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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 2 août 1916
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1916-08-02, Collections de BAnQ.

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V OLUME VII—No 180 MONTREAL, MERCREDI 2 AOUT 1916 DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poète : Edition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS 95.00 UNION POSTALE .M , .* $8.00 Édition hebdomadaire CANADA • • gr •' ETATS-UNIS .$1.50 UNION POSTALE < a a a» ¦ s « ¦ • • • $2.00 LE DEVOIR Rédaction et administration: 43.RUS SAINT-VINCENT MONTRÉAL TÉLÉPHONES: ADMINISTRATION : Main 7461 RÉDACTION * - Main 7460 Diredteur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS l UNE BÉVUE COUTEUSE La carabine Ross au rancart Une dépêche d’Ottawa, il y a peu de jours, annonçait que "les troupes canadiennes au front sont maintenant toutes armées de la carabine nouveau type qui remplace la carabine Foss comme arme d’ordonnance canadienne.Les troupes canadiennes d’Angleterre n’ont pas encore reçu l'arme perfectionnée.Cela ne prendra pas de temps avant qu’elles ta reçoivent.” (La Gazette, 29 juillet).C’est, en lignes très sobres, — et cela se comprend, de la part d’une feuille d’allures ministérielles, qui reçoit les confidences du ministère, surtout de celui de la Milice, — annoncer de manière officielle la fin de la carabine Hoss comme arme de guerre.Et pourtant, combien d’argent avons-nous dépensé, depuis quelques années, pour distribuer à nos troupes cette arme chère au général Hughes et condamnée aujourd’hui par les experts du War Office, comme fusil d’ordonnance?Des millions.* * * Au temps où Sam.Hughes était dans l’opposition, il y faisait le coup de feu en faveur de la carabine Hoss.Le ministère de la Milice de l’époque, sir Frederick Borden, dont les journaux annoncent aujourd’hui même la très grave maladie, distribuait déjà à nos troupes l’arme Ross.La presse conservatrice l’attaquait violemment, à ce propos, de même que l’opposition, aux Communes.Et le Star, aujourd’hui si prodigue de compliments au général Hughes, affirmait tout net que la Ross n’était pas une arme canadienne, mais qu’on en fabriquait presque toutes les parties aux Etats-Unis.Le député Worthington, de Sherbrooke, un des experts militaires de la gauche, prit maintes fois à partie sir Frederick Borden; et l’on eut alors ce spectacle d’un député oppositionniste attaquant le ministère Laurier au sujet de la distribution du fusil Ross à nos soldats, et d’un autre député de gauche, le colonel Hughes.— car il n’était que colonel, peut-être rien que lieutenant-colonel, à cette époque, — défendant le ministère et la carabine Ross.Depuis, elle est restée l’arme de nos soldats.Quand la guerre a éclaté, le général Hughes, — il venait de se créer lui-même général, avec priorité sur tous les autres généraux du Canada, même ceux qui étaient soldats de carrière, tel le général Lessard, — s’est empressé de distribuer de fortes commandes de cette arme à l’armurerie de Québec.Nous avons alors armé les 30,000 soldats canadiens envoyés en Grande-Bretagne, et nous avons acheté, pour cela, une trentaine de mille fusils Ross au prix moyen de $30 l’un.Dans les crédits de guerre de 1915-1916, le général Hughes se faisait autoriser à acheter 90,000 autres fusils Ross, au coût de $3,100,000 (28 mars 1915).Egalement, en 1916, il en complétait d’autres commandes considérables.Il est probable qu’il y avait aux mains de soldats canadiens, quand est venu le rapport du War Office or donnant la mise au rancart, comme arme d’ordonnance, du fusil Ross, près de 200,000 de ce fusil de guerre, achetés au prix moyen de $30, peut-être plus, — nous en avons déjà payé 90,000 $33.25 chacun, en 1915; somme toute, un état des dépenses que nous avons faites afin de munir nos troupiers de cette arme de prédilection du général Hughes devra démontrer que, depuis les deux dernières années, nous avons déboursé pour cela de 6 à 7 millions, et peut-être davantage.On sait maintenant à quel résultat ont abouti ces dépenses considérables.Dès les premiers chocs de nos troupes avec l’ennemi, les lettres de soldats canadiens ont commencé d’arriver au pays, disant que leur fusil n’était pus ce qu’il devait être.Il ratait souvent, et parfois, ayant tiré 25 ou 30 coups, il ne voulait plus fonctionner.Ce n’était guère corn mode, devant un ennemi puisasnt et très bien armé.Les plaintes afflué rcxjt donc, à mesure que nous avions en F'rance plus de soldats au front.A maintes reprises, l’opinion publique, bien que parcimonieusement informée de ce qui se passait, s’émut de cet état de choses.Toujours, le général Hughes affirma que la carabine Ross était la meilleure arme du inonde, que les soldats anglais l’enlevaient aux nôtres, pour jeter au rancart leur Lee-Enfield, et autres fariboles à la Tartarin.La vérité vient enfin de percer.A la suite d’un rapport d'experts, fait à la demande du gouvernement canadien, le War Office a décidé de remplacer la carabine Ross par la Enfield, type amélioré.Et les quelque six à sept millions que, depuis deux ans, nous avons dépensés pour acheter des centaines de mille fusils militaires du type préféré par le général Hughes l’ont été en pure perte.Dorénavant, ils serviront d’armes aux corps de cadets; et on ne les verra plus qu’au bras des recrues inexpérimentées qu’il s’agit d’entraîner au port du fusil.Triste fin.pour une arme que le général Hughes a cent fois vantée comme étant la meilleure de l’univers.* # # Cette aventure démontre, après bien d’autres, l’incompétence notoire du général Hughes en tant qu’expert militaire, et comme nous avons tout à gagner à Je voir remplacé à son ministère par quelqu’un de mieux avisé et de meilleur jugement.Rien qu’au chapitre des armes, depuis deux ans, il a gaspillé près de 7 millions, peut-être davantage.On sait quelles bévues il a commises par ailleurs.Sept millions en deux ans, cela fait un gaspillage de $10,000 par jour.N’est-ce pas payer un peu cher le fait de garder le général Hughes comme ministre et de l'entendre appeler par les feuilles goguenardes de Londres ¦ le Carnot du Canada" ?La Convention, elle, eût guillotiné son Carnot, s’il eût agi comme le nôtre.Georges PELLETIER.DANS LE NORD DE LA SASKATCHEWAN par UN SAUVAGE FINESSES GOUVERNEMENTALES Et, voyez comme nous étions naïfs, et peu faits pour être gouvernés par un gouvernement ! Ce fut in bêtise énorme qu’il y n à vouloir appliquer à ce pays de chasse et de pêche les lois du reste du Canada sur ces deux matières, qui nous fit croire que jamais le gouvernement ne songerait à nous les imposer.Dans noire ignorance, nous ne savions même pas que l'absurdité est ’’élément vital de tout gouvernement moderne, hors duquel il ne peut pas plus vivre, qu’un poisson hors de l’eau.Rassurés donc, mais à moitié seu-lement, par cette fallacieuse considération, nous nous décidâmes, avec le même enlhousiasme et la même liberté d’esprit que des condamnés à inorl qui auraient à choisir entre la potence et l’échafaud; et, nu petit bonheur, nous optâmes, les uns pour la tutelle d’Ottawa, les autres pour la férule de Regina.Les premiers reçurent immédiatement 1rs $10.00 qu'on leur avait promises.Et depuis, tous les étés, io gouvernement organise un coû- teux Treaty party, qui vient leur apporter leurs $5.00 annuelles.Et ainsi, pour distribuer aux sauvages du pays le montant d'à peu près $5,000, le gouvernement fait des dépenses qui se montent cerlainement à plus de $50,000.C'est encore là une des du gouvernement.Mais, le n’est pas propre à nos qu’elle s’exerce dans finesses comme e contrées et toutes les parties du Canada sous le nom d’économie des deniers publics, je n’ai pas de raisons spéciales pour y insister ici.Quant à ceux qui se déclarèrent Métis, on leur remit un papier, appelé Script do terres, que les genlle-men présents leur offrirent immédiatement d’échanger contre $300.Comme quelques-uns hésitaient à se défaire de leur papier, les dits gentlemen leur déclarèrent qu’ils pouvaient le garder s'ils voulaient, mais, qu'eux une fois partis, ils pourraient s’en servir pour allumer leurs pipes, car il ne vaudrait plus rien, mais rient Notez que, comme un fait exprès, tous ceux qui auraient pu éclairer un peu leurs compatriotes se trouvaient absents, au moment de la venue de la commission.Ce -n’était pas directement la faute de cette dernière.Cependant, si en temps utile, elle avait donné connaissance de l'époque et du t»ut de sa venue, on aurait pu se préparer à la mieux recevoir.Il faut reconnaître qu’elle mit autant de bonne volonté à éviter toute discussion sérieuse, que peu d’empressement à éclairer les gens sur l’état réel des choses.Le commissaire du gouvernement, en-ire autres, nous le supposons doué d’une intelligence ordinaire, et dans un élat de sobriété suffisante, ne dut pas être sans s’apercevoir que les Métis se faisaient voler comme au coin d’un bois, par les honorables gentlemen qui l’avaient accompagné.Il aurait dû, il me semble, les avertir de la valeur des papiers qu’il leur remetlait, et de la façon dont ils pourraient les