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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 11 août 1934
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1934-08-11, Collections de BAnQ.

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Montréal, samedi P août 1934 Rédaction et administration 4^0 EST, NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE : .HArbour 1241 SERVICE DE NUIT ; Administration : .HArbour 1243 Rédaction : .HArbour 3679 Gérant : .4897 LE DEVOIR Directeur-gérant: GEORGES PELLETIER FAIS CE QUE DOIS ! Rédacteur en chef: OMER HEROUX Vol.XXV — No 184 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste Edition quotidienne CANADA.$ 6 00 (Sauf Montréal et banlieue) E.-Unis et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 Que M.Stevens reste ou s’en aille, les faits restent “Feel Stevens should quit as chairman.On croit que Stevens devrait cesser d'être president.dit un journal de Toronto, le Financial Post, aujourd’hui même.“Mr.Stevens must quit post.Que M.Stevens parte!” ajoute le même organe financier.La même conclusion se dégageait déjà des articles de certains quotidiens, de la Gazette de Montréal à la Free Press de Winnipeg.Pourquoi M.Stevens devrait-il s’en aller?Parce que, selon ces journaux, il est partial, à en juger par le fameux mémoire au sujet duquel M.Bennett est intervenu.» » » Qu’est-ce que M.Stevens dit en bref dans ce mémoire, nous en avons lu la plus grande partie, — qu’il n’ait déjà dit à Toronto, qu’il n’ait répété à Ottawa au cours de l’eJiquête a propos de l’achat en masse et des écarts de prix, et qui ne découle des témoignages recueillis à l’enquête et imprimés au lur et à mesure sous forme officielle, à l'Imprimerie Nationale?Que certains financiers ont pillé et ruiné de grandes industries, florissantes avant ces interventions intéressées; que des industriels ont odieusement profité de la crise pour exploiter leur main-d’oeuvre; que des fabricants ont touché des profits exagérés en achetant à des prix de famine leurs matières Prp“ mières et en vendant à prix trop fort des produits ouvrés très bon marché; que des grandes maisons, en même temps qu’elles payaient à la confection ou à d’autres fabricants des prix si bas que ceux-ci devaient travailler presque à perte et donner à leurs ouvriers des salaires incroyablement bas, versaient des traitements princiers et des primes considérables à leurs chefs et a leurs associés; que pareil régime économique milite contre les intérêts du capitalisme sain; et que si ceux qui abusent ainsi de leur puissance économique ou de la force de leurs groupements, à l’heure présente, ne corrigent pas au plus tôt leurs méthodes d'affaires, ils auront été les pires artisans d’un mouvement de réformes par la violence qui peut aboutir on devine assez a quelles redoutables conséquences pour le pays même.Est-il répréhensible que M.Stevens ait dit et souligne cela.Quiconque a lu ou suivi les dépositions faites à l’enquête Stevens sait fort bien qu’on y a nettement établi et prouve l’existence de ces abus.Ce qui en a déjà paru dans les journaux était, à de certains jours, effarant.Et ce n’était pas tout- — Mais l’on n’a pas donné occasion aux gens mis en cause de se défendre, entend-on dire parfois.C’est à voir.Prenez le cas de telle compagnie qui achète du boeuf et du porc dans l’Ouest pour les revendre dans tout le Canada.Elle a le quasi-monopole de ce commerce.Des gens de la maison ont comparu à titre de témoins.Ont-ils nié les faits, expliqué de façon satisfaisante comment il se fait qu’elle n’a jamais gagné autant d argent que pendant la crise, et jamais non plus payé des prix aussi ridiculement bas aux éleveurs?11 y a 1 autre cas, celui du quasi-monopole des tabacs; il a profité de la situation pour réduire au plus bas, — plus bas même que le prix de revient au planteur, — le coût d’achat de sa matière premiere, alors que pendant le même temps il entassait des profils fabuleux, écrasait presque toute concurrence, payait des traitements et des primes énormes à ses chefs et à leurs associés, mais coupai aussi de dix pour cent le salaire de la niasse de ses employes.Le président de la compagnie était à la commission d enquête.A-t-il même tenté d’expliquer de façon raisonnable pourquoi je trust a pressuré le planteur.Ta acculé à lui vendre à un Pr,x de famine?Il pouvait parler.Ses subalternes aussi, dont quelques-uns se sont fait entendre.Qu ont-ils dit qui excusa leurs méthodes d’affaires arrogantes et brutales?Rien d acceptable.Si le.quasi-monopole est resté en fort mauvaise posture, à qui la faute?A.M.Stevens, ou à la série do faits indéniables révélés par les enquêteurs de son ministère?^ ^ Ÿ Le crime du ministre est apparent, éclatant; c’est d'abord d’avoir, à l’enquête arrachée de haute lutte, fait ressortir uno série d’abus commis par un tout petit groupe, certes, d'agioteurs, de financiers, d’industriels, — s'ils sont peu nombreux, ils sont fort influents à cause de leur argent, de leur situation dans le monde des affaires dont ils occupent les principales avenues, de la publicité qu'ils dispensent à droite et à gauche,des intérêts connexes qu’ils ont un peu partout.C’est aussi et surtout d’avoir, dans son mémoire, fourni des noms et des precisions,-— ou plutôt d’avoir rappelé des noms et fourni des précisions qu’il avait déjà donnés, mais que le public était en train d’oublier.C’est d’avoir dit, entre autres choses, que, dans les papiers, des financiers qu’il désigne ont pris de 30 à 35 millions au public pour en profiter eux-mêmes.On comprend que les maisons et les hommes nommément désignés aient sursauté, couru à M.Bennett.L’enquête les avait déjà mis sur la défensive.Et voilà que le ministre revient là-dessus, éveille le public, le secoue alors qu’il allait s’endormir, enfonçe le trait avec rudesse.Cela n’est-il pas intolérable, surtout au moment que le silence allait faire oublier tout cela?