Le devoir, 30 novembre 1935, samedi 30 novembre 1935
Montréal, samedi 30 nov.1935 KCDACTION IT ADMINISTRATION ISO 1ST.NOTRB-DAMI MONTREAL TELEPHONE : ._____HArbour 1241* SERVICE OC NUIT : Admlnlitwtlon HArbour *24S Rédaction :.HArbour 3670 Cirant :.KArbour 4897 LE DEVOIR VOLUME XXVI — No 2/i Diractaar-géraat: Caargaa PKLLETIIR FAIS CE QUE DOIS Rédaciaar «a chat: Omm H HOUR TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTS EDITION QUOTIDIENNE CANADA.s 6.08 ISauf Montréal et banlieue) E.-Unia et Empira Britannlqua .t.OB UNION POSTALE.10.0* EDmON HEBDOMADAIRE CANADA.2.08 E.-UNIS et UNION POSTALE .1.00 Quelques mots encore pour le "Soleil" -e retentissement de sa campagne — Sa portée réelle des journaux — Cela nous laisse froids.Il paraît que les sale* articles du Soleil commencent é avoir leur répercussion dans l’Ontario.‘ C’était inévitable.II nous faudra quelque temps encore cependant pour évaluer avec quelque justesse le mal qu’ils y feront à notre province.Le dommage sera d’autant plus considérable, malheureusement, qu’il y a là-bas de vieux préjugés, toujours prêts à s’éveiller, de profondes ignorances et que l'on y est encore moins que chez nous capables de déceler ce qu’il y a d’absurde, et d ignoble, dans cette campagne être tiendra-t-il un peu de temps avec une faible majorité; mais si les libéraux veulent échapper au • désastre, ils n’y réussiront que s’ils se donnent un nouveau chef.Et il .! n’y a aucun doute qu’il leur en faut La question un nouveau qui soit de son temps.(Que M.Taschereau reste chef du | parti et cela veut dire que celui-ci j va se fragmenter.Ce qui ne manquerait pas d’avoir des conséquences jusque dans le domaine fédéral, à la longue”.Voilà certes un arti-eulet de journal libéral que le So- Les autres ont parlé de révolution nécessaire, si l'electo rat ne rotait pas au eré des croupes d'opposition.iii i ¦ r.- rr I omet uc juui uüi iiucrai que »c ou- læ lendemain, sous le titre Divergences de principes, ! leu ne voudra pas tout de suite re-aprês avoir dénoncé certains prêtres, il disait encore: produire, non plus que sa doublure.A des degrés différents, mais avec ensemble, la presse l'Evénement religieux a donné également dans les pires abus.Ÿ * * Laissons de côté, pour le moment, la question de la j - ., Lewis Corey, qui a déjà écrit une responsabilité des eveques.I\ous sommes ici en face étude sur le decli;, du • •• La mort du petit bourgeois Un publiciste des Etats-Unis, - # _ .-— ______ — capitalisme de 1 un des mensonges les plus effrontés qu’on ait vus américain et une autre sur la mai-depuis longtemps, aussi effronté que la photographie son Morgan, vient de publier un Raison de plus de montrer celle-ci telle quelle est I tiuquée que le même Soleil donnait au lendemain de la i SUir ,a cri,e l,e }a dasse et den atténuer d autant la malfaisance.reunion de Victoriaville.bre des patrons indépendants des * Ÿ La presse re/igieujc, à proprement parler, ce serait la Au fond, nous sommes si peu habitués à ces manoeu- j longue série des revues, des annales, des messagers, pu-yres que la portée réelle de certains textes ne nous bliés par les différentes congrégations, et sans doute aussi les deux Semaines religieuses diocésaines.Laquelle de ces publications a donné dans les “pires abus”?frappe pas, tout d’abord.Ainsi, nous citions hier cette phrase du Soleil du 27 novembre, dans un article intitulé L'influence cléricale: Une leçon pour tous les catholiques que nous sommes se dégage de la campagne électorale: l'autorité la plus respectable est sortie de son rôle pour combattre l’autorité civile, et c'est l'autorité civile, celle dont le rôle et les attributions sont restés sans équivoque jusqu’à la fin, qui a le plus pesé dans les plateaux de la balance.Qu’est-ce à dire, sinon que l’autorité religieuse, c est-à-dire le corps de nos dirigeants religieux, les évêques en tête, ont organisé et mené une sorte de sédition contre l’autorité civile, restée fidèle à sa mission, elle?Et r on sait, nous l avons hier démontré, en nous servant des textes mêmes du Soleil, sur quelle étroite et médiocre base repose cette absurde prétention, r Les chefs du parti libéral, dont le Soleil engage in-jdirectcment l’autorité, puisqu’il se proclame officiellement leur organe et qu’à ce titre il jouit d’énormes privilèges, toléreront-ils longtemps, nous le demandons une fois de plus, qu’on paraisse ainsi les associer à une aussi basse, à une aussi dangereuse campagne?Ÿ Ÿ Ÿ Pour étoffer cette campagne, le Soleil a fait flèche de tout bois.On l a vu mettre en cause l'autorité religieuse pour des faits qui, de son propre aveu et même si la vérité en était établie, ne concernerait que certains clercs.H semble, à lire ses articles du 25 et du 26 novembre, qu’il ait voulu mettre au compte de la même autorité l'attitude, d’ailleurs très faussement présentée, de certains journaux.Si telle n était pas son intention, on ne voit pas à cité, pour entretenir la vie et l’ardeur d'une large partie quoi rimait son texte._ ! de cette presse.En face de lui subsistent quelques Ainsi le 2r>, apres avoir rappelé des querelles an- j feuilles qui gardent leur franc parler et l’exercent plus ciennes, il écrivait: ou moins.Cela lui paraît atroce et scandaleux, presque Lette annee, par deux fois, un peu moins aux élections fédérales et beaucoup plus aux élections pro- Ce qui s’est passé sur le front Cohen, le Dans deux poils, - le 6 et le 8, - l'enthousiasme emporte les électeurs — Dans l’un, avec 190 électeurs inscrits, “Joe” Cohen a 197 voix contre M.Coonan, 25; total 222 — Dans l'autre, avec 128 électeurs, Cohen a 129 voix, contre M.Coonan 17; total 146 — L’invasion des poils par des “télégraphes” en taxis REVELATIONS PRECISES SUR LES COUPS DE FORCE DE LUNDI Le soir du scrutin du 25 novembre, à 6 h.11 exactement, le télégraphe automatique de la Presse Canadienne transmettait le message suivant: Montreal, St.Lawrence, 1 of 2.9 polls — Cohen (L) 1Ï9; Coonan (O 37.I.e message était suivi de l’indication suivante: trusts et des cartels a tombé de 15 pour cent en 1870.dit-il, à 5 pour cent en 1934.Us devraient être 7,-600,000, avec la proportion de 1870; ils ne sont plus que 5,200,000.En 1929 seulement, I(i7 administrateurs de différentes grandes mai-J 1 r -n 1 C r r .• sons siégeaient sur les conseils de ht si I on prend les leuilles que le Soleil et ses amis compagnies dont l’actif total était désignent ironiquement sons le titre de bonne presse, de 74 milliards de dollars, soit 22 laquelle a vraiment excédé ses droits?De laquelle P°ur cent de l’actif national.A aurait-il justement raison de se plaindre?Sa bête noire, ^ts^es Américaîns8 enTaï 1 Action ca/àofryue, s est contentee de donner des comp- de travailler sont des employés ou A six heures il avait d’abord tes rendus de réunions publique», de rappeler certains des commis, comparativement à fa]ju ^ans ce bureau de votation principes élémentaires de morale et de bon sens.Elle vingt pour cent il y a cent ans.Lje la circonscription de Saint-Lnu-n a pa, «rime jugé opportun do « prononoor .ur lo ; J Vdu d^u^^tn, | ï.er^/e'\SrN”u'e®j m No *»• "" tond du débat.Et nous ne croyons pas que les plus i avoir et leur situation.Qui plus1 u oues ' excentriques’" même, pour employer le stvle du So- ! 80 pour cent des hommes de le U, aient jamais narlé, comme le Soleil l’a fait lui-1 Professions libémles, y compris meme, de déculotter un candidat quelconque, fut-il j pioyés ô salaire; et 80 pour cent cinq fois ministériel et dix fois taschereautiste.