Le devoir, 18 mai 1915, mardi 18 mai 1915
MONTREAL, MARDI 18 MAI, 1915 DEUX SOUS LE NUMERO VOLUME VI—Nfo 114 ABONNEMENTS : Edition Quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$5.00 UNION POSTALE.$8.00 Edition Hebdomadaire CANADA.$1.00 ETATS-UNIS.$1.50 UNION POSTALE .$2.00 Diretfeur : HENRI BOURASSA Rédaction et Administration s 43 RUE SAINT-VINCENT MONTAS Ai.TELEPHONES : ADMINISTRATION ; Main 7461 REDACTION : • Main 7460 FAIS CE QUE DOIS ! » ?» * i » » » LE FOND DE LEUR PENSÉE “ Ontario no site for non-English-speaking colonies ” ru __________ Le Telegram, l’un des journaux les plus répandus de Toronto, vient de publier un articulet de vingt lignes dont il faut le remercier de tout coeur.Cet articulet déchire le voile d’hypocrisie que certains voudraient maintenir sur la question bilingue, il montre le fond de la pensée — et du coeur — des véritables auteurs de la persécution actuelle.Et ce texte est d’autant plus intéressant qu’il n’a pas été formulé à notre propos: il exprime une pensée d’ordre général, à savoir qu’il n’y a pas de place sur le sol de l’Ontario pour les immigrants de langue non-anglaise qui voudraient conserver leur identité ethnique.L’affirmation prend un caractère à la fois grotesque et tragique si l’on songe qu’elle est spécifiquement appliquée aux Belges, le “peuple martyr”, le type même de ces “petites nationalités” pour lesquelles on prétend se battre.Lisez plutôt (cela est extrait du Telegram du 13 mai) : ONTARIO NO SITE FOR N ON-EN G L IS H-S PEAKING COLONIES.Ontario should not encourage the organised immigration of Belgians to this province.Quebec could absorb Belgian colonies in the fabric of her peculiar race and creed institutions.Belgian colonists in Ontario ¦ mould naturally wish to preserve their identities of race and language.Ontario just as naturally wishes to preserve her own Anglo-Saxon identity.Ontario is giving her sons to help make a home for Belgians in their own country.But Ontario is no appropriate site for the colonies of Belgians or other non-English-speaking peoples.Nous traduisons littéralement: PAS DE PLACE EN ONTARIO POUR LES COLONIES NON-ANGLAISES L’Ontario ne devrait pas favoriser l'immigration systématique des Belges dans cette province.Québec pourrait, avec ses institutions particulières ethniques et religieuses, absorber des colonies belges.Les colons belges voudraient naturellement conserver dans l’Ontario leur identité ethnique et linguistique.L’Ontario, tout aussi naturellement, désire conserver sa propre identité anglo-saxonne.L’Ontario donne ses fils pour aider les Belges à se faire un foyer dans leur propre pays.Mais l’Ontario n’est pas un site convenable pour les colonies belges ou pour d’autres colonies non-anglaises.* * * Ainsi, il ne s’agit pas de savoir si les Belges, par leur esprit de travail, par leur connaissance de l’industrie et de la culture intensive, par •leur familiarité avec l’une des deux langues officielles du pays, par les qualités admirables qu’ils manifestent depuis des mois, pourraient apporter à la province d’Ontario un élément de progrès matériel et moral.La seule chose qui compte, c’est la préservation de “l’identité anglo-saxonne” de la province; et la nécessité de cette préservation commande Texclusion de tous les colons dont la langue maternelle n’est pas l’anglais.Dans ce pays où, suivant l’expression du plus illustre des hommes d’Etat ontariens, sir John-A.MacDonald, "il n'y a ni race dominante ni race conquise”, où Anglais et Français jouissent d’"une situation d’absolue égalité, qui leur garantit les mêmes droits en matière de langue, de religion, de propriété ou de droits personnels”, on entreprend de clore les frontières d’une grande province contre tous ceux dont la langue maternelle n’est pas l’anglais.La pensée dominante de la politique du Telegram, c’est la conservation, quoi qu’il en coûte, de "fidentité anglo-saxonne” de la province.Voilà, avec la théorie bassement et faussement utilitaire du London Free Press (1), l’idée inspiratrice du règlement XVII.L’anglicisation forcée des petits Canadiens-français déjà installés en Ontario est la conséquence logique de cette politique d’exclusivisme.* K: * Eh! bien, nous préférons cette tactique à l’hypocrisie de ceux qui prétendent que le règlement XVII n’a pour objet que de faire mieux apprendre à nos petits compatriotes les deux langues du pays: elle a au moins le mérite de la franchise.Elle écarte tous les prétextes de “réforme” et de “progrès”, de “loyalisme” même; elle montre à quel point sont dupes ceux qui s’imaginent que la campagne anti-française est liée dans son essence à l’attitude que tel ou tel groupe de Canadiens-français pourrait prendre sur une question politique quelconque.Elle ramène tout le problème à quelques données essentielles: Admettrons-nous qu’à moins qu’elle ne paie‘de l’apostasie nationale son droit d’entrée, on ferme à notre race toute une partie du pays?Admettrons-nous qu’on dénationalise avec leur propre argent ceux de nos compatriotes qui ont osé franchir le cordon sanitaire?Admettrons-nous, en définitive, d’être traités en parias dans notre propre pays?Et si nous avions l’imbécile lâcheté de ne pas défendre la minorité ontarienne, combien de temps se passerait-il avant qu’on nous crie que la préoccupation suprême de la majorité de ce pays doit être d’en maintenir "l’identité anglo-saxonne”, avant qu'on nous répète avec le London Tree Press du 29 avril: “Il n'y a qu’une langue au sud de la frontière.Il n’est besoin que d'une langue au nord de la frontière?” Si nous ne savions profiter des clartés que projettent les articles du Telegram et du hrce Press; si nous ne comprenions pas que la lutte pour la survivance de la langue s’impose à tous et que la cause de la minorité ontarienne est proprement notre cause, c’est que nous n’aurions plus même le sentiment de la conservation.Et nous serions mûrs pour tous les esclavages.y Orner HEROUX.(1) Voir le Devoir du 1er mai.Avez-vous écrit à votre ministre et à votre député pour avoir des TIMBRES DE GUERRE BILINGUES ?Vous ont-ils répondu ?Ecrivez tout de suite et secouez ces endormis ! ETATS-UNIS ET MEXIQUE Le différend germano-américain n’est pas le seul problème qui sollicite puissamment l'attention du gouvernement des Etats-Unis à I heure présente.D’autres événements non moins graves, mais beaucoup plus voisins, attirent aussi la sollicitude de l’Administration de Washington.Les affaires du Mexi-que sont de plus en plus au premier rang de ses préoccupations.La situation du président Wilson est extrêmement difficile ; ii a, d’une part, à diriger la politique des Etats-Unis au mieux de leurs intérêts entre les deux groupes de belligérants de la guerre européenne— tache ardue —r- et de l’autre, il doit veiller à ce qui se passe au-dela de la frontière méridionale de l’Union.Sa politique, de ce côté, lui avait déjà, avant la guerre, attiré de nombreuses critiques; elle n'a pus très brillamment réussi.Il faut rendre toutefois cette justice à M.Wilson qu’il n’a pas été jusqu’où auraient voulu le mener certains gros interets financiers et qu’il a évité la guerre, à un moment menaçante, entre les deux pays.On ne reut nier que ce fût, pour nombre de gens, le plus important et le premier de ses devoirs de président.D’autres tiennent, cependant, que les Etats-Unis, ayant été pour beaucoup dans le déchaînement de l’anarchie mexicaine, devraient faire davantage pour assurer le rétablissement de l’ordre.“Les Etats-Unis, par l’appui qu’ils ont donné à Carranza, ont été le principal facteur du soulèvement qui s’est produit dans la répuolique mexicaine, disait le R.P.Donnelly, O.M.I., au cours d une conférence donnée à Saskatoon, en avril.Carranza esl le chasseur de concessions qui s’est fait l’instrument du gigantesque Standard Oil Trust, dans sa poursuite de la richesse.Aucune rébellion ne pourrait durer une semaine au Mexique, à moins d’être subventionnée et financée par une agence extérieure, et loat ce que veulent les financiers des Etats-Unis, c’est remplir leurs sales goussets de l’argent malpropre qu’ils peuvent tirer des concessions de ce malheureux pays.” Le Père Donnelly dit qu’il a eu l’occasion de connaître personnellement la manière dont le gouvernement américain suborne la justice dans les affaires mexicaines ; que la politique de non intervention et d’expectative vigilante dont les autorités de Washington font parade, n'est qu’un manteau dont elles couvrent leurs méfaits réels.D’après le révérend Père, le juge américain de Brownsville, près de la frontière internationale, a reçu de Washington l’ordre d’abandonner les poursuites pour contrebande d’armes intentées contre des partisans de Carranza, pendant que les sanctions de la loi étaient appliquées dans toute leur rigueur quand des accusés étaient des partisans du gouvernement fédéral.D’autre part, au cours d’un article que publiait récemmenrîfe' Metropolitan Magazine, le colonel Roosevelt, avec sa fougue habituelle, accusait formellement l’Administration de Washington de ne porter aucun intérêt aux nombreux citoyens américains de position modeste et de ressources limitées, hommes, femmes et enfants, qui, depuis deux ans, ont perdu la vie, quelqu’un de leurs membres ou tout leur avoir sur la frontière et à l’intérieur même du Mexique.“On devrait condamner l’Administration pour sa politique au .Mexique, dit M.Roosevelt; mais soyons j francs entre nous, Américains, et disons que condamnation devrait] être portée contre nous comme na- ' lion, car nous avons en amplement connaissance de ce qui se passait.Cependant, nous avons refusé d’exprimer notre indignation au président Wilson et à M.Bryan qui.non seulement se sont montrés indolents, mais ont encouragé les chefs | mexicains coupables du meurtre de citoyens américains et d’outrages aux femmes américaines.” M.Roosevelt fait ensuite le procès de l’Administration, rappelant les discours prononcés au sénat par le sénateur Fall, du Nouveau-Mexique, en mars 1913, et le sénateur Lodge, le 6 janvier 1915 — discours qui sont un formidable réquisitoire contre la politique du président Wilson.Le rôle de l’église Plus de 800 dames mexicaines catholiques ont adressé un éloquent appel au général Alvaro Obregon, l’un j des chefs révolutionnaires, qui passe ! pour un persécuteur de l’Eglise aussi cruel que Villa lui-même.Les dames demandent justice égale et liberté pour tous les citrvyens, protestant avec indignation, au nom des amis de l'ordre, contre les sacrilèges atroces commis dans l’église des Jésuites de Sainte-Brigide, dans l’église de l’hn-maculée-Oonceptlon et à l'Académie des Soeurs de Saint-Joseph.Autant qu’on peut le savoir, ecpen-dant, Obregon n’a accordé aucune attention à cette requête.Les chefs révolutionnaires conti- inient à se livrer des combats sans suite, et on ne voit pas encore venir la fin de cette lutte interminable.On dit que Carranza s’efforce de fatiguer ses ennemis.Pendant ce temps, bien que la situation à Mexico même se soit amélioré® d’une façon remarquable depuis que les zapatistes, occupent la ville, une misère indes-! eriptible règne dans tout le pays.La famine et la maladie exercent leurs ravages, particulièrement parmi les pauvres.Les villes américaines de la frontière sont encombrées de réfugiés affamés.Un correspondant américain, qui comprend bien la situation, ne voil de salut possible que par le rétablissement du gouverne-menl madérlste dans la personne des derniers survivants de la famille politique de Madero, et dans la réorganisation du pays par l’intermédiaire de l’Eglise catholique, “Ces deux convictions ne se sont pas formées en moi à la légère, dit-il.J’ai étudié la question à fond, autant qu’il m’a été possible de le faire, et sans me laisser arrêter par aucune autre considération que le désir de savoir toute la vérité au sujet de la cause des troubles du Mexique et du remède à anporter à la situation.Je me suis fait Mexicain et j’ai vécu avec les Mexicains; j’ai si bien réussi qu’en me parlant ils n’avaient aucune pensée fie contrainte parce que j’étais Américain.Je me suis efforcé de les faire parler des raisons de leur attitude à l’égard de l’Eglise, et j’ai persuadé certains hommes en vue de faire des déclarations écrites à ce sujet.J’ai lu également tout ce qui a été publié, et qui était à nia portée, contre l’Eglise au Mexique, y compris l’écrit le plus venimeux de tous, “Le Peuple Mexicain”, par Guitierrez de Lara; et après tout cela, la conviction qui me reste, plus forte que jamais, c’est que le salut de la nation mexicaine, au point de vue physique, financier, moral et spirituel, est entre les mains de l’Eglise catholique.