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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 14 mars 1917
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1917-03-14, Collections de BAnQ.

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* * VOLUME VIII—\n 61 MONTRÉAL, MERCREDI 14 MARS 1917 DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste : Edition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$5 00 UNION POSTALE.8 00 Edition hebdomadaire CANADA .$2 00 ETATS-UNIS.2 ÔO UNION POSTALE.3 00 Rédaction et administration : 43.RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL TELEPHONES : ADMINISTRATION : Main 7461 RÉDACTION: .Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! t % t * à > AU “BOARD OF TRADE” Les aveux de MM.Birchall et Ballantyne Le texte du voeu adopté hier par le Board of Trade, sans qu’une voix dissidente se soit élevée, réclame du gouvernement la mise en vigueur, immédiate et sans restriction, des dispositifs de la loi de la Milice.La moitié des discours prononcés établissent que, de l’avis même d’une partie des officiers qui ont pris la parole, la réalisation de ce voeu, et même le succès du recrutement volontaire dans certains milieux, serait chose regrettable.• ; Cela vous paraît étrange?Relisez les comptes rendus publiés ce matin par les quotidiens et dites-nous si ce n’est pas là ta seule déduction à tirer du voeu et de ces discours.* * * Les uns après les autres, les orateurs sont venus demander qu’on se serve de la loi de la Milice pour combler et fortifier les rangs du corps expéditionnaire canadien — car, si les auteurs du voeu n’ont pas eu le courage de s’exprimer en termes.aussi clairs que ces dames du Montreal cependant leur .! n apparaît pas dans la liste des s Women Club, les discours, comme leurs actes anterieurs, ne laissent au- cripteurs En fait il en vien mieux et apprécient davantage le bienfait d'une institution du genre de Sainte-Justine et ne lésinent pas leur secours.Sainte-Justine reçoit de la ville de Montréal, $2,200.00.“The Hospital for Sicjc Children” reçoit de la ville de Toronto, pour l’entretien des patients de la ville, $53,018.64.L’hôpital Sainte-Justine reçoit du gouvernement provincial la vétille de $500.00.“The Hospital for Sick Children” reçoit du gouvernement de l’Ontario la sqmme de $15,736.09.En outre, les municipalités don- DÉUX SOIREES DE MUSIQUE LE QUATUOR DUBOIS Le Quatuor Dubois a donné hier soir son avant-dernière séance devant une salle presque pleine, malgré que le récitai Ornstein eût attiré un grand nombre d’amateurs au Majesty’s.Comme programme: le Quatuor, opus 59, No 1, de Beethoven, le Quatuor, opus 11, d’Edouard Lalo, et la Sonate, opus 75, pour piano et violon, de M.Camille Saint-Saëns.L’opus 59 de Beethoven est l’un , - .- — - f •*-« .s ‘VA JLJ V.V V.A Li II nent ta somme de $3,209.00.L’hôpi- des plus beaux du maître, tant par tal Saintë-Justine est le seul du genre dans la province et, cependant, à la rubrique' recettes, nous cherchons vainement les contributions des municipalités, seule la ville de Mai son n euve, qui .mérite à cet égard des félicitations, donne $100.Mais il y a de nombreux patients qui viennent des municipalités voisines sauf celles de Westmount et d’Ou nom sous ent de toutes les parties de la province et lors de la visite du docteur Falar deau, narrée hier, celui-ci s’est plusieurs fois informé du petit pied bot de Gaspé, ou de tel autre malade venant d’une région aussi éloignée.U y a dans ce rapport de l’hôpital toromtonien plusieurs choses qui pourraient inspirer la générosité montréalaise sur la forme à donner à l’aide aux enfants malades.Dans l'énumération des recettes, nous voyons qu’on a fort intolligem- cun doute sur la portée du texte.C’est après que le général Wilson eut demandé qu’on forçât un certain nombre de jeunes gens à aller au feu qu’on l’invita à parler au Board of Trade et tous les discours d’hier visaient, c’est évident, la participation au conflit européen.Mais, aussitôt après avoir réclamé cette mesure générale, les orateurs, pour la moitié, se sont efforcés d’en montrer l’inopportunité et d’indiquèr qu’on devrait soustraire à l’application du service obligatoire un très grand nombre d’individus.Ouvrez la Gazette, page 4, colonne 2: vous y verrez que le seul des parrains de la résolution qui ait pris la parole, le colonel Birchall, a tout de suite déclaré — qu’en sait-il au juste?— que “Ze gouvernement verrait à ce que Ton ne gêne point les manufacturiers, les compagnies de chemin de fer et les agriculteurs — would see to it that the manufacturers, the railway interests and the farmers should not be interfered with.” Et fclus, comme s’il craignait de n’avoir pas dissipé toutes les craintes mP reçti une lettre de protestation de la polonel dit (|ue c’en est fini du vo- clue !'p, ILigue patriotique des intérêts cana- tonta-rrat.II n’r-n croit pas moins a.free„l1I}'e •”T-,., .r • _ fnnitntriicc diens, et n’a pas juge a propos de ta ,,,,,, i., nonulation de lanifue •nurl-ii- ristc.Et le major ne sen cache pas: Loeur, lonuairucc lire.Nos lecteurs en trouveront le st.Jistrict de Montréal nôurr'iit “Quand nos gars reviendront, dit-il, qui,-devenue veuve, quitta texte plus bas.' - -* J!" LE ET.-COL BIRCHALL Le lieutenant-colonel W.D.Bir- ! chall, du 5cme Highlanders, est le ! volontariat ne donnera plus un s-eui >» — — — I , ,, n «„m,r qi-PierrA fui to nre- premier à être entendu, après lu ; bataillon et même pas un seul pelo- hcc est mise en vigueur.] .V* ,-f ‘ ‘pn( lecture de la motion de M.Black.Ubn.Recruter d’après le système vo- tf commencement du discours du !!,ic,nc J ^ 11 ‘ C"1 f,»nd tion “Qu’est-ce qu’il est cet ncle de la lontaire ça n’est plus qu’une perte major a été une longue tirade sur de Quebec, âmes sa fondation, pa.i milice que nous demandons nu- de temps et d'argent.les exploits des (.anadien-s â la ligne ta B.Nocui -"i ne .a i jourd’hul au gouverntmicnt du Cn-1 Le colonel Bahantyne dit que chn- de feu.Les gar’s du 22e se demnn- 07 années ue vie iciifjieus nada de mettre en vigueur, en quoi que soldat 'du 215e bataillon, (îrena- dent toujours: Qu’est-ce que font consiste-t-il?Il pourvoit â l’enrôle-! dier Gnard, coûtait déjà au moment pour nous les gens qui sont restés- ment de la population mâle du ; de son enrôlement la somme de ?ü5.au pays?Le major se demande C0| NOTAIRE Prêts sur hypothèques, Achats de créan-.ICC8 ct autre».Département spécial pour : fondatrice du couvent ! Administration de Successions et de pro- - • ¦ * • • “ ‘ recouvrements {collection») ; ussu- ‘ de fonds; ngence pour commerce établi» ou nu- Rcsidencc Est 607t 138 ruo Saint-Denis Elle' comptait l eu sc pays de 18 à 30 ans, en la manière Les officiers ont organisé toutes qu'il répondra à scs hommes à son et a l’heure que l’exigeront l’entrai- sortes de concours sans obtenir le retour là-bas.Le Canada va-t-il nement des hommes et In protection moindre résultat satisfaisant.-Ré- laisser inachevée, l’oeuvre qu'il a du pays.Je crois que si le gouver-1 cemment le colonel Ballantyne orga- commencée parce qu’il mnnrix.Les officiers du regi-l (amte a la 7eme page.) | 7S3I Gr.Boulevard Cotton* et dèpnndancf» » Ir»uer ou A vendre.—Lo plu* hèl endroit du RaYiH Très moderne.9 pière»-.lit v VS# Offre ratnonnable sera coh*Idérée F.-J.BROUSSE AU, 1(0.Balnt-Jarqu.Main 3897 206-209, EDIFICE BANQUE DE QUEBEC No 11, Place d’Arme».MONTREAL Tél.