Le devoir, 6 juillet 1934, vendredi 6 juillet 1934
Montréal, vendredi 6 juillet 1934 Rédaction et administration 430 EST, NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE: .HArbour i241l SERVICE DE NUIT : Administration : .HArbour 1243 Rédaction : .HArbour 3679 Gérant :.HArbour 4897 LE DEVOIR Directeur-gérant: GEORGES PELLETIER FAIS CF.QUE DOIS! Rédacteur en chef : OMER HEROUX Vol.XXV —No 153 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste Edition quotidienne CANADA.$ 6.00 (Sauf Montréal et banlieue) E.-Unis et Empire Britannique 8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2 00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 Point d'illusions à se (aire ! La campagne en faveur de l’immigration anglaise va reprendre — Ce que nous devrions faire chez nous — Les Sociétés de colonisation — Pourquoi, comme au temps de la Guerre, les villes ne s’en •mêleraient-elles pas?U’i 7 l C.11 II VJ CT O |7 I VJ I 11 SL V.i3 VJv- V~ IV, • "étions donc pour acquis, c’est notre première constatation, ious assisterons à un nouvel effort en faveur de l’immigra- Personne ne doit plus se faire beaucoup d’illusions sur ce point: on prépare actuellement, en Angleterre, la reprise de l’émigration aux Dominions.On s’y prépare de longue main, comme il est d’usage en ce pays où l’on a l’babitude des patientes réalisations.Et l!on fait des plans qui s’échelonneront sur maintes années à venir.Les années, dans la vie d’un peuple, ne sont après tout que les jours dans celle des individus.Sur ces projets les dernières dépêches, celles d’hier encore, ont mu'ltiplié les renseignements.Nous savons d’ailleurs par les travaux du général Hornby que ces projets sont entrés déjà dans la phase de réalisation, qu’on a fait ici des recherches précises, obtenu des promesses de venle, etc T que nous lion anglaise chez nous.Tenons pour acquis aussi que cette immigration ne se recrutera point parmi les agriculteurs de profession.Ceux-ci, l’Angleterre fait tout ce quelle peut pour les garder chez eux, pour en augmenter ile nombre.La dernière guerre lui a fait vivement sentir le danger de produire si peu de ce qu’elle consomme: elle entend profiter de la leçon.Tenons pour acquis encore que cette campagne d’émigra-lion recueillera chez nous de vives et d’efficaces sympathies, certaines gens voyant dans l’immigration le salut du pays.Et prenons la résolution de faire tout ce qui dépendra de nous pour qu’un nouveau flot d’immigrants ne vienne point déferler sur le pavé, déjà trop encombré, de nos villes.» » * Mais ccci n’est qu’un aspect de la question.L'important, c'est défaire au moins pour les nôtres ce que l'Angleterre entend faire pour les siens.Nous avons des jeunes gens qui ne savent comment employer leur temps; nous avons de vastes espaces libres.Tâchons d'opérer, suivant une formule qui mériterait de devenir fameuse, le mariage de la terre et de l’homme.Les gouvernants ont leur part à faire dans ce travail de colonisation; mais il ne faut point tout leur demander.Secondons l'oeuvre des colonisateurs, clercs et laïques, applaudissons au travail des sociétés qu’on est en train de constituer ou de raviver et donnons-leur notre franc appui.Nous citions hier les douloureuses constatations qui onî incité Mgr l’Evêque de Sherbrooke à fonder une nouvelle société de colonisation.De sa lettre, nous voulons donner encore un extrait particulièrement topique.* // pj,l facile, dit le vénéré prélat, de concevoir l’immensité de la tâche à accomplir.(Vest pourquoi je viens solliciter le concours de tous ceux qui veulent servir une cause aussi belle.Il importe que cette Société fonctionne à la manière d’un organisme vivant et qu’un courant non seulement de sympathie, mais surtout d'efforts coordonnés, s’établisse entre les paroisses déjà bien constituées et les nouveaux centres qui s'ouvriront à la colonisation.A cette fin, je demande aux Curés, tant des villes que de la campagne, de créer chacun dans sa paroisse respective un comité paroissial composé de lui-même et des membres qu’il jugera à propos de s'adjoindre.Dans les paroisses où fonctionnent des Cercles de l'U.C.C.et vous savez que c'est te désir de votre évêque qu'il y en ait dans toutes les paroisses — on pourra utiliser un organisme déjà tout constitué.Ce sera la besogne de ces différent s Comités de recruter, en s'adressant aux particuliers, aux corps publics, aux associations professionnelles, patriotiques et religieuses, des membres-bienfaiteurs gui assureront à la Société tes moyens de poursuivre son oeuvre, et te sus-dit Comité sera chargé d'aider au choix judicieux des colons et surtout de 1rs assister une fois qu'ils seront établis.Cette collaboration des paroisses anciennes et des nouvelles — qui se pratique ailleurs, croyons-nous — peut évidemment rendre les plus grands services.C’est l’une des formes d’aide mutuelle les plus désirables qu'on puisse souhaiter.* Ÿ T Mais, pourquoi cette collaboration ne s'étendrait-elle pas davantage?Pourquoi les villes n’essaieraient-elles pas, elles aussi, d'aider les nouveaux colons?En fait, le travail est commencé, sans bruit; mais ne serait-il pas à propos do le généraliser?Pondant la guerre, on a inventé l'Aide au Soldai, on a cousu et tricoté pour ceux qui luttaient on Europe.Pourquoi ne ferait-on pas quelque chose d’analogue et sur une aussi grande échelle pour ceux qui cherchent à agrandir le territoire de la patrie?Mais voilà un article assez long déjà.Disons seulement, nous espérons que cela est superflu, que le Devoir, pour aider ce mouvement, fora tout ce qui dépend de lui.Orner HEROUX L’actualité Un précurseur; M.Nap.Lacroix Sous faisions allusion hier, en premier Montreal, au départ d'un vieux fonctionnaire municipal gui s'est particulièrement occupé du plan d’aménagement de la ville.Ce vieux fonctionnaire que le grand public cannait pen, c'est M.\apo-lèon Lacroix.On veut être vieux fonetiotwenre sans être un vieillard.M.Lacroix n'éprouve aucune envie de déposer le harnais.Il a été atteint le 1(5 iuiii dernier par la limite d âge.il s'incline sans amertume ; mais celte date fatidigne n’a laissé mienne trace sur sa verdeur.U reste toujours aussi preste en ses mouvements, aussi vif dans sa démarche.Ennemi de la réclame, convaincu qu'il faut vivre caché pour vivre heureux, \t.Lacroix ne manquait pas de se faire remarquer de tous les visiteurs de l'hôtel de ville, sans le savoir et sans le vouloir, par une qualité qui ne court pas les roiilotrs: une Civilité d'un antre âge et qu'tt a sans le moindre fin du \9ème et du commencement du 20ème où il a passé de longues années.M.I.arroir est peut-être le seul Canadien français qui salue encore d’un coup de chapeau généreux comme on n'en donne plus même aux douairières des hommes qui sont souvent ses cadets.M.Lacroix, ingénieur, a fuit ses études de mathématiques à McGill, son stage de géomètre chez M.M.Perrault, arpenteur géomètre de la Prevtnce de Québec, de 1880 à 1883.Nommé dessinateur géomètre de la Commission Rogale des Inondations de Montréal en 1884.sous les ordres de John Kennedy, ingénieur en chef de la commission du Havre.Thomas Kiefer, ingénieur en chef des travaux publics du gouvernement fédéral, et Perrival M'.St.George, ingénieur