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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 23 avril 1915
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1915-04-23, Collections de BAnQ.

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VOLUME VI—\o 94 ABONNEMENTS : Edition Quotidienne ATS-ÜNiW .CANADA ET ETATS-UNIS UNION POSTALE $5.00 $8.00 Edition Hebdomadaire CANADA.$1.00 ETATS-UNIS.$1.50 UNION POSTALE .$2.00 MONTREAL, VENDREDI 2J AVRIL, 1915, LE DEVOIE DEUX SOUS LE NUMERO Rédaction et Administration: 43 RUE SAINT-VINCENT MONTREAL TELEPHONES : ADMINISTRATION : Main 746! REDACTION : - Main 746C Directeur! HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! ABJECTION COLONIALE A plusieurs reprises déjà, j’ai signalé la gravité de la décision prise par le gouvernement britannique, de ne pas convoquer la conférence impériale.(1) La semaine dernière, une dépêche de la Presse canadienne associée transmettait aux journaux du Canada le résumé d'une nouvelle déclaration du ministre des Colonies.Interpellé à la Chambre, M.Harcourt a déclaré, le 13- avril, que le premier-ministre de l’Australie avait seul demandé la convocation de la Conférence.Sur les représentations îles ministres britanniques, M.Fisher avait acquiescé à l’ajournement indéfini de la réunion.Le statement du ministre des Colonies se terminait par la production d’une dépêche qu’il a adressée, en janvier, à chacun des gouverneurs des colonies dites “autonomes” et dont voici la traduction: “Veuillez en même temps prévenir votre premier-ministre que c'est l’intention du gouvernement [britannique] de le consulter en tout (most fully) et, si possible, personnellement, lorsque viendra le moment de discuter les conditions possibles de la paix.” Voilà un “si possible.” qui en dit long.Nos plumitifs jingos n’ont lu que la promesse, et en gros.Ils ont exulté: “Les puissances (!) vont être consultées!” La feuille qui fait à Montréal l’office de porte-queue des caudataires des maîtres de l’Empire, pour le bénéfice des lecteurs “exclusifs” et emplissables à merci, la Patrie, en concluait tout de suite que cette déclaration “réduisait à néant” mes “insinuations calomnieuses” (2).Il suffisait de lire attentivement la déclaration de M.Harcourt, avec quelque connaissance des habitudes de langage des politiques anglais, hommes de culture supérieure, pour constater que le gouvernement britannique s’engageait à fort peu de choses.Hendons justice à nos béotiens, loyalistes d’occasion1 2 * et guerriers par procuration: ils sont aussi inaptes à comprendre le langage des hommes d’Etat britanniques que prudents à rester chez eux, tout en criant très fort pour faire battre les autres pour “nos deux mères-patries”.Après tout, c’est leur droit d’être aussi obtus que soigneux de leur personne.* £ * Les dépêches d’hier nous ont apporté des éclaircissements instructifs sur la portée des engagements pris, au nom des autorités impériales, par le ministre des Colonies.Un député anglais, M.Hearns, moins facile à esbrouffer que nos gogos, a demandé de nouvelles explications au ministère.Il a pressé le premier-ministre de spécifier le mode de consultation que le gouvernement se propose d’adopter pour connaître l’avis des ministres des colonies sur les conditions de la paix.Il a voulu savoir si les gouvernants impériaux “feraient savoir dès maintenant aux premiers-ministres d’au-delà des mers que leur présence ou celle de leurs collègues serait parfaitement accueillie à Londres cet été.” M.Harcourt, au nom du premier-ministre, a cherché à éluder la question en prétextant que M.Asquith l’avait prié de ne rien ajouter à ses déclarations du 13 avril.Poussé au pied du mur — les Anglais d’Angleterre sont moins faciles à bâillonner que les bloated colonials — le ministre a fini par répondre “que les premiers-ministres des dominions” — des puissances, comme on dit gravement au Canada — “savaient déjà que leur présence à Londres serait bien accueillie en tout temps.Il y a toujours une place vacante pour eux au Comité de la défense impériale.” Voilà donc à quoi se réduit cette fameuse consultation, dont l’annonce faisait se pâmer d’aise et de gloire nos Orgons de la presse loyale.En dépit des avertissements de M.Jebb, de lord Milner et du Times, sans égard aux millions dépensés par les jobards des colonies pour “le salut de l’Empire”, tout ce que les maîtres du palais impérial ont à offrir aux premiers-ministres des “nations-soeurs”, des “puissances d’outremer”, c’est une place sur les banquettes de l’antichambre! Us pourront y frotter à leur aise leurs postérieurs coloniaux.On les admettra peut-être à l’honneur de cirer les bottes et le parquet de la cuisine.Mais une place à la table du maître, un fauteuil au salon, fi donc! Qu’iraient faire là ces marauds?Après tout, les colonials, les Canadiens surtout, n’ont guère raison de se plaindre de cette nouvelle rebuffade.Voici quinze ans qu’ils chantent en crescendo l’hymne de la servitude coloniale.A chaque humiliation nouvelle, ils ont répondu par une recrudescendence de ‘dévotion” pour l’Empire! A chaque camouflet, ils ont dit : Merci! Ils n’ont que ce qu’ils méritent.* # * Aux lecteurs du Devoir, qui savent lire, se souvenir et réfléchir, il n’est guère nécessaire de rappeler à quoi se borne le rôle des membres du Comité de la Défense impériale.Fort utile pour l’exécution des desseins du gouvernement impérial, ce corps “n’a rien à faire avec la création ou la direction de la politique ou de l’organisation militaire.” C’est ainsi que la Gazette en définissait les fonctions toutes passives, le 10 décembre 1912.Lorsque M.Borden voulut se glorifier de l’admission des colonies dans ce bureau, et voir dans cette innovation — qui date, du reste, de 1903, •—• la reconnaissance du droit des colonies à participer au gouvernement de l’Empire, M.Harcourt lui appliqua sur les doigts ce maître coup de règle: “Nous avons fait observer à M.Borden que le Comité de la défense impériale est un corps purement consultatif.Il n’est pas et ne peut, en aucune circonstance, devenir un corps délibérant qui détermine la politique à suivre.Ceci est et doit demeurer la prè-royative exclusive du cabinet [britannique], sujette à l’approbation de la Chambre des Communes [du Royaume-Uni].” Telle était la part de société que les autorités impériales offraient aux potentats des “nations-soeurs”, alors qu’elles n’avaient encore rien versé dans le trésor impérial.Telle est encore la part qu’elles leur offrent, après que les “barbares” des marches de l’Empire ont prodigué leur sang et leur or pour le service de l’Empire.La souveraineté impériale n’appartient qu’au peuple impérial.Se-natus populusquc romanus.Comment nos “hommes d’Etat” accueilleront-ils ce nouvel affront?Accepteront-ils avec leur coutumière bénignité ce “partage” impérial?C’est probable; et il ne manquera pas de braves gens du genre des rédacteurs de la Patrie pour trouver que les maîtres de l’Empire nous font encore la part assez belle.Les coloniaux de cette espèce sont tout acquis à la résignation que Jupiterconseillait à Amphytrion, lorsque ce Canayen d’avant la lettre eût constaté que le maître de l’Olympe en avait pris à son aise à ses dépens : Un partage avec Jupiter N’a rien du tout qui déshonore.* * * Les Australiens, de pâte moins facile, prennent moins bien les choses.Dans ses explications du 13 avril, M.Harcourt a communiqué à la Chambre un fragment d’une lettre de M.l’isher, en date du 15 février.La plupart des lecteurs n’ont lu que le passage qui marque l’acquiescement du premier-ministre de l’Australie à l’ajournement de la Conférence.Ils n’ont pas fait attention à cette courte phrase: “I have not been able to convince myself that the reasons given for its postponement were sufficient”.— “.le n’ai pu me convaincre que les motifs présentés pour justifier cet ajournement sont suffisants.” D’Ottawa, cette riposte assez vive ne signifierait pas grand’chose.De Sydney, elle est grosse de conséquences.(1) Devoir du 26 janvier, du 8 février, du 27 mars.(2) Patrie du 15 avril.Le Times publiait, le 27 mars, une lettre de son correspondant d’Australie qui développe et éclaire singulièrement la protestation discrète de M.Fisher.11 est facile du reste de constater que le correspondant du Times connaît la pensée du premier-ministre.Il commence par expliquer assez crûment que la très grande majorité des Australiens se préoccupent beaucoup moins du sort des Alliés que de ce qui va résulter, pour l’Australie, du règlement et des suites du conflit.“Il est naturel, dit-il, qu’une colonie jeune et éloignée [du theatre de la guerre], n’ayant guère de responsabilité directe [dans le conflit], se préoccupe d’avance des jours où ses soucis et ses devoirs seront lourdement accrus.Pour que l'Australie accepte volontiers la solution finale, une chose est d’importance vitale, c'est que ses gouvernants comprennent mieux qu’ils ne peuvent le faire aujourd’hui, les besoins de la guerre, ses méthodes et sa portée.” Il demande aux ministres britanniques de prendre quelques minutes de leur temps pour “se mettre à la place des gouvernants de l’Australie”.Il raconte que M.Fisher et ses collègues sont allés discuter avec les gouvernants de la Nouvelle-Zélande “les deux questions vitales” qui intéressent ces colonies: “leur coopération mutuelle dans l’établissement d’une flotte sur le Pacifique, et le projet d’une visite prochaine à Londres, afin d’obtenir à la source une connaissance plus intime de la signification réelle de cette guerre.” Evidemment, ces Australiens sont sceptiques.Ils ne sont pas absolument convaincus que l’Angleterre ne combat que pour la justice et la liberté des autres peuples.Le correspondant du Times a l'audace de croire que les ministres anglais auraient encore quelque chose à apprendre.M.Fisher, dit-il, “comme la plupart des Impérialistes qui ont voyagé, sait fort bien que plus de la moitié des difficultés (friction) qui surgissent entre les colonies et la mère-patrie sont la conséquence directe de l’ignorance; et cette ignorance n’est pas toujours celle, des représentants des colonies.” Le premier-ministre, ajoute-t-il, a toujours reconnu qu’il est impossible de tenir une Conférence régulière, cette année.Mais si l’on ne veut pas d’une conférence, il faut une réunion (meeting) des délégués des pays de l’Empire.“Inutile d’équivoquer (to quibble) sur les mots.” Ce que M.Fisher désire, il le demande “au nom de tout ce qui compte dans la presse australienne, de toute cette partie du peuple australien qui pense le moindrement aux choses de l’Empire.” Il rappelle le refus hautain opposé par M.Harcourt à une demande analogue de l’Australie, en 1913.Il reconnaît, dans l’attitude actuelle du gouvernement britannique, la même “habile main romaine” — “the fine Roman hand”.C’est le temps, dit-il, pour les hommes d’Etat britanniques de “gratter leurs précédents” — “for scrapping their precedents".