont exploité la crise et tenu M.Bennett responsable de la dépression dont souffre toute l’humanité.Cependant, le peuple d’Ya-mnska n’a pas prêté trop attention aux fallacieux raisonnements de nos adversaires.L’appel aux pires préjugés et le cri de race produisent trop souvent des résultats déplorables.Cependant, Yamaska n'a pas donné trop d’importance à certains hâbleurs libéraux.“Le gouvernement de Québec, répétant sa lactique victorieuse de 1931, avait, à pleins chemins et à pleins fossés, des employés temporaires du ministère de la Voirie.“Néanmoins, malgré toutes ces manoeuvres et ces tactiques, nous aurions triomphé, si, malheureusement, les conséquences d’une récente élection municipale étrangères à la lutte fédérale, n’avaient eu leur effet.La défaite de Paul Comtois est la suite des élections municipales de l’hiver dernier à St-François-du-Lac.Cette vieille paroisse conservatrice, qui lui avait donné une majorité de 147 en 1930, ne lui en a accordé que 59 et cela, je le répète, comme résultat des élections municipales de l'hiver dernier.Pierrevillc, paroisse voisine, a donné hier une majorité de 205 voix à Paul Comtois, alors qu’à l’élection de 1930 M.Boucher avait eu 9 de majorité.Dans tout le reste du comté, si l’on examine les résul- tats, c’est à peu près le même vota qu’en 1930.“Paul Comtois est un jeune cultivateur d’avenir, qui fait honneur à la classe agricole et qui l’aurait servie efficacement au parlement de son pays.Aux prochaines élections fédérales, quand la politique du T.H.H.B.Bennett aura eu le temps de produire tous ses fruits e.t que la crise aura pris fin, nous savons que les électeurs d’Yamaska donneront confiance à notre gouvernement, comme le reste du nays d’ailleurs.“J'offre mes plus sincères , jer-elements à tous les travailleurs infatigables qui ont appuyé notre condidat durant cette lutte".(Voir aussi page 3) Green recula éK deux pâtés de maison.Mais au moment critique, la faculté de rebondissement de Malloy opéra: i( réussit à se hisser du ruisseau sur le trottoir.Tout était à recommencer.Mais le courage et la persévérance des cinq assassins à la recherche de dix-sept cent piastres étaient égaux aux circonstances.Oh transporta Malloy à un antre coin de rue.Green, cette fois, visa mieux el passa dessus.Homme prévoyant et digne d’un meilleur sort, il eut soin d’ailleurs de reculer sur la victime qu’il venait d’écraser.On abandonna Malloy.Quatre semaines après il entrait chez Anthony, son cher ami, et il demandait quelque chose à boire.On lui trempa des huîtres dans l’alcool de bots, on lui fit manger des sardines mêlées de morceaux de pointes de fer-blanc.Il redemanda des huîtres et des sardines.Les assassins connurent mi moment de découragement bien excusable.Ils prirent les papiers d’identification de Malloy, les glissèrent .dans la poche d’un autre poivrot et firent repasser celui-ci au taxi.Il en revint.De sorte que Malloy maléficiait ses sosies.Il y avail de quoi être enragé.Les cinq affidés appelèrent à leur secours la pneumonie.Malloy, noir comme charbon, fui étendu un soir d’hiver très-froid sur un banc.On Un autre à bas A 88 voix de majorité la Chambre des députés a renversé le gouvernement Daladier, eu France.H était coupable de vouloir pratiquer de sérieuses économies, telles que la compression des dépenses publiques, la réduction des traitements de fonctionnaires, etc., d’avoir mis à son programme toute une série de nouveaux impôts, afin de réussir à boucler le budget de la république.Les députés, crainte des électeurs, ont voté contre les projets de réforme financière de M.Daladier et de ses collègues, bien qu’il leur ait fait entrevoir le péril de l’inflation, s’ils allaient le mettre en minorité.L’inflation, c’est le péril de demain; mais le mécontentement des fonctionnaires et des électeurs, c’est le péril de’tout de suite.La France, qui n’en est pas à un ministère près, ne souffrira