\ des gens qui travaillent sur la ter- Quant à nous, puisqu’on veut bien, de temps à autre, re n’onf Pas (le f.crmt‘s a eu*.ne nous faire 1 honneur de nous inscrire dans la bonne son* r,u?Où R y_avait presse, qu avons-nous lait autre chose que de donner i en 1870, il une ample information, des deux côtés de la barricade, taires.Et et de dire poliment notre avis sur une question d’intérêt d'une année à public9 !te comme Pr( ^ r ., ,, .i gagnent moins que $2500 par an- hn quoi peut-on tenir rancune a 1 autorité religieuse née.M.Corey y classe 75 pour cent de quoi que ce soit, en tout cela?(de ceux qui travaillent présente- II n’est au reste aucune de ces feuilles, sauf les Se- ™*nt à *aIaire- Lps choses vont de moines religieuses, qui aient qualité d’organes officiels.Cet auteur,' qu^c^m's n’aurTbkm * * * i tôt plus que le choix entre le fas- Au fond, nous assistons à une scène qui n’a rien de c‘smt! et le communisme.Rassurai! très ragoûtant, ! ~ “ Un groupe politique, maître du pouvoir depuis très! longtemps, est assuré de l’appui, plus ou moins marqué et, dans certains cas, férocement dévoué de la presse presque tout entière.Il utilise à plein les fonds publics, sous forme de contrats d’imprimerie ou de publi ; Au vrai, Joseph Cohen ne devait nas être élu, à 9 h.30, le matin du 25 novembre.Peut-être l’était-il à dix heures.En tout cas, à onze heures, il l'était assurément.A cette heure-là, le bataillon des télégraphes avait à peu près fini d’opérer sur le front Saint-Laurent.f>n estime qu’il y avait alors 70 à 277 canadiens de langue anglaise.1,230 canadiens de langue française, 176 allemands, grecs ou italiens, et 1,200 israélites."EnthiMiasm” JF 611 P.C’était le premier résultat connu 80 pour cent du vote enregistré et annoncé du scrutin de la jour- dans Saint-Laurent, née.Les bureaux de votation n’a- Dès 9 heures et même avant cela, vait pourtant fermé qu'à six heures, la machine était à l’ouvrage.On fn",ousmsmr qui peut produire un Comment pouvait-il se faire qu’à fi verra, par le détail des témoigna- s.('rutir! lJe ou **-:) pour cent h.11, ce résultat fût connu?Ses que l’on nous communique, * ci» ii ,i • -1-1 comment cela s’est fait.Le candidat de l’Union nationale, M.Thomas Coonan.Irlandais, croyait avoir des chances de l’emporter.Il comptait sans la machine et sans l’enthousiasme, le fameux Du scrutin motorisé sous-offi-! -('e fut seeutin motorisé, en cier-rapporteur.Horace Phillips, j HIte,se'( BÏSC * nPPu' d’une flotte agent de^publicité, domicilié au No t^n,a* sn &°"£s"us ,,a 5532.ave.du Parc), procéder au Un Buick vert’ No de Perrais comptage iIcn bulletins, en présen- i ' n .• ., ce du sous-officier rapporteur, de ,)0 p P"ls un au,re et son secrétaire, des représentants .l’S'nmï ai,.t.re reQ,rei.lt Ia visite “"".M.!.* iTnsmcttrc 1.1 J.'Æïi Canadienne rédigeât la nouvelle la All,riche étaient le chancelier Schuschnigg, le vice-chnncelier prince von Star-liemberg et le ministre des affaires étrangères, baron Berger-Walde-negg.* * * recourant tionale.à une souscription interna- Si vous voyagez.•dretset-vout au SERVICE DES VOYAGES.LE "DEVOIR”.Billets émit pour tous les pays au tarif des compagnies de paquebots, chemins de fer, eutobus.eutsi hôtels, assurances bagages et acci lé des relations du japon avec les Etats-Unis et a'-ec la Soviétie pour motiver l’accroissement des budgets de leurs ministères.Pour régler les dépenses prévues du prochain exercice, le japon devra recourir à un emprunt de 680 millions.Depuis 193L Tannée où il a commencé en Mandchourie des opérations qui ont abouti à la fondation du Mandchoukouo, Ottawa, 30.— renu.greffier du de la Chambre de mort subitement, foudroyé p syncope à sa demeure, avenue lm Iv.M.Dansereau.né à Montréal, était le fils de feu Arthur Danse-reau.ancien rédacteur en chef de la Presse.Lionel Dansereau avait fait Im-même du journalisme a Montre a dents, chèque* de voyage», passeports, il doit emprunter en moyenne 750 mil-etc.Téléphones HArbour IZdl*.lions par an, pour couvrir ses dépenses.•••'¦•••t' *—;- 4 1.i Budapest.30 (S.P.C.-Havas) avant d accepter une pns I ¦ ' | (.prunier ministre Gombos et le Chambre des (.ommunes < Vji1 ministre des affaires étrangères ans.Le défunt aurait eu 0J a Kmiya ont exprimé une profonde juin prochain Hongrie.rie-Edmond, Lucien et Adolph6 ( Dansereau, de Montréal, de M[1,6S Findlay et Aiken, de New-York.M.! Dansereau avait épousé Mlle Jeanne I Parent, décédée il V a plusieurs années.Les funérailles auront ll6u lundi matin., „ A la famille en deuil.I6 Revoir offre ses sympathies.Avex-vou» besoin à* bons livres! Adressez-vous «u Servie* de librairie du "Devoir”, 430 Notre-Dame est, Montréal., „ .Amas, 29 nov.I Le Devoir.Montréal.Erreur de transcription sur mes-1 sage rnvogé ce matin avant-dernier mot lire mercredi au lieu de lundi.G.-A.BRUNET.\ maire d'Amos.“L'Union nationale" i Radio-Canada dimanche soir L'Union nationale, parti de l’op-nosition officielle flans le nouveau parlement provincial, annonce un programme d'une très grande im-| portance, qui aura lieu, dimanche soir, de 7 heures à 7 heures et demie, au nostc de Badio-Canada.* Majorité du maire Grégoire: 224 Québec, 30 — Uc maire de Qué- ! bec, M.J.-E.Grégoire, candidat de l’Action libérale nationale dans Montmagny, a obtenu une majorité de 224 voix sur son adversaire li-j béral, M.Fernand Choquette.La ville de Montmagny a fourni à M.Grégoire la moitié de sa majorité ; le, soit 112 voix.Manne pour les annonceurs Depuis près d'un mois le tirage du “Devoir” croit par bonds de jour en jour.Le public, longtemps trompé par la presse ni chair ni poisson, ayant ouvert les yeux en présence des événements, se tourne vers le “Devoir”, ou il sait trouver une information impartiale et complète.Annonceurs, profitez de ce courant; cueillez l'abondante manne introuvable chez les journaux honnis.Notre tarif d'annonce, le plus bas eu égard à la qualité et au nombre croissant de nos lecteurs, reste temporairement le même: saisissez l’occasion pour signer avec le “Devoir” un contrat profitable.Pour tous renseignements communiquez avec LE “DEVOIR - ANNONCES 430 est, rue Notre-Dame - Tel.HA.1241 - Montréal EST-^-rPTi i inrranir-'1' ' ininraisigr—tscbA W DEVOIR, MONTREAL SAMEDI 30 NOVEMBRE 1935 Ca Uk musicale 1 sa L'initiation à la musique - La Symphonie de Boston - Renaissance du “Paradis Perdu” -A l’approche de Noël - On nous gâte l'n monsieur qui sifine uniquement C/i lecteur intermiteiit, mais dont je parierais qu'il possédé une bibliothèque musicale des plus considérables i'en connais une, à Québec, qui mériterait d'être ouverte au grand public, — m’écrit une lettre dans laquelle abondent ries renseignements de haute valeur.lé ne puis donc lui donner le sort de toute lettre anonyme et malgré sa demande “de la jeter au panier après l'avoir parcourue", j'en extrais tout ce qui semble devoir intéresser nos lecteurs.Se référant à ce que j’ai dit.le 1 li novembre dans La Vie Musicale, l'auteur — qu'on ne se fourvoie pas au sujet de l’anonymat qu'il tient à farder: sa lettre est en tout point d'une courtoisie absolue, — l’auteur cite comme ouvrages à consulter sur l’initiation à la musique en général et à la musique d’orchestre en particulier: Les instruments de t'orchestre de Reynaldo Hahn (disque de la Compagnie Ultraphone Ultra F.P.—1472).Horn to listen to music, de kreh-biel (Scribner).,t Listener’s Guide to Music, de P.A.Sholes (Londres, 1925).The Layman's Music Book d'Olga Çamaroff-Stokowsky (sous presse ciie* "w.W.Horton and Co.).L'Initiation à la Musique, publiée sous la direction de Maurice Emmanuel, avec la collaboration de tieorges Chepfer, Hugues Panassié (apôtre farouche du hot jazz), Raul Lendormy, Emile Yuillermoz, Reynaldo Hahn, Maurice Yvain ct Dominique Sordet (Paris.1 vol., 400 pp., aux Editions du Tambourinaire).Je remercie ce correspondant pour ces détails et ne connaissant ni son nom ni son adresse, je lui donne ici le renseignement qu'il demande.Les causeries-concerts de Walter Darnrosch qu'on entend les vendredis matins à la radio ne sont pas diffusées par les postes de Radio-Canada.De cette liste je conseillerais volontiers à mes lecteurs de se procurer le disque de M.Reynaldo Hahn, puisqu’il donne non seulement la théorie, mais des exemples instrumentaux.Les livres, tout utiles qu’ils sont, ne peuvent cependant valoir l'illustration vivante que l’Orchestre Symphonique a commencée le lendemain de son premier concert et qu’il continuera pendant toute sa saison.