Le devoir, 29 août 1916, mardi 29 août 1916
VOLUME VU—No 203 MONTREAL, MARDI 29 AOUT 1916 Abonnements par la poète : Edition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.*5.0® UNION POSTALE.«8.00 Éiition hebdomadaire CANADA .«1.00 ETATS-UNIS.*1.50 UNION POSTALE ., .«2.00 Direcfteur : HENRI BOÜRASSA Rédaiftion et admjniètralioa : 43.RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL.TÉLÉPHONES : ADMINISTRATION : Main 746) RÉDACTION: - Main 7460 FAIS CE QUE DOIS I SUR LE FRONT ONTARIEN La réouverture des écoles bilingues — Coeur et cerveau solides ; détermination et prévoyance — Maîtrise de la commission élue; impuissance de la commission gouvernementale — La joie des enfants — Ceux qui étaient venus “en tout cas” — “Toute cette affaire-là nous a fait du bien” — Paroles d’espérance.BILLET DU SOIR.IL PLEUT.Ottawa, le 28 août 1910.Les écoles bilingues sont donc rouvertes — et rouvertes, disent toutes les apparences, pour ne plus se fermer.Ce qui se dégage le plus nettement en effet du contact avec la foule française et ses chefs, c’est l’impression d’une calme mais implacable détermination.La situation juridique est incertaine.On n’attend point avant octobre la décision du comité judiciaire du Conseil Privé.Mais l’on sent bien à causer avec les gens que rien ne les empêchera de faire élever leurs enfants comme ils l’entendent.Les moyens, les tactiques dépendront évidemment de la décision favorable ou défavorable du Conseil Privé, de l’attitude des gouvernants.Mais là encore on a le sentiment qu’une pensée claire, précise, prévoyante réglera méthodes et tactiques.Avec un coeur décidé et un cerveau qui fonctionne bien, on va loin.Nos compatriotes d’Ottawa ont l’un et l’autre.On peut être sûr que les éventualités multiples qui peuvent naître des diverses décisions judiciaires prévues seront, ont été en grande partie déjà examinées et pesées.Le délai imposé par la procédure britannique risquait de créer une situation particulièrement difficile.On voit comment ils y ont fait face.Les écoles ont été rouvertes avec le même calme que dans les années de profonde paix.Tous les professeurs sont à leur poste.C’est à peine même s’il y a eu quelques changements dans le personnel.On imagine bien que cela a demandé de nouveaux sacrifices; mais c’est un sujet dont l’on ne songe guère à parler aujourd’hui, tant l'on a le coeur à la joie et à la confiance.La seconde impression qui s’impose à l’observateur le plus distrait, c’est celle de la maîtrise absolue de la commission élue sur les écoles bilingues et de l’impuissance radicale de la commission gouvernementale.Toutes les écoles ont été ouvertes sur l’ordre de M.Genest.Celui-ci a présidé personnellement à l’installation de la nouvelle directrice de l’Ecole Garneau.(Mme Dumais, l’ancienne principale, dont l’on n’a pas oublié le courageux dévouement, s’étant remariée au cours des vacances, est remplacée par Mlle Marie-Louise Rocques, l’énergique jeune fille dont la clairvoyance fit échouer l’une des dernières manoeuvres gouvernementales).Les autres commissaires ont pareillement visité les écoles des divers quartiers pour affirmer leur autorité.De la commission gouvernementale et de ses membres personne n’a entendu parler au cours de la journée.On répète couramment (pie les partisans de la “petite commission” paraissent presque aussi convaincus que leurs adversaires qu’elle sera déclarée inexistante par le Conseil Privé.La seule manifestation d’activité qu’elle ait faite ces derniers temps a été l’ordre de remettre leurs clés donné aux gardiens des écoles bilingues.Cela n’a pas empêché l’ouverture des portes.11 suffisait d’ailleurs de se promener dans la foule ce matin pour constater qu’elles auraient été ouvertes, même s’il avait fallu appuyer un peu.Les panneaux vides de l’Ecole Guignes, que l’on n’a pas encore remplacés, le souvenir des journées de janvier 1916 sont conseillers d’action énergique et rapide.En fait, il y a plusieurs mois déjà que les commissaires gouvernementaux ont publiquement confessé leur impuissance.Ils avaient, l’an dernier, ordonné à la quasi-totalité des maîtres et maîtresses de reprendre leurs classes.Ils ont refusé de les payer sous prétexte qu’ils n’observaient pas le règlement XVII, mais ils n’ont pas osé donner ordre à ces “insubordonnés” de quitter les classes; en sorte que, de leur propre aveu, ils se trouvent dans cette double position de patrons qui, après avoir ordonné un travail et en avoir bénéficié, refusent de le payer et qui, prétendant que leurs ordres n’ont pas été exécutés, u’osent appliquer à cette désobéissance une sanction.Et, lorsque ce refus persistant de rénumérer les services rendus et acceptés eut amené la retraite des professeurs, ils se sont montrés également incapables de leur trouver des successeurs ou d’occuper les classes sur lesquelles ils prétendent avoir autorité.La faillite était déjà complète.Les scènes d’aujourd’hui n’ont fait que la souligner.¦* * * De ma vie je n’ai vu plus joyeuse rentrée.Samedi et dimanche les enfants s’abordaient déjà dans la rue, la figure épanouie: C’est lundi la classe! On m’avait dit : La rentrée est pour neuf heures moins quart, et je croyais qu’en étant à l’Ecole Guignes vingt minutes plus tôt, j’assisterais aux premières arrivées.Il y avait déjà dans les parloirs, sur le perron, devant la porte, des centaines de gamins.J’entendais les mamans: H n’y avail plus moyen de les tenir à la maison.Et l’on me dit que ce fut la même chose partout.Chose plus remarquable encore: après une si longue interruption, les enfants sont revenus aussi disciplinés, aussi intelligemment obéissants qu’au moment de leur départ.Une institutrice qui venait de changer de classe et qui avait affaire à des élèves nouveaux me déclarait ce midi : C’est merveilleux 1 Je n’ai pu dire à mes enfants que ceci : Faites de même tous les jours.Une autre chose tranchait, avec cette joie exubérante, sur les rentrées ordinaires: la présence au milieu des enfants d’un certain nombre de parents venus en tout cas.Je ne pense pas qu'ils fassent rien, en-tcnfkdt-on dire, mais il vaut mieux avoir l’oeil_ On distinguait facile- ment dans les groupes un certain nombre de gardiennes, curieuses de voir comment les choses se passeraient et prêtes à intervenir, le cas échéant.Dès dix heures, il devint évident que rien d’insolite ne se produirait.Il devait être dix heures et demie tout au plus lorsque M.le sénateur Landry reçut la dépêche lui annonçant la réouverture “calme et joyeuse” des classes fermées depuis février.* * # S Nous causions devant l’Ecole Guignes.Le souvenir de “l'assaut" de janvier (c'est le terme employé iri) en a naturellement fait le point de mire de toutes les curiosités.—J’ai passé bien des nuits dans cette école, me disait mon interlocuteur, un brave homme de quarante-cinq ou cinquante ans, mais je ne le regrette pas.Voyez-vous, toute cette affaire-là nous a fait du bien.Il y avait trop de jeunes qui étaient portés à se laisser aller, à négliger le français.Le Règlement XVII a tué cela.On nous a réveillés.On nous a réveillés! Nous sommes réveillés! Les gens de là-bas ne sont pas tout-à-fait réveillés, il faudrait les aider! Gctix de tel autre endroit auraient besoin d’être réveillés! — Ce sont les paroles que vous entendez d’un bout à l’autre de l’Ontario.Elles disent à la fois l’éveil de la conscience nationale et la volonté de prosélytisme, Elles consolent de certaines faiblesses, de certaines apathies, elles prédisent leur disparition prochaine; elles rayonnent d'espérance.Ne nous faisons pas d’illusions sur la rigueur des luttes futures, mais ne laissons ni le pessimisme ni la lassitude nous envahir.Nous sommes à revivre les plus belles pages de notre histoire.L’avenir sera plus beau encore —- si nous le voulons.Orner HEROUX.