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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 19 septembre 1936
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1936-09-19, Collections de BAnQ.

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«omedl 19 sept.1930 REDACTION IT ADMINISTRATION 430 1ST, NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE :.K Arbour U41 SERVICE DE NUIT : Administration :.H Arbour 1243 Rédaction HArbour 3679 Gérant :.HArbour 4897 LE DEVOIR Dircctaur-Cérant : G«org«t PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur an chef : Omar HIROUX VOLUME XXVII — Ne 219 TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA.$ 6.00 (Sauf Montréal et banlieue! E.-Unis at Empira britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA.2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 Si les honnêtes gens savaient et voulaient veiller.Les honnêtes gens sont souvent responsables du mauvais gouvernement d’un pays ou d’une province.Ou ils se le donnent; ou ils se le laissent imposer; ou ils laissent les bons se corrompre à la longue.Et tout cela, soit apathie, soit indifférence à exercer leurs droits d électeurs, soit manque d’attention suivie à la chose publique, soit tolérance extrême & l'endroit des abus politiques de toute» sortes.Dans un pays tel que le nôtre, dans une province comme la nôtre, les honnêtes gens sont la masse; masse amorphe, inorganisée, détachée de tout ce qui n'est pas son intérêt ou son plaisir immédiat Tandis que la canaille, qui est la minorité, est remuante, agissante, sans cesse en éveil, tout le temps au guet d’occasions d avancer ses affaires.Elle, elle sait vouloir; elle sait ce que c’est que de s’organiser, surveiller son intérêt, défendre ses positions, dès qu’elle gagne du terrain, en emporter d’autres, encercler un ministère, en faire à la longue sa chose, son instrument.Les ministres honnêtes?EUe les écarte, les annule, ou les circonvient, s’ils sont de caractère faible, comme cela arrive.Les aventuriers politiques, les gens sans scrupules?Elle les entoure, les pousse, les aide, les hisse, les sert, s’en sert, monte près d’eux, avec eux, aux plus hauts emplois.L’audacieux est de ses hommes; et aussi le finaud, le manoeuvrier, l’ambitieux effréné, 1 hypocrite, bref tous ceux qui veulent arriver vite par le plus court chemin, même dangereux, réussir pour s’enrichir, dominer.* Ÿ * Cette inertie, cette apathie, oette mollesse, cet esprit d à-quoi-bon des honnêtes gens qui sont la masse; cette solidarité, cette audace, cette ténacité de la canaille qui est la minorité, tout oela fait que des ministères, bons au début, des hommes de gouvernement, honnêtes aux premières années où ils tiennent les leviers de commande, s’engagent un jour sur la pente savonneuse conduisant à l’autocratie, à l’injustice, aux abus de pouvoir érigés en système, jusqu’à ce que le pays ne puisse rompre lec chaînes lentement forgées que par un coup de force brutal, éclatant, dans un sursaut soudain de l’électeur.Un bon gouvernement ne devient pas mauvais en vingt-quatre heures, non plu* qu’en six mois.Mais plus un régime dure, plus il s’expose à l’affaissement de son honnêteté, de sa valeur morale, de sa valeur politique même.Ainsi, Ton a vu le régime libéral s’affirmer, grandir de 1897 à 1910, et ensuite, de 1910 à 1936, s’enfler, céder, se corrompre, pourrir sur pied,* s’effondrer.Vingt-six ans durant il descendit la pente, freinant sa chute progressive par toutes sortes de manoeuvres malhonnêtes ou trop habiles de la part de ses chefs, mais servi dans une égale mesure, si l’on peut dire, de 1915 à 1932, par l’impéritie, l’inintelligence même de tout un groupe de ceux qui faisaient raine de s’y opposer et dont plusieurs travaillaient dans la coulisse contre leur parti, pactisant avec les chefs adversaires, moyennant certains avantages personnels.* Ÿ * Veut-on voir comment la masse de fort honnêtes gens qui formaient le parti libéral, la députation libérale, le gouvernement libéral même, laissèrent les ministères, de M.Parent à M.Taschereau, s’engager sur une route dangereuse, les virent s’en aller graduellement vers l’abîme sans crier gare, sans même paraître s’apercevoir du péril, menaçant autant pour le parti que pour la province?Que l’on s’arrête peu de minutes à se rappeler la façon dont le public réagit, ou plutôt manqua de réagir, au fur et à mesure que les ministères se laissaient gagner par l’affairisme, donnaient des gages de plus en plus nombreux aux puissances d'argent trop entreprenantes dans le domaine de la politique.Sous Marchand, nul ministre n’était membre de quelque conseil d’administration payant que ce fût.Les moeurs publiques du temps n’étaient certes pas irréprochables.Mais il y avait pour les ministres une zone d’honnêteté publique hors de laquelle ils ne se fussent jamais aventurés.Vint le régime Parent.Des rouges vieux-camp se scandalisèrent de oe que le successeur de Marchand fût à la fois maire ue Québec, député, président de la Compagnie du Pont de Québec, premier ministre.Cela fit quelque bruit, jusque chez des dissidents libéraux, tôt évincés du Soleil.Mais le public était distrait.Et les honnêtes gens, en grand nombre, se turent au lieu de crier, de récriminer même.N’y avait-il pas dès lors “le grand parti libéral un et indivisible”?L’électeur s'assoupit.Une presse quasi muette l’aida.Le régime consolida la place, les places.Parent refoulé vers Ottawa par une coalition de mécontents et d’ambitieux, Gouin parut, monta, domina.Tête haute, l’affairisme s’installa dans la place, où on l’avait jusque là tout juste toléré, en grognant.Le cumul des emplois, le chevauchement de 1 intérêt privé sur 1 intérêt public, l’emmêlement, la compénétration de la finance et de la politique s’affi-clièreht.La critique, un temps âpre et grandissante avec les Tellier, les Bourassa, les LaVergre, les Pré-\ost, n eut un jour presque plus d’échos, la presse tombée quasi toute aux mains des hommes d’argent.Le public, sollicité de s’amuser, ou pressé de s’abrutir, se détourna des choses québécoises.Ce fut dès lois à qui, ministres ou députés, serait d’un, de plusieurs conseils d administration payants.Un ministre, un député, qui ne cumulait pas avec son portefeuille ou son mandat un ou plusieurs titres d’administrateur de sociétés, était-ce un homme, sérieux?allaient bientôt se demander de nombreux honnêtes gens que l’inconvenance de ce progrès à rebours ne frappait plus.*£ ÿ ÿ Avec Taschereau, la belle partie! Le scandale, ce n’était plus que des ministres fussent lies avec plusieurs sociétés de banque, de finance, d’assurance, de mines, etc.Le scandale, c’était que des gens osassent piétendre que de tels rapprochements étaient scandaleux.Comment?Parce qu’un homme dans la politique active pouvait s’enrichir en servant deux maîtres à la fois, irait-on jusqu’à prétendre que cela ne devait pas être?Ennemis du progrès, esprits rétrogrades, gens envieux: ainsi qualifiait-on les rares hommes, les rares journaux enclins à protester ou qui protestaient au nom de la morale et du bon sens politiques.La masse honnête, mais veule, n’écoutait plus, désapprouvait même oes protestataires.Et c’est tout juste si elle ne couronna pas ce ministre qui, d’un ton à la fois indigné et cynique, dénonça les gens qui en avaient contre ce mélange de la politique avec les affaires.‘‘Pour faire de la bonne politique”, dit-il en substance, il faut être riche; et pour être riche, il faut saisir toutes las occasions qui se présentent de s’enrichir, fût-ce même en politique.L’homme de gouvernement doit être riche.” La masse des députés d’approuver ce raisonnement spécieux; et la masse du public de s’incliner, d’opiner de même façon, de trouver‘même cet homme fort entre les forts, et sa doctrine irréfutable.La politique devait appartenir surtout aux hommes de fortune ou qui voulaient se hiæer à la fortune.L’inconvenant devenait la règle.Ainsi le cycle était révolu, ou plutôt le cercle vicieux se fermait, du politique pauvre mais honnête, au politique enrichi, parce que plus habile et plus complaisant qu’honnête.Et la masse des honnêtes gens qui eussent crié, vers les 1900, à voir un procureur général membre de grands conseils d’administration de sociétés traitant de façon continue avec le gouvernement en vint à trouver tout naturel de voir tout cela, pis encore, vers 1930, ne pensa même plus à s’en émouvoir, se félicita presque de vivre à pareille époque.C’est que l’honnête électeur s’était depuis des années familiarisé outre mesure avec les excès de l’affairisme.Tout comme tes gouvernants, il avait descendu la pente sans le sentir, sans réfléchir.Il était presque au bas, lorsqu’il eut un sursaut.Le coup de tonnerre du 25 novembre 1935 avait éclaté.L’honnête homme éveillé secoua son inertie, réagit On sait la suite; et quelle tourmente vint après le coup de tonnerre de 1935, quelles rafales secouèrent le régime de mars à juin 1936, comment chut dans l’ignominie un ministère où il y avait des hommes honorables, un parti dont un très grand nombre de tenants étaient gens respectables, mais qui n’avaient pu ou n’avaient pas voulu mesurer de quelle manière, de 1897 à 1936, le parti libéral était descendu vers l'abîme: imperceptiblement, lentement d’abord, puis plus rite, tel le glacier glissant des cimes vers les bas-fonds de la plaine.* Ÿ * Eternal vigilance is the price of liberty, a dit un Anglo-Saxon; “pour rester libre, il faut veiller toul le temps”.Cette vigilance de tous les instants, elle est la condition essentielle du bon gouvernement.Si les honnêtes gens s’endorment, la canaille s’agite, s’affiche, s'installe.Que cette vigilance serve la province et l’intérêt bien entendu du gouvernement nouveau.Et que les honnêtes gens ne se remettent i personne du soin de veiller sur la chose publique.C’est leur affaire, c’est, à tous, notre devoir.Georges PELLETIER L’actualité L’opérette ressuscite Le .tort en est jeté.L’Opérette ou tnieux, ce groupement de chan- teurs qui, sous diverses étiquettes, s'est donné ta tâche ardue de propager chez nos gens, depuis une Pager chez nos gens, aeputs une quinzaine d’années, le gout pour la musique lyrique renatt de ses cendres.Elle ressuscite, une fois de plus, et nous convie à son nouveau baptême qui sera consacré pur le public, le mardi 22 septembre, au Monument national.Souhaitons ardemment, dés aujourd’hui, que la nouvelle résurrection marque le début d’une vie moins fragile, plus abondante.* * * Il serait trop long de rappeler les aventures que, sous ses divers noms, sous ses diverses administrations, notre société lyrique indigène a connues.Sous la direction de son fondateur, le regretté Honoré Vatl-lancourt, la Société Canadienne d’Opérette a connu, pendant pris de douze ans, des hausses et des baisses.F.lle a connu l'enthousiasme délirant, certains soirs, pour se heurter, le lendemain, â l’indifférence ei â l’apathie.El ce Citait certes pas la fmile du directeur-fondateur, qui avait consacré le meilleur de lui-même pour assurer une vitalité puissante à la Société.Ce n’étail pas non plus la faute de lout ces hommes désintéressés, particulière- parti iment de ce Mécène que fut feu Oscar Dufresne, qui donnèrent, sans es-fr de portantes pour propage ~1iriq po retour, des sommes très im-er dans le peuple la musique lyrique.* * * * Après la mort de Vaillancourt, la succession de celui-ci fui recueillie par Mme Simpson.Se présentant désormais sous le nom de L’Ecole d’Art Lyrique, notre société d’opérette semblait devoir connaître une vie longue et brillante.Formules neuves, sang nouveau, mise en scène plus élaborée, autant d’atouts qui nous autorisaient à prédire les plus grands succès à nos chanteurs.De fall, /’Ecole d’Art Lyrique réussit d tenir en haleine, pendant tonie une saison, ses abonnés fervents.Mais un chancre la rongeait d l’intérieur.EUe avait fait de lourdes dépenses pour renouveler les décors et costumes, et ta caisse, par ailleurs, était de plus en plus vide.Nous n’avons pas à rechercher les causes de celte pénurie, mais nous pouvons rendre témoignage d l'administratrice durant cette période qu’elle a fort travaillé pour remettre la barque à flots.Toujours est-il que la société d’opérette, qui avait déjà connu plusieurs agonies, est morle d’épuisement, d la fin de le saison de 1934.En 1935.rien.Plus d'opérette.Les anciens socté-(titres sont dispersés.Chacun gagne l»êniblemenl se vie, soit à la radio, soil sur des scènes quelconques.sainement être amputées, même mutilées.Faut-il s’étonner que, Ira-vailkmt dans des conditions aussi défavorables, la Gaîté Lyrique soit presque mort-née?Celte fois, on ne saurait certes en accuser le public.* * * Toutes ces mésaventures ont créé une certaine méfiance.El vraiment nous n’oserions encourager une nouvelle tentative du genre de celle qu’a faite la Gaîté Lyrique, assurés d’avance de son résultat stérile.Mais tel n'esl pas te cas de la société qui vient de naître, grâce d l’énergie et à l’enthousiasme de M.Charles Goulet ei de M.Lionel Donnais, deux des principales figures des anciennes sociétés lyriqufs.M.Goulet a réussi jusqu’ici toutes ses entreprises.Comme impresario, il nous a présenté, avec la collaboration de M.Pager, des artistes de réputation mondiale; comme directeur artistique, on sait le degré de perfection qu’a atteint le choeur des Disciples de Massenet, qu’il fondait H y a quelques années à peine et qui, l’an dernier, m>ait l’honneur d’être choisi entre les meilleures chorales de la ville pour interpréter l’Ode à la joie de la Neuvième Symphonie, lors de l’inou-bliuble festival Bach-Beethoven.Voilà, semble-t-il, des titres suffisants pour assurer que, sous la direction de M.Goulet, les Variétés Lyriques ne peuvent manquer de vivre.Le collaborateur de M.Goulet à cette oeuvre de rénovation de l’opérette, M.Lionel Daunais, n’a plus besoin de présentalion.L'un de nos artistes les (Mus distingués.M, Daunais s’est fait applaudir en Europe, aux Etats-Unis, au Canada.Il fut l’un des principaux piliers de l’ancienne société d’opérette.Connaissant toutes les ressources de son art, M.Daunais sera sans doute le directeur artistique idéal des Variétés Lyriques.Aux câtés de MM.Goulet et Daunais, nous reverrons les principaux artistes de l’ancienne société.On nous présentera, pour le spectacle de debut, mardi soir.Tune des oeuvres les plus populaires du répertoire lyrique: Le pays du sourire, dont le caractère exotique sera souligné par une mise en scène qui sera une révélation et surpassera tout ce qu’on a ou, à Montréal, dans ce domaine.Il ne reste plus au public qu’à faire sa part, à la faire généreusement.Il aura l’occasion, les 22, 24 ei 26 septembre prochains de prouver qu’il s’intéresse à l’opérette et veut voir vivre la société lyrique essentiellement canadienne-française que viennent de fonder MM.Goulet et Daunais.Pour notre part, nous souhaitons longue vie aux Variétés Lyrkjuesr Lucien DESBIENS Bloc-notes Vos preuves! Pendant ce long silence de nos artistes lyrique, le public, qui a perdu une distraction dont H était friand, maugrée, accuse à tort et d travers les artistes parce qu'ils ne veulent plus chanter.pour la gloire.Personne ne fait mea oulpa Nul, parmi les centaines d’auditeurs habituels des spectacles lyriques qui "encouragement" la société d’opérette à condition d’avoir des j billets de faveur, no réfléchit que, si lui, comme, son voisin, avail payé de sa poche son siège, aux spectacles lyriques, l’Opérette ne serait pas morle.