* Ÿ * A 1 occasion de la cinquantième année de visite de l'orenestre de Boston à New-York, William .1.Henderson, un des critiques musicaux les plus connus aux Etats-Unis, a signalé la haute estime que possèdent les habitants de la métropole pour cet orchestre.La Symphonie de Boston, qui ex-isle depuis un demi-siècle, fut fondée par le major Higginson, riche musicien amateur qui, après l'avoir dirigée dans son enfance, se contenta modestement d’une position rie deuxième violon, quand il en remit le sort aux mains d’un musicien de carrière, Georg Hen-sehel, non moins bon chef qu’excellent chanteur.Puis vinrent des chefs comme Emile Paner, Arlhur Nikisch, Wilhelm Gericke, Karl Muck.Henri Rabaud, Pierre Mon-teux.et enfin Serge Koussevitzki.Xikish était l’enthousiasme personnifié au détriment, se plaisait-on dire à Boston, de la perfection et de l’exactitude.Gericke, qu’avant lui, déjà, on avait trouvé froid et trop maître d’école, fut rappelé eu pupitre et perfectionna encore p/us l’instrument que Karl Muck «mena à un degré encore plus élevé d'excellence.Mais Muck, trop ijon Allemand pour ne pas s’asso-oier, pendant la guerre aux menées de Von Papen, de Beckendorf et de Boy-Ed, dut céder la place et c'est alors que M.Henri Babaud lui succéda.Mais l'auteur de Marouf était meilleur compositeur que chef d’orchestre.L’orchestre était dans l'anarchie, les musiciens allemands faisaient une sourde grève de résistance passive.M.Rabaud.découragé.s’en alla au bout d'un an et rut comme successeur Pierre Mon-teux.Celui-ci accepta la guerre que sc m rire Monteux et avec années, car ell** au Monu-Perdu de été aura lui voulaient les musiciens allemands, les mit à la porte et, au bout de cinq ans, légua à Serge Koussevitzki le merveilleux instrument dont celui-ci dispose à l’heure actuelle.Nous avons eu la Symphonie de Boston trois fois à Montréal: avec Wilhelm Gericke au Victoria Skating Rink qui se trouvait rue Stanley derrière l’hotel Windsor, un soir qu'il pleuvait, comme on dit, .boire debout et que.dans celte grange, on avait son parapluie ouvert sur la tète et les pieds dans la de bois mouillée, avec Pier-au théâtre Saint-Denis koussevitzki au Forum.Jfi •¥* !,'Association des Chanteurs de Montréal, la plus ancienne en date de nos sociétés chorales rappe lons-nous que nous n en avons pa> plus de quatre — paraissait sommeiller depuis quelques Elle se réveille cette annee donnera, le 10 décembre, ment national, le Paradis Théodore Dubois.L’oeuvre n’est sans doute pas nouvelle, mais elle n’a pas chantée depuis longtemps et les attraits d'un ami perdu, puis retrouve avec plaisir.(‘.'est avec l’orchestration originale qu'elle sera donnée.Jusqu'ici, on se servait le plus souvent d’une instrumentation due à la plume d’un altiste aujourd’hui disparu qui guidé par ries indications placées avec assez peu de soin sur la réduction pour le piano, en avait commis des erreurs du plus bizarre effet., , ., On peut peut-etre reprocher a la partition de Théodore Dubois son peu de profondeur et ses harmonies trop élégantes, mais elle possède en revanche une qualité: celle d’avoir un grand charme et d’ètre facilement comprise et goûtée, que n’ont pas toujours d’autres oeuvres plus solides.Théodore Dubois vécut assez pour connaître Père moderne de l’écriture debussiste et ravellienne.Il l’admirait, mais ne voulut jamais la pratiquer, quoiqu'il ait démontré son habileté à se l'assimiler dans une oeuvre comme Kijhèle, par exemple.Celte fidélité à l'esthétique d'autrefois confère à sa musique une nature qu’on aime à fréquenter: t^nir écrire de cette façon, il fallait des idées qui s'exprimassent par la piélodie, car on ne pouvait les contrefaire à l'aide d’une écriture dé- les Petit Ballet Morenoff T Au Ladies' Mornmg |_a journ£e de jeudi Musical Club Un auditoire élégant s'était rendu.jeudi soir, à Victoria Hall, Westmount, pour assister au spectacle du “Petit Ballet Morenoff’.Il serait impertinent de présenter Maurice Morenoff.Depuis de nombreuses années le jeune maître de ballet s’est acquis une réputation enviable et qui ne lui ?st d’ailleurs guère disputée car.jusqu’à ce jour, on peut bien admettre que Part chorégraphique semble un luxe à la majorité de nos gens.L'an dernier, nous avions eu l’occasion d’admirer, au Séminaire de Joliette.les figures chorégraphiques préparées par Morenoff pour la belle création de Jonathas.Et.encore pour ce ballet, M.Morenoff ne pouvait guère user de tous ses moyens.Il lui avait fallu, en quelques semaines, apprendre le rythme, la grâce à des jeunes gens que leur future carrière oriente vers des voies bien différentes de celle de la danse.A Victoria Hall, M, Morenoff était évidemment plus à l’aise puisqu’il présentait ses élèves réguliers.Bourdonner plus de couleur et plus de raffinement à ce spectable d’élèves, Maurice Morenoff, Mme Carmen Morenoff et M.Paul de Vassal ont exécuté eux-mêmes plusieurs ar- ! rangements chorégraphiques de : Morenoff.Comme il s'agissait en l’occurrence, d’un récital d’élèves nous nous contenterons de dire que ces trois danseurs ont donné d'exquises compositions, particulièrement dans le ballet classique: Le roi s'amuse, écrit musique de Paderewski.Les élèves se sont montrés dignes du maître, particulièrement les toutpetits qui ont conquis l’auditoi-ire par leur grâce enfantine.Le spectacle était varié: Outre le ; ballet Le roi s’amuse, il compor-1 tait l’inévitable dernière valse tLa \ valse triste) de Sibelius, sans doute émouvante, mais qui commence à être un peu usée, ce qui n’empêche pas d’ailleurs que l’on trouve toujours un charme nouveau à la remarquable composition qu’y fait Mme Morenoff.A la Berne américaine, peu intéressante, on nous permettra de préférer la danse sacree égyptienne (musique de Luigini) ou encore deux ombres dans te bleu (musique de Schubert et Liszt).Les costumes somptueux des danseurs et des ballerines étaient des créations de Mme Carmen Morenoff et les décors, de Georges Francis.Un orchestre, dirigé par Charles Goulet, exécuta le décor sonore presque indispensable à ce acle harmonieux.' ’’STRAPONTIN’’ MLLES RODRIGl E ET PROVOST â Paris Voici le programme que Mlles Juliette Rodrigue, planiste, et Ma-rielle Provost, violoniste, exécuteront, sous les auspices du Ladies’ Morning Musical Club, jeudi matin, 5 décembre, à 11 heures, au Ritz-Carlton : Piano lJuliette Rodrigue): Prélude et Fugue en do dièse majeur, Bach: Sonata quasi una fantasia, op, 27.no 1, Beethoven; 1er Nocturne.G.Fauré; Andalusa, de Kalia.Violon (Marielle Provost): Sona le pour piano et violon.Corelli-Spalding; Concerto en mi majeur, 1er mouvement, Bach.sa phy- La Argentina à Montréal le 16 M.Louis-H.Bourdon a conclu, il ' a quelques heures, les arrangements nécessaires pour présenter rie nouveau aux Montréalais, le 16 décembre, au théâtre His Majesty's, l’incomparable danseuse La Argentina, que le tout-Montréal connaît et admire.Comme nous Pavons déjà dit, les multiples impressions que produit chez le spectateur chacune des compositions île La Argentina se fondent en une seule; l’impression du rythme symbolisé par un être humain.La Argentina, c ost le rythme lui-même.le rythme aux visages sans cesse changeants.La culture extraordinaire de l’artiste, ses études approfondies du folklore de nombreux pays font rie Part de La Argentina nu art un.que au monde.Comme la salle du His Majesty's n’est pas îles plus vastes, on serait prudent de réserver ses billets au plus (ô| afin de ne pas être déçu., Sarah Fischer Mlle Sarah Fischer, qui est de naissance canadienne et qui .s'est taillé une réputation en Angleterre au concert et comme artiste de radio-télévision, donnera un récital au Ritz-Carlton à Montréal, lundi, le 9 décembre.Mlle Fischer a toujours fait une large place aux oeuvres françaises, et même aux chansons de notre folklore, dans scs programmes pendant son séjour en Angleterre.Les bil.ets sont maintenant en vente chez Archambault el Lindsav.sped La mise en scene de “Britannicus' routante.