(Dimanche) Il pleut tristement sur le chemin désert.La flaque d’eau s'emplit et T herbe, ce soir, pour la dernière, fois peut-être, reverdit, comme au printemps dernier, sous la rosée bienfaisante.Le ciel est bas et sombre.Les feuilles jaunies, nui longent la route, glissent mollement, au vent d’automne, sur te mince filet d’eau.Le moineau, qui reste, quand les autres oiseaux s’en vont, piaille moqueur.Il pleut.Dans les pâturages, la corneille en retard tance ses derniers croassements pendant que là-bas, autour du vieux chêne, se tiennent debout, l’oeil morne et sans bouger quelques chevaux que le laboureur, après ses labours, rentrera à la crèche.Une fumée noire, opaque sort lentement de la cheminée de la petite maison crème perchée, sur la colline, là où tes saules verts dégouttent d’eau claire.Il pleut.L’abeille surprise en chemin traîne, découragée, ses ailes mouillées.Les autres, sous les pommiers aux branches lourdes, se pressent de cimenter de cire la ruche presque pleine.La vieille grange au toit de chaume est comme vernie d’un noir d’ébène et l’hirondelle, qui lui a confié son nid, s’y tient cachée, et rêve d’espoir.Il pleut.Nous rentrons dans nos demeures.Près du poêle qui ronfle, nous voyons passer dans ta flamme réconfortante tous les projets accomplis sous les feux du soleil et les rêves qui ne finissent jamais.La lampe s’allume plus tard, ce soir, puisque la bûche éclaire.L’eau bout; seule sa chanson monotone ei sourde accompagne le crépitement que fait ta pluie dans la vitre de la fenêtre close.Tl pleut.Finies maintenant ces gambades dans les landes de fleurs sauvages, finies ces promenades sans les étoiles comme aussi ces cueillettes de fruits et cette vie si active de l’été.Ceux qui, comme la cigale, ont tou-tours chanté sans jamais entasser de souvenirs, ont le coeur à présent vide et frissonnent à l’approche de la saison froide.Peut-être, un moment s’accroc}ieronl-ils à l'espérance, devant l’arc-en-ciel aux nuances drapées, mais, le soleil croulé, bien vite* « l horizon, dans un nuage bleu, tout s’efface, tout s’assombrit, tout finit.Il pleut.Alcibiade LEGER.NOTRE PAIN QUOTIDIEN vin LE PRIX DU PAIN, A TORONTO ET A MONTREAL.Nous comparions hier, d'après les chiffres empruntés à la Gazette du t ravail de juillet dernier, la situation du consommateur du pain de l’Ontario avec celle du client des boulangeries montréalaises.11 en ressortait que, tandis que, présentement, nous payons le pain 6 sous la livre, à Montréal (9 sous pour un pain blanc ordinaire de 24 onces), l’Ontarien, lui, dans 24 villes où a porte l’enquête de la Gazette du I ravail, le paie 4 sous 37 centièmes.La comparaison entre le client des boulangeries de Toronto et celui des boulangeries de Montréal est aussi intéressante.Elle démontre, elle aussi, comme quoi le consommateur de Montréal paie depuis des mois un prix plus élevé de son pain que celui de Toronto, sans qu’il existe de raisons réellement bonnes à cette différence de traitement.* * * Si l’on veut un cas-type qui illustre bien la véritable situation, la simple lecture de l’annonce d’un boulanger de Toronto, dans les journaux de cette ville, la semaine dernière, le fournit.Jusqu’ici, Lawrence, — c'est le nom du boulanger en question, — vendait son pain 6 sous pour 24 onces, soit 4 sous la livre.Il y a quelques mois, les autres boulangeries de Toronto portaient le prix d’un pain de 24 onces à 7 sous, — prix (iue nous payions généralement, à Montréal, avant la guerre, et que nous n’avons plus connu dès septembre 1914, alors que, sur entente de nos principaux boulangers, il devenait de 8 sous.Lawrence, à venir à la semaine dernière, s’en était tenu à ses prix d’avant-guerre.II annonçait il y a peu de jours que, dorénavant, il vendrait son pain de 24 onces 7 sous.“J’ai été contraint de faire celte hausse," disait son annonce.“Après avoir donné au consommateur de Toronto le plus gros pain au plus bas prix, pendant 16 ans et plus, je regrette (l’avoir à en venir au prix des autres boulangers de la ville, mnis il le faut.Le pain coûte plus cher au boulanger et le boulanger doit en demander I davantage A ses clients.Avant la guerre, je payais ma farine ¦ û.2â le I baril.Je la paie maintenant $8.10" ! (depuis, la farine a manié à sg.rift) r'et c'csl de la meilleure que je fais mon pain.A 60.000 barils par an, cette hausse équivaudrait à $142,600.Tout le monde comprendra qu'une telle surcharge, nu eba-pltre de mes dépenses, ruinerait nies affaires, si je ne modifiais mes nrix.Je les porte donc, désormais, jusqu'à nouvel avis, à 7 sous pour un pain de 24 onces, et je ne demande que re que les autres boulangers s’en font payer depuis plusieurs mois, à Toronto." * # * Donc, voici un bnulangcr de Tn-rnnlo (pii.»n;>Igné la guerre, a réussi jusqu’ici à vendre son pain, en faisant un profit convenable, 4 sous !a livre.Il le vendra désormais 4 sous 66 centièmes lu livre et il y trouvera son profit, malgré les frais qu’il a à rencontrer, sens quoi il demanderai! davantage de ses clients.La preuve que c’est un prix satisfaisant aux boulangers de Toronto, c'est qu’uiijourd hui, — il ne faut jamais oublier ce point de comparaison, et e’es4 pourquoi nous y insistons, — ils'vendent à peu près tous leur pain de 24 onces 7 sous, tandis que voilà deux ans bientôt, à Montréal, nous en payons 8 sous.Et encore le pain à 7 sous, à Toronto, ne date-t-il que de quelques mois,— autre point à ne pas oublier.Le prix des matières premières du pain, à Toronto et à Montréal, est pratiquement le même.Peut-être y a-t-il quelque différence de peu de sous, ¦—- et ce n’est pas certain.D’un bari! de farine ordinaire, les boulangers de Toronto font en moyenne 180 pains, du 24 onces; et J’on affirme ici que nos boulangers feraient de 21)0 à 225 pains au baril, ce qui donnerait encore moins de raison à nos boulangers d’augmenter leurs prix.Mais, comme nous n’avons pas de données exactes de ce côté, tenons-nous en au chiffre indiqué par la Gazette du Travail.Le coût total moyen de 270 livres de pain (180 pains d’une livre et demie) au prix de revient, était en juin dernier de $7.48, pour le boulanger de Toronto (Gazette du Travail, juillet 1916, page 1513), ce qui portait à 2 .sous 77 centièmes le prix de revient d’une livre de pain.Le boulanger, en y incluant le coût de la main-d'oeuvre, de la cuisson, de la livraison, et ses profits, — ils doivent être de 15 à 20 pour cent au moins, comme dans presque toutes les industries,—vendait et vend encore ce pain, à Toronto, 4.3 sous la livre, peut-être 4 sous et demi Et, pendant ce temps, nous l’avons payé, à Montréal, 5.01 sous la livre, on nous en demande depuis dix jours 6 sous la 'livre.