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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 14 juillet 1915
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1915-07-14, Collections de BAnQ.

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____jijm ii>'ihiielbiijiiu, _^iji^ji^ni i, tr«7ÏÏT^r«Tri«)ByTr——-— VOL.VI.— No 163 LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 14 JUILLET 1915 ABONNEMENTS: «V i^P>« Rédaction et 5 miftratioi » H B m bB S SM «B B II! B 43 rue sAt I ncent Edition Qiotidienne @H a Bh bM M ^§1 M Mon'S -i -g CANADA ET ETATS-L^IS.$5.00 H|| |P8 BBifag Ê ^9 6«g Yl 1 union postale .^.$8.oo B |g B BI B B B Bm TELEPHONES^ Edition Hebdomadaire B B 111 » B ^ ^ H WèS « B B S B B 5 * CANADA.$1.00 B J -Si J M JF M:-jS BS m B M M Büi ADMINISTRATION: Main 74 ^nÏSstaletill ¦fcBBfcB ÆËmr Jmwm mm .BBr^Bi Br redaction; .m^7< » * Diredteur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS / LA NOTE ALLEMANDE BILLET DU SOIR.STATUES LA VOIE D’ACCES DU GRAND-TRONC La réponse de l’Allemagne aux Etats-Unis offre un singulier mélange d’impudence, d’habile dialectique et de franche sincérité.Cette note complexe est caractéristique.Elle porte la marque propre de la diplomatie allemande contemporaine.Un Européen fort bien placé pour entendre et observer nous disait, l’autre jour, dans une réunion intime, qu’il avait trouvé chez tous les Allemands, depuis le début de la guerre, une foi absolue dans la justicè de leur cause, dans l’invincibilité de leur armée et dans l’infaillibilité de leur diplomatie.Cette triple conviction perce sous chaque phrase de ia note de M.de Jagow au président de la république américaine.Elle atténue l’impression de dégoût qui se dégage, à première lecture, de la partie de la dépêche où le ministre allemand proteste du désir de son gouvernement de répondre aux sentiments d’humanité du peuple américain, en épargnant la vie et les biens des neutres et même ceux des civils dans les pays en guerre.Pour ma part, j’aime mieux le cri brutal de Bethman-Hollweg expliquant l’invasion de la Belgique: “La nécessité ne connaît pas de lois." Que les Français, aux prises avec leur formidable ennemi et témoins des cruautés et des déprédations commises par une partie de l’armée allemande en Belgique et en France, ne voient dans ces protestations que pure hypocrisie, c’est tout naturel.Que les Anglais, furieux de voir les Allemands rejeter sur leurs épaules la lourde responsabilité de la guerre de corsaire entreprise pour répondre au blocus maritime décrété par l’Angleterre, c’est également explicable.Les uns et les autres, les Anglais surtout, ont tout intérêt à concentrer l’attention du gouvernement et du peuple américains sur le seul aspect tragique du désastre du Lusitania et sur le refus du gouvernement allemand de faire cesser les opérations des sous-marins.Ce genre de guerre menace le commerce et la sécurité de l’Angleterre beaucoup plus directement que ceux des Etats-Unis et même de la France.* * Mais la note allemande contient autre chose dont le gouvernement américain ne peut manquer de prendre connaissance.D’abord elle rappelle l’accord déjà plus que séculaire des deux pays et les efforts qu’ils ont tentés à maintes reprises pour faire accepter par toutes les nations le principe de l’immunité du commerce maritime.Ces tentatives, je l’ai rappelé le lendemain du désastre du Lusitania (1), ont échoué devant l’opposition constante de l’Angleterre, qui croyait trouver son intérêt à maintenir la pratique de la piraterie maritime.Cette opposition affaiblit singulièrement la force et la sincérité des protestations anglaises contre cette coutume barbare, maintenue et pratiquée si longtemps à son propre profit par la nation qui la dénonce aujourd’hui, parce qu’elle tourne contre elle.La note rappelle également que, dès le début de la guerre, le gouvernement allemand a offert de se conformer aux dispositifs de la Déclaration de Londres, signée par le gouvernement britannigue mais rejetée par la Chambre des Lords.Elle signale en outre les risques que l’Angleterre, en transformant ses navires de commerce en auxiliaires de sa flotte de guerre, fait courir aux voyageurs et aux expéditeurs des pays neutres qui utilisent les navires battant pavillon anglais.Que ce plaidoyer de justification irrite fortement les Anglais, c’est d’autant plus naturel qu’il leur est moins facile d’y répondre.S’ils voulaient tenter une réfutation, les Allemands n’auraient pas de peine à pur ser leur réplique dans les témoignages d’Anglais autorisés.Plusieurs mois avant la guerre, lord Loreburn, ancien Haut-Chancelier, s’est efforcé de convaincre ses compatriotes de l’avantage qui résulterait pour l’Angleterre de son acquiescement aux propositions des Etats-Unis et de l’Allemagne et de sa renonciation au droit de capture maritime.Us sont restés sourds à ces avertissements comme à ceux de lord Charles Beresford et de sir Percy Scott, qui ont vainement tenté de les guérir de la “folie des dreadnoughts” et de leur ouvrir les yeux sur les dangers que les sous-marins et les torpilleurs allemands feraient courir au commerce anglais, en cas de guerre.* * * Le président Wilson, et tous les esprits désintéressés et avertis, ne peuvent manquer de tenir compte de cette argumentation.Le ministre allemand l’appuie avec beaucoup de justesse et d’habileté sur un principe d’intérêt mondial: la liberté des mers.Si la France, la Belgique, l’Italie, la Serbie, ont un intérêt vital à mettre un frein à la domination germanique sur le continent européen, les Etats-Unis, et tous les pays du monde, ont un intérêt au moins égal à voir cesser la domination écrasante que l’Angleterre exerce sur toutes les mers du globe.Cette suprématie n’est ni plus légitime ni plus bienfaisante que celle que les Allemands voudraient exercer en Europe.Les Américains ont toute occasion de constater aujourd’hui le tort immense que leur cause la perle de leur marine marchande, détruite par l’Angleterre en 1812.Comme toutes les autres nations du globe ils sont devenus les tributaires de la marine anglaise.Tant que l’Angleterre s’est tenue à l’écart des grands conflits du monde, tant qu’elle s’est contentée de faire la razzia des terres inoccupées ou mal défendues et de guerroyer contre les nations trop faibles pour se défendre, le commerce américain n’a pas senti le poids et les dangers de son assujettissement.La guerre actuelle a ouvert les yeux des Yankees.Tout en copservant une immense supériorité maritime, l’Angleterre ressent les piqûres des aiguillons allemands et ses clients en souffrent comme elle, et peut-être davantage.Dès le début de la guerre, les Américains ont voulu obvier aux inconvénients de la situation en créant une marine marchande.Us se sont tôt aperçus qu’une telle entreprise ne se fait pas de toutes pièces, à coups de dollars et de décrets.Force leur est de rester pour longtemps encore à la merci des navires anglais et, par ricochet, des torpilles allemandes.C’est du reste le sort qui nous est fait à nous-mêmes par la mainmise de l’Amirauté anglaise sur la plupart de nos prétendus navires de commerce.La “loyauté” nous oblige à subir sans murmurer cette lourde consequence de la servitude coloniale.Les Américains ont la ressource de s’entendre avec les Allemands.On peut conjecturer que le gouvernement américain, tout en condamnant des actes isolés comme le torpillage du Lusitania et en refusant, selon toute probabilité, de conclure l’entente concrète et précise suggérée par M.de Jagow, n’en rejettera pas toutes les données, qui sont, d’ailleurs, passablement larges et équitables.* * * La presse anglaise suggère aux Etats-Unis qu’en acceptant les conditions de l’Allemagne, ils abdiqueraient virtuellement leur indépendance et leur dignité.Pas plus que la Hollande et les pays Scandinaves, et les Etats-Unis eux-mêmes, en se soumettant aux conditions que l'Angleterre leur a dictées en décrétant le blocus des vivres destinés à 1 Allemagne.Les Anglais ont un proverbe tpii s’applique admirablement à ces deux cas: “What is sauce for the goose is sauce for the gander".U est intéressant de constater qu’en dépit des efforts de la presse anglaise pour fouetter l’orgueil américain, la note allemande parait accueillie aux Etats-Unis avec beaucoup plus de sérénité qu’on aurait pu le prévoir au lendemain du désastre du Lusitania.Il est évident que la démission de M.Bryan a produit son effet, d’abord en forçant le président à adoucir le ton de la note qu’il a adressée à l’Allemagne, ensuite en ouvrant aux Américains sincèrement désireux de préserver leur pays des horreurs et des crimes de la guerre la seule issue possible: éviter de se servir des navires anglais, soit pour voyager ou pour expédier leurs marchandises.Cette voie, le gouvernement allemand l’ouvre toute grande par son offre de respecter, à certaines conditions, les navires américains et même un certain nombre de navires anglais battant pavillon américain.Si le président sc décide à mirer dans cette voie, même par un chemin détourné, le peuple américain aura contracté envers l’ancien Secrétaire d’Etat une lourde dette de reconnaissance, quoi qu'en puissent dire les journalistes jingos, qui ne rêvent que sang et carnage, et les nombreux badauds qui leur font chorus.-777n , , .4 j Henri BOURASSA.(1) Devoir du 12 mai 1915., /*> Le correspondant du Giornale d’Italia qui accompagne les troupes italiennes entrées en territoire autrichien, en raconte une bien bonne.Des troupes de bersagtiers et d’alpinistes arrivent à un petit village autrichien du littoral.Ils vont immédiatement sur la place publique.Les habitants leur font un bon accueil; car c’est dans la région italienne de l’Autriche, dans la partie irrédentiste.m Un monument se dresse sur la place, tout enguirlandé de fleurs et surmonté d’oriflammes.Les jeunes filles du village dansent des rondes tout autour.Le nom de Cristoforo Colombo est sur leurs lèvres et dans leurs chansons.Les troupiers italiens sont intrigués.Ils vont à la statue et soulèvent les fleurs dont elle est recouverte.C’est un monument érigé au martyr du Mexique, à l’empereur Maximilien, ancien archiduc d’Autriche, fusillé pendant une ré volte de ses sujets, en 1867.Et, sur le piédestal, un ciseau a fait sauter les inscriptions sentant trop leur Autriche et y a gravé ces deux seuls mots : Cristoforo Colombo, — A Christophe Colomb.Les paysans s'étaient sans doute demandé, à l'approche des Italiens, que faire de ce monument.C’était une oeuvre d’art, érigée par l’Etat dans leur pauvre village.La détruire eût été jeter bas la seule, importante décoration de la place.Ils s’étaient avisés de la garder et d'en changer la légende.Et voilà comment l’empereur mexicain Maximilien était devenu le découvreur de.l'Amérique, le génois Christophe Colomb.Ils avaient concilié leur désir de sauver cette oeuvre et leur détermination de plaire aux troupes d’un envahisseur amical.Les soldats italiens ont fort apprécié, paraît-il, cet hammagq à Va mirai découvreur de l’Amérique.Ils n’ont pas noté l’anachronisme èvi dent de ce marin du XVème siècle vêtu en empereur du XIXème.Ou s’ils Vont fait, ils n'en ont pas soufflé mot à leurs hôtes.Tout de même, l’histoire parait un peu invraisemblable.Disons, à la décharge du correspondant de guerre du Giornale d’Italia, que ses collègues en content bien d’autres et de plus incroyables, de ce temps-ci.Jer.a LABRYE.L’on remet à l'ordre du jour au conseil municipal la voie d’accès du Grand-Tronc à la gare Bonaven-ture.Voici bien îles années qu'il est question de cette amélioration importante à plus d’un point de vue.La compagnie elle-même en a reconnu l’à propos depuis longtemps, mais pour différentes raisons la circulation des convois se fait toujours à niveau au détriment de ia circulation des tramways et du public, de la vie des citoyens du quartier aussi.Est-ce que la ville est décidée cette fois-ci ?On le dirait a entendre M.le maire déclarer qu’elle est prête à trouver tout de suite les deux millions nécessaires au paiement de sa part du coût de l’entreprise.Mais il s'agit de savoir si cela suffira.L’évaluation du coût des travaux diffère considérablement.Les ingénieurs de la compagnie disent huit millions, ceux de la ville, cinq millions.La Commission des chemins de fer qui déterminera la part des frais de la compagnie et de la ville tiendra, nécessairement compte du coût total.M.le maire Martin croit que le gouvernement dont 'es convois entrent à Montréal par la voie du Grand-Tronc devrait payer sa part et, M.le commissaire Côté est d’opinion que ITntercolonial payant déjà un loyer considérable ne voudra pas payer d’avantage.Or, si notre mémoire ne fait pas défaut, nous croyons, que l’interco-lonial devra payer.Si nous nous rappelons bien, en effet, le contrat entre le Grand-Tronc et le gouvernement donnant droit de circulation à ITntercolonial entre Sainte-Rosalie et Montréal, oblige le gouvernement à payer une partie, 'a moitié croyons-nous, des améliorations que le Grauu-ironc juge à POUR LA FRANCE Rarement, la fête de la France a été céüébrée en d’aussi tragiques circonstances.Dix départements frémissent encore sous la botte de Ten vahisseur.Mais cette guerre terrible, si elle impose à la France d’effroyables souffrances et de très lourds sacrifices, démontre avec un incornpara Me éclat que la grande nation conservait au plus haut degré ses vertus traditionnelles de courage et d’héroïsme.Le monde entier s’incline devant cet admirable spectacle, que ne dépare aucune vanterie, aucune exagération de parole.C’est la beauté toute pure et toute simple, belle simplement de sacrifice consenti et du sang versé.Quel souhait former aujourd’hui pour la France, si ce n’est quelle voie bientôt l’ennemi bouté hors de ses frontières et qu’elle puisse reprendre, dans la fidélité à ses traditions et à .es croyances, le cours de ses hautes et glorieuses destinées, Et ce souhait, nous l’unissons à l’antique prière qui en est à la fois Tècho et le garant : “ Dieu protège la France ! ”—O.H.propos de faire à sa voie.Nous n’avons pas sous les yeux le statut de 1897 qui contient le texte du contrat intervenu entre le Grand Tronc et le gouvernement, mais le Hansard de cette année-là nous donne le débat qui s’est fait autour du paragraphe 35 de ce contrat, et celui-ci qui engage bien clairement le gouvernement à payer ô pour cent de la moitié du capital nécessaire aux améliorations que le Grand Tronc fera à sa voie de Sain-teJRosalie à la gare Bonaventure, que ces améliorations viennent de sa propre initiative ou qu'elles lui soient imposées par le comité des chemins de fer du Conseil Privé.Donc, si ce paragraphe a été maintenu au contrat, et nous le croyons, ITntercolonial, c’est-à-dire le gouvernement, devra payer sous forme d’intérêt la moitié des frais d’élévation des voies d'accès du Grand Tronc.M.Côte a raison: on ne pourrait demander davantage au gouvernement; le marché est déjà assez onéreux pour celui-ci.Mais le partage, par statut, des frais de l’entreprise donne à la ville une excellente réponse si le Grand Tronc s’avise de lui demander une plus forte contribution.Jean DUMONT.BLOC - NOTES Trois des principaux fonctionnaires de la commission française des achats de munitions de guerre, convaincus de fraude, viennent d’être condamnés à cinq, huit et neuf ans de pénitencier respectivement.La malhonnêteté est de tous les pays, mais elle n’est pas traitée de la même manière partout.* * * Trois Monténégrins du camp d’entraînement de Trois-Rivières se sont pris de querelle à propos de cartes et l'un d’eux a été tué.Ces types des Balkans il faut qu’ils se battent à tout prix.* * * Après la municipalité de Glasgow, en Ecosse, c’est la commission du port de Hull, en Angleterre, qui .publie son rapport annuel en anglais et en français.Quelle municipalité ou corporation anglaise du Canada voudrait en faire autant?Le bilinguisme a pourtant plus su raison d’être au Canada où le français et l’anglais sont officiels, qu’en Angleterre, mais la mentalité anglo-canadienne n’est pas la même # * * Le dernier bulletin du service d’agriculture de la Russie n’est pas très rassurant.Une forte proportion des terres n'est pas cultivée, faute de travailleurs qui sont au feu, tandis que dans le nord, la sécheresse a brûlé les récoltes.Une crise économique serait bien la pire calamité qui pourrait arriver a la Russie actuellement, surtout si les Alliés ne pouvaient lui ouvrir la voie des Dardanelles.Le représentant en Belgique de la commission américaine de secours aux Belges écrit que les conditions actuelles de ce malheureux pays ne sont probablement ni meilleures ni pires qu’auparavant, mais que la population serait vile réduite à la famine si l’Amérique ne la secourait constamment.Le fait est qu’avec les neuf-dixiémes de son territoire occupé et rançonné par l’ennemi, le peuple belge ne peut guère vivre autrement que de secours extérieurs.