“Qu’il s'en aille; c’est un président préjugé, un juge passionné; qu’il s'en aille!” crie toute une presse.Qu’il s’en aille?En quoi cela avancerait-il tout le groupe dénoncé?Que M.Stevens veuille s’on aller, — il vient de dire à Vancouver qu'il reste et va continuer 1 enquête à titre de président, — il est trop tard pour que ce départ répare quoi que ce soit.Un autre président continuerait 1 enquête.Les membres de la commission Stevens resteraient.M.Stevens resterait de la commission, même s’il n’en était plus le président.Le plus grave, c’est que les faits resteraient.Ils resteront, quoi que l’on fasse.Ils sont là, brutaux et déconcertants.M.Stevens, libre de la présidence, verrait à en révéler d’autres.Car il a son dossier.Alors?Le départ de M.Stevens n'arrangerait rien, même s’il satisfaisait la rancune de ceux qui veulent la tête du ministre.4 Partir, M.Stevens?Ce serait, de sa part, reconnaître qui* s’est fourvoyé, qu’il a eu tort.Or les faits déjà connus établissent, quoi que l’on pense de l’opportunité du mémoire et de la distribution qu'en a commencée l’Office fédéral de la Statistique, que M.Stevens u prouvé de très graves abus, de scandaleuses méthodes d’affaires.La preuve en est éclatante et inscrite aux comptes rendus sténograpbiqucs des séances de la commission Stevens.Que le ministre parte et les gens diront: ”11 s’en va oarce qn’il en sait trop long et qu’on veut l’empêcher de parler.” L’on voit tout de suite quelle situation cela lui créerait de chef l’un mouvement radical dirigé contre les abus de la finance et les industriels de proie.M.Bennett inviter M.Stevens à partir, sous prétexte qu’il a les idées préconçues, des préjugés?Moins que n’importe qui H.Bennett pourrait oser cette démarche.N’cst-ce pas M.Bennett qui, voulant une banque centrale au Canada, et l’ayant dit nettement à Londres, choisit ensuite une commission dont la majorité des membres étaient favorables à son idée, au vu ot àu su de toute la finance anglaise et canadienne?M.Bennett, L’actualité Vieux calvaires .Vous applaudissons de tout coeur à la suggestion que vient de faire dans le Devoir le R.P.Gonzalve Poulin, O.F.M., aux curés de la province de Québec d’instituer, à l'occasion du Quatrième centenaire de la plantation de la Croix à Caspé par Jacques Cartier, une “fête des Croix".U appartenait à un Franciscain de lancer un mouvement semblable.Les Papes n’ont-ils pas confié, en effet, aux fils de François d’Assise le soin d'ériger canoniquement les calvaires?Quant à la suggestion du Père Poulin, la voici en deux mois: Tontes les paroisses de la province de Québec qui ont le bonheur de posséder un calvaire ou simplement une croix au carrefour de leurs roules, — et même celles qui n ont que les croix de leurs églises ou de leurs communautés, - devraient s’entendre pour célébrer l’automne prochain, le 1b septembre, par exemple, jour de l’“Exaltation de la Sainte-Croix", le MOe.anniversaire du geste de Cartier à Gaspé, en se réunissant autour de leurs croix et en les exaltant.Cette fête, que nous devrions aux célébrations de J934, pourrait ensuite passer dans la tradition, se répéter chaque année à date fixe.Lequel de nos curés de campagne battra la marche dans ce mouvement pieux?Comme le dit judicieusement le Père Poulin, le symbole de Gaspé, c’est la Groix.C’est par la croix plantée jadis sur un tertre solitaire de notre pajjs*que s’ouvre notre époque mystique et nationale.Pourquoi toutes les paroisses ne célébreraient-elles pas, à l’exemple de Gaspé, le Quatrième centenaire?Cette coutume touchante d'ériger des croix à certains de nos carrefours nous vient de F’rance.La France, en effet, fut peut-être celui des pays où se popularisa le plus rapidement l’érection des croix à l’extérieur.Dès le IXème siècle on voyait un peu partout des calvaires de bots sculpté.Aux XVème ci XVlème siècles, la Bretagne en particulier était déjà courverie de calvaires.Et Von peut admirer encore de nos jours les vieux calvaires bretons de Tronoan, dans la Raie d’Andicrne, de Guimiliau, de Plou-gastel, de Pleybel, le pittoresque calvaire de Pencran, dans le Finistère, qui compte 200 personnages évoquant les diverses scènes de la Passion.Les artistes du moyen âge avaient une dévotion spéciale pour la Croix.Leur ciseau et leur foi surtout nous ont laissé des oeuvres dèlictes dont certaines n'ont jamais été surpassées.Et toutes ces figures de Jésus: Christs agonisants, Christs brisés de souffrances, Christs en prière.Christs compatissants, Christs sereins, Christs triomphants, ont survécu au temps, perpétué à la face des générations le sacrifice consommé il y a vingt siècles sur le Golgotha.Tous tes chrétiens, les catholiques en particulier, doivent avoir une grande vénération pour le signe qui leur rappelle le plus auguste des mystères de leur religion.Ici, dans la province de Québec, nous n’avons peut-être pas beaucoup de calvaires réellement artistiques.Nos croix élevées à la croisée du chemin sont modestes, le plus souvent construites à la hâte, sans aucun souci d'art.Mais, toutes frustes qu’elles sont, nos croix sont touchantes quand même, parce qu’elles sont un symbole, le plus Une carte de l’Allemagne de 1935 publiée en Italie ( Voir page 3) jeunes, les riches comme les pauvres, qui n’ont pas encore leur Calvaire sur la place de F église, au cimetière ou au carrefour, devraient père.