en chef de Montréal.Une fois les travaux de cette commission terminés, il est entré à l'hôtel de ville en 188fi, comme dessinateur et géomètre, à la demande de Percival W.St.George.En 1894, il est parti 3 Paris, en congé non payé.4 Paris, il a complété ses études scientifiques à l'Ecole Spèciale des Travail# Publics de la Ville de Pa- riante affinée dans le Paris de la ris, se spécialisant dans l'urbaïus me.Durant plusieurs années, il fut secrétaire particulier et géomètre urbaniste conseil du Président de la Commission des Peaux-Arts tie la Ville de Paris, Maître llcné Piaiili.avocat à la Cour d’appel et ; conseiller municipal du quartier de \ l’Opéra, IXe arrondissement.Revenu à l'hôtel de ville de Montréal en 1907, ou il a été dessinateur en chef jusqu’en 1919.Depuis cette époque, il est ingénieur vérificateur et investigateur an service lectinique.H est membre fie la Société des Ingénieurs Civils de France.Nous avons parlé d'urbanisme ici dès 1912.C’esi à cette époque également que nous prîmes contact avec M.Lacroix.Dès 1910, M.Lacroix réclamait un plan trigo-nomètriqùe de la ville et un plan des cotes d’élévation.En 19H, il revenait à la charge.Toujours civil, il écrivait, le 29 novembre 1913, à M.John Barlow, son chef : “Je me permets d'attirer de nouveau votre attention sur res deux plans (trigonométrique et cotes d'élévation).Je vous demande pardon si j’insiste, mais il est de mon devoir de le faire.“Il faut de toute nécessité doter la ville d'un plan d’ensemble, si nous voulons mettre un terme au désordre qui règne dans les nouveaux tracés des rues comme dans les niveaux.“Depuis 1865, Montréal s'est développée sans méthode aucune.Les niveaux sont donnés à la diable, sans coordination.Bien ne se tient.Il n’y a aucun ensemble.“La terrifiante mortalité infantile de Montréal et le nombre -ans cesse crdissant des accidents de la rue nous imposent le devoir de créer des espaces libres, des terrains de jeux, des parcs, des places publiques et de décongestionner les quartiers du centre par l’établissement de grandes voies diagonales et circulaires reliant les principaux points de la ville.“Comment pouvons-nous étudier ces problèmes d une urgence incontestable, sans l'aide de ces deux instruments indispensables à leur solution?“A ce plan, les autorités compétentes pourraient greffer une loi spéciale d'expropriation réglementant les indemnités de toute nature, le style et la hauteur des maisons.el toutes tes servitudes répondant miT nécessités hygiéniques, esthétiques, commerciales, industrielles el résidentielles desj quartiers.“En un mot, et pour bien résumer la situation, laissez-moi vous dire que nous sommes exactement dans la position de l’architecte qui ferait sa maison d’abord et son plan ensuite.” En juin 1922, M.Lacroix adressait à M.S.Fortin, alors président de ta Commission technique, un rapport qui est un modèle de précision el de concision.Si on y avait donné suite, nous ne serions pas dans le maquis où nous nous débattons vainement.M.Lacroix fui un précurseur clairvoyant qui s'ef/orça de mettre un peu d’ordre dans le chaos cou-cordial.Vous ne le trouverez pas d'ailleurs pessimiste.Si vous lui dites: “\"estimcz-vous pas qu'on n’adoptera jamais un plan d'ensemble à Montréal, parce que cela mettrait fin au “graft” des expropriations auquel les administrateurs tiennent autant qu'à leur peau?” il vous répond: “Non ce n’est pas cela.Nous noons joué de malheur.Chaque fois qu'on était sur le point d'adopter la réglementation voulue, lo ville s engageail dans une crise financière.C’est là la seule raison”.N’empêche que les pessimistes verront un symbole dans le départ de M.Lacroix.La vitte a en longtemps à son service un urbaniste de mérite el ses suggestions sont allées enrichir les archives.Maintenant que la nécessité de l'urbanisme s'impose à tous les yeux qui ne sont ni croches ni bandés, nnr excès de précaution, pour le rns où on pourrait se rappeler qu’il y a quelque part dans un bureau une compétence et que l’on pourrait re pécher ses rapports aux archives et y donner suite, on la met tout simplement à sa retraite.C’est ainsi que nous faisons de prodigieux progrès à reculons.L.D.Avis à ceux qui voyagent Tout billett.Europe et partout, émit au tarif det compagnies — Hôtelt, at»u-rancot bagaget et accidentt.chèques du voytgei.paiteporti.etc.— Service corn, plet — Le DE VO>R-VOYAGES, 430 Notre-Dame Ett.Téléphonw HArbour 1241*.Bloc-notes Un autre chef?Les conservateurs ontariens sont à la recherche d'un nouveau chef pour leur parti, a Toronto.M.Henry, auquel M.Ferguson avait délégué sa succession, a gouverné de telle sorte que même des conservateurs militants et qui tiennent fort au régime Bennett, à Ottawa, se sont prononcés contre leur parti, à la dernière élection, à Toronto.Ils n'avaient guère confiance en Hepburn.mais il ne voulaient plus du tout de Henry, un peu comme des milliers de Montréalais qui, à la dernière élection municipale, ont dû choisir entre des candidats dont aucun ne leur était particulièrement sympathique, mais ont tout de même voté afin de secouer le régime québécois.Maintenant que M.Henry va, selon toute probabilité, quitter son poste de général d’ici quelques mois et prendre sa retraite, les organisateurs du parti font le tour des hommes qui leur paraissent plus ou moins aptes à recommencer la bataille, de la gauche cette fois.L’on a déjà cité dans certains quotidiens le nom de M.Karl Lawson, député d'un des comtés de York à Ottawa, depuis la fin de 1928.Le chroniqueur parlementaire du Droit, M.Richer, qui a vu de très près M.Lawson alors qu’il présidait la commission du service civil, aux Communes, écrit de lui: “Be taille petite, l'oeil vif, mais fuyant, habile à retourner un argument, mimant avec une égale facilité la colère et la condescendance, partisan irréductible, d’un fanatisme à peine adouci par des manières de gentilhomme, M.Lawson a été l’instrument dont M.Caban s’est servi pour imposer au comité du service civil le bill de la centralisation des services de traduction.Changeant d’attitude du jour au lendemain, selon les besoins de la cause, il a manoeuvré, avec l’aide d’une majorité servile, à imposer la centralisation malgré la preuve qui s’était faite en comité.Le bon sens et la justice en ont souffert et M.Lawson n’y a rien gagné.A ceux qui l’ont vu à l’oeuvre en cette circonstance, il a laissé la plus fâcheuse impression.Pour être un grand chef, il ne faut pas avoir de petites qualités”.Crayon pittoresque, et qui égratigne.Que si l’on demandait aux chefs de partis d’être grands et de n’avoir pas de petites quafités, combien seraient vraiment chefs?Films “français” Ln journal parisien vient de protester contre un prétendu film français intitulé: l.a crise est finie et qu’on dit, dans les réclames, “•être bien français”.Voici ]es noms des auteurs: MM.Nebenzahl, producteur; Lowenberg, directeur; Baum, premier assistant; Herold, premier régisseur; Arnstam, décorateur; Schufftan, opérateur; Siod-rnak, metteur en scène; Kolpe, scénariste; Waschman, compositeur; Wilma, ingénieur du son; Helkin, dessinateur; Joseph, pianiste.’’ A ce qu’il parait, il y a une vingtaine d’autres Français du même type, autour de ce film.