utiliser.C’était son élémentaire devoir ; aussi se garda-t-il bien d’en rien faire.Donc, les Métis préférant recevoir $300 pour leurs papiers, que d’en être réduits à s’en servir pour allumer leurs pipes, les livrèrent aux dits honorables gentlemen, qui, réflexion faite, ne payèrent que la moitié des $300.Parce que.dirent-ils, avec ces papiers, ils tâcheraient de se procurer quelques pauvres pelits lopins de terre quelque part.Mais, pour qu’ils puissent entrer en possession d'iceux, il faudra que les, Métis aillent faire acte de pré sence, ce qui leur procurera l’occasion de faire un petit voyage d’agrément, dont ils payeront, eux, généreusement tous les frais, et à la fin duquel ils leur remetîront le reste de la somme.Depuis, il pa-raîl que la loi a été changée, car pas un des Métis du pays n’a été appelé à faire le voyage en question, et je me suis cependant laissé dire que tous les scripts étaient localisés sur de bonnes et excellentes terrés.Mais, par exemple, les Métis ont dû attendre bien longtemps le reste de leur argent, et quelques-uns l’atlendent encore.Cependant, il y avait beaucoup de gens que la commission gouvernementale n’avait point rencontrés, parce que, n’ayant point annoncé sa venue, personne ne l’attendait.L’été suivant, (1907), il fallut donc envoyer une autre commission, pour tâcher de rencontrer ces gens, que la première n’avait pu voir.Mais, cette fois-ci, ce n’était plus qu’une toute petite commissionnelte, à la tète de laquelle, au lieu du gros Manitou de Tannée précédente, il n’y avail qu’un tout petit Mantiokan, qui ne pouvait faire autre chose qu’inscrire les noms des gens sur la liste des Métis ou sur la liste des Sauvages, sans faire aucune promesse, ni aucun arrangement.Cette fois, les Métis s'étaient jurés que ceux qui voudraient avoir leurs papiers les payeraient un peu plus cher que Tannée précédente.Mais voyez comme la fatalité s’en mêle! Le petit Manitokan ne donnait point de papiers comme le Manitou de l’année précédente: il prenait simplement les noms des Métis, auxquels on devait envoyer leurs papiers directement d’Ottawa.Or, c'est un long voyage, savez-vous, d’OUa wa, au fond de la Saskatchewan.Aussi, un grand nombre de ces malencontreux papiers s’égarèrenl-ils en route.Pendant plusieurs années, malgré toutes les recherches, il fut impossible de savoir ce qu’ils étaient devenus.Finalement, on finit par en découvrir quelques-uns dans les poches d'honorables gentlemen, où les dits papiers n'avaient absolument rien à faire.Les dits gentlemen, très surpris, et passablement indignés du sans-gêne avec lequel ces papiers avaient pris le chemin de leurs poches, firent payer cher aux Métis leur négligence à garder leurs papiers, el le long domicile que ces papiers avaient indûment élu dans leurs portefeuilles.Mais il y a encore un certain nombre de ces papiers vagabonds, dont il est impossible de trouver les traces.Sont-ils restés égarés au fond de quelque tiroir du minislère de ITnterieur, ou, ont-ils eux aussi élu indûment domicile dans la poche de quelque gentleman inconscient?C’est ce que, malgré de nombreuses recherches, il est impossible de savoir.L'histoire complète de ces Scripts de 1906-1907, serait cerlainement très intéressante à écrire et, je crois, très édifiante à lire, si elle était bien contée, par quelqu’un au rourant de lous les dessous de l’affaire.Cependant, longtemps avant que celte affaire des Scripts fût réglée, puisqu’elle ne Test pas encore, le gouvernement avait commencé à vouloir nous imposer les lois sur la chasse et la pêche, que son représentant officiel avait déclarées des stupidités dans le pays.Pendant un certain temps, les deux gouvernements d’Ottawa et de Regina semblèrent même concourir pour le record de la bêtise.Mais, depuis, le dernier a dû renoncer à la course, le record ayant été battu haut la main par le département des pêcheries d’Ottawa.Car, par une nouvelle finesse gouvernementale, nous dépendons de Regina pour la chasse, et d’Ottawa pour la pêche.ni T J.ET ne SOIR.LE DESPOTISME C’est un mal de tous les temps, de tous les âges et de tous les milieux.Je ne parle pas de la méchanceté mais de ce despotisme voilé, plus difficile à combattre parce qu’il n’est pas réalisé par ceux qui l'exercent.Il peut être issu de manies mais le plus souvent, il est commandé par l’égoïsme, un égoïsme qui fait soumettre à sa satisfaction propre tous ceux qui nous ''entourent.L’enfant tyrannise ses fmre.nts et son domestique par scs caprices; il maltraite son chat et son chien pour s’amuser.Le serviteur est indiscret et brusque, quelquefois voleur et malhonnête pour se dédommager des humiliations qu’il subit.Il y a des maris qui gourmandent leur femme pour un mets trop cuit on pour un bébé qui pleure à contretemps, tandis que la parure et les dentelles de certaines femmes coûtenl parfois trop de supplications ou de menaces.Et vous connaissez des mamans qui ont tant et tant d’exigences vis-à-vis de leurs enfants qu’eAles leur ravissent la moindre liberté et les condamnent presque — d’une manière détournée — n n’aimer qu’elles.Elles refusent à chacun de leur âge les distractions qu’il réclame et quand vient l’heure grave d’orienter leur vie, Dieu sait ce que les parents peuvent faire souffrir, sous prétexte d’expérience et d’intérêt, à leurs filles ou à leurs fils! En tout cela, l’enfant ne sait pas qu’il attriste ses parents et son domestique, qu’il fait mal à son chat et à son chien.Le serviteur ignore qu’il exaspère son maître.Le mari aime pourtant sa femme et les parents, leurs enfants, ils sont exigeants jusqu’au despotisme sans le savoir et surtout sans vouloir s’en rendre, compte.Si Vous le leur dites, ils se récrient et vous répondent que "vous ne voyez rien là-dedans, qu’ils agissent pour le mieux." Et les jours succèdent aux jours et partout et toujours s’exerce le despotisme qui rend malheureux jeunes et vieux.Joëla R0HU.L CRISE DU PAPIER LES PETITS JOURNAUX DEPERISSENT.— LA DISETTE EST IMMINENTE.— CEPENDANT, UN IMPORTANT PERIODIQUE NIE CELLE-CI ET ATTRIBUE LA HAUSSE A LA SPECULATION.— L’EMBARGO SUR LE PAPIER AMERICAIN.Une différence Quand on a commencé le pont de Québec, il y a des années, on a dit à l’époque qu’il coûterait au plus 2 millions.On en avait dépensé près de 6, quand il s’effondra dans le fleuve, un soir d’août 1907.Il en coûtera vraisemblablement 20, laisse entendre une dépêche inspirée d’Ottawa, à la presse d'hier.On voit l’écart entre les calculs des premiers ingénieurs el les chiffres tels uu'ils correspondent à la réalité.A en juger par le dernier exemplaire de l'importante publication américaine The Editor d- Publisher, la situation de nos confrères yankees n’est pas rassurante.La disette du papier est imminente.Ils comptent uniquement sur la toute-puissante intervention de l’Etat pour la conjurer.Le cri d’alarme retentit de tous les côtés, révélateur de l’anxiété qui torture les éditeurs de journaux.L’élimination des plus faibles, comme dans la lutte des espèces, s’annonce à brève échéance.Les propriétaires de petites feuilles, consommant peu de matériel, dont les contrats sont expirés, n’ont pu les renouveler.Ils paient maintenant cent pour cent de plus que les prix d’avant-guerre, à tout le moins, et encore le dernier échelon de la hausse ne paraît pas avoir été atteint.L’un d’eux, éditeur d’un quotidien au joli tirage de dix mille dans une villette de vingt mille âmes, fait part de son embarras extrême à The Editor d- Publisher.Sa barque fait eau; dans quelques jours elle sera à la côte.# * * Le remède, c’est la Federal Trade Commission qui doit le trouver au moyen de l’enquête que le Sénat américain lui a ordonné de tenir afin d’établir s’il y a eu une augmentation indue dans le coût du papier à journal.Cette enquête s’est ouverte hier.Les délibérations de la commission seront longues, bien que Ton soit, aux Etats-Unis, plus expéditif en ces matières que chez nous.La publication déjà citée, craignant sans doute que le remède n’arrive après le mal accompli comme une emplâtre sur une jambe artificielle, ne cbaint pas d’en anticiper les conclusions.C’est la spéculation, dit-elle; on a indûment enflé les prix.Et elle réclame tout simplement l’embargo sur le papier à journal américain, recommandant à ses lecteurs de s’employer auprès de leurs représentants respectifs au congrès pour obtenir l’adoption de cette mesure radicale.L’analogie de la situation canadienne avec l’américaine offre trop de ressemblance pour qu’on ne lise pas avec intérêt l’analyse de cet article.* # * Les manufacturiers de ncivs pri (papier à journal ou papier de bois) ont réussi à inspirer la “frousse” aux éditeurs américains — une “frousse” de l’intensité d’une demi-panique.Il n'y a pas de base justi fiable à cette alarme, cl les éditeurs peuvent facilement la retourner con tre les manufacturiers.