élain (782.INGENIEURS CIVILS The Security Collection Co.EDIFICE DANDURAND Chambre 36 Anirle des vues Saint-Déni» et Sainte-Catherine J.A.D.ST-LAURENT, gerant, Montréal Tout genre de reclamation» Cours privé» le jour ct le eoir.Cour, spéciaux do ’’diction”.Préparation aux brevet» EDMOND LAROCHE, B.S.PROFESSEUR “APPARTEMENTS SALABiîRRY, ANGLE SHERBROOKE ET SAINT-DENIS Tel.Est 1163 HURTÜBISE et HURTUBISE INGENIEURS CIVILS ARPENTEURS-GEOMETRES EDIFICE BANQUE NATIONALE 99, rue Saint-Jacques TELEPHONES: Bureau: Main 7610.Résidenet: Tél.Rockland 2050 Arthur Vincent Nicltclngr, l’Iui.-i.i- cl Argculcur, l'iulsacur eu Cuivre, l-'nhrlcutinn (l’Etcctroliers Spécialité.Cnrhurftteui^, ( „j| Moteur, Magnéto, ele.ete.175 Amherst.SATISFACTION GARANTIE DORURE, ARGENTURE, NICKELAGE ROYAL SILVER PLATE CO.—Do-Irurc, argciilurc, nt- kelagc, l’épai’u- Tél.INGENIEUR-ARPENTEUR ARCHITECTE .- .- , Dons d argcntei’ie, vases sacrés, Main 11««.76, rue B»int-G»brioI brOUÏC^ C.invrci’ip.A.Gil’OUX, gé- Bfctli.e Chambra de Commerce |rant, 57, Saint-Gabriel.Miliu, 1387>.I VOL.VIII.— No 61 LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 14 MARS 1917 3 PRÉCIS DE LA GUERRE UN RECUL DE TROISJVIILLES LES ALLEMANDS ABANDONNENT LEU H PRINCIPAL SYSTEME DE DEFENSE A V OU EST DE R AP AU ME, OPERANT AINSI UNE RETRAITE IMPORTANTE.- SUR LES TALONS DE L ENNEMI.(Londres, 14.—Suivi de près par les Anglais, J’enncmi a opéré une auu'e retraite importante, devant un bombardement grandissant.A l'ouest de Bapauime, les Allemands ont abandonné, lundi, leur principal système de défense, sur un iront de 3 milles et demi.Pendant le cours de la journée, les Tommies ont refoulé 1 avant-garde teutonne sur une profondeur d’un mille, dans cette région et ont occupé le village de Creviliers et le bois de Loupart.Us ont aussi progressé à l’est et au nord-est de Gonimecourt, sur un 110.nl d’environ un mille.Les Allemands ont tenté des coups de main dans le voisinage de Neuville-Saint-Vaast, de Souciiez et d’Armentières, mais n’ont pu atteindre les tranchées anglaises.Un autre détachement ennemi a pénétré dans une position au sud-ouest de Neuve-ChapeUe.Dans des dépêches, en date d'hier, ies correspondants au quartier anglais (lisent que les garnisons ali «nan des paraissaient en état de défendre les positions évacuées dans le bois Loupait et le Village de Grevülers.La prise d’Irles a apparemment rendu la résistance trop difficile et le terrible bombardement des Anglais a décidé ies Ai'emands à retirer leurs troupes avant leur annihilation.Tous les messages parient d’une activité importante qui se continue.On dit que ies 'tommies sont sur les ta 011s de i’eimemi.Les journalistes prévoient ^ l'occupation à brève échéance de Ba-patmie.Avec de la chance, nous y serons bientôt ”, d t un correspondant.” Bapaïunc est direc'e-ment menacée ’, affirme un autre.Un correspondant dit : • Nous sommes à la veil c de mouvements importants, e! l’eunemi ne s’en tirera probablement pas sans de grandes pertes, même s il échappe à un désastre.’’ ièn Champagne, l’artillerie ennemie a bombardé les secteurs de Maisons de Champagne et de Mas-signes.Les Allemands ont dirigé Ycincmuit des attaques à la grenade contre les Français, à la colline 185.PERS.!-: ET MESOPOTAMIE Le générai Maude mande qu’a-près 1 occupation de Bagdad, d -nianchc matin, la cavalerie anglaise es est m.s: à la poursuite de 1U nht'iii ci.'apré i avoir rencontré une égerc resistance, a occupé Ka::ima»n, à 5 mil es au nord de Bagdad, taisant plus de KM) prisonnier» cl capturant 1 avions endommagés.A Bagdad, les troupes britannique;.ont fait prisonniers 500 blesses abandonnés par les Turcs.Elles ont fait un butin considérable, bien que depuis Se 23 février, l’ennemi se- soit appliqué à détruire ou à enlever tout ce quil y avait de précieux.Samedi, sur la rive gauche du Tigre, le.Anglais ont compté 2ti'0 ou 3(K) cadavres d ennemis et ont fa ! 300 prisonniers.Suivant une dépêche, l'année russe a remporlé une grande victoire dans 'a Perse occidentale, capturant 15,000 Turcs isolés de Bagdad- Cette nouvelle indiquerait que les troupes anglaises et moscovites ont effectué leur jonction ou sont du moins assez rapprochées pour coopérer avec succès contre 1 armée ottomane démo-ra isée.Rendu misérable par les maux d’estomac IL TOMBA EPRISE JUSQU’A CE QUTL PRIT “FRUIT-A-TIVES”.L’ACTION MARITIME 51)4, rue Champlain, Montréal.“ Deux ans durant, je fus une misérable victime du rhumatisme et de maux d’estomac.J’avais de fréquents étourdissements, et quand j’avais pris de Ha nourriture, je tombais de fatigue et de sommeil.Je souffrais affreusement de rhumatisme, ;#-cr douleurs dans le dos et les jointures et mes mains éla’enl enflées.Un ami me consetl a “Fruil-a-tives” et dès le déibut, il nie fit du bien.Après la première boîte, je m’aperçus que mon état s'améliorait et je puis dire sincèrement que ‘¦‘Fruit-a-tivos” est le seul remède qui me fit du bien.Louis LABRIE.fit) sous la boite ; G pour $2.50 ; boîte d’busai, 25 sous Chez tous les marchands ou envoyé franco par Fruit-::- ne a.Limitée, Ottawa.ANGLETERRE LES DROITS SUR LE COTON ON CROIT FERMEMENT A LONDRES QUE LE GOUVERNEMENT POURRA LES IMPOSER SANS PROVOQUER DE CRISE — LES NA T ION A LIS TES S’ABS TIENDRONT PEUT-ETRE DE VOTER.L’EMPIRE LA CONFERENCE DE LA GUERRE L’OUVERTURE EN AURA LIEU I A SEMAINE PROCHAINE.— ilf.WALTER LONG PRESIDERA.Londres, 14.— La Presse associée canadienne a appris de bonne source, hier soir, que les séances de la conférence impériale de la guerre se tiendraient la semaine prochaine.Certaines assemblées ont cependant jusqu’ici été convoquées qui réunissaient les délégués des colonies et les représentants du cabinet anglais.Celles-ci n’avaient pour but que de permettre aux ministres des dominions d’exposer leurs vues sur la politique actuelle de l’Angleterre, et le programme qu’ils développeront lors des conferences régulières.En l’absence probable du premier ministre, Lloyd George, le ministre des Colonies, Walter Long, présidera à sa place ces conférences impériales.Le caractère de ccs prochaines assemblées ne sera pas celui des conférences impériales tenues dans le passé où par exemple, les Indes n’étaient pas représentées.Tous les Etats d’outre-mer «pii y ont été conviés auront leurs représentants officiels à chacune des reunions.Ce sera finalement le cabinet de guerre impérial, composé des cinq plus importants membres du gouvernement anglais et des premiers ministres des dominions.On y traitera surtout de toutes les questions qui ont trait à la guerre.La conférence Impériale de la guerre, en tant que corps délibératif, décidera des assemblées qu’elle pourra rendre publiques.LA MAIN*MUTILEE En travaillant dans une manufacture de la Longue-Pointe, hier après-midi, Arthur Rivard, 27 ans, G7R, avenue Lebrun, a eu la main gauche à tel point mutilée dans une machine que les autorités médicales de l’hôpital où 011 l’a conduit, durent procéder ù l’amputu-Uou de trois doigts.Londres, 14.