Le devoir, 16 décembre 1916, samedi 16 décembre 1916
VOLUME Vil—-No 294 DEUX SOUS LE NUMERO * MONTRÉAL, SAMEDI 16 DECEMBRE 1916 Abonnements par la poète : Édition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.SS 00 UNION POSTALE.8 00 Édition hebdomadaire CANADA.$1 00 ETATS-UNIS.1 50 UNION POSTALE.2 00 Rédadion et administration : 43.RUE SAINT-VINCENT MONTREAL TÉLÉPHONES : ADMINISTRATION: Main 7461 RÉDACTION : - Main 7460 Diredteur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! EN ATTENDANT LLOYD SEORGE Lloyd George ne parlera que mardi à la Chambre des Communes.D’ici là, il se réserve, il alien'd, et, au fond du coeur, il bénit pe'ut-| être le rhume qui lui permet de voir venir, de laisser se préciser P opinion chez les neutres et chez ses propres alliés avant de s’engager à fond.Car son attitude devra forcément dépendre, dans une certaine mesure, de l’effet produit sur les neutres par les propositions allemandes (on annonce déjà que son discours s’adressera surtout à ces neutres) et de l’état d’esprit des principales nations de l’Entente.En attendant, ses collègues parlent tout juste ce qu’il faut pour donner quelque satisfaction à la curiosité publique et sonder l’opinion.A la Chambre des Communes, jeudi soir, M.Bonar Law, en déclarant qu’il vaudrait mieux ne pas discuter beaucoup la question, en spécifiant qu’il ne connaissait point encore les conditions allemandes et qu'il n’en pouvait donc parler avec précision, a répété les paroles de AI.Asquith : 1 “Les Alliés demandent qu’il y ait réparation convenable (adequate) pour] De passé et sécurité convenable pour l’avenir”; il a ajouté: “Telle est en-’ ocre la pensée, la détermination du gouvernement de Sa Majesté.” C’est une déclaration qui laisse la porte ouverte à beaucoup de choses.Hier soir, dans une réunion non-officielle, M.Henderson, le représentant des ouvriers dans le comité des Cinq, a été plus loquace dans la forme, mais aussi prudent sur le fond.—Nous ne connaissons pas encore les conditions allemandes, a-t-il dit en résumé, et les motifs de l’ennemi restent jusqu’ici un objet de spéculation.L’expérience nous autorise à croire que l'Allemagne ne fera point preuve dans ses propositions d’une excessive magnanimité.Ses propositions “devront être examinées avec te plus grand soin possible”.“Le peuple de ce pays est prêt, comme il l’était en août 1914, à accepter la paix, pourvu que La paix soit à la fois juste et permanente.La réparation pour le passé n’est pas suffisante, à moins que nous n’ayons des garanties pour l’avenir, et des garanties pour l’avenir ne sont pas suffisantes à moins de réparation pour tout ce que la Belgique, la France, la Serbie et la Pologne ont souffert.La paix que nous ferons devra contenir des garanties pour sa propre durée.L’Allemagne peut avoir une telle paix si elle nous donne la preuve de ses bonnes intentions.Mais si ses présentes ouvertures ne sont qu’un simulacre et s’il est démontré qu’elle cherche simplement un armistice pour obtenir le temps de respirer, afin de dresser d’autres plans d’agression, alors je dis que, quelle que puisse être pour nous la tentation, nous devons nous opposer aux propositions avec la rigidité de l’acier.” On voit que, si M.Henderson va un peu plus loin que M.Bonar Law dans la détermination de ce qu’exigera l’Angleterre (sans dire un mot cependant de questions concrètes, comme le sort de Constantinople et celui de T Alsace-Lorraine), il s’avance davantage aussi du côté de la paix.Et son discours apparaît clairement comme le double moyen de préparer les ouvriers à résister à des conditions que le gouvernement ne jugerait pas satisfaisantes, et d’adresse r à l’Allemagne l’indirecte invite de faire un pas de plus pour “prouver ses bonnes inteniions”.C'est une grosse partie, et une partie très délicate qui sc joue en attendent le discours de Lloyd George, Orner HEROUX.A QUEBEC LA COMMISSION DES TRAMWAYS MM.Beaubien, Casgrain et Cockburn auront pour collègues MM.Laurendeau et Verville— M.Sauvé a obtenu la nomination d’un représentant des ouvriers.Québec, 15 décembre.' La journée parlementaire se termine dans la