Le devoir, 26 mars 1917, lundi 26 mars 1917
DEUX SOUS UC NUMERO | VOLUME VIII—No 71 MONTRÉAL, LUNDI 26 MARS 191?Abonnements par la poste : Edition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$."00 UNION POSTALE.8 00 Édition hebdomadaire canada.$2 00 ETATS-UNIS.2 50 UNION POSTALE.3 00 Rédaction et administration : 43.RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL TELEPHONES : ADMINISTRATION: Main 7461 RÉDACTION: • Main 7460 Directeur : HENRI HOURASSA * FAIS CE QUE DOIS ! ‘ -NOUS LA CONSCRIPTION?” Chaque courrier nous apporte des lettres où se trouve cette question, généralement suivie d’une autre: “Pourquoi ne dénoncez-vous pas les manoeuvres des conscriptionnistes?” La plupart de nos correspondants sont d’honnêtes gens qui veulent se renseigner.Quelques-uns sont des agents politiques.Leur langage alambiqué et leurs faux masques déguisent mal leur désir manifeste de nous compromettre.De ceux-ci et de leurs petites ruses nous n’avons cure; mais nous croyons le moment venu de répondre nettement aux questions sincères qui nous sont posées.Nous n’avons pas “fait campagne” contre la conscription; mais nous avons tout fait pour mettre le pays en garde contre cette inévitable conséquence de la folie de ses dirigeants.Nous n’appuierons certainement pas la “campagne” dangereuse que mènent les démagogues libéraux ou “intégristes”, qui, après avoir tout fait pour mener le pays à la conscription, se démènent aujourd’hui comme des diables dans l’eau bénite afin d’échapper aux conséquences des actes qu’ils ont posés ou soutenus.Des arguments sérieux apportés récemment contre la conscription, nous dirons un mot, en concluant.* * Tout d’abord, il faut s’entendre sur la nature réelle du danger que l'on veut combattre.Si, par conscription, l’on veut parler d’une loi que voterait le parlement afin d’enrdller de force un nombre déterminé de Canadiens pour la guerre européenne, on s’agite à tort, croyons-nous.Pour plusieurs motifs qu’il serait oiseux d’analyser, il est peu probable que le gouvernement affronte le risque d’un débat parlementaire et d’une agitation générale et dangereuse dans le pays, aux seules fins de se faire donner un pouvoir qu'il peut exercer autrement.Mais si, par conscription, Ton veut parler d’un recrutement forcé de la milice, ayant pour objet d’accroître le nombre de troupes destinées au service d'outre-mer, en peut dire que c’est tout décidé.A qui veut et sait voir, il est clair que le gouvernement s’y prépare depuis longtemps; et la plupart de ceux qui redoutent ou dénoncent le “danger”, maintenant qu'il est arrivé, ont tout fait pour le faire fondre sur le pays, tout en le déguisant systématiquement aux yeux du peuple qu’ils ameutent aujourd’hui.Nous ne voulons pas plus être complices des fauteurs d’émeutes que nous l’avons été des poseurs de bandeaux et de bâillons.il nous parait souverainement injuste et dangereux de.rétrécir la ‘ campagne” à la mesure d’une attaque exclusivement dirigée contre les ministres, encore plus à une dénonciation furibonde des mercantis du Board of Trade, ou des soldats de parade ou de profession, simples comparses chargés par leurs chefs de préparer l’opinion publique aux mesures de rigueur.D’autre part, il est puéril et malhonnête de dénoncer la conscription, simple conséquence, sans s’attaquer aux causes qui l’ont préparée et qui la rendent inévitable.La conscription, en somme, ce n'est que le moyen extrême — et, en dernier ressort, Tunique moyen — de racheter l’engagement pris par le parlement tout entier de consacrer toutes les ressources du Canada au “salut” de l’Empire.Dès le début de la guerre — dès Sa guerre d'Afrique, pourrais-je dire; et plus tard, en faisant campagne contre la Loi navale et la politique “non moins néfaste” du parti conservateur — nous n’avons cessé de faire entrevoir aux Canadiens le fatal aboutissement du principe de la participation du Canada aux guerres de l’Angleterre.La guerre déclarée, nous nous sommes efforcés, au milieu du désarroi général des intelligences et des volontés, de faire entendre quelques paroles de raison afin d’obtenir que l’effort du Canada restât dans les bornes du bon sens et du vrai patriotisme et se portât vers l’organisation de la résistance économique, dans l’intérêt des pays alliés autant que pour son propre salut, plutôt qu’à un déploiement exagéré de forces militaires.Cette attitude resta longtemps isolée; elle nous a même attiré les foudres et les malédictions de gens qui sont aujourd’hui forcés de revenir en deçà du point où nous les invitions à se tenir.Parmi les dénonciateurs les plus indignés de cette attitude “égoïste”, “démagogique” et “'pernicieuse” se trouvait un nommé Jean des Neiges, correspondant de la Croix de Paris, frère siamois d’un certain Patriote de la Presse, et doublure de M.l’abbé Dn-mours, rédacteur principal de l’.tchon Catholique et collaborateur intermittent de VEvénement, quand son journal ordinaire éprouve quelque frisson de pudeur au contact de son bieuisnie intégral.Les deux “grands” partis, sir Robert Borden et sir Wilfrid Laurier en tète, se donnèrent la main pour promettre à l’Angleterre un concours sans limites et sans réserves.M.Meighen lança la parole fameuse: “Nous mettrons le Canada en banqueroute pour aider la mère patrie.” Pas une voix de protestation — sauf la nôtre —ne s’éleva contre ce mot d’ordre de la "trahison nationale: au contraire, libéraux, conservateurs et “intégristes” rivalisèrent de zèle pour en assurer l’exécution.Le chiffre de la contribution,en hommes s’éleva successivement de vingt mille à cinquante mille, de cinquante à cent mille, de cent à trois cent mille.Finalement, le premier ministre “hypothéqua le sang de la nation”, selon la juste parole de M.Lamarche, jusqu’à concurrence de cinq cent mille hommes.Pas un des démagogues qui hurlent aujourd’hui contre la conscription dans les meetings populaires ou dans Iles gazettes bien pensantes ne souffla mot.A l’ouverture de la session, sir Wilfrid "Laurier se borna à faire timidement observer (pic le chef de l’Etat aurait pu différer de quelques jours sa promesse, afin d'obtenir le concours du parlement.Ceci dit.le chef du parti libéral accepta tout, vota tout, ratifia tout.A hi dernière session, au moment où le premier ministre prenait congé afin d’aler conférer avec les ministres impériaux des mesures à prendre pour activer l’effort des années de J'Empire, le leader de l'Opposition l’assura de son entier concours.Dans toutes ces circonstances, la troupe entière des députés libéraux a suivi son chef et donné carte blanche au ministère.Ses seules protestations se sont bornées à crier contre le gaspillage ou le vol de quelques sommes d’argent.Sur lie nombre de soldats promis à l’Angleterre, elle n’a opposé aucune résistance, formulé aucune objection.L’unique protestation verbale de M.Lanctôt, député de Laprairie, et les prudentes réserves de deux ou trois députés conservateurs, n’ont servi qu’a mettre en évidence le complet accord des deux partis en tout ce qui louche à l’impôt du sang, A chacune des étapes de la course affolée où nos deux “grands” partis se relançaient à bride abattue, nous avons marqué 'es jalons de la route et montré du doigt la fosse-aux-loups où ils entraînaient le pays! Une seule fois, nous nous sommes tus: à propos de [’enquête du Service national.Les garanties données avec une .confiance si absolue par quelques-unes des plus hautes autorités morales de la province nous firent hésiter à marquer l’intime relation entre l’organisation du Service national et la conscription réelle ou déguisée.A qui avait suivi la marche des événements en Angleterre, il était pourtant clair que la campagne du Service national n’était que le prélude, et le masque, du service militaire obligatoire.