“Si les ministres [anglais] peuvent être persuadés de revenir sur leur décision et de convoquer une réunion des premiers-ministres en avril — réunion à laquelle aucune motion ne serait débattue, aucun grief énoncé, mais où des renseignements d’une valeur incalculable seraient recherchés et, sur demande, donnés — les résultats, tant immédiats que permanents, qui en découleraient pour l’Empire, seraient peut-être aussi importants que toutes les autres conséquences de la guerre.” Telle est la conclusion de cette lettre intéressante à plus d’un titre.Le rédacteur du Times signale cette pièce à l’attention immédiate du ministère.Il en fait ressortir les parties principales.Il prend les ministres anglais à partie.Il rappeUe l’opinion et les avertissements de lord Milner, que j’analysais dans le Devoir du même jour, 27 mars.Et il conclut ainsi: “Si le gouvernement reste aveugle, il s’en tiendra à sa décision de ne pas convoquer les ministres des colonies en conférence, cette année.Sinon — et nous ne pouvons croire encore qu’il est aveugle à ce point — il leur demandera de venir à Londres.” Il est fort douteux que les déclarations faites par M.Harcourt le 13 avril, et les explications supplémentaires qu'il a données avec tant de répugnance avant-hier, paraissent aussi satisfaisantes aux Australiens, à lord Milner et au Times qu’à nos gogos.On aura beau me taxer de “déloyauté”, je persiste à croire que nos ministres ont rendu un fort mauvais service aux autorités impériales lorsqu’ils ont acquiescé si lestement à leur proposition d’ajourner toute consultation immédiate.Je répète avec une conviction fortifiée ce que j’écrivais le 27 mars: “Cette réunion vaudrait infiniment mieux pour le salut et l’unité de l’Empire qu’une élection générale en khaki, dont le seul Objet ne peut être que de faire oublier les méfaits du général Sam Hughes et les dévergondages des fournisseurs de bottes fendues.” Mais voilà: une conférence pour décider des intérêts supérieurs de l’Empire, ça ne paie pas.Des élections, la reprise du pouvoir pour cinq ans, la sarabande des bottes fendues, des chevaux fourbus, des mauvaises lunettes, des rasoirs allemands, des confitures avariées, des drogues de pharmaciens et de pharmaciennes apparentés aux députés patriotes, tout ça, ça paie! Vive l’Empire.des confitures et des carottes/ * * * La posture humiliante où nos ministres se sont laissé mettre par le gouvernement britannique est rendue plus abjecte par le contraste de la situation de l’Irlande.Longtemps, l’Irlande fut considérée comme le paria de l’Empire.Mais, grâce à l’inlassable énergie de ses chefs, elle n’a jamais cessé de revendiquer ses droits, Au début de la guerre, j’ai signalé l’imperturbable sang-froid avec lequel M.Redmond a fait chanter le gouvernement britannique, la rigueur qu’il a mise à mesurer ses services à l’aune des concessions qu’il a obtenues pour son pays.Lorsqu’il eut obligé M.Asquith à repousser la proposition d’ajournement du Home Rule, formulée jkur M.Balfour, il promit que l’Irlande “garderait la paix chez elle”.Lorsque le Bill eût été voté, en dépit des protestations de M.Bonar Law et de l’irréductible résistance de la Chambre des Lords, il encouragea le recrutement des troupes en Irlande, mais pas avant.Et le 17 mars dernier, en plein coeur de l’Angleterre, à Manchester, il s’écriait: “Nous, d’Irlande, sentons enfin que nous sommes dans l’Empire sur un pied d'égalité.Pour la première fois, nous pouvons sentir qu’en combattant pour l’Empire, nous combattons pour l’Irlande.” En effet, l’Irlande occupe aujourd’hui dans l’Empire une position infiniment supérieure à celle du Canada, de l’Australie et des autres colonies si faussement appelées “autonomes”.Elle va jouir, comme ces colonies, de son autonomie interne.Elle continue de participer, avec la Grande-Bretagne, au gouvernement suprême de l'Empire.Ses représentants au parlement impérial ont le droit et le pouvoir de contrôler tous les actes du ministère britannique; son peuple a le droit et le pouvoir d’approuver ou de condamner par ses votes l’attitude du gouvernement impérial avant, pendant et après la guerre.Les Canadiens, les Australiens, les Néo-Zélandais, tout comme les parias de l’Inde ou les Caffres du Zambèse, n’ont d’autres “prérogatives” que celle d’adorer le dieu de l’Empire et d’obéir à ses ordres.Décidément, comme disait M.Borden, en 1910, “cette situation n’est pas tolérable”.Et tout le foin que ses amis ont mis dans leurs bottes “en servant l’Empire” ne l’a rendue ni plus noble ni plus “tolérable”.En refusant d’appuyer la demande des Australiens et d’exercer, au nom du Canada, la faible mesure d’autorité que le régime des confé-icnces offre aux représentants des colonies, les ministres canadiens iront fait que rendre cette situation plus abjecte._____- - Henri BOURASSA.BILLET DU SOIR.DOUZE MOIS Un homme a passé, ce matin, au Palais de Justice.Pauvre diable ! Suivi de près par un constable, il a moulé furtivement dans la boite aux témoins, où il est apparu hâve, chétif, malingre, mal vêtu, mal rusé, mal fichu.H avait une petite tète ronde, le nez rond et des yeux ronds toujours en mouvement : une manière de souris humaine.Ecrasé d'avance par le témoignage du policier qui l’avait précédé, il a tout de même défendu sa peau machinalement.“Je passais sur la rue, it trois heures du matin, lorsque le policeman m’a pris èi la gorge ; je me suis sauve, il a couru après moi dans la rue X puis dans la rue Z.Malgré lui, le pauvre hère ne peut se défendre d'une certaine joie à l'idée de la bonne course qu'il a fait prendre au policier ; il n’en finit plus de citer des noms de rues.Assez.U retourne vivement dans le parc aux prisonniers, là-bas, tout en face du juge, qui lui parle pardessus l'auditoire.—Avez-vous quelque chose à dire, avant que sentence soit passée ?Il marmotte à mi-voix, avec une assurance qui se maintient à grand-peine ; —C'est tout ce que j’ai à dire.Puis il attend la sentence avec une visible anxiété, face au juge, à l’autre bout de la salle.Il se tien! droit, l’oeil fixe, paupière battante, et sa main bat nerveusement la barre d’appui.On entend deux mois laconiques: —Douze mois.Et le bonhomme a disparu comme un diable dans sa boite, l’épaule tombante et le pas furtif.Il est puni, une année passera avant qu'il se retrouve sur le pavé.Que fera-t-il alors ?J’entends bien qu’on lui donnera à manger dans ce cachot ; mais l’âme '! Quelqu’un lui parlera-t-il de sa mère, d'un Sauveur cl d'une éternité ?Existe-t-il une oeuvre qui lui aidera à devenir honnête homme, au sortir de la prison ?Sera-t-il alors encouragé cl soutenu selon sa faiblesse et la force des anciennes habitudes ?Nous sommes, c’est visible, parfaitement organisés pour le punir.Le sommes-nous aussi bien pour le corriger et le réhabiliter ?Pauvre diable de Canadien-français comme vous et moi, à qui un compatriote, a dit aujourd’hui-, presque sans le.regarder : “Douze mois !.” Robert VAL.L’UNITE ROUMAINE Des nouvelles récentes venues de Bulgarie laissaient prévoir un important changement politique du cabinet de Sofia.Il semblerait que la diplomatie bulgare, qui, jusqu’ici, prêtait une oreille complaisante aux conseils tantôt de la Triple-Entente, tantôt de l’Alliance germanique, est déterminée à faire une politique plus résolue et plus réaliste.Le refus de la Grèce de participer à l’action contre la Turquie aux côtes des puissances de la Triple-Entente, paraît avoir été la première raison qui a suggéré à la Bulgarie l’idée de collaborer à l’entreprise militaire contre les détroits.Cette idée, si elle a pris corps, n'a pas encore été traduite dans les faits.On attend de l’intervention italienne l’impulsion qui orientera définitivement les nations balkaniques et déterminera leur participation active au conflit.Ceci est surtout vrai de la Roumanie, dont on a dit et répété au’elle a partie liée avec l’Italie.En attendant l’heure prochaine du dé-clanchement de ces forces nouvelles, et sans rechercher ce qu’il y a de vrai dans les rumeurs d’entente entre les chancelleries, il n’est pas sans intérêt de voir un peu quels motifs la Roumanie peut avoir à engager la lutte contre son voisin, l’empire austro-hongrois.* * * Comme l’Italie, la Roumanie voit se présenter l’occasion unique de compléter son unité nationale.Cette unité n’a jusqu’à présent été réalisée qu’au bénéfice d’une partie de la nation roumaine, celle qui habite les deux anciennes principautés de Moldavie et de Valachie, qui s’unirent en 1857 sous le nom de principauté de Roumanie et confièrent, d’un commun acord, le gouvernement au prince Couza, l’un des meilleurs ouvriers de cet acte historique.La guerre de 1877, faite aux côtés de la Russie, affranchit complètement la Roumanie de la suzeraineté, plutôt nominale d’ailleurs, de la Turquie.Ce fut sous le règne de Charles 1er, en 1881, que le pays fut élevé au rang de rovau-me.Son évolution politique était arrivée à terme, mais il lui reste à compléter son évolution nationale par l’adjonction des provinces roumaines d’Autriche-Hongrie, et à donner ainsi un dénouement prochain à ce long drame de seize siècles.L’histoire du peuple roumain, en effet, est pleine du récit des luttes soutenues pour la survivance de la race et la conservation de ses caractéristiques nationales.L’état de guerre y est, pour ainsi dire, continu contre les Hongrois, les Polonais, les Tartares et les Turcs, depuis l’époque romaine jusqu’à nos jours.On sait que les Roumains ont pour ancêtres les colons romains que la conquête de l’ancienne Da-cie par Trajan, au commencement du deuxième siècle de notre ère, attira sur le plateau transylvanien de toutes les parties de ITtalie, de la Gaule et de la Dalmatie.La popula- Donnons un petit coup de main à Joffre qui se bat pour la LANGUE FRANÇAISE; exigeons, ici, au Canada, pays franco-anglais, le respect des droits du FRANÇAIS.Réclamons jusqu ’à la victoire des timbres de guerre en FRANÇAIS.tion indigène de la nouvelle province romaine fut promptement latinisée et romauisée pour toujours, puisqu’elle a conservé jusqu’à notre époque la survivance de sa langue et que ses caractères ethniques ont survécu aux vicissitudes d'une histoire particulièrement mouvementée.Au début des invasions barbares.cette nation compacte, romane par la langue, occupait, sur les deux rives du Danube, le pays qui s’étend des Carpathes aux Balkans et de la mer Noire à la mer Adriatique, Mais ce bloc fut bientôt rompu par le pasage des migrations asiatiques, Gépides, Huns, Avares, Slaves refoules par le flot envahisseur.Trois groupements principaux se formèrent alors: les Roumains habitant au nord du Danube et occupant la région carpathique, ou Daco-Roumains; les Roumains de la Macédoine, réfugiés dans les montagnes du Pinde et de l’Albanie; les Roumains de ITstrie.Ce triple groupement s’est maintenu jusqu’à nos jours.Vers le milieu du neuvième siècle, les Daco-Roumains subirent l’invasion des Magyars ou Hongrois, successeurs des Huns, qui leur firent la vie fort dure.Ils habitaient alors, comme aujourd’hui encore, les territoires qui devinrent depuis le Banal hongoris, la Crishana, le Marasnuresh et la Transylvanie, où fut le berceau de la race.Mais, bientôt, la luüc qu’ils eurent à soutenir contre les nouveaux-venus et qui s’est perpétuée jusqu’à nos jours, détermina un exode partiel qui se produisit entre la fin du treizième siècle et le commencement du quatorzième; poussés à bout par les persécutions auxquelles ils étaient en butte de la Part des Hongrois, des émigrants transylvains, qui comptaient dans leurs rangs bon nombre de représentants de la noblesse locale ayant résisté à la magyarisation, franchirent les Carpathes, dont le versant meridional se trouvait déjà occupé par un certain nombre de duchés roumains.Ils descendirent vers les plaines du Danube et fondèrent les deux principautés de Valachie et de Moldavie, qui devaient former de nos jours le royaume de Roumanie, comme nous l’avons vu plus haut.* * * C’esl donc le rameau principal, le vieux tronc même de la nation roumaine qui est resté soumis à I hegemonic hongroise.Un instant, a.la fin du seizième siècle, la Moldavie, la Valachie et la Transylvanie se trouvèrent réunies sous le sceptre de Michel le Brave.Cette union fut de courte durée.La Transylva-me retomba sous le joug hongrois; la Valachie cl la Moldavie continuè-renl de vivre séparément, sous le gouvernement de leurs princes nationaux, et les lambeaux de la nation roumaine évoluèrent indépendamment les uns des autres.A partir du dix-neuvième siècle un réveil puissant de la conscience ethnique eut pour ésultat une tendance irrésistible à la reconstitu-lion de l’unité nationale.Nous assistons au dernier terme de ce mouvement, dont la constitution du royaume de Roumanie fut l’une des étapes les plus importantes.L unité nationale doit être reconstituée politiquement, disait récemment le Dr Jean Cantachuzèue, professeur à a faculté de médecine de Bucarest, au cours d’une étude publiée dans la “ Revue Hebdomadaire : cet acte ne sera que la phase ultime, l’aboutissement naturel il une longue et douloureuse i evolution.De toute sa puissance clc résistance etnnique, de toute sa volonté séculairement tendue vers la vi- autonome, de tout l’effort de sa conscience nationale aujourd’hui pleinement éveillée, la nation roumaine a-spirc à réaliser cette union ; et, pour avoir beaucoup peiné et souffert avant de parvenir au but, mérite pleinement de voir sa des'i-née s’accomplir.” Mais quels sont, parmi es territoires d’Autriche-Hongrie, ceux auxquels la Roumanie peut légitimement prétendre, c’est-à-dire sans froisser chez les autres ce principe des nationalités dont elle se réclame ?Autour de la Transylvanie, centre et place forte du roùmanis-me, le pays roumain déborde largement à l’ouest, au nord et au nord-est et présente, à la limite, un» zone mixte dans laquelle l’élément roumain devient de plus en plus clairsemé à mesure que l’on approche de la périphérie, dit en substance l’auteur déjà cité.Il s’agira, au niveau de cette zone, de tracer une frontière, fatalement un peu arbitraire au point de vue national, et pour la détermination de laquelle il faudra se guider d’après les accidents géographiques (rivières, fleuves, crêtes, etc.) La population roumaine ainsi intéressée serait d’environ 3 