* *• * Que les boulangeries de Toronto y trouvent leur bénéfice, le fait est évident.L’exemple de la boulangerie Lawrence le démontre.En veut-on un autre?11 j a le cas de ce qu’on est convenu d’appeler le trust du pain, à Toronto, la Canada Bread Company.D’après le Monetary Times du 6 janvier 1912, celte compagnie se formait de 5 boulangeries, d’un capital global de $575,000.Et, soucieuse de mouiller autant que possible son capital-actions, elle le portait à $3,750,000, distribuant des actions ordinaires et du capital-actions privilégié à ses lanceurs qui n’en payaient au vrai qu’une faible partie.Néanmoins, la Canada Bread Company accusait, pour l’exercice clos le 30 juin 1914 des profits de $254,000, de $287.200 au 30 juin 1915, et de $224,000 au 30 juin dernier.Ceux-ci peuvent paraitre un peu affectés par T’état de guerre et les conditions du marché ; mais il faut se rappeler qu'en 1913 ils n’avaient été que de $142,505.On voit donc que, depuis le commencement de la guerre, cette compagnie ne s’est pas trop mal portée, surtout si l’on tient compte nu mouillage considérable de son capital-actions.Et pourtant, à Toronto, où elle a ses principales fabriques et où elle fait le gros de ses affaires, elle vend le pain de 24 onces 7 sous, pendant qu’à Montréal elle en a toujours demandé 8 sous depuis septembre 1914 et qu’elle en demande maintenant 9 sous.Si elle y trouve son profit à 7 sous à Toronto—et elle n’y vend pas le pain par pure philanthropie, elle a trop de capital-actions mouillé pour cela, — comment se fait-il qu'elle le vende 9 sous à Montréal, surtout quand elle a plus de facilités d’achat que beaucoup de boulangers montréalais, vu la centralisation de ses achats et l’importance de son commerce?» * * H n’y a pas à se le dissimuler, le consommateur montréalais est dans une moins bonne siluation qme celui de Toronto, pour ce qui est du prix du pain.Et cela existait déjà avatit la guerre.Depuis celle-ci, notre situation a autrement empiré que celle du citoyen de Toronio.Il ne viendra à l'esprit de personne que cela provient uniquement du coût _ de la matière première employée à la fabrication du pain, à Montréal, 11 y a un autre élément et qui n’est pas tout à l'honneur de nos grosses boulangeries.L'honneur, toutefois, ne figure pas à leur bilan.les bénéfices s'y inscrivent.Pour justifier la hausse du pain plus considérable à Montréal qu'à Toronio, les boulangeries de Montréal invoquent le prix de la farine, du sucre, des saindoux.Puisque les prix de ces ingrédients, sur notre marché, sont pratiquement les (mêmes qu'à Toronto, que le coût de la mu in-d’oeuvre du fourrage, de la livraison aux clients sont, à peu de choses près, égaux.—c’est une constatation facile à faire en comparant les chiffres des salaires de Montréal à ceux de Toronio, — leurs explications n'expliquent pas grand chose, — sauf qu’il nous faut payer un sou de plus du pain de 24 onces."Et voilà pourquoi votre fille est muette"! Georges PELLETIER.P S.— Nous pariions l'autre jour de l’influence des spéculateurs sur le prix des blés.Les journaux de ce malin et ce qui s’est passé aux halles de blé, hier, à Chicago et à Winnipeg donnent de l'actunlité à cela.Hier, dès l’annonce de rentrée de la Roumanie dans le conflit, ¦— la Roumanie est un pays producteur de blé, et son intervention du côté des alliés donne aussi un meilleur aspect à la question de l’expor.b'tian de 300 milifons de boisseaux de blé russe desliné à l'extérieur et immobilisé par suite du Hocus des Dardanelle», — il y a eu baisse sensationnelle des cours du blé, à Chicago et à Winnipeg.A Chicago, les cours sont tombés de $1.49 à $1.40 1-2, et, à Winnipeg, ceux du blé d’octobre ont passé de $1.50 7-8 à $1.44 3-4.Si la baisse tient, peut-être les cours de ta farine s’en ressentiront-ils.Mais les spéculateurs devront tenter de rallier les cours.* * * Le prochain article examinera les remèdes possibles à la situation.COMMENT ON SERT SA LANGUE — Le président d’une importanie ! compagnie de céréales de Toronto était tout étonné, en mai dernier,| d’entendre un épicier montréalais lui affirmer qu’il devrait, dans l’intérêt même de son commerce, avoir, à Montréal, un représentant parlant le français.Bien qu’il parût ne pas goûter le conseil, il voulut cependant, en homme d’affaires, se renseigner.I.es démarches qu’il fit modifièrent sensiblement sa façon de voir.Aussi le 2 août dernier, il se décidait à écrire à son épicier.Savez-vous ce qu’il lui demandait?De lui trouver un jeune homme d’environ vingt-cinq ans, catholique et canadien-français, bien au courant du commerce d’épicerie à Montreal.Il veut en faire son représentant dans notre ville.Il est prêt à lui louer un bureau, à lui payer un secrétaire et à lui donner comme salaire, de $15.00 à $17.00 par semaine, plus 10 pour cent des recettes.S’il est quelque peu habile, ajoute-t-il, ce jeune homme peut se faire un salaire de $150.00 par mois., Ai-je besoin d’ajouter que notre epicier s’est hâté de rendre le service demandé?Aurait-il aussi bien servi sa langue et aidé ses compatriotes si comme tant d’autres, il avait craint de renseigner son fournisseur et l’avait laissé sous l’impression que le commerce, à Montréal, est complètement anglicisé ?Non certes.Son geste a été fructueux.Aussi devrait-il être non seulement admiré, mais surtout imité.Pierre HOMIER.L’ENTREE DE UN ECART DE LA ROUMANIE $120,513,02 DANS UNE NOTE .4 L’AUTRICHE BUCAREST ENUMERE LES RAISONS POUR LESQUELLES IL EST ENTRE EN GUERRE.— VIENNE .4 VIOLE SES ENGAGEMENTS.M.NAPOLÉON BOÜRASSA Les funérailles de M.Napoléon Bourassa auront lieu demain, à neuf heures trente, en l’église de sa paroisse, Saint-Enfant-Jésus du Mile-End.Le convoi quittera la maison de M.le juge Chauvin, 103.rue Sherbrooke est.où ta dépouille funèbre est aujourd’hui exposée, à neuf heures précises.L’inhumation aura lieu au tombeau de la famille, à Montebello, jeudi.BLOC - NOTES En dentelles On parle souvent de la guerre en dentelles d’autrefois.Le plus bel exemple de cette guerre en dentelles, et le plus louchant, — car die se fait encore, parfois, — c’ent le geste de cet aviateur français qui risque sa vie pour aller jeter une couronne au-dessus du village occupé où est tombé son père, et celui de cet aviateur allemand qui traverse les lignes françaises pour jeter une lettre dans le camp ennemi, afin d’avertir le Français que sa couronne orne la tombe de son père.La guerre L'expert militaire du Times croit que la guerre ne finira pas avant 1918.Et peut-être n’aura-t-il pas tort.Los Austro-Allemands, quoique sur le déclin, semble-t-il, restent de formidables adversaires et qu'on ne peut réduire en quelques mois.Esprit colonial ?Iæ Journal, d’Ottawa, Voudrait que l'Angleterre exilât les journalistes anglais Massingham, Gardiner, Hirst et Arnold Bennett parce qu’ils parlent de la désirabilité de la paix.Et pourtant le gouvernement anglais lui, ne les tracasse pas.Esprit anglais, bêtise coloniale.G.P.Bucarest, 28, via Petrograd, 29 —• Une note présentée au comte Czer-nin, le présentant de l’Autriche à Bucarest, après que la Roumanie eut pris le parti de déclarer Ja guerre, énumère les raisons de i’in-tervention de ce pays.Les raisons brièvement résumées sont les suivantes : La Triple Alliance dont la Roumanie faisait partie a été dissoute par la déclaration de guerre de l’Italie à l’Autriche.L’Autriche menaçait les intérêts et les aspirations nationales de la Roumanie.L’Autriche a violé l’assurance qu’elle avait donnée, à savoir qu'en attaquant la Serbie elle n’obéissait pas à un désir de conquête.La Roumanie se trouvait en face de changements territoriaux et politiques qui menaçaient son avenir.Les Roumains d’Autriche étaient opprimés, et cela créait un état d’animosité continuelle entre les deux peuples.La Roumanie a désiré hâter la fin de la guerre, sauvegarder ses intérêts ethniques et réaliser son unité nationale.La note rappelle que la Roumanie était entrée dans une union de peuples cherchant ensemble à assurer la paix et à sauvegarder la situation de facto et de jure créée par les traités.La Roumanie s’est ensuite trouvée en présence de peuples qui faisaient la guerre dans le seul but.de remanier de fond en cobibie les vieilles combinaisons qui servaient de fondement à leur traité d’alliance.Ces changements