* * * Ce -n’est pas, on le voit, parmi les seuls politiciens que le ministère a trouvé ses cautions et ses auxiliaires dans Ha préparation des causes dont “le sort de toutes les parties de l’Empire se trouve lié au sort de ses “armes?Elle compte à bon droit sur notre concours; et ce concours, “nous sommes heureux de le dire, lui a été généreusement offert en “hommes et en argent.” Il n’y avait là, évidemment, aucune prescription positive et absolue.Néanmoins, c’était la reconnaissance en fait du principe de la solidarité impériale et l’approbation du mode choisi par le parlement pour en imposer l’application.Un tel avis, parti de si haul et formulé dans des termes si généreux, ne pouvait qu’apporter un formidable appui aux partisans de la participation à outrance.Ils se crurent d’autant plus autorisés à se couvrir de cette auguste parole, qu’ils y furent poussés avec un zèle extraordinaire par l'Action Sociale.Ce journal, forçant le sens et faussant la portée du mandement, dépassa de très loin les théoriciens les plus absolus de l’impérialisme et du bon plaisir royal.On se serait cru revenu au temps d’Henri VIII et de Cranrner.Il s’égara jusqu’à soutenir que les désirs de l’Angleterre imposent aux colonies de strictes obligations; que le Canada est moralement obligé de venir au secours de l’Angleterre; que les immunités résultant de l’histoire, de la constitution et des accords conclus entre la métropole et les colonies, sont milles en regard du Droit naturel.On déterra un “ancien magistrat" qui eut l’audacc d’écrire, sansavoir le courage de signer, que le Canada a même d’obligation légale de prendre part à toute guerre de l’Angleterre, au seul commandement du Roi, et que le parlement britannique a le droit d’imposer le service militaire aux Canadiens.Ces théories outrancières furent colportées dans tout le pays, par la prese jingoe, comme l’opinion de “l’organe de Son Eminence le Cardinal archevêque de Québec”, et, ajoutait-on à l’occasion, “des évêques de la province”.Sir Robert Borden et ses collègues — et, par-dessus eux, le gouvernement impérial — avaient donc toute raison de croire qu’ils pouvaient compter sur l'appui moral de tous les chefs religieux et laïques tie la province de Québec pour assurer l’exécution de toutes les mesures qu'ils jugeraient à propos d’adopter afin de rendre réelle l’entière participation du Canada à la guerre.A plus forte raison, pouvaient-ils croire que les mêmes appuis les aideraient à faire accepter par la population les mesures de rigueur nécessitées par les engagements positifs pris à l’égard de l’Angleterre, avec le concours du parlement et 3e consentement exprimé ou tacite de toutes les autorités de la province.Henri BQURASSA.Demain, nous examinerons sur quel terrain les adversaires sincères de la conscription devraient placer la lutte.BiLLET DU SOIE.CHASSE AUX LIEVRES ia eonerlption.sous une forme ou une autre, est l’aboutissement logique Dès le-mois de septembre 11)14.l’épiscopat de la province de Québec jugeait opportun de donner aux catholiques de cette province, dans un man clement collectif, des conseils qui n’avaient pas paru nécessaires pour les catholiques des autres provinces.Ce mandement, ainsi que récrivait plus tard l’un des plus éminents parmi les vénérables signataires, n’avait "certainement pas et ne pouvait pas avoir pour but de don-"ner un enseignement doctrinal, ni -même une direction disciplinaire." Mais il n’en exprimait pas moins l’avis éminemment respectable d’un groupe important des chefs de l’Eglise sur “les devoirs des catholiques dans la guerre actuelle.” Et rel avis revêtait une forme solennelle et inusitée.Pour la première fois dans l’histoire du pays, les évêques de la province de Québec jugèrent que le Canada devait prendre part à un con flit européen.“L’Angleterre y est engagée",disaient-ils, “et qui ne voit que // n’y a rien de plaisant comme de veiller au magasin le plus proche, surtout l’hiver.On se rencontre toujours an moins cinq ou six et Ton échange les nouvelles du faubourg ou des rangs: de plus, le marchand, c’est toujours l'homme renseigné du village, il voit tout le monde, reçoit les journaux, va même à la ville, qui est parfois fort loin, et c’est par lui que Ton peut avoir les meilleures nouvelles de la guerre ou de la politique.Mais ce n’est pas toujours te marchand qui est le plus intéressant de la veillée, quand même.Il y en a de nous autres, les habitants ou les journaliers, qui ne sont pas si fous que j'en ai Tair; et j’ai passé bien des veillées, à ta lampe, à écouter des histoires de chantier, ou de drave ou même de voyages jusqu’au Lac Supérieur et plus loin encore, par des hommes qui avaient été jusqu’il l’Ouest pour travailler aux récoltes ou bien s’établir sur des ferres et faire de l’élevage dans la prairie.Mais c’est toujours au printemps, quand les chantiers cassent, que c’est le plus intéressant d’aller veiller au magasin, à cause des figures nouvelles qu’on y rencontre, à cause des hommes qui viennent d’être payés par leur bourgeois et qui font quelques achats avant de repartir sur leurs traînes pour retourner chez eux.Je me souviens toujours d’un soir de la fin de mars, au magasin de la compagnie des Henderson, les Américains qui font du bardeau dans plusieurs places du comté; le chantier du Lac Bouge venait de casser, les hommes avaient reçu leurs chèques, et ils avaient réussi à les changer après souper à ta banque de notre village.Ils s’étaient ensuite dispersés dans différents magasins, car il y en a toujours une douzaine ou deux par village, comme vous savez, et ho donc, de s’acheter des provisions et des présents pour la femme et les petits enfants i/iTils n’avaient pas vus depuis T automne.Au magasin de la compagnée ce soir-là, le gérant était venu s’asseoir avec nous autres, sur un petit quart de clous, tandis que ses commis servaient les hommes, et on jasait tranquillement, avec deux ou trois faces nouvelles qui étaient avec nous.Parmi cenx-là, je regardais le gros Georges Martel, avec sa figure calme jusqu’à paraître endormi, sa taille forte et scs airs lents et gauches.Il ne parlait presque jamais, ! écoutant les antres avec T intérêt j d’un homme qui n’a pas entendu \ parler de la politique depuis plusieurs mois.Je le connaissais d’a- i vance.et je savais qu’il n’était pas .fou.loin de là.Georges, qui venait d’une paroisse du long de la mer, n’avait pas son pareil pour conter une bonne histoire, mais il le faisait avec une froideur, un calme exagérés qui pouvaient tromper ceux qui ne te connaissaient pas, jusqu’au moment oà arrivait la fin de {’histoire, toujours bien arrangée pour faire rire le monde.Ce soir-là, il fut longtemps sans parler; mais le gérant lui demanda quelques nouvelles du chantier.Vous avez ru une bonne nourriture.'suppose?—Oui, oui.du bon lard, des bonnes beans, dn lièvre un peu.•—Vous n’avez pas pris beaucoup de lièvres, cet hiver?—Non, il y avait trop de neige.—Comment, trop de neige.’ Mais c'est justement de la neige qu’il faut pour mieux les prendre nu collet! — Oui, mais au collet, c’est pas la meilleure manière.—Ah?Georges s’ètait assis sur un prlit banc rond du magasin, et il avait le coude droit appuyé sur le comp-toir, sa main à son menton maigre et rasé.Sa main gauche jouait machinalement avec la verge dont les marchands se servent pour mesurer l’étoffe, l’indienne ou le colon-jai ne.Il parlait lentement, avec Tut d’un vrai visage de bois.—Le meilleur moyen pour prci dre du lièvre par continues, dit-i c’est à ce temps icitte, quand la ne ge dégèle le jour et qu’elle regèle ) nuit.Sur la croûte, dans le boi.Les lièvres aiment beaucoup à cot rir sur la croûte.Alors, c’est i temps d’en hier tant qu’on veut.—Au fusil?demanda un habitan —Non, fit Georges tranquilU ment, avec un bardeau.—Hein?—Eh oui, avec un bardeau.Yot sauez que le lièvre est bien tendr à faire mourir par le nez.Ça fa qu’on plante un bardeau dans i croûte, et on en graisse le bout d'e haut avec de la moutarde et du po vre rouge.Alors, le lièvre arriv en sautant, il voit cela et vient sei tir avec empressement.Mais I moutarde et le poivre lui monter au nez et le font éternuer.En étei nuant, il se cogne le nez sur le haï deau, et il tombe mort.—A cré animal! fit le.gérant, per dont que tout le monde riait comm des fous, j’ai envie de Ten fair manger, de ta moutarde! En lot.cas, allez-vous-en, il faut que je fei me le magasin, si je veux le rouvri demain matin! EUTBOPE.LE COÛT DE LA LIVRAISON L UX DES FACTEURS DU RE! CHERISSEMENT UNIVERSEL.Dans l'enquête minutieuse et cc pi etc qu’l vient de faire sur le r chérissement du coût de la (Tout est cher.Pourquoi?), Georges Pelletier place dans groupement des causes secondai r le luxe.On ne vit plus avec la mê simplicité qu’autrefois, écrit-il; gaspille beaucoup plus, les achat crédit se multiplient et, selon 1’ pression de John Stuart Mill, ", luxury of to-day is the necessity to-morrow.” Un fort volmmc aurait à -pei suffi au développement adéquat ces tètes de chapitre que l'éconon: te a dû se contenter d’indiquer.S< 1-a rubrique luxe, on peut -plai l’amour de ses aises, de ses comn dités.qui fail que les femmes ( pour le plus grand nombre oublié chemin du -marché public, que le-i mères parcouraient deux ou tr fois la semaine de fort grand ma à l’aller et, au retour, chargées paquets comme des porte-faix.L’invention du téléphone -a été facteur puissant de cette révolutii Il est tellement plus facile de pn dre l'appareil el de -donner sa co mande sans avoir à se déplacer d’ pas! Ainsi, la ménagère, qui plaint je plus amèrement de ]’ai mentation des vivres et qui pà chaque samedi soir, sur l'équilit du budget familial, a été Partis de ses propres soucis.Ge simple fait de la désertion marché a causé une perturbai i profonde dans la situation éconon que sur laquelle peu de femmes o été appelées à réfléchir.Quand achetait viande et légumes l’habitant, il fallait payer coin tant.Or.ainsi que le dit M.P leticr ,1e crédit est l’une des cnuc les plus importantes de la haio des prix chez les fournisseurs.Tn récemment, un laitier s’en scrv même pour expliquer la hausse i lait.Quelques ménagères, disait-né^ligent de payer leur comr qui, au bout de quelques mois s love à un chiffre respectable.C’< nous qui sommes obligés de port le poids de ce crédit et, naturel ment, la ménagère diligente pu pour la négligence de sa voisine.Doit-on payer comptant?On Ün te forcément les achats à ses d ponibilités actuelles.Il n’en va p de même pour l’achat à crédit.N'étant