“Tous ont le même accent”, conclut le protestataire."Que ce film-là nous soit présenté comme un film français, comme une production française.non, nous ne marchons pas.L’air de France ne suffit pas à donner à qui le respire l’esprit français”, conclut un autre protestataire.A Montréal même, n avons-nouse pas vu trop souvent à l'écran des films français dont tout le personnel affiché portait des noms.qui n’avaient rien de français, sauf que ceux qui s’en parent ont peut-être été naturalisés?Ln romancier de là-bas a écrit une piquante satire, récemment.sur les auteurs de tels films “français”, montés par des métèques.Il y a certes de bons, d’excellents films français.Mais combien d’autres n’ont ne français que les titres et sous-titres et un peu de texte.Et encore.Choses d'Allemagne Allons donc nous retrouver, dans l'amas de dépêches contradictoires qui viennent d'Allemagne! Il y a d’une part la propagande bien organisée, contre le régime hitlérien, des groupes d’exilés de 1933, répandus en France, en Angleterre, aux Etots-Lnis.qui ne manquent pas d’intelligences dans la presse de ces pays et d’ailleurs; il y a de l’autre, la censure sévère instaurée par le régime d’Hitler, qui a bouclé un grand nombre de journaux allemands, exclu plusieurs correspondants étrangers et qui filtre toutes les dépêches'adressées à l’extérieur.Des journalistes d'Angleterre et d’autres pa\s ont été incarcérés pendant quelque temps, d'autres sont reconduits à la frontière: et, à en croire Albin .1*1 NrCKAiATIOfX PE DECNIECE HEURE__ Le cardinal Faulhaber n’est pas en état d’arrestation, annonce*t*on officiellement à Berlin Le ministre allemand de l’économie reçoit des pouvoirs très étendus —• Inclination vers la droite — Atténuation probable de l’antisémitisme (D’après des dépêchesxde la Canadian Press, de l'agence Havas et de VAssociated Press) Berlin.6.—- Après une entrevue avec le cardinal von Faulhaber, le vicaire général de Munich vient d’autoriser le bureau gouvernemental de la presse à démentir la rumeur d’après quoi Son Eminence serait en état d’arrestation.D’autre part, le gouvernement vient de conférer des pouvoirs très étendus à M.Kurt Schmitt, ministre de l’économie, et cela est considéré comme la manifestation d’une inclinaison vers la droite.Les mesures que M.Schmitt appliquera pour améliorer la situation comporteront vraisemblablement une atténuation de l’antisémitisme.Le calme est rétabli en une certaine mesure.Sourde agitation On apprend qu’il y a une sourde agitation chez les partisans des officiers nazistes exécutés.D’autre part, l’ambassadeur de France, puis ceux de Grande-Bretagne et des Etats-Unis ont proteste contre l’accusation, formulée par le chancelier Hitler, de complicité entre le général von Schleicher, l’ex-chan-celier fusillé, et “une puissance étrangère’’.Les journaux soulignent cette accusation.Certains d’entre eux la dirigent ouvertement contre la France.Or, les journaux allemands sont soumis à une censure allenti ve.) Le ministre suisse proteste Le ministre de la Suisse à Berlin.M.Paul Dinichert, proteste parce qu’il ne reçoit plus son jour- nal suisse.Il a dit aux autorités nazistes que si cela continue, il prendra des mesures pour que le ministre de l’Allemagne à Berne soit privé de ses journaux allemands et que si cette représoille est inefficace.il demandera an gouvernement suisse d’empêcher les journaux allemands de pénétrer en Suisse.La circulation des journaux étrangers en Allemagne a considérablement augmenté depuis samedi dernier.Une censure rigoureuse étreignant la presse de leur pays, les Allemands demandent aux étrangers rie les renseigner sur ce qui se passe dans le Reich.Mais les autorités du Reich interdisent maintenant la lecture de certains journaux étrangers.Ln censure de la presse allemande a aussi pour résultat un foisonnement quotidien de rumeurs.L.Johnson, correspondant à Genève du périodique américain Editor A Publisher (livraison du 30 juin dernier) les nazistes tiennent la presse allemande et les agences étrangères de presse sous le coup d’une extrême censure.A tel point que même les quotidiens suisses ne peuvent presque plus pénétrer et circuler en Allemagne et que les j journalistes en mission en territoire germanique doivent user de toutes sortes de subterfuges pour faire passer leurs correspondances à l’extérieur.Ainsi "le représentant d’un quotidien de Londres qui a fait un voyage à la chasse aux nouvelles en Allemagne, en Autriche et en Italie, a dû écrire ses informations allemandes.d’Autriche, ses nouvelles autrichiennes.d’Italie, et ses dépêches sur les événements italiens, de Suisse”, On comprend, après cela, comme il est facile de savoir bien ce qui se passe en territoire allemand et de quel esprit de discernement nous devons user avant d’aller conclure tout net à l'enracinement profond, ou au déracinement prochain du régime d’Hitler.D’autant qu'à ce qui nous vient d’Allemagne, de sources plus ou moins censurées, se superpose la propagande hitlérienne, la propagande des ennemis du régime, celle des pays qui redoutent tout de l’Allemagne, et le reste.Bien averti, qui sait démêler tout cet écheveau et y trouver un vrai fil conducteur.G.P.mm mrn a * Am 4% ¦ ¦%.¦ S * Il succède à l’abbé Deschênes Carnet d'un grincheux DEMAIN Le "Devoif" publiera demain, aintf que no» leeteuri le **v*nt déjà, une importante lettre de M.Alcide Ebray.ancier miniitre reiident de France.*ur le désarmement et le* dernière» démarche» qui ont été faite» J ce propos.Cela »eul suffirait à justifier l'achat de ce numéro.— tant les articles de M.Ebray.qcl suit de prés le» négociation» de Genève, sont habituellement clairs et compréhensifs.Le “Devoir” donnera en même temps la suite de la si intéressante étude de M.Clarence Hogue sur "La part qu'on nou» enlève C'est l'examen, poussé à fond de notre situatior économique » Tous ceux qui s'intéressent aux choses de l’étrangei liront aussi dans le même numéro avec une très vive curiosité des notes de Chine: traits de moeurs, etc., et d’Afrique, notamment de curieux récits sur la politesse nègre Ce numéro contiendra naturellement aussi toutes let chroniques habituelles: “|eunes naturalistes''.Dames Finance.Sport, etc plut dei articles de circonstance, le» dernier»» nouvelles etc Prix: 3 sous.M.Bennett prend quinze jours de vacances; histoire de se reposer des discours de M.King et des siens.# * ¥ Hitler ne souffre pas de rival C'est pourquoi l'on se demande si, sur la liste des victimes encore inconnues des massacres allemands, ne serait pas Anaclet Chaüfoux.¥ ¥ ¥ Un service public où l’on chôme moins que ïamais: celui des emprunts municipaux.¥ ¥ ¥ M Calder attend de pied term; M.Taschereau, aux élections provinciales prochaines.9f» ^ Il n’a pas encore fait aussi chaud en | 1934 qu'en 1933, dit un brave homme (cherchant à expliquer pourquoi la taxe j provinciale sur l’essence ne rapporte pas | autant que l'an dernier.Il a pourtant ! l'imagination échauffée.* * * j La nouvelle refonte de la loi fédérale j des compagnies aurait été l'oeuvre d’un grand avocat de Toronto, prétend le Financial Post, selon lequel M.Cahan, jà son extrême étonnement, aurait reçu des mains de M.Bennett son bill tout ! cuit.M.Bennett prend parfois de ces J initiatives personnelles embarrassantes.