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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 16 novembre 1916
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1916-11-16, Collections de BAnQ.

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VOLUME VII—No 269 MONTREAL, JEUDI I(> NOVEMBRE 1916 DEUX SOUS LE NUMERO V Abonnements par la poète : Édition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$5 00- UNION POSTALE.» 8 00 Édition hebdomadaire CANADA.$1 Oft ETATS-UNIS.1 AO UNION POSTALE.‘>00 ri 1 H 11 I )evoir Rédaction et administration 43, RUE SAINT-VINCENT vl MONTREAL TÉLÉPHONES: •ADMINISTRATION: Main 7461 RÉDACTION : - Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS LA CORRESPONDANCE BORDEN - HUGHES Sir Sam Hughes vient de prendre congé de ses employés; sir Robert Borden s’en va aux Etats-Unis chercher quelques jours de repos.L’occasion n’est peut-être pas mauvaise pour jeter un coup d’oeil sur la correspondance Borden-Hughes, dont le Devoir publie aujourd'hui la dernière partie.' Les lettres échangées entre le chef du cabinet et son ancien collègue offrent un exceptionnel intérêt.Elles révèlent d'-abord l’extrême acuité/! du conflit dont la solution ne pouvait être qu’une rupture définitive; elles éclairent la psychologie des deux principaux antagonistes; elles projettent une lumière crue sur le mécanisme intime du cabinet actuel, en même temps qu’elles laissent pressentir les lignes d’attaque probables de l’ancien ministre; elles jettent dans le domaine de la discussion politique des problèmes qui ont chance de faire beaucoup de bruit d’ici quelque temps.* * * On aperçoit à travers toute la correspondance les rancoeurs accumulées depuis des années; on devine les luttes d’influence, les méfiances réciproques, les heurts de tempérament que dissimulait la solidarité ministérielle; on sent que les choses s’acheminaient fatalement à un éclat et qn’un incident, sans grande importance peut-être, ferait tout sauter.Et l’on voit qu’avec son habituelle audace, l’ex-ministre de la Milice n’hésitera point à mettre en cause pour se défendre la moitié ou les trois-quarts de la politique de ses anciens collègues.Deux des paragraphes les plus gros de conséquences de ses lettres (au point de vue de la politique intérieure du Canada, s’entend) sont ceux où il retourne contre son chef et la plupart de ses anciens collègues l’aoéusation qu’on lui jette d’usurper des fonctions qui ave lui appartiennent pas et de mépriser les arrêtés ministériels.—Vous m’accusez, dit-il à M.Borden, d’avoir pris des initiatives trop hardies, de n’avoir pas consulté mescollègues et de n’avoir pas attendu, pour marcher de l’avant, d’être couvert par un arrêté ministériel.Mais, d’abord, on ne peut conduire une guerre comme celle-ci de la même façon qu’une procédure judiciaire (Vous devinez le superbe mépris avec lequel le “lieutenant-general" Sam Hughes regarde le procédurier Borden, lointaine revanche du Cedant arma togæ).Et puis, vous-même, à Val-cartier, avez approuvé mes tactiques,.-.C’est un premier coup droit.Du second, il essaie d'atteindre à la fois M.Borden, M.White et M.Foster (11 est notoire que M.White menaçait de quitter le cabinet si M.Hughes ne s’en allait point).— Vous vous scandalisez, dit-il à M.Borden, de mes initiatives personnelles, vous m’accusez d’avoir voulu, au mépris du principe de la solidarité ministérielle, traiter mon ministère en gouvernement distinct, mais je suis encore à apprendre que le ministre des Finances du Canada ait jamais soumis à l’approbation préalable de ses collègues un projet d’emprunt ou un acte administratif de quelque importance.Et la même chose s’applique à M.Foster.Voici donc deux ministres que sir Sam Hughes accuse formellement de faire, avec le consentement apparent de leur chef, ce que celui-ci- lui reproche.Mais ceci ne le contente pas, il étend te cercle de son attaque.— Vous m’avez fait un jour des observations, dit-il, mais vous ne m’avez pas dit que c’était à la demande de mes collègues.Vous m’avez au contraire déclaré que c’était pour vous aider à leur imposer de meilleures méthodes.“Vous m’avez cité particulièrement le ministère des Postes, Je ministère des Chemins de fer et le ministère des Travaux .publics où des projets avaient été entrepris sans être autorisés par arreté ministériel; et je me rappelle très bien que vous m’avez dit que des bateaux avaient été achetés et d’autres dépenses considérables encourues sans que vous en ayez rien su et sans aucun arrêté ministériel.’’ On peut être sûr que M.Laurier voudra savoir quels sont ces bateaux et ces dépenses — comme il tiendra sûrement à connaître les dessous de cette bagarre de quatre mois autour d’achats et qui a retardé d'autant, d’après M.Hughes, le départ de la deuxime division.¦x- * * Le ton de cette correspondance, cette façon de mettre en cause la moitié de ses ex-collègues et de présenter le cabinet comme une pétaudière où chacun tire à droite ou à gauche, les pointes délibérément insultantes adressées au premier ministre montrent assez que M.Hughes ne ménagera personne dans le débat qui suivra sa démission.Il ouvre aux adversaires du gouvernement Me magnifiques voies d’attaque — mais quelle sera sa propre puissance de combat?Il en faut toujours revenir pour l’apprécier à l’étonnant mélange de force et de faiblesse qui constitue sa personnalité et qui s’affirme encore dans cet échange de lettres.— C’est ce manque d’équilibre qui l’a fait descendre du terrain des principe^ où il avait d’abord posé le débat à une querelle personnelle, amusante pour la galerie, précieuse peut-être pour les adversaires du cabinet, mais qui ne le grandit point; c'est ce manque d’équilibre qui lui a fait jouer dans l’affaire du ministère londonien un si piètre rôle.Après l’avoir combattu au nom des principes, après en avoir proclamé l'absurdité, il se déclarait prêt à l’appuyer pourvu qu'on y nomme l’homme de son choi^, sir Max Aitken.H est fort possible que, dans le règlement de sa querelle personnelle, sir Sam produise un effet beaucoup moindre qu’il ne s'y attend; mais ses lettres soulèvent, à propos des relations entre le gouvernement canadien et le gouvernement britannique, à propos de l’administration de nos affaires militaires en Angleterre, du commandement des troupes, etc., des questions dont on entendra sûrement parler pendant longtemps.Pour mesurer l’acuité du sentiment anglo-canadien sur ce point, on n’a qu’à jeter un coup d’oeil sur un petit article de la