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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 15 novembre 1916
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1916-11-15, Collections de BAnQ.

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! VOLUME VII—No 268 MONTREAL, MERCREDI 15 NOVEMBRE 1916 DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poète : I U , Édition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.S.l 00 UNION POSTALE.8 00 Édition hebdomadaire CANADA.$J 00 ETATS-UNIS.1 50 UNION POSTALE.S 00 Directeur : HENRI BOURASSA Rédaction et administration : 43, RUE SAINT-VINCENT MONTREAL.TÉLÉPHONES : ADMINISTRATION: Main 7461 RÉDACTION : - Main 7460 FAIS CE QUE DOIS ! -TTT- L’ÉLECTION DE M.WILSON Sa signification, sa portée L’incertitude prolongée du résultat du scrutin dans un ^rarîd nombre d’Etats a fait oublier l’importance considérable de l'élection de M.^Wilson, et sa portée possible sur la situation mondiale.La victoire du président est toute personnelle et elle tient principalement à sa politique de neutralité dans la guerre européenne.Voilà ce qu’il importe de ne pas perdre de vue.C’est du reste le seul point sur lequel l’opinion étrangère a le droit et quelque chance de se manifester avec justesse.Sur 'toutes les questions de politique intérieure, il ne paraît pas que les Américains eux-mêmes se démêlent très clairement.Pour mesurer toute l’étendue du triomphe du président, il suffit de comparer les résultats du scrutin du 7 novembre avec ceux des élections antérieures.C’est la première fois, depuis la guerre de Sécession, qu’un démocrate est élu à la présidence par une majorité absolue des suffrages populaires.En 1$76, Tilden, candidat démocrate, avait recueilli environ 167,000 votes de plus que ses concurrents.Le classement des votes n’en U donna pas moins l’élection à Hayes, candidat républicain.En 1884 et en 1802, Cleveland, élu par la majorité des électeurs présidentiels, n’avait recueilli qu’une minorité des suffrages populaires.Mais la comparaison la plus instructive, c’est celle des deux dernières élections.En 1912, sur 15,045,322 votes, M, Wilson n’en avait recueilli que 6,297,099, contre 4,124,959 donnés à M.Roosevelt, 3,480,399 à M.Taft, et 1,130,805 aux candidats socialistes et prohibitionniste.Il avait donc recueilli 1,314,259 suffrages de moins que les deux candidats républicains et 2,451,124 de moins que l’ensemble de ses adversaires.Porté à la présidence grâce à la scission du parti républicain, il était, en réalité, l’élu de la minorité populaire.Cette année, d’après les chiffres compulsés par M.Tumulty, secrétaire de la présidence, M.Wilson compte 2,226,014 suffrages de plus qu’en 1912 et 952,955 de plus que le total des suffrages accordés là même année aux deux candidats républicains.Sa majorité absolue sur tous ses concurrents serait de 403,312.La révision du scrutin modifiera peut-être ces chiffres, mais certainement pas au point de détruire ce fait décisif: en dépit de la réunion des républicains orthodoxes et des progressistes, mal-L gré l’appui bruyant accordé par M.Roosevelt à M.Hughes, M.Wilson a recueilli au moins deux millions de suffrages de plus qu’en 1912; il est vraiment l’élu de la majorité du peuple américain —• ce qui n’est arrivé à aucun candidat démocrate depuis plus de soixante ans.Mais ce qui fait le caractère extraordinaire de ce triomphe, c’est qu’il ne saurait être attribué à la force croissante du parti démocrate, ni à la popularité personnelle du président, ni à sa poHüque intérieure.En 1912, alors que M.Wilson ne recueillait qu’une minorité des suffrages populaires, le peuple déléguait à la Chambre des représentants 290 députés démocrates contre 145 républicains.Cette année, les deux partis semblent à peu près également divisés; et tout indique que les républicains commanderont une légère majorité.Une proportion énorme d’électeurs a donc voté pour M.Wilson et contre les candidats de son parti, à la Chambre ba.sse.Au Sénat, la majorité démocrate du Sénat sera certainement réduite.Le coefficient de popularité personnelle semble avoir été à peu près nul.Au témoignage général, les deux candidats étaient des hommes intègres, d’une égaie bonne tenue morale et intellectuelle.Ni l’un ni l’autre ne possédait ces qualités ou ces défauts particuliers qui font le candi-C,' dat populaire: éloquence entraînante, magnétisme personnel, aptitude à faire des mots à effet, à lancer des bombes électorales.Des mesures de politique intérieure, la seule qui ait été discutée avec passion, c’est la loi de huit heures, applicable aux employés des chemins jX de fer.Et, comme l’a fait observer la Gazette, les Etats où cette loi sem- blait promettre le plus d’avantages à M.Wilson ont voté en masse contre lui.Le tarif douanier est resté au second plan.En tout cas, il n’a pas changé les votes.Dans la mesure où cette question a pu influencer/ les suffrages, les protectionnistes ont voté, comme aux élections précédenies, pour le ticket républicain, les tariff reformers pour la liste démocrati que.* * * On a beaucoup parlé du vote étranger — hyphenated.Sur ce point, la Gazette a également porté un bon diagnostic.D’abord, la campagne menée contre les hyphenated était en Soi absurde et tout artificielle.Montée par la presse à la solde de la haute finance anglaise, elle était trop stupide pour ne pas faire long feu.Elle avait tout juste la valeur des accusations de “déloyalisme” et de “sédition” portée par nos jingos contre ' tous les Canadiens qui ne jugent pas à propos de sacrifier aux dieux de l’Empire et du militarisme.De quel droit un Américain, petit-fils d’Anglais ou d’Ecossais, traitcrait-il ^'hyphenated un autre Américain, fils d’Allemand, dTtaliert ou de Français?A proprement parler, tous les Américains, sauf les Peaux-Rouges, sont des hyphenated.La nation américaine a le droit d’exiger que tous ses enfants de naissance ou d’adop-lion lui soient fidèles el la servent de préférence à leur pays d’origine : France ou Allemagne, Autriche ou Angleterre, Italie ou Portugal.Les justes exigences du devoir national s’arrêtent là.Dans l’ordre des sympathies internationales, les Germano-Américains ont tout autant le droit de désirer le triomphe de l’Allemagne que les Anglo-Américains la victoire de l’Angleterre; la haine des Irlando-Aniéricains contre la nation qui tyrannise l’Irlande depuis quatre siècles est ni plus ni moins légitime que l’indignation de toute autre catégorie d’Américains contre la nation qui brutalise la Belgique depuis deux ans.Tous les Américains, quels que soient leur pays d’origine et la date de leur émigration, ont le même devoir de travailler à la pacification du monde et d’empêcher que le gouvernement américain, en rompant sa bienfaisante neutralité, n’ajoute aux .horreurs de la guerre et ne prolonge l’agonie des peuples d’Europe.Ce devoir de charité mondiale, les Américains ont l'immense avantage de pouvoir l’accomplir tout en servant leurs propres intérêts.Ils échappent à l’angoissante alternative d’avoir à choisir entre leurs devoirs envers eux-mêmes et leurs devoirs envers l’humanité.La plupart des électeurs américains n’ont guère songé, évidemment, à cet aspect philosophique de leur situation nationale ou mondiale.Mais ia Providence, qui lire parti des faiblesses et des aveuglements des hommes, a permis que les exploiteurs de haines et les provocateurs de guerre se réduisent eux-mêmes à l’impuissance.Les hyphenated pro-alPés et les hyphenated pro-allemands se sont neutralisés mutuellement et ont assuré le triomphe du bon-sens national.Un moment, M.Wilson a eu la faiblesse de céder aux influences anglaises et de tomber dans le travers de ceux qui dénoncent comme hyphenated les seuls partisans de l’Allemagne.Une égale erreur de ses adversaires a rétabli l’équilibre.M.Hughes, se croyant certain du vote germanophile, a voulu s'assurer également le vote jingo et pro-anglais.Il a accepté l’appui de l’homme au “gourdin”, Théodore Roosevelt L’ex-president a entonne le chant de guerre et dénoncé la ‘ lâcheté ’ de M.Wil-ron avec une extrême virulence.Ses seuls discours ont valu à M.Wilson Q des centaines de mille votes.Ses violentes dénonciations de rAUcmagne ont rompu l’accord secret, apparemment conclu entre les agents de M.Hughes et les chefs du parti pro-allemand; cl, ce qui vaut beaucoup mieux, ses appels incendiaires ont rallié à la candidature de M.Wilson ia niasse des Américains vraiment soucieux de la paix et de la dignité de leur pays.C’est bien le seul service que ce dangereux démagogue pouvait rendre à son pays et au monde.* Entre deux courts séjours aux Etats-Unis, l’un en août, l’autre en octobre, j’ai pu constater l’effet de cette campagne.Dans un cercle fort restreint mais très représentatif, j’ai rencontré nombre de gens qui, d’abord opposés à la candidature de M.Wilson, s’y sont ralliés, à cause de l’appui compromettant accorde par M.Roosevelt à M.Hughes.Ils ^ap- prouvaient pas la politique intérieure du président; quelques-uns blâmaient son attitude à l’égard du Mexique; mais ils se sont décidés à voter pour lui à cause de sa conduite prudente, vraiment nationale et vraiment humaine, en face du délire qui entraîne les nations d’Europe.Et cette décision avait été fortifiée, sinon inspirée, par les tirades furibondes et démagogiques de l’homme au “gourdin”.* * * C’est donc la politique de paix du président — celle-là même qui, au dire de nos predicants de jingoïsme, devait entraîner sa défaite — qui lui a valu sa victoire.Des millions d’Américains de toute race, de tous les partis, ont volé pour Wilson “because, he kept us out of the war 1." Mais la paix que le président a préconisée n’est pas seulement la paix égoïste, profitable aux seuls Etats-Unis.Tout en se glorifiant d’avoir maintenu la neutralité de son pays, M.Wilson a affirmé hautement le devoir des Etats-Unis de travailler au rétablissement et au maintien de la paix du monde.C’est donc un mandat de paix mondiale que le président de la grande république américaine a sollicité et reçu de ses concitoyens — un mandat indiscutable, éclatant, sans restriction et sans ambages.Aux yeux! des gens qui parlent sans cesse de “démocratie” et de “souveraineté po-! pulaire”, de lutte contre le “militarisme” et “l’autocratie”, ce mandat de-! vrai! même revêtir un caractère nettement impératif: il impose au pré-; sident Wilson plus que le devoir de maintenir la neutralité des Etats-Unis: il l’oblige moralement à tout tenter pour rétablir la paix en Europe et faire prévaloir dans le monde un code de lois internationales qui réduise au minimum les causes de guerre.En Europe, les esprits avertis ne s’y trompent pas.Pour ne parler que de l’Angleterre, où l’on comprend mieux ou moins mal qu’ailleurs les facteurs de l’opinion américaine, les sincères partisans de la paix accueillent avec joie la victoire de M.Wilson.Les partisans de la guerre à outrance lui font grise mine ou s’efforcent, par de basses flatteries, de l’entraîner dans leur camp.C’est évidemment en prévision de ce résultat que M.Lloyd George, devenu le porte-parole des jingos, a dicté cette fameuse interview dont Tobjet était de fermer la porte à toute intervention pacifique, vint-elle du Pape ou du Président des Etats-Unis.D’autre part, la résistance du chancelier d’Allemagne au parti des junkers, aux protagonistes des annexions, s’affirme davantage.Ce jeu de bascule va marcher tant que la puissance infernale des war-mongers, servie par l’immense troupe des politiciens démagogues et des journaux serviles, réussira à faire croire aux peuples, de chaque côté, qu’une paix prompte et durable n’est possible que par l’anéantissement de l’ennemi.Peu à peu, cependant, la vérité commence à se faire jour à travers l’épais nuage de mensonges et de haines.Les populations appauvries, décimées, se prennent à douter de la bonne foi des êtres hideux qui battent monnaie avec la substance des peuples.Qui saurait douter que tontes les nations d’Europe, librement consultées, ne voteraient aujourd’hui, comme la nation américaine, to be out of the war ?Seule la crainte d’être anéanties par leurs rivales les livrent en pâture aux trafiquants de chair humaine et les empêchent de mettre fin à cette abominable et répugnante boucherie.Si le Président Wilson, fort de l’extraordinaire témoignage de confiance qu’il vient de recevoir, avait la hardiesse de faire entendre aux nations d’Europe, gouvernants et gouvernés, la véritable leçon qui se dégage de son triomphe; s’il offrait aux peuples ravagés par la guerre sa médiation et son appui afin de les aider à rentrer en possession des bienfaits inappréciables dont le peuple américain, avec raiata n'a pas voulu se départir, le mouvement en faveur de la paix ne tarderait:,jlfes â devenir irrésistible.M.Wilson aura-l-il l’énergie de jouer ce beau rôle?C’est peu probable.Le tempérament et les qualités moyennes qui lui ont permis de préserver son pays des horreurs de la guerre lui interdisent vraisemblablement toute initiative énergique, tout risque d’échec ou d’humiliation.Le respect humain de la correction diplomatique — d’autant plus fort chez un homme d’Etat américain qu’il est plus nouveau; — la crainte des dénonciations violentes qu’il subirait de la part des war-mongers d’Eu rope et d’Amérique: tout cela suffira probablement à lui faire maintenir la position plus sûre qu’il a prise et gardée jusqu’ici: neutralité générale, nuancée, de temps à autre, d’expressions d’opinion propres à faire entrevoir le rôle plus actif qu’il jouera lorsque les belligérants lui feront clairement entendre que sa ftiédiation sera bien accueillie.Henri BOURASSA i Sur ce point le verdict de la Gazette, au lendemain de l’élection, était aussi faux qu’il était juste par ailleurs.Il est vrai qu’à cette heure! la Gazette croyait à la défaite du président.Mais meme à ce moment, iî était connu que M.Wilson avait recueilli un nombre beaucoup plus considérable de votes qu’en 1912.A QUÉBEC AU TRAVAIL Québec, le 14 novembre.Sans discussion comme sans amendements et sans vote, la législature a adopté aujourd’hui ses deux premiers projets de lois : deux bills publics proposés par le premier ministre.Il ne leur reste plus qu’à passer par le conseil législatif pour entrer dans les statuts.Le ministère a, par ailleurs, répondu à quelques-unes des nombreuses interpellations du chef de! l’opposition, dont nous avons dé-j jà fait mention.La question du1 député des Deux-Montagnes affé-i rant à la correspondance échangée entre le ministre de la colonisation; et notre agent à Paris, iM.Langlois,! a donné lieu à de courtes explica-; lions fournies en lieu et place de son collègue et beau-frère, le ministre de la colonisation, par sir Lomer Gouin.A toute vitesse Deux projets de loi privés dont la législature a reçu le rapport portent sur des amendements aux chartes des Villes de La salle et de) Saint-Léonard de Port Maurice.Il en est question en dernière page du Devoir d’hier.Ces deux projets de loi ont franchi ce matin même l’étape du comité îles bills privés et cela, sans le moindre heurt, puisque l’opposition, chose assez excusable, vu son petit nombre, n’élait pas représen-lée.Rien d’intéressant à signaler à leur sujet, sinon que le comité s'en tient à la prudente politique de l’an dernier et refuse tous les em-prunts qui ne tombent pas sous le coup de !a loi générale régissant lis* villes et villages.Cependanl, notons encore un incident, drolatique celui-là, et cpii1 montre' le désarroi dans lequel se! trouvent certains députés quand! une distraction leur a fait perdre la1 colonne lumineuse de la direction du gouvernement.On votait sur un amendement sans importance.Les débats avaient roulé presque exclusivement, en doyc.français •seulement.Soudain sur M.d’Auteuil doute qu’il soit de la un point controversé, on décide de prendre le vote.Un bon député anglais, nouvellement arrivé à la législature, avait suivi le débat d’une oreiüe distraite — d’aulant plus distraite qu’il nous paraît comprendre assez mal notre tangue., A l’appel nominal, le secrétaire s arrête sur son nom, attendant une réponse.—“No”, répond-il d’abord, ahuri autant que cramoisi, puis, comme les yeux des influents ministé-riels qui se sont prononcés dans I affirmative se tournent vers hii interrogateurs et stupéfaits, “Yes”, arlicule-t-il très vite et de plus en plus rougissant, comme un écolier pris en faute.L’incident a été à peine remarque: la chose est courante ici où il est entendu que les député* n’ont d autre opinion que celle de leurs chefs'; mais nous sommes sûr que le brave homme s'est juré qu’à l'avenir on ne le prendrait plus en flagrant délit de distraction et qu’il observerait comment volent les g os bonnets du parti afin de faire comme eux, à moins qu’il s'abstienne de venir •au comité des bil’* prives.Cela ne mettrait pas en danger la majorité du gouvernement fIu* V est naturellement écrasante comme à la Chambre.Législation publique Le premier projet de législation publique adopté porte le numéro 5 et entrera dans les statuls avec le titre suivant: “Loi modifiant la loi relative aux coi’oners dans la province de Quebec.” Il s’agil d’un détail que le premier ministre a mis tout de suite, suivant son usage, en pleine lumière, avec quelques mots d’cxpli-culions.Les coroners ne sont pas tenus, à l’heure actuelle, de joindre a leurs rapports le verdict du jury.II peut être nécessaire quelques fois que le procureur général connaisse ce verdict, s’il y a lieu de prendre des procédures.D’où le projet de loi qui, tout de suilc, passe en deuxième lecture, puis en comité général et est finalement adopté.Le bill suivant, No 3, subit le même sort.Il s’agit, cette fois, d’un projet ide loi pour donner préséance au juge en chef suppléant de la Court supérieure sur ses compétence de 4a Chambre de régler ce point de protocole, mais le premier ministre est d’opinion contraire et le projet de loi passe sans plus d’ambages.D’autres projets de loi d’égale importance ou inimportance, entre autres celui qui permettra désormais de faire les dépôts pour appel devant le greffier au lieu de devant le protonotaire, ont reçu quelques explications du premier ministre et ont ensuite été référés au comité de législation, où -nous les retrouverons.