Le devoir, 9 juillet 1915, vendredi 9 juillet 1915
VOLÜI.ÎE VI—~;o 159 MONTREAL, VENDREDI 9 JUILLET 1915 DEUX SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS Edition Quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS .UNION POSTALE.$5.00 $8.00 I 14 Edition Hebdomadaire CANADA .ETATS-UNIS .UNION POSTALE $1.00 $1.50 $2.00 Directeur : HENRI BOURÀSSA Rédaction et Administration; 43 RUE SAINT-VINCENT MONTREAL TELEPHONES t ADMINISTRATION REDACTION : FAIS CE QUE DOIS I QJOu « 461 7460 LA ROUTE IjUEBEG • MONTREAL A propos d*un communiqué Le Soleil d’hier et le Canada de ce matin publient au sujet de la route Montréal-Québec un communiqué qui vient évidemment de la même source, le ministère de la voirie.Du Soleil: “La Pairie et le Devoir saisissent avec avidité cette occasion pour vitupérer contre la politique des bons chemins.Tous deux font bois des déclarations du prétendu expert de la Gazette, sans seulement s’informer s’il est qualifié pour porter un tel jugement.Si les deux feuilles “totononüstes” (l'une l’est, l’autre le fut!) s’étaient donné la peine de prendre des informations, elles auraient peut-être découvert que ce M.Stadler, qui se permet de porter ries jugements à tort et à travers, est électricien de son métier, à l’emploi de la compagnie Shawinigan; et qu’il s’y connaît autant, en matière de voirie, probablement, que l’homme qui est dans la lune.Et pourtant, la Patrie affirme que M.Stadler possède autant d’expérience et de connaissances en matière de voirie que n’importe quel ingénieur du gouvernement provincial.Ceci démontre bien à quelle sorte de farceurs nous avons affaire.“De plus, ce prétendu expert de la Gazette, de la Patrie et du Devoir est, nous dit-on, un Allemand, qui doit sans doute être fort embêté de se ballader sur les routes de notre pays, alors que ses compatriotes se font tuer sur les champs de l’Europe.Au lieu de passer son temps à reluquer ce qui se passe ici et à faire imprimer sa prose dans les journaux bleus, M.Stadler ne ferait-il pas mieux de s’occuper de ses propres affaires?” LE SENS DE NOTRE HISTOIRE C’est sous ce titre que vient de paraître le beau sermon prononcé à la Montagne, le 24 juin, par le R.P.Valentin-M.Breton, O.F.M.i Cette brociuiretle se vend 10 sous l’exemplaire, $1.00 la douzaine, $7.50 le cent, frais d'expédition compris, aux bureaux du “ Devoir 43, rue Saint-Vincent, et dans les principales librairies.Du Canada: “La Patrie et ie Devoir saisissent avec avidité cette occasion pour vitupérer contre la politique des bons chemins.Tous deux font bois des déclarations du prétendu expert de la Gazette, sans seulement s’informer s’il est qualifié pour porter un tel jugement.Si les deux feuilles s’étalent donné la peine de prendre des informations, elles auraient peut-être découvert que ce M.Stadler, qui se permet de porter des jugements à tort et à travers, est électricien de son métier, à l’emploi de la compagnie Shawinigan; et qu’il s’y connaît autant, en matière de voirie, que l’homme qui est dans la lune.Et pourtant, la Patrie affirme que M.Stadler possède autant d’expérience et de connaissances en matière de voirie que n’importe quel ingénieur du gouvernement provincial.Ceci démontre bien à quelle sorte de farceurs nous avons affaire.“De plus, ce prétendu expert de la Gazette, de la Patrie et du Devoir est un Allemand, qui serait sans doute fort embêté d’expliquer sa présence au pays, alors que ses compatriotes se font tuer sur les champs de bataille de l’Europe.Au lieu de passer son temps à reluquer ce qui se passe ici et à faire imprimer sa prose dans les journaux bleus, M.Stadler ferait bien mieux de s’occuper de ses propres affaires.” LE “PETIT CANADIEN” La livraison du Petit Canadien de juin nous apporte toute une série d’articles inédits signés par les directeurs de la Saint-Jean-Baptiste: MM.Victor Morin, Beaupré, J.-fi.Lagacé, etc.La Société Saint-Jean-Baptistc se propose de donner à son organe îe maximun possible de vie et d’intérêt Il y a tout juste un an aujourd'hui qu’elle est morte! Encore un tour, et l’aiguille qui marche toujours sans s'arrêter jamais aux douleurs qu’elle compte, touchera la minute jamais oubliée où sa blanche petite àme, comme un oiseau captif brisant les barreaux d’une cage, s’en allait rejoindre les millions d’autres petits anges qui font les délices et les charmes du ciel! Six mois avant elle, sa mère, sa “bonne petite maman", était morte aussi, d’une mystérieuse et implacable maladie: lorsque les méchants hommes noirs, malgré les larmes de papa et le chagrin des petits frères, étaient venus pour clouer le couvercle de la grande boîte noire dans laquelle on avait mis sa maman, la petite avait posé, sur la mue froide de la morte, un gros baiser très triste et lui avait dit tout bas, à l’oreille: “Tu sais, je ne resterai pas ici comme ça! Si tu ne reviens pas bientôt du ciel où tu vas te promener, ta petite fille chérie ira te rejoindre !" et elle avait tegu parole.C'est curieux comme la mort des petits nous émeut ! Nous sommes comme ces enfants qui voient avec froideur et indifférence tomber les épis mûrs sous la faulx du moissonneur et qui cependant s’affligent profondément lorsque la même faulx coupe les grands lis blancs et.les radieux soleils d’or qui croissent et fleurissent dans les blés.Am milieu des moissons humaines, les enfants sont les lis et les soleils d’or qui brisent la monotonie de la vie et embaument [’atmosphère du parfum de leur candeur et de leur pureté.Un mois avant d’être malade, la petite avait été choisie pour être un des anges du reposoir ci la Fête-Dieu.Elle était si heureuse! “Vois! disait-elle à son petit frère, comme c’est facile pour moi de devenir un ange ! Oh ! si mes ailes pouvaient voler! J’irais voir si maman s’ennuie ! et pendant tout le temps de la procession, teniuü ses mains jointes sur son petit coeur, elle avait bien prié le Bon Dieu de faire voler ses ailes de papier d’or.Sur le point d’expirer, voyant de grosses larmes couler, abondantes, sur les joues de son père, elle avait dit: “Papa ! pourquoi donc pleures-tu ?J’ai toujours demandé au bon petit Jésus de me faire voir le ciel avant de devenir vieille comme grand’maman qui pleure tous les jours! Or, tu sais, au ciel, on ne pleure jamais! Donne-moi mes ailes de reposoir, veux-tu?J’en ai besoin pour voler aussi vite que les autres petits anges!" et il avail fallu accéder à cet angélique désir: elle était montée avec ses ailes.Aujourd'hui, anniversaire de sa mort, je ta revois, il me semble, avec ses grands yeux noirs si profonds et si doux, son sourire trop beau pour la terre.Heureux les calices que Dieu cueille alors qu'ils sont encore tout pleins de la rosée baptismale! Gilles de SAINT-LAUR.BLOC - NOTES Le Petit Canadien, organe officiel de la Société Saint-Jean-Baptiste annonce qu’il a déjà envoyé 2 000 volumes à l’oeuvre du livre français de l’Ontario.Mais il en faudrait 50,000.On les aura avec la persévérance et le temps.Peut-être qu’a force d’instances, par exemple, l’on décidera le gouvernement de Québec à en fournir une couple de milliers au moins.Quand on a donné $10,000 à la bibliolhèque de l’Université de Toronto, l’on doit nécessairement finir par reconnaître qu’il serait honteux de ne pas donner quelques volumes à ceux des nôtres qui ont tant besoin d’encouragement.* * # Une dépêche de Londres attribue à la Société de Secours de France une statistique admettant deux millions et quart de tués et près de cinq millions de blessés depuis le commencement V la guerre.Ces chiffres dépassent tout ce que les dépêches quotidiennes nous laissaient prévoir, mais, autre surprise, les pertes des Alliés seraient beaucoup plus considérables que celles de l’ennemi.La France, la Russie et l’Angleterre et la Belgique auraient 1,300,000 morts contre .huit cent mille pour l’Allemagne et l’Autriche.Ceux qui vivront assez longtemps pour savoir toute la vérité sur cette guerre auront une pauvre idée de la sincérité des correspondants qui renseignent le public.* » * M.le maire Martin commence à jouer au martyr.Ne pouvant nous abattre on veut nous emprisonner, dit-il.Est-ce qu’il n’a pas de meilleures raisons à invoquer pour justifier son mépris de Cour ?* * * Depuis combien de temps a-t-on commencé ie prolongement du Boulevard S.-Laurent ?Pourquoi n’est-il pas terminé ?Qu’est-ce qui empêche l'autorité municipale de finir cette entreprise ?* •* * Pour la vingtième fois au moins, M.Rowell, cnef du parti libéral dans l’Ontario, déclare que le Canada devrait lever cinq cent mille hommes pour la guerre.On se rappelle que c’est le chiffre mentionné dès le début par Sam.Hughes qui paraît s’être quelque peu calmé ae-puis.En tout cas, si nous devons avoir un gouvernement de coalition au pays, M.Rowell est tout désigné pour en faire partie.LE PASSANT.Comme on le voit, les deux textes sont identiques de forme et non dirions même de fond, si nous pouvions y trouver la moindre substanci ¦— excepté le cliché totonomiste jeté dans celui du Soleil pour marque sans doute la supériorité d’esprit de son rédacteur.Eh bien, qu’est-ce que cela prouve?Que M.Stadler soit électricie et même Allemand, est-ce que cela détruit ses assertions?Est-il nécei saire d’être ingénieur des ponts et chaussées pour distinguer la pierr de la poudre de pierre, le sable du gravier, etc.?Or, ce monsieur Stadler affirme qu’en tel endroit, il a vu des for dations faites de poudre de pierre et de sable ou de gravier.Est-c vrai?Le communiqué an Soleil et au Canada ne dit pas le contraire.M.Stadler affirme en outre que des Trois-Rivières à la Pointe d Lac, la route supposée terminée l’an dernier est déjà très défectueusi Est-ce vrai?Le communiqué du ministère de la voirie ne contredit pa non plus.Il est beaucoup plus facile d ajouter que le public se moque de toi ce que nous pouvons dire, et cela suffit peut-être pour le moment.L public qui ne voit pas tout et qui ne sent pas encore tout le poids de obligations dont on le charge, ne regardant toujours qu’à la surface de choses, est probablement satisfait de ce qui se passe.Mais il n’en ser pas toujours ainsi.Ces millions que l’on emploie à la construction de chemins ne peuvent être un bon placement qu’à la condition que le travaux soient parfaits et durables.Déjà, l’on est obligé de refaire pai bellement la route Edouard VIL S’il faut recommencer la route Monl réal-Québec dans trois, quatre ou cinq ans, croit-on que cela avancer le politique des bons chemins et améliorera la position financière de 1 province et même des municipalités?On se rappelle les chiffres que nous avons donnés il y a quelqu temps.Tous les efforts des intéressés pour les contredire ont été vain: La reconstruction de la voirie coûtera beaucoup plus cher qu’on l’ava: prévu ou qu’on voulait l’avouer.Il faudra plus de cent millions pou renouveler les chemins de la province.Cette route Montréal-Québe elle-même absorbera une somme considérable.L’on disait d’abord deu millions; à la dernière session, l’on a ajouté un demi-million; et non serions surpris si, les travaux terminés, ils n’ont pas coûté au moins troi millions.L’on peut bien se moquer de nous, nous représenter comm des ennemis des bonnes routes ou des critiques de mauvaise foi, mai 1 oq ne peut pas empêcher les faits de nous donner raison et le publi d ouvrir les yeux à la longue.L’exemple de la prison de Bordeaux n juslifie-t-il pas nos appréhensions quant aux routes?Ce qui devait cou ter trois-quarts de million, puis un million, puis un million et demi, n coûte-t-il pas près de trois millions et ne coûtera-t-il pas trois million cl demi quand tout sera terminé?Il en sera de même de la reconstruction des chemins.Nous savon déjà que les quinze millions empruntés ne paieront pas le tiers de 1 \oirie que Ion promettait de faire avec cette somme.Pourtant, quan nous osions douter des prévisions officielles, l’on nous traitait auss d incompetents, de critiqueurs de mauvaise foi, et même probablemen de totononüstes, ce qui dispense de raisonner et