Gazette d’hier.Certains journaux d’Angleterre ayant attribué au discours où M.Hughes venait de répéter la substance de ses critiques sa sortie du cabinet, la Gazette s’empresse de répondre: Pardon! c’était un bon discours, un discours à propos — a groper speech.Mais ce sujet demande à tout le moins un nouvel article.Le Devoir y reviendra., Orner HEROUX.loinc, a fail de nouveau son apparition à la Chambre et il a pris part au débat, à plusieurs reprises, sans doute, pour s’exercer à son discours de demain.Demain, en effet, M.Mitchell, le ministre des finances, prononce son discours du budget, et suivant l’usage, c’est M.Ga-ult, expert financier attitré de l’opposition, qui lui donnera la réplique.M.Turcot, échevin de la ville de Montréal, et député de Laurier, a fait le dépôt de la requête de la ville de Montréal demandant l’autorisation d’effectuer quelques amendements à sa charte.Notons encore au nombre des requêtes pour présentation de bills| privés, celle de MM.Médéric Masson, dentiste, Ernest Chaussé, dentiste, et Alfred Masson, marchand, de Aille Yvette Dufort et Juliette Vé-zina.gardes-malades, qui demandent, par l’entremise de M.Berco-vitch, leur incorporation sous le nom de “'Dental School Corporation”, école qui, assure-t-on, est vue d’un très mauvais oeil par la plupart des chirurgiens-dentistes de la province, M.Gaston Maillet excepté.•W •> •X1 Sir Lomer Gouin a piloté le bill 24 jusqu’à hou port.H s’agit d’une, loi modifiant les articles 1220 et! 1243 du code civil, au sujet de certains écrits faits en dehors de ta province ou, en d'autres termes, ainsi que l’a expliqué le premier ministre, de permettre à l’agent général de la province dans le Royaume-Uni d'authentiquer les copies de procurations de notaire faites dans le Royaume devant être •délivrées au Canada.La Chambre s’est formée en comité plénier, après la 1ère et la deuxième lectures de ce bill, et l’a.passé en troisième lecture.Un autre projet de loi du gouvernement, qui porte le numéro 24 a été renvoyé au comité de législation après avoir subi sa deuxième lecture.Il se lit comme suit: “1.L’article (iU9c des Statuts refondus, 1909, ici qu’édicté par la loi 4 George Y, chapitre 51, section 1, est amendé en en remplaçant le.troisième alinéa par les suivants : “Le registrateur doit trainsorire l'acte de fidéi.conimis constituant une hypothèque, un nantissement ou un gage sur les meuhôes seulement dans un registre qu’il tient à cet effet, lequel est, en tuai temps durant les heures de bureau, ouvert à l'inspection du public.“Toutefois, s’il s’agit d’un acte constituant une hypothèiqwe, un nanti'ssanent ou un gage sur des immeubles et suc des meubles, il suffit que ledit acte soit en egistré par inscription, au moyen Turn bordereau ordinaire, dans le registre spécial aux meubles, pourvu toujours que l’acte en question ait été déjà enregistré, dans la même division d'enregistrement, par transcription dans un registre auquel il puisse être référé, et qu'il ait été déjà porté à l’index aux immeubles.“Le rcgisSrateur a droit d’exiger pour les divers services se rapportant à l’enregistrement par transcription ou inscription, selon le cas, les honoraires m.i sont de temps à autre fixés par le lieutenant-gouverneur en conseil.” Les deux bijls privés, rapportés hier du A'oinité et qui portent sur des «m eu de me ni s aux chartes des villes de Saint-Léonard de Port-Maurice et de Lasaüe, ont franchi Pélape de la troisième lecture.JOHN BULL Y VIENDRA-T-IL Les journaux anglais, sérieux et humoristiques, ont longtemps fait des gorges chaudes à propos des cartes que l’Etat -allemand exige de ceux auxquels il distribue des patates, de la viande, du pain, de la graisse, dans les limites de son territoire, pendant la guerre.Il se peut que l’Allemagne soit affamée.Il est certain qu’il y a pénurie de certains aliments.Mais il est également certain (iue, de longue date, le gouver-i.cinent allemand, ayant prévu les brèches énormes que les armées européennes feraient dans les réserves alimentaires! de l’univers, a pris le premier des mesures pour empêcher tout gaspillage, chez lui, afin de prolonger sa résistance et son effort.Les mesures que l’Allemagne a dû prendre, à cause du blocus de ses côtes et de ses ports de mer, voici (lue M.Runeimam le président du Board of Trade anglais (le ministère du commerce du Royaume-Uni), annonce, dans un discours paru ce matin, que l’Angleterre devra en prendre d’analogues si elle veut ne pas manquer de vivres, elle non plus, d’ici à la fin du conflit.Londres entrera dans la voie ouverte par Berlin.Et les journaux anglais devront rentrer leurs plaisanteries.* * * Le discours de M.IRunciman est.un des plus in]portants qui se soient prononcés, dans le Royaume-Uni, depuis des mois, au point de vue économique.11 établit qu’au cours de 'la prochaine année de guerre, la nation devra résoudre le problème alimentaire qui l’embarrasse déjà On comprend qu’après 27 mois d'hostilités, au cours desquels il s’est fait une pfôdigieuse consommation de vivres, aims que la pro duction agricole du inonde diminue,,àl faille prendre des mesures pour’éviter à bref déliai une famine générale L’Allemagne s’en est avisée dés son échec sur la Marne.La F'rance aussi) au bout de quelques mais.Londres y vient à son tour.Et M.Ruip'iman, sans le dire, laisse auhnoins entendre que le Royau-niv-'Uni devra calquer >sa législation économique sim (die de T Allemagne, quand iê&dlt que “ si lu consommation de* pommes de terre ne diminue pas, il va falloir en venir au régime des cartes ", et.ailleurs, que “ si cela devient nécessaire, il y aura des cartes pour les achats d’aliments be, même article): il a pris pour l’importation de ses matières premières 1,400,000 tonnes à bord des cales anglaises, en un temps où chaque tonne (te -cargaison compte doublement; il a également pris 12 millions et demi de tonnes d'espace à bord des navires anglais allant à l'extérieur et qui eussent pu transporter chez les Alliés de; objets d’exportation autrement plus utiles que l’alcool et la bière, Il parait donc qu’une réglemenla-tion plus sévère (les brasseries, les distilleries et de leurs opérations, en Angleterre, pourrait aider dans une large mesure à la solution partielle du problème des vivres, puisque les navires se font rares et que les Alliés comptent sur ceux du Royaume-Uni pour leur aider à se ravitailler.F7t si l’on ne veul encourages la production domestique des céréales pour le bien commun, il y aurait par ailleurs moyen de