sérénité qui souvent fait suite à de violents orages.Ce n’est plus qu’au comité plénier qu’on entendra parler désormais du bill de Montréal.En un clin d’oeil on a terminé ce soir l’adoption des amendements, au comité des bills privés.Le premier ministre a consenti et le comité a promptement accédé à sa demande, à adjoindre Me Laurendeau, pour représenter la ville de Montréal, et M.Verville, député à Ottawa, pour représenter les intérêts ouvriers dans la commission qui sera chargée de stipuler les conditions de l’octroi d’un nouveau contrat à la compagnie des tramways.Cette demande était faite par AL Martin et M.Larivière, à qui s’est joint M.Sauvé.On peut dire que c’est lui qui a emporté le morceau, surtout pour ce qui est de la nomination d’un représentant de la classe ouvrière.Le chef de l’opposition a déclaré en effet qu’il ne comprenait pas que la commission ne comptait pas un seul représentant de la classe qui se sert le plus des voitures de la compagnie et qui est par conséquent la plus intéressée.M.Sauvé n’a pas parlé sur le principe de la motion Seguin (la proposition de M.(iouin) qui a été présentée à la dernière heure, mais il nous a dit qu’il attendait que la Chambre en comité plénier fût saisie de la clause greffée sur le bill de Montréal pour faire connaître son sentiment.Représentants de la ville comme membres du comité ont chaleureusement applaudi la nomination de l’avocat en chef de Montréal.Celui-ci a tenté plusieurs fois de se lever sans doute pour expliquer qu’il ne voulait pas accepter.On a refusé de le laisser parler en couvrant chaque fois sa voix d'acclamations.Si M.Laurendeau refuse, il ne sera pas seuil.On dit en effet à Qué- bec que M.Beaubien ne veut pas faire partie de la commission, pas plus Rue M.Cockburn.Nous donnons cette nouvelle sous toute réserve, comme il est impossible pour nous de la vérifier ici.Cela n’empêcherait pas la commission d’être nommée puisque, en cas de refus d’agir de l’un de ses membres, le lieutenant-gouverneur aurait le droit de nommer qui il voudra.M.Bercovitch a fait ressortir un point important ce soir, au comité.La nouvelle franchise du tramway, d’après la proposition Séguin, sera perpétuelle à moins que la ville ne se prévale de son droit d’expropriation.En effet, le premier ministre a admis que la franchise se prolongerait automatiquement à moins que six mois avant l’expiration du contrat la ville ne donne avis qu’elle veut exproprier la compagnie.On s’est amusé un moment quand le maire a déclaré que, même si ou lui proposait de faire partie de la commission, il refuserait ; peine bien inutile puisque personne n’a songé un instant à l’y installer.Me Laurendeau a déclaré n’avoir rien à dire relativement à la nomination dont il a été l’objet.MM.Villeneuve et Martin se déclarent satisfaits de la nomination de , la commission de règlement de la i question du tramway.Le maire est i particulièrement content de ce ; qu’on a joint aux trois autres mem-| bres un représentant de la classe • ouvrière et un représentant de la ! ville.j Me Laurendeau, avec le consente-! ment du comité, a modifié le tarif I de la taxe que la ville est autorisée j à percevoir sur les affiches extô-i rieures.L’impôt sera de 4 sous le j pied courant au lieu de 10.j Après quelques explications de | Me Garneau, le comité a ratifié la ' clause portant que la ville soit auto-1 idsée à percevoir un impôt de cinq , pour cent sur les recettes brutes des i compagnies d’utilité publiques.La question des pentes douces a été réglée par le comité, à la satisfaction de lu ville.Celle-ci abandonne son droit de prescription jusqu’à trois mois après l’adoption de la loi, et les propriélai-res que prétendent avoir souffert des dommages devront s’adresser aux tribunaux.Voirie et colonisation La Chambre, cet après-midi, s’e.st occupée de voirie et de* colonisation.On a adopté deux articles du budget: un de trois cent mille dollars pour l’entretien des chemins et un de trente mille dollars poulies frais de colonisation.MM.Turcotte et Sauvé se sont plaints du peu d’importance que le gouvernement prèle à la colonisation, qui est pourtant à la