pas obligé de débourser tout do suite, on se laisse aller à l’illusion (pie la date d’échéance ne viendra jamais.De là des exigences sur la qualité des légumes, des produits de toutes sortes, les préférences donneés aux primeurs, les achats inutiles, véritables gaspillages.qui contribuent à accroître la raréfaction.Quand naguère la ménagère nc-corte se rendait au marché, l’anse du panier au bras, elle n'était pas du tout ridicule, comme nous l'affirment les estampes et, de plus, elle supprimait sans s’en douter une des causes, qui paraît négligeable mais opérande tout de même du coût de la vie.Avec le panier, le papier devenait inutile.Au niveau atteint à l'heure actuelle par le coût du papier, on voit que la suppression de l’antique panier ne s’c*st pas effectuée impunément.Et enfin, la livraison n’existait pas à ce moment.Ces dames l’ont introduite aujourd'hui jusqu'au marché, et parfois elles s’étonnent que le boucher du bord du fleuve ne consente pas une plus sensible baisse sur le coût de la viande que celui du haut de la 'ville.L’explication est simple pourtant.Le fermier ne livre pas la marchandise à domicile, alors on ,a chargé le boucher, qui a dû faire l'acquisition d’une livreuse, sous peine de se voir déserter par la clientèle de porter les légumes avec la viande au domicile de sa cliente, On s’imagine que celui-ci s’exécute par pure complaisance.Mais tout se paie, en ce bas monde el tout doit se payer.El on peut être sûr que le coût du transport des légumes est compris dans ,1a hausse du coût de la viande.* * * Voilà pour la première catégorie de ménagères.Celles que cojitinuent a faire leurs emplettes au marché, ne se chargent plus de paquets, sauf quelques exceptions chez les femmes du peuple ; c’est le boucher qui leur sert de livreur d’où renchérissement des viandes.Pour l’autre catégorie, qui semble bien être de beaucoup la plus nombreuse, elle ne met même pas les pieds au marché et elle n’y envoie pas ses bonnes, car, à notre époque, les bonnes — c’est du moins Ja réputation qu’on leur fait — ne le sont plus à grand’chose, et une ménagère ne les chargera jamais du ravitaillement du garde-manger familial.Madame ne va plus au marché, elle commande donc par téléphone, et elle exige que la commande don nee à 11 heures soit rendue chez elle sans faute avant midi, heure où le mari veut dîner.Conséquence : le boucher, l’épicier, le fournisseur qui, s’ils avaient reçu la commande la veille, auraient pu la livrer dans la matinée et suffire à la tâche avec une seule voiture, un seul cheval, un seul commis, sont forcés de doubler leur effectif.Qui paiera Ja façon ?Mais, au dire d’un négociant qui taisait part de ses doléances à un confrère anglais la semaine dernière, là ne s’arrête point l’incurie de la ménagère.Elle répétera jusqu'à quatre et cinq fois par jour ses commandes téléphoniques au bouches- et surtout à l’épicier, et ces répétitions sont simplement muitipli-catriccs, sans qu’elle s’en doute, des prix de détail.Pour faire face aux exigences de la ménagère moderne, il a fallu remplacer le cheval-poussif par le cheval-vapeur, et on sait ce que cela signifie à l’altitude atteinte par Je coût de l’essence depuis le début de Ja guerre.( Souvent, disait un marchand, j'ai observé des femmes qui passaient devant mon magasin.Elles demeurent à quelques pas seulement de chez moi.Une minute p us tard, quand elles étaient rentrées, elles saisissaient l’appareil et.commandaient qu'on leur livrât incontinent une livre de .suere.une demi-livre de fromage ou une livre de biscuit.Comme il leur eût été facile au passage d'arrêter chez moi.de glisser vous ieur bras ce paquet peu lourd et peu encombrant et d éviter un voyage au commis ! Si toutes faisaient de même, il nous serait facile de nous dispenser d’un de nos employés ; moins les frais sont élevés et plus aussi il nous est loisible de vendre à bon marché.Voilà, simplement indiquée, à travers les observations d’autrui, une das mailles du réseau complexe de causes qui contribuent au renchérissement du coût do la vie.Encore un coup, elle se rattache à l’amour du luxe, du bien-êlre, du confort.En indiquant les causes, le remède se dégage assez naturellement puisqu’il suffirait de prendre la contre-partie de la conduite suivie par la plupart des ménagères pour v atteindre.Cependant, il ne sera peut-être pas inutile de s'assayer à dégager plu-s complètement la solution qu’on pourrait apporter à la situation aeliielle.Il se rait Mfusoirp d attendre un retour à la simplicité antique une diminution de l'universlle hausse, car au-despti's du facteur que nous venons, d’indiquer, ii en est un plus considérable ; a rarefaction des produits.Mais, évidemment, il pourrait en résulter un soulagement bienvenu, quelque m’nime qu'il soit au budget familial et comme disent les Anglais : every little bit helps.Louis DUPIRE.POUR LES DAMES A trois heures, demain l’après-midi, à l’Ecole d’Enseignement su-pèrieftir, suite du cours d'apologétique, spécialement destiné aux dames et demoisellles, et donné par le R.P.1,oiseau, s.J.BLOC - NOTES Leurs pertes Les belligérants européens onl déjà perdu, du 1 août 191-4 au 1 janvier 1916 un total de 21,150,000 hommes, d’après une revue américaine qui donne des chiffres d’apparence pourtant bien modérés.Ainsi,, elle ne compte que les.soldats et les combattants et ne s’occupe pas du tout des statistiques relatives à la mortalité des enfants et des vieillards, doublée ou même triplée dans les pays en guerre, depuis trente mois, par suite des privations de tout genre.La Russie aurait perdu 7 millions de .soldats, l'Allemagne, près de 4 millions, la France, 3 millions et demi, l’A ut riche-Hongrie, un peu plus de 3 millions et demi, le Royaume-Uni, moins d’un ini lion et demi.Toutes proportions gardées, c’est la France qui a souffert le plus lourdement, puisque avec une population d’un tiers moindre que celle de la Russie, elle a perdu la moitié autant d’hommes ; FAllemagne, bien qu'elle compte une trentaine de millions de plus de population que la France, n'accuse que un quart de million de pertes de plus qu’elle, La Grande-Bretagne, elle, n'a pas subi la moitié des pertes de la France, bien que celle-ci compte G millions de moins que celle-là.I ne évaluation récente établit à 42 mi,liions la mortalité totale dans les pays belligérants survenue du fait (ie la .guerre ou de ses complications.Et ceci ?On continue de prêcher le recrutement à outrance, dans certains milieux, en dépit du manque de main-d’oeuvre de tout genre, au Canada.Ce qui prouve qu’on s’on rend bien compte, dans les milieux gouvernementaux, à part la campagne faite aux Etats-Unis pour trouver des travailieurs agricoles à destination du Canada, c’est l’espèce de recensement que fait de ce temps-ci le ministère fédéral des prisonniers internés au Canada et aptes à aller travailler sur la terre.Une dépêche- de Sasfcatoon aux journaux du matin ie signale.Tandis qu’on demandera aux gens qui.par leur conduite, n’ont pas mérité qu’on les envoie en prison, eie s’expatrier pour un temps, au ris-cpie d'y perdre la vie, ceux qui auront gagné d’être internés seront assurés.si on les emploie aux travaux agricoles ou même si on les laisse dans le préau des pénitenciers et des maisons de détention, de ne pas se faire trouer la peau de balles.C’est très logique et très satisfaisant.Avec des Américains, des Chinois, des Japonais et des prisonniers au pays, les Canadi-ms pourront en toute sécurité aller faire le coup de feu, en masse.Et ici ?Ford Devonport, le dictateur anglais des vivres jours-ci des me afin de protégé] me-Uni contre intermédiaires, _________ jourd’hui même.L’Australie, la Nou-voll-e-Zé-lande, la France, l’Allemagne, F Italie ont déjà agi de même.Au Canada, nos exploiteurs se gobergent et se moquent du public et du ministère.Celui-ci n’a encore adopté aucune législation de quelque importance pour empêcher des abus comme ceux que le Potato Exchange a commis.A peine le ministère du Travail a-t-il tenté d’effrayer certains marchands de gros; et’ à peine Ottawa a-t-il parlé d’un embargo partiel sur les pommes de terre, ce qui n’a eu pour effet que de provoquer une baisse temporaire presque insensible de ce légume, aujourd’hui vendu aussi cher qu’il y a des mois.Le problème impérial occupe toutes les heures de nos gouvernants.Et parce que des compagnies puissantes, des industriels riches et certaines catégories d’ouvriers et d'artisans font d’énormes profits ou ont de gros salaires, Ottawa s’imagine que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, et laisse les exploiteurs traiter le publie à leur guise.Notre ministère ignore-t-il donc ce qui se fait dans les autres colonies anglaises et riiez les autres belligérants, pour ramener les spéculateurs à la raison ou pour les punir des souffrances qu’ils imposent à un public bénévole, comptant sur la protection -de l’Etat el de moins en moins protégé à mesure qu’il paie des Impôts de plus en plus élevés?La famine ?Les nouvelles récentes de l’état des récoltes dans l’Argentine ne sont pas pour rassurer ceux qui prédisent une famine, d’iei deux ans, si la guerre se prolonge