pas outre mesure de ce changement de cabinet, qui ne veut pas dire changement de régime.Et puis, la politique et la vie de la nation ne suivent pas toujours une marche parallèle.Il n’en reste pas moins qu’en ç_çs temps où l’Europe est ballottée par toutes sortes de courants, dont plusieurs sont dangereux pour la paix de l’univers, la stabilité gouvernementale est un facteur sérieux de sécurité pour une nation, quelle qu’elle soit — à moins que les hommes publics qui détiennent le pouvoir n'aient pas la fermeté voulue pour l’exercer comme il le faudrait.On a reproché à M.Daladier d’avoir des tendances vers la manière forte et la dictature.Fêla peut simplement vouloir dire Le successeur de M.Daladier sera peut-être désigné demain soir M.Lebrun a reçu ce matin jules Jeanneney, Fernand Bouisson, Joseph Caillaux et Louis-Jean Malvy - Les premiers ministres possibles sont: Sarraut, Chautemps, Bonnet et de Monzie Paris, 24 (S.P.A.) Le pré-dent de .la république, M.Albert Lebrun.« commencé à 9 heures ce matin une série d’entretiens pour la formation d’un nouveau cabinet.M.Lebrun ne s’était accordé que trois heures de sommeil.Il n’est pas impossible que le successeur de M.Daladier soit désigné demain soir, mais cela est peu probable.M.Jeanneney a dit à M.Leorun qu'il fallait discipliner la Chambre des députés, mais non la dissoudre.Le moteur est bon.a-t-il fait remarquer, il suffit de roder les soupapes.On désigne comme candidats son-tables au poste de premier ministre: le sénateur Albert Sarraut, l’ancien premier ministre Camille M.Daladier paraît avoir disloqué le | Chautemps, le ministre des finan cartel de gauche.S’il en est ainsi, les partis devront négocier une entente permettant la formation d’une majorité stable.Parmi les hommes politiques que le président a reçus ce matin, il y a M.Jules Jeanneney.président du Sénat, M.Fernand Bouisson.président de la Chambre des députés, MM.Jpseph Caillaux et Louis-Jean Malvy, présidents des comités des Au “Canadian Club’ M.Alfred Zimmern (Par Emile UENOISTt M.Alfred Zimmern, titulaire de la chaire des relations internationales à l’université d’Oxford et directeur d’une école qu’il a fondée à Genève et qui se consacre à l’étude des relations internationales, a accepté de donner, chaque jour de cette semaine, dans notre ville, sous les auspices du National Council of Education, des cours sur la politique étrangère de la Grande-Bretagne.Pour traiter de ce sujet, M.Zim-niern n’emploiera vraisemblablement pas le langage sinueux et imprécis qui est trop souvent celui des gens de la carrière diplomatique.Pacifiste ardent, convaincu que le désarmement doit être le fondement même de la paix internationale, M.Zimmern n’y va pas par quatre chemins pour le dire, pour dire aussi ce qu’il pense de l’Allemagne hitlérienne: Un pays de barbares qui se souviennent de l’usage *du téléphone et autres mécaniques.Les membres du Canadian Club de Montréal ont eu.hier midi, alors qu’il était leur hôte, un avant-goût des cours que M.Zimmern réserve à ses auditeurs du National Council of Education.M.Zimmern est un homme déjà moins jeune.Son chef ne porte plus qu’un rare cheveu blanc.Mais cet homme parle avec une volubilité et aussi avec une clarté surprenante.Dans le langage populaire, on dirait de lui qu’il ne mâche pas ses mots.En sortant comme elle l’a fait, a dit M.Zimmern au Canadian Club, de la Société des Nations, en se retirant de |a conférence du désarmement.l’Allemagne précipite une crise européenne; en cherchant à s'armer de nouveau, elle devient une menace pour le monde.Il int- L’association professionnelle est ï’arme'toute puissante qui nSee^salreSToir' le* pfm donnera aux cultivateurs l’influence dont ils ont besoin pour jtéger.La eonférenee du désarme-faire triompher leurs droits; elle seule peut organiser tous les ment doit se poursuivre et les pays services nécessaires a l’exercice de leur profession.qui y nprtirin«*ni doivent nremtre .La brochure de M.l'abbé Beaudoin est tout un programme agricole que devront lire ceux qui exercent une influence sociale, mais surtout ceux qui sont chargés de l'administration publique.Albert RIOUX finances de.