(Honnêtes méthodes modernes du chantage en affaires, comme on vous gazel) Et la publication a raison de conclure, à supposer que ses données soient exartes, que la situation actuelle, la crise du papier, est plus psychologique qu’économique.La seule augmentation justifiable, dit-elle, serait approximativement de cinq dollars par tonne; voilà à quoi se chiffre, en effet, au dire de M.Dodge, président de Ylnterna-tional Paper Company, qui Ta déclaré lui-même dans une entrevue a The Editor d- Publisher, l’augmentation du coût de la production.Aucune augmentation allant au delà n’est justifiable par des facteurs économiques.On aurait pu facilement faire face à cette hausse, dans les journaux, par l’économie, en limitant la production et en supprimant les exemplaires invendus.L’éditeur paierait $43 la tonne environ pour du papier qu’il payait jusqu’ici $38.Mais les récents événements du marché su papier indiquent que les manufacturiers ne sont pas satisfaits d’une aügmentation qui couvrirait la majoration de leurs frais de production.Ils ont réussi à créer, chez les imprimeurs, un sentiment de panique à la faveur duquel ceux-ci sont disposés à croire qu’ils seront bien heureux de pouvoir sc procurer ce précieux materiel à quelque prix que ce soit.On ne doit pas oublier cependant que la demande étrangère pour le papier de bois est non seulement transitoire, mais qu’elle n’absorbe qu’une partie du rendement des usines américaines.C’est pourtant de cette demande étrangère qu’on se sert comme d’un épouvantail, pour faire croire à l’éditeur américain que son collègue européen consent à payer beaucoup plus cher que lui et qu’on est bien bon par conséquent de s’occuper de lui.Ainsi, pour le client accidentel et éphémère on fait pâtir le client qui vous a fait vivre et prospérer.Le remède est facile, repart le périodique que nous avons très librement traduit, c’est l’embargo sur le papier américain.Et il recommande aux imprimeurs d’insister chacun auprès de son représentant au congrès de Washington pour obtenir cette législation.Voilà le premier moyen, celui de faire peur a ceux qui voulaient effrayer.La revue en conseille d’autres moins terribles.Il faudrait, dit-elle, qu’à l’enquête qui sera tenue à Washington (elle est commencée depuis hier), on insiste sur l’urgence d’augmenter la( production.L’opinion générale des éditeurs c’est qu'en travaillant le dimanche, et la nuit comme le jour, en augmentant le personnel des usines, on réussirait aisément à accumuler les réserves nécessaires pour faire face à l’augmentation de la demande.En tous cas, répète-t-elle, que les représentants de la plus grande industrie américaine ne se laissent pas manger la laine sur le dos et qu’ils tournent contre les producteurs de papier de bois l'arme avec laquelle on avait voulu les terroriser.¦* * * Nous analyserons, demain, un autre article, dans lequel l’auteur, se plaçant à un point de vue tout différent, recommande comme remède à la situation l’économie aux éditeurs et donne, à ce sujet, de pittoresques conseils.Et, enfin, nous verrons comment les imprimeurs justifient l’augmentation de leurs prix.Louis DUPIRE.LA COMPTABILITE EN FRANÇAIS Un petit vocabulaire Pour faire suite à l’article très au point de M.Pierre Homier sut l’enseignement de la comptabilité en français, paru dans le Devoir du 25 juillet, j’ai rédige le lexique bilingue (jui suit.Puisse-t-il contribuel à donner de la vigueur à la bonne poussée que Ton se propose d’imprimer à la langue française dans l’enseignement commercial! Account book.Audit en account (To) Check an account (To) Livre de comptes.Vérifier un compte.Pointer un compte.Deliver an account.Remettre un compte.Actif.Vérifier.Vérificateur.Effets à payer.Effets à recevoir.pour effets à Assets.Audit (To).Auditor.Bills payable.Bills receivable.Bills payable book.Carnet d’échéance payer.Bills receivable book.Carnet d’échéance pour effets à re- cevoir.Bill-book.Livre de traites et remises, rescon- tre.Bill head.Tête, en-tête de facture.Bonded goods.Marchandises entreposées.Check the books (To).Pointer les livres.Enter in a book (To).Inscrire sur un livre.Book-keeping by double entry, by Tenue de livres en partie double, en single entry.partie simple.Bought-book.Facturier.Bring forward (To).Reporter, faire un report (de la page précédente.Brought forward.Report, report de l’autre port.Report.Capital, fonds social.Port, prix de transport.Amount brought forward.Capital stock.Carriage.Carriage paid.Port payé.Porter (inscrire sur un compte).Reporter.Carry.Carry forward, over Cash on hand.Argent en caisse.Pay cash (To).Payer comptant, en espèces.Cash account.Compte de caisse.Make up the cash account (To).Cash balance.Faire la caisse.(Banque) encaisse, (commerce) solde en caisse.Cash book.Livre de caisse.Solder la caisse.Passer au journal les articles r,J' caisse.Cash-keeper, cashier.Caissier.Cash-office.Caisse.Cash (To).Convertir en espèces.Change.Monnaie, petite monnaie.Charge (To).Faire payer un prix à, porter au dé- bit de, débiter.Cahier de chèques.Commis.Commis attaché au portefeuille.Balance the cash book (To).Journalize the cash book (To).Check-book.Clerk.Bill-clerk.Cash-clerk.Payeur.Collecting, receiving clerk.Head-clerk.BLOC - NOTES Hyperbole Le Mail, de Londres, compare, dans un récent article, notre général Hughes à Carnot, l’organisateur des victoires françaises d’il y a plus de cent ans.“ Il a fait pour fie Canada ce que Carnot fit pour la France révolutionnaire ”, écrit ce journal.Ces Anglais, quand ils versent dans Thyperhole, laissent loin derrière eux les pires exagérations marseillaises.Une gare Les Québécois auront une nouvelle gare, et des plus modernes, à compter du 10 août, disent les dépêches de la capitale.Ce sera du neuf pour tout de bon.Quiconque a fréquenté la vieille gare du Pacifique Canadien à Québec, les deux ou trois autres qui voisinent, au Palais, et le hangar où les voyageurs de VIntercolonial devaient «’abriter, à Lévis, poussera un soupir d’aise à j’idée qu’enfin, s’il retourne à Québec, les chemins de fer Ty recevront ailleurs que dans une méchante bicoque.Cette absence de gares convenables a beaucoup nui à Québec, par le passé.Au tour des Alliés La guerre vient d’entrer dans sa troisième année.Sir Douglas Haig, le commandant des troupes impériales, prédisait, hier qu’elle sera désormais à l’avantage des Alliés.Il est exact que, de ce temps-ci.ils sont partout à l’offensive, acculant l’Allemand à la défensive, à son tour.Et il es! exact aussi que TAn gleterre, qui n’a jusqu’ici donné qu’une faible part de concours aux autres alliés, dans leurs opérations militaires.— sir Douglas Haig le reconnaissait franchement, dans son entrevue d'hier à la presse, — n’atteindra qu’au cours de Tété prochain le point culminant de ses forces, sur terre.Ceux qui souhaitent la fin de la guerre pour cct été, — et ils sont nombreux, — font mieux de s’armer de patience jusqu’à Tan prochain.La prédiction de Kitchener, — “ cette guerre durera trois ans ",— paraît devoir s’accomplir point par point, bien qu’il ait nié par la suite l’avoir faite.Mer américaine L'achat, par les Etats-Unis, des Antilles danoises, (jne Washington paiera 25 millions a Copenhague, dpmmi» aux recouvrements.Premier commis.Junior clerk.Petit commis.Principal clerk.Commis-chef.Company limited.Société anonyme.Credit.Avoir, crédit.Days after acceptance.Jours de vue.Day-book.tournai, livre-journal.Days after date (D.D.).Jours de date.In full of all demands.Pour solde de tout compte.Deposit-book.Carnet, livre de dépôts.Depositor’s book.».Livret de déposant (des caisses d'é- pargne — non "département” (?) d’épargne).Discount.v .r.v Escompte.Dollar.Piastre.In the dollar.Pour cent, ! Due (To become, to fall).Echoir.Free of breakage.Franc de casse.Free of duty.Sans le droit.Free from duty.Exempt de droit.Free on bord., Franco, rendu à bord.Errors excepted, errors and omis- Sauf erreurs ou omissions, sions excepted (E.& O.E.).Invoice.Facture, Invoice (To).•.Facturer, coter.Invoice-book.v .Facturier, livre de.factures.Journalize (To)., .Porter au journal.Ledger.Grand livre, livre de raison.Letter-book.Livre de copie de lettres.Liabilities.Engagements, charges.Bank-note.Billet de banque.Promissory note.Billet à ordre.Order.Commande, demande, '* Order-book.Livre de commandes.Order (To).¦ .Commander, demander.Over-time.Heures supplémentaires, en sus, sur- temps.Paid.