jusque là! Le représentant du ministère du commerce canadien au Chili écrit en effet à Ottawa, ces jours derniers, que la situation, en Australie, confirme les prévisions des plus pessimistes.La moitié de la récolte de maïs de l’Argentine est perdue; toute la récolte de lin est détruite; des sécheresses intenses, accompagnées de nuées de sauterelles, ont anéanti les blés et les maïs de plusieurs provinces du nord de l’Argentine; des tempêtes de sable poussé par le vent ont changé en un désert des milles et des milles de terres fertiles écrit-il; des troupeaux mourant de faim ne trouvent aucun acheteur ; la mortalité est considérable, la misère, indescriptible, à l’intérieur les régions dévastées.Et pourtant l'Argentine est un des greniers à céréales de l’univers, elle en exportait des quantités considérables, eha-iue année, en Europe, aux différentes nations belligérantes.Cette situation, celle de la Russie où les trans- ports sont “dans un état effroya* ble”, dit un Canadien bien placé pour savoir ce qui s’y passe, le déficit alimentaire de la France et de l’Angleterre, l’entrée des Etats-Uniy dans la guerre, la rareté de plus en plus grande des cales océaniques, la campagne sous-marine des Allemands, voilà qui n'est pas aussi rassurant que nous le veulent faire croire des optimistes ne pensant qu’à la prospérité passagère entretenue dans le monde industriel pâlies commandes de guerre.Cela va ! Après le tsar et son frère, régent de quelques heures, voici que le grand-duc Nicolas de Russie doit aussi donner sa démission.“Il est trop apparenté aux Romanoff”, disent les révoltés, et donc il ne peut rester généralissime des armées russes.Il est vrai que le grand-duc Nicolas s’est montré le meilleur homme de guerre de son pays et que ses tactiques ont généralement été heureuses, sauf quand l’incurie des bureaucrates de Pétrograd l’ont empêché d’avoir les munitions et les hommes dont il avait besoin pour exécuter scs projets ; mais cela ne compte pas.Ce que le gouvernement provisoire russe cherche avant tout, ce sont des patriotes et qui ne • ' -t pas alliés à la dynastie cm e par ia révolution.Il reste à dr quelles qualités -d'hommes de guerre ils auront.La position des généraux russes sera bien peu enviable, d’iei peu, surtout si les Teutons entreprennent une nouvelle ruée dans les provinces de la Baltique et réussissent à s’avancer vers Pétrograd ! Notre développement Qui donc a dit que le Canada est un pays esse-ntteilkment agricole ?Si celui-là veut se reporter à un graphique du ministère fédéral publié tout rée«mnïenl, i! verra que la valeur moyenne annuelle de nos produits agricoles, en 1910-1913, a été de 525 millions, tandis qu’en 1910 la valeur moyenne de nos produits manufacturés était déjà de 1,150 millions, plus du double.Le contraste en 1915 a été encore bien frappant, malgré la valeur exceptionnelle de nos produits de la terre.Elle était cette année-là de 850 millions, alors que celle de nos produits manufacturés toucha if les 1.400 millions.Ne serait-il pas temps de porter quelque attention à cet état de choses anormal, en somme, et qui explique pour une part la cherté de ia vie chez nous ?G.P.ELLE S’ENLÈVE La brochure -de M.Georges Pelletier: Tout est cher.Pourquoi?.s'enlève rapidement.Bien que le tirage en soit limité, il y en a déjà 650 exemplaires de vendus.Ceux donc (pii veulent se la procurer feraient bien de ne pas tarder à la demander.H faut adresser tes commandes au Devoir.ort compris, à payer par pédales aux Horaires.a Voici ia table des matières de ce travail: Préface de M.Edouard Mon! petit — Avant-propos — Premiere partie, 1910-1914: Le coût de ht vie au Canada avant la guerre — Quelques causes de la hausse d’n-vanl-guerrc — (a) L’influence des trust -*» (b) Les taux de transports —- (et Travaux publics et dettes fédérales.provinciales et municipales — (d) L’immigration intense an Canada — (e) L’accroissement rapide de la population urbaine — (f) La désertion des campagnes — (g) /.’insuffisance de la production — (h) Les opérations sur les immeubles — (i) La multiplicité des intermédiaires — Causes secondaires — Deuxième partie, 1914 cl la guerre : Chiffres-indices des aliments, 1911-1914 — Prix de détail — Causes de la hausse de 1914 — I—Affolement de la population (le facteur psychologique) — H—Les commandes de guerre — III—Nos exportations en 1914 — IV—Difficulté d’expédition — V’—Notre participation à la guerre —• 17—Impôts de guerre et remaniement du tarif — Troisième partir.1915-1916: La hausse de 1915-1916 — Fluctuations mensuelles —¦ Hausse du chiffre-indice depuis 1914 —¦ Prix de détail 1915-1916 — Oscillations des prix de gros et de détail, par groupes — Causes du renchérissement, 1915-1916 — Causes profondes — Causes découlant de la guerre — I—La crise des transports — II—Les besoins des armées' grossissantes — III—La spéculation — IV — Nos dépenses de guerre et nos emprunts — V — Les impôts de guerre — VI — La diminution de la main-d’arnrrr — Vil—Les récoltes denuis la guerre, surtout en 1916 — 17//— Exagération des exportations du Canada, 1915-1916 — L'avenir — Appendice'./—La dépréciation de Tor — If—Les ententes inégales — Graphiques: I—-Fluctuations des prix de gros, 1890-191() — Il—Fluctuations des prix de gros pour chaque moi, 1914 —- III—Variations mensuelles des prix de gros, 1910-1916 — /V—Variations mensuelles du prix des loyers, des comestibles, du combustible et de l’éclairage, 1910-1916.On peut aussi se procurer cette brochure aux librairies suivantes : Granger Frères, 43, Notre-Dame-ouest ; la librairie Benuchemin, 79, Saint-Jacques; Lange vin et Larche-vèque, 8.rue Saint-Jacques; Déom Frères.251.Sainte-Catheri-ne-est; ta librairie Saint-Louis, 288, Sainte Catherine-est; la librairie Pim .mit, 280, Ra-ched-oïit, à Montréal; à 1-a librairie Saint-Jean, à Saint-Hyacinthe; chez J.Garne-au, libraire, rue Ruade, Québec, et au Devoir, à Montréal.61 EE I VOL.VIII.— No 71 NOTRE PAYS DOIT PASSER AVANT TOUT PETITES ANNONCES LETTRES AU “DEVOIR” Noua ne publions que des lettres signées, ou des communications accompagnées d’une lettre signée, arec .Il ««ï’îl J-» W1 1 r._ *.- * L .remplir les cartes des citoyens et del prirent : “C’est Lavergne qu’il nous les faire parvenir à Ottawa.Il en est; faut !” résulté chez ceux-ci une indignation Ces cris d’indignation ne par-facile à comprendre qui pourraitUajent pas d’un petit groupe, mais bien donner suite a des procédures.]bien ,]c |a masse des auditeurs.Et Dans une paroisse voisine de Què-i jjs se continuèrent jusqu’à ce que JL bec, où le secrétaire est dans ce casJ Cannon ait jugé qu’il valait mieux une assemblée du conseil municipal | u)Jan(ioniler ia partie.a eu lieu mercredi dernier pour, L foule réc,.,me de nonvpan M.obliger ce dernier a expliquer sa L = fi, comna- conduite et le secretaire a admis que] l’é’chevin Dussault, l’un des cest a la demande d un directeur,*, L ,, du Service national qu’il avait faitI>llls ueaux m scours L’assemblée était présidée con- la chose.Ce directeur, venu à sa res-, • • .M nnrAsi.rousse, fut aussi interrogé par le* et M citoyens présents mais se contenta • o "r Acro x mïïchand de donner des réponses vagues ou,°- Lacr0IX’ marcnand.même de ne pas répondre du tout! aux questions qui lui furent faites.Dans d’autres localités, le secré Discours de M.Dussault ., .-L’ x - ., i M.l’échevin Dussault fut le pre- taire ne s est pas prête à ce petit jeu.] nljer orateur.Après avoir remercié Dans une, entre autres, il a répondu ]'assemblée (l(> son accueil sympa-que le rôle ne lui permettait pas , Ihique, l’échevin Dussault assura donner tous les renseignements de-, ne venait pas |ui inspirer des mandes et que, le lui permettrait-il, sentiments révolutionnaires.Il ne consentirait jamais a vendre Nmls ven0;n,s> .m.;:.en ci nTVoiTirvvrne .ses concitoyens Il est très probable que cette affaire va donner lieu, avant longtemps à des développements intéressants dans certaines municipaii-tés.HORS DE COMBAT Ottawa, 26.-Deux cent treize noms de mis hors de combat figurent sur les deux listes de samedi el de dimanche.Les Montréalais y sont au nombre de trois et -es Canadiens-français de !a province et d ailleurs se chiffrent à huit.Tués au feu : J.Girard, (îaspé, Québec : A Labreeque, 17, chemin Ennerdale, Toronto.Porté tuà : C.T.O.Cormack, 1783, avenue du Parc.Montréal.Blessés : G.J.Atkinson, 166, rue Wo'fe, Montréal ; L.Parlardy, 11)93, rue Dorion, Montréal ; E.S.Aniy, ShawviUe, Québec ; A.t Arsenault, Saint-Chrysostome, Québec ; N.Decoste, Harbomat Bouche, comté d’Antigonish ; Nouvelle-Ecosse ; J.H.Martin.Montaque, artillerie.Disparu : W.(îamache, 878.rue Queen,.Sault Sainte-Marie, Ontario.Blessé accidentellement : J.F.A.Trottier, Saint-Norbert, Québec.AVIS est, par les présentes, donné que la compagnie Mardi Trust Company, Montréal, a obtenu, ce jour, du ministre des Finances et du Receveur irénéral, pour le Canada, un certificat lut permettant de commencer les opérations; le tout suivant les dispositions des articles 13 et 14 do l'acte de la Loi des Compagnie» Fiduciaires du Canada, 1914.Daté à Montréal, oo Itme jour de mars, 1917.Par ordre, J.P.CALLAGHAN, gérant.MARCH TRUST COMPANY UO S.