Le devoir, 17 mars 1917, samedi 17 mars 1917
VOLUME VIIÏ—No 64 MONTRÉAL, SAMEDI 17 MARS 1917 DEUX SOUS LE NUMERO ' é Abonnements par la poste : Edition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.@5 00 UNION POSTALE .8 00 Édition hebdomadaire CANADA.$2 00 ETATS-UNIS.2 50 UNION POSTALE.3 00 LE DEVOIR Rédaction et administration : 43, RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL TELEPHONES : ADMINISTRATION : Main 7461 RÉDACTION: - Main 7460 Directeur : HENRI ROURASSA FA/S CE QUE DOIS ! POUR LA SAINT - PATRICE On a pu voir, au ton des discours prononcés jeudi à Montréal et à Ottawa parles orateurs irlandais, à quel degré d’irritation atteint aujourd’hui de sentiment des irlandais canadiens.Pour deviner celui des Irlandais d’Irlande, il suffit de lire ce passage d’une lettre récente de Mgr Morrisroe, évêque d’Achonry, écrite, notez-je bien, pour louer d’attitude du parti constitutionnel, du parti modéré : “L’efficacité de l'action parlementaire n'est jamais apparue dans un jour aussi lumineux que pendant les derniers sbc mois.Pour sombres qu’aient été les horreurs infligées à d’innocentes victimes par un militarisme affolé, nous frissonnons à la pensée de ce qui aurait pu se produire si aucune voix ne s’était élevée dans le Parlement pour arrêter le bras meurtrier.Et une fois encore le bien est sorti du mal.La trahison du Parti [de parti de Redmond] par ses amis anglais s’est trouvée être un gain marqué, car elle a rendu aux Irlandais leur complète liberté.4 mon humble avis l'alliance libérale était une robe de Nessiis dont le rejet laisse aux membres plus de force et de souplesse.On pensait qu’il y avait au moins quelques hommes d’Etat anglais auxquels on pouvait se fier.(IT WAS THOUGHT THERE WERE AT LEAST SOME ENGLISH STATESMEN WHO COULD BE TRUSTED).Mais ces derniers jours nous ont apporté une amère dé' sülusion.Promesses, engagements et principes ont cédé à l’intérêt personnel.C’est peut-être aussi bien.Les lois de division et d’amendement (Partition and Amending Act) sont le symbole d’une politique en faillite.Un gouvernement autonome pour l’Irlande entière, avec pleine autonomie fiscale, avec des garanties pour les minorités, avec la garantie que fonctions et nominations iront aux plus dignes, c’est te moins que les valeureux défenseurs des petits peuples devraient accorder à cette Irlande qui souffre depuis si longtemps.Si même cette mesure de justice devait nous être refusée, alors, avec l’Orthodoxie russe exerçant son prosélytisme chez les Polonais de la Galicie, avec la France tenant encore •l'Eglise dans les chaînes, et avec le talon de fer de l’Angleterre posé sur le cou de notre propre pays (with England’s iron heel upon the neck of our own country) on pourra nous pardonner si, comme le président Wilson, nous ne réussissons pas a apercevoir en quoi les desseins des Alliés diffèrent matériellement de ceux des Empires du Centre (Ireland, numéro du 10 février 1917).— fit ceci, notez-de encore, était 'écrit avant les derniers incidents, avant de débat où Redmond et ses collègues ont cru devoir quitter da Chambre des Communes pour protester contre l’attitude du gouvernement britannique, puis en appeler à l'opinion irlandaise dans le monde et même au président des Etats-Unis.Si un évêque, particulièrement sympathique au .parti modéré, pensait devoir s’exprimer ainsi dans une lettre publique, à d’heure où le souvenir des exécutions d’avril devait commencer à s’atténuer, avant la derrière crise, que doivent penser, que doivent dire les Mandais de la foule, après la suprême déception que leur a apportée la conduite de Lloyd George?n * •* * La lettre de Mgr Morrisroe, et c’est un document que nous choisissons entre vingt, comme les discours des Irlandais du Canada, atteste à la fois la gravité de la situation en Irlande et le préjudice qu’elle cause à l’Angleterre dans le monde entier.Immédiatement, directement, l’attitude du gouvernement britannique se traduit par l’obligation de maintenir en Irlande une armée d’occupation et l’interruption presque absolue du recrutement dans ce pays; indirectement, elle paralyse, dans une large mesure, le recrutement chez les Irlandais des colonies, elle irrite les groupes irlandais des Etats-Unis et leurs amis, et, surtout, elle frappe à la base du plaidoyer que les hommes d’Etat britanniques ont affiché avec un si bruyant éclat: Nous mous battons pour la sauvegarde des petites nationalités! — Et l'Irlande?répondent tous les critiques.La solution heureuse de la question irlandaise, ce serait un bienfait immense non seulement pour l'Irlande, mais pour l’Angleterre elle-même et pour les Alliés.Moralement et matérieHemcnt, le gâchis actuel équivaut, pour elle et pour eux, à une grande bataille perdue.* * * Depuis bien longtemps, nos compatriotes irlandais n’avaient commé-meré sous d’aussi soiybres nuages leur fête patronale.Depuis la dernière Saint-Patrice, il a été versé du sang; l’année qui s'annonce peut recaler d’aussi rouges perspectives.Les esprits se montent, les nerfs s’exaspèrent, tout devient possible.Avec tous les amis de ITnlande — dans l’intérêt de l’Irlande comme dans celui de l’Angleterre — nous souhaitons que ces douloureux présages ne se réalisent point.Nous souhaitons que les hommes d’Etat britanniques trouvent enfin le moyen de panser la plaie qui saigne au flanc du Royaume-Uni.Nous n'avons jamais dissimulé la sympathie profonde que nous inspire la cause de l’Irlande.La gravité de l’heure ne fait que l’accentuer e+ nous en offrons à nos compatriotes irlandais l’expression renouvelée.En dépit de heurts accidentels, et qui finiront par disparaître, espé-rons4e, elle traduit, nous en sommes assuré, le sentiment unanime des Ca nmd i enssfra noa i s.Orner HEROUX.UNE CONFERENCE A HARVARD Un journal américain de date récente donne le compte rendu d’une conference prononcée il y a quelques jqurs àl’Université Harvard par M.Raoul Blanchard, professeur à T Université de Grenoble, sur le premier mois de la guerre actuelle.Il est à remarquer que dès le début de ses remarques, M.Blanchard s’est excusé de pas savoir suffisamment l’anglais pour s’en servir dans sa conférence.“Mais, dit-il, je sais que cela n’a pas d’importance, étant donné que j’ai l’honneur de parler à Tun des auditoires les plus distingués des Etats-Unis.J’aime mieux me fier, dit-il, à voire excelle:.be connaissance du français, qu’à mes déplorables notions d’anglais.” Ayant ainsi donné sans le savoir une leçon de plus à une classe trop nombreuse d’Anglo-Canadicns, le professeur de Grenoble procédé sans autres pi éliminaires à renseigner son auditoire sur certains côtés des opérations utilitaires de la première heure, il y a plus de deux ans, H est trop tôt, admet-il, pour porter sur la guerre des jugements définitifs, et J’hisloire n’aura .pas encore fini, dans cinquante ans, d’établir des données et de tirer des conclusions variéep.Mais du vérité ressortira de l’ensemble des impressions et des souvenirs inscrits à diverses époques du grand conflit, et à ce point de vue, nos paroles actuelles peuvent avoir leur utilité tout autant que les doctes écrits d'une autre génération.Et M.Blanchard revient au premier mods de la guerre et donne quelques aperçus nouveaux sur certains aspects de cette époque inoubliable.De l’examen attentif des plans de | campagne de TAKemagne et de la |France, dit-il, il ressort la certitude 'Ciup dans les deux camps on recon-n.aissait l'offensive comme une garantie de succès.Tout autant que les Germains, les Français avaient | compté prendre une prompte offensive dès la déclaration des hostilités, Ils avaient pour cela de bonnes raisons, basées sur leur tempéra-, ment national cl sur le souvenir cui-i slant des défaites de 1870, que bien Ides écrivains militaires ont attribuées à l’attitude défensive de certains généraux de Napoléon ITT.I Tout le monde sait maintenant quel était le piton d’offensive, soigneusement préparé, des Allemands, et à quel point il a failli réussir.Celui des Français est moins connu.Il consistait en une forte concentra-lion de troupes sur la frontière de l'Est, entre Verdun et Belfort, puis à une trouée en Lorraine.On comptait alors n’avoir à faire face qu’à vingt corps d’armée allemands, tandis qu’en réalité, dès avant trois semaines après le commencement des hostilités, c’est avec non moins de quarante corps d’armée allemands qu’il falll.ut compter, de sorte qu'à peu près sur tous les points les Français se trouvèrent en état d’infériorité numérique.Naturellement, ils s’en aperçurent autrement que par des calculs de statisticiens, et les premiers engagements furent meurtriers pour leurs armées.Et pourtant, il était trop tard pour renverser les rôles.Le* mal était fait, et Ton ne pouvait que tenter de suppléer au nombre des soldats par la bravoure individuelle de chacun d’eux.On sait à quelles hécatombes pouvait conduire ce système force, en face d’une machine de guerre perfectionnée comme celle de T Allemagne.Aussi ne sommes-nous pas encore renseignés à fond sur certains désastres véritables subis dans les commencements par les armes françaises.Celles-ci n’ont que plus de mérite de s’être si bien ressaisies sur la Marne et subséquemment, avec la vaillance persévérante dont l’univers entier a été témoin.L’offensive aMemande était donc bien préparée et fut à deux doigts de réussir.Le “miracle de lia Marne”, comme on a appelé cette bataille gigantesque, intervint juste en temps pour sauver Paris et le coeur même de la France; à partir de ce moment, l’offensive allemande était arrêtée.Mais qu’était-il advenu du pian d’offensive français?Le confé-rencier en disuse les objectifs en trois parties principales: l'Alsace, la Lorraine, la Belgique.En Alsace les troupes de pénétration tombèrent au milieu d’un système d’espionnage perfectionne à l’extrême.Les soldats étaient reçus partout avec un enthousiasme simulé par les families allemandes immigrées, qui les comblaient de prévenances, les faisaient causer.s et ne perdaient pas de temps pour faire rapport 4 Strasbourg par téléphone et les conduire ensuite dans de meurtrières embuscades.En Lorraine.ce fut pis encore, car on se rendit compte trop tard que la facilité avec laquelle on faisait reculer l’ennemi n’avait pour but que d’amener les troupes françaises dans des guet-apens ménagés dams les passes des montagnes, armées formidablement de canons et de mitrailleuses qui creusèrent dans les rangs français des sillons sanglants.Il fallut reculer avec de terribles pertes, et l’effet moral de cette tentative avortée fut déplorable dans l’armée et dans toute la France.En Belgique aussi, les Français se portèrent à 11’offensive, ce pourquoi ion les a souvent critiqués depuis.Pourquoi, demande-t-on, ne se sont-ils pas plutôt immédiatement retranchés?La réponse est facile, dit M.Blanchard; c’est qu’à ce moment, personne, tant Allemands que Fran-;Çais, ne soupçonnait à quel point Ta guerre de tranchées aillait se développer et quels avantages elle offrait dans ces conditions nouvelles.De plus, pouvait-on songer à abandonner la Belgique à son sort sans tenter un effort pour la sauver des mains de l’envahisseur?Il faillait avancer coûte que coûte.L’aile droite s’y employa bravement, mais elle dut iretraiter devant des forces et une organisation supérieures, tandis que il'aile gauche se trouvait immobilisée par le retard de l'armée anglaise, chargée de l’extrême gauche, et qui n’arrivait pas.Il s’imposa donc à l’Etat-major français de retraiter en bon ordre, se préoccupant surtout de consolider ses lignes, de droite à gauche, et de se replier sur de fortes positions, même s’il fallait pour cela abandonner un territoire considérable et précieux à plus d’un titre.Mais il fallait sacrifier une fraction pour sauver le tout, et ce fut fait courageusement.Telle était la situation à la veille de la batailUe de la Marne.On sait ce que valurent alors à la France la clairvoyance et ta fermeté du général Joffre, de son état-major et de ses armées.Nous ne saurions mieux l’exprimer qu’en citant ici M.Gabriel Hanotaux.dans son Histoire de la Guerre de 1914: “Joffre.après la première surprise, recula pour prendre du champ, et il fonça à son tour.Il .saisit l'armée du pas de parade et la secoua de telle sorte qu’elle ne fut plus jamais le fantôme I etmcelant de fer et d’or qui, depuis des années, frappait de terreur l’univers.” On ne saurait résumer avec plus de force et de clarté les dramatiques événements qui se déroulèrent au cours des premières semaines de cet interminable conflit.BILLET DU SOIR LE SCANDALE Certes, mon délit fut léger.Pourtant.j'ai scandalise mon prochain.Aussi, pourquoi ai-je en T idée de prendre ce morceau de sucre à la crème avant de sortir'.1 C’était dimanche.Je n’y voyais aucun mal.En plein soleil, je descendis lentement l’escalier: et j’examinais mon sucre pour attaquer d’abord les côtés où des noix se montraient.Coucoune, lui, à toute vitesse descendait en traîneau le banc de neige.Nous arrivâmes ensemble sur le trottoir.Vous vous seriez commis moi penché vers lui pour l’embrasser.Les joues roses étaient si tentantes.Et, ayant bon coeur autant que moi, vous lui auriez sans doute offert votre friandise?U l’aurait refusée, de même qu’il refusa la mienne en secouant la tête.J’allais continuer mon chemin, il me cria désapprobateur •.