# * ¥ Un mois à peine nous sépare de Noël et l’on peut s’attendre que la bataille va reprendre autour du Minuit, Chrétiens!, le combat de la sentimentalité contre la convenance.Avant ct après le ban proclamé par S.E.|c cardinal archevêque de Québec, Ibeaucoup de paroisses de Montréal l'ont mis au rancart; dans d’autres, on l’a caché, à l’exêmple de ce curé de Montréal qui m’écrivait naguère qu’on ne le chanterait plus au début rie la Messe de Minuit, mais qu’on le tolérerait à li messe de l’Aurore — Minuit, Chrétiens à une heure et demie du matin ! La première déclaration des hostilités nous vient cette année des RB.PP.Dominicains de Notre-Da-rne-de-Grâce.Le Carillon, bulletin mensuel de cette paroisse, publie dans son numéro de novembre, sous la signature du B.P.AV Bergeron, O.P., son directeur, un article intitulé A propos du ‘Minuit, Chrétiens!” et qui débute ainsi: Le chain du Minuit, Chrétiens! d'Adolphe Adam, qu'on a usé à force de s'en servir, ne sera pas chanté cette année à Sotre-Dame-de-Grâce.Cette déclaration s’appuie sur des motifs de convenance basés sur la déclaration de Son Eminence le Les décors de Britanniscus, que préparent actuellement les collégiens de Saint-Laurent, ne seront pas le moindre élément intéressant du spectacle.Le Père Houle, qui avait conçu les splendides environ-î neemnf de Polyeucte, a renouvelé sa manière.11 exploite, ce coup-ci, la tenture somptueuse et frémissante de lumière.Sur ce fond la gamme chaude des costumes neufs jouera pour l’enchantement rie l'oeil.De toute façon Britannicus sera une chose à voir.C’est dans une telle ambiance que le * répertoire classique prend toute sa valeur et que s’atténuent les défauts inévitables d'une interprétation confiée aux seuls élèves encore inexpérimentés.Notez qu'il y aura matinée les ,10 novembre et 7 décembre, et soirée le 2 décembre.Les adultes sont admis aux matinées.La location se fait au secrétariat (BY.0931 ou 0483).selon une échelle de prix réduits depuis l’an dernier.N.B.Il ne reste plus aucun billet pour la matinée d’aujourd’hui.Section Notre-Dame La section Notre-Dame de la Société Saint-Jean-Baptiste organise un “souper caBadien", qui sera présidé par M.le maire Houde, le mardi, 3 décembre dans la salle paroissiale de Notre-Dame, 428, rue Saint-Sulpice.11 y aura de inu liples attractions, entre autres: une courte causerie sur un sujet d’ordre national, par M.C.-A.Shaffer, -nombre de la section Notre-Dame (le la Société St-Jean-Raptiste; musique et chants du terroir; la chorale de Notre-Dame.sous la direction de MM.Guillaume Dupuis, ainsi que le quatuor composé de MM.Chs-Emile Brodeur, Emile Cour, Hercule Lavoie et’ Armand Gauthier, veulent bien prêter leur généreux concours pour cette circonstance.Le public en général est invité à cette soirée du “bon vieux temps’’.Les billets sont en vente dès maintenant chez: M.Ernest Savi-gnac, P.S.S., aumônier de la section Notre-Dame de la Société St-Jean-Baptiste et organisateur, 11R ouest, rue Notre-Dame, MonJ-éa!.Tél.: MArquette 7947.Au “Matinee Musical Club” I U.ardinal Villeneu ve et sur des «IMM CE SOIR AU COUCHER Une à deux tablettes R0B0L Résultat DEMAIN MATIN 25e la boite Cie Chimique FRANCO Américaine Liée 1566 rue St-Denl* Montréal.Veuillez m'envoyer un échantillon de ROBOL.Nom Aorewie (D) üîlüài)iii1,riiiiltlHil!|iiilii,iIif!(i!iit!:,ii,'îîïl‘llllllili'lltiil|l'lHii!Il'«!!tlîliMlititll ap' précîations de musiciens dont on ne niera ni la haute valeur ni la compétence en cette matière: MM.de La l'ombelle et Amédèe Gastouc.Elle se termine par ces mots: C’est entendu, le susdit morceau est désormais banni de notre église, par respect pour Dieu et pour tes autorités religieuses qui le jugent u sa valeur.Sous ne le chanterons également pas par respect pour le goût musical éprouvé de nos paroissiens.(’.‘est clair et net.Aux motifs de convenance qu’on allègue généralement, ne pourrait-On pas poser cette question: De que) droit inaliénable un athée notoire et un musicien juif auraient-ils leurs entrées dans un temple catholique, a la commémoration d’un fait historique el religieux que l’un et l'autre niaient?* Ÿ ¥ Pendant des années et des an-! nées, nous n eûmes pas d’orchestre.Or c'est n peine si pendant ce temps-la deux orchestres améri- I cains vinrent nous rendre visite.Aujourd’hui, nous avons deux orchestres, celui des Concerts Symphoniques, qui attire des foules, et l’Orchestre de Montréal, qui vivote tant bien que mal, niais se tient vaillamment debout.Puisque nous avons cemu’il nous i faut, c’est donc que la population i a acquis le goût de cette présentation d’art.Est-ce à cause de cela qu’on nous promet deux orchestres américains: l’un de Washington, bientôt; l’autre, celui de Stokows-kyî Et veut-on prouver que le proverbe est vrai qui dit: "R faut battre le fer pendant qu’il est chaud’*?Pourvu que la visite rie ces orchestres ne nuise pas au succès du nôtre, déclarons-nous satisfaits.Il est bon de savoir que, de nouveau, nous ne sommes plus en dehors dii Voici le programme que le trio Harisay exécutera, le 3 décembre, au Ritz-Carlton, sous les auspices du Matinee Musical Club: Quatuor en sol mineur, de Grieg; Quatuor de la chasse, en si bémol, rie Mozart; Largo, de Purcell; Tambourin, rie Gorsec.Le quatuor se compose de MM.Harisay, Noms, Sehenker et de Mlle Thérèse Rochette.“Le Paradis perdu” AVEC LIONEL""DAUNAÏS L'audition de l'oratorio “Le Paradis perdu”, de Théodore Dubois, le mardi.10 décembre prochain, au Monument National, promet d’être un vrai régal artistique.Avec des solistes tels que Lionel Daunais, Georges Lévesque.Marguerite Pé-ladeau, Gabrielle Marcotte, Charles-Emile Brodeur, Jos.Audet et David Rochette, un choeur de 125 voix et un orchestre riens, Jean Goulet, l’Association des Montréal ne peu choeur de 12 de 35 musi-le directeur de Chanteurs de manquer de rem- porter un énorme succès.( cite soirée est sous la présidence de S.H.le maire de Montreal et rie madame la mairesse.Les billets sont en vente chez Archambault, 500, rue Sainte-Catherine est.M.j can Riddcz On nous annonce que la conférence sur Saint-Saëns, qui devait rtre donnée par Jean Hiddez, de l’Opéra, le 3 décembre, sera re portée au mardi, 21 janvier.Les personnes qui auraient déjà leurs billets sont priées de les considérer valables pour cette date.Le Théâtre *dcs Petits Demain après-midi, a la Nationale, représentation Théâtre des Petits.Palestre par le Gazette artistique 30 novembre: STELLA (Toute la semaine).Lucienne Boyer, chanteuse de genre, de Paris, avec les “Continental Varieties".y.y.1er décembre: PALESTRE NATIONALE.Spectacle d’opérette par le “Théâtre des Petils”, dirigé par Mlle Camille Bernard.2 décembre: AUDITORIUM ST-I.AU RENT.Les élèves du collège i dans Britaniiicus, tragédie de Raci-| ne, (Matinées les 28 et 30 novem-I lue).y jy 3 décembre: WINDSOR.Festival I du Centenaire de Saint-Saëns.Jean 1 Riddez et .Mlles Riddez.Sf.3f.Jf.3 décembre: LH THEATRE-ECO-; LE, à la Palestre Nationale: “Une petite qui voit grand”.3 décembre: MONT-ROYAL.Le quatuor Harisay, sous les auspices du Matinee Musical Club.Zf.ff.Zf.t décembre: RITZ-CARLTON.“Wednesday 9 O’clock”.Etta Coles et Naomi Yanovu, pianistes con-1 certnntos.Zf.Jf.Jf.5 décembre: RITZ-CARLTON ( A 11 heures a.in.) Mlles Juliette Ro-j drigue.pianiste et Mariette Provost, violoniste, sous les auspices du Ladies’ Morning Musical Club.