(On sait, du reste, que celui-î ci est né à New-York, d’où, très, jeune, il a été, après la mort de son i père, envoyé chez ses parents d’Ir- profiler des anniversaires de I93/* i lande.Son enfance a été celle du pour réparer leur indifférence pas-! petit paysan irlandais, tôt passé à sée envers la Croix en érigeant de | l'école des Frères, puis-au collège).ta façon ta plus digne possible l’un \ Il y a.chez certains, une disposi-de ces calvaires, signes sensibles de \ Gon à voir du Juif partout, ('/est leur allégeance religieuse.| probablement une application du Nous souhaitons que la suppes-1 vieux proverbe: On ne pré/e qu’aux lion du Père Poulin tombe en terre riches.fertile et que se multiplient dans la province les Croix dans nos paysages.Lucien DESBIENS Bloc-notes Suivez la campagne Voici bien longtemps que nous avons annoncé la reprise de ce que l’on pourrait appeler la campagne navale.Tl n’y avait pas âlpectives.cela grand mérite: l’Angleterre a | discrédite, tout intérêt à ce que les Dominions la soulagent de la plus grosse partie des frais de défense navale que Voici quelque temps, on prétendait qu’Hitler lui-même (il n’est plus question de cela aujourd’hui) était d’origine juive.On avait dit la même chose pour Drumont, fils de forestiers de la Flandre française.Dans ce domaine comme ailleurs, il importe d’abord de s’en tenir aux fait et à la réalité.L’erreur de fait est, règle générale, le principe d’une erreur de jugement et d’action.Les plus ardents adversaires de l’influence juive ont eux-mêmes un intérêt à ne point fausser les pers-Toute erreur de fait les Lettre d’Europe La tragédie autrichienne Du 30 juin au 25 juillet - Complexitéde la tragédie autrichienne — Dollfuss apôtre et martyr — Conséquences intérieures et extérieures Ces enquêtes On nous fait beaucoup de corn- Benoist lui imposent sa situation et ses re-lations mondiales.File ne laisse rJ 3 nasser fluenne occasion rie nonsser ' et Piusleurs- sans doute, s ils ne ia.Ur,CU.or,c° afm0 o P°oSStT i Ie disent point expressément, sont aussi loin sans doute, mais aussi .n _____ ¦ .habilement que possible aussi, sa en es, f e ^J,e' Pourquoi ,e Devoir pointe dans ce domaine.D’ailleurs.: davan'T de | eu à bon droit qu’un amendement Voici l'introduction qui présente j doit d’abord se faire à l’intérieur, cette substantielle publication: pour se manifester au dehors.Les directions si précises et_ si Sans innover en rien.il faut pressantes de P Autorité suprême le redire ¦- U sut fondre en un rétouchant la restauration de la inu- sumé clair, bref et incisif les règle-sique sacrée ont-elles reçu parmi nous l'accueil déférent que méritait leur importance?Il semble bien, somme toute, que la réponse doive être affirmative Ne devrait-elle pas l’être sans restriction?Elle le serait si la con naissance des documents qui commandent le retour aux saines traditions du chant d’église eût été plus répandue, surtout chez les musiciens d'église, et.ajoutons-le, dans le clergé.S’est-on suffisamment préoccupé, toujours, de mettre ces prescriptions à la portée des intéressés?Que de bonnes volontés, admirablement disposées, n’ont pu.de ce chef, donner leur plein rendement! D’où ce ralenti dans ,1a mise en oeuvre générale de ces prescriptions, vieilles déjà de plus de trente ans, mais qui n’ont rien perdu de leur vigueur et requièrent plus que jamais une exacte observation.Nous osons espérer que ce volume.de format modeste autant que de prix, comblera une aussi fâcheuse lacune en fournissant un ensetn- régime une empreinte fortement re-., , - pour avoir des tendances panger- ,a religion man!s,.es- sel»ble y avoir trempé .aussi.Les conjurés l'auraient même „ pour gouverner.Mussolini, a cet i -mm 1 h , .(.eux d entre nous qui ont atteint I effet, et aussi pour des considéra- ' nolsl romme criet Bacbtnd PARENT - A laohlr* a 76 an», j*rar-eîa-tEme me R vrr.'.e COuainé épouse de T**op- '» Parent TALON — A M-r-rAal > 8.Hector -on épmix de Mathilda Noé! TP.OTT7EP, - A Montréal, le 9, à 82 ans.Arête* Trottaer.epoux a# Mare RSvest TR TO Et I - a Ottawa, le 7 a 71 ans Pranda-B Trudeau chs ou ta direction chorale est res- ¦> .- i , nànmitp ,io tée enlisée dans la routine et la nié- l'Etat autrichien.Lest ce que Mgr ; .' Hénioeratiou diocrité, faute de renseignements Seipol.le precedent chancelier, regme democratiqu puisés à bonne source.lavait exprimé par la formule: un if _ Plutôt rares, l’entêtement dans ] peuple en deux Etats.Jv,o„nôii0r défimt tu nnestion est l’erreur et l’opposition à l’assainis-1 Le régime Dollfuss était appuyé, j ., riniirro' sement d’un répertoire que réprou-; au dehors, par les puissances hos-l0®.5*’ .1 _____ .le en Autriche.on peut croire, en effet, qu’il s’ef-de gouverner comme le vent le bon goût et les convenances | tiles à I’AnscWiiss, notamment par | ^^ y Anschluss a subi un religieuses.Il faut bien convenir, et r'est là l’excuse à mettre au crédit général, qu'il n'était guère aisé de se procurer la documentation émanée de Rome en res trente dernières années.Grâce à une initiative opportune, quoique un peu tardive, les musi-riens d'eglise.et les autres, vont pouvoir sr procurer à bon compte l’ensemble de la législation ecclésiastique en fait de chant et de musique d'église.Ils y trouveront une lecture attachante et très utile, qu'ils regretteront sans doute de ne pas avoir été en mesure de faire plus tôt.C.