“Tus pus honte, tu manges des bonbons dans le carême?” Interloquée, je balbutiai : “C’est pas tic Series of German Readers, il est I résolu que l’opinion de cette con- ' vention est qu'un système uniforme de livres de lecture, imprimés en langue anglaise, soit autorisé dans i la province de la Saskatchewan.” | Gette résolution fut déposée sur I le bureau.Il ne paraît pas, d’après i le compte rendu que nous fournit I le Patriote, que des délégués cana-j diens-français aient pris la parole pour la dénoncer, mais plus que les moyens oratoires, l’éloquence numérique rie leur groupe de 87 membres a parlé.Un Russe, M.Fiersen, s’est objecté à cette mesure tyrannique, ce qui ne Ta pas empêché d’être élu, un moment plus tard, président «le l’Association.Il a fait ressortir l’inopportunité de ce règlement projeté et a ajouté que le respect de la langue maternelle, dans les districts non anglais, est un facteur essentiel dans la formation d’une classe de citoyens loyaux et animés de l’esprit national.Il a conclu au rejet de la résolution et, sa proposition ayant été mise aux voix, après un pointage long des bonbons, c’est du sucre a la crè-l ci minutieux, le président Ta dème/” Et je partis pendant qu’il ache- rlnrèe adoptée par 330 voix contre vait de me condamner : “Ça, /ait , 321.rien, c’est des bonbons pareil/” | Le Patriote avait donc raison Le long du chemin, je ne pus' d’affirmer que sans la présence de m’empêcher de songer ù cette ri- délégués canadiens-frnnçais en uus-gueur de Goueoune dans la péniten-.si grand nombre, elle était sûre-ce.Puisqu'il m’avait ainsi fait la le-, ment adoptée.La leçon portera çon, c’est qu’il .savait lui-mcme pr«-j sans doute des fruits et plus que ja-tiquer T abstinence totale?Et ce n'é- mais les nôtres tiendront à s’affir-tait vraiment pas normal.— ou c’c-jmer aux importantes réunions de tait très édifiant, — de jeûner d’une ce genre.telle façon, à six ans.Pourquoi, Notons que M.Fiersen n’avait grand Dieu, Coucoune se rnortifitnt- utilisé dans son discours que les il?Etait-ce pour obtenir la santé?_ ' paroles prononcées auparavant pur Car Coucoune, depuis qu'il fait le Dr Black, qui, raconte le Palrio-tant soleil le matin, v est pas bien, te, avait préconisé un programme vous savez.Il se lève avec des étour- strict et ferme suivi avec bienveil-dissements ou un mal de tête.Il ne lance et avait ajouté que, tout en pe.ut pas déjeuner, ni partir pour reconnaissant la nécessité indiscu-l'école.Neuf heures sonnées, chose table de l’anglais comme langue inexplicable, il se sent renaître et principale de l’école, il croyait que peut avaler plusieurs bonnes galettes Ton devait reconnaître Tenseigne-de sarrasin.A neuf heures et demie, \ ment de la langue maternelle dans il a la force d’endosser son capot de les districts non anglais.Ce serait, BLOC - NOTES Ernest BiLODEAU.UNE BONNE NOUVELLE Nous sommes, et nos lecteurs seront sûrement heureux d’apprendre que, cédant à des instances nombreuses, Mgr L.-A.Paquet consent à faire tirer à part la très remarquable étude sur le Pape et la guerre, dont le Devoir a déjà publié d’amples extraits.poil et il file vers la porte.Sa ma man l’arrête.Quand on est malade, on ne sort [tas.Coucoune rétorque sans hésitation-, “i-aut que faille prendre l’air, si /’aille pas, fserai | ben plus malade.” Que faire devant cette logique?Surtout si ce petit homme est sensé connaître quelque-chose en médecine, son père n’étant pas docteur pour rien?Coucoune va prendre l'air.Il en [trend à satiété.Il monte et descend .bancs de neige.Il court: ses joues deviennent chaque jour plus rouges, ses yeux [dus brillants.Il rayonne de santé.; Ça n’empêche pas qu’il est bien ma-jLade, allez, le matin! Etait-ce pour se punir de sa faiblesse qu’il faisait si rigoureusement son carême?J’y pensai tout Taprès-j midi.i Le soir, je retrouvai Coucoune jouant toujours.Tout de suite je lui expliquai que le dimanche il était permis de manger du sucre à la crème, parce que ce n’est [>as jour de jeûne.Il me répondit du ton d'un confesseur qui blâme: “Ça fait rien, c’est le carême pareil/” Mais, malheureusement pour lui à ce momenl-là, j’eus Vidée de demander: “Alors, toi, tu n’en manges pas du tout de bonbons?” Il baissa la tète : “Des fois”, avoua-t-il.Michelle LeNORMAND.AUTOUR D’UN~ CONGRÈS Notre vaillant confrère de 1 Ouest, le Patriote, nous apporte le résultat du congrès des commissaires d’école de la province de Saskatchewan, tenu les 27 et 28 février dernier, à Régina.Les nôtres y ont pris une part active et importante.C’est heureux.L’année précédente, ils s’étaient à peu près désintéressés de cette réunion.La même faute se fût-elle répétée cette année, comme le fait observer dans son article de fond le Patriote, que la convention eût voté, haut la main, la motion demandant î’a-bolition des livres de lecture bilingue et eût consacré ainsi, de façon irrémédiable peut-être, le principe que le bilinguisme est contraire aux intérêts de la province.” Cette motion, c'est le fait saillant du congrès.On l’avait placée la dernière d’une longue liste de résolutions: Venenum in canda.Elle ne s’attaquait pas seulement au français niais à toutes les autres langues pareillement, ce qui était habile, d’une façon, puisqu’elle perdait son apparence vexatoire à Ta-dresse des Canadiens-français, l'élément le plus redouté, mais ce qui avait aussi le désavantage de liguer contre elle tous les intérêts minoritaires.Désignée dans l’ordre numérique, elle portait le chifffe 27 dont la dernière partie Tapparen-tait avec le trop fameux règlement 17, cependant que le texte était saturé du même sectarisme.“Attendu, disait-elle, que les manuels autorisés par le ministère de l’éducation (Instruction) comprennent: (1) Alexandra Readers, (2) ! Canadian Catholic Readers, (3) Bi-I lingual Series of Readers, (4) Eclec- estime-t-il, faciliter entre les divers éléments de la population l’union qui est si nécessaire à la formation de l'union nationale.Voilà, condamnée par Tun de leurs compatriotes, la fameuse devise des Orangistes: One.king, one counlrg, one language, principe essentiel de l’union, prétendent-ils.M.Black pense avec beaucoup de justesse que l’union ne peut se fonder que sur te respect des minorités.* *- » Le nom d’un seul Canadien-français figure parmi les membres de l’exécutif, celui de M.Emile Gravel, de Gravelbourg ; mais de tous les dignitaires, ûl a obtenu le plus grand nombre de suffrages.* * *• On a profité du séjour dans la capitale d’un bon nombre de Cana-d ions-français spécialement versés dans les choses d’éducation, pour tracer le programme de l'avenir.On s’empressa de former un comité chargé d’amender, au congrès de l’Association, toutes les résolutions qui pourraient porter préjudice aux intérêts scolaires des Franco-Canadiens.A cette même réuniçn, dit le Patriote, on jetait les bases d’une oeuvre urgente répondant à Tun de nos plus pressants besoins de l’heure actuelle : le manque d’instituteurs et d’institutrices bilingues.L’Association interprovinciale — tel est le nom de cette oeuvre — fournira aux institutrices de la province de Québec désireuses de se consacrer à l’enseignement dans la Saskatchewan, le moyen de terminer leur cours dans les écoles normales de ia province.> * * Au cours de cette séance, Mgr l'archevêque de Régina, qui a bien voulu présider, a prononcé des paroles remarquables, faisant ressortir clairement le but pacifique «it légal que poursuivent les Canadiens-français, et dissipant à ia lumière de là vérité les ténèbres que les fanatiques veulent créer autour de leurs réclamations.v Certains de nos concitoyens, déclare Sa Grandeur, s’imaginent que nous ne voulons pas apprendre l'anglais.C’est ridicule : nous voulons apprendre l’anglais, qui est indispensable dans ce pays, mais nous voulons aussi apprendre ie français.Nous ne vouions pas faire de la Saskatchewan une autre France ou une autre province de Québec, mais nous voulons que nos enfants apprennent assez de français pour prier, lire et écrire en français.La loi nous accorde ce droit, pourquoi n’en userions-nous pas ?Tirer avantage des droits que la loi reconnaît et veiller au maintien de ces droits, tel est le but que se proposent les Canadiens-français de la Saskatchewan.Mgr Mathieu leur a indiqué le moyen de sauvegarder ces droits : l’union.L’union qui fait que Ton sépare des malpropretés et des intrigues la politique les droits essentiels de la nationalité.C’est le programme «pie se proposent de réaliser les Canadiens de l’ouest : ils s’y emploient déjà.Puisse leur exemple servir de leçon au Canada tout entier.Louis DUPIRE.Des vivres Londres câblait hier: “Le gouvernement anglais considère la production alimentaire comme plus importante à l’heure actuelle que l’envoi d’autres soldats à l’armée.En réponse à des questions, M.Bo-nar Law a annoncé aujourd’hui que le cabinet a informé le ministère de la guerre et le bureau de l’agriculture que telle est bien son opinion”.Cette dépêche de la Presse Associée, perdue dans un coin des journaux jingos de Montréal, — et que certains ont même ignorée, — souligne bieq la vérité de ce qu’ont toujours dit les nationalistes canadiens, écrivant que le recrutement exagéré est nuisible aux intérêts immédiats de l’Empire, tandis que la main-d’oeuvre et la production agricoles y sont essentielles.Si elles le sont en Angleterre, elles le sont davantage au Canada.On ne saurait donc dire que cette politique de surproduction ne s’appliquera qu’à l’Angleterre et que les colonies devront continuer de fournir des hommes.Car, réduit ù ses seules ressources agricoles, le Royaume-Uni ne tiendrait pas longtemps, dût-il même les quintupler d’ici 1918.La déclaration «le Bonar Law est un joli soufflet aux prétendus hommes d’affaires du Board of Trade et à tous les conscriptionnistes de chez nous.A faux Plusieurs gazettes ministérielles ont noté avec force joie que le gouvernement fédéral percevra au cours de Tannée financière actuelle au-delà de 50 millions de recettes additionelles.A quoi une feuille riposte avec bon sens: “Cela semble encourageant, tant que vous ne vous apercevez pas que ces 50 millions sortent de la bourse du contribuable, en accroissements d’impôts.Et une part considérable de ces impôts majorés frappent les objets indispensables à la consommation générale.Si Ton nous fait payer directement cet argent, il y eût eu des protestations nombreuses.Mais parce qu’on nous Ta soutiré sous forme d’impôts indirects, il se trouve des gens pour donner crédit au gouvernement de ce surplus de recettes”.C’est l’exacte vérité.Les dépenses de guerre de tout genre, ainsi que l’accroissement de nos dettes ne sont pas satis avoir contribué pour une quote-part au renchérissement de la vie.Ceux-là même le savent bien, qui disaient aux cultivateurs, l’an dernier: "Mais qu’est-ce que la guerre vous coûte?Quelques timbres-poste de plus par année, c’est tout”.Le mensonge était habile, mais c’en était un.Pas de main-d’oeuvre M.R.B.Bennett, de retour de l’Ouest, déclarait en arrivant à Otta-j wa que l’inventaire des ressources! en matériel humain dressé récean-.ment par le Service national dé-; montre clairement Ile manque d’un! surplus de main-d’œuvre agricole au Canada, sauf peut-être dans TLle-tiu-Prince-Edouard.Le ministère demande dans 7,01)0 journaux américains des ouvriers de ferme pour le pays; la Colombie-Anglaise, pourtant opposée à la migration des Chinois et des Japonais chez elle, voudrait que le ministère suspendît pour un temps le règlement exigeant $500 de tout Chinois entrant au Canada pour y vivre.