“Mais, dit America, après avoir cité ce qui précède, l’Eglise ne peut pas exercer sa légitime influence de pacificatrice et de “reconstructrice” tant qu’on n’aura pas mis fin à la persécution qui sévit au Mexique.” En effet, il ne faut pas oublier que la loi de 1853 interdit renseignement aux ordres religieux; que la loi de 1867 les a expulsés du pays et a fa’it un délit du port de l’habit ecclésiastique dans la rue.En outre, l’Eglise a été en butte à une persécution particulièrement violente de la part des révolutionnaire' Dans ces conditions on ne peut pas s’attendre à ce qu’elle puisse rendre les services qu’on attend d’elle.Cependant, il est vrai qu’elle n’a jamais été plus forte qu’au moment où ses ennemis la croyaient abattue.Ayons confiance ! L’Eglise catholique sortira victorieuse des épreuves qui l'assaillent aujourd'hui au Mexique.Uîdéric TREMBLAY.BILLET DU SOIR.LA BUVETTE EN SASKATCHEWAN Après le succès qu’il vient de remporter à l’élection partielle de Shell-brook, le cabinet Scott ne doit pas être disposé à abandonner son projet de fermer toutes les buvettes le la province, le 1er juillet prochain.Aussi, le premier ministre a-t-il, au cours du débat sur l’adresse en* réponse au discours officiel, réitéré sa détermination de faire décréter la prohibition de la vente des i-queurs au verre dans les limites de la prr vince.L’opposition à la politique ministerielle est un peu déconcertée par la majorité considérable obtenue au scrutin de Shellbrook.Elle demande au gouvernement d’expliquer comment il se fait que la plupart des trafiquants de boissons de la région ont favorisé le candidat anti-buvetier.Elle veut voir dans cette sympathie des débitants d’alcool pour un >ïou-vernement qui prétend les dépouiller sans compensation, une contradiction qui semble indiquer quelque entente secrète ou promesse susceptible de tromper les partisans sincères de la tempérance.Le gouvernement paraît d’abord étonné des assertions de l’opposition.Il demande des n .ms.On lui en donne plusieurs.Alors, il répond que les intéressés doivent préférer la politique bien définie du gouvernement à la politique plus embrouillée de la gauciitj L’on connaît la politique du cabinet Scott que nous avons résumée l'autre jour : fermer toutes les buvettes le 1er juillet prochain et contrôler le commerce de gros.L'opposition veut au contraire tout ou rien : la prohibition complète ou le maintien du système actuel mieux surveillé.La prohibition de la buvette n'est pas un remède efficace, dit-elle, et.le contrôle du commerce rie gros et de détail, par le gouvernement est un danger que l’abus du patronage politique aggravera encore.Entre les deux, toutefois, le comté qui vient de se prononcer préfère le projet du gouvernement.J.D.LETTRE DE SOLDAT C’est la lettre d’un petit caporal français, blessé au front par l'explosion d’une sape allemande.Il est a t hôpital, dans le midi de la Trance.Il écrit à ses parents du Canada.Onze jours, il a été privé de coimaisscmce et, deux mois durant, il est resté au lit, atteint gravement dans la région lombaire.La convalescence commence.Il revit et voit autour de lui la nature qui s éveille, non plus terrible et desolée comme autour des tranchées, mais douce, calme, fleurant bon Codeur du pommier et de la vigne."Les fraises et les cerises, dans quelques semaines, nous en mangerons." écrit-il naïvement, lui qui pendant dix semaines n’a vécu que de luit et d’oeufs.On devine son plaisir enfantin à revoir des fleurs, des feuilles, des fruits moites de rosée, un ciel clair que ne déchirent pas des trajectoires d’obus et des explosions de bombes, Tout est pur, net.radieux et bon.Et il se laisse vivre.Mais il pense aux morts, aux disparus, aux absents.“Ce pauvre Camille est là-haut, sur le champ de bataille.Pourvu qu’il ne lui arrive rien! Je le souhaite de tout coeur.Nous serions dans de bien grandes peines, surtout sa petite famille !” Et' puis il y a son frère, perdu : “J’ai de grandes peines en ce moment; mon pauvre frère est disparu depuis 5 mois.Je souhaite qu’il soit prisonnier, un si gentil garçon, je souhaite que Dieu lui ait conservé _ la vie!” Orgueil fraternel, inquiétude, prière, tout se mêle dans cette courte phrase écrite d’un lit d'hôpital.Il y a aussi sa femme, la vaillante petite Française qui Tu laissé partir pour le feu, quand son coeur \ d'amoureuse le voulait auprès d’elle.Elle Ta donné à la Patrie.Et it la revoit, en pensée.“J’ai bien souvent pleuré, je ne pensais pas la revoir.Cela était bien triste, mais il fallait vaincre ou mourir, oublier le passé pour marcher en avant.Maintenant, je suis sûr de la revoir, oix mois qu’on ne s’est pas vu! Et d autres qui, malheureusement, ne se reverront plus jamais! Je les plains.” Il n'oublie pas les autres, même dans son bonheur inquiet encore, douloureux un peu, car à peine s'il peut marcher, et il ne fait que commencer à vaincre l’insomnie.A de certains momeids, il a un retour en arrière, “[.es tristes nuits et jours que j’ai passés au champ de bataille ont voulu que je revienne néanmoins, victorieux.Mais, ce qui m’a sauvé, c’est d’avoir eu confiance en Dieu.Je ne L’ai jamais oublié.Les plus forts, ici, sont venus s'humilier devanl Lui, je les ai vus après des terribles combatsI” Il a la foi, il en esl fier, et, aux heures de Vépreuve, il a senti quelqu’un de grand qui le protégeait, il a vu des fronts têtus se courber devant Lui, il a entendu des bouches fanfaronnes L'invoquer soudain devant la mort et, s’il vit, c’est qu'il a cru.Il croit aussi en la victoire ; il s’est bien battu, de même que ses amis, corps - à - corps avec T Allemand puis à la baïonnette, il a vu les 75 faucher des rangs entiers d’ennemis.“Us ont fait encore plus de mal en Belgique qu’en France, mais ils le paieront cher!” s'exclame-t-il.C’est une lettre de ‘‘petit pioupiou culotte rouge”, ainsi que les Bavarois les appellent, dit-il.Elle est (fonce, patriotique, croyante et confiante.Et ils sont des millions comme celui-là, qui pensent aux leurs et à leur pays, et se sont arrachés à leur famille pour lutter pour la Patrie.Peuvent-ils ne pas vaincre?Paul POIRIER.A PROPOS D’EMBUSQUES La Presse mène de ce temps-ci une furibonde campagne contre les embusqués.Après avoir affirmé qu’il y a maintenanl à Montréal plus de jeunes Français aptes au service militaire qu’ayant la guerre, elle s’est mise en tête de vouloir viser le livret militaire de chacun d’eux.Elle les somme, chaque soir, de lui apporter leurs papiers, afin de voir s'ils sont en règle avec les aulorités françaises et publie la liste de ceux qui consentent à passer sous ses fourches caudines.Quant aux autres, elle travaille à mettre ses lecteurs sous l’impression que ce sont des embusqués.Le procédé est pour le moins inconvenant.Que des Français établis au Canada, ayant au front des fils, des frères, des neveux ou des cousins, protestent contre la présence, ici, de gens aptes au service militaire, en France, et qui s’y dérobent.fort bien.Qu’ils s'indignent de la conduite des embusqués véritables; qu’ils demandent aux jeunes Français qu’ils rencontrent ici pourquoi ils ne sont pas au feu ; qu’ils restent soupçonneux à leur endroit tant qu’ils ne tiennent pas la preuve de leur exemption de service par les autorités militaires ; qu’ils les dénoncent entre eux, quand ils ont raison de le faire ; qu’ils demandent au consul français ue les faire connaître à la colonie française, voilà qui est plein de bon sens, exact, juste; et personne, chez les Canadiens-français, ne peut trouver à y redire.Les Français de Montréal et du Canada ont affaire à savoir quels des leurs se soustraient à leurs obligations de citoyens français.U n'appartient toutefois à aucun journal canadien-français de s’employer à jeter le soupçon dans 'l’esprit de ses lecteurs au point de les amener à confondre avec les embusqués ceux qui, en règle avec la France, estiment qu’ils n’ont pas à soumettre leur conduite et leurs papiers à l’approbation de tel ou tel journaliste de Montréal ou de Québec.C’est au représentant officiel de France, ici, qu’appartient exclusivement la tâche de retracer les embusqués, de 'les révéler à leurs concitoyens français de les menacer des pénalités prévues par le code français pour les déserteurs.Lui seul a autorité pour agir et il n’a que faire, certes, des leçons et du concours de la Presse.Car, enfin, la Presse a-t-elle réfléchi à son cas?Voilà un journal dont les rédacteurs passent leur temps à prêcher aux Canadiens-français qu’i'l est de leur devoir de s’enrégimenter pour aller se battre dans les Flandres.Il a mené une longue campagne pour inciter les nôtres à s’inscrire dans bs cadres du régiment Royal Canadien-français.Il a fait un bruit de tous les diables autour de ce régiment.Les auteurs de cette campagne sont-ils partis?Puisqu’il était du devoir des Canadiens-français rte s’enrégimenter ainsi, puisque la Presse, grâce à ce prétexte, a poussé un tas de gens à s’inscrire, sur ses représentations, pourquoi tous ses rédacteurs en état de porter les armes n’ont-ils pas donné l’exemple?Si c’était un devoir pour les autres d’aller au front, et qu’ils n’y sonl pas allés, eux, où sont les véritables embusqués?Ne leur serait-il pas bon de regarder la poutre dans leur oeil avant de trouver une paille dans celui des Français du Canada qui sc refusent à faire viser leur carnel militaire par les stratégistes en chambre delà Presse?Georges PELLETIER.BLOC - NOTES Le prix de la viande va hausser de trois a quatre sous la livre à Londres.Le gouvernement, qui vient de consentir à cette augmentation, aura peut-être quelque difficulté à la faire avaler par le consommateur.* * *¦ L’amendement à l’Acte de l’Amérique Britannique du Nord qui ratifie le projel de loi autorisant la nomination de nouveaux sénateurs pour l’Ouest, vient d’être approuvé par la Chambre des Communes d’Angleterre.La nouvelle ranimera les espérances des nombreux aspirants.* * * La guerre n’arrête pas complètement le mouvement de l’immigration européenne.Si les statistiques qu’on nous donne à Ottawa sont exactes, 12,000 immigrants européens seraient entrés au Canada depuis le commencement des hostilités sans compter une trentaine de mille Américains.* * * Le ministère de l’Agriculture d'Ottawa est à s'entendre avec les provinces pour disposer des deniers votés aux provinces dans l’intérêt de l’agriculture.Que l’on n’oublie pas la diffusion de l’enseignement agricole dans les écoles élémentaires.* * * Un journal d’Edmonton proteste contre l’action d’un certain nombre d’ouvriers canadiens qui refusent de travailler plus longtemps en compagnie d’Allemands d’origine.“ 11 est tout à fait déraisonnable, dit-il, de tciin les Allemands du Canada, naturalisés ou non, responsables des méfaits de l’autocratie de Berlin.” * * * La rommission d’achats de munitions de guerre, nommée par le gouvernement Borden, vient de se mettre à l’oeuvre.Ce qui se passe en Angleterre doit lui faire craindre que même la plus grande vigilance ne la protégera peut-être pas suffisamment contre les pirates du commerce et de l’industrie.* * * La Saskatchewan revise sa législation concernant le^ compagnies de constitution provinciale qui veulent faire affaire en dehors des limites de la provin'-e dont elles tiennent leurs pouvoirs.L’on dit que le Conseil Privé a décidé que les provinces ne peuvent entraver l’action des com-fegnies possédant une charte fédérale.La nouvelle législation de la Saskatchewan reconnaît cette décision, mais elle assujettit tout de même ces compagnies à une pénalité si elles refinen» de prendre un permis provincial.LE PASSANT.UNE PROPAGANDE A ENTREPRENDRE Nous recevons du distingué rec-i leur du collège d’Edmonton, le R.P.Théophile Hudon, S.J., cette importante communication : M.Orner Héroux parlait récem-i ment dans le “ Devoir ” d’établir uni bureau central pour la distribution de livres français dans les centres franco-canadiens d’Ontario.L’idée! me parait excellente et il faut espérer qu’elle sera mise à effet avant-longtemps.Toutefois, on pourrait imaginer autre chose, non pas à l’encontre du premier projet, mais à côté.U existe à Londres une oeuvre de propagande catholique appelée “ Catholic Truth Society ” ; elle possède une collection de brochures, tracts,! feuillets qui est vraiment merveilleuse.Ces légères feuilles sont signées par des hommes comme! Newman, Wiseman, Benson, Rieka-1 by ; elles sont au point et rédigées I de main de maître.La plupart de ces petites plaquettes se vendent au pnxi de deux sous.Voilà ce que plusic irsi voudraient voir entreprendre ici auj Canada, tout d’abord, pour nos com-i patriotes de langue française qui; vivent hors de la province de Que-1 bec.No,s gens qui se trouvent comme encerclés par une population lui ! les ignore — c’est le moins que l’on : puisse dire — sont menacés de périr d’inanition, faute d’aliment intellectuel.Ils sont littéralement inondés de " magazines ”, revues, journaux, brochures publiés en langue anglaise, et peu à peu, ils sont com-j me enlisés ; c’est vraiment merveil- ! le si les enfants ainsi circonvenus j peuvent garder fidèlement au coeur : le culte des traditions canadiennes.! Ne serait-il pas possible d’imiter la “ Catholic Truth Society ”, de mobiliser tous nos écrivains ?.Lima- ; gine qu’une série de petites brocha-i res rédigées par Chapais, Routhier, Dionne, Camille Roy, Rivard, Ernest Gagnon, Asselin, Héroux, Croulx, Chartier, Lindsay, Bourassa, Four-1 nier, David, Laurier, d’Amours, Perrier et tant d’autres devrait opérer 12 Kue Saint'Jacqups, Montréal IMMEUBLE TALBOT FRERES, counters d’im-meubles, experts en propriété, échanges de propriétés de toutes sortes, ville ou campagne -Nous .,amines des experts en propriétés de ville ou campagne, terres à culture, limites à bois, etc.Aussi échange de commerce pour propriétés, terrains et balance de vente.Plusieurs de-1 mandes actuellement.Pour informa-j lions, s’adresser à Talbot Frères, 902, Ile Saint-Valier.Tél.Saint-Louis 6296 VOYAGE GRATUIT AU MERVEILLEUX TERRAIN DU PARC ALTON VALE où $10 ou $20 vous permettront d’acheter aujourd’hui une propriété qui vaut $50.00 et $75.Commencez vos fondations.) 