*! deux deux rapporteurs.Chambres, et ces Georges Bonnet, le ministre de l'instruction publique, Anatole de Monzie.Les gardiens de la paix ont passé plusieurs heures à chercher les propriétaires de taxis vides qui encombraient la place de l’Opéra ce matin.Ils ont constaté que dans plusieurs cas les propriétaires avaient été arrêtés hier soir au cours d’une manifestation contre l’article du projet Daladier haussant l'impôt sur l’essence.avait déboutonné préalablement sa ! qu’il renrenflra plus vite le pouvoir chemise et versé une eau généreuse dans l’échancrure.Le lendemain malin, Malloy se présentait chez le cher Anthony et lui réclamait, parce qu’il était gelé jusqu'aux moelles, disait-il, un peu de cette bonne boisson.Il n’avail même pas le rhume de cerveau.qu’on le pense; rnr, dans les pays d’Europe continentale, le vent est à la dictature: Dollfuss en Autriche, Hitler en Allemagne, Mussolini en Italie, le roi Alexandre en Yougoslavie.La série pourrait bien s’allonger d’ici peu de mois.G.P.leurs qui seront dans toutes les parties de la province les pionniers du progrès; elle formera des hommes qui feront valoir les réclamations de la classe agricole dans les parlements; Nicolet et Wolfe d’abord M.Taschereau laisse entendre que les élections dans ces deux comtés auront lieu avant la neige Il est probable que nous commencerons à faire les deux seules élections complémentaires provin- ciulns des comtés ruraux, a déclaré , ., , .• ce matin aux journalistes à l’entre-i vue régulière, le premier ministre Ia /,“ 1Sn„fe' i,?»^/à”*1 ¦< nmuilatinn de la province.M.L.-A.Taschereau, j s„”n*.J?»on* à J® interrogé sur les prochaines élec- line ce n est pas par la iolen e iions dans le, comtés de Nicolet.j ?" ^.peUl obtemr 'eS me,,,eUrS ré‘ Wolfe et Jacques-Cartier.Le comté de Jacques-Cartier est plutôt un comté de ville, dit-il, tandis que ceux de Wolfe et de Nicolet sont des comtés de campagne où il faut procéder aux élections avant que la température devienne trop froide et que les chemins se gâtent construiront eux-mêmes pendant la période dos travaux.La ville de Montréal est sans doute plus affectée que le reste de la province et il est juste qu’elle puisse exporter ses chômeurs pour les faire travailler.Félicitations aux manifestants _ Le premier ministre a félicité les jeunes gens qui ont paradé samedi dernier à travers les rues de Montréal pour éveiller les sympathies en faveur de l’Université.Il sultats.participent doivent prendre des mesures pour contrôler la distribution dans le monde des minéraux et des métaux qui sont essentiels à l’Allemagne pour faire de nouveau la guerre.Ce contrôle est (Suite à la page 2* avec la neige —Pouvez-vous annoncer les dates de ces élections complémentaires, M.Taschereau?—Pas aujourd’hui, et probablement pas demain non plus, mais procha i n emen t, répon d i t-i 1.11 va sans dire que M.Taschereau était de bonne humeur ce matin et qu’il est confiant dans le résultat des prochaines élections Wolfe-Ni-colet-Jacques-'Cartier, à la suite du verdict des comtés fédéraux de l’Ouest, des Provinces Maritimes et du Québec proclamé hier soir.Il ne faut pas abuser, dit-il, des forces de l’opposition.Les conservateurs viennent de livrer une bataille.nous allons leur laisser le temps de se reposer, avant de les inviter à venir combattre dans les comtés provinciaux.Ministres et députés fédéraux ont attaqué le gouvernement provincial, principalement M.Alfred Duranleau; nous serons contents de les revoir dans la lutte provinciale.