-H.LEFIBVRE.S.J.Maître de chapelle au Gcsu.Ta- Jardin de l'Enfance DIR IG I PAR LES SOEURS DF TA CHARfTI DE I.A PROVIDFNLF.I Au point de vue international, le France, et tout particulière-, - , - _ ., nient t'ar l’Italie.La France, en- | nouvel et grave échec^ core démocratique, n'approuvait dans ce régime que sa tendance hostile à VAnschluss, tandis que l’Italie approuvait aussi son caractère antidémocratique et autoritaire.En fait lien apparaissait presque comme l'inspirateur, comme le tuteur de l’Etat autrichien.Ua nouvelle visite que Dollfuss se disposait à rendre à Mussolini, au moment où il est tombé, aurait été romme un symbole un de* P,u* beaux hôtels de campagne de toute a-®*1 un.de* mieux unus.U a 45 chambres dont plusieurs avec ““ cou™Jt®; d**uP*rbes salles, de spacieuses vérandas et de nombreux am use-3™ iar exceuem* Il est d'une propreté remarquable.— rtrrnii’i» spécial à la semaine.Sur demande, on vous enverra une "Devcîi%o«M« vS,Ut.lèAe do U. Orch Ifiham -lone^ 6.33 p m 7 15 pm UNE INTERESSANTE ETUDE DE M.LOUIS BERUBE M.Louis Bérubé.le spécialiste bien connu, n récemment prononcé à In radio une causerie de grande valeur historique, que nous sommes heureux de publier ici: Les côtes rie la Gaspésie ont eu, dès les premiers temps de la colonie.une ation de caractère assez sédentaire.Leurs premiers habitants vinrent des équipages des bateaux de pêche d'Kurnpe rpii fréquentaient nos bancs de pêche et nos rivages des avant les voyages de Jacques Cartier.Plus tard, sous le régime français, nos premiers seigneurs firent ça et là des etablissements de pêche permanents et y amenèrent des résidents.C'est ainsi que Pierre Denys au Bara-liois.Riverin à Matane, Mont-Louis et Rivière-Madeleine.le sieur Hébert à Grand-Pabos.Pierre Haimard à Paspébiac.François Hazeur à Grande-Vallée, Charles Morin à Chrlodydorme, les sieurs Arnoux et Prévost à Gaspé d Denis Cochu à la Grande-Rivière jurent le temps, dès avant la con-juête, de fixer à ces divers points le notre sol gaspésien des groupements stables de population.Au couTs des guerres de la Ces->ion, nos établissements furent dévastés et la on dispersée.La Gaspésie, au dire de certains historiens, ne comptait pas plus de 150 habitants à l'époque du traité de Paris en 1763.Aussi pouvons-nous dater de là le cornmen-:enient de la colonisation définitive de cette partie de notre province.C'est du moins à cette époque et durant le siècle qui suivit que nous arrivèrent les ancêtres, ceux de qui descend directement notre population actuelle.D’où nous venaient-ils?Des quatre coins de l’est de l’Europe, de l’Acadie et du bas de Québec.La dispersion des Acadiens, l’émigration des loyalistes, les importations de pêcheurs des grandes compagnies de pêches et l’excédent des naissances sur les décès dans les vieilles paroisses du Bas de Québec, voilà les quatre principales sources d’où est jaillie la population actuelle de la Gaspésie.Aussi, dans ce pourtant petit pays, ne trouvons-nous pas seulement des gens de descendance française, qu’ils nous viennent de France, d’Acadie ou du Bas de Québec, et des gens du groupe anglais.Anglais-francs, Ecossais, Irlandais et Jerseyais, mais nous avons encore des Basques-Espagnols, des Portugais, des Allemands, des Italiens, des Suédois et Norvégiens, des Hollandais, des Finlandais, des Polonais, des Russes et enfin quel-1 ques Juifs.i A Paspébiac La consultation des archives de la paroisse de Paspébiac, dont son curé, Mgr Matte, est justement à faire compilation complète, nous donne une idée exacte du “melting pot’’ qu'a été, il y a un siècle passé, la péninsule de Gaspé.On y trouve en effet des noms d’origine canadienne-française: Bergeron, Brière, Blais, Chouinard et i Gauthier, des noms acadiens, _____ Hoard, Grenier; des c-cc: français des pays basques ou bretons, Roussi, Eoiselle, de la Ros-bil, Courtel, Courtois, Chapados, Arrotsenat, Aspirot et Castilloux, ces trois derniers de Bayonne.On y trouve encore des noms irlan-lais et anglais, les Fulham ou Fullent, les Uea, les Donnelly, les Brotberlon, les Enright; des noms d'origine portugaise, les Joseph et les Jésus; des Jerseyais, les Mau-ger, Allier, Harquail, Dumaresq et Romeril; des noms de descendance allemande enfin, les Anglehart et les Horth.La population de la Gaspésie an | recen-ement de 1931 se chiffrait à1 70.IU7 âmes, et nous donne 53.469 habitants de langue française; contre toutes les autres races additionnées.une proportion de plus de trois contre un.Il n'entre pas dans nos cadres de suivre chaque groupe un par un dans son établissement.Qu’il nous soil permis du moins, avant d’en arriver au corps de notre sujet, de acadien.Ce grou coeur tant par la par sa voleur invoile sombre qui départ d’Acadie Ils nous sont venus, en effet, à la suite des déportations de Lawrence, en 1755, les premiers traversant à pied, au péril de leur vie.le Nouveau-Brunswick entier pour venir s'échouer sur le Banc de.Larleton.Ils y passèrent le premier | hiver dans