base du retour à lu terre.M.Mercier a répondu que le peuple s’était prononcé nettement sur la valeur de la politique de colonisation aux dernières élections.Ceci lui a adiré de la part de 51.Sauvé r-ne réplique assez vive.Le chef de l'opposition a prétendu en effet s’être rendu compte personnellement de la peine que Ton avait à amener les politiciens à parler de l'administration de Québec.Ils n’avaient dans la bouche (pie la motion Là-pointe et nos frères d’Ontario.C’était habile.Aujourd’hui que les partisans du gouvernement ont escamoté des votes, ils oublient leurs promesses et ne songent plus à leurs frères ontariens.En réalité, le peuple ne s’est pas prononcé sur la politique de colonisation du gouvernement.pas plus que sur la politique du gouvernement en général.niais uniquement sur la motion Lapointe et sur la persécution d Ontario.Naturellement, M.Sauvé n’accuse pas le premier ministre d’avoir ru recours à de pareilles tactiques.Celui-ci.dit-il.est bien trop habile pour cela.Mais ses partisans se sont servis de ces armes pour tromper la vigilance du peuple et fausser son jugement.Les successions On a adopté en troisième lecture le bill Mitchell amendant la loi relative aux impôts sur les successions.M.Mitchell déclare en expliquant son projet que le printemps dernier, le gouvernemen ta consenti, sur la demande qui lui en était faite par certains hommes d’affaires et certains banquiers de la province, à entrer en négociations avec le.trésorier de la province d'Onl i-rio pour éviter aux héritiers la peine de payer double taxe, sur-lout en ce qui concerne les biens immobiliers.De ce chef, continue le trésorier de la province, la province perdra des revenus considérables.D’où la nécessité d'augmenter les impôls sur les héritages en ligne collatérale ou qui échoient à des étrangers.Suit la nouvelle échelle des impôts qui rapportera à la province des revenus beaucoup plus considérables: (a) Si le successeur est frère, soeur ou descendant du frère ou de la soeur du défunt.Si l’héritage n’excèdc pas cinquante mille piastres, 5 1-2 pour cent.S’il excède cinquante mille piastres, mais n’excède pas cent mille piastres, 9 pour cent.S'il excède cent mille piastres, 11 pour cenl.(b) Si le successeur est frère ou soeur, ou descendant du frère m de la soeur, du père ou de la mère du défunt: S’il n’excède pas cinquante mille piastres, 6 1-2 pour cent.S'il excède cinouante mille piastres.mais n’cxcède pas cent mille piastres, 10 potf-' cent.S’il excède cent mille piastres, 12 1-2 pour cent.(c) Succession enire tous autres collatéraux appartenant au degré successible : S’il n’excède pas cinquante mille piastres, 9 pour cent.S’il excède cinquante mille piastres, mais n’excède pas cent mille piastres, 12 pour cenl.S’il excède cent mille piastres, 15 pour cent.La nouvelle loi autorise on outre le trésorier de la province h nommer un ou plusieurs commissai-saires avec mission de s’enquérir de la v?J;?ir exacte dos successions.Quatre autres bills ont subi leur troisième lecture dont le plus important se rapporte aux privilèges des ouvriers constructeurs.l's avaient pour parrain M.Taschereau.ministre des travaux publics.Le fonds patriotique On s’attend à ce que la discussion commence mardi sur le bill du gouvernement, autorisant le trésorier de la province à souscrire un million au fonds patriotique.Le gouvernement prendra cette somme à même le revenu, mais la loi porte que le lieutenant-gouverneur en conseil aura le droit d’autoriser un emprunt s’il le juge nécessaire.Louis DUPIRE.BILLET DU SOIR.PAROLES VIVES Les paroles vives frappent ainsi que des cailloux pointus ianeés sur la chair tendre : elles égratipnent le coeur.Elles s’échappent ù propus d’un inéconteniVinenl, d'un ennui parce que les nerfs fatigués ou tendus, nous n’avons pas la force de les retenir.Elles n’expriment la plupart du teinps qu’un simple accès de mauvaise humeur, mais les paroles vives ne se contrôlent pas.On dirait qu'elles naissent dune langue de vipère qui n’est ixts éi nous ; parfois, folles et pressées, elles se multiplient et taillent de petites pluies sur les amitiés.Aussitôt (pi’elles ont iiris leur élan, nous les regrettons.A’ous von.allons lés rattraper.Elles ont dénoté des sentiments que nous n’éprouvons pas La vilaine colère les a poussées de nos lèvres dans l’air sans que le coeur ait pu dire son mot.it est bon notre coeur, mais l’impatience un moment a cric si fort qu’elle l’a assourdi.Le remords suit .immédiatement les paroles vives et une impression lourde de tristesse s'abat sur nous, ainsi qu’après une offense irréparable.Nous nous sentons méchants honteux, nous nous en voulons.A la prochaine occasion cependant, à la prochaine fatigue qui rendra nos nerfs susceptibles, nous nous laisserons aiier de nouveau à d’autres répliques brusques, et peut-être même mordantes et acérées.Ah ! si pour l’amour du bon Dieu, pour l’amour de l’harmonie, pour l’amour de la belle douceur, nous savions donc, dans nos désappointements et nos ennuis, garder le silence d'or ! Si nous savions refouler en nous nos mauvaisetés.Que de petites scenes douloureuses qui enlaidissent la vie et chagrinent les coeurs, nous éviterions ainsi.A quoi bon les reproches, à quoi pon l’amertume exprimée, à quoi bon session de tous les coeurs sur cette place publique où Ton vient de vous install, r comme le Roi des rois, nous vous supplions d avoir dé notre de notre et Tex-dévoue.ado.pour ag àab.es l'hommage amour sincère, l’assurance profonde reconnaissance pression de notre entier men.à vaTe trti; sainte et irè râble volonté."Vous êtes le Hui suprême des j peup!' s et des individus, puisque l '‘toute:; les nations vous ont été don- i néeis en héritage.” Nous nous inclinons avec amour devan.votre i royauté si bienfaisante et si douce; j vous êtes la suprême autorité, puisque ‘bout pouvoir vous a été donné au ciel c.sur la terre.” Nous croyons que tous ceux qui en ce monde ont une autorité que.-conque ne sont que vos mandataires, i vv que ioars lais doivent toujours I ê.re l’écho de votre volonté sainte.Vous êtes "la voie, la vérité et la vie ’, nous savons que nulle cité, nulle communauté ne peut être paisible, heureuse et prospère .sans vous.“Ce que nous vous demandons, ô Coeur si miséricordieux de Jésus, | c'est que votre Règne arrive; que! tous les jours vous preniez davantage ! possession de nos coeurs, de nos fa-! milles, de notre ville, de diocèse e| de notre patrie.Nos prières, nos chants, nos acclamations, vous di- > sent en ce jour combien nous avons à coeur d’établir chez nous votre' Règne Social que vous avez deman-j dé Vous-Même à la bienheureuse I Murguerite-Alarie.C’est pourquoi, ô i divin Coeur de Jésus, au pied de ce monument de notre reconnaissance où Vous nous apparaissez aujourd’hui comme notre Bienfaiteur par excellence, comme le plus grand Bienfaiteur de l’humanité, nous prenons rengagement solennel de n’é-jiargner aucurf sacrifice, aucun effort pour réaliser vos désirs, afin qu'à dater de cette journée inoubliable, vous soyez véritablement le Roi et le centre de tous nos coeurs.Coeur si bon de Jésus, nous voici RÉSOLUTION les paroles de colère qui font jaillir tprosternés à vos pieds pour les réparties agressives, et qui sont comme des feux dommageables que Ton allumerait coupablement, pour ne pas sc donner la peine d'étein-druv une dangereuse allumette ’! Renfermons en nous lu flamme méchante.Elle finira par mourir ou par s’habituer à passer-sans éclat.Miciteüe LefîCEMAND.LE GESTE ¦ DE JOLIETTE nous j consacrer à vous.Daignez nous par-| donner toutes nos fautes et ne voir !que notre bonne volonté.Nous voulons que vous régniez sur nous.“Régnez sur nos âmes par votre loi, par voire Eglise et par l’Eucharistie, le mystère de votre amour pour nous.“Régnez sur nos familles où votre image aura toujours la place ¦d’honneur.Donnez aux parents les vertus de force, de prudence et de charité; donnez aux enfants les grâces et les lumières qui les feront ¦marcher droit dans le chemin de l'honneur et du ciel.“Régnez sur nos entreprises, sur notre commerce, sur nos industries.Inspirez à tous nos hommes publics, aux patrons et aux ouvriers, cet esprit de justice, de charité et de paix qui fait la gloire d'une nation et le Après avoir noté les nuances de l’heure.Du printemps qui sourit à l'automne qui pleure, A quoi vais-je rimer?O Muse, réponds-moi! —-il faut changer d’objet et regarder en toi.