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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 3 mai 1915
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1915-05-03, Collections de BAnQ.

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rOLÜMEVI—N’O 102 MONTREAL, LUNDI 3 MAI, 1915.DEUX SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS : Edition Quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS .«5.00 UNION POSTALE «8.00 Edition Hebdomadaire CANADA ETATS-UNIS $1 50 UNION POSTALE «2.00 Rédadtion et Administration 43 RUE SAINT-VINCENT MONTREAL Directeur : HENRI BOURASSA TELEPHONES : ADMINISTRATION : Main 7461 REDACTION : • Main 746C FAIS CE QUE DOIS ! L’ENSEIGNEMENT BILINGUE DANS L’ALBERTA M.Dumont a signalé, dans le Devoir du 16 avril, une résolution Totee par la Législature de l’Alberta, le 30 mars, au sujet de l’enseignement bilingue.En voici le texte et la traduction: That this House place itself on record as being opposed to bi-linguuhsm m any form in the school system of the Province of Alberta and as being in favour of the English language being the only language permitted to be used as the medium of instruction m the schools of Alberta subject to the provisions of any law now ln '0rCf.lnJhe Province of Alberta in that behalf.¦ 'c j Lhambre se déclare opposée à toute forme de bilinguisme dans le programme scolaire de la province d’Alberta et fa-voraple a 1 emploi de l’anglais comme seule langue d’enseignement autorisée dans les écoles de l’Alberta, sous l’autorité ‘fou sous reserve ] de toute loi aujourd’hui en vigueur dans la province d Alberta.Ce voeu a été formulé et proposé par M.Michener, leader de l’opposition.Notons, en passant, que ce champion de la langue anglaise Ja manie fort lourdement.Cette démarche significative se rattache, pa-rait-i la une lutte électorale récente.MM.Boyle et Gariépy, membres du cabinet Sifton, auraient reproché au candidat conservateur, M.K rem ar, de jouer partie double: dans les centres anglais, il aurait dé-nonce 1 enseignement bilingue; dans les milieux ruthènes, il aurait préconisé l’enseignement de la langue maternelle à l’école.Le leader conservateur, fidèle à la pratique pusillanime et démagogique de tous les politiciens canadiens, a saisi la première occasion de flatter la passion assimilatrice des anglicisateurs.Le premier ministre.M Sifton s’est empressé de se rallier à cette proposition.Il y a lu une approbation entière de l’attitude du ministère.La Législature a voté le voeu a 1 unanimité, avec inscription des votes.Parmi les députés qui ont acclamé ce voeu se trouvaient deux Canadiens-français: M.Gariépy, actuellement ministre, et M.Lessard, an-cien ministre dans le cabinet Rutherford, si je ne me trompe — tous deux libéraux.* * * L Association Saint-Jean-Baptiste s’est émue avec raison de cet incident.A sa réunion annuelle, le 11 avril, elle a demandé des explications a ces deux députés.M.Gariépy a fait un long plaidoyer de justi-iication.11 a affirmé les bonnes dispositions du ministère à l’endroit des Canadiens-français; comme M.Sifton à la Chambre, il a soutenu que la motion Michener constitue une approbation du programme scolaire actuel, qui reconnaît l’enseignement du français; il a mis ses compatriotes en garde contre les “agitations intempestives”.L assemblée semble avoir accepté ces explications.Du moins, elle n a enregistré aucune dissidence ou censure.Nous publions, aujourd’hui, une lettre de M.le docteur Boulanger président de l’Association Saint-Jean-Raptiste.M.Boulanger approuvé sans réserves l’attitude de M.Gariépy et la prend à son compte.Il affirme que ‘la motion Michener n’est que la reconnaissance et l’appro-hation du modus vivendi déjà accepté” — c’est-à-dire du programme scolaire actuel.Nous craignons fort que nos compatriotes de l’Alberta ne se fassent ihusion sur la portée de cette résolution.La réserve contenue dans la dernière partie de ce voeu peut être une “reconnaissance” des lois actuelles; ce n’est sûrement pas une “approbation” de ces lois et moins encore du programme d’enseignement tel que pratiqué Ce que M.Michener a posé en principe, ce que toute la Législature n voté, ce que MM.Gariépy et Lessard ont acepté, c’est que “toute forme de bilinguisme à 1 ecole est condamnable et que l’anglais doit être la seuJe lan!)ne d enseignement autorisée".Le jour où les anglicisateurs voudront pousser à ses conséquences logiques le principe posé, ils au-xont toute raison d’exiger que “les lois aujourd’hui en vigueur” soient modifiées en conformité du voeu unanime de la Législature, c’est-à-dire de manière à exclure "toute forme de bilinguisme” de l’école et à faire de 1 anglais la seule langue d’enseignement”.• ^'eSt *^c!en?ent î,8 route qu’ont suivie les prescripteurs du français dans 1 Ontario.Comme ceux de l’Alberta, les députés canadicns-français do l’Ontario se sont laissés prendre aux belles paroles de M.Michener i U mf>U°n Fer«us™.identique à la motion Michener.Et nujourd hui les auteurs du Règlement XVII invoquent le cripdon Législature pour justifier leurs mesures de pros- * * * / Même en acceptant la théorie de MM.Gariépy et Boulanger.la loi actuelle offre-t-elle des garanties si certaines?L’enseignement et l'usage des langues sont réglés par l’article 136 de la loi scolaire de l’Alberta Ln voici le tçxte: LANGUAGE TO BE USED .}'JiL d P schols shall be taught in the English language but it shall be permissible for the board of any district to cause a nri-inui y course to be taught in the French language.nt Poard °f anV district may subject to the regulations of the department employ one or more competent persons to aJtVfhintjnCfl?nt WnW!l tywwr other than English in the school °f !j}e district to ail pupils whose parents or guardians have si unified a willingness that they should receive the san e but such course of instruction shall not supersede or in l10'1 with the instruction by the teacher in charge of tUschool Zi^rc-qmred by the regulations of the department and this Ordinance.(3) I he board shall hawe power to raise such sums of mon en as may hr necessary to pay the salaries of such instructors and aU costs, charges and expenses of such course of induction shall be collected by the hoard by a special rale In be imposed < > " Tout ministre ou fonctionnaire, armé du principe posé nar U m., tion Michener et imbu de l’esprit qui domine aujourdïid h To on o n aurait aucune peine a réduire cet article aux exactes proportions du Reglement XVII et meme, a certains égards, en rendre l’application plus droite encore.* * uun Le principe fondamental de ce texte, c’est que "fout l'enseignement doit se donner dans la langue anglaise".Le premier paragraphe auto me un “cours primaire” en français, tout comme l’article 3 du Règle-ment XVII permet l’usage du français durant les deux premières années i école (Form 1).Les deux autres paragraphes autorisent l’emploi dune autre langue que l’anglais, comme langue d’enseignement, ," !« 1 a rent s I exigent, mais celte liberté est singulièrement restreinte* cet enseignement doit être donné par un Instituteur spécial, aux frai; de I seuls parents qui réclament ce privilège et il ne doit ni primer (superJ srde) ni gêner en quoi que ee soit (interfere) renseignement général donne par I institueur en charge de l’école.'Voilà un privilège q» n.rait pas loin en face de l’hostilité m, du mauvais vouloir de Hnst ù ! leur en charge ou des fonctionnaires de l’Ktat 8UIU I Dans une interview publiée par le Progrès Albcrtain le 22 avril 1 M.Boyle, ministre de l’Instruction publique, a expliqué que les règ é-ments scolaires ne permettaient l’exercice de ee privilège nu’mirèx tn* tam, d, l’uprèB-mlill.c'C-Mh., 1?.^™ de moitié est réservée à l'instruction religieuse.Aussi n’estdl pas étonnant que personne, de l’aveu du ministre, ne s’est encore «ré.valu de ce privilège illusoire et fort coûteux.M.Boyie n ajouté que ecs restrictions ne s'appliquent qu’aux étrangers et ne concernent nullement les Canadiens-français dont les droits af fmne-1-il.sont spéeiftqueeinnt reconnus et largement couverts par le premier paragraphe.Ici encore, croyons-nous.on se fai» illusion.On confond I cnsoigncmcnl du français avec l’emploi du français comme langue d’enseignement.Tout ce que le premier paragraphe de cet article autorise, je^e répète, c’est un “cours primaire en français”.Même en supposant que ceci comporte l’enseignement eu français de toutes les matières, dans les classes de début, il n’y a rien de plus; et un interprète étroit pourrait fort bien n’y voir qu’un “cours primaire de langue française.” Pour obtenir l'usage du français dans toutes les classes, les Canadiens-français seraient réduits aux prescriptions des deux derniers paragraphes.Or, l’expérience a démontré, dans tous les pays bilingues, que le plus sûr moyen de conserver la langue maternelle c’est, plus encore que l'enseignement didactique de cette langue, son emploi général ou prin cipal dans l’enseignement de toutes les matières, depuis le cours primaire jusqu'à la fin des études universitaires.C’est le principe essentiel du bilinguisme, accepté et pratiqué dans tous les pays civilisés où deux races distinctes vivent côte à côte.Ce système, que la Législature de ^Alberta a cru bon de condamner à l’unanimité, le Congrès pédagogique de l’Empire britannique, réuni à Londres en 1911, en a proclamé l’excellence.Il est aujourd’hui en pleine vigueur en Irlande et au pays de Galles.Par contre, ce que les assimilateurs prussiens, russes et ontariens pourchassent, c’est moins l’enseignement de la langue maternelle — et particulièrement du français, généralement enseigné dans tous les pays d’Europe, la Grande-Bretagne excepté — que l’emploi usuel de cette langue dans l’enseignement.Il en résulte que les enfants de la minorité étudient leur langue comme un idiome étranger et se servent d’une langue qui ne leur est pas familière pour s’assimiler toutes les autres connaissances humaines.C’est ce système arriéré et anti-national que la Législature d’Alberta a préconisé en votant la motion Michener.Dieu veuille que.les Canadiens-français et les autres habitants non anglophones de cette province n’aient pas à s’en repentir, tôt ou tard.* * * Qu’on ne voit pas, dans ces observations, une attaque contre le régime scolaire actuellement en vigueur dans l’Alberta ni un doute sur le bon vouloir des ministres actuels de ccttc province.Je ne parle que des conséquences possibles du voeu que sa Législature vient d’adopter.M.Lessard, évidemment éclairé par le sentiment d’inquiétude qui s’est manifesté, et plus libre de sesmouvemenls que M.Gariépy, a compris qu’il avait fait fausse route.Il a voulu s’expliquer devant la Législature.Une objection de procédure lui a fermé la bouche.Nous reproduisons aujourd’hui le texte de la déclaration, fort bien faite, qu’il voulait lire et que le Courrier de l’Ouest a publiée le 15 avril.Nous n’avons pas à apprécier le mérite personnel des deux représentants de la minorité française, ni à scruter les motifs de leur attitude.Nous prenons les faits et les paroles tels qu’ils se présentent.M.Lessard aborde le problème vital de la situation de tous les groupes ethniques non anglais, dans l’Ouest.Il établit nettement la distinction à faire entre les Canadiens-français, pionniers du pays, el les étrangers.Il définit en quelques mots la base des droits primordiaux de ses compatriotes; puis il réclame du gouvernement une étude plus sympathique “de la mentalité et des habitudes” des colons étrangers, venus à notre invitation pour coloniser les provinces de l’Ouest.” Il met le gouvernement en garde contre les méthodes coercitives pratiquées par les Prussiens en Pologne et en Alsace-Lorraine, il aurait pu ajouter “et par les champions du loyalisme britannique, dans l’Ontario.” M.Lessard a touché là à la question la plus importante de l’Ouest canadien.* % * Il y a quelque temps, le Star dénonçait la propagande pro-germa-nique qui se poursuit dans l’Ouest.Il citait quelques paragraphes d’un manifeste lancé par M.Arnold von Hammerstein.J’ai eu la curiosité de me faire envoyer ce manifeste et ceux des écrits de son auteur qui ont été traduits en anglais.,1 y ai trouvé une dénonciation énergique de 1 impérialisme, de la participation du Canada dans tous les conflits de 1 Europe; mais rien qui ait le caractère séditieux qu’on a prétendu y voir.La note dominante de ces expressions d’opinion, c’est que les Canadiens d’origine étrangère veulent bien servir le Canada et porter ses charges; mais à la condition d’être traités comme des citoyens canadiens et non comme des parias ou des ennemis, parce que l’Angleterre juge à propos ou se voit forcée de faire la guerre à leurs patries d’origine, pour une cause absolument étrangère au Canada.Us font valoir avec raison que si les Canadiens d’origine allemande ou autrichienne doivent être traités en ennemis aujourd’hui, parce que 1 Angleterre est en guerre avec l’Allemagne et l’Autriche, ce sera peut-etre, demain, le tour des Canadiens nés en France, en Russie en Italie ou en Grèce.Ils demandent au gouvernement canadien d’accorder autant d’attention aux problèmes intérieurs du Canada qu’aux affaires de l’Europe et de dépenser autant d’argent pour le bien du pavs que pour la guerre en Europe.Ils affirment qu’ils n’entendent nullement répudier les obligations reçues que le Canada peut avoir envers l’Anglelerre.mais qu’ils veulent s associer principalement à tout ce qui peut développer “un idéal canadien accessible aux Canadiens d’origine française, anglaise allemande ou autres.’ Ils prennent comme mol de ralliement, la vieille devise Canada First, si fort en honneur dans l’Ontario, il y a quarante ans.Encore une fois, je ne sais ce que contient la partie non traduite de cette littérature de ’propagande allemande”.Ce que j’en ai vu h montre avant tout canadienne.Les gouvernants de l’Ouest auraient tort de combattre de front ce mouvement intéressant.L’un des ministres du gouvernement de la Saskatchewan me rncon- mé'dnnfni0r"’i*B La éoart J [AJlAUBtNCt, MONTMAL f'’'f> C* Journal i-Vlncrnt, est tmnrt ptB POPt’LAmK m rpRDoniinmiitil llmitéei.J.N.Chevrier, gérant-général.â e VOL.VI.— No 102 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 3 MAI 1915 O LES CANADIENS LES PERTES SONTJDE 6000 SUR CE NOMBRE 800 ONT ETE TUES ; LES AUTRES SONT BLESSES ET PRISONNIERS.— LA DERNIERE LISTE CONTIENT 400 NOMS.— DES MONTREALAIS.L’ACTION MARITIME Oüawa, 3.— Les nouvelles listes des pertes publiées samedi après-m'i-dî et hier, et contenant les noms de plus de 300 officiers, sous-officiers, et soldats tués,blessés ou disparus ont fort accru le chiffre des pertes subies par les Canadiens dans !e terrible combat d’Ypres.On pense maintenant que les pertes éprouvés durant l’engagement de 4 jours, s’élèveront à pas moins de 6,000 hommes.On sera éclairé là-dessus ces jours procha'ins.Le département de la milice n’a pas reçu d'autres nouvelles touchant le sort des 13ème et 14ème bafàil-lons de Montréal qui auraient été laissés en arrière quand la 3ème brigade opéra sa retraite de Saint-Juiien, .suivant l’interprétation que l’on donne au récit du “témoin oculaire” canadien.Cela donnerait l'impression que tous les hommes de ces 2 bataillons auraient été tués, blessés ou capturés, mais on fait remarquer que le rapport du “témoin oculaire” dit que des “détachements des 13ème et 14ème bataillons ont été abandonnés en arrière”.Cela peut vouloir dire que seulement des détachements de ces bataillons ont éprouvé ce sort, tandis que les autres se sont échappés.La plupart des noms figuraient dans les listes d’hier sont ceux d’hommes dies bataillons de Toronto, de l’ouest de l’Ontario, de Winnipeg, de Vancouver et de Victoria.La plupart des noms d’officiers que renferment ces listes avaient déjà été signalés sur les listes privées des pelles des officiers que le général Sam Hughes reçoit tous les soirs.Cependant, parmi les nouveaux noms on remarque celui du lieutenant Leslie Bell, des “Royal Grenardiers” de Toronto, fils de M.Andrew Bell de Montréal.Le nombre des hommes tués est encore heureusement petit, si on le met en regard de celui des blessés, mais on commence à recevoir les noms de plusieurs soldats que les gaz délétères ont rendus malades.LES PERTES MONTREALAISES.Ottawa, 3.— Des dernières listes de pertes nous extrayons les noms des Montréalais suivants Tué au feu, le lieutenant Andrew Leslie Bell, 301, rue S.-Jacques.10e batn.Blessé : le capitaine Goult Mc-Combe, 14e batn., 304 rue Prince-Arthur.Soldats blessés : James Wallace, 13e batn., 210 ave Rielle, Verdun; 14e batn., caporal Volney G.Rix-ford, 745 rue Université ; Emile Bourgault, 183 rue Golt, Verdun ; Herbert G.Cooke, 103 ave Vendôme ; Clarence C.McCully, 82 rue .Mann ; trompette Robert L.McLaughlin, 257 rue Ontario Ouest ; le sapeur Frank McGuinness ; Gilbert Larin, 13e batn., 392 rue Hibernia, Montréal.On relève aussi sur cette ynombreuse liste un nom à consonnance canadienne-française : Henri Lé-tourneau, blessé, 4e batn., Winnipeg.QUEBECOIS TUE AUX DARDANELLES Québec, 3.— Le colonel Herbert Carrington Smith, originaire de Québec ei colonel d’un régiment de Hamsbires envoyé aux Dardanelles, a été tué au feu.Le colonel Smith était gradué du collège de Lennox-ville et du collège militaire de Kingston.Il était le fils de Mme R.H.Smith et le frère de MM.R.A Smith, A.Ç.Smith, C.C.Smith et de lady Price.Il a rempli une brillante carrière militaire et avait été blessé à la guerre sud-africaine.M.L’ABBE O’LEARY RETOURNE AU FRONT Québec, 3.— M.l’abbé O’Leary, aumônier du premier contingent canadien, que la maladie avait obligé de revenir au pays, est reparti, samedi, de Québec, pour retourner au front.M.O’Leary est accompagné d’une groupe de douze infirmières avec lesquelles il s’embarquera à Halifax.Parmi ces infirmières.«inq sont de Québec: Miles A.Savard, directrice du groupe Carter, Byrne, Ford et MacKav.Les autres sont Mlles Bradley, Carter Leavitt, Graham, Harris èt Ross, de Montréal, et Mlle Ellis, de Vancouver.LUTTE ENTRE TORPILLEURS LES ANGLAIS DONNENT LA CHASSE A DEUX TORPILEURS ALEMANDS QUI AVAIENT COULE UN NAVIRE ANGLAIS, ET LES COULENT A LEUR TOUR.PRECIS DES DÉPÊCHES DE LA NUI! PAS D’ALUN FRANCE ET BELGIQUE DUNKERQUE SOUS LE FEU Du Nord de la France, 3.— Dun-kenmr continue d’etre l’objectif de I art Ilene lourde ennemie.On a établi que dans le premier bombardement un canon à longue portée, probablement de fabrication autrichienne, a tiré de temps à autre* le long de la ligne de la côte, au-dessus de Nieuport.Plus lard, il est tombe d autres énormes obus dans Dunkerque, venant de directions différentes, mais tirés par des canons placés à peu près à la même distance.Deux pièces d’artillerie expédiaient vraisemblablement ces projectiles, l’une située près de Dix-mude, au milieu des ruines où les Allemands ont été installés pendant tout l’hiver.On peut lire sur deux obus qui iy n’ont pas explosé l’inscrinllnn indiquant leur provenance.L’un est un pcll! obus allemand de 12 pouces, rsl marqué: “Krupp, Berlin", et l’autre, un monstre d’à peu près 17 pouces, qui arrive à la poitrine d’un homme de taille ordinaire quand on le met debout, porte l’ins-cription: "Armes et munitions im-'\j péri aies, Autriche.’’ Londres, 3.— Le correspondant du "Daily Mail’’ annonce qu’il lien! de bonne source que 12.000 Aile- Londres, 3.— L’Amirauté fait le communiqué suivant:— “Une ïiéiie d’événements d’importance secondaire ont eu lieu dans le voisinage des bateaux-phares de North Hinder et de Galloper samedi.“Au cours de l’avant-midi, le “destroyer” “Recruit” a été coulé par un sous-marin; quatre officiers et 21 hommes d’équipage ont été secourus par le "Daisy”.“A 3 hrs p.m., le “Columbia” a été attaqué par deux torpilleurs allemands qui ont commencé l’action avant de montrer leurs couleurs; le “Columbia” a été coulé et un seul membre de l’équipage a pu être sauvé., "Une escadrille de contre-torpilleurs anglais, comprenant le “Lafo-rey”, le “Léonidas”, le “Lawford” et le “Lark” ont donné la chasse aux vaisseaux allemands et réussirent après une courte poursuite, à les couler tous les deux au bout d’une heure de combat.Les contre-torpilleurs anglais n’ont subi aucune perte.