* * * A propos de la situation au Manitoba, le Globe.de Saint-.Tean.journal libéral indépendant, écrit: “Même si M.Norris n’était pas personnellement intéressé dans ce marché et n’en connaissait rien, la preuve indique que certains de ses amis très bien vus dans les conseils de son parti étaient prêts à bénéficier de cette entente corrompue.Le gouvernement tory était mauvais, mais Ton ne peut trouver dans les révélations d'indices très encourageants pour les nouveaux maîtres du Manitoba.” L’AFFAIRE HEBERT-McDONALD “ VOUS POUVEZ ETRE MA PROVIDENCE ! ” C’est en ces termes, prétend M.Gustave Renaud, qt» le commissaire Hébert implorait le secours de la compagnie des Autobus.— M.McDonald oppose un démenti formel, sur plusieurs points à la déclaration assermentée de son collègue.Les révélations au sujet des prétendues manoeuvres qui ont entouré l’octroi d’une extension de franchise à la compagnie des Tramways de Montréal se compliquent en se multipliant.M.McDonald a répondu, hier, aux accusations portées contre lui par M.Hébert dans une déclaration assermentée où il affirme que son collègue tâchait d’ar racher de l’argent à la compagnie des Autobus et à celle des Tramways.M.Renaud, à qui M.Hébert prétendait avoir tendu un piège, mais qui de l’aveu même de M.Hébert, piégeait de son côté, produit aussi un affidavit condamnant fortement la conduite du commissaire des finances relativement aux problèmes de transport.M.Hébert commet une fausseté, prétend M.McDonald, quand il dit que ce dernier s’est informé s’il avait vu M.McDuffie à New-York ; le récit que M.Hébert fait de la prétendue converstaion à la maison de M.McDonald serait également faux, de même que les prétendues menaces qu’il lui aurait faites dans son bureau le matin de l’adoption par la majorité du bureau des commissaires de son projet de tramways.MM.McDonald et Renaud font de fréquentes allusions aux difficultés financières dans lesquelles se trouvait placé M.Hébert, disent-ils, et prétendent qu’il jouait avec la compagnie des Tr; L’IMBROGLIO MUNICIPAL Nous donnons aujourd'hui, pour compléter le dossier, les déclarations que viennent de faire MM.McDonald et Renaud.Elles ajoutent encore à la complexité du pro Même que les tribunaux auront à élucider, et Tune d'elles relie même à l’affaire HéberURenaud, etc., l’affaire de la rue Drolet.Le seul commentaire que Ton puisse faire aujourd’hui, c’est qu’il importe essentiellement aux intérêts de la ville et de la morale publique que toute T'affaire soit tirée au clair, quelles qu’en puissent être les conséquences pour qui que ce soit.LE SENS DE NOTRE HISTOIRE Ainsi que le “Devoir” Ta déjà annoncé, le R.P.Valentin Marie Breton a fait mettre en brochure le magnifique discours qu’il a prononcé, le 24 juin, à la montagne.Cette brochure a pour titre “Le Sens de notre Histoire” et se vend dix sous Texemplai-re, $1.00 la douzaine, $7.50 le cent.On ia trouvera au bureau du “Devoir", 43, nie Saint-Vincent et dans les librairies el dépôts suivants: Librairie Beauchemin, 79, rue S.-Jacques; Librairie Déom et Frère, 47, Est rue Sainte-Catherine; Librairie Granger, 43, Ouest rue Notre-Dame; M.Gariépy, 1123, rue Rachel; Librairie Langevin et Larchevêque, 8, rue Saint-Jacques; Alphonse I^-feb-vre, 532, rue Rachel; Librairie Notre-Dame, 35, Ouest rue Notre-Dame; M.Pinault, 280, rue Rachel; Librairie Saint-Louis, 288, Est rue Sainte-Catherine ; W.Méthot, Limitée, 362, Saint-Denis.M.T.W.Scallion, de Virden, Manitoba, écrit à la Tribune, de Winnipeg, -l*e A le fin d* cotte ecmeine.MARCH TRUST COMPANY .110 S.-JACqilEH.I.•nnéo.AcUf, plue do 11,000,000 11* M.Gustave Renaud, avocat, l'un des administrateurs tic la Canadian Autobus Company, a produit lui aussi un affidavit se rapportant aux accusations portées par le commissaire Hébert.M.Renaud dit qu’il a rencontré Hébert pour la première fois le printemps dernier, au cours d'une promenade en autobus failc à Ira vers la ville par les membres du conseil municipal et les chroniqueurs municipaux des différents journaux ; nu cours de cette promenade, lu question des autobus vint sur le tapis et Hébert lui aurait demandé pourquoi un tel service n’était pas encore établi dans la ville et il lui aurait alors répon- ways, lui demanda alors ce qu’il devrait faire.Sur quoi Renaud lui proposa de faire un projet de Tramways de sa propre initiative.Hébert déclara qu’il ne pouvait préparer un pareil projet parce qu’il ne connaissait rien de la question; il demanda alors à Renaud d’en préparer un pour lui, ce qu’il fit.Il envoya ensuite le projet à Hébert le même soir.OU IL EST QUINTON DE LA FAMEUSE LETTRE LE PROJET DES TRAMWAYS TENU SECRET Renaud dit ensuite qu’il était bien entendu avec Hébert que le projet des Tramways ne , devait pas être montré à personne avant d’être lu devant le bureau des commissaires.Quelques jours plus tard, à la suite d’un appel pressant d’Hébert, Renaud déclare qu’il alla à la demeure de ce dernier sur le parc Lafontaine un peu après 9 heures du soir.Hébert lui-même lui ouvrit la porte et lui demanda de l’excuser de ne pouvoir l’admettre lui et son frère, parce qu’il (Hébert) avait chez lui dans ce moment un monsieur 'intéressé dans l’affaire du Tramway.Ce monsieur, au dire de Renaud, serait celui auquel la lettre écrite par Hébert avait été adressée.Renaud raconte ensuite les efforts répétés faits par Hébert pour le faire rencontrer avec le destinataire de la lettre, ce qui résultat ù un rendez-vous fixé pour le 18 juin au soir au Hitz-Carlton.Renaud dit qu’il rencontra là .le fameux CJestinataire de la lettre (dont il ne donne pas le nom) mais ÜPne h ’ lui montre pas la letire qui lui était destinée.Tous deux laissèrent l’hôtel à une heure avancée, en discutant le peu de valeur de certaines personnes élues à des positions administratives de la Ville.HEBERT “BRAILLA” POUR AVOIR LA LETTRE Renaud dit énsuite les efforts que fit Hébert pour rentrer en possession de sa lettre, ses nombreuses visiles à son bureau, dans une de ces visites réclamant à grands cris pour la ravoir.Il dit qu’il s’arrangea de façon à remettre Hébert de jour en jour jusqu’à ce que l’affaire parut dans la presse.Il termine son affidavit en niant que le commissaire McDonald ait jamais possédé $1,000,000 d’actions dans la compagnie des autobus, et déclare que tout ce que McDonald possédait était une part de $100 cpii lui avait été donnée comme à d'autres directeurs, pour les qualifier à faire partie du bureau de direction.BREVIAIRES Choix varié, chez____ GRANGER FRERES LIMITEE.ECOLE-FABRIQUE DE MUNITIONS IL EST QUESTION D’UTILISER L’INSTALLATION DE L’ECOLE TECHNIQUE.nonnes grâces d'Hébert Renaud dit ensuite qu’Hébert fil souvent allusion aux Tramways i dans les entretiens qu’il cul avec lui; i! lui dit que cela valait de l’argent, qu'il le savait et qu’il se retirerait s'il ne recevait juin d'argent.Hébert aurait dit que bien que Renaud pùl penser le tenir à cause de su dette envers la compii-1 gnie Beausoleil, il (Hébert) était trop intelligent pour ne pas comprendre qu’il avait entre les mains une solution de la question et qu’il pouvait se jeter d'un côté ou de l'autre, et passer ou bloquer la franchise des Tramways.Renaud dit ensuite qu'Hébert ne sachant quelles misons donner pour continuer à refuser de voter pour ou contre le projet des Tram* A une réunion du bureau des directeurs de l’Ecole Technique de Montréal tenue hier, il a été question d’utiliser l’installation mécanique de l’école à la fabrication des munitions.L'affaire a été finalement laissée entre les mains du principal, M.A.Mâcheras.On croit que cette grande usine pourrait être ainsi employée utilement durant les vacancrs, mais on ne s’est jias encore entendu sur les détails.M.Alphonse Vcrville, secrétaire de i’école a déclaré hier soir que l’école était en mesure de fournir certaines pièces d'équipement, et que les compagnies qui ont des commandes du gouvernement trouveront de grands avantages à l’école.Les personnes suivantes assistaient à l’assemblée; MM.Gaspard Deserres président; \V.J.White, vice-président ; William Rutherford, E, McG.Quirk, J.M.Fortier, administrateurs, et Alphonse Vcrville, secrétaire.TIMAGAMI Est une région incomparable pour les sportsmen, les amateurs de canut et de campements, située dans IOntario nmd ; elle est d'nn accès facile grâce aux voies ferrées de la Oie du Grand Tronc.Le confort des hôtels est excellent de meme que le,fruit de la pêche ; nu-eun district ne possède de plus beaux poissons, Ecrivez pour vous procurer lies brochures explicatives et autres renseignements à ce sujet, etc., à M.O.Dafoe, bureau de la Cle du Grand Tronc, 122 rue S.-Jacques, MontréaJ.(réc.) PETITES ANNONCES CADEAU AUX CONGRESSISTES SITUATIONS VACANTES “Le matin du 16 juin”, dit encore Renaud, “je rencontrai le commissaire Hébert qui me dit qu'il avait passé une partie de la nuit à étudier le projet, de façon à se le rendre familier; qu’il n’y avait aucun doute pour lui qu’il pourrait obtenir en sa faveur le vote de la majorité du bureau des commissaires, mais qu’il était temps que le Tramway donnât autre chose que des promesses en retour de son influence.“C’est alors qu’il me demanda si je voulais lui servir d’intermédiaire en cette affaire pour visiter certain personnage influent.Je lui dis que je ne connaissais pas celui qu’il désirait que j’aille voir en son nom, mais que s’il désirait me donner une lettre d’introduction ou tout autre document qui prouverait que j’agissais en son nom je n’aurais aucune objection à lui rendre ce service.Le commissaire Hébert écrivit alors la lettre qui a déjà été publiée dans les journaux et qui fait l’objet de la présente cause.Pendant qu’il écrivait cette lettre, je lui suggérai qu’il serait peut-être bon de mentionner en même temps ses conditions parce que je ne voulais pas que le destinalaire de la lettre pût s’imaginer que je devais recevoir une commission quelconque sur la somme demandée ou encore que je demandais plus qu’Hébert réclamait.Le commissaire Hébert hésita quelque temps à signer la letire qu’il avait écrite, parce que disait-il, “si vous veniez à 'la perdre, ce serait la prison pour moi.” La personne à qui cette lettre était adressée est encore bien vivante.” Durant toute la semaine du ^CONGRES EUCHARISTIQUE, nous offrirons GRATUITEMENT, à TITRE de SOUVENIR, P“ARMORIAL du CANADA FRANÇAIS” illustré, qui vient de paraître, à tout acheteur de Livres de Bibliothèque ou d’Arlicles religieux pour une somme de dix piastres ou plus.Nous INVITONS particulièrement MESSIEURS LES MEMBRES DU CLERGE à bénéficier de notre PRIME [qui s’applique aussi à l’achat des BREVIAIRES, dont notre assortiment est complet.APPRENTIS BARBIERS demandés, i méthode moderne.Système Moler, établi depuis 22 ans Quelques se-I maines suffisent.Outils donnés gra-I tuitement avec le cours.Positions assurées.Cours spécial du soir.S’ad.Molers Barber College, 62D Boulevard St-Lsurent.Montréal.À LOUES BUREAUX LOUER .71a„ rue Saint-Jacques, rez-de* chaussée et eous-sol, 5,000 pieds dé planchers.Aussi plusieurs bureaux et suite de bureaux aux étages supérieurs.S’adresser à Rodolphe Bedard, 55, rue baint-François-Xavier.A VENDRE LIBRAIRIE BEAUCHEMIH LIMITEE 79, rue Saint-Jacques MONTREAL EPICERIE A VENDRE Une épicerie non licenciée dans Westmount Stock, 3 à $3,500.00.A un acheteur qui connaitrait bien l’épicerie et qui aurait $500.00 à $1000.00 de capital, la balance serait payable à long terme, à 6 pour cent.Ecrire à Casier 35 Le Devoir.LA COMPAGNIE BRODEUR HS Marohand en gros et de vaisselles, verreries, coutelleries, lampes, etc.IMMEUBLE TALBOT F’R ER ES, courtiers d’immeubles, experts en propriété.! 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i.i; La vaste enceinte de l'église Notre-Dame a été témoin, hicw soir, d’un de ces spectacles religieux qui laissent une date dans l'histoire religieuse d’un pays.C’était l’émouvante répétition, à peu de choses près, d’une des grandioses réunions du grand Congrès Eucharistique International de 1910.C'en était aussi, en quelque sorte, le prolongement, car il s’agi ïsait de l'ouverture solennelle du Congrès Eucharistique des Prêtres-Adorateurs canadiens.Et elle a été en effet imposante cette belle manifestation à Jésus-Hostie que présidait Son Eminence le Cardinal Bégin, entouré du président actif du Congrè',, Mgr l’Archevêque de Montréal et d’une majestueuse couronne d’archevêques et d’évêques.Il y eut adresse au Card nal, pa" | S.G.Mgr Bruchési, réponse de Son Eminence, sermon d’ouverture du Congrès par M.l’abbé Labelle.curé de Notre-Dame, et le R.P.Burke, Pauliste, procession du T._S.Sacrement, consécration de ; prêtres adorateurs à Jésus-Hostie et bénédiction du T.S.Sacrement.Le choeur était éclairé à profusion de lumières électriques et des gerbes de fleurs et de verdure recouvraient l’autel.Dans la nef se massaient environ deux milles prêtres, des notables cl de nombreux fidèles.Les tribunes regorgeaient aussi de monde.L’on remarquait au premier rang de la nef, S.H.le maire Martin.Peu après huit heures, le cortège du clergé et des évêques, précèdent Son Eminence, qui était en Capo a Magna, s’engageait dans l’église.L’on remarquait dans cette procession : Mgr Gauthier, d’Ottawa, McNeil, de Toronto, Spratt, de Kingston, Roy.de Québec.Larocque, de Sherbrooke, Emard, de Valleyfield, Cloutier, des Trois-Rivières, Rrn-mault, de Nicolet, Bernard, de S.-Hyacinthe, Eorbes, de Jolktte, Brunet, de Mont-Laurier, Leblanc, de S.-Jean, Morrison, d’Antigomsn, O’Brien, de Peterboro, Chalifoux, de Sherbrooke, Latulippe, du Le-niscamingue, Budka, évêque des Ruthènes, et Blanche, vicaire apostolique du Golfe S.-Laurent.Mgr l’archevêque de Montreal était accompagné de Mgr Dauih et de Mgr LePailleur.Après une prière eut lieu le enant lu Veni Creator, après quoi S.E.le Cardinal prit place sur son trône, 'àisant face à celui de Mgr l’archevêque, et entendit l’adresse présentée par S.G.Mgr Bruchési, qui la prononça avec sa chaleur habituelle et de ce magnifique timbre de voix qui pénètre partout dans toute ’’’église.Son Eminence répondit par une llocution bien sentie.Nous don-| ‘ions plus bas le texte de ces disours.Après les sermons, que nous reproduisons à la suite, vint la procession solennelle du Très Saint acrement qui était porté en triom-he par Son Eminence.Un magni-ique dais surmonté d’une couronne l’or était porté au-dessus de Jésus-lostie et de son ministre.Le choeur de chant de Notre-)ame chanta le “Pange Lingua” cl ,es centaines de prêtres ainsi que les milliers de fidèles reprenaient en choeur le refrain.Puis vint le salut du T.S.Sacrement suivi de la conséc'ation des prêtres-adorateurs, lue par deux mille voix, et l’imposante cérémonie se termina par la bénédiction du Dieu de l’Eucharistie et par ses louanges répé-te s en choeur par tous les fidèles.Son Eminence est arrivée à Montréal, à la gare Viger, à six heures et demie, hier soir.Le cardinal était accompagné de S.G.Mgr Roy, évêque auxiliaire de Québec, et de M.l’abbé Alphonse Gagnon, comme cé-rémoniaire.S.G.Mgr l’archevêque, accompagné de plusieurs membres du clergé s’était porté au devant du Prince de l’Eglise qui bénit la foule agenouillée sur son passage dans Ja gare.ADRESSE DE S.G.MGR BRUCHESI Eminentissime Seigneur, Au moment où s’ouvre le Congrès national des Prêtres-Adorateurs, nos âmes ne peuvent se défendre d’une émotion très vive.Nous nous retrouvons, pour la plupart, dans cette vénérable église de Notre-Dame, où les solennelles manifestations eucharistiques de 19lO nous ont sms plusieurs fois rassemblés.Quelles grandes et douces fêtes ce furent ! Le souvenir en est resté vivant dans toutes les mémoires.Quel triomphe décerné à l’Eucharistie ! Quels hommages rendus à notra sainte foi, à l’Eglise et au Pape 1 Quelles acclamations de la foule en réponse aux accents enflammés de nos orateurs ! Nous nous étions séparés comme à regret, en nous disant que nous avions vécu les plus belles heures de notre vie.D’autres congrès ont succédé : congrès sacerdotal, congrès régional de Sainte-Thérèse, congrès paroissial de Sainte-Anne des-Plaines.Ils sont venus continuer et affermir l’oeuvre du premier congrès et en prolonger partout les bienfaisants résultats : dévotion plus ardente des fidèles envers l'auguste sacrement de nos aille.s, communion fréquente, quotidienne même des adultes et des enfants, en un mot, vie eucharistique plus intense dans les collèges, les pensionnats, au sein des familles, dans les paroisses de la ville comme de la campagne.Cette fois, les Congressistes sont uniquement des prêtres.Ils ont été conviés de tout le Canada, et ils sont accourus de partout, plusieurs de très loin, encouragés, guidés même par leurs évêques, se proposant le plus noble et le plus salutaire des buts : étudier et approfondir ensemble leurs devoirs envers Jésus-Hostie, s’exhorter à l’adorer, à le prier, à le remercier davantage, à étendre ici-bas le règne de son amour.Qu’ils soient les bienvenus dans la cité de Marie.Qu’ils se sachent vraiment chez eux, au milieu d’amis et de frères, qu’ils y exercent librement tous les pouvoirs de leur sacerdoce.Nos institutions religieuses leur sont ouvertes toutes grandes.Les autels de nos églises les attendent pour la célébration du divin sacrifice ; demain, le Mont-Royal les verra age-nouililés à ses pieds dans un grand acte d’amour et de foi.Les scènes si touchantes qui, il y a deux ans, se déroulaient dans ia splendeur des basiliques romaines vont se reproduire ici.Pie X, le saint Pape de 1 Eucharistie, du haut des deux, encouragera, ce nous seul ble, nos travaux, avec la même tendresse qu’il accordait naguère à ses fils dans la Ville Eternelle.Benoit XV, son successeur, nous bénit et ouvre généreusement pour nous et pour le peuple l’inépuisable trésor des indulgences.Ce pontife bien-aimé, vous 1* représentez à nos yeux, Einincntîssi-me Seigneur, et je me fais le fidèle interprète de tous, évêques, prêtres et fidèles, en vous offrant l’hommage de la plus profonde vénération et la reconnaissance la plus vive pour avoir daigné accepter la présidence de notre Congrès.Nous nous sentons près de Rome, quand nous nous voyons près de vous.Votre élévation à la pourpre cardinalice vous a placé à la tête dé la hiérarchie catholique en notre pays.Déjà, bien des voix vous ont félicité et acclamé.En ce moment, c’est le Canada lout en tier, représenté par l’épiscopat et le clergé de ses multiples dioceses, qui vous félicite et vous acclame : “ Tu nonoriflcentia populi nostri.” Héla; ! pourquoi faut-il que les plus pénibles pensées viennent as sombri- notre joie ?Une guéri épouvantable, la plus cruelle qui : soit encore vue, ensanglante l’Euro pe et bouleverse le monde.Voilà près de douze mois qu’elle dure.Sur terre, sous terre, sur mer, sous les flots, jusque dans les airs, 'es hommes se tuent et détruisent tou! ce qu’ils peuvent détruire.Leurs ’a-lents, leur science, leurs forces, leur or semblent mis au service du carnage.On parle d’atrocités sans nom.Que de deuils, que de larmes, que de ruines chez des peuples, hier, heureux et prospères et auxquels nous rattachent des liens sacrés ! Le sang canadien a coulé abondent déjà sur le sol de la Belgique et de la France.Des prêtres par milliers, sont devenus soldats.Je les vois avec tristesse passant des jours et des nuits dans les tranchées humides, souffrant de la soif et de la faim.Mais, comme ils s’acquittent admirablement de leur dur labeur ! Ils combattent pour leur patrie, et en même temps combien d’âmes de leurs compagnons ils envoient au ciel ! Quand ils le peuvent, ils disent la messe dans les bois, dans de pauvres granges sur des autels improvisé;.