* * * M.le docteur Desaulniers, député! de Chambly, a fait le dépôt de deux | projets de loi pour l’incorporation; de la Société Saint-Vincent de Paul de Montréal et pour l'incorporation de l’Association catholique de la jeu-! nesse canadien ne-fra nçaise.Ces| deux requêtes seront lues de même que quelques autres, sans intérêt celles-là (sauf une: celle de Jacobs et autres demandant d’être constitués en corporation sous le nom de Granville Harington and Northern Railway), à la séance de demain, le 15.Interpellations Quand M .Sauvé, chef de l’opposition, eut donné lecture de son interpellation demandant copie de toute la correspondance échangée entre M.| Godfrey Langlois, représentant de lai province en Belgique, depuis ie 1er! juillet 1914 jusqu’à ce jour, il expliqua, avec précaution, qu’il ne faisait pas cette demande dans un but de critique mais simplement pour obtenirj des renseignements sur la politique d’immigration qu’il est opportun d’organiser pendant la guerre et dont se préoccupe la presse du Dominion et, en vérité, la presse de; presque tout l’univers.Après trois am nées de travaux de notre représentant en Belgique, l’an-! cien député de Saint-Louis, M.Sauvé vaudrait savoir si on a obtenu des résultats de nature à faire changer d’opinion à ceux qu’il a entendus prétendre, dans cette chambre, qu’il était inutile d’essayer de dériver! vers la province'de Québec l'immigration belge et française, parce qu'on se heurtait à une impossibi-1 lité insurmontable.M.Gouin a répondu au chef de' l’opposition “qu’il y a eu un travail de fait par notre représentant en Belgique et un travail intelligent” et que si M.Sauvé désire voir la correspondance qui a été échangée avec; M.Godfroy Langlois, il la pourra voir, parce qu’elle est considérable.! M.Gouin admet que ce n’est qu’un travail de préparation parce que, comme le chef de l’opposition le concédera lui-même, il était absolument! impossible d’amener chez nous des colons belges, depuis trois ans.M.Sauvé a su, en outre, du premier ministre que le gouvernement de cette province a bien reçu une1 délégation qui lui a demandé de: souscrire une somme initiale de $10,000 et une subvention annuelle de $300 destinées à pourvoir aux fu-1 nérailles des soldats indigents et que le gouvernement s’est contenté pour le moment de mettre la question à l’étude sans donner de réponse affir-j mative.Les déplacements de nos ministres (ceux qui siègent ou siégeaient à l’Assemblée législative seulement lors de la dernière session ) nous ont coûté la somme totale de $8,138.68.! M.Mercier a dépensé près de $2,000, M.Taschereau a été le phisj modéré avec $150 seulement.M.Mitchell, en réponse à la ques-' tion de M.Sauvé demandant quels! sont les emprunts que le gouvernement a effectués depuis 1908 et en quelle année chacun de ces emprunts a été effectué, a reçu la réponse suivante: “1.Emprunts permanents.“Emprunt des bonnes routes en vertu de 3 Georges V, chapitre 21, 400,000 livres sterling ou $1,949,-580.07 le 1er juin 1913.820,217 livres sterling ou $3,991,-722.73 le 1er juin 1914.600,000 livres sterling en vertu de 3 Georges V, chapitre 6 (pour l'éclusage du Saint-Maurice).Emprunts spéciaux à courte échéance, en vertu de 5 Georges V, chapitre 2.$0.000,000 le 1er avril 1915.$4,000,000 le 1er juin 1910.Emprunts temporaires.$1,460,000 le 1er novembre 1913, renouvelé le 1er mai 1914 et payé le 1er août 1914.$4,000,000 le 1er décembre 1914 et payé le 3 mai 1916.La chambre s’est ensuite ajournée à demain 3 heures.Louis DUPIRE.L’EXPULSION DE SIR SAM LES CAUSES DE LA CRISE Texte des lettres échangées entre le premier ministre et le ministre de la milice — Violente critique contre M.Borden— Sir Sam accusé d'ingérence — Il voulait faire nommer sir Max Aithen ministre à Londres LE CABINET INTRIGUAIT SOUS L’OEIL APPROBA TEUR DE M.BORDEN, DIT SIR SAM “INDEPENDENCE OR IMPERIAL PARTNERSHIP” ?doyens du b.anc.PROPOS DE L'ETUDE M.CURTIS DE Indépendance or Imperial Partnership ?la brochure anglaise où M.Bonrassa a analysé le livre de M.Curtis, The Problem of the Com-monwealth, obtient déjà cm joli succès.Eille se vend, comme nous l'avons dit.vingt-cinq sous, plus cinq sous pour les frais de port.L’étude française.Le problème de l'empire, sc vend dix sous plus deux sous pour le port.Le livre même de M.Cup'.is, The Problem of the Commonwealth, se vend une piastre, plus quinze sous pour le port.La brochure française et le livre de M.Curtis ensemble, par la poste une piastre et vingt-ci nu.Adresser les commandes à M.TLm-rassa, aux bureaux du Devoir.NOS PAROISSES VOIR EN PAGE 2 UN ARTICLE DE M.PARROT SUR LA NATIVITE.Ottawa, 15.— La correspondance qui a amené la ‘démission de sir Soin Hughes et qu’on a publiée, hier, cons.titue à plusieurs égards la plus remarquable qui ait jamais été échangée entre deux membres du même gouvernement.Les difficultés semblent avoir été nombreuses et semblent provenir presque chaque fois de 1 autorité que le ministre de la milice s est indûment arrogée.La situation était telle, que dans la lettre dans laquelle 11 donne son congé à son collègue M.Borden accuse sir Sam d’avoir tenté d’administrer son département comme s’il eût été un gouvernement distinct., , Le dernier voyage du general Hughes en Angleterre et le sous-con-seiî de la milice qu’il a tenté d’y établir ont comblé la mesure.Voici ce qui s’est passé depuis le 18 octobre.A cette date, le (premier ministre suggère ja nomination d’un ministre de la milice outre-mer.Le 23, sir Sam dit que cela n’est pas plus nécessaire que la création d’un ministre à Val Cartier.Le 26", sir Robert réplique que établissement d’un ministre outre-mer n’allait ,pas diminuer le contrôle exercé jusque-là, mais allait lui donner une plus grande efficacité.Le 26,1e ministre de la milice répond que sir Max Aitken est le nouveau titulaire, il va donner son assentiment au projet du premier minis'lre.Le 27 octobre, M.Borden répond qu'il est d’abord nécesaire de poser (le principe, puis de choisir l'homme, Le 28 octobre, sir Sam suggère la nomination dé sir Max au poste de ministre, et suggère de laisser sir George Perley, la char, ge de Haut Commissaire.Le 30 octobre, le ministre de la milice créé un sous-conseil de la milice en Angleterre.Au sujet des officiers choisis, il déclare que la majorité des officiers anglais n’étaient pas compétents.11 revient à la charge en disant que fa création d’un ministre ne produira aucun bien, si ce ministre n'est pas sir Max Aitken.Le 31 octobre, M, Borden écrit, citant le câblogramme qu’il a envoyé à sir Sam le 31 juillet, lui disant de soumettre au cabinet tout .projet qu’il pourrait avoir à proposer.Le 7 septembre, sir Robert a répété son message du 31 juillet à cause des rumeurs relatives aux agissements de son collègue et qui trouvaient leur écho dans ces câblogrammes.Le 8 septembre, sir Robert a envoyé un ne sage, disant sa surprise à la nouvelle de l’etablissement d’un sous-conseil de la milice en Angleterre, cl a demandé au général Hughes de revenir au pays.Le premier novembre, sir Sam a écrit qu'il pensait qu'il devait exercer un contrôle sur l’armée d’outremer et a exprimé .son impatience «su sujet des arrêtés ministériels, disant que la constitution britannique n’a pas pour appui un arrêté ministériel.M.Borden savait, disait-il, qu’il attribuait à tort sa ligne de conduite au fait que sir Sam avait agi sans autorité en Angleterre.Le 9 novembre, sir Robert demande la démission de son ministre en alléguant que ce dernier s’est arrogé des pouvoirs qu’il n’avait pas, qu’il n dirigé son ministère comme s’il eût été un gouvernement à part, qu'il n’a pas tenu compte du câblogramme du 31 juillet, et que le ton de la (lettre .du premier novembre est tel qu’il était inexcusable.Enfin, samedi dernier, sir Sam donne sa dcmiission en dénonçant les intrigues de ses collègues vues d’un bon oeil par le premier ministre, dit-il.Fin outre, il nie pratiquement tout le contenu de la lettre de M.Borden en date du 9 novembre, et accuse le premier ministre d'avoir commis une grave erreur en disant que lui, sir Sam, a ignoré le câblogramme du 31 juillet, il ajoute: “Je sais que le principe de la responsabilité ministérielle, base du gouvernement constitutionnel.implique qu’une personne n le privilège, meme sans te vouloir, de représenter des faits sous un faux Jour, touchant une autre.” Il prend aussi l’histoire à témoin pour affirmer que jamais un homme du caractère mou de M.Borden n’a eu de l’influence sur la destinée de son pays.Les trois dernières lettres comprises dans la correspondance, celles du premier, du fl et du 11 novembre, rc-1 latent la plupart des faits; en voici le texte: La lettre qui a provoqué l’expulsion Ottawa, 1er novembre 1916.Cher sir Robert, En réponse à votre mémoire du 31 octobre, pcrmeitez-moi de résumer brièvement les choses.Je me rappelle .ma visite, faite en Grande-Bretagne en 1914.l’espérai,s qu’en vertu de la loi statutaire de la i Grande-Bretagne et des règles de la! couattoisie il me serait permis d’exercer “un contrôle H une diirec-l tion” sur nos braves (Soldats cana-| diens, au point de vue de l’organisait ion.Mais il y avait .évidemment en quelque corn muni Cf.it ten à l’effet que le ‘contrôle et la direction de ces forces magnifiques seraient di-rectenient confiés au gouvernement anglais,.C’e.slt ce que voulait laisser entendre M.Geo.Perley, alors haut commissaire, quand il me disait : “Vous ne prétendez pas, au moins, avoir quoique chose à faire avec les soldais canadiens en Grande-Bretagne.” De plu:, sir Robert, je vous ai parié, à mon retour, et vous ai exposé les circonsiainoes dans le temps e: su-bséquemmont.Vuus-mè-me, vous savez que, l’année dernière, vous avez parlé de la chose à sir George Perley.Le trait i ment au’il m’accorda ensuite fut le semll traitement respectable ai courtois qu’il me, donna jamais.Quant au sujet d’un .sous-conseil consu.tant de la mi ice.il a été seulement mis à '’essai.Quand je fais quelque chose, je veux en obtenir des résultats et pas nécessairement créer dos corps organisés par des arrêtés mimixliériel's.Comme tou! le monde le sait ce qui peut paraître praticable cm théorie, ne J’e.'i pais toujours en pratique.A mon arrivée en Angleterre, celée année, j y trouvai votre télégramme du 31 juillet que vous citez.Durant le mois d’août, j’ai visité tous les camps, en Anglcleive, en France cl en Belgique; j’ai consulté 'am.guemcnt tous les principaux ol-f ici ers des forces canadii nncis.Je (.suis allé plus loin et j’ai demand.' aux principaux officiera de foutes les forces d’exprimer leur opinion Toutefois', non content de cela, j’ai décidé d’essayer la ,chose d une muni,ère mon formelle, et avant de rien décréter par arrêter mini s.éric!, de trouver tous les points fai b es qui pourraient se ma ni feule r dans le système et de manière à y apporter toutes, les r.méiioniilons nécessaires.Tous les officiera furent avertis • épanénuikt qu’il' s'agissait simplement d'une (organisation d’essai sans question de g a,de, de solde, ou de préséance.Gomme résultat, à mon départ d’Angleterre', nous avons fait p.sssicuus.aîné! i orations.Permcitez moi d’ni’üner votre utten-ion sur presque tout' s les commissions qui ont été fournées.FJ.!es sont magnifiques sur le papier, mais aucune, ou peu d’entre cites se sont approchées de la perfection dans la pratique.La commission des hôpitaux, le bureau et la corn mi sis ion du service national paraissaient magnifiques lors de leur formation, mais tous ceux qui y sont intéressés savent ¦combien d absurdités ils contien-n cnt.Permottez-moi d’attirer encore votre attention sur le fait que la constikilion anglaise n’existe pas sur le papier et qu’il n’y a pas d’arrêté ministériel pour l’appuyer.De plus si j’avais conduit le corps expéditionnaire en me basant sur les arrêtés ministériels, la première division ne serait pas encore partie de Va,! Cartier et vous savez vous-niième combien, par des questions techniques, la seconde division a cité retenue pendant quatre mois à cause dos petites discussions sur les camions automobiles, etc.La seconde ligne de votre mémoire diit; “En autant que je sache, vous avez exercé le même contrôlie et la même direction sur les forces (pii se trouvent en Grande-Bretagne, la première année que subséquemment.Sir Robert, personne mieux que vous ne sait que cette assertion est erronée.Celte dernière année, avec lu pleine autorité du War Office çt à sa demande, notre direction et notre administration ont en toute considération.Un antre point et jfc termine.On peut déduire die votre mémoire que le fait que j’ai négligé d’olr éenir l'cui'.oiité nécessaire par arrêté ministériel pour former le sous-conseil de la milice vous a forcé à prendre l’altitude que vous avez prise vis-à-vis de sir George Perley.Me permettrez-vous de dire que vous elt moi, nous savons le contraire, Je savais, de bonne heure en août, que sir George Perley avait ’’intention die suivre exactement cette conduite.Vous avez aussi admis (fiie dès le commencement de septembre.vous étiez à considérer cette affaire.Je comprends que vous et M.Perley ’Paviez prise en considération avant céda.Vous avez faL remarquer incidemment hier que vous n’aviez consulté aucun de vos collègues.Evidemment quand j’ai attiré votre attention sur celle déclaration, vous vous êtes corrigé.(Signé) Sam HUGHES.M.Borden demande la démission de M.Hughes Une semaine plus tard, sir Robert Borden a demandé la démission de (Suite à la 'àème page.).< i ! £ LE DEVU1K, MUJNTKEAL, MEKCKEIJI 15 NOVEMBRE 1916 VOL.VII.—No 268 NOS PAROISSES.LA NATIVITE (Hochelaga) EX P AXS 10 S’ MERVEILLEUSE.— AUGMENTATION DE 2,XiO AMES EX, UNE .ANNEE.— 2,700 ENFANTS DANS LES ECOLES.Loin des qu.'irtiers riches de la villle, au milieu même d’une pojwla-iion très dense, qui préfère les logements modestes plus économi-ques aux somptueuses demeures, et qui affectionne davantage une honnête aisance à tous les raffinements (lui luxe et du confort, la paroisse de la Nativité d'Hochelaga, sise à l'extrémité est des limites de la ville, a groupé une intéressante classe d’ouvriers canadiens-fran-ç.afe, que les multiples dangers de !’usine n’ont pas encore conquis a leur influence délétère.Dans ce.quartier industriel par excellence, elle a connu une expansion merveilleuse, à l’exemple des quartiers excentriques de la villle, que les besoins du commerce et de l’industrie ont monopolisés.Elle eompte aujourd’hui une population COMMISSION SCOLAIRE de, 15,000 âmes, répartie en 2,720 chefs de famille, et exclusivement canadienne-française ; depuis une année, la paroisse de la Nativité a bénéficié d’une augmentation substantielle.vraiment étonnante, de 2,'A'M) âmes, soit plus de 200 famil- i C Sa Ces chiffres ne sauraient surprendre ceux qui ont sui^i depuis quinze ans l’accroissement considérable des industries de base, dans Hochelaga.Les immenses usines du Pacifique Canadien, les manufacturcs de la Dominion Textile, entre autre®’ ont attiré lout un contingent de travailleurs, qui se sont définitivement fixés près du lieu de leur travail ; d’autres industries ont surgi au centre même du quartier, et ont contribué dans lune égale mesure au développement prodigieux de J/a population.En quinze ans.la paroisse de la Nativité s'es; doublée trois fois; son large donna,ine s’étendait de la rue Frontenac a ta Longue-Pointe ; depuis lors, elle a donné naissance à trois florissantes paroisses : celles de Saint-Anselme, en l!)()!), du Suint-Kédempteur de Mai onneuve, en 1913, et Sain' -A oysius, (paroisse irlandaise), en 1903 En dépi' île ces morcellemonl., successifs, elle conserve encore la plu, farte proportion des catholiques canadiens-français du quorlier.Un trait caracté i'tique de la paroisse de la.Nativité, c’eut le nombre remarquable d'enfants.Près de trois mille enfants fiéquentent les éeolns, et plus de quatre mille n’ont pas encore atteint l’âge de discrétion ; cette popuJation de sept mille enfants, près de la moitié de la population catholique, met en vedette les moeurs encore patriarcales des Canadiens-français, que les coutumes i oiéricaines et protestantes n'ont pas su séduire.A l'honneur d’a.fficher sans respect humain une foi intègre, nos Canadiens ajoutent edui d,c fonder des foyers aux nombreux enfants, gage assuré de la mission j/rovidenticlle que la Providence leur a prédestinée.Le tableau comparatif suivant ex-pliqué la situation UNE ÉCOLE MAL SISE ON DEMANDE LA DISPARITION DE L’ECOLE SAINT-JACQUES OU TOUT ENSEIGNEMENT EST DEVENU IMPOSSIBLE A CAUSE DU BRUIT DES T R AM WA YS ET DES VOITURES.Devant les membres de la commission scolaire de Montréal, réunis en assemblée régulière hier après-midi, une déégation de citoyens de Saint-Jacques conduite par M.Le curé Gauthier et MM.Leblanc et Mackay, a soumis une requête soitilicitant ta construction de deux écoles dans la paroisse Saint-Jacques.une pour les filial tes IE TRAMWAY LE MOMENT PALPITANT i PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES “ Position permanente importante ” On demande, pour une position importante, dans une institution finan-LA COMPAGNIE N’ENTEND FIXER cière, un homme de bonne bonne éducation, âgé d’environ 22 à 35 ans, ayant de l’expérience dans les affai LE POURCENTAGE DE LA VILLE QUE LORSQUE CELLE-CI LUI AURA FAIT CONNAITRE LES OBLIGATIONS QUELLE VEUT LUI IMPOSER.res généralement, et désireux de se crée ru n avenir.Bon salaire.Inutile de faire application si on n’est pas absolument qualifié.La connaissance parfaite du français et de l’anglais est nécessaire.Boite P.O.333(1._ STENOGRAPHE diplômé demandé pour enseigner quelques heures, le jour, chez M.Pariseau, rue Saint-Denis, 80, (bureau 11).POSITION DEMANDEE EMI’LOI DEMANDE.