Ét tandis que l’État veut embaucher ' ainsi des Américains et des Jaunes pour travailler au Canada, il pense à expédier outre-mer encore 100,000 ou 200,000 hommes, nés ou élevés ici, chez lesquels il pourrait trouver des gens aptes aux travaux de la ferme.Voilà qui est très logique! Le blocus On a beaucoup parlé du blocus virtuel des côtes américaines, depuis la rupture entre Berlin et Washington; et il n’a pas manqué de jingos pour (réclamer la guerre avec iTAllemagne, disant que celle-ci arrêtait la navigation de l’Amérique en Europe et empêchait les paquebots des Etats-Unis à destination des ports d’outre-mer de voyager régulièrement.A la première semaine des ruptures, il est vrai, il y eut baisse dans les expéditions de marchandises américaines à destination de TAngleterre et de la France.Mais les statistiques commerciales récemment publiées à Washington, pour le mois de février, démontrent que le mouvement des exportations n vite repris son assiette.Ainsi, en février 1916, les Etats-Unis exportaient à bord de leurs transatlantiques des produits pour une valeur de $224,934,000.En février 1917, ces exportations se totalisaient à $223,-500,000, malgré la suspension temporaire des échanges commerciaux, pendant Ha première partie du mois.La différence entre février 1916 et février 1917 est donc de moins de $60,000 par jour.Ce qui fait dire au Post de New-York, qui donne ces statistiques: “Le départ des navires transatlantiques de nos ports de mer pour ceux d’Angleterre et de France est une preuve manifeste de la futilité des menaces que nous ont faites les Allemands,” Bons conseils L'Evénement conseille au général Wilson et à scs collègues qui ont discouru au Board of Trade et ailleurs, demandant le service obligatoire,, de ne pas casser les vitres et de s’abstenir de discuter des points auxquels leurs supérieurs n’ont pus encore cru devoir toucher.Un autre journal québécois risque, lui aussi, de timides protestations, quoiqu’il ait déjà soutenu «lue Londres ait le droit de nous imposer tous les sacrifices et même lia conscription.L’une et l’autre de ces feuiRes pourraient, si elles sont sincères, sommer maintenant les ministres fédéraux de ramener ocs militaires au sentiment de la discrétion la plus élémentaire, et demander au cabinet Borden de faire une déclaration explicite, une fois pour toutes, à propos du service obligatoire et de la conscription.Que ne le font-eiles ?Et veulent-elles abuser de la crédulité présumée dé plusieurs de leurs lecteurs ?G.P, POUR EN PARLER Si vous ne connaissez pas les prix du marché, si vous ne vous intéressez pas à ce qui se passe dans le monde économique, comment pouvez-vous affirmer que vos fournisseurs vous exploitent ?11 y en a de peu scrupuleux, mais il y en a aussi qui vous traitent avec égard.Et parce que vous payez cher de tout ce que vous acheter, il ne faudrait pas vous imaginer que tout cet argent va dans leur portefeuille.La spéculation et l’exploitation des gens tiennent une place importante, dans la marche ascensionnelle du coût de la vie.Mais il est d’autres causes qui sont autrement plus répandues, plus faciles à saisir, dont pourtant quatre-vingts personnes sur cent ne soupçonnent même pas l’existence.Une brochure qui va paraître ces jours-ci : Tout est cher.Pourquoi ?, en inaique les plus considérables, celles qui datent de longtemps et celles dont l’action s’exerce depuis la déclaration de guerre, en 1914.Gette brochure est rédigée pour être comprise par tout le monde.Sans être volumineuse, — elle compte une soixantaine de pages, outre quatre graphiques importants faisant saisir d’un coup-d’oeil la hausse des prix depuis 1910, — elle est assez étendue pour donner une masse de chiffres, de statistiques et de tableaux, bien triés dans les documents officiels et ailleurs, de vif intérêt pour les hommes d’affaires, les hommes de profession, les journalistes, les chefs de famille et bien d’autres citoyens.M.Edouard Mont-petit, le professeur bien connu d’économie et de législation financière a Laval, en a écrit la préface.Cette brochure se vend oar la poste 25 sous l’unité, frais de port compris.Adresser toutes les commandes à l’auteur, M.Georges Pelletier, au Devoir, à Montréal.Remise spéciale aux libraires.LA CONFÉRENCE DE M.B0URASSA I.E MARDI 20 MARS.AU MILE-ESI) Dans la salle du Cercle paroissi.62, Boulevard Saint-Joseph-ou" au Mile-End, M.Henri Bouras donnera mardi soir prochain, u; conférence au bénéfice de TAssoei tion des Dames de charité de la i; roisse.Il traitera de “la famil foyer de la conscience, de l'honne et du patriotisme”.La réunion « organisée par le comité féminin ia Goutte de lait de la paroisse.Le prix des billets est de 50 soi Ceux-ci sont en vente au presbyte du Saint-Enfant-Jésus du MUe-Ei (Tél.Saint-Louis, 943), et dans 1 divers dépôts de la paroisse; à pharmacie Desilets, 213, r Bourbonnière, Maisonneuve (Tél.î salle, 532), chez M.J.-A, Paye!! 1882, Notre-Dame-ouest, (Tél.We: mount, 1008) et aux bureaux du L voir, 43, Saint-Vincent (Tél.Ma 7460).NOTRE CHRONIQUE ___MUSICALE Le Devoir a reçu de nombreux témoignages d’approbation et des félicitations de ses lecteurs, au sujet de la rubrique nouvelle qu'il a inaugurée et qu’il a confiée a M.le docteur Fred.Pelletier, la vie musicale.Cette chronique hebdomadaire continuera de paraître le samedi et tous ! ceux qui la lisent, — ils sont légion, —la trouveront aujourd’hui en sirlè-Ime page de cette êdithn-ci.De bonne heure = .1 1 1 1 .A compter de ce soir, le NATIONALISTE paraîtra tous les samedis, jusqu’à nouvel ordre, de bonne heure, dans la veillée, de sorte qu’il sera possible de se le procurer vers les neuf heures, des camelots, dans les rues, et aux kiosques de journaux.Comme par le passé, il donnera toutes, les nouvelles importantes de la journée du samedi, de dix heures du matin à six heures et demie du soir, ainsi que l'information locale et étrangère.Il faut çe rappeler qu’il est le seul des journaux français du dimanche, à Montréal, à avoir un fil télégraphique particulier, dans ses bureaux et à rester en communica* tion constante avec les agences de nouvelles extérieures.Il a aussi souvent été le seul de tous les journaux imprimés ie samedi soir, à Montréal, à donner certaines nouvelles politiques et étrangères d’une extrême importance.Cinq sous par-k injut CE SOIR.1 ‘fi / 2 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 17 MARS 1917 VOL.VH!.— No 64 LETTRES AU “DEVOIR” Nous ne publions Que des lettres signées, ou des communications accompagnées d’une lettre signée, avec adresse authentique.Les correspondants anonymes s'épargneraient du papier, de l’encre, un timbre-poste, et à nous une perte le temps, s’ils voulaient bien en prendre note définitivement.HALTE-LA ! PATRIOTE M.Henri Rourassa, Directeur du “Devoir", Montréal J’ai lu et relu Halte-là! “Patriote”.Je ne suis ni théologien, ni philosophe, mais un vieux curé de campagne qui a de l’expérience.Apres avoir pris connaissance de l'ouvrage, je me suis dit: Halte-lù! “Patriote” devrait se trouver sous fous les toits, être lu, médité et conservé.Pour notre intérêt temporel, Halte-là! “Patriote” est quasi aussi utile que le Pensez-y pour l’intérêt de notre âme.Avec respect, X, prêtre.RELATIONS DES RACES Monsieur Henri Rourassa, Directeur du Devoir, Montréal.Monsieur le directeur, Permettez-moi de vous communiquer une impression à propos d'un sujet fertile et encore d’actualité, celui des relations qui existent entre les deux principales nationalités qui constituent ce pays.Il me ferait plaisir que vous en fissiez part à vos lecteurs.Ceux qui n’ont pus eu l’aubaine de participer au contingent de.la Honne Entente, onvogé en mission pacifiste dans l’Ontario, ont encore présent à l’esprit tout le bien qu’on en dit.Vos délégués y reçurent, semble-t-il, un accueil bienveillant et sympathique de.la part de leurs hôtes, apparemment bien disposés à la suite de l’expression de sentiments si peu belliqueux et de judicieux, logiques et irréfutables arguments, aussi, émerveillés d’entendre de s Canadiens-français s’énoncer dans un anglais parfait.Vous formulons des voeux pour que cette visite chez nos voisins soit suivie de résultats heureux et durables.De cet espoir, il m'est cependant venu à la pensée qu’une initiative, de ce genre serait peut-être utile et efficace dans la province de Québec, surtout dans notre ville de Montréal, où les deux éléments vivent l'un près de l’autre, sans se connaître suffisamment.Je crois que je n’exagère, pas en taxant l’Anglais d’ici d’être imbu, en général, d'une certaine apathie A notre égard, d’ailleurs inexplicable.Oublieux de notre histoire, il semble parfois nous considérer comme un peuple plutôt étranger au sol canadien.J'exclus naturellement de ceg remarques les quelques rares et heureuses exceptions, cordialement accueillies.Xotre concitoyen de langue anglaise a besoin d’etre éclairé, sur notre, tempérament, notre caractère et notre valeur intellectuelle, dont il parait avoir une conception erronée, qui ne pourra être dissipée s’il continue à se tenir à l’écart.Il n’est pas assez en contact avec nous, surtout au point de vue social, où l’on constate un exclusivisme persistant.S'il se familiarisait avec notre langue, il serait plus porté à frayer avec nous, étant alors plus en état de nous juger et de nous apprécier.Il jouirait en outre de l’agrément de connaître et de se servir d’une langue qui lui révélerait de magnifiques qualités de précision et d’élégance.Nos relations commerciales s'accroissent de jour en jour, et la langue française lui sérail d’un grand avantage matériel.Un tout petit effort de sa part dans cette direction ne serait assurément pas à son détriment.Le Canadien-français lui donnera volontiers le premier élan.J'ai cru que le Devoir, en préconisant un mouvement dans le sens que j'indique, faisant oeuvre de patriotisme, lui donnerait une vigoureuse impulsion et contribuerait prcbablement à réaliser le désir de plusieurs que les deux groupes ethniques de ce pays se comprennent mieux, à leur mutuel avantage.Je vous prie d’agréer, monsieur le directeur, l'expression de ma haute considération.P.TmROCQUE.1;5G8.rue Hutchison.LA CONSCRIPTION ! Tous les vrais Canadiens sont invités par la Ligue des Fils du Canada de se rendre en foule ce soir, samedi.I7, d 8 heures.A la salle mu-nicinale de Ville Saint-Louis, anale laurier et Saint-Laurent.T.a situation financière et éronomiaue du pays il sera examinée à fond et on répondra aux pronosztion* extravagantes du "Board of Trade".Plusieurs orateurs connu* v porteront la parole.Venr- en foule.(Comiminicniél LES DEVOIRS DEJLA MÈRE M.L’ABBE THELLIER DE PON-CHEVILLE PARLE DE L’AFFECTION DE L’EPOUSE ET DE L’EDUCATION DES ENFANTS AU FOYER, DEVANT UN NOMBREUX AUDITOIRE A NOTRE-DAME.N'y pensez pas trop longtemps Ica meilleure* orcaeiana pourraient voue échapper.I.a façon dont TM»-tolre noue dit que Montréal a'eat étendu à l’oueat.un de» quartlera nrietocratiquea.te répète maintenant nur le» bord» du t,ac, et l'on peut profiter a l’heure actuelle de» chance» qui ne présentent et qui ne ae renouvelleront plu», de s’assurer la possession d’un chea aol.Penaea-y i une demeure ù voua pour |U)0 au comptant et ensuite de >22.64 à >60.«0 par mois, valant de >3.260 à >6,500.Envoyés chercher "Thrift” Il contient l'illustration de quelques - unes de ces belles maisons.MARCH TRUST COMPANY 160 S.