contribuer à amoindrir l'effort de la nation et ses privations, d’ici à la fin de la guerre, en ne laissant pas dépenser tant de céréales de tout genre, dans le Royaume-Uni, par l'industrie des distillateurs.Entre son pain et sa bière, le peuple anglais devra choisir, disait récemment un journaliste d’Angleterre.Et M.Runciman ne lui a pas encore imposé ce choix, bien que Lloyd-George l’ait réclamé il y a des mois et des mois.Il faudra pourtant que John Bull y vienne, comme la Russie y est veniic.el comme il en vient au régime de la carte alimentaire, deux ans après l’Allemagne.Georges PELLETIER.térêt local.Cela ne veut pas dire qu’il ne s’y trouve pas de bons travaux, au contraire.Mais on se demande s'il ne vaudrait pas mieux rassembler en une même salle toutes les oeuvres d’inspiration nettement canadienne, afin de créer entre nos artistes un courant d’émulation plus marqué en ce sens et de rendre plus grande et plus variée la production des travaux consacrés à illustrer et souligner, pour ainsi dire, les beautés du pays canadien, auprès desquelles nous avons le défaut de passer trop facilement sans les regarder.Ernest BILODEAU.LE SALON D’AUTOMNE A notre époque guerrière et brutale, où Ton n’-entend* parler que canons et mitnaWlle, il est reposant de pénétrer dans Tailmosiphéra émi-nennneait pacifique d’un salon de peinture et de sculpture comme celui qui s’est ouvert ce matin sous les auspices de Y Académie Royale des Arts canadiens, rue .Sherbrooke.C’était le "vernissage” du .salon de 1910, cil nous y avons fait une tournée rapide qui ne nous permet «nai-heureusement que d'indiquer les impressions générales que nous en avons rapportées.L’exposition de 'sculpture nachète par la qualité ce qui lui manque du côté rtc la quantité.On remarque tout d’abord le plâtre grandeur na: Proscription ! tare .que M.A.Lah'bcrtc a intitule BLOC - NOTES Le coût Les sept premiers mois de l'exercice financier précédent nous ont coûté, rien que pour la guerre, $53,35!),(MH).Les sept mois correspondants, cette année, ont nécessité pour le même objet $127,487,000.Dans une de ses lettres au général Hughes, parues ce matin, sir Robert Borden écrit que "nos dépenses pour nos troupes sont plus grondes que' les recettes annuelles du pays, au début de la guerre.’’ Fit ce n'est qu’un commencement.Si nous mettons sur pied 500,001) hommes et que la guerre se prolonge encore une couple d’années, comme le prévoient tous les experts militaires, et peut-être çinq ans, selon lord Northcliffe, dans quelle situation financière nous trouverons-nous à la fin des hostilités?Nous aurons à acquitter la double hypothèque du sang et des impôts écrasants.Est-ce VEmpirc qui les paiera pour nous?Arrêt sensé du pain blanc, usage du pain corn-; her U qui represent?une jeune plet, main-mise de l’Etat sur les fa-jniere canadienne penchee sur son rines importées, réglenicnlation des ! enfant au berceau.Le ber propre- - • -• „n.ment dit est convenabtemeint radi- que M.Runciman a parlé, hier c'est tout cela que la Grande-Bretagne connaîtra sous peu.* * * Ge qui complique le problème des vivres, pour la Grande-Bretagne, c’est la destruction de centaines dei navires par les submersibles el les; mines de l’ennemi.Avec moins de1 A QUÉBEC CE N’EST PAS GAI Québec, le 15 novembre.T.e résultat net de la courte séance tenue cet après-midi par l’Assemblée législative, c’est l'adoption de trois projets de lois, dont un bill public et deux bills privés.Le gouvernement u, en (nitre, répondu à quelques-unes des interpellations du chef de l’opposition, mais très laconiquement, comme on pourra voir.Le public se désintéresse à peu près complètement du travail de la fabrique à législation.Les tribunes réservées aux invités du jiré-sident et du vice-président restent aussi vides que celles ouvertes au commun.* * * Les journaux de Montreal, apportant un compte rendu détaillé de la correspondance échangée entre premier ministre et le “Marlborough!’ canadien, ont fourni matière à divertissement à ceux des députés qui trouvaient ennuyeux le travail de la Chambre.* * # Pendant une bonne demi-liêure, le député du Lac Saint-Jean esl resté en conversation animée avec M.F'rnneoeiir.le président du comité des bills privés, qui avait pris le siège voisin de celui do M.Turcotte.Aussitôt, les mauvaises langues de raconter que le “nouveau” était en train de se faire endoctriner et que les ministériels ne renoncent pas à l'espoir (l’enlever à M.Sauvé son cinquième lieutenant, ce qui le mettrait dans l’impossibilité de jamais demander le vole, Mais, il n'en est rien, assurent les gens renseignés.MM.Turcotte, et Francoeur se seraient connus naguère sur les bancs du collège et seraient restes depuis, malgré leurs vues politiques diamétralement opposées, en excellents termes.Ils ont suivi ensemble les cours de droit à l’Université Laval, à Québec M.Gai Gaull, le député de Saint-An- Nous y reviendrons.M.Sauvé n’a pas obtenu grand chose par les quelques interpellations auxquelles le gouvernement a répondu.Ainsi M.le see.'éitaire de la province ni a fait savoir, relativement aux renseignements qu’il voulait avoir sur I:immigruticm dans la province, "que le gouvernemen': n'a pas d'autres statistique® sur l'immigraitioiu que celles qu’H reçoit du bureau des statistiques du Canada.mais le gorvernement attend les rapports d'uni recensement posta ! commencé le 1er janvier 191(1.” A une autre question dn même M.Sauvé toujours au sujet de '.'immigration, M.Décarie a fait la même réponse.* * * Cependant, te chef de Toppusi-iic.n ne perd pas courage et il revient à lia charge avec une nouvelle série de questions dont il a donné avis et qu'il présentera à la séance de vendredi.Il veut obdenir, par ces interpellations, certains renseigne-menés sur les élèves des écoles norma! es de Québec, Montréal et Joc-qiues-Carlier, pour les années 1912, 1913 et 1915 ; il demandera aussi (les renseignements sur les subventions accordées par le gomve'ne-ment provincial aux compagnies rie ehoiilin de fer depuis l'arrivée des libéraux au pouvoir, en 1897 ; enfin, au sujui des collèges d’agricu!-liiro, le député des DeuxMontagnes demandera une série de questions soir le nombre des élèves qui ont obtenu des diplômes, depuis 1908.* Pour c ore la sèche enumeration | des travaux que ta Chambre doit aborder, transerhftns de Tordre du jour les r.'vi¦¦ de motion suivants donnés par MM.Mercier et Taschereau.Le premie • pré sen Ier a une loi modifiant les cadastres du comic de Jn iette et d’une partie de Herthier.cî le second, une loi modifiant le code civii relativemen.