— L'opinion générale qui prévaut dans les couloirs du parlement veut que le gouvernement réussira à établir les droits sur le coton demandés par les Indes.Cette opinion n’est pas basée sur corn promis d’aucune sorte à propos de cette question, ni de la part du gouvernement, soit de la part des députés du Lancashire.Le premier rni nistre, M.Lloyd George, a appuyé M.Austen Chamberlain, secrétaire d’Etat pour les Indes, en prenant une attitude ferme sur celte question.D’un autre côté, après s’être réunis à la Chambre des Communes, les députés du Lancashire ont décidé de présenter aujourd’hui un amendement à la motion du gouvernement, répudiant l’établissement de taxes, à moins qu’on n’établisse des impôts compensateurs.Le premier ministre a produit de l’effet sur la délégation représentant les intéressés des cotonnades du Lancashire, en insistant pour que la politique du gouvernement soit acceptée comme une mesure de guerre.mais le principal facteur qui amènera une entente, c'est 4a répugnance à ne pas faire des élections actuellement.C’est la raison qui fera que l’ancien premier ministre Asquith et ses partisans ne feront rien de nature à embarrasser le gouvernement.C'est pourquoi on ne s'attend pas à ce qu'ils appuient l’amendement des députés du Lancashire.L'attitude ries nationalistes est toujours incertaine.Ils désirent établir un système tarifaire sous le régime du Home Rule et il serait alors illogique pour eux de s’opposer aux impôts, bien qu’ils puissent désirer voter contre le gouvernement.On croit qu’ils s’abstiendront de voter.Les membres de ta délégation ont dit que le premier ministre a prononcé une allocution des plus éloquentes.Il se peut que l’entrevue ait eu pour résultat de modifier les vues de quelques-uns des députés du Lancashire qui se sont rendus immédiatement à la Chambre des Communes, pour prendre de nouveau la question en considération.Le correspondant parlementaire du "Daily Chronicle” affirme que grâce à l’attitude de M.Asquith, le gouvernement n’a plus à craindre le vote.M.Asquith conseillera à ses partisans rie se tenir à l’écart, et l’on dit même que si certaines circonstances se présentent, il-appuiera le gouvernement.A moins que les nationalistes décident de voter contre le ministère, la minorité hostile ne comprendra pas plus de 50 députés.ECHEC DES SOUS-MARINS LES ALLIES ONT CAPTURE OU DETRUIT UNE SOIXANTAINE DE SUBMERSIBLES ALLEMANDS DU 1er JANVIER AU 15 FEVRIER.— UN CROISEUR BOCHE EST SIGNALE EN HAUTE MER.Washington, 14.— Suivant des rapports reçus hier, les Aliiés ont capturé ou détruit une soixantaine de submersibles allemands, du premier janvier au 15 février.A ce compte, 011 regarde comme problématique le succès des opérations sous-marines.On ne connaît pas le nombre des navires dont l’Allemagne dispose pour sa campagne navale, mais des dépêches officieuses disent qu’elle en a de 300 à 500.Les experts pensent que si les pays de l’Entente continuent à accomplir une aussi bonne besogne et font même des progrès sous ce rapport, l’Allemagne se sentira bientôt affaiblie et devra finalement renoncer à sa campagne sous-marine.I EMPRUNT DE GUERRE | 1 Dominion du Canada S ______ £ | ÉMISSION DE $150,000,000 D'OBLIGATIONS 5% ÉCHÉANT LE 1er MARS 1837.I É RetT!ab,le,r pai,-à 0t.,awa’ Halit“' Sai“‘-Je»n, Charlottetown, Montréal, Toronto, Winnipeg 1 g Kegina, Calgary, Victoria, et au comptoir de la Banque de Montréal, en la Cité de New-York.n || INTÉRÊT PAYABLE SEMESTRIELLEMENT LES 1er MARS, 1er SEPTEMBRE.Ë jg * PRINCIPAL ET INTÉRÊT PAYABLES EN OR.| PRIX D’ÉMISSION 96.I H UN SEMESTRE ENTIER D’INTÉRÊT SERA PAYÉ LE 1er SEPTEMBRE 1017.1 LE PRODUIT DE L’EMPRUNT SERA EMPLOYÉ POUR LES FINS DE GUERRE SEULEMENT.S ON VEUT AVOIR DES CELESTES LES PRODUCTEURS DE FRUITS DE LA COLOMBIE BRITANNIQUE PRECONISENT UNE MESURE POUR AVOIR DES CHINOIS AU CANADA.Regima, 14.— Le ennxeii d’agri-cullure canadien a tenu deux séances hier, à l’une délies on a décidé de ne pas prendre immédiatement en considération l'offre de l’Angleterre qui veut acheter toute La ré-cmUe de blé, on discutera cette question aujourd'hui.On s’est occupé plus spécialement de la question de la maht'-ri’oeuvTe requise pour les travaux du printemps.A ce propos, les Producteurs de fruits de la Colombie-Britannique qui ont proposé, pour résoudre ce problème, d’enlever la taxe spéciale qu’est obligé de payer chaque 'Céleste qui entre au Canada.On enlèverait la taxe pendant un certain nombre d’années, après quoi îles Chinois devront retourner chez eux.Ceci serait de nature «à aider beaucoup le,s producteurs de la Colom-bie-Brilan,nique qui manquent de main-d'œuvre dans leurs vergers.On n’a cependant rien décidé définitivement à ce propos, un comité a été constitué et il devra faire rapport.Puis on a pris connaissance du rapport financier de l’année écoulée el on en vient à iln conclusion qu'il faut encore augmenter les revendus pour augmenter, d'ans La même proportion, Puitilité du conseil.il y n en tout vingt-quatre délégués qui prennent part aux dèlibé-raliotus; tous sortit représentants de coopératives ou de sociétés d'agriculture.Incidemment, on a appris hier que les Alliés prennent des dispositions plus efficaces pour armer ] leurs vaisseaux.Le vapeur français | “ilochambeau”, arrivé à New-York i avec un canon à la poupe et à la proue, est armé de telle sorte qu’un sous-marin n’en mènera pas large si le vapeur a la chance de bien viser l’adversaire.Sept personnes ont péri et un Américain a été en peril au cours de la destruction sans avertissement par un sous-marin du vapeur “Folio”, de la ligue Cunard, au large de la côte irlandaise, dimanche.Voilà ce qu’a mandé M.Frost, consul des Etats-Unis à Queenstown.Le vapeur norvégien “Fars Fos-tanes”, parti des Etats-Unis à destination de Rotterdam, avec une cargaison de céréales pour le compte de Ja commission de secours aux Belges, a été coulé sans préavis, en dehors de Ja zone du blocus, suivant ia gazette maritime de Norvège.he ‘ Ears Fostanes” jaugeait 1,259 tonnes.PIRATE DANS L’OCEAN INDIEN Tokio, 14.— On annonce officiellement qu’un navire allemand, converti en croiseur, a été signalé dans l’océan Indien, et qu'il est maintenant pourchassé par des navires de guerre japonais et anglais.Le croiseur a coulé un vapeur japonais.Vancouver.C.A., 14.— Le ‘‘Cana-dîan News”, journal japonais, a reçu un câblogramme du Japon, daté d’hier, disant qu’un pirate allemand avait détruit le vapeur japonais “Fukuura Maru”, jaugeant 3,150 tonnes, dans l’océan Indien.Le “Fiikuura Maru” faisait le service des ports européens.Il appartenait à la principale compagnie de paquebots qui possède également le plus grand chantier de construction navale de l’Orient, à Nagasaki.Cette compagnie a perdu 23 navires depuis le début des hostilités.BELGIQUE L’OEUVRE DE L’AMERIQUE M.HOOVER DECLARE QUE LES ETATS-UNIS NE CESSERONT PAS D’APPROVISIONNER LA BELGIQUE.New-York, 14.— Aucune guerre n’empèehera l'Amérique de continuer à' approvisionner Le peuple belge, dit M.Herbert C.Hoover, président de la Commission du fonds de secours belge, qui s’esl embarqué aujourd’hui à destination de l’Europe, pour reprendre, avec une détermination nouvelle, la fâche qu’il remplit depuis plusieurs mois.M.Hoover s'est embarqué sur un navire neutre pour un port espagnol, et il ira à Paris, Londres et Rotterdam, et si les conditions le permettent, il entrera en Relgique pour conférer avec les membres américains rie la Commission en ce pays.Pendant ce temps-llà, la campagne pour prélever des fonds se poursuivra en Amérique.S’il n’y a pas de guerre entre les Etats-Unis et TALtemagne cet argent sera distribué en Belgique par des Américains et dans Le nord de fa France par les Hollandais, si M.Hoover réussit à conclure de?arrangements satisfaisants avec le gouvernement hollandais.Si la guerre est déclarée, on a pris des arrangements pour que le travail de secours que faisaient les Américains soit placé entre les mains des agents hollandais et cspangnoLs en Belgique.La commission américaine de secours aux Belges, contre qui s'exerce une pression officielle de l’Allema-gne, s’apprêtent >à quitter la Belgique et à remettre son travail à des représentants hollandais et espagnols.I-e