— Personne Population catholique ti canadienne- 1915 1916 française Familles cimadien- 12,570 14,900 nes-françaises ., 2,517 2,720 Lommuniants.10 580 Non-conuminiunts.Fréquentation sco- 1,320 J aire Instil u lions d’édu- 2,200 2,700 cation 1 nsi Lu lion s de cha- 4 5 ri l é 1 t Au nombre des oeuvres parois-sraies, les institution's qui s’hutéres- l'éducation des enfants oc-e premier plan.Cinq écoles sent a cupent paroissiales se partagent les 2,700 enfants, qui reçoivent les bienfaits de l'instruction chrétienne.Les Frêles de Sainte-Croix dirigent l'Académie Saint-Joseph, qui abrite 950 élèves ; les jeunes filles fréquentent les trois écoles, Saint-Joseph, de la N tiviié et Laurier, confiées aux BU.Soeurs des Saints Noms de Jésus et de Marie ; l’école Laurier, établie au nord de la paroisse, re-i'oit aussi près de 300 garçons.Depuis le mois de septembre, tes HR.Soeurs de la Providence ont institué un jardin de l’enfance, au bénéfice des jeunes enfants, amxquebs Iles procurent une instruction qui les prépare avec avantage aux classes supérieures.Les orphelins et les vieillards, déshérités de la fortune, reçoivent en accueil chaleureux et un asile ipproprié a l'Hospice Bourget, que es dévouées religieuses de lia Pro-udonee ont fonde en 1899.A l’Iieir ¦e actuelle, l’hospice abrite 70 un or- ri- phelin et 25 vieillards des deux •.exes.En outre, les Soeurs fournissent au:, pauvres des vêtements et des provisions durant la saison coureuse.M.l’abbé Hernias F.angevin, frè-e du regretté Mgr Adélard Lange-vin, O.M.L, de sainte mémoire, exerce les fonctions de premier pas-twir, depuis onze ans, assisté de cinq prêtres vicaires.Animé du meme esprit apostolique qui illustra la carrière de son frère, M.Lan-0evin a transformé ses ouailles en un groupe paroissial du meilleur esprit, conscient de ses devoirs et respectueux de l'autorité établie.C.E.PARROT.j l'ouest de la paroisse, ci une autre pour les garçons au sud.M.le curé Gauthier a fait remarquer que les enfants demeurant à l’ouest de la rue Saint-Denis et au sud de ia rue Sherbrooke sont trop éloignés des écoles et spécialement les petites filles de 7 à 12 ans, qui doivent se rendre jusqu’à la rue Saint-Hubert, exposées à tous les accidents de la rue, très fréquents dans ce centre commercial de Montréal.Quant aux garçons, il est reconnu que l’enseignement est devenu impossible à l’école Saint-Jacques, située à l'angle des rues Saint-Denis et Sainte-Catherine, à cause du bruit incessant des tramways et des voitures.U s'agirait de transporter l’école plus au s-ud dans une rue moins encombrée.M.ie juge Lafontaine fit remarquer qu'on a beaucoup négligé le vieux Montréal sous le rapport des écoles et qu'aujourd'hui la position est devenue intolérable; il faudrait songer à y remédier.Mgr Roy promet d’apporter toute son énergie aux projets des citoyens de Saint-Jacques.La question des écoles de Maisonneuve est revenue devant le comité des travaux.La commission scolaire de Maisonneuve avait, il y a déjà quelque tunps, donné ordre à M.C.A.Reeves de préparer des plans relativement à lu construction de ce® écoles qui devaient remplacer celte détruite par t’incendie.Les plans furent faits et la surveillance accordée à M.Arsène Choquette avec une commission de 7 1-2 pour cent sur le coût total de la construction, ce qui devait lui faire environ un montant de $t0,0IIU dans un an de travail, l’estiimé de l’architecte étant de $600,000 environ pour les deux écoles.Les citoyens de Maisonneuve trouvèrent cela beaucoup trop dispendieux et ils prirent un bref d’injonction contre la commission scolaire de Maisonneuve.Ils gagnèrent leur point devant des tribunaux et maintenant la construction des écoles est arrêtée.M.Choquette et les fournisseurs de matériaux pour ces écoles ont maintenant pris des procédures pour recouvrer l’argent qiolis perdent par cette injonction.Las im«libres de la commission veulent opérer une entente entre les intéressés ; ils ont prié M, C.A.Reeves de faire deis modifications à ses plans afin de réduire le coût des écoles à un estimé normal entre $150,000 et $200,000.Et M.Cho-quetic a également consenti à une diminution de ses honoraires.Lorsque des nouveaux plans seront prêts, les travaux de construction de deux école® reprendrornt.Les commissaires ont finalement décidé les différentes réclamation®, contenmes du comité îles finances, il entre autres celles des banques qui ont prêté aux coimmiission® scolaires sur billet promissoire.Cette décision souleva une vive discussion de la part du commissaire La-rivière qui demanda une enquête au sujet des causes de ces réclamations.On discuta alors le rapport clause par clause ; Mgr Roy fit remarquer l'Inutilité de s’opposer à de tels paiements car la législature forcerait las commiisisaires à 'payer ces réclamations ; le rapport fut adopté.Sur recommandation dm directeur général des écoles, le salaire de quatorze professeurs marié® a été porté de $700 à $800, à cause du coût élevé de ia vie.L entrepreneur de l’école du Sacre-Coeur, M.Laurier, a demandé aux eommisisaires i’autoi isation de subs-•itaer le granit de Stans.ead à celui de Megan tic, contrairement aux spécifications dm contrat, à cause de certaines difficultés que la compagnie de Mégantic, offre maintenant à livrer son granit aux conditions premières.La qualité des deux granits est ia même et les architectes approuvent ce changeifient.Les commissaires se sont rendus à sa demande.i Traitez la question de l’habitation intelligemment.Considérez s’il n’est pas bien préférable d'acheter que de payer un loyer, alors que le coût est à peu près le même dans un cas romme dans l'autre.Payer un loyer c’est payer le tribut.Ceux qui achètent dans les conditions de paiement bien faciles que nous offrons, se servent de Parlent du loyer pour payer le prix de leurs maisons à eux.Nos prix et nos conditions sont extrêmement avantageux.Profitez-en en conséquence.Consultez-nous ou bien laissez-nous vous envoyer gratuitement nos brochures qui vous décriront nos faubourgs modernes, que desservent des lignes de communication rapide, le long des bords du lac, à Dixie, Dor.val.Strathmore, Valois et Lakeside.MARCIL TRUST COMPANY !M> S.-JACQtTKt* main :it»i.Szp xnnm.Actif, plu.de 14,000,000 PARTISANS DE LA CONSCRIPTION LES PRESBYTERIENS DE MONTREAL RECLAMENT LE SERVICE OBLIGA TOI RE.A rassemblée des presbytériens, qui a eu lieu hier après-midi, les ministres ont tous appuyé fortement sur la question de la conscription.Dans une résolution, qui a été adoptée presque à l’unanimité ils ont demandé au gouvernement d'agir promptement, afin que les 500,-000 hommes qu’il a promis soient mis sur pied aussi tôt que possible Attendu, disent-ils, que cette guerre gigantesque qui se livre sur trois continents n’est ni plus ni moins qu'une lutte à mort pour lu '’émo-rratie et la liberté, il importe que, si nous ne pouvons réaliser le nombre des soldats nécessaires, ia conscription soit mise en vigueur.Ils ont aussi demandé au gouvernement que les enfants au-dessous de 18 ans ne soient pas envoyés au front.JOLI EÙCHRE Ce soir, dans le soubassement de l’église Saint-Edouard, angle Saint-Denis et Beaubien, les dames de la suocursalle Ddllard des Ormeaux, des Artisans canadiens-français donneront un joli euchre.La partie commencera à 8 heures et demie précises.Magnifiques prix.Goûter et vestiaire gratuits.L’étude du Règlement 210 est pratiquement terminée.Il ne reste plus à discuter que la question des taux de pasage et de pourcentage.AL Côté a demandé hier après-midi à ta Compagnie ce qu’elle entendait faire.Mais on lui a répondu qu’elle atten-j compétente demande emploi dans un dait de connaître les obligations que'presbytère; bonnes références.Ecri-la ville veut lui imposer avant de|re à casier L, J.18, “Le Devoir’’.prendre une décision.M.Côté aj .¦ alors profité de ia circonstance pour A LOUER déclarer (pie la vifle demandera cer-—- tainement l’élargissement de la ruel A LOUER — 411 Saint-Denis.— Vitré à partir du carré Viger jus-j Grande et petite chambres.Bain, qu’au carré Victoria; elle considère| électricité, téléphone.Messieurs seu-eomtne très importante cette entre- lenient, prise gigantesque si l’on veut facili-[-= -,— C CARTES PROFESSIONNELLES ET CARTES D’AFFAIRES J AVOCATS Tél.Main 4571.4571.J.-P.BELAIR AVOCAT — PROCUREUR CHAMBRE «tJ EDIFICE BANQUE D’EPARGNE 180, S.-JACQUES Murrm, rfa «o!r t St-Euatachx ter le trafic dans ie bas de la ville.L'étude de ce problème a dû être remise à la prochaine séance.M.Ainey, pour se rendre aux désirs des citoyens de la partie est, a proposé que la Compagnie fasse circuler plusieurs de ses voitures du nord-ouest au sud-est de ta ville jusqu’à la rue du Havre.C’est, en somme, demander un circuit semblable à celui que parcourent les voitures Saint-Denis-Windsor.Cette question a cependant été laissée en suspens, en attendant que l’ingénieur MacLeod indique te nombre approximatif des personnes qui voyagent du nord à Test.Cet ingénieur de la ville a soumis au bureau un substantiel rapport, préparé de concert avec les inspecteurs municipaux, dans lequel il fait connaître ta durée du service sur tes différents circuits de la ville ainsi que les améliorations qu’ils pourraient subir.M.Villeneuve a également proposé que la compagnie soit obligée A VENDRE A VENDRE — Terrain, 140 x 48, Ave Préfontaine, Montréal-Sud, $400.S'adresser, le soir, 411 Saint-Denis.DIVERS ARGENT A PRETER J’AI A PRIÎTF.R fl.000.$1,500 0 $50,000 et pins, première hypothègve, propriétés à Montreal.Aussi prêts aux fabriques.Conditions avantageuses.Notaire Cebeau, 120 me Saint-Jacques.Main 6615.___ REPARATIONS de meaLles de teas genres, rembourrés avec soin, matelas faits, remis à neuf, plumes désinfectées.Charles Turcot, /07, rue Lafontaine.Tél.Est 5896.entier postal 350, — Adresse i: ^graphique, “Nohac.Montréal".Tél.Main 1250-1351.Codes : Llebers.West.Un.C.H.CAKAN, C.R.AVOCAT ET PROmtEUR Edifice Trangpuriation — liuo Liaint-Jacqu©» LO REM ZÔC AM! R AND AVOCAT.Chambre 12 97 rue S.-JAÔUUÜl» Edifice Banque d’Hochelaga ____^Tèl.Mnjn 1422 RENE CHENEVERT AVOCAT 222 Saint-Jacques Main 4019 GEOFFRION, GEOfFRION et CUSSON | AVOCATS.ETC.1 , 97.RUE SAINT-JACQUES Edifice de la Banque d'ÎIocbelaara.Victor Geoffrion, C.H.Aimé Geoffrion, C.R.Vicor Cusson, C.R.Phone Main 1>.LAMOTHE.GADBOIS et MANTEL, avocats, éditice Banque de Québec, 11, place d'Armes, Montréal.Téléphone Main 3215.J.-C.i.amothe, LL.D., C.R., Emilien Gadbois, LLX,,, i.-Maréehal Nanteb B.C.L.NOTAIRES de ! Tit donner des passes à tous les commis saires, échevins et chefs de départe SERRURIER Découpage de clefs Yales Corbin, clefs ordinaires, réparations de gra-phophone, d’armes à feu, parapluies, limage, aiguisage.283 Dorchester, angle Si-Denis.Travail ga-nti.meivts, pour ses langues.” faire taire les mauvai- A LA MARTIN Au commencement de la séance, M.Ainey provoqua l’hilarité générale du bureau en lui donnant la lec-t ire d’une lettre qu’un citoyen venait de lui adresser."Je vous conseille, disait ce dernier, de ne pas agir à la Martin, mais plutôt d’étudier La question du tramway en homme d’affaires.” Avant de reprendre l’étude du règlement 210, l’ingénieur du Nord Canadien soumet au bureau un vaste plan indiquant Tempi a cerne ni mi la compagnie a L intention de construire sa gare et le tracé des voies qu’elle se voit obligée de faire traverser la rue Dorchester.La compagnie demande tout naturellement si Toiii pourrait, pendant nui certain laps de temps, arrêter le service des tramways entre les rue's Guy et Université pour lui permettre d'accomplir scs travaux.Cette requête a été référée, pour rapport urgent, à l’ingénieur en chef, à l’avocat en chef et à l'inspecteur des bâtises de la ville.POUR LES CITOYENS.L’étude du tramway est à peine reprise que M.Côté, propose que la compagnie obtienne de la commission du havre l’autorisation de prolonger ses voies jusqu'à l'embarcadère de J’ile Sainte-Hélène.Cette motion eist adoptée.M.Ainey soulève ensuite une question intéressante, concernant le service des tramways dam's Test de la ville.Il voudrait qu’un certain nombre de voitures de la compagnie partissent d’Outrcmomt, passassent par T avenue Mont-Royal, descendissent par La rue Saint-Denis pour tourner à la rue Sainte-Catherine, et gagner l’est jusqu'à la rue du Havre.Un grand nombre de marchands demandent cette amelioration depuis longtemps.—Si c’est seulement pour favoriser les marchands de l’est, remarque M.Villeneuve, je n'approuve pas ce projet.—Je demande cette amélioration, répond M.Ainey, pour les marchands et pour tous les citoyens.La discussion va s'envenimer lorsque M.MacLeod reçoit instruction de préparer un tableau indi-qiuiamt le nombre des voyageurs qui vont du nord à 'Test chaque jour sur les circuits avenue du Parc, St-Laurent.St-Denis et Amherst.loA DUREE DU SERVICE.Cet ingénieur soumet alors au bureau un horaire indiqua,nt qud est le service des tramways: lo aux heures régulières et 2o aux heures de presse et recommande de mettre en circulation, par heure, ta! nombre additionne,) de voilures sur les circuits suivants : Tel.Est 5526.P* ROY Cordonnerie ¦ mécanique 406 RUE SAINTE-CATHERINE EST Entre Saint-Hubert et Saint-Christophe Rassemblage et rapiéçage à la mécanique exécutés en un clin d’oeil.Appelez: Est 5526 et vos chaussures, prises à domicile, vous seront reportées remises è neuf.OEUFS & VOLAILLES” Pour quelques jours seulment, trois cents poules Livourne» blanches à $1.00 pièce, liTrées à votre station et à Montréal, dans les limites de livraison des compagnies d’express.Très beau trios de canards coureurs indiens, pékins, sauvages, domestiques, $7.50.Oies Toulouse et Embden.Jeunes coqs «lu mois de mai, Wyandotte blanc, Plymouth barrés et blancs, Livourne blanc et brun.Demandez notre catalogue illustré, 15 gravures, 15 sous par malle.LA FERME AVICOLE YAMASKA, Saint-Hyacinthe, Que.A.S.Comcau, propriétaire.A VENDRE — Os broyés pour volailles.— Gunn, Langlois et Cie, Limitée.105 i '.sw Saint-Paul Est.A VENDliÎÉ — CochetS du printemps, Leghorn, Plymouth Rock, Wyandott, Rhode Island, aussi poulettes de race.— Ferme Avicole Lan-, glois, Saint-Jérôme, Comté de Terre-bonne, P.Q.T.Paquette, gérant.WWâftM GUERIT -j' CONSTIPAT^ HABITUELLE lo 2o St-Denis - Pare Amherst.2 4 St-Denis-Windsor .2 0 Boulevard St-Denis .2 4 Amherst 7 8 Mont-Royal-Atwater .2 o Delorimier 2 Papineau 4 Frontenac 1- 4 2 Ontario 2 4 Ste-Catherine S Noire-Dame 5 Wcdling.on 3 8 Centre 2 Ce tableau sera transmis i i la corn- pagme.LE MOMENT PSYCHOLOGIQUE.M.Côté fait ensuite remarquer ipue Té tu de du règ ement 21(1 est pratiquement terminée t*; que le bureau en est arrivé au mentent psychologique, c’esTà-ilire à l'étude des taux de passage et du pourcentage que la ville doit recevoir de la compagnie.MAL Robert et Perron fond remarquer que la compagnie* ne peut pus faire des cohClititunis à la ville sans savoir tout ce qu’eille exigera.M.Côté déclare alors que In ville demandera rélargissement de la me Vitré afin qu’oiii y construise une voie double du carré Viger au carré Victoria.M.Ainey dit mie la compagnie devrait être appelée faire Tenlèvment de la neige à ses frais.Mais cette question est laissée en suspens.M.Vililcuteuve suggère, à son tour, que dans le nouveau contrat, on mette urne clause obligeant la compagnie à donner des billets de faveur aux commissaires, échevins et chefs de départements, afin qu’on ne puisse tes accuser d être vendus au tramway.A l’issue de la séance,' M.Ainey ayant demandé pour la ville le droit de réduire à néant le présent contrat cintre la ville et la compagnie au cas où celle-ci n’en .respecterait les ,conditions, M.Perron de lui dire: —Il n’y a pas un homme sensé qui consentirait à prêter de l’argent à la compagnie avec une telle clause ; c’est vouloir que la ville, partie à um contrat, en soit également le juge.Ajournement à jeudi après-midi.L’ALMANACH DE LA LANGUE FRANÇAISE USE NOTE DU ÜROIT I,e Droit, l’organe quotidien do nos frères de la province voisine, consacre au prochain Almanach de la langue française une note fort sympathique : VOTRE ALMANACH 1.a a ligue dies Droits du français vient d’annoncer que cette année encore (file publiera un Almanach de la langue française et qu'elle espère qu'ü recevra le même accueil cordial (tue celui de Tannée dernière.“ Nous sommes assurés que tous les Canadiens-français se feront un liduisir et un devoir de se procurer un exemplaire de cet almanach qui sera, comme celui de l’an dernier, des mieux faits.