(Au bas des effets, des factures, des notes) pour acquit.Bill of parcel.Facture, facture de vente.Parcel delivery.Factage.Receipt in full of all demands.Quittance pour solde de compte.Receipt-book.Livre de mémoires acquittés, livre de quittances.Sales-book.Livre de vente.Que d’autres améliorent et augmentent! Ottawa, le 26 juillet 1916.Alfred VERREAULT.mer américaine ?Depuis 189$, TEs-pagne, en perdant Cuba et Porto-Riro, en a été évincée ; Haïti et Saint-Domingue, de même que Cuba, sont virtuellement sous le protectorat américain, aujourd’hui.Les îles de Saint-Thomas, de Saint-Jean et de Sainte-Croix, en passant du Danemark aux Etats-Unis, font aussi disparaître une autre nation européenne de ces parages.11 y a bien les Antilles françaises, mais la France ne porte guère attention à ce qui se passe de ce côté.Quant à l’Angleterre, elle a la Jamaïque, les Bahamas.Trinidad, les Barbades, et elle occupe une situation privilégiée, dans U» mer des Caraïbes.Les Etats-Unis, qui veulent maintenant protéger les approches stratégiques du canal de Panama, accompliront une partie do leur but, en désintéressant le Danemark, dans cette région.Ils chercheront peut-être désormais à américaniser davantage cette mer intérieure et à y faire étendre leur influence dominatrice.Et déjà un groupe d’Américains très de bois et brûlé vives plus dt deux cents personnes, dans le Nou vel-Ontario seulement, L’impruden ce d’un chasseur ou d’un trappeur t peut-être, à elle seule, causé tous ce: énormes dégâts.Cela n’empêcheri pas d’autres chasseurs ou des colon; Imprudents de continuer à allume) des feux au petit bonheur, en plein! sécheresse et à causer de telles con flagrations.Sir Pierre Landry Ce magistrat, mort la semaine der nière.fut le premier avocat acadiet inscrit au barreau du Nouveau Brunswick et le premier juge catho lique de la Cour suprême de celt! province.Il a fait partout honneui à ses compatriote».On se demand! déjà quel sera son successeur.Et i! y a plusieurs semaines qu’un journal de Toronto insinuait qu’il ne se trou ve pas, dans les provinces mariti mes, d’Acadicn compétent à le rem placer dans la magistrature; et, par tant, disait-il, un Irlandais calholL propose que Washington prenne |que lui succéderait.M.Doherty i avantage de la situation des belli-j peubètre fait son choix; mais la mi gérants français et anglais pour leur offrir d’acheter leurs possessions des Antilles.On verra bientôt si ce projet d’impérialisme économique et géographique va se réaliser.Feux de forêts Les feux de forêts qui ont enfumé l’atmosphère, ces jours derniers, ont fera-t-il de la mer des Caraïbes une consume pour des millions de pias noriAc acadienne n trop peu de re présentants dans les hautes sphère; officielles pour qu’on doive rempla cer par un membre d’une autre nn tionalité la belle figure acadicniu qui vient de disparaître.Toutefois il faut s'attendre à tout, du ministèn de la Justice actuel, plus soucieux d; favoriser ses nationaux que de ren dre justice à Télément de Langui française.G.P. LE DEVOIR.MONTREAL, MERCREDI 2 AOUT 1916 VOL.VII.— J No 180 LETTRES AU “DEVOIR” Nous ne publions que des lettres signées on de^ conununications ae-compa"nées d'une lettre signée, avec idresse authei .ique.Les correspondants anonymes s’é-3 rgneraient du papier, de l’encre, jn '.Imbre-roste, et à nous une perte ia temps, s’ils roulaient bien en prendre note définitivement.ABREGEONS Il convient de féliciter M.l’abbé Etienne Blanchard à cause de ses petits articles, complément de ses brochures, sur le français.It importe non moins de congratuler M.Pierre Homier, qui contredit parfois M.l’abbé Etienne Blanchard.Lorsque M.l'abbé Etienne Blanchard et M.Pierre Homier, avec une mutuelle aménité, se convainquent d avoir tort, ils ont sans doute raison tous les deux, puisque tous deux recherchent avec un bonheur parfois inégal, niais toujours avec une ardeur pareille, la belle correc lion française.Leurs opinions s'opposent surtout au chapitre des abréviations : H.l’abbé Blanchard s’en tient à la lettre initiale, tandis que M.Pierre Homier tient à la finale.Pourtant, ils sont d’accord sur ceci qu’il vaut mieux ne pas abréger lorsque ce n est pas nécessaire.A quoi on nous permettra peut-être d’ajouter qu it est aussi préférai; ’ d’abréger quand c’est indispensable.Car ce l’est quelquefois.Ainsi, M.’’abbé Eiienne Blanchard nous disait lundi soir avec raison que “boîte posh le est une mauvaise traduction de postal box".Mais pourquoi ajoutait-il sans raisons : “On dit tout simplement : casier’’?On dit.pins simplement encore : case, puisqu'un casier, loin d’etre un simple compartiment, es' un ensemble de divisions nu cases.Et voilà comment o: peut parfois abréger à la satisfaction des partisans de l’initiale et des amateurs de la finale.Ch.DUFRESNE.L’ENQUETE BORDEAUX AUX FRAIS DE NOTRE VILLE OU L’ON APPREND QUE L’ECHE-VIN MENARD FIT NETTOYER SA CAVE ET CELLE DE SON-BEAU-FRERE AUX DEPENS DI CONCORDIA.— LES VOYAGES DE TERRE.LA MORT DU JUGE MATHIEU LA FACULTE DE DROIT DE L’UNIVERSITE LAVAL ET LE CONSEIL DES ETUDIANTS EN DROIT ADOPTENT DES RESOLUTIONS DE CONDOLEANCES.A une réunion spéciale tenue le lundi 31 juillet 1916, sous la présidence de son doyen, sir Horace Archambault, juge en chef de la province de Québec la Faculté de droit de l’Université Laval à Montréal [a adopté, à l’occasion de la mort (Ki juge Mathieu, l’ordre du jour siii-vani: fo.— La Faculté de droit dépose sur la tombe de son ancien doyen, l’honorable Michel Mathieu, l’hommage de ses vifs regrets.2o.— Elle rappelle les services précieux que cet homme distingue rendit à la science du (l-oit par la publication de ses ouvrages et à la magistrature canadienne qu’il honora durant vingt-huit ans pie son intelligence si avertie et par son sens de la justice.3o, — Elle se plait surtout à signaler les efforts que cet ancien professeur fit pour le perfectionnement des études légales et les sacrifices que pendant plus de trente rnv il renouvela pour l’instrueiion des jeunes hommes.To.— Elle ne saurait oublier i’hon-ne i- qu’il lui vahd quand, pendant quinze ans, il présida, en qualité de doyen, à ses destinées.5o.- Pou»- conserver sa mémoire, la Faculté s’unira aux générations «.nombreuses d’étudiants qui profitèrent des leçons du cher disparu et lui vouèrent un si durable attachement.¦* * * Le conseil des étudiants en droit de 1T niversité Laval, réuni en session spéciale, passe l'oe ire-du-jour suivant : “Les étudiants en droit de i’Univer-sde Laval off'er; à la famille de leur ancien doyen, l'honorable juge Mathieu, “expression de leurs condoléance': ies plus sincères, à ï’oc-çasmn de la mort de celui qui fut un juge distingué, un professeur de marque, un ami désintéressé des étudiants et un doyen modèle." Pur ordre: LE SECRETAIRE.a- DONS A L’INSTITUT FRASER Durant l’année finissant le 30 juin l'Institut Eraser a enrichi sa bibliothèque de 2 79.-) volumes.De ce nombre 1,337 (754 anglais et 583 français) ont èlè achetés à même les'Ae-venus du feu John H, Maison; et les 1,456 mitres lui ont été donnés par differentes personnes amies de l'oeuvre.Le total des livres sur les rayons est maintenant de 70,!)(ll).De bon» profita pourraient revenir A noa clients, au-jourd’hul, de U vente de no» terrains sua banlieues - jardin» rapidement iceeaalhle» do la rive du lac, A Dixie, A Dorval, à Strathmore et à Lakeside.Préparcz-voiiB pour la pâli! les propriétaire» actuels de terrains seront nlor* le» vendeur».t,c» prix sont maintennnt de 2 »nu« % et plu» du Pied carré.Condition» actuelle», >10 comptant, $S par moi» le terrain.Apré» la RUerre ce» prl* rt re» condition» seront rhoae du |)»»»é.De plu», le» meilleur» terrain» acront parti».A»l»»oa tout de aulle, durant notre vente epérlale d’août.Faite» venir plan», hrochurettea, etc., expédié» ra-pidement.MARCH TRUST COMPANY 11* R.-JACQIÎKS MAIN OT91.32e année.Actif, plu» dé It.ûOO.OOe Les témoignages qui ont été entendus, hier après-midi, à l’enquête Bordeaux, n’ont été en somme que la corroboration des déclarations précédentes.Un nouveau fait toutefois est venu à la connaissance du tribunal.La preuve a, en effet, révélé qu’un employé municipal avait consacré une journée de sa semaine au nettoyage de la cave de l’échevin Ménard, de même que de celle de son beau-frère, le Dr F’oirier.Les autres témoignages ont roulé sur les voyages de terre et de pierre et sur la construction des quais.Tandis que M.Maurice Drolet, charretier, et JL Urbain Gagnon, journalier, jurèrent avoir respectivement transporté de la pierre et de la terre et avoir travaillé sur les propriétés Ménard, M.Jos.Chaurest affirma avoir consacré plusieurs journées d’ouvrage à la confection du “quai de l’échevin”, à la demande expresse de M.Gordien Ménard, père.“Celui-ci m’a dit, dans le temps, déclare le témoin, qu’il voulait que le quai fût terminé pour le temps où son petit Gordien reviendrait de Québec.” C'est JT.Charles Parent (pii nettoya la cave de M.Ménard.Il déclara qu'un samedi matin, après la paye, un employé municipal était venu à la cabane du contremaître et avait ordonné, au nom de VI.Major, qu'un hommé fût envoyé à la maison de l’échevin.C'est le témoin qui fut choisi.Il travailla, suivant (ses déclarations: de 10 heures du matin à 6 heures du soir, au nettoyage de la cave.C’est la ville qui solda la note.—-N’avez-vous pas travaillé pour ie Dr Poirier, ce même jour?demande à ce moment Me Germain.—Non, monsieur.—N'avez-vous jamais travaillé pour le Dr Poirier?—Non, jamais.Me Germain insiste, mais le témoin ne démord pas.Un moment, M.Parent déclare que l’ouvrage qu’il a fait dans la cave de l’échevin avait pu être considéré comme ayant été fait dans la cave du Dr Poirier, à cause de la proximité de chacune d’elles, mais il ne se rappelle que d’avoir travaillé à la maison de M.Ménard, bien que les résidences du docteur et de f’éehevin se touchent.A .la fin de la séance.Me Aimé Geoffrion informa le tribunal qu’il serait, ce matin, en mesure de dire! combien de temps durera encore l’enquête.Il y a un nombre assez! considérable de nouveaux témoins à| examiner d’ici à la fin, tant du côté de la.poursuite que de la défense.CHOSES MUNICIPALES QUESTION A DEBATTRE LES TRAVAUX EN REGIE COUTENT-ILS MOINS CHER QUE PAR CONTRAT ?