tin dénuement complet! d avec l« peur continuelle de torn- ! ber aux mains de leurs ennemis et I subir le sort de leurs malheureux i frères.Aujourd’hui, ils ont colonisé tout le haut de la Baie des j Chaleurs, poussé une pointe jusque | dans la vallée de la Matapédia.et des colonies sur la mis leur devons en- | I ki spésie les be Iles I Saint-Alexis.Saint- j Jean l'Evangéliste.Saint-Omer, Car leton.Maria.New-Richmond.La j plan.Sainl-Siméon et Konaventu-re Et si le nombre des Acadien1 ‘ qui se livrent encore a la pèche es! assez restreint, ceux qui en ton' encore un métier sont d’excellenls i pécheurs et des gens fie progrès, j les pécheurs de saumon et d’éper (an fie Carleton, par exemple.La rare canadicnnc-francaisc ' n’a pas que l'épopée de la Gaspé sie à son chapeau.Anrès la con- j quête, si l'on se rappelle bien, notre population rurale refusa d’abandonner ses terres et.sous la conduite de w' clergé, continua à se développer dans le silence.G'o’i ce à se pro't gieuse natalité, elle déborda hicnlôl bs terres défrichées el sp lança vers de nouvelles conquête' La race canadienne franraisr d’alor* a fourni aux « onv puanies dp Nord-Ouest et de la Baie d’Hudson, ses meilleurs voyageurs et trappeurs, mix grands chantiers leurs meilleurs bûcherons et flotteurs de billots.Lorsqu'elle s’esl lancée à la colonisation, elle n’a pas lambiné non plus.Les gars du Has de Québec, pour leur pari, ont été les pionniers de la région du lac Saint-Jean.Ils fini poussé de forts contingents dans le Témiseamingue et l’Ahi-libi.et sont descendus en nombre dans la Vallée de la Matapédia.La conquête de la mer Cependant, la forêt et le sol ne leur suffisaient pas; ils partirent à la conquête de la mer.Ils sont descendus faire la pêche en Gaspésie el y ont excellé encore là, nous donnant une race de pécheurs qui ne le cède en rien à celles qui nous sont venues des autres coins du monde.C’est ce ‘'geste" de notre population rurale du Bas de Québec, geste encore trop peu connu dans le grand public, que nous voulons mettre ici en évidence pour eu faire ressorlir la grandiose simplicité.Ces hardis pêcheurs, ils nous venaient de Elle d'Orléans, de Berthier, de Saint-Thomas de Montmagnv, de l’Islet, de Saint-Rooh des Aulnaies et de plus bas, même de Rimouski.Ils descendirent faire la pêche en Gaspésie en été comme d’autres allaient.en hiver, faire les chantiers de la Gatineau ou du Saint-Maurice.Les grandes compagnies de pèche cherchaient d’ailleurs à les y attirer, la Compagnie Robin en particulier eut longtemps, à Saint-Thomas même, un embaucheur attitré.un nommé Thomas Boulay, qui engageait les gens de la région à tant par tète de commission pour les envoyer ' ’ 1 " "" pésie.faire la pêche en Gas saluer le groupe pc nous tient à race même que trinseque et le s’étend sur leur envoyé meme Gôle Nord.N tre autres, en paroisses La conquête du sol Ce mouvement de notr^ population élail déjà commencé en 1930 puisqu’à cette époque, Tabbé Berland nous rapporte avoir dépassé plusieurs de ces pêcheurs en chemin pour nos champs de pêche du Golfe.Il ne fut d’abord que saisonnier; la pêche finie, nos gens remontaient passer 1 hiver dans leurs vieilles paroisses.Et pourtant les voyages d’aller dans les tempêtes du printemps, et ceux de retour, dans les tempêes d’automne,n’étaient pas des voyages de plaisir dans les petites barques à voile et rame qu’ils avaient alors.Aussi, tout le cours du XIXe siècle, chaque printemps, plusieurs «le ees hardis voyageurs décidaient une fois pour toutes de ne plus revenir.Ils amenaient cette fois avec eux, armes et bagages, femmes et enfants s’ils en avaient, et partaient pour s’tablir “dans les Bas”.Ea Gaspésie comptait _ autant de familles de pêcheurs de plus.C’est ainsi que Grosses-Roches qui nous a donné Mgr Ross, 1 évêque actuel de Gaspé, Cap-Chat, Ste-Anne des Monts et Mont-Louis, de centres de pèche saisonnière qu’ils avaient été jusqu’alors, devinrent des centres de pêche sédentaire, puis des paroisses organisées.Et l’immigration se continuant toujours, grâce à l’excédent des naissances sur les décès dans les paroisses-mères, Grande-Vallée, le Chlorydormes, la Pointe-Frégate et la Pointe Sèche (aujourd’hui Saint-Yvon), le Grand-Etang, l’Anse à Valleau et la Pointe-Jaune et Petit-Gap, s'organisèrent à leur tour en centres de pêche sédentaire puis formèrent les trois paroisses de Grande-Vallée, Chlorydormes et St-Maurice d’aujourd’hui.Les gens du bas de Québec ne s’arrêtèrent pas en si bon chemin: ils continuèrent d’avancer.C'est ainsi qu’ils formèrent un contingent important de la population de Rivière au Renard, de l’Anse au (iriffon et du Gap des Rosiers, et pénétrèrent enfip en petits groupes un peu partout dans les autres centres de pêche du reste de la péninsule et même dans la Baie des Chaleurs.Il nous est difficile d’avoir des chiffres sur toute l’étendue de la Gaspésie, mais de Cap-Chat au Gap des Rosiers, c'est 15,-000 fies nôtres que nous accorde le recensement de 1931.Les beaux noms français C’csl pourquoi, dans celte section de la Gaspésie.en particulier, les beaux noms français qui fleurissent encore dans nos vieilles paroisses y résonnent couramment.Et pour ne citer «pie de mémoire, ce sont les Rernatchez, Bérubé, Boulay, Bélanger, Brousseau, Caron.Caslonguay, Côté, Cloutier, Coulombe, Dufresne, Fournier, Hué, Jalbert, Joncas, Lapointe, Lemieux, Enflamme, Letourneau, Mathurin, Miville.Minville, Ouellel, Poitras, Richard, Hioux, Thibault, etc., etc