^ CN 5 décembre; COLLEGE ROYAL VICTORIA.La Compagnie Canadienne d’Opéra (dirigée par Victor Brault) dans Samson et Dalila, de Saint-Saëns.Zf.Jf.Zf.10 décembre: RITZ-CARLTON.Les Soirées Littéraires de Montréal.; Causerie.Lafontaine.à la nianiè-: re de Lafontaine, par Jean-Marie I Laurence.Musique: Le Trio Leduc.Zf Jf.Jf.Il' décembre: MONT MENT N.\-I K?N AL.“Le Paradis perdu”, ora | tono de Théodore Dubois, i Lionel Daunais et Marguerite I 1 dcau.rirvv ''0l,nl’,,l'; V>NUMKNT NA- ,N¦ , ¦ ( "ncert annuel de la So ciele des Oliviers, avec le .Uior Mouette.Président Edouard Montpetit.La grande ville conserve sionomie habituelle Paris.29 (P.C.-Havas) — Pans a conservé toute la journée sa physionomie habituelle sans aucune tension, sans aucune émotion du fait de la rentrée parlementaire.Pourtant la préfecture de police, sur l’ordre du ministère de l’Intérieur, ! avait prévu des mesures d’ordre assez sévères: celles d’abord qui accompagnent toujours les grandes journées parlementaires et le ren-; forcement des ligues de droite notamment des Croix de Feu.Des précisions données allaient jusqu a déclarer que cotte journée verrait une véritable tentative de coup de force avec l’occupation des ministères et des centres électriques.A vrai dire, de telles affirmations rencontrèrent plutôt de la bonne humeur dans la population : qu’une audience inquiète.Des les premières heures les Parisiens s’en allèrent à leurs occupations comme d’habitude.On ne remarqua nulle affluence particulière aux guichets des banques ou aux caisses d’épargne, et la Place de la Concorde devant le Palais-Bourbon ne connut même pas un succès de curiosité ni une particulière affluence de badauds.Comme chaque fois que la Chambre tient une grande séance, des pelotons légers de gardiens de ta paix stationnèrent sur les grands boulevards et les différents points stratégiques.Les gardes républicains et les gardes mobiles restèrent consignés à leurs casernes.C’en fut de même des soldats des régiments motorisés dont les camions sont mis, le cas échéant, à la disposition de la police.Ce furent des mesures prudentes et vaines puisque dès l’ouverture de la séance de la Chambre des députés, i! apparut nettement une détente dans le pays qui était au moins égale à la détente dans l'enceinte parlementaire, et que Paris, sous la pluie lépère et la brume peu dense, n’avait nullement conscience de vivre le moins du monde une journée exceptionnelle.Le ski à Paris Paris, 30 (P.C.-Havas).Paris va-t-il devenir aussi la capitale des sports d’hiver?Il existait déjà de nombreuses petites pistes de neige artificielle dans les divers quartiers de Paris sur lesquelles les fanatiques du ski venaient s’initier aux mystères du "Telemark’' et du “Christiana”.Mais ils étaient réservés à un petit nombre d’initiés.Cette année, pourtant, il semble que l’intérêt pour le ski, le roi des sports d’hiver, a brusquement grandi dans les milieux sportifs de la capitale, ef que le nombre de ses adeptes battant celui des grandes villes à proximité des champs de neige, Grenoble et Nancy, va mettre Paris à la tête des grands centrés de skieurs.Le groupe de skieurs au Touring Club de FYance compte déjà plus de 1.300 membres actifs, sans compter ]es nombreux adeptes isolés.Il est évident que tous ces sportifs sont forcés de quitter Paris pour aller chercher la neige soit dans les Vosges, soit dans les Alpes, dans les nombreuses stations fondées à leur intention.L'exode des sportifs est facilité par les demi-tarifs sur les réseaux.et ils ne partent qu’à coup sûr, grâce à la publication des bulletins d’enneigement périodiques édités par les agences des voyages de chemins de fer et diffusés par les postes de radio.Cependant, pour permettre aux skieurs de garder leur forme et de se perfectionner dans certaines fi-j gures et sauts, il existe au Parc des Expositions une véritable station de sports d’hiver sur neige artificielle dont ja piste est munie d'un tremplin qui ne mesure pas moins que 75 mètres de longueur.En outre, une intense propagande est menée en faveur des sports d hiver en général et du ski en particulier.C’est ainsi qu’hier s’est déroulé sous )a présidence de M.Ernest Laffont, ministre de la Santé publique, un grand gala de ski dont les recettes étaient destinées au financement d’une expédition française de haute montagne qui, sous la direction de M.Henri de Segogne, va partir au printemps à la conquête du Karakoram.VOLUME XXVI —No 277 CONCERT ANNUEL de la Société des Oliviers au profit de ses oeuvres avec la collaboration du QUATUOR DES ALOUETTES sous la présidence d'honneur de M.EDOUARD MONTPETIT au MONUMENT NATIONAL JEUDI LE 12 DECEMBRE Billet* : Prix 50c à $1.00 CH V52fiV“6.M*î?!,rAdeLIS uS°£1i*,e«:ndneJ 0livierï; '**'• Ufontaine, ' I h** Ef Archambault, 500 «*1.rue Ste-Catherine.MA.6201, et a la Librairie J.-O.Pmeault.466 eit, rue Mont-Royal, HA.622t.L exposition vaticane de! presse de la France ca- I ta La contribution tholique Paris, 30.(C.P.Havas) “Notre participation a l'exposition vaticane (le la presse sera un témoignage éclatant de la vitalité de la conscience catholique française.” Celte assurance fut donnée au représentant de l’agence Havas par une importante personnalité ecclésiastique que le cardinal Verdier, archevêque de Paris, chargea spécialement de suivre le progrès de 1 influence religieuse sur la presse quotidienne et hebdomadaire.“La salle réservée à notre pays, nous dit notamment notre interlocuteur, se trouve exactement à droite du salon d’honneur où se dresse le trône pontifical et ne mesure pas moins de vingt mètres sur dix.En plus de cette salle destinée à synthétiser l’activité de la presse catholique dans nos différents diocèses, la France expose également dans les kiosques consacrés à Tac-lion catholique, à l’action missionnaire, à la rétrospective historique et industrielle.En raison de l'importance de sa contribution, la Bonne Presse qui oublie une série de périodiques illustrés destinés à fortifier la foi chez le père ou la mère de famille et les enfants, disposera d’un local spécialement aménagé dans la ga-erie des expositions particulières.“Les statistiques intéressant nos journaux et revues catholiques seront bientôt prêtes.On y verra comment la prodigieuse renaissance de la presse catholique en F'rance marqua le développement de la foi après la guerre mondiale.Les revues comme Sept, Cie catholique, Les Etudes, connaissent une vogue croissante et s’assurèrent de la collaboration des écrivains français les plus renommés.L’organe catholique quotidien, la Croix, est maintenant diffusé dans toyt le pays.l'Infin, le signe capital — pour répondre aux nombreuses demandes nous fûmes obligés de lancer deux nouvelles revues religieuses: l’une, L'Art sacré, spécialement consacrée à la recherche d'une nouvelle esthétique catholique, l’autre, Le Correspondant, à la défense du vieux patrimoine intellectuel et moral des chrétiens de France.Dans ce domaine comme dans tous les autres, la fille aînée de l’F’glise conipiit le voeu du Saint Père.RECITAL DE CHANT SARAH FISCHER Hôtel Ritx-Carlton Lundi, 9 décembre, à 9 heures Billets: *2.00, *1.65 et *1.00, taxe incluse MAINTENANT en vente chez IJndsav, au Ritz-Carlton.chez Archambault et k l'Administration.FItzroy 1543 - DExter 1343 Souffrex-vous d’insomnie?PRENEZ SLEEPEX ET DORMEZ BIEN! 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En achetant, voyez à ce que la boîte ou la bouteille qu on vous remet porte bien l’indication "Lait de .Magnésie authentique de Phillips”.FABRIQUE AU CANADA Lait de M.qnesie de Phillip».