ont démontré à ta Roumanie qu’elle ne pouvait plus atteindre l’objectif qui l’avait fait entrer dans la Triple Alliance, et qu’elle devait diriger ses efforts d’un autre côté, surtout étant donné que l’attitude de l’Autriche menaçait les intérêts et les aspirations nationales de la Roumanie.Cette dernière a donc repris sa liberté d’action.Quand l’Autriche a déclaré la guerre à la Serbie, indépendamment de la volonté de la Roumanie et contrairement à ses intérêts, celle-ci est restée neutre, ayant reçu l’assurance que ce n'était pas une guerre de conquête.Cette promesse n’a pas été tenue.Aujourd’hui, de grandes transformations territoriales constituent une grave menace à l’avenir de la Roumanie.L’oeuvre de paix que la Roumanie a tenté d’accomplir est donc devenue vaine par le fait des puissances mêmes qui devaient la défendre.Mais en se joignant an groupe des empires centraux, en 1883, la Roumanie n’oubliait pas les liens du sang (jui l'unissaient à ses frères d’Autriche.L’Italie et l’Allemagne, dont l’unité nationale est fondée sur le principe des nationalités, ne pouvaient que reconnaître la légitimité de ce principe.Pendant trente ans, l’élément roumain n’a joui d'aucune réforme en Autriche et a subi l’oppression d'un élément étranger qui constitue une simple minorité parmi les diverses nationalités dont se compose l’Autriche.Au commencement de la guerre, l’Autriche n’a rien fait pour remédier à ces injustices qui avaient créé de l'animosité entre les deux peuples.Mue par le désir de hâter la fin du conflit et de sauvegarder ses intérêts, la Roumanie se voit forcée de se ranger du côté de ceux qui sont capables d’assurer la réalisation de son unité nationale.LES LANGUES ET LES NATIONALITES ________________AU CANADA Le travail à’Un Sauvage sur les Langues et tes Nationalités an Canada vient d’ètrc publié, avec une préface de M.Henri Bourassa.La brochure est en vente aux bureaux du Devoir, 43, rue Saint-Vincent, et chez Granger, angle Notre-Dame cl Place d'Armes; (.angevin et Larchevéquc, 8, rue Saint-Jacques, Boauchcmln, 7».rue Saint-Jacques, à la Librairie Notre-Dame.35, rue Notre-Dame-ouest, à la Librairie Saint-Louis, 288, Saintc-Calherine-est, chez MM.J.-O.Pineault, 280, Rachel-est, et Ed.Gnriépy, 1123, Ra-rhel-est, au prix de 25 sous l'exemplaire, plus les frais de port (3 sous), A la douzaine, $2.60 franco, Conditions spèciaics pour les libraires.UN NOUVEAU TIRAGE La brochure conlenant les deux letlres de M.Hawkes sur l’idée nationaliste et la guerre, ainsi que la correspondance du capitaine Talbot Papineau avec M.Henri Ilou-rnssa, s’e.-l vendue si vile qu'il a fallu en faire un nouveau tirage.Il sera prêt cet après-midi.Canadian Nationalism and the Wav, brochure anglaise, se vend dix sous l’unité, $1 la douzaine, franco, avec remise de 25 pour rent à ceux qui passent dev eommaii'les (I • 50 exemplaires ou plus.H f,hil faire tenir l’Argent, en paiement de ces commandes, par bons-posde nu chèques au pair à Montréal, La brochure est pareillement en vente au bureau du Devoir, et dans les librairies suivantes : Librairie Granger A- Frères.43, ouest, rue No.! red inme ; librairie Beaueheinin, 79, rue St-Jacmie-! : librairie St-Louis, 288, esl, Ste-Catherine ; librairie Pineault, 280, est, rue Rachel ; librairie l,angevin À- I.’Archevêque.8, rue St-Jarques ; librairie Boudreau it.Fils.1850, rue Saint-Laurent.LETTRES DE FADETTE La réédition des " Lettres de Ka-dette " est utjourd’hui en vente.Prix : 25 sous "exemplaire plus 2 sous pour les frais d’expédition par ,a poste.On est prié, en faisant la commande, dt bi-m spécifier s’il s’agit de la première ou de la deuxième séri- des Letlres.M.VILLENEUVE CONSTATE QUE CERTAINS ESTIMES SONT PREPARES .4 LA DIABLE.—QUAND ON TRAVAILLE POUR LA VILLE.— LE FAVORITISME A LA VIE DURE.Dans une interpellation qu’il lui faisait dernièrement, M.Villeneuve demandait à l’ingénieur en chef de bien vouloir lui dire pourquoi les égouts des rues Forsyth, Stadacona e*.Chambly avaient coûté plus cher que l’on croyait.Hier.M.Mercier, rendant sa réponse au commissaire des finances, , le renvoyait à une douzaine de rapports contenant les raisons demandée;?.On constate, d’après ces rapports, que le diamètre des égouts, qui devait être de 4 pieds 5, fut porté dans la suite à 5 pieds ; la longueui qui était tout d’abord de 4,330 pieds, fut également prolongée sur une centaine de verges, afin de faire Je raccordement avec l’égout du boulvard Saint-Joseph.En parcourant les rapoorts, on soit de plus '-qe si l’égout de la rue Wellington a coûté $188,513.92, quand l’estimé original n’était que de $68,i0(J0, c’est tout simpler,lent parce que le major Howard, qui a préparé ce dernier, n’avait pas fail les sondages nécessaires avant de faire son travail ; lorsqu on construisit l’égout, les ouvriers enlevèrent 5,000 verges cubes de pierre de plus que sur l’estimé.DECIDES ,t SEVIR Il y a longtemps qu’on se plaint que les travaux exécutés par certaines compagnies ne sont pas du tout satisfaisants.Comme les commissaires viennent d’en avoir une nouvelle preuve, ils ont décidé de protéger les intérêts de la ville contre leur mauvaise foi.N s’agit d’une compagnie qui a obtenu, il y a quelques mois, un contrat pour Ja construction de trottoirs.A peine les travaux etaient-ils terminés que les inspecteurs municipaux constataient qu’ils n’avaient pas été exécutés comme il; eussent dû l’ètrei.L’ingénieur en chef fit rapport de ce fait au bureau qui finalement s’est décidé de sévir.Sur proposition de M.Côté, on a résolu de faire faire les réparations nécessaires aux trottoirs faits par Ja compagnie, le coût des travaux devant être retenu sur le dépôt de celle-ci.COMME A MAISONNEUVE ! , La suggestion de M.Villeneuve n a pas rencontré les sympathies de ses collègues du bureau.Voici main.Ruant ([lie le leader du conseil emboîte le pas derrière eux.—Je ne peux nullement vous don.ner une opinion à présent, disait-il, hier soir, au sujet du mode d’administration qu’il faudrait à la ville.,I( crois que nous devrions attendre le jugement dans l’cnquète jumelle avant de sc prononcer.Puis il ajoutait cette intéressante declaration : —Je suis d’avis qu’il devrait y avoir un changement radical a I hô-k! de ville.Mais je ne pense pas comme M.Villeneuve à ce sujet.Qu’est-ce que le gouvernement provincial a fait à Maisonneuve V La situation était vingt fois pis que l’est la nôtre actuellement.Non, je crois que ce serait une mauvaise politique de nous laisser gouverner par Québec.LES TAUX D’INTERET Le tableau suivant, qui vient d’etre soumis aux commissaires, démontre d’éloquente façon comment la ville, d’année en année, s’est acculée au déficit budgétaire par l’augmentation rapide et croissante des taux d’intérêts qu’elle est obligée de payer : A mice m:».1963.1 ;oi.1965.1966.1967.1968.1909.1910.1911 .1912.UH 3.1914.1915.1916.1917 Intérêt .$1,095,466 .1,097,808 .1,128,006 .1,131.186 .1,279,996 .1.353,977 .1,370,207 .1,517,011 .1,830,362 .1,696/133 .2,390.06!) .2,679,900 .3,452,78(1 .4,252 000 .4,5(15,561 .5,000,41(10 pris connais* (prévu).C'est après avoir si.nce de ces chiffres que le bureau de concert du rosie avec plusieurs autres fonctionnaires municipaux, a décidé d’étudier au plus tôt les mesures que l'on pourrait prendre peur tâcher de prévenir toute augmentation nouvelle des taux d'intérêts sur la dette municipale.MEME AUJOURD’HUI Le favoritisme est très dur à déraciner chez certains employés de le ville, s'il faut en juger par la proposition que faisait, hier, le commissaire Alney.Il demandait, en effet, à un sur-intendant.qui vient de rendre témoignage dans l'enquête sur les per* fi ratriccs, de lui donner sur-le-champ les raisons qui l'ont porté à mettre au rancart un luiblle menuisier oui travaillait pour la ville el à le remplacer par un journalier qui, parait-il, serait un de ses parents.Même pendant les enquêtes l LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 29 AOUT 1916 VOL- VIL — No 203 LA RUE DROLET TRIUMVIRAT HONORABLE VI.Thomas Côté admet qu’une entente entre MM.Martin, Hébert et lui même avait été conclue mais c’était dans un but honnête.