millions et demi.Quoiqu'il en soit, ajoute le Dr Can-taeuzène, les territoires au sujet desquels la contestation n’est pas possible sont les suivants : a) “ la Transylvanie tout entière ; b) la portion méridionale du Marama-resch, jusqu’à la Theiss (Tissa) ; c) toute la portion orientale de 'a il1 Crishana, avec les deux villes roumaines d’Oradia-Mare et d’Arad ; d) la portion orientale du Banal ; 5e sud et l’est de la Bukovine.Et il conclut : “Les revendications romaines, telles que je viens de les forrnu’er, n’ont rien que de parfaitement équitable et de parfaitement mesuré ; de nombreux îlots roumains, perdus en pays hongrois ou serbe, se trouveront de la sorte sacrifiés.Nous préférons cela au danger qu’il y aurait de créer sur nos frontières une nouvelle question d'Alsace-Eorrai-ne.Depuis le commencement d" la guerre actuelle, le sentiment public en Roumanie n’a cessé de réclamer avec une passion croissante, ’’intervention de notre armée pour marcher à la délivrance de nos frères d’outre-monts; des réunions publiques eurent lieu, grandioses et émouvantes; on y confondit dans un même souffle d’enthousiasme et d’amour le nom de la France et l’idéal national roumain; et l’on peut être certain aujourd’hui que la Roumanie ne faillira ni à sa propre cause ni à celle de la civilisation.Uldéric TREMBLAY.AUTOUR D’UN PROCES LA LOI NECESSAIRE Me Laflamme disait hier, au cours de l’interrogatoire, d’un témoin, dans le procès qui met aux prises le Herald et le Mail: Je vais essayer de prouver, et avec succès, je croîs, que sir Hugh Graham, directement ou par l’entremise d’une tierce personne, exerce, au Herald une influence prépondérante et que, dans les matières de ce genre, c’est lui qui parle avec autorité.Le magistrat qui dirige l’enquête jugera-t-ii que la loi 1 autorise à permettre une pareille preuve?Et, s’il la permet, Me Laflamme réussira-t-il à administrer cette preuve?Nous l’ignorons et nous n’entendons point commenter le procès qui se déroule, mais cet incident judiciaire, suivant de si près l’affaire Oliver, ne saurait manquer de rappeler l’attention sur l’extraordinaire anomalie que tolère l’opinion publique canadienne.L'Edmonton Bulletin était la propriété conjointe d’un ministre de la •Couronne et d’une grande compagnie de chemin de fer; il a fallu dix ans et toute la force d’un gouvernement adverse pour que le public le sût.La Presse a été, pendant un certain temps, la chose d’autres magnats de chemin de fer, McKenzie et Mann: il a fallu une crise politique pour qu'on le sût.Le Telegraph était censé dirigé par un ancien ministre des Finances: M.Fielding a dû constater, un beau jour, qu’il n’était pas le maître chez lui, et il s’en est allé en faisant claquer les portes.Le Herald prenait figure de rival du Star.Il a été élabli, au cours de l’enquête Mousseau, que c’était sir Hugh Graham, propriétaire du Star, qui avait empêché la publication dans le Herald des pièces recueillies par l’agence Burns.Et, aujourd’hui que le Herald a pour président de son conseil d’administration un autre ancien ministre fédéral, qui sera peut-être demain le chef de son parti, M.George P.Graham, un avocat en vue déclare, en plein tribunal, qu’il se croit en état de prouver que sir Hugh Graham, propriétaire du journal rival, exerce réellement au Herald une influence prépondérante.Nous ignorons, encore une fois, si le tribunal permettra qu’on teinte cette preuve et si Me Laflamme pourra l’administrer, mais n’est-il pas temps que le public sache, sans attendre les crises politiques, les querelles d’hommes d’affaires ou les manoeuvres de politiciens, qui le conseille, l’informe et prétend le diriger?Pour une affaire de $25, on s’informera de la valeur morale, de la compétence technique, de la liberté d’action de l’homme qui donne un conseil ou un renseignement.N’est-il pas juste que le public soit pareillement en état de sonder les reins et les coeurs de ceux qui le conseillent sur ses plus graves intérêts?A la lumière du simple raisonnement, de la logique et des faits récents, la question ne paraît pas souffrir de discussion.Il appartient à ceux qni aperçoivent la nécessité d’une réforme de l’exiger.A tous ceux donc qui voient l’anomalie et le danger de la situation actuelle de réclamer une loi qui projette la plus vive clarté sur les listes d’actionnaires et d’obligataires de journaux.'Ces feuilles qui n’ont rien à craindre de la lumière ne verront à cette publicité aucune objection sérieuse.Quant aux autres, leurs objections et leur répugnance seraient la meilleure preuve de la nécessité et de l’urgence de la loi.Orner HEROUX. LU DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 23 AVRIL 1915 VOL.VL — No 94 M.McBRIDE A OTTAWA?LE PREMIER MINISTRE DE LA COLOMBIE BRITANNIQUE DIT QU’IL N'EST PAS IMPROBABLE QU'IL SOIT AUX COMMUNES L’AUTOMNE PROCHAIN.Londres, 22 — Sir Richard Me-Bride a déclaré, aujourd’hui, en termes prudents, à la ‘(ia/.elte'’, qu’il se pourrait qu'il désertât l'arène de la politique provinciale pour la fédérale.Comme M.McBride relève à peine d’une attaque d’in-l'Juenza, il n’avait probablement pas vu la dépêche fixant la dissolution des Chambres au mois de juin.“Bien qu’il soit difficile de dire ce que l’on doit faire à l’avancé, il n’est pas improbable, a dit M.Mc-Bride, que je me trouve à Ottawa l'automne prochain.” Il nie qu’on lui a fait des propositions au sujet du poste de haut commissaire du Canada à Londres.Sa tournée actuelle avait surtout pour but les intérêts financiers des entreprises de chemin de fer dans sa province, qui sont maintenant à peu près complètes.Le commerce du bois debout, les pêcheries et les autres industries où sont investis des capitaux anglais, ont aussi retenu son attention.Le premier ministre est en pourparlers avec Ottawa et Washington au sujet du Pacific Great Eastern.Il croit qu’à une date assez prochaine les Etats-Unis seront reliés avec l’Alaska par un chemin de fer traversant la Colombie Britannique et qui ouvrira au commerce et à l’industrie de riches régions.Bien qu’il se montre réticent au sujet des affaires du Dominion, il est assez probable que M.McBride est chargé par le gouvernement d’Ottawa de discuter les questions de défense navale et militaire avec Whitehal.Il espère rester encore une quinzaine de jours en Angleterre et visiter les troupes canadiennes à Shroncliffe, mais il n’ira pas au front.DES CHANOINES POUR QUEBEC LA PLUPART DES CURES DES PAROISSES DE L’ANCIENNE CAPITALE SERONT CREES CHANOINES A L’OCCASION DE LA FORMATION DU CHAPITRE DIOCESAIN.Québec^ 23.— L’installation des membres titulaires du chapitre diocésain de Québec, dont l’élection a été annoncée officiellement, hier, aura lieu mercredi, le !) juin prochain et donnera lieu à une imposante cérémonie.Comme le “ Devoir ” l’a annoncé, hier, le chapitre qui vient d’être créé à Québec, est un chapitre régulier, c’est-à-dire qu.les membres titulaires qui le composent sont astreints à la récitation de l'office deux fois le jour et « l’aSsistance à la messe conventuelle qui doit suivre l'office du matin.Tous les nouveaux chanoines devront résider à Québec.Ceux qui y sont déjà n’auront pas à changer le lieu de leur résidence, mais les autres, que leur nomination oblige à venir demeurer à Québec, s’établiront au palais cardinalice.Le mandement de Son Eminence le cardinal Bégin, annonçant l’érection du chapitre sera publié rie main.C’est un document très éla-b< ré couvrant vingt pages.Après l’installation du chapitre, an mois de juin, et probablement à l’occasion des noces d’or sacerdotales de Son Eminence le cardinal Bégin, plusieurs chanoines honoraires seront créés parmi lesquels figureront, croit-on, la plupart de curés dos paroisse de la ville de Québec.-»- LES REFUGES A L’ETRANGER CAUSERIE DE M.CHEVALIER, CHEZ LES CHEVALIERS DE COLOMB.“ Le f'>n< onnement des refuges de nuit à l’é'ranger et à Montréal ”, tel a élé le sujet d'une intéressante causerie de M.Albert Chevalier, di recteur de l'Assistance Municipale, à la salle Lafontaine des Chevaliers de Colomb.»es projections lumineuses ainsi qi'e de la musique et du chant vut agrémenté la soirée.M.Chevalier a montré d'abord ce que font pour les miséreux et I -s sans-travail la France, l’Angleterre, la Belgique, la Suisse et l’Allemagne par leurs nombreuses organisations de secours.Ensuite il a montré la charité pubique s’exerçant aussi généreusement au Canada et à Montréal.Ici, le refuge Meurling et l’Assistance Publique, avec diverses autres institutions de charité ont bien pris soin de nos miséreux durant le très dur hiver que nous venons de traverser, -«-.LE PAVAGE DE LA RUE N.-DAME Les commissaires sont allés, hier après-midi, uans le quartier Longue-Pointe, faire une tournée d'inspection, en compagnie de M.l’écho-vin Larivière.Ces messieurs ont jugé que le pavage de la rue Notre Dame s’impose, étant donné l’importance de cette artère qui traverse ÎTle de Montréal d’un bout à l’autre.Cependant, comme cela entraînerait une trop forte dépense, on a décidé de paver, pour rette année, que le côté nord qui coûtera environ $200, 000.VOICI L'ETE ! Aile* à la campagne.La vie eut main» cher.Demandez noa plant de Lakeaho-re et choiaiaae* nn endroit pour vaut bâtir.Maintenant.MARCH TRUST s^; lit année.Actif L’AUTEUR DE L’ARTICLE C’EST M.HENRY DALBY, A TTACHE A AUCUNE REDACTION EN PARTICULIER, QUI A ECRIT L'ARTICLE INCRIMINE DANS L’AFFAIRE DU “ MAIE ” vs LE “ HERALD ”, L'interrogatoire de M.Gordon-smith a été continué pur Me Lu-flamme hier après-midi.Il a voulu savoir, au début de lu séance, si M.Leitheud.l’accusé, avail jamais dil au témoin qu’il avait discuté avec Sir Hugh Graham la question de la vente de l’hôte] Carslake, celle de l’octroi projeté d’une franchise au Traniwa,\ ou même celle de la condition financière du "Daily Mail” ou de T“Evening News”.Le témoin a répondu dans lu négative.Il est à remarquer que chaque fois que M.Laflainme a voulu faire allusion à Sir Hugh Graham, les deux avocats de la défense, MM.Smith et Geoffrion, s’y sont opposés énergiquement, ce en quoi ils ont été généralement appuyés par la Gour.C’est ainsi qu'à la (pies-lion : “N'est-il pas vrai que Sir Hugh Graham a le contrôle du “ Herald la Cour a permis au témoin de ne pas répondre.On a appris de M.Gordonsmitli qu’il n’est pas l’auteur de Particle de tète du “ Herald ” du â avril, mais que cet article a été écrit par M.Henry Dalby, qui n’appartient à aucune rédaction en particulier mais qui écrit de cote et d’autre en franc-tireur.La Cour s’est ensuite ajournée à 11 heures ce matin.LE GOUVERNEUR ____A McGILL S.A.R.LE DUC DE CONNAUGHT PRESIDE LA COLLATION DES DIPLOMES DES MEDECINS DE L’AMBULANCE E X PED1TION- NAIRE McGILL.Le duc de Connaught a présenté, hier après-midi, les diplômes aux gradués de McGill.Tous les gradués étaient en uniforme khaki.Son Altesse portait aussi l’uniforme khaki par-dessus sa toge de docteur de McGill.Voici les noms des nouveaux médecins : George Raymond Baby, Philippe Bernard Bélanger, Otto Deinuth, Harold Francis Hope Eberts, Cecil Darling Kean, George Lionel Dent Kennedy, George Frederick Laing, Lave 11 Hall Leeson, Benjamin Franklyn McNaughton, Henry Kenneth Neilson Irving, Daniel Ramsay,* Albert Davis Sharp, David Lee Smilh, William Temple-man, Francis Sharpe Walcott, Cecil Owen Walsh, Harold Clifford Wert, Alfred Burton Wilkes, Roberl Donald Wilson.Le duc a aussi présenté des diplômes à plusieurs bacheliers ès-arts et à quelques bacheliers ès-sciences agricoles, de l’industrie McDonald.Tous les élèves qui ont reçu leurs diplômes hier font partie de l’hôpital général de McGill, sous les ordres du colonel H.S.BirketL Après la collation des diplômes le duc a inspecté ce régiment.Aujourd’hui le duc de Connaught sc rendra à Outremont pour voir manoeuvrer le 24ènie bataillon des Victoria Rifles, sous les ordres du lieutenant-colonel Dunn.A 11 heures 45, le due dévoilera une plaque commémorative sur le monument de sir Benjamin d'Urban, ancien soldat du Sud Africain.Ce monument est situé dans le cimetière militaire de la rue Papineau.Son Altesse retournera ensuite à la demeure vice-royale, où elle recevra quelques invités à déicuner.Ce soir, !.A.R.le duc et la duchesse auront olusieurs autres invités à dîner, à la résidence Stralhcona.SURINTENDANT DES PILOTES LA CONNAISSANCE DES DEUX LANGUES VAUT UNE PROMOTION AU CAPITAINE LA-CHANGE.