-JACQUES MAIN' HT»!.Le foyer! sanctuaire de la vie, siège des affections humaines, où la femme déploie toute la tendresse de son amour et toute la beauté de son dévouement! Le foyer, lieu sacré, où la nation puise sa vigueur; trésor des vertus chrétiennes, où l’épouse et la mère exercent le meilleur et le plus fécond des apostolats! M.l’abbé Thellier de Poncheville en a redit, hier à Notre-Dame, les deux grands devoirs qu’il impose à la femme chrétienne: l’affection, à son titre d’épouse, et l’éducation, à son titre de mère.De son âme d’apôtre, l’orateur sacré a conjuré, à l’évocation si bienfaisante des enseignements de la doctrine chrétienne, les milliers de dames qu’il captivait à sa parole éloquente, de veiller sans cesse à l'accomplissement de leur oeuvre par excellence au sein du foyer domestique, et leur a vivement recommandé de remplir avec une joie toujours renaissante leur double rôle d’épouses aimantes et de mères dévouées, gage assuré des races qui veulent vivre et accomplir leur mission.L’affection! elle sera forte et vivante.si le foyer n’a pas été fondé à la légère.Il arrive un moment dans sa vie, où la jeune fille se trouve à la croisée des chemins ; elle se demande où engager ses pas et entrevoit le problème redoutable du mariage, où il lui faut se donner toute entière et pour toujours à l’être que Dieu et son coeur ont choisi pour compagnon de route sur le chemin de l'élernilé.Ce n’est plus l'heure des beaux rêves, des bonheurs chimériques, des songes trompeurs, dont elle nourrissait son esprit dans des lectures légères, C’est l’heure des réalités! Pour contracter mariage, la jeune fille ne doit plus tenir compte des qualités qui charment et qui attirent, mais de celles qui demeurent.Qu’elle se défie du miroitement ries pierreries, du chatoiement des verreries, de la séduction des apparences ; vaine poussière que tout cela! Et quelle erreur plus funeste encore que de ne considérer dans le mariage qu’une vie facile, libre et légère, où l’on croit se donner, quand seulement on se juxtapose, où l’on veut aimer quand seulement on parodie la tendresse.Alliance éphémère, où la dualité de vie apparaît, dès la sortie de l’église, avec son terrible égoïsme, ses aveuglements, ses divisions et ses heurts, qui meurtrissent déjà dès l’aube le foyer qui restera froid et vide.Non! aimer, c’est vouloir servir et même souffrir pour celui qu’on aime et par celui qu’on aime.Et comme il faut mettre de l’immortalité dans l’amour humain, empruntez aux vertus de Dieu qui ne se fanent point, l’affection véritable, faite d’estime, de confiance et d’amour, qui illuminera votre foyer et vous rendra heureuse.Il faut vouloir s’aimer, gymnastique du coeur qui l’asservit aux exigences de l’être aimé .L’amour, dans le mariage, c’est une question de volonté, de conscience et de devoir, et c’est là le secret du vrai bonheur.A l’affection du foyer se joint l'éducation des êtres nouveaux que Dieu y a semés avec le concours des époux chrétiens.Cette tâche éducatrice, null ne peut la remplir mieux que la mère, et dans l’exécution conscientieusc de ce devoir, quelle puissance elle déploie sur l’ànie de l’enfant.Dès les jeunes années, la mère jettera une semence do vertus, que ni les entraînements de l’âge, ni les égarements de la vie, ni les tourmentes du coeur ne pourront déraciner.A plus d’un prodigue, cette première leçon de la mère chrétienne a procuré la planche de salut.Et si les soldats de France montrent tant de vaillance et de bravoure sur les champs de bataille actuels, la France peut se dire fière de ses fils que les mères françaises lui ont engendrés dans la vertu.Donnez à vos fils une éducation sainte par la foi, virile par l’énergie et généreuse par l’amour.La foi devrait pénétrer et saturer l’ânie de vos enfants, en y imprimant une conviction profonde des doctrines chrétiennes ; évitez un catholicisme de surface, parlez un langage chrétien à vos fils et à vos filles, ouvrez votre coeur, faites-vous éducatrice par l'âme et par le coeur ; réservez-vous le temps de parler, même une minute, de Dieu, à vos êtres aimés, et ne vous laissez point dérober a ce devoir par tant de fêtes et de soirées qui vous captivent loin du foyer.Faites des hommes virils de vos jeunes enfants.Les caprices du jeune âge font souvent une large brèche à l’autorité des parents.Ces petits êtres peuvent être mignons, jolis à voir, beaux à contempler, mais s’ils sont laissés à tous leurs caprices, ils seront bien frêles lorsque la rafale de la vie viendra les assaillir.Non! il faut plus d’énergie, mieux de fermeté pour orner vos fils de vertus solides que les tempêtes ne terrasseront point.Préparez l’avenir, organisez la lutte et l’action que vos enfants devront livrer un jour, Que les jeunes s’habituent à la peine, dès leur enfance, “puisqu’ils en auront beaucoup plus tard.” La mère, anxieuse de l’avenir, façonnera son enfant aux choses de demain, aux malheurs et aux épreuves de la vie, qui peuvent l'abattre s’il ne les connaît point aujourd'hui.Elle imprimera au coeur enfantin une vail-lanee qui lui permettra d’affronter, aux rudes époques de la vie, les tentations dangereuses, les précipices du chemin et qui lui indiquera la véritable route a suivre sans défaillir.Vous donnerez ch1 la générosité au coeur de vos fils et de vos filles, en corrigeant leurs défauts el en les orientant vers les phares lumineux de la vie.Cultivez leurs vertus, prévenez l'cveil des passions malsaines, en multipliant vos soins et votre dénouement.Que des restrictions sévères ne compriment point l’éluu de CHOSES MUNICIPALES ENERGIQUE PROTESTATION LES SOUMISSIONNAIRES POUR LA FOURNITURE DES BALAYEUSES AUTOM ATI QU ES MONTRENT LES CROSSES DENTS AUX COMMISSAIRES.— LA SURVEILLANCE DES ATELIERS PAR LES GREVISTES.C’est entendu, les commissaires demanderont de nouvelles soumissions pour la fournitures des balayeuses et arroseuses automatiques.Car, comme nous le laissions prévoir, le bureau des commissaires, oui avait interrompu la séance d’hier après-midi pour conférer privément avec.Me Laurendeau, chef du contentieux municipal, a décidé de rejeter toutes les anciennes soumissions.L'avis en fut donné aux soumissionnaires quand le commissaire Côté, appuyé par M.Ross, proposa la résolution suivante : "Que l’ingénieur en chef reçoive instructions de préparer immédiatement de nouvelles annonces pour demander de nouvelles soumissions, et de préparer également de nouveaux cahiers des charges et spécifications, comportant un dépôt de $16,000, pour chaque soumissionnaire, le tout devant être au préalable soumis au département en loi, pour approbation.” Le vote étant appelé, le bureau s’est partagé comme suit : Four : MM.Ross, Côté et Ainey.Contre : M.Villeneuve.M.Victor Lévesque s’est ensuite avancé, afin, dit-il, de protester de toutes ses forces contre la décision qui venait d’être prise.Il a ajouté qu’il tenait à réserver ses droits lorsque les nouvelles soumissions seraient demandées.MM.Beauche-rnin et Painchaud ont fait de même, ajoutant qu’ils maintenaient aussi leurs droits.Le commissaire Villeneuve a approuvé ces remarques.Le contrat, dit-il, aurait dû être accordé au plus bas soumissionnaire, sans se préoccuper des poursuites qui dissent pu être intentées dans la suite.PEUT-ON FAIRE LE GUET ?C’est une coutume chez les grévistes de faire le guet autour des usines, des fabriques ou des manufactures qu’ils ont quittées.Jusqu’à quel point cela est-il permis ?C'est la question à laquelle ont essayé de répondre les commissaires hier après-midi.Le bureau avait Pair d'un tribunal : deux avocats plaidaient ou semblaient plaider plutôt le pour et le contre de la question en litige.Ale Be.covitch.représentant les grévistes, prétend que la police a reçu des ordres d'empêcher les grévistes de faire !e guet à moins de 500 oieds des ateliers.Or, il cite l’article 501 du code criminel et ü s’en prévaut pour dire que les grévistes peuvent faire la surveillance autour des usines pourvu qu’P' circulent et ne molestent pc-sonne.L’oninion de Me Weinfield.représentant les manufacturiers n confection, est tout autre.I! train tient que.suivant des jugements rendus devant les plus hauts tribunaux du Canada, de Grande-Bretagne et des Etats-Unis, la surveillants des grévistes autour des usines est défendue.Cette assertion, cependant, recueille peu ou pas d’adhérents.Presque toutes les personnes s’accordent à dire que les grévistes ont le droit de surveiller les ateliers, afin de voir ceux qui y entrent ou qui en sortent, mais il; s’agit de savoir jusqu’à quel point.La discussion continue sur le sujet pendant une bonne demi-heure.M.Côté propose finalement que des instructions soient données au chef de police d’aviser ses subalternes d’agir dans cette affaire dans un esprit de conciliation et de permettre aux grévistes de surveiller les ateliers, pourvu qu’ils ne restent pas stationnaires et ne molestent personne.Cette proposition, cependant, n’est |)as bien accueillie, même des grévistes.C’est le mot “’restreint” qu’ils n’aiment pas.M.Villeneuve demande au chef Campeau s’il a déjà reçu des instructions quant aux devoirs de sa charge.“ Jamais ”, répond le chef Campeau.11 faut remarquer, ajoute M.Ville-neuve, que le chef Campeau représente l’autorité à Montréal.C’est un grave précédent qu’on est en train de faire.M.Côté amende sa résolution et la propose comme suit : “ Résolu : D’informer le chef de police que le sentiment unanime du bureau des commissaires est qu'une surveillance paisible (“peaceful picketing”) soit permise.” Cette résolution est adoptée et la délégation se retire en remerciant les commissaires.PRÉCIS DE LA GUERRE NOUVEAU GAIN DES TOMMIES LES ANGLAIS OCCUPENT MAIN TENANT EN ENTIER LE BOIS DE SA INT-PIERIŒ- VA AST.PETITES ANNONCES A LOUER Londres, 17.— Au nord de la Somme, les Anglais continuent leur avance.Ils ont occupé presque en entier le bois de Saint-Pierre-Vaast, une section de tranchée de 1,000 verges au sud de cette position, et de 2,000 verges au nord de cette position.Les Tommies ont repoussé une attaque contre l’un de leurs postes au nord de ia Somme.Ils ont effectué avec succès des incursions au sud d’Arras, à l’est de Squchcz et à l’est de Vermelles.Plusieurs combats aériens ont eu lieu ; les aviateurs anglais ont détruit quatre machines allemandes et en ont abattu trois autres.Le bois de Saint-Pierre-Vaast est situé à mi-chemin entre Péronne et BapaUme, et sa possession augmente la menace qui pèse sur ces deux villes.Sur les deux rives de TAvre, les Français ont continué leur progression, à plusieurs endroits, d’Andc-chy au sud de Lassigny, faisant des prisonniers.En Champagne, ils ont dirigé une attaque par ¦ surprise contre les tranchées allemandes à l’est de la butte de Soualn.MESOPOTAMIE Sur la rive gauche du Diala, à 30 milles au nord-est de Bagdad, et le long du principal chemin menant à Kcrmanshah, les troupes britanniques ont capturé une partie de la ville de Bakubah.Sur la rive gauche du Tigre, à une quinzaine de milles au nord de Bagdad, les Anglais ont attaqué Parrie-re-garde des Turcs et l’ont refoulee sur une distance de trois milles.A LOUER, en parfaite condition, logement No 41 avenue Laval, près carré Saint-Louis ; fournaises, électricité.S’adresser à Arcand, 947B, Saint-Denis.Tel.St-lxmis 8043.A LOUER.—Ferme bien travaillée et en d’excellenies conditions, située sur la route principale (Main Road) de Petit St-Martin (Little St.Martin).Loyer raisonnable.Pour informations, s’adresser à M.Tannenbaum, 31, rue des Jurés, Montréal.LOGEMENT A iL(>UER.-^Jeanne-Manc.e, 222, près Sherbrooke.Logement moderne, milieu, sept pièces.EPectrailer.Poêle à gaz.Loyer modéré.J.Vanier, 180, Jeanne-Mance.A VENDRE COTTAGE A VENIDBE, 9 pièces, fournaise, cave cimentée, bonne pour garage.22,5è0 pieds de terrain, à vendre à sacrifice.S’adresser, 613!) jDufferin, SauH-au-Rècol-let, ou 920, Saint-lDenis.Tel.St-Louis 5438.j Cartes professionnelles et cartes d’affaires j AVOCATS | ’ ’ DOCTEURS Tél.Main 4571, 4672 J.-P.BELAIR AVOCAT — PROCUREUR CHAMBRE 411 EDIFICE BANQUE D’EPARGNE 100, SAINT-JACQUES Bureau du aoir: Saint-Eustache.Dr N.BOUCHER 541, GRAND-TRONC Tél.Victoria, 1929 AUSSI.BUREAU.-1491.NOTRE-DAME OUEST Tél.Victoria 1629 SPECIALITES.— Maladies de» femme» et Jeune» fille», obstétriques, accouchement».Casier poatal 356.— Adresse télégraphique, “Nnhac, Montréal*'.Té) Main 1250-1251.Codes x Sebtn West.Un.C.H.CAHAN, C.R.AVOCAT ET PROCUREUR Bdifieo Transportation — Rue Saint-Jacques TEL.SAINT-LOUIS 1685 Dr Tancrède BISSONNETTE UES HOPITAUX DE NEW-YORK Consultations: 8 à 9 heuree a.m., 16 3 heu-res p.m.1 à 8 k«ar«a p.m.**• RACHEL EST.MONTREAL LORENZO CAMIRAND AVOCAT Chambre 12.97, RUE SAINT-JACQUES Edifice Banque d’Hochelaga Tél.Main 1422 Diplôme en hygiène publique.— Heurta t 12 a 2 p.m.6 à 8 p.m.TEL.SAINT-LOUIS 3275 Dr Jos.