* * * Au début de la saison 1935-36, l’on nous apprend que les artistes de l’ancienne société se sont groupés de nouveau, sous l’étiquette de La Gaité Lyrique de Montréal.Hélas! il n’y a que le nom de prometteur, l-a Gai té n’est plus qu’un fantôme de l'ancienne société lyrique.Les directeurs du nouveau mouvement sont manifestement indécis, surtout ils n’ont pas confiance dans la réponse du public.1m nouvelle société délaisse les grandes scènes, s'expatrie dans une voile de troisième ordre que ne fréquente pas son ancien auditoire.Elle promet des spectacles, mais des spectacles incomplets.car la Gaité lyrique devra donner set représentations de € d 10 heures, le soir, entre deux projections de films Les oeuvres que Ton présentera, durant ces soixante minutes, devront nécts- Le Globe, de Toronto, qui fait au récent discours de lord Tweeds-muir, un long écho, disait mercredi: Quand l’Allemagne imposa à l’univers la dernière guerre, ce Dominion était la principale proie qu’elle visait en tant que vainqueur — When Germany forced the last war on the world this Dominion was the chief prize to be sought as victor.On discutera indéfiniment sur les responsabilités de la dernière guerre.La matière est si complexe, il est possible, et peut-être nécessaire, de faire remonter si loin les recherches, les passions sont si vives et elles troublent tellement les regards, qu’on ne réussira probablement jamais à obtenir sur ce point un jugement unanime.Comment, d’ailleurs, en une pareille matière produire un argument absolument péremptoire, un document massue, comme Ton dit quelquefois?Mais, sur le ppint de savoir si l’Allemagne, contre tout bon sens, au risque de s’attirer l’éternelle inimitié des Etats-Unis, comptait réellement, en ras de victoire, s'emparer du Canada, et le garder dans les conditions absurdes que tout le monde connaît, sur ce point particulier, il doit y avoir, — si vraiment l'Allemagne a entretenu des rêves aussi fous — il doit y avoir des pièces probantes et précises.Le Globe serait bien aimable de les publier.Mines et ressources naturelles Les anciens ministères des Mines, de l’Intérieur, de l’Immigration, des Affaires indiennes ne constitueront plus, à partir du 1er décembre, sous la direction de M.Crerar, qu’un ministère, celui des Mines et des Ressources naturelles, dont le sous-ministre sera M- Camsell, assisté de cinq directeurs, MM.Jobn McLeish, Roy-A.Gibson, J.-M.Wardle, H.-W.McGill et F.-C.Blair.Aucun de ces messieurs ne parait porter un nom très français.On nous dit qu’il aurait^même été assez difficile, tant ces ministères avaient été soigneusement protégés contre l’invasion française, d’y trouver un fonctionnaire français à promouvoir au premier plan.11 n’en reste pas moms qu après la façon dont on nous a traités en constituant la Commission de la Radio et le Conseil d’administration des chemins de fer nationaux, ce nouvel ostracisme paratt singulièrement cruel.Par le temps qui court, il est, parait-:!, des députés fédéraux libéraux qui grognent assez fort.Qu’ils se rappellent le mot de M.Georges Pelletier, q«f » chance de passer en axiome: se bailre.ou ss faire battre! Le gouvernement Duplessis respectera les droits et les obligations du travailleur de la forêt, de la province et de l’industriel forestier Le rétablissement des petites scieries — Protection aux faibles — Au prix du marché Des mesures immédiates s’imposent pour le reboisement Elaboration d’une législation juste et équitable pour l’industrie forestière bi , Québec, 19.(D.N.C.) — M.Maurice Duplessis, premier ministre de la province, a donné hier soir une longue entrevue aux courriérisles arlementaires réunis dans son ureau.Il a annoncé d’importantes réformes principalement dans l’industrie forestière.Ces réformes protégeront surtout l’ouvrier de la forêt, tout en assurant une plus grande stabilité à l’industrie forestière.M.Duplessis déclare tout d’abord qu’il a rencontré plusieurs représentants de l’industrie papetière et forestière.Au pied cube “Nous avons décidé, dit-il, qu’iî était plus que temps de faire droit aux légitimes revendications des employés qui travaillent dans l’industrie forestière.Nous avons d’abord décidé que le mesurage du bois dans l’industrie forestière sur les terres de la couronne, sera lait désormais au pied cube.Jusqu’ici dans le mesurage pour l’industrie Eapetière, la mesuration d’une ille de bois était calculée par le diamètre du petit bout de l’arbre coupé, multiplié par ia longueur, ce qui signifie que tout l’excédent de la tête à la souche ne comptait pas en sorte que le mesurage fait ne portait que sur la moitié réelle de l’arbre coupé.Désormais on devra mesurer la bille par ses diamètres, plus la longueur.Ce mesurage ne vaudra que pour le bois coupé pour fins papetières.Cela signifie d’abord que le bûcheron aura un rendement plus considérable pour la coupe qu’il fait, et qüe le gouvernement retirera les droits de coupe sur la quantité réelle totale du bois coupé sur ses terres, et non pas seulement sur une partie.Le nouveau mode de mesurage pour fins papetières comporte un différence quantitative jusqu’à 50 p.c., comparé avec l’ancien.Dans le cas du bois qui va aux moulins à scie la mesure sera calculée sur la longueur et le diamèjre le plus petit, parce que si dans l’industrie de la pulpe toute la quantité de bois est utilisée indépendemment des diamètres, il en est autrement dans l’industrie du bois de sciage, où tout l’excédenl du diamètre le plus petit est perdu ou n’est pratiquement guère utilisable.Rétablissement des petits moulins à scie Ces dispositions ont été adoptées, en portant comme conditions formelle qu’il y aurait coopération pour aider au rétablissement des petits moulins â scie que, malheureusement, l’on a laissés trop rapidement disparaître dans notre province.Et il y a aussi la condition sine qua non que les salaires payés seront les mêmes que dans les autres parties de l’exploitation forestière, et que par exemple le mesurage nouveau n’affectera pas les salaires des mesureurs et des bûcherons qui coupent le bois.Il protégera les faibles Le gouvernement entend respecter les droits et les obligations des trois parties en cause dans l’indus-Ue forestière: le travailleur de la forêt, la province et l’industriel fo-festier; le gouvernement respectera tes droits de chacun en n’oubliant pas que le devoir de l’administration publique est de protéger les faibles, car les puissants trouvent toujours le moyen de eux-mêmes.se protéger Det produits du Québoc Nous avons également posé des conditions pour le paiement de salaires raisonnables et l'établissement de conditions de travail hygiéniques raisonnable* pour tous les employés de la forêt.Nous avons aussi ajouté la condition que le marchand de bois devra utiliser pour l’exploitation forestière, dans l’industrie forestière, des produits de la province de Québec, fabriqués par des gens de Québec.Les magasins de vivres, ce qu’on appelle la “vanne”, n’auront pas le droit de réaliser aes profits exorbitants, réduisant ainsi les saJaires payés aux ouvriers de la forêt.On devra payer lea cultivateur! au prix du marché Nous avons'aussi décidé que tous les produits achetés par les industries forestières chez les colons et les cultivateurs devront être payés au prix du marché, car on sait que dans le passé, sous l’ancien régime, aucune de ces conditions n"a-vait été imposée pour des raisons que le peuple a jugées le 17 août dernier.Nouvelle loi dee terroa et forêt* Nous avons de plus déclaré aux représentants des compagnies papetières que, dès que ta cnose sera possible, une conférence sera convoquée à laquelle assisteront les représentants des travailleurs de la forêt, des représentants de la province, et des représentants de l’indus- (Suite à la page 3) Unamuno Nous recommandons à ceux qu'intéressent les choses d’Espagne la lecture des nouvelles déclarations d’Unamuno, le vieux républicain espagnol, que nous citons aujourd’hui à l’intérieur du journal.O.H.Bribe» de grammaire M.Didace ei le pl Carnet d'un grincheux Edmond Turcotte a construit tant de châteaux rouges en Espagne qu'il ne peut se faire â l’idée que l'Espagne rouge soit détestable.* tr * M.Leduc, ingénieur et ministre, propose aux jeunes ingénieurs de s'ouvrir de nouveaux sentiers.Non seulement il y a toujours de la place en avant, comme dans les tramways remplis, mais il V en a aussi à «été des sentiers battus.* * * L'ex-maire Houde est chargé de vendre la ville hançaiae de Montréal â Cleveland.Ce commerce le connaît: il avait déjà commencé de la vendre aux Anglais, ici, et sans l’Union nationale il concluait le marché.* * ?Il serait bon, apparemment, de prendre les empreintes digitales de ceux qui distribuent la carte d'identité.«A * Est-ce à la date des dernières élections provinciales que tant de Vaudreuil-loit ont pu trouver emploi à la "Corporation” de Montréal?* * ?Fait étonnant, on n’entendait plus, en ces derniers temps, certains écbevins se plaindre de l'afflux des étrangers sur les chantiers municipaux.* * A Qui au juste a fait placer ce M.Cau-vreau à l’hôtel de ville?Ne serait-ce pas l'ancien maire, dont il fut l’énergique thuriféraire?La convention de la Ligue américaine 1 court grande chance d’avoir lieu en 1937 non pas à Montréal, mais quelque part dans les tranchées de Moscou, de Berlin, de Madrid ou de Vladivostok.* A A M.Trépanier, chef de la délégation du conseil municipal à Cleveland, déclare qu’il va là pour travailler, à preuve qu'il n’emporte pas son smoking.Nous avions toujours cru que le port du smoking est la pire des corvées pour l'homme public qui, du reste, travaille le plus souvent dans cet accoutrement, comme Arsène Lupin.A A A Un hurluberlu d’hôrtlier, sur un* carte où il annonce sa maison, mentionne le pont éir Havre, et, côté anglais, "Harbor Bridge”.Voilà un homme à la page, quand il y a deux ans que ledit pont porte un nom français: jacquet-Cartierf * * A Allez donc vous battre pour faire donner à un monument ur.nom français et intraduisible! Les crétins se rabattent sur leur anglomanie en lui restituant un faux nom.Le Grincheux eonasme "Tenez! s’écrie en m’apercevant mon vieil ami M.Didace, regardez-moi ça.” Et le consciencieux inr-tiluteur me tend, d’un «este à la fois violent et décourage, une copie d’élève.Une phrase soulignée d’un trait raçeur, au crayon rouge, me tire l’oeil: Les voilà qu’ils viennent maintenant vous dire.“Que pensez-vous de cette énormité?poursuit M.Didace, que mon calme impatiente visiblement.Ne voyez-vous pas le pléonasme?Or, dites-moi s’il est une faute de français plus horrible que le pléonasme, et surtout plus inexplicable.“Vous avez mis à nu, il y a quelques semaines, les ressorts secrets qui déterminent les déviations de sens; vous avez expliqué pourquoi certains disent: Faute d'inattention.Essayez donc de déceler les motifs psychologiques du pléo nasme.C’est là que je vous attends.— De grâce, M.Didace, remettez-vous d’une alarme si chaude.La phrase qui vous horripile, je viens de la lire, entre cent autres aussi baroques, dans un quotidien où une bonne partie de notre bon peuple puise son unique pâture intellectuelle (Pardon pour la répétition, que vous ne prendrez pas, j’espère, pour un pléonasme).— Faut-il donc suivre l’exemple des Journaux qui emploient couramment voleur (de l’anglais voler) pour votant?— Que non pas.Les journaux oui écrivent voleur méritent l’anathème, comme ceux qui écrivent concours annuel oratoire au lieu de concours annuel d'éloquence, ou crise française ministérielle pour crise minisiériele en France, Au moins pourrait-on dire concours oratoire annuel et crise ministérielle française, en rapprochant du nom les adjectifs qui lui sont le plus intimement unis par le sens.Mais nous avons déjà condamné tous deux, cher M.Didace, les séries d’épithètes disparates accrochées au même substantif, qui n’en peut mais.Et puis, paix aux journaux, dirai-je avec M.Hugo; leur procès serait trop long.— Fort bien, mais vous ne m’échapperez pas.Pourquoi certaines gens commettent-ils des pléonasmes?, — Pour deux raisons.— Lesquelles, je vous prie?— D’abord, par inconscience.— Ensuite?— Patience! M.Didace.N’était mon grand respect pour vous, je vous dirais que vous souffrez de déformation professionnelle.Vous ne questionnez pas, vous mitraillez.— Pardon.Je vous écoute.Oui, M.Didace, c’est bien ainsi.L’inconscience, qui engendre tant de fautes de français, ex-la plupart des pléonasmes.nlique Le poli .e politicien qui s’écrie: “M.X.sera encore réélu’’ parle sans pe ser ses mots.De meme, quand ur journalcux écrit: Les voilà qu’ils viennent.il n’a sûrement pas analysé sa phrase.Autrement, il aurait constaté la superfluité du que et son texte se lirait.Les voilà; ils viennent, ou mieux encore: Les voilà qui viennent.C’est, à n’en pas douter, cette dernière tournure que i’écrivassier aura voulu employer après l’avoir ma.entendue.S’il avait su analyser, soupire M.Didace en caressant sa barbt attristée.— Et s’il l’avait voulu.Car voua n’ignorez pas, cher maître, qu’une foule de gens, qui prétendent bien écrire, tiennent l’analyse pour un luxe ou un amusement scolaire.Hélas 1 leur prétention parait bien vaine à qui tombe sur un texte écrit de leur main.(Suite â la page 2) - — i — - EN RACE 2: d Les remerciements de la Lout* signe, une lettre de M.l’abbé Lachapelle, curé de Léonvillc.Le discours de Sa Sainteté NOUS LE PUBLIERONS EN BROCHURE Nous avons donné lundi un bref résumé du discours prononcé per Sa Sainteté.Dét que le version française en sera arrivée en Amérique, nous le publieront intégralement dans le Journal d'abord, puis en brochure dans le collection du DOCUMENT, sous couverturs sn papier fort.Pout faciliter la propagande, nous prions nos amis d’adresser tout do suite leurs commandes au Service de Librairie du “Devoir”, 430, rue Notre-Dame est, Montréal.Prix: 5 sous l’exemplaire, 50 sous le douxaine, franco; eu cent $3.50, au mille $30.00, port en plus.Toutes les commandes à l'unité et à la douxaine sont rigoureusement payables d’avance.(Cet avis ne concerne pas les abonnés réguliers du DOCUMENT). If, DIVOIR, MONTRIAL.SAMIDI 19 SEPTEMBR1 1936 VOLUME XXVIJ - Ne 21» Les remerciements de la Louisiane Une lettre de M.l’abbé Lachapelle, curé de Léonville M.l'abbé .Lachapelle, curé de Léonville, en Louisiane, qui accompagnait au Canada la délégation des Vcadiens de la Louisiane, nous prie de publier le lettre, ci-j'ointe.Dans une lettre privée, M.l’abbé Lacha-pel'e ajoute que ce dernier voyage nu Canada a produit en Louisiane jh fffét Irès considérable.Cher Monsieur Hèroux.La délégation acadienne de la l.ouisiane est rentrée d Lafagette le ?7 août.Nous avons fait un voyage heureux et splendide.Tous les délégués ont été très touchés des innombrables marques de sympathie, des attentions infinies, si pleines de charmante .délicatesse, que leur a prodiguées l'élite du Canada.C’est l'âme toute remplie de pieux et patriotiques souvenirs, c’est 'le coeur débordant de gratitude, que nos belles et bonnes Evangèlines veulent, par l’entremise du Devoir, présenter au Canada l'hommage de leur haute estime et de leur affectueuse admiration.Personnellement, je voudrais, cher Monsieur Hèroux, pouvoir adresser un message de reconnaissance à chacun de ceux qui ont aidé à faire de notre trop court passage à Montréal une chosç si aimable, si profondè-’ ment agréable et, nous l’espérons, si profitable â la Cause qui nous est chère à tous.Hélas! à mon grand regret, repris par la beso- \ gne quotidienne, aggravée par la maladie de certains de nos con- ' frères, je constate que la chose me serait matériellement impossible.Je prie donc le Devoir, qui nous a déjà don nié tant de marques de sympathie, de vouloir bien me prêter sa voix pour dire à quelques-uns d’entre eux au moins ma profonde gratitude: Au premier ministre de la province de Québec, d’abord, M.Duplessis, pour l’extrême amabilité dont il a fait preuve en nous réservant, lors du banquet du Devoir, sa première visite officielle, A M.le maire Houde et â la ville de Montréal, qui nous ont fait un accueil si joyeux, si franchement canadicn-francais.