“ Non seulement on a le plaisir de lire de - articles intéressants dus à la plume de nos meilleurs écrivains canadiens-français, en achetant de ces almanachs mais on contribue en même temps à ia défense des droits du français au Canada ; ce irui n’est pus une oeuvre à négliger à l'heure actuelle ” L'Almanach de la langue française paraîtra d'ici quelques jours, mais on peut tout de su lie donner ses commandes au secrétariat de la ligue des droits du français, au Monument national, à Montréal.L’Ai-manaeh se vend quinze sous l'exemplaire, une piastre cinquante la douzaine, dix pbisères le cent soixante-quinze pi astres le mille plus les frais de port.Le tirage de l'Almanach a été fixé à vingt-cinq mille exemplaires.Plusieurs milliers ont déjà été retenus.i Alfred LABELLE avocat Main 7713, ch.53, édifice Duluth, rue^Notre-Dame et.Saint-Sulpice.MORGAN et LAVE R Y AVOCATS — PROCUREURS Suite 620.Edifice ïreneportation.120 S.-Jacqae«.Tél.Bell Main 2670.Câble.Eftdmor.E.A.D.Morgan.Saluste Lavery, B.C.L.M.Lavery a s»on bureau du noir : 1 St-Thomas, LomnieufL MAURICE DUGAsTlL.L.AVOCAT 30, RUE S.-JACQUES Hdsfdence : 2406 avénue du Parc.Rockland 2459.Burean : Résidence : Té!.Est «07 TéV S.-IW* 7K43 YVON LaMONTAGNE, B.A., LL.B.AVOCAT Spécialité ; Règlements de successions et de causes à Tamlnble EDIFICE DAN DURAND.CHAMBRE 35 angle Ste.-Catherine et S.-Denis, Montréal Bureau du soir : de 7M» à 8Mi P* m.~Wèodülè"rhëaumé^ C.R.ISO.RUE S.-JACQUES Tel.Main 4571 et 457*.Soit* 411.J.-ALEX.O’GLEMAN NOTAIRE 90 S.-JACQUES, MAIN 2653 Prêts sur propriété de ville et terre prèe Montréal ELZËARROY 0 4 NOTAIRE Fréta sur hypothèques.Achats de créan* tAtm.** autres.Département spécial pour ï Administration de Succearions et de propriétés; recouvrements (collections); jusu-/ances; placement de fonds; agence ixrur achat et vente de commerce établis ou autres Institutions.206-209, EDIFICE BANQUE DE QUEBEC No il Place d'Armee, MÜNTULAL.Tél Main 5762._ , DOCTEURS Dr N.BOUCHER 541, GRAND-TRONC Tel.: _ Victoria 1999.AUSSI.BUREAU, 1491, NOTRE-DAME OUEST.Tél.t «— Victoria i529.SPECIALITES — Maladies des femmes et jeunes Jd^es^obstétHerne».accouchements.TEL.S.-Louis 1685 Dr Tancrède BISS0NNETTE DES HOPITAUX DE NEW-YORK Consultations : 8 à 9 heures a.m., 1 à 3 heu» res p.m., € à 8 heures p.m.90i.,RAC*IKb EST.____MONTREAL.Dip]6me en hyjrlène publique — Heures ï 12 à 2 p.m., 6 à 8 p.m.TEL.S.-LOUIS 3275 Dr Jos.-N.Chaussé MEDECIN CHIRURGIEN Maladies de lu peau 708, PARC LAFONTAINE.MONTREAL Angle de la rue Marquette- LIQUIDATEURS Téléphone Bell Main 3285 ERNEST ST-AMOUR CURATEUR ET LIQUIDATEUR DB FAILLITES édifice Bujiyuc de Québec 11.PLACE D’ARMES, MONTREAL Chambres 513 et 514.Jour » Tél.Main >473.Soir i Tél.Est 1*9.OSCAR BEAUCHAMP CURATEUR.COMPTABLE ET LIQUIDATEUR EDIPICE -LA PRESSE”, SUITES 13-1$ rue^S.^JacQuei___ Montréal, Can.51 DIVERS Four Domicile : F«t 1369.ANATOLE VANTER, B.A.LL.B.AVOCJ T Tél.Main 213.— Bures u 63 97.rue S.-Jacques Résidence : 180 J< nnne-àf anee, Tél.Est ! 973.GUY VANIER, B.A.LL.L.AVOCAT 97, rue S.-Jacques.*— Bureau 76 Tél.Main fiCSS NOTAIRES TEL.S-LOUIS 504.A.-H.Barrette NOTAIRE 70, rue Rachel Est, Montréal Bélanger et Bélanger Notaires 30 RUE ST-JACQUES EDIFICE “TRUST & LOAN” Argent à prêter sur hypothèque à bonnes conditions, et achat de créances.Règlement de successions.Tél.Main 1859.EST 6734 - Docteur A.DESJARDINS Ancien Moniteur de DHôtel-Dieu de Paris.Maladie des YEUX, des OREILLES, du NEZ et de la GORGE, 523, Saint-Denis, (En face du carré Saint-Louis.Ru ARTHUR ROY SPECIALITE : ASTHME ET ECZEMA 427, S.-DENIS, MONTREAL Heures de bureau : 1(1 à 11 a.m., 2 à 4 p.m., 7 à 8 p.m.Téléphone Kst 2610, HERVÉ NADEAU CHIMISTE-ANALYSTE Mci5r,îr*® ^8-sciences de ^Université de Paris, ANALYSES commerciales, industrielles, médicales ou minérales Tel.Saint-Louis: 4060.932 rue Saint-Déni» GUERISON RADICALE Maladies nerveuses, épilepsie, danse de ot-Guy, hystérie, alcoolomanie par traitement rationnel.Dr ECGAR TTÎROEON.4X0A Parc Lafontaine Saint-Louis 7607 DENTISTES Dr NAP.DESJARDINS CHIRURGIEN-DENTISTE Attira foi* dm S.»Hanri BUREAU 1111, RUE SAINT-DENIS Pré» Haiie.Ann« Tél.S.-Louis 3943 AUTOMOBILISTES vo» pneus», vos lubrifiants et tous v«* acressoires I- r j,APPELEZ EST 687* tie d accessoire* d’aulomebile* Renaud stea L ¦lfl0IVavec *• Service Bat Ouvert 1.,oir Automobile Owners Accessory Go„ Limited Uptown 7476 28A victoria r»VAi.' *Pour l’automobile azoline, Huiles, Pneus, Àcc©iu»oirea «t Vulcanisation.AIR GRATIS AUTOS USAOKES usaBée1e’MtU^f“Uruu iJUUJ' aolle»er u.To auto revileles,,,!!' 1TCe que nous Posons en tin a„ Fniw } 110118 «'"‘“'tissmis pour TonTun !>os èc'ia- „.en f“>< ir«4sl, Me i r* 3025 COMPAGNIE CANADIENNE D'ADMINISTRATION Adm nistration Avances sur loyers ' Assurances 97 rue SAINT-JACQUES INCORPOREE Fabricants le cadres, moulures et miroirs.Importateurs d*imaiteries.clobes, *te.Maison canadienne et la seule dan» son (tenre h Montréal GROS ET DETAIL Boulvd St.-Laurent et 7, rue Clarke 58, VERSAILLES, V/DRICAIRE & BOULAIS, Limitée HANQmim» m-.RUE SAINT • JACQUES T KII*.4 IH > .N L.MAIN ©740 MONTHKaI.PHOVINCH DK QUERKC, District de Montréal, Cour Supérieure, No 141)00.— L’Alliance Nationale, corps | légalement conslitué, ayant sa prin-icipale place d’affaires en les cité et •listrict de Montréal, demanderesse, vs Thomas K.Thirlnwav, de Wall ISnnd (Angleterre), et Robert Blvth jGrcig, d’Edinburg (Ecosse), défen-(leurs, et Majoric Gagnon et al., rnis-rn-eause.Il esl ordonné aux défendeurs de ! romparaître dans le ruuU M&nKréal, il novembre lOtfl.J.R.A.TISON, ^ .DAp.-i>rotonotaire.DeLQRIMlER ET GODIN, Procureurs de Ja demanderesse. VOL.VIL —No 268 LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 15 NOVEMBRE 1916 3 « | i I « % U FRANCE LES ANGLAPS BALAIENT TOUT CONTINUANT LEUR VIGOUREUSE OFFENSIVE, LES TOMMIES S’EMPARENT DU VILLAGE FOR» TI FIE DE BE AU COU RT-SURANCRE.FAISANT PRES DE CINQ MILLE PRISONNIERS.Londres, 15.— Continuant leur avance sur la rive gauche l’An-¦cre, au nord de la Somme, les Anglais ont capturé le village fortifié tic Beaucourt-sur-Ancre, situé à environ un mille au nord-est de Beau-mont-iHaniel.Les prisonniers faits hier et la veille dépassent le chiffre de 5,000 et il en arrive continuellement d’autres.Tard, hier après-midi, les Tommies ont également fait aine avance à l’est de la butte de Warlencourt et ont atteint tous leurs objectifs.Au sud de la Somme, l’artillerie ennemie a violemment bombardé les positions des Français, dans la région de Pressoire et dans le secteur de Biaches et de la Maisonnette, et cea derniers ont vigourcu-sienient riposté.Dans l’Argonne, les Poilus ont occupé, a Four-de-Paris, un cratère formé par l’explosion d'une mine allemande.Dans la région de Verdun, il y a eu une canonnade intermittente, en particulier dans les environs de Douaumont et de Vaux.QUATRE JOURS DE BOMBARDEMENT AVANT L’ATTAQUE Paris, 15.—Quatre jours de bombardement intense ont préréa* l’attaque actuelle des Anglais, et l’offensive s’est déclenchée au milieu d’un épais brouillard, dit le correspondant de la Liberté au front.Les Tommies, dit-il, n’ont pas tiré d’abord un seul coup de feu, et les ennemis ne se sont aperçus de leur présence que lorsqu'ils furent sur eux.Après avoir rampé jusqu'à une •distance de quelques verges des tranchées teutonnes, les Tommies se> sont levés et ont chargé en poussant de bruyants hourras.Un officier français qui était présent déclare qu’il a été étonné de la progression des troupes anglaises.Au village de Saint-Divion, où la lutte a été particulièrement vive, les Tommies ont chargé 10 fois, et au dire du correspondant de la Liberté, un bataillon ennemi en entier a déposé les armes ainsi que son commandant.Les Tommies ont fait une avance sur une profondeur moyenne de 1,000 à 1,200 verges.-®- AUSTRALIE ON REPLATRE LE MINISTERE CHANGEMENTS NECESSITES PAR LES MANOEUVRES DU PARTI OUVRIER.Londres, 14.— Une dépêche de l’agence Reuter de Melbourne, Australie, dit qu’à la suite des manoeuvres du parti ouvrier qui a tenté de renverser ie parti de Hughes, le premier ministre a été forcé d’an-porter des changements à son ministère, afin de pouvoir gouverner jusqu’aux prochaines élections générales.Le nouveau ministère comprend M.Hughes, preihicr ministre et procureur général; G.F.Pearce, ministre de la Défense nationale; J.A.Jensen, ministre de la Marine, et M.Poylon, trésorier.Le parti ouvrier est représenté par 19 sénateurs et 24 membres de la Chambre des communes.Au nombre de ces représentants, se trouvent MM.Ü.Mally et H.Mahon, qui ont démissionné du ministère Hughes, pour former un nouveau parti ouvrier, avec Charles McDonald, l’orateur de la Chambre, comme chef.Il y a maintenant trois partrs dans ia Chambre des communes, et aucun d’eux ne peut gouverner seul.Les difficultés ouvrières augmentent, 30,000 hommes étant sans travail, à la suite de la grève de charbon, el cent navires ont été arrêtés.Les ventes de laine ne se font pas à cause du manque de transport.HORS DE COMBAT Ottawa, 15.—Sur les deux listes des hors de combat, pub'iras hier soir, et qui contiennent^ 143 noms, apparaissent ceux de neuf soldats de Montréal et de cinq ou>’rr de nationalité canad ien ne-française : Tués :—C.A.Donovan, 371.rue 'Roy, Montréal ; J.B.Riendeau.SÎ-Rémi, P.Q.Morts de leurs blessures :—Lome LuittrelJ, 50.rue Rivard, Montréal ; caporal Jean Tourangeau, Ottawa.Blessés et retournés au front :— (Rosario Lafontaine, 157, rue Frontenac, Montréal ; J.Potvin.121, rue Darling, Montréal.Bflessés :— Sergent-major John Ocplcdge, 9, avenue Donat, Montréal ; T.R.McLagan, 429.avenue Argyle, Montréal ; John Spankie, 29, rue Coleraine, Montréal ; Albert Chassay, 395 avenue Lasalle Montréal ; .1.M.Wylie, 2114, rue Cartier, Montréal ; Joseph Lacroix, Montebello.P, Q.MONTRÉAL-SHER- BROOKE-LENNOXVÏLLE AMELIORATION DANS LE SERVICE DES TRAINS Une innovation dans le service des trains, sur la ligne Montréal-Sberbrooke-Lennoxville, a été inaugurée par le chemiif de fer du Pacifique Canadien, et sera appréciée par le public voyageur.Un wagon-salon est attaché au train 202 qui part tous les jours de Montréal à 8.25 a.m., et, au retour, nu train 203 qui part de Lennoxvil-le à 3.00 p.m., et de Sherbrooke, à 3.10 p.m., tous les jours, sauf le dimanche.Le dimanche, ce wagon-salon sera attaché au train 205 partant de Sherbrooke seulement à 6.25 p.m.(rcc.) ETATS-UNIS WASHINGTON A ^OEUVRE LE CHARGE D'AFFAIRES AMERICAIN A BERLIN REÇOIT L’ORDRE DE S’OCCUPER DE LA DE-PORT AT ION DES BELGES AVEC LE CHANCELIER ALLEMAND — UN EFFET MALHEUREUX SUR LES NEUTRES.Washington, 15.— La déportation de civils belges en Allemagne poulies travaux forcés, a atteint de telles proportions que le chargé d’affaires américain à Berlin, M.Grew, a reçu instruction du département d’Etat de s’occuper personnellement de cêtle affaire avec le chancelier Von Beth-mann Hollweg.Le chargé d’affaires a reçu instruction de dire que de telles déportations ne pouvaient avoir qu’un effet très malheureux sur l’opinion des neutres, particulièrement les Etats-Unis qui ont tant à coeur le bien-être de la population civile bel- ° t* O4- * On a appris aujourd’hui que ces instructions étaient données à la suite d’un long rapport du chargé d’aî-faires Grew dans lequel il déclare qu’il a discuté la situation, mais pas formellement ou officiel lenient avec le sous-secrétaire des Affaires étrangères Zimmerman.Ce dernier admet qu'on a arlhpté une politique définitive pour foncer les Belges à travailler dans le cas où ils ne le voudraient pas volontairement, parce que le nombre de ceux qui ont refusé de travailler est si-grand que la charité publique est devenue insuffisante.On considère jci que ces déportations sont non simplement une viola, lion de la 'loi internationale mais sont à un certain point, une violation des assurances que ^Allemagne a fuites à l’ambassadeur Gérard au mois de juin dernier bien, qu'elles relatassent que la déportation des 20,000 femmes ej filles françaises de Lille, Roubaix et Tourcoing était due à ]a situation belge.Lorsque M.Gerard est allé rie proportion des catholkju.es canadiens-fran-çais du (juarlicr.Un trait caracté i‘tique de la pa roi.vse de la Nalivilc, c'e'it le nombre remarquable d’enfants.Près de t rois mi Me enfants fréquentent les écoles, et p.’ws de quatre mille n'ont pas encore atteint l’âge de discrétion ; celle population de sept mille enfants, près de la moitié de la population çaikoiique, met en vedette les moeurs encore patriarcales des Canadien s-français, que les coutumes ;iméricaines cl proles-lamtes ri'ont pas su séduire.A Thon-neurd'afficher sans respect humain une feu intègre, nos Canadiens ajoutent celui de fonder des foyers aux nombreux enfants, gage assuré de la mission providentielle que la Providence leur a prédestinée.Le tableau comparatif suivant expliqué la situation Population catholique té canadienne- 1915 1916 française Families canadien- 12,570 1 1,900 nes-françaiscs .2.517 2.720 Communiants.10 5.30 Non-communiants.Fréquentation sco- 1,320 Jaire Instil u dons d’édu- 2,20(1 2,700 cation In.sti.ut'ions de rha- 4 51 ri té 1 i Au nombre des oeuvres parois-siak‘sv les institutions qui s'intéressant à l'éducation dos enfants occupent le premier plan.Cinq écoles paroissiales se partagent les 2,7(10 enfants, (pii reçoivent les bienfaits de l’instruction chrétienne.Les Frè-ms de Sainte-Croix dirigent l'Académie Saint-Joseph, qui abrite 950 élèves ; les jeunes filles fréquentent les trois écoles, Saint-Joseph, de la N tivilé et Laurier, confiées aux lllt.Soeurs des Saints Noms de Jésus et de Marie ; l’école Laurier, établie au nord de la paroisse, reçoit aussi près de 300 garçons.I)e-iniis le mois de septembre, les HH.Soeurs de la Providence ont institué un jardin de l’enfance, au bénéfice des jeunes enfants, auxquels ailes procurent une instruction qui les prépare avec avantage aux classes supérieures.Les orphelins et les vieillards, déshérités de la fortune, reçoivent an accueil chaleureux et un asile approprié à l’Hospice Bourget, que es dévouées religieuses de ta Pro-udtrace ont fonde en 180».A l'heu-l'c actuelle, l'hospice abrite 70 orphelins et 25'vieillards des deux .exes.En outre, les Soeurs fournissent au: pauvres des vêtements et des provisions durant la saison rigoureuse.M.l’abbé Hernias Langevin, frè-:e du regretté Mgr Adélard Lange-vin, O.M.L, de sainte mémoire, exerce les fondions de premier pas-leur, depuis onze ans, assisté de cinq prêtres vicaires.Animé du même esprit apostolique qui illustra la carrière de son frère, M.Langevin a transformé ses ouailles eu un groupe paroissial du meilleur esprit, conscient de scs devoirs et respectueux de l'autorité établie.C.E.PARROT.COMMISSION SCOLAIRE UNE ÉCOLE MAL SISE ON DEMANDE LA DISP A HEIT ON DE L’ECOLE SAINT-JACQUES OU TOUT ENSEIGNEMENT EST DEVENU IMPOSSIBLE A CAUSE DU BRUIT DES TRAMWAYS ET DES VOITURES.Devant les membres de la commission scolaire de Montréal, réunis en assemblée régulière hier après-midi, une délégation de citoyens de Saint-Jacques conduite par M.le curé Gauthier et MM.Le blanc et Mackay, a so uni is une requête sollicitant la construction de deux écoles dans la paroisse Saint-Jacques.une pour les fillettes à l’ouest de la paroisse, et une autre pour Les garçons au sud.M.le curé Gauthier a fait remarquer que les enfants demeurant à l’ouest de lu rue Saint-Denis et au sud de la rue Sherbrooke sont trop éloignés des écoles et spécialement les petites filles de 7 à 12 ans, qui doivent se rendre jusqu’à la rue Saint-Hubert, exposées à tous ’es accidents de la rue, très fréquents dans ce centre commercial de Montréal.Quant aux garçons, il est reconnu que d'enseignement est devenu impossible à l’école Saint-Jacques, située à l'angle des rues Saint-Denis et Sainte-Catherine, à cause du bruit Incessant des tramways et des voitures.I! s’agirait de transporter l’école plus au sud dans une rue moins encombrée.M.le juge Lafontaine fit remarquer qu'on a beaucoup négligé le vieux Montréal sous le rapport; des écoles et qu’aujourd’hui la position est devenue intolérable; il faudrait songer à y remédier.Mgr Roy promet d’apporter toute son énergie aux projets des citoyens de Saint-Jacques.La question des écoles de Maisonneuve est revenue devant le comité des travaux.La commission scolaire de Maison neuve avait, il y a déjà quelque temps, donné ordre à M.G.A.Reeves de préparer des plans relativement à la construction de ce)s écoles qui devaient reinjllaeer celle détruite par l’incendie.Les plans furent faits et la .surveillance accordée à M.Arsène Choquette avec une commission de 7 1-2 pour cent sur le coût total de la construction, ce qui devait lui faire environ un montant de $-!