(De notre correspondante Québec, 23.Le capitaine P.!.I,«chance a été nommé surintendant des Pilotes de Québec en remplacement du capitaine Lindsay.T.a nomination du capitaine Lachance a été apprise aVee satisfaction dans les cercles maritimes où le-capitaine Lindsay qui ne parlait pas un mot de français n’était guère populaire.C'est à la suite des protestations du sénateur Choquette au cours des dernières enquêtes maritimes qui ont eu Heu en retlo ville que les pilotes ont fini par obtenir la nomination d'un homme qui parle cl comprend parfaitement leur langue puisque c’est Tun de leurs co mpatriotes.M.BORDEN MALADE LA DATE DES ELECTIONS SERA FIXEE D’ICI QUELQUES JOURS.Ottawa, 23.Le premier-ministre Borden était retenu chez lui, hier, par une légère indisposition à la suite des dernières semaines de travail administratif et parlementai: \ La plupart des autres membres du ministère sont absents de la capitale, mais plusieurs reviendront la semaine prochaine, car il y aura d'importantes réunions du conseil des ministres.On croit (pie la décision du gouvernement relativement à une élection générale cette année sera connue avant peu de jours.DELEGATION EGAREE Ottawa, 23.— Quelque part entre Ottawa et Kingston, Jamaïque, une délégation est égarée.L’enlèvement des droits de douane sur les bananes a eausé beaucoup de joie en Jatr * que et une délégation en est arti il y a un mois pour les Ktats-înis et Ottawa dans le but de remercier le gouvernement canadien.Ils n’ont pas encore fait leur apparition.ServicetDineiv No 301-15 $28.00 No sapis SKMI-I'OHI KI.AINE ROYALE OEI.HI, 112 PIECES — VACEUR M2 POUR.IJdcor — Patron “OIumiu IHcu", nuirlnn-ilrs de fleurs couleurs niiturrlles et motifs elussliiues.rouvrant tout le horil des places.Bordure d’or.IMPORTANT, La combinaison de» services d dîner de la Cle Brodeur est differente de celles du commerce ordinaire.P.Ile est urranRdc pour convenir à la coutume canadienne, elle comprend Brands plats pour grandes pit-ces, etc.Mnrcliunilisrs achetées, conservées Jus- 3u Ti ce que vous soyez prêts à les pren-re.Livraison sans frais.ÜMITLE 533 SAINTE-CATHERINE EST SI vous ne trouve* pas ce uu’II vous faut à notre magasin de détail, venez, avec la carte de notre gérant à noire magasin de gros : 86 RUE ST-PIERRE.FAITS-MONTREAL INCENDIAIRE SOUS ARRET LE COMMISSAIRE LATULLPPE O R D O N N E L’ARRESTATION D’UN NOMME SAMUEL EH), ACCUSE D’AVOIR MIS LE FEU A UNE BOUTIQUE DE LA RUE SAINT-LAURENT.Après la série d’incendies criminels qui ravagèrent plusieurs maisons, dans le nord de la ville, il était tout juste qu’un de ces maniaques fut surpris et arrêté.Samuel Eid, propriétaire d’une salle de billard au No 469, Boulevard Sainl-Laurent, qu’un feu détruisit dans la nuit de lundi dernier, est le premier à subir des coups de la justice.Après une enquête, tenue par le commissaire J.ntulippe, il fut mis à l’arrêt pour fin de procès.— Los accusations les mieux fondées pè-scnl sur lui, olusieurs passants et voisins l’ayant vu cette nuit-là imbiber d’huile les carpettes d’une boutique de coiffeur, qui couvre le devant de la bâtisse dont il occupait l’arrière.Un pompier, Napoléon Caille, affirme en outre qu’à son arrivée sur les dieux, la porte de la boutique était ouverte.L’accusé nia toutes les accusations portées contre lui.Les amis de l'accusé ayant fourni une caution de $2.(100 au tribunal, Eid fut remis en liberté provisoire jusqu’à mardi prochain.INCENDIE RUE S.-PAUL.Le magasin de fourrures de M.A.Dosterh, 516, rue S.-Paul, a été menacé hier soir, par un incendie, qui y causa des pertes déplorables.De nombreuses brigades répondirent à l’alarme, de sorte qu’on put prestement étouffer le feu.L’eau et la fumée eurent toutefois le temps de faire leur oeuvre.Seules des fourrures en dépôt purent être sauvées.La cause de l’incendie est inconnue.ECRASE A MORT.Un manoeuvre des chantiers J.H.Hutchison, 64 rue Saint-Ambroise à Saint-Henri, Alfred Peacok, a été tué instantanément hier midi par une machine servant à tailler le granit.Un de ses compagnons de travail, Fred Hawley, évita à grand peine le même sort.Le malheureux avait 30 ans et était domicilié au No 232 rue Decelles, Côte des Neiges.A BAS D’UNE ECHELLE.Un nommé Télesphore Martin, 36 ans, 4529 Sixième Avenue, Rosemont, est tombé d’une échelle hier après-midi pendant qu’il était occupé à peindre au coin des rues Mansfield et Sainte-Catherine et s'est fait une fracture à la base du crâne.RENVERSE PAR UN TRAM.Un enfant de 3 ans, Frank7Prosser, a été renversé par un tramway du circuit Ontario, au coin de la rue Berri, hier après-midi.Les parents du petit qui demeurent au No 263 U ri avertis en loute hâte le transportèrent à la Pharmacie Laurence pour ensuite le conduire à l’hôpital Notre-Dame.CAMBRIOLAGE.Fendant la nuit de mercredi, des voleurs sont entrés dans le magasin de Lazoff et Frères, bijoutiers, de la rue Windsor, et se sont emparé de bijoux au montant de $1,200.Us ont brisé le mur tout comme chez Pearson et Frères, de la rue Notre-Dame, cambriolés la veille.COMME UN BOLIDE.Un nommé Maurice Joachian, rue Bonsecours, est tombé comme un bolide dans la chambre d'une femme, rue Cadieux, hier soir.L'individu, qui paraissait avoir trop fêté Bacchus, s était couché sur un puils de lumière.Les cris de la femme attirèrent deux militaires qui conduisirent l’individu au poste central.I! devra répondre à une accusation d'effraction.POUR VOL.L’assistant grand-connétable Richard a arrêté hier à Mont-Laurier, un nommé Georges Francoeur, accusé d’avoir volé la somme de $360 à l’union des briquetiers de Montréal.11 a protesté de son innocence.NOUVEAUX CHEVALIERS DEUX ANCIENS ZOUAVES SE VOIENT CONFERER L’ORDRE DE S.-GREGOIRE LE GRAND.Le commandeur Joseph Bussièrcs a reçu de Son Excellence Mgr Sta-gni, délégué apostolique, une lettre lui disant: ‘‘J'ai l’agréable devoir de vous informer que Notre Très Saint-Père le Pape a daigné accorder la distinction honorifique que vous avez demandée en faveur de M.J.Damien Eerlaire, de Sainte-Thérèse, et de M.Gléophas Roy, de Montréal.Ces deux zouaves ont servi à Rome en 1869-1876, assisté à la prise de Rome, prisonniers le 26 septembre 1876, conduits aux bagnes à Livourne, Haute Italie, retenus là plusieurs jours.LE JUBILE DU CARDINAL BEGIN IL SERA CELEBRE EN JUIN PROCHAIN AVEC GRANDE SOLENNITE, ET LES PETES DURERONT DEUX JOURS.(De notr» r.orroonundant) Québec, 23.— Les fêtes qui marqueront, au mois de juin prochain, le jubilé sacerdotal de Son Eminence le Cardinal Bégin seront, malgré le caractère intime qu’on veut leur conserver, d'une grande solennité.Les fêtes dureront deui jours et seront rehaussées selon tout probabilité, par la présence de plus d’une vingtaine d’évêques.L’organisation des démonstrations qui commémoreront le cinquantenaire de prêlrise du distingué Prince et Primat de l’Eglise canadienne progresse rapidement.Le programme ne comprendra aucune démonstration extérieure, mais de belles manifestations religieuses auxquelles toute la population sera conviée.La messe pontificale à laquelle Son Eminence officiera et qui inaugurera le grand jour de la célébration sera, avec le concours des nombreux prélats qui y assisteront, une grandiose cérémonie.On prépare pour cette circonstance un programme de chant et de musique comme la Basilique de Québec n’en a guère entendu jusqu’ici.Le programme complet de la celebration de ce jubilé n’est pas encore prêt, mais sera probablement complété dans quelques jours.On a commencé à envoyer les invitations.Il en a été envoyé entre autres à une trentaine d’évêques.-B- LE CONCERT _____DUFAULT M.Paul Dufault, le “ténor canadien”, a remporté un nouveau succès hier soir, à la salle Windsor, où il a tenu un très nombreux auditoire suspendu au charme de sa voix.Une appréciation détaillée des nuances et une critique minutieuse de chaque phrase musicale exige pour le moins des oreilles quelque peu expertes, mais il semble bon souvent de n’avoir pas trop de ces fines et subtiles connaissances musicales afin d’écouter avec le coeur et garder intacte une délicieuse impression d’ensemble que ne vient pas choquer la conviction d’une faute musicale isolée.Et M.Dufault sait aller au coeur de ses gens par sa voix au timbre si riche et d'une si belle ampleur, et après l’avoir entendu débuter hier soir par “ Bois Epais ” de Lully on comprend que des applaudissements répétés l’aient souvent obligé au cours de cette très belle soiree de venir chanter en rappel à plusieurs reprises.11 faut , ajouter en loute justice que le célèbre ténor avait un artiste consommé pour l’accompagner au piano et la chose était des plus évidentes dans la romance militaire “ Au Pays ”, d’Auguste Holmes, que les deux exécutants durent répéter à la grande satisfaction des a uditeurs.En effet, M.Hector Dansereau sul avec un talent émérite faire ressortir toute la beauté du chant de M.Dufault.Il fut d'ailleurs au piano toute la soirée car il accompagna aussi le violoniste virtuose qu’est M.Albert Chamberland qui complétait admirablement le trio d’artistes canadiens-français.Le programme était admirablement entremêlé de viriles romances militaires et de doux chants d’amour, genre dans lequel M.Dufault t xcelle.La note émouvante des chants mélancoliques occupait une large part aussi dans cet harmonieux ensemble.On ne remarquait pas trop l’absence de ces longues et laborieuses vocalises et tours do force musicaux que se plaisent à composer les éminentissimes maî-Ires de la théorie musicale, car le genre de M.Dufault semble être surtout la romance, tendre ou héroïque, qu'il rend avec un débit et une diction vraiment remarquables.U sait faire vibrer à l’unisson avec lui toute la salle qui l’écoute et qui le regarde si bien interpréter les divers numéros du programme.M.Albert Chamberland s'est fait 1 grandement applaudir pour son exécution de la Sonate en do mineur, de Grieg, “ La Folia ” de Corelli-I.éonard, une Romance de C.Sin-ding, le Canto Amoroso de Sam-martini-Elman et le Gaprice Basque de P.de Sarasate.Lui aussi dut se rendre aux désirs des auditeurs et jouer d’autres morceaux on rappel.Outre les rappels, les chants rendus par M.Dufault étaient: Bois épais, de Lully, Sylvelin, de Binding, Menteuse Chérie, de Massenet, Prière du Cid, du meme, Lied, de César Franck, Bluets d’Amour, de Pessard, How’s my Boy, de S.Homer.Sabre en Main, de Saint-Saëns, Au Pays.d’Aug.Holmes, Trois jours de Vendanges, de R.Hahn, Morning, de O.Speaks et Le Flibustier, d’Alex.Georges.Bref ce concert fut un grand succès, dont le mérite revient en grande partie à l’impressario, M.L.H.Bourdon, qui sut si bien l’organiser.A.C.PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES APPRENTIS BARBIERS demandés, méthode moderne.Système Moler, établi depuis 22 ans Quelques semaines 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défendeu au No 1025 rue Saint-Antoine, en la cité < Montréal, seront vendus par autorité < justice les biens et effets du dit défende) saisis en cette cause, consistant en un pi; no et meubles meublants.Conditions : a gent comptant.L.E.Bachand, H.C.S.Montréal, 22 avril 1915.- -rv.A-H«l|$JiUII, i fendeur.Le Sêine jour de mai 1915, à < heures de l’avant-mldi.au domicile du défendeur, au No 1019 rue Rachel Est la cité de Montréal, seront vendus par au rité de jusUce les biens et effets du dit i fendeur saisis en cette fause, consistant meubles de ménage.Conditions : arg.comptant.1.S.Lavery H.C.S.Montréal, 22 avril 1915.LA PESTE EN TURQUIE Rçune, 23.— On mande de Constantinople que la peste bubonique fait rage en Turquie et que les victimes sont très nombreuses.Le fléau se répand d’une façon alarmante parce qu’on ne met pas en pratique les prescriptions de l’hv-giene.Plusieurs cas se sont déclares a Satonique.5 LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 23 AVRIL 1«15 3 No 94 FRANCE # DES EFFORTS DESESPERES LES ALLEMANDS ASSIEGENT YPIIES AVEC UNE VIOLENCE PLUS GRANDE QU’A AUCUNE AUTRE EPOQUE DE LA GUERRE.— LE COMBAT SERA LONG ;j:t dur.Londres, 23.— Le correspondant dit “Daily Mail'’, dans le nord de la France, télégraphiait hier: “Les Allemands ont commencé, mercredi a soir, à diriger de violentes contre-attaques contre la colline CO, mais le combat n’est aucune circonscrit dans cel endroit.La seconde bataille d’Ypres fait rage et commence à s’étendre sur les 2 ailes.Les Teutons se sont mis à exécuter de vigoureux mouvements tournants du evrsant sud au nord, et ils ont bombardé Ypres avec une violence bien plus grande qu’ àaucune autre époque de la guerre.Le tonnerre de l’artillerie était tellement assourdissant, que même des soldats à qui il est familier, pouvaient difficilement.n’en être pas troublés.On croit que les ennemis se servent de leurs gros canons de 16 pouces.Les aviateurs, de part et d’autre, ont manifesté une activité sans parallèle en coopérant avec les £ combattants.Le temps est parfai-w lenient clair.Quelques-uns des incidents des airs mériteraient un long récit.Les aviateurs alliés ont, la plupart du temps, remporté l’avantage au-dessus d’Ypres, mais lés Allemands ont eu leurs succès aussi.Un taube a pénétré au-dessus des positions des Alliés, et a lancé aeve une précision inusitée des bombes qui ont explosé avec une grande violence.Rien ne fait présager la fin de rengagement.Il semble certain que les casques à noiaite ont fait venir des renforts de toutes les parties de la ligne sud ainsi que des camps situés considérablement en arrière.Us se portent à l’attaque avec une impétuosité qu’ils n’ont pas déployée durant les 3 ou 4 derniers mois.L’importance des hauteurs qui bordent une plaine presque con-* liame de 15 milles de profondeur se mesure à la vigueur des efforts de l’ennemi.BULLETINS OFFICIELS DE LA NUIT PARIS Paris, vià Londres, 23.