à certains privilèges accordés aux ouvriers des manufactures, usines, etc.On ne connaît pas encore lu portée exacte de ce demie:’ amendement.Jeudi, discours du budget, grosse journée.Louis DUPIRE.P.S, — M.Gouin a déposé le rapport sur les prisons provinciales Nous y reviendt pressionnant représentant Je mar tyre du Père de Brébcuf.M.Henri Hébert a des statuettes d'une jolie exécution ainsi qu’un buste aux (traits vigoureux, et M.J.E.Brumet _ expose um portrait soigné de Mme I J.N.Dupuis.Liexpositi'on tic peinture offre un plus grand neenbre de sujets.On y .r • , 311 éprouve l'impression d’une variété cales, I Angleterre doit faire plus dej ue jnfjnje dans laquelle on se transport océanique que jainam.Li- 1 d‘, , d.abord.L'ensemble rap- nauguralion.par I Australie, dune K,lk, un de peinture marine marchande de Je navires al-, européen, par le grand nombre de frêles aux échangés entre le V°',H tableaux repré-entant des .sujets gé-monwealth el [Angleterre empoche-j HX .raari.iu.:;, montagnes, sujets ra la crise des blés, puisque c est sur- religjeux paysages vagues, etc.*(»«t sur 1 Australie et ses cerealesj Toutcf0j,4< tq 'note de chez nous, que 4 Angleterre rqmpte pour _ a voiri r!jlmo,sphèn, .(.in.;dk,n„,e se retrou-son pain, (Tici a la prochaine recolle.Yl,Ilt ,.et (k.façon donner une Mais la Grande-Bretagne doit, a part pijy i n-oinio pkis loea.e à reiisem-de se nourrir, transporter des ah- pq,' r/est .,|nsj t,nr |’0„ tombe en menls pour ravitailler en partie la;arl(ll, par exemple, devant un grou-Frahce el ITtalie.M.Runciman le jio.j pt.dt, t0ües de M.Clarence Gagnon, le dans son discours.Et cela n est.montrant des coins de pas sage typas pour bien disposer à l’endroit (Ici piques, cctnmc une vieille ferme, ces deux alliés de l'Empire britanni- j hi ver, au -soleil couchant, ou le que les égoïstes du Royaume-Uni.; Voyage de bois, de M.Coburn, De nombreux et qui n'ont pas goûté lai M.‘Henri Fabien on admire Ja pre-leçon que le capitaine'Millet leur fai-i eision eit i'èiégance d'uni coin de sa.il l'autre jour 4a no Y Express del jardin public d’Ottawa, eu arrière Londres où il leur marquait le >n- ditiom facile.S’ad.sur Les lieux.DIVERS ARGENT A PRETER J’AI A PRETER .$1,000, $1,500 à $50,000 et P'us.premier»’ hypothèque, propriétés h Montreal.Aussi prêts aus fabriques.Conditions avantageuses.Notaire Lebcau, 120 rue Saint-Jacques.Main 0015.LIVRES.— J’achète les livres, revues, 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romain.L’histoire ethnographique de l’art primitif en Italie, ne diffère guère de celle de la Grèce ; les résultats définitifs seuls sont différents.Fidèle aux traditions apportées d'Asie, son berceau d’origine, il conserve le dépôt des croyances, des ri- .es, des cérémonies publiques et des vin Lafortune, demande-t-il ;ois légués par les ancêtres.Les vil- écheviu Garceau?Dès l’ouverture de la séance, qui a eu lieu dans la vaste salie du conseil, représentant une | fraction des propriétaires lésés, se lève soudain et se déclare fortement opposé à ce que la ville achète les 500 lois affectés par les pentes douces du quartier Hoehelaga.Ce qu il yeul, c’est qu’elle paye des dommages à ceux des citoyens qui en ont réellement éprouvés.—Je suis propriétaire de terrains dans ce quartier, dit-il, et je ne veux pas que mon nom soit terni par une telle transaction.Pourquoi la ville achèterait-elle ces terrains?N’en a-t-elle pas assez qu’elle ne peut pas vendre?Les seuls propriétaires qui ont subi des dommages ce sont ceux qui possèdent des immeubles.Et H n'y a que 20 lots sur 500 qui ont des constructions.Du reste que recevrait, en taxes, la Commission scolaire d’Hoohelaga si tous ces lots étaient vendus?Les anciens échevins Marin et Garceau viennent tour à tour appuyer l’échevin Lafortune.Puis la médaille change tout à coup de face; M.H.Achim, député de Laibelle, se charge d’en faire voir l’envers.EN SACRIFIANT LE DROIT DES INDIVIDUS Il est évident que l’opinion de j’c-chcvin Lafortune ne plaît pas à tout le monde, car M.Achim lui laisse entendre qu’il ne représente pas les vrais intérêts du quartier en parlant comme il l’a fait.Que sont venus faire ici l’éebe-afortune, demande-t-il.et l'ex- P< 1008 au 15 janvier 1!)13.M.Pérodeau ne prétend pas que les rapports présentés soient inexacts, mais | il voudrait que le secrétaire-tréso-j l ier déclare sous serment qu’ils sont | exacts.Le défendeur a prouvé qu’il a pré-sente au conseil, pour chaque sentes- ! SERRURIER tre, un rapport dûment vérilié, tel Découpage de clefs Yaies Corbin, (pie le veut la loi et que le conseil ai clefs ordinaires, réparations de grn-accepté ces rapports.M.Bruneau, | phophonc, d’armes à feu, para-président du tribunal de première j pluies, limage, aiguisage, 283 Dor-instanee, a repoussé l’action du de- chesitor, angle St-Denis.Travail ga mandeur, en autant qu’il s’agit de j nanti, la période entre le 19 juin 1908 et le | ' 20 décembre 1912.Cette dernière I ’ grCw date est celle du dernier rapport; C.ROY vérilié présenté par le défendeur et accepté par le conseil.Le défendeur ayant demeuré en fonction jusqu’au 13 janvier suivant M.Bruneau lui a ordonné de produire Un rapport des recettes et des dépenses pour cette courte période.Le défendeur porta la cause devant le tribunal de Révision et le demandeur inscrivait, de son côté, un appel en Cour d’Appel.Le tribunal de Révision a confirmé la décision de M.Bruneau, jugeant que les rapports présentés jusqu’au 20 décembre 1912 étaient suffisants; ce tribunal est même allé plus loin et a renvoyé toute l’action du demandeur.Le défendeur se serait acquitté de Cordonnerie mécanique 106 RU K SAINTE-CATHERINE EST Entre Saint-Hnbcrt et Saint-Christophe Rassemblage et rapiéçage à la mécanique exécutés en un clin d’oeil.Appelez: Est 5526 et vos chaussures, prises à domicile, tous seront reportées remise» à neuf.OEUFS & VOLAiLLES Pour quelques jours seulment, trois cents poules Livournes blanches à $1.00 pièce, livrée* à votre station et à Montréal, dans les limites de livraison des compagnies d’express.