—Hélas! je n'y vois plus que des figures vagues, Des fronts pâles, des doigts cerclés par Tor des bagues, Et des yeux que la vie a fermés pour jamais, Et que j'aimais.Madame, voulez-vous que je chante les vôtres?Car il se pourrait bien que j’en choisisse d’autres! L'homme revient sans cesse à son premier amour.Comme tous, j’ai souffert et rêvé tour ù tour, Lorsqu’autrefois ému par un regard de femme J’ai voulu me frayer un chemin jusqu’à l’âme; Et je serais encor prêt à recommencer Comme au passé! C’est imprudent: les vers d'uinour ne plaisent guère Quand on en a perdu le Ion et la manière, Sou faute d'un amour, mais pour aimer trop bien Et sans que le public en sache jamais rien! (Mon amie, est-ce que ces choses le regardent'.’) Ce sont des sentiments qui dans le coeur se gardent : Ainsi donc vais-je faire, et me.fermer an peu,— ,Si je le peux.Ai.bkkt LOZEA'U.A ceux qui n'ont pas eu le bonheur d’assister aux fêtes niagnitiques que Jolielie célébrait dernièrement en l'honneur du Sacré Coeur, une compensation était l éser, bonheur du peuple vée.Des mains pieuses ont su re- ; “Régnez sur toutes nos âmes et at-cmeillir les échos de celle journée.tirez-les à Vous.Du haul de ce pié-mémorable (t les fixer en une été.idestai où nous vous plaçons en ce ante plaquette.Quelle joie et quelle jour béni, étendez bien vos bras Ioni- sant apercevoir au-dessus de toutes les misères humaines, la douce el sainte lumière de l'espérance'?“Le Sacré-Coeur, debout sur un piédestal, et drapé dans un manteau royal, n’est-ce pas Jésus régnant, le Christ Roi gouvernant le monde?‘'Puisse-t-il, en effet, régner nous tous, sur notre ville, sur gleterre.démolie pièce à pièce et transportée en Amérique.Prix de vente livrable à New-York, $2ü-(100.” Nos grands marchands montréalais sont entreprenants, mais ils n’ont pas encore eu de telles audace'- notre j Une hausse fierté n’éprouve-î-on courir les pages ?pas a en par- Joliette, nou%upprend-on d’abord, n'a pas atteint du premier coup cé sans travail cette étape glorieuse de son histoire.C'eut Taboufissant de longs efforts successifs.Le regretté Père Beaudry fournit les premiers.11 fut bien, dans son collège et dans sa ville, Tiniliifeur du culte du Sacré Coeur.Des apôtres non moins zélés, entre lesquels il faut mentionner le Père Lelièvre, don': la parole ardente émut plus d’une fois les Joliulfains, continuèrent son oeuvre.Elle est arrivée aujourd’hui à .son apogée.Et cet:e apogée est un triomphe si éclatant pour le divin Makre qu’un se demande si, même dans ses rêves les plus optimistes, puissants sur nous pour nous protéger et nous sauver, et que votre statue érigée avec bonheur soit pour tous les Joliettains un gage assuré de vos meilleures bénédictions dans le temps cl dans l'éternité.” paraisse, sur toute cette province, sur ,notre cher pays! “Je le souhaite de tout mon coeur, parce que, même au point de vue pu- j renient temporel et simplement hu-.tiienm,s ; j fabriquent mam, c’est Lui qui est la voie, la ven-1.,- .té et la vie, et c’cst par Lui, par Lui seul, que les sociétés, tout comme les individus, auront le salut, la lumière et la paix., C’est bien là, par la bouche de^son ancien représentant, la voix de “Jo-liette la pieuse”, comme on se plaît à l’appeler, la ville du Sacré-’Goeur et d:e l’Eucharistie.» Ces deux cultes s’e tiennent en ef-jfet chez elle.Ils pénètrent les individus et les corps sociaux.Avant que la municipalité se consacrât, quatre cents de ses familles avaient déjà fait pieusement le geste sauveur.Et le matin même du grand acte, il y eut environ six mille communions.Fruits précieux de longs travaux apostoliques et dont l’évêque dévoué, le curé cl les vicaires au zèle ardent, les communautés religieuses si pieuses, doivent être légitimement fiers.Joliet te est maintenant marqu ée du sceau divin.Le Sacré-Cœur qui ai- En outre, comme pour confirmer [me La terre canadienne aura pour el-cc geste, pour montrer qu’il émanait le des faveurs de choix.Il