— Bulletin officiel d’hier soir: Près de Langemarck.au nord d’Ypres, les Anglais ont repoussé deux attaques sur la colline 60.près de Swartelène.Les contre-attaques allemandes, dont la violence paraît s’expliquer par le désir de réparer l’échec qui a été nié par les communiqués officiels de l’état-major impérial, ont définitivement échoué.Les pertes de l’ennemi ont été plus fortes que l’indiquaient les chiffres donnés hier.Dans le secteur de Reims, il y a eu un duel d’artillerie.Dans l’Argonne, à Bagatelle, une 4 attaque allemande, pas très impor-* tante, a été repoussée.Près de St-Mihiel, dans la forêt d’Apremont.nous avons emporté d’assaut deux lignes successives de tranchées a un endroit appelé “Tète de Vache", qui formaient le long de nos positions une saillie, qui nous embarrassait grandement.Un nombre considérable d’Allemands furent laissés morts sur le terrain; nous avons fait cinquante prisonniers.En Alsace, nous avons continué à progresser sur les deux rives du Fecht.Au nord, nous sommes maîtres du confluent de la Fecht et son affluent de gauche, de Wurmsa.Au sud, nous avons atteint Schliesslock, gagnant de cette façon du terrain, vers l’est, dans la direction de Met-zéral.PETROGRAD * Petrograd, 23.— Bulletin officiel d’hier soir: Dans les Garpathes.durant la journée du 20 avril et dans la nuit du 21, les Autrichiens ont tenté de livrer des attaques contre nos positions à Telepotch.Dans la Bukovine, l’offensive de l’ennemi a été repoussée par nos contre-attaques, à la pointe de la baïonnette.L’ennemi, après avoir subi de lourdes pertes, s’est retiré sur ses positions.Dans les autres secteurs de notre front, il n’y a rien eu d’important sauf quelques fusillades et le feu habituels de l’artillerie à divers endroits.VIENNE Vienne, vià Londres, 23.— Communiqué officiel d’hier soir: En Pologne russe et dans la Gali-% cie occidentale, on rapporte des duels d’artillerie isolés.Sur le front des Garpathes, de nouvelles attaques contre nos positions, des deux côtés du défilé d’Uzsok, ont été repoussées.Dans ces violentes attaques, qui ont été partiellement arrêtées par notre artillerie et partiellement par les contre-attaques de notre infanterie, l’ennemi a subi de lourdes pertes aux mains de nos troupes, sur le haut du défilé, qui fut attaqué maintes fois.Plus de 400 Russes ont été laissés morts tandis que 1,200 ont été faits prisonniers.Dans les autres secteurs du front des Garpathes, et dans la Galicie sud-orientale, de même que dans la Bukovine, on ne reporte que des engagements locaux d'artillerie et des escarmouches.t L’action Maritime UN COMBAT SE PREPARE L’ANGLETERRE SUSPEND LA NA-* VIGATION ENTRE LE ROYAUME-UNI ET LA HOLLANDE.Amsterdam, vià Londres, 23.— Le bulletin officiel suivant a été pu- ' TURQUIE LES ALLIES A ENDS PRÉCIS DES DÉPÊCHES DE LA NUI! ANGLETERRE A LA SUITE DU BOMBARDEMENT, LES TURCS LAISSENT CE PORT AUX MAINS DES TROUPES ANGLAISES.— LES OPERATIONS AUX DARDANELLES CONTINUENT.Londres, 23.—Le correspondant à Sofia, du “ Daily Mail ”, dit, en uaie de mardi : “ Les fugitifs venant d’Enos disent qu’à la suite d’un bombardement effectué par les alliés, les Anglais ont débarqué des troupes à Enos et le commandant turc a ordonné l’évacuation du port.” * * * Enos est le port turc situé le plus au sud-ouest de la mer Egée.Il est situé exactement à l’est de la nouvelle ligne de frontière entre la Turquie et la Bulgarie, et 11 est à douze milles au sud-est de Dedeagatch, Bulgarie.GALLIPOLI BOMBARDE Athènes 23.— Le correspondant du “ Daily News ”, de Londres, mande : “ J’ai reçu un rapport de Salonique portant que les trounes anglaises ont opéré un débarquement à Enos.La Hotte alliée bombarde la péninsule de Gallipoli.” Une dépêche de cette ville à l’agence Havas annonce aussi que le bombardement des positions ottomanes dans la péninsule se continue sans répit.CONFERENCE ENTRE MM.AU-GAGNEUR ET CHURCHILL Paris, 23.—Au cours d’une entrevue, le ministre de la marine français M.Augagneur, et Winston Spencer Churchill, premier lord e 1 Amirauté anglaise, ont étudié surtout quels étaient les moyens les plus expéditifs pour effectuer le passage des Dardanelles par les vaisseaux alliés.L’entrevue a été tenue dans le nord de la France.A son retour a Paris, M.Augagneur a déclaré au représentant Je 1 agence Havas que le public se figure à tort que les opérations sont suspendues.“ La marine française ”, a ajouté M.Augagneur, “ n a jamais pensé que les détroits pourraient être forcés sans une longue préparation ; mais elle a toujours cru, et elle est plus que jamais convaincue que l’entreprise est parfaitement réalisable, et qu'avant longtemps on aura atteint le but, si ardemment désiré.” M.Augagneur dit que la situation navale est dans son ensemble très favorable, sous tous les aspects, à 1 Angleterre et à la France.LES TURCS EN DEROUTE Londres, 23.— Le communiqué officiel suivant a été publié hier soir: Les derniers télégrammes du golfe Persique font voir que la défaite des Turcs à Shaï.ba a été encore plus complète qu’on l’espérait.Non seulement ils ont abandonné leurs camions-automobiles et leurs wagons de munitions; mais, d’autres rapports annoncent que leur retraite a été une déroute, et qu’ris ont été molestés par les indigènes Arabes.On persiste à dire que Snli-man Askeri, le commandant-en-chef turc s’est suicidé.On estime que l’ennemi a perdu du 12 au 13 avril.6 000 hommes.Les Turcs sont maintenant tous au nord de Khamieh, qui est à plus de 90 milles de Basra.Le gouvernement anglais fera déporter aux Etats-Unis, samedi prochain, un nommé Henry Biegel, de nationalité allemande.Biegel est un déserteur et s'est fait naturaliser à Baltimore comme citoyen américain.—Un sous-marin allemand a arrêté le chalutier anglais “ Ghincaurse”, dans la mer du Nord, et l’a conduit dans un port allemand.—Le capitaine du navire anglais Dunedin a refusé d’aider au sauvetage des naufragés du “ Falaba ”, >1 l’on en croit une déclaration de M.Frank Hume, cuisinier à bord du navire.—Les débardeurs anglais de la ’i-vière Clyde menacent de nouveau de se mettre en grève si on ne leur accorde pas une augmentation de salaire.—Un Stradivarius a été vendu $19,500 à une vente de la maison Christie, de Londres, organisée au profit de la Croix Bouge.—Sir Percy Girouard vient d'abandonner sa position de directe ir de la compagnie Armstrong Whitworth, pour pouvoir retourner au front.—Le gouvernement anglais ne veut pas la prohibition complète « n Angleterre, mais simplement pouvoir surveiller la vente des liqueurs, —Le lieutenant Parker, d’un régiment de Vancouver, a été tué au front.—Le nouveau super dreadnought “ Warspite ” a quitté Plymoulh, hier soir, pour se rendre aux Dardanelles —Le War Office a déclaré, hier, que les officiers allemands en Angleterre étaient bien traités.ALLEMAGNE Le système d’espionnage allemand est le plus parfait qui existe au monde, si l'on en croit des révélations sensationnelles publiées, hier, à New-York.—A Saldan, Prusse, une université fonctionne régulièrement da is le camp militaire.—Les journaux allemands n’.d-ment pas le président Wilson depuis qu’il répondu à la dernière note ue 1 ambassadeur von Bernstorff.—Herr Steffens, un inventeur teuton a trouvé le moyen de fabriquer des huiles avec de la mêlasse.FRANCE —“ Tout Paris ” annonce que 1,500 parisiens ont été tués au feu jusqu’au 25 de février.Sont inclus dans ce nombre 20 généraux, 367 officiers, 193 nobles et 14 prêtres.—Le gouvernement français prendra soin de tous les enfants dont les pères ont été tués au front.—Un communiqué officiel de Berlin annonce que les Français se servent de bombes en Argonne dont les effets provoquent des vomissements chez les Boches.—La foule de Paris regrette beaucoup la capture de Garros, le fameux aviateur.—Un soldat français écrit à i’“Eciair” que les artilleurs français ont réussi à envoyer 1Ü,ÜÜU obus, dans un rayon de 400 verges, en moins d'une heure, dans les lignes ennemies.TURQUIE —Des réfugiés juifs arrivés à Alexandrie annoncent que le coût de la vie est énorme à Jérusalem.La farine s’y vend au prix de $15 le sac.ANGLETERRE LE RECRUTEMENT EST SATISFAISANT DE MOIS EN MOIS, LE FLOT DES NOUVELLES RECRUES MAINTIENT SON NIVEAU AVEC REGULARITE, ANNONCE-T-ON AU PARLEMENT.Londres, 23 —- “Le résultat de l’enrôlement durant ces dei niers mois a été très satisfaisant et très consolant,” voilà ce qu’a déclare à la Chambre des Communes, hic, M.Harold J.Tennant, le secrétaire parlementaire du “War Office”.“De mois en mois, le flot des nouvelles recrues a gardé son niveau avec une régularité étonnante, a affamé M.Tennant, et j’ai confiance que le moment une fois venu de demander encore des hommes, le pays répondre à notre appel avec le même empressement, le même élan et la même promptitude que par le passé.” M.Tennant a fait ces remarques en parlant des crédits militaires.Le service d’aviation a été grandement renforcé depuis le commencement de la guerre, et l'orateur a fait part'cu'ièrement ressortir l’importance attachée à la production illimitée des munitions par lord Kitchener.M.Asquith a déclaré à lord Be-resford que la Grande-Bretagne n’a pas encore décidé de confisquer les navires allemands et autrichiens internés dans les ports anglais, en compensation de chaque paquebot anglais coulé par les submersibles teutons.Le premier ministre a également annoncé à lord Beresford que les propriétés des Allemands en Grande-Bretagne, actuellement sous séquestre, représentent une valeur d’environ 85,000,000 de livres.blié, aujourd’hui, au nom du gouvernement anglais: Toute navigation entre la Hollande et le Royaume-Uni est suspendue pour le moment.Aucun vaisseau ne laissera le Royaume-Uni pour la Hollande après ce jour.Les vaisseaux partis de la Hollande, ne seront pas admis dans le Royaume-Uni après ce jour.Il est à espérer que le trafic reprendra sous peu.On a conclu des arrangements spéciaux pour le transport des malles.RUSSIE —Sept millions de Polonais, dont deux millions sont des Juifs, sont menacés de mourir de faim en Pologne.Des comités de secours s'organisent partout pour leur venir en aide.—Les journaux de Rome font beaucoup de commentaires au sujet du départ de l’Italie de l’ambassadeur russe M.Michael De Giers.—Les Russes tiennent bon devant l’attaque austro-allemande sur faile droite des armées du Czar.CANADA Un ancien employé de la banque Dominion à Montréal, le caporal Ni-col McNeill a été tué au feu.-—Le lieutenant-colonel Frank Howard vient d’être nommé commandant du camp canadien à West Sandling, près de Shorncliffe.—Les médecins de la ville de Peterborough, Ont., sont à organiser un hôpital militaire pour le front de bataille.LES NEUTRES —Un aéroplane autrichien a survolé hier soir, la côte italienne, dans les parages de la mer Adriatique.—Les Allemands ont capturé et conduit à Hambourg hier le navire norvégien “Brilliant”.—L'Italie possède un canon de 40 centimètres plus puissant, plu.; léger et moins encombrant que i’o-busicr monstre de 420 construit par les Krupp.—Des i évoltes ont lieu chaque jour à Trieste.La police n’est pas capable d’arrêter les manifestants.—Un petit navire grec a frappé une mine au large des îles Samos.12 personnes ont péri.