d’argumenter.Pour s excuser, l’on dit qu’il importait de ne pas effrayer les cor 1i muables.Piètre argument qui n’implique pas une haute idée de l’in telhgence du public, mais qui oblige davantage à exiger des travau par ai s et durables.Si, en effet, le public ne doit pas connaître tout 1 étendue de ses obligations avant qu’un projet soit assuré, de craint d en compromettre la réalisation, ne doit-on pas du moins lui donne 1 equivalent de son argent?Et nous ne cachons pas que les susceptibilités outrées du gouverne ment nous rendent soupçonneux.Dire que la reconstruction de notr voirie provoque 1 host, ite est faux.Il y a divergence quant au system de reconstruction, 1 n’y en a pas quant à l’importance et à la nécessit de refaire notre voirie.Toul lf monde veut de bons chemins, mais tou 1 monf,e nr I)cul Pas en surveiller la construction.On se fie au gou l37^VT\CC, Pr'(,UOi CCh,i-Ci craln‘-il t;'"> la critique d bonne foi?Nest-il pas de son propre intérêt que la voirie soit bie faite et durable?Qu il ne se fasse pas d’illusion: quelle que soit s popularité actuelle si les millions qu’on dépense actuellement pour le chemins sont gaspillés, il sera le premier a en souffrir.Jean DUMONT.LES SERBES EN ALBANIE Il est permis de voir une sorte de justice distributive dans le fait que la Serbie, dont l’attitude a servi de prétexte à la guerre actuelle, est aujourd’hui la seule des puissances belligérantes qui soit véritablement victorieuse.Après avoir subi !es pires horreurs de la guerre et paSsé par toutes les privations, elle a rejeté violemment hors de ses frontières l’armée austro-hongroise du général Potiorek, et depuis lors son armée s’est reformée en vue d'une vigoureuse offensive.Mais avant d’attaquer les Austro-Hongrois, qui ont bombardé leur capitale pendant des mois entiers, uniquement par plaisir de bombarder et d’incendier, les Serbes ont voulu prendre des sûretés sur leur flanc gauche.Deux précédents Comme les Albanais, soude yés par l’Autriche, sont toujours disposés à se jeter sur le voisin quand ils interrompent leurs guerres intestines, il'état-major sertie a décidé d’occuper les points de la frontière albanaise qu’il jugeai nécessaires à la sécurité du pays.Ce sont des points que l’Autriche avait contestés à la Serbie avec trop de suc-cès devant la conférence de Londres.L’Europe, trompée ou complaisante, décidée surtout à éviter une guerre que l’Allemagne et l’Autriche recherchaient secrètement, avait sanctionné leurs désirs, soutenus alors par l’Italie.La Serbie a vu, depuis, l’Italie prendre Avlona sous prétexte d’en faire la police et de prévenir des troubles.Cette prise de .possession parait avoir été acceptée par les autres puissances, unanimement.Le précédent est intéressant.11 prouve qu’avec de la décision et le sentiment de T opportunité, on peut obtenir des résultats très favorables.Mais la Serbie peut invoquer un autre précédent de date récente également, celui des Grecs dans l’Epire.Les Grecs avaient paru laisser tomber l’agitation diplomatique entretenue par l’Autriche et l’Italie à ce sujet.M.Zograpbos, député grec, qui s’était attribué la mission de réunir l’Epire à la Grèce, fui désavoué, blâmé, presque arrêté.Il esl aujourd’hui ministre des affaires étrangères à Athènes.La Grèce a occupé tranquillement l’Epire en même temps que ritalie occupait Avlona.On s’est fait des concessions mutuelles.L’Europe a regardé avec complaisance défaire son oeuvre, à laquelle sans doute elle tenait peu depuis que le prince de Wied avait été brusquement renvoyé dans son ancienne patrie.Mais on a eu la surprise de lire dans les dépêches, il y a quelques jours, que l’Italie protestait contre l’occupation de Scutari par le Monténégro et de certaines autres régions albanaises par la Serbie.Sans doute, comme on le verra plus loin, cette prise de possession n’est-elle pas définitive, même aux yeux du gouvernement serbe, comme on le verra plus loin.Le cabinet de Rome a protesté pour sauvegarder les intérêts qu’il peut prétendre avoir de ce côté, et surtout pour réserver au futur Congrès européen la sanction ou le désaveu du fait accompli.Le point de vue serbe Au commencement de la guerre actuelle, dit un communique officieux de Nish, l’Autriche fit de son consulat à Scutari le centre des opérations contre la Serbie.Dès les premiers mois de la guerre, il apparut clairement à cette dernière que son front contre l’Autriche-Hongrie s’étendrait aussi le long de la frontière albanaise.Il y a eu déjà, en effet, cinq incursions importantes d’Albanais sur le territoire serbe.Un grand nombre d’officiers autrichiens et turcs travaillent inlassablement, de sorte que ces attaques avaient de plus en plus de chances de réussir.C’est surtout sur ce front que la déclaration de la guerre sainte aida moralement l’Autriche en fanatisant la population sauvage de l’Albanie.“Les Austro-Hongrois, conclut le communiqué, placèrent la Serbie devant ce dilemme : ou bien continuer à laisser les frontières de ce front sans défense, ou bien les défendre en occupant les premiers points stratégiques.Les Serbes ont dû s’arrêter à cette dernière attitude, car dans le cas contraire, dans un court délai, au prix de sacrifices beaucoup plus lourds et d’uu affaiblissement de scs forces des autres fronts, mais avec moins io chances de succès faciles, la Serbie aurait de nouveau à lutter toujours au même endroit contre le même agresseur."Les Albanais continuent à croire que, malgré la guerre, la force de l’Autriche-Hongrie n’est pas brisée et que l’Autriche-Hongrie est toujours en état de les protéger."La Serbie était donc obligée de prendre des mesures pour s’assurer.au moins pour la durée de cette guerre, contre ces incursions et faire dispa ître cette conviction que les Albanais peuvent attaquer sans châtiment et que l’Autriche-Hongrie peut encore les protéger.“La Set bie sait que la question de l’Albanie sera définitivement résolue par l’Europe ; niais elle a conscience aussi que les mesures prises le sont autant dans l’intérêt des grands alliés que dans le sien pro-re, car elles sont prises dans le ut d’assurer une frontière ouverte sur ce front et de libérer enfin une partie de l’armée qui était bloquée sur cette frontière ; c’est pourquoi la Serbie s’est arrêtée sur sa première ligne stratégique après avoir détruit cc foyer d’intrigues que les Austro-Hongrois et les Turcs ont fait d’El-Bassan et de Tirana.” La Serbie a donc devancé la protestation italienne en s’en remettant au jugement de l’Europe.Le Monténégro a fait de même pour la question de Scutari, disent les dépêches de ce matin.Les désirs de la Serbie Deux députés et anciens ministres serbes, M.Costa Stoianovitch et le professeur Arangevolich, sont passés récemment à Rome, se rendant dans les capitales de l’Europe occidentale dont ils désirent éclairer l’opinion publique sur la situation de la Serbie vis-à-vis des autres Etats balkaniques, interviewés par un rédacteur de la Tribuna, ils ont dit entre autres choses: “En Serbie, à ce Me heure décisive, nous nous occupons particulièrement de tenir ferme le principe qu’il faut compléter notre unité nationale en comprenant dans les confins de la pairie tous nos frères.Toutefois, même dans cette crise suprême, nous n’oublions pas l’intérêt commun qui lie entre eux tous les peuples balkaniques.“Un article du traité de Bucarest qui n’a pas été publié, prévoit la nécessité, pour les Etats balkaniques, de sauvegarder réciproquement les intérêts communs.Nous avons constaté avec regret que le Grèce et la Roumanie n’ont pas tenu compte de cet article : elles devaient se ranger à notre côté lorsque la Serbie fut assaillie par l’Autriche.Mais nous espérons encore que la Roumanie et la Grèce, et même la Bulgarie, se décideront à suivre dans la lutte pour la libération de l’intolérable cauchemar austro-allemand.“Les difficultés entre la Serbie et la Roumanie ne sont pas sérieuses: si la Roumanie accepte pour base le principe des nationalités, une commission qui sc rendra dans les régions contestées du Banal suffira à résoudre toute controverse, et la commission n’aura qu’à prendre pour base les statistiques roumaines.Elles disent que dans ces régions controversées du Banal, les Roumains forment 30 p.c.de la population, les Allemands le 27 p.c., les Serbes le 32 p.c.; le reste esl un mélange imagyare-tsiga-ne-slovaque sans valeur ethnique.“Reste la Bulgarie : ici les choses se compliquent.On discule au sujet de la Macédoine; mais celle-ci, d’après le point de vue des intérêts historiques et nationaux serbes, ne peut pas être l’objet de contestation.La poésie naliona'le, les moeurs, les traditions, tout dit que la Macédoine fait partie intégrante de l’Etat serbe.Mais une intervention éventuelle de la Bulgarie peut être largement compensée par l’attribution à la Bulgarie de la ligne Enos-Midia avec des ports sur la mer Egée et sur la mer de Marmara, c’est-à-dire avec des augmentations territoriales dans la direction vers laqucille gravitent les intérêts bulgares, tandis que les in-térêts serbes gravitent sur la partie occidentale des Balkans “Nous souhaitons avec sincérité la reconstitution du bloc balkanique et nous désirons que les puissances rie l’Entente, par l’intermédiaire de l’habile diplomatie itallienne.réussissent à trouver un terrain d’entente interbalkanique.” Uldéric TREMBLAY.L’OEUVRiDÛ LIVRE FRANÇAIS La Société Saint-Jean-Baptiste annonce qu’elle a déjà transmis à l’Association d’Education de l’Ontario deux mule volumes ou numéros de revues ; mais, ajoute-t-elle avec raison, ce n’est, ce ne peut être qu’un commencement.11 y a encore, dans la province de Québec, des milliers et des milliers de livres, de revues, qui restent complètement inutilisés et qui seraient d’un grand secours là-bas.Il faut que ces volumes passent la rivière Ottawa et aillent porter à nos compatriotes de l’Ontario la douceur des mots français et le souvenir des choses de chez nous.Il suffit à chacun de réunir ces livres et revues et de les adresser au Secrétariat général de la Société Saint-Jean-Baptistc, au Monument National ‘iDG, rue Saint-Laurent, Montréal.(En ville, la Société les enverra même chercher, au besoin).De là, ils seront expédiés à l’Association d’Education de l’Ontario, et celle-ci, qui est en relations avec tous les groupes français de l’Ontario, les distribuera à travers la province voisine, > Pour juger de la portée d’une oeuvre qui n exigera de chacun qu’un peu de bonne volonté, il faul songer à In situation de nos compatriotes de là-bas pressés ne toutes parts par l'ambiance anglo-sax m, trouvant partout les livres, revues, les journaux de langue anglaise.Pour mener la bataille que nous faisons, nous disait l'un des plus courageux lutteurs de l’Ontario, il faut d’abord que nous réagissions en nous-mêmes contre tout ou presque tout ce que nous apporte l’air ambiant.La diffusion du livre, de la revue française, c’est le complément nécessaire de l’école bilingue ; c’est parfois le contrepoids de l’école qui fut trop exclusivement anglaise.Tous les livres, toutes les revues sont utiles du reste, puisqu’il y a là comme ici des lecteurs de tout âge et de toute catégorie.Tous augmentent la connaissance, accentuent le goût des mots français, apprennent à penser, à sentir à la française, i Les Danois du Schleswig-Holstein ont bien compris l’importance de cette propagande, eux qui s’en sont fait un si puissant instrument de résistance à la germanisation.Les Français l’ont pareillement compris qui, il ya quelques semaines, envoyaient aux bibliothèques d’Alsace-Lorraine plus de deux cent mille volumes français.\ Serons-nous moins intelligents, moins actifs que ceux-là ?* * * Le R.P.Théophile Hudon, le distingué recteur du collège d’Edmonton, nous a fait l'honneur de mener ici même une énergique campagne en faveur de l’édition et de la diflu-sion à bon marché du livre français.Toutes les raisons qu’il a fournies justifient l’oeuvre dont la Saint-Jean-Baptiste a bien voulu, d’accord avec l’Association d’Education, prendre la responsabilité et qui ne devrait être que le prélude et le complément de celle qu’il recommande lui-même.Utilisons tout de suite ce que nous avons.Préparons-nous à faire des éditions nouvelles et qui permetlent de répandre partout le livre français, conservateur des croyances et des traditions.