exaucera bien de l’élément laïque et exprimait île voeu par lequel un élève du .semises idées, les deux plus hauts repré-j maire terminait un poème consacré sentants de l'autorité civile, dans la [à cette belle fête du 15 octobre: région, les juges Dugas et Tellier 1 Celle-là.du moins, laissera le grand public indifférent.C’est celle des automobiles La plupart des compagnieis américaines et camion t accru leurs prix de vente de $100 à $100 par voit'ire ; et ce ne sera que le commencement, paraît-il.La rareté et le coût de revient plus élevé des matériaux employés dans cette industrie se-'—'ent la cause de cette hausse.Si elle peut avoir pour ef.fet d’empêcher un grand nombre de gens d’hypothéquer leur maison ou de grever outre mesnu e leur budget domestique pour s’acheter une automobile, ce ne sera peu un mal.M y a même dans nos campagnes des cultivateurs qui contractent des emprunts sur leurs biens, pour sc donner le plaisir de faire du 40 à l'heure.( V, dans no:s villes, des ouvriers à • aluircs respecta b F s grâce à la fabrication des obus et des engins de guerre, ¦qui.au lieu d’économiser, s’achètent des voiturettes et brûlent la gazoline sans compter.Pour ceux qui seraient tentés de les imiter, la hausse des automobiles sera peut-être un obstacle.G.P.le Père Beaudry avi et T espérer.C’esit crue non seulement les familles et les communautés religieuses se sont consacrées au Sacré Coeur, mais la ville elle-même, par la voix autorisée de scs représentants, a fait acte de foi ; elle a re connu îf Sacré Coeur comme son chef, son maître, son roi.Chose importante : ce geste, qui engage si étroitement l’avenir, n’a pas été esquissé timidement, dans Tontbre, loin de témoins qui mourraient, à l’occasion, se lever K le rappeler opportunément.Non, tout au contraire.La vide Ta voulu au si public et aussi solennel que possible.Ses représentants ,se sont donc entourés, pour le faire, des plus hautes personnalités religieuses et civiles du diocèse: évêque, juges, députés.Ils'l’ont posé au grand jour devant leurs commettants accourus, nombreux, de tous côtés, lis en ont surtout laissé une trace in effaçai)'e.dans le supeibe monument érigé sur une de leurs places publiques à la gloire de leur roi.Et afin qu'il n’y eû: aucune équivoque possible sur la portée de ce geste, qu’on ne pût l’atténuer ou.le modifier, le maire de la ville, M.Guibeau, hit lui-même le bel acte de consécration suivant : “Coeur sacré de Jésus, qui aimez lc< Canada, et qui avez choisi notre ville de Joüette pour prendre jourd’hui très solennellement pos-1 consolation avaient tenu à s’associer à cette manifestation, à joindre même Leurs voix à celle du maire.L’un et l’autre, en des formes différentes, ne craignirent pas d’affirmer leur foi.Le premier voit .surtout dans Té-rection de ce monument, les grands bienfaits que Juliette va en retirer, it osé l’entrevoir la protection céleste en particulier qui s’élendru.plus puissante, sur ses habitants, même les moins bons, et il s’.en réjouit, car, déclare-t-il : “Je crois à la communion des fidèles, à la participation aux prières ferventes de ceux qui ont mission de nous conduire au ciel, et aux prières des bonnes âmes qui composent la population de cette paroisse.” Le second s’attache spécialement à l’idée du règne social du Christ, dont cette cérémonie est Tune ries manifestations.Et il prononce ces paroles remarquables : “Ce monument symbolise le règne du Sacré-Coeur: Fasse le ciel que ce règne soit effectivement arrivé par mi nous, et qu’il s’y perpétue à jamais.