—On mande de Copenhague que 1 Italie et la Roumanie ont signé un traité de défense nationale, ces jours derniers.LES TÔÜrTsTËS _ EN CANADA M.John F.Pierce, agent des billet.; pour lu compagnie de navigation Canada, vient de visiter les villes de Toronto, Buffalo et Rochester.U a déclaré aux journalistes que de nombreux touristes américains, d’origine allemande, viendraient visiter le Canada au cours de l'été.De Buffalo partiront une centaine de juges et d’avocats, qui veulent admirer les beautés nalurelles de la région du Saguenay.Lorsque vous en mâchez après chaque repas.ejft une gomme que toute personne peut mâcher en étant certaine qu’elle nullement dommageabîê7 Ne ferait-elle rien autre chose que d’empêcher d'avoir la bouche acide ou la respiration mauvaise qu’elle serait un bienfait pour 1 humanité.Mais les secours qu’elle rend sont nombreux.mm Voyez comme vous vous sentez mieux.Elle étanche la soif — tient en bon ordre l’estomac et les nerfs ! Cachetée à Vépi uve de Fair, Toujours fraîche et propre.Elle aiguise l’appétit, aide la digestion : préserve et blanchit les dents.Il y a du plaisir à savourer ses essences pures et durables telle que celle de la fraiche et douce pastille poivrée ou la saveur délicieuse des rafraichissantes feuilles de menthe.Elle eét agréable à mâcher lorsque vous êtes triste, mais n’attendez pas jusque là pour en faire usage.Ménagez votre santé ! Mâcher de cette gomme après chaque repas.FABRIQUÉE EN CANADA Wm.Wrigley Jr.Ltd., Toronto.Le Saint-Siège RESTAURATION DE LA BELGIQUE AU DIRE DU “MESSAGERO”, BENOIT XV SE SERAIT ENGAGE A INTERVENIR EN FAVEUR DE L’INDEPENDANCE BELGE.Rome, 23.— Le “Messagero” affirme que S.S.le Pape, après avoir pris conn issance des documents qui lui ont été présentés par Mgr Buploigne, recteur de l'université de Louvain, et M.Miejot, député belge, s’est déclaré convaincu que la conduite des Allemands en Belgique est tout à fait déplorable.Selon ce journal, Benoit XV .se serait engagé formellement à intervenir en faveur de la restauration de l’indépendance de la Belgique, à l’issue de la guerre, et il aurait chargé Mgr Duploigne de faire part de cette détermination de sa part à S.E.le cardinal Mercier Cependant, Sa Sainteté ne peut rendre sa décision publique dans les circonstances actuelles, mais on croit qu’il dirigera désormais sa politique dans ce sens, ce qui constituerait un changement important dans l’attitude du Saint-Siège.qui a été strictement neutre jusqu’à présent.CANADA HORS DE COMBAT Ottawa, 23.—Le dernière liste des pertes du corps expéditionnaire canadien, fournie, hier, p„r le ministère de la milice, porte les noms de vingt-cinq soldats, dont sept tués et dix-huit blessés.Les neufs Canadiens à relever sont : Tués pendant l’action : les soldats William James Bowser, Port Grey, Va-couver ; Donald Gordon, 260, avenue Royal, Kildonan, Ma li-toba ; Andrew Kirk, 36, Woodbine Beach, Ton nto.Blesses : u Patricia, John Archi-bad MacLeod, Briescrest, Sask., et W’illiam Young Dunnville, Ontario.Les soldats Roy Hartley Spicer, East Burnaby, C.A.; C.S.Riley, 289, troisième avenue, Viauville, Montréal ; William E.Evans, Amherst, N.-E., et le canonnier Andrew Young Faris, 327, dix-septième avenue, Cargary, Alberta.D'autres listes publiées récemment, ont appris les décès d’hommes bien connus à Montréal : îe capitaine Warren, allié à M.Braith-waite, assistant-gérant de la Banque de Montréal ; les soldats William Alexander, Mathew Urquhart et le lance-caporal Nicol McNeill.-M- UNE EPEE AU CAP.LAFLECHE Les résidents de la municipalité de Ville Saint Pierre ont présenté, hier soir, une épée d’argent, au ca- Citaine Laflèche, ancien gérant de ia anque Molson dans cette localité.La présentation a été faite par le maire, J H.Leboeuf, dans la sa le du conseil.Un grand nombre d’amis étaient présents.Le capitaine Laflèche s’est enrôlé dès le début de la guerre, mais pendant quelque temps il a fait du recrutement pour le 41ème bataillon canadien-français.TRIBUNAUX CIVILS A L’ACHETEUR DE SE MEFIER “CAVEAT EiMPTOR”, DIT LE JUGE GREENSHIELDS, “MAIS QUAND IL S’AGIT DE CHEVAUX, TOUT LE MONDE SE MEFIE ET NE CROIT PERSONNE.” Caveat Emptor” (Que l’acheteur se méfie).Telle devrait être sans contredit la devise de tous les acheteurs.En cour de Révision, hier, M.le juge.Greenshields a révisé et considérablement augmenté cette devise, à l’usage des maquignons.Il s'agissait d’une poursuite au sujet de Ja vente d’un cheval.“Que l’acheteur se méfie.” C’est une belle devise ! dit le juge Greenshields.Mais quand il s’agit de chevaux, je dirai que tout le monde se méfie — et que l’acheteur ne croit personne.Voici de quoi il s’agit dans cette cause : M.A.Gingras poursuit M.H.Jetté en réclamation de $300, le prix d un cheval qu’il lui a vendu.Le défendeur prétend que le cheval qui lui a été livré n’est pas celui qui lui a été vendu.M.J.Demers, député libéral de Saint-Jean, est l’avocat du défendeur.“Le contrat dit que le cheval vendu est rouge, et (’clui que mon client a reçu est brun castor,” dit-il.“Ainsi c’est un castor ?” demande le juge Greenshields.— “Oui.” — “Alors, qu’y a-t-il d’étonnant à ce qu’il ne vous plaise pas ?Vous ne pouvez ni l’un ni l’autre être de bons amis.” La cause a duré une bonne partie de la journée d’hier.LE SCANDALE MANIT0BAIN LA COMMISSION ROYALE A ETE OFFICIELLEMENT ORGANISEE HIER APRES-MIDI.Winnipeg, 22.— On a officiellement organisé cet après-midi la commission royale qui doit faire enquête sur les contrats Kelly pour la construction des édifices du parlement.On veut que cette enquête soit aussi complète que possible.Ordre a été donné d’apporter, tous les documents et tous les témoignages produits devant le comité des comptes publics.M.C.P.Wilson, un libéral, a déclaré qu’il était nécessaire d’entendre le témoignage de l’architecte Simon, de Liverpool, qui a préparé les pians de la construction pour le gouvernement.Et M.A.J.Andrews conservateur a déclaré que le gouvernement appuierait toutes les dépenses de traversée de M.Simon.La commission a décidé de lui câbler.M.Wilson mentionna ensuite les noms de MM.William Sait, qui est maintenant aux Etats-Unis; J.B.Syncox, qui se trouvait aux dernières nouvelles à Black Fox, Nouvel Ontario et Leonard Easton qui est maintenant employé par le chemin de fer de la Baie d’Hudson.Il fut impossible d’entendre tous les témoins plus haut nommés lors des sessions de la commission des comptes publics.Les sub-poenas seront émis dès aujourd’hui et on s’attend à ce que l’on commence à recueillir les dépositions lundi nu mardi de la semaine prochaine au plus tard.TRIPLE FETE A OTTAWA LA CAPITALE ORGANISE DE GRANDIOSES MANIFESTATIONS RELIGIEUSES ET PATRIOTIQUES POUR LE MOIS DE JUIN.— S.E.LE CARDINAL BEGIN PRESENT.— RALLIEMENT CANADIEN.(Da notre correspondantj Ottawa, 23.— La ville d’Ottawa sera témoin cette année au mois de juin de magnifiques manifestations à "occasion du troisième centenaire de l’établissement de la foi au Canada.Cette célébration dans ta capitale concordera avec la fête de la Suint-Jean-Baptiste et les fêtes de l’inauguration et de la bénédiction de la magnifique église de la paroisse Saint-François d’Assise.La fête aura lieu le 27.La manifestation religieuse sera la plus belle que l’on ait jamais vue dans la ville.Son Eminence le cardinal Bégin, nue Sa Grandeur Mgr Gauthier a prié d’assister à ces fêtes, sera présent ainsi que de nombreux archevêques et évêques, au nombre desquels S.G.Mgr Bruchési, NX.SS.Latulippe et Langevin.On compte aussi qu’un très nombreux clergé de toutes les parties du Canada assistera à la fête.Le côté national de la manifestation ne sera pas moins brillant.L’As'ociution Saint-Jean - Baptiste qui célébrera en même temps sa fête nationale est à préparer un magnifique programme.Toutes les sociétés nationales et mutuelles du pays seront invitées ainsi que toutes les paroisses du diocèse.Un grand ralliement de tous les Canadiens-français des villes d’Ottawa, de Hull et d’Aylmer aura lieu au Monument National et la foule se rendra en procession jusqu’à l’église Saint-François d’Assises, rue Somerset.La célébration religieuse sera suivie d’un grand banquet au sous-sol de l’église Saint-François.Au cours de ce banquet l’Association Saint-Jean-Baptiste présentera ses hommages à S.E.le cardinal Bégin.La célébration se terminera par une grande assemblée patriotique soit au théâtre Russel, soit à l’Are-na.La fête sera sous la présidence de Sa Grandeur Mgr Gauthier, archevêque d’Ottawa.Un comité con-oint de la Saint-Jean-Baptiste et de a paroisse Saint-François travaille à son organisation.L’on veut en faire un événement dans l’histoire de la Capitale.UNE INONDATION D’ACIDE NITRIQUE UN CURIEUX ACCIDENT A NEW- YORK.— DIX-SEPT POMPIERS MALADES.New-York, 23.— Trente gallons d’acide nitrique s’étant répandus dans la fabrique de la “ Sheffield Standard Plate Company ”, de la rue du canal, en formant une épaisse vapeur, un agent de la paix crut que c’était de la fumée et sonna l’alanuc.Quand on s aperçut de ce dont il s’agissait, on écarta les pompiers et fit venir les pompiers munis de casques respiratoires.Cependant, ce matin, 17 sont malades à Ihôpital, et quelques-uns le sont sérieusement.L’un d’eux perdit l’esprit pendant la nuit et se sauva dans la rue en robe de nuit.INCENDIE DANS UNE FABRIQUE DES DEGATS A LA QUEBEC PAPER BOX C0.(De notre correspondant) Québec, 23.— Un commencement d incendie a éclaté, hier api ès-nndi à la Dominion Corset Co., me uu.-chester, i une des plus belies industries de Québec que le leu a complètement détruit il y a quelques années.Le feu s’est déclaré dans tes réserves de coton et de carton iL la fabrique et de la Quebec laper Box Go.située dans le intme edifice.Tous les employés au numitfe de huit cents étaient au t.a.aü lorsque l’alarme fut donné mais il n'y eut aucune panique.Plusieurs sections de ;a brigade du feu répondirent sans tarder à falarme iimae-diatement donnée et après une heure de travail, les flammes étaient maîtrisées.Les dommages s’e*èvent a quelques milliers de piastres.LE CONCERT DE L’ECOLE TECHNIQUE Le gala-concert des étudiants «le i Ecole Technique, sous la .haute présidence de M.Gaspard de .'serres, fut un parfait régai de musique et ue chant.Les visiteurs distingués et les membres de .1 enseignement alignés dans les premières stalles se confondaient aux élèves dont le brio et la bonne humeur contribuaient fort à accentuer la note gaie de la soirée, de sorte qu’un entrain soutenu régna jusqu'à la fin.L’administration en avait été coaifiée à M.Théo Abran, professeur de mécanique, et à M.Gauthier.i.r programme varié et tout à fait original qu’ils surent choisir montre bien que l’étude des arts pratiques ne nuit d’aucune façon au développement du goût artistique.La Symphonie de Montréal, sous la direction intelligente de M.Du-fault, alterna souplement avec le choeur mixte du professeur Plamon-don dont les partitions de Carmen et de Narcisse, exécutées par Mmes Pelletier, Mlles Alice Raymond, Lo-rette; McEwen et M.Théo.Abran, ont été vivement applaudies.Un fin goûter termina cette agréable soirée.Le cadre des dignitaires de l’association des étudiants est ainsi rempli, cette année: Président, Bruno Luplen ; vice-président.Laurent Tremblay; secrétaire, Philippe Gauthier, et trésorier, I.Glickman.UN ECHÔDÜ PROCES CAILLAUX UN TEMOIN RECLAME $3,000 DE M.CAILLAUX.Paris, 23.— Un armurter expert du nom de Weiss, de Liège, qui a été assigné comme témoin lors du procès de Mme Caillaux, vient d’intenter une poursuite à M.Joseph Caillîaux.Weiss réclame 15,000 francs.($3,000) que M.Caillaux refuse de payer sous prétexte que c’est une somme exorbitante.UN SUR 1519 Londres, 23.— Le bureau officiel de l’Amirauté annonçait, hier soir, que les sous-marins teutons avaient coulé seul un vaisseau marchand anglais durant le cours de la semaine se terminant le 21 avril.Durant cette semaine, 1519 navires sont entrés dans les ports anglais et en sont sortis, un bateau chalutier éUnt coulé.i t LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 23 AVRIL 1915 VOL.VL — No 94 LA VIE SPORTIVE LA LIGUE DE PETITES QUILLES DE LA M.B.A.Voici les résultats des joutes qui ont été disputées hier soir dans les séries de la ligue de petites quilles de la M.B.A.- M.A.A.A.Rouge.Maxson .127 98 102— 327 Cockburn 1113 1112 97- 302 Flower .113 99 103 315 Anderson 1118 1(13 1 13 354 Darling .94 98 98— 290 Totaux .545 500 543—1 588 Payne ’s Owls.Snow .1118 1119 112— 329 l’avne .121 98 113— 335 Cléments.!«) 98 114— 308 Garrigues a 82 129 un— 321 Volkert .80 113 106- 299 Totaux 190 547 555—1 592 Payne’s Owls ïagn ¦ de tx par les.Windsor N o 2.Harris .lit 89 97 297 Moore.91 108 106— 308 Mulronev 96 81 140— 320 l.eBeatt .1 08 124 122— 354 Quinn .112 102 130— 344 Totaux .521 507 595—1623 Sir tcha 1 l.anlhier 99 118 93— 310 Heffernan 157 118 125— tllll Sollv.105 116 92— 313, Turner .139 101 113— 353 Marshall .104 131 lit — 346 Totaux 604 584 534— 1732 Strachan gagat e deux parties.Payne’s C Dits.Fischel .103 92 87- 282 Oit • • 95 125 97— 317 Marks 84 92 106— 282 Blackett 86 99 94 — 279 Sharp .95 105 103— 303 OU ILS JOUENT AUJOURD’HUI LIGUE NATIONALE Boston à Philadelphie.New-York à Brooklyn.Chicago à Saint-Louis.Cincinnati à Pittsburg.LIGUE AMERICAINE Saint-Louis à Chicago Détroit à Cleveland.Washington à New-York.Philadelphie à Boston.LIGUE FEDERALE Baltimore à Buffalo.Brooklyn à Newark.Pittsburg à Saint-Louis.Chicago à Kansas City.LE BOER ROEDEL S’ATTAQUERA A CLEVE HAWKINS CELUI QUI A FAIT MATCH NIL CONTRE WILLARD FERA L’IMPOSSIBLE POUR VAINCRE LE NOIR, CE SOIR, AU PARC SOII-MER.