gouvernement des Etats-Unis est convaincu que l’Allemagne est décidée de forcer la commission américaine à s’en aller, tout en laissant paraître que ce sont les Américains qui aibandonneiK la place.L’Al-temagne n’ayant pu éloigner les Américains par toutes sortes d'ennuis, causerait maintenant des embarras au sujet du départ des navires de secours el serait prête à les attaquer après qu’ils auraient pris la mer.Il est pratiquement certain S que M.Brand Whitlock, ambassadeur américain en Belgique, sera rappelé au départ de la commission.Il avait été question de confier une partie de foeuvre de secours, à la Suisse; la chose a été subséquemment jugée impossible.Le ministre des Finances offre par les présentes, de la part du gouvernement, les obligations ci-dessua mentionnées pour souscription à 96, payables comme il suit: 10 pour cent avec la demande; 30 “ le 16 avril 1917; 30 “ le 15 mai 191?; 26 “ le 15 juin 1917; L émission totale des obligations de cet emprunt sera limitée à cent cinquante millions de dollars, non compris (s il en est offert) le montant représenté par la remise des obligations aceptables comme équivalent d’espèces aux termes du prospectus de l’Emprunt de guerre du 22 novembre 1915.Les versements peuvent être payés en plein dès le 16 avril 191/ ou a la date de l’échéance des versements ultérieurs, et profiteront d’un escompte au taux de quatre pour cent par an.Les versements se feront au crédit du Ministre des Finances, au bureau de toute banque à charte.Le défaut de faire les versements à l’époque fixée rendra les versements antérieurs sujets à la confiscation, et l’attribution faite à l’annulation.Les demandes, accompagnées d’un dépôt de dix pour cent du montant souscrit, doivent être transmises par l’entremise d’une banque à charte.Tout comptoir d’une banque à charte au Canada recevra les souscriptions et émettra un reçu provisoire.Cet emprunt est autorisé sous le régime d’une loi du parlement du Canada et le principal ainsi que l’intérêt constituent une charge au Fonds du revenu consolidé.Des formules de demandes peuvent être obtenues de toute succursale de toute banque à charte au Canada, et au bureau de tout sous-receveur général au Canada.Les souscriptions doivent être pour des multiples de cent dollars.Dans le cas où la demande ne sera acceptée que pour partie, l’excédent du dépôt sera appliqué sur le versement du montant dû pour le versement d’avril.Des certificats provisoires de souscription (serin' soit non négociables, soit au porteur, suivant le choix q aura fait le souscripteur d’obligations enregistrées ou au porteur,' seront émis après la répartition, en échange des certificats provisoires.Lorsque ces certificats provisoires (scrip) auront été payés en entier et que le paiement y aura été endossé par la banque qui reçoit l’argent, ils pourront être échangés après l’émission, pour des obligations avec coupons attachés, payables au porteur ou enregistrées quant au principal, ou pour des obligations entièrement enregistrées sans coupons suivant la demande faite.La livraison des certificats provisoires (scrip) et des obligations se fera par l’entremise des banques à charte.L émission sera exempte des taxes—y compris la taxe sur le revenu—imposées par toute législation édictée par le parlement du Canada.%Les obligations avec coupons seront émises en dénominations de $100, $500, $1,000.Les obligations enregistrées, sans coupons, seront émises en dénominations de $1,000, $5,000, ou tout multiple autorisé de $5,000.L’emprunt sera remboursé à échéance au pair au bureau du ministre des Finances et Receveur général à Ottawa, ou au bureau du sous-receveur général à Halifax, Saint-Jean, Charlottetown, Montréal, Toronto, Winnipeg, Régina Calgary ou Victoria, ou au comptoir de la Banque de Montréal en la cité de New-York.L’intérêt sur les obligations entièrement enregistrées sera payable par chèque, qui sera remis par la poste.L’intérêt sur les obligations avec coupons sera payé contre la remise des coupons.Les chèques et les coupons, au choix du porteur, seront payables sans frais de change à toute succursale de toute banque à charte du Canada, ou au comptoir de la banque de Montréal à New-York.Contre paiement de 25 sous pour chaque nouvelle obligation émise, les porteurs d’obligations entièrement enregistrées, sans coupons, auront le droit de les convertir en obligations de la dénomination de $1,000, avec coupons, et les porteurs d’obligations avec coupons auront le qlroit de les convertir en obligations entièrement enregistrées de dénomination autorisée sans coupons, en tout temps sur demande faite par écrit au Ministre des Finances.Les registres de l’emprunt seront tenus au ministère des Finances, à Ottawa.Une demande sera faite en temps utile pour inscrire cette émission aux Bourses de Montréal et de Toronto.Il sera accordé aux courtiers reconnus d’obligations et de valeurs, faisant affaires au Canada, une commission de trois-huitièmes d’un pour cent sur les répartitions faites à la suite de demandes qui portent leur timbre, avec l’entente, toutefois, qu’il ne sera p \s accordé de commission ÿur les règlements faits par la remise d’obligations émises aux termes du prospectus de l’Emprunt de guerre du 22 novembre 1915 ou sur les règlements effectués par la remise d’obligations 5% à échéance du 1er octobre 1919.11 ne sera pas payé de commission sur les demandes faites sur des formules non imprimées par l’Imprimeur du Roi.m M m m m LES LISTES DE SOUSCRIPTIONS SERONT CLOSES LE OU AVANT LE 23 MARS 1917, m Ministère des Finances, Ottawa, le 12 mars 1917.M mmmm M.AIMÉ CHASSÉ DANS N1C0LET LE PRESIDENT DE LA JEUNESSE CONSERVATRICE ASPIRE A LA SUCCESSION DE M.P.-E.LA-MARCHE.Bécancourt, comté de Nicolet, 14.— Les conservateurs ont tenu une convention ici hier et ont choisi unanimement M.Aimé Chassé, avocat, de Montréal, et président de la Jeunesse conservatrfce, comme leur candidat 'aux élections fédérales.Il y avait quelque 500 personnes qui assistaient à cette convention, délégués pour la plupart des différentes paroisses du comté.A l’heure actuelle, le comté n’a pas de député à Ottawa, M.Paul-Emile Lamarche ayant démissionné sur une question de principe, lorsque les cinq années du Parlement actuel furent écoulées.Quelques orateurs ont porté la parole dont le candidat choisi, M.Chassé, qui a fait les compliments obligatoires au gouvernement Borden.Il a parlé des cartes du Service national, encourageant les citoyens à les remplir et enfin de différentes autres questions.Les autres orateurs ont été MM.E.Lafontaine et J.A.Labissonnière.Diogène cherchait des hommes.En ce temps-là.Je NATIONALISTE ne paraissait nas.Il y a des hommes, aujourd’hui LA SOCIÉTÉ DES ARTISANS CANADIENS-FRANÇAIS DISPENSE DES SOCIETAIRES DU PAIEMENT D’UN APPEL A LA CAISSE AU DECES.Le conseil exécutif de cette florissante société nous informe qu’à sa séance du lundi, 12 mars courant, il a été résolu de ne pas exiger le paiement de la cotisation à la caisse au décès, pour le mois d’avril 1917 de tous les sociétaires qui étaient membres actifs au 31 décembre dernier.Le conseil exécutif n’a pris cette décision qu’après réception du rapport de notre actuaire, M.George Dyre Kldridge, par lequel il est démontré que le montant de la réserve requise au 31 décembre 191G, est de $¦2,803,584, alors que d’après le rapport annuel de lu Société, tel que produit au gouvernement de la province de Québec, la valeur réelle de l’actif total de ladite société, au 31 décembre 1916, est de $3,416,-486.41, le surplus