(),(MK) dans un an de travail, l’esliuné de i'architecte étant de $600,600 environ pour les deux écoles.Les citoyens de Maisonneuve trouvèrent cela beaucoup trop dispendieux et ils prirent un bref d’injonction contre la commission scolaire de Maisonneuve.Ils gagnèrent leur point devant tes tribunaux et maintenant ta construction des écoles est arrêtée.M.Choquette et les fournisseurs de matériaux pour ces es ont maintenant [iris des pro-[ures pour recouvrer l'argent qidlis perdent par cette injonction.Los membres de la commission veulent opérer une entente entre les intéressés ; ils ont prié M.G.A.Reeves de faire das modifications à ses plans afin de réduire le coût dos écoles à un estimé normal entre $150,006 et $200,000.Et M.Oho-quetie a également consenti à une diminution de ses honoraires.Lorsque les nouveaux plans seront prêts, les travaux de construction de deux écoles reprendront.Les commissaires ont finalement décidé les différentes réclamations, conteimieis du comité des finances, (t entre autres cellos des banques qui ont prêté aux commissions scolaires sur billet promisisoire.Cotte décision souleva une vive discussion de la part du commissaire La-rivière qui demanda une enquête au sujet des causes de ces reclamations.On discuta alors le rapport clause par clause ; Mgr Roy fit remarquer l'inutilité de s’opposer à de le!s paiements car la tcgislail à 'pa LE TRAMWAY LE MOMENT PALPITANT ! PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES Position permanente importante ” On demande, pour une position importante, dans une institution finan-LA COMPAGNIE N’ENTEND FIXER cière, un homme de bonne bonne , „ , , ,,,, éducation, âgé d’environ 22 à 35 ans, LL POURCENTAGE DE LA V/L-jayant Je l’expérience dans les affai- r i,' niiu t rkiKniiR ('t?! i /r t'i t ni' généralement, et désireux de se LL QUE LORSQUE CELLE-CI LU^ ^^ awnjr_ j’îon s,alairei Tnntile éciili cédlii 1 .iements car ta legislature forcerait les commissaires à'payer ccs réclamations ; le rapport fut adopté.Sur recommandation du directeur général des écoles.Le salaire de quatorze professeurs mariés a été porté de $700 à $800, à cause du coût élevé de la vie.L’entrepreneur de l'école du Sacré-Coeur, M.Laurier, a demandé aux commissaires L’autorisation de substituer le granit de Stainslead à celui de Mégantic, contrairement aux spécifications dut contrat, à cause de certaines difficultés que la compagnie de Méganlic offre maintenant à livrer son granit aux conditions premières.La qualité des deux granits est la même et les architectes approuvent ce changeibent.Les commissaires se sont rendus à sa demande.Traitez la question de l’habitation intelligemment.Considérez s’il n’est pus bien préférable d’acheter que ^ de payer un loyer, alors que le coût est à peu près le même dans un cas comme dans l’autre.Payer un loyer c’est payer le tribut.Ceux qui achètent dans les conditions de paiement bien faciles que nous offrons, se servent de l’argent du loyer pour payer le prix de leurs maisons n eux.Nos prix et nos conditions sont extrêmement avantageux.Profitez-en en conséquence.Consultez-nous ou bien laissez-nous vous envoyer gratuitement nos brochures qui vous décriront nos faubourgs modernes, que desservent des lignes de communication rapide, le long des bords du lac, à Dixie, Dor.val, Strathmore, Valois et Lakeside.MARCIL TRUST COMPANY 1,0 S.-JACQCF* main aroi.S2f m n n Pt.Actif, plu, de 14,000,000 PARTISANS DE LA CONSCRIPTION LES PRESBYTERIENS DE MONTREAL RECLAMENT LE SERVICE OBLIGATOIRE.A rassemblée des presbytériens, qui a eu lieu hier après-midi, les ministres ont tous appuyé fortement sur la question de la conscription.Dans une resolution, qui a été adoptée presque à Tunanimité iis ont demandé au gouvernement d’agir promptement, afin que les 500,-000 hommes qu’il a promis soient mis sur pied aussi tôt que possible Attendu, disent-ils, que cette guerre gigantesque qui se livre sur trois continents n’est ni plus ni moins qu’une lutte à mort pour la ''énio-cratie et la liberté, il importe que, si nous ne pouvons réaliser le nombre des soldats nécessaires, la conscription soit mise en vigueur.Ils ont aussi demandé au gouvernement que les enfants au-dessous de 18 ans ne soient pas envoyés au front.JOLI EUCHRE Ce soir, dans le soubassement de l’église Saint-Edouard, angle Saint-Denis et Beaubien, les dames de la succursale Dollard des Ormeaux, des Artisans canadicns-français donneront un joli euchre.La partie commencera à 8 heures et demie précises.Magnifiques prix.Goûter et vestiaire gratuits.AURA FAIT CONNAITRE LES OBLIGATIONS QU ELLE VEUT LUI IMPOSER.L’étude du Règlement 210 est pratiquement terminée.Il ne reste plus à discuter que la question des taux de pasage et de pourcentage.M.Côté a demandé hier après-midi à la Compagnie ce qu’elle entendait faire.Inutile de faire application si on n’est pas absolument qualifié.La connaissance parfaite du français et de Tanglais est nécessaire.Boite P.O.3386.STENOGRAPHE diplômé demandé pour enseigner quelques heures, le jour, chez M.Pariseuu, rue Saint-Denis, 80, (bureau 11).POSITION DEMANDEE ___ EMPLOI DEMANDE.— Personne Mais on lui a répondu qu’elle atten-; compétente demande emploi dans un dait de connaître les obligations que! presbytère; bonnes références.Ecri-ia ville veut lui imposer avant de re à casier L.J.18, “Le Devoir”, prendre une décision.M.Côté a ________A LOUER A LOUER — 411 Saint-Denis.— Grande et petite chambres.Bain, électricité, téléphone.Messieurs seulement.alors profité de la circonstance pour déclarer que la vifle demandera certainement l’élargissement de la me Vitré à partir du carré Viger jusqu’au carré Victoria; elle considère comme très importante cette entreprise gigantesque si Ton veut faciliter le trafic dans le bas de la ville.L’étude de ce problème a dû être] remise à la prochaine séance.M.Ainey, pour se rendre aux désirs des citoyens de la partie est, a proposé que la Compagnie fasse circuler plusieurs de ses voitures du nord-ouest au sud-est de la ville jusqu’à la rue du Havre.C’est, en somme, demander un circuit semblable à celui que parcourent les voilures Saint-Denis-Windsor.Cette question a cependant été laissée en suspens, en attendant que l’ingénieur Mac-Leod indique le nombre approximatif des personnes qui voyagent du nord à Test.Cet ingénieur de la ville a soumis au bureau un substantiel rapport, préparé de concert avec les inspecteurs municipaux, dans lequel il fait connaître la durée du service sur les Découpa# différents circuits de la ville ainsi ««« ordinaires, réparations de gra-que les améliorations qu’ils pour- phophone, d’armes à feu, para- .• • rx nine 1 » rvi o rt n.! «r*, î i- n rrn *)xQ I AVENDRE A VENDRE — Terrain, 140 x 48, Ave Préfontaine, Montréal-Sud, $400.S'adresser, le soir, 411 Saint-Denis.DIVERS ARGENT A PRETER J’AI A PRIÏTKR $1,000.$1,500 à $50,000 et Plus, première hypothèq’.e, propriétés à Montreal.Aussi prêts aux fabriques.Conditions avantageuses.Notaire Lefceau, 120 rue Saint-Jacques.Main 6615._ REPARATIONS de meuLles de teas genres, rembourrés avec soin, matelas faits, remis à neuf, plumes désinfectées.Charles Turcot, /07, rue Lafontaine.Tél.Es! 5896.SERRURIER Découpage de clefs Yales Corbin, raient subir.M.Villeneuve a également proposé que la compagnie soit obligée de donner des passes à tous les commissaires, échevins et chefs de départements, “pour faire taire les mauvaises langues.” A LA MARTIN Au commencement de la séance, M.Ainey provoqua l’hilarité générale du bureau en lui donnant la iec-t ire d’une lettre qu’un citoyen venait de lui adresser.“Je vous conseille, disait ce dernier, de ne pas agir à la Martin, mais plutôt d’étudier la question du tramway en homme d’affaires.” Avant de reprendre l’étude du règlement 210.l'ingénieur du Nord Canadien soumet au bureau un vaste plan indiquant remplacement où la compagnie a Tintent!oq de construire sa gare et le tracé des voies qu’elle se voit obligée de faire traverser la rue Dorchester.La compagnie demande lout naturellement si Ton pourrait, pendant mn certain laps de temps, arrêtesr le service des tramways entre les rues Guy et Université pour lui permettre d'accomplir ses travaux.Cette requête a été référée, pour rapport urgent, à T ingénieur en chef, à Tavocat en chef et à T inspecteur des bâtises de la ville.POUR LES CITOYENS.L’étude du tramway est à peine reprise que M.Côté propose que la compagnie obtienne de la commission du havre ^autorisation de prolonger scs voies jusqu’à l’embarcadère de Tile Sainte-Hélène.Cette motion est adoptée.M.Ainey soulève ensuite une question intéressante, concernant le service des tramways dam's Tost de la ville.Il voudrait qu’un certain nombre de voitures de la compagnie partissent d'Outremomt, passassent par l’avenue Mont-Royal, descendissent par la rue Saint-Denis pour tourner à ta rue Sainte-Catherine, et gagner Test jusqu'à la rue du Havre.Un grand nombre de marchands, demandent cotte amélioration depuis loinfjtcmps.—Si c’ust seulement pour favoriser les marchands de Test, remarque M.Villeneuve, je n’approuve pas ce projet.—Je dctuainde cette amélioration, répond M.Ainey, pour les marchands et pour tous les citoyens.La discussion va s’envenimer lors (pie M.MacLeod reçoit instruction de préparer un tableau indi-quiamt le nombre des voyageurs qui vont du mord à d’est chaque jour sur les circuits avenue du Parc, St-I.aurent, St-Denis et Amherst.IA DUREE DU SERVICE.Cet ingénieur soumet alors au bureau un horn ire indiqua,nt (jud est le service des tramways: lo aux heures régulières et 2o aux heures de presse et recommande de mettre en circulation, par heure, tel nombre additioninel de voitures sur les circuits suivants : lo 2o St-Denis - Pare Amherst.2 4 St-Denis-Windsor .2 2 Boulevard St-Denis .2 l Amherst.7 8 Mo n t-Roy a OAt water .2 2 Dolor imier.2 Papineau.4 Ernnle,nac.U4 2 Ontario.2 4 Ste-Catherine.8 Notre-Dame .5 Walling.on .3 8 Centre.2 Ce tableau sera transmis à la compagnie.LE MOMENT PSYCHOLOGIQUE.M.Côté fait ensuite remarquer que iTétude du règement 210 est pratiquement terminée et que le bureau en est arrivé au moment psychologique, c'est-à-dire à lé tilde des taux de passage et du pourcentage que ta ville doit recevoir de la compagnie.MM.Robert et Perron font remarquer que la compngnia ne peut pus faire des cou dit i,,m à la ville sans savoir tout ce qu'elle exigera.M.Côté déclare alors que la ville demandera J’élargissement de In me Vitré afin qu’on y coostruiise une voie double du carré Viger au carré Victoria.M.Ainey dit que la compagnie devrait être appelée à pluies, limage, aiguisage, 283 Dor-ehester, angle St-Denis.Travail ga-ranti.Tel.Est 5526.fT ROY Cordonnerie *“’• I mécanique 406 RUE SAINTE-CATHERINE EST Entre Saint-Hubert et Saint-Chriatophe Rassemblage et rapiéçage à la mécanique exécutés en un clin d’oeil.Appelez: Est 5526 et vos chaussures, prises à domicile, vous seront reportées remises à neuf.OEUFS & VOLAILLES^ Pour quelques jours seulment, trois cents poules Livournes blanches n $1.00 pièce, livrées à votre station et à Montréal, dans les limites de livraison des compagnies d’express.Très beau trios de canards coureurs indiens, pékins, sauvages, domestiques, 17.50.Oies Toulouse et Embdcn.Jeunes coqs du mois de mai, Wyandotte blanc, Plymouth barrés et blancs, Livourne blanc et brun.Demandez notre catalogue illustré, 15 gravures, 15 sous par malle.LA FERME AVICOLE YAMASKA, Saint-Hyacinthe, 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ville, partie à un contrat, en soit égaüemcml le juge.Ajournement à jeudi après-midi.L’ALMANACH DE LA LANGUE FRANÇAISE r\!: note du ihroit Le Droll, l’organe quotidien de nos frères de ta province voisine, consacre au prochain Almanach de la langue française une note fort sympathique : “ VOTRE ALMANACH La ligue dies Droits du français vient d’annoncer que cette année encore die publiera un Almanach de la langue française et qu’elle espère qu’il recevra le même accueil cordial que celui de Tannée dernière.“ Nous sommes assurés que tous les Canadiens-français se feront un plaisir et un devoir de se procurer un exemplaire de cet almanach qui sera, comme celui de l’an dernier, des mieux fails, “ Non seulement on a le nlaisir de lire do- articles intéressants dus à lu plume de nos meilleurs écrivains canadicns-français, en achetant de ces almanachs mais on contribue en môme temps à la défense des droits du français au Canada ; ce qui n’est pas une oeuvre à négliger à l’heure actuelle ” L’AJmanuch de la langue fnm-çnise paraîtra d’ici quelques jours, mais on peut tout de suite donner ses commandes au secrétariat de la ligue des droits du français, au Monument national, à Montréal.L’Ai-manach se vend quinze sous l’exemplaire, une piastre cinquante In douzaine, dix piastres ie cent, soixante-quinze piastres le mille plus les frais de port, ‘Le tirage de T Almanach a été fixé à vingt-cinq mille exemplaires.Plusieurs milliers ont déjà été retenus.i C CARTES PROFESSIONNELLES ET CARTES D’AFFAIRES] *-• ~ -ir—iraiiiyii i i r AVOCATS Til.Main 4S71, 4ST*.J.-P.BELAIR AVOCAT — PROCUREUR CHAMBRE «n EDIFICE BANQUE D'EPARGNE 180.S.-JACQUES .Bureau dn «olr i St-Eustachr GUERI T > CONSTIPATfQft HABITUELLE Cmier postal 356.— Adrcst U ^graphique, “Nshac.Montréal”.Tél.Main 1256-1251.Codes : Llébenu West.Un.C.H.CAKAN.C.R.AVOCAT ET PTOrrPFXTK Edifice Transportation — Rue tiaint-Jacqua» LO R E N Z Ô C AIV! ! R A N D AVOCAT.Chambre 12 87 rue S.-JAc-ttURli Edifice Banque d’Hocheluga Tél.Main 1422________ RENE CHENEVERT AVOCAT 222^Saint-Jacques GEOFFRION, GEOFFRICN et CUSSON AVOCATS.ETC.97.RUE SAINT-JACQUES Edifice de la Banque d'HochoIasr*.Victor ücoi'frion, C.H.Aimé Geol'frion, C.R.Vicor Cusson.C.U.Phene Main 1*.LAMOTHE.GADB0IS et NANTEL.avocats, édifice Banque de Québec, 11, place d Armes, Montréal.Telephone Main 3215.J.-C, Lamothe, LL.D., C.R., Emilien Gadbois, LLJL., J.- Maréchal NanteL B.C.L.___ AlfrÊTlâBELLE AVOCAT Main 7713, ch.53, édifice Duluth, rue Notre-Dame et Saint-Suîpice.M O RG A N et L AVE RY AVOCATS — PROCUREURS Suite £20.Edifice Transportation.120 S.-J acquêt.Tél.Bell Main 2670.Câbîe, Eadmor.E.A.D.Morgan.Saluste La very, B.C.L.M.La very a son bureau 482 489 477 477 525 477 vicloire.Kid Watson et Arthur Giroux fourniront une semi-finale très Intéressante.Ces deux boxeurs ambitionnent “une décision” et mèneront rapidement la danse.Le nro gramme mixte de ce •soir donc le déplacement de sportsmen locaux au Parc, vaudra tous les Sohmer.attitude américaine dans la guerre.Il se déclare aussi en faveur d’une ligue pour le maintien de la paix entre les nations.852 840 752 2445 Gauthier gagne 2 parties.Wagner .Donafrio .Dutrizal .Beaudry , Holstein .Totaux., St-Pierre .Fortier.Jodnin., Hughes .Guaranyter Totaux, , Canadien Tipperary .128 192 95 .99 175 115 .149 164 128 .• 179 177 171 ¦ .155 128 138 A LA PISTE UN APPEL AUX BELGES TOUS CEUrAFTES AU SERVICE MILITAIRE DOIVENT S’ENROLER.Notre marché officiel des valeurs mobilières n’a guère changé de figure, depuis hier matin.Sa tenue est demeurée à peu près la même et Tir-régularité de la matinée d’aujourd’hui n’est que le prolongement des courants similaires d’hier.Quelques valeurs parmi les plus marquantes ont débuté en plus-value, mais ont dû rétrograder par la suite.Le Steel of Canada s’est constitué valeur d’avant-scène, sans pour cela être très actif, le marché étant, dans son ensemble, plutôt languissant.Le Steel a fait 77, 78, puis 77 et demi à midi, soit un gain d’un point par rapport à la clôture antérieure.L’iron, an second plan, ouvre par une avance d’un point, mais revient finalement à son niveau précédent, à savoir 74, pendant que le Scolia accomplit la même évolution, terminant à 145.Par ailleurs, le Smelters change de mains à raison de 38% (ex-droits 3% ) ; le Dom.Bridge continue d'être modérément absorbé à 2U8; le Can.Cernent avance à 71; le Mont.Cotions marque 58; VOgilvie se traite à 145; le Dom.Textile trouve preneur à 88; YAmes-Holden s’inscrit à 23 e Tuckett cote 23 et demi; 10 parts de B.C.Canners s’absorbent à 20; le Can.Cottons est à 63; le Penmans onte à 74% liex-dividende).Mais toutes les avances réalisées par les valeurs susmentionnées pâlissent devant les progrès de f action Wayagamuck, qui, sur un nombre restreint d'échanges, de 107 (pour un lot de 10 parts) à 110, pour se ra mener finalement à des cours voisins de 108.Le Riordon Paper fléchit un peu, à 146, tandis que le Spanish River fait 21 et demi, que te Price Bros, est à 130.Le Civic Power marque 82% (exdividende), et te C.Gen.Electric s’élève à 122.Le Detroit Railway baisse à 117 % (ex-dividende 1 % % ) ; le Quebec Railway se maintient à 41 ; le Brazilian se négocie à 48 (ex-dividende), et l’action hors cote Tram.Power se vend 39.LES BOURSES ÉTRANGÈRES LES BA/SSIERS MANOEUVRENT AVEC OBSTINATION, A WALL STRIEET, LES CHEMINS DE FER PATISSENT DAVANTAGE.DE BOWIE 115 399 411 527 416 Bowie, 15.—Voici te résultat des courses d’hier, à Bowie : lore course, à réclamer, 5 1-2 furlongs : 115, McAitee, 8106.00,.¦M8.10, $ll.oO ; 2.Meelogcne 112, McDermott, 812.30, 85.50 ; 3 GheL sea 107, Brown, 815,70.Temps, l.hf i-o.il a u Columbia Water Wings .710 836 647 2193 Canadien .112 205 133 450 .159 156 144 459 .182 135 162 475 .201 147 178 526 • .181 160 151 192 .835 799 707 gagne 2 parties.>402 POSITION DES CLUBS Section Ouest (i M.A.A.A.Cubs .M.A.A.A.Stars .Strachan .R.R.Y.M.C.A.Montréal Ouest Y.M.H.A.W.Y.M.C.A.Payne’s Cubs .Lvnox .C.Y.M.C.A.9 8 8 7 7 6 5 4 4 .789 732 804-M.A A.A.180 112 151 .190 187 187-.1S2 163 170-.110 205 177-.153 138 171- -2325 173 • 564 - 515 - 522 462 -2536 489 520 584 163 519 Laurier ., Siècle.J.IL Gauthier Payne’s.La Royale .Tippe'ary .Canadien .Section Est G.V.PC.3 .756 4 .667 4 .667 5 .583 5 .583 6 .500 ! 7 .417 i 8 .333 8 .333 ; Ht .107 P.p.r.3 .667] 3 .667 3 .667 i 5 .563 ; 7 .417 6 .333 ! 9 .250 ASSEMBLÉE GENERALE Totaux.Henderson Lester .Walter .Jones .Bogert .Totaux.840 91 820—2575 C.Y.M.C.A.126 141 .153 .120 .133 .156 181—448 194 125—472 147 181—4 143 152—428 134 173—463 388 759 812 2259 Strachan gagne 3 parties.Douglas Grose .Scott .Clark .Milter .Montréal Ouest., .174 177 .139 156 .173 206 .200 170 , .177 201 181—532 125—120 142—521 151—521 162—542 .863 913 761 2567 Y.M.H.0 A., .159 139 171—469 .177 133 125—453 .173 161 138—472 .110 140 199—149 S.Hesch .133 140 116—399 Totaux.E'iasoph .Shatz .