«ou» ?orme liquide ou un ?ablette» ^79064 VOLUME XXVI — No 277 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 30 NOVEM B R E 193 5 FEMININ LA A mant Directrice : Germaine BERNIER La nécessité d’une enfance heureuse Est-il possible d'affirmer qu'il n’y a que les orphelins qui manquent de joie et d’affection dans leur vie d'enfant?Je ne le crois pas.Des bambins, et, peut-être plus qu’on ne le pense, ont des parents et sont privés de Fune comme de Vautre.Contrairement aux parents qui croient leurs héritiers les plus fins, les plus jolis, les plus doués, qui ne cessent de les louanger et qui les favorisent parfois même au détriment de la justice et de ia charité, il y en a d’autres qui ne trouvent jamais Foccasion d'apprécier une bonne action, de deviner un chagrin ou simplement de dire un mot doux, une parole affectueuse.Toujours lointains, toujours fermés, toujours indifférents, ils ne prennent pas la moindre connaissance des petites vies qui montent autour d'eux; ils ne cherchent pas à s'attacher l’esprit et le coeur de leurs lout petits et seront certainement surpris plus tard que leurs enfants aient toute leur vie organisée au dehors, ils croient tout bonnement avoir tout fait quand les enfants sont habilllés et qu’ils ont eu trois repas par jour, et ils comptent sur la loi naturelle qui doit attacher les enfants à leurs parents, etc.Ce n’est pas toujours aussi simple que cela, et les enjants indifférents pour leurs parents ne doivent pas toujours être taxés de manque de coeur.Un jour, j’ai vu sortir un ouvrier de sa maison, suivi par une petite fille de.trois ou quatre ans qui sautillait pris de lui et se pendait à son habit tout en parlant.L’homme marchait comme s’il eût été seul.Arrivés à la rue, la petite resta sur le bo*d du trottoir et lui continua son chemin.Par deux fois, elle l’appela en lui disant bonjour et en faisant de petits signes; il se retourna à peine, une seule, fois et pas un geste, pas un mot ne vint dire à la fillette qu’elle élait écoutée, comprise et aimée.Non, il avait l'air tellement indifférent et plutôt agacé par ce manège enfantin.Cette enfant-là recommencera peut-être ses démonstrations affectueuses mais si elle est toujours reçue de cette façon, en comprenant mieux, elle finira par garder et refouler ses sentiments et plus lard, si elle n’est pas devenue un être défiant et concentré à l’excès elle placera nécessairement toutes ses affections en dehors du foyer; tant mieux, si elle les place bien., Dans d’autres classes, pour d'autres raisons, n’y a-t-il pas beaucoup d’enfants dont les domestiques seuls prennent soin?Cela, non plus, ne peut pas faire des enfants heureux, sans compter les inconvénients, sinon les dangers qu'il y a à laisser les bambins aux mains des étrangers salariés.Les enfants ont droit à une enfance heureuse et c’est aux parents à la leur procurer par leur affection d'abord, par les bons soins ensuite; ils n'ont rien à subir non plus, des tracas, des soucis ou de la mauvaise humeur des grandes personnes, la réalité de la vie, avec ses misères petites et grandes, les rejoindra toujours assez tôt; c'est de la joie qu’il leur faut d’abord.Et cela, indépendamment du rang rocial ou du degré de fortune, puisqu’un enfant pauvra iera heureux s’il est aimé tendrement comme un enfant riche sera malheureux s’il est abandonné moralement.Que les enfants aient donc aussi, dans la journée, des heures où ils pourront jouer, rire, chanter, s’ébattre enfin en toute liberté.Le jeu leur est aussi nécessaire que le soleil au développement des plantes.Si vous avez, en plus, F habitude de causer avec eux pour savoir ce qui se passe dans ces jeunes esprits et que votre douceur et votre patience les invi-•ent à vous confier leurs ennuis ou leurs puériles inquiétudes, alors, vous avez une bonne méthode pour gagner la confiance et l’abandon des jeunes et les garder sous votre influence.La trop grande sévérité, la froideur, l’impatience ne peuvent pas plus attirer les enfants que ceux qui ont fini de grandir.Une heureuse enfance est une préparation nécessaire à une vie heureuse; la maturité et même la willesse s'en aideront.“Les dispositions, la tournure de l’esprit, les tendances de toute la vie se fixent dans l'enfance.L’habitude de la gaieté, prise dès le jeune âge a une puissante influence sur l'homme mùr et sur Ir-ute sa carrière’’.Les enfants soucieux et sans entrain ont bien des chances de gâcher leurs études et même leur me, ou tout au moins de les faire médiocres quand il aurait pu en être autrement.Tant de gens ignorent la gaieté et l'enthousiasme toute, leur vie, et ne voient jamais qu’en noir, que parce qu'ils ont eu une enfance triste et comprimée; ils n'ont pas pris l’habitude d’être gais, et ne sont plus capables de l’acquérir.Et je ne comprendrai jamais ceux qui ne finissent plus de noircir le tableau de la vie et du monde pour les jeunes qui tes écoutent.Ces enfants-là n’attendent plus de l’avenir qu'ora-qes, tempêtes, misères de toutes sortes comme si Dieu n’avait mis ni beauté, ni harmonie, ni joie dans le monde.Plusieurs se résignent i avance à toutes tes catastrophes et sont vaincus avant d’avoir lutté.(tardons-nous de former les jeunes esprits de cette façon, nous leur enlèverions la confiance, l’enthousiasme, l’élan qui, bien dirigés, sont des richesses pour les caractère., l’âme et le coeur.Si les enfants s’éveillent et grandissent dans la confiance et la joie, la maison de leur enfance restera, dans leur mémoire, un véritable foyer de lumière, de paix, de bonheur, où Us aimeront toujours revenir.Et.plus tard, quand les réalités de la vie se seront faites plus cruelles ou plus amères, c’est encore dans ce refuge qu’ils retrouveront, en pensée, du moins, les paroles et les conseils d'antan qui leur apporteront le calme et le courage pour continuer leur chemin en braves.PE/SCA —Il faut que ce soit vous qui me le disiez pour que je le croie!.Mais quel est ce monsieur qui me i saute au cou.m'embrasse et me fait j mille caresses?—Oh! c'est un raseur, c’est le j Pronom démonstratif! —Et ces Mots qui procèdent si j minutieusement à leur toilette?—Vous ne les reconnaissez pas?Ce sont les Noms Propres! Ces | mots, là-bas.vêtus de rouge, ce sont les Nombres Cardinaux.Mais venez par ici.Evitons la conversation des Locutions Vicieuses et longeons le collège Chapsal.—Attendez, quel est ce personna ge coiffé d’une mitre et qui donne de petits soufflets à cet autre agenouillé?j —Ca, c’est l’Exception qui est en train de confirmer la Règle.Mais entrons dans ce monument qui n’est autre que la Maison de \ retraite des Mots vieillis et des Locutions hors d'usage.Nous entrâmes, et fûmes aussitôt entourés par des centaines de vieux mots plus ou moins ridés ou démodés.Je reconnus au hasard les Mots: Epoux, Miroir, Servante, 1 Missive, Baccile, Hôtellerie, Dandy, Lionne, Merveilleux, Cancan, Cabas, Carrosse, Coursier, Casaquin, etc., etc.Tous commençaient à me raconter en même temps leur histoire d’un accent aigu, quand le Passé, qui, par hasard était présent, referma sur eux la parenthèse.—Mais quel est donc cet enfant qui parait avoir tant de mal à grandir?demandai-je à mon guide, en lui désignant un petit avorton assis gravement à l’écart.Un vieux monsieur extraordinairement affublé d’un chapeau bicorne et d’un vêtement orné de parements verts veillait sur lui.