“Deux officiers allemands et 44 hommes d’équipage ont été faits prisonniers.Le torpilleur “Recruit” était en patrouille samedi matin lorsqu’il fut coulé par le sous-marin.Le chalutier “Daisy” courut à son secours et réussit à sauver trente hommes sur l’équipage de soixante-cinq.Le sous-marin allemand aurait lancé une torpille sur le “Daisy qui, pour échapper à son ennemi dut fuir et abandonner un de ses bateaux de sauvetage, ^’équipage du sous-marin tira plusieurs coups de canon sur le “Daisy” et quatre marins furent blessés.Des torpilleurs anglais aperçurent tout à coup au loin les deux torpilleurs allemands qui venaient de couler le chalutier “Columbia”; ils les attaquèrent à longue portée dans le voisinage de North Hinder.Les ba-îeaux allemands s’empressèrent de fuir, mais les Anglais les pourchassèrent et peu de temps après les coulèrent.Quelques marins allemands furent sauvés et amenés à terre hier.NAVIRE RESERVOIR COULE Londres, 3.— Le vaiseau-réser-voir anglas “Gulflight” battant pavillon américain, a été torpillé à midi samedi, au large des iles Scilly, suivant une dépêche qu’a reçue l’agence du Central News.Le capitaine, dans la même dépêche, aurait succombé à une syncope par suite du choc reçu: deux marins qui avaient sauté par dessus bord, se sont noyés.Les autres membres de l’équipage ont été recuillis par un vaiseau de patrouille; et on a opéré leur débarquement.Le “Gulflight” a été remarqué jusqu’à Crow Sound.C’était un vaiseau en acier, construit à Camden, New-Jersey, en 1914 et il jaugeait 3,200 tonnes.Il était 'a propriété de la “Gulf Refining Co.” Le 'Gulflight'’ était parti de Port Arthur.Texas, le 10 avril à destination de Rouen, France.PAQUEBOT FRANÇAIS TORPILLE Londres, 3.— Le paquebot fran-çaiis “Europe”, parti de Barry à destination de St-Nazaire, avec une cargaison de charbon, a été torpillé par un sous-marin allemand, samedi matin, près de Bishops Rock, et détruit.L’équipage a été sauvé.ENCORE UN AUTRE Londres, 3.— Le paquebot anglais “Fulgent”, a été coulé par un sous-marin allemand, au nord-ouest ne Skellig Rocks dans la nuit de samedi.Une embarcation contenant 9 survivants et le corps du capitaine qui avait été tué lors de l’explosion, a été secouru par l’équipage d'un ca-botier.Il fut impossible aux seuve-teurs de découvrir la seconde rha-| loupe, dans laquelle le reste de l’équipage du Fulgent avait cherché refuge.L'EQUIPAGE DE L’ “EDALE” RECUEILLI Scilly Islands, 3.— Les 24 hommes d’équipage du paquebot anglais "Edale" qui fut coulé au large d’ici par un sous-marin allemand, samedi dernier, ont été débarqués sur nos rives, du vaiseau de patrouille pii les acait recueillis.Ils racontent que 1' “Edale” a été torpillé sans avis.LES NEUTRES —Le parlement grec a été dissous samedi et les élections générales auront Heu le 1er juin.La presse grecque est irritée contre les Alliés vu le refus des compensations à la Grèce pour son intervention et la pression des Alliés à l’egard de la Bulgarie pour la ranger de leur côté.—Le baron Sonnino, ministre des Affaires Etrangères italien et le prince Chika, le ministre roumain, ont eu une conférence à Rome qui semble indiquer une entente entre l’Italie ei la Roumanie.—Tous les ministres ont rencontré le roi d’Italie hier pour causer de la situation internationale.Le baron Sonnino est allé ensuite converser durant 45 minutes avec l'ambassadeur allemand le prince von Bueiow.—Les négociations austro-italiennes se continuent sans aucune chance de succès, semble-t-il.—Le colonel Miami, avec une colonne de troupes mixtes italiennes a attaqué des rebelles au sud de Syria, en Tripolitaine, le 29 avril.Ses irréguliers ont passé aux rebelles.Il a pu s’en tirer avec de lourdes pertes.—Le vapeur grec “Fotis”, parti de Galveston pour Rotterdam est arrivé à Ba Blyth avec un équipage de marins anglais.Le navire a été saisi pour transport de contrebande de guerre.ALLEMAGNE-AUTRICHE Le gouvernement allemand a supprimé le magazine “Internationale” à cause de la publication d’un article favorable à la paix.—Un aéroplane allemand a tenté de survoler Douvres, samedi.Un biplan anglais l’a poursuivi.—Une dépêche d’Udine, Italie, fait rapport d’opérations militaires très actives sur le côté autrichien de la frontière.—Le comte Tisza, premier ministre hongrois, est arrivé à Vienne de Budapest, samedi.Il a été reçu par l’empereur François Joseph.Le but de cette entrevue est demeuré secret.—Le “Hamburger Fremdemblatt” dit que le peuple allemand peut manger maintenant du pain de blé tant qu’il en voudra.Ce journal déclare que la provision de blé est suffisante pour jusqu’à la prochaine récolte.Ce qui manque surtout en Allemagne c’est le seigle.—Le War Office, de Berlin a publié un bulletin officiel hier soir.Ce bulletin rapporte des succès allemands sur toute la ligne, dans les Flandres, dans l’Argonne, de même qu’entre la Meuse et la Moselle.Le même bulletin dit aussi que les Allemands n’ont eu que des succès sur le front russe.ÜÏTtSU ANGLETERRE CRI D’ALARME DE JELLICOE L’INTEMPERANCE CHEZ LES OUVRIERS DES CALES-SECHES ET DES FABRIQUES DE MUNITIONS.FAIT NAITRE UNE GRAVE SITUATION POUR LA MARINE.TURQUIE environs mands ont été tués aux d’Ypre*.¦ Les opérations dans ce voisinage se sont changées depuis quelque lemps en une canonnade entre gros canons, des deux côtés.Derrière ce rideau de fumée el de feu on dissimule la concentration des troupes.La canonnade a été incessante depuis vendredi dans le voisinage cl \ près et de Dixmude.Les attaques possibles de Zeebrugge du côté de !a mer inquiè-tenl tellement les Allemands qu’ils font faire tous les jours l exereic-l à leurs troupes en vue d’un débarquement ennemi sur le littoral.Les lutheries de Zeezrugge tireur lous les Jours cinq rondes d’exercice sur cibles mobiles.Les rouleaux à vapeur viennent d’arriver a Bruges pour réparer les roules qui ont été défoncées par le passage de lourdes pièces d’artillerie.La semaine dernière, vingl mille hommes de troupes allemandes sont arrivés à Lisseweghc el huit mi le ont été dirigés sur Courtrai.Des milliers de soldais allemands blessés continuent à être dirigés sur Bruges el Roulers.On masse de nouvelles recrues de cavalerie le long de la frontière tF Hollande.A Kcclon et Walervlli- t, les réservistes Wuro mhourgeois se tiennent à dix verges de la frontière.Les Allemands ont commencé à construire une haute muraille surmontée de fils d> fer ba’b’lé au sud de Bfabanl et de t.imbourg, pour empêcher les Belges dï se au ver.—Après deux jours de violents engagements les troupes de débarquement françaises sur le côté asiatique des Dardanelles se sont rem-barquées pour une destination inconnue.C’était une ruse pour permettre aux Anglais d’occuper Sed-dul Bahr sur le côté européen des Dardanelles.—Vingt-six marins anglais ont été tués et 53 blessés au cours du débarquement des Anglais aux Dardanelles, du 25 au 30 avjâj.—'L’arrivée des premières listes de pertes dans les rangs des officiers australiens engagés clans le combat de Gallipoli ont été lourdes.Il y a eu une parade militaire à Sydney suivie d’un enrôlement plus considérable qu'auparavant.—Les grosses pièces du ‘ Queen Elizabeth" ont complètement détruit le village des Dardanelles et beaucoup de tranchées turques ; les forts du détroit ont été endommagés mais l’abondance des mines nuit aux opérations de la flotte.La prise de Caba Tcpeh permettra aux aidés de faire taire les batteries mobiles des Turcs.—Les troupes alliées ont opéré un heureux débarquement à Gheyikli, à J4 milles au sud de Kum Kalè, sur la côte asiatique.- La flotte a bombardé Nagara, mais les forts n’ont pas répondu.Les Turcs ne peuvent passer sur la côte asiatique vu le feu indirect des alliés.Les troupes tunnies sont concentrées autour de Maidos.—Le communiqué turc prétend (tue les ali;és ont été repoussés de Caba Tench, samedi, et one le feu de l’artillerie turque rend la position des alliés intenable.Des munitions et du matériel en grande quantité auraient été pris par les Turcs près de Scddul Bahr.ANGLETERRE —La liste des pertes des officiers anglais publiée à la fin de la semaine dernière, prouve abondamment le caractère furieux des récents combats livrés dans les Frandres.Elle contient les noms de 18 hommes tués, de 4 qui sont morts de leurs blessures, et de 141 b esses, la plupart du régiment d’infanterie de Durham, des Carabiniers de Northumberland et du régiment de Manchester —Le paquebot norvégien "Va-l'il l ’ a recueilli deux officiers d'un des torpilleurs allemands coulés dans la mer du Nord.—Suivant le "Daily News”.M.L’oyd George présentera en Chain-bre ses mesures budgétaires, mardi, hllos seront basées sur la prévision du prolongement de la guerre pendant encore un an, au moins jusqu'au 31 mars 191(1, 11 appert d'après un communiqué officiel que la cavalerie du général McKenzie, qui reçut l'ordre de couper 1rs communications des Allemands, après l'évacuation île Keetmansbof, a fait subir à ces derniers une sérieuse défaite dans les environs de Gibcon.—Le vire-amiral Jellieoe.dans une leltre à l'amirauté, a déclaré pue la situation ouvrière le long de la Clyde et de la Tyrc, le met mal a 1 aise.Le chalutier “Barbados" est arrivé ici mal en point, après avoir livre combat à un torpilleur teuton au larftp ntl littoral hclpp, satncrli., —1’* pertes australiennes durant a bflta He livrée dans ia péninsule de Gallipoli, si 1 on fienl compte de la proportion existant entre les of-fieieis tués ei blessés, onl dô être considérable».L’émotion est intense a Melbourne.—Du 25 au 30 avril, 26 marins de la flotte anglaise ont été tués et 53 ont été blessés, dans les Dardanelles.—A la suite d’une conférence tenue à Londres, les mineurs ont définitivement rejeté les propositions des patrons.Il reste à M.Asquith de nommer un arbitre.FRANCE ET BELGIQUE Roy Howard, gérant de la United Press, dit que dans la Belgique les Allemands ont des triples séries de tranchées, munies de fil de fer barbelé, à tous les huit milles, ce qui rend leur expulsion de la Belgique Suasi impossible.Il a vu des petits elges jouer à la balle à cent verges de la ligne de feu.—Ues troupes françaises qui ont débarqué en Asie Mineure, du côté sud dts Dardanelles, se sont reti rées après une bataille opiniâtre qui a duré 2 jours.—A l’ambassade française à Londres, on a annoncé hier que M.Ri-bot, le ministre des Finances de France, est retourné à Paris, après avoir conféré trois jours à Londres avec M.Lloyd George, le chancelier de l’échiquier.Un énorme ballon Sphérique, sans nacelle, est tombé dans le voisinage de la gare do Giverny.Il était maculé de sang et criblé de balles.—On évalue d’une façon non officielle les pertes totales subies par les casques à pointe durant la récente bataille d’Ypres à 40,000 hommes.La halle aux draps est complètement détruite, et la cathédrale de Saint-Martin s’est effondrée.—Un Américain qui vient d'arriver de New-York, a confié à un corespondant que les récits des atrocités allemandes ne soulèvent pas tant l’indignation du peuple des Etats-Unis que la destruction des édifices historiques.Il blàm.les reporters américains en France qui n’ont pas fait connaître à leurs lecteurs toute l’étendue des crimes perpétrés par les Roches durant les premières semaines de la guerre.—Le “Corriere della Sera”, inspiré par le colonel Winterfeld, ancien attaché militaire à l’ambassade allemande à Paris, ayant écrit que la plupart des déserteurs de 1 armée française étaient des aristocrates, l’indignation est vive parmi ces derniers, et le “Gaulois” donne un démenti.RUSSIE —Les Russes ont gagné vendrrtii les sommets du défilé surplombant le chemin de Stry à Munkacz.L a mée de l’archiduc Ferdinand défaite à Stanislaus il y a deux mois a etc amené sous le défilé de Dukla pour protéger la retraite des Autrichiens des Beskids.—Les Autrichiens ont été rejeFs de Gorliec, mais ils ont beaucoup d’artillerie là et le long de la Nlda pour protéger Cracovie.—Il y a eu des duel d’artillerie de dans la région de Ilawale, portail de la Pologne ocidcntale.Dans cette plaine les Allemands résistent à (a poussée russe vers l’occident.—Qans le conflit entre von Hin-denberg et le général Alexeyeff dans le nord, les R ifs ses ont jusqu'ici l'avantage.Vendredi ils ont rejeté l’ennemi sur ses dernières tranchées on bas des lacs Mazuriens.Un feu croisé russe a infligé de lourdes pertes aux Allemands.BULLETINS OFFICIELS DE LA NUIT PARIS Paris, 3.— (Bulletin officiel d’hier soir)."En Belgique, au nord d’Ypres, les Allemands ont tenté d’opérer une attaque sur notre droite mais ils furent immédiatement repoussés par nos mitrailleuses.“Rien n'est survenu sur le front de l’armée anglaise."A Marcourt, au sud de Chaulnes, une attaque à laquelle ]cs terrains.” Voilà comment s’exprime M I.\V.Brisbin, on homme d’assurance bien 1 connu, établi à l.aeolV.Que., de re-tour de l'expodlioii internationale ! Pnnania-Pacifique.M.Brisbin a ad-I miré non seulement -es produits ca-: midi mis.mais aussi le service cana-! die» de chemin de fer.Dans une let-ire au Grand Tronc, il dit: "Après un voyag'* à l’Exposition de Panama, nu cours duquel nous avons dô nnsscr Mir huit différentes voies ferrées, je désire vous exprimer noir 1 appréciation de l'excellent service de voir- train, 1 Internalional Limited.D'ici à Chicago cl rclour, nous avons voyagé dans un riche et confortable wagon Pullman observatoire; le service du wagon-buffet est aussi tout ce que l'oU peut désirer, avec un personnel rourtph; 't prévenant.Le service du G.T.R.’’’est pas surpassé sur ce continent." rèc.Le NATIONALISTE est lu meilleur des Journaux du dimanche, à Montréal.Le lises-vous; ‘ h LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 3 MAI 1915 VOL.VL — No 102 QUESTION FAITS-MONTREAL POUR LES ONTARIENS BILINGUE AUTRICHIEN mimL FUSILLE .Vous détachons du Courrier de j l'Ouest, d'Edmonton, Alberta.(15 j avril 1915), une déclai-ation intéressante de M.P.-E.LESSARD, député à la Législature de l'Alberta, expliquant son vote sur la résolution Michencr: L’ARGUMENT EFFICACE ON DENONCE LA GUERRE L> RESERVISTE ENNEMI QUE | AUClj\ ARGUMENT NE COMPTE-L’ON DIRIGEAIT DANS UN Nous donnons ci-dessous le texte do la déclaration de Thon.P.Ed.Lessard, relative à la résolution Mirhener condamnant Renseignement bilingue en Alberta.L’hon.M.Lessard essaya vainement de lire cette déclaration en Chambre.Il fut interrompu à plu-| siturs reprises par l’orateur : “ Une résolution concernant laj question bilingue a été proposée Tautre jour par le chef de l’Opposition et votée unanimement par eeile Chambre.Il semble maintenant que cette résolution a été mal interprétée par une partie considérable de la population ri’Alberia.Un bon nombre de nos concitoyens d’origine étrangère sont venus me trouver pour m’exprimer leurs craintes que le gouvernement actuel, ou qml-qu’autre gouvernement, ne se propose de contraindre ces Canadiens de fraîche >».de à employer exclusivement la langue anglaise.Je ne considère pas que tel soit le but de la résolution ; à aucun moment que ce soit je n’appuierais un gouvernement qui entreprendrait d'empêcher nos concitoyens d’origine russe, allemande, polonaise ou Scandinave, de parler leur langue maternelle.C’est le devoir de nos gouvernements de donner à ces gens toute facilité possible d’étudier et d’apprendre la langue anglaise, et nous pouvons le faire par le moyen de nos écoles.Mais nous devons le faire avec la plus grande prudence.Ce serait une erreur fatale d’adopter à ce sujet une politique que nos concitoyens d’origine étrangère pourraient regarder comme un régime de tyrannie.Nous connaissons tous l’échec remporté par les méthodes allemandes de coercition en Alsac *-Lorraine et en folcgne.11 ne sera CAMP DE CONCENTRATION EST TUE D’UN COUP DE FUSIL POUR AVOIR TENTE DE FUIR.RA AUTANT QUE LE FAIT ACCOMPLI” POUR FAIRE ACCEPTER LE BILINGUISME EN ONTARIO.LA SUITE D’UNE DISCUSSION, RUE ESPLANADE, UN ITALIEN EST GRIEVEMENT BLESSE A L’ABDOMEN PAR UN DE SES COMPATRIOTES.Un réserviste autrichien a été tué d’un coup de fusil par un soldat à la gare Windsor, hier soir, au moment où il tentait de s’échapper d’un groupe de prisonniers de guerre que l’on s’apprêtait à conduire sur le camp de concentration de Spirit Lake.Vers neuf heures hier soir arrivaient à la gare Windsor, sous bonne garde, lût) Autrichiens venus des bureaux d’émigration de la rue S.-Antoine.Jan BauzeK, âgé de 48 ans, ï’un des prisonniers s'élança a un moment donné des rangs et se mit à courir sur la rue Osborne.Une pas sage de suivre, ici, l’exemple des Allemands.Nous ne devons pas jubiler que les immigrants européens, venus à notre invitation pour coloniser les provinces de l’Ouest, se son révélés de bons producteurs et de bons citoyens.Par ce qui précède, je n’entends naturellement pas faire allusion à mes propres compatriotes venus de la province de Québec.Nous nous sommes établis, dans ce pays, longtemps avant nos concitoyens de quelque nationalité qu'ils soient ; nos ancêtres ont etc les premiers à pénétrer non seulement en Nouvellc-l’iosse, au Nouveau-Brunswick •t des gardes s’élança alors à sa poursuite et lui cria par trois fois de s’arrêter après quoi le soldat épaula son fusil et se rangeant pour éviter la foule il abattit 1 Autrichien dune balle dans le dos à 30 verges de distance.Les militaires ramassèrent le malheureux et mandèrent l’ambulance, mais Bauzek mourut une demi-heure après.Son corps est a l’hôpital Général où il demeurera jusqu’à l’enquête militaire.On ne connaît pas de parents au malheureux.Il avait reçu avec, les autres avant son départ l’avertissement dans sa langue de ne pas tenter de s’enfuir sous menace d’un coup de fusil.Il appert qu'il comprenait l’anglais aussi.Tous les autres détenus prirent le convoi sans incident.Le major-général Hughes, ministre de la Milice, a été témoin de cette tentative d’évasion ainsi que le colonel K.W.Wilson.O.G."Vous avez fait votre devoir”, dit le général à la sentinelle.PLUSIEURS ORATEURS SOCIALISTES S’ELEVENT SAMEDI SOIR CONTRE LE CONFLIT EUROPEEN QUI, DISENT-ILS, A ETE ALLUME PAR LES GRANDS CAPITALISTES.La campagne de revendication pour le libre usage de la langue française dans les écoles bilingues de l’Ontario se continue partout au pays, surtout dans le Québec, ainsi que la souscription organisée par l’A.C.J.C.Et il est de première nécessiié que ce mouvement de fierté- nationale persévère en durée et s’accroisse si l’on veut atteindre le but visé: le J respect du français.En effet, quand même les Franco-Ontariens auraient pour eux tous les textes de loi, — qui malheureusement font trop défaut — l'emploi et le respect de la langue française dans l’Ontario n’y auraient pas la vie dure sans ce grand argument de l’Anglo-Saxon: ‘‘le fait accompli.” La pratique vaut mieux que la théorie, pour nos concitoyens anglais et le fait existant vaut mieux que le vide du texte de loi.L’argument le-plus probant en faveur du droit de cité du français là-bas — en l’absence de.clauses légales indiscutables — serait de faire prendre au mouvement bilingue une telle envergure et de lu'i assurer un tel caractère de permanence que l’An-glo-ontarien y voit un obstacle infranchissable : “au Tact.” Il s'est trouvjé samedi dernier une oenlaine de socialistes pour parader dans nos rues sous une pluie battante.A l'heure dite, les manifestants quittèrent leurs quartiers-généraux, rue Prince-Arthur, pour leur parade annuelle.Ge groupe, représentant une douzaine de nationalités différentes, descendit le long du boulevard Saint-Laurent, puis par la rue Sainte-Catherine jusqu’à Saint-Denis et enfin au Champ de Mars.La fanfare Power précédait le cortège et presque chaque manifestant portait une bannière ou une inscrip-iion.Les inscriptions les plus fréquentes étaient celles-ci: “Abolissons le Capitalisme, la Misère et le Désespoir"; “Nous nous battons pour du pain et de la liberté”; “Tu ne tueras point”; “$100,000,000 pour la guerre, rien pour les Sans-Travail”; “Il faut combattre pour la Liberté”; “Droits égaux pour tous”.La plus remarquée et la plus nouvelle des inscriptions était bién celle-ci; “Le suffrage féminin”.Bon nombre de femmes, l'air miséreux, suivaient le défilé.Une bande gamins s’étalent groupés autour de la bannière: “Jeunes Socialistes”.Au Champ de Mars, le groupe se j fra ’ dans le Québec, mais ce furent eux DRAME RUE ESPLANADE.Hier matin, vers 8 heures 30, ave nue Esplanade, un drame s’est dé- accomplished i fractionna par nationalités et une de-! mi-douzaine d’orateurs adressèrent Les vieilles lois pâlissent devant la j ^ P?