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L’état-major avait bien prépare l’attaque.Tous les troupiers prirent les positions assignées en silence et dans l’obscurité.On détermina la ligne le long de laquelle se ferait la i première attaque.Elle s’étendait du [ voisinage de Festubert à droite jus-I qu’à Richebourg-l’Avoué à gauche.Les Anglais se tenaient à 70 ou 300 verges des avant-postes teutons.L’aile gauche attaqua la première à 11 heures et demie.Elle parvint pour la majeure partie à s’emparer des positions ennemies et à déloger les Teutons grâce à des grenades à main et à la baïonnette.En peu de temps, le centre de la gauche anglaise, se ruant la baïonnette au fusil avait pénétré dans deux lignes de tranchées, tuant ou blessant la plupart des défenseurs, et occupaient 800 verges des positions allemandes.L’extrême gauche fut moins heureuse.Comme le matin commençait à paraître, les gros canons anglais se mirent à tonner contre les canons allemands en arrière.A 3 heures, une masse formidable de régiments d’infanterie débouchait à |droite contre les tranchées allemandes du côté de Festubert.Les Anglais en déployant la plus grande bravoure se rendirent maîtres d’une ligne de 1,300 verges.Ils s’emparè-jrent de la seconde ligne, pénétrant dans'les tranenées de réserve des (ennemis où ils firent un grand carnage.' Vers 11 heures de l'avant-midi, ils avaient pénétré sur une distance d'un mille dans les positions ennemies, et vers midi avaient rejeté les Allemands presque partout.Il appert d’après le communiqué officiel français d’hier soir que les Belges ont évacué complètement dimanche soir les positions qu’ils avaient occupées à l’ouest du canal de l’Yser.Les Français ont conservé les leurs sur la rive est.Au nord d’Arras, un épais brouillard a empêché qu’on ne livrât un combat important.Cependant on continue à y être aux prises surtout sur les hauteurs de Lorette, où les Français ont repoussé toutes les contre-attaques ennemies.DETAILS SUR LA PRISE DE NEU-» VILLE S.-VAAST.Paris, 18.— Le “Témoin oculaire’’ attaché à l’armée française fait le récit suivant de l’attaque livrée contre Neuville Saint-Vaast: “Dé G à 10 heures, le 9 au matin, l’artillerie prépara le terrain à l’infanterie en lançant des milliers de projectiles.Les Allemands surpris ne purent enrayer la marche des Français qui atteignirent les premières maisons de la Targette.Des eorps-à-corps s’engagèrent dans les rues et les vergers.Mais le village eut tôt fait de se rendre.Les Français arrivèrent enfin aux premières maisons de Neuville.Le centre combattait avec le même entrain dans le chemin allant à Béthune.Un cimetière fut 2 fois perdu et 2 fois repris.Mais nos troupes •occupaient 3 lignes de tranchées.L’artillerie ouvrit alors le feu.Il y avait partout des cadavres de Teutons dans les tranchées.Les jours suivants on chercha à s’emparer de Neuville.Samedi soir, les Français étaient maîtres de la plus grande partie du village.” L’ACTION AERIENNE DEUX ZEPPELINS SONT ANEANTIS LES DEUX AEROSTATS QUI ONT FAIT UN RAID EN ANGLETERRE SONT ABATTUS, L’UN PRES t DE DUNKERQUE ET L’AUTRE EN MER.Londres, 18.— Suivant deux dépêches publiées par différents journaux londonniens, les deux zeppelins qui ont pris part au raid de dimanche soir en Angleterre ont été détruits.L’un d’eux, sérieusement avarié, ¦après avoir attaqué Calais tomba à l’intérieur des lignes alliées, dans ¦le voisinage de Dunkerque, où les 40 occupants furent capturés.Pour ce qui est du second diri- fsable, une dépêche dalée du nord e la France porte: “Juste avant Vaube, l'équipage d’un torpilleur •français distingua dans la Manche un zeppelin qui revenait lentement tldu littoral anglais à une petit altitude.offrant une cible facile.Les artilleurs français tirèrent plusieurs projectiles contre le dirigeable.Un au moins atteignit le but, car on vit pencher le zeppelin considérablement.Cette inclinaison s’accentua, jusqu’au mbment où faisant 'un ou deux plongeons, il tom-*ba à la mer à quelques milles de Gravelines, et en vue du phare de Griz-Nez.Le dirigeable disparut et l’on retrouva plus tard les corps des occupants qui flottaient dans le voisinage.LE GOUVERNEMENT SE PREPARE A RECEVOIR LES BLESSES QUI REVIENDRONT DU FRONT.— DES DEPOTS DE CONVALESCENTS SERONT AUSSI ETABLIS PARTOUT.Le gouvernement fédéral s’est préoccupé du flot de blessés qui va commencer bientôt à arriver du théâtre de la guerre.On vouch ait que ces braves ne fussent pas laissés à la charité privée, mais qu’une organisation considérable les accueil-ïit dès leur retour sur le sol canadien jusqu’à leur complet rétablissement.Dans celle intention, on se propose d’établir un grand hôpital central situé près de Québec, probablement à Valcartier.A leur arrivée, les hommes seront dirigés sur ce point central, où l’on établira une comptabilité soignée de leur service, blessures ou maladies et où ils demeureront jusqu’à ce qu’ils entrent en convalescence.De plus, l’on établira par tout le pays des dépôts de convalescents, ceux-ci étant versés en autant que possible dans les dépôts de leurs districts respectifs, qu’ils ne quitteront plus que guéris ou munis de leur certificat de pension.De cette façon, ils n’auront pas à craindre aucune erreur ou négligence en ce qui con-•erne la pension à laquelle ils auront droit.On s’attend à voir arriver prochainement les premiers blessés des grandes batailles récentes et l’on prend déjà des mesures pour les recevoir avec tous les soins dont ils pourront avoir besoin en attendant de les verser dans les différents dépôts de convalescents.* * * LES HORS DE COMBAT Ottawa, 18.— La liste des pertes émise hier soir par le ministère de la Milice contient plus de deux cents noms du 7e bataillon dont les porteurs manquent à l’appel et qui sont tout probablement prisonniers.Le lieutenant-colonel Hag McHarg, le champion tireur à la carabine, qui commandait ce bataillon de la Colombie Britannique, a été tué le premier jour de bataille à Langemarck.Les Montréalais suivants figurent sur celle liste:— 13e bataillon.— Tués au feu: sergent Wm Graham Scott, 14 avenue Seymour; A.Cunningham, 189 rue Chathan; sergent W.E.S.Caryer, 95 avenue McCullough, Outremont.14e bataillon.— Blessés: Guillaume Dufresne, 221 rue Chambord; Wm Hughes, 2257 rue Clark.On remarque les noms de Canadiens-français suivants sur cette liste: B.R.Fiché, S.-Canut, Qué., 133e bataillon, tué.Théodore et François-Xavier de Grandmont, Grand-Mère, Qué., 7e bataillon, disparus.Arthur Couture, West Selkirk, Man., 8e bataillon, blessié et disparu.DES CANADIENS CRUCIFIES Londres, 18.— Des lettres reçues du front confirment la nouvelle que des Canadiens ont été crucifiés par les Allemands.Quand les Canadiens durent se replier, ils laissèrent dans une grange quarante blessés.En reprenant la position, plus tard, ils trouvèrent les blessés passés au fil de la baïonnette, excepté un sergent qui était attaché à ia croix du village, à la place du Christ.Une autre lettre d’un lieutenant raconte qu’un Highlander canadien a été crucifié à une porte de grange.Une lettre d’un officier anglais dit qu’en outre d’un major canadien, un homme des troupes territoriales anglaises a aussi été crucifié.II y aura interpellation au Parlement à ce sujet.ANGLETERRE BISBILLE  L’AMIRAUTE LE BRUIT COURT QU’IL Y A MESINTELLIGENCE ENTRE CHURCHILL ST LES LORDS DE LA FLOTTE.— M.ASQUITH EN CONSULTATION AVEC LORD FISHER.Londres, 18.—Une brève nouvelle a soulevé beaucoup d’intérêt, hier.Ou disait que M.Asquith était sur le point de partir pour la campagne pour y passer le dimanche, quand il rencontra lord Fisher, “ first sea lord ”, rue Downing.Il retourna avec lui à la chambre, 0ù il lui parla à huis clos durant une heure.Depuis lors, disent quelques-uns, lord Fisuer n’a pas paru à l’Amirauté.Un autre rapport veut que Churchill ait obtenu une audience du roi, samedi, et depuis ait cessé de sc rendre à l’Amirauté.Depuis quelque temps, le bruit court qu il y a mésintelligence entre Churchill et les lords de l’Amirauté, ces derniers appuyant lord Fisher contre le premier.Des interpellations ont été faites en Chambre à ce sujet.SIR EDGAR SPEYER DEMISSIONNE Londres, 18.—Sir Edgar Speyer a envoyé une lettre à M.Asquith pour lui faire part qu’il abandonne la charge de membre du Conseil privé et le prier de lui enlever son titre de baronet.Depuis 9 mois, les journaux portent contre lui des accusations de déloyauté dont il a fait fi.Mais comme dernièrement des hommes publics s’en firent l’écho, sir Edgar Speyer a cru que sa dignité lui enjoignait d’abandonner toute position publique.Il est né en Allemagne, en 1862, et a été élevé à Francfort-sur-le-Mein.PORTUGAL ATTENTAT SUR J0A0 CHAGAS LE NOUVEAU PREMIER MINISTRE EST BLESSE A COUPS DE REVOLVER PAR LE SENATEUR FREITAS QUI EST TUE.— NOUVEAUX TROUBLES.Lisbonne, 18.— Joao Chagas, le nouveau président du cabinet portugais, a été blessé par quatre coups de pistolet, alors qu’il était à bord du train de minuit, laissant Oporto.Son agresseur est le sénateur Freitas, qui a également été tiré et blessé par u .passager qui se trouvait aussi à bord du convoi ; d'autres rapports disent qu’il a été tué par des gendarmes.Senor Chagas a été conduit à un hôpital.Outre plusieurs autres blessures, il a le crâne fracturé.LISBONNE BOMBARDEE Madrid, via Paris, 18.—La bataille a repris dans Lisbonne, d’après les dernières nouvelles venant de Ba-dajoz.Les navires de guerre bombardent la ville.Plus de cent personnes ont été tuées, y compris plusieurs Espagnols.Les navires de guerre espagnols “ Espana ” et “ -Rio De La Plata ” et un torpilleur espagnol sont arrivés à Lisbonne.LE COMPLOT Paris, 18.—Une dépêche de l’agence Havas de Lisbonne dit que le projet d’une révolution au Portugal a été formé trois jours après la constitution, en mars dernier, du cabinet du généra] Pimento Castro.Le Dr Alvaro Castro, dit le correspondant, prit soin des préparatifs militaires ; Antonio Maria Silva se chargea d’organiser l’insurrection parmi les civils, et le capitaine Leotte Rego, de la marine, consentit à prendre le commandement des forces navales.CASTRO DANS LES FERS Lisbonne, 18.—Le général Pimenta Castro, le premier ministre renvei-sé, est prisonnier aux mains des révolutionnaires à bord du navire Je guerre “ Vasco da Gama ”.L’amiral Xavier Brito, commandant de Tarse nal, et Goulard Madeiros, l’un des ministres du cabinet Castro, sont prisonniers à bord de T“Adamasto ’.On attend aujourd’hui l'arrivée iu navire de guerre espagnol “ Esta-na ”, ETATS-UNIS RIEN POUR L’AMERIQUE NOUS NE CONVOITONS PAS LE BIEN DES AUTRES NATIONS; NOUS NE CHERCHONS QU’A PROMOUVOIR LES INTERETS DE L’HUMANITE, DIT M.WILSON.New-York, 18.— Le président Wilson, l’homme vers qui les yeux du 'monde sont tournés par suite de la situation internationale, a passé en revue, hier, la flotte de l’Atlantique dans la rivière Hudson, et, à un banquet qui M a été offert sur le rivage par la ville de New-York, il a adressé la parole à une réunion d’officiers de la marine et de l’armée et de civils.“Les gros navires de guerre, que nous voyons dans cette rivière, a-t-il dit, sont les engins chargés de promouvoir les intérêts de l’humanité.