“Sweet memories of li'e”, murmure le premier ministre en faisant allusion au temps où M.Duranleau siégeait en fare de lui à Québec et aux échanges de lettres avec lui.La rouf* Sennetarre-Monf-Laurier M.Taschereau a dit un mot du projet de construction du tronçon de route Senneterrc^Mont-Laurier qui doit fournir du travail à un bon nombre de ehômeurs de Montréal, la ville de Montréal devant payer les frais de transport.Ces chômeurs logeront dans des camps qu’ils se Carnet d* un grincheux Les journaux qui ont voulu donner hier la photo de Max.Litvinoff, du gouvernement soviétique, paraissent, tant cette photo ressemblait à celle de M.R.B.Bennett, avoir mêlé leurs vignettes, * * » Pour M.King, le résultat d’hier, cela veut dire que M.Bennett est fini.Pour M.Bennett.mais lui qui parle d’ordinaire si vite n’en a encore rien dit, * * * Quoi d’étonnant que les libéraux aient repris Mackenzie?Cela ne fait-il pas partie du nom de leur chef?Yamaska.Madawaska, deux noms d’indiens qui portent ce matin des scalps ministériels.* * * Le projet d’un gouvernement d’union a ce matin trois pierres tombales au cou.* * * “Paix et bonne volonté’’, dit Hitler.Voilà une devise dont les Juifs, aux mont-de-piété, ne lui donneraient pas char.PAMPHILI LIRE EN RAGE 2: Le premier collège classique de l’Acadie, par Antoine iemard, C.S.V.Avit I ceux qui voyagent Tint fclttet*, •««*•* é» perteet, émis ae tarif éea aerepagniea — Métal», ranca» Ia0«g** et «ccMeiiH.chèques é* voyages, **sst»*rt(.etc.— Servie» cam-•let — Le DIVOtlî-VGYAGIS.4S0 Notre-Dame Sat.Téléphones HArheer LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 24 OCTOBRE 1933 VOLUME XXIV — No 245 Pour l'Université de Montréal Résolution du Collège des chirurgiens dentistes Le comité des professeurs de l’Université de Montréal vient de recevoir pour publication, du Col lège des chirurgiens dentistes de la province de Québec, le texte suivant: Collège des chirurgiens dentistes de la province de Québec.Montréal, 19 octobre 1933 Résolution adoptée par le bureau provincial de chirurgie dentaire à son assemblée tenue le 14 octobre 1933: “Le Collège des chirurgiens dentistes de la province de Québec déplore la pénible situation financière dans laquelle se trouve actuellement l’Université de Montréal.11 considère qu’il est du devoir de l’élément canadien-français du Québec d’assurer la survivance de cette Institution nationale.“En conséquence: Le collège des chirurgiens-dentistes de la provin- -»p- iMiMiii le mouvement lancé par le comité des professeurs de l’Université de Montréal et prie le gouvernement provincial, les corps publics de même que nos concitoyens que la crise actuelle n’a pas trop fortement affectés, de venir en aide à cette “Institution canadienne-fran-çaise” dans fe but d’apporter une solution à son problème financier, d'en assurer la survivance et le développement.Au Salon La collection Van Horne On ne saurait trop louer la famille Van Horne d’avoir voulu fournir aux profanes l’occasion d’admirer la collection unique de fieintures laissée par feu sir Wiliam Van Horne.De la collection extraordinaire de sir William, l’on a choisi quelque cent quatre-vingt-quatorze oeuvres qui résument bien toute l’histoire de l’art pictural de la période égyptienne à la période contemporaine.Ces oeuvres, exposées dans la galerie de l’est et dans la galerie centrale de la Ar( Galleries, rue Sherbrooke, ont vu défiler un nombre considérables de visiteurs.Il serait prétentieux de tenter une appréciation, impossible à faire, de cet assemblage d’oeuvres de maîtres.L'impression que fait cet te collection Van Horne est comme celle que produisent en nous certains spectacles de la nature: on admire en silence, car les mots ne Le premier Collège classique de l’Acadie Simples notes au lendemain de l’incendie de Memramcook Le R.P.Antoine Bernard, C.S.V., professeur d'histoire d'Acadie à l'Vniversilè.de Montréal, a bien vouju.dès le lendemain de l’incendie de Memramcook, nous adresser cet émouvant article, dont Vencombrement de ta matière courante nous a