«esc h .Sourkes Totaux.752 722 749 2234 Montréal Ouest gagne 3 parties.Marchand Sl-Louts .Délorme .SECTION EST.La Royale.142 133 154 160 143—445 241 212—586 160 173—487 ( Ions tes membres de l’Association Prince-Albert A.A.voudront bien prendre avis qu’à partir de celle semaine, Jusqu’à nouvel ordre rassemblée aura Heu maintenant le vendredi soir, à 8 heures contrairement à l’habitude qui était te mercredi ; aussi, vendredi, le 17 de novembre, il y aura une grande assemblée générale pour tous les membres de l'Association.Des questions Ires importantes y seront soumises ; en conséquence, tous les membres se feront un devoir d’> être présents.L’assemblée commencera à 8 heures précises.Tous ceux qui désireraient faire partie de T Association comme membre, n’ont qu’à s'adresser tous les soirs, n-rès 6 heures, aux adresse suivantes ; Chez Mi.Geo.Lafrance, président, 600, rue Fabre ; S.Perron, secrétaire, 2.>8, rue Bréboeuf ; Alf.Lachapelle, gérant, 05, de la Roche, ou tous les vendredis soirs à 8 heures, à la salle die l’Association, No 698, avenue Laurier est.près Chambord.Il ne faut pas oublier le grand euchre et bal de l’Association, qui aura Hou samedi, le 2 décembre prochain à la salle MonlsBoynl.L'orchestre de la salle Moml-Royal est retenu pour la circonstance ; de nombreux et riches cadeaux y seront donnés.Nous en reparlerons plus tard.Association Prince-A’lbert A.A, Geo.LAFRANCE, président.Magnetina, Rose Finn, Moonlightei Imsel Ben diet, Velour, Ed.Garri / son.Al Hudson ont aussi couru ¦terne course.2 ans, 6 furlongs ; aÇ(l.v Du de 115, Burlingame «12,0), $4.60, $4.00 ; 2.Alvorcf 109 roxler $4 60, $2 90 ; 3.Kilkennv 109, Ambrose, $4.20.Temps, UG •>¦•' !btl- V'JeRy.Cherry Ripe, Kaiitin, Joanna II, Kilts ont aussi couru.Jcme course, 1 mille : 1.Lady Little 102 Bail, $21.00 ’ T SeviUian 114, Keogh’ ^ o' ’ 3'Hops T14, Ambrose, V3' °'r>-nen?,sv.1 Polroma.Wet Sail, Billy McGee, Billy Oliver, A ni-pere fl, Piquette ont aussi couru.lenie course, tous les âges, handicap d inauguration, 7 furlongs ; o.i c'a" a.i.V 105, Ambrose, $4, '.a6o-,:oa hornhi'l 101, Crump, 817.-JO.$7.80 ; 3.Marse Henry 106 B a U, $3.90.Temps 1.28 1-5.Christie.Cello, Eagle, Indian.Chant, Skilcs Knob ont aussi couru.Sème course, 3 ans et plus, à réclamer, 1 1-16 mille : 1 Mente Park 108, Pall, $7.00.$3 00, $2.70 ; 2.Royal Interest 111 hoppleman, $3.50, $2.60 ; 3.Billie Baker 111, Dominick, $3.90.Temps, 1.53.Southern Gold.Fonctionnaire’, 1 lepton, Disturber, Glumberer ont aussi couru.6ème course, 1 mille et 1 furlong : l- jteby 'Sister 107, Schuttinger.$25.30, $10.40 $5.40.2 Patty Regan 111, Dominick.$5.70, $3.30.3 Zodiac 111.Haynes, $4,00.Temps 2.01 1-5.Song of Valley, Nannie McDee, Daingerfield, Bat Wa.Orprth, Ed.Bond, Obolus.Uncle Will ont aussi couru.7èmc course.1 mille : 1.Maxims Choice 105, Butweil.88.$3.80, $2 60.2.Corsican 104 Lyke $3.50 S3,50.Harbard, 105, Crump, 83.90t Temps, 1.45 1-4.Yankee Notions, Armament, Progressive, Fai'— Legend.Herbert Temole, Fair Helen, Charles Francis mit aussi couru.MATCH DE DAMES l^e grand match de dames de dimanche prochain, entre Goudron et Lafrance promet d’être très contesté Lafrance est un des jeunes dla-mistes qui demandent une place au soleil et (tendron aura un fort adversaire à vaincre dans la personne de ce jeune joueur.Ce jeu d’intérieur promet de reprendre la popu-° u?*5! gst inépuisable.Selon i gèrent d’établir une comparaison en- .ftuhl, les prix en Russie, sont tre les paroles d’il y a un an de ces ] s’inauiéter de lui d’ici très eleves, cependant dans le sud chefs d’Etat et leurs paroles d’au- novembre ioïs beaucim^Vnéiîfeur^oùo^au^Ae nm-SÎ0U1 “Alors, dit-ffl.le point del le parti composé de Storkersen, n Un tr.nfnnri in rL 1 VIU‘ alKI«olfs se plaçaient respecti-j Thomsen, Kiliaii et Ilium, se remet bit me du transpoit soil ties grave I veinent différait a l’infini.Aujour-jcn route aujourd’hui.Le parti avan- ) fI hui, il existe encore de profondes |cé ciui comprend Castle, Noice et An- New-York, 15.—Dans une dépêche spéciale au Neu>-York Times, en date du 15 janvier 1916, Vilhjal-mur Stefanssen, chef de l'expédition arctique canadienne, a raconté une série de ses aventures dans la mer glaciale Son navire, 1’ Ours Polaire, a tenté de doubler de can Kel-leht.le 3 septembre 1915, mais il en fut empêché par une forte glace, que les vents du nord avaient formée les deux jours précédents.Il a séjourné sur la côte de l’Ile Victoria, et établi ses quartiers d’hiver sur son propre navire.Plusieurs de ses explorateurs ont fait de longues excursions, en traîneaux à chiens, dans les.régions environnantes.Le North Star, autre navire de l’expédition, a passé l'hiver sur la côte ouest de Eide Bank, incapable d’aller plus au nord, à cause des glaces.Durant Je printemps de 1916, l’explorateur Stefansson se propose d’organiser deux expéditions séparées au pays nouvellement découvert l’an dernier, et il passera l’été sur Elle de Melville, ou il amassera des provisions pour les deux autres hivers au’il veut oasser dans ces ré-comiparaison en- j gions.Puis il demande de he pas au mois de UN SUCCES CONSIDÉRABLE LA DERNIERE AVANCE DES ANGLAIS DANS LA VALLEE DE L’ANCRE EST CONSIDEREE COMME L’UN DES FAITS D’ARMES DES PLUS IMPORTANTS.— LA RESISTANCE TEUTONNE.esoudre.Parlant de Son voyage en Roumu- tion en faveur des annexions diminue i dans la nouvelle terre les attaques aériennes.H en est ré- Le “Polar .rts et des dom- en Allemagne.Von Befhmann-Holl-! Bear” a reçu instruction de nous ren- sulte plusieurs me portants ont cpi La mobilisation roumaine a été lente, jusqu'à ce que l’avantage eût été définitivement en faveur des Teutons, c’est alors que la machine roumaine s’est mise en branle.“Quoique Bucarest soit une ville de caractère volage, dit M.Ruhl, elle s’esl mise définitivement sur un pied de lutte, confiante, sans peur, malgré les vagues qui de chaque côté frappent le pays.QUÉBEC NE SERA PAS REMANIE LE CONSEIL MUNICIPAL DECIDE DE CONSERVER SES HUIT QUARTIERS.Québec, 15.— Le conseil smrni-cipal a rejeté, hier soir, Je projet de la redistribution .Je la ville en six quartiers pour les fins de la représentation municipale.Le vote a été de 14 à 5 cendre le projet.La subdivision en huit quartiers te.ile que requise par la législature subsiste donc.L’é'chevin Dussault de Belvédère, a donné avis qu’il proposerait à la prochaine séance qu’uine requête soit présentée à la législature pooir lui demander de porter à neuf le nombre des quartiers afin de conserver intact le quartier Belvédère conformément aux conditions de l’annexion de Ville Montcalm.LA NOTE ANGLAISE AU MEXIQUE ON LUI DONNERA LE PLUS DE PUBLICITE POSSIBLE.Mexico, 15.— On a rendu publique hier soir la note de l’Angleterre relative à la communication des Etats-Unis sur l’action des sous-marins allemands dans le golfe du Mexique.Comme on l’avait prévu, cette note déclare que la Grande-Bretagne n'a pas autorisé les Etals-Unis a faire des représentations au Mexique.Elle demande que l’on donne autant de publicité à cette déclaration qu'on en a donné à celles des Etats-Unis.En réponse à celte note, le ministre des Affaires étrangères du Mexique a dit qu’il se rendra aux désirs qu’y exprime le gouvernement anglais en lui donnant toute la publicité nécessaire.qu’aucun obstacle insurmontable ne s’oppose maintenant à l’ouverture de pourparlers de paix.Sans doute le royaume de Pologne doit subsister, mais je crois qu’on peut amener la Russie à se résigner à Ha situation.” LE PERIL RUSSE Le comte Apponyi a déclaré qu’il ne voit pas pourquoi les neutres ne pourraient pas offrir leur médiation, et pourquoi on pourrait refuser les bons offices du président Wilson.Il | croit que la guerre doit finir, non seulement à cause de l'inutilité de la prolongation! des hostilités, mais aussi à cause du péril russe.Il affirme que les Etals occidentaux de 1 Europe doivent' se liguer pour se défendre contre la Russie, le pays qui constitue la plus grande menace à la paix future de l’Europe et du monde.Le comte pensé que les efforts que fera la France pour reprendre iTAl-sace-Lorraine sont voués à l’échec, et que la Grande-Bretagne a vainement tenté d'écraser l’Allemagne, sa rivale dans Je commerce, mais que rien d’essentiel n’cmpèche ces trois nations d’être amies.Quant à la Rus.sie, sa nature même la porte à étendre sa domination, chaque fois que ] occasion s’en présente, sur ses voisins.“La guerre terminée, l’Europe jouira probablement de 25 ou de 3U années de paix, jusqu’au moment où la generation actuelle sera disparue de la scène du monde.Cela donnera le temps et la chance d'établir une di-plomatie plus sage et plus clairvoyante par laquelle les pays occidentaux de l’Europe pourront se protéger eonlre l’élément perturbateur de 1 est.LE GEN.ROQUES CHEZ LE ROI CONSTANTIN Londres, 15.— Le ministre de la guerre français, le général Roques, est arrive a Athènes cl a eu une entrevue avec le roi Constantin, selon une dépêche à l’agence Reuter.1/objet principal de la discussion a été la demande faite par les Alliés d’établir une zone quelconque afin de prévenir lout engagement entre les armées royalistes et veni-zelistes.pied et ne pourrai peut-être pas marcher pendant des semaines.” MALTRAITES PAR LES ALLEMANDS Flushing, 14, par voie de Londres, 15.— Trois citoyens américains, qui se trouvaient à bord du navire “Koningen Regentes”, récemment amené en captivité à Zeebrugge, ont raconté au correspondant de la Presse Associée, les mauvais traitements que les Allemands leur ont fait souffrir pendant leur courte captivité.Deux sous-marins, racontent-ils, ont forcé le navire hollandais “Koningen Regentes” à entrer au port de Zeebrugge, malgré tous les efforts de plusieurs contre-torpilleurs hollandais pour empêcher la capture.Près de Zeebrugge, les matelots allemands sont montés à bord du navire hisser le drapeau allemand.Au débarcadère, 35 sujeis des puissances de l’Entente, en âge de porter les armes, ont été exportes à l’intérieur.Le navire bat maintenant le pavillon allemand.Les autorités allemandes ont d’a-bo 'd promené les passagers de Zeebrugge à Gand, de Garni à Malines et de là vers Anvers, Sans daigner s’occuper de les loger et de les nourrir; les femmes et surtout les petits enfants ont souffert de l’absence de nourriture suffisante, pendant deux jours.Il semblait évident que les autorités n’avaient reçu aucune instruction au sujet de ces prisonniers et qu’elles les laissaient libres en terre prisonnière.Filialement, après bien des forma-lilés, les trois citoyens ont été dirigés vers la frontière, d’où ils >nt atteint Flushing.COULÉ PAR UN SOUS-MARIN Avec les armées engkiLses en France, par voie de Londres, 15.— L’avance anglaise sur l’un et l’autre côtés de l’Ancre, qui si est continuée hier avec la prise du village de Beaiicourt, est considérée pur les coramandiamits anglais comme un des succès tes plus importante des quatre mois de l’offensive.Us appuient surtout sur le caracière relativement insignifiant de la résistance allemande dans une position qu’ils ¦considèrent d’une grande importance stratégique et l’une des plluis fortifiées sur le front occidental.Plus de 5,000 prisonniers dans les profondes tranchées qui s’étendaient sur une longueur de plusieurs milEes de l’un et Tauire côté de l’Ancre.Cinq ceints Allemands se sont rendus dans un tunnel d’un millo 'et demi do longueur, près de Saint-Pierre Divion.Dans ce tunnel, il y avait un grand nombre de compartiments qnl logeaient des compagnies d’infanterie ei contenaient de grandes quantités de munitions.Sept cents prisonniers on! été pris dans un ravin près de Beaumont-Hamel, où iès ont été cernés pendant l’attaque de lundi après-midi.Le succès des Anglais au sud de l’Ancre a été d’autant plus considérable que Les Allemands dans cet le section étaient sur te point d'etre relevés par des troupes fraîches, lorsque l'attaque fut faite.La barrière de fou était deux fois plus considérable qu’il m’aurait été nécessaire pour résister à la garnison.Parmi les prisonnieirs se trouvent beaucoup d’hommes de l’infanterie du quatre-vingt-treizième, dont le duc dfAlbany est le colonel honoraire.Le régiment a subi de lourdes pertes.Selon tes prisonniers, Le due était en arrière, et attendait que le régiment revienne de la lliigne de feu, pour faire une inspection.La plupart des engagements de l’infanterie ont été faits en Lançant des grenades plutôt qu'à la baïonnette.Les Anglais se sont amasses dans l’espace qui était entre Les deux lignes d.e tranchées et ont fail pleuvoir les bombes de l’un et l’autre côtés, s’emparant promptement de sept rangées parallèles des prin-ciputes tranchées allemandes entre Beaumont-Hamel et Beaucourt.Des prisonniers de la Garde prussienne rapporte nt que le terrible bombardement anglais a détruit les empJacc-ments des mitrailleuses et a paralysé la résistance à la charge de l'infanterie.Le rideau de feu des Anglais sépara d’ennemi de ses réserves sur un parcours de sept mules.Les prisonniers déclarent qu its étaient contents de se rendre.Un camion blindé qui a aidé à détruire ! les positions des niitrailleuses dans la vallée au sud de d Ancre, a été attaqué par les Allemands.Tous ceux oui se sont portés à cette attaque oui été tués par les canons du -camion.Les deux-tiers des Anglais qui ont été atteints n’étaient que iéigè-remen! blessés et pouvaient marcher.Les pertes ont été pins légères tpue dans tous les engagements qui ont eu Lieu depuis quatre mois.L attaque anglaise s’est continuée hier soir.Tout le terrain jusqu a Beaucourt a été consolidé et les troupes continuent à avancer au-tlçla de Feenele.Les Allemands non! pas fait de contre-attaques jutsqu ici.CHOSES MUNICIPALES LA TAXE MOBILE EST IMPOPULAIRE C’EST L’IMPRESSION QUE DONNENT LES ECHEVINS, HIER SOIR, A LA SORTIE DE LEUR PREMIERE SEANCE SUR LE BUDGET.Ce n’est que pour s’en retourner quelques minutes après, emportant avec eux une copie du budget, que les échevins se réunissaient hier soir dans la salle ordinaire de leurs caucus à l’hôtel de ville.Allez donc digérer en quelques heures un travail que nos commissaires ont pris des mois à préparer ! Deux articles surtout sont d’une digestion difficile: le déficit de $1,-400,0110 et la taxe mobile sur la propriété.Bien que le leader ne se soi! pas compromis hier -soir, à la sortie de la salle, il paraît évident que le moyen suggéré par le bureau pour combler le déficit n’est pas très eu faveur chez nos édiles.L’un d’entre eux, a déclaré en effet qu’il croyait que le conseil pourrait tirer la ville de son impasse financière sans être obligé de passer par la-suggestion des commissaires.Il a! laissé entendre que l’on pourrait facilement rétablir l’équilibre financier municipal “en pratiquant un peu parto-ut de nouveaux retranchements.” Cet épineux problème sera certainement l’objet d’une très vive discussion, lorsqu’on essaiera d'en trouver la solution.On devait remettre également aux échevins, en outre d’une copie du budget, deux autres copies très importantes: celles du rapport du comité des sources additionnelles i i de revenus et du rapport de minorité de M.Villeneuve.Quand on vit que ces dernières n’étaient pas encore prêtes, on décida d’ajourner à jeudi après-midi.Mais aura-t-on bien le temps de commencer demain l’étude de ces travaux?Les échevins ont à prendre connaissance de plusieurs rap-: ports auparavant, concernant certaines expropriations et travaux de pavage.Ces derniers ne sont nas de inoindre importance puisqu’ils s’élèvent à la somme de $185,000.Saint-Denis, au-dessus de Sainte-Catherine SPECTACLE CONTINU D’UNE HEURE A ONZE HEURES DU SOIR MERCREDI — JEUDI — VENDREDI — SAMEDI “THE SEPOY MUTINY” Un merveilleux spectacle.Un admirable tableau militaire.Un drame empoignant faisant voir la méchanceté des soldats indigènes dans l’Inde.Le théâtre Saint-Denis a fait mettre, à ses frais.Les titres en Français et en Anglais En sus de “The Sepoy Mutiny”, vu les nombreuses personnes qui n’ont pas pu venir au Saint-Denis ces jours derniers et qui, en conséquence, ont manqué le merveilleux “film” de Lois Weber, “IDLE WIVES” la représentation en sera continuée deux jours encore, mais positivement pour la dernière fois, jeudi soir.Comme attraction extra, fort à propos, l’administration a lait des arrangements pour donner le premier tableau oflieiel de l’arrivée à Ottawa du DUC DE DEVONSHIRE CE SONT LES JOURS DU SAINT-DENIS ” CRIMINELLEMENT RESPONSABLE L’enquête sur la mort de Pierre Mayer, décédé le 9 novembre, à rHôtel-Dieii, des suites des blessures) reçues ou cours d’une rixe avec Odilon Leblanc, de la Pointe Saint-Charles, s’est terminée ce matin.Los jurés ont tenu l’inculpé Leblanc criminellement responsable.AUX ASSISES LE PROCES DE ILKO DODETZ, INCULPE DE MEURTRE.AVIS PUBLIC est par Te présent donné que la soussignée a accepté, sous bénéfice d’inventaire, la succession de feu M.Joseph Brosseau, en son vivant marcha n'd, de Montréal.Montréal, 15 novembre 1916.BERTHE BROSSEAU, épouse de Charles-E.Martin.Les Assises, présidées par ,'1 juge Pelletier, ont siégé, ce matin.'"On v a commencé Le procès d’ilko Dodetz inculpé d’avoir tué Gorge.Bazuek, le 30 octobre dernier, au No 311.rue Balmoral, Me D.A.Lafortune est Je substitut du procurer»- général, tandis que J.W.Pilon défend l’accusé.M.Pilon s’oppose à ce mie la déposition ante-mortem soit prise en considération, attendu que la vie-time a avoué qu’elle ne croyait pas * mourir.Et le président du tribunal a maintenu son objection, parce qu’une telle déposition ne ne ut être considérée que si le malade croit réellement qu’il est en danger de mort.Plusieurs témoins PROVINCE DE QUEBEC, district de Mont-réal.Cour de Circuit No 17048—Larivière incorporée, vs.Médéric Bétournay.Le 24c jour de novembre 1910 à dix heures de l’n-vant-midi, au domicile du dit défendeur au No 9 rue Hayes, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions: argent comptant.J.H.DOCKSTADER, H.C.S.Montréal, 15 novembre 1918.FETE STE-CÉCILE A NOTRE DAME Les dhantres des diverses églises voudront bien se rappeler que les ré-jiusicuia eci no ms ont aussi été pétitions du programme musical de la entendus, dont les docteurs Dérome jfète SainteJCécile, à Notre-Dame, le et MacTaggart.qui ont fait l'autop-i 26 novembre, auront lieu aujourd’hui sie du corps : tous deux ont déclaré jet vendredi de cette semaine, dans la que la mort a été causée par la balle i salle des Chanteurs de Notre-Dame, a reçue.Le sergent Murphy, qui, le j huit heures du soir, premier, est arrivé sur Les lieux, On entre par la rue Saint-Sulpice, dit que la victime lui a déclaré |en arrière de l’église Notre-Dame, qu’il avait reçu une balle, à la suite i Ges répétitions seront très impor-d’une discussion qu'il avait eue sur tantes et H’on compte sur le concours la guerre.Le sergent Murphy était des chantres des différentes maîtri accompagné d’un autre homme die ' ” • • - - - police ; ils ont trouvé le revolver sur la table et les balles sur le lit ; ils ont aussi constaté que plusieurs balles avaient été tirées soit dans le mur soit dans les croisées.'Le juge et les jures vont aller examiner les lieux, cet après-midi, et le procès se continuera.Paris, 14.