“Le Sacré-Coeur à Téglise ou au foyer, c’est en quelque sorte, Jésus dans lu vie intime, dans le sanctuai-re'de La famille.Mais le Sacré-Coeur exposé en plein air, sur une place ipu-blique n’est-ce pas véritablement Jésus au milieu du peuple, c’est-à-dire Jésus faisant connaître aux hommes Du haut de ta slatue ouvre tout [grand ton Coeur, Malgré nos ennemis et malgré [leur blasphème, Et pense à notre vide en bénis- [sant, Seigneur, Le peuple de chez nous qui Ta- [dore et qui t’aime.Joseph-Papin ARCHAMBAULT, SJ.BLOC - NOTES Quatre Des ethnologues américains prétendent avoir découvert, dans la région du Yucatan, sur le golfe du Mexique, une tribu, celle des Zuni, qui a un respect particulier pour le chiffre quatre.On ignore au juste pourquoi.Un savant écrit que c’est peut-être parce qiCiis ne isavent pas compter plus loin.Un autre apporte cette raison, plaisante, au premier abord, mais assez plausible, à la réflexion, que c'est parce qui', dans leur langue, frois se dit poclharroi-coarcoac.A la longueur du mot, on ,’imagine ce que doit être quatre, dans cette langue, cl comme il doit être impossible de dépasser ce chiffre.pour des gens primitifs dont le dialecte n’a nas Icusource; des mots articulés interminables de l’allemand.APPEL AUX ASUS DU “ DEVOIR ” Le premier service que nos ami! 'peuvent rendre à la cause, c’est d( faire abonner au Devoir quotidier [ou hebdomadaire, ou au Nationa |liste.Le second, non moins important [c’est de répandre les livres et bro chures qui contiennent les thèses'du [ Devoir.Voici les principales de ces publi-[cations, non épuisées: La Langue française au Canada : prix.15 sous; par la poste, 18 sous Le Devoir, son origine, son passé son avenir: prix, 1(1 sous; par 1s poste, 12 .sous.Hier, Aujourd’hui, Demain (1 vol in-8°, 192 pages) : prix, 75 sous; pat ¦la poste, .85 sous.Le problème de T Empire; prix, 10 sous; par la poste, 12 sous.BRO CI 1U B ES A N GLA I SES The Foreign Policy of Grem Britain: «eiv 2S j 28 sous.Canadian Nationalism 1 War: prix, 10 sous franco.Independence or Imperial Part, nership?: prix, 25 sous; par Is poste, 30 sous.prix, 25 sous; par la poste, and Hu sa doctrine de salut, Jésus secourant' les malheureux et tous ceux (pii souf- i Cadeau de Noël frent, guérissant les malades et les j infirmes, rendant la vue aux aveu-1 Wanamaker, un des grands mar-Igles et le mouvement aux paralyti-1 chands américains, fait insérer ques, délivrant les possédés, ressus-j dans un journal de New-York cette ! chant les morts, s'écriant dans un j annonce : “ Quel homme, en Amé-jélan de tendresse et d'amour: “Mi-jriuue.voudra mettre dans le bas de se reor super turbam — J’ai pitié de Noël de sa famille, cette année, une ! cette foule”, jetant à tous, avec ses [vieille maison d’Angleterre ?C’est au- j divins enseignements, des paroles de lune maison style Tudor, construite el de relèvement, et fai- OFFRE SPECIALE : pour fcl.OC franco, Hier, Aujourd’hui, Demain et toute brochure à 25 sous, ou une brochure à 10 sous et une à 15 sous, au choix.Pour quantités, réductions considérables.Adresser toutes commandes à D’auteur, 43, rue Saint-Vincent.Faire toutes les remises à son ordre, au pair à Montréal.Adresser toute commande à l’au- teur, 43, rue Saint-Vincent.Remises 1470, achetée telle cuieUe -en An- payables au pair à Montréal.V- • ¦ VI S’ILS VIENNENT.— Nous aurons, pour nous aider à supporter dans l’avenir les lourdes charges que la guerre nous aura imposées.des nouveaux citoyens, s’ils viennent.Mais viendront-ils?Question grave, que le NATIONALISTE étudie dans son numéro de ce soir.Il donne en outre, avec plusieurs autres articles importants, toutes les nouvelles de la guerre et de paix, l’information locale et étrangère, les rumeurs politiques de Québec et d’Ottawa, une caricature d’actualité, un feuilleton canadien très rare, un courrier d’Europe, une chronique sportive, et le reste.En vente partout, de bonne heure dans la soirée, cinq sous le numéro.1 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 16 DECEMBRE 191(1 VOL.VIL —No £94 - LETTRES AU “DEVOIR” .Nous ne publions que des lettres signées, ou des communications accompagnées d’une lettre signée, avec adresse authentique.Les correspondants anonymes s’épargneraient du papier, de l’encre, un timbre-poste, et à nous une perte de temps, s’ils voulaient bien en prendre note définitivement.LE PERE LACOMBE a long-adresse, Lacoin- M.l’abbé G.Dugas, qui temps habité l’Ouest, nous au sujet de la mort du lî.P be, la note suivante : Mercredi, le 12 décembre (1910), à Midnapore, Alberta, daim l’hospice tenu par les Révérendes Soeurs de.ta Providence, s’étcignail, à l’âge de 90 ans moins deux mois, le R.P.Albert Lacombe, l’un des plus anciens missionnaires du Nord-Ouest.Nous disons l'un des plus anciens, car la mission du P art des Prairies (aujourd’hui Edmonton) fut fondée en 1842 par M.J.