—Deux factions existaient.—La question du Tramway fut discutée chez M.Perron.—M.Côté nie avoir prêté serment.Qu'il y eut un parti ministériel, n ime!que sorte, et un parti d’op-josition, telle est l’évidente impres-liojl du maire Martin et aies com-nissaire’i Côté et Hébert, en prêtant la direction des rênes du pouvoir municipal en 1914, et en se •onstituant eux-mêmes le parti mi-listériel, et MM.Ainey et Meilo-ia!d, le parti de l’opposition.C’est lu moins ce qui ressort du témoi-înage rendu, hier après-midi, à ‘enquête Drolet, par le commissai-e Côté.Suivant M.Côté, les commissai-es Ainey et McDonald auraient ¦té élus comme candidats de i’As-ociation des Citoyens, tandis que ui, le maire et M.Hébert l’auraient ¦té en opposition au “ticket” de ’Association et, de la sorte, les rois demies représenteraient k*; ,-oluntés et les désirs du peuple de dontréal.Ces déclarations furent faites nus forme d’explications que don-la M.Côté au sujet de certaines rarfies du témoignage de l’ancien nnnis’îaire E.-Napoléon Hébert en v' qui concerne la réunion qui eut icu au domicile du maire, qualities jours après l’élection de 914, et à laquelle assistaient le té- serait nnin.MM.Ma’tin et Hébert, de mê i ne que celle du même genre qui fui | enui' au bureau de M.Côté, |uel-pies minutes seulement avant la jremière assemblée du bureau des ¦om mi ss a ire s de 1914.définie par la cour et que les limites de l’enquête furent plus précisément démarquées.M.LEON TREPANIER M.Ia-oii Trépanier, l’ancien secrétaire particulier de M.Hébert, fut le premier témoin de la séance.M.Trépanier, qui fut brièvement interrogé par Me Alban Germain, déclara au cours de ses remarques, qu’il prêta un jour le dossier de l’affaire de la rue Drolet à M.René Chcnevert, mais il affirma, par contre, que M.Chênevert ne fit que l’examiner dans le bureau de M.Hébert et qu’il ne l’apporta pas avec lui.Ai TEMOIGNAGE DE McDonald M.Me Laflamme raconte à ce moment qu’il eut une entrevue avec M.McEwen, l'avocat de M.Duncan McDonald, et qu'il sut aloiç (pie l’ancien commissaire était parti de New-York pour se rendre à Montréal, samedi, mais que, dimanche soir, il reçut un télégramme le demandant à New-York sans faute.M.McEwen déclara que M.McDonald présent mercredi après-midi.M.A.-G.ROSS vint devant le bureau et demanda l’autorisation de prendre des procédures.Me Laflamme veut savoir ià-dessus ce qui a empêché M.Côté de faire alors une motion pour donner au contentieux l’autorisa-! tion nécessaire, mais le témoin dé- j clare, en réponse, qu’il voulait en laisser l’initiative à M.McDonald qui, suivant lui, connaissait les faits et pouvait prouver ses av:m- ! cés.UNE ASSERTION INEXPLICABLE! M.Côté donne, à ce point de son témoignage, sa version de l'arrangement Martin-Côté-Hébert, et nie carrément, comme nous l’avons rapporté, les déclaration», de M.Hébert, relativement au serment qui aurait été prêté par eux trois au bureau du témoin.Interrogé sur les motifs qui auraient induit M.Hébert à faire de semblables déclarations, M.Côté n’en trouve aucune explication.Avant de quitter la boîte, le témoin demanda la permission de rectifier la version de M.Hébert, relativement à la visite qu'il rendit chez M.Perron, en une certaine occasion, et l’autorisation ayant été donnée, les explications de M.Côté engendrent un débat entre M.le juge Panneton et les avocats, sur le vrai terrain de l’enquête, mais après avoir protesté contre les “insinuations de mon savant confrère” et s’être plaint “d’être morigéné par le savant magistrat”, les choses rentrent bientôt dans l’ordre et, à la suite d’un court contre-interrogatoire de la part de Me Alban Germain, la séance est ajournée à ce matin.PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES On demande un instituteur ou institutrice possédant certificat ou diplôme modèle de deuxième classe, pour la Saskatchewan, capable d'enseigner le français et l'anglais.S'adresser à J.I.Brûlé, sec.-très., AI-hertville, Sask._____ ^ Le* étudiants ou autres jeunes gens de bonne famille trouveront, à prix modéré, chambre et pension, à Maison St-Joseph.109, Lagauche-tière-ouest.A LOUER Logement moderne à louer, très bas prix, rue Rivard.S'adresser fiSl^JHvard, près Des Gan-ières.Beau plain-pied à louer, rue Amherst, près de l’église Sainte-Catherine, 8 pièces, moderne, bon marché.S’adresser à 394 Amherst.Tél.Est 5269.LE SERVICE DES CONVOIS DU PACIFIQUE CANADIEN LE JOUR DE LA FETE DU TRAVAIL.A VENDRE A V ENDRE' Une terre de 90 arpents carrés, sur la rivière L'Assomption.La terre est très favorable à la culture des légumes et touche aux limites d une ville de 7,000 de populaflon.S’adresser 1189, avenue Mont-Royal.Tél.St-Louis 2439.DIVERS M.COTE ME LE SERMENT Le commissaire Côté nia eatégo iquement et énergiquement les as citions de M.Hébert relativement lu sermemt qu'il aurait prêté, sui-mnt M.Hébert, avec M.Martin et ’ancien commissaire, sur un Ev.tn-;ile.Un tel serment n’a jamais été jrèté en sa présence, déclare M.,nte, et il n'a jamais eu connai.-ance de cet événement avant qu'il i ait lu le témoignage que rendit d Hébert, l’autre jour.M.Côté admit toutefois qu’il y ¦ut une réunion post-électorale chez i imùre et qu'il fut discuté eni e ui et M.Hébert la question de sa-’oii- lequel des deux prcndrut h uge du département des fivion-•cs el de celui des travaux publics ¦t qu'immédiatement avant la pre-nière assemblée du bureau des •nmmissaires, M.Hébert avait choi-ô le département des finances.Le émoin nia qu’il fut question de ’administration du patronage par e maire, déclarant cpie le maire ivnit dit vouloir contrôler les cm-iloyés, mais qu’il ne se servit ja-nais du mot “patronage”.LES MOTIFS DE LA REUNION Quant aux motifs qui induisirent naintenant les trois collègues à se •encontre!-, M.Côté expliqua que e fait était dû à ce qu’ils étaient es membres indépendants du bu-•eau des commissaires, comparés iiix deux autres dont la candida-ure avait été appuyée par l’Asso-riation des Citoyens.Me N.-K.La- Le commissaire Ross est ensuite appelé et est interrogé en sa qualité de courtier en immeubles.On lui montre les plans de la propriété de la rue Drolet et tout le district environnant.Au moment où M.P,-N.Ménard reçut de la part de la ville un avis de l’expropriation de la propriété, M.Ross fut croisi comme un des experts de la ville.Son opinion était alors que la propriété valait de 75 à 99 sous le pied et M.Ross déclare, en réponse à Me N.