“Introibo ad altare Dei”.O 'n fervente messe que la leur, célébrée au bruit de la canonnade et en face de la mo 't ! L'hostie est leur consolation suprême.Devant elle, les soldais croyants, et ils sont légion aujourd’hui, fléchissent le genou et adorent.La communion e ;t glorieusement à l’ordre du jour sur les champs de bataille et jusque dans les tranchées.On crie au secours au Dieu de FEucharistie.Ah ! quel douloureux contraste entre not~e sort pendant ces jours bénis et celui de nos bien-aimés frères dans le sacerdoce ! Faisons-les tous, par la pensée et l’affection, membres d'honneur de notre Congrès.Nous prierons pour eux de toute l’ardeur de notre âme.Unis au Souverain Pontife, notre Père commun, si affligé de cette guerre, si admirable dans sa charité, nous ferons violence au ciel en chantant; « O Salutaris Hostia, Quae coeli pandis ostium, Bella premunt hostilia, bur.Da roi fer auxilium.rtrctg Bontap A L’OCCASION DES FÊTES DU CONGRÈS des Prêtres-Adorateurs du T.S.-Sacrement La Maison HENRI PERDRIAU, LIMITÉE invite cordialement ces Messieurs du clergé, à tenir visiter son atelier de fabrication de vitraux d art pour les églises, sis au No 121, Ouest de la rue Saint-Viateur Ces Messieurs pourront voir, en voie d’exécution, les vitraux de la chapelle des Pères du T.S.-Sacrement, ceux de la nouvelle cathédrale de Chicoutimi et plusieurs autres.Nous demanderons la fin de l’hor-1 rible fléau, la paix dans le triomphe de la justice et du droit, la paix pour le retour des nations aux principes chrétiens, pour la liberté complète de la Sainte Eglise et de I son auguste chef.Pendant que là-bas.les mains | lancent la mort, nos mains se joindront ici pour la supplication humble et confiante, et dans nos messes, nous ne serons qu’un coeur et qu’une voix pour dire au Tout-Puissant rendu présent par nous sous les voiles de l’hostie: ‘‘Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, donnez-nous la paix.” REPONSE DE SON S.E.LE CARDINAL BEGIN “C’est avec une joie bien vive, dit Son Eminence, que j’ai accepté de prendre part aux fêtes eucharistiques que vous avez préparées.Le Congrès National des Prêlres-Ado-rateurs ne peut laisser indifférente aucune âme sacerdotale et la mienne se réjouit vivement des adora-tons isolennelles, des témoignages publics de fidélité et d'amour que nous offrirons tous ensemble au Dieu de nos tabernacles.Aussi, je ne puis répondre, Monseigneur, à vos paroles de bienvenue qu’en vous félicitant de pouvoir renouveler ecs jours-ci, dans votre ville épiscopale, quelques-unes des pieuses et grandioses démonstrations qui ont rendu mémorable le Congrès International de Montréal.Ce congrès de 1915 parait être comme un prolongement de celui de 1910.C’est par vos soins et c’est par le travail généreux de vos dignes coo-pérateurs et, on particulier, des prêtres si pieux et si dévoués du S.-Sacrement qu’ont été organisées ces journées eucharistiques.Per-mettez-moi de vous en remercier au nom de tous les congressistes.C’est le clergé, ce sont les prêtres de ce pays que vous avez voulu grouper cette fois autour du tabernacle.L’oeuvre des prêtres-adorateurs du Canada, fondée à Montréal, par les religieux du S.-Sacrement, ne pou- àit mieux que par ces rencontres r.erneües fêter le 25ème anniver-.aire de son établissement.Et il est bon que les prêtres se retrouvent pour quelques jours unis ’dans une même pensée, dans une commune prière au pied de Celui qui est le Prêtre éternel, au pied de Jésus dont nous partageons le sacerdoce.Ces réunions seront profitables aux prêtres eux-mèmes et utiles aux fidèles.Le prêtre ne peut rien sans la divine Eucharistie; avec l’Eucharis-lie, il peut tout.Le Christ résidant au tabernacle est non seulement le compagnon du prêtre il est son soutien, il est sa consolation.11 est sa force.C’est le Sacré Coeur de Jésus qui palpite toujours sous la blanche hostie, et c’est par ce divin coeur que le prêtre peu! conquérir et garder les âmes.Dans les séances d’études de ce congrès, nos prêtres sc pénétreront même encore de ces vérités essentielles.Ils se rediront les uns aux autres, qu’ils sont comme d’autres Christs et que c’est Jésus-Hostie qu’ils doivenl faire régner sur les âmes.Aussi, j’appelle dès maintenant les bénédictions du cie! sur les réunions d’études où la piété se fortifiera dans la doctrine et où le zèle s’éclairera de nouvelles el rayonnantes lumières.Nous prierons beaucoup le Très-Saint-Sacrement pendant ces jours du Congrès Sacerdotal.Nous le prierons pour que nous, les prêtres du Seigneur, nous soyons de plus en plus dignes de noire vocation et de notre sacerdoce.Nous le prierons, pour que par notre zèle, la dévotion eucharistique déjà si florissante parmi nos populations sc développe et pénètre davantage dans toutes les classes de la société.Nous le prierons aussi et beaucoup pour le premier prêtre de l’Eglise, pour Sa Sainteté Benoit XV, héritier jaloux de la piété eucharistique, de son regretté prédécesseur, Pie X.de si douce mémoire, nous demanderons à Jésus Hostie de bénir son vicaire sur la terre, de le conserver, de le rendre heureux, de faire triompher dans le monde si cruellement éprouvé par la guerre, les pensées et les conseils de paix qu’il n’a cessé de faire entendre.Nous le prierons pour l’Eglise toul entière, qui a tant besoin, au milieu des bouleversements actuels du vieux monde et des ambitions humaines, de la protection de son divin fondateur.Nous le prierons pour notre chère patrie, afin qu’elle prospère dans la justice et la vérité .Nous le prierons pour que ces vaillanls soldats aillent chercher dans la Sainte-Eucharistie.la générosité qui ennoblit le sacrifice el la force qui donne la victoire.Nous le prierons enfin pour qu’il mette un terme prochain aux affreuses querelles qui ensanglantent l’humanité el qu’il fasse sur tant de ruines et de deuils accumulés reparaître et refleurir les vertus et les bénédictions de la paix que nous appelons de tous nos voeux.SERMON DE M.LE CURE LABELLE P.S.S.Vcnit hors, et mine est, quando veri adoratores ndorabunt Patrem.Voici l’heure, et elle est maintenant venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père.(S.-Jean 4, 23).Eminentissime Seigneurs.Messci-gneurs el vénérés confreres.cessé d’en recueillir les bienfaits.Car ce congrès Eucharistique international de 1910 a été comme un arbre de vie planté par Dieu lui-même dans la terre canadienne.Sur sa tige royale sont venus successivement s’épanouir pour ne parler que de Montréal seulement, le Congrès Sacerdotal diocésain, le congrès régional de S.-Thérèse, le congrès paroissial de S.-Anne-des-Plaines, et voici le dernier rameau de cette belle efflorescence: le congrès national des prêtres canadiens.Que sera ce congrès?— J’ai l’agréable devoir de vous ie dire en faisant connaître son excellence et son opportunité.EXCELLENCE DU CONGRES Monseigneur l’archevêque de Montréal rient de nous rappeler avec miel éclat nous entrions, en 1910, dans le grand courant qui pousse, à l’heure actuelle, d’une façon si puissante et si consolante, les peuples catholiques vers l’Eucharistie.C’était ici même, à Notre-Dame, que, répondant à son appel, toutes les nationalités s’unissaient dans un acte solennel de foi et d'amur à Jésus sacramentel.Nous nous souvenions enrôle d’ailleurs des grandes jour-n,es du 10 et du 11 septembre, de la messe en plein air au pied du Mont-Royal, de la marche triomphale de l’Hostie Sainte à travers les rues vivantes île notre cité en fête, et de la bénédiction finale donnée au parc Mance par le Cardinal Légal à trois cent mille catholiques prosternés sous les rayons d’or de l’ostensoir et poussant le grand cri d’allégresse: “Béni soit Jésus-Christ au Très Saint Sacrement 1” Jamais acclamation eucharistique ne fut plus puissante ni plus sincère.Depuis, nous n’avons I L’association est une grande mani.feslation de l’activité moderne.On s’associe pour l’avancement des sciences, des lettres et des arts; on se réunit pour des fins sociales, politiques ou religieuses; on se groupe dans un sentiment de préservation morale où le prosélytisme catholique, et toutes ces associations qui surgissent par un commun désir du bien, produisent, d’ordinaire, les résultats les plus heureux et les plus féconds.Il y a pourtant mieux que ees congrès de la science ou de l’apostolat; il y a les congrès eucharistiques où les associés de Jésus-Christ tendent ià se procurer la gloire de Dieu et le salut des âmes par la dévotion au Très-Saint-Saorement.Ceux-ci dépassent, évidemment, ceux-là de toute la distance du ciel à la terre: “distant toto coelô.” Leur objet même, leur pompe, leur grandeur, Ten-thousiasme universel qu’ils soulèvent et les retours sincères qu’ils provoquent leur assurent une prééminence incontestable.Vous me permettrez de croire, cependant, qu’on peut encore distinguer entre congrès eucharistique et trouver les uns supérieurs aux autres, soit par la qualité des personnes qui les composent, soit par l’importance qu’on attache à leurs dé-.ibération:;.Le prix des hommages, en effet, croît en proportion de la grandeur de celui qui les rend.Or, considérez aux yeux de la foi ce que sont les membres de ce congrès.Je vous dirai tout à l’heure, en parlant de son opportunité, ce que l’Eglise canadienne en attend.Les membres de ce congrès auxquels se joignent les spectateurs sympathiques et pieux qui nous soutiennent de leurs prières sont exclusivement des prêtres adorateurs du T.S.Sacrement.Des prêtres, d’abord, c’est-à-dire des Christs vivants.“Sacerdos alter Christus”.Nous avons médité trop souvent sur ce titre royal que nous confère le sacerdoce pour que j’insiste davantage.Rappelons seulement les paroles divines qui le consacrent : “Sicut misit me pater, et ego mitto vos.” “Qui vos recipit, me recipit”.“Qui vos audit, me audit.” “Ubi sum ego, illic et minister meus erit.” Notre identification avec Jésus est si parfaite qu’au moment de la consécrat on nous ne faisons avec Lui qu’un seul et même prêtre et que c’est Lui seul qui parle et qui agit! “Ceci est mon corps.Ceci est mon sang.” O grandeur inouïe du sacerdoce catholique qui nous fait communier à l’êt*e et aux puissances de Jésus-Christ, souverain prêtre ! Loin de nous énor-gueillir, elle nous écrase, par cela seul qu’elle nous place, malgré notre indignité, bien au-dessus des rois, des patriarches, des prophètes et même des plus sublimes intelligences célestes, tout à côté de Dieu même, jusqu’au trône de Jéms-Ch"ist: “Dabo ci sedere mccum in throno meo.” DES PRETRES ADORATEURS Des prêtres-adorateurs ensuite.L’adoration abaisse, mais quand lie a Dieu pour objet, l’abaissement prépare la grandeur.Car Dieu se penche vers l'homme qui s’humilie: “Humilia respicit in coolo et ir.terra”; Dieu l’élève: “Posuit bundles in sublime”; Dieu l'exalte: Et exd-tavit bundles”; Dieu le faite en Héritier de son royaume et le faisant asseoir à sa droite, il l’appelle oci-gneur comme Lui: “Dixit Dominus Domino Meo, Sede a dextris meis.” Or nous sommes k-"> vrais adorateurs que recherche le Père céleste: “Nam et pat r talcs quaerit qui ado-'ont eum .puisque nous ne faisons qu’un avec.Jésus-Christ, Médiateur unique et interprète nécessaire Je toutes les adorations qui lui sont dues ; “Nemo venit ad patrem msi per me.” Cependant Jésus-Christ est adorable aussi.Sous l’espèce du juin comme sous le vètem nt de sa chair mortelle, c’est toujours le fils unique du Père, plein de grâce et de vérité, c’est l'Emmanuel, le Dieu avec nous, “Nobiscum Deus.” Et à qui donc appartiennent la charge et l’honneur d’être ses adorateurs officiels, sinon aux prêtres qui l’engendrent à l’autel et qui lui donnent sa survivance dans le monde et comme la permanence île son Incarnation pgrmi nous ?Ah I je sais bien que le Père Eternel place autour de nos autels des millions d’esprits célestes qui s’y tiennent abîmés dans l’adoration.Ee prophète Isaïe les a vus, ces séraphins, qui se couvrent de leurs ailes sans oser lever la tôle.S.Jean Chrysostôme les a vus pareillement ces anges du tabernacle qui adorent tout tremblants et anéantis.Mais ni les anges ni les séraphins ne sont investis au même degré que nous de la dignité officielle de l'adoration eucharistique, parce que l'Eucharistie est notre gloire à nous, notre.trésor et notre vie.Qu'est-ce, en effet, que l’Eucharistie ?L’Eucharistie est un sacrifice, le sacrifice même du calvaire qu'elle reproduit sous une forme nouvelle BAT., w g;: fji fejpïjï §i Bj Les Prêtres-Adorateurs profiteront de leur passage à Montréal pour visiter notre librairie, une des plus vieilles du Canada et la plus considérable de l’Amérique pour le choix, la variété et le nombre des livres français.Elle est sans contredit la mieux assortie pour les éditions liturgiques, les bréviaires, les livres religieux et les classiques.Elle a aussi un choix très varié de publications eucharistiques.Le plain chant grégorien a été l’objet spécial de notre attention et notre magasin a actuellement en assortiment un beau choix d’éditions vaticanes.Ne retournez pas dans votre paroisse sans être entré à la librairie Granger y acheter UN BREVIAIRE NOUVEAU.Nous en avons dans tous les formats.Librairie Granger Frères, Limitée Libraires, papetiers, relieurs, importateurs et imprimeurs.43, Ouest rue NOTRE-DAME, Coin Place d’Armes.Invitation spéciale Nous avons l'honneur d’inviter MM.les Congressistes et tout spécialement les membres du Clergé et des Communautés religieuses à visiter notre établissement.Nos magnifiques échantillons de marbre artificiel donnant une illusion complète de marbre véritable seront pour vous d’un très grand intérêt.Nous faisons de tout en marbre et en bois i autels, balustrades, chaires, bancs, confessionnaux, vestiaires, etc.Importation et fabrication d’ornements d’églises.Spécialitié: Décorations pour fêles et funérailles.Articles pour pèlerinages et missions.1 J.E.CARREAU 1 3-1 3 et 19 Est rue Notre-Dame TpL.MAIN 427 - 428.; et dont elle applique à tous les inépuisables bienfaits.Or, nous sommes les ministres nés du sacrifice.C’est notre féconde et miraculeuse parole qui va saisir le Christ vivant au sein de son Père, qui le fait descendre du ciel en terre et qui l’im-motle sur la pierre de l’holocauste.Et pendant que la terre et les deux se donnent rendez-vous à notre sacrifice, que l'Eglise triomphante nous charge de rendre à Dieu, par Jésus-Christ, ses hommages et ses actions de grâces ; que l'Eglise souffrante nous confie sa délivrance ; que l’Eglise militante se repose sur nous de sa religion, de sa reconnaissance, de ses expiations et de ses besoins, c’est nous qui disposons de la validité du sacrifice et de son application.O souveraineté du prêtre sacrificateur ! “ Infinita sacerdoti di-gnitas, miraculum stupendum ! ” Qui donc mérite mieux que le prêtre le titre d’adorateur de Jésus sacrifié ?LA PRESENCE REELLE L’Eucharistie, c'est In présence réelle de Jésus sur la terre.