/nole, tei“p#: MM.Saint- réalité aetnMle Martin et Marsolais.en Lrançals; Mi- rcai.tc actuelle.Bu]ay George Figg) w.u.Cot- Que le français se maintiennent tellement chez la population gallo-phone de l'Ontario que nos amis de langue anglaise le côtoient continuellement et s’y accoutument, et la permanence de son emploi y est as surée Il n'y a qu’à continuer lance actuelle à toutes sures administratives à du une français, defensive la résistes me-lendroit a des emousser par chae ton, en Anglais; Max.Blackman, J.Schubert, E.Babkin et autres en Yiddish: A.Sokairk en Russe; A.Nedah el A.Amuversky en Ukra-nien; M.Morganiti en Polonais et F.Ferrari en Italien.L'explication des théories et des principes fondamentaux socialistes, fournit aux orateurs l’occasion de dénoncer la guerre en général, et le conflil entre l'Allemagne et les Alliés Joseph et Donato et aussi qui, les premiers, colonisèrent les Territoires du Nord-Ouest.Nous n’avons besoin d'aucun privilège dans ce pays, qui est notre seule pairie : nous y avons des droits naturels et légaux que nous maintiendrons inlassablement.La question de l’enseignement dans cette province est une question diflieilp et complexe, par suite de ta variété de scs aspects cl des classes différentes de gens dont nous avons à nous occuper.La même problème se retrouve aux Etals-Unis, où il préoccupe les éducateurs les plus éminents et confronte constamment les nommes d’Etat.Je pourrais attirer ici l'attention du ministre de l'éducation do cette province sur l’opportunité qu’il v aurait d’avoir dans son département des fonctionnaires compétents d'extraction étrangère qui comprendraient la mentalité cl 1rs habitudes des différentes classes de notre population.Ceci faciliterait la tâche du département et créerait une source d'informations utiles dont nous avons le plus grand besoin et qui nous fait totalement défaut à l'heure actuelle.Les fonctionnaires de ce département sont do bons employés, mais ils sont forcément incapables de comprendre la mentalité spéciale de nos compatriotes d’origine étrangère ; ils connaissent la lettre de p.c- et 50 p.c.sur certaines draperies Celles offertes à 30% de réduction sont des restes de pièces, de 2 à 5 verges de long, des meilleurs velours Irançais, avec ou sans envers - en brun, vert, bleu, or.rose, nouveau vert, fauve, etc., pour portières et coussins, tous de 50 pouces de large, marqués de 1.75 à 4.00 la verge.A écouler a 50% d« réduction.Les draperies à 33 1-3% de réduction sont des pieces que nous avons réunies pour prendre des commandes de Iranges.portières de velours et rideaux de cretonne.Quelques-unes peuvent répondre exactement à votre besoin ei vous feriez tout aussi bien d’économiser l'escompte de .t» 1-3%.Autres offres spéciales 150 verges de cretonnes anglaises et françaises de première qualité, discontinuoes parce que nous ne pouvons répéter les dessins.Tissus 'très jolis et d'apparence 1res fraîche.50 pouces de large.Réduites de 1.85 à 1.98 à, la verge.1.25 Etamine Rosemuir, la dernière nouveauté pour rideaux.Nous l'avons reçue la veille meme où nous écrivons celte annonce.Remarquez l'effet du bord outre le superbe point d'ourlet et l’effet de centre uni faisant contraste avec la jolie bordure fleurie.Achetez-en pour votre living-room, votre salle à manger, vos chambres à coucher ; 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Pour terminer, l'orateur définit la tangence donnée à la guerre par les grands hommes d'Angleterre.el pur lotis les gouvernements des pays alliés.“La guerre actuelle est une guerre contre la guerre.C’est même une guerre contre la paix armée.Les Canadiens qui combattent pour In cause de l’Empire britannique, les soldais dos Indes, de l'Australie et de l'Afrique le comprennent ainsi, l.cs paroles de M.Asquith ont été entendues.” Le discours de M.Lemieux fui j vivement applaudi et des acclamations enthousiastes en marquèrent i la fin.Ees toasts furent proposés j par MM.Jacobs el Jos.Archambault et le Club de Réforme ferma ses (portes pour les soirées politiques de 1911-1913.RENVOYE AU BAGNE POUR 5 ANS J.C LA COLONIE DES GREVES l n malheureux forçat qui, condamné à 7 ans de pénitencier, avait été remis en liberté après 2 ans de réclusion, grâce à sa bonne conduite.est retourné samedi à S.-Vincent de Paul pour \ purger les cinq années remises sous condition, ayant été trouvé dans un état d’ébriété avancé.Quand i! eut cuvé son vin et qu'on lui dit le sort qui l'attendait, il étouffa en sanglots.Cesl un nommé Henri C.; il avait été trouvé coupable de meurtre sur un Chinois et avait été condamne, comme nous l’avons dit, à 7 ans de détention.Après un séjour de Vingt-quatre mois, ayant par ses ( bonnes dispositions montré qu’il ¦voulait raehejer son crime, il fut libère conditionnellement, puis vint fidèlement, comme le veut la loi, faire acte de présence auprès des autorités tous les mois.11 v a près d'un an, on ne le revit plus.Dn le croyait à jamais disparu quand, vendredi, un garde du pénitencier sc buta sur un individu ivre morl.Il le releva el à son étonnement reconnut l’ancien pensionnai-I! l’amena au poste ri fit rapport aux autorités qui, immédiatement, ordonnèrent sa réincareèration au bagne où il devra maintenant purge les cinq autres années de sa peine.Il y aura jeudi soir, au Monument National, uti" grande séance au profit de u livre (L* la colonie de va-cane's des Grèves On feu bien d ' rés 'rver celte soirée pour être 11-br ' d'v assist’r.Nous donnerons d-'iuain des détail sUPUlt meillnil’S.SOCIETE D’UNE MESSE Arrhes relie d" Montréal 1 mai M.l'abbé Romulus Comtois, cure de SninlsLiguori.diocèse de JorM c.décédé hier, élail membre d !n Société d'une Mess".\dé-bifd Harbour, plrètre, chancelier. VOL.VI.— No 102 LE DEVOIR, MONTREAL.LUNDI 3 MAI 1915 bO LE DEVOIR DES CANADIENNES-FRANÇAISES A l’occasion de la fête annuelle de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiéte, M.Armand Lavergne, en une émouvante conférence, définit le role de la Canadienne dans la formation du sentiment patriotique.— Vivant appel à la fierté nationale.UN PLAIDOYER POUR LA LANGUE FRANÇAISE La Fédération Nationale S.-Jean-Baptiste a tenu hier des assises solennelles et dont ses membres auront le droit de garder un souvenir rempli de satisfaction et de fierté.Commencée par une messe à Notre-Dame de Lourdes, à laquelle M.l’abbé Emile Chartier adressa avec éloquence aux dames de cette belle oeuvre des compliments mérités et de sages avis, la journée s’est terminée par une grande manifestation au Monument National.Du programme musical qu’on y a exécuté, que pourrions-nous dire, sinon que l’auditoire a prouvé par la fréquence de ses applaudissements à quel point il savait apprécier le goût parfait qui avait présidé au choix des oeuvres, et le talent avec lequel on a su rendre les plus délicates nuances de la pensée des compositeurs.Toute la soirée, du reste, a donné l’impression d'une aimable réception dans un salon du meilleur monde; on sentait l'auditoire à l’unisson des plus hautes pensées, qu’il s’agit des notes perlées de Cha-minade, du rapport à la fois solide et littéraire présenté avec tant de distinction par Mme Huguenin, ou des judicieuses et fières paroles de M.Armand Lavergne, que nous sommes heureux d’offrir, sans plus tarder à nos lecteurs.M.A.LAVERGNE.Madame la Présidente, Mesdames, Lorsque je reçus votre aimable invitation, sorti depuis quelque temps et pour bien longtemps de l’usine où l’on fabrique (les paroles et où l’on broie les idées, je m’étais remis tranquillement à la pratique du droit,—que je pratique probablement de travers, mais il ne faut pas mécontenter les juges, et je songeais égoïstement à une longue vacance loin des choses de la vie publique.Hélas! si celui qui a bu doit boire encore; celui qui a un jour trempé ses lèvres à la coupe dangereuse de la parole publique peut se résigner au sort qui l’attend: il aura beau prendre de bonnes résolutions, fuir les occasions, fatalement, un jour, au coin d’une route ou d’une salle, il se retrouvera à haranguer ses semblables.En vain il aura tenté de se défendre, protester, prétendre qu’il ne saurait que dire; il lui faudra céder devant cet argument supremo: "nous ne vous demandons pas de dire quelque chose, nous vous demandons de parler.” Aussi n’est-ce pas sans beaucoup d’hésitation que j’ai accepté d’etre le conférencier de ce soir.Parler aux femmes, esprits critiques et âmes subtiles, est un art délicat, c’est souvent même un passe-temps dangereux.Je tremblais donc à la pensée d’affronter un auditoire féminin; car, je vous l’avoue, ça me sort beaucoup de mon cadre ordinaire et je ne vous cacherai pas rembarras que je ressentis.J’aurais refusé: seulement il m’a été impossible de résister à la façon prenante, aux demandes si fi veinent tournés de votre secrétaire.Madame Huguenin, et j’ai eu la faiblesse de lui promettre mon concours.Après l’habileté de Madame Huguenin, l’oeuvre si belle, si véritablement nationale à laquelle vous vous consacrez avec tant d’abnégation et de dévouement méritait bien que je lui apportasse sinon un appui bien puissant, du moins le témoignage loyal d’une admiration sincere, venant d’un, qui dans sa vie n’aura pas accompli de grandes oeuvres, n’aura jamais atteint les hauts sommets des honneurs, mais qui aime ardemment son pays et est profondément reconnaissant envers tous ceux qui cherchent à lui donner de.s garanties plus certaines de bonheur et de paix sociale.LTNFLUENCE FEMIN1 NE.Quoique je ne sois qu’un féministe tempéré je me suis toujours de plus en plus rendu compte de l’action puissante et féconde que la femme exerce ou pourrait exercer davantage sur les destinées d’une nation ou pour le salut d’une race.Un jour, un journaliste anglais, de passage dans mon vieux Québec, me parlait de cette agitation’ qui alors passionnait l’Angleterre et me posait la question suivante: “Après dix années de vie parlementaire que pensez-vous du suffrage des femmes.Etes-vous pour ou contre ce système?” —Cet homme, instruit pourtant, avait encore l’illusion que dix années de vie parlementaire développent l’intelligence et pouvaient éclairer le cerveau.— Je lui dis que j’étais en faveur du vote des femmes, à une condition.C’est qu’on l’enlevât aux hommes.Ma réponse parut l’étonner et il m’en demanda la raison: "C’est, lui dis-je, qu’elles ne peuvent faire pire que nous; et, si nous ne sommes pas là, il y a tant de chances qu’elles fassent mieux!” C’est vous dire, sous une forme un peu paradoxale peut-être, comme je suis convaincu de l’utilité de votre oeuvre et comme j’en souhaite profondément la réussite.On m’a demandé pour mon apport fie vous pailer de la “femme et la patrie.” FEMME ET PATRIE.J’avoue immédiatement mon incompétence: “femme, patrie”, les deux plus grands mots du langage humain; mots souvent synoninies, tellement que pour la mieux définir, pour la rendre plus évidente à nos yeux, on a dit: “La patrie c'est une mère, on l’a appelée: “la mère patrie!” Le sujet est donc bien grand, bien au-dessus des forces de celui qui vous parle.Mais l'humble marin de mon pays ne connaît guère les lois infinies de l’astronomie, il ira pas compté les soleils, mesuré l’immensité de l’univers ou pesé les vastes mondes, cependant il lève les yeux vers l’étoile, il la connait.il l’aime, elle le guide, et, le regard fixé sur sa fière lumière, il conduit sa petite barque au port tutélaire.N'est-ce pas là la situation de celui qui vous parle?et c’est ainsi, le regard tendu vers elle, (pie je vais tâcher de vous dire un peu, oh ! bien peu! (1) quelle est notre patrie; (III comment nous devons mer, et (III) ce que vous devez re pour elle.I LA PATRIE CANADIENNE.I secouer ¦plus à et ses un grand frisson d’orgueil tout mon être et je n'envie la race conquérante sa force possession immenses.“L’emblème de la vieille Angleterre, a dit Veuillot, est le léopard, un animai de proie, fort, mais rusé, qui bondit, mais qui rampe.La France avait le lis.La belle bLan- doiit a paru-indelier II NOBLESSE OBLIGE Quel noble langage et n’est-ce pas là une leçon de la manière dont on doive aimer son pays?Pour nous, nous devons d'abord le faire avec fierté: une fierté superbe devant laquelle nous devons forcer, non à s’abaisser, mais à s'incliner celle des Anglais.Fierté de ce que nous sommes; de ce que nous voulons être; fierté de ce que nous voulons rester.On dit souvent que noblesse oblige: nous, Canadiens-français, nous sommes tenus à plus de dignité de vie, à plus de hauteur de conduite, et c’est sur tous les points que nous devons forcer nos adversaires à reconnaître notre supériorité.Et nous le pouvons! c’est-à-dire vous le pouvez, car c’est entre vos mains que repose vraiment ï'ave-( nir de notre nationalité.Iri sans ; doute, plus que nulle part ailleurs, |on peul se rendre compte de ce jque vous pouvez pour le bien du : pays.A Page, où le cerveau et le j coeur de l’enfant ne sont qu’un mol argile entre vos mains vous imprimez à ce petit être les traits indélébiles qui le feront ce qu’il doit être, ce qu’il sera le reste de sa vie.Ne vous préoccupez pas tant de savoir si votre enfant aura du talent-dans che fleur embaumée, re s’épanouissait sur le eha d oi placé devant 1 arche de Dieu, j— dans notre race c’est presque un ¦spherulaquc suurn et liberum : no-j voeu superflu, — occupez-vous de ble fleur qui croil sans travail et ne lui donner du caractère ramasse point de profits, “lilia non] iaborant ne-que nent.” jyjj CARACTERE Chose étrange, c’est que plus on monte dans la soi-disant échelle sociale.— échelle sociale! escalier île sauvetage ou de service des valets du snobisme, — plus on’ rencontre cette étrange mentalité, laquelle existe probablement pour combler le vide des autres.J’ai étudié souvent ce cas pathologique et je n’ai pu lui trouver que deux causes : l’ignorance ou l’imbéeilité.Ignorance de ce que nous sommes, de notre histoire, de nos grands morts ; ceux-là, instruisons-les ! Quant à ceux qui croient plus “chic” de parler l'anglais, ce sont des imbéciles ; il n'y a pas de remède, plaignons-les ! Ils sont mûrs pour nous laisser et le plus tôt nous serons débarrassés de ces transfuges le mieux ce sera et pour eux el pour nous ; le plus tôt ces fruits pourris se détacheront du grand arbre national, plus vite et mieux il grandira et s’étendront les rameaux pleins d'une sève saine et vigoureuse.L’EXEMPLE FEMININ I ai-fai- hoùs, Canadiens-Canada, tout le a été découvert Notre patrie a français, c’est le Canada.Ce pays par nous, civilisé par nous, défendu par nous, et.quoique notre allégeance dût changer, c’est encore nous qui l’avons conservée à notre nouveau souverain.C’est notre patrie et nous n’en avons pas d’autre.C’est pour ces raisons que je n'ai aucune sympathie pour ces âmes tremblantes el timides, qui, cantonnées dans le Québec, voudraient faire de notre province notre dernier boulevard, une espèce de réserve de peaux-rouges.ou bleues, où là peut-être les vainqueurs nous concéderaient quelques droits; elles croupissent dans le dogme de la minorité; n’osant sortir dans la rue qui est à tout le inonde, elles craignent de dire tout haut, même dans la maison, ce qu’elles pensent parce qu’on pourrait les entendre dans la rue ou même dans la pièce voisine.DROITS EGAUX.On devrait se rappeler pourtant que le Canada est habité par deux grandes races, ayant chacune apporté au domaine national leurs: qualités propres, et leurs défauts aussi, mais chacune nécessaire, chez! elle, et ayant pour la loi de l’histoi j re et la constitution des droits et | des privilèges absolument égaux.Nous avons l’honneur d'apparte-; nir au groupe français.Certes j’ad-J mire et j’aime la fierté anglo-saxonne, ses enseignements de liberté et' l’immense empire que l’Angleterre ; possède ou exerce sur une grande! partie de notre sphère terrestre.! Mais je le dis bien haut, quand iej compare la puissance matérielle britannique à la puissance morale 11 est étrange qu’à l’heure même où ces deux pays sont unis pour le même idéal, el défendent au prix du sang le plus généreux que l’univers ait connu, la même pensée de civilisation, que cette heure soit celle qu’aient choisie nos compatriotes de langue anglaise, spécialement de la province voisine, mais d’un peu partout aussi dans le Canada, pour se ruer sur la plus sublime expression, non seulement de la pensée française, mais du génie humain, la gardienne séculaire de l’idéal en face de la barbarie qui ressuscite; sur la langue que les mères c-nsei-gnenl avec tant d’amour aux petits Canadiens-français.Et pourtant, c’^st là l'avenir, l’existence, la signification même du Canada à nos yeux.LEGITIME FIERTE Certes, qui de nous ne s'est senti ému d’une légitime fierté devant la beauté grandiose de la terre canadienne; qui n’a senti son coeur bailee plus haut encore à la lecture de i’épopée glorieuse, qu-e fut notre histoire; mais que serait tout cela pour nous si nous ne pouvions le traduire par le verbe français?Que serait le Canada pour nous sans la langue des aïeux?Serions-nous dignes d’y vivre?La terre elle-même se détournerait de nos pas.et.comme autrefois pour le premier fratricide, l'oeil implacable de la conscience humaine, nous poursuivrait jusque dans la tombe où nous croirions avoir caché notre honte et notre trahison.