-K.Laflamme, qu’il n’a pas changé d’opinion à la suite de son élection comme commissaire de la ville.M.THOMAS COTE M.Thomas Côté entre à ce moment dans la boite aux témoins, et est d'abord interrogé par Me La-f bun me.Questionné sur la connaissance qu’il avait de la propriété, le commissaire des travaux publics déclare avoir discuté la question avec M.Hébert, quelquefois, avant les assemblées du bureau.11 affirme à ce propos que M.Hébert lui représenta que l’expropriation du terrain était nécessaire à l’ouverture de la j rue Drolet et à l’élargissement de [la rue Saint-Denis et que dans le | même temps, il était nécessaire [d’en, faire l’achat afin de faciliter la vente des propriétés que la ville s’était mises sur les bras, à la sui te de l'élargissement du boulevard Saint-Joseph.M.Côté, abordant à ce moment la question de prix, dit que M.Hébert lui affirma, en cette occasion, que le prix de 84 du pied était raisonnable, attendu qu'il avait vendu lui-même des propriété à ce prix dans le voisinage.Aux veux du compagnie du Pacifique Canadien donne avis que le jour de la fête du Tra-ail, et pour cause les convois suivants seront retranchés :— Le train No 448, de Sainte-Agathe à Mont-éal, ii 4.45 p.m., dimanche le 3 septembre.Le train No 456, de Sainte-Agathe à Mont-cal, 7.15 p.m., dimanche le 3 septembre.I^e train No 458, de Sainte-Agathe à Mont* énl, 7.40 p.m., dimanche le 3 septembre.train No 440, de Nominingue à Montréal, 4.00 a.ni., lundi, 4 septembre.Des convois spéciaux seront mis en cirulation lundi, le 4 septembre, jour de la de la façon suivante:— un train de Sainte-Agathe à nanda pourquoi le dernier ii’avaM ns été invité à ces netits tète-é-ète.M.Côté, qui déclara en plus pie rien autre chove hors les ques-lons d'initérêt public n’avait clé ou levé à ces conciliabules, répon-lil que c'était le maire qui avait ait les invitations, mais qu’à tou-e éventualité, il n’aurait pas cru piand même devoir inviter M.Ai-icy, pour la raison que ce dernier ni avait déjà manifesté une cor-aine hostilité le lendemain de son 'lection.UNE VISITE DOMINICALE A la propre demande du com-nissairc, le tribunal permit à M.À'ité de raconter sa version de la inrtie du témoignage de M.Hébert lans laquelle l’ancien membre du ni "eau affirma que le projet du raniway qui fut présenté par le naire Martin au bureau des com-iiissaires, avait été préparé a la ré-idence de M.Perron.M.Côté délara qu’il èiait vrai qu'il se ren* lit, un dimanche, chez M.Perron, i BeHconsfickL que M.Fv.-A.Robert, s président de là M.T, Co., était ’Pim de Beauharpois pour la cir-onstance, et que' M, liébei le Valois pour s’y rendre, mais i lia carrément la présence de M.tartin en cette occasion.M.Côté ijouta aussi qu'il était vrai qu'il fut tuestion de l’affaire Su tramway à elle réunion.Y rout's de la séance, une disc.is-ion s’éleva entre M.le juge Pan-leton et Mes Alban Germain e* llo-actr»«l.Mairx 3025 Jour I Tél.Main 1473.Soir > Tél.Est 199.OSCAR BEAUCHAMP CURATEUR, COMPTABLE ET LIQUIDATEUR EDUriCK "LA PHES8E”, SUITES 13.|J.51, rue S.-Jaeaues.Montréal, Can, waBrs __ _ ’’INVi^NTIONl MEDECIN-VETERINAIRE J.-H.VILLENEU\ E, D.M.V.(Hôpitnl de l'Ernle VéUrinnlre Laval) RUE CRAIG ESI.Tél.Main III».n tou» wyn.Demandes lo atillll': DM L'INVRN.Km qui (c m envoyé Ki-ail».MARION & MARION 364 rue Université.Montréal, VERSAILLES, V/DRICAIRE & BOULAIS, Limité* HANQUlKHH EDIFICE VKRSAIL TBL.KPIIONK MAIN MT418 178 62 Sherman 2; Colwell 2; Fullenweider Lord Fltzherbert, Slurdee ont aussi 1.Arbitres: Chestnut et Freeman.Temps: 1 heure 50.A Buffalo: Newark ., .(10100(1000 Buffalo.OUOOOIOx—3 9 1 Wilkinson et Egan; Bader et Onslow.A Toronto: 1ère Partie Richmond .001000600—1 3 3 Toronto .0100140flx—6 11 1 l^ake et Reynolds: Thompson et Kritchell.2ème Partie Richmond .010000000—1 5 Toronto .20200101x-6 8 couru.Sème course, $600, à réclamer, 4 ans et plus, environ 2 milles; I 1.Chas.F.Grainger, 145, Daly.R.H.E.$9 30, 83.40, $2.60.1 7 fti 2.Tom Home, 135, Walker, $3.70 82.80.3.Joe Gaiety, 130.Russell, $3.40.Temps.2.49 1-5.Cotton Top, Bamboo ont aussi couru.lème course, handicap River-view, tous les âges.$600, 6 furlongs: 1.Top O’ the Morning, 128, Metcalfe.16.20.$1.10, $2.50.2.Robert Bradlev.107.McAtcc, 2 $6 70.$2.80.4 3, The Masquerader, 109, Robin- Chicago, 29 — Gros bétail : arrivages, 7,000 têtes ; marché fort ; boeufs indigènes, $6.75 à $10.95 ; pour l’élevage et l’engrais, $4.90 à $7.75 ; vaches et génisses, $3,40 à $9.10 ; veaux, $8.50 à $11.75.Menu bétail.Porcs : arrivages, 12,-000 têtes ; marché ferme ; légers, $10.60 à $11.20 ; mêlés, $10.15 à $11.15 ; lourds, $10.00 n $11.10 ; très gras, $10.00 à $10.25 ; cochons, $7.40 à $9,60 : moyenne des ventes, $10.45 a $11,05.Moutons : arrivages, 31,000 têtes ; marché faible ; moutons, $6.00 à 87.50 ; agneaux indigènes, $6.00 à $10.25.priv.Can .S.Line»! Carriage F., 41X Céda.Rapid- Co.M.ft Sm.: Crawn R*« 48 Dei.Un.K y IMX Dom Briflgp ^-3 Dom C.Co ••• Dom.T.pfd Dom.S.Cor.Dom Park.Dom.T C.“ prlv.j .Goodw.Co.*• priv.!.Hill.Collie Hoîl.Mines>2d 00 Ul.Trac.pdj fil Laur Com J L.ot Wd C i-“ priv ; 123 i MacDo.Co.I Cm 84 n 86 LE DIVIDENDE DU “CEMENT” Après la réunion qui a eu lieu ce matin, â onze heures, et qui s’est close à midi, le conseil d’administration de la Canada Cement Company, Limited, n annoncé une déclaration de dividende de 3 pour cent sur les actions ordinaires de la société, ce qui donne raison aux rumeurs qui ont eu cours récemment à ce propos et dont nous avons fait part à nos lecteurs.„ priv " rpy m.» e.p ." priv.! MtCot.Md ” priv.; 22 lis’ 58 13 Mon.Tr Co Mnr.Tram Nor.Ohio.NA S.A CL " priv.Cf il v.Mi 11.66 y,.1 “ priv $21/' jOnt.St.Pro.OtLL.* p-79X;Pe»man».'Québec Ry .rima.Wooda 117 ifchawiaig.176X «harwin W Ôpa.Riv.Oo .; “ priv.28 *t.Co.ofC.39 j “ priv.Tor.Ry S"}* i " priv.42 Tooke Bro 116 " priv.Tuck.Tob.* priv.Twin City.“ priv.Winn.Ry.82 ! .Banque*— .13r.No.Am.i Commerce .i Dominion.28.00 i Hamilton., Hochelaga 'Impérial .Merchan t* Mulsom Montréal.84% {Nationale.Nova-Scoti ».iOttawo.» .Québec.|Royal.’Standard., .'Toronto.60 ! Union-.101 i.Î27 I 125 .i L3S .! 113* 39 I.96 j.63^1 33K 132 ' Î3Ô 94 CHEMIN DE FER PACIFIQUE CANADIEN 212 65 44 187 12 90 88 EXPOSITIONS La note hebdomadaire T»t publia» *n fr»nçai» I* ven-dredl noir.C’e»t 1» rrlltquf du événemfnt» financier» d» I» ».-main, ^coulvc à laqupIlT n'iljou* trnl dm prévlaion» raUnnn.r» ¦ ur I.» probabilité» de la ¦emai-ne qui fommenre.Tour la recevoir gratuitement, rhaqu» aemainc, il suffit de ¦’adre»»*r è M.Paul de MARTIGNY an Bureau de Montréal da la Malnon BRYANT, DUNN & Co.Hue S.-Franfoia-Xavler, No» 84-8a.TEMSPIIONK MAIN 0(0 Toronto $13.35 Québec $5.20 Sherbrooke $3.60 NATIONALE CANADIENNE 26 août au 11 sept.1916 Départ du 26 août au 7 septembre 1916, inclusivement.Limite de retour, li septembre 1916 PROVINCIALE DE QUEBEC 26 août au 2 sept.1916 Départ du 26 août au 1er septembre 1916.îlilets bon» pour sept jours de la date de vente, mais pan après le 4 septembre 1916 GRANDE EXPOSITION DE L’EST Du 2 au 9 septembre inc.Départ du 2 nu 8 septembre Inclusivement.Limite de retour, sept jours de la date de vente, mais pas après le H septembre 1916 Faites vos réserves dès maintenant aux bureaux des billets, 141-146 rue Saint-.larques, (Tel.Main 8126); hôtel Windsor et «ares Windsor et Place Vlger.I .Vacquc ^ .- - - Courses demain » la piste KEMPT0N, Laprairie Six courses ou plus par jour.Beau ou mauvais temps- Comment on s’y rend: PrentR les trains spéciaux des rourses qui partent de la aare Bonaventure (Grand-Tronr) directement pour In piste à 1.46 p.m., 2.00 p.m., et 2.15 p.m., chaque jour.Prix du passage, aller et retour, 40e.Les trains arrêtent aux gares Saint-Henri, l’ointe Saint-Uhnrles et Saint-Lambert.Les automobiles passent par le pont Victoria et la mute Kdnuard VII, Jua* qu'à Laprairie.ADMISSION: $1.00.PREMIERE COURSE A 3.00 P.M. WL.VIL — No 203 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 29 AOUT 1916 5 NOUVELLES DU MATIN ET DE L’AVANT DERNIERE HEURE LES SECOURS AUXENVAHIS Ë.Y TEXANT COMPTE DE LA MOISSON DE LA BELGIQUE ET DE LA FRANCE SEPTEXTRIO-.XALE, ON AURA BESOIN DE CONTINUER L’IMPORTA TION , DE $12,500,000 PAR MOIS.Londres, 28.