“ Médius vestrum stettit.” Il est au milieu de nous, comme il fut au milieu de son peuple, avec les mêmes perfections de son âme et les mêmes qualités de son corps, avec tous ses offices, tous ses attributs et tons ses ministères, avec toutes ses relations avec les hommes et avec son Père, avec en plus les éléments d’une adorable humanité qui ont pris le caractère glorieux qui convient nu Christ ressuscité et vainqueur.Que dis-je ?Nous le possédons au milieu de nous agrandi et glorifié de toutes les adorations et de toutes les actions de grâces des générations qui nous ont précédés.Car, si tous ne connaissent pas encore le don ineffable de su présence réelle, 400 millions d’’hom mes le confessent et tombent à ge noux devant l’Hôte divin de nos ta bernacles.Or, nous sommes les gardiens atti très de la présence réelle.Comme autrefois les anciens lévites chargés de veiller à la garde du tabernacle : “ Excubahunt in custodiam hiberna culia ”, nous sommes tenus de faire une garde vigilante autour de Jésus-Hostie.Nous devons faire brûler1 de j vaut sa face la lampe mystérieuse qui symbolise, nuit et jour, la perpétuité de l’adoration.Nous gardons la clef qui ouvre et ferme sa prison d’amour, et nul autre que nous n'a le droit de l’en retirer pour lui offrir des hommages réparateurs ou pout le donner en communion aux fidèles.Nous avons surtout la douce obligation de Lui tenir compagnie aux heures de solitude et de délaissement ; c’est la garde intime, celle-là, la garde, l’ami qui console, qui dilate son propre coeur, qui reçoit les confidences divines et qui goûte, (Suite à la quatrième page) BREVIAIRES Choix varié, chez.*.ORANGER FRERES LIMITEE PROMOTION Winnipeg, 14.—M.Thos.-R.With-ley, inspecteur de la région occidental, pour la Banque Royale du Canada, n été chargé de surveiller les intérêts de la Banque, en Angleterre.CLOCHES D’EGLISES DE LA CELEBRE FONDERIE Les fils de Georges Paccard, successeurs FONDEURS DE LA SAVOYARDE, 43,365 LBS.Plus de 700 cloches sont placées au Canada.Garantie de 10 ans Parfaite Harmonie.Sans retouche après la coulée C.EMILE MORRISSETTE.» Z.O.TOURANGEAU, 358.Est rue Rachel.MONTREAL.'h Ln, ?„p FM J?(! lî?.n n CouhIiuU à necteur» mobile, BatUnU Rotro-L.ncé breveUi EXAMEN DES (.LOCHES SUR DEMANDE.AumI rlorhro d'arcaslona à tri» baa pria.DEMANDEZ NOTRE CATALOGUE.' ™ Eonrnlaarura dca crlihrcs carillon» de la Cathédrale de Trole-Rlvlérea, S.-Hyacinthe, Valleyfield.A Montréal i Aoeré.Coeur.S.-Pierre, S.-Jean-Iioptlate.Hochelaffa, Maieonneuve.Vlauvllle, S.-Stanlalaa et une quantité d'outroo.« LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 14 JUILLET 1915 VOL.VI.« No 1É VO LE CONGRES EOCHARISTIQUE (Suite de la troisième page) piété eucharistiques, il échauffera notre zèle pour faire aimer Jésus-Sans cet échange de tendresse, les Hostie, H sera en un mot le fer-aelices surnaturelles de la présence, ni.nt divin qui fera lever la masse Je Dieu surla terre.| tout entière.Car _ l'Eucharistie L’Eucharistie, enfin, est un sacre-; qu’il va faire connaître et aimer ment ; or, nous en sommes les seuls davantage est le centre et le f on de-dispensateurs.C’est à nous de révé- ment de toutes choses dans i’Egli-ler au monde ce pain de vie, “ Panis! se; elle est en particulier le prin-vitae et vitalis ”, que doivent man- cipe moteur de toute vie surnatu-ger ceux qui veulent échapper à la j relie dans ses membres.C’est par mort.A nous de dresser la tame et i l’Eucharistie, en effet, que la foi il" choisir les convives, à nous d’en s’éclaire, que Çexpérance se fortifie, éloigner les indignes et de revêtir | que la charité se comprend, s ali- de la robe nuptiale ceux qui l’entourent, à nous, enfin, de multiplier, chaque jour, le nombre des élus qui nourrissent leur âme de la chair de Jésus glorifié.Véritablement, chers et vénérés confrères, l’Eucharistie, qui est faite pour tous, nous confère à nous, ses ministres, ses gardiens et ses dispensateurs des droits et des devoir^- incomparablement supérieurs aux droits et aux devoirs des fidèles.Si l’Eucharistie est le corps qui nous rassemble tous, nous sommes les ai-i riture pour gles de la contemplation et de lai prière : “ Ubicumque fuerit corpus, j illis congregabuntur et aquilae ”, .lu- j gez alors de l’excellence d’un cou-] grès qui nous réunit si nombreux,! suivant l’ordre hiérarchique natio-1 hal, autour de Jesus-Ghrist, souverain Prêtre, dans un même élan d'amour envers son adorable Eucharistie.On ne peut rêver, ici du moins, d’assises plus solennelles.OPPORTUNITE DU CONGRES II Mais ce congrès de prêtres-adorateurs est-il opportun dans un pays catholique comme le nôtre et encore tout vibrant des émotions du cou-international de 1910 '?Mes- gres illustre bien la force d’union de la I CHOSES MUNICIPALES sieurs, le Pape Benoît XV, dans son bref du 20 décembre 1914, le recommande comme une oeuvre très salutaire : “ Saluberrinum coeptum ' ; il exprime la grande joie qui! en éprouve : “ Laetamur plane ” ; u l’encourage ed ses voeux les plus ardents : “ Sit igilur felix, sit faustus sacerdotum canadensium conven-tus ” ; il indique même dans son souhait les bienfaits cju il en attend .‘ Sit adauctus eucharistiae cultus et usus ”, et comme témoignage de sa paternelle bienveillance, il accords à tous les congressistes le bénédiction apostolique.Qu’avons-nous besoin de plus d’arguments pour nous convaincre rie son oportunité?D’autre paît, l’invitation pressante de nos premiers pasteurs, leur présence même au milieu de nous, ne présagent-elles pas suffisamment les fruits de salut que notre piété sacerdotale eu devra recueillir?Assurément oui.Cependant il me semble utile de fortifier les convictions déjà acquises par la considération du bien que ce congrès doit produire au sein de nos populations catholiques.C’est toujours avec un sentiment de religieuse fierté que nous parlons devant l’étranger de notre Eglise canadienne.L’étranger lui-même P’a point de peine à reconnaître son universelle et exubérante vitalité.N’était-ce pas le Légat pontifical de 1910 qui célébrait ici même, au nom du Saint-Siège, “la renommée de foi et de piété si bien méritée dans le monde entier par les catholiques canadiens”?Cependant cette belle Eglise canadienne dont chacun de nous peut dire quelle est sa joie et sa couronne: “Gaudium meum et corona mca”, est-elle bien à l’abri de tout danger Benoît XV ne le pensait pas, nuand il lui adressait, au début de son pontificat, sa magistrale encyclique sur les causes permanentes du désordre moral dont souffre le monde contemporain.Et, Messieurs, pourquoi ne pas le dire?Nous ne sommes pas de ceux qui croient supprimer un mal en le niant.L’oubli du devoir chrétien de la charité surnaturelle, la méconnaissance du devoir sacré de l’autorité légitime, les luttes entre les classes diverses de la société humaine, et la convoitise effrénée des jouissances matérielles sont, au Canada, comme ailleurs, une menace sérieuse, sinon un signe évident d’amoindrissement chrétien.Dour remédier à ces maux, nous avons tâché de faire accepter le grand remède que proposent les décrets pontificaux: la communion fréquente et quotidienne.Or une portion notable île notre troupeau résiste encore à nos pressants appels.Sans doute, le règne eucharistique de Jésus a pris de l’extension dans nos paroisses canadiennes; depuis quelques années, le nombre de communions s’est doublri, triplé et même quintuplé en certains endroits, mais nous n’avons conquis en somme, que le camp des instituteurs religieux, des familles écolières cl des âmes pieuses qu’l fréquentent assiduement nos églises.Les autres, c’est-à-dire, ceux qui ont le plus besoin d'alimenter leur vie chrétienne à la source vivifiante de l’Eucharistie reculent devant certaines difficultés secondai, res d'ordre religieux, économique et social, et méprisent la table du Seigneur: “Mcnsa Domini desperta est.” Comment vaincre ces difficultés?Comment pousser les âmes, toutes les âmes, vers le sacrement de l’amour et par là même établir chez nous un culle eucharistique vraiment national?— le présent congrès nous le dira.mente et s'embrase jusqu'à l’héroïsme.La foi s’éclaire, parce que 1 Eucharistie est le mystère de la foi par excellence “Mysterium fidei”.Tout le dogme chrétien est renfermé dans ce mystère ; et si nulle part la foi n’est plus nécessaire pour reconnaître le Dieu qui s’y cache, nulle part non plus la foi n’est plus facile parce que le Dieu qu’on y trouve est aussi le Dieu qui la donne et qui s’offre même en nour-a rendre plus éclairée, plus courageuse et plus vaillante.L’espérance se fortifie, parce que l’Eucharistie est le gage de la g'oi-re future : “Et futurae gloriae nobis pignus datur”.Ce qui rend l’espérance si difficile, c’est que les biens du ciel qui en sont l’objet sont éloignés et invisibles.On se lasse de lutter, de souffrir et d’attendre un bonheur que l’esprit comprend à peine et l’on s’enfonce rlans la jouissance des biens de la terre, toujours présents ceux-lià plus sai-sissables et, dans les conditions actuelles.plus enivrants.Mais voici que l’Eucharistie nous apporte les biens éternels et les rend même sensibles au coeur humain.“Qui mandneat hune panem, habet vitam aeternam.Qui mandneat meam carnem.Égo ressuscitalis eum ni nivissimo die”.La résurrection future, la vie éternelle, mais c’esl le terme même de nos espérances.Que dis-je?“C’est le ciel, puisque le ciel est tout entier dans la possession de Dieu, par Jésus-Christ, dans la communication de la vie divine”.Ciel passager, sans doute, et pâle quand on le compare à la vision béatifique, mais qui suffi 1 pour allumer les saints désirs et fortifier les espérances immortelles.La charité se comprend, s’alimente et s’embrase parce que l’Eucharistie est le sacrement de l’amour : “Sacramentum charitatis”.Dieu est la souveraine Beauté : “Summum pulehrum”: Dieu est la souveraine Bonté : “Summum Bo-num”; Dieu est donc aussi Tunique objet capable d’assouvir notre soif d’aimer.Malheureusement, cette vision de perfection divine qui ne se montre qu’à travers le voile des créatures, “Per speculum in acnig-mate”, n’a pas la puissance de cap liver notre amour; d’autant que Ta mour divin, comme les autres amours, est un acte libre de la volonté Le coeur est donc appelé à choisir entre le Créateur qui Tatti re et la créature qui le fascine, et malgré la tromperie de ses charmes, c’est encore la créature qui l’emporte sur le Créateur.Qui donc fera triompher Tamour divin?Jésus-Christ dans l’Eucharistie.Il nous y donne non seulement des raisons d’aimer par Texcès même de son amour : “In finem dilexit eos”.sainte Eucharistie ; elle est le lien des âme.s chrétiennes.Si le saint Sacrement unit Dieu aux âmes il unit aussi et de la même façon les âmes entre elles ; car, comme le dit saint Paul, bien que nombreux, nous formons un seul corps qui participe aux mêmes et uniques fins.En vérité, il n’y a rien comme l’Eucharistie pour amener le règne de l'amour sur la terre.L’homme est naturellement porté à la discussion et au malentendu, et lorsqu'il se laisse guider par ses bas inctints il fait de ce monde une vaste habitation où régnent l’inimitié et la guerre.SI, au contraire, il se laisse guider par Jésus-Christ qui vit avec nous dans le sacrement des sacrements, il saura subordonner son égoïsme à la générosité.Car s'il se rend compte qu’il jouit d’un des plus grands privilèges qui existent ici-bas, s’il comprend qu’il partage ces privilèges avec ses semblables, s’il comprend que devant T autel de Dieu il n’y a jamais eu de distinction entre les hommes, alors il sentira le pouvoir de la sainte Eucharistie pour tirer une unité merveilleuse de toutes les différences humaines.Dans l'histoire de l’Eglise rien n'a mieux assuré le respect des droits d’autrui que l’accès à Dieu rendu facile, égal, uniforme et universel par la réception de la sainte Eucharistie.Dès les catacombes, les Grecs et les Romains, les Juifs et les Gentils, les sénateurs et les esclaves, tous adoraient Dieu au même autel, tous prenaient part au même banquet eucharistique ; à partir de ce temps commença une nouvelle ère de charité chrétienne, qui ne fut interrompue que le jour où les hommes ont délibérément combattu l’influence divine en méprisant la puissance pacificatrice du saint Sacrement.Nous sommes nombreux, de dispositions et d’inclinations diverses; nous avons des talents, des biens, des facilités, qui diffèrent ; nous anpartenons à différentes nationalités ; cependant toutes ces différences peuvent disparaître dans l’union chrétienne des âmes qui participent à la manducation du pain eucharistique.L’IMPOT SERA AUGMENTE ?VOILA LE REMEDE QUE LE TRESORIER MUNICIPAL SUGGERE D APPORTER A LA DISETTE DE NOS FINANCES.— L’ASPHALTE.— LA PRESSE.— PASSAGES A NIVEAU.LES ACHATS DE LA MILICE SIR CHARLES DAVIDSON DECLARE QUE L'ECONOMIE REALISE PAR LE MAJOR THOMAS ATTEINT TRES SERIEUSEMENT LES ACHETEURS QUI EE PRECEDERENT.LES MEMBRES DU CLERGE Le trésorier de la ville ,M.Arnol-di, a soumis au bureau des commissaires, hier après-midi, son rapport annuel sur l'état des finances de Montréal.Le trésorier n’est pas précisément optimiste, puisqu’il suggère, pour remédier à la situation critique à laquelle la ville se trouve acculée, d’augmenter Timpot sur la propriété foncière.Depuis quatre ans, les revenus de la ville ont augmenté de plus de quatre millions et les dépenses ont toujours excédé les recettes.Ce n’est qu’avec les emprunts que la ville a pu se procurer l’argent nécessaire pour faire les améliorations dans les différents quartiers.La crise financière qui sévit a eu sa répercussion sur les finances montréalaises, parce qu’un grand nombre de propriétaires n’ont pu payer leurs taxes.Il espère qu’ils le feront sous peu et que la ville ne sera pas obligée de faire vendre leurs propriétés par le shérif.M.Arnotdi prévoit aussi que le nombre des propriétés que la ville fera vendre ne sera pas plus considérable que les autres années ; il y en aura de 25 à 50.Voici l’état financier communiqué par M.Arnoldi et quelques-unes de ses remarquse : Balance en caisse au commencement de 1914.$ 161,807.41 Revenu.10,399,566.67 Emprunts et divers.30,399,566.67 Dépenses sur revenu.13,981,201.96 Dépenses sur emprunts et déboursés spéciaux.27,065,28548 Banquiers étrangers.532.00 Trouveront à notre maison les derniers ouvrages de Mg- Paquet, et autres volumes.Ils apprécieront beaucoup nos articles de bureau, tels que bibliothèque à sections démontables, pupitres, fauteuils — même pupitres décoles et tout le mobilier scolaire.Une visite est respectueusement sollicitée.LANGEVIN et L’ARCHEVEQUE, libraires, 8, rue S.-Jacques, Montréal.Main 1948.réc.BUREAU CENTRAL D’OEUVRES CATHOLIQUES HEUREUSE INITIATIVE DE NOS CORELIGIONNAIRES DE LANGUE ANGLAISE.à reporter 841,047,109.53 1910.1911.1 a 12.1913.De ce s LE SACREMENT D’AMOUR Mais pour nous rendre capables d’aimer Dieu comme il faut, il nous associe à sa vie même, qui est une vie d’amour ; bien plus, il nous donne son propre Coeur comme un ins tnument divin d’amour.Ce n’est pourtant pas encore assez de nous faire aimer son Père, il nous embrase aussi d’amour pour ses frè res.Car TEucharistie nous unit tous en Dieu.Par elle, “il n’y a plus ni Juif, ni Grec, ni esclave, ni libre, ni homme, ni femme, mais tous nous sommes un seul en Jésus-Christ ’."O signum unitatis ! O miracuium charitatis !”, s’écrie saint Augustin.C’est l’unité toute d’amour, c’est l'union possible, icelle, totale et durable de tous et chacun, du frère avec son frère et de tous les frères ensemble, par Jésus-Christ, avec Dieu son Père, qui est aussi notre Père bien aimé.Vous le voyez, chers et vénérés confrères, travailler pour TEucharistie, c’est travailler pour ce qu’il y a de plus intime, de plus vivant et de plus vital dans les entrailles du christianisme.“Fundamentum alluri nemo potest praetor in quod position est, quod est Christus Jesus".Mettons-nous donc résolument à l’oeuvre ; commençons notre congrès avec la conviction profonde que si la vie chrétienne des nôtres s'arrête dans sa marche ascensionnelle ou subit quelques fléchissements regrettables, nous trouverons dans TEucharistie mieux connue, mieux aimée, mieux pratiquée par nous-mêmes et par nos fidèles, le remède assuré pour les maux présents et pour les périls à venir.Au reste, Jésus-Christ lui-même prési dera nos séances ; il répandra sur nos délibérations ses clartés eucha-ristimies, et par les déterminations simples, raisonnables et efficaces qu’il fera prendre, il établira dé finit!veinent et solidement son règne eucharistique sur la terre canadienne.11 manquait un anneau à la chaîne des oeuvres sociales et philantropiques dirigées par les catholiques anglais, à Montréal; une récente innovation pourra en relier les bouts.C’est l’établissement d’un Bureau Central qui a été ouvert avec la haute permission de Mgr Bruchési, par le Catholic Social Service Guild et la Société S.