de la réserve requise étant donc de 1612,902.41.C’est grâce à ce surplus que la Société des Artisans peut faire remise à ses 43,542 sociétaires d’une somme d'environ $50,000.00, ce qui équivaut eu terme d’assurance à un 4 dividende annuel d’au-delà de 8 p.c.sur les cotisations payées à la caisse au décès.En tenant compte des suppressions d'appel faites à la caisse au décès durant les mois d’avril des années 1915, 1916 et 1917, cette société se trouve avoir exempté ses membres du paiement de cotisations régulières pour un montant d’au-delà de $150,000.00, et ceci sans diminuer en aucune manière sa solvabilité au point de vue de la réserve légale exigée par les gouvernements où elle fait affaires.Il faut donc en conclure que la Société des Artisans Canadiens-français est dans une position financière excellente.Depuis quarante ans qu’elle est fondée, elle a payé aux veuves et aux héritiers de ses membres l’énorme somme de $4,251,547.55; de plus, elle a payé à ses sociétaires malades ou victimes d’accidents, des réclamations au montant de $2.195,919.61, faisant un total de bénéfices pavés de $6,-447,467.16.Si on ajoute à cette somme le montant de la réserve accumulée et sans tenir compte des oeuvres accomplies par le produit des caisses locales et centrales, nous constatons que grâce à sa bonne administration, cette société a réussi à réaliser des épargnes pour un montant d’au-delà de dix millions de dollars.(Communiqué.) NOUS CONSTRUIRONS DES NAVIRES UNE COMMANDE DE PLUS DE SIX MILLIONS DE DOLLARS POUR NOS CHANTIERS MARITIMES.Ottawa, 14.— Des 'navires d’une valeur supérieure à 6 millions de dollars seront construits dams nos chantiers maritimes cette année, croit-on.Parmi ces vaisseaux se trouvent ceux inclus dans le contrat de $25,-000,000 octroyé par l’Amirauté anglaise à ITmpcrital Munitions Board, 100 autres en construction dans 4es chantiers des différentes villes du Doininion et certains autres au sujet .desquels on ne peut obtenir aucun renseignement.Dans cet accroissement de la construction navale que nécessitent les conditions maritimes nctuetles, le contrôleur du transport maritime anglais, l’Amirauté anglaise.IT,imperial Munition Board et deux ministères du gouvernement canadien ont fait leur part.Un autre contrat pour la construction de navires marchands sera probablement octroyé dans quelques semaines et l’on s'attend aussi à ce «pie le gouvernement prenne des mesures de nature à stimuler cette Emprunt de guerre DOMINION DU CANADA Formules de souscription à la disposition du public Nous offrons nos services gratuitement à toute personne désireuse de souscrire à ces obligations.Prospectus et formules de souscription sur demande SAINT-CYR, GONTHIER & FRIGON, Banquiers et agents financiers.103, rue Saint-François-Xavier, MONTREAL.Tel.Main 2701.Tel.Main 519 industrie des constructions navales en (lui accordant des subsides .indépendamment de ceux accordés actuellement aux bassins de radoub.Des négociations sont entamées dans 4e but d’obtenir pour 1e Canada des usines où se fabriqueraient les plaques d’acier que nécessitent le blindage des navires et leur superstructure.Les aciéries canadiennes produisent actuellement de 'l'acier trop léger pour la structure des navires d’un fort tonnage.L'industrie des munitions n’est qu'une industrie temporaire et qui finira avec la guerre, tandis que la construction navale pourra devenir une industrie permanente et qui ne fera que s’accroître quotidiennement.RIXE SANGLANTE _____A LACHINE Après avoir regagné tous deux leur travail aux chantiers de la Dominion Bridge, à Lachine, Yvan Villaniuk, No 72, 10e avenue, et Nicolas Zimkowitz se prenaient de querelle, ces jours derniers.L’un d’eux, Zimkowitz, au fort de la mêlée, s’empara d’une lourde pièce de | fer et frappa son compagnon, qui I s’affaissa privé de connaissance avec une large blessure à la tête.| La police, avertié de l’affaire, fit transporter la victime à l’hôpital Général de Lachine, où les médecins trouvent son état très grave.En attendant, l’agresseur est gardé sous verrous.L'emprunt de guerre canadien 5 p.c.-—20 ans—Prix 96 Rapportant pratiquement 5.40 p.c.Gratuitement nous enverrons votre souscription au irouvemoment et vous fournirons to\i1\ Perm W &lJ.Can.i'aeif.15 ils Porto Rico.' Price Broj.(.uü-S.Lui “«H HW Quebec Can.Voting; 36 Riordon P.119 116 C\.m>w VT.34 " priv.“ priv.“ Deb.65*4 84% Sawyer M y 2r> 2*1 “ priv.65 Carriage F “ priv.' Kha winig.bherwin vV 126% 30' ' 59 Civic Inve 81 Kl siv “ priv.02 ama.Wooüs 'si DM Crawn Lui t.a.v./ iivri 117*/, “ priv.^pa.Riv.Co 17H “ Rights 4 priv 56 «k WK Dom Brui*-Dom.Canna 6t.Co.of C.priv Jb " priv.Tor.Ry .91 Dom.Coal p; .l oui.I.pf .i • î*?% looke Bro Pr,v 7«M Lom.S.Lo-.08 Wa HrtV fri City pri Tuck.Tob.“ Priv ! Duluth Sup UUX Twin City.85 Gould Mîg.um.W ayagama Gaodw.Ca W esi Ind.E .i r v.45 .West Koo’y H ali h x Rv.Priv Hill,Collie.W iun.KjT 78 65 “ priv.W indsorii’l Holl.M .111.Traction Banques — .“ priv.Br .N •.Ara.ihüV; Interc.Coal .Coininrrcs priv.80 1 ont inion.Kamimatiq Hamilton.- •.Laurentide.182 i*i Hochclaga 115 Uni VY’d .125 lmp nai.c reliant* 170 I.\all Const!*•• M oisons.•L8Ô MacDonald »C bv.Montréal.225 Muckuy .“ priv.Maple L.M Nationale.112 ! m N ova- coti Ottawo.'iôÎM “ rnv Royal M.& S.d*.standard.' priv.uronto.138 .|.Union*.\ salle de l’hôtel de ville le Ville St- mars, à 2 Célibataires gagnent 3 parties.PAS AVAUDREUIL MAISoA DORION Dans les journaux de la semaine dernière paraissait un entrefi et ayant trait au club Vaudreuil, quand à une partie de hockey soi-disant avoir été jouée à Vaudreuil avec le C.P.Saint-Zotique.Nous tenons à avertir le public que cette partie au cours de laquelle un joueur du Saint-Zotique perdit l’oeil ne fui pas jouée à Vaudreuill mais bien à Dorlon «avec le club Dorlon.lr Pierre, le dimanche 18 heures p.m.Tout autre club désirant faire partie de la dite ligue est prié d’envoyer dos délégués.Pour plus amples informations Art.Meloche, West, 3000; M.Deerv, gerant, West.1910; J.A.Major, West.3708.PROVIDENCE A ETE VENDU HIER Providence, 14.— Le club de baseball Providence, de la ligue internationale, a été vendu hier après-midi, par M.William H.Draper, son propriétaire, à un syndicat de capitalistes locaux, au prix de $18,-000.La vente s’est effectuée dans les bureaux du maire Gainer, à l’hôtel de ville, et le président de la ligue, M.Barrow, a été témoin de cette im- iNous prions les membres du* club portante transaction I K1D WILLIAMS EST VICTORIEUX New-York, 14.— Kid Williams, de Baltimore, a défait Joe Lynch, de cette ville, dans un combat de boxe de dix rondes.La victoire a été obtenue par les points.Williams pesait 119 livres 3 4, tandis que le poids de Lynch était de 116 livres 3-4.^ _______ VICTOIRE DéT PETE HERMAN New-York, 14.— Pete Herman, de la Nouvelle-Orléans, aspirant au titre de champion des poids coqs, a défait aux points “Dutch” Brandt, de Brooklyn, dans un combat de dix rondes, à Brooklyn, hier soir.George Knockout Brown a été battu aux points par Gus Christie, dans une rencontre de dix rondes.SHEA BATTU PAR FRANKIE BURNS New Haven, 14.-r Frankie Burns, de Jersey City, a eu l’avantage sur Tommy Shea, de New Haven, dans un combat rapide de douze rondes, trier soir, en cette ville, et reçut la décision de l'arbitre.Les deux hommes se battaient à 122 livres.ILS S'EN VONT Lauriers et Feuilles d’érable, le dernier volume de vers l’Albert Lo-zcati, est en train de s'épuiser.11 n’en reste que quelques centaines ,[’exemplaires à Tnutcur.Avis à ceux qui ont retardé à ko procurer cet ouvrage.11 se vend, au Devoir et dans les bonnes librairies, 50 sous l’exemplaire, 55 sous par la poste.