— L’arrivée de la moisson affecte matériellement toute la question des secours à apporter à L population civile des territoires qui sont actuellement occupés par les Empires du Centre.De sorte que la situation peut être résumée comme suit: “On affirme de source excellente que la population de la Pologne a diminué de 50 pour cent à la suite de l’émigration vers la Russie et des morts qui sont survenues au cours de l’hiver dernier.La popu-iation actuelle a, néanmoins, d’accord avec les soldats allemands, produit des récoltes considérables, et les autorités austro-allemandes considèrent que la production locale sera non seulement amplement suffisante pour nourrir la population civile, mais même pour en permettre une certaine exportation en Allemagne et en Autriche.La même situation existe à peu près en Serbie et c’est ce qui fait que tandis qu’on pourra être de court de viande et de lait, la population de la Pologne et de la îyer-bie ne sera pas moins, après la moisson, pourvue de tous les aliments nécessaires.La Belgique a une belle moisson qui, à la suite d’un arrangement conclu entre le comité de secours et les autorités allemandes, est entièrement laissée à la disposition de la population civile.D’un autre côté, la production locale belge, même en temps normal, ne s’élève qu’à un tiers des besoins de la population, de sorte que le comité de secours belge pourra, comme auparavant, poursuivre son oeuvre sur une aussi grande échelle.Dans le territoiré qui est actuellement occupé dans le nord de la France, la mobilisation el l’émigration de la population mâle ont enlevé aux paysans les moyens de produire toutes les ressources de la terre, et le résultat a été qu’une large partie du territoire a été cultivée par l’armée allemande.Des négociations sont encore en cours entre le Comité de secours et les autorités allemandes relativement à a proportion de la production qui doit être laissée aux besoins de la population cicvile.A toute éventualité, la moisson est tout à fait insuffisante et l’absence absolue de la viande el du lait nécessite plus que jamais la continuation de l’envoi des secours sur une échelle aussi grande qu’auparavant, si l’on veut maintenir une population de 2.250,000 d’âmes, comprenant G00,-900 enfants.Le comité estime que, même en faisant entrer en ligne de compte la moisson de la Belgique et de la France septentrionale, on aura besoin de continuer l’importation d'un minimum de $12,500,000 d’aliments par mois, au cours de l’année prochaine.Le comilé a déjà fait des arrangements à l’effet de donner un repas spécial aux enfants d’écoles de la Belgique et du nord de la France._ C’est à la suite d'une enquête qui a démontré que les înfants n’étaient pas assez nourris que le comité en est venu à celte décision.Le coût de ces repas sera approximativement d’un million de dollars aar mois.Les fonds à cet effet se-“ont fournis par la charité publique.LE ROI CONSTANTIN EST SOUFFRANT Paris, 29 — Le roi Constantin de Grèce a dû subir, dimanche, une légère opération à la suite de Vinflammation de sa blessure ; il se ressent encore^ des effets de la dernière opération qu’il a subie au mois de juin 1915, lorsque les médecins lui enlevèrent une partie de la dixième côte, au cours d'une forte attaque de pleurésie.Cette indisposition passagère Ta empêché de recevoir une délégation du parti libéral grec qui avait sollicité une audience.LES POILUS ONT PARTOUT L’A’ A TAGE Paris, 29.—“ A la Somme comme à Verdun, nous prenons l'offensive et dominons l’adversaire, dit une note officielle récapitulant les opérations de la semaine dernière, sur le front français.Il n’existe pas un endroit sur le théâtre général des opérations où l’ennemi ne soit réduit à se tenir sur la défensive, continue la note.Les actions que nous avons entreprises se continuent, malgré la résistance ou la réaction de l’adversaire.” DIX GUERISONS A STE-ANNE DE BEAUPRE Québec, 29 — On rapporte que dix guérisons miraculeuses ont été obtenues à Sainte-Anne de Beaupré depuis l'ouverture de la saison des pèlerinages.Madame Adolphe Beaudoin, rue Park, Lewiston, Me, a été guérie, complètement d’une surdité absolue.On estime que 60,000 pèlerins ont visité le sanctuaire de Beaupré cet été.LE ROLE DE LA REINE MARIE LA SOUVERAINE DE LA ROUMANIE A EXERCE UNE GRANDE INFLUENCE SUR L’ATTITUDE DE CE PAYS.New-York, 29.— L'n officier du corps médical de l’armée anglaise qui est allé en Russie el en Roumanie, en qualité de membre de la ! commission de la Croix-Rouge anglaise, et qui a quitté la Roumanie jil y a seulement quelques semaines, la raconté hier soir la part prise par la reine Marie de Roumanie dans le déclenchement de l’intervention de la Roumanie du côté des Alliés.Vu sa posilion officielle, ce personnage a demandé qu’on respecte son anonymat.“Si une femme a disposé d’une puissante influence en ce qui concerne l’attitude de la Grèce ’dans cette guerre, une femme a également exercé une influence considérable touchant l'atlitude de la Roumanie.La reine de Roumanie est une enthousiaste enientiste.Son mari est un Hohenzollern, mais il s’en faut de beaucoup qu’il ait les tendances militaristes du chef de la famille.Le père de la reine était le duc d’Edinburgh, oncle du roi Georges V d’Angleterre, et sa mère était la petite-fille du tsar Nicolas lier.! La reine de Roumanie est une j belle et brillante femme, et le roi jlui est profondément attaché.Elle est fort aimée de son peuple, et s’intéresse à plusieurs oeuvres philantropiques.LE BOURBIER MAN1T0BAIN LES ENTREPRENEURS KELLY SOUSCRIVENT AU FONDS PATRIOTIQUE A MEME L’ARGENT DU GOUVERNEMENT.Winnipeg, 29.— L’ancien teneur de livres des entrepreneurs Thomas Kelly et Fils, M.John S.Ferris, a déclaré, hier après-midi, au procès des ex-ministres provinciaux, qu’au mois d’avril 1915, date où il quitta son emploi, les travaux des édifi-ices du parlement avaient coûté jusqu’à celle date la somme de $700,-1000, et c’est la somme que les en-trepreneurs Kelly auraient souscrite, affirme-t-il, au FVmds Patriotique canadien, à même les déboursés du gouvernement pour la construction des édifices.Jusqu’alors, le gouvernement du Manitoba avait payé plus de $1,600,000 aux entrepreneur.La suite du témoignage a révélé une foule de faits nouveaux, sans grande importance pour la culpabilité des ex-ministres; ainsi dans le grand livre, les pages relatives au contra! des édifices parlementaires ont été arrachées et détruiles, de même que celles du livre de la caisse.Le juge Prendergast a annoncé aux jurés que la cause finirait au milieu de la semaine, et que les plaidoiries 'de la Couronne seront ! bientôt terminées.NE FAITES PAS DE PRISONNIERS ! New-York, 29.