-N.Chaussé MEDECIN-CHIRURGIEN DIVERS ARGENT A PRETER J’AI A PRETER $1,000, $1,500 à $50,000 et S lus, première hypothèque, propriétés à lontréal.Aussi prêts aux fabriques.Conditions avantageuses.Notaire Lebeau, 120 rue Saint-Jacques.Main 0615.REPARATIONS de meubles de tous genres, rembourrés avec soin, matelas faits, remis à neuf, plumes désinfectées.Charles Turcot, 707, rue Lafontaine.Tél.Est 5896.Tel.Est 5526.EU Cordonnerie • jL mécanique maintenant nu No 406 SAINTE-CATHERINE EST.déménagera vers le 10 avril au numéro 528 SAINTE-CATHERINE EST Entre Saint-Timothée et Amherst UNE SENSATION AUX ASSISES APPELEE A RENDRE TEMOIGNAGE, EVA BOYLE EST PRISE 1)’ l NE CRISE N ER l'E USE.La séance d’hier après-midi, aux Assises criminelles, s’est terminée d’une façon sensationnelle.La Couronne venait de terminer sa preuve, et Ton s'attendait à voir paraître l’inculpée Eva Boyle dans la boite aux témoins, lorsque tout à coup elle fut prise d’une crise nerveuse.Cris, sanglots et soupirs s’échappaient de l’endroit où on détient les prisonniers au cours de la suspension de l’audience.Immédiatement, les médecins présents allèrent lui prodiguer leurs soins.A la reprise de.la séance, Me Alban Germain, qui est un de ses avocats, se prévalait d’un article de la loi, demanda l’ajournement, qui fut accordé jusqu’à ce matin.Plusieurs témohib ont été entendus hier, dont Dallas Morrison, qui a dit connaître la famille de l’inculpée, qui demeure en Ecosse.Il a même rencontré son mari une couple de fois, et il a souvent rencontré aussi Eva Boyle, et dit que sa réputation était impeccable.M.Webster, du Royal Victoria, a été entendu de nouveau, et a dit que lorsque la jeune femme est arrivée à l’hôpitaO dans cet état si critique, elle lui a déclaré qu’elle s’était “tirée” et avait aussi fait feu sur Haynes parce qu’èflle craignait qu’il Inc l'abandonnât.OEUFS POUR INCUBATION La saison d'incubation arrivée nous sommes prêts, avec le plus beau stock de volailles de races pures.Poules, Canards, Oies, Dindes, Pintades, Faisans, Pigeons, Lapins, Outardes et Canards Sauvages, Paons, Cygnes, etc.Quelques reproducteurs à disposer à des prix très raisonnables.Poules et pouleites de toutes races en main.Jars Toulouse, Embden Canards Pekin, Coureurs Indiens, etc.Mâles Pintades et quelques couples aussi.Oeufs de dinde, prêts â la fin du mois $4.00 pour 10; 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car le jeune coeur a besoin d’expansion, faites-lui voir quelque chose de grand, de beau, de noble, faites-lui entrevoir un bel apostolat.Donnez-lui la .nostalgie des cimes; alors son Ame dédaignera les fanges, par son goût de l’azur.Semez ces beaux rêves de vertus sereines au coeur de vos enfants.Et pour accomplir ce double programme d’épouses dévouées et de mères vigilantes, devenez des saintes.Vos efforts dans cette voie seront bénis de Dieu, votre ami de tous .les jours, qui préviendra vos faiblesses dans ce grand oeuvre d’embellir des Ames d’enfants.Nous lisons dans la dernière livraison de l’Action française: L’Action française sc propose de faire, ou mieux de faire faire par ses lecteurs, diverses enquêtes.Elles seront variées, pratiques, destinées à servir la langue et se rapportant surtout à des choses de la vie courante.Celle qu’elle propose aujourd’hui s’adresse surtout aux épiciers, mais tous nos lecteurs y peuvent prendre part.11 s’agirait de dresser la iiste des produits en vente dans les épiceries et qu’on ne peut se procurer qu’avec des étiquettes anglaises.Par exemple, de la moutarde: celle que vous, épicier, vous vendez, ou que vous, client, vous achetez, est-elle contenue dans une boîte qui porte une étiquette française, ou au moins bilingue?S’il en est ainsi, très bien; sinon, inscrivez sur votre liste le nom de l’article et le nom du fournisseur.Repassez ainsi vos différentes boites : poudre à pâte, gelée, conserves rie légumes, empois, etc., etc.Grâce aux indications qui nous seront ainsi fournies, nous pourrons : 1) vous indiquer telle maison, que vous ne connaissez peut-être pas, et qui met sur ses produits des etiquettes françaises; 2) dresser une liste complète de tous les articles d’épicerie pour lesquels il n’existe que des étiquettes anglaises.Cette liste établie,' nous aviserons aux moyens à prendre pour obtenir des étiquettes dans notre langue.Encore un coup, ces détails de ia vie courante ont une grande importance par l'influence quotidienne qu’ils exercent sur les esprits.Ne permettons pas qu’ils soient une arme contre nous.On est prié d’envoyer les listes et tout ce qui concerne cette enquête.à l’adresse suivante: Le comité d’enquête.Ligue des Droits du français,- Immeuble Dan-durand, Montréal.PROTE GEES EH TOUS PAYS PIGEON.PIGEON C.DAVIS \ #2S.Powar Dldq.Jff Montr««L M»irs 302$ R0CH-ALBERT BERGERON NOTAIRE Domicile s Edifice Duluth 528, Pare Lafontaine, 50 rue Notre-Dame O.Toi.Saint-Louis» 4938.Téléphone Main 4869 D J “ J En tous asys.Demandez le GUIDE DE I-’INVEN j EUR qui sern envoyé gratis.MARION & MARION 364 rue Université.Montréal.HOTEL VICTORIA HOTEL Québec H.Fontaine, Prop.Plan américain.Prix $2.50 à $3.50.Prix spécial pour les voyageurs de commerce, $2,00 par jour.Pour maigrir SUREMENT SANS DANGER SANS REGIME Prenez les SELS CUQUETS Le meilleur remède français Chez tous les pharmaciens ou les dépositaires : CANADIAN S ANITAS CO.17 rue Bleury MONTREAL J.-EMERY CODERRE SEC.-TRES.VILLE DE MONTREAL-EST Résidence : Etude 28.GRANDE ALLEE HOTEL DE VILLE Montréal-Est.Montréal-Eat Tél.(résldsnee) Pto-aux-TramMes.29 (étude) Ple-aux-Trembles, 27—2 ARTHUR COURTOIS NOTAIRE Immeuble du Crédit Foncier.F.C.35, SAINT-JACQUES.Tél.Main 5039 Bureau du soir : 2C2A rue Visitation.Tél.Est 3435 J.-ALEX.O’GLEMAN NOTAIRE 90, SAINT-JACQUES.MAIN 2663 Prêts sur propriété de Tille et terre près Montréal.LE NOTAIRE ERNEST JASMIN Argent h prêter, montants >1,000 k >6,000, 1ère hypothèque.Règlement de succession Rés.568, Fullom.Las.6>7 Ré».568.Fnllum.Las.*27 LIPPE NOTAIRE ARGENT A PRETER 180.RUE SAINT-JACQUES, MONTREAL Tél.Main 4671.Bnreau.411 INGENIEURS CIVILS HURTUBISE et HURTÜBISE INGENIEURS CIVILS ARPENTEURS-GEOMETRES EDIFICE BANQUE NATIONALE 99, rue Saint-Jacques TELUPHONÉUl Bureau: Main 761S.Résidence: Tél.Rockland 2050 Arthur Vincent INGENIEUR-ARPENTEUR ARCHITECTE Tél.Main 1168.76, me Saint-Gabriel Bâtisse Chambre de Commère.Bureau: Main 2431.J.-A.NADEAU Notaire Immeubt» ‘¦Versailles'' 00, RUE SAINT-JACQUES.MONTREAL CHANCE EXCEPTIONNELLE.2 LOTS PRETS A BATIR »rer pierres k solace sur 1rs Hem.A VENDRE BON MARCHE.Situés, ru» Sainte-Genièvre, au Sault.Superficie : 4,376 pieds.A 200 pieds de la vole électrique.Service d’aau -t d’éfout, Voir ou téléphoner F.-J.BROUSSE A U.160 Saint-Jacques.Tél.Main 3697 Est 3412-3267.221 Av».Hôtel de Ville LA CIE D’EXPRESS E.ROCHON, LIMITEE | Tous les genres de travaux — deménaga- ment», pianos, cofircs-forts et machineries, I iittention sp^i iale.Ln nuit et le dimanche ! appeler.Est 3412.DORURE, ARGENTURE, NICKELAGE ROYAL SII VER PLATïTcO —Dorure, argenture, nickelage, réparations d’argenterie, vase* sacrés, bronzes, cuivrerie.A.Giroux, gé-Irant, 57, Saint-Gabriel.Main.1387 PR OU UK ft PR OUI,x NOTAIRES 99, RUE SAINT-JACQUES Bâtisse Banque Nationale.Tél.Main 2959 W.-J.Proulx, L.L.B.Jos.Proulx, L.L.L.bureau du soir t bureau du soir; 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Le signe de Croix Jadis, quand les anciens partaient pour les semailles, Vêtus de leur “capot” "d’étoffe du pays", Et suivis de leurs boeufs dociles et soumis, Dont l’attelage était formé de lourdes mailles, Après avoir quitté leur étable et leur toit, Au bord du champ, “parés" pour la besogne austère, Avant de commencer à labourer la terre, Ils esquissaient, sur eux, un grand signe de croix.Et la joie émergeait au fond de leur pensée, Par ce signe de croix qu’ils avaient fait sur eux; Il leur semblait qu’un bras secret poussait leurs boeufs, Et leur souffrance était bénie et sanctifiée.Et leurs boeufs, secouant leur col nerveux et roux, Tiraient le soc d’acier dans le coeur de la plaine, Et le bon paysan jetait la bonne graine, Dans ce sol, où germait la moisson de chez nous.Et, te soir, revenant s’asseoir près de leur femme, Pour manger de ce pain, fruit vivant des coteaux, Ils faisaient chaque fois, du bout de leur couteau, Un grand signe de croix, lentement, sur l’entame.O fervents de jadis, ô croyants d’autrefois, Doux “habitants”, gardiens des plus sublimes gestes Vers vos mains le Seigneur tendit ses mains célestes, Et vous fûtes sauvés par le signe de croix!.Blanche LAMONTAGNE.(Par nos champs et nos rives.) surer que tout était en ordre.Sur le milieu des pans, de longues planches s’étageaient en rayons de bibliothèque.Au centre, sur la grande table, des piles de bols et la jarre-à-ta-crème.Les rayons, la table, le plancher, 3e tout en bois blanc sans peinture, étaient lavés au lessie, ce qui revient à dire: jaune comme de l’or.La Grite s’approchait donc de ses rayons et penchait un petit brin une bulle de la première rangée, puis de la seconde, puis de la troisième, pour voir si le lait était bien crème, s’il était encore doux ou déjà sûr.Dans ia canicule en effet, ou bien lorsqu’il tonne fort, dans une nuit, lé lait tourne et prend goût de surette, lorsqu’il ne caille pas.La Grite écrémait d’un tour d» main, avec la micoine, tous les vaisseaux qu’elle avait alignés sur la table: le lait sûr et les cailles étaient destinés — sous le respect que je vous dois — aux petits gorets et aux veaux, surtout lorsqu’elle avait dû faire prendre le lait avec de la porsure.Les écuelles et les terrines vides étaient ébouillantées puis essuyées à demeure et replacées sur la table pour la traite du matin.Les tireuses de vaches arrivaient avec chacune deux grosses chaudiè-rèes de lait chaud couvert de broue blanche.La Grite décrochait le cou-loué pendu au ras la porte et coulait le lait dans tous les vaisseaux qu’elle rangeait ensuite sur les planches, par ordre de grandeur: les bols de 3 chopines, les bols-à-bec, les fonds-| de-jarre, etc.Puis la ménagère em-'portant les chaudières, fermait la [porte pour aller faire son borda.Et exact; à 3 heures! — Militairement, Monsieur le curé.” J’arrive, et je trouve que les spectateurs sont réunis dans lia salle de la mairie, que la municipalité s’est associée à l’oeuvre charitable, et que nous ne sommes qu’un coeur et qu’une âme pour applaudir “la Fille de Roland”.Pendant l’entr’acte, je tâcherai de rencontrer cette Fille de Roland, et de la charger d’une commission pour Charlemagne.Elle ira le trouver, et 'lui dira: “Mon grand-oncle, je viens de Vanves, près Paris la grand’ville.Eh bien! les Français sont sur le point de redevenir un peuple très puissant: ils recommencent à s’entendre!” J’en fais bien mes compliments à la municipalité de Vanves.Elle est tout à fait dans le progrès.Elle comprend que, pour relever nos ruines, il nous faut travailler tous ensemble que la victoire serait inutile, si celte fortune magnifique, et durement gagnée, devait échoir à un peuple désuni, sans idéal commun, sans équité, et que la France, pour être forte, doit être d'abord la douce France.Ah! ces mots-là, Messieurs, ces mots où se résume l’amour de la pairie, qu’ils sont anciens! Us ont été écrits au commencement du Xlïe siècle, dans la “Chanson de Roland”, la plus belle de nos épopées nationales, et de laquelle s'est inspiré M.de Bornier; mais ils expriment un sentiment qui, chez nous, fut de tout temps.Ne manques! pas de protester, si l’on vont dit que ‘le patriotisme date d’un siècle, ou de deux, ou de trois.C’est une injure à l’âme de LES CHOSES QUI S’EN VONT.LA LAITERIE ou non, ce n’était pas de refus de boire une gorgée de lait avec une petite tarte sur le coin de la table.D’ailleurs, tous les jours, après l’école, les enfants demandaient à manger une bouchée, avant d’aller, l’un couper des rondins, l’autre cri les vaches et les taurailles dans les far-doches, au-dessus de la ligne et quelquefois jusque dans la pelée, La Grite leur cassait du pain dans une bolée de Jait et ils mangeaient ensemble, — en se battant naturellement sur le perron de la laiterie ou sur Vous avez entendu dire des merveilles, je gagerais, de l’étonnante machine à tirer les vaches! Alors, si vous avez de la jàrnipoine pour deux sous, vous vous êjUis dit: Pauvres vaches! Oui, pauvres vaches, va! quoique ce ne soit pas de mes affaires ni rien en toûte, j’aimerais presque autant les voir tirer.avec un fusil.Parce qu’elles vortt dans les pacages couper l’herbe, on les prend pour des faucheuses: on leur amarre sur le dos des courroies sous .lesquelles ou cache traîtreusement des fils qui conduisent l’éleciriçRé, et l’on pom-ües marches de l’escalier, en se bran-pe.sans autres «érémonies, le lait, j lant les jambes., ’ 1 -,i, ’ Et je ne parle pas des repas où il y avait toujours du lait doux avec sa crème, des cailles avec une bonne couche de sucre du pays haché fin — ce qui n’est pas indifférent.Parfois aussi, les cailles devenaient du lait égoutté lequel, avec des framboises et de la crème, est pas piqué des vers; j’en ai connu qui s’en léchaient les barbes.Je ne parle pas du beurre, de la crème et du lait qui enrichissaient les pâtisseries, car tout cela et tout ce que j’ai dit comprenait les richesse de la laiterie ; et j’en passe, allez! Nos grands-pères, qui pensaient qui passe de la vache,dans le célèbre bidon, et: .