“Vac victis”! a dil l’antiquiié.Oui malheur au vaincu qui devient esclave; mais gloire au vaincu qui combat encore et sait mourir pour sa liberté.Les causes qui meurent- sont celles pour lesquelles'on né sait pas mourir.LA POLOGNE MARTYRE Enseignez-lui qu’il y a autre chose que bien manger, se bien et avoir une belle position, hommes qu’il nous faut sont des] hommes pour reconquérir l’estime' des Anglais.Us nous méprisent : ont-ils bien tort de le faire?Nous! les avons convaincus que nous! avions toujours notre prix, argent ou honneurs, ou encore que nous étions soumis et obéissants.Chez nous on serait tenté de croire que s’il se forme un type national, c’est celui du vaincu.On nous crie que nous sommes une minorité.Or je vous dis: une minorité doit être aggressive ou elle ne sera pas.Nous nous plaignons de rencontrer du doute, des inquiétudes, quelques fois des répugnances envers notre cause.Mais pourquoi nous étonner si on nous prend pour ce que nous ne sommes pas?A qui en est la faute?Sommes-nous dans ce pays, notre pays, des égaux en droit, comme nous sommes supérieurs par le talent, la for-malion, la culture et les tradilions?Oui! Alors pourquoi toujours avoir peur, toujours trembler, toujours céder?Ea foi ne sert à rien sans les oeuvres: à quoi servira l’idée fortement implantée dans nos coeurs, — et dont nous sommes les eroyanls passionnés, si dès qu’on l’attaque ou la menace nous sommes prêts, sinon à l’abandonner, du moins à la remiser pour un temps, à la cacher comme un parent pauvre dont on aurait honte devant de riches parvenus.Mesdames, donnez-nous du courage; tous vos fils ne peuvent être des génies, mais tous, si vous le voulez, peuvent être des honnêtes gens, dans le vieux sens français du mot; tous peuvent être des patriotes intenses et.je dirai le mot, intransigeants.Si les femmes canadiennes le voulaient tout le monde parlerait français au Canada.Donnez l’exemple.Mesdames, parlez et faites parler français partout et toujours.Parlons-le bien, avec respect, car c’est une langue de haute noblesse et ça n'est pas satis fortes raisons qu’on l’a appelée : “Sa Majesté la langue française”.N’ayons pas peur de nos vieux mots canadiens ; eux aussi sont de bonne maison et, comme celui qui les parle, ils peuvent retracer leur vêtir 1 généalogie jusqu’aux vieilles provinces ] ces de France.La patrie ! sainte idée '.ton expression la plus parfaite se trouve pour nous dans ce verbe sacré.Il faut l’aimer avec abnégation, sans égoïsme, sans arrière-pensée personnelle.Il faut demander à la servir et non lui demander de nous servir.Que vaut un amour sans sacrifice ?Mais c’est le propre d’aimer :1e se donner tout entier, et toujours, et toujours.Plus on aime plus on veut que notre sacrifice soit grand, afin que l’âpre souffrance éprouvée, par son intensité même, nous fasse sentir la puissance de notre amour.C’est ainsi qu’il faut aimer la na-trie canadienne.Elle le mérite, elle en es! digne et elle a le droit d’être jalouse des sentiments, respectables, légitimes même, que nous vouons à nos navs d'origine.Ceux-ci ne doivent pas primer ce crue nous devons à notre pays.Bref, Mesdames, i! me semble que le sentiment national soit en train de se fausser ou de disparaître chez d’aucuns d’entre nous.mener vers la dignité.Lord Elgin, celte grande figure anglaise.dont le nom restera clans nos coeurs comme un symbole de justice et d’honnur, disait : "Les Canadiens-français sont un peuple de gentilshommes’’.Faites que cette parole redevienne ou plutôt ne cesse pas d’être vraie.Rendez-nous la dignité de nos pères; dignité de langage, de conduite, de maintien, de coutume même.Je voudrais que partout dans cette Amérique tapageuse, mal élevée, grossière, on remarquât et on citât comme exemple les Canadiens-français: Et lorsqu’on verrait des nôtres dans une foule, l’étranger put «lire de chacun: “Voilà un gentilhomme du peuple de gentilshommes.” Cette dignité ne comporte pas la faiblesse pas plus que la grossièreté ne comporte la force; elle est seulement l’expression de l’ordre intérieur.l'épanouissement sérieux des âmes nettes.Mesdames, j’ai fini et vous demande pardon d'avoir été aussi long; mais que de choses il resterait encore à dire! Je crains d’avoir prêché un peu et que vous ne me preniez pour un fâcheux.Seulement j’aime mon pays, et je crois en ma race, j’ai confiance en ses fils, car je connais les mères dont ils sont sortis.Je veux que cette race vive ici sur notre terre canadienne; qu’elle y vive libre et respectée.Et pour cela je ne craindrai pas de mettre le fer sur les plaies; niais si d’un côté, je voudrais guérir ses blessures, je ne veux pas qu’on lui enlève un seul des biens, qui nous ont été laissés dans l’héritage précieux des aïeux.Si pour avoir droit à la vie, sur cette terre du Canada, il nous faut à nous, Canadiens-français, sacrifier les traditions ancestrales, le patrimoine de gloire et la langue de nos pères, alors la vie ne vaut pas la peine d’être vécue.Périsse la patrie plutôt que notre honneur! Le vaisseau de Cartier mû découvrit ce pays “la grande hermine”, portait au blason cette devise:" La mort plutôt qu’une souillure”.Aux “pratiques”, qui rient des “rêveurs et des ratés”; aux parvenus des honneurs au mépris de celui de leurs concitoyens; aux partisans des compromissions,qui ont leurs positions et sacrifient tout le reste, qu’on me permette de répondre par une page encore du grand romancier polonais.JEAN SOBIESKi CANADIAN PACIFIC Toronto Nord RUE YONGE > Ls.Gare Windsor .10.50 P.M.Ar.Toronto Nord .8.00 A.M.Wagons-lits et compartiments éclairés à l’électricité.TORONTO—DETROIT—CHICAGO V'iâ Cobourg.Port Hope, Whitby “The Canadian”.8.45 am.“The Dominion”.10.00 p.m.Wagons-lits et compartiments éclairés à l’électricité au train de nuit ; wagons-pa-lais-observatoire et buffet au train de jour* CHANGEMENTS D’HORAIRE, MAINTE» XANT EN VIGUEUR HORAIRES SUR DEMANDE SHERBROOKE—ST-JEAN—HALIFAX 0.35 p.m., tous les jours A partir du 30 mai.ce train quittera !« gare Windsor à 7.15 p.m., tous les jours» EXPOSITION PANAMA-PACIFIQUB SAN DIEGO—SAN FRANCISCO LOS ANGELES Taux réduits.Toutes les routes.Détails sur demande.WBfAUX PEU,tL«T„ Hotol Wlnétor.Garas Plata VUar at ém le Hm# Wlnlaa* m LES TRANSFUGES pui de la France sur le monde, je sens! ses.” Laissez-moi vous rappeler à ce sujet une page de l'historien d’un pays qui ressemble au nôtre, mais dont Je martyre plus long a ravivé l'énergie, dont les souffrances ont trempé les courages, de façon telle que l'on salue aujourd'hui l’aube de celle qu’on croyait morte, — le monde attend la résurrection de la noble Pologne.Henryk Sienckie-wicz, dans un des romans de sa merveilleuse trilogie, met en scène j quelquefois le grand Hetiinan, le héros national, et un seigneur polonais, découragé devant les égoïsmes les indifférences, tes trahisons, le succès de ceux qui cherchent leur intérêt avant celui de la raère-tpatrie, et qui ne veut plus aller aux frontières défendre la chrétienté menacée et dont la Pologne es! le boulevard avan.tfé; et Sobieski lui dit: “Vous avez peiné toute votre vie, cher camarade, peinez encore.Et s’il vous vient à la usée que vous êtes méconnu, que on abuse de votre courage, oue d’autre ont leur table mise tandis quhn vous jette un morceau de pain, qu’on ne vous a pas donné de staroslat, mais que vous n’avez pour vous que des blessures, les fatigues el la souffrance, que vous avez de la peine sans compensation, serrez les dents ei dites : “Pour Toi, ô Patrie.!!” Je ne puis vous donner d’autre consolation, je n’en ai pas.Mais bien que je ne sois pas prophète, je vous assure qu’en semant ainsi, vous irez plus loin sur votre vieille selle usée, que les autres dans leurs carrosses à quatre chevaux et que des portes s’ouvriront devant vous qu’ils trouveront do- per l’oi Hélas! combien \ a-t-il de canadiennes-françaises, dont je] connais les enfants, petites lêtes' charmantes, brunes ou blondes, aux grands yeux d’azur ou de feu, adorables marmots.Et pourtant ce sont de petits; monstres: éeoutez-les; i*ls ne sa-| vent pas un mot de la langue ma-; ternelle; ils grandissent hors d’elle,: loin d’elle, étrangers, indifférents,] hostiles.Je dis que eeux-la auront trahi leur pays; ils ne lui auront pas donné l’apport! que la Providence avait marqué! comme leur part.Et, au sens le plus large du mot canadien, ils n’auront pas fait leur devoir: français de sang et de rare, ignorant leur langue ou infidèles à sa beauté sacrée, iis n’auront pas donné au pays son clair génie, son verbe merveilleux,| et ils n’auront apporté à la patrie; qu’une culture bâtarde, des forces| hybrides, el partanl stériles.De plus ils ne s’attireront de la' part îles fiers Anglais que le mé pris d’un coeur haut devant l’ab-S jecte humiliation.Et pondant ce temps-là ils auront scandalisé leurs frères, faisant croi-i re au moindre, au petit, que la lan-qu’il parle, la langue I.’ I NDU: EN CE M ATHRN ELLE C’est à vous, femmes du Canada, qu’il appartient d’en ranimer la flamme : nous serons ce que vous ferez.Les fils sont, parait-il, plus semblables à leur mère et, plus que les filles, réflètent ses traits moraux et physiques.L’enfant, absorbé dans cette atmosphère magique, insensiblement se façonne et se modèle sous cette empreinte à la fois ferme, précise et si tendre ; jeune homme, les folles années le rendent insouciant, un peu égoïste, l’éloigne quelque peu et il semble oublier celle qui n’oublie jamais ; mais lorsque la vie ] méchante ou dure l’aura un peu j déchiré aux ronces du chemin, aura mèresI em!>orté les pétales de la jeunesse 1 e 1 fleurie pour laisser paraître le fruit de la maternité, ne craignez plus rien, les vieilles mères, c’est vers votre front blanchi et vos mains plus pâles qu’il apportera sa peine ; vous reprendrez à jamais dans son coeur la place de la maman d’autrefois.Et vos filles ! faites-en de véritables Canadiennes ; moins préoccupées du chapeau trop petit que l’on porte enfoncé sur les yeux ou du chapeau trop grand que l’on pose sur le haut de la lète : de la juue trop large dans le haut quand elle n'est pas trop étroite dans le bas.Qu'elles soient élégantes, soit : cela fail partie du domaine français ; mais qu’elles se préparent surtout à donner à leur mari de bons, de beaux et de nombreux enfants : cela fait partie du domaine canadien.Devant l'immigration qui nous envahit el nous déborde, devant cette menace grave el celle moins im-portante du fanatisme stérile, c’est encore à la femme canadienne que nous nous confierons pour le salut de la patrie.LA DIGNITE PERSONNELLE GRAND TRUNK system VOIE DOUBLE SUR TOUT LE PARCOURS TORONTO - DETROIT - CHICAGO INTERNATIONAL LIMITED Le meilleur service au Canada Quitte Montréal.9.00 a.m.tous les jours Arrive Toronto.4.30 p.ni.tous les jours Arrive Détroit.9.55 p.m.tous les jours Arrive Chicago.8.00a.m.tous les jours Wagons-lits et observatoires Pullman, aussi wagons-palais, bibliothèque et buffet.CHICAGO LIMITED Quitte Montréal.11.00 p.m.tous le* jours Arrive Toronto.7.30 a.ni.tous les jours Arrive Détroit .1.45 p.m.tous les jours Arrive Chicago.9.10 p.m.tous les iours Wagons-lits Pullman et dub à compartiments ; wagons-palais et buffet.EXPOSITION DE LA CALIFORNIE Le choix de* route*.Jusqu'au 30 novembre.Demandez la brochurette illustrée.TAUX REDUITS DE FIN DE SEMAINE MAINTENANT EN VIGUEUR 122, rua St-Jacquea, anile St^Frao* çoia-Xavier—Tél.Main 8001 Hotel Windsor 44 Uptown 11SÎ Gara Bonaventun» 44 Main MM gue qu’il parle, la langue de Fran ce.est une humiliation, que de lai En attendant qu'elles exigeul de parler est une honte, une tare dont leurs frères, de leurs amis, île leurs il faut se guérir, ou qu'il faut dissi-l fiancés le respect qu’elles onl elles-muler aux yeux du voisin.I mêmes pour la patrie ; qu’elles leur El c’est partout dans la vie de demandent surtout la dignité, mon tous les jours que vous voyez, sans] Dieu 1 il me semble que c'est là la 1-r'—J!-“ *-qualité qui nous manque le plus besoin, le Canadien-français sc sei vir de l’anglais; dans les relations avec les pouvoirs publies, dans ses affaires, que dis-je, même causant entre eux, surtout en public.e plus à nous, Canadiensafrançais.Quelle facile tendance nous avons au débraillenient.C’est à vous, Mesdames, à nous ra- G’est toujours le noble Sobieski qui parle à quelqu’un qui lui suggère avec les Turcs une alliance, un marché, qui l'aidera; page qui pour moi semble tracer en quelques lignes et le programme et la mission des Canadiens-français en face du matérialisme américain: "En faisant cela, dit-il, je désavouerais mes propres aïeux, je renierais leurs cendres, leur sang, le sang et les larmes, de tout notre passé! Vrai Dieu! Si la ruine nous attend, si notre nom doit être celui d'un peuple mort, que du moins notre gloire, demeure fiere et que nos fils disent en voyant nos tombes: “Ci-gil la chrétienté; ic i demeurent ceux qui défendirent la Croix contre l'impureté mahométane, tant 'que le sang coula dans leurs veines, tant qu'un souffle anima leur poitrine.Ils sont morts pour les autres nations”.“Voilà votre' sèVVi'CC, Pan Bogesle, Nous sommes la forteresse sur laquelle le Christ a planté sa croix et vous me dites à moi, soldat de Dieu, commandant de cette citadelle, d'être le premier à en ouvrir les portes pour faire entrer les musulmans comme des loups dans la bergerie el leur donner à massacrer les brebis, —le troupeau de Jésus: Il vaut mieux souffrir: il vaut mieux mourir vous et moi, que toute la Fédération périsse plutôt que d’attirer une telle disgrâce sur notre nom, plutôt que de trahir notre sainte garde et le service du Seigneur”.M.l’abbé Emile Chartier, secrétaire adjoint à la Faculté des Arts, de l'Université Laval, prononça le sermon de circonslanee ce matin à Notre-Dame de Lourdes.Commentanl le texte de la Génèse où Moïse raconte le renvoi d'Agar au désert en compagnie de son fils Ismaël, le prédicateur retient deux mots du récit : “Agar pleurait—Dieu entendit la voix de l’enfant”.Dans l’enfant, il voit notre société à laquelle la femme chrétienne doit apprendre à parler, et donc à penser, de façon que Dieu l’entende.11 oppose à l’idéal actuel du corps social celui de nos vieilles générations, fait de rectitude dans le jugement de noblesse dans l’émotion et de précision dans le rêve.C’est ce dernier 1 idéal que nos femmes d’oeuvres doi-I vent rendre à nos esprits désemparés par le journal et le roman, à nos coeurs troublés par les spectacles énervants des "scopes”, à nos imaginations effarées par l’ambition et le succès.Pour corriger ainsi le mal social par excellence, la condition est tout indiquée par le mot de Moïse: “Agar pleurait”.Il faut à nos femmes d’oeuvres une grande compassion, ] mais une compassion pratique.Elle i se traduira par la prière qui écarte les causes morales des malheurs sociaux, par le bon exemple dans le travail et la fuite du luxe qui en affaiblit les causes économiques, par la charité enfin, en même temps affection, renoncement et aumône,(pii corrige à la fois le mal économique el le mal moral.Telle est l’oeuvre à laquelle doivent s’adonner nos femmes d'action; telle est plutôt celle à laquelle elles s’adonnent, comme l’atteste “La Bonne Parole” qui esf à la fois un drapeau, un programme et un acte.ON DEMENAGE SOUS LA PLUIE VINGT POUR CENT DE LA POPULATION CHANGE DE PENATES.— LOGEMENTS SANS'LOCATAIRES.Sous une pluie intermittente mais suffisante pour rendre le déménageur triste el mouiller son matelas de part en part, des milliers de Montréalais ont, samedi, changé de logements dans l’espoir toujours vain de trouver enfin le logis et le proprio de leurs rêves.Et la migration se continue aujourd’hui sous un ciel aussi inelément.Les maisons de camionnage estiment que cette migration annuelle est aujourd'hui de vingt pour cent plus élevée que l’an dernier et pour sa part la Montreal, Light, Heal & Power qui fournit l’éclairage à la grande majorité des citadins, a reçu jusqu’ici 25,000 avis de déménagement à date, ce qui est égal au nombre de l’année dernier au 3 mai, et elle compte que d’iei quelques jours, elle recevra au moins encore 5,000 avis.A ces chiffres il faut ajouter un grand nombre de gens qui se servent encore de la moderne et déjà antique lampe à pétrole.Beaucoup de logements évacués resteront sans locataire et ceci s’explique par le fait que devant la rareté de l’argent causée par la crise actuelle, un nombre considérable de gens sont allés habiter chez des parents ou des amis et d’autres, mallugp'eu.scmcnt moins nombreux eeux-la, sont retournés à la campagne.Le remue-ménage traditionnel ne s’est pas fait, comme bien on pense, sans incidents.Les plus piquants se sont produits entre Gentils et Juifs alors que ceux-ci ayant loué le logement de ceux-là durent se chamailler pour se faire livrer les lieux, ou du moins une partie, car, samedi est un jour où tout travail est prohibé aux fils d’Israël.La police dut intervenir dans quelque cas.y Feuilleton du DEVOIR Am seuil de l’amour ¦v JL (Suite).—.Qu’cst-re qui lui rosie, maintenant; ni père, ni mère, ni grand père.—François.—Un garçon de douze ans.c’esl un fardeau e! pas une aide.—C’est vrai ; qu’esl-ce qu'elle peut faire dans lia vie?—Elle a de l'instruction; on fait de bonnes études chez ces dames de l’Assomption.—C’esl très joli quand on a de l’argent avec: autrement, ça se réduit tout de suite à donner des leçons de français.Vouiez-vous mon avis: (’aimerais mieux le commerce.—On ne pouvait pourtant pas ap- prendre à Mile Brigitte à aimer du drap, sous prétexte que son père pouvait la laisser sans le sou! Evidemment, ronoéda .Mlle Pa-quereau, qui sentait quelque animosité à son endroit chez la pape-lière.; ça ne fait rien, je voudrais j bien savoir que! était ce monsieur qui était avec elle.Cependant, ignorant les commentaires que suscitait leur passage.h*à; deux voyageurs poursuivaient leurj route sous le soleil.—On n'a pas idée de paver ainsi] des rues! gémit le vieux monsieur.; —Valiez pas vous plaindre; on: croirait, à vous entendre, qu’Amicns; est mieux partagé sous re rapport.—Permettez., il y a tout de même une différence.—Ces mauvais troltoirs conviennent ici au pittoresque des choses.Us avaient dépassé la fontaine Magloirc el arrivaient sur une grande place charmante et surannée : un beau bâtiment, moitié briques, moitié pierres, s'avançail sur Ja droite, ajouré au rez-de-chaussée d’arcades entre lesquelles sc tenait, tous les emrçredis, le marché : le premier étage, avec ses fenêtres surmontées de tympans sculptés et terminé par un beau fronton du dix-huitième siècle, faisait paraître son caractère officiel par le drapeau qui ornait le panneau central et dont les piis fanés s'harmonisaient avec le ton du bâtiment.L’ancien bailliage, converti temporairement en haWe au blé, était aujourd’hui lu mairie.Autour de l'hexagone de onvés herbus que coupaient deux rigoles à sec cet après-midi, s'ordonnaient quelques vieilles demeures au delà de parterres soignés ; c'étaient là les restes d’une petite cité guerrière el religieuse à la fois.Le notaire, le médecin, le bibliothécaire occupaient les trois plus pmvs; les autres étaient dévolues à de moindres propriétaires ; l'école communale enfin s'étail établie dans ’’ancienne gendarmerie, la nouvelle ayant été reportée près de 1’ortrol, sur la route d'Amiens.Quelques verdu- res taillées derrière les grilles simples ajoulaient au caractère délicieux du lieu.—Tous ces hôtels, expliqua la jeune fille, ont leurs jardins sur les remparts —Cela a de la grâce, avoua son compagnon et ne sent pas la troisième République.Sur la gauche, à l’extrémité d’une courte et large avenue qui descendait à peine, on apercevait une des portes de BochervLUe; deux hauls pilastres d’une heureuse proportion, surmontés d’urnes en forme de cor- t j beilles où s’amoncelaient de beaux j fruits de pierre ambrés par le I temps.Un autre pan de paysage ! agreste s’inscrivait dans ce cadre.—Oui, ça a de l’allure; lus gens i d'alors savaient faire lentement de nobles choses! —Quand je pense que vous n'ètes venu iri que deux fois, en automobile et sans rien voir.—Les affaires! Je n'ai jamais eu de loisirs jusmt'à ces dernières années; et puis votre grand'mère passait toujours un mois à Amiens ; cela nous permettait de tout régler d'un coup.—Je suis contente que vous voyiez en détails ce petit coin: vous coprendrez.mieux après ma résolution.—11 ne s'agit pas de se laisser im- pressionner par les apparences, mais de raisonner de sang-froid.Ils montraient maintenant une élroite rue ardue et sans trottoirs où des fleurs jaillissaient au pied des murs el que couvraient par place des frondaisons d'arbres que les jardins, en bordure, semblaient ne pouvoir contenir.