— C’était un vrai plaisir d’aller à la Claire Fontaine avec M.le.maire: • Au vénéré curé de Notre-Dame, M.Louis Boufiier, P.S.S., qui nous a si religieusement et si paternellement accueillis dans le temple antique.Jamais les Evangèlines n’oublieront ses paroles, ni l’Ave Maris Stella chanté par leur compatriote acadien, M.Poirier, sur les grandes orgues de la -paroisse; A M.le Consul de France, M.Turck, et an vice-consul.M.Bou- Unamuno dénonce le prétendu gouvernement de Madrid «« garcl, pour la sympathie qu'ils nous ont partout prodiguée, et particulièrement à bord du D’Entrecasteaux, où nos amis acadiens ont été si heureux de saluer les officiers français et de crier un cordial Vive la France! Et tant d’autres que je ne puis nommer ici.si longue serait la liste de ceux à qui nous devons hommage et gratitude.Qu'il était doux de se laisser vivre à Montréal sous la conduite prévoyante d’un M.Lafortune, d'un M.Grenier, d’un M.Lange-vin, que nous avions eu la joie de rencontrer en Louisiane; d’écouter votre voix amicale, et celle de tant de nos amis de là-bas: votre directeur, M.Georges Pelletier, le Frère Bernard, l’historien de l’Acadie française, M.Guy Vanier, nous redire l’amitié canado-louisianaise.Qu'il était doux encore de recueillir chez tant d’autres des témoignages vécus d'une amitié et d’une prévoyance fraternelles mil nous ont fait ces deux jours goûter presque tous les aspects de l'âme canadienne.Comment pourrons-nous oublier aussi les applaudissements qui ont accueilli M.Langevin lorsqu’il a formulé le voeu, si tôt ratifié par les autorités municipales, qu’une rue de Montréal porte bientôt le nom de rue des Acadiens?C'est à Verdun que nous avons passé notre dernière journée en terre québécoise.Nous étions là, chez Mgr Richard, l'irréductible Acadien, comme des enfants chez leur père.Au vénéré curé de Notre-Dame des Sept-Dou-leurs, à M, le maire Ferland, qui nous a si gracieusement promis une rue des Evangèlines, à M.J.-A.Gagnon, qui a été si gentil pour nous tous, nous voulons redire aussi, ainsi qu’à tous leurs collaborateurs, notre profonde reconnaissance.Nous avons beaucoup regretté qu’un malheureux contretemps n'ait permis qu’à quelques-uns L’Espagne est en proie à une épidémie démentielle.” Le vieux républicain et démocrate Unamuno, recteur de l’Université de Salamanque, a fait â un rédacteur du Matin, de Paris, journal qui n’a rien de clérical, les déclarations suivantes: On n’a pas encore compris à toutes les abominations possibles.Le pouvoir est aux mains du format libéré qui brandit un pistolet.Azana ne représente plus rien.Je le vois très bien d’ici dans son palais, car je le connais depuis trente ans.Il est perdu dans un rêve, occupé h prendre des notes pour l’étranger, nous dit-il, la nature de > écrire plus tard ses mémoires.C’est cette guerre civile, la plus épouvan- j un monstre de frivolité qui n’a jetable que l’Espagne ait connue, qui mais pensé qu’à la rédaction de ses comporte des choses terribles des articles.C’est lui le grand respon-deux côtés et dont le pays sortira rable de tout ce qui arrive.Quand ruiné, ensanglanté et meurtri.On il a vu venir le mouvement mili-ne se rend pas compte que l’Espa- ! taire, H a cru à un simple pronun-gne est en proie à une épidémie dé-1 ciamiento.Il ne s’ést pas aperçu mentielle, déchaînée à l’ombre d’un I qu’il y avait un peuple tout prêt à se joindre à l’armée.Il a dit: “Distribuons des armes au peuple”, et il n’a songé qu’au Frente popular alors que les paysans, les ouvriers, les petits bourgeois qui n’arri- gouvernement déliquescent, qui ne comporte d’autre solution que le fer et, le feu.On croit à une guerre d’idées.Or, il n’y a pas une seule idée engagée dans cette guer Les PAIEMENTS PEUVENT ETRE EFFECTUES PAR LA POSTE au moyen de chèque» qui devront porter le timbre d’acre, mais un fléau déchaîné à vain-1 vaient plus à vivre étaient bien plus i devront °*#* ttabrf^d’McUe100 ” Cité de Montréal Contribution foncière An» e»».par le» présente», donné que Jeudi le 1er octobre prochain, est le dernier Jour où le» contribution» foncières 1934 pourront être Reçue* tans intérêt Lee contrlbuablee qui paieront leur» contributions foncière» après cette date devront ajouter au montant de leur compte l'Intérêt au taux de 6r/e par année pour les soixante premier» Jours et de 7% par année ensuite.Lee TAXES SPECIALES POUR EOOUTB, TROTTOIRS.PAVAOE8 et AMELIORATIONS DE RUES sont aussi payable» le 1er octobre prochain, et sont sujettes, dans 1s cas de non-pelement, aux mêmes taux d'intérêt.MAISONS D’ENSEIGNEMENT 300.RUE SHERBROOKE OUEST.MONTREAL COURS DU SOIR REOUVERTURE, 6 OCTOBRE Préparant aux carrières industrielles les plus diverses.Enseignement théoriquE et pratique.Laboratoires et ateliers des mieux outillés'.• L'Ecote décerne des certificats d’aptitude professionnelle aux élèves qui suivent une série de cours s* rapportant à leur spécialité.i Mathématiques appliquées 1 Chimie Industrielle cre.On suggère une médiation, une trêve, pour échanger des otages *t «ariétm exécutions.Il n’y*a pas de trêve à envisager à ce fléau.du peuple que le Frerje popular Et il a armé des gens qui.dès qu’ils ont eu un fusil à la main, se sont révélés des bandits.I! n’est pas permis à un homme d’Etat d’avoir aussi peu de sens de l’histoire qui n’est pas de fouiner dans des bouquins mais de pénétrer l’instant pré- _ » ., ,.,, i eis et de pressentir Je moment qui d une vague de destructions, d as- vient M .sassinats.de pillages, de crimes de L’armée, heureusement, a fait toute espece.Les communistes es- preuve d.une d ’ F 1 .Jamais .eu ^ co et Mol a ont eu la prudence suné- “II ne s'agit pas de principes à défendre ou d’améliorations sociales à conserver.On est en face d’une poditique constructive.Les anarchistes n’ont même pas été effleurés par cette idée.Les hommes sont seulement en proie à un délire furieux.Peut-être s’agit-il d’une crise de désespoir.L’E.spagne catholique ne croit plus, dans sa très grande partie.Les églises qu’on ravage, qu’on démolit, qu’on brûle, les christs qu’on décapite, les squelettes que l’on déterre ne sont peut-être que des gestes de désespoir.“Mais il doit y avoir autre chose, une origine pathologique à cette démence.Je ne crois pas à l’alcoolisme, le peuple espagnol ne boit pas.Je songe à une autre source de déchéance et à une tare mentale.“On parle du gouvernement de d'entre nous de prendre contact \ Madrid, mais il n’y a plus de gourmée la foule qu’avait appelée au .vernemenl à Madrid II n’y a que Parc La Fontaine la Société St- \ des bandes armées qui commettent Jean-Baptiste.Nous tenons d'au-tant plus à dire à la Saint-Jean-Baptiste notre affectueuse gratitude pour cet acte de si vive cordialité.Je tiens à la remercier aussi pour la rapidité avec la- rieure de se refuser à se prononcer contre la République.Ce sont tous deux des hommes posés, aux déterminations réfléchies.Franco a eu l’occasion, en servant au Maroc, de se montrer un chef de premier ordre.Et d’un geste de la main Unamuno souligne son admiration: — Militai»* ment, tout au moins, ce soldat peut sauver l’Espagne.“Je m’étonne moi-même, ajoute-t-il avec une lueur d’ironie dans le regard, à me trouver aujourd’hui n’accorder de confiance qu’à des militaires.Je disais autrefois en (•0.04).Lè* contiibusblss qui viendront payer leurs taxes au bureau éviteront dés, retards en apportant un chèque accepté ou le montant exact de leur compte.Compt** Tou* les comptes ont été envoyés aux contribuables dont nous avions l’adresse Dans le cas où un proprietaire n’auralt ?vas reçu son compte pour les contributions foncières de 1936.11 est prié d’en avertir Immédiatement le Trésorier de la Cité et un nouveau compte lui sera trans-mla par la poste.LE FAIT QU’UN COMPTE N’EST PAS PARVENU AU CONTRIBUABLE NE L'EXEMPTE PAS DU PAIEMENT DE L'INTERET SUR TOUT MONTANT DU ET NON PAYE AU 3 OCTOBRE HONORE PARENT, En charge du Service des Financée.Hôtel de Ville, Montréal, la 19 septembre 1934.Cou versatlon anglaise Electricité théorique Electricité théorique Electricité (ateliers) Radio (théorie; Radio (pratique) Dessin Industriel Ferblanterie (théorie) Soudure autogène Ajustage Soudure électrique (théorie et pratique) Automobile (mécanique Forge (ateliers) Fonderie (ateliers) Ingénieurs stationnaires Peinture d'enseignes Menuiserie (ateliers) (tout genre) Charpente (ateliers) Modëlerle (ateliers» Dessin fc vue (croquis, couleur) Construction et lecture Plomberie et chaulfage et électricité) Aéronautique Moteurs d’aviation Moteurs Diesel Réfrigération Imprimerie (composition) : Imprimerie (presses) des plans Sculpture sur bols (théorie) Estimation en construction Tracé du meuble .Plomberie (ateliers) Tracé en menuiserie et Composition du meuble Ferblanterie (ateliers) construction Ebénlsterle (pratique) L'Ecole recevra les inscriptions, le soir seulement, à partir du 22 septembre, de 7 h.30 à 9 heures du soir ( lundi et samedi exceptés) Pour tous renseignements, prospectus, etc., s’adresser au Secrétariat.Parmi leg candidats à la sous-gérance, on cite le colonel René ~ ., Landry, secrétaire actuel de la iieu'tenant-coîoner! C an°ine qU un Commission de la radio; M.Arthur “Je ne le répéterai pflus aujour- Dupont, directeur du réseau des d’hui.L’armée est la seule arma- postes de l’est et en j ture sur laquelle on puisse faire un fond sérieux en Espagne.” quelle elle a répondu à mon ap-du Livre français.pci en faveur Dès le soir de notre départ, M.Poupart me remettait de sa part un envoi considérable.La semence germait tout de suite.4 tous, je redis le plus cordial des mercis, — au nom des Evan- ci comme l’un des génies de la chorégraphie moderne.Les ballets de Shawn sont consacrés surtout à l’expression du sentiment religieux, à la force, à des allégories du travail intellectuel, physique et même mécanique.Com- Udine, el * me, eem»»Wm>.,,* S',rcdrr^d“gh'.J,niqy'jt1,u5nf roule, en mon nom personnel.¦ s ae Mia,\n soni une ,e- Au revoir! En Louisiane! ritable Bribes de srammaire (Suite de ki 1ère page) — Hélas 1 répète M.Didace, dont le regard lointain se perd dans quelque pile de copies imaginaires.I trouver incorrecte votre lièison de 1 toutes apparences.— Encore la déformation profes | s ion ne) le.— Ne soyez pas méchant.La liaison de l’s dans toutes apparences ne pouvant se faire — et vous le savçz bien —, il faudrait écrire-, Selon toute apparence, car ce der-Fl faut bien avouer.ajouté-.je nier mot signifie ici vraisemblan-pour rompre ce douloureux silen-j ce.On pourrait encore dire: Se-ce, il faut bien avouer que l’igno- Ion toutes les apparences, en son-rance et 1 inconscience font sou- ; géant aux dehors, vent bon ménage.C’est celle-là, —Je vous remercie, cher ami, de j imagine, qui nous a donné la pa- votre correction.J’en ferai mou uocée universelle, que nos descen- profit.Vos consultations valent dants appelleront, je le crains, un bien celles de plusieurs médecins.IOIII* 011 I atltro nnn/ti'Ax* unfits*»* ~ K X symphonie du travail — travail des nommes, travail des champs, travail des forêts, travail de l’océan, travail de la machine.Pour rendre toutes ce.s puissances tenues eu réserve chez l’homme comrnç dans la nature.Ted Shawn particulier du réseau des postes français; Adju-tor Savard, de la Fédération libérale nationale, ancien journaliste de Montréal.Il se peut qu’il y ait des candidats dont les noms restent secrets et qui ne soient pas les M.Frigon ne jour ou l’autre la panacée universelle à tons les maux.C’est déjà fait! s’exclama M.Didace, profondément indigné.J’ai rencontré naguère ce double pléonasme.Dans une copie d’élève?— Non pas, car j’aurais donné au pauvre cancre du copiage pour plusieurs jours.— Du copiage! M.Didace, je vous assure que le dictionnaire ne connaît point ce mot.Mon Dieu! J’en mourrai de honte.•- Du calme, M.Didace.Savez-vous que je lisais dernièrement, dans un journal de Paris, je crois, une phrase comme celle-ci : "M.X.est un homme d’une haute élévation morale”?Mais on ne l’entend pas ainsi, hélas! du côté des nombreux.Mon frère Y.lui-même me dit souvent avec orgueil: "Ne fais pas telle chose, c’est mauvais; je le tiens du Dr M.Ne t’embarque pas dans telle affaire, c’est dangereux; je le tiens de Me Z.” Mon frère me dit aussi, mais sans fierté cette fois, sinon avec un sourire d’excuse: “N’emploie pas telle expression, c’est incorrect; je le tiens de M I.tu sais, le grammairien .’ Jean-Marie LAURENCE.caine ainsi que les critiques de Van- binet fédéra] ne l’a pas annoncé, couver sont unanimes à louer l’ori- parce qu’il tient à laisser les nou- ginalité exceptionnelle des ballets veaux gouverneurs examiner les v~.de Ted Shawn ^et à acclamer celui- candidatures.Comme l’autre prin- moindres; mais si ».j- i cipj,i candidat, Reginald Brophy, brigue ni la gérance ni la sous-gé- anciennement de la compagnie rance, la voie restera ouverte à Marconi à Montréal, de la B.B.C., MM.Landry, Dupont et Savard.Qui à Londres, et aujourd’hui attaché à des trois l’emportera?Celui qui la National Broadcasting à New- ; compte déjà plusieurs années de York, semble avoir écarté défini- ; service dans le monde de la radio- tiyement l’offre de devenir gérant-; phonie?Ou un des nouveaux ve- général de la Corporation canadien- nus?ne.il semble que, du moins, aux yeux des Anglais, le seul candidat ! Les nouveaux gouverneurs mien lice se trouve M.Murray.1 ront certainement leur mot a dire Depuis quelque temps, chez les I d?ns le ch?ix du.gérant et du sous-Canadiens français, on a mis d’a- gérant, même si le cabinet fede-vant le nom de M.Augustin Frigon, I ra.! a déia arrêté ce choix et s’il ne présentement président de la Com- qu attendre, par déférence, que nüssion d'électricité de Québec, les gouverneurs se réunissent nour a dû ne faire appel qu’à la force1 comme gérant général de la Cor- annoncer les nominations, virile de danseurs, car aucune bal-.poration canadienne de la radio.M.rior,.jor_! lenne n eût pu se plier au travail Frigon a mené une importante en-, F^ancial Post dJ Toronto’ fait pénible et exténuant nécessité par quête vers 1928 sur la radiophonie ¦ 'na?cii .loronto, fait les allégories conçues dans l’esprit „„ Canada, aux Etats-Unis et en plu-1 8ran^.éloge du président de la Corde Shawn.sieurs navs d’Fjirone C’est f.i «ni Poratlon canadienne de la radio, «m» h™.JL» P a* Im 1111 M.Brockington.Avec lui.selon l’au- i , .