— OPINIONS DE MM.VILLENEUVE ET MERCIER.— LE TRAMWAY.—$100,-000 POUR LES PAVAGES.PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES FAITS - MONTREAL VICTIME DE SON IMPRUDENCE UN GARÇONNET DE 9 ANS TOMBE DANS ÙN PRECIPICE A LA MONTAGNE ET SE FRACTURE LE CRANE.i n nouvel accident s'est produit a la montagne, hier.Un garçonnet de 9 ans, Michel Berger, s'est frac-to.ré le crâne et a reçu plusieurs blessures qui causeront peut-être mort.' _ 1.enfant et un de ses petits amis s étaient rendus sur le sommet de 11 monlagne, hier malin ; vers deux heures, ils revenaient.L'autre garçonne! descendit par l’escalier, tandis que le jeune Berger tentait de descendre par les rochers.II perdit [lied et roula jusqu’en bas.Son compagnon effrayé courut chez lui raconter cette affaire à sa mère.La police fut bientôt prévenue et !c sergent Demers, accompagné de deux agents, entreprit les recherches.Jîai.s dans l'intervalle, quelqu'un avait recueilli le jeune Berger et l’avait conduit à l'hôpital 'loyal Victoria, dans une voiture.Vers 7 heures 3U, hier soif, Mme Berger apprenait enfin où se trouvait son enfant.On n’a que peu d'espoir de lui sauver la vie.Scs parents sont domiciliés 2, rue Larivière.BICYCLETTE CONTRE TRAMWAY Un bicycliste, Edouard Toupin, 31 ans, du No 1947 rue Boyer, a eu le crâne fracturé lorsque sa bicyclette frappa un tramway, avenue Jlont-Royal, hier soir.L’accident eut lieu à G heures 10, à l’angle de l’avenue Colonial.Toupin se dirigeait vers l'est lorsque, en voulant éviter une voiture, il frappa un tramway allant vers l'ouest.Le cycliste fut lancé plusieurs verges et la bicyclette mise en pièces.On transporta Toupin inconscient à l’hôpital Royal Victoria, où les médecins considèrent son état comme très grave.ENTRE UNE VOITURE ET UNE POUTRE Percy Morris, 260 rue Saint-Georges, qui fut transporté à l’hôpital Général lundi, souffrant de blessures dans le dos et aux jambes, reçut ses blessures lorsqu’il fut serré entre sa voiture et une poutre, dans les écuries de M.E.Morgan, rue Be noit.ACCIDENT D’AUTO Précipité à plusieurs verges de distance au moment où une automobile capotait dans un trou, â trois milles en dehors de Montréal, hier soir, Léo Labrie, 28 ans, 084 ouest rue Sherbrooke, s’est fracturé lu clavicule et a dû être envoyé à l’hô-pital Général.Deux autres individus qui sc trouvaient dans l’auto s’en tirèrent avec quelques coupures et quelques confusions.L’étal de Labrie n’est cependant pas grave.Il est certaines questions municipales qui, bien que débattues depuis assez longtemps, n'ont pas encore cependant été tirées au clair.Celle qui a trait aux travaux exécutés en régie ou par contrat fait partie de cette obscure série.z" JL Villeneuve, certes, a bien prétendu et prétend encore que le coût des travaux à la journée excède de beaucoup celui des travaux par contrat ; il a même compilé certains chiffres qui ont semblé lui donner raison.Voici maintenant que JL Mercier, ingénieur en chef de la ville, proteste contre les renseignwnents incomplets qui ont été donnés au public.Prenant pour exemple le coût comparatif des égouts construits en régie ou par contrat, il déclare qu’il n’est pas juste de publier dans les journaux que les premiers aient coûté plus cher à la ville que les seconds.Suivent de nombreuses preuves.On y constate que les égouts faits en 1914, dans la division est, ont coûté 4 pour cent plus cher que ceux exécutés en régie dans la niêrtfe division, la même année, bien qu’il y ait eu 38 pour cent plus de roc.La différence du coût dans les travaux de la division ouest, en 1913, est encore à l’avantage de ceux qui ont été exécutés en régie.Jlais comment expliquera-t-on par exemple que ces mêmes travaux dans la division nord ont coûté 23 pour cent de plus que ceux exécutés par contrat ?Il y avait 23 pour cent plus de roc, fait-on remarquer.Mais il y en avait bien 38 dans la division est, et ies travaux en régie ont cependant coûté 4 pour cent moins cher (pie les autres.Il y a là certainement “une lacune qui manque”, comme disait ce bon vieux professeur.Nous comprenons qu’il ne faille pas comparer te coût de ces travaux en se basant seulement sur le prix de revient par verge linéraire, mais que l’on doive compter aussi sur la profondeur des tranchées à creuser, les difficultés rencontrées, etc.Tout de même cet écart nous parait très considérable.JL Mercier admet lui-même que certains travaux en régie ont coûté trop cher.C’est ce qui a nécessité tout ce travail de réorganisation dans le service des égouts.Il fait malicieusement remarquer toutefois que si ceux qui ont la surveillance des travaux publics n’avaient pas à préparer une foule de rapports sur les nombreuses demandes qu’on leur fait depuis quelques mois, on n’aurait pas lieu de les tant critiquer.En dépit de cela cependant, l’ingénieur en chef affirme que les travaux en cours d’exécution seront d’un prix bien bas si on ies compare à ceux qui se sont fai' : jusqu’à présent.On pourrait reprocher à l’ingénieur en chef de ne pas avoir donné avant aujourd'hui un rapport complet sur les travaux d’égout.S’il l’eût fait, il n’aurait peut-être pas à protester aujourd’hui contre les renseignements qui ont été donnés au public.Le premier rapport cependant, comme le fait remarquer JL Villeneuve, était signé par les trois ingénieurs divisionnaires, l’ingénieur en charge du département des égouts, M.McLeod, et JL Jler-cier.Bien de bien clair ressort de tout ce fatras d’explications, si ce n’est (pie les interpellations de JL Ville-neuve ont déterminé des recherches qui font voir certaines plaies de 1 administration municipale.Le commissaire des finances, dit-on, n’en resterait pas là.Il a l'intention de préparer une liste de la construction des égouts depuis 1913, afin de démontrer de façon claire et nette que les travaux en régie ont toujours “coûté les yeux de la tète” à Concordia.Dans un seul cas, leur coût aurait excédé, parait-il, de plus de 8100,000 les estimés préparés par les ingénieurs.LE TRAMWAY On prête l'intention aux commissaires de reprendre l’étude de la question du tramway immédiatement après leurs vacances.Tout ce qu’il importe, c’est qu’elle soit discutée attentivement, afin qu’elle soit réglée le plus tôt possible, dans l’intérêt et des contribuables et de la ville.LES PAVAGES Le bureau des commissaires vient de voter $110,000 pour le pavage de plusieurs rues.Nul doute que le conseil adoptera le rapport recommandant de voter ce crédit ; ces travaux s’imposent et le département des travaux publics, malgré la crise que traverse la ville, a encore suffisamment d’argent pour leur exécution.ON DEMANDE pour deux régiments de cavalerie belge, dont les hommes se sont distingués en plusieurs combats et sont actuellement dans les tranchées depuis des mois, des MARRAINES charitables, qui pourraient leur envoyer quelques douceurs.Ecrire : REV.E.ROA-GAERS, chapelain, 4e Lanciers, I.D.G.Armée beige en campagne.SIR SAM HUGHES HOTE DE LLOYD GEORGE CE QUE DIT LE “MORNING POST” DU MINISTRE DE LA MILICE.Londres, 2.— Sir Sam Hughes a été, hier soir, l'hôte de M.Lloyd-George, au Marlboro Club.Le “Morning Post’’, dans son premier-Londres.déclarait: “Sir Sam Hughes sera chaleureusement reçu, non seulement à cause de la grande colonie qu’il représente, mais à cause surtout des admirables troupes dont il est politiquement responsable.Elles ont subi de lourdes pertes, mais les Allemands qui les ont combattues en ont subi de plus lourdes encore, et les soldats qui ont survécu parmi eux ont appris à craindre et A respecter le nom du Canada.” Dans une courte harangue qu'il adressa aux soldats convalescents, sir Sam les assura de l'intention du Canada de répondre à tous leurs besoins, a leur retour au pays.CHARRETIERS DEMANDES a Csughnawaga.Dompeuses doubles, $0.00 par jour.Tombereaux, $3.00 par jour.Pour informations s’adresser à 7 rue Notre-Dame ouest, Montréal._____ Jeune fille qualifiée pour le français, l’anglais et la musique, demande position comme professeur de musique dans une maison religieuse, accepterait aussi d’être professeur et organiste dans un village.S’adres-ser à B.IL, 113 rue Delorimier.A VENDRE ( CARTES PROFESSIONNELLES ET CARTES D’AFFAIRES] AVOCATS Tel.Main 4571, 457*.J.-P.BELAIR AVOCAT — PROCUKEUB CHAMBRE 411 EDIFICE BANQUE D’EPARGNE 180, S.-JACQUES Bureau du soir : St-Eustache.A VENDRE un .magnifique piano Karn; conditions faciles, S’adresser 527 Demontigny Est.A vendre, la collection complète du Devoir, reliée, 2 volumes par année.Ecrire à Boite No 1.Le 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les vingt-quatre heures.Les chemins de 1er affectés sont le Lcn-sylvanie, le chemin de fer Central de New Jersey, l'Eric,' le Lehigh Valley, le West Shore du New-York CciKiai Systems, le Baltimore and Ohio et le Philadelphia and Reading.Si ies compagnies refusent de se soumettre, le Commissaire Hague, a-t-on annoncé, emploiera la force, physique ou autre, jugée nécessaire, pour meitre fin à l’exporlalion de munitions par voie de Jersey City.LA GREVE DES OUVRIERS ENC0NFECTI0N New-York, 2 — Trois médiateurs désignés par le ministère du travail des Etats-Unis conféreront aujourd’hui avec les chefs des ouvriers en confection pour femmes et avec les fabricants, pour tenter de mettre fin à la grève de 45,(160 employés qui dure depuis quatorze semaines.La situation se complique du fait que 150 manufacturiers ont congédié hier 15.000 ouvriers en confection pour nommes.Des rapports veulent que l’union des ouvriers en confection pour hommes déclare une grève de 60,000 hommes, ce qui porterait à 100,000 le nombre des grévistes.Les fabricants on! „ur ies bras des commandes de 250 millions.Caster postal 356.