—Nous y sommes tout de suite, dit la jeune fille; vous y retrouvez-vous?Le vieux monsieur fit signe que non: il ménageait son souffle que] l'ascension épuisait.Bocherville marquai! nettement | son originalité dans ce quartier des] remparts.Construite en partie sur un éperon rocheux, la ville domi-| naît de ce côté la plaine de soixan-tv-dix mètres, tandis qu'à l’opposé, elle venait mollement mourir à même tes campagnes.Elle avait une histoire locale el presque de la gloire.Dressée là au moyen âge comme une vigie aux confins de l’Amié-nois et du Beauvaisis, elle avait paru propre à la prière et A la guerre.Quand saint Norbert fonda l’ordre des Augustins en 1220, un groupe de solitaires cholsll ce site pittp-resque pour y méditer ; un siècle plus lard, les prémontrés construisirent le monastère dont 1! subsiste de méchantes miti"s ; enfin, en 1509) les moines commencèrent d’é- lever (l’église abbatiale de Saint-Martin dont il demeure tout le vaisseau central et une des quatre tours, que l’on voit de très loin.A propos des guerres de religion, les remparts furent doublés et l’on batailla ferme sous l’étendard du cardinal de Lorrain un certain seigneur de Montprofit .s’illustra par de copieuses pendaisons et les oiseaux de proie fréquentèrent alors assidûment les fortifications de Bocherville.Le l,è(v abbé du monnslèrc.d’abord vidante, résigna sa charge à la fin du dix-septième siècle, el celle-ci passa à un gentilhomme de robe qui fil construire, non loin du monastère, une délicieuse habitation, qui conserva son titre quand la fonction fut définitivement abolie.Bocherville comptait alors huil mille habitants; c’élait un centre régional.un relais pour la poste allant de Beauvais à Amiens.Son abbaye célèbre el sa petite garnison lui valurent lu curiosité des voyageurs.Puis la Dévolution passa en bourrasque sur toutes ces choses paisibles, bouleversa la tradition, ruina les aspects et laissa la petite cité dècnuronnéc.Le monastère, en partie détruit, ne fut pas reconstruit: on lotit les terrain, qui furent plantés puis affermés: Téglise de Saint-Martin, (privée de son transept et de Irois tours, fut rendue au culte en 1802, mais les moines ne revinrent pas et '»a vie se relira peu à peu de ce corps charmanl.Les touristes se détournèrent de cette admirable halle, et quand en 1870 les Prussiens l'occupèrent, elle était réduite à quatre mille hn-bilanls.Depuis, etie végéta, oubliée, sembie-t-ll, en dehors de la grande ligne de chemin de fer et satisfaite de son obscurité.Dans ces dernières années, quelques peintres l’ont honorée, l’été, de leur présence et deux d’entre eux ont fait aménager les vieux bâtiments d’une ferme attenant au monastère.Par bonheur, ils ont été discrets et onl évité à Bocherville, dont tes entours arrosés d’une mince rivière ont de quoi tenter les artistes, cette mauvaise fortune de devenir un lieu de villégiature.Rue du Grand-Prieur, les voyageurs tournèrent à gauche.De ce côté pas d'issue, mais un mur construit en pierres vénérables qui faisaient penser au temps des labeurs lents et probes.(A suivre) 12 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 3 MAI 1915 VOL.VI.— No 102 LA VŒ SPORTIVE LE GRAND CIRCUIT! I — LES INSCRIPTIONS POUR LA REUNION DU MOIS D’AOUT A LA PISTE DE DORVAL SONT TRES NOMBREUSES.— LES MENEURS MURPHY ET GEERS VIENDRONT ICI.OU ILS JOUENT AUJOURD’HUI De San Franriseo à New-York et de Winnipeg à Jacksonville arrivent des inscriptions pour la réunion du Grand Circuit, la première qui sera tenue au Canada, sous les auspices du Dorval Jockey Club du 111 au 25 août prochain.Le secrétaire Harry D.Sheppard annonce qu’il a réuni les meilleurs trotteurs et ambleurs d’Amérique.Parmi les grands meneurs, qui Tiendront à la piste de Dorval se trouvent le fameux Tommy Murphy et le vétéran “Pop” Geers.Ces deux jockeys sont actuellement considérés comme les deux meilleurs entraîneurs et meneurs et leurs noms sont inséparables du mot succès dans les grandes réunions.Voici la liste des inscrits dans les prochains stakes de Dorval: STAKE ROI GEORGES Bourse $5,000, trot 2.08.Pass All, E.A.Colburn, Denver, Col.King Clansman, D.McMahon, Li-bertyville.II!.Axtien, S.Harris, Plymouth, 111.Junior Watts, H.H.Rea, Pittsburg, Pa.J.M.Forbes, E.F.Geers, Memphis, Lenn.Willgo, J.Crouch & Son, Lafayette, Ind.Peter Johnson, Walter Cox, Dover, N.H.Peter Scott, T.W.Murphy, Pough-kespie, N.Y.Lulu Lumine, T.W.Murphy, Poughkespie, N.Y.Bright Axworthy, T.W.Murphy, Poughkespie, N.Y.Duchess, A.McDonald, Indianapolis, Ind.Peter McCormick, V.F.Shuler, Pleasanton, Cal.Albaloma, L L.Borden, San Francisco, Col.DOMINION DU CANADA Bourse $3,000, amble, 2.0li.Pass All, E.A.Colburn, Denver, Col.Baron Aberdeen, R.Proctor, Read-ville, Mass.Axtien, Sam Harris, Plymouth, 111.Temple Todd; Jas.Westwater, Columbus.Junior Watts, H.B.Rea, Pitts burg, Pa.Hesperus Chimes, J.E.Renick, Circeiville, Ohio.Lusitania, J.Crouch & Son, La fayette, Ind.The Guide, E.F, Geers, Memphis, Tenn.Russian Dame, E.F.Geers, Memphis, Tenn, Decision, L.Langevin, Montréal, Can.Worthy Prince, Writer Cox, Dover, N.H.Seneca Boy, E.J, Rochon, Winnipeg, Can.Great Isle, T.W.Murphy, Poughkespie, N.Y.Peter Scott, T.W.Murphy, Poughkespie, N.Y.Sadie S., T.W.Murphy, Poughkespie N.Y, Mirthful, T.W.Murphy, Poughkespie, N.Y.Loe Blossom, Frank Childs, Pleasanton, Cal.McClosky, A.McDonald, Indianapolis, Ind, Laramie Lad, A.McDonald, Indianapolis, Ind.Victor Star, C.bus, Ohio.Valentine, Colum- Parker Bros., Niles, McMahon, Liberty-P.Leech, Cleveland, REINE MARIE Bourse $5,000, amble, 2.06.Lustrous McKinney, A.S.Rodney, Jersey City, N.J.Our Colonel, J.B.Jones, Chicago, 111.Miss Miriam, Mich.Alcy E., I).ville, 111.Dr Burns, W.Ohio.Judge Ormonde, C.A.Valentine, Columbus, Ohio.Beth Clark, C.A.Valentine, Columbus, Ohio.Leila Patchen, W.L.Snow, Détroit, Mich.Hal Boy, Edward Peterson, Omaha, Neb.Russel Boy, W.A.McDonald, Agent, Jacksonville, III.Baron A.& Camélia, Walter Cox, Dover, N.ll.Hal S., T.W.Murphy, Poughkespie, N.Y.Major Ong, T.W.Murphy, Poughkespie, N.Y.Peter Farron, T.W.Murphy, Poughkespie, N.Y.O U C, S.S.Bailey, Pleasanton, Cal.Walnut Grove, Pleasanton, Cal.INTERNATIONALE Montreal à Richmond.Toronto à Jersey City.Buffalo à Newark.Rochester à Providence.NATIONALE Boston à Brooklyn.New-York à Philadelphie.Pittsburg à Chicago.AMERICAINE Washington à Boston.Philadelphie à New-York.FEDERALE Chicago à Buffalo.Pittsburg à Brooklyn.LES PARTIES DANS LES GRANDES LIGUES Voici les résultats des parties jouées semedi et dimanche dans les séries des ligues Nationale, Américaine et Federate: LIGUE NATIONALE SAMEDI Boston à Brook flflff zfiflfT Boston à Brooklyn— Brooklyn .OüüuûOOOl—1 3 2 Boston .6211)00001—4 7 1 Batteries : Hughes et Gowdy ; Smith, Appleton et McCarty.New-York à Philadelphie— New-York.100000010—2 6 1 Philadelphie.2000020tîx—4 8 1 Batteries: Mathewson, Schauer et Myers; Alexander et KUliff.Chicago à Pittsburg— Chicago .010200000—;: 9 0 Pittsburg .000100000 1 7 v Batteries : standridge et Bresna-han; Adams, Kantieiehr, Consol-:na:i et Schang.Cincinnati à Saint-Louis— Cincinnati .103010000—5 7 1 St-Louis .10053000x—9 11 2 Douglas, Ames, Sshneider et Clarke; Griner, Robinson et Snyder.A.F.Ruthven, Rose Equity, Pleasanton, Cal.A.Ruthven, GREATER MONTREAL Bourse $3,000, amble, 2.10.Lustrous McKinney, Bros., Niles, Li- les Howleyites leur opposaient Richler.Ce dernier fit bien son devoir puisqu’un seul adversaire réussit à compter.Le score final fut 1 à 0.Voici le résultat par reprise: R.H.E.Montréal.000000000—(I 2 0 Newark.lOOOOOÜOx—1 6 4 Richter et Howley ; Chabek et Heckinger.LES AUTRES JOUTES Samedi Providence : .100100000—2 4 5 .0000021 Ix—4 7 2 — Fullenweider et Kocher.a Buffalo Buffalo.¦Providence .Batteries — sey ; Benaley et Rochester Rochester.Jersey City Batteries Jersey City : .001000000—1 8 2 .40200ü01x—7 7 0 Huenke, Duchesnil et LE CALENDRIER SERA PUBLIE CETTE SEMAINE L’ECHELLE DES PARTIES DE LA NATIONAL LACROSSE UNION N’A PU ETRE ADOPTEE A LA REUNION DE SAMEDI.— LE NATIONAL DEBUTERA PROBABLEMENT LE 22 MAI, A MAISONNEUVE.Les magnats de la N.L.U.se sont réunis samedi dernier à la M.A.A.A., pour l’adoption du calendrier des joutes de la saison prochaine.Comme une foule de questions discutées à cette assemblée, les magnats ont dû remettre à cette semaine l’adoption définitive du calendrier.Le président Peter Murphy a encouragé les clubs à continuer l’enrôlement de leurs joueurs sur une base plutôt sentimentale que professionnelle comme la chose s’est pratiquée dans le passé.Il est très probable que I» National ouvrira la saison de crosse chez lui le 22 mai prochain avec le Montreal et qu’il la terminera au même endroit le jour de la Fête du Travail avec les Shamrocks.DIMANCHE Cincinnati .000100000— St-Louis .00001002x— Lear et Clarke; Meadows der.Pitsburg .60000010—1 4 2 Chicago .0402üülx—7 9 2 McQuillain, Ma maux et Gibsou; Vaughn et Bresnahan.POSITION DES CLUBS Philadelphie .12 3 .800 Chicago .10 6 .625 Boston .8 6 .571 Cincinnati .9 7 .563 St-Louis .8 10 .444 Pitssburg .6 11) .375 Brook’yn .6 10 .375 New-York .3 10 .231 C.Gi A.Valentine, lis, Syracuse, A.S.Rodney, Jersey City.Miss Miriam, Parker Midi.Nellie Temple, 1).McMahon, berty ville.Russell Boy, W.McDonald, Liber-l> ville.Aitawood, C.A.Valentine, Columbus, Ohio.Little Director, C.A.Valentine, Columbus, Ohio.Bex Heart, C.A.Valentine, Columbus, Ohio.Judge Ormonde, Columbus, Ohio.Col.Echo, A.R.N.Y.Hal Plex, E.F Tenn.Presolite, E» F.Tenn.Thistle Patch, W.troll, Mich.Hal Bon, Edward Peterson, Omaha, Néb.Rouses Point Boy, Derby Stables, West Derby, VI.Aconite, Walter Cox, Dover, N.H.B.M., Walter Cox, Dover, N.H.The Beaver, E.J.Rochon, Winnipeg, Can, Jean, T.W.Murphy, Poughkeepsie, N.Y.Derby Custer, T.W.Murphy, Poughkeepsie, N.Y.Hal S., T.YV.Murphy, Poughkeepsie, N.Y.Peler Larron, T.W.Murphy, Poughkeepsie, N.Y.Patrick M., H.H.Stokes, Urbana, Ohio._ O U C, S.S.Bailey, Pleasanton, Cal.Walnut Grove, A.F.Ruthven, Pleasanton, Gal.Erwin ; Sherman et Reynolds.'Toronto à Toronto .Richmond .‘laiteries Richmond : ' .000001001—2 7 .0300100ÜX—4 7 Luque et Konnack Geers, Memphis, Géers, Memphis, L.Snow, Dè- Sterzer et Schaufla.Dimanche Rochester .110002000 -4 9 2 Jersey City .000000000- —Ü 3 2 Palmer et Erwin; Broc! Thomp- son, Jensen, Revnold et A elle.Providence.120121010 —8 14 1 Buffalo .200010001 —4 8 0 Obrien et Kocher; Gow Tyson et Casey.POSIl ’ION DES CLUBS Providence .3 1 .750 Jersey City 2 1 .667 Montréal .2 2 .500 Richmond 2 2 .500 Toronto .2 2 .500 Newark .2 2 .500 Rochester .; ! ! ï 2 .333 Buffalo .1 3 .250 LIGUE AMERICAINE.Philadelphie à New-York— Philade;phie .101100000— 3 7 3 New-York.1321Ü103x —11 13 0 Batteries : Shawkey, Breslcr, Davies et Schang; Caldwell et Sweeney.Washington à Boston— Partie remise.Saint-Louis à Cleveland— St-Louis .1000002002—5 (i 3 Cleveland.0001000200—3 (i 3 Batteries : Loudermilk et Agnew; itagerman, Miteiieu et O’Neil.Détroit à Chicago : Détroit.000000000—0 2 4 Chicago.03100004x—5 8 2 Batteries — Dubuc, Covelski et Baker ; Russell et Schalk.DIMANCHE Cleveland .1000101—7 15 (il St-Louis .021030000—(i 9 2 Sten, Coumbe et O’Neil; Wellman, Baumgardner, Lowdermilk et Agnew.Détroit .110002000—4 9 0 Chicago.000030000—3 9 0 Dauss et McKee; Cicotte, Faber, Wolfgang et Schalk.POSITION DES BELLE SEANCE SPORTIVE A LA ^CASQUETTE MAGNIFIQUE PROGRAMME DEUX DEFAITES ET UNE VICTOIRE POUR LES ROYALS APRES AVOIR ETE BLANCHI SAMEDI, LE MONTREAL A DIVISE AVEC NEWARK LES llON-, NEURS DES DEUX JOUTES D’HIER.— LES AUTRES PARTIES DE LA LIGUE INTERNATIONALE, .a ___ m Newark, 3.—Montréal cl Newark et sont partagés les honneurs des deux joutes d’hier; le club local gagnant la première par G à 3, tandis tpie les visiteurs gagnèrent la deuxieme par 4 à 3.Celte dernière rencontre fut de onze reprises.Deux mille cinq cents personnes seulement ont été témoins de ces deux parties tandis que l’assistance à la joule de la ligue fédérale était de quinze mLlJe personnes.Voici le résultat détaillé des deux joutes d’hier: NEWARK AB.R.H.PO.A.E.Mowe, s.s.321151 Toolcy, 2b.3 1 1 5 1 t Tierney, l.f.312210 Callahan, c.f., 3 1 0 4 0 0 Murray, c.f.3 0 0 0 0 t Bostick.3b., 4 1 1 0 5 1 Kraft, ib.1 0 0 11 0-0 Heckinger, c .3 0 0 I 0 0 Enzmann, p.3 0 0 0 4 0 Totaux .26 6 5 27 16 4 MONTREAL.les, de Enzman, 2; de Stevens, 4.Retirés au bâton, par Enzmann, I ; par Slevens, I.Jeu double, hchin, Devlin à Madden.Laissés sur les buis, Newark, 3; Montréal, 1(1.Arbitres, Harrison et Freeman.Durée de la joute, 1.43.DEUXIEME PARTIE NEWARK.AB.R.IL PO.A.E.¦> i i x i n Mowe, s.s., Toolcy, 2h.'Tierney, l.f.Callahan, c.f Murray, r.f.Bostick, 3b.Kraft, 1b.Snow, c.Brown, p.Schacht, p., xW hi tier ., Totaux ., 4 35 3 33 11 2 x A frappé pour Brown à la Dénie.! furlongs MONTREAL ^ K'wesha’ A LA PISTE DE PIMLICO Voici les résultats des épreuves (L.sputées samedi après-midi: PREMIERE COURSE Chevaux de 2 ans, 4 furlongs.1— Ormshead, 110, Breyer, $4.10, $2.80 et 82.90.2— Casco, 107, McAlee, $3.70 el $3.20.3— Virginia M., 107, BuXton, $4.20.Temps, 49 secs.Tarbrush, Blue Rock, Dime Novel, Fishwalk, Filly Delphia, Golden Gate, Ocean Prince, Life, Ata-ka ont aussi couru.DEUXIEME COURSE Steeplechase, chevaux de 4 ans et plus, 2 milles.! 1- Ballvbay, 141, Allen, $3.10, $3.40, $2.70.2—Mesbash, 131, R van, $14.90, $3.20.3 Revoter, 131.Murphy, $3.80.Temps, 3.57 3-5.Sorrel, Impulsive et Meltonerc ont aussi couru.TROISIEME COURSE Chevaux de 3 ans et plus, 6 fur-longs : 1.Andrew, 116, McCuhev, 3.10, 2.50.2.10.2.Hester Prynne, 118, Metcalfe, 3.10, 2.31).3.Rhine Maiden, 110, Hoffman, 2.60.Temps, 1.14.Tale Carrier et Beethoven ont aussi couru.QUATRIEME COURSE Bourse Severn, 3 ans et plus, (1 Détroit .Chicago .New-York .Washington Boston .Cleveland .Philadelphie St-Louis .CLUBS 6 .684 .579 .692 .571 .455 .444 .286 .9278 Chicago Chicago, , Buffalo.LIGUE FEDERALE SAMEDI à Buffalo : .looiooooo— : .100000000— Les officiers du “Penthatlon”, club sportif de l’Association de La Casquette, viennent de remporter un nouveau succès avec leur séance sportive de vendredi soir dernier.Malgré la température inclémente, trois cents amateurs se sont rendus au gymnase de La Casquette pour voir les athlètes de l’Association de la rue Mont-Royal à Toeu-vre.La première lutte eut lieu entre Rose, champion amateur de la cité, 105 livres, et Gagnon, qui firent match nul, en 3 six minutes.Vinrent ensuite MM.Léo Mercier et Champagne.Cette lutte fut très contesté^ mais sans résultat.Comme troisième numéro au programme.MM.Fortier vs Thériault; M.’Theriault réussit à prendre une chute après un travail acharné de 16 minutes.M.Bernier, champion amateur de la Cité, 135 livres, fit aussi lutte nulle contre M.Lebrun, quoique ce dernier pesait 150 livres.Vacher, surnommé Pintombable, réussit à coller au tapis deux forts lutteurs, Raymond et Mercier, et ce.en moins d’une demi-heure.Quant au programme de boxe, il fut exécuté à la satisfaction de tout le monde.La première rencontre fut entre MM.Deniers et Houle, qui donnèrent une très belle exhibition du “manly art”.Le numéro principal fut bien le combat Fréchette vs Goodson;.ces deux hommes firent leur entrée dans Tarêne aux applaudissements prolongés de l’auditoire.M.Goodson causa une réelle surprise à tous les amateurs présents nar sa science approfondie de la boxe aussi bien que son agilité sur ses jambes.Ces deux hommes firent aussi match nul, match qui fut de trois rondes de deux minutes.Smith, r.f.Ireland, 2b.Holden, l.f.Whiteman, c.f Devlin, 11).Tamm, 3b.Purtell, s.s .Murphy, e .Fullerton, p.H.RO.A.! 2.60, 2.30.114, Turner, 2.60, 95, McCahey, 3.80, 4.50.Lady et Smith, r.f.Irelan, 2b., .Holden, l.f , .Whiteman, c.f Devlin, 1b.Tfttmn, 3b.Purtell, s.s .Madden, c.Stevens, p.RO.A.Totaux .Résultat par Newark .Montréal.Coups Holden, t eman.37 4 5 33 21 reprise : .0000002100—3 .00000020101 1 sacrifiés, Mowe, Ireland, Ruts volés, Mowe et Whi-Coup de deux buis, Tier 2 1 36 3 9 24 12 2 Totaux .Résultat par reprise: Newark .,.1011300 Montréal .0 0 0 0 0 3 0 0 SOMMAIRE Coups sacrifiés, Callahan, ney.Iretan, Murray.Buis Smith, Bostick, 2; Heckinger.de 2 buts, Tierney.Buts sur Tier-voiés, Coup 4 bai- ney.Buts sur 4 baltes, de Brown, 6; de Fullerton, 5; de SchachV, 2.R 'lires au bâton, par Brown, 8; par Fullerton, 5; par Schacht, 1.Frappés par le lanceur, par Brown, 3 ; par Fullerton, 3.Balle mal lancée, Brown, Jeu double,' Rurtell à Devlin.Laissés sur les buts, Newark, 7; Montréal, 13.Arbitres, Freeman el Harrison.REFAITS SAMEDI.Newark, 3.— Une centaine de personnes â peine ont assisté, samedi, à la seconde rencontre entre les Royals el le club local qui a pris frane’hcment sa revanche sur les Montréalais en leur administrant un blanchissage.Les Tigers avaient choisi Joe Chabek comme lanceur, taudis que ;• 2.Mamie K., > 2.70.Volant, 97.McAtee, ’Temps, 1,13 3 5.Mary Land Girl, Water " i Sai sena ont aussi couru.CINQUIEME COURSE o| Bourse Druid Hill Dark, 2 ans, 4 11 furlongs : -1 L Tom Ehvard, 112, McCahey, 1 j 3.10.2.10, 2.10.I 2.Welga, 109, Schuttinger, 2,20, .312.30.3.Tribnol, 112, Metcalf, 3.40.Temps, .49.Walloon et llaria ont aussi couru, SIXIEME COURSE 3 ans el plus, 1 mille et 70 verges : 1.I.azuki, 110, Goldstein, 21.70, 9.50, 6.00.Little England, 112.Buxton, 5.20, 4.10.3.Abbotsford, 112, Turner, 9.40.Temps, 1.46.Holiiug Stone, Daingcrfield, Love Day.Balfron, Sepulveda, Ella Grant.Cockspur, Buttery et AJbloch ont aussi couru.SERTI KM K COURSE Chevaux de 3 ans, 1 mille : 1.Fly Home, 110, Turner, 4.00, 2.60.2.70.2.Cliff Haven.108, Buxton, 2.70, 3.20.3.Fakir, 100, McAtecI, 5.70.Temps, 1.43.Pittsburg à Brooklvn : Pittsburg4 4 4 4002000000—2 4 Brooklyn.000010000—1 5 Batteries — Allen et Berry ; L filtte et Land.Kansas City à Baltimore— Kansas Citv ‘ .010003001—5 8 Baltimore ‘ .000000210—4 10 Batteries : Cullop, Blackburn Brown; Bender et Owens.St-Louis à Newark— St-Louis .000100000—1 10 Newark .02011000x—4 8 Batteries : Watson, Herbert Chapman; Moran et Rariden.DIMANCHE 1ère partie Buffalo.Chicago .Schulz et son.2ième partie: Buffalo.01000 Chicago.20120—5 6 2 Krapp, Woodman et Allen; McConnell, Brown et Fischer.1ère partie: St-Louis.000000001—1 5 1 Newark.000000000—0 3 0 Plank et Chapman; Falkcnbcrg et Rariden.2ième partie St-Louis .Newark .000000000—0 6 .00000004 x —48 Allen; Hendrix et Wil- -1 .002000000—2 .(110000000—t LE MEETING DE LEXINGTON Les épreuves de samedi : PREMIERE COURSE.108, Obrien, 105, Goose, Pool, 6.50 1.Altamah, 11.50, 7.50.2.O’Hagan, 12.00.3.Izzet Bcy Temps: 1.13 26.10, 23.00 102, 2-5.Loveland, Cashon, Delivery, Actress, Outlook, Loan Shark, Vega et Mex ont aussi couru.Star San DEUXIEME COURSE.110, Taylor, 4.50, 110, Goose, rHONUMI) HtwEÜIti ,ES PARTIES ONT ETE REMISES L’INCLEMENCE DE LA TEMPERATURE A EMPECHE LA LIGUE DE LA CITE D’INAUGURER SA SAISON.—LA LIGUE MONTREAL.La pluie a empêché les parties de la Ligue de Cité ainsi que celles de la Ligue de Montréal d’avoir lieu hier après-midi.De grandes préparations avaient été faites pour ’inauguration de la saison au terrain du National à Maisonneuve mais le tout a dû est être remis à dimanche prochain.Tous les clubs de la ligue de la Cité étaient prêts combattre.Roy Cutter, Oscar Major, Cammy Sampson, Whelan et Granary, qui ont sauté leur contrat avec la ligue Montréal s’é-taienl rapportés au Strachan.Le Canadien était au grand complet tandis que le gérant Reed, du Mascotte, et Billy Innés, du National, muent à leur disposition une avalanche de joueurs de tout premier ordre.Les équipes de la ligue Motnréal n’étaient pas à court de joueurs.Pat Heffernan, gérant du “nouveau” Mascotte, avait une équipe prête à faire face aux Stars.Les parties à Iberville et Saint-Jean, où les clubs Caughnawaga et chmond devaient jouer, ont aussi été remises à cause de t’inclé-nience de la température.Groom et Hartley; Kaiscrling Rariden.POSITION DES CLUBS Chicago.10 6 .625 Pittsburg.Ill 7 .588 Newark.11 8 .579 Brooklyn .0 7 .563 Kansas City .9 8 .529 St-Louis .9 10 .474 Buffalo.6 12 .333 Baltimore .6 12 .333 LE CONCOURS POUR LE TROPHEE PATON Pour la quatrième fois depuis 1909, l’équipe de la Montreal Amateur Athletic Association a remporté les honneurs du concours de gymnastique pour le Ironisée Raton samedi soir dernier à l'arsenal des_ Grenadiers Guards en présence d’une as-sitance nombreuse et distinguée.Les juges, Mlle E.M.Cartwright, le lieutenant-colonel Reers Davidson et le Dr W, G.Turner, eurent une tâche difficile â choisir le vainqueur car’ lorsque le résultat fut annoncé deux points seulement séparèrent la M.A.A.A.et le Shamrock; c'est donc dire que le concours fut des plus contestés.Voici le total de points obtenu par les diverses équipes.M.A.A.A., 126.Shamrock, 124.Lower Canada, 109.Mont Saint-Louis, 10-L La Casquette, 64.1.Marse Henry, 3.80, 2.60.2.John W.Klein, 6.00, 3.40.3.Important, 110, Martin, 2.80.Temps: .54.Charlie McGee, Prince Harry, Ir rawaddy et Panela ont aussi couru.TROISIEME COURSE.1.Busy Edith, 96, Marco, 9.70 3.80, 2.40.2.Okland, HI.Obrien, 3.10, 2.30 3.Lacrosse, 114, Mott, 2.30 Temps: .54.Eustace, Wavering, Margaret Lowry et Henotic ont aussi couru.QUATRIEME COURSE.1.Indolence, 99, Smyth, 12.70 6.50, 4.00.2.Robert Bradley, 110, McTag-gart, 14.00, 7.80.3.Leoray, 98, Vandusen, 5.40.Temps: 2.03 4-5.Ringling, Dr.Samuel, Starjas- mine.Gold Crest, Boy, Booker, Bill Expectation, Double Eagle et Chai mers ont aussi couru.Rctnlico suite CINQUIEME COURSE.1.Bcilitn, 112, Taylor, 4.80, 3.20.2.Industry, 112, Martin, 3.60.3.Onata.ificld), 112, Meehan 11.30.Temps: .55.Little Sister, Little Grelchen Chinchin, Margaret, N.Damiettam Mandy Hamilton, Cardonc et Southern League ont aussi couru.3.70 4.70 PAS DE SEANCE DE BOXE VENDREDI Pour ne pas nuire aux champion nids de boxe et de lutte du Canada qui seront disputés vendredi et sa rncdl prochain à l’Aréna, la direc lion du Club Athlétique Canadien a décidé de ne pas donner de séance 4e boxe vendredi soir niais par ron tre lundi soir prochain, nu pare Sohmer, Rattling Jim Johnson ren contrera Joe Jeannette dans une ex hibitlon de dix rondes.!»lf« est Cette Bière du Pain Liquide UN savant bien connu, le Professeur Charles Frederic Chandler, de l'Universite Columbia, N.Y., dit : “ La Bière est un des rares aliments qui soient exempts de germes.La bière et le pain sont faits de céréales.La levure les rend tous deux agréables au goût et faciles à digérer.La Bière Frontenac est fabriquée sous la direction d un maître-brasseur de réputation internationale.Elle est reconnue comme étant le breuvage le plus pur et le meilleur en son genre au Canada.En vente partout : trois variétés.wwmm^ÊÈÈ La Bière aide la Tempérance Etiquette Bleue “ SPECIAL”, la Reine des Bières Canadiennes.Etiquette Rouge “STANDARD”, la Bière des Familles Canadiennes.Etiquette Brune “TRIANON”, une Bière brune, forte et nutritive.Demandez toujours la Frontenac,'exigez-la ! Brasserie Frontenac, initie, Montréal.98 ORCHESTRE SYMPHONIQUE R U SSE Modest Altschuler, chef d’orchestre ARENA, MERCREDI SOIR, LE 2 MAI Dans un grand festival de Musique de Russie Soliste: Marguerite Volavy; planiste Sièges en vente maintenant chez Lindsay et Archambault, $1, $1.51), $2.00, 82.50, $3.0(1 et $3.50.LA CULTURE DES TERRAINS VACANTS DE NOMBREUX TERRAINS SONT MIS A LA DISPOSITION DU PUBLIC QUI VOUDRAIT LES CULTIVER.LES FRAPPEURS DES LIGUES MAJEURES Chicago, 3.