•H11 dans ceUe enquête comme f H - sumer que le recital chorégraphi-; technicien.C’est lui oui rédigea la ,ei^ aeu 1 a.rtlcl que du 8 octobre, sera l’événement pius grande partie du rannort et radiophonie et le plus original de toute la saison qui< en somme, proposa le Système fastidieuse.C est un homme plein artistique _____ __________ qu’on se dispose à adopter.M.Frigon est exce’lent bilingue.Ce serait une candidature susceptible de peser lourdement dans la balance.Mais M.Frigon sera-t-il candidat?Il semble bien que le président de la Commission d’électricité conservera son poste québécois eh dépit du changement de gouvernement; de sorte que M.Fri- ^COLLEGE O’SULLIVAN^ 1259 ru* Cuy, angle Sainte-Catherine - Fltxroy 967*3 1015 est, rue Ste-Catherine, près Amherst - HÀ.7634 St-Hyacinthe, I St-Denis - • Tél.654 ENTRAINEMENT SUPERIEUR POUR TRAVAIL DE BUREAU.Comptabilité, Sténographie Citingue, Administration Financière, etc.Cours préparant aux fonctions exécutives, aux diplômes et aux carrières.COURS SPECIAUX D’ANCLAiS Le College O’Sullivan s’est vu décerner les plus grands honneurs J) Londres, Angleterre, et le premier prix & l’Exposition Mondiale, E.-U.I PROSPECTUS GRATIS.E.J.O’Sullivan.M.A.JÊ Directeur.^ La Grande Ecole Belge du Violon Camille Couture VIOLONISTE Lauréat du Conservatoire de Liège.Belgique, professeur A l’Ecole Supérieur* de Musique des Sainte Noms de Jésus et de Marie et à l’Institut de K'.zareth.professeur de Lucien Martin.Ruth Pryce.prix d'Europe, et Marlelle Provost, violoniste de concerte.PRIX SPECIAUX POUR COMMENÇANTS.Studio: 3562 Hutchison Tél.HA.0838 Si vous voyagez.adresses-veus au SERVICE DES VOYAGES, LE “DEVOIR”.B.llets émis pou» tous les pays au tarif des compagnies de paquebots, chemins de fer, autobus, aussi hôtels, assurances bagages et accidents, chèques de voyages, passeports, etc.Téléphones HArbour 1241*.ANNONCES MUNICIPALES Aussi.n’csDil pas exagéré de pré- ! agit dans cette enquête comme ; tèiir de Tarticïe, M.Zimmerman, la canadienne ne sera pas turc.Ces qualités ont brillé avec éclat au congrès de l’Association du Barreau canadien, tenu à Halifax cette année, et au congrès de l’Association du Barreau américain à Boston.“STRAPONTIN” Radio-Etat M.Murray, gérant général Quel (era le (OU(-gérant?(Spécial au Devoir) ., ., , Ottawa, 18.— Lundi doit se réu-j R°n laisse le champ libre aux au-nir le conseil des gouverneurs de !res candidats dans le domaine de la Corporation canadienne de fa jl» radio.Généralement on dit de lui que s’il a l’esprit mordant, il a le coeur généreux.Il excelle dans les discours d’après-dîner où il est de bonne mise, en cultivant avec art le paradoxe, de faire jaillir le rire qui aide la digestion.On affirme fhrrfio, sous la présidence de M.Léo-: Quant aux sous-gérants, la liste même qu’il est partisan avoué du D’une haute élévation?.Eh oui.Cela ressemble fort a un pléonasme, que vous en semble?Mais n'insistons pas.Je tenais seulement à vous offrir cette fiche de consolation pour vous faire oublier votre copiage.Car haute élévation peut toujours se défendre, comme toutes les fautes de grammaire ou de style, d’ailleurs.Si on l'attaquait, le père de cette expression ne manquerait pas de répondre que élévation signifie dans son texte grandeur d'âme, et que partant haute élévation morale n'est pas un pléonasme au point de vue sémantique, mais seulement au point de vue formel.Le meme écrivain apporterait enfin pour sa justification le fameux argument du ! Montréal besoin d’expressivité.F.t voilà le second motif psychologique du pléonasme, la seconde raison que je vous avais annoncée et que nous avions perdue de vue.Selon toutes apparences, cet auteur français vous plaît, car vous le défendez avec enthousiasme.nard-W.Brockington, c.r., de Win nipeg.La nouvelle corporation est modelée sur l'organisme radiopho-1 nique de la Grande-Bretagne.Se-ilon ce qu’on apprend aujourd’hui, | le major Gladstone Murray, de la British Broadcasting Corporation, ry*1 d^ Londres, a accepté I offre de de-Wt* A Jllg» ! venir le premier gérant-général de - la corporation canadienne.Le ca- L» chorégraphie Les ballets Ce n'est pas sans impatience que ; les fervents de chorégraphie atten- j dent la venue des célèbres ballets de Ted Shawn, que M.Louis-H.Bourdon présentera à l’impérial (pour la première fois à Montréal) le jeudi soir 8 octobre prochain.Ce qui caractérise surtout ce corps de ballet, c'est qu’il est composé uniquement de danseurs et que ceux-ci ont réussi à donner, sans le concours de gracieuses ballerines, des spectacles à la fois si complets et si puissants, que la critique ne tarit pas d'éloges sur ces danseur* modernes.Le directeur de ce corps de ballet.Ted Shawn, est bien connu à où son nom reste associe au nom inoubliable de Ruth Saint-Denis.Mais la nouvelle formule de ballets créée par Shawn n’est à peu près pas connue à Montréal.Aussi, le spectacle du 8 octobre sera-t-il un événement unique chez nous où le public n'est guère ’habitué des candidats est peut-être plus double réseau radiophonique au Ca-longue et les pronostics moins cer- nada: le français et l’anglais, tains que pour la gérance générale.Si tout cela est vrai, et il n’y a Il paraît définitivement admis pas lieu d’en douter pour l’heure, que si le gérant est de langue an- les Canadiens français se réjoui-glaise, le sous-gérant sera de lan- ront de ce choix et féliciteront M.gue française; et vice-versa, cuie si Brockington de sa politique radicle gérant est de langue françai- phonique.Il trouvera chez M.Re-se.le sous-gérant sera de langue né Morin, son vice-président, quel-anglalse.qu’un pour l’appuyer à fond.AVIS AU PUBLIC Taxes scolaires GABRIEL CUSSON, B.M., RHx d’Europe, licencié d* l’Ecole Normale de Musique de Paria, rsprend tea leçoni de tolfège, chant, harmonie, contrepoint, piano.ELwood 6070 ou, le soir, AMherst 6762.Carabines et fusils - Peintures Huile 9 moteurs aIGUIBAGE Du tondeuses a gazon sur machine spéciale Remontage de r&cuettes de tennis.MAURICE BOURGUIGNON f l>7 est.Ontario.au style sévère du ballet l’ermettez-moi, M.Didace, de sans ballerines.La critique améri- ici.Wllbank mt-mt Stère Social: Z4J* NOTRE-DAME OUES1 , La Comparnte ('Assurance Funératr* IJLGEL EGIJCeiE.LIMITEE Incorporée par Lettres Patent»., de la Province de Québec au capital do (ISOMê ASSURANCE FUNERAIRE ET DIRECTEURS DE EUNERAILUM Taux en conformité arec 1a loi des assurances, sanctionne» par la Parlement d* Quèbeo.lo 33 décembre ISIS ! Dépôt de t34.000.00 au Oouvar&amsnt — Salons moitualrss k la disposition du publia.1 KTRVlCt JOUR KT NUIT GEO.VANDELAC* Fondée en ISS* Directeurs do funérailles Limitée SALONS MORTUAIRES SERVICE D'AMBULANCE 120 rua Rachat Est.Montréal Tél.BEIair 1717 4 mernewm " Aria eat, r>ar les présentes, donné, conformément au statut 32 Victoria, Chapitre 16.que les rôles de contribution foncière pour les divers quartiers de la Cité pourront être examinés par les Commissaires d'Ecoles ou par toutes personnes ou corporations, pendant trente Jours, k partir de cette date afin de leur permettre de déposer entre mes mains toutes plaintes qu'Us auront & faire quant aux omissions ou Inscriptions erronées dans les rôles de la taxe scolaire.HONORE PARENT, En charge du Service des Finances.Hôtel de Ville.Montréal, le 19 septembre 1934.Râle de contribution foncière Avis aux contribuables j AVIS PUBLIC est.par les présentes, don- | né que le rôle de contribution foncière de 1 la Cité de Montréal, pour les différents quartiers de ladite cité, est complété, et , qu’il est maintenant déposé au bureau du soussigné à l’Hôtel de Ville.Toutes les personnes y mentionnées comme sujettes au paiement de quelques taxes ou contribution foncière, sont, par les présentes, sommées d'en payer le montant au soussigné, k son dit bureau, dans les dix Jours de cette date sans autre avis.HONORE PARENT.' En charge du Service des Finances.Hôtel de Ville, Montréal, le 19 septembre 1936 Uy- A qualité égale, nous défions toute concur- rence Habits Habits du soir faletot* Tailleurs JOLY T*ill*urt J.-Rod.JOLY, prop.255 *sr.ru* Ste-Catharin* BEIair 3126 Montréal S.AVIS DEMANDE a été faite à la CITE DE MONTREAL.par Transport Terminals Ltd.No 231 Young, pour permission d’installer un réservoir k gazollne de 500 gallons, pour usage personnel, sur le lot No p-1464.quartier Ste-Anne.No 230 Colborne.Toute opposition a cette demanue doit être communiquée dans les dix Jours à Greffier de la Cité.J.-ETIENNE GAUTHIER, Montréal, 19 sept.1936.Ja mUacim dit, REINOL Soulage vite mal é* d**, o*terris* d* I* REINOL ^ •’Sy vou* empêchera de vous lever la AVIS DEMANDE a été faits k la CITE DE MONTREAL.par A Dueae.No 1379 Lafontaine, nour pe«mission d'établir une cour k bols et charbon et Installer un moteur électrique de 5 c.v.sur le lot No 1073, quartier Bourget, No 1918 Champlain.Toute opposition k cette demande doll Hre communiquée dans les quinze Jours k J -ETIENNE GAUTHIER.w Greffier de la Cité Montréal.19 sept.1936.Me AVIS Le POLI à CHAUSSURES Z M/Uf PAR SA QUAl/re Un produit SUPERIEUR contenu dans une boite NOUVEAU GENRE — plus facile à ouvrir.Accordez votre préférence è un* maison 100% canadienn*-f-anç*is*, établie depuis trois ans.Poli CARTIER Enrg.10734 Blvd St-Laurent Tél.DUpont 2500 L.-P.CINCRAS.propriétaire.1406 St-Denis, angle Ste-C*fherin« DEMANDE k été faite k la CITE DE MONTREAL.par Adankc Suppliés Ltd , No 974 St-Antoln*.pour permission d'installer un réservoir k gazollne de 500 gallons, pour usage personnel, sur le lot No 973 quartier St-Joaenh.No 974 St-Antolne Toute opposition k cette demande doit être communiquée dans les dix Jours k J -ETIENNE GAUTHIER Greffier d» la Cité.Montréal.19 sept.1936.La voici L'authentique photographie de Maurice Duplessis, le nouveau premier du Québec.— La plus récente.Très artistique, Pour l’avoir, écrire ou s’adresser è Dupra* et Colas.1449, ru* Metcalf», Montréal. VOLUME XXVII — No 219 SAMEDI 19 SEPT.19S6 CALKNDRIIR — Demain : DIMANCHE.M hM IMf Ite aim.DU DOTor du «oMl.5 h.43.rxmnbar du 10MI.• h.M.Coucher do lu Um*.7 h.SI.Pleine lune, la Mr.k T h.4» du madft.Dernier quart, la 7, à !• h.du «olr.Nouralla lune, la 15.à •- 47 m.du aote.Premier quart, la U.à 5 h.U m.du eolr.Pleine Tune, le M.h 4 h.7 du eolr.LE DEVOIR Le DEVOIR est membre de le “Canadien Press”, de r“A.B.C” et de la “C.D.N JV.” TEMPS PROBABLE NUAGEUX ET FRAIS Les défenseurs de l’alcazar repoussent les assiégeants après l'explosion de 3 mines Les rouges se battent entre eux à Malaga Nouvelle loi électorale Tolède, 19 (S.P.A.).— L’explosion oe deux autres mine» hier soir a atteint, croit-on, phis de Ja moitié des 1,700 assiégés de l’alca-rar, parmi lesquels il y avait nombre de femme?et d’enfants.Après l’explosion, d’artillerie rouge a bombardé les ruines pendant 15 minutes, puis 1,500 aouvernemen.ta'ux se sont lancés â l'attaque des survivants.Mais, comme après l’explosion de la première mine, ils ont rencontré une vigoureuse résistance.Il était évident, il y a quelques heures, que les rouges ne s’empareraient pas facilement des ruines de la célèbre forteresse ¦ou’Us assiégeaient depuis deux mois.Les blancs défendaient au moyen de mitrailleuses les entrées de souterrains profonds, où ils avaient sans doute rassemblé tes femmes et les enfants.I.es gouvernementaux avaient fait sortir de la ville presque tous tes habitants.Des foules s’étaient formàes aux endroits d’où l’on pouvait le mieux observer l’explosion.Des tonnes de débris sont retombés sur les maisons voisines de la forteresse.Chacune des trois mines contenait une tonne d’explosif.Les deux dernières ont explosé airmiltané-ment.* * * Saint-Jean-de-Luz (France), 19 (S.P.A.) —Des dépêches diplomatiques annoncent que dans le nord de l’Espagne des troupes du Front blanc ont eqlevé aux gouvernementaux la ville d’Orio, puis ont continué de se diriger sur Bilbao.II y a environ 40,000 réfugiés du Guipuzcoa à Bilbao, et par suite le rationnement s’impose.?# Saint-Jean-de-Luz (France), 19 — Les diplomates de 13 pays ont décidé de repousser l’invitation que le gouvernement de Madrid leur fait de retourner dans la capitale de l’Espagne.Voici les noms de ces pays: l’Argentine, la Belgique, les Etats-Unis, la Finlande, la France, la Grande-Bretagne, l’îta-lie, le Japon, la Norvège, les Pays-Bas, la Suède, la Tchécoslovaquie et le Venezuela.« « * Gibraltar.19 (S.P.C.-Havas) —-On apprend qu’à Malaga des groupes de gouvernementaux se battent les uns contre les autres.Malaga est la seule grande ville que les rouges aient dans le sud de l’Espagne, et il est fort possible que les blancs s’en emparent bientôt.La Grande-Bretagne y envoie trois navires de_ guerre, dont le cuirassé Queen Elizabeth.Le premier lord de l’Amirauté, sir Samuel Hoare, a terminé il y a quelques heures une inspection en Méditerranée.Il retourne en Grande-Bretagne à bord de YEnchant-ress.Déclaration du maire Ferland Le maire de Verdun dit que jamais il n’a été si “royalement bien reçu à Québec”—Content d’avoir perdu son élection du 17 août M.Hervé Ferland, maire de Verdun, et qui fut candidat à la dernière élection provinciale dans Verdun, fait la déclaration suivante à la suite de l’entrevue qu’il a eu ces jours-ci à Québec, avec MM.Mauri-de Duplessis et William Tremblay: Depuis que je suis élu maire de la ville de Verdun, je n’ai jamais été si royalement bien reçu à Québec.On voit qu’un esprit réellement nouveau existe et que mes concitoyens qui ont été élus par le peuple entendent faire leur devoir et donner la part due à chacun, depuis le simple député jusqu’au premier ministre.La délégation de Verdun, pilotée par notre digne représentant, M.P.-A.Lafleur, est des plus satisfaites de son entrevue, d’abord avec M.Tremblay, ministre du Travail, et ensuite avec le premier ministre, M.Duplessis.Tous deux ont discuté longuement, avec intér t et avec une connaissance surprenante, les problèmes de la ville de Verdun.Ils sont tous les deux prêts à nous accorder tout ce qui nous est dû.ce dont nous avons toujours été privés dans le passé .Nous revenons avec la certitude que nous aurons des travaux pubMcs, que noire plage, pour laquelle je me suis dévoué depuis quelque temps, avec d’autres citoyens, recevra une attention tonte spéciale, comme l’a déclaré M.Duplessis, étant donné que c’est pour la santé publique et le bien-être de notre population.Encore une fois, tous les membres de notre délégation sont revenus des plus satisfaits et enchantés.Me permettrez-vous de déclarer, en 'terminant, qu’a près avoir constaté ce qui se fait actuellement à Québec, après avoir vu avec quel tspril de justice île premier ministre et tous les membres de son cabinet traitent toutes les questions et les citoyens, me permettrez-vous, dis-je, de déclarer que je suis aujourd’hui des plus contents d’avoir perdu mes élections provinciales du 17 août dernier?I.es scandales que la nouvelle administration provinciale découvre tous les jours sont des plus surprenants et on peut difficilement s’imaginer que de telles choses pouvaient se produire sans que nos représentants osassent même intervenir; au contraire, on dirait que certains d’entre eux encourageaient phi'lôt la mauvaise admi-•nistration et le vol des deniers publics.Donc, sincères remerciements, en mon nom et au nom de tous les membres de notre délégation, d’abord au premier ministre?à son ministre du Travail M.Tremblay, et à notre représentant, M.P.-A.Lafleur._ _ Chez les étudiants en droit Les étudiants de la Faculté de droit ont élu à Tunanimité Pierre-Paul Ranger comme président, en remplacement de M.Marc Fortier, démissionnaire.On a aussi procédé à l’élection d’un secrétaire.M.Pierre Ranger a triomphé de son adversaire, Maurice Archambault.500,000 amnistiés Reriin, 19.(SPA).— On apprend que c’est, à 500,000 que s'élève le nombre des prisonniers politiques qui ont bénéficié de l’amnistie que le Führer-chancelier Hiller a décrétée pour son 47e anniversaire de naissance, le 20 avril.Parmi ces prisonniers, il y avait des nazis détenus pour avoir enfreint la loi daiyi un excès de zèle envers le nazisme.D’autres avaient été convaincus de “perfidie envers l'Etal”.d’“insultes à des dirigeants du parti’’, d’"abus de la prédication’’.Le gouvernement Duplessis.