(jmer HER0UX.“ NOTRE”" MARINE De temps à autre, la question navale ressuscite pour quelques heures, chez nous.Et puis elle retombe dans l’oubli.Le Canada, il y a peu de jours, prenait avantage d’une dépêche de New-York, racontant que des sous-marins allemands viendraient peut-être s’embusquer dans le golfe Saint-Laurent, pour exhumer le projet de loi navale Laurier et en vanter la protection qu’il eût donnée au Canada, advenant cette manoeuvre des Allemands.Pour se rassurer, le Canada eût pu lire un article de son confrère le Soleil, du même jour, où celui-ci traite de faribole cette nouvelle, et s’attarde à démontrer qu'elle n’a aucun fondement.Au surplus, si l’article du Soleil ne suffit pas à calmer les inquiétudes du Canada, il pourrait lire, dans la Gazette du 6, une dépêche d’Ottawa relative à notre marine marchande.“Les effets, pour le commerce canadien, et pour tes revenus douaniers du Canada, résultant de l’insuffisance de tonnage océanique, ont déjà été sérieux et le sont encore, en dépit des efforts déjà faits et qui se font pour le remplacement des navires achetés ou réquisitionnés par l’Amirauté.Des statistiques publiées aujourd'hui montrent jusqu'à quel point les marines marchandes de l'Atlantique et du Pacifique ont été affectées, au Canada.“Sur le Pacifique, les paquebots Empress of Asia.Empress of Russia et Empress of Japan, du Pacifique Canadien, qui donnaient avant la guerre un service bi-mensucl entre Vancouver, la Chine et le Japon, ont été réquisitionnés; il ne reste en service que le Monteagle.“Sur l’Atlantique, les paquebots Royal George et Royal Edward, du Nord-Canadien, ont été.aussi réquisitionnés, de même que 04 pour cent du tonnage, du Pacifique Canadien, 44 pour cent de celui de la compagnie Allan, et 50 pour cent de celui de la Dominion Coal Company.“H en est résulté de sérieux embarras au commerce sur les deux océans cl aussi aux revenus de l'Etat.Pour rencontrer en partie cette diminution de tonnage, il a fallu noliser à grands frais de plus petits navires rl des paquebots “vagabonds" (tramp steamships), qui viennent maintenant en nombre considérable aux ports du Canada.De temps à autre.Ton a tenté d'améliorer la situation et Ton espère qu’à l'automne, il y aura suffisamment de tonnage océanique, pour le transport de la récolte et des produits alimentaires du pays." Cela résume en quelques lignes notre situation au point de vue maritime.“ Notre ” marine eommereiale nous appartient si peu que, peu de mois après la guerre, la Grande-Bretagne en a nolisé pour ses fins lus de la moitié du tonnage glo-al, près des deux tiers, et qu’il nous faul user d’expédients pour remplacer îles cales ainsi détournées du service canadien.Cela remet au point les théories de ceux qui parlent si souvent de la sincérité de protéger notre marine de commerce au moyen d’une marine de guerre.En fait, presque tous les paquebots naviguant dans les eaux canadiennes sont inscrits aux registres de Liverpool, de Londres, de Glasgow, et appartiennent à la marine commerciale anglaise.Notons, incidemment, la gène 3ui résulte du réquisitionnement e ces navires par la Grande-Rre-tagne, pour notre commerce, et aussi les répercussions désagréables que cette opération a eues sur nos revenus douaniers.H semble bien que tout cela devrait faire réfléchir les gens de bonne foi et leur démontrer que, comme nous n’avons pas de navires marchands, il ne nous importe pas de défendre ceux des autres, qui viennent s'approvisionner ici d’hommes et de marchandises.Georges PELLETIER.LE CONGRES DES MISSIONNAIRES AGRICOLES Rigaud, 9.— Les missionnaire* agricoles ont tenu, hier, leurs dernières séances d’études à Rigaud.Plusieurs conférenciers ont adressé la parole, parmi lesquels M.l’abbé Allaire, curé de Sainte-Cécile de Milton, M.Desloges, gérant du Comptoir Coopératif, de Montréal, Thon.J.E.Caron, de Québec, M.G.Boyer, M.P., et le Rév.P.J.de la Croix, trappiste, directeur de l’Institut agricole d’Oka.M.Allaire, bien connu du public agricole, parla de l’élevage des poules sur la ferme, et exposa les résultats de ses travaux et de ses recherches en cette voie.On sait que M.Allaire a organisé, dans la région de Saint-Hyacintne, plusieurs coopéra-tives avicoles qui fonctionnent avec succès II posa les principes généraux dont doit s’inspirer tout éleveur intelligent ; le choix de la race le mode dincubation, la nourriture appropriée à chaque age, l’habitation, la ponte, l’engraissement, la vente sont autant de points qu’il développa d’une manière très vivante.M.Desloges, du Comptoir Coopératif de Montréal, entretint l’auditoire des mesures à prendre pour assurer Tafliliation directe et efficace des coopératives locales, cercles agricoles, sociétés d’agriculture, etc., avec le Comptoir Coopératif.Il mit en lumière une foule de détails de nature à faire connaître la valeur de cette entreprise et à lui assurer un fonctionnement plus parfait.Cette causerie fut fort goùtee.A la séance de Taprès-diner.M G.Boyer, député de Vaudreuil, et président de la Société d’industrie laitière de la province, s’appliqua à démontrer Terreur de ceux qui croient l’industrie laitière peu rémunératrice dans notre province.Les lecteurs du “ Devoir ” se rappellent la polémique qu’il soutint contre “ Un technicien.” i M Boyer traita de nouveau la question en ce sens.Il félicita les ministères fédéraux et provinciaux ae l’adoption de mesures relatives à l’inspection onligaioire des beurre-ries et fromageries par un fonctionnaire en charge du ministère, il exposa aussi l'opportunité de la loi autorisant l’inspection sévère et la poursuite des laits frelatés de toute natu-e.I.e conférencier termine en énumérant les profits réalisés dans l'industrie sucrière de la province.L’honorable J.-E.Caron, ministre d’agriculture, venu spécialement de Quebec pour encourager les missionnaires agricoles, traita d’une manière tout à fail intéressante Tétat des questions agricoles dans la province.Chiffres à l’appui, il prouva que Ta-griculture avait fait des progrès marquants depuis une dizaine d’année.Il y a encore énormément à faire, affirme-t-il, mais il faut être aveugle pour nier l’amélioration et Tavance-ment réalisés dans toutes les branches de la ferme.M.Caron encourage éloquemment les missionnaires agricoles à continuer leur oeuvre de haute portée religieuse et sociale.Vous avez, dit-il, beaucoup plus d’influence que nous et votre concours en cette croisade est éminemment précieux.Il faudrait que chaque curé de campagne fut un missionnaire agricole; qu’au moins une fois par mois un sermon se rattachant à l’apostolat agricole, soit prononcé en chaire.M.Caron cite aux applaudissements de l’auditoire l’exemple du Cardinal Bégin, le prototype de Tapôtre sous toutes les formes.Le Rév.P.J.de la Croix, trappiste, directeur de l’Institut d’Agriculture (î’Oku, invité à prendre la parole s’excusa d’une manière très heureuse, de n’être pas encore au courant des questions scientifique agricoles, attendu qu’il a professé les lettres et la philosophie pendant 25 ans dans un de nos collèges classiques et qu’il n’est que depuis un an préposé a la direction de l’Institut.L’éducateur et le pédagogue dominent donc chez lui.Aussi il exposa avec beaucoup d’éloquence les principes à suivre et les méthodes à prendre pour former en plus grand nombre d'agriculteurs compétents, des hommes d’action,de conviction, doués des vertus civiques et morales.Dans le sens de M.l'abbé Cour-chesne, il a insisté sur l’urgence de donner aux cultivateurs une classe instruite dirigeante, recrutée dans leurs rangs et par conséquent spécialement destinée à les aider, les défendre.Cet exposé des besoins de l’heure permet à l’orateur en terminant de faire "un petit retour sur nous-mêmes”, comme disent les confesseurs, et de croquer sur le vif quelques-uns de nos travers et de nos défauts qui nous ont été des plus préjudiciables en maints endroits.Vu Theure avancée on dut renoncer à inviter à parler plusieurs personnes en vue présentes à la convention, entre autres le R.P.Belle-mare.S.L, fondateur du Comptoir Coopératif, M.Anatole Vanier, M.Trudel, conférencier d’Ottawa, etc.Le président, M.Michaud, clôtura la convention en remerciant tout le monde et d’une manière toute spéciale les autorités du collège de Rigaud qui offrirent aux missionnaires agricoles et à leurs amis la plus charmante hospitalité.Nous donnerons ces jours-ci l'analyse plus détaillée et le commentaire de chacune de ccs conférences.Armand LETOURNEAU.I s LE DEVOIR, MOMKEAL.VENDREDI » JUILLET 1915 VOL.VI.— No 159.CHOSES MUMCIPALES ON EXPEDIE DU TRAVAIL LE BUREAU DES COMMISSAIRES BESOGNE FERME, HIER APRES-MIDI, ET TRANCHE PLUSIEURS QUESTIONS IMPORTANTES.— UNE ALGARADE ENTRE LE MAIRE et m.McDonald.LE BOURBIER LES 14 SERONT INTERROGES DES “ SUBPOENA ” SERONT SIGNIFIES A 3 DES ACCUSATEURS ET LES 11 AUTRES SONT AVERTIS DE SE PRESENTER A L’ENQUETE.»»- FAITS-MONTREAL DEUX HOMMES ASPHYXIES ILS PERDENT LA VIE DANS UNE CUVE DE FERMENTATION A LA BRASSERIE DOW.—L’UN D’EUX EST VICTIME DE SON COURAGE, CROIT-ON.TRIBUNAUX CIVILS LES ACTIONS MOUILLEES ELLES N’ENGAGENT A RIEN, ET LE CONTRAT LES CONCERNANT EST NUL, DIT LE JUGE LANE, QUI RENVOIE LES TROIS AC- A TIONS DES DEMANDEURS.Hier après-midi, un huissier de la Cour Supérieure a signifié à MM.Hébert et Martin la règle “nisi” émanée contre eux.Il n’a pu la signifier à M.Thomas Côté, également visé, car on sait que celui-ci dirige les travaux de l’aqueduc au Lac Chapleau.M.Martin a accueilli mélodramatiquement cette procédure.“On ne peut nous terrasser, dit-il, et c’est pour cela qu’on veut nous mettre en prison.” PAS D’AUTOBUS Les commissaires n'ont pas discuté, hier après-midi, la requête de la compagnie des Autobus demandant à la ville de garantir ses obligations jusqu'à concurrence de $3,000,000, en retour de quoi celle-ci partagerait de moitié les recettes de la compagnie lors de la mise en circulation de ses voitures.A quatre heures les délégués de la compagnie n’étaient pas arrivés, et M.le maire de s’en donner ironiquement.M.le commissaire McDonald n’avait pas d’explication à donner de l’absence de ces messieurs et le débat a été ajourné.M.le maire avait prétendu, dès le début, que la ville n’avait pas le droit de se rendre à la requête de la compagnie des Autobus.M.Laurendeau, l’avocat en chef de la ville, lui donne raison dans une opinion que M.Martin a rendue publique hier après-midi.Le conseil de la ville déclare qu’il faudrait au préalable obtenir l’autorisation de la Législature.On s’attendait assez h cette réponse, ear on lui avait demandé s’il était nécessaire d’avoir l’autorisation de la Chambre de Québec pour se rendre à la demande de ces messieurs.Au cours de la séance du matin qui ne s’est terminé qu’au moment où les journaux de l’après-midi niellaient sous presse, MM.Martin et McDonald ont eu une assez vive engu.il n’y a pas d’autre mot, à laquelle leurs collègues, MM.Hébert et Ainey, ont assisté, impassibles.Le bureau recevait une délégation des tailleurs de pierre de Vilerai.Ceux-ci venaient protester contre l’attitude du maire qui veut faire remplacer la pierre à bordure par du ciment, ce qui enlèverait du travail à toute une catégorie d’ouvriers.Après avoir entendu la réponse de M.Martin qui disait ne pouvoir se rendre pour le moment à la requête des tailleurs de pierre, ceux-ci allaient se retirer, quand M.McDonald les ret'l»! en les haranguant avec violence dans les termes suivants: “Messieurs, le malheureux état de choses dont vous vous plaignez n’est pas le fait de circonstances fortuites, mais il découle de la raison que le déparlement des travaux publics de la Cité de Montréal est administré par des amateurs .11 est ordinairement conduit par un secrétaire quelconque, parfois, quoique rarement, par un journaliste.Ces messieurs onl autre chose à faire que de penser à vous; l’un d’eux est toujours absent e! l'autre papillonne lorsqu’il ne se querelle pas avec le maire.Puisque ce département est laissé à la dérive, je propose que l’ingénieur-adjoint rie la Cité, M.Mercier, s’arrange pour vous procurer du travail à la journée.” Le maire qui n’avait aucunement interrompu M.McDonald, ruais qui semblait évidemment énervé, répondit: Les remarques de M.McDonald sont intempestives.Je ne connais rien de plus lâche que celui qui attaque un homme dans le dos.M.Côté est malade chez lui el incapable de se rendre à l’Hôtel de Ville, et M.McDonald en profite pour l’insulter et se faire de petite popularité.M.McDonald.