— L’ASSAUT DE 10 RONDES ENTRE ROLLER ET ES-SON.— UN BEAU PROGRAMME.COMMERCE ET FINANCE NOUVELLES DE I LA MATINEE WALL STREET A LA BOURSE LE MARCHE A ETE SINGULIEREMENT IRREGULIER, AVEC DES VARIATIONS DIVERSES DANS LA MARCHE DE LA COTE.— LES OBLIGATIONS ONT ETE FERMES.Division Canadien .Payne’s Senators .Tipperary, No 2.Steele’s Cubs , .M.A.A.A.Bleu .Shamrock.Windsor, No 3 .Pavne’s Northern .Pc.933 8H7 667 533 467 260 200 133 Totaux 163 507 487—1163 Tipperary No 1.J.W.Duquette.108 119 92— 319 (iott 93— 93 Leavitt .lin i 15 .22;> Fockles .87 HUI 99— 286 Tigh Sutherland.• 87 1112 82 97 89— 122— 258 321 Totaux .414 513 495— 1317 Tipperary No 1 g: igné trois par- ties.Gardne r’s ( doits.Villeneuve .Braune .Duhaine .Rydberg.Stephenson.LES PARTIES DANS LES GRANDES LIGUES Voici les résultats des parties jouées hier après-midi dans les séries des ligues de baseball Nationale, Américaine et Fédérale: LIGUE FEDERALE.Brooklyn .000000000—0 2 I Newark .10001(IlOx—3 4 0 Wilson.Land et Wilson ; Moran et Rariden.Baltimore.000000000 O 7 0 Buffalo .01020000s 3 6 0 F.Smith, Conley et Owens ; Be-dienl et Blair.POSITION DES CLUBS.On ne saurait mieux trouver comme programme de boxe, que l'excellent programme qui tient l’af-I fiche pour ee soir, au parc Sohmer.| D’abord, la rencontre principale ! sera disputée entre “ Cleve ” Hawkins et le Boer Geo.Roedel, qui fait bataille nulle avec le champion du monde “ Jess ” Willard.Cet assaut de 10 rondes sera l’un des meilleurs que nous ayons eus à Montréal jusqu’ici.Les deux hommes sont bien balancés quant aux avantages.Roedel est arrivé à Montréal, hier, et il s’est entraîné au Gymnase du club Athlétique Cana dieu, et il a créé une extraordinaire impression.Plusieurs n’émettent au cun doute qu’il faudra que ” Cleve ' tape dur pour battre le “ Boer Un autre assaut de 10 rondes, eu tr Esson et Roller, qui sont deux pugilistes émérites, sera particuiiè renient goûté du public, qui se près sera nombreux, ce soir, pour les voir à l’oeuvre.On sait qu’Esson : remporté, en 1908, le championna amateur des pugilistes poids-lourds d’Angleterre dans un grand tournoi et qiJ'il ne s’est lancé dans ta iuU qu’après avoir édifié sa réputati i.i sur le sport lu pugilat.A côté de ces deux grands matc-.s il y aura également deux préliim naircs pleines d’intérêt entre Rivet et Fréchette et entre “ Kid ” Burns et “ Ben ” Desautels, de 6 rondes chacunes.Avec un tel programme, le plus beau et o plus enlevant que nous ayons eu depuis longtemps, devrait y avoir foule, au parc Soh mer, ce soir.4 636 600 556 500 500 500 lit 273 New-York, 23.— Une tendance ers lu réaction a de nouveau influencé l’ouverture du marché offi-iel des valeurs mobilières, ce matin, les têtes de lignes, de même que es stocks spécialisés, s’orientant diversement.LT.S.Steel, l’Amal-gamated Copper et le Smelting se sont inscrits une fraction plus bas, ependant que le Reading et d’au-rcs litres de moindre importance ont enregistré des gains légers.L’A-nerican Tobacco a fait une chute e 8 points et le Missouri, Kansas and Texas (priv.) en a abandonné L Les affaires sont devenues plus animées et l’irrégularité s’est accentuée avant la fin de la première demi-heure.Le chiffre d’affaires de la matinee s’est inscrit quelque peu au-dessous du niveau d’hier, et des transactions ont été opérées au Steel, Reading et autres favoris.Ces offres ont, toutefois, été aisément absorbées, d’autant plus que les cours se sont recouvrés.La spéculation s’est portée plus généralement sur les cuprifères à bas cours, avec une reprise d’activité dans le compartiment de la traction locale.La confusion a régné dans les valeurs de spécialité, mais les stocks dits “de guerre", récemment actifs, ont progressé de quelques points.Totaux, Morarity Mercier .Mace .George .Wallace .610 535 536—168! Windsor No 1.109 109 92 108 98 308 „o2 299 321 320 .598 516 Colts gagne Totaux.Gardner’s ties.Tipperary 516- trois No 2.Duboraux .Rcmillard .I*.Demers .Walker .H.Demers.Totaux.Pavne's 107 119 1630 par- 292 335 308 312 341 MS 548—1588 Northern.Decaire .120 98 103— 321 Brunet .98 98 99— 295 lient’v .81 87 106— 277 McDowell .1 (15 105 91 — 301 Reinhardt .• • 97 85 too— 282 Totaux.504 475 499— 1476 Ti pperary No 'A g; gne trois par- ties.Pas lie’s Sen ator Moir .97 120 122 339 Patou .125 105 tot— 331 Ularabut .tut 112 115— 328 Munn .130 108 88 320 Eaves .• • 121 117 124 - 362 Totaux.574 502 559 1686 M A.A A.Bleu.Meighen .105 107 98— 310 Kellev .98 too 86— 284 Grose .108 83 83— 274 Potter .92 112 108— 312 Perry .• • 108 107 91— 306 NATIONALE.030000010—4 ,00002310x—6 Newark .Brooklyn .Chicago .Kansas City , Pittsburg .Buffalo .St-Louis ., Baltimore ., LIGUE New-York .Brooklyn .Marquard.Ritter et Meyers; Rucker, Dell et Miller.Cincinnati .001001000—2 9 2 Pittsburg .00402020x—8 9 0 Douglass, Brown, Dale, Clarke el Wingo ; Adams et Gibson.Boston.010020010 4 7 3 Philadelphie.01002005x—8 10 3 Hess et Gowdy : Alexander et Killifer.Chicago.100022000—5 5 3 Si-Louis .04012ÜÜ2X—9 9 I Vaughn, Stanbridge et Bresnahan; Meadows, Doak et Snyder.POSITION DES CLUBS.Philadelphie .7 0 1,000 Cincinnati .6 3 667 Chicago.I I 500 Pittsburg.1 I 500 Boston .I ( 500 St-Louis.3 6 333 Brooklyn.3 6 333 New-York.2 7 222 LIGUE AMERICAINE.Washington .001011101—5 11 0 New-York .000000100—1 I 3 Shaw et Henry ; MeHale, Brown et Sweeney.Cleveland .000003000—3 7 2 Détroit.000 100001—5 9 (I Mitchell, liagerman et O’Neill ; Dubue et Baker.Philadelphie.004011000—6 18 6 Boston.010100122—7 9 2 Wyckoff, Shawkey et McAvoy ; Shore, Comstock et Cady.St-Louis .1103001000 I 8 l) Chicago .000000005—5 6 0 Weilman, Lowdermilk et Agnew; Jasper, Faber et Schalk.POSITION DES CLUBS.Totaux.511 509 466—1486 Irois par- Payne’s Senators gagne ties.Steele's Cubs.Keating .117 106 132— Fortier ., .106 114 93— Salmon .112 99 106— Yorcke .95 94 HI6— Kellert.92 124 98— Totaux.Bergeron Pennoyer Viau .Kemp .Mahoney .522 537 Windsor No 3.91 118 .96 74 .98 93 .120 136 .91 120 535—1594 Totaux.496 541 488—1529 Steele’s Cubs gagne deux parties.Shamrock.Whelan .106 111 98- 315 Dundin .101 82 114— 297 Griffin .94 111 87— 292 Durantaye .88 105 81— 274 Kerrin .125 89 92— 306 Totaux.514 498 472— 1484 Canadien.Paradis .96 121 104— 321 Lalumière .107 105 108— 319 Gharbonnier .132 130 too— 362 Ouimet .133 124 113- 370 Raymond .103 120 95— 318 Totaux.600 520— 1690 Détroit 7 2 778 Washington .5 3 625 Boston 1 3 571 Cleveland 5 1 556 New-York 1 1 500 St-Louis .3 6 333 Chicago .3 6 333 Philadelphie .2 5 280 LE MONTREAL EST DEFAIT PAR SCRANTON LES JOUEURS l)l-:S ROYALS ONT ETE IMPUISSANTS A FRAPPER LES BALI.ES DE LANE ET BAR TON ET PERDENT PAR 1 \ 2.•an ton défai après Scranton, 23 —- Le club Sci de la ligue New York State, a le Montréal par I à 2, hier midi, ii cause de l’impuissance des Royals de frapper les balles de La ne et Barton.Au champ, les deux équipés se distinguèrent et aucune erreur ne fut commise.Voici le résultat détaillé de partie : Montréal Ab.R.P.Smith, r.f.2 1 trelan, 2b.3 0 Holden.I.L .I I Whiteman, c.f.4 0 Yeager, 3b.2 0 Holstein, 1b.4 0 Purtell, s.s.20 Murphy, c.3 0 ,T.Miller, p.1 0 Bates, p.t 0 xMadden.1 0 Po.A.E Totaux.’7 2 I 24 8 x A frappé pour Miller à la 6ème Scranton Ab.R.H Murray, 3b.Maiset, c.f.Fisher, r.f.Mullen, 2b.Strait, l.f.Miller, c.Slattery, c.Fuhrey.s.s.Lane, p.Barton, p.Po.A.E 0 2 Totaux.Résultat Montréal.Scranton.28 4 9 10 par reprise .1110000001 — .001001011 Canadien gagne trois parties.POSITION DES CLUBS.Division No 1.G.P.Payne's Owls .11 4 Strachan .11 4 M.A.A.A.Rouge .10 5 Tipperary, No 1 .• L' 6 Windsor, No 2 .7 8 Gardner’s Colts .• ?9 Windsor, No 1 .5 10 Payne’s Colts .1 14 Pc.733 733 667 600 467 400 333 067 LE BASE BALL A DEL0R1MIER En dépit de toutes les rumeurs, la ligu de baseball Montréal continuera à faire affaires pendant toute la saison au parc Delorimier, et las joutes au programme de dimanche prochain attireront le public connaisseur.A 1.30.les Hochelaga rencontreront les Mascotte, et «à 3.30, les Indiens de Caughnawaga s’attaqueront aux Richmond.Les prix d'admission aux joutes seront de 25 et 35 cenlins.La popularité de la ligue Montréal ne fait que s’accroître depuis que les amateurs ont constaté que son orogramme est de faire du sport avant tout et par-dessus tout.Tous les amateurs sont donc conviés au Pare Delorimier pour dimanche après-midi.UNE RECEPTION A EDOUARD FABRE Les membres du club Richmond ont fêté Edouard Fabre, hier soir.Plus de mille personnes sont allées saluer le héros du marathon de Boston.Les membres allèrent chercher Fabre à sa résidence et après l’avoir fait monter dans une superbe voiture traînée par les plus enthousiastes, ils paradèrent dans les principales rues ou étaient groupes des milliers de personnes.Après la parade, une réception fut donnée nu club, au cours de laquelle Fabre expliqua sa victoire.Des discours furent aussi prononcés par le président du Richmond, M.SculHion, et par M.Denis Tansey.LA SEANCE DE UE MATIN A ETE PARTICULI ER EMENT CALME ET LES TRANSACTIONS ESPACEES.— LE DOM.BRIDGE EST EN VEDETTE AVEU UN GAIN D’UN DEMI-POINT.Le calme et la tranquillité ont uc nouveau, et en s accentuant, prévalu, ce matin, à la Bourse de Montréal.Les mutations de valeurs mo bilières ont été particulièrement s pacées et le marché s’est restreint dans des limites fort étroites Le Dominion Bridge, qui a diminué le marché, a ouvert un peu faible par rapport à la dernière transaction d’hier, débutant à tl6)/a contre 116%, mais il a repris, atteignant 117, plus haut veille.LTron, un peu classé second, à 27V.’, conservé durant toute cours de 'a lourd, s’est cours qu'il a la séance.LE COMMERCE AMERICAIN IL ACCUSE UNE PLUS-VALUE DES EXPROPRIATIONS.Washington, 23.—Les chiffres rendus publics par le département du Commerce, hier, montrent que les importations de mars 1915 se totalisent à $158,040,215 contre $182,-555,204, en mars 1914, et $155,445,-498.en mars 1913.Les exportations de mars ont enregistré un nouveau record pour ce mois, se présentant à $299,009,563 contre $187,499,234.¦.n mars de l’an passé, et $187,426,711, pour le même mois d’il y a deux ans.Durant la période des neufs mois expirés en mars, les importations ont passé de 1,398 millions $352,5/8 qu’elles étaient en 1913-1914 à 1,213 millions $571,843 pour l’exercice en cours ; cependant que les exportations ont monté de 1,883 millions .$221,915 qu'elles étaient en 1913-1914 à 1,933 millions $475,580, ce qui peut laisser entrevoir, pour le complet exercice financier, des exportations totales s'établissant à 2,750 millions.Puis vint ensuite le Canada Uar, à 67 3-4, ferme, durant tout ia matinée, mais offrant une notable moins-value sur son plus haut niveau précédent.Le Brazilian a ouvert invarie a 57, mais a fléchi d’un point.Le Toronto Railway, délaissé, s’est négocié à 114 1-2, puis à 113.Les autres valeurs traitées au cours de la séance ne se sont échangées que par lots incomplets, ce qui ne constitue pas un critérium suffisant.Dix parts de Power se sont vendues à 227 1-2.Dans les mêmes conditions le Quebec.Railway s’est négocié à 14, le Shawinigan, à 126 3-4, le Laurentide à 167 et, dans le compartiment des hors-cote, le Le-dars Rapids, 66 1-4 et 46 1-2.BOURSE Cours fournis Beauvais et Cie., Montréal, Place DE MONTREAL par la maison Fortier, membres de la Bourse de d'Armes.2, Montréal: valeurs i Ouv.i Clôt.Valeurs Ouv.Clôt.BellTélC.147 Un Nor.Ohio.Bra.T.L.&P 56 N.S S.AC1.63 60 Can.Car 6"1 -, 67 ‘ pfd.i)o i'iiè" pfd .Mill.Can Cem.JS ‘ ‘ pfd.i'îô ’ V .“ pfd.| 90V; OU.(.a p.Can Cot.L 28 Penmans.i) “ pfd 76 7;î Québec Rr Ca.Conver; a4 R.& O.N.C.75 j Cau.Pacif 1 A» Shawinig,.126 i 1Ê5 “ New .Sherwin VV 55 1 Can.I.oco 38 pfd.y.* pfd Spa.Rir.Co “ pfd.6 i 5 Crown Ke* 35 !.1H | 12% Dét.KISv.64 63*.St.Co.of C.DomC.Ca t*S pra.60 Dom.J.pfd 80 78*4 1 or.Ry .114 113';, Dom.S.Cot.27^11 ooke Bro 16 — Dom Part.leO “ pfd./o ! .Dom.T C.75 -4H Tuck.Tob.i " pfd.101 4‘ pfd.90 Dul.S.S.&A Twin Citv.101 100 “ pfd “ Pfd.Dut.Sun AVinn.Ry.180 E.Can.Po GouldM’fg Banques — i “ pfd Br.No.Am.Un Goorîw.Co 26 Commerce 203 : VOIES FERREES AMERICAINES Washington, 23.