| • • • (Suite de la première page) trie forestière, pour élaborer une législation juste et équitable pour l’industrie forestière afin d’assurer la stabilité et l’ordre dans cette in dustrie.Mesures fracassiëres A l’heure actuelle, les industriels du papier, en vertu des lois existantes, sont obligés de venir à Québec, à tout moment, pour obtenir l’autorisation pour ceci et pour cela, et ceci présente des inconvé' nients considérables et expose l’industrie à des abus que nous avons déplorés avec raison sous l’ancien régime.Nous avons déclaré aux représentants des compagnies que nous voûtions faire des lois et’poser des actes qui permettront à toutes les initiatives honnêtes de s’épanouir librement dans une avenue qui sera assez large pour les honnêtes gens, mais avec des limites intangibles pour bien séparer l’honnêteté de la malhonnêteté et la justice de l’injustice.Les compagnies seules seront responsables Les représentants des compagnies qui sont ailés voir M.Dupîes-sis étaient MM.White, de Ylnter-national; Faure, de la Consolidated Paper; Philipps, d’Ottawa, et Mc-Cannon, pour les intérêts Booth.M.Duplessis ajoute que les compagnies ont manifesté l’intention de coopérer avec l’administration.M.Duplessis ajoute qu’il y aura des sanctions, et que les condinons imposées vaudront contre les compagnies seulement.Le reboisement # Un journaliste a alors interrogé M.Duplessis sur le reboisement.M.Duplessis dit que des mesures Immédiates s'imposent pour le reboisement.Car le défaut d’une politique appropriée dans ce domaine a entraîné l'industrie forestière dans des difficultés très graves, en éloi-gnant sans cesse chaque année le champ d’exploitation des puipe-ries.Autrefois l'exploitation forestière se faisait d’une façon .plus méthodique, on faisait des coupes rationnelles en assurant le reboisement immédiat des sections exploitées, mais depuis quelques années, on a pratique des coupes rases sans plus s’occuper de la question du reboisement.La conséquence c’est que la forêt n'était pas nettoyée, mie les feux de forêts étaient plus nombreux et que les déchets accumulés entraînaient une pullulation microbienne désastreuse pour la croissance des essences saines et robustes, sans compter les autres raisons que nous donnerons plus tard.Autrefois la coupe du bois faite à proximité des usines, le long des rivières entraînait aux usines les bois coupés par flottaison.Aujourd’hui on d croire que notre littérature musicale va s’égaler à celles d autres pays en deux ou trois années seulement.Comme Chaque chapitre ramasse, sous une forme concise mais complète, Presque toutes les preuves qui éta-lisscnt que les facultés cérébrales de l’homme s’exercent le mieux à parvenir à leur entrainement suprême par l’étude de la musique.Il n’est pas nécessaire, établit quelque part l’auteur, de faire une profession de la musique, mais on ne devrait pas se dispenser de la connaître.Si, sortant de l’objectivité qu’elle s’est imposée, la thèse était entrée dans la subjectivité des exemples, que de noms n’aurait-elle pas pu citer de savants qui ont dû à leur pratique de la musique l’affinement de leur mentalité positive ou de musiciens pratiquants qui ont pratiqué des sciences abstraites avec le plus grand succès.La lecture de la Musique aa point de vue éducatif ouvrira des horizons larges et nouveaux à tous ceux qui voudront la pratiquer, qu’ils soient musiciens, éducateurs ou amateurs intelligents.Je la conseille vivement à tous.* * » La Schola Cantornm de Montréal qui fait une excellente oeuvre sans bruit, sous la direction de son fondateur, M.J.N.Charbonneau, a repris ses cours à l’Eniversité, avec le même corps professoral que les années dernières.Elle n’est pas uniquement destinée aux laïques et à quelques membres de communautés enseignantes, frères ou soeurs; les prêtres gagneraient ausi, coin me quelques-uns l’ont d’ailleurs fait, à suivre ces cours.Le temps est • j -.-.- depuis longtemps fini où une aima- nos voisins des Etats-Unis qui sont ; ble sentimentalité remplaçait la ncore tributaires de l’Europe, | compétence fondée sur dos con-nous devons longtemps encore nous i naissances exigeant une longue étu-alimenter aux sources étrangères: de spéciale.La Schola Cantorum, mais, ainsi qu ils l’ont commencé par les excellents professeurs avant nous, n’aurions-nous pas qu elle s’est attachés, est l’endroit i orgueil de voir peu à peu les | où l’on se renseigne le mieux sur noms des compositeurs de chez I les sujets qu’elle traite.U Pt VOIR, MUNTR1AL, SAMEDI T9 SEPTEMBRE TOB £ # * * On a parlé beaucoup, au conseil municipal, de construire, au Pa'*c La Fontaine, un arc de triomphe qui commémorerait le centenaire de la révolte qui nous a donné nos libertés.C’est fort bien, mais ne vaudrait-il pas mieux joindre 1 utile à la beauté en érigeant un monument qui servirait a autre chose qu’à passer dessous ?, Un arc qui, comme celui élevé ,ar Napoléon à la mémoire de la Grande Armée — même si on ne remonte pas aux arcs célébrant les victoires de Trajan et de Titus, doit couronner une voie triomphale, signifier un passage quelconque d’un point remarquable à un autre.Hors cela, il ne signifie pas grand-chose.Où construirait-on celui-ci.Dans l’avenue Calixa-Lavallée?dans l’avenue Emile-Duployé?Ce n’est certes ni les maisons de la rue Sherbrooke qui lui feraient une entrée brillante, ni celles de la rue Rachel un aboutissement regarda-ble.Où ailleurs, au parc La Fontaine, pourrait-on l’ériger?Il y a quelques années, M.Léon Trépanier conçut un projet très beau et qui aurait servi à quelque chose.L’architecte J.O.Marchand, un artiste dont tout le monde a déploré la disparition, dessina des plans que la presse reproduisit.Il s’agissait d’élever un kiosque monumental à la mémoire de Calixa La vallée.L’idée dessinée par M.Mar chand était fort belle et n’importe quelle grande ville eût été fière de la voir réalisée.Or, le coût n’en aurait pas été énorme, il était moindre que ce que pourrait coûter un arc de triomphe.Car on ne suppose pas que notre conseil municipal, puisqu’il est en verve de dépenser de l’argent, ait l’intention de poser, dans le parc, une porte quelconque de pierre grise taillée par des ouvriers.Quoique je respecte infiniment ceux-ci, je ne crois pas qu’ils aient autre chose à faire que d’obéir à un artiste sculpteur ou architecte.C’est une oeuvre d’art qu’il faut et non une entreprise industrielle: nous en avons, en effet, assez des fontaines de fonte qui ornent (?) les jardins Viger ou Saint-Louis.Un arc de triomphe, c’est une porte monumentale et ceci exige une dépense énorme; à moins qu’on ne veuille faire rabougri, et alors S’il faut en croire certains journaux, on aurait l’intention de faire une réplique de l’Arc de Triomphe de Paris.Il ne manquerait plus que cela! Nous en avons assez des églises en pseudo-gothique, des (aux temples grecs, des églises rococo, des églises-boudoirs.Tous les gens de goût, — et c’est eux que cela regarde, — s’opposeront à cette manie qui nous dévore jusqu’aux moelles de vouloir à tout prix singer les autres.Il n’est jamais trop tôt pour commencer.Qu’on se rappelle les protestations qui se sont manifestées contre la désécration de la Place d’Annes offrant à Maisonneuve le fumet échappé des cheminées jumelles.Ces protestations sont arrivées trop tard.Mais là n’est pas la question pour le moment.Je ne voulais rappeler à nos lecteurs que le souvenir du beau projet de MM.Trépanier et LES BALLLETS DE TED SHAWN w?***' ; La “Ointe de la Dynamo”, l’une des danses lei plus puissante! et les plut caractéristiques du célèbre corps de billets de Ted Shawn, qui sera présenté pour la première fois au public montréalais, le 8 octobre prochain, h l’impérial, par l’imprésario Louit-H.Bourdon.Marchand.Que les journaux qui en possèdent les photographies la reproduisent.Serait-ce trop leur demander que d’aider à l’érection, au parc La Fontaine, du monument à la mémoire de Calixa Lavallée.Que le conseil municipal le dédie aux Mort$ de 1837 et 38, personne n’y trouvera à redire.s».* ¥ On est prié de prendre note des directions suivantes.Les communiqués, d’où qu’ils viennent et quel qu en soit l’objet, ne doivent jamais être adressés à mon nom, car ils sont alors traités comme lettres personnelles et me sont envoyés sans être décachetés.Il s’ensuit des retards dans la remise au journal qui, outre le travail inutile que cela m’impose risquent d’empêcher leur publication.Je n’ai pas un mot à dire concernant leur publication; on doit les adresser directement au journal.aux soins du chef du Service d’information.* On est donc prié de se conformer rigoureusement à cette procedure, si l’on veut que les communiqués soient insérés.« ¥ « Avant de partir pour Genève, M.King a nommé les gouverneurs de la nouvelle administration de la Radio.On y trouve à peu près toutes les professions qui n’y ont à peu près rien à faire: avocats, financiers, savants; mais la musique sans laquelle la Radio ne serait rien, la musique n v est pas représentée.En revanche, Israël y trouve sa .place; c’est le commencement de la consécration qu’il exige, de ses droits à être traité comme unité ethnique distincte mais égale à ceux qui ont fait notre pays.Il y a deux Canadiens français sur neuf membres; non compatriotes d’en dehors du Québec sont ignorés comme s’ils n’avaient jamais existé, mais on a nommé un entrepreneur de cinéma juif.A quand le Yom Kip-pour fête chômée pour tout le pays?Frédéric PELLETIER Les Soirées Littéraires La troisième saison des Soirées Littéraires de Montréal sera inaugurée le 13 octobre, au Ritz-Carlton.Le conférencier sera le Dr Emile Legrand.Les artistes d’honneur: Mlles Marguerite Boucher et Marguerite Wims, pianistes, et M.Jean-Paul Cholette, basse chantante.Pour renseignements, s’adresser à Mme Macé, tél.: DO.8141.“L’Avare” à la Palestre La "Renaissance Théâtrale” présentera, le 29 septembre prochain, à la Palestre Nationale, sous la direction artistique de M.Renaud Mi-ville-Déchênes, l'Avare, de Molière.L'Opéra San-Carlo La troupe San-Carlo, que présente M.J.-A.Gauvin, à l’impérial, donnera, cet après-midi, en matinée: La Bohême, de Puccini, avec Bianca Saroya, Charlotte Symons, Kenneth Sakos et Mario Valle; ce soir: Lohengrin, de Wagner, avec Dimitri Onofrei et Harold Kravitt; dimanche en matinée: Aida, de Verdi, avec Rianca Saroya, Coë Glade, Aroldo Lindi et Moyston Thomas; dimanche soir: Faust, de Gounod, avec Charlotte Symons, du Metropolitan Opéra, dans le rôle de Marguerite; Rolf Gérard (Faust) et et Harold Kravitt (Méphistophélès).“Le Pays du Sourire” L’ouverture de la saison d’opérette s’effectuera mardi, jeudi, samedi soirs et samedi en matinée, de la semaine prochaine, alors que les Variétés Lyriques dont Lionel Daunais et Charles Goulet sont les directeurs, présenteront: “Le Pays du Sourire”, opérette romantique en trois actes, de Franz Lehar.La distribution comprend: Lionel Daunais, Charles Goulet, Au- VOLUME XXVII — No 219 THEATRE IMPERIAL — JEUDI 8 OCTOBRE Spectacle chorégraphique unique au monda! TED.SHAWN —«.wut eu vcnie a es lunai matin ie ai septensore che» Ed Archambault.500 est, rue Ste-Cathertne.et WllUa, - w.coln Drummond et Ste-Catherlne oueat Prix des billets: orchestre: $2 75 et $2.25; balcon: $2 50, $2.25 et $l.SS; galeries: $1.35 et $1 15 (taxe comprise).IMPRESARIO: LOUIS-H.BOURDON THEATRE IMPERIAL — LUNDI 5 OCTOBRE Evénement artistique extraordinaire Mme KIRSTEN FLAGSTAD L'illustre soprano du Metropolitan Opera da N.-Y.Les billets seront en vente dis lundi matin le 21 septembre chez Ed.Archambault.500 est, rue Ste-Catherlne.et WUlls.coin Drummond et Ste-Catherlne ouest Prix des billets: orchestre $3.25 et $2.75; balcon $2 85, $2.85 et $2.45.galeries: $1.85 et $1.25 (taxe comprise).IMPRESARIO : LOUIS-H.BOURDON “VARIETIS LYRIQUES” MONUMENT NATIONAL LE PAYS du SOURIRE Opérette de FRANZ LEHAR.Mardi - JEUDI - Samedi en soirée et Samedi en matinée.Direction: DAUNAIS-GOULET Prix des places: $1.25 - $1.00 - .60 (taxe Inc.) En vente chei Ed.Archambault et au Monument National.Tél.: MArquette 6201 LAncaster 441 s gusfe Cercy, Paul Guévreinont, Geneviève Davis-Lebel, Marthe La-pointe, Berthe .Varie, etc.L’orchestre sera dirigé par M.Jean Goulet.Le corps de ballet par Maurice Mo-renoff, avec Mme Carmen Morenoff comme première danseuse.Décors du peintre Salette.Régisseurs: P.-E.Leblanc et Joseph Isabelle.Billets en vente chez Archambault et au Monument National, tous les jours.On peut réserver ses places en appelant, LA.4418.Récital de Kirsten Flagstad C’est le lundi 5 octobre prochain, à l’impérial, que M.Louis-H.Bourdon présentera, pour la premère fois à Montréal, la célèbre inter-rète wagnérienne Kirsten Flagstad, ous les radiophiles admirent depuis longtemps les incomparables récitals wagnériens que donne Mme Flagstad et nul doute que cette artiste unique aura une salle comble, lors de sa première visite dans notre ville.Cette jeune artiste norvégienne, neé dans une famille de musiciens, commença dès l’âge de dix ans à apprendre les grands rôles des opéras de Wagner, et, depuis, elle n’a cessé de chanter la musique du maître auquel elle a voué le culte le plus fidèle et le plus fervent.M.Lawrence Gilman, l’un des IMPERIAL.TROUPE D OPERA ^rlo En matinée cet après-midi, k 2 h.13 “LA BOHEME” (Bianca Saroya.Charlotte Symons.Kenneth Sakos, Mario Valle, Harold Kravitt.Ce soir, à 8 h.15 “LOHENGRIN” Onofrei.Kravitt, Anna Leskaya.Dimanche en matinée: “AIDA" (Saroya, Coè Glade, Lindi.Thomas).Dimanche soir: “FAUST”, avec Symons, Gerard, Kravitt.Lundi soir: "Mme BUTTERFLY ', avec Hizl Hoyke.Mardi soir: “TANNHAUSER” Soirée: 50c, 75c, $1.00, 31.50, $200.Mat.: 50c, 75c, $1.50, plus tais.critiques new-yorkais les plus ré-utés, ne tarit pas d’éloges sur Mme.lagstad, qu’il appelle la plus grande interprète contemporaine de Wagner, l’une des rares artistes qui aient jamais su comprendre eomp'è-tement Wagner et découvrir le mysticisme poignant de son art incomparable.(Communiqué) Avez-vous besoin de bons li-Ivres?Adressez-vous au Servies*de librairie du “Devoir”, 430 Notre-Dame est, Montréal.La Ferme des Pins i(HarFy BeraardtX CKwtimte«r: Erocet Séeécal, MootréaL Les réponses de Thérèse ne donnaient guère satisfaction au vieux fermier.“Il y a rien que moi, on dirait qui peut pas savoir ce qui se passe chez nous.Parler à Georges il n'y fallait oas songer.Il eut une inspiration.Le soir, Robertson dit qu’il allait ttv village.R par.tlt piquant à travers champs.Il se dirigea d'abord vers le village, puis il obliqua à gauche tournant le dos à St-Valérien.Il allait droit devant lui malgré l’obscurité.Il connaissait ce pays depuis plus de trente ans.Le fermier enjamba une dernière clôture et se trouva dans un petit verger.Puis se courbant dans l’herbe, 11 se coucha de tout son long sur le sol, près d’une touffe de vinaigners.Robertson s’assoupit.Il se réveilla peu après et collant son oreille sur terre il entendit quelqu'un qui venait Les Missions des Pères! Blancs en Afrique En zigzags à travers la brousse africaine -Afrique du Nord: En pays musulman ¥•.- visiles dans les familles.Et puis il faut bien qu’à la pratique de la langue, il en joigne 1 étude pour se perfectionner.Affabilité kabyle I.