“La politique qui inspire l’Amérique, a avancé le président, c’est qu’elle ne demande rien pour elle, sauf ce qu’elle a le droit de réclamer pour l’humanité elkvmème.Nous ne convoitons pas le bien d’aucune nation; nous ne désirons pas contester l’honneur d’aucune nation, nous ne voulons pas nous opposer avec égoïsme au développement d’aucune nation.” “L’esprit qui plane sur le rivage, déclara le président, esl une preuve solennelle du fait que la force de TA-mérique c’est la force d’un principe moral, que nulle autre chose n’est l’objet de son amour et que pour nulle autre chose elle ne combattra.” Le président a profité de l’occasion, pour faire l'éloge du ministre de la ma ine, Daniels, qui était assis en arrière de lui.Bien que la journée fut froide et humide, marquée par des ondées intermittentes, le temps ne refroidit en aucune manière l’enthousiasme des citoyens de New-York, heureux de recevoir le chef de la nation.Dans l’avant-midi, il passa en revue 5,000 matelots et marins des seize vaüseaux de guerre de la flotte de l’Atlantique.Son passage par les rues fut l’occasion d’une ovation continuelle, que ceux qui l’accompagnaient ont caractérisée comme étant la plus enthousiaste qu’ils avaient vue depuis l’entrée en fonctions du président.Il y avait de l’esprit de patriotisme partout.Beaucoup d’hommes et d’enfants profitèrent, à chaque occasion qui se présentait, de dire au président qu’il avait leur appui dans la présente crise internationale.A trois heures, le président monta à bord de son yacht, le.(‘Mayflower” pour commencer l'inspection de la flotte.Chaque vaisseau que rencontra le yacht présidentiel tira une salve de vingt-un coups de canon, dte sorte qu’en tout, 336 coups de canon furent ainsi tirés.Comme l’hymne national fut joué souvent, le président se tint découvert presque tout le temps que dura la revue.En dépit du brouillard, il refusa de mettre son chapeau.“J’ai trop de respect pour la flotte et l’hymne national, remarqua-t-il.AUVENTS '£S«bI3: CAMIONS LES PLUS BAS PRIX «g&U SERVICE lïÜ^ RAPIDE » PAR Ipir AUTO-aï te?CAMIONS TO * Cl* d'Auvenu des Marchanda Ltée, 2S Notre-Dame Eat.Main JJ29’ ANGLETERRE —Il est de nouveau question le la formation d’un ministère de coalition.M.Frederick H.Booth a laissé entendre la chose à la Chambre.—Dans quelques jours après entente avec le gouvernement le prix des viandes montera de trois à quatre sous en Angleterre.—La guerre coûterait à la Grande-Bretagne $150 par seconde ou douze millions par jour.—L’Amirauté dit que 460,680 tonnes de navires de commerce anglais ont été coulés ou pris, entraînant 1,556 pertes de vies de toutes nationalités.Le tonnage allemand détruit ou capturé est de 314,465 tonnes sans qu’un seul allemand ou neutre ait été tué.—Si le Dr Dernburg, qui a dirigé une campagne de publicité proallemande aux Etats-Unis, tente de rentrer en Allemagne en passant par les eaux anglaises, il sera pris si possible par les autorités anglaises.—Sur les listes des pertes anglaises hier, il y a les noms de 137 officiers et 1.300 soldats dont G84 engagés dans les Dardanelles.—Le procès de l’espion Keupfeiie sera instruit publiquement aujourd’hui.—Beaucoup d’anglaises ont participé aux cérémonies en l’honneur de Jeanne d’Arc à Paris hier, et ont déposé des couronnes sur ses monuments.—Un duel entre un aéro et un zeppelin a eu lieu à Sluis hier matin.L’avion dut abandonner la poursuite.ALLEMAGNE- AUTRICHE Les Allemands admettent avoir cédé du terrain, hier, à Test du canal, au nord d’Ypres, près de Steen-straete et Het Sas.Ils déclarent aussi que les Anglais ont gardé tout le terrain capturé au sud de Neuve Chapelle, le 15 courant.—Parmi les derniers prisonnie-s russes capturés près de Shaoli, en Courlande, les Teutons ont découvert des recrues de la nasse de 1)10.—L’avance allemande se continue avec succès entre la rivière Pilica et la Haute Vistule ainsi que sur le front entre Sambar.Stry et Stanis-lau.—Il y a des engagements sérieux dans les environs de Przemysl.—Berlin a défendu à la presse de l’empire tout commentaire au sujet de la note américaine.—L’Allemagne a une réserve de 200,000 tonnes de grain pour attendre la future récolte.—Vienne réclame de nouveaux succès en Galicie.Drohobycz, en Galicie centrale, située à 40 milles de Lemberg, est tombée au pouvoir des soldats de François-Joseph.—La presse autrichienne affirme que des canons vus à bord du “ Lusitania ” ont été la cause du torpil-lement du navire.Certains journaux publient un télégramme de Londres annonçant que M.A.G.Vanderbilt est sain et sauf.Ils affirment au peuple que peu d’Américains ont été victimes du désastre.ETATS-UNIS Le gouvernement américain attend la réponse de l’Allemagne au sujet du ’^Lusitania”, avant la fin de la semaine.—“Le “Taglische Hundschau”, journal allemand, a déclaré hier que d’après les lois américaines le capitaine du “Lusitania” devrait aller en prison.—Le président Wilson ne changera pas un iota à la note adressée a l’Allemagne et si cette dernière continue sa guerre sous-marine de sérieuses complications pourraient survenir entre les deux pays.—Le gouvernement autrichien a demandé les services de l'ambassadeur américain à Rome au cas où l’Italie déclarerait la guerre afin de protéger ses intérêts dans ce dernier pays.RUSSIE Petrograd mande que les Russes ont repoussé plusieurs attaques ennemies à Shaoli et ont remporté des succès continus sur la rive ouest du Niemen —Le paquebot “ Kursh ” est arrivé à Archange], hier, avec une grosse cargaison de munitions achetées aux Etats-Unis.ITALIE Le prince von Bulow, ambassadeur allemand, et le baron von Macchio, ambassadeur autrichien, se préparent à quitter Rome.Un ù aiii spécial est prêt pour les transporter en dehors du territoire italien.—Le roi Victor Emmanuel a visité, hier, sans escorte, les casernes tt l’hôpital mir,aire.Il a été acelamé.—Une immense manifestation en faveur de la guerre a eu lieu, hier soir, devant le Capitole.Le prince Colonna, maire de Rome, entouré de notables de la ville, a prononcé un discours interventionniste.—Le “ Giornale d’Italia ”, qui ap puie Salandra, dit que la guerre est virtuellement déclarée par l’assentiment général.Le rêve de recon quête italienne des provinces passées sous un joug étranger est a ia veille de s'accomplir.Le journal conseille le calme à l’égard des diplomates qui devront quitter le pays.' 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on sait qu’il est en effet question maintenant de quatre contingents: l’un est en France, un second est prêt à s’y rendre, un troisième ira bientôt servir de renfort, et il est question d’en mobiliser bientôt un quatrième.L’armurerie Ross fabrique actuellement 1.500 carabines par semaine, ou 6,000 par mois.L’arme canadienne a maintenant fourni sur les champs de bataille des preuves nombreuses de son efficacité.Le colonel Carson, de Montréal, qui accompagne les troupes à titre de représentant du ministère de la Milice, a fait dans ses dépêches des allusions fréquentes aux qualités dont la Ross a fait preuve en mainte circonstance.Le War Office en a commandé un millier, et le gouvernement russe a également donné une commande considérable, mais la compagnie a dû décliner de l’accepter, en ayant déjà un trop grand nombre à exécuter.La nouvelle botte militaire recommandée par M.S.R.Wickett, de Toronto, a été adoptée par le gouvernement et des contrats au total de 60,000 paires ont été données à divers fabricants.On a voulu combiner dans la nouvelle chaussure les qualités principales de la botte anglaise, plus solide, et de la botte canadienne, qui est plus souple et se prête mieux à la marche.On fait remarquer que les besoins des Alliés sont encore plus grands | que ceux du gouvernement canadien.On a utilisé, par exemple, le système d’achat élaboré du Pacifique Canadien, de même que la Cie de la Baie d’Hudson, pour acheter de grandes quantités de foin et de produits similaires aux Etats-Unis comme au Canada.On ne peut nier qu’une vague de prospérité passe cette année sur le Canada, si l’on peut appeler prospérité une manne véritable de commandes de canons, d’obus et de matériel de chemin de fer, sans parler de grands achats de produits de la ferme.On peut dire qu’il n’y a plus guère de sans-travail au Canada, car toutes les manufactures travaillent à leur pleine capacité.DANS LA ZONE DANGEREUSE LE MI SS AK MUE ARRIVE HIER A MONTREAL Y A RENCONTRE DE NOMBREUX CADAVRES DU H'SITAKIA.Le nouveau et spacieux paquebot du Pacifique-Canadien, le Missana-bic est arrivé dans notre port hier après-midi avec 722 passagers.Ce paquebot avait quitté Liverpool quelques heures avant le dé-sastre du Lusitania et traversa la zone de guerre à l’endroit du naufrage sans incidents.Les passagers n’apprirent la catastrophe que le lendemain mais passèrent une journée d’anxiété voyant à chaque minute sur l’océan des débris de toutes sortes, tables, chaises, chaloupes et des milliers d’objets brisés.Plusieurs cadavres furent aussi vus allant à la dérive mais le capitaine Evans n’arrêta pas vu le danger des sous-marins.Aucun de ces engins de guerre teutons n’a cependant été signalé et lorsque le Missanabie s’élança à toute vitesse dans l’océan At anti- que, après avoir traversé la zone dangereuse un soupir de soulagement s’échappa de toutes les poitrines.CONCERT AU MONT S.-LOUIS A l’occasion de la fête de Saint-Jean-Baptiste de la Salle, un inté- ressant concert aura lieu, ce soir, 18 mai, à l’école du Mont Saint-Louis, rue Sherbrooke.Au programme : la Perle de l’Océan, ode-symphonie, en trois parties, par Jean Clossey, suivie de deux choeurs à quatre voix ; “ Reverie canadienne ” et “ Gaietés canadiennes ”, par Jean Clossey.Les bénéfices de la soirée seront consacrés à la Saint-Vincent de Paul et autres sociétés de secours. LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 18 MAI 1915 VOL.VI.— No 114 n LA VIE SPORTIVE JS LA GRANDE OUVERTURE AU JUBILE TRENTE ASSAUTS DE BOXE Y SE-HOXT DONNES DEMAIN SOIR.— WALLACE, LE VAINQUEUR , DE FLEMING, SERA EN LICE.— LORE ET CONDON EGALEMENT \U PROGRAMME.— UNE SOIREE PLEINE DE PROMESSES.LES STARS SERONT FORTS CECIL HART A REMPLACE JIM MOFFAT PAR UN GRAND "CRACK" DES ETATS-UNIS.— O'SULLIVAN LANCERA CONTRE LUI.Les amateurs de boxe eriaJ.Pore Pet.'.Pore Tisdale.Pore Vipond.Preston L.Dome.Rea Mines.West Dome.De- Offre mande 2% 3 34 3.15 19 1300 1350 34 34% 4% 5'î 20 22 2673 2730 10 10% 10 15 45 46 1 i% 80 85 r,% 7 5 24 2% 52 55 2 3 5 10 3i 2 4 Un syndicat financier a été constitué à Boston, le 5 du présent mois, sous la raison sociale tie “North American Pulp and Paper Companies” qui a pour objet la construction et à l’exploitation d’usines a pâtes de bois, mécanique et chimique, au Canada, ainsi que la construction et l’exploitation d’usines à papier, dans les villes maritimes de la République américaine, telles que New-York, Boston.Phitadeiphie et Cleveland.Les Compagnies formant déjà partie de cette nouvelle combinaison industrielle sont La Compagnie de Pulpe de Chicoutimi, avec usines à pâte mécanique à Chicoutimi et à Ouiatchouan, “The St.Lawrence Pulp and Lumber Corporation”, avec usine à pâte chimique à Chandler, Pabos, comté de Gaspé, et la “Tidewater Paper Mills”, avec usine à papier à Brooklyn, N.-Y.De nouvelles usines à papier seront bientôt construites aux Etats-Unis et de nouvelles usines à pâtes chimiques et mécanique seront installées un peu plus tard en Canada.Ce nouveau syndicat, qui dispose de ressources considérables, a été formé avec le concours de capitalistes importants de New-York, Boston, Cleveland, Pittsburgh et, en particulier, avec la collaboration des maisons “Chandler & Company”.de Philadelphie, et de M.J.-E.-A.Dubuc, directeur-gérant de La Compagnie de Pulpe de Chicoutimi et président de la “St.Lawrence Pulp and Lumber Corporation." Banque d’Hochelaga AVIS est par les présentes donné qu’un dividende de deux et un quart pour cent (244%) (soit au taux de 9% par année) a été déclaré par les , Directeurs de la Banque d’Hochelaga, sur le capital payé de ia Banque, pour le trimestre finissant le 31 mai 1915.Ce dividende, portant le No 97, sera payable au bureau principal ou aux succursales de ia Banque, le ou vers le premier juin prochain, aux actionnaires inscrits dans les livres à la fermeture des guichets de la Banque le 15 nup 1915.Par ordre du conseil de direction, BEAUDRY LEMAN, Gérant Général.CARTES D’AFFAIRES LES GRAINS^ CHICAGO Cours fournis par la maison “McDougall & Cowans”: Blé- Mai .Juillet.Mais— Mal.Juillet.Avoine— Mai.Juillet.ôlls 156 1551* 129 Vs 128 k 74** 74 k 77% 76 k 52 k 51 5IL 50% RODOLPHE BÊDARD Expert-Comptable et Auditeur Systématiste consultant, Admin!j.tratcur de successions.Téléphone Bell.Main 3869.Suite 45-46-47.55 Saint-Francoia-Xavier.Montréal.ASSURANCES • TEL.MAIN 968 ^ MJLABKQtlE Ch.623 EdificeTransportation GREVE A TURIN ON PROTESTE CONTRE L’INTERVENTION POSSIBLE DE L’ITALIE.Turin, Italie, 18.— Les socialistes intransigeants ont proclamé une grève générale dans celte ville aujourd’hui, en guise de protestation contre la guerre.Les autorités militaires ont dû prendre des mesures de rigueur pour maintenir l’ordre.La grève paralyse tous les moyens de transport.A la suite d’une réunion de partisans de la neutralité, on a commencé une violente manifestation contre la guerre.Elle provoqua des rencontres avec la police cl les soldats dans le cours desquelles plusieurs personnes furent atteintes par des baltes.' VOL.VL — No 11 1 LE DEVOIR.MONTREAL, MARDI 18 MAI 1915 « NOUVELLES DU MATIN ET DE L’AVANT DERNIERE HEURE COMPLOT EN TURQUIE on DKcouvnrc que deux arméniens DEVAIENT ASSASSINER EK SULTAN, ENVER PACHA, VON DER GOLTZ ET VON SANDERS.