— M.Côté n’est pas malade lorsqu’il s’agit de voter pour la compagnie des tramways.Le Maire.— Je connais votre tactique, M.McDonald, le tramway vous hante, pourquoi ne parlez-vous pas d’autobus?Je répète que c'est une lâcheté que d’attaquer un homme malade et en son absence.M.McDonald.— Votre régime achève, heureusement, le peuple vous renverra bientôt chez vous.Le Maire.— J’ai fait dix élections que j’ai gagnées el j’en ferai bien une onzième avec le même résultat.Vous, vous en êtes à votre première, à part celles que vous avez pu gagner la veille et perdre le lendemain.Vous avez parlé de tramway; nous verrons d’icî bientôt l’intérêt personnel de certain personnage dans d’autres compagnies.Vous aimeriez sans doute beaucoup plus que j'appuie une proposition de faire garantir la somme de $3,000,000 à une compagnie qui n’est pas encore en opération?M.McDonald.—Vous voulez donner $150.000,000 au tramway.Le Maire.— Cela n’est pas, mais j’aimerais mieux donner $150,000,-000 à une compagnie qui a fait ses preuves et qui vaut ce montant, que de donner $3,000,000 à une compagnie qui n’est pas encore née.” M, McDonald.— Vous appelez cela défendre les ouvriers, qui vous ont montré tant de confiance?Le Maire.—Les ouvriers me connaissent et ils savent que je ne suis pas ici pour faire l’affaire des ’schecmers”.On va voir si vous allez nous passer celui de l’autobus.M.McDonald.— C’est le "Star” qui vous inspire.AVEZ-VOUS VU Nos maisons sur les bernes du Lac, s rendre, payable* comme un loyer?Bntiee dans des endroits choisis ; arec de tria bon matériel et à prix coûtant.Justement lu maison qu'il rous faut.Voyez-les.Billets gratuits.Went.62S4-4S81, ou renes.MARCIL TRUST COMPANY 180 S.-JACQUES.81e année.Actif, plua de SI,000,000 Winnipeg, 9.—M.C.P.Fullerton, l'avocat des 14 députés conservateurs qui ont porté des accusations relatives au changement de gouvernement au Manitoba, complétera sa preuve aujourd’hui.Il a questionné, hier, deux gérants de banques ainsi que M.W.Stonehouse, l’associé de Chambers, qui aurait emprunté de celui-ci quelques milliers de dollars à même les $25,000 que Chambers avait en sa possession M.Fui lerton a cherché à prouver que Sto-nehouse n’a jamais touché cet argent, malgré les apparences et malgré qu'il ait endossé le chèque fait à son ordre par Chambers.M.G.M.Newton, qui aida M.Howden dans les négociations en questions, a terminé son témoignage.Répondant à une question de M.Pitblade, il rétorque qu’il a agi dans le temps selon les ordres qu’il recevait du procureur général Howden et de M.Norris, chef de l’opposition.Cette déclaration a causé une certaine surprise, et l’avocat a tenté de flare dire au témoin pourquoi et comment il avait reçu des ordres de M.Norris, mais le témoin a expliqué que sa seule raison de citer le nom rie M.Norris était le fait que llow-den lui avait dit que Norris était de l'affaire.M.J.W.Dafoe, directeur du “ Manitoba Free Press ”, a été questionné ensuite à propos d’une entrevue à laquelle il aurait assisté, préalablement à la chute du cabinet Hold in, et à laquelle assistèrent aussi MM.A.B, Il ' F.H.Johnson et Frank Fowler.Le témoignage dr M.Dafoe a été court ; il a simplement déclaré qu’au cours de celle réunion, il a été question du gouvernement Ro-blin et des difficultés qu'il éprouvait alors.Le gérant de l’Union Trust Coin pany a été interrogé sur les visites faites par Newton au compartiment dans lequel la somme avait été déposé.II a déclaré que Newton n’avait pas visité la boîte en avril et mai, mais seulement ces jours derniers.Après le témoignage de M.Dafoe, M.Fullerton a annoncé qu’il u’avait plus de témoins à faire entendre.Il a ajouté qu’il a fait signifier des subpoena à trois des quatorze députés signataires des accusations, et que les onze autres vont être avertis par dépêche d’avoir à se présenter devant la Commission, lundi prochain.-»- A VENDRE Collection complète du “Devoir” depuis sa fondation jusqu’à aujourd’hui.S’adresser à Langevin A L’Archevêque, libraires, 8, rue S.-Jacques, Main 1948, Montréal.(réc.) Le Maire.—^ Je ne reçois d'inspiration de personne, mais je connais un quelqu’un qui possède pour $300,000 d’actions dans la compagnie d’autobus qui ne pourrait pas en dire autant.M.McDonald.— C’est facile à dire.¦ Le Maire.— Et ce sera facile à prouver.Une délégation de la compagnie d’autobus doit se présenter ici à 4 heures cet après-midi, vous verrez ce que je lui dirai.LA RUE NOTRE-DAME OUEST.Les commissaires ont décidé, hier, à la suite des demandes réitérées de M.J’échevin Lapointe, de tenter encore une fois quelque chose pour l’élargissement de la rue Notre-Dame Ouest.A la suggestion de M.McDonald on a consenti à affecter la somme de $300,000 pour l’achat des vingt pieds de terrain nécessaires à l’élargissement de la rue.Cette somme devra être répartie entre les divers propriétaires avec lesquels on tâchera de s'entendre à l’amiable.MONTREAL ET MAISONNEUVE Le conseil municipal de Maisonneuve est venu hier, en délégation auprès du bureau des commissaires pour demander l’ouverture de fa rue Sherbrooke-est, de Delorimier à Frontenac et aussi le prolongement du Boulevard Pie IX jusqu’à Saint-Michel de Laval.L’échevin Vigeant a énuméré les raisons qui militaient en faveur de l’ouverture de la rue Sherbrooke-est, Les citoyens rie Maisonneuve sont obligés de descendre jusqu’à la rue Ontario, et le trafic de notre ville souffre grandement de cet état de choses.Plusieurs propriétaires de ila rue Sherbrooke veulent s’y construire des résidences et attendent qu’elle soit ouverte d’un bout à l’autre.LES “BLOCS” Les commissaires ont accordé, hier, le contrat suivant pour les pavages: 120.000 blocs de scorie, de la “W.McValley Co„ Ltd.” à raison de $49.25 par mille.400 blocs “Paterson”, de la “Elder Ebano «Go., Ltd,.”, à raison de $48.95 par mille.400.000 blocs "Metropolitan", de “Webster and Sons, Ltd.”, à raison de $44.75 par mille.410.000 blocs de granit, de Benoit et Lafond, à raison de $1.05 la verge carrée.410,000 blocs de granit, de la “Sicily Asphalt and Paving Go.” Celte dernière compagnie a soumissionné pour un montant plus élevé que MM.Benoit et Lafond, mais comme ces derniers ne pourront fournir la quantité requise, il sera loisible à la "Sicily” de prendre ila moitié du contrat si elle veut baisser ses prix au niveau des heureux soumissionnaires.Deux employés de la brasserie Dow, Patrick McNally, âgé de 55 ans, demeurant 1275, avenue de niôtel-de-Ville, et Alexander Me-Caun, âgé de 30 ans, demeurant 192, rue Mountain, ont été asphyxiés, hier après-midi, en lavant une cuve de fermentation.Voici les faits : Les deux hommes avaient reçu instruction, hier matin, de laver les cuves portant les numéros 11 et 12.McNally accomplissait cette besogne depuis seize ans et il était considéré comme très expérimenté.On sait qu’il y a toujours dans les cuves vides un dépôt de dioxide de carbone, et il est une règle établie à la brasserie Dow de n’y jamais pénétrer sans s’assurer qu’on peut le faire sans danger, ce qui se constate facilement en plaçant une chandelle.Si la chandelle vacille et s’éteint, il y a un dépôt de gaz dans la cuve et il est dangereux d’y pénétrer.Si la chandelle reste allumée, les homme; peuvent pénétrer sans danger.McNally avait dû éprouver la sûreté des cuves avant le dîner, car on a trouvé une chandelle au fond de la cuve.Après le diner, les deux hommes pesèrent du houblon puis entrèrent dans les cuves, d’où ils ne devaient pas sortir vivants.Vers 2 heures 15, un ouvrier entendit des appels à l’aide.(I descendit en toute hâte.Il se dirigea vers ;la cuve 11 qu'il trouva vide.Se penchant au-dessus de la cuve 12, il aperçut ses deux compagnons gisant privés de mouvement au fond.Réalisant (pie s’il tentait de les sauver, ce serait courir à la mort, il appela le secours des autres ouvriers, qui à l’aide de grappins réussirent à sortir les deux infortunés de leur dangereuse position.Des ambulances furent appelées et les victimes ont été transportées à la morgue, où le coroner tiendra une enquête aujourd’hui.On croit qu’Alexander MeCaun a été victime de son courage en voulant sauver son compagnon McNally.FRAPPE PAR UN TRAMWAY.Elias Kahn, demeurant 585, rue Cadieux, a été frappé, hier soir, par un tramway du circuit Ontario, au coin de la rue Saint-Urbain.Kahn, qui était sur une bicyclette, a été violemment précipité sur le pavé et sa machine mise en pièces.11 a été transporté à 1 hôpital Général, souffrant d’une grave blessure au crâne.JAMBE FRACTUREE.'William Percy Walker, un .ries membres du corps d’entraînement militaire de l'université McGill s’est fracturé la jamue gauche en tombant en bas d'un talus sur le campus de cette université.Il a été transporté à l’hôpital Victoria.11 est âgé de 42 jans et demeure 186, avenue Prud’homme.SURVEILLEZ VOS CHIENS La gent voleuse varie ses habitudes selon les saisons, et l’un de ses trucs des temps chauds est de subtiliser les caniches de prix pour les revendre ensuite contre un vil métal.Aussi les plaintes abondent-elles à la Sûreté dont les agents ont bien d'autres chiens à courir.Souvent aussi les toutous, pris d’humeur vagabonde, prennent d’eux-mêmes la clef des pavés, pour aller échouer à la fourrière municipale.Avis doiirc aux amateurs : surveillez vos chiens.SERIEUX INCENDIE.Des dommages d’environ $20,00(1 ont été causés par un ùicendie qui a éclaté, de bonne heure, ce matin, dans la scierie de M.Zénon Char-bonneau, coin des rues Alice el Guizot.Le feu a été découvert par un agent de police, vers une heure, et lorsque les pompiers sont arrivés, tout l’édifice flambait.Cinq boyaux furent immédiatement mis à l’oeuvre, mais le feu avait déjà pris une telle ampleur que lout ce que les pompiers purent faire do mieux, fut d’empêcher qu’il ne se communiquât aux maisons voisines Les assurance sont d’environ $7.000.Il n’y avait pas de gardien de nuit et on no connaît pas encore les causes de l’accident.CAMBRIOLAGE RUE SHERBROOKE.Les cambrioleurs ont une prédilection spéciale l’élé, pour les maisons fermées en ville pendant que les locataires sont à prendre le frais à la campagne, et il sc commet chaque année ainsi, de nombreux \ols, qui sont d'autant plus difficiles à enrayer que les propriétaires sont absents.Hier, M.J.