-JACQUES MAIN 8T91.ISéma année.Actif: plus de |é,été,600 toyens libres et dans Un pays crue nous croyons encore libre, vous parler franchement et discuter les questions qui iniéresiSent noia'e avenir national.Depuis quelque temps il se poursuit à travers le Canada une campagne évidemment inspirée pour faire croire que le peuple du Canada demande k décret de la conscription pour îe service d’outre-mer.Nous voulons affirme»' hautement que le gouvernement n’a pas ce droit.On prétend en certains milieux qu’il n'y a aucune crainte à avoir à ce sujet et que rien ne justifie le mouvement an-ticonseriptionniste.S,i tel est le cas, tant mieux noue notre pays, mais qu’on commence par faire cesser ces réclamations du service obligatoire avant de vouloir empêcher les protestations coure cette mesure.Et pourquoi aurions-nous la conscription ?Dès le début de la guerre, sir B L, Borden mettait au sea’vice de l’Angleterre toutes les ressources du nays.Deux ans plus tard, sans mandat, il câblait à Londres que la contribution du Canada en hommes atteindrait 500 000 hommes.Depuis, il! en a été envoyé tOiO.OOO, el ii en faut trouver encore 100,000 pour honorer la parole non ifutorisée du premier ministre.Il est probable qu’on ne les puisse trouver avec le volontariat puisque les chefs du gouvernement et leurs conseillers militaires disent que ce système est hommes.La levée de 50 batailjons canadiens vient lui donner raison dans une certaine mesure.Nous ne savons pas si le gouver-ement ira plus loin et imposera la conscription, mais l’ordre de mobilisation, pourvoyant même à l’organisation de tribunaux civils pour les exemptions, l'indique d’une manière non équivoque.Pourquoi d’ailleurs mobiliser 50.000 hommes si le pays n’en a pas besoin ?Et pourquoi les ministres ne déclarent-ils pas franchement que la conscription ne sera pas établie, si tel est bien le cas?Officier d’un régiment canadien, l’échevin Dussault dit qu’il n’a pas hésité à répondre à l’appel pour le service au Canada et qu’il est sûr que pas un citoyen ne refusera de marcher pour la défense du Canada, mais on ne peut réclamer plus de nous.Nous avons droit de garder toutes nos énergies et tout notre sang pour notre pays.De plus, nous, Canadiens-français, nous sommes dans une situation particulière.Nous n’avons pas à compter sur le flot de l’immigration pour combler les vides dans nos rangs mais, seulement sur nos foyers, et ce serait diminuer notre influence que d'aller décimer nos forces ailleurs.Nous avons nos obligations reconnues et personne n’a le droit de changer nos traditions et de fausser notre constitution sans nous consulter.Rejetons en arrière celte fausse théorie que quand l'Angleterre est en guerre, !e Canada est en guerre.Elle n'est vraie qu’en ce que nous sommes appelés à payer les pots cassés.Puis dans une superbe envolée l’échevin Dussault dit l’amour et l’attachement que nous devons avoir pour notre patrie à laquelle nous devons le sacrifice de toutes nos énergies, çt termine par cette belle pensée: “Au Roi toute notre loyauté, mais au Canada tout notre sang.” Après avoir applaudi le beau discours de Téohevin Dussault, l’auditoire réclama à grands cris M.Lavergne.Discours de M.Lavergne î'Italie qui détient le pape prison-et qui a spolié ses biens?Si Angleterre veut la liberté, qu’elle commence donc par l’accorder aux Irlandais, au lieu de les tuer dans les rues, tout comme elle a fait mourir de faim 10 milliers d’Hindous en 1900.D’ailleurs, il n’est pas nécessaire de passer les mers pour s’édifier de la sorte.Pendant ipie la France se bat à côté ou plutôt en avant de, l’Angleterre, que les Anglais font des grèves pour savoir si les mineurs.doivent gagner plus cher, que Carson, qui devrait être pendu pour avoir suscité une rébellion contre son roi et amené des armes de l'Allemagne, est ministre, pendant que les Français versent leur sang à Verdun, ici même, de l’autre ’.ôté de l’Outaouais, à l’ombre de l’Union Jack, il est défendu d’enseigner le français, mais on enseigne l'allemand.Si c’est là la liberté que l’on veut faire respecter à l’Allemagne, il n’y a pas de quoi se monter la tète, comme M.D’Hellen-court du Soleil qui a refusé d’annoncer l’assemblée en disant que c’était contre la politique du Soleil.Il y a des rouges ici et j’espère qu’ils vont le dénoncer.LA COMEDIE DOIT FINIR Il est temps qu’on parle à Ottawa.Il est temps qu'on comprenne dans les deux partis que la comédie doit finir.Il y a trop longtemps que le gouvernement, élu sous de faux prétextes, viole ses promesses à cause de la complicité du parti libéral.Il y a un an que son terme d’office est expiré et il aurait dû revenir devant le peuple.Nous sommes contre la participation du Canada à la, guerre d’en dehors du pays, donc nous sommes contre le service d’outre-mer.On vient vous dire que cette guerre est celle du Canada, que le sort du pays se joue dans ce conflit.Ceux qui disent cela, à moins d’être des hypocrites et des lâches, doivent être pour la conscription.Si elle n’est pas nécessaire et si le pays n’est pas en danger, il est traître de risquer l’avenir du jjays dans une guerre qui ne nous concerne pas.ïtepuis 1904, la conscription existe dans la loi de la milice, même poui* le service en dehors du pays.Si le volontariat fait affluer des recrues, pourquoi y recourir?Ce ne sont pas les Allemands qui mènent le pays et le danger, ils ne peuvent y venir.Il a fallu 33 navires pour transporter 33,000 hommes du premier contingent canadien.Pour envahir le Canada, il faudrait aux Boches 500,-000 hommes, et ils n’auraient pas Ef3 d^^LT' Cordonnerie • JrCV/ X.mécanique maintenant au No 406 SAINTE-CATHERINE EST.déménagera vers le 10 avril au numéro 528 SAINTE-CATHERINE EST Entre Saint-Timothée et Amherst OEUFS POUR INCUBATION lofi saison d’incubation arrivée nous sommes prêts, avec le plus beau stock de volailles de races pures, Poules, Canards, Oies, Dindes, Pintades, Faisans, Pigeons, Lapins, Outardes et Canards Sauvages, Paons, Cygnes, etc.Quelques reproducteurs à disposer à des prix très raisonnables.Poules et poulettes de toutes races en main.Jars Toulouse, Embdcn Canards Pekin, Coureurs Indiens, etc.Mftles Pintades et quelques 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Saint-Henri Bureau ouvert de 9.00a.m.à 9.00 p.m.nil, RUE SAINT-DENIS Près Marie-Anna Tél.Saint-Louis.2942.DENTISTES GENDREAU 543, RUE SAINT-DENIS, coin Cherrler TEL.EST 2916 BUREAU DE 9 HEURES A.M., A 5 HEURES P.M.LE SOIR SUR ENGAGEMENT Bélanger et Bélanger; Notaires 30, RUE SAINT-JACQUES EDIFICE “TRUST & LOAN” Argent à prêter sur hypothèque à bonnes : conditions, et achat de créances.Règlement de successions.Tél.Main 1859.COMPTABLES ROCH-ALBERT BERGERON NOTAIRE Domicile : Edifice Duluth 628, Parc Lafontaine, 50 rue Notre-Dame O.Tél.Saint-Louis, 4938.Téléphone Main 4869 Mathématiques, Sciences, Lettres et Langues en anglais et en français.—Préparation aux examens: brevets, service civil, etc.Cours privés et semi-privés à termes faciles le Jour et le soir Cours de Kerméno 6ucce«»eur RENE SAVOIE, I.C., «t LE.Bachelier è» artn et èa sciences appliquées Salle d, cours, 271A est, Ontario Résidence: 75.rue Bienville, Tél.Snint-Louis 1590.angle St-Hubert J.-EMERY CODERRE SEC.-TRES.VILLE DE MONTREAL-EST Résidence : Etude 28, GRANDE ALLEE HOTEL DE VILLE Montréal-Est.Montréal-Est Tél.(résident*) Pte-aux-Trembles, 29 (étude) Pte-anx-Trembles.27—2 ARTHUR COURTOIS NOTAIRE Immeuble du Crédit Foncier.F.C.35, SAINT-JACQUES, Tel.Main 5030 Bureau du soir : 262A me Visitation.Tél.Est 3435 Benoit & De Grosbois COMPTABLES — AUDITEURS LIQUIDATEURS Chambre 6.3 rue Notre-Dame-ent Tél.Main 2617 J.-AIÆX.O’GIÆMAN NOTAIRE 90, SAINT-JACQUES, MAIN 2663 Prêta sur propriété de vills et terre près Montréal.LE NOTAIRE ERNEST JASMIN Argent à prêter, montants $1,000 à $6,080, 1ère hypothèque.Règlement de succession Rés.568, Fullum.La».637 Réfl.568, Fullum.Las.627 125.Power bldq.MorGr**l T«L M.ai rv 302f iCine Radicale Des Cors [50RE.EmcAct.SoNS Douleur l En VeNTC Partout 35 Franco la Pootc.I A.J.lfuistKcü.Montreal Accueilli avec un enthousiasme débordant, M.Lavergne a prononcé h’un de ses pi]us éloquents discours.Cette sympathie, dit-il en débutant, me paye jusqu’au centuple des injures qu’on a pu verser sur mon trop large'dos depuis quelques an-:assez de navires pour les transpor-.i .nées et je constate que dans notre; ter, même si leurs couslns-germains, une faillite et que l’unique remède j pays canadien on commence à coin-; les Anglais, leur en passaient.Au est la conscription.L’attitude du prendre le bon sens.Cela me réjouit] texte même de la loi de la milice, si le coeur de voir que les citoyens on continue à admettre le principe commencent à penser par eux-mê- de la participation du Canada, le mes et à ouvrir les yeux, sans leur gouvernement peut mobiliser les Ca-,donner des regards vus à travers Hadiens pour le service d’outre-ilcs prunelles plus ou moins opaques mer.des chefs politiques.Je me souviens M.Lavergne dénonce le jeu hypo-qn’ilsy a 15 ans, à l'époque où je erile de certains politiciens qui ne commençais à passer pour fou, des:.sont ni chair ni poisson, et les tac ’igens qui, hier, refusaient d'annon- tiques méprisantes du gouverne •deve- cer cette assemblée contre la cous*, ment qui va jusqu'à fermer les in cription disaient que nous voulions dustries pour forcer l’enrôlement faire pleurer les femmes.Pensez.) par la famine, et spécialement pour vous qu’il n'y aurait pas beaucoup les Canadiens-français.HOTEL VICTORIA HOTEL Québec H.Fontaine, Prop.Plan américain.Prix $2.50 à $3.50.Prix spécial pour les voyageurs de commerce, $2.00 par jour.LIPPÉ NOTAIRE ARGENT A PRETER 180.RUE SAINT-JACQUES, MONTREAL Tél, Main 4S71.Bureau, 411 COURTIERS EN ASSURANCES LBËRTLEFORT SSURANCE AUTOMOBILE ET 50 P.C.DE REDUCTION 164 SAINT-JACQUES meilleurs taux A 25 P.C.CHAMBRE 36, Assurance, générales aux MEDECIN.VETEItlNAlKE J.