-Vincent de Paul (séction anglaise).Il est installé aux deux étages supérieurs de l’édifice Printers Limited, 316 Ouest Lagaucbetière.La ligue de litliérature catholique occupera aussi dans la suite les mêmes quartiers.Ce Bureau, nécessaire aujourd’hui, x cause des 60,000 catholiques qui couvrent Tlle de Montréal, était devenu nécessaire pour diriger toute action sociale catholique des membres |t aider à la communion des Anglais et Français de même religion.Le Congrès de la Charité tiendra une grande assemblée à Montréal, en octobre prochain, pour tracer les grandes lignes de la nouvelle institution.Le secours aux pauvres et affligés sera fourni par les 2,000 membres de la Société S.-Vincent de Paul dont M.T.Taggart Smyth est le président.Balance à 1915.375,842.53 Le revenu total est de $10,861,577.-98.Voici celui des quatre dernières années .$ 6,615,701.58 .7 656,833.24 .9,190,656.49 .10,822,542.61 chiffres, il appert, dit M Arnoldi, que tel que je le faisais pré voir dans mon dernier rapport, et dans plusieurs communications au bureau des commissaires, une dépréciation peut surgir dans la valeur des propriétés immobilières, résul tant de.la hausse extraordinaire de ces dernières années En conséquence de cette réaction accentuée par la guerre et les conditions générales des affaires, on peut s’attendre à une diminution considérable, et je crois qu’un revenu additionnel de $2,«00,000 sera nèees saire pour faire face à la diminution du revenu.D’où la nécessité d'augmenter Tim pût.LA FOURNITURE L’ASPHALTE DE BREVIAIRES Choix varié, chez- GRANGER FRERES LIMITEE RETRAITES FERMEES AVIS IMPORTANT LA PERFECTION DES PRETRES Mais il fera plus et mieux encore: il nous perfectionnera nous-mêmes dans lu science et dans la LE SERMON DU R.P.THOS F.BURKE C.S.P.Le programme des retraites fermées publié à Pâques contient les dates des retraites, d’avril à septembre.Un nouveau programme sera publié bientôt pour les mois de septembre, octobre, novembre et décembre.Si quelques groupes, paroisse, profession ou association, désiraient avoir une retraite durant ces mois, sont priés de s’entendre avant le août, avec le directeur do la maison de retraites, le Père Archambault, Villa S.-Martin, Abord-à-Plouffe.Les commissaires ont ouvert hier, les nouvelles soumissions pour la fourniture de 5,00U tonnes d’as phalte.Il y a quelques semaines le contrat avait été accordé à compagnie Aztec, mais la compa gnie John Baker, marchande de Tasphalte Texaco, fit une requête d’injonction en Cour Supérieure prétendant qu’il n’y avait pas de raison pour que la ville n’achète pas sa marchandise qui était plus basse, au lieu de donner préférence à T Aztec.D’où la de mande de nouvelles soumissions.Quatre compagnies concouraient pour obtenir ce contrat.Ce sont Warner Quinlan Asphalt Compa ny, au prix de $14.25 la tonne li vréc aux entrepôts de la ville.Cet te soumission était la plus basse.I compagnie Warner Quinlan a déjà entrepris une somme considérable de travail d’asphalte pour la ville.La seconde soumission était cell de la compagnie Aztec, au prix d $15.50 la tonne livrée, elle aussi aux entrepôts ed la ville.La compagnie Baker demandait $20.93 la tonne et 6 pour cent poulie transport.La compagnie Elder Ebano de mandait le prix le plus élevé, à ss voir $27.61 la lonne, à quai Montréal, el $28.06 et $28.51 la ton ne pour livraison faite aux entre pots.Les compagnies Aztec et Baker avaient envoyé en plus de leurs soumissions deux chèques acceptés, respectivement de $7,750 et $10,055 Les quatre soumissions ont été référées à l’ingénieur de la ville qui fera son rapport aussitôt que possible., La ville a reçu hier un protêt de la compagnie Aztec, la mettant en ; demeure de ne pas accepter la sou-: mission de la compagnie Warner ils Quinlan.ET LA PIERRE Ottawa, 14 — La commission d’enquête sur les fournitures militaires a été saisie, hier, de trois questions différentes: les camions, 1 avoine et les coffrets d’hôpital.Sir Charles Davidson a déclaré que l’économie considérable réalisée par le major Owen Thomas sur Tachai de camions-autos poulie deuxième contingent aiteint très sérieusement l’intégrité des acheteurs de camions pour le premier contingent.Le major Thomas a répété que les camions du premier contingent ont été achetés au détail et ceux du deuxième cohtingent, aux prix du gros.Ces derniers camions doi-enl être envoyés directement en France, comme le deuxième contingent en qualité de renforts au premier contingent.Le major Thomas a admis que le ministère anglais de la guerre demande ces camions.On a parlé avoine à la stfnce de après-midi.Un certain Albert Sparks, de Yars, Ont.a obtenu un contrat pour 6,000 boisseaux d’avoine No 2 de l’Ouest.Il a déclaré avoir obtenu le prix de 65 sous de M.W.H.Droyer, d’Ottawa et de Montréal, t d’avoir revendu l’avoine au gouvernement à 67 sous.Plus lard.M.Droyer a prétendu avoir coté 67 sous, ce qui a entraîné un conflit entre eux.-a commission a trouvé le prix de 67 sous satisfaisant.Peu après la déclaration de la guerre le gouvernement a réquisitionné 560,000 boisseaux d’avoine à Fort William au prix de 47 3-10 sous et a payé plus tard 75 sous le boisseau.Le vérificateur-général des comptes déclaré que des soumissions auraient dû être demandées car il y a eu deux profits en certains cas, des gens ayant vendu de Tavoine qui n’en faisaient pas le commerce.Ainsi sur la liste de ceux à qui Ton demandé de soumissionner pour Tavoine, se trouve le nom de R.A.Pringle, C.R., d’Ottawa.M.Thompson a dit qu’il ne savait pas que Mire Pringle était marchand d’avoine bien qu’il le soupçonnât de vendre du ‘fourrage légal”.M.C.E.F'rost, pharmacien, de Montréal, a ensuite été entendu.Il s’était plaint de n’avoir pas obtenu d’affaires du ministère de la milice malgré ses soumissions, mais on lui démontra que ses chiffres étaient trop élevés el il se retira satisfait.ARMORIAL DU CANADA FRANÇAIS UN OUVRAGE DE MM.MASSICOT-TE ET ROY.Sous le titre d’Annorial du Canadien-français, MM.E.Z.Massicotte et Régis Roy viennent 'de publier un fort intéressant volume qui trouvera sans doute une place dans toutes les bibliothèques canadiennes.Il a paru aux auteurs qu’un ouvrage, convenablement fait, dans lequel se trouveraient réunies les armes des Canadiens et des Français anoblis qui ont vécu en ce pays ou qui figurent dans notre histoire, devrait avoir quelque utilité.Pour la préparation de eet armorial ils ont consulté les archives canadiennes, les imprimés du pays et les principaux ouvrages spéciaux publiés en France, à diverses époques.Le volume sé'présente dans une élégante toilette.Il est précédé d’une intéressante préface par M.l’abbé A.CouiUard Després.De nombreux dessins illustrent TArmo rial.Us sont dus à M.Alfred Asse-lin, qui a fait oeuvre consciencieuse et élégante.adopte le rapport on construira le bain Lafontaine, en cet endroit.LES TRAVERSES A NIVEAU M.Cousin au, entrepreneur, qui a fourni à la ville la pierre à bordure dont tant se plaint M.le maire, a Il ne reste que deux ou Irois dates j ^0|,p nl) bureau des commissaires Ce congrès qui réunit des prêtres de toutes les parties du Dominion libres.Ceux qui fiter feront bien les demander.voudraient en prode ne pas tarder à Les plus Hautes Récompenses aux Expositions.bonnet LE MEILLEUR VIN DE FRANCE TONIQUE APERITIF La Plus Grosse Bouteille L CHAPUT, FILS & Cie, Limitée, Montreal.L'AFFAIRE DE VALLEYFIELD L’ACTE La Cour Martiale [que la mort du soldai le 5 Juillet, près de Vallcyfleld était justifiable.Il a été prouvé nue le soldat Deschnmbault était en faction au Coteau lorsqu'il commença à se conduire comme un fou.Lorsqu'il fut approché par le garde envoyé pour le désarmer, il résista el essaya de charger son fusil lorsqu’il fut abattu par le caporal l'iourde.Deschambnult est demeuré quelques jours à ThiVpi-|tal Général ou il est mort.Le rapport de la Cour Martial dit (que dans les circonstances, l’iourde ‘n'a fait que son devoir en abat an t De&rhiuubnult.hier, déclarant qu’il est disposé à abandonner son contrat à condition qu’on lui paie les pierres qui ont été acceptées jusqu’ici.Cependant le maire ne semble pas vouloir se rendre à cette demande.“Il a peur, dit-il, de voir confisquer son dépôt, qui a été fait par un de ses aims, car M.Cousineau ne serait pas seul là-dedans.” M.Côté défend M.Cousineau.Certaines pierres devaient être acceptables, dit-il.Finalement toute Taf-a trouvé hier 1 faire est référée au contentieux, ou Descliambault, finissent tous les litiges du bureau des commissaires et du conseil.DU CAPORAL PLOURDE ETAIT JUSTIFIE LE TUNNEL DE LA DENIS RUE SAINT- A la Un de la séance on a adopté un rapport de M.le commissaire Côté recommandant l'élargissement du tunnel de la rue S.-Denis.Le bureau des commissaires n également décidé hier après-midi, sans discussion, d’acheter la fameuse propriété qui a donné lieu à une enquête, laquelle a été comme le premier clou planté dans le cercueil du régime actuel.Si le cnnseil Les commissaires ont consciencieusement travaillé, malgré la chaleur, et ils ont décidé suivant un rapport de M.McLeod, ingénieur de la ville pour la section des chemins de fer de faire l’enlèvement des passages à niveau à Sainte-Cunégonde, Saint-Henri, Pointe Saint-Charles.Si le projet soumis est adopté, les traverses à niveau disparaîtront de la gare Bonavcnture jusqu’aux limites de la ville dans le quartier sud-ouest.M.McLeod n présenté un volumineux rapport sur cet important projet.On sait que la ville est autorisée par la charte, à dépenser une somme de deux millions pour l'enlèvement de ccs voies ferrées, auxquelles les résidents des quartiers du sud-ouest de la ville ont donné le nom de “pourvoyeuses de la morgue”.Le rapport el les plans de M.McLeod ont été étudiés avec soin et Me Butler, l’un des avocats de la ville se présentera bientôt devant la Commission des Chemins de fer pour demander l’enlèvement des traverses à niveau.Lorsque M.McLeod cul présenté son rapport.Me Butler s’adressa au maire et aux commissaires et leur demanda si la ville était en mesure de financer le projet.Je ne voudrais pas, dit-il, aller devant les membres de la Commission exposer oc projet, sans avoir l'autorisation de dire que la ville de Montréal est prête à payer une partie du coût de cette amélioration.Au nom de scs collègues, le Commissaire Côté, répondit qu’il n’avait aucune objection à déclarer que la ville était prête à payer $2,000,000 et même plus, si la Commission des Chemins de fer le demande.Nous n'avons que l'autorisation de dépenser $2,000,000, Hit M.Côté, mais nous irons devant la législature à la prochaine session.JJ messieurs Les membres du clergé Nous avons l'honneur de solliciter votre visite à notre magasin, à l occasion du Congrès des Prêtres - Adorateurs Nous tenons un assortiment varié et très complet de livres religieux, ouvrages d histoire ou de littérature, etc.— Choix sans égal pour O (Ir II Lit.I ului c.* ^ • n'Ul' J.U' Bibliothèques de Colleges ou Bibliothèques ialei paroissiales.OCCASION: La Vie de Mgr Taché, par le R P Dom Benoit.Prix régulier $3.00.Special $1.00.Aussi un arand nombre d'autres ouvrages sur lesquels nous ferons une REMISE SPECIALE DE 40%.Librairie NOTRE-DAME 35, OUEST RUE NOTRE-DAME me TELEPHONE MAIN 7767.ï Offres du magasin Goodwins pour demain Vente importante de broderie LOT 1.—Bordures en belle mousseline el batiste: de 2 à 4 pouces de large.Entre-deux en mousseline et en batiste: de 2/a a 3 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ajourés.Valant de 1.25 à 1.80.—VINGT-CINQ CENTS.Volants en mousseline de 45 pouces.Dessins de fleurs à jour et non ajourés.Allovers en cachemire de belle qualité, brodé à la soie; 40 pouces de large.Quelques-uns sont défraîchis.Valant de 3.25 à 4.25.—SOIXANTE-QUINZE CENTS.Boutons et barettes Nous avons à ce rayon un grand assortiment de boutons à garnir en verre, dessins oval et rond, couleurs assorties, le 4 prix ordinaire était de .75.Nous liquidons, à, la douzaine ¦ “ V Nous avons aussi un bel assortiment de barrettes garnies de pierres du Rhin de première qualité, incrustées d’or à 22 carats, formes rondes et carrées, la plupart dans les petites tailles.Ce sont de belles barrettes vendues de .75 à 1.25 et nous les sacri- fierons jeudi, au prix de.La pièce.—Au rez-de-chaussée.Sous-vêtements de dames Nous offrons un lot de cinquante douzaines d’articles en bonneterie d’été pour dames.Gilets et Pantalons.Vendus jusqu’à présent de .25 à .35.Même ligne pour jeudi, nous vendrons ^ Combinaisons à côtes en coton pour jeunes filles.Nous en avons 15 douzaines pour fillettes de 8 à 12 ans dans les tailles de 28, 30 et 32.Que nous vendions .45 et .55.Que nous vendrons .39 —Au rez-de-chaussée.jeudi Chapeaux de dames 100 chapeaux garnis à moitié prix.Nous recommandons à nos clientes de venir de bonne heure car la vente est rapide et nous regrettons toujours qu’elles soient désappointées.Les prix varient de 2.98 à 20.Nous les avons réduits de moitié dans tous les cas.Fleurs à .10 Nous en avons un grand assortiment y compris la Rose Beauté Américaine, toutes ces fleurs sont étiquetées, .49, .75, .98 .10 jusqu’à 1.50.Jeudi, vous les aurez pour Panamas La bonne qualité de Panama, au-dessus de la moyenne dont les prix sont marqués 4.49, 5.98 et 6.98, il nous faut liquider ces marchandises et nous en avons fixé le prix, à chacun 2.98 —Au premier.Tissus lavables à .19 Toile pongée à costumes, 27 pouces de large—un tissu frais pour l’été.Teint garanti absolument indélébile.Prix 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VOL.VI.— ISO 163 LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 14 JUILLET 1915 ANGLETERRE CONTRE LES CHOMEURS LE GOUVERNEMENT EST DECIDE D’APPLIQUER LA LOI DANS SA RIGUEUR CONTRE LES MINEURS GALLOIS QUI ENTRAVENT LA PRODUCTION DES MUNITIONS.CANADA A LA LUTTE EN CHANTANT SIR MAX AITKEN RACONTE LES EXPLOITS DES CANADIENS A LA LIGNE DE FEU.— LES SOLDATS DE L’ONTARIO FONT UNE CHARGE SPLENDIDE.Ottawa, 14.—Sir Max Aitken, la t „ nrêsiriont -i„ I représentant du gouvernement cana-Londres, 13- — Le president du di£ , n-np di.feu a fait nar- Board of Trade, Walter Runciman, I a soulevé de nouveau Tenthousias-î me de la Chambre des Communes J en déclarant que, les propriétaires • de mines des Galles du Sud et leurs I employés n’ayant pu résoudre leurs ; différends d’une manière satisfai-i1 santé, le gouvernement avait décidé d’appliquer à l’industrie minière, les prévisions de l’Acte des Munitions de Guerre.Dorénavant, ce sera un délit que de participer à une grève, à moins que les difficultés n’aient été soumises au Board of I Trade.Une situation des plus sérieuses a été créée par le refus des mineurs 4 d’accepter un compromis, car, même devant la décision du gouvernement, ils prennent une attitude menaçante et provocatrice.La crise commença d’abord, il y a trois mois, quand les mineurs annoncèrent qu’ils briseraient l’entente existante le 1er juillet.Les propriétaires s’objectèrent à étudier de nouvelles propositions.Après une série de conférences, les officiers de l’union consentirent à recommander un compromis, qui fut arrêté par l’entremise du Board of Trade.Les mineurs cependant, ont voté, hier, contre ce compromis et ce refus a motivé l’action du gouvernement.Les mineurs se plaignent que les propriétaires réalisent de plus gros | profits, M.Runciman a propose une mesure régularisant les prix.La chambre a aussi voté hier des remerciements au général Botha, au général Smuts et aux troupes de l’Afrique du Sud.M.Asquith a loué ce qu’il a appelé une remarquable campagne remarquablement et victorieusement menée à bonne fin, et a demandé qu’on donne des témoignages de gratitude et d’admiration au général, l’un des fils les plus honorés et les plus chéris de l’Empire.440.000 HOMMES AU FRONT.—LA CONSCRIPTION.Londres, 14.— “Les six divisions de l’armée anglaise, qui sont parties dès le commencement de la guerre, ont été suivies par d’autres et d’autres encore, et, à moins que je ne n’abuse, vingt-deux ou vingt-trois divisions (formant environ 420.000 à 440,000 hommes) sont, en | ce moment, sur le théâtre euro-| péen.” Lord Lansdowne a fait cette dé-| claration, en présentant la seconde lecture du bill d’inscription à la | Chambre des Lords, hier soir.Il a ¦' ajouté que, pendant tout le temps, le ministre de la Guerre, lord Kit-| chener, a recruté ses armées et Tes I hommes se sont enrôlés en niasse, à la grande surprise d’une foule de gens.Toutefois, l’équipement n’a pas donné autant de satisfaction, n ais, on a fait des efforts prodi-| gieux pour remédier aux méprises, et il s’est dit heureux de voir que ces efforts ont été couronnés de beaucoup de succès Le bill, a dit lord Lansdowne.ne comporte pas le service obligatoire, mais, si le service obligatoire de vient une nécessité, un registre national contribuerait beaucoup à ; l’introduire.Lord Lansdowne a exprimé l’opi nion que le pays ne devrait plus to-lérer le système volontaire, avec j ses anomalies actuelles et ses injustices.Un tiers des hommes, qui servent maintenant, se composent de vétérans.RUSSIE LA VICTOIRE S’ANNONCE SI LES AUTRICHIENS N’ARRETENT PAS L’AVANCE RUSSE DTCI QUELQUES JOURS TOUT LEUR FRONT DEVRA SE REPLIER — SERIE DE SUCCES SUR LA VISTULE.dien sur la ligne du feu, a fait par venir au ministère de la Milice, à Ottawa, un long rapport sur ’’héroïsme déployé pai les troupes canadiennes contre l’ennemi.Après la bataille de Langemarck, la division canadienne, fatiguée, mais non détruite, fut envoyée en arrière pour se remettre et se reposer jusqu’au 14 mai, alors que son état-major se rapprocha des lignes anglaises, pour prendre part à dellement des armées est devenu im Genève, viâ Paris, 14.