-L.Frigon, du No 492 Est, rue Sherbrooke, en venant faire une visite à sa maison, constata que des hardis cambrio-leus avaient empoté de chez lui tout ce qu’il était possible d’emporter.11 faudra un inventaire complet pour évaluer tous les dommages.La Sûreté informe, CHINOIS GOND AM NES Pour n’avoir pas payé la taxe provinciale sur les buanderies, cinq Chinois ont été condamnés hier, par le juge Lanctôt à payer $30 ri amende chacun, ou à passer un mois en prison.Us devront en plus payer la taxe de $50.Plusieurs autres Chinois seront cités devant le tribunal, lundi, pour la même cause.Me M.J.Morrison, C.R., le défenseur des Chinois, a déclaré qu'il portera l’affaire devant un tribunal supérieur.MARCHAND D’OBSCENITES.Accusé de lu vente de cartes postales obscènes, Danilo Kurtz, du No 241.rue Craig, a été arrêté, hier soir, sur un mandat de la cour de police, et écroué au poste central.Il subira un procès.Un jugement de M.Lane intéressera particulièrement les financiers et les gens qui prêtent de l’argent sur obligations; le juge a renvoyé trois actions de la Dorchester Electric Co.vs Industrial Securities Corporation, Terry M.King et C.H.Thompson.Le demandeur réclamait $23,375 de la industrial Securities, $15,725 de M.King et $10,152.43 de C.H.Thompson, alléguant que ces différentes sommes représentaient des différences dues d’après un contrat signé par les défendeurs par lequel ils souscrivaient sur des obligations de la compagnie.Le tribunal n’a pas seulement renvoyé les trois actions, avec frais, mais réserve aux défendeurs tous les droits qu’ils peuvent avoir pour demander le remboursement de l’argent déjà payé pour des obligations.Le juge a déclaré que les bonus en actions ordinaires ne sont que des actions mouillées, illégalement émises el que, en conséquence, les défendeurs avaient été trompés en mettant leurs signatures au bas des formules de souscriptions.La preuve a démontré que les défendeurs avalent entrepris d’acheter quelques obligations a’5 p.e.de la compagnie demanderesse, et le con-trat déclarait que les-défendeurs recevraient comme bonus, 100 p.c.d’actions ordianires; ils devraient payer $85 pour chaque obligation de la valeur de $10(1 au pair et ils s’engageaient à payer par versements, dans un délai fixe.Dans leur plaidoyer les défendeurs niaient leur responsabilité, et prétendaient que l’émission des actions ordinaires, distribuées comme bonus, était illégale et nulle, vu que cette émission représentant une plus-value de la propriété, et non un encaissement d’argent comptant, avait été faite en vertu de contrats exécutés par la compagnie sans avoir éié enregistrés auprès du trésorier provincial.La compagnie expliqua qu’au moment de la signature de ces engagements l’argent était rare, et que le service rendu par les défendeurs était équivalant à une valeur en argent plus grande que la valeur des actions ordinaires sur le marché.M.le juge Lane a déclaré que l'émission du bonus était illégale, parce que ces actions étaient des actions mouillées et que quand même elles représenteraient une plus value de la propriété, ce qui n’apparaît pas à la preuve, elles n'en seraient pas plus légales.Les trois actions sont renvoyées.BREF DE CERTIORARI Les épiciers condamnés «devant les tribunaux pour avoir vendu de la boisson à un enfant mineur, se soumettront-ils.à une partie de la peine qui leur a été imposée,- la confiscation de'Ieprs licences ?Un procès-type vient d’être insti tué par l’un des marchands condamnés.Le requérant, Albert Desroches, épicier, demande à la Cour de Pratique l’érhission d’un bref de certiorari ; il soumet que le 28 juin il fut traduit devant le juge Choque!, en Cour des Sessions, et condamné à $30 d'amende pour vente de boisson à un enfant mineur ; en plus, sa licence lui fut confisquée.Le requérant prétend que sa condamnation est illégale ; il demande l’émission d’un bref de certiorari en vertu duquel le dossier sera soumis à la Cour Supérieure.Le juge Guerin a permis l’émission du bref qui est rapportable dans quelques jours.CAMP DÉ * * VALCART1ER Pour permettre à ceux qui le désire de visiter le camp de Valcar-tier, la Compagnie du Canadien Pacifique mettra en vente le samedi, 10 juillet, des billets qui seront bons pourvu que l’on prenne le train de 11 heures 3(1 p.m.qui quittera ce jour là la gare Viger po'ir se rendre à Québec.Le voyage, d-ler et retour, sera de $3.50 pour les adultes et de $1.75 pour les enfants.Ces billets seront bons pour revenir par n’importe quel train jusqu’à ceux de la matinee du 13 juillet inclusivement.Avec le service splendide de Québec à Montréal actuellement en vigueur soit : 8.30 a.m., excepté le dimanche ; 1.30 p.m., tous les jours ; 5.00 n.m., tous ies jours, et 11.30 p.m., tous les jours, il sera on ne peut plus facile aux amis des soldats qui sont à l’heure actuelle au camp de Valcartier de leur faire une visite vers la fin de la semaine.On peut se procurer dès maintenant des billets et recevoir tous les renseignements possibles à ce sujet en s’adressant au bureau des billets de la compagnie, édifice Dominion Express, ou au guichet des gares.réc.-R- La littérature du terroir vous plaît?Avez-vous lu le roman de P.J.O.Chauveau, CHARLES GUERIN?Il est en cours de publication dans le NATIONALISTE.DISPARU DEPUIS UN MOIS Un nommé Michael Cusgck, un cultivateur des environs de Saint-Lambert, est disparu de son domicile depuis le 9 mars dernier, pour aller vendre des pommes de terre à Montréal, et sa femme n’en a plus jamais eu la moindre nouvelle.Elle est venue hier à Montréal raconter son malheur à M.O.Skro-der, de la Société Protectrice des Femmes et des Enfants, qui a remis l'affaire entre les mains de l’agent Gladu, de la sûreté provinciale.Cusack, au dire de sa femme, était un homme exemplaire.Elle ne peut comprendre les causes de sa disparition.Cusack est àité de 41 aiuc Kttlli 4rtll.imi.•»HniU|iU|.illliH»l(tl.oill(.UM' lu 'Ml.1 ^ „ .Ppofessionneige-s .(.ti;»i annintn utHunuii.’ffl 'WMim.iinm;MW44i4iiiiui.mimiiH4iiiii4aii4tMnuwin'»'i iuiMri|(»n«i«i «in* i i m i.iiiimiiiii i mi,11ii m nmi'iiiui».• AVOCATS Boit* Postale 35(1._ Adresse télégraphique, “Nahac Montreal” Tel.Main 1250-1251.Codes : Llebers.West.Un.C.H.CAHAN, C.R.AVOCAT ET PROCUBETTB Edlflr«Tran»port*Uon — Rue Saint-Jacqnm MAURICE DUGAS, avocat L.L.L., 30 S.-Jacques.Chambre 44.Tél-Main 7691.Résidence, 2466 avenue du Parc.Rockland 2459.LAMOTHE, GADBOIS & NANTEL, avocats, Edifice Banane de Québec, 11 Place d’Armes, Montréal.Téléphone Main 3215.J.C.Lamothe LL.D., C.R., Emilien Gadbois, LL.L., J.Maréchal Nantel, B.C.L.ROMUALD ROY AVOCAT 83, Craig Ouest.—Chambre 525 Tel.Main 966.______ MONTREAL.Résidence : 1951, AVENUE DU PARC Tel.S.-Louis 4207 HERVE ROCH, B.A., L.LL.AVOCAT 81, RUE S.-GABRIEL, Bureaux 17, 18 et 19.Tel.Main 3204 Société légale BARIL & ROCH Dr A.L.GUERTIN Maladies de» Yeas, dee Oreillee» da Nee et 4« la Gorge.320 RUE SAINT-DENIS HEURES DE BUREAU i 2 A S HRS.Tel.Bell Est 8144.DENTISTES dTnâpjdesjTrdîns CHIRURGIEN - DENTISTE BUREAU 1111, RUE SAINT-DENI* Près Marie-Anne.Tel.S.-Loui*^ 3943._ ___ Dr HONOREThIBAÜLT L.D.S.D.D.S.CHIRURGIEN - DENTISTE BUREAU i 321a RUE RACHEL fPrès Saint-Denis) TEL.ST-LOUIS 6098 CAMILLE TESSIER! ingénieurs civils AVOCAT ET PROCUREUR 97 St-Jacques.Ch.34.MONTREAL.MAIN 8728.HOCKLAXD 931.Résidence : Est 5973.ANATOLE VAN1ER, B.A.LL.B.AVOCAT Tel.Main 213.— Bureau 53.97 rue Saint-Jacques- Résidence : 180 Jeanne-Mance.Té!.Est 5973.GUY VANIER, B.A.LL.L.AVOCAT 97, rue Saint-Jacques.— Bureau 76.Tél.Main 2432.NOTAIRES BELANGER & BELANGER, (Léan-dre et Adrien), 30 Saint-Jacques.Main 1859.Résidence, 240 Visitation.Prêts sur hypothèque, achats de créances.TEL.ST-LOUIS 504.A.-H.Barrette NOTAIRE HURTUBISE & HURTUBISE INGENIEURS CIVILS ARPENTEURS-GEOMETRES EDIFICE BANQUE NATIONALE 99 rue Saint-Jacquet.TELEPHONES I Bureau: Main 7818.Résidence: St-Louis 2142 JOsT^UNIEïT^t FAB^ÎüsIÎUEL INGENIEURS CIVILS ET ARPENTEURS GEOMETRES ont transporté leurs bureaux au No 17 COTE PLACE D’ARMES Chambre 507 et 508 Tel.Main 3066.-SÜKVEYÏr&liïïëdïr INGENIEURS-CONSEILS Expertise», Levés de Plans, Estimations et Projets.Rapports Techniques et Financiers.ADRESSE : 56 BEAVER HALL HILL.Téléphone Uptown 3808.MONTREAL.VINCENT & GIR0UARD Ingénieurs, Arpenteurs, Architectes Solliciteurs de brevets d'invention TEL.MAIN 1168 SUCCURSALE A SAINT-HYACINTHE 15.KUE S.-JACQUES, MONTREAL J.ARTHUR VINCENT, 7 Saint-Alexandre, Lonrueull Tél.Bell 109 HONORE GIROUARD, 631 Saint-Hubert, Montréal Tel.Est 372» 70 ^ue Rachel Est, Montréal DOCTEURS "“—“¦Diplômé en hygiène Pub.————— Dr.J.-N.CHAUSSE SPECIALITE : Voie» urinaire», mala- I dies de la peau.Heure» : 12 à 2 p.m.€ à 8 p.m.Tél.Saint-Loui» 3275.708 Parc | Lafontaine, coin Marquetta.-EST «734- Docteur A.DESJARDINS Ancien Moniteur de THôtel-Dieul de Paria.Maladie des YEUX, des OREILLc/”, du NEZ et de la! GORGE, 523, Saint-Denis, (En| face du carr Saint-Louis).»1 Cité de Lachine SOUMISSIONS POUR L’ACHAT DE DEBENTURES AU MONTANT DE $245,000.00.La Cité de Lachine demande des soumissions pour l’achat de dében-tures au montant de $245,000.00, émises en vertu du règlement No 198.Ces débentures sont de $1,000.00 chacune, rachetables le 1er juillet 1955 et portant intérêt au taux de cinq pour cent (5%) par année, payable semi-annuellement, à Montréal, New-York ou Londres.Les soumissions devront èlre cachetées et adressées au soussigné, au bureau de la cité de Lachine, marquées “SOUMISSIONS POUR DEBENTURES” et seront reçues au susdit bureau jusqu’au 14 juillet 1915, à 6 hrs p.m.Les soumissions devront être accompagnées d’un chèque accepté au montant de $2.-450 00, pour garantir la bonne foi du soumissionnaire.La Cité ne sera pas tenue d’accepter aucune des soumissions.Informations obtenues du soussigné, sur demande.A.E.Sarra-Bonnet, Secrétaire-trésorier.ASSEMBLEE CONSERVATRICE Une assemblée conservatrice provinciale aura lieu à Louiseville le 12 juillet à 2 heures de l’après-midi, sous les auspices de la Jeunesse Conservatrice.M.Cousineau sera accompagné de MM.L.E.Blondin, A.A.Mon-dou, Adélard Bellemare, J.A.Barrette, J.A.Sauvé, E.L.Patenaude, L A.Labissonnière, Dr Gaboury, Edmond Chasse, Antonio Leblanc, .1.E.Lafontaine et autres.BELLE CEREMONIE A SAINT-PATRICE Dimanche malin, à onze heures, aura lieu la consécration de la salle du congrès, avoisinant l'église S.-Patrie.Cette cérémonie, qui sera l'un des événements préliminaires des fêles du grand congrès eucharistique du Canada qui auront lieu mardi, mercredi et jeudi de la semaine prochaine à Montréal, sera réhaussée par In présence d’un grand nombre d’évêques et de prêtres.Les réunions du congrès pour la section de langue anglaise, auront lieu dans celte superbe cl nou-valle salle.CARTES D’AFFAIRES RODOLPHE BEDARD Expert-Comptnble et Auditeur Systématiste consultant, Admin?»-trateur de successions.Téléphone Bell.Main 3869.Suite 45-46-47.65 Saint-François-Xavier.Montréal, T N.CABANA K.A.CABANA Cabana & Cabana EXPERTS COMPTABLES Liquidateurs Administrateurs Assurances de tous genres 20 rue Saint - 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PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal, Cour Supérieure.—• Aux heritiers de feu Robert Luke Hildreth, en son vivant de la cité et du district de Montréal, comptable.Avis est par les présentes donné par Robert Hildreth, agent d’assw-rance, que le premier jour de septembre 1915, à 10.30 heures de l’a-yant-midi, qu’il fera application à la Lour Supérieure pour ce district pour obtenir des lettres de vérifi-ciriion constatant à qui la succes-ab-intestat de feu Robert Luke Hildreth a été déférée.Montréal, 24 juin 1915.— Henry Tucker, procureur du pétitionnaire.• oupftrirurc.i>(» ïi.— c.Brick Co.Ltd., demanderesse, vs Premier Glass Co.of Canada, défcnderi Le Mlèmo jour de juillet 1915, i: onze 1 res de t'avant-midl, à la place d'affaire In dite défenderesse, au No 128 rue Bit* en la cité de Montréal, seront vendus autorité de justice les biens et effets d dite défenderesse saisis en cette cause, i sistant en bureaux pour office, clavt nlie, etc.Conditions : urgent compUml B.Trudeau, H.C.S.Montréal, 9 juillet 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district"dTu réal, Cour de Circuit, No 20122.— W chou, des cité et district de Montréal', mandeur, vs Jos.Brien, du même lieu, fendeur.Le Même jour de juillet 19i.10 heures de l'avant-midi, li la place t! falres du dit défendeur, nu No ill!) rue Mont-Royal, en la cité de Montréal, ront vendus par autorité de justice les b et eflets du dit défendeur saisis en c Couse, consistant en fixtures éiectrlo Conditions : argent comptant.J.U.I mandln, H.C.S.Montréal, 9 juillet 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district de M real, Cour Supérieure, No 4212.