— Adresse télégraphique, “Nahac.Montréal**.Tél.Main J25D-1251.Codes : Llebrr».West.Un.C.H.CAHAN, C.R.AVOCAT RT PROCCREtTR Edifice Transportation — Rue Saint-Jacques LORENZO CAMIR AND AVOCAT, Chambre 12 97 rue S.-JACQUES Edifice Banque d’Hochelaga _____Tél.Main 1422 RENE CHENEVERT AVOCAT 222 Saint-Jacques Main 4019 GEOFFRION, GEOFFRION et CUSSON AVOCATS.ETC.97.RUE SAINT-JACQUES Edifice de la Banque d’Rochelaga.Victor Geoffrion, C.R.Aimé Geoffrion, C.R.\icor Uiswm^CTI.Phone Main 16.LAMOTHE, GADB0IS et NANTEL, avocats, édifice Banque de Québec, il, place d'Airacs, Montréal.Téléphone Main 3215.J.-C T.amodie, LL.!>•, C.R., Emiiien Gadbois, LL.L., «L-Marechal NanteL B.C.L.MORGAN et LAVERY AVOCATS — PROCUREURS Suite 620.Edifice Transportation._120 S.-Jacquea.Tel.Bell Main 2670.Câble.Eadmor.E* A- T».Morgan.Saluste Lavery, B.C.L._M.t^very a son bureau du soir : 1 St-Tnonyis.LonguetifL, MAURICE nUGAsTlX.L.AVOCAT 30, RUE S.-JACQUES Résidence : 24C6 avenue du Parc.Rockland 2459.Bureau : Résidence : Tel Est 807 Tél.9.-Louis 7543 YVON LaMONTAGNE, B.A., LL.B.AVOCAT Spécialité : Règlements de successions et de causes à Pamiable EDIFICE DANDURAND, CHAMBRE 35 angle Ste.-Calherine et S.-Denis, Montréal Bureau du soir : de 7Va à p.m.Rés.1175 S.-Hubert Tél.S.-Louis 5453 JULES MATHIEU, C.R.AVOCAT et PROCUREUR Bureau : 382-est, S.-Catherine Tel- Est 3475 ___MONTREAL THEODULE RHEAUME C.Tï.180, RUE S.-JACQUES Tél.Main 4571 et 457».Suite 411.Domicile : Est 1S69.ANATOLE VANTER, B.A.LL.B.AVOCAT Tél.Main 213.— Bureau 53 37.rue S.-Jacuue» Résidence : 180 Jeanne-Mance, Tél.Est 5973.GUY VANIER, B.A.LL.L.AVOCAT 97, rue S.-Jacques.— Bureau 76 Tél.Main 2632 NOTAIRES TEL.S-LOUIS 504.A.-H.Barrette NOTAIRE 70, rue Rachel Est, Montréal Tél.Main 88*.Résidence : 1877 S.-Catherine Est.J.-W.ROISJOLI NOTAIRE Prêts d’argent, règlement de succession, etc.54 NOTRE-DAME EST, MONTREAL.J.-EMERY CODERRE SEC.TRES.VILLE DE MONTREAL-EST Residence Etude 28, GRANDE ALLEE HOTEL DE VILLE Montréal-Est Montréal-Est Tél.(résidence) Pte-auj-Trcmlile» 29; (étude) l’te-aux-Tremble» 27—2.t.E NOTAIRE ERNEST JASMIN Argent à prêter, mnntimts $1,000 à $5,000, 1ère hypothèque.Règlement de succession 99.RUE S.-JACQUES.Tél.Main «852.Rés.568, Pullum.Las.637 J.-H.-H.-LIPPE NOTAIRE 180, RUE S.-JACQUES, MONTREAL Tél.Main 4571.Bureau 411.J.-AIÆX.O’GIÆMAN NOTAIRE 90 S-JACQUES.MAIN 2553 Prêt» aur propriété de ville ,t terra pré» Montréal PROUL.X et l’KOULX NOTAIRES 99.RUE ST-JACQUES Râtls.e Banqne Nationale.Tél.Main 2959 W.-J.l’roulx, L L.H.Joa.Proulx, L L.L.bureau du soir : bureau du aalr i 285 Ave.Esplanade Ahuntnle Tél.St-Louis 1700 Tél.St-Louls 5350 NOTAIRE Bureau : Main 2411 «L-A.NADEAU Notaire de DUFRESNE et NADEAU Immeuble “Versailles” 9».RUE S.-JACQUES MONTREAL DOCTEURS Dr N.BOUCHER 541, GRAND-TRONC Tél.i — Victoria 1929.AUSSI, BUREAU.1491, NOTRE-DAME OUEST, Tél.; — Victoria 1529.SPECIALITES — Maladies des femmes et obstétriques, accouchements.TEL.S.-Louis 1685 Dr Tancrède BISSONNETTE DES HOPITAUX DE NEW-YORK Consultations : 8 à 9 heure» a.m., 1 à 3 heu-res p.m„ 6 à 8 heures p.m.90^^ACHELJE8T.^ MONTREAL.Diplôme en hygiène publique —- Heures * 12 à 2 p.m.6 0S p.m.TEL.S.-LOUIS 3275 Dr Jos.-N.Chaussé MEDECIN CHIRURGIEN Maladies de la peau 708, PARC LAFONTAINE, MONTREAL Angle de la rue Marquette- DIVERS EST 6734- Docteur A.DESJARDINS g Ancien Moniteur de l’Hôtel-Dleu de Paris.Jlaladîe des YEUX, des ?OREILLES, du NEZ et de la t GORGE, 523, Saint-Denis, (En face k du carré Saint-Louis.»R ARTHUR ROY SPECIALITE : ASTHME ET ECZEMA 427.S-DENIS, MONTREAL Heures de bureau : 10 à 11 a.m., 2 à 4 p.m., 7 à 8 p.m.Téléphone Est 2610.GUERISON RADICALE Maladies nerveuses, épilepsie, danse de St-Guy, hystérie, alcoolomanie par traite* ment rationnel.Dr EDGAR TURGEON, 410A Parc Lafontaine Saint-Louis 7607 DENTISTES Dr NAP.DESJARDINS CHIRURGIEN-DENTISTE A utrefoia da S.-Henri 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les clubs qui lui ont fait face, cette année l’ont expérimenté.Les journaux de la Capitale ont pour ainsi dire édifié la fortune des Sénateurs, cette année, et l’enthousiasme est à son comble dans la vide de H y town.Les Sénateurs reçoivent un support magnifique des amateurs d'Ottawa, et leur équipe répond bien aux désirs de ses partisans.Les Shamrock devront donc lutter ferme, samedi, s’ils veulent sortir victorieux du combat.Les Sénateurs ne sont pas gens à faire de quartiers, et tous les connaisseurs s'attendent à ce qu’ils causent une amère surprise aux Tricots Verts, lors de la rencontre du 5 courant.Tous les amateurs de crosse ne sauraient perdre de vue que plus la saison avance, plus la lutte pour les premiers honneurs de la N.L.U, devient ardente et contestée.Tous seront au MileÆnd, samedi, afin d’assister à une joute sensationnelle et des plus contestées.LES PARTIES DANS LES GRANDES LIGUES Voici les résultats des parties jouées hier après-midi dans les séries des ligues Nationale et Américaine: LIGUE NATIONALE A Philadelphie: 1ère partie : B H E Chicago.01(1000010— 2 6 0 Philadelphie.OOOOOOUOO— 0 4 0 2ème partie R H Chicago.000000020—- 2 Philadelphie.20100000x— 3 A Boston : R H .00000000000—- 0 4 St-Iamis.OU ILS JOUENT AUJOURD’HUI INTERNATIONALE Toronto à Montréal.Newark à 'Richmond.IVovidence à Baltimore.Rochester à Buffalo.COMMERCE ET FINANCE I Le meeting si régulier de Maisonneuve s’est terminé hier.Ia?s turfmen ont tenu leurs promesses envers la piste et les meilleures écuries ont tenu à se faire représenter dans les épreuves de la journée de clôture.Un grand public a donné son encouragement à cette matinée de clôture, dans laquelle les seconds choix ont eu le gros du morceau.Somme toute, la réunion de Maisonneuve a obtenu le succès que ses orgranisateurs méritaient.Les courses ont été comme ta femme de César, à l’abri de tout soupçons.Ont continua hier sa série de victoires en menant de bout en bout dans l’épreuve d’ouverture.Old Drury et Curls se classèrent dans l’ordre de mention.Les “sages” risquèrent sur les chances de Johnny Wise dans NATIONALE Pittsburg à New-York.Cincinnati a aürooklyn.St-Louis à Boston.Chicago à Philadelphie.AMERICAINE Philadelphie à Chicago.Boston à Détroit.Washington à Cleveland.LA MATINEE A LABOURSE ELLE DONNE LIEU A LA CONTINUATION DE LA BAISSE DE L’ACTION CAN.CFM EXT ET A D’AUTRES FLECHISSEMENTS.M.Donaldson J.Walsh .R.L.Williams H.Shannon C.W.Hall .Gargan .A.I).Worley H.E.Grace .E.W.Awne .G.J.Dav .MONTREAL PERD CONTRE TORONTO HIER APRES-MIDI LES ROYALS StaEONT BATTRE PAR 8 A 5.— TütXERTON A PERDÜf CONTROLE DANS LA CINQUIEME REPRISE ALORS QUE LES VISITEURS COMPTERENT SIX POINTS.E „ - - 3 Boston.OOOOOOOOOûl— 1 6 0 Meadows et Snyder; Rudolph et Rico.A New-York: R H E Pittsburg.2010000001— 4 7 2 New-York .1002000000— 3 0 1 A Brooklyn: R H E Cincinnati.000200000— 2 !) 1 Brooklyn.02110001 x—5 11 0 POSITION DES CLUBS Brooklyn., Boston.Philadelphie.New-York.Chicago.Pittsburg.St-l/ouis.Cincinnati.G P.c.618 .576 .562 .560 .474 .4411 .430 .304 LIGUE AMERICAINE A St-Louis: R II E _ New-York.lOOOIMKIOKKXHK)— 2 8 2 grandes écuries qui contrôlent nu-jSt-Louis.00000002000001— 3 N2 0 jourd’hui les bourses des courses du | Mogridge, Russell et Nunnmaker Grand Circuit.I! lai-se percer sans Davenport, Weilman el Hartley, équivoque les craintes qu’il entre- A Cleveland: tient de voir les gros magnats s’or- R H E ganiser en trust pour enlever aux Cleveland., .OôlOOOOOx—6 7 2 petits éleveurs toutes les chances de KVashington.000000001—1 9 0 décrocher des bourses.Il recoin-1 Covelcskie et O’Neill; Boehling, mande à ceux-ci de s’organiser IcjShaw et Henry Garritv.plus fût possible et de s’enquérir si ! A Détroit: les écuries des Gox, des Murphy, ! R H E etc., ne représentent pas un merger Boston.200000040- 6 8 2 qui tomberait sous les coups de la {Détroit.OOtOOtOOO— 2 7’ E.L.Fitzgerald F.Holman .L.A.Sereghi W.Gloss P.L.Short S.I.Shaver W.Elliot .