¥ ¥ ¥ Hitler y va “manu militari".Peut-on I concevoir, tout de même que des mili-I taires usent de procédés si vils! PAMPHILE Ur avion militaire s'écrase sur le sol M.l’abbé Orner Fleury, jusqu'ici curé de St-Elméar, comté do Laval, vient d'être nommé curé de Ste-Dorothée, comté de Laval, par décision do Son Excollon-ce Mgr Gauthier, archevêque coadjuteur de Montréal.M.le curé Fleury remplace à Sta-Dorothée M, l'abbé Arthur Deschênea, qui vient d’être chargé de la cure de Ste-Brigida.M.l’abbé |oteph-Alexit-Omer Fleury est né à Varennet, comté de Vorchères, le 5 mars 1877, de Louis Fleury, cultivateur, et de Louise Prévost.Il fit ses études à St-Hyacinthe et au Grand Séminaire de Montréal: il fut ordonné prêtre à St-Hyacinthe par Mgr Racicot, le 21 janvier 1906.Il fut vicaire à St-Aiexandre-d’Iberville, en 1906, vicairo à Ste-Rosalia, au Secré-Coeur, Montréal, puis curé do St-EIxéar.M.le curé Fleury est licencié ès lettres.La nouvelle paroisse de M.l’abbé Fleury fut fondée an 1 869 et elle compti 1,280 âmes.Dynamitage en Styrie Malgré l’écrasement- du complot’ Roehm, la seconde révolution aura lieu, dit un journal socialiste, mais ce sera une révolution rouge Vienne, fi.(S.F’.A.) — Des dyna-rnifards ont ravagé aujourd’hui l'immeuble du Front gouvernemental patriotique à Knittelfeld, en Styrie, et l’hahilation d’un eommissai-re d’Klat à Kindberg, aussi en Styrie.Les chefs des troupes d’assaut catholiques ont décidé de presser le gouvernement de hitler contre les nazis, à qui ils attribuent la plupart des nombreux attentats perpétrés en Autriche depuis plusieurs mois.Ils préconisent notamment un boycottage.L'organe des socialistes, l’Arfce/-ler Zeilung, qui rircule secrètement, publie au sujet" des récents événements d’Allemagne et de la situa- j tinn en Autriche un article dont vol- j ci la substance: Malgré l’écrasement! du complot Roehm, la seconde ré* volution aura lieu lieu.Mais ce sera une révolution rouge, non une révolution brune.En Autriche, le gouvernement Dollfuss châtie plus durement les dynamitards socialistes que les dy-namitnrds nazistes.bien que ceux-ci soient les auteurs de la plupart des attentats.En 1880, l’oppression monarchiste força les socialistes à recourir au dynamitage.Ils n'y renoncèrent qu’après avoir obtenu le droit de lutter pour leurs droits légalement, au moyen du journal, du syndicat et de la réunion publique.Aujourd'hui, ce n’est pas en se réconciliant avec un gouvernement pendeur et emprisonneur qu’on obtiendra la mise en liberté des prisonniers.La Grande-Bretagne n’a pas conclu une entente d’entr’aide avec la France La réponse de M.Baldwin à un député travailliste Londres, fi.(S.P.C.) Un député travailliste a posé la question suivante à M.Stanley Baldwin, qui exerce la fonction de premier ministre en l'absence de M.Ramsay MacDonald: La Grande-Bretagne projette-t-elle ou a-l-elle conclu, sans consulter la Société des nations, une entente d’entr’aide avec la France, au cas où des hostilités éclateraient en Europe?M, Baldwin a répondu non.Interrogé sur une visite du secrétaire d’Ltat pour la guerre, lord Hailsham, et d'officiers britanniques à des champs de bataille français, M.Baldwin n répondu que ces visites étaient dépourvues de tout caractère politique, qu'elles étaient purement instructives, fl a rap lé que des visites de ce genre ont lieu dans le passé.Le député travailliste lui ay: demandé si ces visites et celle général Maxime VVeygand.cl du grand état-major de la Fran comportaient quelque "obligati d’honneur comme celle qu’entrah rent des visites analogues fai avant 1914”, M.Baldwin a répc du: Il n’y a dans ces visites, ri de plus que ce que j’ai indiqué da ma réponse à la question préi dente.On n aussi interrogé M.Baldw sur la prochaine venue à Londi de M.Louis Barthou, ministre c affaires étrangères de la France.Les examens du berreeu,-n,,is L,,8a'é-Jof Londres, fi (S.P.G.) Un avion militaire s’est écrasé au sol aujourd’hui.L'un des occupants a été tué.Depuis samedi demie: c’est le troisième accident morte! qui éprouve l'aviation militaire.Le nombre des tués s’élève à quatre.Or sc bat au Chili Santiago, Chili, fi.(S.P.A.) Des paysans révoltés et des gendarmes sont en traie de se battre dan1- le j sud du pays Les révolté?accusent , le gouvernement de n'avoir pas exe- | cuté les promesses d’assistance j qu’il leur avait faites Trois d'en-J 63 candidats à la pratique du droit sur 79 passent leur examen écrit avec succès Québec, fi (S.P.C,) • Les résultats des examens du Barreau ont été connus après 9h hier soir.Sur 79 candidats à la pratique du droit fi3 ont passé avec succès l'examen écrit et se présenteront aujourd'hui pour l'examen oral.Dislriet de Québec: MM.Jean Robert Beaudoin, Marcel Marier, I ouis Dugal Charles Stein Paul Desruisseaux, René Nadeau.L.A Lerland, Jacques Miquelon.Jean Lesage, Maurice Kieffcr, Patrick Dufour Jean Marie Bouchard l.s (¦enrges l.emay, Clovis Thibaudeau, Henri Caron, Jules Biron, Mark I 'Sheedan, i District de Montréal: Roland Provancher, F.YV.Park.Laurent Bélanger, John Connolly, Benjamin Louis, Jacques Perrault.Roland Lamarre, Andrew Breakev, T.P.Howard, S.Sehneiderman, Al-ImtI Marcus, Châteauguav Perrault, Jean Nadon, Paul Trépanier.\Vil-liam Ford.Germain Bock.Paul Leblanc.Mario Forest, Lucien Bourbonnais.Bernard Hogue, Louis A.Lapointe, YV, S.Kaufman, T.I.Levine, Murray Kussner, Maurice Trudeau, Georges Broderick.T.D.Robertson, Claude Dubuc.Louis Stein.Max J.Garmaise, J.R.Butler.Jacques Béique.Paul Duran-leau, L.YV.Feigenbaum, E.YVein-er.Albert Mayrand.Arthur Gendreau.YVilliam Mitchell, Jean Mercier Dominique Di Francesco.W.R.Lakin, Harry H.Harris, S.D.l McMoran, T.P.Slattery.775662551956768^02003^910^ 2 LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 6 jUILLET 1934 VOLUME XXV — No 1S5 Ain«i parle le lecteur.Une manière d'aider le trust de l'électricité Comme le trust ne.peut se défendre avec des arguments sérieux, il cherche par les moyens tes plus habiles à rouvrir d’injures ceux qui lui font la guerre.Que penser des "adversaires des trusts" qui usent des mêmes procédés envers^ nous?"Monsieur Guillet, vous n’êtcs pas un gentilhomme.Honorable Monsieur Bouchard, vous avez meute Et Monsieur Hamel, vous êtes un lâche et vous faussez les faits .Ainsi parle cet aviseur précieux, Monsieur Laçasse Rousseau, venu, comme un cheveu sur la soupe, dénoncer la municipalisation de l'électricité à Saint-Hyacinthe, tout en simulant d’avoir des sympathies pour notre cause.Ainsi parle ce grand expert électricien chargé, par l’on ne sait qui, de nous conseiller plus de sérieux dans notre argumentation., „ .Quand, en 1910, la ville de Saint-Hyacinthe entreprit d’éclairer elle-même ses édifices municipaux au moyen d’engins au gaz pauvre, elle réduisit le coût du K.W.H.de .12' .’ à .01 sou.En une seule année, les économies réalisées par la régie municipale permirent d’effacer la dette contractée pour l’établissement de ce service et ces mêmes économies furent pratiquées tous les ans depuis 1010.Merveilleux, n'est-ce pas?.Or, pour MM.Laçasse et Georges Rousseau, ce geste d'émancipation de Saint-Hyacinthe fut un fiasco.N’est-ce pas là le moyen de défense des trustards?.Après la négation déconcertante des faits les plus évidents et la condamnation prématurée de la nouvelle entreprise municipale de St-Hyacinthe, les MM.Rousseau nous criblent d’injures.Sous prétexte de parenté, ils s’autorisent à déformer la pensée d'un noble ami de notre cause, parti trop tôt pour un monde meilleur.C’est par leurs écrits que les morts parlent encore et je_ comprends la colère des MM.Georges et Laçasse Rousseau à la riposte post-mortem de celui qu’ils ont si maladroitement mêlé à ce débat.Que serait donc devenue leur indignation si j’avais complété la pensée d’Arthur Rousseau?Ma vénération pour la mémoire de ce maître me poussa toujours, avant d’agir, à m’assurer les vues d’un de ses fils particulièrement au courant des opinions de son regretté père.Voilà qui calmera peut-être certaines protestations hystériques.Pour s’être élevé courageusement contre les abus du capital, Arthur Rousseau reçut de malicieuses remarques d’un journal trustard québécois.Et cette même feuille ne trouvait-elle pas, elle aussi, des accents d’indignation à mon endroit, semblables à ceux de Monsieur Georges Rousseau, lorsque durant la dernière campagne municipale a Québec, je déclarais publiquement qu’Arthur Rousseau m’avait promis de faire la lutle à nos côtés.Les amis des trusts ne trouvent pas déplacé que l'on se serve injustement du renom d’Arthur Rousseau pour me roller au front des épithètes imméritées, mais ils crient au scandale, quand un écrit ou une parole de celte grande figure vient soit confondre les profanateurs de sa mémoire, soit dénoncer, une fois de plus, les torts d'une oligarchie, * * Les invectives de M.Georges Rousseau ou de M.Laçasse Rousseau n’ont rien de troublant, quand ils veulent les limiter à leur cru.Depuis quatre ans, les trustards me servent les mêmes sauces sous le couvert de l'anonymat ou sous la signature de gens au service de ces m onopoles.Forces hydrauliques sous régies privée et publique — Engin Diesel sous administration municipale Enfin, après m'avoir injurié comme un enfant gâté mis hors de scs gonds, M.Georges Rousseau pretend qu’entre lui cl moi la diver- s appuie sur un est friand des alors que votre les aimerait à gence d’opinion simple détail.Il épinards à l’eau, humble serviteur l’huile.Les épinards cuits dans les rinçu-res de la finance malpropre et servis dans l’auge des trusts me répugnent.Sont-ce ces épinards que préfère M.Georges Rousseau?J’hésite à le croire.Et quand, pour lui rendre service, non crions: “Aïe! l'ami, vous “avalez des mouches et des frelons “avec vos épinards à reau”, — il nous répond: “Ce ne sont ni mou-“ches, ni frelons, c’est tout simple-“ment un piment ajouté à ce légu-“me pour en améliorer le goût; la “Commission des services publics, “chargée de voir à celte cuisine, me ‘Taffirme et elle m’assure, en plus, “que c'est là l'unique raison du coût "élevé de nos épinards à l’eau, “quand ceux préparés à l’huile ou "à l’eau dans nos cuisines munici-“pales sont si peu dispendieux”.M.Georges Rousseau, âme crédule, mangez des épinards de votre choix, mais gare à la colique.Souffrez cependant que nous recherchions pour nous-mêmes des épinards préparés à l'eau nette et présentés dans des plats aux armes de la province.Nous vous convierons peut-être un jour à un festin où votre goût se raffinera.Malheureusement, je l’appréhende, vous continuerez de satisfaire voire appétit à la cuisine des trusts, confiant que l’art culinaire ne salirait retenir de meilleur chef que la Commission des services publies.Le truit mjnoeuvra tant répit centra noue Pendant que les MM.Rousseau retiennent notre attention sur eux, la Montreal L.H.& P.Consolidated fait avaler des couleuvres aux Montréalais.Le trust a joué les Québécois et se prépare à rouler à leur tour les citoyens de Montréal, de Nicole», des Trois-Rivières, de Chicoutimi et de combien d’autres endroits.De la iuslice avec les trusts, jamais! Pas une seule ville de la province ne signera, avec ce trust, un contrat qui sera basé sur l’équité.Nulle part les taux imposés dans les nouveaux contrats ne soutiendront la comparaison avec ceux en vigueur en Ontario et, cela même a Chicoutimi où la Commission des services publics est appelée à intervenir pour la deuxième fois.Il y a quelque quatre ans, après longue enquête, la Commission des services publics émettail une ordonnance fixant le prix du K.W.H.à .07 sous à Chicoutimi pour le service domestique.Aujourd’hui, en présence de l’indignation populaire, la compagnie ne veut pas s’en rapporter à la généreuse protection reçue de la Commission des services publics; elle offre d’elle-même des taux gradués commençant à .02^4 sous et baissant jusqu’à trois quarts de sou le K.W.H.Comme les citoyens de Chicoutimi aujourd’hui renseignés sur le prix de revient d’un K.W.H.refusent ces taux, la compagnie veut naturellement, elle, la brave, s’en rapporter au “terrible" tribunal de la Commission des services publics.En 1931, selon la compagnie, .07 sous le K.W.H.ne donnaient pas un juste rendement sur son capital investi et cette ordonnance de la Commission des services publics lui imposait une réduction pénible dans ses revenus.Hypocrisie! Aujourd’hui, devant la sérieuse menace de la municipalisation, une réduction de taux de près de 300% serait estimée équitable par cette même compagnie.Quelle logique de trustards! Néanmoins, pour être conséquente avec elle-même et ne pas afficher trop son incompétence, la Commission des services publics devra, dans cette circonstance cocasse.défendre à la compagnie de réduire aussi fortement son tarif.Attendons la comédie.Heureux peuple que nous sommes, de vivre sous la protection d’une Commission des services publics! ¥ ¥ * Des saluts aux amateurs d’épinards à l’eau.Nous prenons congé d’eux.Un travail plus effectif contre les trusts nous le commande.Philippe HAMEL Mote de In rédaction.Afin de ne pas éterniser cette polémique, le Devoir met fin aujourd’hui à cet échange de communications.Celle-ci sera la dernière.Le congrès des municipalités A GASPE.A BORD DU RICHELIEU M.T.-D.Bouchard, secrétaire de I l nion des Municipalités de la province de .Québec, annonce que le congres annuel de l’Union aura lieu sur le paquebot Richelieu, de la C.S.L.au cours d’un voyage de Montréal à Gaspé, qui coïncidera avec les fêles du quatrième centenaire de Jacques Cartier.Le Richelieu partira de Montréal, à 7 hres.heure solaire, jeudi, le 23 août prochain.et prendra des passagers aux Trois-Rivières et à Québec.L’organisation du voyage se fait an bureau de l'Union, chambres (117-928.édifice Transportation, 1.32, me Saint-Jacques.Le logement salubre à Toronto Mort de Me j.-W.Jalbert IL FUT PRESIDENT DE LA COMMISSION SCOLAIRE D’OUTREMONT — II.ETAIT MARGUIL-LIER DE ST-VÎATEUR ET TRESORIER DE LA ST-VINCENT-DE-PAUL Toronto, fi (S.P.C.).— Le Cm milé du logement salubre, préside par M.Herbert Bruce, lieutenant-gouverneur de l’Ontario, vient d approuver son rapport final et le présentera au conseil municipal de Toronto., .Dans des réunions hebdomadaires depuis sa formation en mars, ce comité a étudié les moyens d'assainir certains pâtés de maisons et taudis de la ville.Deux de ses membres les professeurs E.J.Urwick et H.M.Cassidy, étudient en Europe les principaux plans d'assai-niss-ment et de construction salubre.Dans un communique, le lieutenant-gouverneur Bruce a admis que le comité avait découvert l'existence de conditions absolument indésirables et qu'il cherchait les movens d’y remédier.Me J.