-H.VILLENEt» E, D.M.V (Hôpital de l’Ecole Vétérinaire Laral) 266, RUE CRAIG EST Tél.Main 1398 Rolland Bedding Co.907, Henri-Julien.Saint-Louis 9193 j REPARATIONS : — Matelas refaits, soli- j aifiea, rembourrés, polis, meubles sur corn- j mande, emballage : : : 40 ans d’expérience t REPARATIONS de poêles à charbon et à gaz S.McARTHUR ancien contremaître chez R.W.Kerr, 91.rue Mansfield.Tél.Up.6904 LIQUIDATEURS Bureau : Main 2431.J.-A.NADEAU Notaira Immeuble '‘Versailles'’ 90.RUE SAINT-JACQUES.MONTREAL PROUUX kt UROULX NOTAIRES 99.RUE SAINT-JACQUES Bâtisse Banque Nationale.Tél.Main 2959 W.-J.Proulx, L.L.B, ' ‘ bureau du soir : 283 Ave Esplanade.Jour: Tél.Main Mia.Soir: Tél.Est 199 OSCAR BEAUÇIIAMP CURATEUR, COMPTABLE ET LIQUIDATEUR EDIFICE “LA PRESSE’’, SUITES 13-19 *1.rue Saint-Jacques.Montréal, Can.DIVERS AUTOMOBILISTES Pour vos pneus, vos lubrifiants et tons vos aecsssoirss APPELEZ EST 6876 La Cle d’Accessoires d’Autumubiles Renaud ._ .La Maison avec le Service 3.6 Semte-Catherine est.Ouvert la soir Tél.Saint-Louis: 3940.BURKE & CONSTANTIN de la Cadillac Motors, Limited Jos.Proulx, L.L.L.„ Exi>crSs dans les Automobiles Cadillac bureau du soir : ! 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Garantir le» libertés de FEtat ”.Par l’Etat, le premier mi- nistre veut sûrement dire l’Empire, et suivant la thèse politico-theolo- rooins de femmes qui pleureraient aujourd’hui si on nous avait écoutés?Croyoz-'vous que nous cherchions à tromper îe peuple quand nous disions qu’il est plus facile de Qu’on se souvienne, dit M.Lavergne, que nous sommes ici.les Canadiens, nous y sommes pour y rester et on ne noils enverra Jamais.Il parait que nous sommes 1 contre 3.Que les orangistes lisent l’histoire du Canada, ils y verront que c’est comme cela que nous les avons toujours battus.M, Lavergne demande en terminant, à ses auditeurs, d’oublier les partis pour n’avoir en vue que les saines traditions d’autrefois, et demander aux chefs de reprendre le drapeau pour le conduire à la victoire finale.Tâchons de mettre l’intérêt du pays au-dçssus de tout.Et dans une péroraison enlevante, JL Lavergne dit son dévouement à la cause canadienne qu’il servira jusqu’au (Suite à In 7ème nage ) INGENIEURS CIVILS HURTUBISE et HURTUBISE INGENIEURS CIVILS ARPENTEURS-GEOMETRES EDIFICE BANQUE NATIONALE 99.me Saint-Jacquex TELEPHONES: Bureau: Main 7618.Réaidenea: Tél.Rockland 2056 REGLEMENTS DE COMPTES marchands, ouvriers et journaliers.ujuiv3 voji drues seront payées moyennant ties paiements faciles.Discrétion absolue, jous transférez avec mol seulement.M.Lemieux.J/, Boulevard Saint-Joseph ouest.Arthur Vincent INGENIEUR-ARPENTEUR ARCHITECTE Tél.Main 1168.76.rue Saint-Gabriel Bâtlaao Chambre do Commerça Tél.Est 7488.Résidence Est 6079 138 me Saint-Denis The Security Collection Co.EDIFICE DANDURAND Chambre 36 Anurie des rues Saint-Denis Sainte-Catherine A.D.ST-LAUHKNT, gérant.Montré»! 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fait une avance sur un front de 2 milles et demi, s’emparant de Castres, à 3 milles au sud-ouest, et d’Essigny-le-Graml, à 3 milles et demi au sud.Ils ont également fait des gains au sud de l’Oise et au nord de SoisSons.Les Allemands défendent chaque pouce du plateau compris entre Saint-Quentin et l’Oise, mais en dépit de leur résistance opiniâtre, l’armée française les refoule constam-, ment.Les Poilus sont maintenant fermement établis sur la rive orientale^ de l’Aillette, à la lisière de la forêt la plus basse de Coucy, l’une des 3 grandes forêts situées entre Laon et l’Ailiette.Au sud de l’Oise, malgré les inondations causées par l’ennemi, les Français ont fait une avance importante, prenant plusieurs vrillages et forçant l'arrière-garde allemande à se retirer.„ Dans la région de Verdun, les Français ont capturé des éléments de tranchée dans le secteur du bois de Malancourt et ont repoussé une attaque dans le voisinage d’Apre-mont.GAINS DES TOMMIES Les Anglais, de leur côté, ont capturé l’important embranchement de chemin de fer de Roisei, à 7 milles à Test de Péronne.Plus ou nord, Ms ont progressé sur un front d’un mille et demi, au sud-est de Croisil-les.L’ennemi a dirigé de violentes contre-attaques dans le voisinage de B a u in e t z-1 e s-C a mb ra i ; il a gagné du terrain dans une petite section d’une position avancée, mais les Tommies Ten ont immédiatement expulsé.Il y a eu une grande activité aérienne.Les escadrilles françaises et anglaises ont effectué plusieurs bombardements.Les Anglais ont abattu «S machines allemandes et onl perdu 4 des leurs.Les Français ont descendu 4 avions teutons.A Paris, les derniers communiqués tendent à confirmer l’opinion qui prévaut dans les cercles militaires et qui veut que la retraite allemande ait cessé (pour Ile moment.La ¦ résistance offerte par l’ennemi depuis quelques jours prend graduelle-, ment les proportions d’une vaste bataille, dans le cours de laquelle les Alliés se portent incessamment à l’attaque.Gela ressort du fait que les escarmouches d’avamt-postes ont pris fin et que la cavalerie s’est retiree en arrière.De part et d’autre, les troupes aux prises sont de beaucoup plus considérables, plusieurs divisions ayant pris part aux récents combats.LUTTE EN RASE CAMPAGNE Pour ce qui est de la fin de la guerre des tranchées, c’est une question discutable.On considère généralement que la seule alternative à ce genre d’opérations c’est ia lutte on rase campagne, mais le critique militaire d’un journal parisien faisait remarquer samedi qu’il peut bien y avoir une troisième alternative: l'établissement par les Allemands d’une série de positions de défense, Tune commandant l’autre, et chacune d’entre elles séparée de l’autre par un espace permettant de manoeuvrer.L’auteur de cet article émet l'hypothèse que c’est, peut-être là le plan tant vanté d’Hiridenbourg destiné à révolutionner les opérations.En ce cas, le plan (les Allemands consisterait à établir les 3 positions suivantes, les plateaux au sud-ouest de Cambrai défendant les chemins dans la vallée de TEscaut, les plateaux situés entre le Oateau et Guise barrant Tancés à la vallée de 'la Sambre et les hauteurs de Saint-Gobain et de Laon, dont la chute entraînerait la retraite des Allemands en Champagne et permettrait aux Français de marcher sur Mézières.RUEE SUR PARIS Le même expert est convaincu que Tennemi n’a pas renoncé à son premier dessein d’une ruée sur Paris.mais vu qu’il n’a pu percer la ligne des tranchées alliées, Hin-denbourg compte sur des manoeuvres en rase campagne pour trouver la chance de passer.A l’appui de cette hypothèse, on peut dire que le secteur le plus rapproché de Paris continue à être la scène des combats les plus violents.Jusqu’ici, il est incontestable que les Français ont en l’avantage en rase campagne.La vigueur des coups des Alliés a apparemment déconcerté l’adversaire et iil est possible qu’il soit forcé d’occuper plus tôt qu'il no pensait les solides positions préparées en arrière de la ligne actuelle.Il y a lieu de croire que les grands événements militaires qui se développent / vont de nouveau mettre en vedette des noms déjà fameux.M.Poincaré visite les régions libérées Paris.26.— Le président Poincaré, MM.Painlevé, Malvy et Bourgeois.respectivement ministres de la Guerre, de l’Intérieur et du Travail, en compagnie ,des sénateurs et des députés des départements de la Somme et de l’Oise, ont visité hier Noyon, Guiscard, liant, Nesle et Roye, mi ils ont reçu un chaud ac-ouéil de la pari des vieillards, des femmes et des enfants qui ont clamé à maintes reprises : vive la France.Les trois couleurs étalent partout déployées à profusion.A Roye, se tenant devant la muraille de Thcitel de ville à moitié détruit, ofi les Allemands ont proféré la menace de fusiller l’assistant-maice, M.Mnndron.M.Poincaré a épinglé | Tinsigne de la Légion d’Honneur site la poitrine de ce monsieur.Les pauvjrcs des villages visités par le j président ont reçu un don de 10,-000 francs.Cette visite a donné lieu à quel-’ (pies-uns des spectacles les plus pathétiques de la guerre.Des vieillards, des femmes qui, avec des enfants âgés de moins de 12 ans, constituent les seuls êtres humains laissés en arrière par les Allemands, oubliant leurs 2 ans et demi de souffrance, ont versé des pleurs de joie en se voyant entourés des représentants officiels de la France.A Noyon, il y avait non seulement ce qui reste de la population de la ville, mais aussi des réfugiés des fermes et des villages situés du côté de Saint-Quentin.