— Jacques Fournier, le premier but des White Sox est en tête des frappeurs de la ligue Américaine avec un pourcentage de *63.Les vétérans comme Cobb avec.420 et Veach avec 428 le suivent de ès.Parmi tes autres meneurs sont : Lapp.Philadelphie, 317; Jacobson, Détroit, 400; Crawford, Détroit, 386; Strunk, Philadeljhie, 378; Mclnnis, Philadeljhie, 378 ; Turner, Cleveland, 348; Jackson, Cleveland; Harlzoll, New-York ; Thompson, Philadelphie; Williams, Washington, et Thomas, Boston, 333 chacun.Heine Groh, des Cincinnati, mène chez les frappeurs de la ligue Nationale avec 429 et ses rivaux les plus près sont les suivants: Luderus, Philadelphie, 425; Connolly, Boston, 407; Whitted, Philadelphie, 400; Schmidt, Boston.396; Clarke.Cincinnati, 376; Good, Chicago, 307; Kilifer, Cincinnati, 365; Srnith, Boston, 362; Gravath, Philadelphie, 369.Eddie Lennox, des Pittsburg de la Fédérale, mène chez les siens avec 500 de pourcentage.Parmi les dix premiers sonl Hesterzili, Brooklyn, 476; Mann, Chicago, 437: Duncan, Baltimore, 4.36: Cagnier, Brooklyn, 436; Myers, Brooklyn, 417 ; Russell, Baltimore, 400; Mages, Brooklyn, 388; Kauff, Brooklyn, 378; Cooper, Brooklyn, 370.SOUS LES AUSPICES DU CLUB RIDEAU Ottawa.3.— La course en canot de 200 milles inaugurée â Montréal, il y a deux ans et gagnée l'an dernier par MM.Gamble et Thompson, du Club Rideau, sera disputée cette année à une date fixée par le club local.Comme plusieurs autres athlètes locaux les gagnants de l'an dernier se sont enrôlés cette année pour la guerre, le club fera disputer quand meme cette grande épreuve afin de montrer â tous le véritable esprit sportif dont il est animé.La date sera choisie prochainement à une assemblée des clubs ayant des inscrits dans cette prochaine course d’endurance.Le NATIONALISTE est le meilleur des Journaux du dimanche, à Montréal.Le lisez-vous?Le Comité des Jardins de la Ligue du Progrès Civique nous adresse la communication suivante : Monsieur, Dans l’intérêt du bien public, nous sollicitons votre concours pour répandre le mouvement de la “Culture des Terrains Vacants” organisé par le.Comité des Jardins de la Ligue du Progrès Civique.Nous avons plusieurs terrains gracieusement prêtés par des propriétaires désireux de nous aider, et ces terrains sont situés dans des quartiers très accessibles de la ville, mais le public lui-même ne semble pas comprendre que nous sommes prêts à leur donner avantage de ces offres.Ces terrains nous les offrons gratuitement à ceux qui veulent les cultiver.Les dépenses sont minimes et les quelques dollars que vous débourserez et la somme de travail que vous dépenserez seront compensés par l’amélioration de votre santé et une diminution substantielle du coût de la vie, tel que prouvé ailleurs.Les formules de contrats suivantes signées, l’une par 'es propriétaires, et l’autre par les cultivateurs des terrains, aideront à démontrer toute la sécurité donnée aux applicants : L (Signé par le propriétaire.) Je, soussigné, sans préjudice à mes droits à la propriété, mets à la disposition du Comité des Jardins de la Ligue du Progrès Civique- terrain vacant, cadastre :-.subdivision-, rue_________ -, grandeur-, jusqu’au 1er novembre prochain, ces terrains devant être utilisés pour la culture de légumes par toute personne désignée à cet effet par le comité.Il est entendu qu’advenant le cas de vente des dits terrains prêtés, le nouveau propriétaire ne pourra prendre possession des dits produits cultivés sur ces terrains avant le 1er novembre 1915 sans compensation au nréalable au cultivateur de ces produits et au prix du marché.2.(Signé par le cultivateur.) Je, soussigné, demeurant à- et ayant reçu du Comité des Jardins de la Ligue du Progrès Civique, le droit de cultiver des légumes sur le terrain cadastre——— sub-_________ rue-—, lequel terrain appartient a M.-, consens à culti- ver le dil terrain à la condition que je sois le bénéficiaire de tous produits récoltés sur le dit terrain jusqu’au 1er novembre 1915, date à laquelle je consens à remettre le dit terrain à la Ligue du Progrès Civique.Il est entendu qu'advenant le cas de vente du dit terrain, le nouveau propriétaire ne pourra pas prendre possession des produits cultivés avant le 1er novembre prochain sans au préalable me dédommager pour ces produits et au prix du marché.En plus, des prix et diplômes sont offerts pour les meilleurs résultats obtenus.Ceux qui désirent cultiver un terrain devront s'adresser au bureau du Comité des Jardins, Edifice Dan-durand, coin des rues Sainte-Cafhe-riéir el Saint-Denis.Il faudra faire application le plus tôt possible avant que la saison soit trop avancée.I C ( V VOL.VI.— No lOz LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 3 MAI 1915 7 NOUVELLES DU MATIN ET DE i.’AVANT DERNIERE HEURE LA DERNIERE SEMAINE LE GOUVERNEMENT DEVRA DECIDER CETTE SEMAINE SI OUI OU NON LES ELECTIONS GENERALES AURONT LIEU EN JUIN.— UNE COURTE CAMPAGNE.Ottawa, 3.— La question de la tenue d'une élection générale en juin sera définitivement réglée par ^ le gouvernement cette semaine.S'il doit y avoir une campagne électorale, elle sera plutôt courte, croit-on, bien que le gouvernement accordera un délai nécessaire pour la discussion complète du programme ministériel.Ce_ programme a déjà été livré au publie par les déclarations de Sir Robert Borden, avant et durant la dernière session, mais si l’on se décide à affronter une élection il faudra répondre aux accusations for-niuléèsf par l’opposition.La déclaration du “Toronto Sunday World” que le Parlement avait été dissous et que les élections générales étaient fixées au 28 juin est inexacte, dit une déclaration offi-cielle.Les Chambres ne sont pas encore dissoutes et aucune décision k n’a encore été prises en ce sens.M.CODERRE PARTIRA.La question de démission de l’hon.M.Coderre et son élévation à une judicature semble cependant pratiquement décidée.La question de sa succession est plus difficile à régler.M.Tellier, comme on l’a annoncé, serait prêt à venir à Ottawa avec un fauteuil de sénateur et un siège au cabinet comme ministre sans portefeuille.Il ne veut absolument pas se charger d’un ministère.Le cabinet se trouve alors dans l’embarras de trouver un successeur à M.Coderre.M.Kemp, ministre sans portefeuille, qui vient d’être nommé président de la Commission d’achat, trouve dans cette charge une excuse pour ne pas accepter un por-ji tefeuille.M.Meighen dont les aspirations sont plus hautes ne veut pas non plus se charger du secrétariat d’Etat.D’autre part certains organisateurs ministériels demandent avec une instance croissante la démission du ministre de la milice.On a peur de ses frasques au cours de la campagne électorale.L’embarras, c’est de trouver une raison de forcer le ministre de la milice a démissionner.Il n’est pas besoin de dire que le général Hughes n’entend pas céder sa place et c’est la grosse question.Le gouvernement espère cependant satisfaire tout le monde.Comme on le sait, les bulletins de votation pour les soldats ont été expédiés au cours de la semaine, et lundi prochain des équipes commenceront à travailler la nuit à l’imprimerie Nationale sur les listes électorales.Plusieurs imprimeries de la ville travaillant depuis quelque temps sur les listes.M.DOHERTY DIT AUX SIENS D’ETRE PRETS.^ Sherbrooke, 3.— M.Charles Doherty, ministre de la Justice, était ici samedi et il a eu une conférence avec les délégués de tous 1rs comtés environnants.Il aura spécialement charge de cette région en l’absence de M.Perley.Le ministre n’a pas annoncé de date pour l’élection, mais a prié les organisateurs du parti conservateur de se tenir prêts, LA PROHIBITION A FERME-NEUVE LE CONSEIL MUNICIPAL DECRETE L’ABOLITION DE TOUTES LES BUVETTES.— LA FOUDRE V CAUSE DES DOMMAGES A L’EGLISE.Ferme-Neuve, 3.—Le Conseil municipal de cette paroisse, réuni en séance spéciale, vient de décréter unanimement la suppression totale de tout débit de liqueurs enivrantes.C’est un acte’ de civisme qui fait grandement honneur au maire, aux conseillers, et à tous les citoyens de cette localité, et qui démontre une fois de plus le zèle de tous pour l’avancement comme pour le progrès rie leur jeune paroisse déjà si prospère.Les buvettes en effet disparai-tront pour faire place à de bonnes maisons de pension, où le public voyageur y trouvera tout le confort possible.Toute personne bien qualifiée, qui désirerait prendre la direction d’une de ces maisons, y trouverait ft son profit, et devrait y monter sans retard.Car, il ne faut pas oublier que cette paroisse compte une population d’au-delà 1,700 âmes: soit plus de 300 familles, et qu’une paroisse dans le nouveau canton Décarie (Région du Lac Tapanic sur la rivière du Lièvre) sera ouverte à la colonisation dans le cours de l’été.Fait à noter, c’est que tous les colons de ce futur centre, dont on entrevoit un développement rapide, devront passer sans exception par Ferme-Neuve, pour communiquer avec l’extérieur et les grands centres.L’abolition des buvettes est en grande partie due au zèle de M.le curé Martin et de M.le maire Joseph Va nier.n Mercredi dernier .vers 5 heures 4à p.m., un violent orage s’est abattu sur la région.Dans la paroisse, la foudre a causé des dégâts en nlusieurs endroits, et notamment à l’église paroissiale, à laquelle, elle a fait pour au moins $500.00 de dommages; de plus, elle .a tué plusieurs animaux, et complè-v tement désorganisé le service téléphonique local.C'est la troisième fois depuis deux ans que la foudre détériore l'édifice religieux.INCENDIAIRES A L’OEUVRE A VANCOUVER Vancouver, C.4.3.— Le feu a pris encore deux fois an pont de la rue Granville, que l’on a tenté d’incendier, la semaine dernière.La seconde fois, l’on a aperçu trois individus sortir de dessous le pont, et cinq minutes plus tard l’arche centrale flambait.Le bruit court que l on postera des sentinelles à tous les ponts de la ville.COMMERCE ET FINANCE LE BLOCUS ^ANGLAIS IL EST AUSSI FERME QUE JAMAIS, DECLARE LE MINISTRE DE LA MARINE FRANÇAISE.— DUNKERQUE A ETE BOMBARDEE PAR TERRE.Bordeaux, France, 3 — Le blocus de la mer du Nord par les Anglais reste aussi ferme que jamais et il serait dangereux d’essayer de le briser, a déclaré aujourd’hui le ministre de la marine, M.Victor Au-gagneur, au sujet du bombardement allemand du port de mer français.“Jamais Dunkerque n’aurait pu être bombardée par une flotte alleman de, dit le ministre ; cette ville a été bombardée par terre du point le plus rapproché du front allemand.” Nous savons que de petits croiseurs de trente noeuds ont forcé un point de la ligne anglaise et sont arrivés au large de la côte de Belgique.mais ils ne peuvent être les auteurs du bombardement, à supposer même qu’ils seraient arrivés en vue de Dunkerque, ils n’auraient pu la bombarder à cause du petit calibre de leurs canons.Tous les obus tombés sur la ville avaient été lancés par de lourdes pièces.” Au sujet des Dardanelles, le ministre dit qu’il attend pour bientôt et avec confiance des résultats définitifs.L’EXPOSITION ANTI-ALCOOLIQUE MGR.LEPAILLEUR, MM.LAFONTAINE ET LARIVIERE Y PRONONCENT D’IMPORTANTS DISCOURS.L’Exposition Anti-alcoolique de l’école de Saint-Jean de la Croix a attiré durant l’après-midi et la soirée d’hier, une affluence nombreuse de persones.L’on remarquait surtout hier après-midi les commissaires d’écoles ainsi que le,s instituteurs et institutrices de Montréal et de la banlieue qui ont répondu en grand nombre à l’invitation du comité d’organisation.A quatre heures les visiteurs ont pu entendre des discours de Mgr G.M.Le Paüleur, de M.le juge Lafontaine, de, M.l’échevin Larivière et du R.P.Zéphyrin O.F.M.ainsi que de M.l’abbé H.Papineau, secrétaire du comité d’organisation.Mgr Le Pailleur a fait la revue du travail acompli par la Ligue Antialcoolique de Montréal et l’a chaleureusement félicitée de son dévouement et de son initiative dans la personne de son président M.le juge Lafontaine.Ensuite il a insisté sur cette belle oeuvre de l’Exposition Antialcoolique et a fait une énumération rapide et enthousiaste du bien qu'elle est encore appelée à faire, mettant en relief les nombreux avantages qu’elle présente tout particulièrement au point de vue de la jeunesse qui ne peut qu’en tirer de salutaires, fortes et efficaces leçons.M.le juge Lafontaine a résumé en quelques mots l’oeuvre de la Ligue Antialcoolique qui réunit les dévouements du clergé et des laïques patriotes.Il .lit quelles pensées heureuses lui inspire cette magnifique exposition.Ce soir aura lieu la grande soirée des jeunes gens sous les auspices de l’Association Catholique de le Jeunesse Canadienne-française.Les jeunes gens des paroisses environnant Saint-Jean de la Croix, les anciens élèves des Clercs de Saint-Viateur et les membres de l’A.C.J.C.sont cordialement invités à visiter l’Exposition.Les orateurs inscrits au programme sont: M.le Dr G.-H.Baril, président général de l’A.C.J.C.et M.Hervé Roch.vice-president du comité régional de Montréal, (A.C.J.C.) La salle de l’Exposition est située coin des rues Saint-Dominique et Saint-Zotique.(Tramways circuit Saint-Laurent).L’entrée est gratuite.-1»- MISSION ALLEMANDE AUPRESDU S.-PERE Rome, 2, via Paris, 3 — Mathias Erzberger, chef du Centre allemand au Reichstag, est arrivé ici.Il est chargé d’une mission spéciale au Vatican.11 a rendu visite aujourd’hui au cardinal Gasparri, le secrétaire d’Etat, et a demandé une audience au pape.-«- SECOUSSES SISMIQUES A AVEZZANO Avczzano.Italie, via Paris, 3 — Depuis le dernier grand tremblement de terre, des secousses ont continué à se produire avec plus nu moins de fréquence.Ce matin, les vibrations étaient tellement grandes qu’elles jetèrent l’alarme parmi toute la population qui se mit à l’abri dans les champs, par suite de la destruction de presque .i- -n.- Quelques-uns des mt cfn toute la ville, vieux murs se sont -M nies-uns fondrés.NAVIRE PRIS DANS UNE TEMPETE Duluth, Minn., 3 — Le vapeur à passagers “Harmonie.” qui a quitté le Sault dimanche, est au large dans le lac Supérieur, au milieu d’une des plus fortes tempêtes de la saison.Comme il y a plusieurs ports jusqu’à Port Arthur, on n'entretient pas de craintes sur son sort.Les pavillons de tempête sont hissés partout aujourd'hui.MEPRISE OU ATTAQUE ?LE PEUPLE AMERICAIN ATTEND AVEC ANXIETE L’ISSUE DE L’ENQUETE QUI SERA FAITE SUR LA DESTRUCTION PAR LES ALLEMANDS DU “GULFLIGHT”.Washington, 3.— Le gouvernement attend aujourd’hui les révélations d’une enquête sur la destruction du “Gulflight”.Dans les cercles officiels on a pensé qu’elle révèle-lerait peut-être qu’il s’agit d’une méprise et non d’une attaque voulue.En pareil cas, on considéré que les Etats-Unis demanderaient probablement seulement une compensation.L’enquête menée par le canal des diplomates américains, devra tirer au clair les circonstances dans lesquelles le “Gulflight” a été torpillé, et établir les responsabilités.On dit cependant en certains milieux que les craintes que le gouvernement ressent au sujet des compli cations qui peuvent surgir des opérations maritimes des Teutons se sont considérablement accrues.Il résulte du fait que le “Gulflight” a été coulé peu de temps après que l’ambassade allemande à Washington a fait insérer dans les journaux américains une note conseillant aux Américains de ne pas s’embarquer à bord de transatlantiques battant pavillon anglais ou le pavillon d’un pays allié, qu’on attache plus rit: signification à l'Incident, Le gouvernement, à son ordinaire, avant de se prononcer sur l’attitude qu'il va prendre, attendra une confirmation officielle de la nouvelle.Les autorités, ccpendan\ s'i l’ambassadeur Page n’envoie pas un rapport aujourd’hui, s’enquerronl probablement auprès de lui de ce qui en est.Le président Wilson n’étant pas à Washington, aucun fonctionnaire ne peut dire quelles complications pourront surgir.Mais on peut facilement prévoir que le gouvernement, si les rapports sont fondés regarde-dera l’incident comme le plus dangereux qui ait encore affecté les relations des Etas-Unis avec un belligérant depuis le commencement de la guerre.M.Bryan et M.Robert Lansing, conseiller du secrétaire d’Etat ont refusé hier soir de faire des commentaires.New-York, 3.— Outre le capitaine Gunther, il y a deux autres Américains qui ont péri quand le vapeur américain “Gulflight?a été torpillé• au large des îles Sorlin-gues.Ce sont Charles C.Short, de Chicago, télégraphiste du bord, et Eugène Chapaneta, de l’ort Arthur, Texas, un marin, d’après un câblogramme reçu aujourd’hui par la Gulf Refining Co., propriétaire du navire.Cette dépêche vient du premier, Ralph Smith.Il y avait trente-huit hommes à bord, la plupart venant de ports sur le golfe du Mexique.La valeur du navire et de sa car-baison est de $1,000,000.MORT DU NOTAIRE J.P.MATHIEU (De notre correspondant) Saint-Henri de Mascouche, 3.— Monsieur le notaire Joseph-Prime Mathieu est décédé, hier soir, après quelques semaines de maladie.Avec lui disparait l’un des hommes publics les plus estimés du district de Joliettc.Le notaire Mathieu a succombé à une congestion pulmonaire.Le défunt naquit à Lachenaie, le 15 février 1845, du major Etienne Mathieu.En 1869, il était admis à la pratique du notariat, après avoir suivi les cours du collège Sainte-Marie, et le bureau de feu notaire Menasippe Provost, à Terrebonne.Depuis, le défunt vécut quelques années a Lachenaie, puis vint rési-cier a Saint-Henri de Mascouche.n 1870, il épousa Mlle Marie-Louise Seers, qui lui survit, ainsi que deux fils: Raoul, de la maison Vyse Son Co.Ltd, et le Rév.Père Gaston Mathieu, dominicain.d’Ottawa.U était le frère du docteur Arthur Mathieu et de M.F.