^ Très beau trios de canards coureurs indiens, pékins, sauvagen, domestiques, $7.50.Oies Toulouse et Embden.Jeunes coqs «lu mois de mai, Wyandotte blane, Plymouth barrés et blancs, Livourne blanc et brun.Demandez notre catalogue illustré, 15 gravures, 15 sous par malle.LA FERME AVICOLE YAMASKA, Saint-Hyacinthe, Que.A.S.Comcau, propriétaire.A VENDRE — Os broyés pour vo- Li- ses devoirs en remettant à son .successeur tous les comptes pour la j laflïes.' — Gunn.Langlois et'Cie période additionnelle pendant la- mitée, 105 rue Saint-Paul Est.quelle il est demeure en fonction ; - un rapport pour cette même période A VENDRE — Coehets du prin-avait été présenté au conseil.Le j temps, Leghorn, Plymouth Rock, tribunal de Révision mettait tous les Wyandott, Rhode Island, aussi pou-frais à la charge du demandeur.! Jettes de race.— Ferme Avicole Lan-Celui-ci en appelle maintenant àlglois, Saint-Jérôme, Comté de Terre- du quartier, LES UNS ET LES AUTRES P1': es sont prolégées par des citadelles ! —Prendre l’intérêt $1-ses temples ne manquent ni de : crie une voix, p-ândeur ni de sévérité.Dans le do- - Alors, riposte M.Achim, est-ce maine de la .sculpture, les Etrusques en sacrifiant le droit des individus rivalisent avec .les Egyptiens, puis » qui le composent qu'il peut se ren-uvec tes Lginetes pour la fonte du , dre ce témoignage?bronze, et lorsque les Romains, au Le député de Label le dit qu’il es-Ueme siecie, voudront donner une! père que le bureau des cortmiissaires (orme humaine a leurs (lieux, c’est saura réparer l’injustice dont on se au peuple étrusque qu’ils s’adresse-j plaint à la satisfaction de tous ront pour avoir l’image de Jupiter AL G.-P.Champagne, au moment v.apnolm, coule en bronze dans des où l’échevin Lafortune et Tex-éche-preportions colossales.De lui, enco- vin Chartrand se lancent à la face.re„ ils recevront les premières le-j des souvenirs d’élection, réfute les .•ons d architecture et lui emprunte-1 allégations que des agents d’immeu-(’i1 ‘ emploi de la voûte dans les1 blés avaient pris des options sur les grandes .constructions.Les Etrus- terrains affectés; des offres ont scu-¦Iiies furent donc pour les Romains lenient été faites à In ville ce qu avaient .été les Mycéniens poür les Grecs.Ils furent leurs premiers maîtres et aussi leurs premiè- -, „ , res.victimes.R.Y Dueharme, prenant ensui- A peine les Romains sont-ils en te !a,1>[lryenue As-h, Montréal ; caporal W.À.Jay, 863, rue Cadieux, Montréal ; Charles Sthand, 1139a.rue Wellington, Montréal ; Victor Trudeau, 326, chemin Korah.Steelton, Ont.; El-zéar Lavoie, Eastman.P.Q, ; Augustin Poussin, Sainte-Anne, Man.; Calix Lambert.827, rue Maine, Berlin Mills.N—H.; C.H.Valin, Arn-prior, Ont.-a- LA DÉPORTATION DES BELGES LES ETATS-UNIS N’ONT PAS PROTESTE D’UNE MANIERE OFFICIELLE.Washington, 16.— Le gouvernement américain a protesté non d’une façon non officielle, contre la dc-i'v)rlation de milliers de sujets belges à l’intérieur de l’Allemagne pour entreprendre certains travaux.Il a simplement démontré à l’Alle-magne la mauvaise impression que ces déportations ont créée chez les nations neutres.Le secrétaire d’Etat Lansing a déclaré hier que les Etats-Unis avaient offert leurs bons offices auprès des autorités belges, et enregistré un protêt, à leur demande, mais non d'une Jaçon officielle.CHAMBRE DE COMMERCE ÉCONOMIE DÉPLACÉE ON PROTESTE CONTRE LA DIMINUTION DU NOMBRE DES POLICIERS ET DES POMPIERS.— LE CANAL DE LA BAIE GEORGIENNE.— L.4 MUSIQUE RELIGIEUSE EN FRANCHISE.La Chambre du commerce du district de Montréal a adopté trois rapports importants de la commission des transports, à sa séance d’hier après-midi, présidée par M.Ludger Gravel, president.Nous donnons plus bas le texte de ces rapports qui s’expliquent par eux-mêmes.Toutefois, en demandianit l’adoption de l'un d'eux, celui relatif au projet de raccordement du canal WoWamd à Montréal, M.C.-H.Catel-ü, le orésident de la coimmis'skm des transports, a exprimé l’avis que l’exécution de ce projat favoriserait plutôt les intérêts américains.C’est ce qui a motive ia décision de la commission qu’il préside.Avant la cloture, M.Ludger Gravel fait connaître à la Chambre que des persoumes 1res au fait de la situation municipaiLe lui rapportent que nos administrateurs ont résolu de réduire les dépenses de notre ville en s’abstenant systématiquement de combler des vides laissés par les agents de police et les pccn-piers qui, pour une raison eu pour unie autre, quittant le service.M.Gravel s’élève contre une telle pratique qui consiste à épargner au détriment de Tordre et de 4a sécurité publique.Le président de la Chambre opine qu’il pourrait sésulèer des torts sérieuix pour le commerce et la population montréalaise die tout aiffaitblissement de notre corps de policiers et de notre corps de pompiers, que l'ordre le plus rigoureux doit être maintenu et les contribuables proliégiés contre les sinistres possibles d’incendie.Conséquemment, il demande à la commission des nffaiies municipales de s’enquérir de la véracité des faits relevés et de faire au plus tôt rapport à la Chambre.Voici le texte des trois rapports auxquels nous avons fait allusion plus haut : RACCORDEMENT DU CANAL WELL.AND A MONTREAL.La Commission a pris connaissance du projet de raccordement du canal Wdiland à Montréal, conçu par M.N.Cauchon, ingénieur, et soumis par la- “Economie and Development Commission”, d'Ottawa.Après étude de ce projet, lia Commission a l'honneur de faire rapport au conseil de la Chambre de commerce du district de Montréal a, depuis 1892, appuyé en différentes circonstances le projet du canal de la baie Géorgienne à Montréal, via le lac Nipissing, la rivière aux F ! a n ç a is et 1 O ut a oua i s ; Que la Fédération des Chambres de commerce, réunie à Montréal en 191U.a aussi appuyé le projet du canal de la baie Géorgienne.Qu’cncore en 1914, la Chambre de commerce a de nouveau appuyé le même projet; Que le gouvernement du Canada a fait faire une étude complète du projet, et que les conclusions des ingénieurs étaient favorables à la court ruction de ce canal, qu'ils jugeaient propre à donner à l’Ouest un débouché sur ¦l'Atlantique.En conséquence, la Commission suggère au 'Conseil de s’en tenir —• afin de ne pas se déjuger—au projet primitif du canal de la baie Géorgienne.Le président de la Commission, C.