malheureusement contraint de retarder l’insertion: Deux rudes épreuves viennent d’atteindre l’Acadie.Le cimetière de Shédiac recevait, à la tin de septembre, la dépouille mortelle du sénateur Pascal Poirier, et le 2(1 octobre, l’Université Saint-Joseph de Memramcook devenait la proie des flammes.Double malheur, qui laisse, là-bas, une traînée de deuil et de regrets dans un automne dé- l’esprit.On a dit la peinture fille de la lumière.Nulle formule ne saurait mieux convenir au plus parfait des arts du dessin.Fille de la lumière, la peinture nous donne une véritable fête de la lumière en prêtant quelques-uns dé ses plus beaux rayons à la Galerie des Arts.L’exposition Van Home est une fête de la lumière.Elle est même Il est aussi résolu que copie de p]us qUe Cela: elle est la fête de la cette résolution soit adressée au ; na(Mre à travers les âges et sous premier ministre de la province de ! tous jes c|jmats.Québec.” inc1 Et d’abord l’Espagne nous ap- Dt Denis FOREST, n’ parait, lumineuse et colorée, avec registraire^lu L.G.D.I Q.ses n,,,mines, scs coiffes de den- ' telle, ses manteaux somptueux.Le M.Carroll habitera Christ en croix de Velasquez nous , | f» .nttire invinciblement et nous fait a la V»ranoe-AHCC i presque oublier que nous sommes -— .dans un salon d’exposition.Québec.24 (S.P.G.) M.Carrol ^ Ribera nous admirons un l.eutenan-gouverneur de a j Diogène plein de réalisme: Il nous te, dont le terme doffice expire semble reconnaître le philosophe dans six mois, a loue une maison greC) nux ch«veiix ébouriffés, qui, sur la Grnndc-Allee.avéc Sa lanterne, cherchait vaine- -—.—_—-—II-— | ment à travers le monde, l'homme.Am de décès Un seul chef-d’oeuvre de Mu- GROTHK.— Rn cette ville, «amedi, lelrillo: Un noble espaflnol.Mais 21 courant, à l'âge j rant, k 1' âge de 80 an« 9 mois est .miniP finesse d'expression ciuelle décédé Théodore Alexandre Orothé, ancien y.lrm 1 1 ’ 1 T____T_ ________________criuwic, ancien i , .« échevtn.bijoutier, époux de Célanlre Rose.; fiêre attitude, ailles auront lieu mercredi, le L'Espagne est iustcmeiit célèbre Lès funérailles auront lieu mercredi, le 35 courant.Le convoi funèbre partira de va!—,, .hhnves • MatmaSCO nrésen-demeure du défunt.No 4347 rue Saint-! Pai sc* UDDasts.Magnasco presen deni*, ft 8 heures 30.pour »e rendre à : te des tableaux des plus saisis- peu funèbres’ f,c de la sépulture.Parents et ami* sont! la vie monastique.priés d'assister sans autre invitation.j A l'Epagne succède la Hollande -— -—j-.j avec.Rembrandt, la Hollande aux payées Jr**, " ^Tél HnT d'Ode Larue.Funérailles le mer- ! me un matin de printemps, la Hol-Le convoi funébjre p»r- lande avec ses moulins à vent, ses 1933, épOUX____________ erèdl 23 courant ._____________________ tir» du No 827 est, avenue Mont-Royal à 8 h.20 du matin, pour se rendre ft l'église Notre-Dame du T.S.Sacrement oS le service sera célébré.Et rte là au cimetière de la Cftte de» Neige*, lieu de sépulture.Parent» et amis sont priés d'y assister sans autte Invitation.Nécrologie — A Bt-l-éon&rd de Port Mau-le 21 oçt.à 87 ans, Stéphanie L«pa-r.épouse 'de Déofgès Cornel 1, décédé.ÎCARY — A Montréal, le 22, ft 72 «ns.rentier, époux d'BUsa- CORBEIL ries valier.DEÇA Ferdinand Décnrj betn Mihogue.DftSCHENES — A Montréal, le 20, ft 88 ans.Mme Charles Deschenes, née Eugénie ProuU.DESNOTER — A Montréal, le 2t, ft U ans, Laurettè Desnhyer, enfant d'Edmond Desnoyer.OOTETTE - A Valleyfieid.le 23, a 38 ans, Roméo Goyette.époux d'Anny Bonin.GROTHE — En cette ville, samedi, le 21 purant à 80 ans, Théodore-Alexandre Orolé, ancien èchévin, bijoutier, époux de léianlre Rose.GUINDOi.