lit (Lins les rentres d«j la baie de Gaspé, et de la Raie des Chaleurs meme, toujours pour ne citer encore que ceux «pii nous viennent sans effort à la mémoire, ce sonl les Ruhr, Couture, Fortin, Nu uinnd, Chrétien, Martin, Lévesque, Morin et Chouinard, dont I un des lesccnflants est a« tuelletnent dépu-é «lu comté de Gaspé-Sud.Les nnc«‘tres fie la populalion ar-luelle n’eurent pas la vie ai.ee flans :es premiers temps et h's premiers bivernemenIs sur notre littoral furent parfois très rudes, t.’esl ainsi qu'à Grande-Vallée, par exemple, a l'automne 1X47, trois «les premier, colons, Jean - Rapt isle Caron.Etienne l¦'«>llrm«•r et sa fille Caroline, mariée a un nommé Lavergne, firenl naufrage en descendant a Grande-Grève et perdirent ainsi la morue séchée de la petite «filmiie.morue qu'ils allaienl justement échanger pour les provisions d’Iu ver.Caron seul put être sauvé.Il remonta a travers les bois à Gran-de-Yallee.prévenir les autres du désa-tre ( * que fut l'hiver qui suivii dans ces conditions pénibles, fin peul aisément se l’imaginer.Les habitants «lurent vivre de hareng salé el de racines, dependant, la Providence vcillail el aux premiers jours du printemps, une baleine vint s’échouer au rivage et fournir ainsi viande fraîche et huile à la population affamée.La vie d’autrefois l.e touriste qui.de nos jours, traverse le boulevard Perron dans la section Gaspé-Sainte-Anne des Monts, roule sur un bon chemin et admire les nombreux el coquets petits villages, ne peut se faire une idée de ce qu’étail, il y a un siècle, la vie du pêcheur-cokyi en ces parages.Il ne peut se rendre compte du travail de géant, des fatigues, îles peines, des deuils mêmes auxquels nos pères oui eu à faire face pour ajouter celte portion de la Gaspésie au patrimoine de notre race.Et leurs descendants, les pêcheurs canadiens-français, en sonl restés dignes.Tenaces, actifs.Tenaces, actifs et débrouillards, ils ont vite appris à préparer une morue séchée de toute première qualité, une morue qui tient le premier rang, non seulement au Canada, mais parmi tous les pays concurrents sur les marchés étrangers; et cette renommée, leur morue l'a conservée jusqu'à nos jours, comme nous en rendail témoignage encore avant-hier le commissaire canadien du commerce en Italie, de passage en notre ville.Et ce sont nos modestes pêcheurs canadiens-français qui tiennent sur ce point notre province au premier rang parmi les provinces maritimes fie la Confédération.Ce n'est pas tout.Ils furent les premiers à serouer le joug des vieilles compagnies el acquérir l'indépendance économique dont leurs frères et cousins jouissaient dans les vieilles paroisses du bas de Québec.A cet effet, ils prirent en main la vente même et l’exportation de leur poisson en Italie.Ce mouvement chez les nôtres ià-bas est commencé depuis une vingtaine d'années et leur a fait connaître des prix qu'ils n’auraient jamais connus, s'ils étaient restés sous la tutelle des vieilles compagnies de pêche.Fils de terriens, en plus, ils sont venus en Gaspésie avec le goût de la culture.Aussi chaque pêcheur du district a-t-il son lopin fie terre, sa petite ferme et, si petite soit-elle, car la terre arable esl rare dans la section Gaspé-Sainte-Anne des Monts, celte ferme lui fournit à elle seule la majeure partie de la subsistance de sa famille.C’est là la raison de l’aisance relativement plus grande que partout ailleurs en Gaspésie que l’on constate chez les nôtres là-bas, mais ce sont encore les qualités inhérentes rie notre vieille race de cultivateurs du Bas de Québec, l’esprit d’initiative, l'économie et la ténacité qui les ont ainsi placés au premier rang et les y maintiennent encore de nos jours.Pêcheurs canadiens-français de la Gaspésie qui êtes aux écoutes ce soir, vous avez droit d’être fiers du travail accompli et par vous et par vos ancêtres; cultivateurs du Bas de Québec dont les ancêtres ont envoyé vos oncles, frères ou cousins, à la conquête du sol et de la mer en Gaspésie, soyez fiers d’eux car ils vous ont fait honneur là-bas.Et vous, chers auditeurs de la ville, qui vous proposez de descendre aux fêtes de Cartier à Gaspé, en août prochain, lorsque vous traverserez' ce district de Sainte-Anne des Monts-Gaspé el prendrez contact avec ces rudes gaillards et bonnes familles, vous y reconnaîtrez les descendants de notre bonne population rurale du Bas de Québec et parmi eux, vous vous sentirez chez vous.Vous mettrez ensuite leurs petits bateaux de pêche en face de la grande mer qu’ils ont conquise, vous comparerez l'exiguïté de leurs fermes à la densité de la population qui les habile, et alors, vous comprendrez le miracle une fois de plus accompli par le race canadienne-française en besoin d'expansion.a 30 p.m.6 30 p.m 7 oo p.m.7.15 p.m.Hir&m Foulkes.WEAK Revue de fin de semaine Nouvelles Baseball.Homespun, par M William 7 30 p.m Le Cycle d'amour dans la i chanson.Marlon McAfee 8 00 pm Orch.Rubmoff 9.30 p.m .Album américain de musique ! familière.Orch.Haenschec 10.30 pm Le Trio lyrique — De Montréal 12 00.minuir Nouvelles W.TZ 6.30 p.m Musique municipale de Baltimore 7.30 p.m.Quatuor Dvorak 9.00 p m , Le golf.9 45 p.m , Ralph Ktrbery.baryton 10.00 p m Mme Schumann-Hetnck Harvey Hays, 11.00 p.m.Roxanne Wallace, chanteuse I AM EE! HCNT COMMENÇANT AUJOURD'Ht I Grand spectacle gratuit BOB EUGENE ET SA TROUPE Acrobates sur trapeze horizontal ADMISSION GRATUITE de 1 p.m.a 8 p.m.sur semaine seulement.Taxe; 3c Cinéma graluit.Restaurant.Bière et vin.Salle de danse Fisc in • tinage à roulettes.Excursions sur l'eau.Terrain pour pique-niq jeux pour les enfants.40 divertissements variés.Stationnement des autos : i 2c.et llKêfi Ai-.uu yz ni xvvjA.a.ia iic 9.30 p.m.La symphonie de Chicago.Dt- j Nlck ^elbcrt,^organiste Vingt-cinq ans de prêtrise EE B.P.HENRI MARSAN On a fêté récemment à Snint-Ba-Gle-le-Granri les 25 ans rie prêtrise du R.P.Henri Marsan, des Pères Blancs, par une journée d’action de grâces.Ep, jubilaire est actuellement, en Afrique, supérieur du poste Ipusikiro, près Luwungu, dans le nord de la Rhodésie.M.le curé Ernest Marsan, frère du Père Marsan, a chanté la messe à laquelle assistaient Mme l.