-H.CATELLI.LA MUSIQUE RELIGIEUSE.La Commission des transports a l’honneur de transmettre au conseil de la Chambre de commerce la communication suivante dé M.Léon Garneau, par laquelle Faivocat-con-sei'l de la Chambre nous fait connaître l’interprétation qu’il donne à T article 172 du tarif canadien, ayant trait à la musique religieuse : “Vous me demandez dans votre lettre du 11 octobre 1916 si l'article du tarif canadien circonscrit l’entrée en franchise aux seuls objets qui y sont énumérés et si la musique religieuse se trouve comprise dans cette énumération.Il me paraît que l'intention du législateur a été de permettre Ten-tree en franchise de toute musique religieuse servant au culte.Si nous nous en tenons au texte de l’article du tarif et à la définition même du mot, noms inclinons à croire que cet article est moins restrictif qu’il ne nous semble à première vue.Le dictionnaire Standard, à la page 1398, définit ainsi le mot “ PRAYER-BOOK “a book of ritual, prescribed for conducting divine service”; 'le même dictionnaire, à la page 1438, définit “ PSALM-BOOK ” : “any collection of sacred hymns”, et à la page 1056, le mot “ HYMN “a sacred lyric, a song of praise or thanksgiving intended to pc used in religious service.” Le dictionnaire Webster définit le met “ RITUAL ’’ à la page 1839: “form or forms of conducting worship”, cl ^e dictionnaire Standard à la page 1541 définit le même mot : "any form or body of rites or ceremonies.” Le dictionnaire Larousse définit le mot “ PSAUME ” comme étant une “vaste composition musicale pour soli et choeur,” et le mot “ HYMNE ” comme un “poème en vers et distribué eu strophes qui, dans la liturgie catholique, est destiné à être chanté aux offices religieux.” D’après ces définitions, pour les catho iques, la messe, les vepres^ le salut, etc., sont les formes les plus importantes du service divin.Les hymnes, psaumes, motets, en sont un élément indispensable prescrit par le rituel.La musique qui accompagne ces prières chantées tient une place importante dans toutes les cérémonies catholiques et doit être nécessairement comprise dans la définition des mots "Prayer-book" et “Ritual” telle que la donnent les dictionnaires Standard et Webster.En dépit de son énumération qui peut paraî- tre jusqu'à un certain point restrictive, Par.icle 172 du tarif canadien devrait, d'après l’intention des législateurs, exempter de droits de douane la musique religieuse servant au culte parce qu’elle est essentielle à la célébration de toute fête et d*e toute cérémonie religieuse et devrait être comprise dans l’expression “conducting divine worship”.La commission recommande au conseil de soumettre cette opinion à M.le commissaire des douanes et, s’il y souscrit, de le prier de vouloir bien ordonner aux fonctionnaires du son aidmlnhatration de s’en tenir à cette interprétation dans l’application de l’article 172 du tarif canadien.Le président de la commission.(Signé) C.-H.CATELLI.GAGES AUX DOUANES.La Chambre de commerce de Québec nous demande d’appuyer sa requête au ministre des Douanes, priant celui-ci de permettre aux im-porUteurs de produits périssables de déposer aux douanes, au lieu d’une somme d’argent, une valeur fiduciaire q uelconq ue.La commission a constaté, après enquête, que le dépôt dont il est question ici n’est accepté par Tad-minisitration des douanes que dans l’intérêt de l’importateur, afin que celui-ci puisse se faire lirer sans retard ses importation®.Dans ces conditions, la commission est d’avis qu’il n’y a pas lieu d’intervenir.Le président de la commission,.(Signé) C.-H.CATELLI.LES ADIEUX DE SIR SAM HUGHES L’EX-MFNISTRE DE LA MILICE REMET LES CLEFS DE SON BUREAU AU PREMIER MINISTRE.Ottawa, 16.— Sir Sam Hughes a remis à sir Robert Borden, hier après-midi, les clcifs de son bureau.Avant de partir Tex-ministre a rassemblé les employés du département de la milice pour leur faire ses adieux.“Comme vous l’avez appris, dit-il, je quitte le département de la milice que j’ai eu l'honneur de présider pendant cinq années.Ces années, les deux dernières principalement, reste, ront mémorables dans Thistoire.Le Canada a noblement fait sa part.Le travail accompli passera à THis-loire à cause de sa grandeur et de son efficacité, malgré les conditions faites par la plus terrible des guerres.En terminant, dit sir Sam, lais-sez-moi espérer, ‘mesdames et messieurs, que vous n’avez jamais cru que je vous ai demandé de faire quel, que chose contraire à l’honneur.Sir Sam a donné une poignée de main à chacun des membres du personnel de son bureau avant de partir.LE SUCCESSEUR DE M.HUGHES On ne croit pas que le successeur de sir Sam soit nommé immédiatement.Le nom de M.A.A.Kemp est le plus souvent rpentionné pour ce portefeuille, mais on semble sous l’impression que si M.Kemp, en acceptant la charge, avait à subir une nouvelle élection dans Toronto, sir Sam profiterait de l’occasion pour connaître l’opinion publique.On entrevoit à courte échéance d’importants changements dans l'organisation tant canadienne que d’outre-mer.Il se peut, cependant, que rien ne soit fait dans les affaires d’outre-mer avant Je retour d’Angleterre de sir Thomas White, et la livraison du rapport de l’auditeur général Fraser.Il est possible que la session qui approche provoque des événements spéciaux.L’opposition s’attachera sans doute à la critique de l’organisation d’outre-mer.Dans ce cas, le général Hughes devra la défendre et le gouvernement se trouvera dans l'étrange position de ne pas savoir do quel côté se mettre.SIR SAM RESTE A OTTAWA Sir Sam Hughes demeurera encore quelques jours à Ottawa; il doit, ccs jours-ci, présenter un drapeau au 207e bataillon.-ÿ- L’HEURE EST VENUE D’AGIR AVEC ÉNERGIE LE BARON SYDENHAM VEUT QU’ON IMPOSE LA PEINE DU TALION A L'ALLEMAGNE AU SUJET DE LA GUERRE SOUS-MARINE.Londres, 16 — La Chambre des lords a discuté hier après-midi la question des sous-marins allemands qui viennent d’entreprendre une nouvelle campagne de destruction sans merci.Le baron Sydenham a pressé le gouvernement d’adopter une politique de “tonnes pour tonnes” en réponse aux monstrueux procédés de l’Allemagne.L’amiral lord Reresford a fail remarquer que l’heure est maintenant venue d’agir avec énergie en face d’une crise oui devient imminente.“Si le blocus avait été maintenu et renforcé convenablement, jamais nous n’aurions éprouvé une telle menace de la part des sous-marins.La discussion s’est prolongée dans le même sens, entre le marquis de Crewe, le baron de Lytton et autres, tous se glorifiant des actes accomplis par la flotte anglaise.Le “Times”, ce matin, revient à la charge en approuvant fortement les declarations du baron Sydenham.