—En Kabylie ta mission en Lenfe transformation , pays musulman j Où pn est la transformation de la villages qu'ii nous arrive encore de n est pas encore de celles, comme en mentalité publique?Où sont les j traverser sont polis, affables, ou-Afrurue centrale, où l’on fait les progrès?Qui pourra le dire?Ce verts.D'où vient cet heureux chan-)tpmps à la codpncc de 1000 Dar *rmt rhrv**« mil cpntpnt nln- gement?Du dispensaire indigène créé par les Pères dans un des bâtiments de la Guerre et très apprécié des Kabyles qui s’y rendent de tous les environs; du jour de son ouverture l'attitude des gens à notre égard a changé du tout au tout.Dans les écoles les élèves abondent, attirés par le désir de s'instruire.par le sérieux de la formation et de l'instruction données, par le nombre aussi des diplômes que nous faisons obtenir.A notre éco'e primaire supérieu- mande-t-on du renfort, et du meilleur.c’est-à-dire, des missionnaires jeunes, solides, ayant du cran, prêts à tous les avatars de la part de certains Kabyles, assurés que la ! grosse majorité tie la population , .; sera avec eux et les écoutera.Il ne Jadis on ne connaissait, pour se .faUf pajl mesurer le nombre de rendre a Fort-National, que les che-1 nissionnaires à la Quantité des chré-nuns kabyles et aux environs du tiens a(.lu,,iSi mais avlx 600,000 Ka-Fort, nous, Pères Blancs, nous étions ^n.les que nous avons * atteindre, très mal impressionnés par 1 atti- à',ransformpr à convertir.tude des indigènes à notre égard; j A ceux veuient des chiffres, manifestement la fréquentation du1 - —— • • Fort leur de bien muiKtur.N n uvu«.iKa.u, A ceux qui veulent ctes cniiires, nent la fréquentation do nf)US a]jgnprons ies 220.000 malades faisait plus (*e mal qufr sojgn^s sojt dans nos différents dis-Aujourd hui les gens des ypnsaires, soit à domicile; ce chiffre rient qu'à la longue, en comparant entre elles des époques très éloignées.Est-ce à dire que les missionnaires de Kabylie n’ont rien fait, baptêmes à la cadence de 1000 par sont des choses qui se sentent, plu-semaine, ni par mois, ni par an, ni tôt qu’elles ne s’écrivent, plutôt sur-nieme par décade d’années: l’or- tout qu’elles ne se comptent.Ce ganisation de la famille, de la so- qu’on peut affirmer, toutefois, c’est ci été, est tellement confondue avec que dans telle école la moralité s’est la religion qu il faut d’abord relâ-] relevée; on y a inculqué aux en-cher les î]*11* uui enserrent l’indi- fanls.aver le respect d’eux-mèmes, vidu.le libérer de la servitude où le l’estime de la pureté; dans d'au-tiennent les siens et agir syr des : très on leur a fait pratiquer le dégroupements importants; pr res ré- vouement, l’abnégation, l’effort consultais, s il y en a, n ont rien à voir tinu.Ne sont-ce pas là des vertus *yec, Ics^tsfirtuiues ri apPréI éminemment et exclusivement chrétiennes?Certains villages ont été travaillés au point que leurs habitants voient Ire des Beni-Y*nnl, on a dû installer i »._ .— .^ leurs se faire chrétiens, sans des lits dans des classes, les dor- •ttendant patiemment quun mira-|^u’iis manifestent la moindre hosti- toils ne suffisant plus, et comme rie s« produise.Au contraire, ils se mté sans qu'ils leur enlèvent la tout ce jeune monde travaille d’ar- «ont mis à leur travail en apparen-; moindre parcelle de leur estime, rache-pied en vue du succès, i] est ce ingrai avec une abnégation et un Pour qui connaît le fanatisme de facile de comprendre que les Pères j rourage admirables, us savent que nos populations musulmanes, ne professeurs n’ont guère le temps de; e succès est à longue échéance, que sont-ce pas là des résultats?Sans se reposer.1 i.1 j.nf *on! T>as te ïru‘* d” Beni-Mcngallet est devenu pen- If'oMnoiMis nonvri^ ^nUi eff.0!‘,s d une seule année; mais ils gionnat; on a dû y faire un internat le«or?Arnnf*«A*,UJ.i iÂXotent e} ,pu!?(lu ils se sont pro- annexe; les Internes sont tellement i8 PrPfr7it«S Pt° rlfuiu .uU din,s unf tels, il n v a pas de raison nombreux partout qu’on ne sait plus ______________ _ r«,,v‘ fnnriitim.7(1 P01^ l’action de» mu^ionnlirai te.Les deux postes de Gyréville de Laghouat ont chacun une peti auto.On y met quelques provisior une caisse-chapelle, une caisse < remèdes, une tente, des livres ai bes comme ceux du Père Foca, s les grandes vérités ou les paroi dp l’Evangile, même parfois un I pis de prières, et deux Pères ps tent pour un, deux ou trois joui Ils s’en vont vers les camps des n mades, soignent un peu les maladi causent surtout avec ces braves ge plus primitifs et plus ouverts qi ceux des villes.Les hommes, les e fants et même les femmes se gro pent autour du Père qui expose < saint Ignace, discute ou rétorq des arguments, lit aussi les livr apportes.Le bien qui en sort est respectueuse estime de ces nom des pour les Pères et leurs idé< l’amitié qui se crée et qui res Puis, quand, en burnous de laii blanche et fine, le voile de soie se ré sur la tête par la cordelette ( poils dp chameaux, les plus rich d’entre eux viennent à la ville, le première visite est pour les Pèr avec qui ils reprennent la convc salon de la tente.Souhaitons que les Pères pui sent continuer ce mode d’apostol et que Dieu le bénisse pour qu porte ses fruits en son temns coi me toutes nos autres oeuvres.G.N., des Pères Blancs.Préfet apostolique de Ghardai N.B.— La maison des Pèr \ Blancs A Montréal est à 1626 Sait Hubert.T il.: HA.6320.$$ Le livre des mystèresn (Par Léo-Paul Dearotiert) Ce sont les mystères des Imes, des coeurs, des esprits qui y sont étudiés, Joliment et habilement traité*.Sept nouvelles intéressantes eux personneges bien dessinés.Lecture très agréable qui fait que l'on ferme le livre à regret.Volume en vente au Service de Ll-breine du "Devoir”, eu prix de $1.00 B5.D 2 VOLUME XXVII — No 219 LE PEVOIIL MONTREAL, SAMEDI 19 SErTEMBRE 1936 PAGE FEMININ r LÀ vre eri*aimant & Le quadrillé à la mode Directrice : Germain* BERNIER Comme ces refuges.Il y a dans les hautes montagnes des maisons de refuge situées de distance en distance pour abriter les voyageurs pendant les tempêtes de neige : peupler son coeur de goûts purs et élevés, c’est se bâtir à soi-même des maisons de refuge.et quel bonhear d* pouvoir s'y réfugier souvent pour oublier la laideur du monde et goûter la beauté de la vie ! Si plus de gens s’occupaient de se bâtir de ces refuges bienfaisants, on verrait certainement moins d’ambitieux effrénés, d’égoïstes, de jaloux, env eux, de coeurs secs, d’esprits étroits ou apathiques, que sais-je encore ! Latn}°sPMrc du refuge les apaiserait, les corroierait ou les délivrerait en leur ouvrant les yeux l «°rï.Peat avoir naturellement des goûts purs et élevés mais pour en re an’il n0?iC°fUü ’ ?omme dit ^Qouvé, il faut, à tout le moins cultiver ce qu U y vient de bon gratuitement.XoJï'TÏÏrJ?0 M"a “ p“‘! à ««« ImJ^rtcShl.’rlr"l on, source de richesse iïït itr'aZr tnbn * 'o bourse ou de rinsuccts cl eiïchZZeoV y a“ " Pea * ch'"k'"> 4 "V** Il est vrai que la vie moderne ne favorise aucunement les heures paisibles nécessaires à la lecture.L’agitation, les déplacements, la vie au dehors sont le lot de la P uParf d entre nous et même en restant à la maison la radio n’y amène-t-elle pas tout le vain bruit extérieur ?Il faut donc savoir se défendre du tourbillon et se réserver quelques loisirs pour meubler son esprit et “peupler son coeur’’.Ut,n{eTJ!“P de P”*0™'* « Plaignent de ne pas retenir ce qu’elles lisent et detre par le fait même toujours au même point.D abord n espérons rien de nos lectures si nous lisons pour tuer amusante?1* slmplement Pot>r jouir d’une historiette plus ou moins Quel que soit le genre de nos lectures, il faut tâcher d’y puiser un aliment en réfléchissant sur les idées profondes ou neuves de écrivain, sur Penchainemei.t des faits et leurs conséquences, ou sur la pensee de l’auteur pour en bien saisir l’essence ou la nuance.Prendre des notes, faire des résumés, des analyses, etc., aideront 'i retl[ïr_,des bienfaits de 1a lecture et peut-être y prendrez-vous ainsi le goût d écrire à votre tour.Il va sans dire que si vous avez le loisir et la liberté de cultiver un art quelconque, que ce soit en musique, en peinture, en sculpture, etc.c est une fenêtre ouverte sûr le ciel de la Beauté et.la culture générale y aidant, vous avez la clef de bien des joies en élevant vos goûts vos pensées, vos aspirations.Voici venir l’automne et l’hiver avec leurs longues soirées; pourquoi n en pas profiter pour continuer ou entreprendre une étude selon nos gouts ou au moins la fréquentation des bons auteurs en les accueillant au coin de notre feu ?Se développer intellectuellement et moralement acquérir un goût sûr et élargir son esprit devraient être l’ambition de toutes les femmes, pour leur satisfaction personnelle d’abord et ensuite parce que toutes, directement ou indirectement, sont appelé T,aire PRISCA MATIN Il fait un temps si beau que l’on n’ose pas vivre.On est comme l’enfant qu’intimide et qu’enivre Le cadeau trop vermeil qu’il n’ose pas toucher.On est comme devant une fleur de pêcher Qu’on craint, en la cueillant, de connaître fragile.Il fait un temps si beau qu’on dirait que Virgile A voulu, ce matin, nous parler de plus près.Un paysage entier fuit entre deux cyprès.C’est l’heure la plus douce encor que l’on ait eue.®^ On descend vers le lac, et comme la statue Qu’éveillait peu à peu Monsieur de Condillac, On n’est plus qu’un parfum de rose près du lac.On ne sait pas pourquoi, ce matin, les buées Se sont aux flancs des monts si bien distribuées.C’est trop.L’on est honteux de ce matin si pur.On devrait être heureux, baigné de tant d’azur Qu’il semble qu’on respire au bout d’une presqu’île.Mais, quand l’air est trop doux, le coeur n’est pas tranquille.Il fait un temps si beau que, gauche et stupéfait, On n’ose se servir de ce beau temps qu’il fait.On voudrait décliner humblement l’atmosphère Il fait un temps si beau, que tout ce qu’on peut faire, C’est de vivre.Et l’on vit.Mais non sans un remords.Car ce temps est si beau qu’il fait penser aux morts.Edmond ROSTAND Les nouvelles féminines | LA FEDERATION NATIONALE ST-JEAN-BAPTISTE Cours professionnels gratuits L'Association des employées de bureau fera l’ouverture de ses cours professionnels gratuits le 28 septembre, à 8 heures du soir, A la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste.853, rue Sherbrooke est.De» leçons de langue française et anglaise, correspondance commerciale, traduction, sténographie bilingue, comptabilité, arithmétique supérieure, tenue de bureau, etc., seront données trois soirs par semaine.Prière de s’inscrire dée malmenant A la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste Chez les employées de magasin L'ouverture des cours donnée par l’Association des employées de magasin aura lieu dans l’ordre suivant: français et anglais: lundi.5 octobre: cours pratique de coupe et de couture, mardi, 6 octobre; chanty mercredi.7 octobre; culture physique: Jeudi.8 octobre.D’autres cours pourront être donnés sur demande, tels gue cours d’ouvrages de dames, etc.Les inscriptions seront reçues Jeudi soir, 1er octobre, à 7 h.30.A la Fédération Nationale Salnt-Jean-Baptlste.853, rue Sherbrooke est.Le cercle d’amusement aura ses réunions tous les lundis soirs.jONAs’ MIXTURE EXTRACT • «»MR| ¦iMlisni ?AT,**» •» rnttumai co MOITfttâl, Les essences culinaires JONAS Sont sans rivales sous le rapport de la PURETE.de la FORCE ot de la Richesse d’Arome.En vente partout.Court du soir cours du soir donnés sous les aus-Soclété des ouvrières catholl- ,£?ï?J,,ïencerolU Ip 5 octobre et seront donnés comme suit- reH*i«?ilr ^“t éolfége, pose de voix, chant chorale et profanp- Participation A la ' coupe, couture, broderie, dentelles à 1 aiculile, tricot, etc., robes, m'an- nU.^,P~,ux', répara«e de linge usagé.Vendredi: dessin et peinture.Joutes les dames et Jeunes filles peuvent suivre ces cours.Pour renselgne-ments.s adresser A Mlle Hed.Lefebvre Fé- FRontenac S"1118 Saln‘-Jean-^Pt‘.ate, Réunion des ouvrières catholiques Dimanche le 20 septembre aura lieu dans les salons de la Fédération Nationale Salnt-Jean-Baptlste.A 3 heure», la première réunion de la saison à la Société des Ouvrière» catholiques.Outre les choses de routine, nous aurons l’exposé du programme de l'année, un programme récréatif et un prix de présence.Salut du Très Saint-Sacrement.L’entrée est libre A l’Ave Maria Une fête du "souvenir’' aura Heu, le dimanche.27 septembre prochain, au no 1221.rue Saint-Hubert, pour célébrer le 25e anniversaire de fondation de l’Ave Ma.- I ria.Il y aura, le matin, une mwse A 8 heure», dite par S.E.Mgr Deschamps, et | le soir, à 7 heure» 30.un salut solennel 1 qui sera chanté par le R.P.Provincial des Franciscains, et suivi d’une réunion Intime et récréative Toutes les pensionnaires de la maison, ancienne» et actuelle», sont cordialement priée» d'assister A cette fête.Pas n’est besoin d’invitation particulière: 11 suffit d'avoir été une fols de la famille pour compter sur un affectueux accueil.Pour l’Hospice St-Henri i Une partie de carte» sera donnée A la i aalle de l’Hoeplce Saint-Henri, mercredi, î le 23 courant, A 2 heures, au profit de l’Hospice pour la réparation de la cha-i pelle, avec le concours des Dames de Charité et de leurs amies.Exposition de travaux pour les Missions Le Oercûe missionnaire Uturgqlue “Marie Reine des Missions", de» Franciscaines missionnaires de Marie, fera son Exposition des travaux confectionnés au cours de l’année pour les églises et c handles pauvres des missions lointaines, du S2 au 28 septembre 1938.dans la salle des Oeuvres du Foyer Sainte-Claire, 5045, rue Saint-Dominique, et mercredi soir, le 23 septembre.A 8 heures, 11 y aura une conférence par Mgr Michaud, évêque de l’Ouganda Le» amies du Cercle sont cordialement Invitée».Partie de cartes Mardi, le 22 courant.A 2 heures p.m.aura lieu une partie de cartes organisée par les dames patronnasses au profit de l'Oeuvre de la Réparation A la Très Sainte-Face Inc., sous la présidence de Mme A -E.Chevrier, au no 4312, ave Papineau.Four Informations: AMherst 4959 et 5428.Les Ecoles Ménagères Provinciales 4SI, RUE SHERBROOKE EST La direction ouvre cette année un cours de modes, chapeaux, le Jour II se donnera le vendredi après-midi et le cours du soir aura lieu le mercredi soir, A 7 heures 30.Les Jeunes filles qui désirent occuper leurs loisirs tout en se créant un revenu appréciable, devraient suivre le cour» de fantaisies A l'aiguille.Nous avons de nombreuses demandes pour ouvrière» com- Pour informations et détails, s'adresser au bureau de l’Ecole ou téléphoner A HArbour 4980.Cours gratuits du soir COUVENT DE MARIE-REPARATRICE Lies religieuse» de Marie-Réparatrice, 1025 blvd Mont-Royal, annoncent la réouverture de leurs cours gratuits du soir du 1er octobre au 15 avril.Le français, l'anglais et la sténographie bilingue y sont enseignés.Chaque samedi aprée-mldt on donnera des leçons d- couture, de broderie, de filet, de dentelle, etc.Toutes nos Jeunes filles sont cordialement Invitées A profiter do ces cours.Les Inscriptions se feront les 1er et 2 octobre.de 2 h.30 A 4 h., et de 7 b.30 à 8 b.30 p.m.Conférence enticommuniste Conférence anticommuniste, par M.Gaston Pilon, ancien communiste, sous les auspices du "Réveil Féminin catholique ", dimanche, le 20 septembre, en face du no 8144.rue Foucher, près Jarry, A 2 h.30.Tout le monde est cordialement Invité ; Le R.P Archange.O.F M.est le directeur du "Réveil féminin catholique”, dont1 la devise est: "Vers las sommet» par lai charité”.