—Chut! me dit le guide d’un ton soudain respectueux et le doigt sur les lèvres, c’est le Dictionnaire de l’Académie! Miguel ZAMACOIS Papineau à 2 h.p ir.Pour ren»el*ne-menU, on rat prié de communiquer P*r téléphone: Am.4959 ou Pr 3828 Association de la bienheureuse Vierge-Marie-Réparatrice Lundi, 2 décembre, une mm>e sera chantée pour les membre* défunt* de l'Aaeocla-; Uon de la Bae VI erge-Msrl e - Réparatrice dan* la chapelle du couvent des religieuses de Marie-Réparatrice, 1023 ouest, Mont-Royal.Outremont.fc 7 h.a.tn.Apostolat de la Prière Intention générale bénie par le Salnt-Pére: la connalasance du catéchisme.L’homme moderne «ait tout Mineur, au fond de l'ablme.sa foreuse brutale fait éclater la dureté du roc receleur de richesses Marin la proue gigantesque de ses "Normandie" écarte dédaigneusement les montagnes d'eau de l’Atlantique Aviateur, le bourdonnement de ses aéroplane» anime déjà la stratosphère déserte et froide.Connaître toute eclence.ouvrir tout livre, voilé le rêve de eon orgueil.L’homme moderne ne sait rien.Jésus, maître de toute science, lui dit: “Que sert à l’homme de gagner l’univers s'il vient à perdre son âme", et l’homme moderne ne comprend pas.Voyez-le se brûler les yeux à parcourir de volumineuses encyclopédies Pauvre myopel Mets donc sur table le petit catéchisme où Dieu a écrit les paroles de la vie "Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront pas”.Et pourtant, quelle Insouciance, chee bien des parents, au sujet de l’Instruction religieuse de leurs enfants! N’est-ce pas peut-être que les parents ont eux-mêmes désappris leur catéchisme?Intention missionnaire: L'Action catholique dans l'Afrique du Sud.L’Afrique ,du Sud est grande comme la province de Québec.Six millions de noire et deux millions de blancs s y disputent ftprement la posesston du sol.Les haines seront-elles Indéracinables?Heureusement que.face A la horde athée de Moscou qui attise les rancunes en prêchant la révolution, se range la petite mais vaillante armée de l’Action catholique.Seule la charité du Christ dispensée par vos prières saurs uplr dans un même battement les coeurs des deux Afrlques, la blanche et la noire.Un câblogramme reçu de Rome demande au nom du Souverain Pontife que les associés de l'Apostolat de la Prière offrent des messes et des prières à ses Intentions particulières.I CHEZ EATON Grandes Aubaines ! i** & » :\ Les “ féminines A Laprairie Voyage au Pays des Mots • casquette à la main, et m’offre de me servir de guide dans le Pays des Mots, sous prétexte qu’il était l’In-| dicatif.J'acceptai et nous nous Pour avoir l’autre jour relu ma mîmes en route, grammaire; formalité indispensable; Le Pays des Mots, m'apprit che-remise de jour en jour depuis dix j min faisant mon compagnon, est ans, j’ai fait la nuit dernière un, gouverné alternativement par deux rêve étrange.j rois: le Verbe Etre et le Verbe J’ai rêvé que mon yacht (en rêve | Avoir, qui sont les deux auxiliaires j’ai quelquefois un yacht une auto- de la volonté divine.Nous préfê-mobile ou un château); j’ai rêvé,irons de beaucoup le Verbe Etre dis je.que mon yacht accostait le; parce que c’est un roi qui s’accor-Pays des Mots.C’était une ile dont j de avec son sujet.Le Verbe Avoir, le rivage était semé d’écueils phi-i lui, est plus capricieux.Croiriez-lologiqucs.i vous qu’ii ne s'accorde avec son ! A peine eus-jc mis le pied à terre complément que si celui-ci mar- ; qu’un bizarre individu m’aborde, lâche devant lui?Les anciennes de l’Amicale Notre-Dame des Prés sont Invitées à la réunion annuelle qui aura lieu dimanche, le 1er décembre â 2 h.30 p.m.Cette invitation doit être considérée comme personnelle.Pensionnai Si-Louis de Gonxague La réunion annuelle des anciennes élèves du Pensionnat St-Louls de Gonzague, 331 est, rue Sherbrooke, aura lieu le samedi.14 décembre, dès 1 h.30 p.m.Toutes les amlcallstee sont cordialement priées de se rendre sans autre Invitation personnelle.Comiié des Oeuvres économiques L’assemblée du cercle d'étude du Comité des Oeuvres économiques aura lieu mardi soir, 3 décembre, à 8 h.p.m., à la Fédération nationale St-Jean-Baptlstc.853 est, rue Sherbrooke.Le R.P, Arthur Dubois, S.J., parlera de questions scolaires et de sujets d’actualité seront aussi traités.Tous les membres de la Fédération, spécialement les membres des différents comités.des associations professionnelles, des oeuvres affiliées, sont cordialement Invités à assister à cette réunion.Chez les Aides-maierneliet L’assemblée de l’AssoclatloK des Aides-matemelles aura lieu mardi, 3 décembre, â 2 h.30.à la Fédération nationale St-Jean-Baptlste.853 est, rue Sherbrooke.Tous les membres de l’association sont cordialement invités à cette assemblée.A la Fédéraiion nationale St-|ean-Baptiate L'assemblée du comité central d’étude de la Fédération nationale SWean-BapUs-te aura lieu le dimanche, 1er décembre, â trois heures, à sa maison d’oeuvres, 853 est.rue Sherbrooke.M.Etienne Gilson donnera une conférence sur "Marie Noël".Tous les membres de la Fédération ainsi que les abonnées de la "Bonne Parole" sont instamment priés d’assister à cette réunion.Hôpital St-|oseph des convalescentes Les membre» de l’Hôpital St-Joeeph des convalescentes organisent une grande partie de cartes qui aura Heu mardi, le 3 décembre, à 2 h.30 p.m., dans la salle des Pères du T.S.Sacrement, rue St-Hubert, près Mont-Royal.H y a\ra '>n prix par table.ainsi que plusieurs prix de présence d’une grande valeur.Nous comptons sur la générosité du public et des amies de l'oeuvre pour venir en aussi grand nombre que possible.Le prix du billet est de 50 sous.Partie de cartes Il y aura mardi prochain, le 3 décembre, l une partie de cartes organisée par Mme ; P Prénovost, au profit de l’Oeuvre de la j Réparation â la T.S.Face Inc., au no 4314 • Appel aux nobles coeurs A votre porte chaque matin, un léger coup do sonnette vous tire de votre sommeil et Je facteur, sans ptlus de cérémonie, laisse tomber dans la boite, ou dépose simplement sur votre seuil, les petites enveloppes blanches qui vous apportent le salut matinal de ceux qui vous sont chers.A l’époque de la ‘'Noël” un second coup se fait entendre, mais cette fois, oh!.cette fois, c’est a la porte de votre coeur que vient faiblement heurter le pauvre “Mignon” de la crèche, le Petit Enfant au Bon Dieu- Sur un appel de,la nature, ce petit être apparaît sur la terre, et sans qu’il y ait de sa faute, sa venue est regardée avec mépris.Le monde le reçoit avec indifférence — avec froideur—.Ah! il n’est certes pas le bienvenu dans la société; néanmoins, c’est par une permission du bon Dieu qu’il est là, augmentant le nombre des habitants de la terre.Il a donc droit de vie.et voilà pourquoi à l'époque de la NOËL, fête des enfants, if vient, ce petit déshérité, vous rappeler qu’il existe et se recommande à votre charitable souvenir.Ne l’oubliez pas, car il s’adresse a toutes les âmes nobles et généreuses.Dans son attitude de misère et sous sa chétive apparence, il n’ose lever les yeux vers vous, mais il vout dit que dans sa petite poitrine un coeur palpitant réclame la vie et de sa douce voix il chante: Chrétiens, faites l’aumône, f aites la CHARITE, C'est un Dieu qui t'ordonne, Chrétiens, ayez pitié! Restera-t-on insensible à la touchante supplication de cet enfant abandonné qui demande grâce?Prêtez l'oreille à son appel plus urgent que jamais, que votre coeur si bon et si tendre se laisse toucher par sa prière.“Qui donne aux pauvres prête à Dieu’’.Toute aumône sera reçue avec reconnaissance par les Religieuses de la Miséricorde, 890est, rue Dor chester, Montréal.L'épluchage des légumes On ne sait peut-être pas assez que l’épluchage des légumes est très important tant au point de vue de l’économie, que de la propreté, de l’hygiène, et de la qualité des mets préparés.VENEZ FAIRE VOS a .franchise naïf d’emblée 11 rh on, lui recon-1 essentiel d’une ¦C1e ^ saisir principaux d’un espr!/nla .! tient à la difficulté de la langue, chinoise d'abord, mais également au manque d’écoles populaires.Depuis plusieurs années le gou- ! vernement, soucieux d’améliorer la i situation, a ouvert un peu partout des cours pour les illettrés, que fréquentent nombreux les adultes, ouvriers et paysans.Un romité s’est constitué à Changhaï sous la présidence du généra! Ou Teh-chen.maire du Plus Grand Changhaï.et de M.Pan.chef du bureau de l’Education, qui a décidé de recruter par voie d’examens des instructeurs populaires pour apprendre à lire et à écrire ' aux illettrés de la \ille.Les examens ont eu lieu à l'Aurore.l'université catholique de Changhaï, heureuse de collaborer avec les autorités chinoises à un mouvement en faveur de l’instruction des niasses.Des 900 candidats qui se présentaient 200 seront sélectionnés.