- A St-Joseph du Lac, le 21, a 58 an*.Alexlna Thêoret, épouse d'Hor-mlftdfts oulhtton.th Oé dunes, scs faces réjouies.L'Ecole flamande voisine avec l'Ecole hollandaise, mais, aux scènes villageoises ont succédé les études religieuses: nous sommes avec Rubens.David, Koffermans.La liturgie sc déroule dans toute sa splendeur: de Rubens nous contemplons : T,'adoratton des bergers, La fête d’Uèrndè.Ici, un Christ en croix, de Koffermans; là.la Marte-Madeleine en prière de David.C’est ensuite l’Ecole allemande, plus lourde, avec scs figures heurtées.ses portraits sombres.Et le soleil revient, avec plus de splendeur.L’Italie est apparue avec ses Ecoles (Napolitaine, Vénitienne, Florentine et de Brescia).Et c’est l’extase dans laquelle nous plonge le Mariage mystique de sainte Catherine, du Titien; VËtu-de de tète de femme, de Léonard j jà lourd de nuages.Comme les feuilles rouilleuses, s’en vont les maisons cf les hommes! Mais le vieux sénateur Poirier n’aura pas.du moins, connu |a douleur de voir disparaître le toit qui abrita son enfance écolière, dès 18C4.Ij v a bientôt soixante-dix ans.en elfet, que naquit sur la butte de Memramcook une modeste maison de bois qui fut le premier collège classique de l’Acadie renaissante.Ou plutôt, la maison existait depuis 1334 sous le nom de “séminaire Saint-Thomas”, grâce à la généreuse initiative de l’abbé Stanislas Lafrance, curé de Memramcook.Mais ce Québécois devenu apôtre de l’Acadie, aux prises avec des difficultés matérielles inextricables, dut abandonner son oeuvre à l’évêque de Saint-Jean, Mgr Sweeney, qui s’aboucha avec la congré* gallon de Sainte-Croix récemment installée à Saint-Laurent (Montréal).La rencontre fortuite de Mgr Sweéncy et du Père Moreau, visiteur général de la congrégation (au cours d’un voyage à New-York).eut pour premier résultat la nomination du Père Camille Le febvro.* jeune religieux de 33 ans, comme successeur de l'abbé Lafrance à la cure de Memramcook.L’évêque dé Saint-Jean et le Père Lefebvre (1) partirent ensemble de Montréal le 27 mai 1864, pour arriver à Memramcook le mardi, 7 juin.L’abbé Lafrance les accueillit avec l’effusion d’une âme généreuse qui se sacrifiait pour le bien de son peuple.Le dimanche suivant, il monta pour la dernière fois dans la chaire de Memramcook et présenta son successeur.“Enfin! s’écria-t-il, il est arrivé, le nouveau Moïse qui doit conduire son peuple dans la terre promise! Dieu soit loué.L'oeuvre d'éducation que j'aurais votilu accomplir au milieu de vous, un mitre s'en charge, pour la gloire de Dieu et le salut du peuple acadien.” L'abbé Lafrance passa de Memramcook à Barachols, où Il mourut subitement trois ans après.Refté seul à Memramcook pour diriger une paroisse populeuâe et pour ranimer un collège mort depuis deux ans, le P.Lefebvre fit le relevé de scs ressources.Chose facile.Mgr Sweeney lui avait fait don de 50 dollars, l’abbé Lafrance lui avait laissé quelques meubles, un cheval et une vache.La situation n’était pas brillante, d'autant que la congrégation de Sainte-Croix en avait assez, apparemment, de ses problèmes locaux de Saint-Laurent.“Dans ces pénibles circons- tembre 1865.Deux élèves de belles-! lettres, F.-X.Cormiei Fl Michael 1 McSorley, furent confiés au Père! jRobert, Auvergnat venu directe-jinenl de France et qui devint, l’an-I née suivante, curé du Petit-Rocher |le.Lever du soleil, 6 il.29.Coucher du soleil, 4 h.59.Coucher de la lune, 10 h.39.Pleine lune, te 3, a o h.U m.du soir.Dernier quart, le 11, llh.52m.du matin.Nouvelle lune, le 19.à Oh.51 m.du matin.Premier quart.le 23, à 5 h.2Tm.du soir.LE DEVOIR Le DEVOIR est membre de la “Canadian Press’*, de (’“A.B.C.” et de la “C.D.N.A.” Montréal, mardi 24 octobre 1933 » DEMAIN — MAXIMUM ET MINIMUM PLUIE OU NEIGE Aujourd'hui maximum 44.Même date l’an dernier 47.Minimum aujourd’hui 52.Même date l’an dernier 25.BAROMETRE: 10 h.a.m.30.1$.11 h.a.m.50.M, Midi: ao.tn.Chiffre» tournis par U maison M.-R.do Metlê.1410, St-Denis, Montréal.^ Les libéraux gardent Yamaska et gagnent Restigouche-Madawaska et Mackenzie _ .MX J" Le résultat du vote d’hier dans les trois élections fédérales complémentaires a*' ** RAINVILLE,
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