“Ce fut dur a supporter, mais nous n’avons jamais désespéré de voir quelque jour les troupes françaises arriver à Ja poursuite des envahisseurs”, voilà la déclaration générale faite par les gens qu’on interroge au sujet de leurs souffrances.“Us nous ont laissés sans argent et sans vivres, a dit une autre personne, mais avec toutes leurs méthodes et leur science, il y a une chose dont ils n’ont pu nous dépouiller: la confiance.Nous savions que la délivrance était à nptre portée.” M.Poincaré et sa suite ont examiné les ruines de Ham.où 13 tonnes d’explosifs ont servi à faire sauter les ruines historiques de la forteresse et le fameux donjon de Jean de Luxembourg.LA FRANCE VA PROTESTER CONTRE LA DEVASTATION Le gouvernement français a donné avis samedi soir de son intention d’adresser à tous les neutres une protestation contre “les actes de barbarie et la dévastation accomplis par les Allemands sur le territoire français qu’ils évacuent”.La note officielle qui annonce cela dit: “Des villages entiers ont été pillés, brûlés et détruits.Les actes des Allemands ne sont pas destinés à faire échec aux opérations des armées françaises, mais à ruiner pour plusieurs années Tune des plus fertiles régions de France.” L’ambassade française à Washington va mettre en garde aujourd’hui les sujets américains, au nom du gouvernement français, contre le fait de conclure une transaction avec les valeurs que les troupes allemandes en retraite ont pu s’approprier.Le gouvernement français affirme que la succursale de in banque de rFance à Péronne a été pillée, contrairement à la convention de la Haye de 1907.et qu’il ne peut reconnaître aucune transaction que les sujets allemands pourront faire avec ces documents volés.L’ambassade annonce aussi officiellement que le gouvernement français prépare une protestation contre les actes de dévastation barbare des Allemands.L’EMPIRE LE CANADA FERA SA QUOTE-PART COMMENT L’ON SURMONTERA LA CRISE DES VIVRES QUI S’ANNONCE PROCHAINE EN ANGLETERRE.— LES PERILS DE L’EMPIRE.sur UN PIED L’ALLEMAGNE VA SE RUER DE GUERRE! LE PRESIDENT WILSON DECRETE QUE LA MARINE SOIT POURVUE DE SON EFFECTIF DE GUERRE, SOIT QUATRE-VINGT-SEPT MILLE HOMMES.— LA PROTECTION DES INDUSTRIES NATIONALES.Londres, 26.— Les ministres du Canada et les membres du gouvernement impérial sont à discuter jusqu’à quel point le Dominion peut diminuer >!a crise des vivres en Angleterre avec ses provisions de blé.Il y a été décidé, iparaît-il, que le gouvernement du Canada entreprendrait toutes les initiatives jugées nécessaires aux intérêts de l’Empire.Selon toutes probabilités, la période de crise pour les vivres qui comporte les six prochains mois sera surmontée.Les ministres canadiens ont pris part samedi après-midi à la séance de la conférence de la guerre et M.Borden est ensuite parti .pour la campagne.M.Robert Rogers sera demain l'hôte d’honneur et Torateur à un lunch d’hommes d’affaires, donné dans la ville, de Leeds.Le ministre des travaux publies disait hier à un représentant de la “Gazette”, en parlant de la conférence, ce qu’être convive à une tafo’e où Ton peut tâter le pouls de l’Empire rapportait d’expérience.La loyauté et Ten-thousiasme des délégués des Indes l’a particulièrement frappé, eux qui semblent vouloir mettre à La discrétion de l’Empire les ressources incalculables dont ils disposent.La réforme électorale d’après le modèle tracé par les orateurs de la conférence csl cause de certaines dissensions à Westminster.Ce programme esl appuyé par le parti irlandais et par celui des ouvriers, comme d'ailleurs par les libéraux et les conservateurs, 'les plus avancés, mais ces derniers qui se réclament encore de la vieille école veulent tenir Lloyd George en arrière.Il est probable que la Chambre des Communes reconnaîtra le principe d'un suffrage universel comprenant les deux sexes.LES LETTRES DE FADETTE La troisième série des lettres de notre chroniqueuse féminine a autant de succès que les deux premières.dont l’une est épuisée et dont l’autre en est à la troisième édition.1! faut donc les acheter au plutôt, si l’on veut être certain de ne pas les manquer.Combien de gens nous demandent aujourd’hui la première série, qui est introuvable en librairie ! Lu troisième série se vend exceptionnellement 50 sous l’unité, 55 sous par la poste, au Devoir et chez les principaux libraires de la province.Washington, 26.— Le président Wilson a pris aujourd’hui des mesures pour mettre ie pays sur un pied de guerre.Par un arreté de l’exécutif, il décrète que la marine soit pourvue de son complet effectif de guerre, soit 87,000 hommes.Ce décret, ainsi que l’ordre déjà donné au sujet de 1 urgence de la construction navale urgente, indiquent que le président a exercé tous les pouvoirs qu’il a comme commandant en chef, pour préparer la guerre.Pour 1 armée, ie président a décrété ia création de deux autres départements militaires sur la côte- de l'Atlantique.L’ordre indique que Ja tâche d’organiser Tannée, dont le Congrès pourrait autoriser la levée, sera confiée à six commandants de départements au lieu de quatre.Cela permettra une organisation meilleure et plus rapide.La troisième mesure est celle d’assurer, comme devoir national, la tâche de protéger les industries américaines contre tout désordre interne en cas de guerre.Dans ce but, onze régiments d’infanterie au complet, deux bataillons séparés et une compagnie séparée de lu garde nationale ont été appelés dans le service fédéral pour aider la police fédérale dans les districts importants.Comme supplément à ces troupes, un régiment de la garde de Pennsylvanie et deux compagnies d'infanterie de la Géorgie, revenant de la frontière, ont été retenus dans le service fédéral.Les ordres du president ont été connus par deux communiqués officiels publiés par les deux départements de la marine et de l’armée.REMANIEMENT DU CABINET ?Washington, 26.— Malgré les démentis répétés de la Maison-Blanche, la rumeur veut toujours que des changements soient faits prochainement dans le cabinet.Du fait que les Etats-Unis sont sur le point d’entrer dans la guerre, cette rumeur s’accrédite d’autant plus.La rumeur veut encore que le procureur général Gregory soit sur le point de quitter son poste pour reprendre la pratique du droit, et eue Newton I).Baker, le secrétaire de la guerre, le remplace.La présence, hier, à Washington, du général George W.Goethals, le constructeur du canal de Panama, laisse entendre qu’il aurait été choisi en rempiace-ment de M.Baker.11 est cependant improbable qu’une semblable nomination se fasse, car le président hésiterait avant de nommer un officier de l’armée régulière à un poste dans le cabinet.On considère comme plus probable que le général Goethals soit renvoyé sur Tisthme de Panama pour protéger le canal en cas d’hostilités.Il était aussi question, samedi, à Washington, de la nomination de M.Franklin K.Lane, de l’Intérieur, en remplacement du secrétaire Baker.Celte nomination serait la moins probable.-*______- ., BELGIQUE WHITLOCK EST RAPPELÉ ON CONSIDERE CE GESTE COMME LE SIGNE INEVITABLE D'UNE GUERRE AVEC L’ALLEMAGNE.Washington, 26.— M.Brand Whitlock a été rappelé en tant que ministre des Etats-Unis en Belgique.Le secrétariat d’Etat a annonce cela samedi, déclarant en même temps qu’il cesse de s’occuper de l’oeuvre de secours aux Belges, laquelle est confiée à la Hollande et à d’autres pays.On voit dans ie rappel de M.Whitlock un signe avant-coureur d’une guerre véritable.Depuis quelque temps, le secrétariat d’Etat discutait cetie question, et la destruction récente par les sous-marins allemands de plusieurs navires affectés à l'oeuvre de secours aux Belges a découragé les Américains.L’ordre de quitter la Belgique, transmis aux membres de ia commission américaine de secours aux Belges doit leur parvenir aujourd’hui.Quelques jours devront s'écouler avant qu’ils puissent mettre ordre à leurs affaires et les confier à d’autres mains.Voilà ce qu’a déclaré un des principaux membres de la commission à Amsterdam, et il a ajouté qu’il ne voit pas pourquoi le gouvernement allemand mettrait obstacle au départ des Américains, en Belgique.Des diplomates de la légation allemande à la Haye, ont exprimé le regret que les Américains abandonnent l’oeuvre de secours aux Belges, lis ont déclaré énergiquement que leur gouvernement n’a pas de motif pour s'opposer au départ dos membres de la commission américaine.Ceux-ci prendront probablement le chemin de la Suisse et de l’Espagne, vu qu’ils ont peu de chances de pouvoir sortir do la Hollande.ALLEMAGNE ON CRA1NJ UNE REVOLUTION SI LA RUSSIE DEVIENT UNE REPUBLIQUE, L’ALLEMAGNE EN RESSENTIRA CERTAINEMENT LE CONTRE-COUP.La Haye, 26.