(Fides) Compte rendu du vicariat apostolique de Szepingkai ANNEE 1934-193.') Vicaire apostolique: Mgr Inouïs Lapierre, évêque titulaire de Car-dique.Prêtres - Missionnaires.Etrangers; 45; Indigènes: 0.Frères-Religieux, Etrangers: 10; Indigènes: 0.Religieuses, Etrangères: 47; Indigènes: 12.Petit Séminaire: 1; élèves: 59.Catéchistes laïcs, hommes: 71; femmes: 82.Maîtres d’Ecole; hommes: 75; femmes: 44.Baptiseurs, hommes: 35; femmes: 58.Population totale: 3,400,000 environ.• Population catholique: 15,525; catéchumènes: 9,464; décès: 345.Districts: 19; résidences: 21; Stations secondaires: 45.Ecoles de Prières, .garçons: 46; élèves: 1383; filles: 41; élèves: 895.Ecoles primaires, garçons: 27; élèves: 1363; filles: 20; élèves: 894.Ecole Intermédiaire, garçon: 1; élèves: 160.Baptêmes d’adultes, valides: 2,-118; In A.M.: 351.Baptêmes d’enfants, nés de chrétiens: 557; In A.M.: 4,719.Convertis de l’hérésie: 36.Confirmations: 819; Extrêmes-Onctions: 268.Confessions annuelles: 8,760; de dévotion: 110,623.Communions pascales: 8,638; de dévotion: 380.952.Mariages réguliers: 149; mariage mixte: 0.Orphelinats: 2; enfants: 76; hospices: 4; hommes: 49; femmes: 20.Dispensaires: 19; consultations: 300.500.Ouvroirs pour j’eunes filles: 3.t Louis lapierre:.Evêque de Cardique, .Vie.Ap.de Szepingkai.RADIO CAZETTt Samedi, 30 novembre Radio-Etats-Unia WABC — SIS.6 mitre» — Ut kUocjCi*.10 15 am, Clyde Barrie, baryton 11 Oü a m.conservatoire de Cincinnati — Direction von Kretsler - Concerto no 3.en ml bémol majeur, de Mozart; Piece, de Purcell; Quatuor en do mineur, opus 60, no 3, pour piano et cordes, de Brahma 13 'jO midi.Orientale — Ensemble de cordes — Marche persanr.de Strauaa; Trol* sous dimanche prochain: Romeo et Juliette.de Oounod Introduction et ballade.Mercatlo.Valse.Juliette.Récit et madrigal.Juliette et Roméo: Entr acte et cava-tine.Roméo; Scene Mon Pere, tout m accable Juliette et Prère Laurent; Scène et duo final.Juliette et Romeo.— Peraon-nagos Juliette.Mme Oenevléve Davla-Le-bel, Roméo.Georges Dufresne.Mercatlo (Prere Laurent».Gérard Géllnas - Orchestre sous la direction de Glullo Romano.L’Heure catholique CKAC — La causerie religieuse à 1 Heure catholique du 1er décembre, organisée petites chansons arabes, i/e Stafford; Sul- pal p, comité des oeuvres cathollqaes de te Japonaise, de Yamada 1 OO p m.Football Souveniï Program 1.15 p m .Partie de football Armée-Marine 6 35 p m .Résultats de Iootball„ ^ 30 p m .Musique Carborundum — Direction Edward d'Anna Légende Indienne; Marche de l'Académie militaire des Etats-Unis, de Rozencrana: Mouvement de marché (Symphonie pathétique», de Tschslkowsky: Sérénade (duo), de Tltl; Marche Shenandoah, de Goldman.8 00 p m.Mélodies de Californie Montréal, sous le distingué patronage de i S E Mgr Gauthier sera donnée par M l'abbé Emile Lambert, curé de St-Léonard i de Port-Maurice II continuera les leçons | d'Hlstolre de l'Eglise et parlera de l’oeuvre I de saint Vincent de Paul Cette causerie commencera a 5 h pré-| rises A 5 h.20, audition de chant religieux par la chorale du Grand séminaire j sous la direction de M Ethelbert Thibault.P.S.8.A 5 h.45.causerie par le IR P Lévl Côté.OMI.sur nos tradl-! lions à l'époque des fêtes.9.03 pm , Concert Chesterfield, avec NI- | La Schola du Grand Séminaire de Mont-no Martini, ténor du Metropolitan Ope- réal.sous la direction de M Ethelbert Thl-ra; orchestre et choeur d'André Kostela- : toault.prêtre de Salnt-Sulplce.et accom-netz — No Other One.de Lawnhurst, Oh! i pagnée de M Eugène Lapierre.directeur Promise Me, de DeKoven: Tango; A Me- i du Conservatoire National, donnera le pro-dla Luz; Don't Give Up the Ship, de War- j gramme suivant en deux parties: lo En Au Monument National conferencFdu dimanche Le dimanche, 1er décembre, à 3 heures de l’après-midi, M.le professeur C.-N.Valin, poursuivant sa série de conférences sur l’hygiène, traitera le sujet suivant: “La viande.ses qualités et ses défauts".Cette conférence, donnée sous les auspices de la Société de Saint-Jean-Baptiste, sera illustrée à l’aide de projections lumineuses.Entrée libre.Le public est cordialement invité à suivre ces conférences.Les Soirées littéraires de Montréal La deuxième causerie-concert aura lieu mardi soir, le 10 décembre, à l'hôtel Ritz-Carllon, sous la présidence d'honneur de Madame Athanase David.Le conférencier.M.Jean-Marie Laurence, parlera de “ La Fontaine.à la manière de La E’ontaine.Au programme musical, le Trio Leduc.Pour informations.appeler Mme A .-13.Macé, tel.: DO.8141.Banquet à Saint-Jcan-Damascène Le mardi.3 décembre, un banquet sera servi dans la salle paroissiale Saint-Jean-Damascène, au coin des rues Jogues cl Jolicoeur.sous la présidence de M.le curé J.-M.-S.Clouthicr.Le banquet sera suivi d'un programme récréatif très varié.Le tramway no 36 conduit à la rue Jolicoeur.Pour renseignements appeler à FL 0113.^ Société de dermatologie La prochaine réunion de la Société de dermatologie aura lieu à l'Hôpital Général aujourd'hui, sous la présidence du professeur Albé-ric Marin.Faites monter vos parts Oui.faites valoir vos parts, auprès du bon Dieu.Tl n’y a pas de meilleur endroit qu’à la A illa Saint-Martin.Soyez avec les Voyageurs de Commerce du 5 au 8 décembre.M.E.-C.Julien, 49 Duverger, Ou-iremont, CA.4037, est à voire disposition.Cercle Mgr-Cauthier de l’A.C.J.C.Tous les membres du Cercle Mgr-Gauthier de TA.C.J.C.sont jirics d’assister à l'assemblée régulière de lundi prochain, le 2 décembre.! L’assemblée aura lieu à la Palestre Nationale, et commencera a 8 h.30.ren - M Martini chantera: SI vous l'aviez compris, de Denza; Mlnnelled.de Kramer; Musica Prolbttn.de Castaldonl.9.31 p m.Célébration du centenaire de Mark Twain — Dramatisation de sa vie WEAF — 454 3 mètres — 660 kilocycles 5 30 p.m.Programme pour les enfants.7.00 p.m., Sport 9.00 p.m , Rublnflff, violoniste WJZ — 394.5 mètres — 760 kilocycles 5 00 p m.Aventures musicales 5 30 p m., Ensemble des cordes Sparton.6.35 p.m,, Les Sceurs Morin.6.45 p.m., Jamboree.7 15 pm,.Le Maître constructeur.8 00 p.m , Les Soeurs Holman, planistes 8.15 p.m .La Symphonie de Boston — Direction Serge Koussevltzsky.9.15 p.m., Le Choeur symphonique russe.La fête patronale des Ecossais, le 30 Les sociétés camdlennes-écossalaes célébreront la fête do leur patron, saint André.le samedi, 30L à 7 h.15, aux postes de Radio-Canada.Norman Cherrle, directeur de la chorale Men of Melody" a préparé à cette occasion un programme d^ folklore écossais.Dimanche, 1er décembre Radio — Ondes courtes LONDRES — 6.30 p.m.Centenaire Carnegie à la cathédrale de Domoch (Eglise d'Ecosse) — GSC, 31,3 m.(9.580 kc >, GSB.31.5 m.(9,510 kc.), G8L, 49.1 m (6,-110 kc.), OSA, 49.5 m.(6,050 kc.) HALIFAX.N.-E.— 6.30 p m.— Commentaires sur les événements mondiaux, par H.L.Stewart CJRO.Winnipeg.46.-78 m.(6,150 kc ), CJRX, 25.60 m.(11,720 kc.) LONDRES — 7 p m - Chanta de Londres.GSC.31 3 m 10.580 kc.l.GSB.31.5 m (9.150 kc.l QSL, 4»1 m (6,110 kc.), GSA, 49.5 m.(6,050 kC.) COLOGNE — 7 30 p.m.— I«s cloches de la paix (OlymplquM) — DJC, Berlin, 49.8 m.— 6.020 Kc ) PARIS — 7.15 p.».— Revue des revue* — FYA, 25.6 m.(11.710 kc ) BERLIN — 915 jim.— Concert militaire — DJC, 49.8 m 06,020 kc.) Radio-ltats-Unis WABC — 348.6 mètres — *60 kilocycles j 3 06 a m .Récitai, d'orgue — Polonaise i militaire en la majeur, opus 40, no IL de j Chopin; Berceuse.8e Jarnefeldt; Where My Caravan Has Rested, de lÆhr: Valse ho- | hémlenne
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