-A.Mathieu, de Montréal.Les funérailles auront lieu jeudi, le.sVG en .l egiise paroissiale de Saint-Henri de Mascouche, après 1 arrivée du train quittant la gere Viger à 8 heures 20.DERNBERG TANCE PAR LES SIENS LES JOURNAUX BERLINOIS LE TAXENT D’INCAPACITE EN TANT QUE DOCTEUR ET HOMME D’ETAT.Londres, 3 — Suivant une dépê-çhc d Amsterdam à l’agence Reuter, la lettre du Dr Bernhard Dernberg n .1 'i'.t’ours d'une réunion a ortland, Maine, le 17 avril, dans laquelle 1 ancien ministre des colonies d’Allemagne a déclaré que sa patnc n évacuerait la région de h rance et de Belgique actuellement occupée, qu'a condition d’obtenir la liberté des mers et la faculté d’étendre scs frontières en Europe, a donne lieu à beaucoup de commentaires de la presse allemande.Le ’’Post” de Berlin affirme que la lettre “prouve d’une façon péremptoire et une fois pour toutes 1 incapacité du docteur en tant qu homme d’Etat”.Le comte Reventolow, dans le “Deutsche Taxes Zeitung", déclare que le Dr Dernberg devrait se dédire sur le champ, il ne doute pas que le gouvernement prenne toutes les mesures pour obtenir une explication.NOUVELLES DE WALLSTREET LES OBLIGATIONS ONT ETE IRREGULIERES ET LE RESTE DE LA COTE EXTREMEMENT NERVEUX, INFLUENCEE QU’ELLE EST PAR LES NOUVELLES DE GUERRE.LA MATINEE A LA_B0URSE LA COTE SE MODIFIE GENERALEMENT DANS LE BON SENS, MAIS LE MARCHE EST FORT ETROIT ET LES AFFAIRES D’UN CALME PLAT.New-York, 3.— Les nouvelles de guerre, dans leurs relations possibles avec notre pays, ont constitué le fond du mouvement général de vente, à l’ouverture du marché, ce matin.Au lieu des larges progrès qui ont caractérisé le début de chaque nouvelle semaine, on a noté des pertes de 2 à 5 points, dans les groupes industriels et d’équipement en particulier.Le Westinghouse a fait une chute de 5U points, à JBVz ; le Gethlehem Steel et le Gen.Llectric.de 3 points, et les autres “valeurs de guerre”, de même que le groupe de la propultion (mo-tors), ont subi des déclins presque aussi importants.Les cuprifères se sont tassés plus modérément.Le Pacifique Canadien a été le plus lourd des chemins de fer, essuyant un fléchisse-ment de 3 points, avec ties tasse-ments d’un point dans le Heading, l’Union Pacific et: le Northern Pacific.Les premières offres ont été absorbées avec une telle confiance que la cote s’est vite modifiée.L’ “United States Steel” a conduit le recouvrement, revenant à son récent haut cours de 60 %.D’autres stocks en vue atteignant et dépassant même les hauts niveaux de la huitaine passée, y compris les valeurs de spécialité telles que le “Westinghouse”, qui a regagné la plupart de sa perte initiale.Les affaires ont repris avant midi par suite de la nouvelle que Washington a l’intention de faire au gouvernement allemand des représentations au sujet de l’attaque des navires américains.Les principales valeurs ont de nouveau fléchi de 1 à 3 points.LES STATISTIQUES DU LAIT RESULTATS PARVENUS DU CENTRE DE CONTROLE DE FRANK- FORD, ONTARIO.— FLUCTUATIONS DIVERSES.Les affaires sont plutôt calmes en Bourse de Montréal, mais, cependant, légèrement plus actives que durant la période correspondante de la semaine passée.La note saillante de la matinée a été d’assez nombreuses transactions en “Scotia”, qui a ouvert à 67 1-2 contre 66 3-4 en dernière mutation de samedi, qui a monté jusqu’à 69 pour rétrograder un brin à 68 1-2.Le “Dom.Bridge”, bon second et assez fréquemment coté, a débuté à 131 3-4 (ex-dividende), soit un quart de point en avance sur la dernière opération, a fait un bond à 133 pour retomber, nerveux, à 132 et reprendre un demi-point.Le “Steel C.of Canada” faisait preuve de vigueur au début, à 15, mais n’a pu se maintenir à ce niveau, abandonnant un quart de point avant la fin de la deuxième heure.L’“Iron” a ouvert fort, a fléchi un peu, puis a recouvré son cours initial, soit 30.Telles sont les quatre valeurs qui se sont partagés à des degrés divers le modique intérêt qu’offrait ce matin le marché local des valeurs mobilières.Les autres stocks ont eu un marché insignifiant.Le “Can.Locomotive” s’est traité à 52, le “Canada Car” marquait 75 et le titre “Steel” (priv.) s’est échangé à 69.Dix parts de ‘Tower” ont été transférées à 228 (ex-dividende) ; 5 parts de “Laurentide” à 165 1-2.et deux lots incomplets de “Toronto Railway” ont fait 112.Monsieur J.B.Lowery, contrôleur du centre de contrôle de F-rankford, Ontario, rapporte les résultats suivants obtenus par l’enregistrement des records du lait, dans un troupeau de son centre de contrôle laitier.1913 1914 No.Ibs lait Ibs gras Ibs lait Ibsgras de par par par par vaches vache vache vache vache 1 7799 272.5 8330 279.1 2 6480 223.5 7189 254.6 3 6005 229.5 7531 254.3 4 0430 223.6 6825 241.4 5 6404 210.0 6416 218.1 6 6420 219.9 7384 259.8 7 7509 254.3 8100 278.3 8 6665 215.3 8163 266.3 9 6065 208.5 7889 257.0 10 6528 237.6 Tôt.59,777 2,057.1 74,363 2,546 5 Moyenne Moyenne Lbs.lait Lbs.lait Année par vache par vache 1912 .187.4 3.24 1913 .228.5 3.82 1914 .254.6 3.42 Augmentation Lbs.lait Lbs.lait par vache par vache 1912 à 1913 .861 41.1 1913 à 1914 .795 26.1 1912 à 1914 .1,656 67.2 LES LAITAGES A LA CAMPAGNE Cowansville, 3.— A la réunion de samedi, 10 .établissements ont offert 414 colis de beurre; le tout a trouvé preneurs à 28% et 29 sous, par comparaison avec 31% la semaine dernière.A pareille époque l’an dernier, 597 colis avaient été vendus de 22% à 22% sous.Saint-Hyacinthe, 3.— On a enregistré 150 colis de beurre et 100 boites de fromage à la foire de samedi.Le beurre s’est vendu à 29 sous et demi et le fromage à 16.L’année dernière, on offrait et vendait 100 colis de beurre à 22 sous et demi.London, Ont., 3.— Six établissements ont inscrit 450 boites de fromage, dont 55 de blanc et le reste coloré.On a refusé de vendre de 15% à 16% sous, prix cotés.VIANDE SUR PIED A CHICAGO Chicago, 3.— Gros bétail: arrivages, 12,000 tètes: marché faible; boeufs indigènes, $6.15 à $8.60; bouvillons de l’Ouest, $5.60 à $7.35; vaches et génisses, $2.90 à $8.40; veaux, $6.00 à $8.50.— Menu bétail — Porcs: arrivages, 50,000 tètes; marché lent; légers, $7.30 à $7.70; mêlés, $7.25 à $7.65; lourds, $7.00 à $7.55; très gras, $7.00 à $7.15; cochons, $5.25 à $6.90; moyenne des ventes, $7.40 à $7.60.— Moutons: arrivages, 12,000 tètes; marché faible; moutons.$7.40 à $8.30; agneaux indigènes, $8.00 à $10.65._ ___ LES COMPENSATIONS Les compensations totales de toute la Puissance du Canada, pour la semaine dernière, se sont élevées à 135 millions $337,435, on recul d’environ 29 millions, soit 17.6%, comparativement à la huitaine correspondante de l’année dernière.Les compensations totales de villes de l'Est se sont chiffrées par $95,-372,077, soit une chute de 20 millions, tandis que celles des villes occidentales se sont établies à $39.-965, 358, soit 11.7% en moins sur l’an passé.Ottawa et Brandon sont les seules places à accuser des plus-values.'V LES OBLIGATIONS MUNICIPALES LES PLACEMENTS EFFECTUES EX AVRIL S’ETABLISSENT EN NOTABLE PLUS-VALUE.Le placement des obligations municipales en Canada, pour le mois d’avril, tel que relevé par “The Monetary Times” s’est monté à 6 millions $123,774, en comparaison de 2 millions $572,357, pour mars, et de 2 millions $847,953 pour la période correspondante de l’année dernière.Voici les résultats parvenus d’avril 1914 et du mois qui vient de se terminer: 1914 1915 Canada.$2,847,953 $6,123,774 Londres.Etats-Unis.25,000 2,940,825 BOURSE DE MONTREAL Cou™ fournis par la maison Fortier, Beauvais et Cie., membres de la Bourse de Montréal, Place d’Armes, 2, Montréal: BellTélC.147 145 N’or.Ohio.Bra.T.T.&rj «54 N.S S.A Cl.67>„ 67 Can.Car.74 ,l pfd.“ pfd.| 99 j.; Ofilv.Mill.179 ! 1.7 Can- Ccm .28 “ pfd.“ pfd.9oy, Ott.L.A P.120 .Can.CotX.'m Penmans.52 “ pfd.j :c,y% 74 Québec Ry 14% 1.TS Ca.Conter U R.A O.N.C.Can.Pacif.164 161 Hhawintg.iffik iâî ‘‘ New Sherwm W 55 ; Can.Loco.| 50 “ ofd.99 ! 85 65 120 pfd Crown Rev Dét.Kl Ry.Dom C.Co Doui.I.pid Dom.S.Cot.j Dom Park.Dom.TC.75 “ pfd, 101 Dul.S.S.&A “ pfd.Dul.Sud.K.Caa.Po.- GouîdM’fg:- “ pïd| .Goodw.Co “ pfd.Hill.Collie 111.Trac pd Latir.Com.L.»1WA.C.“ pfd MacDo.Co.Mack Cm.* ‘ pfd.Mex.D.&P.pfd M.& S.-P.“ .pfd MX.H.AP, Mt.Cot.Lld “ pfd.Mon.Tr.Co Mnr.Tram NipissitiK .26 61 168 228 lOOL 220 ' 35 16 75 112 16 iVy ou 180 ., M pfd.OSl o St.Co.of C.“ pfd.77 j Tor.Ry .29^i Tooke Bro .“ DfdJ 74>a Tuck.Tob.! .“ pfd.| — Twin City.| “ pfd Wiun.Ry .Banques — .Br.No.Atn.Commerce .Dominion.Hamilton., j.—Hochelaga! 149 165%; Impérial.— Mercha«ts| Molsons.9% ! Montréal.82%!Naliotiale.G8%jNova-Scoti .jOttawo.jQuébec.Royal.jStandard.227% j Toron to.«51 Union.15% 691-! UlVi 145 203 180 201 236 132% 261 li9 221%, 234 ’2Ù7" 211 140 138 .! BOURSE DE NEW=Y0RK «v Cours fournis par MM.Bruneau & Dupuis, courtiers, rue de l'Hôpital, 4, Montréal.STOCKS Dem.Offre,' STOCKS 1 Plein.Offre.Amal.Cop: Am.Be.Sag 48^ 74JÔ Mex.Petro .48V.» N.-Yor.Cen 88V sv-k Amer.Can 4 2 U, N.Y.O.& W 32 32 Am.Cr.&H 56'4 y), Norf.ft We Amer.Ice.N’ort.Pacifi 10f%| IOS'iJ A mer.Loco 58 67’V* New IIave.67 V (AV.Am.Sm.&n 73!^ 72% Pi-nnsylv».lOüf.1»% Amer.Suga .People.Gas Anaco.Mg 36 36Vu Reading.IM ! 15u V AI.T.&S.H 102:iâ 102 Roc k IC.an ¦a'A 24'„ Belt.» lii 77 76% ! " Pr.Bath.Stcl.; 139 13.5 South.Pac.92 î„ 221 „ Bro.Ra.T.W)’, DOVjg South Rail 18'/2 Can.Pacifi.164 162 “ Pr.Ccn.Lcalh.-m.46^ Third Ave 3312 51 Ch es A Ohi 16\ Ch.M.ft S P À5 40V„ Twin City.94% Tlnto.Pae.mv9 131V I 33’‘3 dllé U.S.St.Cor.59V?59 V, Coin.Ga« 129 j 39 “ Pr.j 089 4 low.Xlrl.& Hud .Utah Cop.Ben.* K.G Vir.Chemi " * R.G.pr W't.Union Det.Un.Rv .- • W't’h.Klec H n e.Coin.28% 2«S% woolworth Gr.N .pr.]20% 120V " Pr.lllin.C ntr; 110 110 uter-Mtr.221 * QZ pr 72% 72 Le h Valley J 431; H»1* Lou.ftNas .Ho’/,, Mi.s-P.ftst :10V Tl.j 13 U, 3»/J; 1 M.* Ptciftk 10 15 i ••• .BOURSE DES MINES Cours fournis par 37.Cdouard-L.Doucette, courtier» ruo Saint-Sacrement, 11, Montréal.MINES DE COBALT De Offre mande Bailey .¦i'i 2% Beaver .37 Vj 38 Buffalo 50 70 Chambers .20 2.3 Coula (ins .450 470 Crown Baserve 85 95 Foster :tVi •1 Clifford .3 Gould '* Great Northern .3 ;i»i Hargraves 1 fis Hudson .180(1 1900 Kerr Lake 475 500 Larose 49 McKinley Darragh • .30 .15 Nipissiug 600 ms Peterson Lake .23'a 24 IliRhl of Way .1 « Rochester 1 2 Seneca Superior , .125 un Silver Leaf 3% Silver Queen 2 ,3 Teflskn tiling •'17 Va 18 Va Très the way 11 16 Wettlaufer 1 York, Ont 7fa 8 10 MINES DE PORCUPINE Apex.Cons, Goldfields Con.Smelter» .noble Dome Extension Dome l^ike .Dome Mine» i u ui’itin .Gold Reef ,.Hotnestake .HoHinger .Jupiter Motherlode ,.McIntyre ., Peur I Ijtke .Pore Crown Pore hnprrinI Pore Pel .4 41* 0 7 105.00 112.00 Suit le municip (lien dur mois de que les dente: Janvier.Février.Mars .Avril .$2,872,953 $9,064,599 placement des obligations aies sur le marché cana-ant les quatre premiers la présente année, ainsi chiffres de l’année précé- 1914 1,953,137 5,995,336 5,123,176 2,847,953 1915 $ 909,886 3,642,011 2,573,357 6,123,774 $15,919,602 $13,249.028 Le placement comparé sur marché américain est comme ci-après : Valeurs Ouv.Clôt.Valedbs ouvj Clôt.! Janvier.Février.Mars .Avril .1914 ; $5(lôôo .18,000 .25,000 1915 $ 340,000 6,390,000 6,943,947 2,940,825 $93,000 $16,214,772 LES FAILLITES CANADIENNES ELLES S'ETABLISSENT EN LEGERE AUGMENTATION.D’après l’agence “R.G.Dun and Company”, Les faillites de la semaine dernière, aux Etats-Unis, se chiffrent numériquement à 417 contre 459, la semaine précédente, et 308 pour la huitaine correspondante de l’an passé.Les faillites, en Canada, s’établissent à 65 contre 52, la semaine précédente, et 53 l’année dernière.Des faillites américaines, 193 sont survenues dans les-Etats de l’Est, 128 dans ceux du Sud, 68 dans ceux de l’Ouest, et 58 dans les Etats du Pacifique; 156 comportent un passif de $5,000 et plus contre 145 la semaine dernière.Le passif global des faillites d’avril rapportées jusqu’à maintenant se présente à 41 millions $342,691 comparativement à 18 millions $365,553 pour la même période de l’an passé.LES BANQUES DE NEW-YORK ELLES ACCUSENT UNE AMELIORATION SENSIBLE.New-York, 1, — L'état de situation de la Chambre des compensations des banques et compagnies fiduciaires constate un excédent de réserve de 170 millions $180,370 sur la limite légale, ce qui représente une réduction de $854,500 sur la semaine dernière.Voici les chiffres officiels: Prêts, etc., aug.$30,504,000 Réserve en voûtes particulières.aug.7,331.000 Reserve en banque fédérale, dim.106,000 Autre réserve .1,443,000 Dépôts à vue, aug.39,794,000 Dépôts à terme, aug.3,604,000 Circulation, aug.05,000 Réserve globale.576,069,000 Excédent de réserve, dim.854,500 PROROGATION DECHEANCES Une entente est intervenue pour ja prorogation de l’échéance des intérêts des obligations hypothèques de premier rang 6%, remboursables en 2(1 ans, de la “British Columbia Breweries, Limited”, payables le 1er janvier dernier et le 1er juillet, prorogation s’étendant sur une période de 4 ans respectivement.et portant l’échéance au 1er janvier et 1er juillet 1918.Toutes obligations d’amortissement ont également été prorogées pour une période de 5 ans, soit jusqu’en juillet 1919.BOURSE DE PARIS Paris, 3 — Les affaires ont été calmes à la Bourse, aujourd’hui.La Rente 3 p.c, a marqué 72 fr.50, au comptant.Le change, sur Londres, s’est présenté à 25 fr, 56.PROVINCE DE QUEBEC, Dislrlct de Mont-r™I, Cour Supérieure No lit.l—Dame Annie ,Schwartz et \ir„ demanderesse, vs.Solomon Schultz, défendeur.Le Lime jour de mal 1915 A dl\ heures de l'nvunt-mldl, au domicile du dit défendeur, au No 7(t rU(.Dorchester Est en In cité' d Montréal, seront vendus pur nulorité dr justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette omise, consistant en meubles de ménages, etr Conditions^ ^ argent comptant.EUE HO- _ Montréal, a mal 1015.AVIS.-Demande a été faite A In corporation do la cite de Montréal, pour permission d'installer, une pompe et un réservoir ii gnzollne, sur le Int numéro radaslral 1720 subdivisions No A4, et partie de Ait du quartier St-André, No 15 rue MneC.regor.nios.McDOUtiALL, No, 45 rue MacGregor.Montréal, 1er mal 1915.ion .IfilA 18 .12.50 13.25 • • • • aa.J .U .l'u a1 a .22 24 .21.0» 24.50 .Il", 12 10 15 .53'j 54 Vi 2 .80 85 .Oha .2 .m AVIS.—Demande a été faite A la corporation de la cité de Montréal, pour permission d’installer une pompe et un réservoir i\ gnzollne sur le lot numéro cadastral 1524 subdivisions Nos Part.2 et 1, du ipmrtler Saint-Joseph, No 5S1 rue .Sainte-Catherine A.DIONNE and Sons.No 581 rue Salnte-C.ntherlne.Montréal, ter mal 1915.AVIS.- Demande n été faite A In corporation «le In cité de Montréal, pour permission d’installer une pompe et un reservoir A gnzollne sur le lot numéro cadastral .'1912 subdivisions Nos.21 du quartier Emnrd.No 79 rue Monk, Dnulevnrd.A lilt AY, and Co.No 711 rue Monk, boulevard.Montréal.1er mai 1915.Province de Québec, District de Montréal, Cour Supérieure, No 22116.—Montreal Hay Company Limited, incorporée corporation dûment constituée, ayant le siège de ses affaires dans la cité de Montréal, dais le district de Montréal, Demanderesse, vs M.L Stewart, de la cité de Toronto, dans la porvince d’Ontarii, Défendeur.Il est ordonné au défendeur de comparaître dans le mois.Montréal, 27 avril 1915.T.Dépatie, dép.-pro-tonotaire.Province de Québec, District rie Montréal, Cour Supérieure, No 3445.—Cité de Westmount, corps politique et incorporé, ayant son bureau chef et principale place d’affaires en la cite de Westmount, dans le dis trict de Montréal, Demanderesse, vs Dame Marjorie S.Ward, de la cité de Westmount, dans le district de Montréal, épouse de Harold G.Eadie, du même lieu, et ie dit Harold G.Eadie, pour autoriser sa dite épouse aux tins des présentes, défendeurs.Il est ordonné aux défendeurs de comparaître dans le mois.Montréal.28 avril 1915.T.Dépatie, dép.-pro-tonotaire.PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal, No 1859, Cour Supérieure.— Dame Eva Labonté, de la ville de Verdun, dans le district de Montréal, épouse commune en biens de Henri Lefebvre, contracteur, du même lieu, demanderesse, vs ledit Henri Lefebvre, défendeur.AVIS par les présentes est donné qu’une action en séparation de biens a été intentée par la demanderesse contre son mari.Montréal, 12 avril 1915, Lamothe, Gadbois et Nantel, procureurs de la demanderesse.J’UOVINCE DE QUEBEC, district de Monl-réal.Cour Supérieure No «344—La Cie II.Bourgle, Liée, corps politique et incorporé de Montréal, demanderesse, vs.Wilfrid Lu-pointe, du même lieu, défendeur.Le 12tne jour de mai 1915 à dix heures de l'avant-midi, h la place d’affaires du dit défendeur, au No 1464 rue Sainte-Catherine Est eu la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en tailles de pool et de billard et accessoires, etc.Conditions : argent comptant.M.1.ALBERT DECELLES, H.C.S.Montréal, 3 mai 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No 100.3—James M.Aird, demandeur, vs.C.Turnbull, défendeur.Le 12nie jour de mai 1915, 0 11 heures de ravant-midi, au domicile du dit défendeur.au No 154 rue Sir G.E.Cartier en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.KD.DESROCHES, H.C.S.Montréal, 3 mai 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No 17853 1).A.Le-tfault, demandeur, vs.D.Râper, défendeur.Le 12me jour de mai 1915 à midi, nu domicile du «lit défendeur, au No 101 rue Rockland, Verdun, en la cite de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions: argent comptant.ED.DESROCHES, H.C.S.Montréal, 3 mai 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure No 1109.André Bris-sette, demandeur, vs.C.Jacques, défendeur.Le 12me jour de moi 1915 à ilix heures de j ravant-midi, au lieu de utorage des effets du dit défendeur, au No 41 rue Rose de Lima, en la eité de Montréal, seront vendus par auto nie «le justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en ce tic cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.El).DESROCHES, H.C.S.Montréal, 3 mai 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure No 62.—S.Craig et al., vs.M.Einklestein.Le 12me jour de mai 1915 à 10 heures de l’avant-midi, au domicile, du dit défendeur, au No 6i)9 Ave.Colonial en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en machine, meubles «ie ménage*, «de.Conditions : argent comptant.L.A.DIONNE, H.C.S.Montréal, 3 mai 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district de Mont réal, Cour Supérieure No 4924—John Robertson et Son (Eastern) Limited, demandeur» vs.Elnhége Bélair et al.Le 12me jour de mai 1915 h 2 heures 30 de l’après-midi, au domicile «lu «lit défendeur, N.Laporte, au No 748a rue Centre en la eité de Montréal, seront vendus par autorité «ie justice les liions et effets «lu «lit défendeur, saisis en cette cause, consistant en nuihles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.C.S.MASSON.H.C.S Montréal, 1er mai 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district de Mont réal, Cour Supérieure No 4645#-Wilson et Lafleur, ««e Montréal, demandeurs, vs.Raymond Blais et Baou) Bertrand, de Montréal, défendeurs.Le 12me jour de mal 1915 à dix heures de l’avant-midi, au No 17 rue Saint-Jacques en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en pupitres, chaises, etc., etc.Conditions : argent comptant.L.J.S.RACETTK, H.C.S.Montréal, 3 mai 1915.PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal, Cour Supérieure No 4228—Samuel Sternklax, inarchomi de Montréal, deman-deur, vs.Solomon Kermlnsky et al., manufacturiers, de Montréal, défendeurs.Le douzième jour de mal 1916 à dix heures de !’avant-midi, à la place «l’affaires des dits défendeurs, au No 50 rue Sainte-Catherine Ouest eu la cité de Montréal, seront ven-dus par autorité de justice les biens et effets des «lits défendeurs, saisis en cette cause, consista ni en machines à coudre, vêtement» pour dames, coffre-fort, etc.Con-ditions : argent comptant.A.LA VERDURE, H.C.S.Montréal, 3 mai 1915.^ PROVINCE DE QUEBEC, district de Mont-réal.Cour de Circuit No 1464—La Cie d’Au-vents des Marchands.Limitée, demande-resse, vs.Dame Si-Mars et vir.défenderesse.Le 12inc jour de mai 1915 à une heure de l’après-midi, à la place d’affaires, «lu dit défendeur, au No 677 rue Notre-Dame Ouest en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens a loi du Parlement du Canada, par L.