-Rte Thibault, aidé de M.l’abbé Bonrassu.Ce ne fut ront illustrées de nombreuses projections ne use s.Entrée libre, Les cour:, il" semaine ajournés du 18 décembre au vler 1917.se (tonne ’Académie du Plateau, 85, Sainte "Catherine ouest, Mais les ligieuses tiennent aussi à 85, a me re- rue Anderson, une école pour enfants chinois, sous le contrôle de la Commission scolaire de Montréal, Pour plus amples renseignement s’adresser à 314, Chemin Ste.Catherine.ImnL seront 8 jan.RETRAITE FERMÉE GÉNÉRALE C'est demain soir, dimanche, a 8 heures, que commence la dernière retraite fermée de l’année.Comme elle n’est réservée à aucun groupe, les hommes de n’importe quelle profession peuvent la suivre.On est prié d’envoyer son adhésion au Père Archambault, Villa Sl-Martin, Abord-à-Plouffe, téléphone (longue distance) 18.PROVINCEiLE QUEBEC, district de Montréal, Cb'ur supérieure;.No 5289.-fr- 'Gréai; Distributing Company of Canadti, Limited, corps constitué en corporation, ayant son principal bureau d’affaires en la cité et le district de Montréal, de.manderesse, et Alan Boyd, ei-del vant de la e Lté e.du district de Montréal, défendeur.1! est ordonné au défendeur dC| comparaître dans, le môîis Montréal, J2 décembre' 1916.T.Dépa.tie, dépuité.protono.taire.Loranger el Prud'homme, procureurs de la demanderesse.PROVINCE 1 )E O UEIsa i, , 1 : strie; de Montréal, dans la Cour de cirant du district de Montréal, No 21515.— Dame Veuve Mary McGmira n, des esté et district de Montréal, veuve, de James Strachan, en sa qualité d'exécutrice testamentaire dudit ,L Stn chan, demanderesse, vs Bernard R.Segall, ci-devant des cité U district de Montréal, ol maintenant de lieux inconnus, défendeur.Il est ordonné au défendeur de comparaître dans le moi:.Montréal, 5 décembre 1916.(Par ordre) U.Bouvier, (léputé.gis.ffier de laorte Cour.C-A, cUG.ArelùUnbauit, procureurs de la demanderesse.ï’HO\ 1X1 I P K QUI,B RL, (lis)r-ict de Montreal, Lotir de Limilt Nu 17.11)5—Kusènr Valade, epieier de la ville de Maisonneuve, distriet de Montréal, demandeur, vs.I-'.ntile Lambert, des cité et district de.Montréal, défendeur.Le 2finic jour cio dtfcpmbre 1916 à 11 heures de l’avant-midi, au domicile du dit défendeur, au Nn 107 rue Valois en In ri te de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en articles île ménage.Conditions: argent comptant.J.U.NOBMANIMN.H.L.S.Montréal.15 décembre 1916.THEODULE RHEAUME C.R.ISO, RUE SAINT-JACQUES Tél.Main 4571 et 4572.Suite 411 | Domicile: Est 1369.ANATOLE VANTER, B.A.LL,B.AVOCAT Tel.Main 213.—Bureau 53.97, ru?Saint-Jacques Résidence: 180 Jeanne-Mance Tel.Est 5973 GUY VANTER, B-A.LL.L.AVOCAT 97, rue Saint-Jacques.— Bureau 76 Tél.Main 2632 NOTAIRES TEL.SAINT-LOUIS 504.14 DENTISTES Dr NAP.DESJARDINS (’HlRURfHKN-DENTiSTB Autrefois de Saint-Henri, BUREAU 1111, RUE SAINT-DENIS Près Marie-Anne Té!.Saint-Louis, 3943.rvjpi mjftwiigwjïk: -Tyawacc» DENTISTES GENDREAU 513, RUE SAINT-DENIS, coin Cherrier TEL.EUT 2916 BUREAU UE 9 HEURES A.M.A 5 HEURES F.M.UE SOIR SUR ENGAGEMENT Or HOH THIBAULT L.D.S., D.D.S.CHIRURGIEN-DENTISTE 321a, RUE RACHEL (Près Saint-Denis) TEL.SAINT-LOUIS, 6098 LIQUIDATEURS Jour: Tél.Main 1473.Soir: Tél.E«t 19» OSCAR BEAUCHAMP CURATEUR, COMPTABLE ET LIQUIDATEUR EDIFICE “LA FREBSE'V «UÎTES 13-15 51, rue Saint-Jacqqe».Montréal.Can.DIVERS Pour AUTOMOBILISTES et tous tos ?os pneus, vos lubrifiants Aceesnoires APPELEZ EST 687« La Cie d’Arcensolres d’Automokiles Renaud La Maison arec le Service 326 Sainte-Catherine est.Ouvert le soir Automobile Owners Accessory Co., Limited Uptown 7476.28A Victoria Pour l’automobile Gasoline, Huiles, Pneus.Accessoires #6 Vulcanisation, AIR GRATIA ATJTOS USAGÉES Le meilleur endroit pour nclieter un© auto usatfee c est Ici, purer qu© nous passons en revue les H U tos, et mm» Knrnutisson* pour un an.unites venir uno liste d© no» occa-Rloiis en fait do rouUèrc», nuhm Je tourisme et camions.S'ad.Automobile Clearing rmuR
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.