-—Le correspondant du Times sur la Somme cite une lettre écrite par un prisonnier allemand el trouvée sur lui, laquelle contient l’ordre du jour suivant du treizième corps d’armée auquel ce prisonnier appartenait : “ Ne faites pas de prisonniers, mais passez-les au fil de la baïonnette.” La lettre ajoute : “ Ce n’est pas si mal, mais il doivent faire des prisonniers également, _ et alors -onimmcnt les traiteront-ils 7 ! NATIONALISTE publie ue dimanche un feuilleton plus intéressants.Le lisez- FUNERAILLES DE FEU Mme CDESROCHERS Hier, à l’église du Sacré-Coeur, eurent lieu les funérailles de Mme Charles Desrochers, née Mallette (Marie-Louise).Le service fut chanté par M.l’abbé Paul Desrochers, vicaire à la cathédrale de Saint-Hyacinthe, beau-frère de la défunte, assisté de M.l’abbé Jos.Geoffrion, vicaire de la paroisse de la Nativité, d’Hochelaga, cousin de la défunte, et de M.l’abbé Robert, vicaire de la paroisse du Sacré-Coeur.Une chorale mixte, enfants et hommes, rendit la Messe des morts de.Perreault.Parmi ceux qui accompagnaient la dépouille mortelle, on remarquait M.Charles Desrochers, époux de la défunte, Charlemagne et Charles-Auguste Desrochers, ses fils, M.Mallette, son père, M.Charles Desrochers, de Saint-Charles, son beau-père, ses beaux-frères, M.A.C.Miller, principal de l’école Olier, le Dr R.A.Desrochers, M.Félix Desrochers, avocat, et nombre d’autres.Les employés des postes, congrè-res de M.Charles Desrochers, assistaient en grand nombre aux funérailles.LA C.M.B.A.EN CONGRES A QUEBEC Québec, 29 — Le dix-septième congrès annuel de la C.M.B.A.s’est ouvert ce matin, à Québec, sous la présidence de M.le juge Hackett, de Stanstead.Les délégués, au nombre de quelques centaines, ont assisté à une messe solennelle à l’église Saint-Patrice et sont entrés ensuite en congrès à la salie Loyola.Le maire Lavigueur leur a souhaité la bienvenue.La convention se terminera jeudi ou vendredi.AUCUN INDICE D’EMPOISONNEMENT Québec, 29 — L’autopsie faite hier sur le cadavre de Frédéric Vailiancourt, de la Rivière Jaune, décédé ces jours derniers, et que l’on soupçonnait avoir été empoisonné, a établi que la mort est due à des causes naturelles.Il est peu probable qu’une enquête ait lieu.TkAINS ADDITIONNELS SUR L'EMBRANCHEMENT DE MONTFORT, LE JOUR I)E LA FETE DU TRAVAIL.Vu l’augmentation du trafic le .tour de la Fête du Travail le Nord Canadien annonce qu’il fera cir-culer, sur son embranchement de Montfort, un train additionnel quit-tant Huberdeau à 5.45 p.m., lundi, le 4 septembre, arrêtant à toutes les stations et arrivant à la jonction de •Montfort a 8,50 p.m.; là, il v aura raccordement avec le train dû Pacifique Canadien, qui part à 9.15 p et est dû ù Montréal, gare Viger, à 10.40 p, m.Ce train sera en plus du train ^egulier No 48, qui quitte liuberdeau, lundi, le 4 septembre, a 4.30 p.m., faisant raccordement a la jonction de Montfort avec le train du Pacifique Canadien dû à Montreal, gare Viger, à 9.15 p.m.J our 'e renseignements, s’adresser au bureau ries billets de la ville, 230, rue St-Jaeques, Montréal.(réc.) LES TEUTONS SONTCALMES L'ENTREE EN LICE DE LA ROUMANIE EST ACCUEILLIE AVEC CALME ET RESIGNATION.— LE MINISTRE ROUMAIN EST DISPARU M YS TERIEUSEMEN T.— MOBILE CUPIDE DES ROUMAINS ?Berlin, viâ Londres, 20.—La population de Berlin a appris avec calme et résignation la déclaration de guerre de la Roumanie et la démarche du gouvernement rappelant son ministre de Bucarest et déclarant l’état de guerre entre les deux pays.Elle s’est réjouie de la nouvelle publiée officiellement que des i Roumains ont été faits prisonniers ; les journaux du soir font remarquer que les puissances du centre ne dorment point comme le peuple semblait le croire.Le Dr BeWiman, le ministre roumain à Berlin, a disparu d’une façon mystérieuse ; l’on croyait qu’il était allé en villégiature, mais la légation roumaine a nié ce fait puisqu’elle a affirmé nue le ministre serait visible demain.Une foule de (Roumains, résidant à Berlin, assiègent les bureaux de la légation, maugréant contre leur pays qui a pris une si rapide décision, sans les avertir du danger qui les menaçait.A Vienne, la déclaration de la guerre de la Roumanie est accueillie partout avec un soupir de soulagement, puisque le pire est maintenant passé.C’est à trois heures, hier après-midi, au sortir d’une réunion du Conseil fédéral, convoqué pour con.sidérer la situation roumaine, que l’Allemagne a déclaré la guerre à la Roumanie.Le chancelier impérial a réuni tous les ministres, ce matin, pour étudier la situation.La presse consacre rie nombreux commentaires à la déclaration de guerre de FItaüe et de la Roumanie contre l’Allemagne.Elle regarde Faction de ITtalie comme de peu d’importance, à moins qu’elle n’envoie des troupes à l’aide de la ¦France, ce qui semble pour le moment impossible.Ea Bulgarie suivra, sans aucun doute, l’exemple de l’Allemagne, en déclarant la guerre à la Roumanie, prétend le comte Ernst von Reventlovv l’expert naval du Tages Zeitung.“ L’on peut supposer avec certitude.écrit-il, que l’Allemagne et ses alliés s’attendaient à la participation de la Roumanie dans la guerre, et ont pris leurs arrangements en conséquence.Vue la position géographique du pays, des événements militaires importants se préparent.Il est certain que l’empire allemand embrassera la cause des alliés de l’Autriche-Hongrie comme la sienne propre ; il en sera ainsi de la Bulgarie.“ Les Alliés vont s’unir au nouvel ennemi qui jadis était l’ami des puissances du centre, avec lesquelles il eut même un traité d’alliance et qui, après deux années d’attente voulue et de déception, passe au camp de nos ennemis et tire l’épée contre nous pour la seule raison que le temps est venu de s’accaparer d’un butin de guerre.” LA BULGARIE NE DECLARERA PAS LA GUERRE Paris, 29.—Le correspondant de Bucarest au Petit Journal cable qu’il est informé que la Bulgarie a décidé de ne pas déclarer la guerre à la Roumanie si clic permet le passage des troupes russes à travers Son pays.FEU MX-C.ROBERT Nous apprenons la mort de M.Louis-Charles Robert, fils unique de M.Louis Robert, 2275 rue Waverly.M.Robert était âgé de 18 ans et venait de terminer sa classe de rhétorique au collège Sainte-Marie.C’était un élève de grand talent et un travailleur assidu.Les funérailles auront lieu jeudi matin, à l’église du Saint-Enfant-Jésus.Nos sympathies à la famille.-c- Il y a quelque temps, le chef Campeau était averti des Trois-Rivières, qu’une jeune fille âgée de 16 ans, Marie Rose C., avait été enlevée par un individu ci •séquestrée à Montréal.Les agents Bénard et Gagnon, après quelques heures seulement de recherches, réussirent à pincer ej à coffrer le ravisseur, Joseph Morin, qui a comparu ce matin.Il a protesté de son innocence.L’en-quêle aura lieu le 31.vous plait.Donnez - moi WRIGLEY 1-2-3-4-5! Mettez une pièce de 5 sous sur le comptoir dans le petit magasin du coin, s’il On en vend partout.FABRICATION CANADIENNE est la gomme la plus vendue dans le monde entier parce qu’elle procure un plaisir de longue durée pour peu d’argent Mâchez - en après chaque repas Ecrivez à Wtn.Wrigley Jr.Co.Ltd., Toronto, Ont., pour recevoir gratuitement leur “Sprightly Spearmen’s Gum-ption Book.” PROVINCE DE QUEBEC, district dc Mont-| real, Cuur dc Circuit No 7.'!31—Jos.Charron, vs.Chs.Boisvert.Le 7me jour de septembre lillfi à 1(1 heures dc l’nvant-mldi, au domicile du dit défendeur, au No S08 rue Cartier en la cité dc Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en piano, meubles de ménage, etc., etc.Conditions : argent comptant.A.GIBOlftt, H.C.S.Montréal, 21) août 1916.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No 11296- La Cité de Ijchlnc, demanderesse, vs.J.M.Elligatt, défendeur.Le 7me jour de septembre 1916 à dix heures de l'avant-midi, au domicile du dit défendeur, au No 31 de la 7me avenue, en la cité de Lachinc, district de Montréal, seront vendus pur autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en un piano, meubles de ménage, etc.Conditions ; argent comptant.E.AL’MAIS.H.C.S.Montréal, 29 août 1916.PROVINCE DE QUEBEC, district dc Montréal, Cour Supérieure No 318&—Amédée Ma-rleu, demandeur, vs.Sidney Phillips défendeur.la- 8me Jour dé septembre 1910 a dix heures de l'avnnt-midi, au domicile du dit défendeur, au No 533 rue Prince Albert, en la cité de Wéstmount, seront VMuhis par autoritt; de justice les Biens et et rets du dit defendeur, saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage.Con- NETTE n'IT1
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