“La confiance de la nation en la marine anglaise, dit-il, est sans limite, mais elle ne sera entretenue que par l’habileté des chefs de l’Amirauté.La nouvelle campagne des sous-marins allemands constitue une menace sérieuse et grandissante pour une longue période de temps encore, et le peuple n'éprouve aucune satisfaction de ce que l’Amirauté ne l’ait pas ressenti plus tôt.VouIez-vou3 savon’ ce que vous êtes?Jean Deshayca, le graphologüe, vous le dira, si vous lui écrivez aux termes que reproduit le couoon du NATIONALISTE, chaque semaine.LES LIBERAUX LE THIERS DU CANADA LE DEPUTE DE DORCHESTER COMPARE SIR WILFRID LAURIER AU LIBERATEUR DE LA FRANCE EN 1870—LE GOUVERNEMENT BORDEN MENE PAR LES TRUSTS.M.Lucien Cannon, le député de Dorchester, à la législature, a donné une conférence hier soir, devant les membres de l’Association des jeunes libéraux.Le Canada, selon l’orateur, traverse de nos jours la période de souffrance et de torture par laquelle a passé la France après la guerre franco-prussienne de 1870.M.Thiers, un septuagénaire, surveillait les intérêts de la France, pendant ces temps de malheurs, et l’ai dait à retrouver son ancienne prospérité et la place qu’elle occupait dans l’univers.Aujourd’hui, comme alors, il y a un septuagénaire, sir Wilfrid Laurier, qui guide le Canada dans ces années de trouble, et Je prépare à affronter la période de reconstruction qui doit bientôt commencer.De tous temps et chez tous les peuples, le libéralisme a eu des attraits pour la jeunesse, à cause de son enthousiasme pour les principes de la liberté, son héroïsme désintéressé dans la même cause, et sa volonté de lutter pour tout ce qui se rattache aux droits naturels.Les jeunes gens qui, en 1837, combattaient à Saint-Denis et à Saint-Eus-tache, pour le triomphe de ces principes, étaient aussi libéraux que ceux qui versent aujourd’hui leur sang en France et dans les Flandres pour protéger les libertés du monde contre les forces qui les attaquent.Pour ce qui regarde la politique provinciale, le chef de l’opposition aux dernières élections a mérité ce qu’il a eu, parce qu’il a fait appel à la minorité de la province, la population protestante anglaise, et il a aussi eu ce qu'il a mérité pour n’avoir pas considéré en premier lieu sa province et sa race.Le conférencier rend un bel hommage à M.Honoré Mercier, dont le programme avail été la 'principale inspiration de ia politique et des réformes du gouvernement de sir Lomer Gouin.Les jeunes gens de la province de Québec doivent se rallier soins le drapeau libéral, à cause de tout ce que le gouvernement actuel leur a donné.L’éducation a été répandue afin que le peuple du Québec soit aussi instruit que ceux des aw'.res provinces.Sir Lomer a établi Je suffrage presque universel, et a ainsi placé toutes les claws es sur le même pied dans 'l'administration de la province.Pour les ouvriers, le gouvernement a fait plus que n’importe laquelle des autres provinces, et amélioré de beaucoup leur condition.En parlant de la politique fédérale, d'orateur dit que depuis un an les conservateurs tiennent des assemblées politiques sous la forme de réunions patriotiques, malgré.l’armistice auquel ils avaient consenti, ils ressemblent aux boebm- qui lancent le cri “ Kamarade ” aux Français, pour ensuite les massacrer à la première occasion.Heureusement, les libéraux ne se laissent pas (romper oar ces fausses apparences.M_ Cannon accuse le gouvernement Borden d’être mené par ! os trusts.Il lui reproche les scandales récents.M.Lanctôt avait pris quelques pots de peinture ; aujourd'hui, on ne mesure pas au pot, c'est au baril.Le conférencier termine en faisant Télogc de sir Wilfrid Laurier.Les autres orateurs ont été M.Irénée Vautrin et M.Ernest Bertrand qui ont parlé en faveur du libéralisme.MAISONNEUVE C’EST TOUJOURS LE PAUVRE QUI PAIE! ON VEUT REDUIRE LES TAXES DES OUVRIERS.Les échevins de Maisonneuve n’ont siégé que quelques minutes hier et ont immédiatement ajourné à mercredi prochain en signe de deuil pour leur collègue Téchevin Lapointe qui vient de perdre sa mère, on a aussi adopté une résolution de condoléances qui lui sera transmise.A une séance spéciale qui a été tenue mardi, sur Tavis de son conseil légal.Me Morin, les échevins auraient décidé de ne pas continuer leur enquête sur les travaux d’éclairage, attendu qu’ils n’en avaient pas le droit; et aujourd’hui le rapport de ces séances spéciales a été lu, immédiatement ensuite, Téchevin Bichette a proposé que le comité d’enquête soit dissous, ce qui a été unanimement adopté par les échevins.Le maire et les échevins ont aussi décidé de tenir une réunion spéciale, afin de discuter le rôle d’évaluation.Les évaluateurs ont en effet termine leur travail et se tiennent à la disposition du conseil pour le renseigner.M.le moire a demandé aux échevins de faire tout leur possible pour réduire les taxes du pauvre,' car, selon lui, de gros propriétaires ont des exemptions tandis que le pauvre est obligé de payer.C’est toujours le vieux principe, le gros mange le petit.Mais, cependant à Maisonneuve on veut remédier a cette anomalie, et le maire semble jaien disposé à aller jusqu’au bout.- “DES DOUTES EN MATIÈRE DE FOI” Le R.P.Valentin-M.Breton, o.f.m., vient de publier, sous le titre “Des doutes en matière de foi.__ Principes de solution”, une élégante et substantielle brochure pour laquelle le R.P.Lois eau a écrit une preface considérable.Nous aurons l’occasion de reparler de cette brochure.Notons simplement, pour aujourd’hui, qu’elle se verni 25 sous, plus 2 sous pour les frais de port, chez les éditeurs Granger Frères.r MANTEAUX DE FOURRURE Le dernier cri de In mode est de porter des manteaux avec garnitures en castor ou en lynx, hermine, "shunk’*, etc., au collet, aux poignets et à la jupe.Outre nos manteaux en mouton de Perse dont nous faisons une spécial!, té nous avons un excellent choix de manteaux en PONEY RUSSE, assurément les plus beaux du genre.Ce sont de vrais MO' DELES entièrement nouveaux.Légers et très chauds, ces manteaux habillent on ne peut mieux, laissant ressortir toute la sveltesse et Télégance de la taille.Nous offrons aussi un bel assortiment de manteaux en RAT MUSQUE, fourrure légère, durable et PAS CHER DU TOUT.Une visite à nos luxueux salons vous permettra de juger par vous-mêmes de la valeur, de la richesse et du beau fini de tous nos manteaux.130, RUE S AINT-DENIS Les chaussures d’hiver aussi élégantes que confortables se portent cette année avec tige très haute.Le talon haut, le bout effilé et délicat, les couleurs blanc, ivoire, tête de nègre, gris, etc., de la hausse aussi bien que la couleur unie, tout concourt à donner à nos chaussures ce cachet tout spécial de distinction et de suprême élégance qui caractérise comme toujours celles venant de chez T.DUSSAULT, le bottier des élégants et des élégantes.281-est, rue Sainte-Catherine Assortiment complet de claques de haute qualité.