“THE PURITY SYRUP COMPANY, LIMITED” AVIS est donné nu public, qu’en vertu de la loi des compagnies de Québec, il a été accordé par le lieutenant-gouverneur de la province de Québec des lettres pa-tehtes en date du vingt-troisième jour de février HM7, constituant en corporation MM.George Albert Main, agent il commission; Frederick John Koch et Cuthbèrt Watson David, industriels; Thomas James Largue, comptable; Percy William Wilkins, ingénieur, de Montréal, pour le» fins suivantes ;— ^ Fabriquer, raffiner, ré-emballer, acheter et vendre le sucre, le sirop, le miel, les mélasses, gelées, confitures, conserves, viandes hachées, marmelades, piUisseries, ma-rinades, friandises de la table, épiceries et autres nécessités et produits similaires d’aucune nature et description, se livrer au commerce de la mise en récipients et conserve des fruits, légumes et céréales, agir comme agents généraux des fabricants et marchands de ces denrées commerciales; Faire des barils, boîtes, barriquats, sacs, bidons, jarres, bouteilles, récipients, etiquettes, accessoires tie réceptacles, et tout et aucun procédé d’empaquetage quelconque en étain, verre, faïence, papier, bois ou autres substances employées dans le dit commerce et les vendre; Importer, exporter, faire commerce, vendre, fabriquer et trafiquer dus denrées et PROVINCE DE QUEBEC, district PT‘hcterP,cunS^r.faire croître et vendre ic Montreal, Cour de circuit No toute substance nlrrssaire à cette imius-1029.— Joseph-Raoul Ménard, mar- trie, et acquérir par jcliat.fabrication ou nihnnut fin Sia-In «J in*» de Wwlnn ¦ culture toutes mutiercs.Ii-s accessoires, ma-rlitilü, fie oie J U SU nu CK *N’CW 11) II, cj1|nes ies autres effets utiles ou mdis- C1 L'StTTCt de Montreal, demandeur, VS pensables et ayant rapport A l’exercice de Henri Goulet, ci-devant de Ste-Jus- leur commerce, à l’industrie ci à la vente i I qui su >1 ¦ i Acquérir ou assumer la totalité ou aucu line et maintenant de lieux inconnus, défendeur.Il est ordonné au léfemicur de comparaître dans le nois.Par ordre, U.Bouvier, député-greffier de ta dite Cour.Bastien et B;.' tien, avocats du demandeur.Montréal, 13 mars 1917.ne partie du commerce, de la propriété et du passif d’aucune personne ou corporation exerçant aucun commerce que la présente compagnie est autorisée à exercer, ou eu possession de biens convenant aux fins de la corporation et payer ces acquisitions, soit en deniers, soit en valeurs ou en actions de la compagnie, entièrement ou partiellement libérées ou autrement, ou payer les propriétés, l'achalandage, les droits ou effets acquis ou les services rendus à la compagnie en parts acquittées du fonds social de la corporation: et plus particulièrement.acquérir et prendre charge, à titre de négoce en opération, du commerce actuellement exercé en la cité de Montréal, j dans i c.district de Montréal, dans la pro-{*e vincc de Québec, sous les nom et appellation de “Purity Syr’up Company, Registe-I red”, ainsi que de la totalité ou d’aucune partie de l’actif et du passif des propriétaires de ce commerce, s’y rattachant et cette intention, être partie au contrat intervenu le dixième jour de février PROVINCE DE QUEBEC, district de Mont-1 entre la dite “Purity Syrup Company, Re-i Cour Sunérieure No 2421—Dame Emma glstered” et George A.Main, en sa quaide Cousineau, épouse de Joseph Boucher, de- it 4.S 1-4.Con.Steamship: 100 A MS 1-M.Civic Investment : 10 à 81 3-4, 50 à 81 3-4, 1 à St 3-4, 55 à 81 3-4.Detroit : 10 à il'.1-4; Droits: 25 A 3, 282 il 3, 175 ù 3, 100 ù M.Quebec Ry.î 75 à 24, 50 5 24 1-4.Sliuwinigmi : 3 h 127, i i.120 1-2, Toronto Hy.ï 15 i* 00 1-2.Cniindu Cement: 5 h 03 3-4, 2 à Oi.Cnn.('.( II.I'lee_ : 10 n 110 il 1-2, 10 0 110 3-4.( nu.Uooo, : 25 à 55, Dom.Bridge: 2 h 1M0, 1 0 130.Dom.Steel Corn,: 1M0 5 67 1-4, 55 5 12.50 h 07 3-8, 2 à 07 1-4, 3 il 67 1-4.Dom.Textile: 5 à 82 1-2.Mnpie l.rnl Mill: 50 h 110.MneDonnld: 25 il 15 1-8.Penmans : 125 0 70 1-2, 2 à 70 1-2.Seotin: 25 il 102, 1 0 102, 25 il 102 1-2, il 103.Sloel Co.of Cnn.: 25 A 67 3-4, 25 6 67 1-2, 75 il 67 5-8, 10 h 07 1-2, 75 ù 67 1-4.Bonn Mont.Tram.: ?1'i00 A 76.Emprunts de guerre:— Dominion, 1025—,$1000 A 97, 8500 A $7 1-2.Dominion, 1931—81000 il 96 1-4, $2000 A 00 1-4.Aetion» nrivllégiless— Canada Cement: 22 A 92.Can.Cottons : 10 A 79.Cnn.Steamship: 25 A 84 3-4, 25 A 85, 10 A 85 1-4.Ad.use • • # • * , 28 30 lîrriloy .• • • • 06 06*4 Heaver .• • 43 44 t lumbers Ferlant! .• • 12 t 12H Crown Reserve .• • 35 37 Foster .» • • « 03 05 Kerr Lake • • • • , 450 470 1 m Rost .• • • • 5IMi 55 MrKinley Darragh » • * 50 53 Nipissing .• • « 795 815 Ophir « • 10 12 Peterson Lake .• • • 12 17 Seneca flupsrior , , • , OlVk 02 [Silver Leaf • • • • • 02% 01 67 15 RTHUK II RUN* AO.Membre, Bourse d» Montréal.BRUNEAU & DUPUIS CTTTTRTIdBS Burma de Montreal* 97 et 99 9.-FRANCOIS-XAVIER CuccaraalM i QUEBEC «I SOBBL FU direct mrt MST A FLAOa Naw-Yark 1017.Le 60us*secrétaire de la province» 0.4» SIMARD relatifs ou autrement faire valoir les brevets d’invention, améliorations ou procédés, marques de commerce, ainsi que les autres privilèges semblables nécessaires ou utiles à aucun des objets de.la compagnie; Vendre, louer ou autrement disposer de la totalité ou d’aucune partie des entreprises de la corporation en compensation de ce que la compagnie jugera avantageux, et spécialement pour des actions, tics debentures ou des valeurs d’aucune antre corporation dont les ob.Ms sont totalement ou partiellement semblables à ceux de la présente compagnie; Avec l’approbation des actionnaires, rémunérer aucun courtier, agent ou autre qui aura aidé à faire souscrire aucune part du fonds social de la corporation ou ses autres valeurs; I Distribuer aux actionnaires de la compa- - gnie, en nature, aucune propriété de la Mont- corporation, et particulièrement les actions, •ysdnl (\ vlnro, ce vlnRt-troisiAme Jour do févrlot VOL.VIII.— No 61 LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 14 MARS 1917 5 « NOUVELLES DU MATIN ET DE L’AVANT DERNIERE HEURE CEST LA FAUTE ’ DE L’ENTENTE?VEXIZELOS ATTRIBUE L’ORIGINE DE TOUS LES MALHEURS DE LA GRECE A L’OFFRE DE CESSION DE LA MACEDOINE A LA BULGARIE FAITE PAR LES ALLIES.LE PAPE VA PARLER DE PAIX ?COMMISSION SCOLAIRE Paris, 11.— Dans une longue déclaration au correspondant de l’agence Havas à Salonique, M.Venizé-los, ancien premier ministre de Grèce, attribue l’origine de tous les malheurs de sa patrie à la proposition faite par les pays de l’Entente, relativement à la cession de la Macédoine orientale à la Bulgarie.M.Yenizélos a passé en revue les événements écoulés en Grèce depuis le début de 1ÜÎ5, expliquant et justifiant sa conduite.“Je n’exagère pas, a-t-il dit,’ en affirmant que sans la proposition des Alliés, à l’égard de la Macédoine orientale, le roi n’eût jamais osé refusé de remplir les obligations de notre traité avec la Serbie.” L'homme d’Etat crétois a assuré qu’il a levé l’étendard de la révolté au moment seulement où il est devenu évident que le roi n’embrasserait jamais le parti de la coalition de l’Entente.11 s’est abstenu de donner au mouvement un caractère opposé à la dynastie régnante parce que les Alliés ont fail de cela une condition expresse de leur appui et parce qu’il désirait uniquement faire observer dans la mesure du possible les obligations de la Grèce envers la Serbie.M.Yenizélos a terminé son entrevue en disant: “Notre seul désir à présent c'est la victoire.On peut résoudre les questions intérieures les plus imporlanies et rétanilr facilement l’unité nationale, après la victoire.Au cas où l’Allemagne l’emporterait, le roi Constantin établirait un régime autocratique sans frein, nr i si l’Allemagne est finalement vaincue, comme c’est certain, le roi qui a outrepassé ses prérogatives de souverain constitutionnel pour devenir un simple chef de par- i: .