„ .a!L.Abel .deuxieme course.L ecurie Btomn.vit j j Lindsay ses couleurs triompher dans cettejj’ jj Eliis épreuve^ Johnny Wise suivit son q Johnson champ jusqu’au troisième furlong où r_‘Rice il se dégagea.Odd Cross et Joe Gaie- j/ \y Arthurs tens restèrent dans l’argent.Toison d’Or se classa à la queue de son champ.Heartbeat remporta une victoire très contestée dans la troisième épreuve.Gargan eut la bonne tactique de faire suivre la corde (rail) à sa monture pendant que les autres jockeys cherchaient un meilleur parcours en dehors.Cette tactique l’aida à faire triompher Heartbeat par un nez devant le favori Mack.B.Eubanks.Dew Drop se classa troisième.Thesieres, s’accommoda très bien du parcours un peu lourd dans la quatrième course.Meneuse à partir du premier furlong, elle triompha sans se dépenser.Margaret Ellen et Deviltry se classèrent dans l’ordre de mention.Castara débufa en victorieuse dans la cinquième course, mais la pesanteur du parcours la força à laisser le train à Andrew O’Day au corflmen-cement de la ligne droite.La meneuse du début et J.B.Maylow se classèrent dans l’ordre de mention.Le favori Big Lumax resta hors de l’argent.Ce fut à Otilo que la victoire échoua dans la sixième course.Le porte-couleurs de l’écurie Good prit les devants dans le premier tournant après que Frosty Face eut désarçonné son jockey Gilbert.Ce dernier incident qui ne résultat heureusement pas en accident fut causé par une mausse manoeuvre de Frosty Face qui buta alors qu’il tenait les devants.Gilbert ne s’égratigna qu’une main.Doctor Kendall et Jessup Burn se classèrent dans l’ordre de mention.Le handicap du mille et un seizième vit la victoire de Mayme W., qui mena de bout en bout.Love Day que l’on avait soulagé de ses oeillères (blinkers) (it encore une bonne course et se classa deuxième — Euterpe entra troisième.L’épreuve de clôture revint à Phil Mohr.Bien que l’on considérait en certains quartiers comme vanqueur certain, se classa deuxième devant Luke Van Zandt.Première course, 250, 2 ans, a fur-longs:—1er, Ont, 120; Rooney, 6 à 5 3 à 5 et rien, 2—Old Drury, 100 ; Ryan, 5 à 2, au pair, et 2 à 5.3— Curls, 108; Chapell.4 à 1.3 à 2 et 3 à 5.Temps, 1.04 2-5.Eden Park, Mad Tour, No Friend, et Kato, ont aussi couru.Deuxième course, $350, 3 ans et plus, à réclamer, 5 furlongs;—1er— Johnny Wise, 111; White, 6 à 1, 5 à 2, au pair.2—Odd Cross, 113; Rooney, 8 à 5, 4 à 5 et 2.à 5.3—Joe Gai-tens, 111; Ryan, 10 à 1, et 2 à 1.Temps, 1.03 1-5.Marie a aussi couru.Troisième course, $350, 3 ans et plus, à réclamer, 5 furlongs: — 1er— Heartbeat, 123; Gargan, 6 à 1, 5 à 2 et 6 à 5.2—Mack B.Eubanks, 123 ; Howards, 3 à 2, 1 à 2, et rien.3— Dew Drop, 121; Rosen, 3 à 1, 6 à 5 et 3 à 5.Temps, 1.03 2-5.Capt.Elliott, Doctor Zab, Miss Jean.Carlaverock et Elizabeth Lee, ont aussi couru.Quatrième course, $400, 3 ans et plus, à réclamer, 5 furlongs :—1er— Thésières, 113; Young.3 à 5, rien et rien.2—Margaret Ellen, 110; Gilbert, 5 à 2, 2 à 1, et au pair.3—Deviltry, 109; Corey, 6 à 1, 2 à 1, au pair.Temps, 1.02.Quick, Old Gotch.J.B.Harrell et Regular, ont aussi couru.Cinquième course, $350, 3 ans et plus, a réclamer, 6 1-2 furlongs :— 1er—Andrew O’Day, 113; Hyan, 3 â I, nu pair et 1 à 2.2—Castara, 115; Chapell, 5 à 2, au pair et 1 à 3.3— J.R.Maylow.111; Howard, 3 à 1.3 à 2 et 3 à 5.Temps.1.27 2-5.Johnny Harris, Nino Mucnacho, Pomona,, G.W.Kisker, Big Lumax et Czarj -*_ Mirhael, ont aussi couru., Sixième course, 6 1-2 furlongs, â GRANDE FETE réclamer, $350, 3 ans et plus.1—i Otelo, 113, White, 4 à 1.2 à 1, au pair; 2—Doctor Kendal, 110, McCul-j longs, 6 à L 4 à 1, 2 à t; 3—.lessen Burn, 105, Ryan, 6 à 1, 5 à 2, 6 à 5.Temps, 1.27! la-ialoha, Undounted, | La rumeur se fait jour que le Canadian Cernant n’est pas encore à la veille de déclarer le dividende si attendu depuis plusieurs mois déjà ÇA ET LA La Civic Investment & Industrial Company, née de la fusion de la Montreal Light, Heat A Power Co.et de la Cedars Hapids Manufacturing & Power Co., fusion qui a été ratifiée il y a une couple de mois, a été mise en exploitation hier sous les plus brillants auspices, a-t-on déclaré.Comme nous l’avons annoncé ici même hier, on a ajouté 30 jours au délai imparti aux porteurs d’actions Montreal Power et Cedars Hapids pour échanger celles-ci contre des parts de la Civic Investment Co.Comme on l’a également donné à entendre à l’époque de l’amalgamation sur ses actions ordinaires, tative exper- ¦ des deux sociétés, le premier 325 300 300 ! ü 300 300 275 325 275 275 275 275 qui n’a pas peu contribuer àj(1en(le de la Civic Investment & faire monter Faction au niveau où > austrial Co.s 275 125 125 100 100 Urban Shocker,’ la merveille du club Toronto, a mis une nouvelle victoire à son crédit hier après-jnidi au parc Atwater en triomphant des Royals par 8 à 5 malgré qu’il eut accordé neuf buts sur balles.Fullerton semblait avoir la victoire en mains dans les trois premières manches mais il faiblit dans la quatrième et perdit totalement son contrôle dans la cinquième reprise alors que les visiteurs enregistrèrent six points.Colwell fut appelé à la rescousse et celui-ci fit très bien jusqu'à la fin de la huitième manche alors qu’il fut retiré pour faire place à un “pinch hitter” qui ne put faire mieux que d’être retiré au bâton.Goodgred termina la partie et les Leafs accumulèrent quatre coups réussis sur ses lancers et comptèrent un autre point.Voici le résultat par reprises: R.ILE.Toronto .000160001—8 12 0 Montréal .011110010—5 7 0 Shocker et Kelly; Fullerton, Colwell, Goodbred et Madden.divi-ln- sera réparti le 15 no- eile s’est tenue récemment, — etivembre, pour le quartier prenant fin etie déception a déterminé un fié-U5 1er octobre, et sera sur un pied de hissement de cette valeur en bour- 4 p.100 l’an.En outre, on espère se, les spéculateurs devenant las cn>e'*e ga>n des entreprises fusion-d attendre en vain et liquidant, ai- 'jfes ressortira entre 6 et 7 p.100 dés par l’action des huissiers.Desjl*es ®6,>,300,000 de nouveau capita1 alarmistes vont jusqu'à croire que le Can.Cement est destiné à se tasser davantage.Après une chute de 2 points 1-4, hier après-midi, le Cement a débuté faible, ce matin, à 57 1-2 pour 10 parts et 57 pour un lot complet, reculant jusqu’à 56 et se ramenant à 57 1-4.Ce mouvement, commencé hier après-midi, a constitué Tunique fait notable de la matinée, le reste de la cote n’offrant rien de saillant; et les opérations continuant d'être on ne peut plus rares.La tendance générale est, il va sans dire, à la baisse.L’/ron, après avoir abandonné un demi-point, revient à son niveau d'ouverture, soit 54 et demi, pendant que le Smelters, moins résistant décline à 34 1-4, contre 35 précédemment.I! en va de même du Can, Forgings, qui tombe à 185 (exdividende), quand, par contre, le Sc.olia fait mine de vouloir s'améliorer, mais revient à son cours de début, à savoir 125.Quinze parts de Canadian Car trouvent preneur à 49.Vingt parts de Pacifique Canadien se sont inscrite, sur notre place, à 175 ; le Toronto Railway s'est négocié à 91 et 10 actions Detroit Railway ont changé de mains à raison de 118.L'Ogilvie s’est fixé à 139, le Laurentide à 185 et l’Ames-Holden a continué de marquer 21 et demi.Le Civic Investment fait 77, recouvrant le terrain perdu hier.H.E.14 3 AUTRES PARTIES.A Richmond: R.Newark .200032002—9 Richmond .012110011—7 13 3 Enright et Egan ; Copper et Reynolds.R.H.E.A Buffalo: Rochester .000000000—0 4 1 Buffalo .0010003ÜX—4 10 1 Hersche et Haie; Tyson et Onslow.A Baltimore : 1ère partie.R.H.E.Providence .131010000—-6 9 0 Baltimore .,10010122x—7 10 1 Baumgartner, Schultz et Black burn ; Tipple, Morrisseltc et Winston.2ème partie.R.H.E.LE MARCHE DESLAITAGES A l'enchère de la Société coopérative agricole de Québec tenue hier, au Board of Trade, les offres se sont numériquement établies à 1,419 colis de beurre de crémerie dont 625 colis de crémerie de haut choix ont été vendus à raison de 31 sous 1-8, 393 colis de bon choix à 30 3-8 et 401 colis de pasteurisé à 31 sous et demi.K W Campbellfond, Ont., 2.— A la réunion d’hier, 600 boîtes de fromage blanc ont été lancées dans le commerce.Les ventes ont donné 450 boites à 16 sous 9-16 et le reste à 16 sous 1-2.Saint-Paschal, P.Q., 2.— A l’enchère, 650 boites de fromage ont été mises en vente.Le tout a trouvé preneur à raison de 1(5 sous 1-16.Quatre-vingt-quinze colis de beurre ont également changé de mains à 30 sous 1-8.* * # Stirling, Ont., 2.— A l’enchère d’hier 800 boîtes de fromage ont été mises en vente et 750 ont été transférées à raison de 16 sous 15-16; on i refusé de céder le reste.Providence Baltimore .000(110001-.0000400ÛX- Billiard et Winston.Yclle ; Crowd! el POSITION DES CLUBS.G.P.!>.(;.Buffalo .50 10 .55(1 Providence .50 42 .543 Toronto .45 40 .529 Baltimore .49 44 .527 MONTREAL .46 42 .523 Richmond .38 51 .427 Newark .38 51 .42/ Rochester .35 51 .407 CHAMPETRE AU SAULT AU-REC0LLET loi Sherman.LE R1GAUD VAINQUEUR Shore, Leonard et Cndy, James et McKee; Stanagè.A Chicago: 1ère partie : i i Thomas; Le Rigflud est allé rendre visite au club dOk».dimanche dernier, et est revenu vidnmieur par le résultat écrasant de 15 à 5.Tous les joueurs du Ripaud frappértlR en |pbjiaqotpbic R H 0 6 3 9 Russell Philadelphie.000000000 Chicago.00100020x Nabors et Picinich Sehalk.2ème partie : H H E ., , „ .-ru i.-.,.000100100— 2 9 0 es balles du lanceur The.r- chlrag.3 7 4 ne fi» qua la sixième te-; Mvers et Hnlev Pieinirh Sr.ll que le Oka pût rompter un ^Xth et Upm ' ar.L.Sauvé, un ancien | POSITION DES CLUBS lieu sûr rien.Ce prise point, na joueur de Riguuil.qui joua aussi une belle partie au champ, privant l.ongpré trun coup sûr, en faisant un arrêt sensationnel au deuxième hui, Higmid.101.