-W.Jalbert.avocat, est décédé hier soir à sa maison, 96, chemin Sfe-Catherine, à Outremont.M.Jalbert était né à St-Denis-sur-Richelieu.le 15 juin 1879.du mariage d’Isidore Jalbert.cultivateur, et d'Odile Girard.Il fit ses études commerciales au collège St-Fran-çois-Xavier, à St-Denis, ses études classiques au séminaire de Si-Hyacinthe et suivit les cours de Droit de l’Université Laval, de Montréal.Admis au Barreau en janvier 1903, i! fut créé Conseil du Roi en août 1920.Il exerça sa profession seul pendant plusieurs années, puis avec Me Eugène Audet, Me Anatole Vanier, Me Joseph Blain, et finale; ment avec son fils Marcel, qui lui succède.Il fit longtemps partie de la Commission scolaire d’Outremont, dont il fut le président jusqu’à sa maladie.Il vivait dans la paroisse de St-Viateur et remplissait à sa mort la charge de marguillier; comptable.Membre de la Société St-Vincent-de-Paul, M.Jalbert fut trésorier de cette société et l'on dît même que c’est à cette fonction qu'il compromit sa santé, alors qu'il était chargé de la distribution des fonds de secours de la ville-M.Jalbert avait épousé en avril 1907 Mlle Célina Grothé, fille de feu M.L.-O.Grothé.industriel.Elle lui survit.Il laisse aussi ses filles: Simone, Madeleine et Hélène; ses fils: Marcel, Roland et Claude; sa soeur, Mme Orner Larue; ses frères; M.l’abbé Philias Jalbert curé à Attleboro, Massachusetts; le Frère Osias, procureur provincial des Clercs de St-Viateur; MM.Isidore, Emile.Amédée et Aldérie Grothé; et ses beaux-frères, iM.Raoul Grothé, conseiller législatif, MAI.Armand.Hector, Emile Grothé et un grand nombre de neveux et nièces.Le Devoir offre ses condoléances à la famille en deuil.St-Constant déplore la mort de son curé St-Constant.6 — A sa dernière assemblée, tenue le 3 juillet dernier, le conseil municipal de St-Constant, sous la présidence du maire, le Dr Pierre Dupuis, a passé une résolution de sympathie à M.l’abbé Alphonse Cloutier, a l'occasion de la mort de M.le cure Joseph-Allyre Cloutier.CIGARETTES DUCHESSE CONSERVEZ LES ’MAINS DE BRIDGE’’ 10 pour 10ute-fiaét(tuS/’ OCCASIONS SPECIALES EN RAD'OS Choix splendide de valeurs de fin de semaine en radios tout électriques de marques bien connues.Conditions faciles ê partir d* 85 comptant e' $1 par semaine Magasins ouverf.les vendredi» soirs Chaque instrument est pleinement garanti et a subi un re-conditionnemen* complet a nos ateliers.Prix i compter de $25.complets.Ferment 3 1 heure le samed après-midi.6885 rur ST-HUBERT près Béhtnrti |.-A HEBER-*, Président et Gérant Générai 1112 ru STr-CATHERlN!; Oue.t , qui se désagrégeaient.Vous al lez me montrer tout, m'expliquer | tout, n'est-ce pas?Il répondit affirmativement.En j la voyant là, près «le lui, en ren 1 contrant son regard, il oubliait les i doutes angoissants.F,a joie ren- j trait en lui Floriane l'aimait et , par'tui, elle viendrait à la vérité.N'était-ce pas déjà une déliimte ] pensée de sa par?que cette visite ; t:i commun à Sainte Cécile, l'église de Bruno, qu'elle savait lu être très 1 chère?Ne voulait-elle pas consacrer ainsi en quelque sorte leurs fiançailles, dans l’atmosphère sain- j te où tous les Fervières avaient prié?Pas à pas, fis allaient l«- long des nefs et s’arrêtaient longuement, i Bruno connaissait tous les détails de sa vieille église, il savait en parler en érudit et en poète.Floriane, très artiste, se montrait intéressée, admirait en quelques mots très justes, questionnait sur les figures symboliques multipliées dans les sculptures.Voyez, tout a une signification, disait Bruno.Remarquez ces feuilles de vigne; on les retrouve sans « esse.La comparaison de la vigne est «me des plus fréquemment employées por Notre-Seigneur dans I Evangile.Lui est le «’cp.nous les branches, qui prenons la vie de Lui-même et mourons si nous en sommes séparés.Floriane demanda: Suis-je une «ic ces branches mortes?Oh.non! Votre âme peut reprendre force et vie.Vous verrez, Floriane! Quelle douceur de vous ramener a iiieut Ule sourit en le regardant.Cette pensée vous rend héu- reu x 7 Elle est pour moi le bonheur indicible! Eloriane eut un nouveau sourire léger, tendre, ironique si peu.s finement! Scs cils, un instant, voi iemil son regard qui riait douce j ment.Dans les chapiteaux des piliers les petites figures levaient vers I: voûte «les regards d'extase.Brun< expliqua que le sculpteur avait vou lu représenter des âmes en prière Remarquez l'intensité d’adora Don, «1 amour humble et confian que I artiste ignoré a su mettre sm ces physionomies «ie pierre.Elle: sont bien la personnification de h prière, telle qu'elle doit être.K constipez ceci: aucune d’elles n'es absolument semblable aux autres.En effet! Oh! les merveilleux artisans que ceux d'autrefois! Celle-ci sourit.Elle semble dire à Dieu: "Je sais que je suis exaucée d’avance".Cette autre un visage d’angoisse; mais elle espère, elle supplie.(à suivre) C» journal Mt Imprimé au ru.43C ru* Notré-D»mé «*t * Montréal, par l”‘Inipn« merl* Populaire" (* rMponaamilté llm-* té*l, édltrtcé-proprlétairaj Oaorgaa fwia.ijar mractaur-céraat 1 LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 6 )UILLET 1934 COMMERCE ET FINANCE Perdu J1,800 et plüs les nouvel^ BOURSE DE MONTREAL Fluctuations de la matinée L'un de nos omis, tout particulièrement intéressé dans la campagne de l'achat chez nous, revenait il y a quelques jours du bas du fleuve.Pendant le long trajet, il engagea ta conversation avec un autre voyageur.C’était, comme il l’apprit par la suite, un important marchand d'une petite ville de la rive sud.Il venait à Montréal faire ses achats de costumes pour dames, en vue de la saison d’automne.—Les affaires sont bonnes dans votre région?demanda notre ami Oui.assez, quoique tes bénéfices soient plutôt linulés.à cause de la concurrence des comptoirs postaux de Toronto.Peuvent-ils vendre à beaucoui meilleur marché que vous?—Mon, au moins dans l’ensemble.Car ils l'emportent sur divers articles fabriqués en grande quantité et que ces organisations peuvent acheter à des conditions spéciales, comme l’enquête Ta démontré.—Mats alors, à quoi attribuez-vous la concurrence qu’ils peuvent vous faire sur les autres articles dont les prix sont égaux?