— Jo! Lespéranee, demandeur, vs J.Ant Amédee Heury et ni., défendeurs.Le neuvième ojur de Juillet 1915.h 10 he de Pavant-midi, nu domicile de J.Ant Amédéc Flelry, l'un .les dit» défendeur» No 1804 rue Henri-Julien, en la cité de M réal, seront vendus par autorité de Jm le* biens et effets du dit défendeur si en celte cause, consistant en meuble» ménage, etc.Conditions : argent compt Pierre Bleiijnueltl, Tl C.S.MontràaL « iuiUct 1915.BB VOL.VI.— No 159 FRANCE LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 9 JUILLET 1915 K.LES NOIRS A L’ARMEE XB DEPUTE DIAGNE, DU SENEGAL, FAIT VOTER UNE LOI METTANT LES NEGRES DES COLONIES SUR LE MEME PIED QUE LES FRANÇAIS.) / Paris, 9.— La Chambre s’est réu nie hier après-midi pour étudier le projet de loi du député nègre, vl.Diagne, représentant le Sénégal, qui demande l’extension du service militaire obligatoire en France aux municipalités coloniales, dont les habitants sont naturalisés français.Les députés ont été embarrassés sur la question de proportionner ïa pension dans le cas des Sénégalais polygames, qui laissent plusieurs veuves.Le ministre de la Guerre et 'a commission militaire de la Chambre ont approuvé les clauses générales’ du bill Diagne, qui pourvoit à l’incorporation aux troupes françaises régulières des sujets sénégalais qui font du service obligatoire.Le député Labroue a attaqué la commission sur le champ.11 a fait le tableau des difficultés, surgissant de la présence dans l’armée française de soldats incapables de parler français, et professant diverses religions et différentes coutumes sociales.Le député Labroue a ainsi soulevé le problème de la confusion qu’offre le paiement des pensions aux veuves des polygames sénégalais.Il a proposé un amendement pourvoyant à l’incorporation de pareilles troupes dans des régiments indigènes, qui ont droit aux pensions au même.titre que les citoyens français.L’orateur a été fréquemment interrompu par les protestations des députés nègres Diagne, Lagrosilliè-re.de la Martinique, Candace :t Boisneuf, de la Guadeloupe, tandis que Lagrosillière cria au milieu d’applaudissements frénétiques : “Nos compatriotes ne demandent que la permission de servir la mère-patrie pour qui ils ont déjà versé leur sang.” Paul Deschanel, président de la Chambre, fut forcé d’apaiser le lu-multe, en déclarant que toute la Chambre “éprouvait les mêmes craintes et le même amour pour tous ceux qui, indépendamment de leur race ou de leur religion, combattent sous les plis du drapeau tricolore.” Le député Labroue insista pour qu’il y eut des régiments spéciaux pour les Sénégalais, ne parlant pas français.Le député Boisneuf l’interrompit en lui criant: “Je demande alors un régiment spécial pour les Français incapable d’écrire et de lire.” Le député Diagne prit alors la parole et prononça un éloquent discours, faisant une revue de la part prise par les noirs dans la conquête de l’empire colonial français.“Les Sénégalais ont demandé pendant onze mois à servir la France”, a-t-il dit; “s’il n’y ont pas été.autorisés, c’est par la faute du ministre _de la Guerre”.Le député Diagne a déclaré que Jes_ veuves des soldats doivent recevoir des pensions, même si elles sont plusieurs, mais il a ajouté : “les soldats indigènes ne sont pas aussi riches que la moyenne des soldats français, qui est également pauvre, et qui n’a qu’une femme.La polygamie est un luxe apporté pula richesse.” Le ministre de la Guerre Mille-rand déclara que le projet de loi semblait rencontrer les désirs de la majorité des coloniaux, et il en préconisa l'adoption.La mesure fut, consequemment adoptée sans modification.FRANCE ET BELGIQUE UNE PRESSION PRES D’ARRAS L’ENNEMI FAIT DES EFFORTS STERILES.— IL NE SEMBLE PAS PROBABLE QU’IL PUISSE AMENER DES RENFORTS DU FRONT RUSSE.— ATTAQUE A PILIKEN.RUSSIE L’ENNEMI BAT EN RETRAITE VIENNE ADMET QUE LES AUTRICHIENS ONT ETE REFOULES SUR LES HAUTEURS, PRES DE KRASNIK.— LES ALLEMANDS SONT BATTUS SUR LA VIS-TULE.Londres, 9.—En autant que les ba tailles sur terre sont concernées, l’intérêt se porte encore surtout sur la Pologne méridionale, qù les Russes, puissamment renforcés en hommes et en canons, et possédant leurs chemins de fer el les forteresses dTvangorod, de Brest et de Litovsk pour se replier, ont enrayé la tentative faite par les Austro-Allemands pour contourner Varsovie par le sud-oues* Les Autrichiens ont fait, hier soir, l’admission que, devant des forces russes, numériquement supérieures, ils ont battu en retraite sur les hauteurs, au nord de Krasnik.On s’attend à une autre dure bataille en cette région, mais les écrivains militaires russes expriment la confiance que tout effort des alliés germaniques piour porter un coup foudroyant a échoué, et que Tarmée du Grand Duc pourra maintenir ses positions et peut-être repousser les envahisseurs.Suivant le communiqué officiel de Petrograd, les Allemands ont atta que sans succès ou bien ont perdu ensuite leurs gains, grâce à des contre-attaques, au cours de la nuit du 6 juillet, près de la gare de Mura-viero, au sud-ouest du village de Jednorojetz, et sur la rive gauche de la Vistule, du côté de Rolinew.Les troupes moscovites ont continué avec succès dans la direction de Lublin le mouvement d’offensive qu’elles ont entrepris d’exécuter dans lè secteur d’Ursendoff et de Bystrijitz.Du 5 au 6 juillet, elles ont fait 11,-000 prisonniers.Dans ce secteur, l’ennemi bat en retraite, poursuivi par les Russes.Il ne s'est pas produit de changement le long des rivières Bug, Zlota Lipa et Dniester.Vienne déclare que la bataille se poursuit dans la Pologne russe et que de nombreuses et vives attaques russes ont échoué.ETATS-UNIS ; Paris, 9.—Il est peu probable, eroit-on, que les Allemands détachent une partie de leur armées du front oriental pour reprendre l’offensive dans l'ouest.S’ils entreprennent un tel mouvement, ils devront le faire avec des troupes fraîches On a déjà livré de vifs combats à plusieurs endroits, particulièrement en Woevre, pù les Français ont recouvré une partie du terrain qu’ils avaient perdu au sud-est de Saint-Mihiel.Mais rien ne témoigne de l’arrivée de nouvelles armées dont le:, dépêches de Hollande signaient avec insistance le transport à travers la Belgique.’ Comme le faisait prévoir le communiqué d’hier, la pression de l’ennemi se fait sentir dans le secteur d’Arras, et le rapport du jour de l’état-major confirme en tous points les faits.1 Les Allemands ont dirigé une violente attaqu aux environs de Pili-ken, en Belgique, dont les tranchées leur furent enlevées par nos alliés, 'les Anglais ; leur attaque fut repoussée et le feu de l’artillerie anglaise et nos pièces lourdes leur inlligerent des pertes énormes.A Souchez, l’ennemi a attaqué en force nos positions ; entre Béthune et Arras, il fit de même, en vue de regagner les tranchées prises la veille.Sur 80(1 mètres de tranchées conquises par nous, il ne parvint qu’à en réoccuper 100.Sur le reste du front, le combat se fait à coups de mines, destinées a ravager les positions de l’ennemi, qu’un bombardement immédiat de nos 75 parachève.A Quennevières, à Noyon, à Beau-séjour, les mines ont grandement endommagé les positions ennemies, Entre la Meuse et la Moselle, l’ennemi a procédé à des bombardements intensifs à Tête de Vache, Flirey, ainsi qu’à Vaux-Féry, LES RECRUES ANGLAISES SIR CECIL SPRING-RICE VEUT SAVOIR SI ELLES NE PEUVENT QUITTER LE SOL AMERICAIN SANS VIOLATION DE NEUTRALITE - COUTUME ETABLIE.Washington, 9.—Sir Cecil Spring-Rice, l’ambassadeur anglais, s’est présenté au secrétariat d’Etat, aujourd’hui, pour avoir une définition des vues du gouvernement américain afin de savoir si les sociétés patriotiques anglaises et les agences non-officielles violent les lois de la neutralité en envoyant des Etats-Unis des sujets anglais comme volontaires dans l’armée britannique.Des conférences entre le secrétariat d’Etat et le département de la Justice auront lieu avant l’envoi d’une réponse qui pourrait bien amener une controverse diplomatique sérieuse.L’action d’envoyer des volontaires en Angleterre a prévalu depuis le commencement de la guerre européenne, et on dit que le gouvernement britannique se prépare à enregistrer une vigoureuse protestation, si les Etats-Unis considèrent cette pratique comme illégale.La nouvelle des accusations portées à San Francisco contre cinq personnes qui ont enrôlé des recrues pour 'l’armée britannique a Erécipitè, croit-on, l’action de l’am-assadeur.D’après la prétention anglaise, il est souverainement injuste d’entraver le transport des volontaires qui ne sont pas pratiquement enrôlés sur le sol américain, quand aucune objection n’a été faite contre la notification faite par les consuls aux réservistes étrangers aux Etats-Unis.On met surtout de l’avant que la Grande-Bretagne n’a pas de réservistes de la meme manière que l’Allemagne, la France, l’Italie et autres puissances continentales.Les fonctionnaires du département de la Justice ont expliqué, aujourd'hui, qu’ils n’ont eu aucun avertissement du secrétariat d’Etat en ce qui concerne le recrutement.Ils ont déclaré, loutefois, que le code criminel défend pleinement l’enrôlement de “toute personne” aux Etats-Unis, pour combattre contre le peuple d’une nation amie.Les efforts du département, a-t-on déclaré, n’ont pas été, en aucune occasion, dirigés contre les volontaires retournant combattre en leur propre pays, mais contre les efforts organises pour les engager à ce faire.On s’attend à ce que la campagne du département de la Justice en faveur de la neutralité subisse une accalmie après les développements, actuels, tels que le procès à San Irancisco des personnes accusées d avoir stimulé l’enrôlement pour 1 armée anglaise, le procès des armateurs du vapeur “Sacramento”, accuses d’avoir fourni, l’automne dernier, des vivres aux vaisseaux de guerre allemands, qui furent suh-! sequemment delimits par la flottei anglaise, devant les îles Falkland, el le procès à Chicago des fonction naires monténégrins.CANADA ON DEMANDE .60.000 RECRUES POUR COMPLETER L’EFFECTIF DE 150,000 HOMMES QUE LE GOUVERNEMENT DESTINENT AU FRONT DE BATAILLE.— 70.000 Y SONT DEJA ET 20,000 S’ENTRAINENT.LES OUVRIERS La nouvelle que le gouvernement se propose d’accroître les troupes actives, celles d’outre-mer et celies qui s’eutrainent ici, de façon à obtenir des effectifs totaux de 150,000, en ayant ici 50,000 hommes de renforts faisant les exercices militaires a soulevé beaucoup d’intérêt dans les cercles de la milice.Aux quartiers-généraux on a calculé qu cela signifie l’enrégimentation de 00,000 soldats.Le premier contingent se composait de 20,000 hommes.Maintenant le corps expéditionnaire canadien en France et en Angleterre comprend en tout 70,000 hommes.Si l’on compte les bataillons dont on a autorisé la formation et qu’on est à constituer, il y a probablement 20,000 hommes sous les armes au Canada.Il faut donc 60,000 recrues au gouvernement pour remplir le programme c]u’il s’est tracé.On a fait ressortir le fait cependant qu’on n’aura pas besoin immédiatement de tous ces soldats Plusieurs bataillons sont déjà en voie de formation par tout le pays, et quand leurs effectifs seront au complet, on permettra d’en organ! ser d’autres, de façon à maintenir constamment l’envoi des renforts proposé par M.Borden peu de temps après le départ du premier contingent.Le colonel E.W.Wilson a déclaré hier qu’il était désireux de voir les vieux bataillons au complet avant qu’on entreprenne d’en mettre d’autres sur pied.Ainsi le 41èmc canadien-français, dont le commandant est le lieutenant-colonel Archambault a encore besoin de 200 hommes.Il faut encore 200 ou 300 hommes au 57ème canadien-français pour être au complet, mais le major H.T.Scott pousse vigoureusement le recrutement et dit se faire fort d’enrôler 600 Montréalais d’ici au 15 juillet.Le lieutenant-colonel Dansereau commencera plus tard à organiser son nouveau régiment, le premier des 3 bataillons canadiens-français récemment autorisés, et le lieutenant-colonel Davidson formera son nouveau regiment de “highlanders”.Une des entraves du recrutement, dit-on, c’est la pratique qui consiste à morceler les bataillons, et 'à adjoindre un groupe d’hommes à un autre régiment, en l’envoyant au front.Les soldats s’enrôient de meilleure grâce dans un bataillon quand ils savent qu’il gagnera le Iront et en reviendra comme tel.HORS DE COMBAT Ottawa, 9.