— Le navire anglais “Sarah Radeliffe”, de 3,333 tonnes, a ^ rir-r été coulé par un sous-marin ennemi : CUriVULA I ION DES cjui l’a torpillé et bombardé, selon | de rapports semi-officiels.Il a coulé ! après avoir reçu douze coups de feu, et son équipage a été sauve par le navire norvégien “Hudin”, La corvette “St( Nicholas”, de Grandville, a DÉPUTÉS GRECS Athènes, 13.— La Chambre des députés s'est réunie ce matin tel que le ,,, , veut la constitution.Le premier mi- ete coule lundi par un sous-marin.! nistre a lu le décret royal convoquant Les neuf hommes -de son équipage | l'assemblée et l’ajournement a eu lieu ont cle sauvés.I immédiatement siine die.LES COURRIÉRISTES DE LA LÉGISLATURE M.P.DESJARDINS EST ELU PRESIDENT.lice» v/iiauiic» ues uittvienils maïu-ses de Montréal et de la banlieue.IL REPRÉSENTERA LE L1EUT-GOUVERNEUR - ^ .I * Québec, 15 — Le major Victor Pelletier, aidc-de-camp du Jieute-nant-gouyerneur, est parti pour Halifax où il représentera sir P.E.Leblanc aux funérailles de M.David McKeen, lieutenant-gouverneur de la Nouvelle-Ecosse.-*- MARIAGE PRINCIER PROVINCE DE QUEBEC, district de Mont-renl, Cour Supérieure No 1849—,Ios.Mon.gonu et al., demandeurs, vs.J.M.Menunl défendeur, et lienj.Benoit, avocat distrayant.Le 24me jour de novembre 1910 û dix heures de l’avant-mtdl, 8 in place d affaires dü dit défendeur, au No 275 rue Masson, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice, les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant eu chevaux, voitures, harnais UOCHES^HC*s: comPta,lt- Lit).DES-’ Montréal, 14 novembre 1910.DE QLET1EC, district de Mcvnt-1 .1» Supérieure No 972—.Tohnnv Boi- yin, marchand rie glace, de Trois-Rivières, demandeur, vs.Ideal Gas Co., Incorporated, CiacPS t^Utigue et incorporé de Montreal, défenderesse.Le vingt-quatrième jour de novembre 1910 à dix heures de l'avant-midi, a ia chambre Dlfl No 17 Côte Place d’Armes, en la cite rie Montreal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets de ladite défenderesse, saisis en cette cause consistant en brevets d’inventions, Nos 462! V;2» H8 enregistres nu département d agriculture, d’Ottawa.Conditions : ar-gent comptant.M.J.A.DECELEES, H.C.S Montréal, 15 novembre 1916.PROVINCE DE QUÉBEC, district de Mont-iial.Cour de Circuit No 10702 -The Atlas Garment and Trading Co„ de Montréal, demanderesse, vs.Léon Israel Grossman en sa qualité de tuteur île Jennie Grossman, de Montréal, faisant affaires sous la raison sociale de New Age and Fashion store, dé tendeur.Le 24me jour de novembre 19)0 “ !° heures de l’avant-midi, fi in pince d’af-laires du dit defendeur, au No 115 rue Snln-te-Catherine-cst en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les Mens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en marchan-discs pour dames, accessoires de magasin, comptant.J.U.N»OR.auAINDI.N, Montréal, 14 novembre 1916.^ «r t i • t i Londres, 15 — Le prince Georges 'Quebec, 1.).—-La galerie de la près.(ie Battenberg a épousé aujourd’hui se a la Legislature Provinciale ^ a élu )a comtesse Magda de Torbv, fille hier ses dignitaires oour a nresente „.1 xrF„u_i m:_i., ÇV “ -.-comtesse ____________________________ hier ses dignitaires pour la présente | fiu grand-duc Michel Michaelovitch, annee: M.Philippe, Desjardins, de j fie Russje.Be - - 1’“Action Catholique” et correspon dant du “Devoir” est le nouveau prè-siident; M.Alonzo Cinq-Mars, de la “Presse”, premier vice-président; M.O’Farrell, du “Daily Mail” et “'Evening News”, second vice-président; M.A.Vineberg, de la “Gazette”, secrétaire.M.A.Galipeault, orateur de la Chambre, a été nommé président honoraire de l’Association.— -— roi Georges, la reine Marie, la reine-mère Alexandra et d’autres membres de la famille royale assistaient à la cérémonie, qui a eu lieu dans une église anglaise et russe.Tomber de Chary bde en Scyila, c’est ne lire ni le DEVOIR ni le NATIONALISTE.L'autorité morale d'un journal tient à la confiance de ses lecteurs, au respect de la communauté sociale où il se fait lire.Cette autorité, il la conserve par sa fermeté à rejeter des avantages matériels aeguis aux dépens de scs principes, à rester fidèle aux doctrines qu’il préconise et à l’idéal qu’il propose à son public.Quand un journal a de tels principes, un lel idéal, de telles convictions, que sa rédaction est à la hauteur de son objet et ne redoute aucun ennemi, il mérite la confiance publique.Un journal de ce caractère doit être et rester indépendant de toute influence, de toule domination extérieures ou occultes.Il doit donc recevoir Vencouragement efficace des honnêtes gens.Feuilleton du DEVOIR IE DEVOIR D’US FUS — Par Mathilde Alanic 12 (Suite) Les jeunes gens s’émurent sous ic regard brûlant qui les enveloppait.Mais tout de suite Charlotte, subtile et vigilante, comprit l’urgence d’une diversion, afin de ménager les nerfs ébranlés de la vieille demoiselle.—Ahl mon Dieu! s’écria la jeune fille, et mes pauvres amis moineaux r|iie j’ni oubliés, ce matin!.Entendez-vous comme ils réclament?.Et les fleurs du salon qui n’ont pas Hé renouvelées depuis trois jours! fit vojre ruche de dentelle que je dois terminer! La lumière de In jeunesse rayonnait maintenant sur son visage, pendant qu’elle s’activait en mille petits soins ingénieux, en enfantil-i loges câlins, la voix plus vibrante,! la démarche plus alerte.Elle appa-j raissait à Gilbert candide cl louchante.presque fraternelle.Quelque chose s’était aplani entre eux.Et, au déclin de l'après-midi, comme Us se rencontraient à la croisée des routes, lui, rentrant de sa promenade quotidienne, elle, rappor-timl du lait frais de la ferme voisine, tout naturellement, ils se rejoignirent pour faire cnNcmhle'le res-j te du chemin.—Eh bien! vous êtes contenle?! demanda Daunoy dans un sourire cordial.Charlotte leva droit vers lui, avec une confiance nouvelle, ses yeux étranges, qui s’étoilatent en se dégageant de J’ombre des cils.—'Oh! oui, fü-elle dans un soupir, do joie.Je suis heureuse de rester près de Mlle Isabelle!.Et puis, tout est si charmant ici!.C’est là que, pour la première fois, j’ai vu le printemps.Toute une enfance et une jeunesse mornes, sans autre horizon que des i nuiroill'os tristes et un gîte pauvre, I s'avouaient dans ces simples mots, j Gilbert considéra à la dérobée sa I petite compagne de route, si rcs-; semblante, avec sa chevelure som-i bre et sa pâleur mate, le délicat modelé de sa joue et de son profil, aux suaves orphelines peintes par Hen-ner.Un désir de bonté l’émut, en songeant combien cette jeune créature avait déjà senti rudement les rigueurs de la vie.—C’est vrai! reprit-il, de ce ton d'intérêt bienveillant qui rassurait la timidité de Charlotte.Vous avez surtout habité la ville?Alors ta campagne a été pour vous presque une révélation?—Tout à fait.Quand je suis arrivée ici, en février, un peu de neige poudrait les allées cl les taillis.Comme les cèdres et les sapins paraissaient fiers cl sauvages!.Et maintenant, tant de fleurs, tant d'oiseaux!.C’est si joli, si riant, tout bleu le matin, tout rose le soir!.Voyez!.Oh! comme c’est beau! Autour d’eux, l’air transparent, poudré d’or, vibrait au-dessus des prairies, baignées d’ombres calmes, où «’allongeaient de chaudes luisances.Des odeurs exquises montaient des herbages et des foins mûrs.Un roucoulement de tourterelles sortait d’un bosquet d’arbres voisins, tandis que les moineaux bataillaient dans les buissons en fleurs, et que les merles claironnaient parmi les cerisiers, piqués de taches rouges.Et l’émerveillement de toutes ces choses fraîches passait dans les yeux enchantés de la jeune fille.Gilbert, surpris, écoutait les petites phrases, simples et suggestives, où se révélait une Ame profondément sensible aux miracles de la nature, —Vous devez aimer beaucoup le visnix jardin, vous aussi?Je crains que vous ne vous soyez privée souvent du plaisir rie vous y promener, depuis mon arrivée à la Bréalle?—J’ai si peur de.vous déranger! fil-clle rougissante, mais trop ingénue pour dissimuler la vérité.—Reprenez vos habitudes! Il y a bien place pour deux rêveries "dû ns le bosquet.Vous ne me gênerez pas.Vous êtes In petite amie de ni» tante!.,.Je voun connais muin- \ tenant.Elle eut un étonnement ravi qui se refléta comme une clarté, sur son front.Et Gilbert ressentit le contentement intime que donne une action charitable.Leur route s’achevait.La vieille Marine, au seuil de la porte, caquetait avec la boulangère.Son pain dans les bras, la bonne femme regarda venir tes deux jeunes gens, qui marchaient côte à côte et dont les pas s'harmonisaient.—Tiens! tiens! fit-elle en fronçant les lèvres.Et rentrant vivement à la iriaison, elle annonça à sa maîtresse: .—Vlà vos enfants qui rentrent,.Us ont joliment l’air de s’entendre, mamzelle.Si ctest pas votre intention, m’t«t avis qu’il faudra vous en mêler sans retard.Mlle Isabelle eut un sourire mystérieux.—Tah-toi, bavarde!.Laisse lal Providence arranger les choses à saj guise, et va surveiller ta soupe! i vr J’ai trop vu, trop senti, trop aimél bleu où Mlle Isabelle copiait, autrefois, ses poésies favorites.Les yeux mi-clos, la tôle abandonnée sur le coussin de son fauteuil, la vieille femme écoutait, sa face émaciée, aux tons de paille, imprégnée de recueillement, bit Gilbert, étendu sur l’immense canapé de velours d’Utrccht, se laissait bercer, tout en fumant, par le rythme musical et la voix douce, et s’étonnait, au seuil du vingtième siècle, de goûter ce plaisir archaïque : entendre une jeune fille moduler des vers de Lamartine, dans le décor d'un salon Empire.Vraiment, c’était à «c croire rejeté de quelque soixante ans en arrière.Car cette jeune fille elle-même, avec sa grâce timide et modeste, ne constituait-elle pas un charmant anachronisme?Elevée à l’écart, par une femme aimante, délicate et attristée, Charlotte Natha-lin ressemblait aussi peu que possible aux brillants spécimens de l’éducation moderne que Gilbert avait rencontrés jusque-là: docteurs en jupes traînantes, tranchant sur tous dans ma vie, j sujets avec, aplomb, ou sportswo-,To viens chercher, vivant, le calmei men décidées, toutes également positives, ambitieuses, savamment flirteuses et possédant une haute opinion de leur intéressante per- du Léthê.Devant la fenêtre ouverte sur te ciel rosé du crépuscule, Charlotte lisait le Vallon, dan* le petit cahier sonnalité.Mais celle enfant, dont le mal heur avait affiné la sensibilité e prématurément développé la raison no rappelait, en rien non plus l’Agnès mièvre ei zézayante qui re présentait, jadis, l’idéal de l’ingé nue française.Tout en conservant son attitude modeste et volontier: silencieuse, Charlotte, avertie par 1.subtile intuition d’une nature im pressionnablo, ne se sentant plu: une gène entre la tante et le ne vett.s’abandonnait un peu dan» 1 intimité, de jour en jour plus fa-ni il i ère.B assure o par la gravite simple de Gilbert, elle osait maintenant parler quelquefois au jeune homme, qui lui avait tant imposé tout d’abord Us échangeaient des nouvelles importantes et délicieusement puériles: c’était un rossignol qui avait chanté toute la nuit précédente, de grands lis fauves, surgi»), en tel coin du bosquet, parmi tes touffes de campanules bleues, une couvée de merles qui caquetait près de la ehenevière, ou sur la pelouse, deux roses pâtes, fraîchement épanouies, myslérieu.cs et belle», comme des visages de fées.Et chaque fois que Charlotte lui transmettait quelqu'une de ses confidences.Gilbert entrevoyait une âme profonde et vibrante où rien n’était entré de banal.(A SUIVRE.) 12 6 LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 15 NOVEMBRE 1916 * VOL.VIL — No 268 Le temps qu’il fera Quelques giboulées locales, généralement beau et froid, aujourd’hui et demain.Chiffres fournis par R.de Meslé, gérant de Hearn et Harrison, 332 rue Notr e-Dsm e-o uest.MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd'hui maximum.27 Même date Ia*n dernier .« 43 Aujourd’hui minimum .17 Même date l’an dernier .35 BAROMETRE: 8h am., 30.12; llh a.m., 30.12; Ih p.m., 30.12.DEMAIN.JEUDI, 16 NOVEMBRE S.Edmond, archevêque.Lcrer du soleil.7.02 Coucher du soleil.4.27 Lever de la lune.10.22 Coucher de la lune.0.42 Dernier quartier de la lune, le 17, a 5h.7m.du soir.UN DEFICIT DE $1,378,649 LES DEPENSES PREVUES DANS L'ADMINISTRA TION MUNICIPALE EN 1917 SERONT DE $13,975,43$ ; LES RECETTES PROBABLES, DE $12,596,789 — DIMINUTION DU PERSONNEL.LA OUERRB SAN6LANT ECHEC BGCHE L’ennemi ouvre une violente offensive au sud de la Somme et est repoussé en laissant un grand nombre d’hommes sur le terrain— Vaine attaque teutonne à rest de Reims.WESTM0UNT N’A PAS DE CHANCE CONFÉRENCE DU R.P.L.LALANDE, SJ.Demain oisr, à 8 heures, au Sauir-au-Rccollet, dans la salle des RR.SS.le la Miséricorde, le révérend Père Lalande donnera une conférence sur le comte Albert de Mun.Cette conference est organisée par la section Sault-au-Récollet de la Société Sainl-.lean-Baptlste.Le prix d’entrée est de 35 sous.L’EXPULSION DE SIR SAM HUGHES Faute d’espace suffisant, nous devons renvoyer à demain le texte d’une autre lettre du géné al Hughes à sir Robert Borden, celle du 23 octobre, dans laquelle il affirme que l’agent du ministère ca nadien à Londm;, M.Perley, dit à lord Kitchener, aux premières semaines de la guerre, que “c’était L désir du gouvernement canadien que le gouvernement anglais consi-dérât les-troupes .canadiennes d’outre-mer comme si elles étaient des troupes anglaises” et que “le Canada n’aurait rien à dire dans leur administration et leur direction, soit en Angleterre, soit au front”.Cette lett’e critique aussi l’administration anglaise, relativement à nos troupes, et maintient que “le Canada ne doit pas être traité comme une c.olortie de la Couronne.” UNIVERSITÉ LAVAL FACULTE DES ARTS, CE SOIR A 8 HEURES 15.Professeur J.B.Lagacé, salle dite de la bibliothèque: Cours d’histote de l'art: 1ère leçon: Principaux caractères de Part romain; art étrusque.Professeur Guy Vanier, salle 21, (Faculté de médecine) : Cours de droit et d’économie commerciale, 2e leçon: Evolution du commerce; tech-nique commerciale; importance de la comptabilité, publicité.SERVICE POUR FEU M.NALBOURASSA Le vendredi, 17 novembre, à 8 heures précises, en la chapelle de l’Institution des Jeunes Aveugles, un service solennel sera chanté pour le repos de l’ànie de M.Napoléon Bou-rassa, un insigne bienfaiteur de cette maison, ("est avec reconnaissance que les religieuses aiment à rappeler que ce fui tout gratuitement que l’illustre arbste décora leur chapelle en 1870.Les parents et amis du défunt sont pries d’assister r.u service.LES APICULTEURS EN CONGRES L'EMPAQUETAGE ET L’EXPEDITION DU MIEL.L’Association des apiculteurs de la province de Québec tient en ce moment son congre1., annuel au Monument national, sous la présidence du Dr Emery Lalonde, de Rigaud.A la séance d'ouverture, co matin, I>I.le président a souhaité 'a bienvenue à tous les membres de l’Association, accourus en bon nombre, et à leurs amis, qu’intéresse l’industrie du miel., M.J,-G.Magnan, agronome officiel, de Saint-Casimir de Porlneuf, a donné une intéressante conférence sur les apiculteurs et les jardins scolaires.M.J.-T.Prudhomnie, Je Sainte-Philomène, lui a succédé en faisant une causerie sur “Une année avec les abeilles.” Le dernier conférencier de la réunion de ce matin fut M.Arthur Vaillancourt, de Montréal, qui a parlé du classement du miel, de son empaquetage et de son expédition.Les séances reprendront cet après-midi et se continueront ce soir.La convention se terminera demain soir.MARIAGE A sept heures et demie ce matin, en la chapelle de Notre-Dame du Sacré Coeur, avait lieu le mariage de M.Paul-Antoine Vaillancourt à Mlle Madeleine Panet-Raymond.M.J.-A.Vaillancourt, président de la banque d’Hochelaga, servait de témoin à son fils et M.B.Panet-Raymond, avocat, servait de témoin à sa ioenr.La bénédiction nuptiale fut donnée par M.l'abbé Philippe Perrier, juré de l’Enfant-Jèsus, paroisse de !u mariée.Ont signé le registre, Mme B.Ray-mond, mère de la mariée, M.J.-A.Vaillancourt, B.Panet-Raymond, Réal-Paul Raymond, L.