‘ Retraites fermées Au monastère de Marte-Réparatrice, 1025, Mont-Royal ouest.Outremont, Il y aura de» retraites fermées pour les Employées d» bureaux et Jeunes filles, du 24 au 27 septembre, et pour Jeunes fille», du 1er au 4 octobre.Prière de s’inscrire A Tamnce et d’inclure un timbre pour touts demande de renseignement».Cours gratuits de chant grégorien Jeudi, le 1er octobre.A 2 heures de ].après-midi, è la nouvelle malsou de .lltu^que.3701.avenue du Pmc, MA 5069.la réouverture de» cour» gratuits de chant grégorien pour les dames «mJ68 J.tune® *mes bes anciennes sont ?6tre.Puentes.Le» personnes qui désirent avoir des renseignement» sur ces KlqSrV»at5W économique et sociale; pour alors quelles avaient payé anté- irréprochable du français ne sign i-1 rélever au-dessus du terre-à-terre, | ' *1Q- lie pas tout à nos yeux, puisque la jet s’émanciper des questions de connaissance de notre langue n’im- “pain et de beurre” qui ont occu-plique pas forcément chez l’élève pé un peu trop exclusivement ses la mentalité française.C’est l’édu- préoccupations, jusqu’à ce jour, cation non moins que I’instru'dion Au milieu des systèmes et du de nos enfant* que l’on recherche, fouillis des idée* Qui travaillent les fondamentale serait infailliblement voué à l’échec.L’Association d’Education des Canadiens français du Manitoba en a fait la base même de toute son action.Aussi l’Association doit vivre parce qu’elle est nécessaire.Elle est nécessaire parce que seule elle peut assurer notre survivance catholique et française.Donatien FREMONT En Satkafchewan Ouverture du collège Mathieu Du Patriote de l’Ouest, de Prince-Albert, Saskatchewan, numéro du 9 septembre: Le collège Mathieu de Gravelbourg, sanctuaire de la science qui garde toujours la vieille culture classique, le sel de l’esprit et de la civilisation française, ouvrira ses portes le 14 septembre, à la jeunesse désireuse de monter vers les “paliers supérieurs”.Depuis quelque cinq ou six ans, le collège s’est maintenu, mais au prix de quels sacrifices et de quel dévouement de la part des Révérends Pères Oblats, qui dirigent cette oeuvre de haute formation intellectuelle et de solide éducation chrétienne.Soyons reconnaissants à la divine Providence d’avoir doté notre group» d’une institution de ce genre.C’est l’un des plus puissants bastions de défense religieuse et française, à cette époque de matérialisme et de dégénérescence des valeurs spirituelles.Nos chefs de l’avenir doivent emmagasiner de fortes convictions pour faire la trouée qui permettra à notre race de s’orienter vers le;s pu rieurement jusqu’à $19.50 sous le régime de l’entreprise privée.L’Etat du Mississipi a stimulé l’organisation coopérative en adoptant une loi qui exonère pendant cinq ans des impôts d’Etat et des impôts lo- Seal cTHudson Choix incomparable de manteaux dernière création, de cette fourrure toujours populaire.*175.‘*295.M.CUINDON, dtuiiMteur d« plutieurt ann4«« d'expérience, à votre service.1473 rue Amherst.*/ /TReid Membre de l’Association des maîtres-fourreurs.Lettres de naturalisation et héritage ancestral De VIndépendant de Fall River, Massachusetts, numéro du 16 septembre : Avant d’accorder les lettres de naturalisation à un étranger, la loi exige qu’il déclare sous serment au cours d’une audience de tribunal: “qu’il s’engage à soutenir et défendre la Constitution des Etats-Unis, à renoncer à toute autre allégeance, à abjurer fidélité à son pays au point de vue politique, à obéir aux lois de son pays d adoption et à le défendre contre tout ennemi du dehors ou de l’intérieur, à lui donner entière allégeance”.Il y a un grand nombre de gens qui ne peuvent se décider à demander leurs lettres de naturalisation.Ils s’en vont en disant: “Peut-on se séparer du pays natal et de l’héritage ancestral !” Mais, est-ce que le serment d’allégeance exige un tel sacrifice?Pas du tout.On n’a pas à rompre avec ses traditions, à oublier sa langue, son pays d’origine et le trésor d’affections qui retiennent à lui.Un tel sacrifice serait non seulement impossible mais indésirable.Une personne qui a grandi ailleurs, ne peut pas se séparer facilement de son passé.Elle se souvient, elle doit se souvenir, du pays auquel elle doit son héritage intellectuel.Un homme et une femme qui se séparent vite des traditions, des usages et de langue du pays qui les a vus naître ne seraient vraisemblablement pas de précieuses recrues pour les Etats-Unis.Cependant, au point de vue politique, tout étranger qui devient citoyen de ce pays, doit être à lui, tout d’abord.Il doit accepter son allégeance sans conditions et complètement.Il faut qu’il y ait rupture entre lui et le pays qu’il a quitté.Mais, encore une fois, il ne s’agit pas ici de rompre avec les anciennes traditions, avec tout ce qui nous est cher là-bas.Est-ce qu’un homme qui se marie, par exemple, doit s’attendre d’oublier sa mère, de cesser de la chérir et d« mettre fin aux obligations qu’il a envers elle ?Certainement non ! Il va sans dire qu’en se mariant, notre homme assume de nouvelles obligations, obligations qu’il doit placer au-dessus de tout, mais cela ne veut pas dire qu’il doive rompre avec les affections antérieures.Il en est ainsi pour le nouveau citoyen à l’égard de son pays d’origine.On peut dire, en règle générale, que les obligations nouvelles de échu qui devient citoyen, ne sont pas en conflit avec les anciennes obligations.Elles créent plutôt un lien oui assure la paix entre les Etats-Unis et le pays d’où l’on vient.Les traditions, les coutumes, les arts, etc., oue les nouveaux citoyens doivent à leur ancien pays, constituent le plus bel héritage qu’ils puissent offrir à leur pavs d’adoption.La civilisation a été apportée ici par les émigrants de tous les pays du monde.Les Anglais sont venus sur les côtes de l’Atlantique et ils nous ont donné leur langue et un grand nombre d’institutions.Les Latins ont apporté leur contribution ainsi que les Teutons, les Slaves et les Juifs.Qes diverses cultures ont formé la culture que nous avons aujourd’hui.Notre civilisation est toujours à l’état de formation.Les Etats-Unis constituent un pays encore jeune.Il n’existe que depuis 160 ans.Mais les immigrants, pour la plupart du moins, viennent de pays qui existent depuis des milliers d’années et davantage.Donc, pour devenir citoyen des htats-Unis, on n’a pas à abandon-ner ses traditions ou sa langue.Il faut plutôt les conserver pour que les enfants en bénéficient et par eux, le pays.Gardons nos usages, no* chants, notre langue surtout.C’est là non seulement un »iroit mais un devoir.En devenant ci-ne prête pas serment aux , jS-Unis seulement, mais comme le disait un grand président de ce pays, on le prête “à un grand idéal, a des principes, à un grand espoir de la race humaine”.Tout cela, futurs citoyens, fera les Etats-Unis de demain.Apportez-y votre contribution.ANTIKOR-LAURENCE CORS,VERRUES, ii DURILLONS____ EFFICACE SANS ^ Douttua MA.7907 COVt ST DIMS CTONTSMO j I à coquerelles Achetez la poudre La lutte Finale et nos ouvriers aveugles De VAation catholique du 17 septembre: M.L’Heureux signalait hier la différence qui existe entre les organisations ouvrières neutres et les organisations catholiques, différence que le dernier acte du Congres des Métiers et du Travail vient d accuser d’une façon si formelle.le Pape venait de dire a l’Univers entier sa préoccupation douloureuse au sujet des événements d Espagne, lorsque cette union ouvrière canadienne, réunie dans une ville »ie la province de Québec, a affiché ouvertement sa sympathie envers l’actuel gouvernement de Madrid, et a montré qu’elle approuvait tous ses actes, puisqu’elle consent des sacrifices pécuniaires pour les lui faciliter! Or, ses actes comportent ]a destruction de tous les monuments religieux qu’elle peut atteindre, l’assassinat d’évêques, de prêtres, et celui de nombre d’autres personnes coupables du seul crime d’être propriétaires, ou de déplaire à la canaille, qui use e^ abuse des armes dont on.l’a pourvue pour satisfaire ses ^nstincts de brigandage.C’est une énormité que cette intervention officielle de notre Congres des Métiers et du Travail en faveur des anarchistes espagnols; et cette énormité se douille d’une insulte directe au Saint-Père qui ne cesse de mettre l’Univers en garde contre la propagande moscoutaire.Elle a été commise avec une inconscience inqualifiable, de la part de ceux qui ont pris l’habitude de “suivre”, et de la part des meneurs, avec une rouerie qui témoigne de leur mépris à l’égard de ceux qu’ils entraînent à leur suite.Il fallait faire exception au règlement général.On y a fait exception.Un seul des membres présents est intervenu pour demander que la proposition, rédigée en anglais, soit traduite en français.On s’est rendu à sa demande, et c’est lui-même qui a fait la traduction.Si celui-ci était compétent, il a TUE les coquerelles DETRUIT leurs œufs PREVIENT réinfestation S« vend ptrtotii .25,.50,1.00 souffrez d insomnie faites usage des tablettes Sleepex.Les tablettes Sleepex — qui ne contiennent pas de narcotiques — constituent le melUeur sédatif nerveux et somnifère.EU eu ealmen* les nerfs, procurent un sommeil réparateur nullement différent du sommeil naturel.Les tablettes Sleepex se vendent dans toutes les bonnes pharmacies.SLEEP EX REG D 703 Edifice Caztle Montréal - LAncatter 2269 dû se rendre un compte exact de ce qu’on demandait; au lieu d’éclairer ses compagnons, il a voté avec les autres.Pourtant celui-ci au moins devait savoir que nulle part dans le monde l’ouvrier n’est aussi durement traité que dans la Russie actuelle, où il est réduit au rôle de rouage dans une vaste machine, et exposé à périr de misère, ou d’une balle suivant l’humeur du gouvernement.* * * Le communisme est essentiellement le règne de la force.En Soviétie, il n’y a plus de droit pour l’individu, ni pour la famille.Le gouvernement possède tout, voit tout, sait tout par ses espions, et se montre impitoyable contre ceux qui ne se courbent pas sous sa volonté.C’est l’esclavage rétabli dans toute sa brutalité, un esclavage pire que l’esclavage antique où il pouvait se trouver des maîtres plus humains que les autres, pendant que celui d’aujourd’hui est une collectivité sans entrailles.Les ouvriers de notre Congrès des Métiers et du Travail ont été aveugles; mais si les autorités ont le moindre souci de la paix et de la prospérité publique, ils devraient tenir sous une sévère observation les meneurs qui leur ont fait commettre certe énormité.Ceux-là savent ce qu’ils font et où ils vont, et son! des ferments dangereux, parce qu’ils poussent à ce que les révolutionnaires du monde entier appellent la guerre des classes, la guerre sociale, la lutte finale.Jules DORION MA B C du petit Naturaliste canadien” par Harry BERNARD (1 vol., format 6 x 9, 64 pages, 26 illustrations par vol).Parus 3 date (Règne animal) Le petit Pécheur.25 Le petit Chasseur .25 Le petit Entomologiste .25 Le petit Oiseleur.25 Le petit Fermier.25 En préparation (Règnes végétal et minéral) Le petit Herboriste .25 Le petit Fleuriste.25 Le petit Arboriste.25 Le petit Jardinier.25 Le petit Minéralogiste .25 eux EDITIONS ALBERT LEVESQUE Avantages de la série lo Rédigés pour la Jeunesse, eette série vise è vulgariser des no* tions élémentaires sur las choses de la nature canadienne: ani* maux, plantes, minéraux.2o Dans chaque petit volume, l’auteur étudie, selon l’ordre alpha* bétique, 26 spécimens des règnes animal, végétal ou minéral, propres è notre pays.3o L'atriste Arthur Lemay illustre, en regard du texte, chacun des ipécimens présentés par l’auteur.4o Chaque ouvrage comporte un récit pittoresque, une affabula* tion sommaire qui captive l’attention du jeune lecteur.5o Un glossaire termine chaque volume, pour expliquer les termes spécieux ou techniques et enrichir ainsi le vocabulaire de l’enfant» 6o La série complète contient l’étude d’environ 250 spécimens canadiens et plus de 250 illustrations correspondantes.SERVICE DI LIBRAIRIE DU DEVOIR 430 Notre-Dame est, — Montréal VUtUMfc AXVII — No 219 E DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 19 SEPTEMBRE 1936 7 C'ffîum ¦HPiaasiBaEwiiRCiamBatii MaBigijii«K!iaBa»yjRWMM otnadienne-fdartakf BEURRE «e CREMERIE Ura «uall TOUSIGNANT S.Lei plut grandi détaillants au Canada, de beurra, fromage, oeufs at autre» provisions.Maison 100% cinsdlanno-françalae.PRERES LIMITEE 11 MAGASINS 6312 ST-HUBERT.CK.2136 «920 st-Hubert 5195 St-Laurent 2920 Masson 1374 Ontario Est 2300 Ontario Est M75 Ontario Est 15S4 Ste-Cathcrine Est 1127 Mont-Royal Est 2034 Mont-Royal Est 4835 Wellington Pas d’autres succursales.LA LIVRE Beurra de 2e «ualltd Beurre pour ^ h, 39 Phi.— Echange de nouvelles ' Lh* rf^aU CIVS *à’w Fterrc de Lanux.d n p.m.- la Symphonie dp Pittw- 'heetre Sdlrimi N*,al'e Hall, soprano.Or-dli ige par Antonio Modarelll.VIej\ he triomphale “Aida*' de VerdL >urln chinois, de Kreislerf Chanson d a-' ”bre »de Nevln.oànw nm- tbre.de Satnt-Saèru Polonaise "Mignon" Sérénade, de Wolf-Ferrarl Sous le toit, | en hiver, de Bolzonl.8 h.p.m — Revue de comédies musicales 9 h.15 p.m — Variétés musicales de Paul Whiteman 10 h, p.m.— Choeur symphonique russe.10 h.30 — Rêves de Jadis 11 h.p.m — Quatuor vocal Les ‘Canadian Grenadier Guards’ La munslque des Canadian Grenadier Guards donnera son dernier concert de la saison A Radio-Canada, le dimanche, 20.à 6 heures.Voici le programme de ce concert.Kings of the Highway de Burt; The Roman Carnival, de Berlioz; La maison Conseils d'actualité grlae.de Messager soliste: Réal Gagnter; Samedi, le 28 sept à 2 hrs: M.J.-E La-Marches régimentaires, a-Yorkshire Lass; force: La Colonisation b-Romalka.Barcarolle de "Tour of the ! CRCM Nations", rte Gilmore.Marche: Man- Lundi, le 21 sept ft 8 heures p.m.— M.hattan Beach”, de Sousa L.-P.Côté:: Pour nos forêts.Mlle Caro Lamoureux.soprano Danse diabolique Ketelbey L'orchestre.Ça fait peur aux oiseaux Paul Bernard Les Grenadiers Impériaux Mocha Azul Lecuona L'orchestre.Extraits de “L'Auberge du Cheval Blanc" , „ , Benataky, Stolz Lee Grenadiers et l'orchestre.Cauteries de l'U.C.C.CKAC Lundi, le 21 sept ft 1 h.30; M Pellerln Laglolre Quand on aime sa misère Jeudi, le 24 sept.A 2 b.M R -M Pucet: Lundi, 21 septembre Radio-coloniale-France 19 mètres 68 — 15.744 kllocrclee 7,15 a m.— Concert.Relais de Radio-Paris.8.00 a.m, — Chronique des Beaux-Arts, car M Dlolê 8 10 a m L’esprit d'aujourd’hui, par M Dessoudelx 8 20 a.m.- Cours coloniaux.8 30 a.m.— Concert, avec le concours de Mme Pauline Gordon, planiste.Mlles Yvonne Caprt.cantatrice.Borde, violoniste et M, Morel, hautboïste Musique de Beethoven.Haéndel.Beneden.Benedict, j Brahms.Nardtnt.Wormser.Schmitt.Dus-ktne, Bloch.Dlaz.Bagot, Saint-Saëns.Du-prac, Rachmaninoff.Stravinsky et Rousse.9 55 a.m Cours des changes et des Rentes françaises 35 mètres 24 — 11,885 kilocycles Informations en franaçl», 11.15 a.m.cours.12.00 midi 12.30 p.m 1.00 p m 2.00 p.m cours.2.30 p.m — Concert-relais.— Radio-Journal de - Reprise de concert — Informations en r.Relais de la Tour Concert — Muet-ue de Roussel.Pterné, Vaubourgouln Tomasi et 25 mètres 60 France.français, Eiffel — Milhaud, Ravel, SOMMAIRE LE SAMEDI, 19 SEPTEMBRE 1936 CRCM — 329.7 mètres — 910 kilocycle* 5 30 8,00 de 11.720 kllotycles 5 15 p m — Concert.Relais de Radlo-Parl» ® J® P m — Informations en français.! 6 40 p.m — Informations en français.• cour» 7 15 p.m — Musique ou théfttre 9 45 p.m.Informations en français cours.