—Au fait que nos gens se laissent tenter par la publicité par les beaux catalogues et parce qu’ils croient plus chic de pouvoir dire rt leur amis que telle chose, vient de Montréal ou de Toronto.Aussi à ce que les gens sont sous l’impression qu’ils ont de meilleurs prix de ces grandes organisations et qu'ils ne se donnent même pas la peine de venir chez nous pour voir s’ils n'auront pas aussi bien nu même prix.On ne veut plus se déranger, même pour voir avant d’acheter.On préfère se fier à une description sommaire, meme s'il faut renvoyer la marchandise à deux ou trois reprises avant d’avoir obtenu l’article tel que désiré.Naturellement, on ne tient pas compte que si fa marchandise est échangée facilement, le coût du transport des échanges est prévu d'avance.Mais malgré cela, continua le marchand, il nous reste encore un assez bon commerce pour vivre.Ainsi, je vais acheter pour environ $1,8(10 seulement en costumes d'automne.Si j'avais tout le commerce local, c'est probablement pour un montant trois fois plus élevé que j'achèterais.Mais dans les deux cas nous sommes toujours un peu les perdants.cela?La situation Tous les rapports et les études faites à date par les grandes institutions financières et par l’Office fédéral des statistiques indiquent pie la situation économique conti-uie de s’améliorer.Dans certains iomaines l’amélioration est moins •onsidérablc, proportionnellement, (lie les mois passés, mais elle n'en ¦st pas moins en avance sur l’an lernier.'Vautre part, un rapport publié ce matin par la Montreal .ight, Heat and Power dons, indi-pie que l’augmentation de la pro-luction de gaz à Montréal a été de dus de !!• 1-2 millions de pieds ru->es à un grand total de près de 4ü3 iiillions de pieds cubes tandis que i production d’électricité a été de 7ô 1-4 millions de K.w.h., une aug-nentntion de 8 1-2 millions.Dans le premier cas la proportion de i’augrqentation a été de 4.33 pour .cnt et dans le second de 11.35 p.¦•ent.Les prêts aux courtiers New-Yorjt, 6 (P.A.) — Le montant des pîêts aux courtiers consentis par les banques de la réserve fédérale est de 1,0(19 millions, .me augmentation de 52 millions sur la semaine dernière.Cours de l’or Londres, fi (P.A.) — l’or a avancé de 2 d.Cours de l’argent - Le cours de à 137 s.9 d.Londres, de l’argent d.fi (P.A.) a fléchi de Le 1-8 à cours 20 3-4 Cours du sucre New-York, fi.(P.A.) — Le marché du sucre est ferme.Options: juil.1.70; sept.1.74-75; dée.1.83-84; jan.offre, 1.84; mars 1.89; mai, offre, 1.93.Cours du café New-York, fi.(P.A.) — Le marché du café est assez vigoureux.Rio: juil.non colé; sept, offre, 7.70; déc.7.8(1-90; mars, offre, 7.95.Santos: juil.offre, 9.75; sept, offre, 10.19; «léc.10.40; mars 10.53; mai 10.58.Les grains (P.C.) — La tendance était irrégulière sur le marché local, mais les changements se limitent à quelques fractions, Smelting a avancé d'un point, Shawinigan, Dominion Steel, Bathurst, Dryden et Power Corp.de quelques fractions chacun.St.Lawrence Paper priv.a reculé de 1 t-2, Eastern Dairies, St.-Lawrence Corp.priv.et Brazilian ont fléchi.M.ALBERT WILLIAM AC STI N, president du conseil d'adminis-tration de la Dominion Rank, dé- 1er nov.1947-57 104', 105% 4V! 1er nov 1948-58 104% 105% 4>v, 1er nov 1949-59 Avec la ga-antl* de l'Etat: 105 106 C N R.4 V,.1951 106’, 107% C N R 4V r 1954 102% 103% C.N.R.4Vc 1956 106% 107’, C.N.R 4Ve 195V 136'., 107% C.N.R.4','e 1968 105 106% C.N.R 5% 1954 m 112 C.N.R.5'F 1969 ui'î 113 Port de Montréal ISsn 113 114% Can Nat.5G- 1955 111 'y 113 ACTIONS PRIVILEGIEES Rend 5 61 5.72 5.08 4 6(1 4 80 4,48 4.65 2.61 5.01 6 25 6.15 5 88 5.54 3.33 4.98 4.10 6 15 4.29 9.09 5.97 4.04 6 9* 6 25 4 29 4.84 5.71 2.44 3,38 4.21 4 63 5.03 5.00 7 40 4.55 4.78 3 72 2.07 4.44 •S 19 8.57 4.17 Can North Power 7.00 1UU 7 01 Can Bronze .70 102 6 86 Can.hair.Morse 6.00 65 9.VT Can.Foreign Invest.8.00 100 8 00 Can.Gen.Elect 6 00 63 5 56 Can Hvd Eleci.6.00 70 8.57 Dom.Glass 7.00 130 5.58 Dom Textile 7 00 130 5 58 Gooayear .7 00 112% 6 23 Jamaica PS.7.00 luo 7 0» Mont Cottons 7 00 85 « 24 Nat Breweries 1.75 35% 4 93 Ogllvle 140 5.00 Ottawa Power .6.50 103 6 31 Penmans 6.00 100 6 00 Power Corp 6 00 64 7 14 So, Can.Power 6 00 89 6 74 Steel of Canada * 1.75 39 4 49 Tucket t Tobacco * 1.00 125 5 60 Walker Gooderham 1 00 16 6 25 Cours des trusts fixes Province* et munlcipant* Colombie Britannique O- Vllle de Montréal .V- 1945 VU!» de Montréal 6'g 1944 Ville de Winnipeg 6 .> 1942 Manitoba 6rfc 1947 Ec Cath de Montréal 6 N.-Brunswick 5'~ 1952 Ontario 5’, r 1947 Ontario, 4Vr'r 1050 I du P.-Edouard, 67* 1947 prov, de Québec 41,rv 1963 Saskatchewan.6',, 1953 Compagnies: 1947 994 101 101 ior 103 108', FARINE (Prix nu boisseau.Tïscomptp de 10 sous le baril pour commandes bu comptant).Première patente .5.20 Deuxième patente .i.fio Forte à boulanger .4,50 I NOUAIS (Prix I» tonne.*nrn moins 25 sous pour comptant).Son .24 25 Gru blanr .28.25 (iru rouge.25.25 1949 19*3 1941 FOIN Extra no 2 .$16.00 No 2 .*15.0(1 Ne 3 .$13.50 BEURRE (Prix payé aux producteurs) • Cantons de l'Est .19 FROMAGE Ontario coloré.10a« Ouébec colore .10 A .lOt; la (Prix lants) : A-l .A Gros .A Move ns B .C .Ces prix vrés dans en vrac sc OEUFS douzaine Abitibi 5 - 1953 Bi-auharnols 6,, 1959 Bf.M .elephone 5'r 1955 B A OU 5' „ 1945 .B.C.Power 5* r 1960 B.C.Power 540, I960 B.C Telephone 5f, I960 Calgary Power Sr„ 1960 Can.L.and F 5'i Can N P 5', 1953 C P.R 44', 1944 C P R 5 1956 .Jamalea P 5 > 1950 MeLaren-Quebee P S', , 1961 MeCoU-frontenae 6'x 1949 Mont C.and Mfg 5Vr 1947 \ Mont.V F 54% 1957 M.L.H.and P.3-, 1951 M.L.H and P 5', 1970 Mont.Tram 5 4 1955 ' Otlewa Valley Power 5l c : Power Corp 4'y; 1959 , Power Corp .V , 1957 I Price Bros.6 r 1943 Quebec Power 5>> 1968 I Rolland Paper 5'y ; 1948 Shaw.W and Pow.6 , 1937 Sh„w W and P S' i Shaw W.and P.4'., Smith H.5',% 1953 South C P 5'\ 1955 ; Un.Secs SO.1952 West Kootenay Pow Rente* franaLtei «> 1917 1918 .• 4 1932 .Crédit national! 1% 1920 ! 14 1919 98’a 101 too 102 1937 101% 103 109% 112', 112% 114% 104 106 7 108 3 108 107% 091 2 1011% 32% 34% 72 75 107 109 102% 104% 98 100 101 103 101 103 Can America Trust Can Inter.Trust "Diversified Trust ' B ' "Diversified Trust "C" •Do UD” First All Can Units Do.1943 •Independence Trust •Qnaterlev Income Shares •United Fixed v •United N 5’.Bank Trust •Un OU Trust N A.Trust Sh.1953 Do.1955 Do 1956 Do 1953 Cumulative T S.New Corp T.S.accum Do Dlstrtb Five Year Fixed T.S.Old Corp.T.S.Compagnies de placements; •Am.Composite Shares •Am.Founders Com.•Brit.Type Inv.Can.Inv.Fund Fed Cap Trust .Fundfunental Trust S.A Do B" •Unit Gold Equity of Can U S Elect A" Do "B" Do Voting .Nation Wide Securities Do • Fond» américains.Offre Dem 2% 3% 5 00 7% 2 85 2 95 4% 4% 9% 10 7% 754 2,05 2.15 1 24 1.34 2 20 3 4, 5 1 75 1.85 2 22 2 28 2 20 2 26 2 18 2 24 3.75 2 29 2 34 2 29 2 34 4 1 95 3 % 3 % ’1 T T .40 50 3 30 3.50 1 % 4% 3’, 2 50 2 78 12% 13 1 95 83 3 ?;> 1 14 1 21 Sur If* Curb \c.) sur 1970 V 1970 aux détail- .29 .27 2 fi i .20 .23 964 92 94'» 90 98 107 Rrt 29 4P 57 87 93 90 7C 70 924 964 98 101 102 .100 107 107 78 1970 105 78 854 94 100 96 100 100 90 92 1034 77 1956 103 50 50 54 31 33 984 94 964 92 ino 109 92 32 50 59 90 95 92 73 74 944 984 100 103 104 102 109 109 80 107 80 87U 96 102 98 102 102 92 94 10.5', 79 135 55 54 58 55 17 (F mes “A” b te de commencera à expédier aux F.tnls-Unis vers le fer- Les cours étaient C.urb ce matin.Melehers avancé de 1-2 point à la sui a nouvelle que la compagnie des nlenols er septem contrat dont il n quelques sc-, Power U.orp.1-2 à 80.Siseoe sp sont 2 sous respecte Br ad-Auditer a 7' hrr, en vertu d un a été question il y maînes.Par contre priv.a reculé de 1 Pig Missouri et avancés de fi et de vemenl tandis ejue reculé de 5 sous.