— Une dépêche à la “Tribune”, venant d’Innsbruck, dit: “On attend l’archiduc Joseph-Ferdinand, aujourd’hui, à Cracovie, pour présider un conseil de guerre.“Si, d’ici à quelques jours, les Autrichiens ne peuvent arrêter la marche victorieuse des Russes, tout le long de la ligne ils devront se replier.Depuis la perte des positions, au sud de Lublin, le ravitail- nouvelles opérations avec les renforts qui étaient arrivés du Canada en Angleterre.Le 18 mai, la Sème brigade occupait les tranchées de support.Deux compagnies du 14ème régiment et deux compagnies du 16ème reçurent posible.De considérables renforts ont été dépêchés dans la province de Lublin, mais les Russes, bien gue faisant face à des troupes numériquement supérieures, continuent d’avancer.“Les Autrichiens rebroussent che- l’ordre d’avancer inunédiatement sur| uiin en Gahcie depuis le 10 juillet, et ils sont maintenant à Wrzawy.Les Russes ont battu les Autrichiens à Zamosse, et entouré, puis capturé, deux bataillons hongrois.“On rapporte de Lumberg qu’un important conseil de guerre y a été tenu le 10 juillet, et que beaucoup d’officiers supérieurs ont été dégradés.Les Russes dans la série de succès qu’ils ont remportés contre l’armée de l’archiduc Ferdinand-Joseph à l’est de la Vistule ne se sont pas laissés entraîner trop loin au sud.Ayant poursuivi les Autrichiens en retraite presque à la rivière Wyzinca, ils réoccupent maintenant leurs anciennes positions au nord d’Urzendowka.Ce serait folie de permettre aux Autrichiens qui battent en retraite d’attirer force troupes moscovites plus au sud, tant que le général Mackensen gardera intactes ses positions choisies, à l’est.Les contre-attaques des Russes contre les Autrichiens dans la région de Krasnik ont été couronnées de succès.Les Moscovites se sont établis dans de nouvelles positions au nord de cette ville et attendent apparemment que les Austro-Allemands bougent.Cela ne saurait tarder, car le général Mackensen a eu le temps de recevoir des renforts et de se ravitailler.MORT DU Dr ALFONSO COSTA Madrid, 14.— Le docteur Alfonso Costa, coryphée des démocrates portugais, est mort, hier, à Lisbonne.Il a été longtemps considéré comme le politicien le plus solide de son pays.Tour à tour premier ministre, ministre des finances et de la justice, il fut Fauteur de la loi qui devait amener la séparation de l’Eglise et de l’Etat.Considéré comme un partisan inflexible de la révolution armée, il passa en exil, plusieurs années de sa vie.En janvier 1908, il était empoisonné pour avoir été le fauteur des émeutes qui avortèrent misérablement.la Quinque, contre un verger qui avait été mis en état de défense par l’ennemi.En conséquence, elles se fortifièrent sur place et entrèrent en communication avec le bataillon des Wiltsshires, à leur droite, et avec les Coldstream Guards, à leur gauche.A ce moment les Canadiens avaient déjà gagné 500 r-ètres.Le matin du 20, après une reconnaissance par le major Leckie, qui montra que le verger était occupé en force par les Allemands, l’attaque fut dirigée par deux co-mpagnies des Ecossais-Canadiens (lOème régiment).En même temps, le 15ème bataillon (montagnards écossais) faisait l’assaut d’une autre position, à la droite de la première.Ayant lieu en plein jour, cette avance fut aussitôt soumise à un torrent de projectiles, provenant de mitrailleuses, de shrapnels et de fusils.Elle se poursuivit avec un parfait sang-froid, au milieu des projectiles, jusqulau bord du verger, où un obstacle imprévu, un large fossé, arrêta quelques instants les assaillants.Sans hésitation, les Canadiens reprirent leur mouvement en avant.La plus grande partie des Allemands avaient déjà laissé les premières tranchées pour se réfugier dans les tranchées en arrière, d’où ils tiraient sur nos gens.Mais uans les premières tranchées se trouvaient encore des détachements pourvus de mitrailleuses et vers le centre du verger, il y avait une re doute avec plusieurs mitrailleuses qui iirent beaucoup de mal à nos gens.Après une lutte corps à corps, ceux-ci franchirent tout le verger et se trouvèrent face à face avec l’ennemi à l’extrémité de cette position ; mais bien que celui-ci fut 2 fois supérieur en nombre, il n'opposa qu’une courte résistance avant de prendre la fuite.Trois pelotons de Canadiens se trouvèrent ainsi avoir traversé tout le verger, tandis qu’un quatrèième, pilus au nord, rencontra un fossé si large et profond, qu’il fut impossible de le franenir, et que ces hommes durent faire un grand détour pour rejoindre leurs camarades.On se fortifia alors dans les positions conquises.Puis, S'ir Max Aitken passe à une autre action, dans laquelle les soldats canadiens ont joué un rôle proéminent., , “Vers le milieu de juin, une division anglaise fut choisie pour diriger Pne attaque de front contre une place fortifiée dans la ligne de tranchées de l’ennemi.“Le premier régiment canadien d’Ontario, commandé par le lieutenant-colonel Hill, de la première brigade, fut chargée de s’emparer de deux lignes de tranchées entre Stony Mountain et une autre place fortifiée, connue sous le nom de Dorchester.“Après quelques jours de prépa-tifs, le premier bataillon canadien, du régiment d’Ontario, se mit en marche à trois heures de l’après-midi., , "De 3 à 6 heures p.m., le regiment d’Ontario attendit le signal de l’attaque en chantant des airs populaires.L’ennemi bombardait nos positions avec entrain, bien que notre artillerie eut l'avantage sur lui.“Juste avant 6 heures, une mine, qui avait été préalablement préparée par les sapeurs, fit explosion.Elle causa de sérieux ravages et les troupes canadiennes diirent se replier sur la ligne canadienne connue sous l’appellation de “Duck’s Bill” pour se préserver contre les pertes de vies.“Cependant 11 fallut exécuter une charge si terrible que ses effets sur la ligne de tranchées canadiennes fut sérieux.“lia compagnie commandée par le major J.L.Smith s’élança et sa chaV-ge fut irrésistible.Presqu’aussitôt après, la compagnie était en possesj sion du front allemand et de la position appelée “Dorchester"., Mais ceux qui s'avancèrent sur Stony Mountain furent lues ou blessés.Puis, sir Max Aitken termine en soulignant le fait que le manque de bombes fut fort préjudiciable aux troupes canadiennes qui durent se replier et céder tout le terrain d’abord conquis par elles.” HORS DE COMBAT Ottawa, 14 — Le nombre des hors de combat qui figurent sur la liste publiée hier soir par le ministère de la milice, est de soixante-cinq.Huit hommes ont été tués au feu et deux ont succombé à leurs blessures.Quant aux prisonniers, ils sont treize connus.Les blessés se chiffrent à trente et les autres souffrent de choc, nerveux, de gaz empoisonnés, etc.Parmi tous ceux-ci.le plus important à citer, est le lieutenant Leonard A.Johnston (anciennement du 28ème), avenue Claremont, Westmount, Montréal, attaché au 14ème bataillon, qui a été blessé le 8 juillet dernier.Un Canadien-français, Philippe L’Abbé, d’Am qui, Qué., volontaire du Sème bataillon, est aussi mentionné sur les listes comme tué à l’action, le 25 avril.Les ANCIENS CANADIENS sont très populaires, et les ME MOIRES de M.de Gaspé aussi.Mais connaissez-vous le roman canadien de M.Chauveau, CHARLES GUERIN?Il vaut la peine que vous le lisiez.Le NATIONALISTE le publie en feuilleton.M.BORDEN I A JLONDRES LE CANADA, DIT-IL, EST PRET | A FAIRE SA PART POUR MET-| TRE FIN VICTORIEUSEMENT ! A LA GUERRE QU’IL A FAIT j SIENNE DES LES DEBUTS.Londres, 14.— “Un discours admirable et des plus émouvants”, voilà comment M.Balfour, sous laj présidence de qui, la “Empire Parliamentary Association” a offert un dîner à M.Borden, hier, a qualifié j le discours prononcé en cette cir-| constance par le premier ministre | du Canada.Ce dernier venait di- j rçctement du palais de Bucking ! ham, où le roi lui a accordé une longue audience.La tâche de présenter le “toast” j du "Canada et la guerre”, a incom-1 bé à M.Bonar Law.“Dans cette | grande lutte qui met à l’épreuve ! toutes nos forces, a-t-il dit, l’aide | que nous avons reçue et continue- j rons à recevoir des colonies, s’est 1 révélée inappréciable et sera peut-1 être décisive.Il n’est pas exagéré : d’affirmer qeu rien n’a fait plus | d’impression sur l’imagination et le coeur des habitants du Royaume-1 Uni que les hauts-faits des Canadiens.Il est vrai que le Canada est une nation, et par ces faits d’arme il a démontré qu’il a atteint l’âge viril des nations.En Angleterre, nous sommes tous fiers des exploits du Canada, et permettez-moi de le dire, je m’énorgueillis d’être né au Canada.” M.Law a formulé Tespoir que l’un des résultats de celte levée d’hommes serait l’union de l’Empire par des liens indissolubles.M.Borden, en portant la parole, a fait allusion à ce qu’on a dit de la part prise par le Canada à la guerre, et a dit qu’il n’a jamais douté de ce que serait cette part.“J’ai pris la responsabilité, quatre jours avant la déclaration de ! guerre,d’envoyer un message au gouvernement impérial, l’assurant que dans le cas où les hostilités s’ouvriraient malheureusement, le Canada regarderait la guerre comme la sienne et ferait sa quote-part pour maintenir l’intégrité de l’Empire, a-t-il dit.Le Canada n’est pas un pays militariste.Nous sommes un peuple qui aime et maintient la paix el qui al devant lui la grande tâche de progrès à accomplir dans les bornes de ses propres frontières.Bien que nous n’étions pas préparés à un conflit comme celui-ci, le minisire de la milice est parvenu à réunir sur les plaines de Val-Cartier Üô.OOO hommes en ti semaines de temps.Nous avons expédié outremer jusqu’à présent environ 70,-000 soldats, compris les trounes en garnison dans les Indes Occidentales.Nous avons aujourd’hui au Canada environ 70,000 hommes qui s’entraînent.La réponse que nous avons reçue de chaque province a été si ardente que la difficulté pour nous ça été de nous procurer les armes et les fournitures.Pour ce qui est des hommes, nous en avions en abondance, mais en tant qu’il s’agissait des préparatifs, nous éprouvions une grande partie de vos embarras, nous n’étions pas préparés à une guerre de cette envergure, avec un pays qui s’arme depuis un demi-siècle.Naturellement, dans les premiers mois, nous n’avons pu accomplir le nécessaire, mais je me rassure en considérant le fait que pour la guerre, comme pour toute autre entreprise, les ressources de l’Empire ne sont pas seulement abondantes, mais presque illimitées.Envisageant les obstacles auxquels nous avons été en butte, j’ose dire que nous avons plutôt sujet de nous féliciter de l’état de nos affaires.Je ne crains pas du tout pour l’avenir, bien que la lutte puisse être longue et réclamer des sacrifices imprévus d’abord.Je crois que je puis vous apporter de la part du Canada, ce message: pour tout ce qui est nécessaire pour mettre honorablement et victorieusement fin à la guerre, le Canada est prêt à faire sa part.Je suis sûr qu’il en va de même de toutes les colonies.” L’orateur a exprimé de nouveau son espoir dans le règlement final des problèmes qui se poseraient après la guerre, et a rendu hommage à la victoire de Botha, et à la besogne accomplie par les Néo-Zélandais et les Australiens aux Dardanelles.Parmi les convives se trouvaient lord Curzon.lord Selbourne, lord Emmot, sir G.Per.ley, L.Harcourt, le général Hughes, le général Car-son, le Dr Pync.premier ministre intérimaire de l’Ontario.DUPUIS FRERES, Limitée.DUPUIS FRERES.Mmitée.SPECIAL POUR JEUDI Invitation spéciale aux Prêtres - Adorateurs du Congrès National La Maison Dupuis Frères Limitée a l’honneur d’inviter Messieurs les Prêtres à venir visiter son établissement et de constater qu’elle est en état de leur offrir un choix complet de toutes les marchandises et fournitures dont Us peuvent avoir besoin.Rien que nos prix ne soient pas i>lus élevés qu'ailleurs — de fait, ils sont presque toujours plus bas — nous donnons en outre un escompte général de 109c à tous les membres du clergé.Durant le présent Congrès National, notre Bureau d'information sera à la disposition de Messieurs les Abbés pour tous renseignements en ce qui concerne les lignes de chemin de fer, maisons de pension recommandables, etc., etc.€8%m>tai&tjfo»eres B «agggEgiwi ¦ »¦"¦¦¦ ¦¦ ¦¦¦' 1 ^ UC rviACiASIINI DU TC1URUE Une autre vente remarquable de vêtements d’été pour dames 1UPES EN REPS BLANC.Régulier $1.75 OQ «% pour.%JOC BLOUSES EN VOILE BRODE 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l’autre à témoin de l’inutilité d’une telle question, et le plus âgé répondit avec patience: —Nous avons pratiqué deux injections de sérum sans résultat.Nous avons tout essayé.Nous ne pouvons plus rien, mon ami.—Plus rien.Pensez-vous que l’enfant vive longtemps encore?—^Longtemps?répéta le plus jeune avec surprise, presque avec, ironie.—Je veux dire quelques heures?—Quelques heures, oui.—On ne sait jamais, ajouta le premier, que l’expérience avait rendu plus circonspect.Dans tous les cas, mon ami, i! ne souffrira pas.—Merci, Messieurs, d’être venus de si loin, murmura le Dr Brunoy, tandis que scs deux collègues s’ins-taMaient sous de chaudes couvertures dans le traîneau qui les attendait.Déjà l’un d’eux tirait sa montre pour calculer l’heure d’arrivée à la ville .N’était-ce pas la veille de Noël, qui est la fête familiale et qui réclame au foyer la présence de tous?Les mules, sentant les guides, se redressèrent, se mirent en marche, prirent le grand trot, et de son seuil le Dr Brunoy, immobile, glacé, perçut quelques instants le bruit régulier des grelots: sur le chemin de neige le traîneau fuyait, emportant son espoir.11 rentra dans son cabinet avant de rejoindre sa femme qui veillait le petit mourant.Là, il feuilleta hâtivement des livres, les repoussa, tenta de se recueillir pour arracher à sa scicnee une idée, un secret.Le jour tombait.Par les fenêtres d’angle, il voyait d’un côté le vieux bourg de Beaufort avec ses maisons à tourelles, ses ruelles étroites, le pont jeté sur le Doron, — et, de l’autre, le paysage sévère, une pente de sapins recouverts de givre.Qu’était-il venu faire dans ce canton perdu de la Savoie, étroite vallée qu’écrasaient les montagnes trop proches?En quelques instants,! comme il arrive dans les circons-i tances tragiques où la vie afflue au cerveau, il résuma ses dernières années.La nécessité avait gouver-j né sa vie: ne gouverne-t-elle pas la plupart des vies humaines?Il regagna la chambre du mala-l de.Etiennette, sa femme, tenait la main de son fils Jean, se penchait sut* lui, le regardait, lui parlait de temps à autre .Sur le lit, la trompette, le cheval de bois gisaient, dédaignés.On avait devancé le petit Noël, mais l’enfant n’y avait pas pris garde.Au pas de son mari, la femme se retourna.Elle avait deviné; néanmoins, elle demanda: —Qu’ont-ils dit?C’est fini, n’est-ce pas?H répéta les mots du vieux docteur : —On ne sait jamais.—Que faut-il faire?—Rien; attendre.La nuit était venue.Par ces temps couverts, elle tombe si vite! Etiennette avec un grand effort, se leva.—Où vas-tu?interrogea son mari, —Allumer une lampe.—A quoi bon?Nouveau feuilleton LE DEVOIR Commencera le SAMEDI, 17 juillet La publication d’un nouveau feuilleton qui continuera dignement la série de ceux qu ’il a déjà donnés D’ici là, il publiera une couple de nouvelles d’un vif intérêt —Pour le voir encore vivant.Et sous la lampe, don! ils baissèrent l’abat-jour, ils reprirent leur place.II A 6 heures, Mariette, la servante, ouvrit la porte avec précaution el dit à son maître: —C’est un homme de Roseiande qui voudrait parler à Monsieur.ij Roseiande est un village à dix ki-\ lométres de Beaufort, de l'autre cû-j] lé d'une forêt de sapins que traver-0' sent le Doron et la route.| —Je ne veux voir personne, Ma- riette.Benvoyez-le.Elle revint après quelques ins-I tants: | —Il refuse de partir.Il faut qu’il parle à Monsieur.Le Dr Brunoy se décida à renvoyer lui-même l’importun.C'était un paysan qui, tenace, se chauffait à la cuisine.La neige qui conviait sa blouse aux épaules fondai! el faisait des rigoles.Il tourna vers son hôte une figure maigre, avec une grande barge grise el des yeux de hèle effrayée.—C’est vous, Rlvnz.Que voulez-vous?—C’esl mon petiot qui étouffe.