| 10.40 p m Musique ou théfttre.Coneert.d laques phonographtquea Cotes des Bourses de Montreal et d Toronto 6.15 Chansonnettes françaises 6.30 En dînant.7 00 Luigi Romanelli et son orchestre de l'hôtel King Edward 7 30 Causerie: L'hwiène de lâ bouche.7 45 Les planistes Cooke et Lord 8.00 Bert Anstlce et se* Montagnards.8.30 "Jamboree", relais du NBC.9.30 I^et's go to the music hall".10 00 The musical merry-go-round.10 30 Lloyd Huntley et son orchestre de l'hôtel Mont-Royal.10 45 Ridlo-Journal.bilingue.11.30 L'orchestre de Jasnei Park Lodge, sous la direction de G.-R Markows-ky 1145 Louis Guénette et son orchestre du Château Frontenac.CKAC — 411 nrvtre* — 7.79 kilocycles 1 00 L'heure.Jack Shannon, ténor, CBS.j 1 15 Causerie agricole.1.30 Buffalo présente.CBS 2.00 Al Roth and hls syneexpatore.CBS.2.30 l.-L os.^Bsssi » cclcbre choaur ruts* des "Cooftiias du Don”, dirigé par Serge |»roM, qui figure au programma du contort oHen .^ Contrai Motor», lo dimanche ••rr, 20 t*pt*mhra, i 10 h*urm, aux poste* WABC et CFCF.P Ontario: CKLW: Windsor .840 â 1030 CKNC: Toronto .1030 ft 1420 CRUT Toronto .960 ft 840 Provinces de l'Ouest: CJCO: Lethbridge .849 k 1230 CFQC.Saskatoon .1230 ft 840 CK Y: Winnipeg .780 ft 990 Colombie britannique; CKOV : K plow ne .1210 ft 630 CF IO Kamloops .1210 ft 880 Le Roi Edouard VIII PAR GASTON MARCHOU Sujet: Aucun prince étranger ne fut plus populaire en France, que le nouveau roi d’Angleterre.A l'aube du régne d'Edouard VTII, Gaston Mnrchou nous donne, avec beaucoup do finesse et de pénétration.un captivant portrait du prince de Galles.l.cs qualités qui ont fait aimer la reine Astrid feront aimer aussi ce livre dont le eliarme évocateur nous transporte, à la suite du “Prince charmant'', dans les plus grands sites lin monde.Brochure de 94 pages, sous con* verture en hélio.Au comptoir, 25 et s; par la poste, 30 cts.L'HEURE et /es NOUVELLES L W ECOUTEZ L! 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Melons Cantaloups.Ont., panier .75 Polreo 135 à 180, Cal.3.50 A 4.00 Pommes Duchesse, mlnot .1 75 à 2.00 Raisins Seedless 2.00 Raisins rouges Malaga ^ 2,25 Raisins Rivière .H.75 i 3.00 Raisin Ont.en panier .35 Prunes en panier, Ont.00 à .65 Prunes Italiennes, bte 1.25 Pommes Welthy.panier 1 mlnot 1.50 A 1.75 Bleuets, crête 32 casseaux .3 50 A 4 00 velle-Erosse 3, Colombie canadienne 3.Manitoba 2.et Nouveau-Brunswick 1.Bien qu’il y ait deux établissements de moins, en 1934*et 1935, et.le capital, les employés à salaires, le combustible et l’éJectricité.il y a augmentation dans le montant des salaires, le nombre des employés à gages et les sommes qui leur furent payées ainsi que dans le coût des matières utilisées et la valeur totale de la production.Il y a un certain nombre d’établissements classés Bans d’autres groupes industriels qui produisent des quantités relativement faibles des ustensiles en bois en à-côté.Les chiffres de la produteion totale des ustensiles en bois de tous les groupes et des détails additionnels touchant cette industrie seront donnés dans un rapport subséquent sur toutes les industries utilisant le “° bois.Statistiques .28 .30 .32 OEUFS Vendu en caisses de 30 doz.Catégorie A, gros extra.32 Catégorie A, moyen.30 Poulette B .25 Catégorie C.22 le.de plus pour les cartons ut 1 doz.SAINDOUX En bloc d’une livre.13 1-2 En seau .13 Saindoux composé: A la livre .12 En seau, 20 Ibs .12 MIEL Blanc, seau de 5 ibs, la 1b .09 1-2 Brun, seau de 5 ibs.la 1b .07 1-2 VOLAILLES Prix fournis par P.Poulin et Cie Poules, 3 à 4 1-2 îbs ____ Poules, 5 à 5 1-2 Ibs et plus Poulets, 4 à 4 1-2 Ibs .Poulets, 5 à 5 1-2 et plus ., Poulets, 6 à 7 Ibs.Poulets, 3 à 3 1-2 Jbs.25 Poulets à griller pr .1.00 à 1.25 Dindes, 6 à 9 Ibs.30 Dindes, 10 et plus.32 Canards domestiques .25 Cochon de lait .27 Pigeonneaux, pr .60 Pigeon, pr .35 Sirop, gai .2.00 POISSON Aiglelin frais .07 Truite des lacs .18 Morue fraîche .07% Filet d’aiglefin fumé .14 Plie a.08 Brochet frais .10 Maquereau frais .08 Filet frais d'aiglefin .15 Filet de morue .12 Flétan frais .23 Scallop gelé .30 Eperlan gelé moyen.13 Esturgeon frais.10 Anguille salée .04 laissons salés, barils de 200 livres: Sardines de Québec, le baril f7.00 Morue salée moyenne.04 Hareng Labrador, 1-2 baril .3.50 Hareng Labrador.1 baril .6.25 Hareng Labrador, 1 baril .6.00 La Banque du Canada Ottawa.18.— Le bilan hebdomadaire de la Banque du Canada, arrêté au 16 septembre.Indique une augmentation de $2,372,091 dans le» dépôts du gouvernement fédéral: par contre deux des banques à charte ont décliné de $1.834,400.Le rapport entre la réserve et les dépôts et billets est de 59.62 pour cent, contre 61.71 U y a une semaine.16 sept 9 sept.$ 10,100,000 0 5,000.000 173.092 173.092 123,028.675 115.662,005 Capital Fonds de rés.Circulation DEPOTS:— Dominion Banques Autres dépôts 20,239.545 169.057.761 217.916 17,867.454 170,892,161 927,631 Total des dépôts *169,515,222 $189.687.247 Autre passif .6,153,009 3.163,443 *328,970,000 $313,685,788 ACTIF Total RESERVE 19 sept.9 sept.Pièces et llng d'or $179.415.159 $179,491,175 Lingots d'argent En sterling En monnaie am.En de Use-or Total de la rés Monnaie dlvls.AVANCES — Dominion Provinces Banques Total des avan.PLACEMENTS:— ,23 : Fonds pub A court qr i terme • ” Autres fonds pub.1.868.981 336,853 4,726.240 6,020 fruits frai* Les importations de fruits frais en juillet donnent une valeur de 81,707,641, une augmentation de 8486,910 sur juillet de l’an dernier.Le total venant des Etats-Unis est de 81,487,398, et de la Jamaïque, 8236,333.Elles se répartissent entre 3,226,555 livres d’abricots, coings, etc.; 581,779 de bananes; 99,199 de cerises; 1,883,078 de pamplemousses; 511,823 de raisins; 35.-808 boîtes de citrons; 4,525,151 livres de melons musqués et de cantaloups; 409,291 boites d'oranges, etc., 2,006,650 de pêches, 1,699.286 de poires, 2,448,841 de prunes et pruneaux et 18,358 de fraises.Les exportations canadiennes de fruits frais ont une valeur de $74.-883 comparativement à $78,957 les expéditions aux Etats-Unis donnant $56,569 et-au Royaume-Uni 117,182.Les fraises fraîches sont le principal item, soit 862,100 livres à $67,-843.Machines et outillage agricoles Les augmentations substantielles dans les importations d’écrémeuses, moissonneuses, moisonneuses-bat-teuses, charrues, batteuses, séparateurs et tracteurs pour fins agricoles sont cause d’une augmentation en juillet.Le total de ces importations en juillet dernier, à $1,036,411, se compare à $594,455 l’an dernier.Le total en valeur en provenance des Etats-Unis est de $974,834, et du Rayaume-Uni, $24,375.Importations et exportations de fil métallique • La valeur des importations de fil métallique en juillet a été de 8135,-545, comparativement à $118,450 l’an dernier.La valeur des importations provenant du Royaume-Uni est de $112,952 et celle des importations provenant des Etats-Unis, de $17,258.La valeur des exportations domestiques de fil métallique s’est élevée à $82,132, comparativement à $106,617.Ces expor- L X l JL _— i ! 1 6,472,685 10.017 Total Immeubles Autre actif Total #186,353.255 $188.431.844 186,975 211,796 3,000,000 3,000.000 $ 3.000,000 $ 3,000.000 45.239,651 39,871.650 89,528.861 79.619,869 $134.768,513 $119.291,519 265,375 265.320 4,395,880 2,485,307 $328,970,000 $313,685,788 Hareng 1b .16 VIANDES Prix tournis par la maison Noé Bourassa, Limitée, fabricants des produits: La Belle Fermière.ROSBIES Agrandissement des usines Graham ^ 'f**u'le du magnifique succès des modèles de ]a Graham-Paige Motors Corp., le président, Joseph-B.Graham, a commencé un programme d agrandissement des usines, qui permettra d’augmenter rie 50 pour cent la fabrication des voitures de la sérié 1937.Le nombre des ouvriers atteindra le chiffre le plus elevé, soit près de 5,000.ïî ne reste plus que 500 voitures ne 1936 chez nos vendeurs et distributeurs au Canada et aux Etats-Unis, dit M.Graham.L’augmentation de la production est conforme à la politique de M.Graham qui veut concentrer les diverses opérations dans les mêmes usines.A part les machines les ‘ plus perfectionnées, dont on fera 1 868 981 - - 588:934 | tâtions ont été dirigées principale-ment sur le Royaume-Uni, sur la Nouvelle-Zélande, sur l’Australie et sur l'Afrique-Sud britannique, ImportiHons de pxpiar en juillet La valeur des importations de papier en juillet s’est élevée à $572,-284, comparativement à $489,464 en juillet l’an dernier.La valeur des importations provenant des Etats-Unis est de $412,955 et celles des importations provenant du Royaume-Uni, de $83,905.Les importations de pulpe de bois, provenant surtout des Etats-Unis, ont été de 34,507 quintaux.Il n’y a pas eu d importations de bois de pulpe.Importitiofii de caoutchouc brut Les importations de caoutchouc s ^ J.H'1161 se sont élevées à 5,094,621 livres, soit une augmentation d environ 2,140,000 livres sur celles du même mois l’an dernier.O ‘î?Settlements ont fourni .1,0,11,510 livres, de ces importations, es Lt,ai*-ynis.754,028 livres, Cey-}?n’ 728,028_ livres, le Royaume- eo0-1’.^’2^ ]lvres et l’Equateur, 13,-8-0 livres.La valeur des importations totales de caoutchouc en juil-Ct 8 é.tex d.e, *1.019,916, romparati-sement à $528,765 l’an dernier.Exportations da blé at de farina Les exportations de blé canadien au Royaume-Uni en août se sont elevees a 10,669,671 boisseaux d’une valeur de $10,521,094, comparative- glTnÀ orè159’182 l,oisseaux valant yl4,015,966 en août l’an dernier.rinstanatum, un des plus impor- Les exportations dirigées sur Tes tants changements, c’est la construe- ! Etats-Unis se sont élevées à 6 nss tion des carrosseries, qui se faisait 835 boisseaux d’une valeur de 86’-a VVayne, Mich., et se fera à l’ave- | 085,816, comparativement à 3 090 - nir a Detroit.i Pour voir clair dans ses affaires ! CONSULTER u SunTrust Fiduciaire» pour émissions d obllgstions Ageota financiers Exécuteurs testamentaires Admlnlstrateura de successions, propriété, fonds d'amortissement et fortune, prisée.Coffrets d# sûreté.Oarde de titre* et valeur».CONSEIL D’ADMINISTRATION Art.Vallée, CR.président Joseph Simard, etce-préildan* Albert Hudon.vice-président J-A.Brillant, vlcs-présldent C.Delagrave, NP.Bon R Qrothé.J.-*.Laball* CR J.-A.-R Oauvln J.-C.Hébert, N P- Hon, L.Moraud C R Aimé Parent, gérant (énérai 10 eiiest.rue St-Jacque», MONTREAL /.-Alph.Fugère.gérant local, 1ÏZ, rue St-Flerre.QUEBEC Détroit.Pour tous les travaux de peinture et de séchage on aura recours à i i des procédés nouveaux.Bref, en tout, ce sera ie dernier mot du perfectionnement.La demande pour la voiture Graham dite “Supercharger” a aug- â menté dans de grandes proportions ! ‘Porterhouse’’ .38 et compte pour beaucoup dans l’aug- ! Rosbif tenderloin .25 ! mentation des affaires de la corn-i Epaule, haut côté .Ujpagnie, déclare M.Graham.Surlongc (sans os) .25 “Les voitures du type “Super-j Côte .27 , charger” ne comptaient que pour ; 6.5 pour cent de la production to 693 boisseaux valant $2,404,290.Les exportations totales ont été de 21,-157,268 boisseaux valant $20,853,-268, comparativement à 21,698,284 boisseaux d’une valeur de $17,603,-968.Les exportations de farine de froment au Royaume-Uni ont été de 166,713 barils d’une valeur de 8692,-936, comparativement à 203.529 barils valant $742,863 en août 1935.Les exportations totales de farine «ejroment en août se sont élevées à 387,728 barils d’une valeur de $1,-596,643, comparativement à 376,-562 barils valant $1,405,278.Industrie da la guipa at du papier La valeur brute de la production dans ,1 industrie de la pulpe et du papier en 1935 a été de $162,651,-.•„.so,t une augmentation de 6.6 P‘100 fur 1934 et de 32 p.100 sur 1933, alors que la production a atteint son plus bas.Malgré cette augmentation, la valeur de la production de 1935 n’atteint que les deux tiers de la production maximum de 1929 alors qu’elle avait ete de $243,970,761.Le nombre des employes'* été de 27,836 et la liste donn* un€ .somme de $30,093,313, comparativement à 26,993 employés en 1934 recevant en salaires ou en gages $33,307,043.Le capital total immobilisé s’est elevé a $545,575,938, soit une diminution de 1.6 p.100 par rapport à l’année précédente.Le papier à journal constitue 84,3 p.100 du tonnage total de ?A?rIer ,dont on a.fait rapport en 193,>.La production de papier à journal s’est élevée à 2,765,444 tonnes d'une valeur de $91,652,201, comparativement à 2,604,973 tonnes d’une valeur de $86,811,460 en 1934.La production de 1935 est supérieure de 1.5 p.100 à la production maximum précédente de 2,725,331 tonnes en 1929.La valeur cependant est de 39.2 p.100 infé-rieure à celle de la production de 1929.Fout indique •que le tonnage de papier à journal sera plus élc-vé en 1936 que celui de l’année precedente.Les autres sortes de papier accusent aussi des augmentations.Production d'argent La production d’argent en juin s est élevée à 1,656,683 onces, comparativement à 1,419,146 onces en mai et à 1,524,740 onces en juin l’an dernier.Le prix moyen de l’argent sur le marché de New-York a été de 44.866 cents l’once en fonds canadiens.A ce prix, la valeur de la production canadienne est de $743,293.Le prix moyen en mai était de 44.949 cents.La nouvelle production d’argent aux Etats-Unis, de 4,754,000 onces qu elle était en mai, s’est élevée à 5,293,000 onces.Le Pérou a produit 1,580,000 onces d’argent, comparativement à 1,500,000 en mai.Production de plomb La production canadienne de plomb en juin est de 28,523,448 livres, comparativement à 32,047,660 livres le mois précédent et à 27,-509,446 livres en juin 1935.La cote du plomb sur le marché de Londres a été en moyenne de 3,408 cts la livre en fonds canadiens, ce qui donne à la production de juin une valeur de $972,185.La cote moyenne en mai était de 3.452 cents.La production mondiale de plomb ayiné en juin s’est élevée à 135,-f°nnes’ comparativement à 144,725 tonnes en mal.Tous les principaux pays producteurs de plomb ont enregistré des diminutions de leurs extractions en juin.La production a baissé de 7.1% aux Etats-Unis, de 10% au Mexique, de 8.3% en Australie et de 1% en Allemagne.Production do aine La podnetion de zinc au Canada en juin a atteint un total de i livres, comparativement a 29,629,858 livres le mois précédent et à 28,254,101 en juin 1935.La cote du zinc sur le marché de Londres en fonds canadiens a été en moyenne de 3.122 cents la Livre, en juin, ce qui donne à la production de ce mois une valeur de $936,268.Le prix moyen en mai était de 3.234 cents.La production mondiale de zinc en juin est estimée à 131,665 tonnes, comparativement, à 137,737 tonnes^ en mai.La production des Etats-Unis, ayant augmenté de 42 tonnes, s’est élevée à 44,947 tonnes au cours du mois.La production de l’Ailemagne, qui a subi une légère diminution, a été de 12,456 tonnes et celle de l’Australie, de 487 tonnes moindre, a été de 11,957 to nu es.BIFTECKS Aloyau (sirloin) .35 •¦Hatnburger” .22 Pointe de surlonge .27 F’anc .18 Côtelettes .32 Fonde .22 BOEUF (DIVERS) taie en 1935.djt-i le la pro jt-il.En 1936, cette Langues .c.Poitrine .Pognon .Filet frais .5ft Jarret .Boeuf salé.15 .20 J0 proportion a atteint 28.5 pour cent.Nous nous proposons d’en faire encore un plus grand nombre pour 1937.“Apparemment, le public commence à se rendre compte que cette voiture, non seulement donne la p’iis grande satisfaction sur la roule, mais quelle constitue en même temps une économie surprenante’ L'industrie des ustensiles en bois en 1935 .85 .10 .23 PORC Longe .26 Epaules .19 Ottawa, septembre 1936.— L’in- £-¦.**,* .dustrie des ustensiles en bois rom- Miei .J» prenrj ,01K ,ei établissements dont ,“,i.' l’ocrupation exclusive ou principa-, rrr"rt .ron'i,d
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