— REPRESAILLES CONTRE LES ARMENIENS .Paris, 18.— Les rapports de Constantinople confirment la découverte d’un complot pour assassiner le sultan, Enver pacha, le maréchal von der Goltz, le général Liman von Sanders, télégraphie de correspondant du journal à Athènes.Deux Arméniens, dit le correspondant devaient faire sauter le pont de Kara-Keui, réunissant Stamboul à Galatée, le jour anniversaire du sultan, tandis cpie ce dernier, accompagné de ses commandants, traversait le pont pour assister à une cérémonie à Sainte-Sophie, Le complot a été dévoilé, dit-on, par le fils de Zograph Effendi, député arménien à Constantinople.Le correspondant déclare que 400 Arméniens ont été arrêtés et qu'on ne sait rien sur leur sort, tandis que les Kourdes ont reçu l’ordre d’incendier deux gros villages, près de Van.-M LES PROUESSES DES CANADIENS RECITS DES SURVIVANTS DE LANGEMARCK.— CONDUITE ADMIRABLE SOUS UN FEU INFERNAL.— STOÏQUES DEVANT LA MORT.Folkestone, 1er mai.(Ecrit pour la presse canadienne, par Walter Curran).— On a déjà dit que les Canadiens ont sauvé la situation à Ypres et la liste des pertes en fait foi, car ils ont fait face à ia mort certaine.L’histoire complète de cette journée ne sera peut-être jamais écrite, mais on peut en recueillir des bribes des survivants de Lan-gcmarck.La valeur des Canadiens y apparaît éclatante.Le lieutenant George Smith dans un hôpital près d’ici déclare que la conduite des Canadiens a été admirable.Ils n’ont pas faibli, ils n’ont pas hésité, mais ils ont fait preuve de la plus complète tranquillité sous le feu le plus infernal qu'on puisse imaginer.“Nous étions à quatre milles derrière la première ligne des tranchées, dit-il, quand commença la bataille.Nous avançâmes le jeudi soir et nous fûmes exposés à un feu terrible durant le dernier demi-mille, perdant plusieurs des nôtres.Nous nous terrâmes alors et le vendredi matin, officiers en tête, nous avançâmes en ligne simple.A environ huit cents verges des Allemands nous nous déployâmes en deux lignes.Chaque ligne parcourait à la course 25 verges et se couchait alternativement.Près des lignes allemandes le feu devint épouvantable.Alors je reçus une balle au genou.Les hommes étaient gais et faisaient des farces en se couchant entre les charges.Une ambulance fut réduite en pièces vendredi et samedi deux autres ambulances vinrent ramasser les blessés.” On ne tarit pas d'éloges sur l’héroïsme des Canadiens en Angleterre et surtout de la petite bande de deux cents qui ont tenu le bois S.-Julien jusqu’au dernier homme.On dit que c’étaient des soldats de Toronto.Le lieutenant Ryerson, de la colonne de munitions, blessé, raconte aussi au correspondant comment scs hommes durent porter des munitions à S.-.Iulicn.Us furent entourés d’Allemands et la 10e batterie dut tourner les canons en arrière.Pour sauver les canons il fallut y aller des bras et faire appel à tous les hommes disponibles, cuisiniers, ingénieurs, etc.Les Canadiens sauvèrent la situation ce jour-là mais à quel prix ?Le lieutenant Ryerson a vu tomber les hommes comme des épis de blé et le second jour de la bataille, alors qu’il voulut protéger les siens dans une maison en fermant les vo-lets, un obus éclata.Il ne revit jamais ses compagnons et reçut un éclat d’obus à l’estomac.La maison était remplie de blessés avant l’explosion même.Il dit que les obus étaient empoisonnés car les blessures durent être soignées au serum anti-tétanique.Il disait qu’il espérait être au feu dans une couple de semaines, mais depuis il perdit sa mère qui venait le voir à bord du Lusitania et qui a péri avec le navire.M.CHAGAS PERDRA UN OEIL LISBONNE A REPRIS SA PHYSIONOMIE ORDINAIRE.Lisbonne, vin Paris, 18.— 4 heures 5 matin.— L’état de M.Chagas, le nouveau président du cabinet qui a été atteint par une balle tandis qu'il se trouvait à bord d’un train, s’est amélioré.On craint cependant qu'il ne perde l'usage de son oeil droit, car la haRe est entrée par le front et est resortie près de Tos pariétal droit.Des rapports anterieurs disaient erronément qu’il était mort.Lisbonne a repris sa physionomie ordinaire sauf que les tramways ne circulent pas.LE SENATEUR FREITAS A ETE TUE PAR UN SOLDAT Lisbonne, via Paris, 18.— Le sénateur Freitas, qui a tiré sur .loao Chagas, le nouveau président du conseil, en le blessant grièvement, a été tué à la gare d'Entrocamento par un soldat témoin de l'attaque dont Chagas a été victime.Le troupier a ainsi devancé les civils qui réclamaient la tête du sénateur.Ce dernier gît encore sur la plate-forme en attendant l’arrivée des membres de sa famille.Ce fut Freitas qui dirigea au sénat l’attaque contre le parti de Coastas, Tannée dernière.Les balles qui atteignirent Chagas, croit-on dans certains quartiers, étaient destinées à Costa qui arriva à Lisbonne plus tôt dans la journée.LA CHARITE AU REGIMENT LE R.P.DOYON ORGANISE UNE CONFERENCE DE LA S.-VINCENT - DE - PAUL PARMI LES SOLDATS DU REGIMENT CANADIEN-FRANÇAIS A AMHERST.Nous recevons les notes les plus intéressantes sur le séjour du 22e régiment canadien-français à Amherst, N.-E.Nous avons signalé déjà la magnifique conférence sur le français donnée par Taumônier du régiment, le R.P.Doyon — nous aurons l’occasion de revenir là-dessus; nous voulons signaler aujourd’hui une initiative extrêmement intéressante, et un peu inattendue; la fondation d’une conférence de .'a S.-Vincent-de-Paul au régiment.Voici le rapport même adressé par le R.P.Doyon au colonel Gau-det, président d’honneur de la conférence : Commandant: Je suis heureux de vous soumettre le rapport de la S.-Vincent de Paul du 22ième Régiment que vous avez bien voulu encourager et pa-troniser.Devant la misère cachée et honteuse, nos soldats se sont sentis touchés d’une grande compassion.Un fait était de nature à humilier ces braves familles de bons ouvriers dont les chefs chômaient depuis de longs mois ; l’impossibilité de chausser et de vêtir les enfants en âge de fréquenter les écoles.Nous avons aidé 22 familles, en plus nous avons donné des sous-vêtements à plus de 65 enfants.L’Oeuvre du Vestiaire qui a secondé notre initiative, réunissait le 7 avril dernier pour une première assemblée de couture, Mesdames Vital Richard, 20 rue King, Arthur Callahan, née Goguen, 20 Lawrence St., Edmond Gould, 11 Erncliff.Dominique Le-Blanc, David Cormier, Hypo-lite Bourgeois, Edouard Belliveau, Jacob Boudreau.Les cinq machines à coudre commencent alors à donner aux appartements réparés à neuf de l’immeuble du Dr Hewson, mis gracieusement à notre disposition, un petit air d’usine.Une visite faite à cet atelier où des ouvrière volontaires s’appliquent avec ardeur à la couture jetait dans Tame une de ces impressions qui restent.Il est donc bien grand le pauvre, frère de Jésus-Christ, pour que des Dames en bel habit s’empressent avec tant d’ardeur à travailler pour lui.Les jours suivants, “l’atelier” organisé par nos soins et pourvu des flaneUettes.etc., réunit jusqu’à 25 “ouvrières”, dames et demoiselles qui en moins de 10 jours confectionnèrent plus de 300 parties de sous-vêtements d’enfants, etc., etc.Dans la semaine de la Quasimodo, chacun de nos Visiteurs de la S.-Vincent, heureux que sa requête ait été exaucée, portait à son No, soit les provisions achetées à l’épicerie, soit les chausures, soit les vêtements.Bref, j’ai lieu de croire que dans les familles où nos offrandes ont été reçues avec tant de gratitude les petits enfants, (et ils y sont nombreux, partout, puisque nous n’avons assisté que des familles où il y avait 4 à 8 enfants) prieront longtemps pour nos soldats, nos officiers et le Régiment C.-F.Dans le rapport ci-joint il n'est fait mention que.des dons que j'ai pu contrôler (recettes), et que des offrandes que nous avons dû payer, (partie).Je suis heureux de vous soumettre ce rapport qui est.en somme une belle page des annales de la S.-Vincent-de-Paul.Cette page n’aurait pu être écrite sans votre patronage et votre générosité exemplaire, la charité des officiers et des soldais.Que Dieu exauce les prières de nos protégés et les voeux des petits enfants.J’ai confiance en cette méditation des petites âmes, qui aiment tant le bon Dieu et qui prieront pour nous après la commuinion, chaque matin.Elles obtiendront, pour vous, cher Commandant, et pour nous tous le retour glorieux après la victoire.Signé: fr.Constant V.Doyon, O.P* Le rapport établit que, du 1er avril au 5 mai, la conférence a perçu $204.06 et dépensé 213.Le déficit a été comblé par une séance dramatique organisée par les Oblats et qui a rapporté et laissait en caisse, au 7 mai, 43.80.Le détail des dépenses s’établit ainsi: Ravitaillées pendant 15 jours, dix-huit familles — pour épiceries, — 828.38; chaussures — enfants, 37 paires, $71.00; Ras — enfants, 96 paires, $21.12; Charbon, $8.00; habits d’enfants, 3 contrôles, $17.50; (3 achetés par soldats); pour flanellet-tes et toile pour confection de 240 morceaux de sous-vêtements d'enfants de 3 à 14 ans; et de 54 morceaux de literie, etc., pour femmes malades: confectionnés par les Darnes de l’Oeuvre du Vestiaire, $56.50; robes de fillettes, 23, $6.50; blouses de petits garçons, 16, $3.00; dépenses pour voihire, $1.00.Le col.Gaudet a adressé au R.P.Doyon cette éloquente lettre: Mon cher Aumônier; Je viens de lire votre lettre et de prendre connaissance du rapport de la S.-Vincent-de-Paul, que vous m’avez adressés.Je vous remercie.Je suis heureux d’avoir pu seconder vos efforts et votre zèle à régulariser les offrandes que nos soldats ne cessent de faire pour secourir toute infortune qui tend la main.Je vous félicite pour le succès de cette oeuvre éminente de charité discrète et bienfaisante.Je vous sais gré de m’y avoir associé.Veuillez eroire, etc.Signé: F.M.GAUDET, Colonel.Amherst, N.-E., le 8 mai 1915.CONCESSIONS HONGROISES LE COMTE TISZA ADMET QUE LA HONGRIE A FAIT DES OFFRES A L'ITALIE EN RECOMPENSE DE L’ATTITUDE PACIFIQUE DE CE PAYS._______ Budapest, via Amsterdam et Londres, 18.— Le comte Etienne Tisza, premier ministre de Hongrie,a admis, aujourd’hui, dans un discours très prudent, prononcé devant la Diète, qu’il a offert des concessions territoriales à Tltaüc en récompense de ses relations pacifiques.Il a refusé cependant de dévoiler la nature des concessions qu’il a offertes.Son discours a été prononcé en réponse à une question du comte Andrassy, qui a déclaré que l’opposition ne pouvait pas consentir â faire des concessions territoriales à THalie à moins qu'il soit prouvé qu’il ne s’agit pas d’un atermoiement tempo-raine, mais de la suppression de toute inimitié entre ITtalie et !a Hongrie.Le comte Tisza a répondu; “Je ne peux pas dévoiler la nature des concessions que nous avons offertes à l’Italie, mais je puis (ire qu'elles ont pour but de nous assurer l’ami-tâé définitive de ITtalie.J’espère que l’attitude du gouvernement est approuvée par l’opinion publique en Hongrie.Et j’espère que les sentiments d’amitié de notre pays envers ITtalie sont encore très vifs.En écartant les différends, celle sympathie se fera plus forte et plus cordiale.” Quand le premier ministre eut repris sa place, le comte Andrassy répondit en sa qualité de chef de Top-position: “Toute la nation est unie sur cette question.Si la guerre est inévitable, il fera virilement son devoir, mais si la paix est possible il fera joyeusement tout son possible pour que les relations entre Tltalie et la Hongrie se fassent encore plus cordiales et plus chaudes.” LA LESSIVE DE GILLETT DEVORE LES SALETES.OiaiC'l** ^TTs powctiit11 COMPANY - ° Toronto ont UN MARI QUI NE L’EST PAS ! ETRANGE CAS DEVANT LE MAGISTRAT — QU’ON L’EMPRISONNE QUAND MEME.CANADIAN PACIFIC DE LA GARE WINDSOR tous les jours POUR TORONTO NORD - 10.50 p.».( Ru.Yonge) L’ATTITUDE DELTTALIE LE GOUVERNEiMlENT SE FERA CONFERER DES POUVOIRS PLENIERS JEUDI ET UNE AC TT ON DECISIVE NE DEVIENDRA PROBABLE QU’APRES CET ACTE.Un Alsacien, Stanislas Bernard, n été amené devant le magistrat Leet ce matin, accusé par sa femme de refus de pourvoir.Quand le greffier lui demanda s'il se déclarait coupable il répondit à l’étonnement de tous: “Je ne suis pas marié.” Sa femme fut appelée; elle déclara avoir des papiers chez elle et reçut Tordre de revenir avec ses documents vendredi.Plus tard, un huissier audiencier vint annoncer au magistrat que la femme de Bernard venait de déclarer dans le corridor du Palais que l’accusé avait dit vrai et qu'elle n’était pas sa femme.“Cela n'empêchera pas Bernard de rester dans les cellules jusqu’à vendredi", a simplement déclaré M.I>cet.TORONTO - -DETROIT - -CHICAGO - - 8.45 a.10.00 p.- palais - buffat» g».Wagons observatoires-train de Jour.Wagons observatoires-compartimenta at wagons-lits ordinaires au* trains de nuit.EXCURSIONS DE COLONS Tous les mardis Billets bons pour soixnnte jours.Winnipeg, Edmonton et Stations Tntermd* dtatres.