‘Marche donc Fann”! Le lait, la crème et le beurre sont vendus: rien de mieux.En revenant de mener le lait à la Beurrerie on achète de la graisse en chaudière pour faire cuire les crêpes et du thé qui remplacera le lait que l’on buvait avec; et puis, on marchande une carriole neuve pour remplacer le borlot.“Autre temps, autres moeurs , dit-on, pour dire quelque chose.Au temps des crinolines —- pour determiner une époque fameuse de l’h-is-tolre — la femme du cultivateur était beaucoup plus fière ide sa laite-, moins souvent à en faire montre rie que de ses cerceaux enconi-1 avaient autant d’esprit et de sens brants, tout en se trouvant à l’aise pratique que nous.Déjà, les soins dans les deux.La laiterie avait tou- qu’ils apportaient à choisir Templates ses prédilections; c’était pour j cernent de la laiterie et leur cure à elie un lieu de délices et pour toute lui donner une orientation convena- pui 1*2 uuui a’wei un e suu uuruu.1^1 .- ~ * la même cérémonie se déroulait 'le Ü05 l>eres> une.erreur d histoire, une soir de ces calomnies contre nous-memes Une fois et même deux fois par | qui viennent d’ailleurs, soyez-en semaine, il fallait faire une façon de ! sll.rs> et sont soufflées par nos enne beurre.Le moulin — avec tout son lmS- Vn ^es savants les plus con- grément —, qui coiffait un piquet à la porte de la laiterie, était tout d’abord rincé d’importance.Puis La Grite y vidait sa j a rre-ià-la-crème et : j Ti’à “Vire mon fieu, mais vire pas trop ! menceinvent (ju XHe, vite; ça rend la crème folle!" Et le l'éparpillement féodal, nus qui ont étudié nos vieux poèmes français, Léon Gautier, écrivait à ce sujet ; “On aurait pu s’imaginer la fin du Xle siède, au com-au milieu de au milieu de folle! petit garçon virait, virait, virait, jusqu’à ce qu’en venant gratter le moulin, La Grite vit la crème se gre.me-ler: alors le beurre était quasiment fini; il se prenait en motions et retombait flac dans le petit lait.C’est Ti-tur qui était content d’avoir fini! Les mottes de beurre, lavées d’abord à grandes tassées d’eau froide, étaient ensuite élaitêes et battues avec la micoine ou avec les mains,! France est .encore appelée “là terre tant de guerres privées et de tant d’effusions de sang français, l’amour de la France n’avait point, dans les coeurs, cette admirable vivacité que nous lui voyons aujourd’hui.Eh bien! non, on ne sait ce qui domine le plus, dans la “Chanson de Roland”: l’amour de l’Eglise ou celui de “Douce France”.Ces deux mots sont perpétuellement associés, et ia une puis enfin, salées.Comme La Grite, | libre” par excellence.Ce dont s’ins-en bonne femme de ménage, tenaitIpire le plus le neveu de Charles, sur à se rendre compte des profits de ; le point d’extirper, c’est l’honneur ses vaches, elle pesait sa battée de de la France.Ses yeux demi-éteinls beurre dans sa grande balance de cordes et de planche, avec des roches en guise de poids.Devait-elle jettent un dernier regard: c’est sur la France.” M.de Bornier a su faire passer lu maisonnée une mine de richesses.C’était le trésor auquel elle était heureuse de recourir aux heures de joie intime où elle devait exercer cette large et chaleureuse hospitalité qui a acquis au peuple canadien un renom qui ne manque pas de gloire.Chez nous, nous savons nous conformer à la politesse conventionnelle des visites d’étiquette: notre franchise et notre cordialité ne s’en contenteront jamais, parce ble, nous révèlent l’importance qu’y attachait un homme qui avait de la conduite.L’endroit tout désigné était au ras la maison, quand ce n’était pas tout amont : et comme les pompes étaient encore un grand luxe, on cherchait à la bâtir près de la source ou près du puits, quand ce n’était pas sur le puits même.Le lait et la crème prennent le plus facilement du monde un mauvais goût et une qu’elles nous semblent l’invention mauvaise odeur; la ménagère lie sa habile d’une politique et d’une ami-[chant mieux que personne, n’épar-tié menteuses.Le Canadien bien re-, gnait rien pour prévenir, par de fré-cevant sera satisfait, il exultera de quents lavages, les senteurs de moi-pouvoir mettre, par l'abondance si, de graillon, de renfermé ou de dans ses agapes fraternelles, com-j corn._ nie un cachet de générosité et de| La laiterie était rambrissée en grandeur aux expressions si simples planches jusqu’au sciage, ou mieux niais toujours si vraies de son affec- jusqua la planche à coyau et quasi-tion.Je parle ici des snacks qui, i\ \ nient toujours couverte en bardeaux.faut l'espérer, seront une des choses La porte, tournée vers le Nord, afin demcuneiront; mais j’appuie spé- que le soleil y entrât le moins nos- serrer le beurre pour la provision 1 dans son drame celle grande ame d haver?eflie en emplissait des peti-j française, honneur de notre pays tes tinettes, avec, dessus Je beurre, sa raison d’être, sa raison de souf-un petit linge chargé d’un bon rang frir de l’inimitié de plusieurs peu-de gros sel, sur lequel La Grite ver- pies, sa raison de ressusciter.C’est sait encore de la saumure portant un i ce qui valut à “la Fille de Roland” oeuf; puis elle remettait le couvert ie 15 février 1875, un accueil triom-,fermant bien a juste.Si, au contrai- pliai, puis 115 représentations con-re, le beurre devait servir à la de- sécutives, sur la scène du Théâtre pense journalière du menage, ou Français, de me souviens de cet évé-etre vendu, il était façonne en petits nement littéraire.J'étais jeune et Je efaux PincTustésn d’étoiir et ^ - r.a»*1Ie *voir.P!«*ré en voyan fleurs: on déposait le tout dans de grands plats, sur le puits, sous ides bols renversés.La visite n’avait qu’à venir ; la Grite n’était pas en peiné pour la recevoir.Dans l’armoire, derrière la porte, il y avait certaines tartes-aux-prunes, des pains-de-savoie, des bis-cuits-en-monles que les habitués'd la maison connaissaient bien._______ quand je vous ai dit que lia laiterie était une richesse, ai-je menti, oui ou non?Mais, comme la mode des crinolines, celle-ci est passée, avec cette différence toutefois, qu’elle ne re-i viendra pas, Ces daines qui semblent rechercher l’exagération dans leurs atours — ce qu’elles confondent avec des attraits — pourraient bien, après les jupes entraves, lise mettre tout à fait à l’aise dans les ballons (tue portèrent nos aïeules.Une chose certaine, c’est que, même chez les habitants — je rappelle que l’exception confirme la règle — on ne met plus de lait sur la table, sinon dans un petit pot, juste pour empêcher les enfants de brailler après, et inspirer une crainte respectueuse aux grandes personnes.On vous offrira asteure, dans une visite, de la petite bière et même de ’empereur est revenu d’Espugne.! vient à Alx, la meilleure ville de France, ïlntrc au palais, entre en la saUe.(.'ne belle damolselle vient à lui : c’est Aude.Elle dit au roi: “Où est Roland, le capitaine Qui m'a juré de me prendre pour femme?’’ Charles en est plein de douleur et d’angoisse : 11 pleure des deux yeux, il Ure sa barbe [blanche: Soeur, chère amie, dit-il, tu me deiuan-[des des nouvelles d’un homme mort.Mais va, je saurai te remplacer Roland.Je ne puis te mieux dire: je te donnerai [Louis, Louis, mon fils, celui qui tiendra mes [marches.—Ce discours m’est étrange, répond la [belle Aude.Ne plaise à Dieu, ni à ses saints, ni ù ses [anges, Qu’après Roland Je vive encore.” i .ors, elle perd sa couleur et tombe aux [pieds de Charles.Elle est morte à jamais.Dieu veuille avoir [son ftme! Roland ne revit donc point la belle Aude; Roland ne célébra point ses noces; Roland n’eut point de fille.Ce sont les poètes gui lui en ont donné une.Je ferai comme eux, et, avec plus de raison peut-être, je vous dirai, à mon tour: Roland n’est pas mort à Roncevaux.Il n’a pas cessé de vivre depuis Charlemagne.Il a seulement changé d’état civil.Il s’est battu sur l’Yser, en Champagne, en Argonne, en Lorraine, à Verdun, en Alsace.Tous les preux de la légende étaient autour de lui, dans la plaine et dans la tranchée, coiffés de a bourguignotte, vêtus de la capote boueuse, et portant la musette au lieu de 1'’•olifant Malgré tant de changements, vous îles avez reconnus, et l’ennemi aui-ist les a reconnus : Olivier, Ivoire, le duc Nayme, l’archevêque Turpin, Richard le Vieux, le comte Thibaut de Reims et son cousin Coulin, et Gérier, et Gériu, et les autres.Roland, c’est le sang de France, le coeur de France, l’âme de France.Il ne périra pas.Les hommes vont bientôt chercher des poêles pour chanter sa nouvelle épopée et la grâce divine qui ne s’est point retirée de lui.René BAZIN, de l’Académie française.Charlemagne, symbole de la grandeur française, descendre l’escalier du palais, appuyé sur l’épaule de Berthe, sa nièce, symbole de la beauté de la France.Nous sortions d’une guerre terrible et malheureuse, et nous avions besoin qu’on nous parlât de ce qui ne meurt pas.i Aujourd’hui, nous sommes enga-p, gés dans une guerre plus terrible en-.jp! core, mais qui finira victorieusement.Et c’est bien l’heure aussi de représenter cette belle tragédie, parce qu’elle exalte le courage, l’honneur, le sacrifice, tout ce qui nous a sau-! vés, et nous sauvera; parce qu’elle nous découvre la France essentielle, le principe de 1 union, l’espoir de tout l’avenir.Jules Lemaitre, cet Orléanais, qui eut, dans sa critique, la manière de Paris, beaucoup d’esprit avec un peu de coeur noyé dedans, disait de la pièce que vous allez entendre: “Elle nous a donné uni-grande joie, une joie qui se multiplie à mesure qu’on la sent: celle de i’u-n an imite, de l’accord parfait dans un sentiment essentiel, simple et profond, et où l’exisilence .même de toute ia communauté se trouve intéressée.” L’auteur de “üa Fille de Roland” a donc merveilleusement compris la la grosse bière, quand ce ne sera pas[condition première d’une grande de la bagosse ou du forlingo, avecPeuvre nationale: il s’est accordé a des crakers achetés et dursà se tnerAn race, elle-même.Pour les faits avec.Les enfants, eux, après l’école, i étant poète, il avait le droit de pren-trouveront toujours et mangeront en! d|’e dualque liberté avec eux, et, toutes saisons des pommes uérruses d’autant mieux, ou’ils sont un ’«m.ranes der ra.n- avec ses expriment mieux le fond intime de j S i l n’y avait pas d’dhrrs aux alen .tvaiB u,vn l’âme canadienne, faite de désintc-i tours, o;n plantait du houblon et de quelques-unes par ci nar là ressèment autant que d’amabihte.jia vigne sauvage, dont les ombres vieilles toutes décrépites_________ Si, par exemple, il ressoudait de | protectrice/, la couvraient d’un man-' bit tide plutôt la visite à la Grite -— disons que eet-jteau de fraîcheur.Devant la porte,! Mais, Dieu me te femme s’appelle ainsi — soit An-.ce n était pas défendu de planter [ce qu’on en gèle, la voisine, venant en relevée] des gadelles - .‘ ¦ 11 eu reste bien encore debout, j ce, et voilà que, sur les remparts gar- '/ t)f1V Tri rl.oc i n ic rîrwru.îil .tx > que par conviction.! égale, et telle, dit un poème dt ¦ pardonne 1 Snvez-vous temps-là, qu’il n’> en avait poin tait’ Devinez! je vous pareiüle jusqu’à Rome.Il s'interr desjnis d’hommes d’armes, il vit paraï-par ha-jtre une jeune fille d'une beauté sans de ce poin'! de gadellcs rouges et des fèves rn-i n ita'm ‘ JC jusqu m nome, u s interrom* avec soit tricotage, ou encore les menses qui tortillaient leurs tiges! né le trouverez pas ’'tmit^m™ Vous i nom ° ^C, ’Ciilu,i.dem^n.fa.so,n filles à Karie — peut-être un peu fleuries jusqu’au lormier, ihe trouvez »as?F Oti v mm .L n V1-! d11.6111’ s appelait Aude jargmdts — qui venaient passer la Et maintenant, reconstituez dans tils du jardinage'et oui Te‘drLm’/ nL'X»0 Y o — 5 v?us' journée pour ècharpiller la laine, votre imagination l’image de la in’-'de la sucrerie 8 C ûl nu^ie, demanda-t-el.c, don «les* c’était bien présentable, dans le cou-Jtile aiteric .Manche, couverte Scsr s c’est,udê vntevr> rant de Taprès-mida, je vous assure,!mante brodée de fèves fleuries, et; p * a 0alenr- un verre de lait avec une tranche de, dites-moi si nos grand’mères ne s’en-j galette à Vont s.Sans doute, la Grite,; tendaient pas à merveille avec nos! comme toute Canadienne qui se res-.grands-pères pour savoir mettre Le frère GILLES, o.f.m, pec4e —- je rappelle que nous som- gracieusement autour d’eux, comme mes au temps des crinolines —avait dans leur vie, l’agréable tout à côté! toujours du sirop de vinaigre de!de l’utile.côté; c’était surtout pour les visites! Tous les matins que le bon Dieu, rares, pour les étrangers et pour le amenait, au chant du coq, la femme! temps d-es fûtes.Lorsque Monsieur! cl lurbitant j’ai dit n la nom-le Guré passait dans la paroisse, malt La Grite — était sur le pont,! aveic lenmrgiiilliier-en-charge pour In Apres avoir fait sa prière (et lors-1 é ‘ ROLAND Far RENE BAZIN.dans la _ .M.R.Bazin, appelé à présider, à quête de l’Enfant Jésus, la Grite ne qu’elle était le moindrement déno-'Vanves, dimanche dernier, une remanquait pas d’en sortir un flacon lieuse, elle n’en finissait pas), elle1 Présentation de “la Fille de Roland”, de l’armoire blanche du fond, et allumait le poêle, rjduehait les pa- qui a obtenu un véritable succès, a d’en offrir au vénéré visiteur, avec, taies qu’elle jetait dans la chusse- prononcé l'allocution suivante : dans une de ses bc.lles assiettes pinte avec une jointée de sel, et met- J’ai aeceplé l’invitation de M.le bleues, des biscuits secs qui fon- t ût le tout sur le rond du fourneau.1 curé de Vanves, d’assister à une reliaient (taux la bouche.Mais le lait Puis elle s'en allait à sa laiterie.Sui- présentation au bénéfice d’une oeu-ne perdait pas ses privilèges, surtout vons-la.ivre excellente: l’Association natin- pcimaqt 3'été.i La ouvran! la porte, La Grite je- nale pour la protection des veuves Les soirs, qu’il vînt des vcilleux tait un regard circulaire pour s’as- et des orphelins de la guerre.