—Ah! fit le docteur, j’irai demain matin.L’homme remua la tète.: -Sans vous, il ne passera pas la nuit.J —Mon petiot, à moi, est en train de mourir.Je ne puis pas y aller ce soir.Les deux hommes se turent, chacun s'isolant dans son malheur.—C’est juste, reprit enfin Rivaz.Vous guérirez le vôtre, pas le mien.—'Oh! le mien est perdu.De nouveau le silence les enveloppa, et de nouveau te paysan le rompit : — (Le mien n’est pas perdu encore.Je l'ai eu vieux; je n’en aurai plus.—-Demain matin, de obn matin, j’irai, je vous le promets.—Trop tard.—Laissez-moi fermer les yeux de mon gosse.A minuit, peiit-être.Si vous ne pouvez rien ici ?osa insinuer le paysan.A ces mois le docteur s’irrita: —Si je ne peux rien?Qu'en savez-vous?Il vit toujours.Lui vivant, je ne m'en irai pas, entendez-vous?L’homme pétrit son feutre à pleines mains, hésita, puis marcha vers la porte.—Ça fera deux morts, murmura-t-il dans sa barbe, mais sans révolte, comme on accepte l’inévitable.—Attendez, ordonna M.Brunoy.Tousse-t-il toujours ?Des quintes rauques, n’est-ce pas?—(Beaucoup d’abord, et puis moins.C’est bon signe?—'Non.Je ne puis pas quitter mon enfant, comprenez-vous?.Comment respire-t-il?—Ça siffle et puis tout à coup ça la prend à 'la gorge: i! étouffe.lA suivre» 12 t % LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 14 JUILLET 1915 VUL.VI.iVO ItKJ LA VIE SPORTIVE LES FAVORIS ONT GAGNE LA MAJORITE DES EPREUVES f" - QUATRE COURSES ONT ETE GAG NEES PAR CEUX-CI, TANDIS QUE i LES AUTRES EPREUVES ONT ETE REMPORTEES PAR UN SE-f ; COND CHOIX ET DEUX “NEG LIGES ’.— DEUX AUTRES JOC-P KEYS SUSPENDUS.%.' - ; La réunion au King Edward Park continue d’attirer une foule nom-j breuse et donne lieu à des épreuves très contestées.Les favoris se sont classés avec bonneur hier, car ils remporièrent quatre des sept épreuves inscrites au programme.Les (rois autres courses furent gagnées par un second choix et deux chevaux négligés.Gordon Russell qui, jusqu’à hier, était considéré comme le meilleur cheval à la piste de l’Ile Grosbois, a été défait par Glint, et cela d’une manière assez concluante.La rencontre entre ces deux chevaux a été le clou de la journée.Deux jockeys se sont attiré les disgrâces des juges.Doyle èt Dawson furent suspendus pour avoir nui aux départs.Senator James gagna la première course à une cote de favori.Pic- kens le ménagea jusque dans la ligne droite où il lui fit prendre les devants sur Indifferent.Rosemary régla facilement son champ dans la deuxième course.Curious prit le deuxième argent devant Old Gross.Le “négligé” Andrew O’Day triompha dans la troisième épreuve.Sa victoire fut un déclassement pour le reste de son champ.Le favori Moonlight ne fut même pas dans l’argent.Dans la quatrième épreuve, ce fut Alcourt qui triompha devant Bogart et Veneta Strome.La victoire du fils d’Albula-Court Maid fut visible dès le départ.Le grand “négligé” Rescue mena de bout en bout dans la cinquième course.Glint et O’Tis True s'adjugèrent respectivement les deux dernières épreuves.Voici les résultats des épreuves: lôème course, 5 furlongs.Bourse $300.Chevaux de 3 ans et plus, ù réclamer.Bon départ.Victoire contestée.Départ à 2.51.Au poteau 5 minutes.Vainqueur issu de Art.WeIles-Laetitia.Entraîneur T.Proctor.Valeur au gagnant S225.Temps, .59 2-5.CHEVAUX.Senator James Indifferent Orimar Lad Lord Leighton Claribel Dromi s Miss Fissy Bmlgar Noble Grand Louis des Cognets Marshall Hilghman JOCKEYS.Pickens Wolstenholm Why mark Foclen Doyle Knight Ballinger Himphy McDowell Man d ers Dawson Senator James se contenta de suivre Indifferent jusque dans la ligné droite où il se détacha victorieuyment.Itième course, 5 furlongs.Bourse UfOO.Chevaux de 3 ans et plus, à réclamer.Bon départ.Victoire facile.Départ à 3.21.Au poteau 5 minutes.Vainqueur issu de Marta Santa-Country Fraud.Entraîneur C.N.Freeman.Valeur au gagnant .$225.Temps, .58 2-5.CHEVAUX.Rosemary Curious Odd Cross Sheets Jessup Burn Velie Forty Monty Fox Joe Knight Rosemary mena de bout en bout et s’adjugea facilement la vie toire.17ème course, 1 1 à réclamer.Bon départ Pcs JOCKEYS.O.P.S.2ème partie : 104 Pickens 2 4-5 2-5 Cleveland .001400001—6 11 3 115 Mathews 3 2 1 Boston 000030200—5 6 2 111 Knight 4 2 I Mitchell, Jones, Morton et O’Neill; 113 Bauer 3 f 1-2 Mays, Leonard et Carrigan.111 Coldwell 10 4 2 1ère partie : 109 Doyle 10 4 2 New-York .000000020—2 4 1 114 Prendergast 3 2 i Détroit 0210000ÜX—3 4 2 106 Howard 10 4 2 Warhop, Donovan et Nunamaker; 1-16 mille.Bourse $300.Chevaux de 4 ans et plus ,- - .-.part.Victoire facile.Départ à 3.45.Au poteau 1 minutes.Vainqueur issu de Andrew Mark-Light of Day.Entraîneur B Goodman.Valeur au g; CHEVAUX.Andrew O’Day Gallant Boy Ajax Luke Van Zandt Moonlight Hoisington Master Joe Lady Innocence Masalo Andrew O’Day surée dès le départ.18ème course.1 mt $225.Pcs , Temps, 1.51 1-5.JÎICKEYS.O.P.S.106 Foden 8 2 3-2 106 Dominick 3 T 1-2 105 Pickens 8 4 2 100 Man riers 6 3 3-2 99 Dodd 3-2 4-5 2-5 102 Moore 10 6 3 103 McDowell 20 8 4 95 Why mark 3 1 1-2 105 Givrgan 15 8 4 démarra en tète du peloton et eut la victoire as- Pcs JOCKEYS.O.P.105 Wolsteholm 1 1-2 102 Ballinger 3 2 105 Howard 4 4-5 107 Doyle 10 4 102 Dodd 20 8 105 Moore 10 6 111 Knight 6 2 107 Manders 6 3 , ,-—, » 1-16 mille.Bourse $300.Chevaux de 4 ans et plus, a reclamer.Bon départ.Victoire facile.Départ à 4.10.Au poteau.2 minutes.Vainqueur issu de Albula-Court Maid.Entraîneur E.L.Fitzgerald.Valeur au gagnant $25.Temps, 1.51 1-5.« CHEVAUX.Pcs JOCKEYS.O.P.S.Alcourt Bogart Veneta Strome Ravenel Yanker Mimesis Ortyx Eddie Mot! Alcourt entra facilement prem ier après avoir tenu les devants pendant tout le parcours.19ème course, 6 furlongs.Bourse $300.Maidens de 3 ans et plus.Bon départ.Victoire facile.Départ à 4.38.Au poteau 2 minutes.Entraîneur P.Delan ” ’ CHEVAUX.Rescue Bulger Endurance Unci© Eritz Juna John Walters Phil T, Ugerta ^ 4.106 Sam T.vV ;.104 III Savin 104 OÜ ILS JOUENT AUJOURD’HUI ISTHRNA TIOSALE.Montréal à Jersey City.Toronto à Providence.Buffalo à Richmond.Rochester à Harrisburg.NATIONALE.Pittsburg à Boston.Cincinnati à Brooklyn.Chicago à New-York.S.-Louis à Philadelphie.AMERICAINE.Washington à S.-Louis.Philadelphie à Chicago.New-York à Détroit.Boston à Cleveland.FEDERALE.Chicago à S.-Louis.Kansas City à Pittsburg.Newark à Buffalo.Brooklyn à Baltimore.S.-Louis .000000000—0 6 1 Philadelphie.10040080x—8 14 0 Gririer, Nichaus.Snyder et Ro ehe ; Alexander.Killifer et Adams.Chicago .000100110—3 9 2 New-York .000000022—4 7 ' Humphries el Archer; Marquard, Hitter, Dooin, Meyers et Wendell.Cincinnati .1113000010—5 9 0 Brooklyn .000000100—1 6 3 Schneider et Wingo; Pfeffer et Miller.POSITION DES CLUBS.G.P.Pc.Philadelphie .39 33 512 Chicago ., .40 34 531 S.-Louis .39 36 520 Brooklyn .36 511 Pittsburg .New-York .37 507 .33 36 178 Cincinnati .37 464 Boston .33 43 434 LIGUE AMERICAINE.Philadelphie.000000000—0 5 2 Chicago .25000000x—7 S) 0 Crowell, Knowison, Tapp, Mc-Avoy et Heffner ; Scott et.Schalk.1ère partie': Cleveland .003000000—3 8 3 Boston.020020030—7 7 1 Walker et O’Neill ; Huth et Thomas.Covelskie et Baker.2ème partie : New-York .120102400—10 16 2 Détroit .230001002— 8 8 3 Cole, Shawkey et Sweeney, Oldham, Dauss, Steen, Boehler, Baker et Stanage.1ère partie : Washington .000110010—3 10 0 S.-Louis .100000100—2 7 1 Boehlin et Henry ; James, Perryman, Leverenz et Scveroid.26me partie : Washington .000000000—0 4 2 S.-Louis .0010002ÛX-—3 4 0 Johnson et W illianis ; Weilman et Agnew.POSITION DES CI ,UBS.G.P.Pc.Chicago .50 28 641 Boston .46 27 630 Détroit .4/ 31 603 New-York .40 38 513 Washington .35 39 473 S.-Louis .29 45 392 Philadelphie .28 47 373 Cleveland .27 47 365 ' LIGUE FEDERALE.Kansas City .100000000 1 5 0 Pittsburg ., .000000000—0 5 1 Brooklyn .0000(11050—6 9 1 Baltimore .000100022—5 13 2 Chicago.0000000000000—2 3 2 S.-Louis .000000000110000—0 9 1 POSITION DES CLUBS Valeur au gagnant $225.Temps, 1.17 2-5.G.P.Pc.Pcs JOCKEYS.O.P.s.S.-Louis .44 31 587 106 Foden 10 4 2 Kansas City .45 32 584 107 Himphv 15 6 3 Chicago .44 32 579 102 Ballinger 15 6 3 Pittsburg , .40 35 5 / 3 99 Wolsteholm 3 1 1-2 Newark .40 36 526 105 Young 3 1 1-2 Brooklyn .485 104 Pickens 8 2 1 Buffalo .32 4/ 405 109 Doyle 3 î 1-2 Baltimore .28 48 368 Moore 20 4 2 McDowell 6 2 t et ne fut jamais en danger d’être Pcs JOCKEYS.O.P.S.110 Dominick 2 1-2 115 Boland 3-5 2-5 102 Wolstenholm 8 4 2 105 Foden 15 6 3 10.5 Dodd 3 $-5 4-5 106 L.Master 20 8 4 105 McCarthy 20 8 4 glée dès le départ et gagna sans se dé- Rescue mena de bout en bout rejoint.20ème course, 6 furlongs.Bourse $300.Chevaux de 4 ans et plus, a réclamer.Bon départ.Victoire facile.Départ à 5.07.Au poteau 2 minutes.Vainqueur issu de Marta Santa-Tin Cap.Entraîneur J.J.Shannon.Valeur au gagnt $225.Temps, 1.15.CHEVAUX.Glint Gordon Russell Dustpan Yankee Lady Miss Brash Water Lad Yankee Lotus Glint eut la course penser.2lème course, 6 furlongs.Bourse $300.Chevau xde 4 ans plus, à reclamer.Bon depart.Victoire facile.Départ à 5.37.Au poteau 2 minutes.Vainqueur sisu de Otis-Jennic II.Entraîneur C.H.Howc.Valeur au gagnant $225.CHEVAUX.O’Tis True ” Barrette Miss Primity Belfast Marsand .Cloak ^ Mazurka Æi’ Hazel C.' Mr.Mack Moss Rose O’Tis True gagna suivi Barrette.Pcs JOCKEYS.O.P.106 Manders 2 1 ion Why mark 4 2 99 Ballinger K) 4 104 Himphy 6 1 09 Dodd 15 6 105 Pickens 2 4-5 106 Doyle 15 6 97 Wolsteholm 4 2 107 Gangan 8 4 100 Lahelle 10 6 après avoir LES PARTIES DANS LES GRAN-_______ J)ES LIGUES ^ Voici les résultats des parties Jouées hier après-midi dans les series des ligues de balle au camp iNaJionule, Américaine et Fédérale: I ' ?LIGUE NATIONALE.1ère partie : Pittsburg .000000030—3 5 1 Boston .000000010—1 2 4 Kantlehncr et Gibson ; Hagan, Hughes et Gowdy.2ème partie : Pittsburg .000000105—6 8 5 Boston.10010113x—7 10 3 Hannon et Schang ; Davis, Hughes et Gowd}.VICTOIRE DU ROSEMONT SUR NATIONAL Jr.Le club de crosse Rosemont, devant une foule de 800 personnes, a défait, dimanche dernier, une des plus fortes équipes de crosse amateur de la province, déclassant le National Jr.par le résultat de 8 à 2.La partie fut très excitante et sans brutalité.Composition des équipes : Rosemont — C.Robert, buts ; G.Leroux, point ; A.Dufresne, couvert : Miron, 1ère défense ; Dufresne, 2ème défense ; Hamel, 3ème défense ; Gaumont, centre ; Fontaine, 1ère attaque ; B.Bell, 2ème attaque ; Johnson, 3ème attaque ; A.Dufresne, extérieur ; Deschamps, intérieur ; Giroux et Geoffrion, substituts.National Jr.— APPUI DE SES PARTISANS TOUS LES AMATEURS DU JEU NATIONAL CANADIEN DEVRAIENT ETRE A MAISONNEUVE SAMEDI PROCHAIN AFIN D’ENCOURAGER LES “HABITANTS” A VAINCRE L’EQUIPE DE CORNWALL.— CETTE~RENCONTRE SERA CONTESTEE.— DES VETERANS SUR L’ALIGNEMENT.Le National est sur la voie du championnat de la National Lacrosse Union car il est maintenant en tète de la ligue avec six parties gagnées et deux perdues tandis que son plus dangereux adversaire n’a que quatre victoires et deux défaites à son crédit.Ses chances de décrocher les honneurs de la saison 1915 sont grandes mais il ne doit pas pécher par excès de confiance cornine cela lui est déjà arrivé par le passé; il doit se préparer avec soin à la joute de samedi prochain alors qu’il aura le Cornwall comme adversaire.Le capitaine Lalonde sait que les gars de la ville manufacturière sont de taille à jouer un mauvais tour aux “Habitants”, aussi il a averti ses joueurs qu’ils devront se rendre aux CECIL HART A ENGAGE UN LANCEUR AMERICAIN LES STARS ONT L’INTENTION DE BATTRE LES STRACHANS, DIMANCHE, ET ILS ONT ENGAGE LE LANCEUR “BOB” CLARKE, DU CLUB WORCESTER.Uu programme de toute beauté est à l’affiche pour dimanche prochain, dans la Ligue de la Cité.Le voici en quelques lignes : 1.30 p.m., Stars vs Strachan.3.30 p.m., Caughnawaga vs Mascottes.La course pour le championnat dans la ligue de la Cité devient des plus attrayantes par le fait que trois clubs se trouvent sur un pied d’égalité pour les premiers honneurs, à savoir : le National, les Mascottes et les Strachan s.Or, les Strachans se rencontreront dimanche prochain avtc les Stars que la deveine la plus affreuse a tenus sous son étreinte jusqu’ici.Ce qui a fait défaut au club de Cecil Hart jusqu’à ce jour c’est incontestablement le lanceur ; aussi pour remédier à ce handicap, le dévoué gérant des “Etoiles” a-t-il résolu de faire débuter, dimanche, contre les “Boulangers”, un lanceur de première force, nommé “Bob” Clarke, des Worcester, de J a Ligue de la Nouvelle-Angleterre.On dit que c’est une merveille, et maintenant que les Stars auront une batterie de première force avec Clarke et “Pit” Archambault, ils deviendront certainement la terreur des autres équipes de la ligue de la Cité.La seconde partie mettra en lice les Indiens et les Mascottes.Cette rencontre est vivement attendue.Depuis la fameuse performance de Malcolm, le lanceur nouveau des Caughnawaga.contre le National, il y a quinze iours, Joe Page a bien confiance qu’il tiendra à queloues coups réussis, dimanche, les redoutables frappeurs de Percy ReM.AU CHAMPETRE Les membres de la section nautique du Club Champêtre Canadien travaillent activement à l'organisation de leur euchre en plein air qui aura lieu le samedi, 17 juillet prochain.sur les immenses galeries du club à Montréal-Est.Les billets s’enlèvent rapidement et tout promet d’être un succès.U orchestre est engage et les jeunes se préparent pour la sauterie qui terminera cette petite fête.Les rafraîchissements seront sons la direction dp M.Amédêe Blondin qui, ce soir-là.inaugurera un système "Cafeteria” qui promet d’être toute une révélation.BALLE AU CAMP A S.-SCOLASTIQUE Sainte-Scholastique, 14.— La guigne s’est encore acharnée sur nos joueurs lors de leur partie avec le club de Pauzé et Gohier, de la Côte-des-Neiges.Quelques erreurs fatales commises à la neuvième reprise par nos joueurs ont permis aux visiteurs d’enregistrer trois points et de s’assurer une victoire délinitive.La partie cependant n’a ptas manqué d’intérêt et le® spectateurs étaient très enthousiastes.Les clubs ont été égaux en points pendant plusieurs épreuves et lors de la dernière, alors que le tableau était de 9 à 8 contre nous, nous avions trois h’ammes sur les buts avec un bon frappeur au bâton, mais malheureusement la chance ne l’a pas favorisé.Voici le résultat : R.H.E.Pauzé et Gohier 311000103— 9 9 10 S.-Scholastique 200004020— 8 8 12 Batteries : Desmarchais, PéJadeau, Boucher H., Boucher, R., Guitard et Ladouceur.Arbitre, Sauvé.Dimanche prochain, nous recevrons In visite du club Fleet Foot, de Saint-Jérôme, et nous sommes certains d’assister à une joute des plus intéressantes.En effet, lors de la dernière rencontre, nos joueurs ont réussi à égaler le résultat final.Nul doute que les joueurs de chaque équipe feront leur possible pour établir la supériorité de leur club respectif.pratiques de cette semaine afin d’être en condition parfaite samedi.De leur côté les gens de Cornwall ne négligent rien car ils font actuellement des efforts pour décider des vétérans à reprendre leurs crosses samedi afin de vaincre l’équipe cana-dienne-française.Quoiqu’il en soit, la rencontre de samedi^ prochain à Maisonneuve promet d’être intéressante car elle sera, selon toute probabilité, la plus contestée de la saison.Les joueurs du National ont promis de faire leur devoir mais il reste aux partisans de nos violet et blanc de faire le leur en se rendant en foule à Maisonneuve samedi afin d’encourager nos porte-couleurs à vaincre leurs adversaires, les Cornwall.G.P.Pc.40 23 .635 27 .565 35 33 .515 34 34 .500 32 32 .500 33 38 .465 29 38 .433 27 40 .403 G.P.P.c.• .27 19 .587 • .“1 20 .545 .30 25 .545 25 .490 • • .20 28 .417 .19 27 .413 Voulez-vous savoir ce que vous êtes?Jean Deshayes, le Rraphologuc, vous le dira, si vous lui écrivez aux termes que reproduit le coupon du NATIONALISTE, chaque semaine.DANS LES LIGUES INTERNATIONALE ET CANADIENNE Voici les résultats des parties jouées hier après-midi : LIGUE INTERNATIONALE Toronto.000001000— 1 6 0 Providence.10000012x— 4 9 1 Mc.Ti.gue et Kocher ; Comstock et Casey.Rochester.000000010— 1 7 1 Harrisburg.0000()201x— 3 5 4 ^ Erickson, Huenke et Williams ; Enzman et Ileckinger.Buffalo.1,(0020010— 4 13 0 Richmond.000000003— 3 5 1 Bcehe, Gaw et LaLonge ; Morris-sette et Schaufle.Jersey City-Montréal.Pluie.POSITION DES CLUBS.Providence.Buffalo.Montréal.Richmond.Harrisburg-.Toronto.Rochester.Jersey City.UNE RECRUE POUR MONTREAL ^ New-York, 14.—Trois joueurs des New-York ont été transférés à des clubs de la ligue Internationale.Le lanceur McHale ira aux Montréal le lanceur Ensign Cotterelll, aux Richmond, et le voltigeur Dalev, aux Toronto LIGUE CANADIENNE A Ottawa — Brantford.012030100— 7 11 4 Ottawa.03016000x—10 10 4 Cresswell, Walker et Dunn ; Ross et Lage.A Saint-Thomas — Guelph.1)00020300— 5 10 1 S.-Thomas.000100000— 1 9 2 Dnrbeck, Aul et Harkin ; Howick, Hughey et Harris.Lond o n - Hamid t o n.—Pluie.POSITION DES CLUBS.Guelpn.Hamilton.Ottawa.S.-Thomas Brnntfom, London.LE DEFI DU CLUB S.