|jM*UX ^iîi.VaKVl» Notai Wlntltar Qaraa Ploao VUsr et de la fcua WlndsM GRAND TRUNK SYSTEM^ PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit, No 6202.J.G.\.Mt.Duckett vs A.S.-Germain et ui.Le 28e jour de mai 1915, h 10 heures de Uavant-midi, au domicile du dit défendeur, au No 7112 rue Rivard, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en ameublement de maison, rtc.Conditions : argent comptant.Réal Robillard, U.C.S.Montréal, 18 mai 1915.BERLIN REPONDRA DANS DEUX JOURS L’ALLEMAGNE SE JUSTIFIERA D’AVOIR TORPILLE LE LUSITANIA EN DISANT QU’IL PORTAIT DES MUNITIONS.— L’ANGLETERRE ET LES ETATS-UNIS BLAMES.MORT DE M.LE CUREJTllBOUTOT M.l’abbé Jean-Baptiste Thibou-tot, curé de Sainte-Apollinaire, est décédé hier après-midi à l'Hotel-1 Dieu de Montréal, après plusieurs ! mois de maladie.Son service sera! chanté jeudi malin à Sainte-Apollinaire et l’inhumation se fera jeudi après-midi à Sainte-Anne de la Po-catière.Le défunt était né à Sainte-Anne de la Pocalière, le 18 janvier 1855, de Joseph Thiboutot, cultivateur, et de Sophie Mélanger.M fit scs éludes à Sainte-Anne de la Pocalière où il fut ordonné par te cardinal Taschereau, le 30 avril 1882.Il fut vicaire à S.-Augustin de Portneuf, 1882-86, à S.-Jean d’Orléans, 1886-87, missionnaire sur l’île d’Anticos-ti, 1887-91, curé de S.-Pierre-Baptiste, 1891-99.où il a bâti la première église en 1893, curé de Tlle-aux-Grues, 1899-1912, et depuis, curé de Sainte-Apollinaire.Paris, 18.— La réponse de l'Allemagne àTa note américaine sur ia destruction du Lusitania sera envoyée à Washington, jeudi, au dire du correspondant du Matin, à Amsterdam.Celui-ci apprend que la réponse justifiera l’attaque sur le paquebot par l’affirmation du commandant du sous-marin qu’il n’a tiré qu’une torpille, ce qui lui fait croire que ia seconde explosion provient des munitions que le Lusitania devait porter.Le rapport du commandant du sous-marin dit que la torpille a été lancée de telle façon que le navire atteint n’aurait pas coulé s'il n’avait eu à son bord des explosifs.D’après le correspondant du Jf«-tin encore, on dit à Amsterdam que l’Allemagne rejetera la responsabilité du désastre sur l’Angleterre et sur les autorités américaines qui ont permis à des passagers de s'embarquer sur un navire chargé de munitions.On est d’avis en Hollande que l’Allemagne refusera aussi de modifier ses méthodes de guerre sous-marine.Rome, 18 — Le parlement italien sera appelé à voter jeudi une loi à clause unique, conférant des pouvoirs pléniers au gouvernement, dit le “Giornale dTtalia”.Une action décisive au sujet de la guerre ne sera probable qu’après l’adoption de ce projet de loi, à moins que l’Autriche ne prenne l’initiative, maits cette ligne de conduite semble peu probable après les discours pacifiques à la diète hongroise.Les rumeurs les plus alarmantes font le tour de Rome et la situation est si corsée que beaucoup y ajoutent une foi entière.On disait en-tr'autres choses que le prince von Bulow avait déjà quitté secrètement la ville.Deux trains spéciaux sont prêts pour les ambassadeurs allemand et autrichien en cas d'éventualité.Le ministre des affaires étrangères Sonnino a causé longuement cet après-midi avec l'ambassadeur anglais et le ministre roumain.L’ancien premier ministre Giolit-ti qui, avec ses demandes pacifistes, a précipité ia erise; est reparti pour son village de Favour.En partant, il a déclaré avoir été incompris, car il ne désire que le maintien de l’honneur de la patrie pour laquelle il dévouera le reste de ses jours.La réunion du cabinet hier a été Tune des plus longues dont il soit fait mention.Les ministres y auraient étudié la déclaration à faire au parlement et Ton n’a rien voulu dévoiler d’autre chose de ce qui s’y est passé.Le roi Victor-Emmanuel a passé la journée d’hier à accorder des PROVINCE DE QUEBEC, district de Mont-rral.Cour de Circuit, No fMKifi.Isidore Michelin et Nathan Sehirzer, de Montréal, “New York Fur Manufacturing Coy”, demandeurs, vs Joe Chetler rie Montréal, défendeur.Le 2Ténue jour de mai 1915, h dix heures de l'avant-midi, à In place d'affaires du dit défendeur, au No 705 rue Saint-Laurent, en la rite de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en manteaux pour dames, étoffes diverses, miroirs, garde-robe, un auvent, etc.Conditions : argent comptant.Thomas N.Proulx.IL C.S.Montréal, 18 mai 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district de Mont réal.Cour Supérieure, No 4245.V.Du fault et G.Reed, demandeurs, vs Wilfrid Chatillon, défendeur.Le 27éme jour de mai 1915, à dix heures de l'avant-midi nu No 179 rue Létourneu.v, en la cité de Maisonneuve, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en un yacht.Conditions : argent comptant.J.A.Bissonnette, H.C.S.Montréal, 18 mai 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district de Mont réal, Cour de Circuit, No 13216.Mlle K.Nadeau, demanderesse, vs A.Chevalier, défendeur.Le 27é>me jour de mai 1915, à 11 heures de Pavant-midi, au domicile du dit défendeur, au No 95A rue Dufresne, en la ¦cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en celle cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.J.A.Bisson nette, H.C.S.Montréal, 18 mai 1015.______ _________ ____ PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal Cour Supérieure, No 4245.V.Du fault et G.Reed, demandeurs, vs Wilfrid Chatillon.défendeur.Le 27ème jour de mnf 1915, à dix heures de l’avanl-midi, au No 673 rue Notre-Dame, eu la cité de Maisonneuve, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis eu cette cause, consistant en un engin a ga-zrdine.Conditions : argent comptant.J.A.Bissonnette, IL C.S.Montreal, 18 niai 19J5.^ PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure, No 3394.The Harris Abattoir Co.Limited, demanderesse, vs j F.Jeannette, défendeur.Le 27ème jour de mai 1915.à dix heures de l’avant-midi, h I la place d'affaires du dit défendeur, au No j 358 rue Workman, en la cité de Montréal , seront, vendus par autorité de justice les .biens et rfcfts du dit défendeur saisis en î cette cause, consistant en stock d'épicerie, j balance, réfrigérateur, etc.Conditions : ar- VOIE DOUBLE SUR TOUT LE PARCOURS TORONTO DETROIT « CHICAGO INTERNATIONAL LIMITED Le meilleur serTice au Canada QUITTE MONTREAL 9.00 A.M., TOUS LES JOURS.Wagons-lits et observatoire* Pullman, aussi wagons-palais, bibliothèque et buffet.CHICAGO LIMITED QUITTE MONTREAL.11.00 P.M., TOUS LES JOURS Wagons lits-compartiments et wagons-palais et buffet.12J, rua St-Jacques.angle St-Frao-çoi,-Xavier—Tél.Main 69(11 Hotel Windsor “Uptown US?Gare Bonaventur* “ Bain 1296 en Ville COMPAGNIE DES TRAMWAYS 6E MONTREAL horaire dl service suburbain POUR 1914-15.AVIATEUR PRIS PAR LES BULGARES Londres, J8.— Un aéroplane allemand, qui a quitté l’Allemagne pour la Turquie au commencement de niai, a atterri à Philippopolis, en Bulgarie, le 9 niai, rapporte le eor-! respondant de l’agence Reuter.Durant l’atterrissage, la machine fut endommagée, et une vieille femme fut tuée.Les autorités militaires se sont emparé de l’aviateur.NOMME AU CONSEIL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE (De noire correspondant) Québec, 18 M.Napoléon Brise-bois, de l’Ecole Normale Jacques-Cartier, de Montréal, a été de nouveau nommé membre adjoint du comité catholique, du Conseil de l’Instruction Publique.M.Brisebois était déjà membre du comité mais son terme d’office était expiré.CHUTE DANS UN PUITS fï>e notr* corregnonaaciï Québec, 18 — Un vieillard du nom de Joseph Poiré, domicilié à Lauzon, est tombé, hier, dans un puits en voulant y puiser de.l’eau.Des voisins qui eurent connaissance de l’accident se portèrent aussitôt à son secours et réussirent à le retirer du puits où il s’était, infligé toutefois des blessures graves.audiences aux fonctionnaires et à jgen_t ccmiptant.,r.s^i.avery, H.c.s.étudier les questions militaires et politiques.L’état-major général continue avec une activité fiévreuse ses préparatifs en vue des éventualités.Il y eut hier de nouvelles manifestations de réjouissances à travers ITtalie à la solution de la crise ministérielle.A Rome, une grande foule monta la colline du Capitole pour écouter un vigoureux discours de Gabriele d’Ânnunzio qui fut porté sur tes épaules des gens.Il a déclaré que la guerre est sacrée, purifiante et élevante.L’enthousiasme a encore été échauffé par un discours du prince Colonna, maire de Rome, qui a insisté sur ta nécessité pour ITtalie de participer à la guerre.Dans un article résumant la sl-; tuation, la “Tribune” dit : “Le sort i en est jeté, le Rubicon est traversé j et la Triple Alliance est dénoncée.” i 50 VICTIMES A TRIESTE Borne, 17 via Paris, 18.— Sui-! vaut des dépêches de Trieste, l’“I-dea Nazionale”, affirme que le nom-I bre des victimes des émeutes de di-j manche est de 50, plusieurs vieil-I lards compris.Les autorités autri-| chiennes firent avancer des hau-j leurs d’Opicina 3 canons contre la ville, et menacèrent aussi de faire ! bombarder la ville par des navires j de guerre.L’occupation en force I de la viMe par des troupes a i rendu impossible la répétition 1 des (roubles.Des explosions se | sont produites dans 2 magasins, et l’on a tenté de piller deux armu-! riers.Montréal, 17 niai 1915.| PROVING!: DF QUEBEC, district de Mont-; ré al, Cour de Circuit, No 6051.Dame Jo's.Lizotte, demanderesse, vs Dame Jac-; fines Hoiunageon, défenderesse.Le 27ème : jour de mai 1915, à onze heure de l’avunt-!«u domicile do la dite défenderesse, au No 266A rue Henri-Julien, en la cité de Montréal.seront vendus par autorité de justice : Ies biens et effets ne la dite défenderesse ; saisis en cette cause, consistant en meubles jet effets de ménage, etc.Conditions : ar-, gent comiP'tanL J.S.I5avery, H.C.S.| Montréal 18 mal 1915.PROVINCF DF QLFBKC, district de Montréal!.Cour de Circuit, Vo 9152.Montreal Public Service Corporation vs Théo.Cacha-j pelle.Le vingt-septième jour de mai 1915, à jdix heures de Pavant-midi, à la place d’affaires du dit défendeur, au No 494 rue Ni-coflet, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets ; du dit défendeur saisis en cette cause, con-sistant en moteur électrique, scie à ruban, I driill.fer.bois, etc*.Conditions : argent .comptant.1.O.D’ion.H.C.S.Montréal, 17 mol 1915 j PROVINCE DF QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit, \o 23201.Bell Telephone Company of Canada, de Montréal, demanderesse vs Barnet Cohen et al., de Montréal, défendeurs.Fe 27ème jour de mai 1915, à dix heures de Pavant-midi, à la j place d’affaires des dits défendeurs, ou No 493 boulevard Saint-Laurent, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de .justice les biens et effets des dits défendeurs saisis en cette cause, consistant en chaussures assorties, registre à argent.Con-: ditfons : argent comptant.H.La jeunesse, IT.C.S.Montréal, 18jnnai 1 PROVINCE DE OUEBEC.D’stnct de Bed-I ford.Cour Supérieure, No 9477.Cyrille I Beauregard ei al., demandeurs, vs Interna-j tional MRUs Ltd., défendeur Le 28ème jour j de mai 1915.» dix heures de Pavant-midi, j n la place d’affaires du dit défendeur, au : No 907A rue Henri-Julien en la riié de Montréal, seront vendus nar autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en rette cause, consistant en ciment, cheval, voiture, etc Conditions : argent comptant.J.S A Gaudry, huissier de la Cour du Banc du Roi Montréal, 15 mai 1-915.LACHINE.— Du Bureau de Poste.Service de :— 10 min.de 5.40 a.m.à 8.00 a.m.20 min.de 8.00 a.m., à 4.00 p.m.10 min, de 4.00 p.m., à 7.10 p.m.20 min.de 7.10 p.m., à 12.00 minuit DE LACHINE.-Service de :— 20 min.de 5.30 a.m., À 5.50 a n».10 min.de 5.50 a.m., à 9.00 a.m.i 20 min.tie 9.00 a.m., à 4.00 p.m.10 min.de 4.00 p.m., à 8.00 p.m.| 20 min.tie 8.00 p.m., à 12.If a.m.I Dernier tramway extra à 12.50 a.m.i SAULT - AU - RECOLLET ET SAINT-| VINCENT-DE-PAUL.- De Saint-Déni» à I Saint-Vincent.—Service de I 15 min.de 5.15 a.m.à 8.00 a.m.20 min.de 8.00 a.m.a 4.00 p.m.15 min.de 4.00 p.m.n 7.00 p.m.20 min.de 7.00 p.m à 8.00 p.m.30 min.de 8.00 p.m.à 11.30 p.m.Tramway pour Henderson seulement 12.00 a.m.Tramway pour Saint-Vincent, 12.40 a.m.DE SAINT-VINCENT A SAINT-DENIS.— Service de ;—• 15 min.de 5.45 a.m.à 8.30 a m.20 mi:i.de.8.30 a.m.h 4.30 p.m.15 min.tie 4.30 p.m.à 7.30 p.m.i 20 min.de 7.30 p.m.à 8.30 p.m.30 min.de 8.30 p.m.it 11.35 p.m.Tramway de Henderson à Saint-Denis, 72.2ü a.m.Tramway de Saint-Vincent à Saint-Denis, 1.10 a.m.CARTIER VILLE.—Dr Snowdon Jet.—Scr-vice de :— 20 min.de 5.20 a.m.h 8.40 p.m.40 min.tir 8.40 p.m.A 12.00 minuit.DE CARTIER VILLE.— Service de ;w 20 min.tie 5.40 a.m.à 9.00 p.m.40 min.de 9.00 p.m.à 12.20 a.m.MONTAGNE.De l'Ave, du Parc et Mont.Royal.—Service de :— 20 min.de 5.40 a.m.0 12.00 minuit.DE Ï/AVE.VICTORIA.—Service de ï-v 20 min.de 5.50 a.m.à 12.30 minuit.De l’Ave.Victoria à Snowdon.