— Les trois listes de pertes canadiennes, comprenant quatre-vingts noms, publiées hier, contiennent surtout des noms de soldats disparus qui sont maintenant reconnus comme prisonniers en Allemagne.D’autres pertes du 1er batailon, les 20 et 21 juin, sont rapportées sur ces listes.Outre cela, on n’a pas de rapport que les Canadiens aient été au feu depuis le 15 juin.Voici ’les noms des Montréalais sur ces listes: Edouard Pilon, Sainte-Anne de Bellevue, 8e bataillon, choc nerveux.Harry Putt, 296a, rue Aqueduc, et H.W.Tate, 63, Roselle, 13e bataillon, prisonniers à Paderborn ; J.Mason Stephen, 222, Quatrième Avenue, 13e foataillon, prisonnier à Ohrduf; Wm.M.MoLeish, 1195, rue Wellington, Verdun, 13e bataillon, prisonnier.Caporal Wm.IL Edwards, 1168, Rachel, 14e bataillon, prisonnier.LES FUMEURS A BORD DES TRAINS La compagnie du Pacifique Canadien a fait récemment un referendum parmi les voyageurs de ses convois transcontinentaux, pour savoir si la majorité était en faveur que l’on permette de fumer sur les wagons-observatoires.Par une majorité d’environ 6 pour cent, les adversaires de la pipe, du cigare et de la cigarette ont triomphé.Le vole des femmes fut très intéressant; la plupart des femmes mariées voyageant avec leurs maris ont voté en faveur du fumeur, alors que les autres se sont prononcées contre.La compagnie a donc décidé de laisser l’affaire dans le statu quo, c’est-à-dire qu’il sera permis aux hommes de fumer sur la plate-forme extérieure du wagon-observatoire et sur les “Gle.n", qui possèdent un compartiment séparé pour les fumeurs, mais il ne sera pas permis de griller la cigarette à l’intérieur du wagon.-3- Savez-yous ce que fut autre-iois la vie dans les campagnes canadiennes - françaises, la vie que vos ancêtres menaient?Le feuilleton du NATIONALISTE, —CHARLES GUERIN, de M.Pierre J.-O.Chauveau, la décrit fidèlement.Lisez-le.ARRESTATION A SAINT-HYACINTHE Saint-Hyacinthe, 8.— Le détective Akin, de la police provinciale, a arrêté GavrM Mussck et Ivan Ba-suk, sous l’accusation de tentative de meurtre sur Vasiel Sachuke, de Rougemont, vendredi soir.Les deux individus ont été écroués dans la prison de S.-Hyacinthe, en attendant leur comparution devant le magistrat Emile Marin, le 16 juillet.Sachuke est à rhôpita! Général de Montréal avec une blessure causée par une balle de revolver à la poitrine.Il a été attaqué par trois hommes vendredi soir, qui voulaient évidemment le voler, bien que la somme de $40(1 qu’il portait dans sa ceinture n’ait pas été enlevée.F.Z.TARDIF RESSUSCITE ON APPREND, DU MEME COUP, QU’IL A ETE NOMME CONTREMAITRE DE LA VILLE, PUIS DESTITUE.— IL PROMET DES REVEL ATIONS SENSATIONNELLES.' S’il faut'en croire les apparences, les ouvriers de Montréal ne brûlent pas d’un amour tendre pour la présente administration municipale.En effet, au cours d'une assemblée tenue hier soir au No 808 de l’avenue Papineau, les orateurs du club ouvrier MonDRoyal n’ont pas ménagé les paroles violentes à l’adresse du conseil, du maire et des commissaires de la ville de Montréal.La façon dont sont conduites les enquêtes sur les distitutions à l’hôtel .10.50 p.m.J uu Chicago.Equipement moderne sur tous les trains.Détails et brochure explicative sur demande.CAMP DE VALCARTIER Excursion spéciale à QUEBEC ET RETOUR.$3.50 Départ à 11.30 p.m.le 10 juillet ; limite de retour par les trains de l’avant-midi, le 13 juillet.CONGRES EUCHARISTIQUE Du 13 au 15 juillet MONTEAL ET RETOUR Un billet simple, plus 25c.Départ par les trains de l’après-midi, le 13, tous les trains, le 14, et les trains de l’avant-midi, le 15 juillet.Limite je retour, 10 juillet.C£vWî:rkî:'8.& 1 2* 33 8 5 3 3% 2 99 :î O2* 33 Vi 10 6 MINES DE PORCUPINE Apex.Cons.Goldfields.Con.Smelters.Dr,bit».Dome Extension.Dome Lake.Dome Mines.Foley O’Brien.Gold Reef.Humestake.Hoi linger.Jupiter.Mother I ode.McIntyre.Pearl Lake.Pore Crown.Ft/re Imperial.Pore Pet.Pore Tisdale.Pore Vi pond.Preston E.Dome.Rea Mines.West Dome.Dome ights.La My Bold Mines Ltd.10500 1 3^ 11000 tiw 12 22 22 Vi ison 20(10 nu 32 :i B m 20 2600 265 0 8‘ai 9 III 15 48 4» Hi 0 70 78 5 5% 3 5 1 3 57 58 2% a 5 10 fi 6Vh —- — — .Is Les nouvelles municipales du NATIONALISTE sont uniques.Elles sont vraies et spirituellement tournées.CANADIAN NORTHERN ALLEZ VOIR Le camp de Valcartier via LA SEULE ROUTE DIRECTE Excursion spéciale à QUEBEC $3.50 aller et retour Départ à 11.30 p.m.samedi, le 10 juillet ; limite de retour par les trains du malin le 13 juillet 1915.Pour billets, etc., s’adresser ou bureau des billets de la ville, 230 rue Saint-Jacques.Tel.Main 6570 ; ou au bureau des billets de la gare, rue Sainte-Catherine Est, La-salle 141.AMERICAINS MO- LESTES A VIENNE Zurich, Suisse, 9.— Les médecins et les infirmières de la Croix-Rouge américaine qui sont en service à Vienne ont été obligés de faire appel à la protection des autorités de la Croix-Rouge autrichienne.Parlant anglais dans la rue ou les tramways, les Américains ont souvent eu à subir des ennuis de la part du peuple viennois.Les auto-• des ont publié une protestât1''" contre cette attitude regrettable public, rappelant que les Aîné cams ont droit à la protection et la gratitude de tous les Autrichic pour les services nombreux qu’j rendent aux blessés et aux maladt .9e.Juuvu«l Mt imprime ou No 43 Salut-Vincent, à Montreal, par ÎTMPR1 ^B BGPGLaVrB (à resDonsatoiüté Uml i.N.Chevrier, gérant-general.1 I 15 VOL.VI.— No 1&9 LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 9 JUILLET 191b 8 NOUVELLES DU MATIN EJ PE L’AVANT DERNIERE HEURE AGITATION EN ANGLETERRE UNE VIVE CAMPAGNE EST MENEE PAR LES JOURNAUX DE LORD NORTHOLIFFE POUR EMPECHER LE RETOUR DE LORD HALDANE AU MINISTERE.— BISBILLE.LE MINNEHAHA A HALIFAX LE NAVIRE QUI A PRIS FEU EN MER, MERCREDI, ATTEINT LE PORT SANS ENCOMBRE, L’INCENDIE ETANT MAINTENANT ETEINT.— LES MUNITIONS SONT INTACTES.L’ECHEC DES AUTRICHIENS JOSEPH-FERDINAND, CROYANT A TORT QUE LES RUSSES BATTAIENT EN RETRAITE, PERDIT CONTACT AVEC MACKENZEN, FUT BATTU ET PERDIT 15,000 HOMMES.LA REPONSE DE BERLIN L’.AMBASSADEUR GERARD REÇOIT LA REPONSE DE L’ALLEMAGNE A LA DEUXIEME NOTE AMERICAINE AU SUJET DU “LUSITANIA” ET DE LA GUERRE SOUS-MARINE.Londres, 9.— La déclaration faite par Lloyd George, le 7 juillet, au sujet du vicomte Haldane, ex-lord chancelier et ministre de la guerre, au sujet des munitions, a suscité une campagne politique de premier ordre en Angleterre, et la presse de Northcliffe s’agite pour empêcher ce qu elle appelle de l’intrigue pour ramener Haldane en fonctions.L'éloge du premier ministre à l’adresse de lord Haldane contenu dans une adresse au club libéral National a été, dit-on, la première tentative dans le sens de la réhabilitation du grand politique.On doit susciter une discussion à la Chambre sur les causes de la pénurie des munitions, ce qui permettra d’amener incidemment l’éloge de l’ancien ministre de la guerre.Jusqu'ici, Lord Haldane a gardé un silence digne sur toute cette agitation.Les journaux de Northcliffe publient une requête au gouvernement qu’ils invitent leurs lecteurs à signer et à envoyer à M.Asquith, protestant contre la réadmission dans le cabinet de l’ancien garde des sceaux, —Le “DaiW Chronicle” dit à ce sujet: “On dit en certain quartier que si le major général Stanley B.von Donop, maître général des munitions, ne démissionne pas, David Lloyd George s’en ira, et que si le major-général von Donop s’en va, le feld-maréchal Lord Kitchener s’en ira.” Le “Daily News” déclare que plus de 200 membres libéraux du parlement ont signé un tribut à Lord Haldane, en reconnaissance de ses services passés et que ce certificat d'estime lui sera présenté la semaine prochaine.Le journal conclut qu'il est à noter que, cependant que le président du comité des munitions n’était ni Lord Haldane, ni Lloyd George, mais Lord Kitchener.CABINET DE COALITION IL EST QUESTION D’EN FORMER UN DANS LA COLOMBIE BRITANNIQUE.— PLUSIEURS LIBERAUX SONT PRETS A ACCEPTER.Vancouver, 0.— Il n’est pas improbable qu’un gouvernement de coa.¦tion soit formé dans la Colombie Britannique, pour toute la durée de la guerre.La question est discutée depuis deux mois et avec Je retour du premier ministre McBride, on en parie encore plus.Bien que rien de définitif n’ait encore éfié fait on dit que plusieurs libéraux importants seraient prêts à accepter des postes dans ce cabinet, bien que les autres soient opposés à cette proposition.Il n’y aura pas d’élections d’ici à quelques mois, peut-être pas avant l’automne de l’année prochaine et entre temps on suggère en certains quartiers qu’un ministère de coalition sera de beaucoup plus utile pour résoudre certains problèmes embarrassants qui se présentent aujourd’hui au gouvernement.DES EXCUSES A WASHINGTON Vienne, via Londres, 9.— Le gouvernement austro-hongrois a présen-des excuses à l’ambassadeur des Etats-Unis, M.Pensfield, au sujet d’un article injurieux publié dans le “Noues Wiener Tagblatt”, attaquant le président Wilson et le peuple américain à la suite de la seconde note de protestation contre les méthodes allemandes de faire la guerre sous-tuarine.• Comme une censure très sévère est exercée sur tous les journaux autrichiens, l’ambassadeur Pensfield avait demandé au ministère des Affaires Etrangères si cet article exprimait l’opinion du gouvernement autrichien.Ce dernier a présenté toutes les excuses voulues et le censeur général a reçu une verte réprimande.Halifax, N.E., 9.— Le navire marchand “Minnehaha”, qui a pris feu mercredi en se rendant de New-York à Londres, est arrivé dans le port d’Halifax se matin.On croit que l’explosion qui a allumé cet incendie a été causée par une machine infernale déposée par Holt dans la cale de ce navire.Les flammes étaient complètement éteintes quand le navire est arrivé ici ce malin.Il n’a pu aborder à son quai ordinaire à cause des 15,000 tonnes de munitions qu’il a à bord et qui constituent un danger continuel d’explosion.D’après ce que l’on peut savoir des autorités de la marine les flammes se sont confinées à la soute No 3 et les munitions n’ont pas été atteintes.UNE ENQUETE z New-York, 9.— On s’attend à ce qu’on instruise une enquête sans retard pour déterminer si l’explosion d’une bombe placée par Holt à bord a mis le feu.Le capitaine a simplement parlé d’une explosion.La réalisation partielle de la prédiction de Holt a fait soupçonner que Holt ou un complice a déposé une bombe à bord du “Minnehaha”.L’explosion s’est produite le jour même où le “Saxonia” ou le “Philadelphia” devait sombrer.Hier l’enquête sur le suicide du professeur allemand a été ajournée à aujourd’hui.La police n’a pu découvrir par des centaines de lettres de Holt trouvées chez lui à Ithica s’+l avait des complices.CENT TUES ET CENT BLESSES TEL EST LE CHIFFRE APPROXIMATIF DES VICTIMES DE LA TEMPETE QUI A BALAYE L’OHIO.— IMMENSES DEGATS.Dayton, Ohio, 8, — La tempête qui a fait rage ici a coté la vie à plus de cent personnes et un nombre à peu près égal a reçu des blessures serieuses.Les dommages s’élèvent à plus d’un million.Cinq édifice situés dans la Sixième Rue ont été démolis, et dans un Sixième, l’édifice Degus, qui avait été condamné depuis quelque temps, on dit que 60 personnes ont trouvé la mort.Les pires effets du cyclone se sont fait sentir dans le district de l’Avenue Centrale, non loin de la gare, bien qu'il y ait aussi des dommages considérables dans plusieurs autres parties de la ville.En bien des endroits pas une seule vitrine n’est restée intacte.Des milliers de personnes se sont pressées avec affolement dans les mes, et la police a éprouvé les plus grandes difficultés à empêcher la foule de se jeter dans la zone du danger.29 CADAVRES RETROUVE A CINCINNATI Cincinnati, 9.