-P.Panet-Raymond, Mlles Françoise et Suzette Panet-Raymond, cousines de la mariée, Mlles Young et Hébert.Les nouveaux mariés sont partis pour New-York.Apprenti typographe On demande un jeune homme de deux ou trois ans d’expérience dans la typographie.S’adresser au Devoir, 43, rue St- Vincent.Le budget municipal de 1917, rendu public ce matin, accuse un nouveau déficit de $1,378,649, 1-s revenus dç la ville élaat de $12,-596,789, et les dépenses de $13,975,-438.L’ariick* des dépenses se répartit comme suit: 10.lutéréts et fonds d’amortissement, y compris les $496,849.37 à mettre de côté en 1917 pour le rachat des émissions: $5,043,587; 2o.Taxe d’école: $2,060,000; 3o.Fonds de réserve: $419,218; 4o.Pertes probables dans la perception des taxes: $95,000; 5o.Salaires et gages: $4,033,050; 6o.Frais d’entretien et dépenses générales d’administration : $2, 281,100; 7o.Pensions et annuités, indemnités, etc., $13,483.Le relevé du montant estimé disponible pour l’administration an 1017 comprend par contre: lo.Cotisation (y compris taxe spéciale) : $8,552,415; 2o.Taxe d’eau: $1,003,553; 3o.Taxe d’affaires, $994,683.Autres revenus: A) Au 31 octobre: $1,357,475 B) Pourcentage de la compagnie des Tramways: $429,215; c) Estimé pour novembre et décembre: $259,148.Si l’on compare, à l’item des dépenses, les salaires payés par la ville à ses fonctionnaires et à ses employés au cours de l’année 1916 et ceux qu’elle entend payer pendant la prochaine année administrative, on constate que le bureau des commissaires a réussi en effet à économiser une somme de tout près de $500,000.Cette année, les salaires municipaux sont de $4,507,107; ceux de 1917 ne s’élèveront qu’à la somme de $4,033,-050.Si l’on parcourt le budget, on voit que les salaires payés à la secrétaire-rie municipale sont de $30,050 tandis que ceux de 1917 ne seront (pie de $20 350.La différence est encore plus considérable au bureau des commissaires; de $31,950 le montant des salaires tombe à $27,300.Au contentieux, la réduction est d’environ $7,000.Il est à remarquai' cependant que plusieurs employés et fonctionnaires, travaillant actuellement pour la ville seront renvoyés au 31 décembre et que leurs noms ne figurent naturellement pas sur le budget.On a beaucoup glosé les économies faites aux départements de la police et des incendies; ces dernières sont respectivement de $15,000 et $30,000.L’INDÉPENDANCE DE LA POLOGNE LA RUSSIE LA DECLARE UNE VIOLATION D’UN ACCORD INTERNATIONAL.— PROTESTATION AUPRES DE TOUS LES PA YS.Londres, 15 — Les représentants diplomatiques de la Russie, dit le correspondant de l’agence Reuter à Pétrograd, ont reçu instruction de transmettre aux gouvernements auprès desquels • sont en fonction, la protestati n suivante contre la proclamation austro-allemande qui a établi le royaume de Pologne : "Au mépris des lois internationales, les autorités militaires allemandes et autrichiennes à Varsovie et à -ublin ont proclamé que les provinces russes de Pologne constitueront désormais un Etat distinct."Le gouvernement moscovite proteste contre cette nouvelle violation d’un accord international ratifié solennellement sous serment par l’Autriche et l’Allemagne, et déclare cet acte nul et sans valeur.Il réaffirme que les provinces du royaume de Pologne n’ont pas cessé de faire partie intégrante du royaume de Pologne et que leurs habitants seront liés encore par le serment de fidélité qu’ils ont prêté à l’empereur, son souverain maître.” Le communiqué officiel qui dénonce ainsi les agissements des Allemands ajoute: “La Russie, depuis le début de la guerre, a 2 fois exprimé son avis unr la question polonaise entière.Elle a l’intention de créer une Pologne complèle, embrassant tout le territoire polonais, qui jouira du droit, la guerre terminée, de régler librement sa vie nationale, intcücetucHe et économique, avec une autonomie exercée sous la souveraineté de la Russie et en maintenant le principe d’un Etat uni.Cette décision de Sa Majesté demeure irrévocable.” LA COMPAGNIE TENUERESPONSABLE UN JUGEMENT CONTRE LA CIE DES TRAMWAYS.Mme Annie Barry qui réclamait un somme de $390 de la compagnie des Tramways à la suite d'un accident dont elle a été victime à l’angle des rues Guy et Sainte-Catherine, vient d'obtenir une somme de $200.M.De-mers qui a rendu ce jugement a trouvé que la compagnie devait être tenue resiponsab e de l’accident.Mme Barry traversait la rue Guy lorsqu'elle fut renversée par un tramway qui reculait sans faire entendre son timbre d’alarme.Le juge Deniers a renvoyé une poursuite de M.E.Therrien qui réclamait une somme de $1,105 de ses beHes-filles, Mmes Joseph Dubé et Eortunal Emond.Le demandeur alléguait avoir fuit tine avance à sa femme, la mère des défenderesses, pour faire des réparations et des améliorations à une maison léguée pur testament aux défenderesses.A la mort de sa femme, le demandeur intentait sa poursuite pour recouvrer les sommes avancées.Le juge Deniers l’a débouté de sa réclamation.Paris, 15.— Bulletin officiel de cet après-midi : Au nord de la Somme, nous avons progressé au nord du mois de Saint-Pierre-Vaast.L’activité de l’artillerie a été assez grande, la nuit, dernière, dans la région de Sailliscl.Au sud de la Somme, le bombardement qui durait depuis 2 joups dans la région d’Ablaincourt et de Pres-soire, a pris une plus grande intensité, la nuit dernière.Ce matin, une contre-offensive à laquelle des forces considérables ont pris part, l’a suivi, contre les positions capturées par nous, le 7 novembre.De la sucrerie d’Ablaincourt, jusqu’au bois de Chaulnes, les attaques ont été diri-j goes avec fureur, à partir de 6 heu- j res, ce matin.Malgré l’étendue de1 cet assaut, et la grande quantité de liquides enflammés et d’obus lacry-1 mogènes mis en oeuvre, l’ennemi a subi un sanglant échec.Au sud de la sucrerie, en face d’A-b.laincourt, et de Pressoire, ainsi que dans le bois au sud de Pressoire, l'artillerie et les mitrailleuses françaises ont brisé les vagues des assauts ennemis.Les Allemands ont éprouvé des pertes considérables.Quelques détachements ennemis seulement sont parvenus à atteindre un groupe de maisons, à l’est de Pres- soire.Nous avons arreté avec des grenades à main, une tentative d’attaque dirigée par l’ennemi contre Pressoire, à 3 heures hier après-midi.Toute la région est encore l’objet d’un bombardement, mais les Français ont riposté avec succès.A l’est de Reims, une attaque par surprise des Teutons contre une de nos positions secondaires, sur le front de Fresnes, a avorté.LES TOMMIES CONSOLIDENT LEURS POSITIONS Londres, 15.— Communiqué officiel de cet après-midi: Pendant la nuit, nous avons consolidé le terrain que nous ont fait gagner nos attaques d’hier, au nord de l’Ancre.Nous avons fait d’autres prisonniers dont nous signalerons le nombre subséquemment.RAID PRES DE DUNKERQUE Berlin, 15.— Selon l’agence Outre-Mer, dans la nuit de vendredi, un hydravion allemand, a attaqué l’aérodrome de Sajnt-Pol, dans le voisinage de Dunkerque, dans le nord de la France, endommageant plusieurs édifices.La machine est revenue indemne.IÆ COMITE DES BILLS PRIVES REFUSE A NOTRE VOISINE LE DROIT DE TAXER LES PROPRIETES RELIGIEUSES ET CELUI DE DEFENDRE LA VENTE DES CIGARES ET DES Ll -QUEUES DOUCES LE DIMANCHE.OFFENSIVE RUSSE EN GAUGE L’ENNEMI EST DELOGE DE SES POSITIONS PRES DE SLAVENTIN.Pétrograd, 15 — Le long de la rivière Narayuvka, dans la région des hauteurs situées à l’est de Lipnica-dolna, en Galicie, les troupes moscovites ont pris l'offensive hier, et ont délogé l’ennemi des positions qu’il avait occupées de chaque côté du chemin menant au village de Slnventin.Voilà ce que rapporte le communiqué officiel d’aujourd’hui.Elles ont fait plusieurs prisonniers et ont pris deux mitrailleuses.L’ennemi a livré sans succès une contre-attaque.SUCCES TEUTONS EN ROUMANIE Berlin, 15 —Le ministère de la guerre annonce aujourd’hui que les troupes austro-allemandes envahissent avec succès la Roumanie.Des engagements qui ont eu lieu le long du chemin menant à Valachie (sud-ouest de la Roumanie), se sont terminés à l’avantage des Teutons qui ont fait plus de 1,800 prisonniers.RENFORTS EN TRANSYLVANIE Pétrograd, 15 — Les Autrichiens et les Allemands qui ont amené des renforts ont refoulé les Roumains dans les vallées de Tirgujiuly, d’Alt et de Jinl, sur le front de Transylvanie.dit le bulletin officiel d’aujourd’hui.LES ROUMAINS POURCHASSENT LES BOCHES J Bucarest.15.-—De la frontière de : la Moldavie aux vallées du Slanic et I d’Oituz.en Transylvanie, les troupes roumaines poursuivent les forcées austro-allemandes.de l’autre J côté de la frontière, en Transylva-: nie.dit le ministère de la guerre.Dans La vallée de Jiul, les Roumains ont dû se replier sur leurs tranchées de deuxième ligne par suite de violentes et continuelles attaques de la part de l’ennemi.Ils ont occupé Boasio.dans la Dobroudia et ils ont dû céder du terrain dans la vallée d’Alt.RUSSES REPOUSSES AU SUD DE LEMBERG ?Berlin, 15.—Les Russes ont dirigé, hier, de sérieuses attaques sur le front, au sud-est de Lemberg, le long de la rivière Narayuvka, mais les Allemands les ont toutes r',">ous-sées.Voilà ce qui ressort du rapport officiel d’aujourd’hui.| Hier, sur lé front occidental, les Anglais ont livré d’: "essanèes atta-I cfiies, au nord de l’Ancre.Ils ont pris le village de Beaufort, mais ; partout ailleurs leurs efforts ont j échoué et leur ont coûté de 'grandes I pertes.RUDE ATTAQUE FRANÇAISE EN MACÉDOINE Berlin, 15 — Dans la plaine en 1 face de Monastir, dit le bureau de la guerre, les troupes bulgares ont soutenu sans broncher le choc de violentes attaques des Français.Dans le coude de la Cerna, les Alliés ont capturé quelques hauteurs, et pour éviter une pression sur leurs ailes, dans la vallée, les Bulgares se sont repliés.* * * Sofia, 15 — Suivant le communi-qué officiel d’hier, en Albanie, au sud du lac Malik, près de la frontière grecque, l’avant-garde bulgare a repoussé vers Koritsa de faibles dé- tachements français.Sur le front de Kenali-Polog, au sud-est do Monastir, les Alliés ont dirigé de vaines attaques et ont subi des pertes considérables.LES ANGLAIS SUR LE FRONT DE DOIRAN Londres, 15 — Un bulletin officiel relatif aux opérations de la Macédoine dit, cet après-midi : Sur le front de Doiran, nous avons violemment bombardé et dispersé les ennemis concentrés à Krnstali (à 3 milles au sud-ouest de Doiran).SIR MAX A1TKEN SERAIT DEGOMME Ottawa, 15.— Une rumeur persistante dit que Sir Max Aitken, témoin oculaire officiel du Canada avec les armées d’outre-mer, aurait subi le sort de Sam Hughes et aurait été dégommé par le gouvernement Borden.L’ALLEMAGNE ENCORE RICHE EN SOLDATS PLUS DE QUATRE MILLIONS DE TEUTONS SONT SOUS LES ARMES — CE QUE DEVRONT FAIRE LES ALLIES.Londres, 15 (New-York Sun).— Le correspondant militaire du Times écrit ce qui suit, sur la question de la capacité en hommes des Alliés et des puissances du Centre : “L’Allemagne, grâce à sa sage économie de ses jeunes contingents, à Pcx am en répété de ceux qui sont impropres au service et à son refus de prendre en considération les réclamations de ceux qui d’après leur conscience sont opposés à la guerre, et à son succès en ramenant sous les drapeaux une grande proportion des blessés allemands, à l’emploi des prisonniers dans les fabriques et sur les fermes, au travail force pour les populations des territoires occupés et à son truc qui lui a réussi auprès des Polonais, est capable de maintenir sous les armes des régiments complets pour une période bien plus longue qu’on aurait pu le croire.“Par un système bien organisé de substitution l'Allemagne est encore capable de former pour son armée deux groupes d’un demi-million d’hommes et elle est à en organiser un troisième groupe aussi nombreux.‘Elle a pu organiser 200 divisions d'armées et on ne peut lui supposer maintenant moins de 1.500,000 hommes sous les armes.Elle a au moins 2,000,000 d’hommes rien que sur les lignes de communication et sur les réserves.“La situation est telle que les Alliés devront mettre sur les champs de bataille, Tan prochain, tous les hommes, tous les canons et tous les obus que leurs pays pourront produire.“Nous les Alliés, nous sommes capables de faire cet effort et de déclasser l’Allemagne.Nous, des îles britanniques, nous avons encore entre 3 et 4 millions d’hommes d’âge militaire qui sont encore dans la vie civile, sans compter les hommes au-dessus de 41 ans.Nous sommes en meilleure position que l’Allemagne pour continuer la guerre.Nos loyaux Dominions ont encore de grandes ré-j serves en hommes.La Russie n des I réserves presque inépuisables et cha-j que année de guerre augmente le nombre de ses amie*.Chaque mois l’Italie augmente le nombre de ses armées et ses soldats s’améliore.La France a eu tout le succès désiré pour augmenter le nombre de ses troupes.La l'rance est passée maîtresse dans l’art d’accomplir de grands exploits avec des pertes relativement minimes.Québec, 15.— Le bill de a ville de West mou ri a subi un massucri en régie au comité des Bills privés.11 a é.é aboli dans sa quasi totalité.Toiul ce qui eu subsiste est un ap-pendlce greffé grâce à 1 intervention de Me Garnoau et contre la volonté de l’avocat de la municipalité, M.Weldon.Cet amendement por;e que ta ville .sera tenue d'exproprier par la voie ordinaire un .et qui séparé l'avenue Ingieside du Parc Westmoiu.nt.Actuellement Ta venue est un culLde-.sac et les pro-priétaires se sont vainement adressés a,u conseil pour obtenir l’achat de ce lot depuis 3 ans.Me Gameau démontre qu'il est urgent d'effectuer cette expropriation avant qu'une com*tmiction_ s’y élève qui augmenterait Je coût d'expropriation.Malgré les objections de l’avocat du conseil municipal, la proposition de Me Gara eau a été adoptée par un vote de 17 contre 10.L'article demandent le droit de prohiber la vente ou la livraison des fruits, cigares, cigarettes, tabac, sucreries, liqueurs de tempérance, articles de ccnnne-r.ee, cffe:.s et marchandises, le dimanche, a été bii'ïé après quelques boutades à l’adresse du conseil rigoriste.L’articile demandant la permission de taxer les conimanactés re.i-gieuises et institutions de charité à payer une taxe pour le service de ia protection de la police et de la protectioin contre Les incendies, a été impitoyablement biffé, malgré il intervention auprès de M.Letourneau, te parrain du bill, de M.Bon chard, de Saint-Hyacinthe.Cctt.radiation s’est faite sur proposition de M.Lévesque, de Laval, LE BILL DE LA POINTE-GLAIRE.Le bill de la ville de Pointe-Claire a obtenu uin meilleur sort que cel ui de West m oun t.Me Léon Game roi, au nem de la moitié des échevims, s'opposait à tout amendement à la charte et il a parlé à oe sujet “des pèlerinages inutiles sccompiis tous les an® à la liégis-ature par les municipalités qui demandent des lois d exception.'’ Cela lui a attiré l’observation dim des membres du comité que sans ces pèlerinages les avocats ne viendraient pas à Québec.Il a répondu quil ne représentait ni es avocats, ni tes intérêts de Tordre, mais uniquement scs clients.Les éohevins sont actuellement dix.Les amendements à la charte proposaient de réduire leur nombre à six.L'avocat de la municipalité, Me Popineau-Cduiture a .consenti à ce que les échevins soient élus non pas par quartiers, mais “ai large”, par seriatim de liste, comme à la Ghr.mibre.Le corporations auront aussi désormais comme à Montréal le droit de vote.On obtint aussi certains pouvoirs judiciairement demandés, pour la règlementation, la construction au point de vue hygiénique et esthétique.Voici d’ailleurs le texte de cei article fort important: “ 4.— Réglementer l’inspection de la construction, la démolition, ia mo.dification et ]a réparation de toutes les bâtisses de la ville, nommer un inspecteur des bâtiments ou autre officier avec pouvoir d’examiner Texte-rieur et l’intérieur desctltes bâtisses, et tous autres pouvoirs n6c.essa.ires pour assurer l’observance des règlements de la ville concernant les batiments et autres travaux, et pour prévenir les accidents par l'incendie, forcer le propriétaire et le constixic-teur de toutes les bâtisses, à en soumettre ies plans et devis, et .payer préalablement et obtenir un certificat écrit dudit inspecteur des bâtiments ou autre officier, et pourvoir à l’exécution et à la révocation de tout cetrifieat après les douze mois de son émission au cas où la ou les constructions qu’il autorise n'auraient pas été commencées effectivement dans ce délai.“4b-Empêcher la construction d’étables, hangars, latrines ou autres batiments semblables sur aucun lot de la ville, à une distance de pas moins de soixante-quinze pieds de la rue sans une autorisation spéciale du conseil.“4c—Faire enlever tous hangars, écuries, latrines ou autres bâtiments semblables construits en contravention avec les dispositions du paragraphe précédent et déterminer le temps et la-manière dont ces constructions seront démolies ou ôtées, et par qui les dépenses seront supportées.” ' Enfin la ville est autorisée à faire payer aux contribuables un intérêt de sept pour cent pour les arrérages de tous.Le conseil demandait l’autorisation de percevoir un intérêt de 7 pour cent mais le comité r.'réduit ce chiffre comme il est dit urécédem-memt.Où Acheter Demain (Enregistré conformément » la loi du Parlement du Canada, par L.-P.Destongchamp* _____ au Ministère de l'Agriculture.) TEL.EST 4510 Le Magasin du PaupU 447 EST, SAINTE-CATHERINE.Broderie ! Broderie ! 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