— Un rapport provisoire, pour l’exercice financier termine le 30 juin 1914, a été publié par la Commission du Commerce entre Etats (Interstate Commerce Commission) ayant trait à l’exploitation des chemins de fer américains dont le revenu d’exploitation se chiffre par $100,000 et plus, annuellement.Ce compte rendu démontre que les voies de transport ont souffert, et jusqu’à quel point, l'an passé.Le tonnage transporté se présente à 1,976 millions 138,000 tonnes, en diminution de 81 millions 897,000 tonnes, soit 3.8 pour cent, par comparaison avec 1913.D’autre part, le nombre des passagers transportés, qui se chiffrait auparavant par 1,053 millions 138,000, s’est accru de 19 millions 459,038.Les recettes brutes d’exploitation ont décliné de 78 millions $116,000, tandis que les dépenses d’exploitation n’ont été réduites que de 30 millions $345,000.“ PM-Hill.Collie, 111.Trac.pd: Laur.Com.L.«1W4 55 Norf.ft We Amer.Ice.Norî.Pacifij liô , Amer.Loco 51G .54».New Hare.f'7‘,- mi Ara.Sm.i* 73».74 k, Pennsylva.no.q, Amer.Suga People.Gas A n .tc o.Mg 38 i 38 Reading .m.154 At.T.St S.F Km* w* Rock.It-lati Belt.St Ohi '• Pr.; «•?< Bath.Steel.142 1 145 South.Par 93 93 flro.Ka.T.ML : M», South.Raii (SL i*'» Can.Paeifi.169% ; 169% “ Pr.] 58V, Cen.Leath.41% i 4L 1 hi rd Ave.55*41 n-'>Vg Ches A Ohi i1yu 47(4, Twin Citv.} 984-4 Ch.M.A 5 P i 96 ünio.Pac.132 132 e.,F.& i 32 32 U.S.St.Cor 56“ 4 57V, Con.Gas 128 ,.27,2 ‘ Pr.10)# ! 109V, Del.& Ht-.d Den.A R.G.“ A- R.G.pr Det.Un.Ry Hrie.Com.Gr.N ,,pr.Illin.C nlr • tcr-Mtr.j “ Pr Leh Valley Loti.a Nas Mi.s-p.a st 11.t N.& Paciah •28V, 121 , ‘m uzQi ii> I V2 ! 14-V - UtahCop.Vir.Chetni .W’t.Union .W’t'h.Elec 28®^ wool worth 121 S- " Pr.BOURSE DES MINES r.î.fidouard-L.Dou-Saint-Sacrement, 11, Cours fournis par cette, courtier, rue Montréal.MINES DE COBALT De- Offre mande Bailey.2\ 3 Beaver.38 3î* Buffalo.50 60 Chambers.22 23 Conia G-as.470 510 Crown Reserve.81 90 Montréal.Toronto .Winnipeg.Ottawa .Québec .Halifax .London .S.-Jean .4,578,575 2.609,568 — 1.972,049 — 1,673.263 — 1,539,928 — 445,542 212,245 132,873 82.438 145.211 FILS DE ROMANCIER TUE AU FEU Londres, 23.— Une dépêche officieuse porte que le lieutenant Harold Marion-Crawford, des gardes irlandaises, a été tué accidentelle- ,1 explosive a ment par une bombe Givenchy, le 16 avril.H était le fils aîné «lu fameux romancier américain.du même nom, et était âgé de 27 ans.BOURSE DELONDRES Londres, 23.— I^s capitaux disponibles et les taux d’escompte n’ont pas varié, aujourd’hui.Le Stock Exchange a été plus calme.par suite de la fin de semaine, mais le ton a été généralement bon.Le groupe américain a débuté ferme cl les affaires ont d’abord été suffisamment nombreuses.Le marché, impressionné par New-York, a -«•suite reagi, et clos faillie.I Great Northern.Hargraves.Hudson Bay., Kerr Lake.La rose.McKinley Darragh.Nipissing.Peterson Lake., Right of Way.Rochester.Seneca Superior.Silver Leaf.Silver Queen.Tumiskumiug • .Tretheway.Wettlaufer.York, Ont.MINES DE Apex.Lons.Goldfields.('«on.Smenters., Dobie.Dome Extension.Dome l^ake.Dome Mines.Foley O’Brien.Gold Reef.• Homcstake.• • Hollinger.Jupiter.Mother lode.• • McIntyre.Pearl Lake.Pore Crown.Pore Imperial.Pore Pet.Pore Tisdale.Porr Vi pond.Vous pourriez être Désappointé.Si votre téléphone'n’est pas replacé promptement à votre .nouvelle adresse, vous pourrie* êtreriêsappointé et incommodé.Un grand nombre de ceux qui déménageront au 1er Mai ne nous ont pas encore avisé de déplacer leur téléphone.Vous devriez vous «n occuper de suite.Rempiiaæz ‘TOrdre pour déménager le téléphone,” à Ta fin de votre almanach et envoyez nous-le sans délai.Faites-le maintenant.La Cie.Canadienne du Téléphone Bell.VIANDE SUR PIED A CHICAGO Chicago, 23.Gros bétail: arrivages.1,04)0 têtes; marché ferme ; indigènes, $6.15 à $8.70; bouvillons de l’Ouest, $565 à $7.50; vaches et génisses, .$3.00 à $8.50; evaux, $6.00 à $9.00.— Menu bétail.Porcs : arrivages, 14,000 tètes; marché lent; légers, $7.35 à $7.80; mêlés.$7.25 à $7.70; lourds.$6.90 à $7.55 ; très gras (“rough”), $6.90 à $7.10; cochons, $6,55 à $7.00; moyenne des ventes, $7.40 à $7.60.— Moutons : arrivages, 4,000 têtes; marché ferme; moutons, $7.50 à $8.55; agneaux indigènes, $8.40 à $10.80.LES GRAINS A CHICAGO Cours fournis par la maison McDougall and Cowans; Cours Cours d'ouverture à 11 h, 30 a.m.BLE— .162% Mai.Juillet.MAIS — Mai.Juillet.AVOINE Mai.Juillet.i 162 137 777/s 80 57 % 55% 161% 137(4 77% 80% LES FAILLITES A MONTREAL D’après l’agence “ B.D.Dun & Co.", les faillites du district de Montréal, pour la semaine écoulée, s’établissent numériquement à 10, représentant un passif global de $70,000.LA SAINT-GEORGES Des milliers de gens portent à la boutonnière aujourd’hui, la rose rouge ou blanche en l’honneur de la fête de Saint-Georges, que les fils de la vieille Albion célèbrent chaque année.Vu l’alliance des Alliés cette année, il n’y a pas que les Anglais qui portent la rose, beaucoup de Canadiens-français, d’Irlandais et d’Ecossais ainsi que les Français portent aussi cette fleur emblématique.Lamarre & Compagnie, Limiter.Avis est donné au public par les pic sentes qu'en vertu de ta première partie au chapitre 79 ries Statuts Re,visés du Canada, lOfln, désigné “Loi des compagnies”, il a etr délivré sous le sceau du Secrétaire d’Etat du Canada, des lettres patentes en date du ütie jour d'octobre 1914, constituant en cor- ^ poration Horace Lamarre, Armand Lamar " re.Fridolln Lamarre, Jacques Lamarre, et Jean tamis Lamarre, ouvriers, manufacturiers, du village de Saint-Rémi, dans la province de Québec, pour les fins suivantes ; (a) Exercer l’industrie de fonderie, de forge, de machinerie, de plomberie, de pin cage, de l’étamage et de la galvanisation dans toutes leurs branches ; faire le commerce de, manufacturier et vendre les articles ou entrent le bois, les métaux ou les deux ensemble ; ibt Exercer l’industrie en.vertu d un décret nés sur de même fer et plusieurs trains la Vistule, ont été atteints du Pa,riment qui prohibe absolu-¦ que la gare de chemin deIment la Production de l’absinthe.L’AFFAIRE THAW A LA POLICE Un nommé Elia Romanoffsky, accusé d’avoir assommé un Polonais, Max Antocon, le 5 avril, a comparu ce matin.Le magistrat Lanctôt n’a pas voulu admettre l’accusé sous caution.* * * M.Joseph Taillon, de Coteau Station, a demandé ce matin l’arrestation de son beauTrère, parce que depuis trois jours ce dernier le guette avec une carabine et veut le tuer.* # * Hector Richard a été condamné à six mois de prison par le magistrat Lanctôt, ce matin, pour avoir volé la somme de $10.00 à une dame Ma-rache, domiciliée au No 2005 boulevard Saint-Laurent.JOUEURS JX)NDAMNES Patrice et Thomas Cooligan, accusés d'avoir tenu des salles de paris et de jeux dans la chambre 16, rue Saint-Jacques, en décembre dernier, ont été condamnés à $200 d’amende, ce matin, par le juge Leet MOUVEMENT DE TROUPES EN BELGIQUE INONDATIONS AU TEXAS New-York, 23 — Un jury se prononcera sur l’état mental de Thaw.* « nn * , Be juge Hendrick, de ta cour Supre- «ivuo «.au ,,,t;i .,i,w.,i i M!?.•?*’ -iTT Bv correspondant me, a acquiescé à la demande faite ! hier soir ont entraîné une vingtai-i 1 .al^ Mail mande de Rotter-.par l'avocat de Thaw.La cause sera ne de pertes de vies.Des maisons uam: ^ entendue le 17 mai.-*-1- —’ ¦ “Le gouvernement teuton a fait; Thaw se trouvait en cour quand défense de quitter l’Allemagne jus-j te juge fi.cette déclaration.Son vi-qu’à nouvel avis.Cette mesure ri- sage s’illumina sur le champ, et ses goureuse a trait au grand mouve- défenseurs, ses amis, et les autres ment de troupes qui s’effectue en personnes présentes, se précipité-Belgique.” ‘ rent pour le féliciter.Austin, Texas, 23.— Des inondations des rivières Waller et Shoal ont été emportées contre les nnnts et plusieurs magasins ont été inondés.Il y eut des sauvetages émouvants et héroïques.Sept personnes qui ont péri se trouvaient dans des maisons qui ont été emportées par ia crue des eaux.Quatre témoins ont été interrogés par l’avocat de la poursuite, Mtre Laflamme, dans la cause du “Mail” contre le “Herald”.Le principal a été Sir Hugh Graham qui a passé près d’une heure dans la boîte.Sir Hugh declare qu’il fait du journalisme ou plutôt qu’il s’occupe des journaux depuis près de 50 ans.Actuellement il est propriétaire de la plus grande partie des actions du “Star”.Il a lu l’article paru le 3 avril dans 1e “Herald”.Mtre Laflamme lui demande s’il a lu le “Daily Mail”, les 5, 7 et 8 avril?M.Graham dit qu’il était à New-York et qu’il est resté jusqu’au 10.A son retour on lui a signalé les articles du “Mail” et il n’y a pas fait attention.“Nous ne répondions pas, déclare-t-il, parce que nous savions que depuis un an le “Mail” cherchait à engager une polémique avec le “Star”; de notre côté nous ne voulions pas mettre le nom du “Mail” dans le “Star”, pour ne pas faire de publicité à cette feuille, auprès de nos 100,000 lecteurs.Nous ne voulions pas voir le “Mail” accroché à nos talons.” Mtre Laflamme continuera à interroger Sir Hugh Graham cet après-midi.M.C.Gordonsmith, secrétaire de la rédaction du “Herald” a été le premier témoin entendu.Aux questions que lui pose Mtre Laflamme, il déclare qu’il a choisit M.Henry Dalby pour écrire les articles parus dans le “Herald”, parce que M.Dalby écrit bien et qu’il était alors sans emploi.Pourquoi n’avez-vous pas écrit ces articles vous-même ?— Je ne suis pas obligé de tout faire.M.Dalby est il maintenant à l’emploi du “ Star ” ?— Pas à ma connaissance.M.B.Taylor, protc au “ Herald ”, reconnaît le manuscrit des articles du “ Herald ”.On lui a remis ce manuscrit 3 avril, en lui recommandant d’y faire attention.Me Laflam-me interroge longuement ]e témoin sur les différentes particularités du métier.Il lui demande sur quelle machine et par qui l’article a été composé.M.John Armstrong ne reste que quelques minutes dans la boite.Me Laflamme lui demande s’il a déjà eu les manuscrits en sa possession.Le témoin répond non.Me Laflamme lui pose encore quelques questions de peu d’importance.L’enquête se continue cet après-midi.EN LUTTANT AVEC UN AMI Un nommé Eudore Bouchard, 3(1 ans, domicilié au No 24 rue Cuvillier, Hochelaga, s’est blessé grièvement à la jambe droite ce matin, en luttant avec un de ses amis, devant la maison de ce dernier, No 58, 2e avenue, Viauvüle.REVISEURS DES LISTES ELECTORALES (De notre corresnonriant) Québec, 23 — MM.J.A.Couture, notaire, Oscar Senécal et Edouard Charles Hugh Bussières ont étli nommés réviseurs des listes électorales pour la ville de Maisonneuve.M.J.A.GIROUARD NOMME SHERIF (De noir© rorresDomfant) Québec, 23 — M.J.A.Girouard a été nommé sihérif pour le district d’Arthatoaska en remplacement de M.Tousignant démissionnaire.AU CLUB DE REFORME M.Gonzalve Désaulnters, parlera sur “la cause de la mort de Socrate” au dîner hebdomadaire du Club de Réforme, samedi à une heure.AU CONSEIL PRIVE (De notre correspondant) Québec, 23.— Sir Rodolphe Forget en appelle au Conseil Privé du jugement de la cour Supérieure, confirmé par la cour d’Appel, qui 1 oblige à payer à la Cement Products Co., la somme de $10,100, valeur de cent actions préférentielles qu’il avait souscrites dans cette compagnie par l’entremise des agents de celle-ci.DECES A MONTREAL LAVALLEE, Georgina, 4 ans, enfant d’C , v.n:.journalier, rue Valois.562.i >E j .INI, E, Clémentine Hogue, 53 ans, fem me de Wilfrid Bélisle, forgeron, rue Ca» rie.res, 845.DUPRE, Adrien, 9 mois, enfant de H; pnaei Dupre mouleur, rue Fuillum.029 POITEVIN DE VEYR1ERE, Marie Hmi leau, 23 ans, femme de Gaston Poitevin d Veyrière, rue Dorchester, 347 Est.LAHAlE, Yvette.7 mois, enfant d'AIexar dre Lahaie, plombier, rue Dorion, 372.DEMELEE, Jeanne, 8 m*is, enfant de I» dier DemeuJe plâtrier, rue Joliette, 205.MARTIN, Florida Lafleur.28 ans, veuv d Alfred Martin, charpentier, rue Saint-Hu bert.3344.BOURGEAU, Fimilia Beaulieu, 4.1 ans, fem me de Jules Rourgeau, cordonnier, rue Cu vil lier, 158.LAVAiLLEE, Paul, 82 ans, rentier, rue Dr rion 247.DÜPUIS, Yvette, 3 ans.enfant de Victo Dupuis, tonnellier, rue rFontenac, 017.F AUBERT, Adolphe, 60 ans, journaliei rue Plessis, 102.NADON, Bdwilda Gauthier.22 ans, fem me d’Edouard Nadon, plombier, rue Gil ford 412.DEGARY, Robert 7 mois, enfant d’Aim Derary.voyageur de commerce, rue Gil ford, 767.DECARY, Jean, 11 mois, enfant de Ber jamin Décary, inspecteur, rue Sainte-Mai guéri te, 33.M ON GEN /VIS, Louis Tancrêde, 44 am voyageur de commerce, Migaud.Qué.PRECOVRT, Odile laflcombe 60 ans, fem me d'Alexandre Précourt, employé civil, ru Sainte-Gatherine, 670 Est.TRUDEAU, Rose de Lima Comtois, f ans, femme de Napoléon Trudeau, journa lier, rue Àylwin.41.GAUTHIER.Joséphine Viau, 58 ans, fem me de Léon Gauthier, menuisier, rue Lngar 1401.ÇÛILBAULT.J.B., 71 ans, cloutterj ru Saint-Hubert, 2242,
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