-AGATHE DES MONTS EST ACCEPTE Le Jérômien Indépendant se fait un plaisir d’accepter le défi de $50 00 du Sainte-Agathe-des-Monts, pourvu que ce dernier ait les mêmes joueurs que lors de la partie du 4 juillet dernier.Si le Sainte-Agathe veut accepter celte (imposition, qu’il nous réponde par la voie de ce journal le plus tôt possible, et nous nous empresserons d’acquiescer à son désir.Nous attendons avec impatience sa réponse qui, nous l’espérons, ne retardera pas.LAMS.LU.Assemblée de la Montreal Senior Lacrosse Union, jeudi soir, le 15 courant, au No 2332, Notre-Dame Ouest.Plusieurs questions de la plus haute importance seront dis-cutées.Tous les clubs de la ligue sont priés d’être présents.Le Caughnawaga est particulièrement prié d’être représenté.INAUGURAffôr D’UN RESEAU LE PREMIER TRAIN DU “ NATIONAL ” ENTRE TORONTO ET WINNIPEG EST PARTI HIER SOIR.Toronto, 14.—Le premier départ pour Winnipeg du convoi, le “ National ”, de la compagnie du Grand-Tronc-Paciflque, est un événement important dans les services de che-, mins de fer.Ce nouveau service ~a été rendu possible par la coopération (Vu Grand-Tronc, du Temiska-ining and Northern Ontario et du Transcontinental, et il est très bien vu à Toronto, car il aura pour effet d’ouvrir plusieurs régions importantes du nord de l’Ontario.Le train est parti, hier soir, de 1 oronto, à 10 heures 15 ; il comprenait neuf wagons, construits sur les derniers modèles.Un groupe de hauts fonctionnaires du Grand-fronc ainsi que des représentants des journaux de l’Est se sont embarqués sur ce train.Les excursionnistes reviendront par voie de Fort William ; à' partir de cet endroit, ils se rendront par eau jusqu’à Sarnia et reviendront par voie ferrée jusqu'à Montréal.Le voyage est sous la direction de M.H.R.Chariton, agent général de publication du Grand-Tronc, assisté de M.Walter Thompson.Le train arrivera à Winnipeg jeudi après-midi.H est intéressant de noter que pour la première fois le Grand-Tronc va pouvoir donner un service transcontinental en ne passant que sur le territoire canadien, CARTES D’AFFAIRES RODOLPHE BEDARD Expert-Comptable et Auditeur Systématiste consultant, Adminii-trateur de successions.Téléphone Bell.Main 3860.Suite 45-46-41 65 Saint-Francoia-Xavier.Montréal.J X.CABAX'A F.A.CABANA Cabana & Cabana EXPERTS COMPTABLES Liquidateurs Administrateurs Assurances de tous genres 20 rue Saint - Jacques, Ch.3 TEL.MAIN 1777 P.-A.LACROIX, arpenteur géomètre, ingénieur civil.Chambre 422, 17, Côte Place d’Armes, Montréal.Tel.Bureau : Main, 7305 ; résidence : Saint-Louis, 2707.J.Alfred HUÔT COURTIER D’ASSURANCES 2069 RUE MANCE Tel.S.-Louis 4284.BUREAU 26 RUE S.-SACREMENT Tel.Main 6761 ASSURANCES I * TEL.MAIN 968 ^ HORACEJMQUE Cm.623 EdifiœTransportation H OTE.L- VICTORIA HOTEL Québec H.Fontaine, Prop.Plan américain.Prix: $2.50 à $3.50.Prix spécial pour les voyageurs de commerce.$2.00 par jour.Charbon iiltu minoux, à va peur el à gaz GRAND TRUNK RAILWAY SYSTEM CONGRES EUCHARISTIQUE Montréal, Que., du 13 au 15 juillet.Billet simple de première classe (plus 25c) pour aller et retour, de toutes stations en Canada, Kingston, Renfrew et J*Est.Départ par tous les trains du 14 et les trains du matin du 15 juillet; limite de retour, le 16 juillet.LA ROUTE A VOIE DOUBLE TORONTO—DETROIT—CHICAGO INTERNATIONAL LIMITED Le meilleur service au Canada.Quitte Montréal à 30.15 a.m.tous les jours.Wagons-lits et observatoires Pullman, aussi wagons-palais, bibliothèque et bulfet CHICAGO LIMITED Quitte Montréal, 11.00 p.m.tous les jours.Wagons-lits-compartiments et wagons-palais et buffet.SERVICE DES GRANDS LACS Route par terre et par eau pour l'Ouest Canadien Départ de Montréal à 11.00 p.m.les dimanches, mardis et vendredis, arrive à Toronto à 7.30 a.m.Départ de Toronto par “Special Steamship Express” à 11.15 a.m., les lundis, mercredis et samedis, allant au quai du navire.Départ du quai de Sarnia, via la Northern Navigation Company, à 4.45 p.m., les lundis, mercredis et samedis, pour Fort William, de là par le Grand Tronc Pacifique pour les points de l’Ouest Canadien.122, rua St-Jacques, ancle çoia-Xavior—Tèl.Main 6903 Hotel Windsor ” Uptown 11# Gare Bonavantur® 14 àsm Bureaux m Villa CANADIAN PACIFIC Taux réduits Toutes les routes ENDROITS SUR LA COTE NORD DU PACIFIQUE Vancouver, Victoria, Seattle, Portland, etc.CALGARY, EDMONTON, BANFF, ETC.Service des trains \Via les Rocheuses Canadiennea.10.15 p.m.y 8.45 p.m.J Via S.-Paul.nio p.m.\Via lcs Grands Lacs 10.50 p.m.J ou Chicago.Equipement moderne sur tous les trains.Détails et brochure explicative sur demande.Hotel Windsor- Qeres PS»! VLaer at de la Sua as PSe&t1 Wlntte*.B UREA U GENERAL dm* VENTES , 112Rue Saint*Jacques.Montréal1 ROUGET DE LISLE AUX INVAUDES TRANSLATION DES RESTES DE L’AUTEUR DE LA “MARSEILLAISE ”.re malgré les provocations répétées, sans considération des surprises de Tanger et d’Agadir la France est demeurée, de son gré, silencieuse et impassive.” Le président Poincaré a rapidement évqoué les événements de l’Europe concernant la guerre, trouvant partout un but délibéré de l’Allemagne et de l’Autriche “de provoquer la guerre pour leurs propres fins, comme l'histoire le démontrera.” LA REPONSE DE WASHINGTON M.WILSON N’EST PAS ENCORE DE RETOUR ET L’ON IGNORE QUAND LES ETATS-UNIS RE-PONDRONT A BERLIN.Washington, 14.— Tant que le président Wilson ne sera pas de retour de Cornish, N.H., croit-on ici aujourd’hui, la situation que crée les opérations sous-marines de l’Allemagne restera la même.On ne sait pas au juste quand M.Wilson abordera avec son cabinet l’étude de la réponse allemande, mais dans une dépêche à son secrétaire, M.Tumulty, il annonce qu’il sera ici sous peu.On suppose qu'il KING EDWARD JOCKEY CLUB Réunion d’élé \ Du 10 au 17 JUILLET Sept courses tous les jours beau ou mauvais temps Des trains spéciaux quittent 1« gare Bonaventure à 1.30 p.m.Des bateaux quittent le quai au pied de la rue Pie IX à 1.00 p.m., 1.30 p.m.et 1.45 p.m.tous les jours.VISITEZ LE PAVILLON DE LA DANSE Parc DOMINION La guerre : personnages en cire.100 — Autres attractions — 100 ENTREE AU PARC, 10 SOUS.Paris, 14.— La déposition aujourd’hui dans l’Hôtel des Invalides de la dépouille mortelle de Rouget de Lisle, l’auteur de la “Marseillaise”, a donné lieu à une cérémonie imposante.Des milliers de têtes se découvrirent au moment où le cercueil sur un caisson de Tépoque révolutionnaire passa sous l’arc de Triomphe, descendit l’avenue des Champs Elysées et franchit le pont Alexandre se dirigeant vers l’Esplanade.Le président Poincaré, tous les membres du Sénat et de la Chambre, les plus hauts fonctionnaires du gouvernement suivaient le caisson.Un détachement de dragons était en tête.Quand le cortège défila devant les hôtels transformés en hôpitaux, avenue des Champs Elysées, des blessés remplissaient chaque balcon et chaque fenêtre.Une foule d’éclopés et de réservistes permissionnaires salua dans un silence solennel le cercueil et le président.Au Grand Palais, la Garde Républicaine entonna la “Marsellaise” et la foule cria dans un élan spontané d'enthousiasme : “Vive la France!” et “Vive l’armée!” Une flottille aérienne à une faible altitude vola au-dessus de l’arc de Triomphe au début, et suivit le défilé jusqu’à l’Hôtel des Invalides.“Partout où raisonne”, s’écria M.Poincaré à l’hôtel des Invalides, “la “Marseillaise”, cela évoque l’idée d’une nation souveraine qui a la passion de l’indépendance et dont les enfants préfèrent délibérément la mort à la servitude.Ses notes frappantes parlent le langage universel entendu aujourd’hui par tout le monde.Un hymne comme celui-ci interprète dans une guerre comme celle-ci la généreuse pensée de France.Une fois encore l’esprit de domination menace la liberté du .- —.- immole Notre démocratie laborieu-iiSu . - $645.00 via les Mille Iles, Toronto, les Chûtes Niagara, Sarnia, Fort William, Winnipeg, Manitoba, Banff, Lac Louise, Glacier, Kamloops, Vancouver et Victoria, Colombie Anglaise, Seattle, Wash., Portland, Oregon, San Francisco, les Arbres Géants, Santa Cruz, Del Monte, Santa Barbara, Los Angeles, San Diego et Riverside Cal., Phoenix et Globe, Arizona, El Paso et San Antonio, Texas, la Nouvelle.Orléans, Washington et New-York, comprenant billets wagons-lits “Pullman”, hôtels, repas, tournées en automobiles “sight seeing”, entrées aux expositions, pourboires, en un mot toutes dépenses nécessaires.DEPART DE MONTREAL, LE MERCREDI, 1er SEPTEMBRE; RETOUR LE 23 OCTOBRE Voyage sous la direction personnelle de M.F.D.BARIL, notre premier assistant, qui accompagna notre premier groupe.Retenez vos places maintenant.Pour plus amples renseignements s’adresser aux Agences de voyages JULES HONE (Continuant les affaires de Hone et Rivet) 9 BOUL.S.-LAURENT, MONTREAL.Tel.Main 2605-4097 31, rue Buade, Québec.i Aux Prêtres-Adorateurs A l’occasion du congrès, les Agences de Voyages JULES HONE, (continuant les affaires de Hone & Rivet), sollicitent respectueusement le distingué patronage de Messieurs les membres du clergé pour voyages de tous genres, sur terre et sur eau, chèques de voyage et mandats d’argent, remise de fonds à l’étranger, même en pays occupé par l’ennemi.— Brochures renseignements gratuits.9 BOULEVARD SAINT-LAURENT, MONTREAL 31, rue Buade, Québec.46 Ouest, rue Adélaïde, Toronto.5, rue de Rome, Paris.GREVE EN* PERSPECTIVE PLUSIEURS MILLIERS D’O U-VRIERS EN CONSTRUCTION AMERICAINS MENACENT D’A-RANDONNER LE TRAVAIL.— MENEE ALLEMANDE.Bridgeport, Conn., 14.— Environ trois cents ouvriers en structutre métallique employés à l’usine de la “Remington Arms Company”, se sont mis en grève sur des questions de juridiction des unions ouvrières.A moins que cette grève ne soit réglée, plusieurs milliers d’ouvriers en construction seront sans travail et d’expédition des munitions de guerre en souffrira.Le différend provient de l’affiliation des constructeurs d’usine employés par la Stewart Construction Company et qui les charpentiers et ourviers en travaux métalliques réclament de leurs unions.C’est une vieille rengaine qui vient de prendre une tournure décisive et les chefs ouvriers déclarent que c’est une question de régie unioniste interne.Le major Walter W.Panfield, officier américain en retraile, qui est à la tète de la compagnie, croit que ces difficultés sont l’oeuvre de partisans de l'Allemagne qui désirent nuire à l’expédition des munitions de guerre.“Il n’y a pas l’ombre d’un doute, dit-il, que toute cette machination est l’oeuvre d'Allemands ou de partisans de l’Allemagne.Je ne parle pas par ouï-dire ou d’après des soupçons.J’ai des raisons pour savoir justement ce que je dis.” -«- MARCHAND D’OPIUM ?Le procès sommaire de Joe Lee.tuèlé dans l’affaire de Bernard Courtney, employé à bord de VHesperian, pour transportation d’opium en Canada et port de ce narcotique, a commencé ce matin, en Cour des Magistrats, devant le juge Bazin.Le navire devant prendre la mer, samedi matin, le jugement sera rendu, vendredi matin.EXAMENS CHEZ LES MEDECINS DE NOMBREUX CANDIDATS SONT ADMIS A LA PRATIQUE CE MATIN ET UN PLUS GRAND NOMBRE A L’ETUDE DE LA MEDECINE- Sous la présidence du docteur Simard, leur président, le collège des médecins a siégé ce matin à l’université Laval.De nombreux médecins venus de toute la province de Québec siégeaient comme gouverneurs du bureau.On a examiné les divers candidats aux examens du brevet d’admission à Tétude et à la pratique de la médecine pour la province.Tous les candidats dont les noms suivent ont passé avec succès leurs examens.Le “Devoir” est heureux de les féliciter de leur brillant résultat.Le docteur Joseph Gauvreau agissait comme régistraire.Ont été admis à la pratique de la médecine : MM.Adam, Alfred, Beaudry.Stanislas, Bertrand, Charles, Couture, J.Albert, Gravel, Lionel, Griffith, Gerald, Jacobs, J.U., Lacroix, T.B.Larose, J.U., Mingle, Walter, Prelte, Edmond, René de Cotrets, Gaston, Roberts, L.ü., Telmosse, Ignace Denis, Thibault, Jules, Boyne, Douglas.Davis, Andrew P., Furnis, A.W., Hirberg, I.B., McIntyre, D.G., Nase, Philippe, Planche, H.H., Robinson, Hedley Victor.Speer, Robert B., Lobferte, Alfred, Haikett, M.N., Routhier.Jean Charles, Son admis à l’étude à titre de bachelier : MM.Bertrand, Albert, Bis-sonnette, J.Eugène, Cheff, Seville, Church.Cyrille A., Dumont, Louis Phil., Jacob, J.H., Lamarche, Adolphe, McLeod, N.M, Manning, C.Edgar, Dalton, John R., Parent, Jos.P., Poulet, Armand, Plante, J.N., Roberts, L.U., Rondeau, Alphonse, Scriver, Walton M., Talbot, Jos.Ernest, Telmos, Ignace Denis.Ont droit au brevet : MM.Albert, Armand, Armitage, E.T., Busstères, Donat, Friedman, N., Johnston, K.R., Lande, Joseph McEwen, Stuart, Moisescu, N.D., Notkjn, M., Panneton, Phil., Power, B.M., Sauvé, L.P.Skriner, W.K., Wintzhig, Pmi., Miller, Lewis ; A., FUkestin, M.P., LE TRIUMVIRAT DEVRA COMPARAITRE D'après une règle de Cour émanée ce matin, le.maire Martin ainsi que les commissaires Côté et Hébert devront comparaître en cour de Pratique, vendredi matin, pour répondre à l’accusation de mépris de cour portée contre eux par M.Rodrigue Langlois.DES BOMBES AU CAPITOLE DE BOSTON Boston, 14.—Un journal du soir fait part de la réception d’une lettre anonyme.L’auteur qui se dit espion allemand, affirme que 2 bombes ont été déposées dans le palais législatif et une autre dans la tour de l’hôtel des douanes et qu’elles exploseront vendredi.Le gouverneur doit être assassiné, suivant la missive grossièrement écrite au crayon.On l’a remise à la police.LE GENERAL VON SANDERS EST RAPPELE Londres, 14.—-Le correspondant du “ Daily News" câble d’Athènes : “ Le général Liman von Sanders, le commandant allemand de la péninsule de Gallipoli, a été rappelé à Berlin.” Gariépy, L.H., Fauber, Orner, Lafcr-rière, E.A., Legaré, Hormisdas, Lévesque, Ronald, Levitt, Nathan, Longpré, Daniel, Toupin, Hector, Traussman, Isr., Lowder, Arthur.Les médecins suivants assistent à la réunion, comme gouverneiys du bureau: Dr Asselin, E.G., Montréal; Dr Aubry, E.S., Hull; Dr Bédard.P.H., Québec ; Dr Bédard, Azarie, Québec; Dr Bélanger, J.E., Lévis; Dr Bernier, Camille, Montréal; Dr Boulet, R., Montréal ; Dr Brochu, M.D., Québec; Dr Cantin, N., S.-Côme; Dr Carmichael, H.W., Montréal; Dr Clarke, Albert, Québec ; Dr Cloutier, N., Bellechassc; Dr Côté, G.A., Matane; Dr Dagneau.P.G., Québec; Décarie.J.P., Mont-rémi; Dr Dubreuil, IL, S.-Césaire ; Dr Gadbois, F.A., Sherbrooke; Dr Gardner, Wm .Montréal; Dr Grignon, Edm., Montréal; Dr Guerin, J.J., Montréal; Dr Lafleur, H.A., Montréal ; Dr Lamoureux, C.T., Montréal; Dr Laurendeau Alb., S.-Gabriel de Brandon; Dr Longtin, J.M., Laprairie; Dr MacDonald, J.A., Montréal; Dr Michaud, '1'.W., S.-Pacôme; Dr Mitchell, H.E., Bedford; Dr Normand, L.P., Trois (Rivières ; Dr Ostiguy, C.O., Valleyfield; Dr Faquin, Geo., Portneuf ; Dr Plante.L.A., Louiseville; Dr Pontbriand, H.M., Sorel; Dr René DeCotret, E.A., Montréal; Dr Sam-son, Oscar, Montréal ; Dr Savard, Edm., Chicoutimi; Dr Simard, Art., Québec; Dr Sirois, L.J.()., S.-Ferdinand d’Halifax ; Dr S.-Pierrre, Alex., Montréal; Dr Thibault, A., Wotlon; Dr Trenhokne, C.A., Coa-ticookc; Dr Turcot, Edw., Québec.DECES BEAULIEU — A Ville S.-Laurent, le 11 Juillet 1915, à l’àgc de 63 ans et fi mois, est dficédfie Dame Gertrude Cousineau, épousn de François-Xavier Beaulieu.Les funérailles auront lieu jeudi, le 15 courant.Le convoi funèbre partira de la demeure de son époux, No 123 boulevard S.-Germain, à 9 heures, pour se rendre à l’église S.-Laurent, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.DECES A MONTREAL AUGERS, Fernande, 5 ans, enfant d’Arthur Augers, commis, rue S.-Rose, 11.BELEC, Isabelle, 9 mois, enfant de Léon Belec, lieutenant de police, Ave.Botrel, 50.BEAUPRE, Philomène Cnron, 69 ans, femme de Fidèle Beaupré, ferblantier, rue Centre, 7K0.BOUTH1LLIER, Roger, 8 mois, enfant de Joseph Bouthillicr, journalier, rue Panet.237.CARMEL.Rose Grnziclla, 2 mois, enfant de Edgar Carmel, imprimeur, Boucherville, t)ué.DEMONTIGNY, Pierre, 82 ans, rentier, rue Bennett, 100.DAIGLE, Isldor.e 1 an, enfant de John Daigle, journalier, rue Papineau, 409.GUINDON, ('.hurles, 08 ans.Journalier, rue Chambly, 95.GROSLEAU, Robert, 5 mois, enfant d’Albert Grosleau, épicier, rue Dorchester, 974 Est.GOULET, Jeanne, 6 mois, enfant de Donat Goulet, laitier, rue Nicolet, 310.JACKSON, Mary Holland, 75 ans, veuve de John Jneksin, cultivateur, rue Dubois.07.LAURION, Roland, 4 mois, enfant d’E-milien Lnurion, boucher, rue S.-Philippe, LEP1NE, Gilbert, 23 ans, Journalier, Ave.de Lorimier, 442.LEFEBVRE, Olivier, 75nns, comptable, rue S.-Timothée, 422.LACHANCE, Rose, 1 an, enfant de Charles Lachance, journalier, rue Dickson, 59.MOÏSE, Léo, 3 mois, enfant d’Ulric Moise, marchand, rue Allard, 23.MALTAIS, Simone, 7 mois, enfant de Thomas Maltais, ineniitslrr, rue S.-Rose, 20.NORCHET, Emile, 59 ans, Journalier, rue S,-Dominique, 1241.OUIMET, Stella, 4 mois, enfant de Néré Ouimet, machiniste, rue Rope.ry, 1,33.OUELLETTE.eJnnne, 0 mois,'enfant d'Albert Ouellette, comptable, rue Hébert, 17.RENAUD, Sara Melançon, 75 ans, veuve de Richard Renaud, musicien, rue S.-Catherine, 1815 Est.ROWAN, Thomas, 80 ans, Ingénieur, rue Mayor, 3L I i
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