-» .i Rome, 14.(Sous toute réserve).— L’on s’attend dans les cercles du Vatican que le pape ne fera aucune allusion politique dans le discours qu’il prononcera au consistoire, le 22 mars, mais néanmoins l’on croit que le Saint-Père est à élaborer un nouveau et important rapport sur la politique internationale actuelle.Cette nouvelle initialive du Vatican ne peut être mise en doute si l'on songe aux longues conversations que le pape a eues avec les deux cardinaux anglais, Gasquet et Bourne, qui a séjourné à Rome 4 mois durant et dut s’en retourner à Westminster, parce que des affaires sérieuses et pressantes l’y appelaient.S.S.Benoît XV a aussi conféré avec le cardinal français Billot, le cardinal allemand Fruhwith, et le père Dominie Reuter, ex-général de l’ordre des Capucins, et directeur du bureau qui s’occupe de recueillir des informations sur les prisonniers dans tous les pays en guerre.LES HOLLANDAIS T,RENT SUR UN BOCHE CHASSÉS PAR LE RENVOI DES LES NOTRES | INSTITUTEURS LES CANADIENS REPOUSSENT ' CEUX QUE VISE LA MOTION DU DEUX COUPS DE MAIN DES BA- JUGE LAFONTAINE.— UNE VAROIS.— LA PLUIE INTER- EMISSION DE DEBENTURES DE ROMPT TOUTE ACTIVITE.—DE NOMBREUX COMBATS DANS LES AIRS.—ACTIVITE DE L’ARTILLERIE.Amsterdam, par voie de Londres, 14.— Selon te “Hainddsblad”, les troupes hollandaises en train de manoeuvrer ont fait feu sur un avion allemand qui passait au-dessus de Sluts, hier après-midi, et 'l’ont atteint.L'aviateur a été blessé et con- traint d'atterrir en territoire hollandais, mais avant que les soildats aient pu se saisir de ui, il est reparti et a franchi 300 mètres de l’autre côté de la frontière en Belgique.Des soldats allemands se sont portés en hâte à son secours et des infirmiers de la Croix-Rouge l’ont emporté.COMBAT NAVAL DANS LA MER NOIRE Amsterdam, par voie de Londres, | s’approchaient de Constanza, port 14.— Un bulletin officiel du minis- roumain, d'il le rapport, et ont dû tère do la guerre de Berlin signale battre en retraite après avoir essuyé un combat entre des hydravions ai-lie bombardement des machines teu-lemands et des destroyers russes 1 tonnes.On dit qu’un contre-torpil-dans la mer Noire.Les destroyers ' leur a reçu 2 projectiles.TUERIE ET PILLAGE LA GREVE DES CHEZ LES CUBAINSi CHEMINS DE FER UN CHEF REBELLE PROCLAME UNE CAMPAGNE DE GUERILLA POUR FAIRE PLACE A UN MOUVEMENT MILITAIRE ORGANISE.i devra subir les conséquences de ’échec de sa politique, à l’instar de 1 tout chef politique battu.MARIAGE DU « GE ERALSARRAU LE CO'.:MANDANT DES ARMEES ALLIEES EN fMACEDOINE VA EPOUSER MLLE DE JOANN IS.Londres, 14.-— Suivant une dépêche d'Athènes à l’“Exchange Telegraph Company”, on a annoncé officiellement à Salonique le mariage imminent du générai Sarrail, com-rn^nd int de l’armée des Alliés en Macédoine, à Mile de Joannis.Celle-ci fait partie du personnel des infirmières françaises, en Macédoine.Le général Sarrail est âgé de (il ans.Il a reçu en novembre 1!)15 le commandement de l’armée de Salonique, , Avant la guerre européenne, il s’est distingué au cours de plusieurs campagnes en Tunisie et en Algérie.Il était commandant du Ce corps de l’arnu o française, lors de l’invasion de la Belgique parles Allemands.De la bataille de la Marne jusqu’au mois de juillet 1915, le général Sarrail a dirigé les troupes françaises dans l'Argon ne.et on lui a attribué le mérite des succès notables remportés contre le krortprinz.Santiago, Cuba, 14.— Au cours d’une assemblée tenue hier à Songe aux quartiers igénéraux du major Rigolberto Fernandez, un des chefs des rebelles, tes libéraux ont vir-tuelleme.nt résolu de substituer une I campagne de feu et de pillage à un mouvement militaire organisé.I Bien que les lieutenants de Fer-inandez ne l'approuvent guère, le 'chef a insisté que le moment était venu de diviser ses troupes et de mener une c:;nf! a-*ne de guérilla.11 a recommandé (l'envoi rte bandes spéciales, qui promèneraient la torche .incendiaire dans les centres produi-Isanit la canne à sucre, avec instruction de semer la ruine, le pillage et la désolation.Fernandez a partout placé des gardes afin de s’isoler lui-même avec le dehors, il semble bien résolu à von oir forcer l’intervention des Américains, disent des libéraux in-fluents, tout confiants dans ta justice de leur cause.Le calme règne à Santiago et à tous les endroits où les marins américains sont descendus.ELLE SERA D’ABORD DECLAREE DANS L’EST POUR SE REPANDRE ENSUITE DANS TOUT LE PAYS.30,000 BUVETTES DEVi 01,1 FERMER L’ANGLETERRE SERAIT PURGEE D’UNE BONNE PARTIE DE SES DEBITS DE BOISSONS.BERNSTORT F EST RE DU A BERLIN L’AMBASSADEUR DOIT VOIR SES CHEFS AVANT DE PARLER.Londres, 14.Trente mille buvettes, établies par toute T Angleterre, fermeront probablement leurs portes d’ici à quelques mois, écrit le "Daily Mail’’.C’est une solution :1e la difficulté soulevée à la suite le restrictions imposées sur la production de la bière; et les brasseurs eux-mèmes ont conclu des arrangements pratiques avec le gouvernement à ce sujet.On prétend même que certains brasseurs ont suggéré la fermeture des buvettes, du fait qu’elles sont trop nombreuses et que leur suppression ne causerait aucun préjudice au public tout en permettant plus d’économie dans le commerce des liqueurs.La question met en opposition les brasseurs rivaux qui possèdent nombre de buvettes; clic sera soumise au gouvernement impérial, et discutée par la suite dans une assemblée générale des brasseurs.Berlin, par voie de Londres, 14.— Un convoi spécial de Copenhague portant le comte et la comtesse Von Bernstorff ainsi que les membres de l’ambassade et du consulat des Etats-Unis, est entré en gare de Berlin, û 8 heures 30, hier soir.Le comte Von Bernstorff a conféré avec les représentants du ministère des Affaires étrangères et un groupe d’amis qui s’étalent portés nombreux à sa rencontre.Le comte a refusé de faire aucune déclaration avant de s’ètro mis en relation avec le chancelier von Bethmann-fTollwegg et 1e secrétaire des Affaires étrangères Zimmermann.Tous ceux qui entouraimt l’ex-ambassadeur ont trouvé qu’il avait beaucoup vieilli en deux ans.-«- $341,5?* POUR IP FONDS^PATRIOTIQUE Québec, 14.— Les souscriptions de Québec à la troisième campagne en faveur du Fonds patriotique se1 chiffrent aujourd'hui à $341,528.09.Le comité a adressé à tous les conseils de comtés de la région qui s’assemblent aujourd’hui .pour faire te choix de leur préfet, un message leur demandant de répondre généreuse- i ment à l'appel que sir P.E.Leblanc, lieutenant-gouverneur leur a adressé.1 New-York, 14.