— Bien qu’on ail retrouvé jusqu’à présent les corps de vingt-neuf victimes de la tempête de mercredi, il n’est pas encore possible actuellement d’évaluer définitivement le nombre des pertes de vie.Dix ou quinze personnes manquent encore à l’appel, parmi lesquelles se trouvent six membres de l’équipage d’un remorqueur de la ville, qui a sombré après avoir frappé un pilier du pont du Southern Railway, dans la rivière Ohio.Les autres matelots se sont sauvés à grand’peine.Les recherches se sont continuées toute la journée sur la rive et dans les débris des édifices.Les rues ont été déblayées et les tramways circulent maintenant sans difficultés.Londres, 9.—On mande de Petro-grad au “ mily Mail ” : “ L’armée autrichienne commandée par l’archiduc Joseph-Ferdinand, qui s’est avancée en hâte, lundi, sur le grand chemin menant de Krasnik à Lublin, persuadée que les Russes battaient complètement en retraite, a perdu contact avec l’armée du général Mackenzen, à droite.Les Moscovites, moins éloignés que ne le supposait l’archiduc, ont mis à profit la faute qu’il commit en découvrant son aile.Cette armée autrichienne se proposait d’enfoncer la ligne des Russes, et elle paraissait presque sur le point de réussir.Elle ignorait que les Moscovites remplissaient un bois situé $ur le bord du chemin où elles allaient de Pavant.Vigoureusement attaqué à l’improviste d’une façon déconcertante, l’archiduc a pen'” au moins 15,000 hommes.Ce recul a retardé pendant 3 jours la marche de toutes les troupes austro-allemandes, et l’on verra bientôt si elles sont capables de se réunir.Il semble toutefois que les plans formés par les ennemis en vue d’opérer la jonction des armées de l'arcl_duc et de Mackenzen ont raté.” LA SITUATION EST CE QUE LES RUSSES VOULAIENT QU ELLE FUT.Londres, 9.—Au dire du correspondant du “ Post ” à Petrograd, les positions allemandes dans la zone orientale sont exactement telles que le désirent les stratégistes russes.Les ennemis occupent les mômes positions qu’en août dernier, mais alors ils avaient l’avantage de se trouver dans un pays riant, dans de riches villages ; aujourd’hui, ils occupent un désert dévasté par un an de guerre, et sillonné par des chemins défoncés qui ont perdu lout à fait l’aspect de grandes routes, tandis que villages et villes sont des monceaux de ruines.L’approvisionnement et le ravitaillement de 3,000,-000 d'hommes à 200 milles de leur hase accableront même l’organisation allemande.Cependant, Penne-mi doit continuer sa marche, car une pause ou un recul signifie un désastre.A tous égards, la situation est des plus souriantes pour les Moscovite.-B- LES FACTEURS AU PARC DOMINION Hier après-midi les facteurs recevaient officiellement à leur Tombola du Parc Dominion le Maître de Poste de Montréal, M.J.G.H.Bergeron, M.L.J.Gaboury, Surintendant en Chef de la Division “E” ainsi que son honneur le juge Bazin.Ces distingués visiteurs ont été reçus à leur entrée par les membres du comité ainsi que par les autorités du Parc Dominion, tous se dirigèrent ensuite vers la Tombola qui fut fort admirée.Le soir, il y avait foule à la Tombola parmi les nombreux visiteurs nous remarquâmes M.H.Chandler, surintendant actif, M.S.Traynor, surintendant des Facteurs, M.George Buflfard, en charge des Facteurs à la Station “C”, M.L.1.S.-Pierre, du Bureau Central, M.A.Gauthier, de la Station “II”, M.L.J.Labonté, de la Station “F”.Le succès continue.VOL CHEZ UN CONSUL Chicago, !).— Des voleurs se sont introduits hier soir dans la maison de M.Horace I).Nugent, consul-général d’Angleterre à Chicago et se sont emparés d'argenterie et de bijoux pour une somme d’environ $1,800, sans toucher aux documents et papiers d'Etat qui s’y trouvaient.La police recherche les coupables.Berlin, 9, via Londres.— L'ambassadeur américain Gérard à Berlin a reçu tard hier soir la réponse de l’Allemagne à la note américaine relative à la destruction du "Lusitania” et aux opérations sous-marines.WASHINGTON NE CROIT PAS QU’ELLE SOIT SATISFAISANTE Washington, 9.— Le fait que la note teutonne n’a pas subi de modification suscite des sentiments pessimistes, car l’on sait que les autorités n’ont pas trouvé l’ébauche satisfaisante.Cependant, les dépêches de M.Gérard touchant la note ont été écourtées, et il n’est pas certain que l’on saisisse encore complètement l’attitude de l’Allemagne.Quant à l'une des principales questions en jeu, Berlin, au dire des fonelionnaires n’est pas prêt à concéder aux Américains le droit de naviguer partout sur la haute mer.L’Allemagne veut qu’on la notifie du départ et de la nature des navires, et les Américains avant de s’embarquer à bord de navires des Alliés devront attester qu’ils ne sont pas armés, ne transportent pas de munitions.Plusieurs fonctionnaires tiennent que notifier un belligérant du départ d’un navire d’un autre belligérant, constitue une violation de neutralité.JAGOW SE PLAINT DE L’INSUFFISANCE DES MOYENS DE COMMUNICATION Berlin, via Londres, 9.— Von Ja-gow, le ministre des Affaires d’Allemagne, a informé la presse associée de la transmission de la note teutonne.Le ministre a demandé qu’on l’excuse de commenter d’avance la note, mais il a discuté les difficultés qu’on a rencontrées dans le cours des pourparlers, par suite de la lenteur et de l’insuffisance des moyens de communication entre l’Allemagne et les Etats-Unis, et de l’enrayement du libre échange de nouvelles entre la presse des deux pays et le public.” “Je vois, dit le ministre, que les journaux américains ont public le 11 juin le texte de la note allemande relative au rétablissement du câble allant directement aux Etats-Unis.Le public américain a su a'insi que le gouvernement teuton se proposait de réparer le câble entièrement à ses frais et de le faire fonctionner.Le président des Etats-Unis était appelé à nommer des censeurs qui, à un bout du câble, auraient examiné tous les messages.Le peuple américain a aussi appris que le gouvernement anglais n’a pas tenu compte de cette proposition.La Grande-Bretagne ne veut apparemment pas que les neutres soient mis impartialement au courant des événements de la guerre.Voilà pourquoi elle a coupé les câbles au début des hostilités.Voilà comment elle a pu pétrir, l’opinion publique à sa guise, et pourquoi les Américains se sont formés une fausse idée des méthodes allemandes.Le ministre prétend que le rétablissement des communications directes favoriserait les intérêts des Américains, et améliorerait les relations entre les deux pays en dissipant les malentendus et en facilitant les échanges de vues.Fit puis il faudra conclure la paix un jour.Les belligérants doivent tomber d’accord s'ils veulent garder eetle paix durable que toul le monde espère.La mésentente entre les belligérants et les neutres rendra cela plus difficile.” Le correspondant ayant demandé en quoi le non fonctionenment du câble a nui aux pourparlers, von Jagow a rappelé la lenteur des conversations qui semble nous reporter au moyen-âge, époque où les souverains se renvoyaient 4 fois des émissaires pour se communiquer leurs vues.VICTOR-EMMANUEL S’EXPOSE AU FEU Rome, vià Paris, 9.— Le roi Vic-tor-Emmanuel, qui est au feu avec ses troupes, expose sa vie tous les jours comme un simple officier, disent des rapports reçus du front de bataille.La Tribune publie le récit d’un témoin oculaire.Il en ressort que le roi dirigea le tir d’une batterie avec, un officier, et lui til abattre une butte d’où partaient dp.s obus.Une demi-heure après le départ du souverain, l’officier fut tué.VON SANDERS BLESSE PAR LES TURCS Londres.9.— Une dépêche du correspondant du “Times” a Myt lene, declare Qu il y a une confirmation non officielle du rapport que I general Liman von Sanders a été blessé par les soldats turcs.Ce qui fa supposer que cette nouvelle est exacte c’est que Enver Pasha a pris 1 direction des troupes défendant Gallipoli.SPORT (Suite de la 4ème page) UNËSEULEJOUTE DANS LA LIGUE INTERNATIONALE LE RICHMOND EST VICTORIEUX HIER APRES-MIDI CONTRE LES LEAFS.— LES ROYALS JOUERONT AUJOURD’HUI AVEC HARRISBURG.— MILLER SERA PROBABLEMENT DANS LA BOITE.L’inclémence de la température a empêché les parties de l’Internationale d’avoir lieu hier à l’exception de la rencontre entre les Leafs et le Richmond qui fut gagnée par ce dernier par un résultat de 12 à 5.Les Royals joueront cet après-midi contre le club Harrisburg et ils se promettent bien de prendre une revanche pour la défaite subie avant-hier.Il est probable que l’ordre des frappeurs sera changé aujourd’hui et que Frank Miller sera le choix du gérant Howley comme lanceur.Voici le résultat détaillé de la joute Toronto-Richmond : TORONTO.Rath, 3m.Wares, 2b.Graham, 1b.Williams, r.f.Demmitt, c.f.Bail, s.s.Trout, l.f.Kocher, c.Luque, p.Cocreham, p.Ab R H Po A E 3 12 2 U U 4 U « 2 3 I) 4 0 0 9 0 1 4 0 110 0 4 0 0 2 1 0 3 10 15 0 3 1 2 3 0 0 4 0 0 4 0 2 0 0 0 0 0 0 2 2 10 10 Totaux.31 5 6 24 10 3 RICHMOND.Thompson, r.f.Pick, 2b.Morrissette, l.f.Bates, c.f.Aragon, l.f., 2b.Jordan, 1b.Healy, s.s.Fewster, 3b.Schaufele, c.Russell, p.Meadows, p.Ab R H Po A E 2 1 0 2 0 0 3 0 1110 2 0 0 0 0 0 5 13 10 0 5 1 3 3 3 0 5 3 3 13 0 0 4 3 3 2 6 0 4 10 0 10 3 1 2 5 0 0 4 1 0 0 0 0 0 0 0 I) 1) 0 Totaux.37 12 15 27 11 0 Toronto.001010030— 5 Richmond.81010200x—12 SOMMAIRE.Coups de deux buts, Schaufele, Rates, Aragon, Williams.Coups de trois buis, Cocreham.Coups de circuit, Thompson.Buts volés, Schaufele, Russell, Aragon, 2.Jeux doubles, Jordan (sans assistance), Fewster à Aragon à Jordan.Buts sur quatre balles, de Luque, 2 ; de Cocreham, 2 ; de Russell, 1 ; de Meadows, 6.Frappé par le lanceur, par Luque, 1.Retirés au bâton, par Luque, 1 ; par Cocreham, 2 ; par Meadows, 3.Balle mal lancée, Luque.Laissés sur les buts, Toronto, 6 ; Richmond, 2.Arbitres, StocK-dale et Harrison.POSITION DES CLUBS.G.P.Pc.Providence .35 22 614 Buffalo .32 24 571 MONTREAL .33 31 516 Richmond .32 31 508 Harrisburg .29 29 500 Toronto .31 35 470 Rochester .28 32 467 Jersey City .23 39 371 LIGUE CANADIENNE.1ère partie : Ottawa.00000000000000—0 4 0 Guelph .00000000000001—1 5 4 Shocker et Lage; Dorbeck et Harkins.2ème partie : Ottawa.0000006—6 6 2 Guelph.0000100—1 2 2 (Arrêtée par l’obscurité).Peterson et Lage; Kirley et Harkins.London .000000000—0 1 3 S.-Thomas .01020000x—3 8 3 Graham et Lacroix ; Howùck et Harris.Hamilton .110001000—3 6 0 Brantford .000100100—2 9 2 Armstrong et Lamond ; Poad, Close et Cooper.POSITION DES CLUBS.G.P.Pc.Guelph 17 595 Ottawa .28 22 560 Hamilton .22 18 550 S.-Thomas .21 23 477 London .18 24 429 Brantford .16 26 381 LE BOUCANIER Vendredi, 9 courant, aura fieu une assemblée du Club à la salle du club No 142 est rue Laurier, à 8.30 p.m.Comme l’assemblée sera très importante _ tous les membres voudront bien être présents, une agréable surprise est réservée à chacun.A.MEUNIER, Président.Offres du magasin Goodwins pour demain A NOTRE AIMABLE CLIENTÈLE Aux dames, aux messieurs qui honorent les magasins Goodwins de leur confiance, nous dirons aujourd’hui: Vous savez quelle scrupuleuse attention nous apportons à ne jamais sortir des limites de la plus stricte vérité.La loyauté n’est pas seulement la seule politique de nos jours — c’est la seule qui donne des résultats.Quand nous annonçons des occasions — elles sont là, à nos rayons, où nous avons à faire place à d'autres marchandises — et d’où nous devons sortir, à tout prix, ce qui n’y a plus place.En suivant ces occasions, la bonne ménagère achète pour des sous ce qu’en d’autres temps, elle eut payé des dollars.Nous ne dirions pas, achetez, si vous n'en avez pas le besoin — mais nous dirons à tous nos clients: Prévoyez le besoin qui se fera sentir dans quelques jours et voyez les occasions des magasins Goodwins.Vous y gagnerez sûrement.GOODWINS Mon rial Limitad Robes de 5.75 à 24.75 pour 1.49 Robes d’été en voile — vo’ile fleuri — voile rayé et voile à rayures de bonbons — mousseline — pure toile et crêpe de coton.Ce sont des modèles de l'an dernier, mais imaginez acheter une robe de 18.00 Jt ou 24.75 à.A Seulement 53 à offrir; toutes les grandeurs pour fillettes de 16 et jusqu’à 42 de buste pour dames.Samedi
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