—10 mm.5.51 a.m., à 8.50 p.m.10 min.de 5^0 a.m.5 8.50 p.m.BOUT DE LMLE.Service de :~ C0 min.de 5.00 a.m, à 12.00 miuit.TETREAULTVILLE.-—Service de 15 min.de 5.00 am.à 9.00 a.m.30 min.de 9.00 n.m.à 3.30 p.m.15 min.tie 3.30 p.m.à 7.00 p.m.30 min.tic 7.00 p.m.à 8.30 p.m.POINTE-AUX-TREMBLES.—Service 15 min.de 5.00 a.m.30 min.de 9.00 a.m.15 min.de 3.30 p.m.30 min.de 7.00 p.m.50 min.de 11.00 nm.à 9 00 a.m.h 3.30 p.m.h 7.00 p.m.à 11.00 p.m.à 1.00 n.m.d« i H OXEL.VICTORIA HOTEL Québec H.Fontaine, Prop.Plan américain.Prix: $2.50 à $3.5 Prix spécial pour les voyageurs c commerce.$2.00 par jour.mmm prokptehemti Kn tons pays.Demandez le GUIDE DE L'INVENTEUR qui sera envoyé gratis.MARION & MARION 364 rue Université.Montréal.Ce Journal est imprime au Nu 43 rue Saint-Viuccut, ù Montréal, par ITMPIIIME-RIF.POPULAIRE (à rrsDonsawiiité limitée).J.N.Chevrier, gérant-général.Feuilleton du DEVOIR 14 (Suite).Brigitte mit dans sa voix une décision qui fixa l'écolier; i! s’assit devant sa table cl commença de feuilleter son dictionnaire.De temps à autre, il levait la tête pour regarder vers la cime des arbres la ronde vertigineuse des hirondelles, puis ii jetait un coup d’oeil sur sa .soeur avant de se replonger dans !?>; hexamètres du poète.La jeune iilte travaillait avec ce sérieux sans morosité qu’elle apportait à tous les actes de sa vie.Parfois un chant, un piano soumis à des exercices sans charmes ou la cloche du tramway de Fonte- nay, rompait ce silence bourdonnant où les bruits de la rue formaient une basse sourde et continue.La soirée s’ordonnait ainsi active et recueillie, semblable â celle de la veille, appelant tout naturellement celle du lendemain : elle était un moment d’un long labeur entrepris.Les heures glissaient vers la nuit; la lumière décroissait; les feuilles sentaient plus fort avec l’ombre qui grandissait sur les façades de briques roses.Et la vie de ces deux êtres solitaires et paisibles avait une manière de sérénité ; elle paraissait contenir des bonheurs en espoir, comme le bouton contient 3a rose; elle avait comme merveilleux attributs la jeunesse qui peut sourire après l’orage et la force de l’amqur qui fait accepter toutes les médiocrités et leur confère une in-| déniable beauté.i C'est tout cela que sentait obscu-| rément Mme Florent quand elle venait; c’est là ce qui «a retenait près de ces deux orphelins, tant il est vrai que l'harmonie, même chez autrui, nous repose et nous conquiert comme une face de vérité.Elle apparut ce soir-'à, ainsi que chaque mercredi, vers six heures et sonna discrètement.François sau-i ta de sa chaise, heureux de ce pré-! texte à dégourdir ses jambes.—Voilà Mme Florent! —As-tu fini de copier ta version?| demanda Brigitte.—Je n'ai plus que la dernière ; phrase, répondit-il en courant vers la porte.Mme Florent était mince et vêtue de noir avec des étoffes qui luisaient par place et blanchissaient aux coutures ; sa courte jaquette était de mode surannée, sa capote pailletée de jais avait été refaite ie soir sous la lampe et rajeunie d’un maigre piquet de fleurs violeitcs qui ne faisaient pas illusion.' Les bottines et les gants avaient ces rides innombrables que donne l'usage prolongé et qui fait que les choses, en se moulant sur le corps prennent un peu de la lassitude de notre chair.Ainsi vêtue pour passer inaperçue, elle appartenait à ce grand troupeau des pauvres discrets, dont les unités s’effacent dans la foule des villes, sans paraître avoir de vie propre.Mme Florent était veuve d'un employé de ministère mort longtemps avant l'âge de la retraite.Elle avait connu, avec ce compagnon, une existence digne et morose, dont elle pariait comme d'une condition splendide, car elle avait besoin de se répéter qu'elle avait eu, elle aussi, des jours heureux, pour comprendre la signification de sa présence sur la terre.De son mari, elle ne gardait qu'un petit souvenir gris; et quand elle cherchait les circonstances mémorables de leur union, elle ne re-voyait, après leurs fiançailles, que l’Exposition de 1889, où elle était allée quatre fois.i A la mort de M.Florent, sans parents, sans économies, sans projets .elle chercha un moyen de subsister, moins par goût bien défini de la vie que par une habitude instinctive.File appartenait à cette modeste classe de petits fonctionnaires chez qui les préjuges ont une force > terrible; elle n’eùt pas songé à demander son pain à un travail manuel pour ne pas déchoir, et, comme elle aussi avait appris le piano, elle s’enrôla dans la lamentable armée des coureuses de cachet, et demeura là dans les derniers rangs.Elle éprouva alors loutes les rigueurs d’une féroce concurrence ; sa petite science musicale qui avait émerveillé les siens au temps où elle exécutait dans les réunions de famille la Prière d'une vierge ou les Noces de Jeannette, l’obligeait d’accepter d'inférieures besognes.Elle sut bientôt que.pour gagner trois francs par jour, il faut passer plusieurs heures derrière des fillettes, dont les parents boulangers ou herboristes veulent doter leurs enfants d’un art d'agrément.Elle subit la mauvaise volonté des unes et la vanité susceptible des autres: elle sut que, pour soixante-quinze centimes l’heure — ce qui est te salaire d’une femme de ménage — les mères aiment trouver un cours qui réunisse les élèves en des auditions trimestrielles où Ta-mour-propre se donne carrière; et, comme les deux pièces qu’elle occupait sur te même palier que Brigitte lui interdisaient ces réceptions où les frais engloutissaient une semaine de leçons, elle perdit des élève» dont les mères étaient glo- rieuses.Elle enseigna dans une modeste institution de la rue des Plantes ; mais elle fut supplantée, après deux ans, par une jeune fille qui pouvait écrire sur ses cartes : “Ancienne élève du Conservatoire”, parce qu’elle avait été trois mois auditrice libre d’un cours de solfège.Ainsi, depuis seize ans qu'elle était veuve, toute sa vie avait tenu clans cette pitoyable arithmétique qui consistait à additionner des heures'de travail pour satisfaire au propriétaire, au laitier, au charbonnier et couvrir les frais de sa modeste élégance.Toute son angoisse était de perdre une élève, et pour échapper à cette misère, elle avait assoupli son caractère, appris qu’il faut donner ici un quart d'heure en plus de la leçon, accepter Jà de remettre une répétition manquée et partout encourager la nullité, flatter la suffisance bourgeoise et mentir, et essuyer les pires humiliations de ces enfants mal élevés.A ce prix, elle put vieillir, incertaine du lendemain, en coquetterie constante avec la pauvreté qui semblait, certains jours, la saisir à la gorge, et méprisée de son concierge et de ses fournisseurs qui évaluaient avec pitié sa nourriture et son costume.Le voisinage de Brigitte Serve! fut un bienfait pour elle.Avec un tact charmant, la jeune fille com-pril comment elle pouvait lui être utile; cl, renonçanl, sous le prétex-t ¦ de ses études, à poursuivre «l’éducation musicale de François, elle le confia à Mme Florent.—C’est ma meilleure leçon, disait ingénument la pauvre femme, pour nui ce cachet bi-hebdomadaire de deux francs constituait un profit et une sorte de réhabilitation au regard de sa propre estime.Mais, plus peut-être que cet apport pécuniaire.elle goûtait cette proximité de deux êtres jeunes qui lui faisaient accueil: I?mercredi et le samedi étaient les deux bons jours d?la semaine puisqu’ils s'achevaient dans cette détente.La présence dr‘ François, particulièrement.répondait au grand souhait de son coeur solitaire.Elle avait vainement espéré un enfant pendant ses années de mariage; et, depuis, elle avait fait ce rêve délicieux et impossible d’adopter un petit garçon qui grandirait près d’elle et serait ensemble le soutien moral de sa vie actuelle et le gage d'une vieillesse moins abandonnée.Malheureusement son gain parcimonieux ne lui avait jamais permis de donner une forme à son rêve.lA suivre) 6 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 18 MAI 1915 VOL.Yl.— No 114 Le temps qu’il fera Beau et frais.Bulletin d’après le thermomètre de Hearn et Harrison, 35 Est Notre* Dame.R.de Meelé, gérant Aujourd’hui maximum.• • » • *0 Même date l’an dernier.70 Aujourd’hui minimum.40 Même date l’an dernier.45 Baromètre — fi h.matin, 2990 ; 11 h.matin, 29.90 ; midi, 29.91.MERCREDI, LK 19 MAI 8.Pierre Céleatin, pape et confes-•eur.Lever du soleil.4 heures 27.Coucher du soleil.7 heures 26.Lever de la lune, fi heures 26.Coucher de la lune, matin.Premier quartier de la lune, le 21, à H h.56 m.du soir.M.HEBERT REGLE LA QUESTION IL DECLARE QUE LE SEUL REMEDE AUX NUISANCES CAUSEES PAR LES USINES D’EQUA-KISSAGE C’EST DE LES CONS-TRUIRE HORS DE LA VILLE.DERNIERE HEURE Voir les nouvelles de l’avant-midi en page 5.C’EST DEMAIN SOIR Dans te temps de lutte où nous sommes, il faut, rie toute nécessité, connaître les droits rie notre langue.N’oublions donc pas que M.Henri Bourassa donnera, au Monument National, le mercredi, 19 mai, une conférence sur les droits, la nécessité et les avantages du français au Canada.M.le sénateur Landry a accepté la présidence d’honneur de cette soirée, qui sera donnée au bénéfice des Canadiens-français d’Ontario, sous les auspices du Comité Régional de Montréal, de l’A.C.J.C.Toutes les baignoires sont maintenant retenues, il y a encore îles loges qui se louent $4.00; les sièges sont à 75, 50, 35 et 25 sous.On se procure les billets chez Granger Frères, téléphone Main 8200; Ed.Archambault, 312 est, rue Sainte-Catherine, téléphone Est 1842; 1 .angevin et L’Archevêque, 8, rue Saint-Jacques, téléphone Main 1948.Les services de la Symphonie Du-fault ont été retenus pour la soirée.TRAITEMENT ARBITRAIRE ON PRETEND QUE LA COOK CONSTRUCTION C O M P A N Y CHARGE $9.00 PAR SEMAINE POUR LA PENSION DE SES OUVRIERS — $5,000 POUR LA CROIX ROUGE.Le Conseil des Métiers et du Travail vient de dénoncer, par l’entremise de son secrétaire, des abus qui, s’ils sont exacts, méritent qu’on y apporte les lumières d’une enquête sérieuse.On prétend, en effet que la Cook Construrtipn Company qui exécute le contrat pour l’élargissement de l’aqueduc municipal, oblige ses employés à demeurer dans des camps qu’elle construit elle-même, éliminant pour ainsi dire les pères de familles et qu’elle leur retient $9.00 par semaine pour la pension et autres frais.Le Conseil des Métiers et du Travail dit que c’est là un système odieux et immoral et demande au bureau des commissaires de se rendre compte par lui-même de la gravité de ses accusations.L’affaire a été référé à M.le commissaire des travaux publics qui continue d’etre absent.$5,000 POUR LA CROIX ROUGE Le maire et deux des conseillers de Westmount sont venus demander l’apport de la ville de Montréal aux fonds de la Croix Rouge Canadienne dont ils ont la direction dans le district.Le bureau des commissaires a immédiatement souscrit $5,000 sur proposition de M.le commissaire McDonald, appuyé par M.le commissaire Hébert.M.le commissaire Hébert a fait, ce matin, une tentative sérieuse d'‘ régler lu question des usines d’équarrissage qui, depuis si longtemps, traîne en longueur.Apres avoir établi les nuisances causes par la présence à proximité du centre de la ville de ces usines, il conclut que le seul moyes de mettre fin à la nuisance est de les exiler en dehors des limites de Montréal.M.le commissaire McDonald a fait valoir la défense de la compagnie contenue dans une lettre adressée au bureau de s commissaires.Le tout a été référé à l’avocat en chef pour le rapport.Voici le texte de ia ésolution Hébert qui est appuyée par M.le commissaire McDonald: "1 — Que, suivant la recomman-lation du Directeur du Bureau Municipal d'Hygiène et de Statistique, es usines d’équarrissage et celles de traitements des rebuts de viandes, etc., soient transportées immédiatement en dehors des limites de i Cité, à une distance de pas moins de 20 milles; ‘2 — Que dans ce but, la compagnie fasse connaître, dans 15 jours à compter de l’adoption de la présente résolution à être signifiée légalement, à quelles conditions elle consentirait à transporter ses usines en dehors des limites de la Cité, tel que susdit; ‘3 — Que si, dans les 15 jours à compter de l’adoption de la présente résolution, la Compagnie n’a pas fait connaître ses conditions, la Cité intente des procédures en résiliation du contrat du 19 juin 1913, conformément à la clause dudii contrat du 19 juin 1913.de façon à ce qu’elle puisse faire elle-même l’enlèvement des animaux morts et des débris de viandes, etc.“4 — Qu’en prévision de celte résiliation dudit contrat, instructions soient données immédiatement au Surintendant du Service de l’Incinération d’avoir à se préparer pour faire cet enlèvement et ce transport et d’avoir à trouver un endroit convenable pour disnoser de ces animaux et de ces débris.