-P.Deslongchamp», au Ministère de l’Agriculture)___% Lleilt» PRIX SPECIAUX POUR CETTE SEMAINE gaz asphyxiants se dégageant de Guillaume disent qu’il a beaucoup jubés dans les tranchées et d’obus jVlel111- L’APPEL DES CLASSES EN ALLEMAGNE spéciaux.i Hier après-midi, un de nos avions a chassé une machine ennemie du côté de nos tranchées, à portée du fusil.Nous l’avons ensuite abattue.” BULLETIN DE PARIS Paris, 3.(2.30).— Bulletin officiel de cel après-midi: Les Allemands, hier, ont livré 2 attaques en se servant d* gaz asphyxiants.Tune au jjord d’Ypres, dans le voisinage de Saint-Julien, et ’autre au sud d’Ypres, près de la colline 60.Il n’est rien résulté de une et de l’autre.Il n’y a rien à relever le long du reste de la ligne.ZEPPELIN ET TAUBE EN ANGLETERRE Londres, X ).— On rapnor-te qu’un zeppelin venant de 1 île de Vlieland, située sur le littoral des Pays-Bas, gagne l’Angleterre.Le dirigeable a passé au-dessus de Tile à 10 heures, ce matin.Londres, 3.— Un aéroplane allemand, venant du côté d’Ostende, a fait une envolée au-dessus de Douvres et de Folkestone, à midi aujourd’hui.Nos canons 1 on chassé.DEMENTI TURC Constantinople, via Londres, 3.{De noir» oorreaDonaantî Ottaw^ 3.— Dans un communiqué oficiel, venant de source officielle de Londres, le général Hughes a donné à midi le premier compte rendu de la bataille de Lange-marck, où les divisions canadiennes furent décimées.D’après ce rapport, environ huit mille hommes de troupes canadiennes furent engagées et de ce nombre plus de six mille sont tombés tués ou blessés sur le champ de bataille tandis que le reste était fait prisonnier.IJ paraît assez clair que les troupes canadiennes ont été victimes d’une faute de tactique qui a fait qu’elles ont dû combattre contre des troupes en nombre très supérieur, une journée et une nuit durant avant que de recevoir des renforts.On estime que plus de 120,000 Allemands furent lancés à l’attaque des lignes alliées.Voici le texte de la communication : “Un extrait d’un câblogramme reçu hier, dit: Du 22 au 30, autres rangs; tués: 706; blessés; 2,162; disparus: 2,536.” Ceci forme un total de 5,403 et ne comprend pas le nombre des officiers déjà rapportés.En résumé, nos pertes du 22 au 30 se montent à plus de 6,000 hommes.De source autorisée, voici la version de toute la bataille: Le 22, les Canadiens tenaient 5,000 verges de tranchées près d’Ypres.Ils formaient Textrême gauche de la ligne r , „ T , , ,,, , anglaise.Près d’eux, se trouvaient Londres, 3.— Le Tageblatt de h,e!>.Français et plus loin les Belges, Berlin, dont on a reçu une copie ici, cette partie du pays a toujours eh: récemment, dit que les hommes du regardée, à cause de l’uniformité de Angle Ste-Catherine et Montcalm 1,200 verges de prélarts anglais et canadien.Qualité parfaite, dans les nouveaux dessins.Largeur de 2 verges a .24 C Prélart anglais, dans ies bonnes qualités, très épais.Dessins fleuris et oriental, pour passage et salle a manger.*2Q£ Valeur de 50c, pour .VISITEZ notre DEPARTEMENT de GARNITURES de MAISON mand au large de Portsmouth mais a pu éluder l’ennemi en faisant de la vitesse sur un parcours en zigzag.LE KAISER A ANVERS Londres, 3.— Le correspondant de la Gie Exchange Telegraph à de la semaine dernière pour inspecter ies fortifications du port et les chantiers un sous -marins.Ils sont ont reconnu TEL.EST 4510 Le Magasin du Peuple 447 SAINTE-CATHERINE EST.DE LA BELLE PAPETERIE A BON MARCHE Papeterie Triple Entente, une belle boîte contenant 24 feuùleD e 24 enveloppes, chaque feuillet et chaque enveloppe sont y Q £ ornementés du sceau des Alliés, rég.35c, pour.oi Carte-correspondance Initiale, dernière création en papetene.- feuillets et enveloppes dans une jolie boîte, nous avons toutes les lettres, régulier, 35c, spécial.mm ^ ^ SALLE A MANGER SHERATON NOYER NOIR MARQUETE.—Lenoyer noir tend de plus en plus j1 re’nPjn-cer l’ncajou dans les nouveaux ameublements.Le noyer non a la'.ni d’exiger moins de soins que l’acajou et d’autre part il lu‘t mieux rrasor lignes de la marquetterie.L’ameublement comprend le buffet, le cabinet d ai g terie, la table d’extension, la table & desservir, cinq chaises et Kong fJQ un fauteuil.Complet.“ ,tULU ii § ® i 'UIAA-W, U ' 'J>, T4l.E.t 7330-7331 -437-39 SAINT E-CAT HERINE-E8T, »neU Beaudry.MONTREAL 385 landsturm dont on n’a pas encore fait la levée, sont sommés de se rendre à Schoonbcrg, à partir d’aujourd’hui.L’appel sous les drapeaux commencera par la classe de 1879, et continuera jusqu’au 12 mai, cl se terminera par la classe de 1876.Le journal ajoute que Tappel du landsturm se continuera par celui de la classe de 1875, et se terminera le 10 juin par l’appel des classes de 1869-1870.LES NEUTRES SONT SANS PROVISIONS Londres, 3.— Des provisions d’une valeur de plusieurs imillions sont retenues par l’amirauté anglaise, et les expéditeurs ne trouvent virtuellement pas le moyen de faire parvenir des denrées en Norvège, au Danemark et en Suède.Les représentants des fabricants de conserves américains perdent toute patience.Le refus de sir Samuel Evans, juge du tribunal des prises, de procéder immédiatement dans la x .*.,,¦ vi;nj nio ,Til„ In CCUCI' 1 III 1111*00110111011 UHIIS Ici CaUSC L agence officie le N , , '.'des paquebots norvégiens “Alfred ville de Gallipoli ait etc pnsc pai , PINCE EN FLAGRANT DELIT Un nommé Ernest Bourgeois, de Victoria ville, a été surpris nier soir par un agent de police, au moment où il s’apprêtait à vider de tout son contenu la cave de M.Alfred Brouillet, épicier, 176 rue Milton.ADORATION NOCTURNE Les membres de l’Adoration N >c-turne sont priés de se rendre, mercredi soir, de cette semaine ù 8 hrs, à la chapelle de l’Asile de la Providence, rues Ste-Catherine et Labelle, pour la célébration des 40 heures.LE VETO DU MAIRE SERA RENVERSE Le maire assure, au sujet de son veto sur l’achat de la propriété I Collard, rue Craig, décidée par Conseil, qu’il tiendra bon et qu’il ira jusqu’au bout, mais par ailleurs on prête au Conseil l’intention d renverser la décision de son prési dent.A peine la séance ouverte, cet après-midi, M, C.Ménard, le leader, se lèvera et exposera, avant de de mander le vote, les raisons du ren versement du vélo.Le conseil ne peut se tromper plus que le maire qui est seul contre trente, nous di sait un échevin, et, par ailleurs avec ces histoires de veto on est en train de ridiculiser dans l’opinion publique un corps délibérant sérieux.M.Jos.Loranger ajoutait que l’opposition du maire est d’autant plus étonnante qu’il s’est déjà prononcé pour l’achat.M.Martin répond à cela qù'il est mieux informé maintenant qu’il sait qu’il y a eu spéculation en vue de vendre à la Ville et que jamais, à cause de cela, il ne donnera sa signature à cet achat.LK SALAIRE DE M.JANIN ET SON SUCCESSEUR On fera cet après-midi au conseil une interpellation au sujet du traitement de M.Ceo.Janin, ingénieur en chef de la ville qui est actuellement engagé .On trouve injuste de payer à ce monsieur qui n est pas obligé de s’en aller en Europe, la moitié de son traitement, quand d’autres font son travail.Le conseil se prononce fortement pour la nomination de M.Mercier comme ingénieur en chef pour la suppression du traitement de M.Janin et la nomination de M.H.Dubuc.ingénieur en chef du bureau de M.Mercier, à la place de celui-ci.M.Dubuc a longtemps rempli les fonctions d’ingénieur en chef pendant la maladie de M.Janin et on es! d’avis que celte promotion lui revient de droit.Quant à M.Mercier, on ne trouve que juste qu’il ait le traitF-ment de M.Janin, puisqu’il remplit ses fonctions.incendies" DANS L’OUEST Régina, Saskatchewan, 3, — Un incendie dans les Chantiers de Bois du Nord-Ouest a causé des pertes de $20 000.Onion Lake, Saskatchewan, 3.— Un sérieux feu de prairie fait rage ici depuis 3 jours et a détruit plusieurs maisons et plusieurs granges.On ne signale pas de pertes de vies.es alliés.Elle nie aussi que les alliés aient fait 500 prisonniers.LA LIGNE RUSSE PERCEE ET BRISEE Berlin, 3, via Londres.— Le bulletin officiel de cet après-midi annonce une importante victoire autrichienne dans la zone orientale.On affirme que les Autrichiens ont percé et brisé toute la ligne russe dans la Galicie occidentale.LA SITUATION VUE DE , LONDRES MALAISE AU SUJET DES OPERATIONS CONTRE LES RUSSES.Londres, 3.— Une aelivité relativement peu considérable dans la mer du Nord, et la reprise des opérations sous-marines des Teutons, qui ont détruit ou avarié trois vaisseaux au large des îles Seilly, ont marqué la fin de la semaine dernière.On n’a pas reçu d’autres rapports officiels relativement aux combats des Dardanelles, mais toutes les dépêches officieuses s’accordent à dire que les Alliés sous la protection des canons de leurs navires qui endommagent fort les.fortifications ottomanes, gagnent du terrain, et ont détruit toute la ville des Dardanelles.Un récent communique ottoman réclame une victoire dans la péninsule de Gallipoli, qui aurait forcé les troupes coloniales anglaises à chercher protection près de jours navires de guerre.Cos renseignements ne concordent pas avec un bulletin officiel anglais publié samedi et qui portait que les Anglais avaient pris l’offensive, après une résistance opiniâtre opposée par les Turcs.I Aberdeen, Ecosse, 3.—- Des cha- Petrograd continue à assurer que lûtiers entrant au port disent qu’un l’irruption des troupes allemandes ! sous-marin allemand a coulé deux du coté de Riga, n’est qu’un raid, ! chalutiers à une cinquantaine de mais un sentiment de malaise gran- J milles d’Aberdeen dimanche.On dit à Londres.L’on craint que les croit que les deux équipages ont Nobel”, “Bjornstjerne Bjornson”, K’im” et ‘Tridlamd”' constitue le coup le plus rude porté jusqu’ici aux navires et au commerce des neutres.La cause est fixée au 7 juin.Tous les 4 navires sont chargés de force conserves américaines.En outre, le tribunal des prises fait détenir 12 autres paquebots ayant des conserves pour cargaisons.UNE MISSION ¦ AUTRICHIENNE Rome, 3.— Des nouvelles de Vienne venant de bonne source portent (jue le comte Agénor Go-luchowski, ancien ministre des Affaires étrangères austro-hongrois, est à la veille de partir pour Rome, chargé d’une mission spéciale par son gouvernement.* * * Rome, 3.—¦ Le gouvernement a décidé de ne pas changer la date de la réouverture du parlement à moins d’événements imprévus.On croit que les députés seront secou-rables et aideront le gouvernement à atteindre une décision.LE 1er MAI EN ITALIE Rome, viâ Londres, 3.— La fête du travail a été célébrée hier par toute l’Italie.Elle a été marquée par la fermeture dès boutiques et le chômage habituel.Un calme absolu a marqué la journée.Aux réunions convoquées par les socialistes, des orateurs de ce parti ont porté la parole, mais il ne se produisit pas d’incident remarquable.CHALUTIERS COULES envahisseurs ne soient suffisamment en force pour menacer les lignes de communication des Russes.Sur les autres secteurs, dans la zone orientale, on ne relève que de petits engagements, tandis que sur le front occidental un répit succède évidemment à la trépidante activité de la dernière quinzaine.UN NAVIRE SUEDOIS COUPE PAR LES BOCHES Londres, 3.— La compagnie des Echanges Télégraphiques reçoit de son correspondant à Copenhague, une dépêche disant qu’un sous-marin allemand a coule dans la hier du Nord, le navire suédois “Eilida”, chargé de bois et qui se rendait de Helsingborg à Hull.Le vaisseau s’enfonça en 3 minutes de temps.Les 16 nommes et les 2 femmes qui se trouvaient à bord eurent à peine le temps de s’échapper dans de petites embarcations.Après avoir erré 2 heures, ils furent recueillis liai' une goélette hollandaise et déposés à Lcmvig, Danemark.péri.Le requin allemand serait tombé au beau milieu de la flotille d’Aberdeen.Il a poursuivi trois autres chalûtiers pendant 20 milles et n’a plongé qu’a l’arrivée d’un bateau-patrouille.ACCIDENT CHEZ VÏCKERS Un employé de la Canadian Vickers Co., du nom de Jos.Ouellette, alias Oucbrcpps, 20 ans, a été vie-lime d’un sérieux accident, ce malin.vers 8 heures, à cette usine.Le malheureux fut relevé la figure couverte de sang.Conduit à l’hôpital Général, il est dans un état précaire, souffrant d’une fracture du crâne, Aucun détail de l’affaire n’a été fourni jusqu’à cette heure.$200 POUR LES ECOLES BILINGUES e rendre, et la bataille se continua toute la nuit.Les Allemands étant en avant, sur la gauche et à l’arrière Dn ne sait pas au juste cc qui est arrivé des Highlanders, s’ils ont été tués ou fait prisonniers.Ainsi, la bataille, commencée vendredi après-midi, s’est prolongée toute la soirée et toute la nuit.Samedi matin, les Canadiens ont reçu du renfort.Trois brigades anglaises et de nouvelles forces canadiennes arrivèrent sur les lieux.Samedi LE DROIT ET LE BON SENS LE JUGE LAFONTAINE MAINTIENT LA DECISION DU RE CORDER WEIR ET RENVOIE LES BREFS DE CERTIORARI DEMANDES PAR MM.MARTIN ET BERNADET- Le bref de prohibition demandé par M.le maire Martin et le bref de certiorari demandé par M.Bernadet contre la cour du Recorder ont été renvoyés tous deux, avec dépens, ce matin en cour de Pratique par le juge Lafontaine.On se rappelle les sentences prononcées contre M.Martin et M.Bernadet, parce qu’ils avaient enfreint le règlement 330 de la Ville, en se promenant en automobile sur le parc Mont-Royal.MM.Martin et Bernadet prétendaient qu’en rendant sa décision le recorder Weir avait excédé sa juridiction, qu’il y avait eu des informalités dans la procédure et que le règlement 330 était aboli par l’article 1423 des S.R.P.Q.de 1909.En rendant sa décision le juge Lafontaine a déclaré qu’il était évident qu’il n’y avait pas eu d'excès de iu-ridiction ni d’informalité dans la procédure.“Le droit, dans le cas actuel, a-i-11 eu, UM U accord avec ie bon sens; les citoyens de Montreal seront sans doute heureux d’apprendre qu’après avoir dépensé des centaines de milliers de dollars pour l’établissement et l’entretien d’un parc sur le Mont-Royal, que ce parc existe et de droit et de fait.” “Je crois,” dit encore le juge, “que ce parc, est suffisamment visible pour savoir, quand on est rendu sur le sommet de la montagne, qu’on est dans ses limites, sans qu’il soit besoin d’un bornage pour démontrer ces limites.” Le juge déclare que le reglement 330 est en vigueur et qu’il n’a pas été abrogé par l’article 1423 des S.R.P.Q.de 1909 qui ne s’applique qu’aux grands chemins.En consequence les deux brefs sont renvoyés avec dépens.,, , , .Le maire Martin a declare qui» consulterait ses avocats pour savoir s’il peut pousser ta chose encore plus loin.___ ^ SOLDATS SOCIALISTES DES MILITAIRES PRENNENT PART A LA MANIFESTATION DU 1ER MAI A AMSTERDAM.LECLERC EST SENTENC1E LE FORÇAT DE S.-VINCENT DE PAUL DEVRA PURGER CINQ ANS DE PLUS AU BAGNE.Le détenu Lucien Leclerc, qui » tenta de s’évader de S.-Vincent de Paul où il purgeait une sentence de quatorze ans et en vint à des voies de faits sur la personne du garde Pâquette, le 17 avril dernier, a comparu ce matin devant le magistrat S.-Cyr pour fins d’examen préliminaire et d’enquête.De là, il fui traduit en Cour d’Assises devant le juge Choquet, fortement gardé par une escouade d’agents de police.Leclerc a avoué sa culpabilité et s’est vu condamné à 5 ans de pénitencier additionnels.LE DIFFEREND SSN0-JAP0NA1S Tokio, 3.— Il y a eu ce matin une réunion extraordinaire du cabinet, touchant le refus de la Chine d’acce-der complètement aux exigences du Japon.DECES BELAIR.—A Saint-Vincent de Paul, le 1er » mai 1915 à l’ûgc de 35 ans, est décédé, le Révérend Ernest Plessis Bélair, aumônier des Soeurs de la Providence.Les funérailles auront lieu mardi Je 4 courant, a Sainte-Thérése, à 10 heures a.m.Parents et amis sont prié d’y assister sans autre invitation.MATHIEU,—A Saint-Henri de Mascouche, le 2 mai 1915 à l’àge de 70 ans, est décédé le notaire Joseph Prime Mathieu.Les funérailles auront lieu Jeudi le 6 courant.Le convoi funèbre partira de la demeure du défunt après l’arrivée du train quittant la gare Vigor, à 8 heures 20 a.m., pour so rendre à l’église paroissiale où le service sera célébré et de là au cimetière, lieu de la sépulture.Parents et amis sont pries d y assister sans autre invitation.FICHE.—A in Trappe d’Oka, le 2 mai courant, à l’àge de 81 ans, est décédé M.Alphonse Piché, autrefois de Terrebonne.Les funérailles auront lieu à Terrebonne, mardi le 4 mai après l’arrivée du train qui laisse la tiare Viger à 8 heures 20.Parents et amis sont pris d’y assister sans autre invitation.TELMOSSE.—A Montréal, le 1er mai 1015, .à l’âge de 10 ans et huit mois, est décédée 4 Marie-Louise-Thérèse Telmosse, fille de feu v Zotique Telmosse.Les funérailles auront lieu, mardi, le 4 mai.Le convoi funèbre, partira de la demeure de son oncle, R.L.de Martigny, No fiOfi, rue Saint-Denis, à 8 heures 1-4 n.m., pour se rendre à l’église Saint-LOUis de France, où le service sera célébré, et de là au cimetière de la Côte des Neiges, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister, sans autre invitation.DECES A MONTREAL Londres, 3.— Suivant le correspondant de l’agence Reuter, le premier mai à Amsterdam a ete célébré par une manifestation monstre en faveur de la paix.De 30,060 a 40,000 hommes, femmes et enfants v ont pris part.Il était étrange de Voir dans la foule des milliers de soldats en uniforme, portant des drapeaux rouges sur lesquels se trouvaient des inscriptions exprimant le désir de la paix.-—-S- — ACCIDENT A LA^PATRIE” Au moment d’aller sous presse on nous informe qu’une bouilloire a sauté à la “Patrie”.Un mécanicien, M.Alphonse La-rivière a été légèremene blessé et la publication du journal a été quelque peu retardée.¦ ¦" ¦—1 “ FRAPPE PAR NU AUTO Un nommé Aimé Delisle a été frappé par un automobile, au coin des rues Notre-Dame et SainURémi, ce matin, vers 10 heures.Conduit à l’hôpital Western, il souffre d’une fracture du crâne.BEAUDRY, Aimé.1 mois, enfant de Albert Beaudry, machiniste, rue Bordeaux, 1673.BOURDIN, Louis, contremaître, 31 ans, Ave.Châteaubriand, 1915.BLAIS, Maximllienne Rochon, 32 ans, femme de Moise Blais, journalier, rue St-Antoine, 577.BERNARD, Domttille Désormenux, 67 ans, femme de François Bernard, journalier, rue du Couvent, 33., CHARBQNNEAU, Leopold, 3 mois, enfant de Noé Charbonncau, menuisier, 8A Ave.415, Rosemont.COFSKY, Fernand, 17 jours, enfant d’Arthur Cofsky, pharmacien, rue Plessis, 161.DIOTTE, Prudcntia, 14 ans, enfant de Jean M.Diotte, journalier, Côte St-Luc, 502.^ DEMERS, Edwige Deniers, 40 ans, femme de Dolma Demers, journaliers, rue St-Philippr, 17.FORGET, Lucienne, 1 an, enfant de Joseph Forget, charretier, rue Alice, 3621.FONTAINE, Charles, 1 an, enfant de Wilfrid Fontaine, menuisier, rue de Riencourt, 43.FOURNIER, Hortense Bélanger, 61 an», veuve d’Alphonse Fournier, tailleur, Avenue Hôtel de Ville.132.GAGNON, Roland, 2 ans, enfant de Wilfrid Gagnon, expéditeur, rue Saint-André, 484.GUF.BNON, Loren70, 11 ans, enfant d’Arthur Guernon, tailleur de cuir, rue Lé-tourneux, 635.LA ROSE, Artcmisr Gagnon, 51 ans, femme d’Ovide Lurose, journalier, rue Maisonneuve, 415.LKGAULT, Cyprien, 71 ans, journalier, rue St-André, 2258.LAFONTAINE, Ixirette, !) mois, enfant d’Alphonse Lafontaine, comptable, rue Hogan.153.MEILLEUR, Hcrmellno Charbonnenu, 42 MERCIER, Hilbert, 3 ans, enfant de Hubert Mercier, journalier, rue Payette, 33.ans, femme de Charles Meilleur, journalier, rue Cadirux, 1655., * PREVOST, Roger, 7 moi», enfant de Ho-’ noré Prévost, wnttman, rue Albert, 796.PAQUETTE, Joseph, 63 ans, Journnlier.rue Joséphine, 2.POIRIER, Syvin, 16 ans, enfant de P.Georges Poirier, comptable, rue St-Antotne, 1055.¦ , M oui Les pertes canadiennes ont été après-midi, des renforts français et lourdes, mais-leur héroïsme a été belges arrivèrent.presque surhumain.SERVICE ANNIVERSAIRE t Mardi en l’église de Snlnt-Hcnrl, à 7 heu- ' res 39 n.m., sera célébré le service anniversaire de L.11.Maréchal.Parents et amis sont invités à y assister.f
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