-J.-A.Marsan, mère du jubilaire, el un grand nombre île parents et d'amis.Le sermon fie circonslance a été lionne par le R.P, Henri Gauthier, Père Blanc, supérieur de la maison fie Montréal.Il y a eu ensuite goûter un presbytère à la suile duquel plusieurs discours ont été prononcés.M.l'abbé Marsan a remercié el a lu une lettre de S.E, Mgr Eorgcl félicitant la mère du jubilaire el rcndanl hommage a la belle carrière fin distingué missionnaire.rectlon Henry Hadley.10.15 p.m., Orch.Waldorf-Astoria 10.45 pm.Les Chanteurs sibériens.Direction Nicholas Vasllteff 11.30 pm., Orch.Paul Whiteman WIZ 4.15 p.m.Platt et Nierman, planistes.Alice Patton, accordéonistes.4.30 p.m , La symphonie Chtcaga 5.30 p.m .Le jeune Jackie Heller, ténor.6.45 p m., John Herrick, baryton 7.15 p.m.Nouvelles 8.30 p.m., Théâtre miniature 9.00 p.m., Jamboree, variétés 10.30 p.m , National Barn Dance Lei beaux programme* WABC 7.00 p.m.Mary Eastman, soprano, orch.de concert.Lover, Come back to me (New Moon I.de Romberg, The Moon and i J Le Mikado), de Sullivan; L'automne et 1 nicer, de Olazounoff; Le vieux refrain, de Krelsler; Quand vous regardez dans le coeur d'une rose, de Methven.8 30 p m.Concerts d'été de Philadelphie.Direction Hans Klndler.— Ouverture de fête académique, de Brahms; Symphonie no 4, de Brahms: Huit danses allemandes, de Mozart; Second mouvement de la seconde symphonie, de Mahler; Ouverture (Die Fledermaus).de Strauss Dimanche, 12 août CANADA-RADIO Le “Clocher qui chante Le prochain programme du “Clocher qui chante’.celui du dimanche.12, a Racllo-Etat, sera consacré â la basilique Saint-Jacques le Majeur de Montréal.M.Fred Pelletier, en élaborant son pro-.gramme, a fait largement la part des neutres de chapelle qui se sont succédé a la “cathédrale" comme on dit encore à Montréal.de même qu'à ses plus fameux organistes comme R.-Octave Pelletier et Arthur Letondal.Monsieur Pelletier fera également entendre des oeuvres de Guillaume Couture et de Lavallée-Smith.Fête de l’Assomption Les Acadiens célébreront le mercredi.15 août, la fête de l'Assomption C'est leur fête patronale.La Commission de la Radio diffusera l'une ou l'autre des cérémonies qui se dérouleront ce Jour-là chez les Acadiens.Le, président de la Société L'Assomption dira quelques mots à la radio, le 15.Nos programmes à l’étranger Plusieurs journaux américains savent apprécier, à l’occasion, les émissions radiophoniques du Canada.C’est ainsi Que r' Examiner”.de Los Angeles, écrivait, en date du 13 juillet: “Il est rare que le Canada transmette un programme radiophonique complet aux Etats-Unis.Mais ce qu’il i.ous envole est magnifique.Mardi soir, par exemple, nous avons été captivés par le programme des “Melodic Strings” fait à la fols de simplicité et de grandeur, programme présenté par la Commission canadienne de la radio”.Au cours de la première année de son existence.Radio-Etat a transmis aux Etats-Unis, par relais des deux grands réseaux du Columbia et du National Broadcasting.environ soixante-dix programmes.Au bureau chef de la commission, à Ottawa, on reçoit nombre de lettres des radlo-phtles américains heureux de féliciter la commission sur la qualité de ses programmes.Les Centenaires L’apport de Radio-Etat aux fêtes patriotiques de cet été s’étend surtout aux anniversaires célébrés un peu partout.On sait le rôle que la commission a joué récemment à Toronto et aux Trois-Rivières et qu’elle jouera à Gaspé à Charlottetown.à Québec, à Ottawa, lors des fêtes en l'honneur de Cartier, etc.Voici que la ville de Saint-Jean.Nouveau-Brunswick, célébrera le jeudi.16 août, le 150éme anniversaire de sa fondation.Le programme présenté sous le nom de“ Parade des provinces” ce jour-lè sera consacré à cet événement.Il racontera l’histoire de la fondation de Saint-Jean par le groupe des Loyalistes Impériaux.Heure d'émission de ce programme; 10 heures, heure avancée.Dévoilement du “Flambeau” On ne manquera pas d’écouter dimanche prochain, à neuf heures et demie, les discours qui marqueront le dévoilement, du monument élevé aux Trois-Rivières II s’agit du “Flambeau” élevé par la jeunesse trlfluvtenne à.tous ceux qui ont contribué depuis trois siècles à la vie agricole, Industrielle.économique, intellectuelle, sociale et religieuse de la Mauricle.La flamme qui brûlera Jour et nuit au faite du Flambeau Incarnera la reconnaissance des jeunes Trlfluvlens de 1934.