«r«our* ïoVu nv* pur 1»» rr.nnon L-J FOROET Ar CI* 471, ru* St-Frangols- Xarlér Ouv Haut Bu» 200 Abtttbl 1 25 5 C.Parker 2 00 5 Br.A Dl*t 1 15 300 Brew Corp 8 '« 200 Cons Paper 2 4 5 D C Seag 15 5 Int Util.B 65 200 Imperial OU 14 ’• 2370 Imp.Tobac 10 4 45 Int.Petrol* 27 >» SO Melehers A 12 4 20 Melehers B 5 4 150 Regent Knit 4 00 20 Walk, Good 35 4 45 Walk Brew 9 10 1 1 >•• 1.5 Beauharn 6 00 s*i to Noranda 43 50 275 Slacoe 2 31 10 Trek Hugh** 7 00 ¦ t 4.» I * * * X l t .600 ParkhlU 41 400 San Antonio 5 25 200 Stadaeona 40 Midi 15 14’, IS (Compilation de iô maison L-C.BEAUBIEN) Ventes Valeurs Ouv.Haut Bas Midi Chang.5 Alberta Gram 15 15 too Bathurst Pow.and Pap .5% 5% 15 Bell Telephone 118 1 18 250 Brazilian 9 9 — Vs 5 B C.Power "A" 26'/t 2614 10 Can.Celanese .17 34 17% 10 Can.Car and Found priv.144/4 14% 30 Can.Ind.Alcohol "A” .84% 8 4/4 1 10 Can.Ind Alcohol "B" .7'/2 7’4 55 Can.Pac.Ry .14 14 35 Con.Smelting 15! 151 4 Can.Steam, priv.54/4 5 4% 60 Dom.Bridge .32 32 100 Dom.Steel and Cl "B" .4 3, 4 3/8 4- V4 28 Dom Textile .84 84 — '4 50 Dryden 4 Vi 4 '4 -F ’4 20 Famous Players .13 14 13 1 4 5 General Steel Wares 4 3/8 4 % • Vs 50 In: Nickel .25% 25 4/4 10 Lake of the Woods .10’/2 10'4 30 Mont.Power .34% 34% 34% 34% Vs 85 Mont.Power Deb 46% 46 Vs 10 Mont.Tram 98 98'/2 98 98 V2 60 Power Corp 10 Vz 10’4 + V4 120 Sr.Law.Corp.priv 9 9 8',4 8'4 175 St.Lawrence Paper priv.!8'/4 18 Vi 18 18 Shawinigan W.and P.20 Vz 20% 20'/2 20% 4- V4 to So.Can.Power 14 14 BANQUES 1 Canadienne .135 135 13 Commerce .,, , .159 160 159 160 4- 1 20 Royale 161 161 4- 1 Voyages à bon marché fin-de-semalne 14-15 JUILLET Prix d’aller et retour en 1ère classe, de Montréal: TROIS-RIVIERES - $1M Assistez aux Fête* du TRICENTENAIRE 1 Dép.samedi, tous les trains ST.GABRIEL - - -$1M Jolietts • .85 St-Felix - 1.25 St-Cleophas 1.35 Ste-Emèlle L10 Dép.samedi p.m.dimanche a.m.LOUISE VILLE 51 50 MAGOG 51 90 Portneuf • 2.75 Pont Rouge 3.00 St-Basile 2.90 Lorette - 3.25 Maskinongel.40 Berthienrllle 1.00 Dép.samedi, tous les trains Foster Sutton 1.40 1.40 Knowlton L50 Cowans vllleLlS Départ samedi après-midi, dimanche, avant-midi PAPINEAU VILLE - sl60 Montebello L50 Lachute - .90 Buck'hamJ.2.00 S.-Schol’que .75 Dép.samedi p.m.dimanchea.m.MEGANTIC - - *350 Cookshire 2.55 Scotstown 3.00 Départ samedi, tous les trains Retour Jusqu'au mardi a.m.ST.JEROME .75 RIGAUD St-Lin - .75 Bruchési - .75 * Dép.sa medi p.m.dimanche a.m.85 Alfred • 1.40 St-Clet • .75 Dép.samedi, tous les trains RETOUR Jusqu’au LUNDI soir, 16 JUILLET 994F PACIFIQUE CANADIEN Cou urs du blc I WINNTFEO 1 Hier Oil v Haut Hi* l1 4R 76% 76% 76% 7fi 76% 78 78% 78% 77% 77% 79% 79% 79% 78% 78% rmcATic ) 89% 88% 88% 88% 88% 90% 89% 89% 89% 89% 91% 91 91% 90% 90% Satistiques Juillet ., Octobre Décembre Juillet Septembre Décembre Bourse de New-York New-York, fi (P.A.) J.e marché n'a pas été actif ce matin mais les utilités, les ferroviaires e! certaines spécialités se sont légèrement améliorés.La plupart des grandes vedettes sont restées fermes.Coca Cola a avancé de deux points à un nouveau sommet pour l'année.Santa Fe, Consolidated Gas, Public Service of N.J.Goodyear el Allied Chemical se sont quelque peu améliorés.Columbia Carbon a reculé d'un point.Le mouvement d'achat s'est continué dans certaines sections au cours de la deuxième heure.Cu-ban-.Ameriean Sugar a avancé de plus d’un point à un nouveau somme! pour l'année.Cours fourni» oar la maison GEOFFRION & PERODEAU 21(1, rue Notre-Dame ouest, MonttéaJ M Arquette 5771 Ouv.Midi Allied Chemical 133', American Pow«r * Light 7', American Smelting 424 52’, American Water Works 20 204 American Tel & Tel.114 1144 Anaconda 144 V*5* Atchison ,.60 60% Atlantic Refining ‘ 254 254 Auburn 24 Baldwin Locomotive ., I0-'S Baltimore &• Ohio .234 Bethlehem Steel 334 334 Canadian Pacific 144 144 Commercial Solvente 224 Chrysler Motors .394 394 Coca Cola 1294 1304 Columbia Gas * Electric |14 14 4 Cons Gas of New York 34 34% Continental Can.Co.794 Corn Products 67 4 Commonwealth Southern 24 Dupont 904 914 Elec.Power il Light Power 56 Freeport Texas 324 General Foods Corp.304 304, General Motors 314 314 Gillette 104 General Electric 194 194 Hudson Motors 94 Int.Tel & Te! Co 124 134 Johns Manvtlle 52", 53 Kennecott Copper 214 Montgomery Si, Ward 28 284 Nash Car Co 17 4 National Power Light 104 104 New York Central 28 4 284 North American 174 174 racard Motors .33 Pennsylvania RR, 304 Fhtlllpps Pete l'4 Pub.Serv of New Jersey 35 4 394 Radio Corporation 7 Republic Iron 6z Steel 164 164 Sears Roebuck 62*.Simmons Bed 134 Standard Brand 20», 204 Standard Gas & Electric 10% Standard Oil of New Jersey 434 44 Socony Vacuum OU 1B 164 Studebaker .64 4 Texas Corp 23* a Union Pacific .120 United Aircraft l7’» United Gas Improvement, 154 16 U S Rubber .114 U.S Steel .39', 39», Vanadium .214 Westinghouse .364 384 Woolworth 804 Marché des changes Nombre-indice hebdomadaire de» prix de gros Le nombre-indice des prix de gros calculé par le Bureau fédéral de la statistique sur la base de 1926-100 est resté inchangé à 71.9 à la fin de la semaine terminée le 29 juin.La hausse des produits animaux et des textiles a été compensée par la baisse du bois, du cuivre et des chimiques.Les produits de la ferme sont restés inchangés à fi7.fi, des déclins étant constatés dans la provende animale, la farine et le café.Il y a des avances dans le porc, les oeufs et le boeuf, qui ont porté l'indice des produits animaux à 06.3 de fifi.2 qu'il était, malgré des baisses, du bétail sur pied.Les textiles et Jeurs produits ont avancé de 74.4 a 74.5 la soie et le chanvre absorbant plus que les déclins de la laine.Le fléchissement du cèdre a fait baisser le groupe du bois à 66,0 de 66.1.Le fer et ses produits sont restés inchangés à 87.4 ; tes métalloïdes sont restés à 8fi.fi.Les métaux autres que te fer ont baissé de 63.9 à 63.7.entraînés par le cuivre.L'argent, le zinc et l’antimoine ont été plus fermes.Le déclin de l’acétate de chaux et du shellac ont abaissé les produits chimiques de 82.1 à 82.0.Importations considérables de sucre de la République dominicaine L^e Canada a imporlé en mai 70,- 299,100 Ibs de sucre non raffiné de la République Dominicaine.Le grand total se monte à 109.271.3(10 au lieu de 81.271,900 en mai 1933.Nos autres fournisseurs ont été les suivants: Cuba: 29.046.100; Guyane britannique.6,242.300; Barbarie.1.229.800; Guyane néerlandaise.1.441.500; Sud-Africain britannique, 912,300; autres Antilles britanniques, 100.200.La situation du travail en Grande-Bretagne La situation du travail accuse une nouvelle amélioration en Grande-Bretagne le 23 avril, amélioration qui embrasse la plupart des principales industries; parmi 12,-880.000 personnes assurées contre le chômage en Grande-Bretagne et Irlande du Nord, le pourcentage des chômeurs es! de 16.7 contre McIntyre 48 10 Mining Corp.1 81 Moffatt Hall 5 Nlplsslng 2 20 Noranda 43 65 Premier Gold 1 28 1 30 1 28 1 3b Reno Gold 90 Read Authler 1 58 1 54 1 58 San Antonio 5 20 5 25 5 20 5 25 Sherr.Gord 83 81 83 Siseoe 2 31 2 30 2 31 Stadacon a 40 Sudbury Basin 1 50 Sylvantte 2 80 2 81 2 80 2 81 Thomp Cadil.50 51 49 50 Teck.Hugh 7 05 7 10 7 00 7 0Î Towagmac 40 Watte Amulet 1 05 Wright Har 9 45 9 50 9 45 95f Wayside 8 7 % 17.3 le 1!) mars et 2 .3 le 24 iivril 1933.Il y a en tout 2.090.381 per- sonnes enregistrées comme rhô- meurs le 14 mai.soit 57.814 de n^ns^qu un mois auparavant.Bourse des mines Cours fournTs ,.
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