“Que des soumissions soient demandées immédiatement à l'effet d’accorder une franchise dont la 'i-mite sera déterminée par les soumissionnaires (au cas où la Ville ne pourrait s’entendre avec la Compagnie pour que cette dernière transportât ses usines d’équarrissage en dehors des limites de la Cité et au cas où elle trouverait plus avantageux do donner un contrat, que de faire elle-même l’enlèvement des animaux morts) — pour donner un nouveau contrat, à la condition que la Compagnie qui obtiendra ce cou trat se soit engagée par sa soumission à construire ses usines d’é-quarrissage en dehors des limites de la Cité, à une distance de pas moins de 20 milles, et que des an nonces soient insérées dans les journaux du pays et des Etats-Unis.“Et que le tout soit référé à l'avocat en chef de la Cité pour approbation.’’ LA GUERRE VICTOIRE EN La débâcle autrichienne est telle, assure Petrograd, que les succès de l’ennemi en Galicie deviennent inutiles.— 20,000 hommes ont été pris et le reste grandement menacé.ROMANO SUBIRA UN.' TROISIEME PROCES Sept combats, les plus sanglants de la guerre, ont été livrés, par les Alliés, sur le littoral en une semaine.— Les Français consolident leurs positions sur l’Yser.(Spécial au "Devoir”) Londres, 18.—Une dépêche de Petrograd à la compagnie Reuters mande : “ L’état-major russe assure que la débâcle autrichienne en Bukovine est telle qu’elle rend inutiles les éphémères succès en Galicie.Les derniers renseignements portent que ia région entière entre la Dneis-ter et la Pruth est entre les mains des Russes, à la suite de la brillante LES PERTES CANADIENNES LE CHIFFRE TOTAL DES HORS DE COMBAT EST MAINTENANT DE ÔOOti.— LES PRISONNIERS SONT EN SAXE.Ottawa, 18.La liste des pertes canadiennes de la nuit dernière contient les noms d un nombre considérable de prisonniers.La dernière liste porte ao8 prisonniers, 38 victoire sur les Autrichiens qui fuient ¦ blesses et 57 tués.Ceci porte à 71)5 de toutes parts.Ils ont abandonné ' Iç nombre des volontaires cana-20,000 prisonniers et des positions diens tués, à 3,344 le nombre des bien établies sur un front de 140 blesses et à 1,057 le nombre des verstes pour la défense duquel ils j prisonniers.Le septième bataillon avaient fait des sacrifices énormes 9e .Vancouver dont le commandant en argent et en hommes.était le colonel McHaug, tué à Lan- “ Tout tend à prouver qu'à la suite l gl'llluri'k.a particulièrement souf-de cette brillante victoire, Czerno- lei’t rt le nombre des prisonniers witz est déjà entre les mains des flans le bataillon est plus considéra- Russcs, tandis que les restes de l’ar-, ble que dans les autres bataillons, mée aulrichienne fuyant dans la dH.Lue dépêche reçue hier du capi-rection de Pruth sont en danger, cause de la poursuite de notre cavalerie qui tombe sur l’ennemi par divisions entières.” LA MARCHE SUR RRZEMYSL EST ENRAYEE Petrograd.18.—Suivant des dépêches reçues aujourd’hui, on a Je nouveau enrayé la marche des armées austro-allemandes sur Prze-mysl.Des rapports mi-officiels portent que les pertes subies par l’infanterie ennemie dans des combats livrés à 20 mille-, au nord de la forteresse sont “ exceptionnellement lourdes ”.SANGLANTE SEMAINE Londres, 18.—Sept combats distincts ont été livrés, durant la semaine qui vient de s’écouler, et la pé- taine Streight, de Toronto, par sa famille, laisse croire que la plupart des prisonniers canadiens sont tombés aux mains des Saxons et sont prisonniers dans le duché de Saxe.Cette nouvelle est bien accueillie ici, dans les cercles de la milice, car les Saxons traitent ordinairement leurs prisonniers avec beaucoup de sympathie.Le chiffre total des pertes canadiennes enregistrées jusqu’à présent se trouve porté à 5,000.Sur la liste des pertes publiée par le ministère à trois heures ce matin on relève les noms de Montréalais suivants : Hugh De H.Massy, 4224 rue Dorchester, 7e bain., disparu.Tués au feu Walter Thompson, 20 rue Chapleau; Peter Dick, 137 rue S.-Jérôme; et Lawrence James Kane, 449 rue Clarke.La liste d'une heure cet après- riode de temps comprise entre le 8 micli contient le seul nom suivant et le 14 mai, il y a peu de doute a avoir à ce sujet, comptera parmi tes plus sanglantes de l’histoire de l'Europe occidentale, mande le correspondant du “ Times ’’ à Calais.Il ajoute : “ Samedi soir, la vivacité de la lutte ne s’atténua pas.Dans la région d’Ypres, nos hommes, bien que débordés et en péril d’être pris m de Montréalais: capitaine Robert Russell Mc.Kessock, i5e batn., prisonnier de guerre à Bischofswere.TRIESTE EN ETAT DE SIEGE Rome, 18.— Des dépêches de Trieste confirment les rapports UNE NOUVELLE IRREGULARITE PROVOQUE UN NOUVEL AJOURNEMENT DANS CETTE AFFAIRE DE MEURTRE^-LAPRE8 SUBIRA UN EXAMEN MENTAL A SAINT-JEAN-DE-DIEU.Luigi Romano, accusé du meurtre de Humberto Culifano, subira un troisième procès sur celte même accusation au cours du terme de juin.Hier après-midi commençait le second procès; la déposition "antemortem” de la victime était lue iv*) jury puis quelques témoins étaient entendus.Deux des témoins importants lors du premier procès, ont quitté le Canada depuis ce temps, Jesus Paternoster et Francisco Fnre-se.L’avocat de la Couronne fit lire au jury les dépositions données par ces témoins lors du procès.Me Alban Germain, l’avocat de Romano s’objecta à ce que ces dépositions soient soumises au tribunal parce qu’elles n’ont pas été signées par le juge qui présidait au premier procès.comme l’exige l’article 999 du code criminel, tel que révisé.Le juge Pelletier prit hier l’objection en délibéré et ce matin il en reconnaissait le bien-fondé.Cette objection maintenue, la Couronne se trouvait dans l’impossibilité de faire la moindre preuve, P’arese et Paternoster étant ses principaux témoins.Le juge a alors déclaré que la cause était remise au terme de juin et Me Germain présenta une requête demandant que les membres du petit jury soient libérés car autre: ment il faudrait qu’ils soient mis au secret jusqu’au terme de juin.Le juge a libéré les petits jurés.LE PROCES LAPRES Un autre jury a ensuite été formé pour entendre la cause de Eaprès, accusé aussi de meurtre.Le seul témoin entendu a été le Dr Geo.Villeneuve, médecin aliéniste.La dernière fois qu’il a examiné l’accusé c’était le 23 février dernier; à ce moment il y avait chez Laprès plusieurs symptômes d’aliénation mentale.Me Wilson qui défend Laprès, demande à la cour de faire examiner de nouveau son client.Le juge accède à cette demande et la Cour est ajournée à demain matin.Cet après-midi Laprès sera conduit à l’asile Saint-Jean de Dieu où il sera examiné par les docteurs Villeneuve et Dcvlin.flanc, rn.oufsèrent maintes fois les ! précédents qu’un mouvement révo attaques allemandes.Pendant la ; lutionnairc a lieu à cet endroit, nuit, les casques à pointe, comme La ville est en état de siège.La s’ils eussent compris que la fuite de j présence des soldats cependant n’a chaque heure enlevait leur chance, pu empêcher des manifestations continuèrent à se ruer contre nos 11-, hostiles à l’adresse de l’empereur LA REPONSE ALLEMANDE ELLE SERA QLEINE DE “ PROFONDS REGRETS ” A L’ADRESSE DES ETATS-UNIS ET DE BLAMES ENVERS L’ANGLETERRE, MAIS AUCUNE CONCESSION NE SERA FAITE.Berlin, >8.—La réponse de l'Allemagne au président Wilson ne sera pas un défi.Elle contiendra des suggestions amicales, et le ton en sera des plus courtois et des plus conciliants.Toutefois, on fera ressortir clairement et vigoureusement deux points : D’abord, l’Allemagne ne désavouera pas la destruction du “ Lusitania ”, se contentant d’exprimer les “ profonds regrets ” que lui causent les pertes de vie des Américains.En second lieu, le gouvernement gnes.Les troupiers firent feu jus-! François-Joseph, qu’à ne pouvoir plus tenir leurs fusils.La furie de l’attaque est indescriptible.L’aube, samedi, éclaira les champs en face d’Ypres que jonchaient les cadavres empilés comme des boisseaux de blé au temps de la moisson, Allemands et Anglais couchés côte à côte.” BULLETIN DE PARIS Paris, 18 (2.35).— Bulletin officiel de cet après-midi: Sur le terrain conquis par nous hier et avant-hier à l’ouest du canal de l’Yser, les Allemands ont laissé environ 2.000 morts et force fusils.Durant le cours des engagements d’hier, nous ruons fait de nouveaux prisonniers.A l’est du canal, nous avons consolidé les positions récemment conquises.Durant la nuit, les Teutons ont dirigé une contre-attaque particulièrement violente, précédée d'un bombardement effectué avec l’artillerie et les lance-mines.Ils furent repoussés.Dans la région au nord de Notre-Dame de Lorette, dans le chemin allant de Aix-Noulette à Souchez, nous avons complètement enrayé 2 autres contre-attaques de l’ennemi.Pour nous, nous avons capturé, LES AUTOS REQUISITIONNES EN ITALIE Rome, 18.—j Les automobiles de tous les membres du cabinet, à l'exception de celui du premier ministre Salandra ont été réquisitionnés aujourd’hui par les autorités militaires.AU PORTUGAL UN NOUVEAU MINISTERE EST FORME.— L’ETAT DE CHOSES S’A M K L IO R E.— DES CROISEURS ESPAGNOLS SE MON TRENT.M.le maire Martin a’souscrit ner- ?11*1î,and, n.e P?s d'u" Pout'e il .¦» ._ r» 1 «Irw, r»o ri rvr» e csti i c.- ni ¦> ^sonnellement $500.la jolie somme de NOS COMMISSAIRES A TORONTO Le maire Church se plaint de ce qu'il y a longtemps que le maire et les commissaires ne sont pas allés rendre visite à leurs collègues de Toronto.Il les invite cordialement à assister à l’inauguration des courses de Woodbine, le.21 courant, leur promettant de faire un voyage profitable car il leur fera voir les dernières améliorations de la A’ille Reine.Les commissaires aviseront.-K- DELINA SERA-T-IL PENDU?â l’égard des opérations sous-marines dirigées contre la Grande-Bretagne.Dans toute la réponse revient le “ leitmotiv ” suivant : “ L’Angleterre est blâmable.Nous n'avons agi et nous n’agirons que pour nous défendre.Nos sous-marins constituent notre seul moyen de défense contre l’affamation.” Nonobstant le fait que les fonctionnaires qui ont pris part à la rédaction de la note prétendent que le principe essentiel en jeu, à savoir , la sûreté de passagers américains à bord de n’importe quel paquebot, n’est pas concédé, on est extrêmement optimiste, ici.De fait, on considère que jamais la perspective d’un règlement amical des difficultés n’a été plus brillante depuis la des-L’exécution de l’Italien Delina de- truction du “ Gulflight ”, le 1er mai.vant avoir lieu le vendredi, 21 mai, son avocat, Me Alban Germain, ?st * parti pour Ottawa, cet après-midi, | PAYS BAS FT Lisbonne, 18, via Paris.— Un nouveau cabinet portugais a été formé aujourd’hui.Il se compose comme suit: José Castro, ministre de 'l’intérieur et président du Conseil, durant la maladie de Joao Chagas.Barros Querroz, ministre des Finances; Paulo Falco, ministre de la Justice; Texeira Quieroz, ministre des Affaires Etrangères; Jorge Pereira, ministre des Colonies; Ma miel Monteiro, ministre des Tra- après nous être avancés de nuit, un vaux Publics; Fernandez Costa, mi-groupe de maisons dans le voisinage! n,stre de la Marine; Magalhas Li-d’Ablain.Tout le long de la ligne,! ma' ministre de l’Instruction Publiai! nord d’Arras, les combats d’ar- duc.Madrid, 18, via Paris.— On mandait de Lisbonne, hier soir, que l’ordre a été rétabli.Chagas, bien que tillerie durent jour et nuit.Les Allemands ont bombardé Arras avec une funeur particulière.t ,, - Dans la région de Ville-au-Bois, ®ravcm.en^ ,.esse, a Pu parler avec près de Rerry-au-Bac, l’ennemi a ten-j son s es* té de livrer une nouvelle attaque, " .mais nous poussé.Où Acheter Demain (Enregistre conformé ment 4 •h loi du Parlement du (.anada, par E.-l*.Dcalongchamps, au Mlnlrttèrc de l’Agriculture) SALLE A MANGER “JACOBITE” Le* dimension» des dlrsrseï parties de rrt ameublement contiennent pour une salie à diner de grandeur moyenne.Le buffet u 48 pouces de large et la table à sxteneien a un diamètre de 4H pouces el s’étend h 8 pieds.En plue, le set Comprend un cabinet d’argenterie, cinq chaises et un fauteuil.•JJ?ceauz sont conformes aux exigences de l’époquo Jacobite jus- gjj Q0 que dans les moindres détaiis.Complet.P.'Upttil t'y .\J • ., ‘ .ouî?t,^cur^ S.-Apollinaire, Co.Lotbiu re, P.Q.Le convoi funèbre partira de PHôtel-D mercredi, le 19 courant à 7 heures a.: pour se rendre à la gare Bonaventure.service sera céflébré à S.-ApofUinaire jeu le 20 courant.Sepulture h S.-Anne de 1 ocatiere.Parents et amis sont priés essister sans autre invitation.HELES A MONTREAL BRISLBOIS, Armandine, 64 ans, rue Marie, 136.BEAUCHAMP, Maria, 18 ans, fille de sepb Beauchamp, charretier, rue Carrièi Æf.s.COTE, I.éo, 1 an, enfant de Pierre C< boulanger, rue S.-Alphonse, 24.DESROCHES, AImanzor, 18 ans, conrp Mc, rue Boyer, 121.A ni’PSHSNE, Cécile, 2 ans.enfant de Ge ge-1 V“?resne> conducteur, rue de Grai pré, 104.DEGUISE, Benjamin, Bfi ans, rentier Souvenir.18.• DEL1SLE, Lionel, 10 mois, enfant de ( V nnvvCT’r^"1,!!?’ ,r"e P'm
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