“Soyez l II nu [vous?Quelle est votre famille?” Et, comme ce chevalier lui plaisait fort, elle ne le cacha point; mais supposant, avec raison, que l’entrevue ne serait pas longue, car on se battait toujours, à droite, à gauche et tout autour de la ville, elle se hâta de lui declarer, du haut de la muraille : “(let ecu à bandes vous sied fort bien, ainsi que cette épée ceinte à votre côté, et ce beau destrier pommelé que vous montez, qui court aussi vite qu'une flèche einpemiCe.Vous avez, aujourd’hui, fait bien du tort aux nôtres.” Depuis ce moment, la belle Aude et Roland se considérèrent comme fiancés.Hélas! vous savez qu’un jour vint où Roland, nui commandait 1 arrière-garde de Charlemagne, fut ail laqué par 100,000 Sarrasins dans CHRONIQUE ARTISTIQUE CAROLUS- DURAN Le peiniîre Carolus-Duran, de son vrai nom Charles Durand, iné à LiJJe le 4 juillet 1838, vient de mourir à Partis dans sa 79e année.Il tenait une place considérable dans l’art actuel, autant par ses toiles, d’un grand mérite (des portraits soir-tout), que par les honneurs officiels dont on l’avait comblé.Get homme heureux, après un début d’indépendance, a eu ta pins brillante carrière.Fondateur, avec Meissonier et Buvis de Chavamnes, de ia Société nationale des beaux-arts, qui se posait en rivale ennemie du salon offi-•iel, il devint, en 1898, président de ette Association.Sept ans après, en 1905, il était membre de l’Institut (Académie des beaux-arts) et direc-ieur de l’école française de Rome.Depuis, il n’.avait connu que le sucrés, qu’il méritait d’ailleurs.Comme artiste, Carolus-Duran sort du groupe des réalistes de 1863.Son art, comme celui de Fortuny, de Donnât et de Jean-Raul Laurens, est une réaction de l’instinct coloriste contre,l’académisme.Réaction dont la vraie source s’appelle Courbet, le peintre de l’Enterrement d’Ornans, mais qui, pour ces artistes, se réclamait de Velasquez.L’admiration du grand Espagnol était commune à tous les réalistes influencés par Courbet.C’est chez GarcJus-Duran que cette admiration a produit son meilleur effet.EMie apparaît dans tous ses ouvrages, dont les plus ré-outès sont: T Assassiné, au musée de Lille; la Femme au gant, au musée du Luxembourg; la Dame au chien, portrait de Mme Carolus-‘Duran, au musée de Lille; le portrait de Girar-din, au musée de Lille; enfin, les portraits de la comtesse Vandal et de Mme Pelouze.Ufte de scs toiles, portrait de femme, a atteint 12.000 francs dans une vente, en 1890.Son enseignement, qui fut excellent, et nour lequel il renvoyait toujours à Velasquez, nous a valu de bons artistes, parmi lesquels Sargent.Que vaut exactement cet art savant représenté par Carolus-Duran?Il serait aisé de recueillir à .son sujet les appréciations les plus contradictoires.Une Histoire de la Peinture récente, écrite pur un maître historien, en fait grand cas, tandis qu’il est peu en faveur dans la jeune école et l'es milieux avancés.Admiré du public qui retrouvait en lui ses impressions de musée, et gâté de ITms-t’Itut qui lui était reconnaissant de maintenir une ancienne façon de peindre, Cairoilis-Dupan ne compte [fiière aux yeux de ia nouvelle génération.Sans plier, comme c'l0.Lis.qu’à ta mésestime, il m’est impossible de voir en lui autre chose qu'un exemple de haute culture artistique, digne d’admiration, mais sans profit pour le mouvement de l’art.Son oeuvre est un produit scolaire, de belle venue, mais que l’historien, plus tard, n’aura pas à considérer et drtit l’intérêt est momentané.Autant dire qu’il en restera peu de chose.Les artistes de ce genre sont assurés tout d’abord de réussir.Contrairement aüx peintres-nés qui changent la vision de leurs contemporains (lesquels ne le leur pardonnent pas),' ils recueillent l’admirn-lion en place des railleries ou de l’indifférence hostile, partage des novateurs.L’oubli commence au lendemain de leur mort: c’est la révision des valeurs qui se fait.Un Puvis de Chavannes grandit tous les jours, tandis qu’un Cabanel décroît, a mesure que te temps permet de mieux juger.Il est possible que Carol us-Durnu, peintre excellent, ne soit un grand artiste que pour nous qui avons admiré, de son vivant, sa science professionnelle en même temps que ses qualités d’homme.A.FABRE.les défilés de Roncevaux, entre Espagne et France, et qu’il se coucha, (La-Croix de Paris) fat PLUS JàBAND UWITM MAGASIN Les prix de samedi seront encore bons lundi Afin d’accommoder ceux qui auront été dans l’impossibilité de venir à notre troisième vente annuelle de mars, qui a lieu aujourd’hui, cette vente, avec tous ses prix réduits, se continuer^ lundi.Voici quelques-unes de ces réductions peu communes.Etoffes à robes et à costumes Les prix de samedi seront valables pour la vente de lundi.Les articles attrayants qui suivent ont été ajoutés pour les acheteurs de lundi.Un lot nouveau d’étoffes ô carreaux pour robes et costumes, nouveaux patrons, nouvelles combinaisons de couleurs, quadrillées d’une façon nouvelle et distinctive, noir et blanc et fantaisie.Ce sont des étoffes à robes que nous sommes fiers de vendre régulièrement à 79c, mais dont le prix sera pour la vente de lundi, de 680 la verge.Lundi toute la journée, challis à fond clair et sombre, pour blouses, kimonos, etc., se vendant régulièrement 59c et 69c, pour cette vente.480 Etoffes fashionables à robes, rayées sur fonds crème et fauve; feront de belles robes ou blouses; idéales pour habits de printemps et d’été; largeur 44 pouces.Valeur régulière $1.00.Lundi, moitié prix, seulement.ôO0 Coupons de belles étoffes à robes de choix.Pas de tweeds ni de matériel à costumes dans ce lot.Longueur allant jusqu’à trois verges.Longueurs inégales d’étoffes, venant de notre rayon de tissus à robes.Lundi, les prix seront marqués à moitié de leur valeur.Etoffes noires spéciales à costumes: serges, vigogne, gabardines, tissus rayés et mohair à costumes, étoffes noires et blanches à rayures très fines; largeur de tous ces tissus, 54 pouces.Valant de $1.75 à $2.25.Prix pour la vente de lundi.$1,59 Chez Almy, au rez-de-chaussée.— Commandes par la poste remplies.Une grande vente commencera lundi dans les draperies Evidemment vous voulez que votre maison ait la meilleure apparence pour le jour de Pâques.En conséquence il vous faudra de nouveaux rideaux et de nouvelles tentures pour donner à votre “home” un véritable air de printemps.Nous avons pleinement prévenu vos besoins, et nous vous ferons voir, durant toute la semaine prochaine, ce cfue nous croyons être le plus complet assortiment de rideaux, tentures et portières, —et vous trouverez que les prix sont également attrayants.1000 verges de franges de soie, valant de 20c à 30c la verge; 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" XAimnnii | J Syrup of Tar ij j COD ÛVtR 01 1 j ’misas” ! i un chant poputeii e incolore, musique qui vaille qu on sen occi- (jon( ja caractéristique la plus frappe.MacKenzie et \ illicrs Stanforil ; p.an^e es;j pabsence de la variété ont écrit quelques operas ^qui sont | (jans ],es rythmes, Tir ni nue, l’Ecosse absolument ignorés en dehors de Londres où on ne les a d’ailleurs joués qu’une fois.Balte et Wallace sont connus, le premier par sa Bohemian Girl, le second par sa Mari- _____ telmholtz démontrent que les sons m écossaise, ni galloise; elle est superposés ne s’impriment que s’ils ont étages dans certains rapports, ’es rapports étant les intervalles amples de tierce, quarte, quinte, sixte, septième et octave avec Tin-ervaille de seconde rarement inter-¦alé; tous ces intervalles admettant les modifications égales chacune à “Je ne me sens pas très bien ; je suis fatiguée, toujours fatiguée; mes jambes sont malles; le coeur ne va pas; les reins me font souffrir.” Voilà ce que Ton entend à tout propos.* Et si vous vous interrogez vous-mêmes, lectrices, peut-être n'êtes-vous pas loin de faire une semblable déclaration.C’est qu’elles sont innombrables les maladies des femmes qui ont toutes pour origine la pauvreté du sang, le manque de sang : l'anémie, Ja chlorose, la neurasthénie ou ébranlement nerveux, les maux d’estomac, les névralgies, les migraines, les maux de tète, de reins, etc., etc.On pourrait prolonger in-définimeiit le cortège de cet maux.Et pointant, si les femmes voulaient, combien il leur serait facile d’éviter ces ennuis, d’arrêter toutes c souffrances.Quelques lignes seulement envoyées au médecin de la Compagnie Chimique Franco-Américaine, et voi-à la femme la plus malade, la plus abattue en train de se remettre.Vous savez toutes comment elles commencent ces maladies.Voilà une femme qui est saine, vigoureuse, travailleuse: elle a de l’ardeur, de la !o l'.é et rlk s'acharne à l'ouvrage.Un jour, elle se sent mal à l’aise : •elle n'a pas faim; elle ressent des migraines; elle est oppressée.C'est le mal qui débute et c'est alors qu'il lui faudrait prendre des Pilules Rouges et en quelques jours toat serait iisparu; l’appétit et la gaieté reviendraient.Mais non, on s'entête et on se dit: ¦‘Ça se passera ’.Et ça ne se passe pas.L'apoétit manque et malgré h avant .reja'-, on a 1 £st tiraillé, comme si on avait grand faim; on ne digère pas ce que Ton r âge; on a toujours ses repas sur d’estomac; on est faible.Quand on est dans la rue et qu’on presse un peu le pas, on manque de respiration et il faut s’arrêter.Quelquefois les étourdissements vous prennent et il faut s’appuyer au mur pour ne pas tomber.La nuit, ce sont des migraines atroces; fatiguée le soir en se couchant, on se lève encore plus fatiguée; on maigrit, la faiblesse devient extrême.C’est le moment de prendre des Pilules Rouges, mais on hésite encore.On traîne un an, deux ans ; on se lamente.Et voilà comment la vie s’écoutle tristement.Femmes qui êtes faibles et souffrez, n'hésitez donc pas; procurez-vous tou! de suite des Pilules Rouges cl consultez le médecin de la Com-pagnie Chimique Franco-Américaine; vous aurez ibientôt la santé et vous serez heureuses.En voulez-vous des exemples ?Voici : “Epuisée par plusieurs années de travail, mon sang s’était appauvri.Tétais devenue faible; l’estomac perdait de sa vigueur, puis j'eus de bien mauvaises digestions, des douleurs dans les reins, dans le dos, des maux de tête.Constamment, je me sentais lasse.J’essayais les meilleurs toni- ques, mais mon état ne s’améliorait pas.Alors, encouragée par des amies, je me mis à prendre des Pi- j iules Roug- s pour les Femmes Pâles et Faibles et presque aussitôt un changement inespéré s’opéra.Mes forces se sont augmentées et la santé m’est revenue.” — Mme Joseph Désaulniers, 11 rue Henry, South-bridge, Mass.“J’avais trop attendu pour refaire : les forces déjà perdues et divers ma-1 laises étaient survenus.J’avais com-1 ne un vide dans l’estomac; ce que je mangeais ne me nourrissait pas.me semblait-il.Je me sentais la tête • lourde et les jambes faibles.Dès que Ijéus commencé à prendre des Pilu-1 les llougee, i! y eut du changement.\ Mon mal de tête sc passa; i’cstomac1 e remit et mes forces s’augmentè- j eL nuis ce fut le retour compte* ( de la santé.Je travaillais avec un courage que je ne me connaissais pas et je me sentais heureuse.” — Mme Moïse Jacques, rue du Canal, ; Miüburg, Mass.