— Une dépêche au “Daily Express” de Londres dément ia rumeur relative aux récents soulèvements dans différentes parties de l'Allemagne.Des déclarations que viennent de faire deux Hollandais VERS PETR0GRAD Les Allemands massent des troupes en vue d’une marche vers la capitale russe déjà menacée à l’intérieur par des espions et des traîtres cachés sous tous les manteaux et mêlés à tous les états sociaux.munications maritimes, Moscou constituerait une capitale aussi convenable que Pétrograd ei cette ville est bien plus à l’abri d’une ruée de l’armée allemande que Ton tient pour imminente.Le gouvernement provisoire a émis une proclamation, disant qu’il va tenir fidèlement les engagements financiers de l’ancien gouvernement, en particulier au sujet de l’intérêt et de ’amortissement des dettes de l’Etat, de l’exécution des contrats de commerce et du paiement des appointements des fonctionnaires.LF GRAND DUC NICOLAS QUITTE SON POSTE.Londres, 25.La retraite du Pétrograd, 24, par voie de Londres, 26.— L attention de lia Russie s’est soudainement détournée des troubles de l’intérieur ei du problème de la reconstruction pour se porter sur un nouveau danger venant de l’extérieur.Des preuves indiscutables révèlent que les Allemands massent une grande quantité de troupes sur le front nord, prêts à tenter un effort contre Pétrograd.Le pays a appris cette nouvelle menacé par le moyen d une série de proclamations de ses ministres.Le ministre de la guerre, M.A.J.Gouchkoff, vient d’adresser à la population de Pétrograd la proclamation suivante: “L’ennemi menace la capitale de deux côtés.Premièrement, il concentre constamment sur notre front nord des quantités énormes d’hommes, d’armes et de munitions; secondement, il concentre ses espions à Pétrograd.Les dispositions! tendant à prendre contre ces derniers sontl d’une urgence immédiate.“C’est toujours une tâche difficile que de démasquer les traîtres, qui se cachent partout, cherchant à changer leurs agissements criminels sous le manteau de toutes les conditions sociales, de tous les états, portant tous les uniformes, se mêlant à la foule parmi laquelle ils sèment la discorde et répandent le soupçon parmi les timides et les faibles.Au système d’espionnage clandestin dei Tennemi, nous devons apposer celui | Stockholm, 26, via Londres de notre état-major général.Citoyens et soldats devraient être vigilants et sages, car le danger est grand.“Qu’on ne confonde pas notre système de contre-espionnage avec la police secrète de l'ancien régime, abode pour toujours et qui est inutile au nouveau régime, gouvernant en conformité avec ia volonté populaire.Le nouveau régime ne permettra pas la reviviscence des forces noires de jadis.“Citoyens, soyez prudents.Ne révélez pas les secrets de la défense nationale.Soyez vigilants et attentifs, soyez sur vos gardes.” D’autres dépêches parlent d’une conférence tenue par !e général Kor-niloff, !e nouveau commandant des troupes dans la région de Pétrograd, avec le conseil des délégués des ouvriers et de Tarméé, au sujet de la grande concentration de troupes effectuée par Tennemi sur le front de Riga.Le général Dimitrieff et les délégués de la Douma assistaient à celle réunion, au cours de laquelle on a unanimement résolu de n’épargner aucun effort pour Jg.défense de la Russie.t grand duc Nicolas du poste de commandant en chef des armées russes est officiellement confirmée, dit une dépêche Reuter de Pétrograd.En at-a nomination d’un successeur, le général M.V.Alexieff, chef de l’état-major général agira comme commandant en chef.Le maintien du grand-duc Nicolas au poste de commandant en chef a été considéré comme indésirable par le ministre de la guerre russe à cause de la iparenté du grand-duc avec la dynastie des Hoinanoff.IL N’Y AURA PAS DE CONTRE-REVOLUTION PETROGRAD EST REELLEMENT MENAGE.LE SIROP GAUVIN T RHUME Composé cTeucalyptoL menthol, chlorodyne.bromoforme.gomme d’épinette, et cerisier sauvageest le remède le plus efficace contre les maladies de la ger?** de* bronches et des poumons.Le moindre rhume est dangereux.L'exposition à un courant d'air.Quand on transpire, ou à l'humidité vous donne le frisson, un mal de gorge, de l'enrouement, suivi de rhume, toux, bronchite aux conséquences trop souvent fatales.Conjurez le mal en prenant sans délai du Sirop Gaurin pour le Rbtuse, 25c la bciteOfe.i* Sirop d’Ânis Gauvin pour les Enfants Soulage coliques, douleurs de la dentition, indigestion, diarrhÉe, et assure au bébé un sommeil naturel.PRIX : ZE cent, la bouteille.Les Cachets Gauvin pour le Mal de Tête soulagent et guérissent promptement Maux de Te te.Migraine*.Névralgie*.et toutes les douleurs.PREX : 25 rents la boite.WIN THE WAR LE CONGRÈS DE LA VICTOIRE POUR PROMOUVOIR L’UNITE NATIONALE ET DISCUTER LES PROBLEMES ECONOMIQUES ET SOCIAUX CREES PAR LA GUERRE, ON VEUT S’ASSURER QUE NOTRE PROVINCE SOIT RIEN REPRESENTEE.VMPmp ippiH U n’y a plus de chance de voir une contre-révolution en Russie, dans l’opinion du (professeur Paul Vino-gradoff, de TÜniversité de Pétrograd, mais les radicaux-pacifistes sont encore une source de danger pour le nouveau gouvernement.Le professeur Vinogradoff est de passage ici en route pour l’Angleterre où i! doit donner des conférences à Oxford.“H n'y a pas de raison de s’attendre à un soulèvement, a ajouté le professeur.Quant à la forme de gouvernement, on ne voit nulle part se manifester le désir d'anticiper sur la décision de la convention nationale.Naturellement la question de la paix ou de la guerre est plus aiguë, mais cette faction des socialistes qui désire une paix séparée ne parait .pas fort importante.En cette affaire, il est facile d’errer.Au cours des premiers jours d’excitation on entendait assez fréquemment dire qu’il fallait que la boucherie cessât, mais bon nombre de ceux qui se ralliaient à cette opinion l'ont abandonnée à 'la réflexion.Je ne nierai pas ffu'il existe un danger véritable dit côté de Téiément radical, mais d’un autre côté je désire faire saillir le fait que ie gouvernement provisoire est maître absolu de Ja situa- tion.Le prince Lvoff, le premier Londres, 26.— Faisant allusion à ministre, est un organisateur mer-la situation militaire en Russie et à vei.leux et le gouvernement, grâce à l’effet produit par la révolution sur 1 sfs, ?.“cîr*?t; Sagne tous les jours en les soldats au front, le correspon- stabilité, tout coup de main, de dant de l’agence Router dit: “L’assertion faite par le ministre de la guerre que l'ennemi est aux portes n’est pas une simple figure de rhétorique.Le moindre relâchement de vigilance et Tennemi sera dans la capitale.” Le correspondant parle avec cir-conspection de la répercussion qu’a quelque côté que ce soit, est extrêmement improbable.FAVORABLES A LA REPUBLIQUE Londres, 26.— Le comité central et les représentants parlementaires du parti constitutionnel démocrate ,- ., , .- .à Pétrograd ont voté aujourd’hui en produite sur les troupes 1 intuition faveur de la forme républicaine de que 1 armée a «te 1 arbitre des destt-1 gouvernement pour la Russie, dit nees de la Russie.Cet état d esprit.une dépêche de Pétrograd.Le nro-sest manifeste par des demandes in- fesseur Milukoff, ministre des Affai-eompatibles avec a discipline mili- j-es étrangères, est le chef de ce tsrire."Mais, ajoute le correspondant, parti, là où les soldats respectent leurs ! chefs et où l’année est favorisée en NOUVEAU GENERAL A L’ARMEE fait de commandants, il esl improba-1 DU CENTRE b!e que l’insistance sur des demandes non appuyées soit préjudicia be I Pétrograd, 24, vià Londres.—- Le aux campagnes du printemps et de ! général Alexief E.Evert a été rem-Tété.De plus, on a reçu des rap-: P''ac,l‘ Par Ie général Letchitzky, ports rassurants du général Ruzsky ' ('«mme commandant de l’armée rus-et du général Judenich, le comman-lsd-; '* priv.Co.M.&Sm 31,S OIV, .-ma.Woods ni Crown Re-* " pnv.Let.Un.K’y il"1'* il?f pa.Rir.Co 18 m-, " Rights- SH priv 55 53 Dom Bridge .• t.Co ofC 67 Dom.Can ns “ priv i»2‘/* “ priv.Tor.K y .89 Dom.Coal p Tooke Uro Lot».T.pf-> yi/'s priv Lom.S.Co.J fi5L Tri City pri “ Textile 80 Tuck.Tob.“ priv.- ’02)4 priv.Duluth Sup Iwm City.Gould Mfg.pnv.*’ priv.M «yagama S4 Goodw.Co • West.Ind E •• priv.45 West Koo v Halifax Rv.Pnv- Hill.Collie.1 \V»nn.ky.è.-' " priv.1 Windsor H'1 Holl.Mme* 111.Traction1 Banques — “ priv.î*8 Br.No.Am Interc.Coal Commerce i85 Dominion.Kaministiq Hamilton.Laurentide.189 157 HcChelaga 145 L.oi W’d C 12M, Impérial .Merchaats itii Lyall Cons».M oison».IT 8k MacDonald 15 ii Montréal.224 221H Mackay .••*••• Nationale.“ pnv* .N ova-Scoti Maple L.M ’15 iu Üttawo iô.’y.“ priv Royal M.&S.P .standard.** priv.ioronto.| Uaion- .— BOURSE DE NEW-YORK DES REFORMES ÉCONOMIQUES M.MONTPETIT FAIT DE NOMBREUSES SUGGESTIONS POUR L’APRES-GUERRE AU COURS D’UNE CONFERENCE SUR NOTRE POLITIQUE COMMERCIALE AU CLUB DE REFORME.— ORGANISONS-NOUS I UN APPEL AUX CULTIVATEURS “DANS LA CRISE QUE NOUS TRAVERSONS, DIT M.J.-H.RAINVILLE, TOUS LES YEUX DOIVENT SE TOURNER VERS L'AGRICULTURE — TOUT DEPEND DU RENDEMENT QU'ON LUI FERA DONNER.THE SUN TRUST COMPANY, LIMITED Fidéicommissaire, fiduciaire, exécution de testaments, liquidateur, curateur, administration d’immeubles, assurances.160 SAINT-JACQUES, Montréal ïé!.Main 1896 CHS.ED.ARPIN, géran -général Cour» fournis par MM.Bruneau et Dupuis, courtiers, rue Saint-Françols-Xavier, Nos 95 et 97, Montréal.Valeurs Oaver fvre j Midi i Valeur* °B,erl Midi j tur* ! 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