>32300 15 Oka.00(1001220- 5 Balterios, — Bigaud: Kenny et Lefalvrc ; Oka; Thérrien, Faquin et Murien.G Chicago.57 Boston, 54 Cleveland.52 New-York.53 Detroit.52 Washington .49 SMamts.49 Philadelphie.» .« * » 16 ____.JI _______________ ___________ L’Association Athlétique Sault-au- Dromi, Mazurka, Kcdron, Frosty Fa-1 Récollet prépare pour dimanche le ce.ont aussi couru.; 6 août une grande fête champêtre Septième course, 1 1-16 mille.$400, | sous le haut patronage de Monsieur 3 ans cl plus.I—Mayne, W„ 105,| Fernand-J.Brousseau, maire de lu Gross, 2 à t, 4 à 5, 2 à 5; 2—Love Day,! Ville du Sault-au-Récollet.Il y aura 101, White, 6 à 1, 3 à 2, 3 à 5; 3— différentes courses à pied, entre au-Euterpe, 109, Denison, 6 à 5, 2 à 5.très une course d'un iniHe.Li prin Temps.1.54.Mud Sill et Page Whi- cipale attraction sera la joute de te ont aussi couru.balle au camp qui mettra aux prises Huitième course, 1 1-16 mille, à lia fameuse équipe d’Ahuntsie et réclamer, $100, 3 ans et plus.1— celle de la A.A.S.R.Vu la grande Phil Mohr, 113, McCullough, 3 à 2, 21 rivalité qui existe depuis si long à 5; 2—Be, 115, McEiven, 3 à 2, au | temps entre res deux clubs, la joule pair, 1 à 2; 3—Luke Van Zandt, 113, promet d'être très intéressante.La Rosen, 3 à 1, nu pair, 1 à 2.Tennis, | A.A, S, R.a engagé spécialement 1.55 1-5.Ben Uncns, Fastoso, Loul- ! pour la circonstance un lanceur sc May el Eastern Roy ont aussi d'une grande renommée.Dr tnngni couru.fiques prix seront donnés aux vain [queurs des courses.La fête se ter-DIVTSION DES RDI USES ; minera le mardi soir 8 août par un r j "Hop" à la salle municipale.Les or- PARC DOMINION Réengagement de OSCAR V.BABCOCK, le roi de la boucle, au saut périlleux I.a ferme des autruches FANFARE VANDER MEERSCHEN.deux concerta par jour Admission, Me - - - * Enfants.Sc toutes charges et appropriations défalquées.* * * Les $4,500,000 d’actions ordinaires de la Riordon Pulp & Paper Co., récement placées sur un pied de 4 p.100 l’an, seront “introduites” à la Bourse de Montréal, lundi.Depuis quelque temps déjà les procédures à cet effet avaient été ouvertes, mais la difficulté résidait en ceci que ces actions étaient détenues par un nombre trop restreint de personnes.Cet inconvénient a maintenant disparu et cette valeur répond aujourd'hui aux exigences des règlements de la Bourse.Cela porte à cinq le nombre des valeurs représentant sur le parquet de la Bourse de Montréal l'industrie de la pulpe, les autres étant Laurentide, le Price, le Spanish River et le Wayagamack.* * * La valeur Greath Northern Paper Company, au dire d’une dépêche de New-York, s’est échangé hier à 305, soit une plus-value de 10 points dans l’espace d’une semaine.Depuis !e début de l’année en cours, cette valeur a passé de 250 à son niveau actuel.De même que les autres entreprises du même ordre, la Great Northern profite de la pressante demande du papier et de l’énorme hausse des prix.* * * L’agence Dun rapporte que les faillites de juillet s’établissent en infériorité numérique de 1,207 sur chacun des mois écoulés depuis juin 1914.* * • Les dépêches provenant de Wall Street rapportent, ce matin, que les valeurs ordinairement bien en vue, telles que l’Union Pacific et VU.S.Steel, se sont tout de suite à l’ouverture des opérations montrées d’une grande stabilité dans leurs cours, pendant que les émissions dites spécialisées ont témoigné d’irrégularité.Mais Je sentiment d’incertitude qui dominait la spéculation s’est accusé davantage par la suite par la vente d’actions de propulsion {motors) et d’autres mouvements divers.Le mouvement des échanges n’avait pas cette force et cette confiance qui ont caractérisé la journée d'hier et l’on semblait davantage disposé à craindre les troubles ! ouvriers.* * * A Londres, les disponibilités et ! les taux d’esc«mpte ont été aisés, I aujourd’hui, et les affaires du Stock Exchange ont été contenues dans des limites restreintes, bien que la confiamce ait dominé le ton général de Ja cote.Le groupe des titres américains s’est comporté avec calme ci a fermé solide.A la Bourse de Paris, disent les dépêches, la Rente s’est établie à 64 fr., au comptant, tandis que le change sur Imndres marquait 28 fr.15.“THE BRADFORD REALTY & INVESTMENT COMPANY, LIMITED” AVIS est donné au public quYn vertu de la loi des compagnies de Québec, il a été accordé par le Lieutenant - (rouvemeur de la province de Québec, des lettres patentes en date du vlngt-unièuie jour de juillet 1916, constituant en corporation, MM.Henry Joseph Fitzgerald, comptable; Richard Pie-che, teneur de livres; Joseph Douglas Whe-ian, marchand ; Gertrude FitzGerald, sténographe: ivdward Charles Hyan, surintendant de Montréal, pour les fins suivantes: Acquérir pur achat, bail ou autrement, et posséder, utiliser, détenir, améliorer, administrer, louer, vendre, aliéner et faire le commerce des biens-fonds, terres, héritages et immeubles, et intérêts en iceux, et construire, altérer, réparer et entretenir des liât issus sur aucun bien-fond que la compagnie possédera ou clans lequel elle pourra avoir aucun intérêt, et généralement exercer le commerce d’une compagnie d’immeubles et d’améliorations; Acheter, louer, ou autrement acquérir, détenir, exploiter et avoir la jouissance de biens-fonds et bâtisses ainsi «eue de franchises, droits, privilèges, et achalandage s’y rattachant que possèdent, détiennent ou dont jouissent aucune personne, société ou corporation ; Acheter ou autrement acquérir pour du numéraire ou pour aucune autre considération, y compris des parts acquittées du capital-action de la présente corporation, la totalité ou aucune partie 4iu commerce, des franchises, des entreprises, prop ri été s,droit», pouvoirs, privilèges, obligations, debentures, lettres-patentes, contrats, mortgages, hypothèques, balances de prix do ventes, biens-fonds, achalandage, actif et autre propriété, mobilière ou immobilière, réelle ou personnelle d’aucune personne, compagnie ou corporation, et vendre ou autrement disposer de leur totalité ou d’aucune de leur partie en consideration de ce que la compagnie jugera avantageux ; Acheter ou autrement acquérir, détenir et posséder du capital, des parts et des obligations d’aucune compagnie ou corporation engagée dans aucun commerce de même nature, et vendre ou autrement disposer de ces capitaux, parts et obligations; Accomplir tous actes, avoir la jouissance de tous pouvoirs, et exercer aucun commerce tendant à la réalisation des objets pour lesquels la présente compagnie est incorporée ; Vendre ou autrement disposer de la totalité ou d’aucune partie de la propriété, mobilière ou immobilière ou personnelle, de la compagnie, en considération de ce qu’elle croira avantageux, et particulièrement pour fies parts, obligations, debentures ou valeurs dans aucune autre compagnie ou corporation ; Les pouvoirs énumérés dans chaque paragraphe ne seront en aucune manière limités ou restreints par référence aux termes d’aucun autre paragraphe ou inférence »'•), Kflepf.Nol ,V2H r.S Rte.rtf.K Fnepr.NoS U.S.Strrlp Kri« Urdin.Ulahcoppe "N Or Nor.pr.Weatinghou .I.» .jêhâtiuolt Ar LES victime! DES FEUX DE FORETS North Bay, Ontario, 2.— Depuis hier soir, on n’n pas reçu d’autre liste des victimes des feux de forêts.Le commissaire Lee a déclaré ce matin qu’il s’écoulera probablement des semaines nu des mois uvnnt qu’on ait une lisle complète.Plusieurs corps oui été brûles au point d’être méconnaissables.M.Ferguson, ministre des Terres, et 2 ér.hevitis île Toronto, ont passé par Ici re matin, en roule vers le lieu du sinistre, lis se proposent de former un projet pour venir au secours des habitants de la région.priv., WncDo.Cô, **«ek Cm, j •, pnv.*G«.l.»k,.*' priv].M.ft 8.-P.[." priv.;* k.l.h.at Llrt •4 priv.l U 68 102^ 21% Hon.Tr Co- .Mnr.Tram .Nor.Ohio.68% S.&CL ’25 48 ** priv.113 *._.Ogllv.Mill.133 67 “ priv.Ul% Ont.8t.Pro.37 .:ott.L.AP.-iTenman*,.63 Québec R?329« W rima.Wcoda ilfi t-.hawiaig j 132 176H ftherwin \V 62 .- 6pa.RiT.0o1 *0^ .I ** priv.25Jur Supérieure No 25118 I^a Société Saiiit-Jean-Uiiptlste de Montréal, demande-Kalib Monsour, et Mansour Mon- te, procureurs de la demanderesse.PROVINCE DK QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure No 1020- Dame Eva Cronberg, épouse commune en biens de Samuel L.Rosenthal, de la cité et du district de Montréal, demanderesse, vs.ledit Samuel L.Rosenthal, de In cité et du district de Montréal, défendeur.Une demande en Réparation de biens n été formée en cettf cause, le 7 juillet 1916.PLACE et STOCKWELL.Pn>eurpurs de la demanderesse.Montréal, .*11 juillet 1916.nils-cn-cnusc, et Abraham Assad de Montréal, Fol enchérisseur.Le onzième Jour d’août 1916 » dix heures de l'avunt-nildi, .JH i ,.M J A la place u'affaires des dits défendeurs ïjè idiuc joÙr”d’noût 1916.aux Nos 288-290-292, Boulevard Saiut-I»au- rnvant-midi, ù la place d\ rent, c .In cité de Montreal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets des dits défendeurs, saisis en cette cause, consistant e: chaises de théâtre, machines PROVINCE DE QUEBEC, district de Mont-réal, Cour Supérieure No 656- Montreal Dairy Co.Idée., de Montréal, demanderesse vs.Moïse Astphan de Mmitréal, défendeur to ht tiret
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