“Je me sentais sans force et avais souvent mal à la tête ; parfois j’en souffrais tant qu’il m’était impossible de rester debout.J’éiais découragée, ne savais plus que faire, rien ne me soulageait.Finalement, j'essayai les Pilules Rouges et c’est à cela que je dois d’être guérie.Mes for-ices se sont tout de suite augmentées; j’ai pu ensuite voir à ma besogne, ; faire mon ouvrage sans trop de fatl-j gue et mon mal de tête est disparu.” I— Mme Moïse Berthiaume, Day ville.Conn.“l’Orvque je me ruis mariée, il y a u .ans, JUtaià déjà épuLée par le ravail et au bout de quelques mois j’étais incapable de la moindre cl -»e et si faible que j'avais des défaillances fréquentes.I! me semblait Parfois que j’allais mourir.Sur les conseils d’une amie, je me suis décidée d’aller consulter le médecin de la Compagnie Chimique Franco-Américaine et j’ai commencé à suivre le traitement conseillé et à pren-dre te Tnt chez ccs trois races que l’Irlandais oour le simple plaisir de le dénatu-Thomas Moore, qui a laissé, entre oer.autres choses, un recueil de mer-! La .musique.'d’Ornstein est de la veilleuses mélodies empreintes d’un pure tératologie, comme cellle des accent tout particulier.w *• * Dans le Devoir de samedi dernier, M.Ernest Bilodeau racontait T hostilité manifestée par le Wo- la pratique constante des affaires ne rhnnd nuit pas au goût de la musique, mais ouè-ci dei il semble essentiellement Bcstruc-i bruiteurs italiens, comme l’art des cubistes et comme Thomme-caout-chouc de Barman.Fréd.PELLETIER.MUSICA tvjjrr saison : ic maure raaerewsKi et Je ne voudrais pas calomnier ces futuriste Ornstein.Par contre, no dames du Canadian Chib, mais J’ai avons -eu beaucoup de violonistes, men's Canadian Club d’Ottawa à notre chant national O Canada et citait ta vigoureuse protestation en-vovée au Citizen par Mme P.-E.Mar- :« WW demande que Tact® du cn-—, m x „ imité exécutif du cilub soit discuté à leur de 1 énergie créatrice.Uest ar-|ja d’avril et elle exprime Tes- en Allemagne, ou, depuis 18/0, j .•] |j r franchement et 1 Ecole des Bach, des Beethoven, des T, Schumann, des Mendelssohn, des ¦-Wagner, est devenue Toffictme où se fabriquent, à jet continu, les lourds produits de Johannes Brahms, de Max Roger, de Gustav Malher, de Richard Strauss.Comme T Allemagne, l'Angleterre possède des compositeurs d’une grande science qui s’appellent Alex inder Mackenzie.Hubert Parry, Frederick Oowen, Edward Elgar, Hamish Macoun.sont Arrrnw sutim’ain,]dans les efforts gigantesques qu’on Vlibers Stanford, sir Julius Bene-|a faj^s en Ontario, pour imposer à diet, et tant dautres; mais mie sont tout Canada l’insipide Maple Leaf devenus les Dunstable, les Orlando;/or Ever, dont les paroles ineptes et _ Guboons, tes Fairfox, les William! b, musique informe sont pourtantIpour le 11 avril au MonmnenTnatTo-J-f>CK( ' I tombées dans un oubli d’ou imite «al.une serinée au nroflt de.oeuvres LEVITZKI.Il est venu peu de pianistes cette saison : le maître Paderewski et le nous ____________s.de certains doutes sur Ja loyauté et la.snrle que, le publie qui s'intéresse franchise queëes y mettront.Uux choses de Tart voit avec plaisir Malgré les adhésions nombreuses ! arriwr i,P 29 mars alors qu’il aura, et distinguées qu a rencontrées le, ^£,.0 ^ l’impresario Bourdon, Top-projet de faire de l hymne de Cahxu|pc>rtl,nité d’entendre te pianiste Le-1 .aval,ce et de M.Routhier notre, (m ,pcut s’inscrire encore Inni chant nationall, beaucoup de f>e,nÇ semaine chez Archambault ne peuvent digerer 1e fait qu il a ete;uat écrit par deux Canadiens de langue toute la et Ven- in.Elle a des morts fran?ajs.e; ]a pi^uve s’en trouvel sont Arthur Su'lbvan,|qans efforts giganti SOIREE MUSICALE ET LITTERAIRE.Mme Damien Masson a organisé, mt national, une soirée au profit des oeuvres dos madrigaux d’une belle allure; ! comme hymne nafioiml" cons, • .V 73s No 2, d alimentation (feed).* „ 71s No 2, blanche .T .I 68s No 3, b anche 67s No 4, blanche.66s a- °nge de l'Ouest, par 48 Ibs: No 3, Canada-Ouest .$1.22 No 4, Canada-Ouest .$1.18 D’alimentation (feed) .$1.03 Mais américain, par 56 Ibs: No 2 jaune, (manque) No 3, jaune.$1.25 à $1.35 Blé de l’Ouest, par M Ibs: No 1, Canada-Ouest (North- ern) .$2.00 No 2, Canada-Ouest (Northern) .$1.97 No 3, Canada-Ouest (Northern) .$1.90 No 4, Canada-Ouest (North- XTercn) .$1.80 No 5, Canada-Ouest (Northern) .$1.73 Blé à volailles, par 100 livres.$2.40 à $2.50 FOURRAGEE SUR WAGONS A MONTREAL Récolte de 1916.Nouvelle récolte: -Mil No 1, par 2,000 livres Mil No 2.Mil No 3.J .Mil et trèfle.MARCHE CENTRAL AU POISSON $14.60 13.00 11.50 10.00 Flétan .17s Merluche (haddock) .os Doré, frais.15S Brochet, frais .12s Barbotte.Perche.Saumon frais, de Gaspé.igs Morue fraîche .10s Anguille fraîche.yg Merluche fumée., jjs Filet de merluche.Hareng frais, 1-2 baril .$4.75 Morue fraîche.No 1, 200 Ibs $15.00 Petit poisson blanc, le baril $3.75 sert à la production de l’acier dans les fourneaux ouverts, tandis que la chlorine entre dans la fabrication des teintures, des explosifs, du chloroforme, etc.Les exhibits ont été arrangés de manière à intéresser Je profane autant (pie le spécialiste et quoique la plupart soient de caractère essen-tieüJemeiH technique, ils sont accompagnés de pancartes qui les expliquent très clairement aux visiteurs, QUEUËSSÔNTNÔS RESSOURCES MINIERES La compagnie Milton Hersey a rassemblée une intéressante collection de minéraux canadiens qu’elle exhibe actuellement dans les vitrines des bureaux de billets du Pacifique Canadien, rue St-Jacques, dans le but de faire connaître les immenses ressources minières du pays.La collection, qui est des plus complètes, comprend plusieurs magnifiques spécimens de marbre, d’amiante, de cuivre, de zinc, d’or, d’argent et autres minéraux qu’on trouve en abondance dans les diverses parties du Dominion, quoique leur exploitation n’ait pas encore atteint un degré de développement suffisant.Jusqu’à présent, nous avons importé de l’étranger pour l’usage de nos propres manufactures, de grandes quantités de minéraux dont nous possédons ici même de vastes gisements inexploités tant parce qu’ils ne sont pas suffisamment connus, que parce qu’ill a été difficile d’y intéresser les capitalistes.iL’exhibit des bureaux du C.P.R.contribuera dans une certaine mesure à faire mieux connaître au public la richesse du Canada en ressources latentes, en même temps qu’il nous convaincra jusqu’à quel point nous pouvons nous suffire à nous-mêmes au point de vue industriel, quand nous avons été habitués à compter sur les autres pays.C’est dans ce but que lord Shaughnessy s’est assuré, il y a quelques mois, les services de M.A.D.Little, un savant chimiste-analyste américain, pour faire un inventaire de toutes nos richesses naturelles, surtout minières, afin de nromnuvoir notre développement industricll en nous révélant les gisements mon encore connus et en encourageant l’exploitation do ceux qui ont été découverts, mais qui attendent qu’on en tire profit.La compagnie Milton Hersey mérite certes des éloges pour l’initiia- üye dont elle a fait preuve en exhibant ces spécimens de minéraux et il est à souhaiter que la leçon au’elle nous donne aura d’excellents résultats.L’ORGANISATION DU TRAVAIL FEMININ Le travail féminin a obtenu un tel succès dans les fabriques de la («rande-Bretagne, depuis le com-mopcement de la guerre, que plusieurs industriels canadiens, en face de la rareté toujours croissante de la main-d’oeuvre masculine, n’ont pas tardé à en faire l’essai dans leurs propres ateliers.Partout où elles ont été tnises à l’é-mneuve, les femmes ont doipné la plus entière satisfaction et ont prouvé une fois de plus que leur sphere d’action s’étendait plus loin que le foyer domestique.Dès 1915, après qu'un grand nombre de ses employés se furent enrôlés pour le sei vice d outre-mer, le Pacifique Canadien songea à employer des femmes dans ses usines Angus, à Montréal ; de quelques-unes qu’elles étaient d abord, leur nombre s’est augmente graduellement et ‘aujourd’hui elle'- sont plus de 2(M) disséminées dans plusieurs départements.Ces ouvrières ont été organisées en urne espèce de corps distinct, sous la direction de Mme J.W.BeH, épouse de M.Bell, le sur-intendant de 1 édifice de la gare Windsor, qui veille sur leurs intérêts, leur bien-être et leur sécurité.Mme Bell est très fière du succès qu'obtiennent dans leurs nouveaux emplois celles dont clic a la charge et/dle considère que le travail féminin dans les usines et dans une foule d’autres emplois autrefois essentiellement attribués aux hommes, est une révélation e( qu’il est appelé à nous rendre même après la guerre, les services les plus efficaces.Une visite aux ouvrières des usines Angus n’est pas sans intérêt, surtout du point de vue de la nouveauté du spectacle.Ces femmes qui vaquent à leurs occupations eu habits masculins, au millieu des machines 4ç toutes sortes, donnent l'impression que nous entrons dans une ère souvelle où les anciennes conventions sont totalement mises de côté.Les femmes arrivent au travail à 7 h.15 du matin pour eu repartir à 4 h.45 l'après-midi ; on leur ac- corde une heure pour dîner.Pour faciliter leurs mouvements dans les ateliers on exigea bientôt qu’elles endossent des habits d’hommes, parce qu’ils étaient plus pratiques que leurs jupes et moins dangereux autour des machines.Les'quelques récalcitrantes qu’il y eut d’abord suivirent vite l'exemple des «utres et aujourd’hui toutes s’en trouvent à merveille.On a adopté pour le travail des femmes le même système de paiement que pour leurs compagnons de l’autre sexe, c’est-à-dire qu’elles reçoivent une certaine somme pour chaque pièce d’ouvrage.On leur fait exécuter les plus légers travaux, comme le lavage, le balayage, le peinturage des wagons et des meubles, le nettoyage des machines et des dynamos, la confection des matelas et des coussins, le polissage des cuivres ; quelques-unes conduisent même des tours et certaines autres pièces mécaniques légères.On leur a attribué plusieurs salles afin qu’elles puissent jouir de tout le bien-être possible.Elles ont d’abord un garde-robe avec chacune un compartiment spécial pour leurs habits ; il y a ensuite une salle à dîner où elles peuvent se procurer de la compagnie, à réduction, la soupe et le pain ; elles apportent le reste de chez elles.U y a encore une salle de repos et une autre pièce qu’on peut appeler l’infirmerie.(Communiqué.) LES SOÜSCRIPTÏONS DES BANQUES ELLES S’ELEVENT A ENVIRON 60 MILLIONS DE DOLLARS.—-L’ENSEMBLE A TRES BONNE MINE.Ottawa, 17.—iLes banques canadiennes privilégiées (chartered) ont souscrit approximativement 60 millions de dollars du troisième emprunt intérieur de guerre.Voici comment se répartissent leurs souscriptions : Banque de Montréal.$8,700,000 Banque de l’Amérique britannique de Nord., .2,700,000 Banque de Commerce.8,150,000 Banque Dominion.3,3004)00 Banque de Hamilton., .1,650,000 Banque d’Hochelaga.2,000,000 Banque Impériale., .3,800,000 Banque des Marchands .3,800,000 Banque Molson.2,200,000 Banque Nationale.1,100,000 Banque de la Nouvelle- Ecosse.3,600,000 Banque Northern Crown.800,000 Banque d’Ottawa.» 2,200,000 Banque Provinciale.600,000 Banque Royale., ., 7,000,000 Banque Standard.« , 1,800,000 Banque de Toronto.2y000,000 Banque Union.2,7004)00 Home Bank.1,050,'000 Banque Sterling.650,000 Banque Weyburn .200,000 Les banques privilégiées avaient à elles seules souscrit environ la moitié des deux emprunts intérieurs précédents.Toutefois, ces deux emprunts ont été couverts sans l’aide des souscriptions des banques auxquelles on a demandé de conserver leurs fonds pour la marche ordinaire des affaires du pays.Les souscriptions au présent emprunt affluent en nombre équivalent à celui de l’émission de 1916.Bien que le ministère des Finances n’ait pas encore communiqué les montants souscrits, les rapports venant de Montréal, Toronto et autres centres du pays indiquent its, croches, aussi avec anneaux ou cordelières en soie.Prix à partir do .$2.00, $2.50, $3.00JUSQUA $6.00 Adressez-vous à The Montreal Cash Co.26, rue Saint-Jacques pour obtenir de l’argent sur bijoux, diamants, pierres précieuses, belles fourrures, pianos, marchandises et autres articles et valeurs.GILETS BLANCS POUR MEDECINS, PHARMACIENS, SERVITEURS, ETC.en stock et sur mesure.Montreal Trade Suply 30 CARRE CHABOILLEZ.Mesures prises à domicile Demandez notre représentant ou écrivez Pour échantillons F''allon devait donner une confèrçn-jQ" ”vifk' et de Lorthnorth, , J
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