à la Patrie et a la Religion.Cette flamme alimentée au gaz pourra s’élever jusqu’à une dizaine de pieds.Le Flambeau est un monolithe aux lignes gracieuses et sobres en forme de torche d'après la maquette d’un élève de l’Ecole des Beaux-Arts.Plusieurs personnalités prendront part à cette fête.Radio-Etat diffusera cette cérémonie de neuf heures et demie à dix heures, de l'heure avancée Radio-thcâtrc Le théâtre de Radio-Etat commencera au cours de septembre.La commission désire, cette année, faire une large part aux auteurs canadiens de môme qu’elle a l’Intention de faire passer au micro un plus grand nombre de comédiens.Elle alternera ces émissions entre Québec et, Montréal n d’autres villes où l’on compte des groupements intéressants du petit théâtre.Cette nouvelle orientation devrait constituer un encouragement pour les sociétés théâtrales et pour tous ceux qui s’intéressent à l'art de bien dir* Radio-Causeries de EU.C.C.Les prochains conférenciers de l'Union catholique des cultivateurs seront M Georges Maheux, entomologiste du gouvernement provincial et M Auguste Scott, professeur au collège de Ste-Anne de la Pocatlére.Le premier parlera de I tmpor-tance économique de l’entomologie et le second des cours à domicile donnés sous le patronage de l U.C.C.M Maheux parlera.le 14.à 8 h 15.heure avancée et le second, le 16.a la même heure Emission de l'A.C.j.C.11.15 p m .Ennlo Bologninl.vtoloncellis-e 11.30 p m.Nouvelles Les beaux programmes WABC 1.30 p.m Trio Compinsky Musique de chambre Trio en fa majeur, op.13, de Saint-Saëns.3 00 p.m.La Symphonie de Détroit.Direction Ossip Gabrielowitsch.— Ouverture (Hansel et Greteli.de Humperdinck.Trois mouvements pour la suite en si mineur.de Bach (Solo de flûte par John Wummer) ; Poème (Phaéton), de Saint-Saëns: L'aprés-mldl d’un faune, de Debussy; Largo, de Haendel: Adieu de Wotan et le feu magique, de Wagner.4 30 p.m .Oregon on Parade.Orchestre de concert; quatuor d'hommes.— Extraits (Nina Rosa Walk a Little Faster — Music In the Air — Take a Chance, etc.) WJZ 10.30 p.m.L'Heure exquise Ensemble vocal et instrumental, sous la direction de Keith McLeod.— Dans la nuit silencieuse, de Rachmaninoff ; Llebestraum.de Liszt; Nuit de mal.de Palmgreen; Roses de Picardie; Berceuse < Jocelyn i.de Godard; Le bon petit roi d'Yvetot.de Grandjany; Solvegs Song, de Grleg; Violets, de Wright Lundi, 13 août WABC 1.00 p.m , Récital d'artiste.3.45 p.m .Chansonnettes.Ensemble de cordes.6.30 p.m.Nouvelles.WEAF 6.30 p.m.Nouvelles.7.00 p.m., Baseball 8.30 p.m., The Voice of Firestone.9.00 p.m.A.and P.Gypsies.Direction Harry Horllck.10.30 p m.Choeurs gothiques WJZ Jackie Heller, ténor.Musique de la marine amé- baryton; 5.30 p.m.6.15 p.m ricalne.6.40 p.m.Nouvelles 7.15 p.m.Mario Cozzi, White, organiste.8.30 p.m.Ensemble symphonique Gorln, baryton russe.9.00 p.m.Les Ménestrels de Sinclair 11.00 p.m .Orch.Guy Lombardo.11.30 p.m.Orch.Jack Denny.Les beaux programmes WABC Lew Igor 5.05 p.m.Album des classiques populaires.— Ouverture (Vêpres siciliennes), de Verdi; Cortège, de Debussy; Entrée des petits faunes, de Pierné; Intermezzo; acte III; Les bijoux de la Madone, de Wolf-Ferrari; Marche des Gnomes, de Orteg; Dans le village (Tableaux caucasiens), d’Ippolitow-Ivanow; Jardins de campagne.de Grainger; Fête bohémienne, de Massenet.8.15 p.m.Musique viennoise.Symphonie I Howard Barlow.Ouverture (Une nuit; à Venise), de Strauss; Mélodies (La prin- | cesse du cirque), de Kalrnan; Danse hongroise no 2.arr.d’Ascher; Voix printanières, de Strauss.9.00 p.m.Evan Evans, baryton.— Homing, de Del Rlego; Valse Naila, de Delibes; The Stirrup Cup, de Kramer; Danse villageoise, de Burleigh; On the Road to Mandalay, de Speaks 9 45 Vos valses favorites 10 00 Ass.can.-fr.des aveugles 10.30 Diction.10.45 Musique militaire 11.00 Musique classique 11 30 Le grand frère Marcel.12.00 Heure des dames.1.15 Variété* — heure.2.45 Sommaire, variétés heure 3.01 Baseball: Montréal à Albany.5.30 Chansons de Paris.6.00 Bourse des minés.6.15 Féd.des ouvriers du Canadà 7.00 Orchestre.7.30 Heure, bourse.8 00 Orch.de concert.8.30 Orchestre.9 OO Orchestre 9.30 Samovar 10.00 Harmonica 10.30 Orchestre 11.00 Heure.DIMANCHE, 12 AOUT CRCM 7.00 Transcription électrique de Cordes mélodiques.7.30 Nouvelles en français et résumé des programmes de la soirée.7.36 Quatuor.3.00 Revue musicale: Going to town.9.00 Concert.9.30 Dévoilement du monument “Le Flambeau” aux Trois-Rivières.10 00 Le clocher qui chante.10.30 Canadian Capers.11.00 Footlight Highlights.11.30 Nouvelles en anglais et pronostics de la température.11.38 Atlantic Nocturne CRAC 10.00 Imperia! Hawaians., 10.30 Patterns in Harmony.10.45 Alex Semmler.planiste.11.00 Service religieux 12.30 The Romany Trail.12 45 ACJC.1 15 Récital d’orgue.1.30 Le trio Compinsky.2.00 Emission de la grotte de Notre-Dame des Douleurs.2.30 Seale Street Boys.2.45 Tito Gulzar.ténor.3.00 Concert symphonique de Détroit.4.00 Buffalo Variety Workshop.4.30 Oregon on Parade.5.00 The Playboys.5.15 La ligue catholique féminine.6.00 Causerie sociale par M, J.-B.Desrosiers.P.S.S.6.15 Programme musical.6.45 Programme J.Donat Langeher.7.00 Chansons françaises.7.15 L’éducation familiale.7.30 Service religieux.9.00 Les chevaliers de l’air 9.30 Fred Waring’s Pennsylvanians.10.30 Ferde Grofe's Americana.CFCF 12.30 Concert de Radio City.1.45 Programme mexicain 2.00 Pageants navals.2.30 Concert d’artistes.4.00 Pageants navals.7.30 Le cycle d'amour dans la chanson.9.30 Album de musique familière 10 00 Hall of Fame.10.30 Trio lyrique.J it LÈVE PROMPTEMENT LM QesVhfo's g?Durillons.SÛa,EFFICACE,SAKS POiiLEUa-
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