^ f1 - ¦' m .• • yç.v, r ITIM I l.,l I k-u AÜG0UDR0N ETA L'HUIlE OEFOItDtMORUE Le SIROP MATHIEU est le spécifique le plus actif connu contre TOUX, RHUMES, BRONCHITES, Etc.C’est un remède souverain que doivent employer creux qui sont faibles de la poitrine, ceux qui prennent du froid facilement, ceux qui toussent aux moindres changements de température.Le SIROP MATHIEU soulage, guérit et tonifie; il facilite l'expectoration, diminue la fréquence et l'intensité de la toux, modère les sueurs et réduit la fièvre.EN VENTE PARTOUT PfiinRFS NFRVINFS TX-ms les Rhumes deCerveau, Fièvre des Foins.rUULHMLO rtCIXYinUO etc., quelques POUDRES NERVINES, aideront à dégager les fosses nasales, feront disparaître les éternuements et diminueront la sécrétion d’une manière surprenante.Tes POUDRES NERVINES, sont le véritable spécifique de la douleur, un remède infaillible contre les MAUX DE TETE.NEVRALGIES, MIGRAINES, ETC.PRIX: 25 cU LA BOITE.IA CIE J.-L.MATHIEU, Proprietaire.SHERBROOKE.QUE.Grâce à sa pureté et à son arôme délicat II NOIR et VERT NATUREL U.OHAPUT.FILS Ot CIC.LIMITEE Le THE de Ceylan et des Indes satisfait les goûts les plus raffinés.Essayez-le, il vous plaira.Ea piqncti Cht: te» lee Epieien.• • • MONTREAL H.BEAUREGARD ENTREPRENEUR GENERAL EN CONSTRUCTION ÉDIFICE “ PO WER” 83 c4AiSNffiEST - 4 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 16 NOVEMBRE 1916 VOL.VIL — No 26! L’EXPULSION DE SAM HUGHES ORIGINE DU CONFLIT BORDEN-HUGHES Texte des lettres échangées entre le premier ministre et le ministre de la milice — Ce dernier insistait pour faire nommer sir Max Aitken ministre d’outre-mer Sir Sam critique Vadministration de nos troupes par VAngleterre maison de sa mère, maîtresse dans la ferme” “Fille dans la » agent du gou-à Londres, a dans les pre-la guerre que gouvernement Hier, le Devoir publiait les lettres échangées entre sir Sam Hughes et Je premier ministre qui précédèrent immédiatement la démission dur ministre de la Milice.Nous donnons aujourd’hui les précédentes, dont quelques-unes offrent beaucoup d’intérêt.Le 23 octobre, répondant à une communication datée du 18, et dans laquelle M.Borden proclamait la nécessité d’une organisation plus efficace des affaires militaires, outre-mer, sir Sam déclare que l’arrêté ministériel] du 22 septembre va ramener les choses au chaos des premiers mois de la guerre.II rappelle que M.Perl'ey, vernement canadien dit à lord Kitchener mières semaines de “ c’était te désir du canadien que le gouvernement an glais considérât les troupes canadiennes d’outre-mer comme si elles étaient des troupes anglaises ” et que “ le Canada n’aurait rien à dire dans leur administration et leur direction, soit en Angleterre, soit au front Sir Sam rappelle qu’il a protesté contre cela.Le Canada doit exercer un contrôle complet sur ses troupes tant qu’elles sont en Angleterre et au Canada, sauf pour le choix des camps, et au front pour tout ce qui ne regarde pas le commandement ou l’administration générale soumise au commandement.“ Le Canada ne doit pas etre traité comme une colonie de la couronne , dit le ministre, et il cite Te mot de Kipling : “ FilTe dans la maison de sa mère, maîtresse dans la sienne ’ .M.Borden répond à cette lettre par un télégramme dans lequel ill affirme qu’il ne peut abonder dans le Sens de son ministre et soutient que l’obtention d’une organisation ulus efficace est îe seul motif qui le fait agir.Le 26 octobre, sir Sam Hughes suggère à son rbef de nommer sir Max Aitken, ministre'de la milice d’outre-mer.Le Blême .joiir, le premier ministre lui cent qu it va créer la charge, puis choisir le titulaire.Sir Sam répond le 28 qu U veut un homme et non un poste, et, dans sa lettre du 31, il expose toute la situation rdative à la creation d'un ministère outre-mer.Voici ces lettres : Lettre proposant la nomination d’un ministre ontarien DE M.BORDEN A M.HUGHES Le 18 octobre, le premier ministre n écrit à sir Sam Hughes, de retour d’Angleterre, en lui montrant la nécessité d’une organisation plus efficace en Angleterre.Voici cette lettie.Ottawa, 18 octobre ItHfi.Mon cher général Hughes, Je vous envoie ci-inclus un mémoi.re qui contient la proposition que ] ai discutée hier soir avec vous.Les points sur lesquels elle est fondée sont brièvement résumés dims la teneur de l’arrête ministériel.Pour que notre participation à la guerre aboutisse aux meilleurs résultats, la coopération entre le gouvernement ea-nadien et le gouvernement anglais doit être aussi parfaite et aussi effi-ea.ee que possible.Nos forces au front sont groupées en un corps d'armée canadien mais ce corps comme ceux de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande sur le théâtre occidental, font partie des forces britanniques qui sont sous la direction du commandant en chef, sir Douglas Haig.A la fin du présent mois, les troupes que nous avions envoyées seront en novembre de 256,OCO.Plus de 100,000 sont actuellement sur la ligne de feu.Il est évident que nous 'devrions avoir une organisation plus efficace en Angleterre.Vos recommandations à propos d’un conseil militaire d’ou-tre-mer, sont basées, je comprends, sur ce point de vue.Je ne critique pas vos suggestions au sujet du personnel de ce conseil, mais je suis d’opinion qu’il est essentiel qu’il soit dirigé par un membre du gouvernement canadien qui résiderait à Londres.Les forces que nous avons déjà envoyées en Angleterre surpassent de 100,000 hommes la force effective anglaise avant la guerre.Les dépenses que cette armée nous impose sont plus considérables que le revenu total du pays avant la guerre.Un effort encore plus grand sera nécessaire pour que nous atteignions le but suprême de ce grand conflit.Vous comprenez que ces dépenses doivent être contrôlées de la manière la plus efficace possible.Nous devons faire converger tous unis efforts vers cet objet.Je reconnais que vous avez beaucoup fait pour diminuer les dépenses.La proposition contenue dans l’arrêté ministériel n'n pas pour objet de contrôler vos efforts ou votre administration.J’apprécie en tout point la grande habileté, l’énergie tmervcil-jouse et le» ressources extraordinaires que vous avez mises au service du pays depuis le commencement de la guerre.Je serais heureux que vous preniez le sujet en considération aujourd’hui, comme Je voudrais qu’il fût discuté demain au conseil, si possible.Fidèlement vôtre.(Signé) H.L.BORDEN.L'arrêté ministériel'était indus.Il
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