—Le,s représentants des quatre unions des employés de ch, mins de fer viennent d’arriver de Washington afin de s’entendre définitivement avec les chefs des imion,s locales de lest, avant de se présenter devant a Commission na-tionaie des chemins de fer, demain, pour soumettre leurs demandes d’une journée de huit heures.Les unions des cheminots de l’est vont suivre l’exemple des unions, convoquées hier à Washington et ù Ain -Louis et ratifier leur projet d’une grève générate si les directeurs refusent leurs demandes.La grève sera d'abord déclarée dans l’est pour se répandre ensuite par tout le pays; tous les cheminots attendent les instructions qui leur seront donnés après la conférence de demain.Les directeurs se retranchent dans leur première decision, et se disent opposés à tout compromis dans l’attente d’une décision de fa Cour suprême sur la loi Adamson.Ils ne s’attendent point à ce que le président Wilson prenne une attitude avant le résultat de la conférence de jeudi.BANDE DE JEUNES COMuRiOLEURS Il y a que(/quts semaines, une bande de jeunes cambrioleurs brisaient les portes ou es croisées de quelques maisons, à Maisonneuve, Montréal, par l’IMPRIME-RIE POPULAIRE (à responsabilité limitée).J.N.Chevrier, gérant général.4 < « 'Y Y / par RENE BAZIN Une tache d’encre de l’Académie française.3 (Suite.) Cuis apparaît Junius Norbanus, un vrai démocrate, consul de son état, qui présente une loi, la fait voler, et leur donne la liberté.Ils furent libres grâce à lui; il vivra grâce ù eux.Désormais un esclave a-t-il obtenu, après boire, quelques bonnes paroles de son maître?il est Latin Junirn; est-il appelé “mon fils” dans un acte public?Latin Junien; coiffe-t-il le bonnet de liberté, le pilais, à l’enterrement de son maître?Latin Junien; évente-t-il le cadavre?encore Latin Junien pour .sa peine.Quel brave coeur que ce Norba-uus, comme il pensait à tout, même ù jiJes détails de pompes funèbres, nour y trouver des cas d’affranchis- sement! Et cela au milieu des guerres de Marius et de Sylla, auxquelles il prenait part.Je me le représente un soir de bataille, assis devant sa tente.Accoudé sur son bouclier, pensif, il regarde l’esclave qui répare les brèches de son épée.Ses yeux se mouillent, et il murmure •.\ “Je te prépare, ô fidèle Stychus, une agréable surprise lorsque viendra la paix.Tu entendras parler de la loi Junia Norbana, je t’en réponds!” N’y a-t-il pas là un sujet de tableau ou de statue bien digne d’é-tre choisi pour un concours de prix de Rome?Un homme aussi soigneux des détails devait avoir donné un costu-' me spécial aux affranchis spéciaux qu’il créait, car, à Rome, la liberté i même a sa livrée.Quel était ce costume?Peut-être n’en existait-il point?Question que pas un texte, à moi connu, n'éclaire.Mais il me reste une ressource: M.Flamaran j qui sait tant de choses, et qui pourrait savoir celle-là.M.Flamaran est du Midi, de Marseille.si je ne me trompe.Ce n’est pas un romantiste, mais, comme il est universel, cela revient au même.De bonne heure il a été célèbre, et à justp titre: peu de jurisconsultes sont aussi nets, aussi sûrs, aussi bien disants.Il professe à morve! lie.Ses consultations sont re-(‘h»‘rrhées.Mais quel service ne lui ont pas rendu les livres qu’il n’a point écrits! Du temps de nos oncles, on se chuchotait déjà à l'oreille, dans les couloirs de l'Ecole: —Vous savez?Flamaran va faire paraître la deuxième partie de son grand ouvrage; il sc décide à publier son cours; il a sous presse un j traité qui mettra le feu aux quatre coins des hypothèques: il y travaille depuis vingt ans, et c’est proprement un chef-d'oeuvre.— Les jours fuibnt.Rien ne paraît, rien ne s’imprime.La réputation de M.Flamaran grandit néanmoins.L’étrange phénomène! Nous connaissons tous l’a-loès du Jardin des Plantes.Quand Paloès fleurit, c’est un événement, i Songez donc : une fleur qu’il a fallu, i disent les badauds, vingt printemps, i vingt étés, vingt automnes et vingt hivers pour décider à s’épanouir.Tout Paris en oublie les roses.Mais le cas de M.Flamaran est bien plus j curieux: on annonce tous les ans! qu'il va refleurir, il ne refleurit pas,1 et son succès n’en est pas moins ; considérable! On lui compte les oeuvres qu’il aurait pu faire: heureux auteur! M.Flamaran est de la vieille école professorale, austère, et aux examens la terreur des candidats.Quand il est en robe, il refuserait son fils.Rien n’y fait.Les recommandations l’indisposent.Les patients les plus Roumains, les Japonais les plus authentiques ne trouvent pas plus grâce devant scs yeux que les faux bègues, les faux sourds ou les mines convalescentes obtenues du matin.L’Orient et l’Occident sont égaux devant lui.Les greffiers retraités, les huissiers honoraires aspirant sur le tard à quelque justice de paix, n’ont pas le don de l’attendrir, et le volontaire d'un an a beau laisser poindre sous la toge du candidat lo collet de l’uni forme, il ne bénéficiera pas de cette patriotique in-du’gence qu'il comptait inspirer.Ses mots d’examinateurs sont célèbres; il a eu des plaisanteries macabres, celles-ci, par exemple, cette apostrophe à l’une de ses victimes: — Vous faites votre droit, monsieur, et l’agriculture manque de bras! — Pour moi, j’ai conquis ses bonnes grâces dans une circonstance que je me rappellerai toute ma vie.Je passais mon premier examen.Nous causions, ou plutôt je le laissais disserter sur la tutelle, opinant du bonnet à ses doctes explications.Tout à coup il s’interrompt: — Combien s’est-il formé d’opinions là-dessus?— Deux.— 11 y en a une absurde.Laquelle?Je vous pique une noire si vous vous trompez I — Je réfléchis trois secondes, trois instant d’agonie, puis je lançai au,- hasard : — C’est la première, monsieur! — J'avais deviné juste.Nous étions amis.Au demeurant, ce professeur est un excellent homme, paternel dès qu'il ne s'agit plus de l’honneur du Code et de la force des études juridiques, d’une droiture proverbiale et très digne dans la vie privée.Rentré chez lui, on peut le voir, à sa fenêtre, panser des canaris, ce qui n’est pas, dit-il, changer d’occupation.Pour me rendre chez M.Flamaran, je n’ai qu’à traverser le Luxembourg, un ^chemin que j’aime, le chemin des grands écoliers.Me voici à sa porte.—^M.Flamaran?La vieille qui m’ouvre me toise sérieusement.II en vient tant de ces petits étudiants de première an-! née qui, sous prétexte d’hommages, ! importunent monsieur! Des hommages! on en mourrait s’il fallait tout recevoir.Elle reconnaît que je suis au moins licencié, à mes moustaches sans doute, et dit: —Je crois qu’il est là.Il est bien là, en effet, enveloppé de sa robe de chambre dans son cabinet surchauffé, qui cligne un I oeil pour mieux assurer l'autre, hésite, me remet, me tend les bras.—Voilà mon Latin Junien.Comment allez-vous?—Très bien, monsieur Flamaran; ce sont mes Latins Juniens qui vont mal.—Pas possible?Nous allons voir cela.Mais, d’abord, je ne me souviens plus d’oû vous êtes, et j’aime à savoir d’où sont les gens.—De la Châtre.Seulement, je passe mes vacances à Bourges, chez mon oncle Mouillard.—Oui, oui, Mouillart, par un f, n’est-ce pas?—Non, par un d.—C’est que, voyez-vous, J’ai connu autrefois un général Mouillart qui avait fait la campagne de Crimée, un homme charmant.Mais il ne doit pas être de votre famille, parce que son nom finissait par un t.Il disait tout cela naïvement, mon excellent niallre, avec l’évident désir de m’être agréable et de me témoigner quelque intérêt.—Vous êtes marié, jeune homme?—Non, monsieur Flamaran, mais je n’y répugne pas.—Mariez-vous de bonne heure.Le mariage est la sauvegarde de la jeunesse.Il y a bien quelques gentilles héritières, à Bourges?—Des héritières, sûrement.Pour gentilles, à la distance où je suis.—Evidemment, à la distance où vous êtes.Vous ferez comme moi: on se renseigne, on va voir! Je suis allé jusque dans le Forez, moi, monsieur Mouillard, chercher madame Flamaran.—Ah! elle est Forézienne?—Parfaitement.J’y suis resté quinze jours; non, c’est-à-dire quatorze, en pleine année scolaire, et j’ai ramené Sidonie.C’est une jolie ville, Bourges.(A suivre)
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