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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 29 septembre 1936
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 1936-09-29, Collections de BAnQ.

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Montréal, mardi 29 sopt.1936 REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST, NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE:.HArbour 1241, SERVICE DE NUIT t Administration :.HArbour 1243 Rédaction HArbour 3679 Gérant :.HArbour 4897 LE DEVOIR Directeur-Gérant : Georges PELLETIER volumï xxvn — No nrr TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTS EDITION QUOTIDIENNE CANADA.$ 6.00 (Sauf Montréal et banlieue) E.-Unis et Empire britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 EDITION HEBDOMADAIRI CANADA.2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 II L'abbé Achille Prince Le discours de M.King à Genève Petite méditation sur un monosyllabe aux puissantes répercussions — Britanniques” ou “Canadiens” — Il faudra choisir L'Action catholique s’étonne de oe que l’évêque anglican de Londres, parlant d’immigration au Canada, ait dit: Nous avons besoin de dix millions d'hommes de plus au Canada.La Gazette de ce matin, commentant le même texte, fait observer qu’en “employant la première personne du pluriel.Sa Seigneurie, cela va do soi, ne parle pas en Canadien", et qu’ "il y a bien p^-u de chose dans les observations qu'on lui prête qui suggère quelle attache quelque importance au fait, qui ne manque pas d’intérêt, que la question est de ceUes avec lesquelles les Canadiens ont quelque chose à faire" Et voici qui devrait introduire à d’utiles réflexions sur le sens de ce modeste monosyllabe We, et sur l’emploi qu’on en fait habituellement.Ces réflexions pourraient mener loin.* * * Pour nous, JVe, cela veut dire, en gros, les citoyens du Canada.Mais ouvrez le Montreal Star, quand il parle de politique étrangère, vous y trouverez, à tout bout de champ, des formules comme ôelle-ci (Star de mercredi dernier, en premier-Montréal): Tant qu'on ne contestait point sérieusement Tinfluence britannique en Méditerranée, et qu'on ne la contestait pas du tout à Test de Toulon, Malte était, pour la maîtrise de tout l'espace compris entre celte petite île et Suez, la base idéale.Mais si NOUS devons être contraints de reconnaître en l’Italie une rivale, Malte alors perd beaucoup de sa valeur, et NOUS devrons considérablement renforcer NOTRE établissement naval dans la Méditerranée orientale.(But if WE are going.WE must greatly.) Plus loin, dans le même article, vous retrouvez, dans une suite logique, ces mêmes expressions nous et notre: W e, our: - NOTRE nouvelle entente avec T Egypte servira ce dessein.NOUS allons avoir à Alexandrie une belle base navale et aérienne.Assurément, la pire place où NOTRE flotte pourrait espérer trouver secours et aide contre une menace italienne serait à Malte, à quelques milles de la plus forte base aérienne italienne.Ainsi de suite, et cette façon de s’exprimer, tous ceux qui fréquentent un peu le Star le savent aussi bien que nous, est habituelle, quasi quotidienne.On la retrouve dans presque tous les articles où ce journal canadien parle de politique étrangère.We, pour le Star, cela ne signifie point, comme pour vous et moi, les Canadiens, mais bien les Britanniques.Or, cette façon de parler, et plus encore, naturellement, la façon de penser qu’elle exprime, supposent et commandent deux politiques radicalement différentes.* * * Pendant longtemps, quand tout paraît calme et que Ton est absorbé par la besogne courante, on peut ne pas noter cette essentielle différence; mais celle-ci subsiste quand même, avec tout ce qu’elle implique.Si ive, si nous, pour les politiques et les citoyens de ce pays, signifient le Canada et les Canadiens, il s’ensuit que notre vie politique, notre vie économique doi- vent être orientées en fonction de l'intérêt canadien.Et nous n’avons guère d’affaire alors à noua occuper de la base navale et aérienne d’Alexandrie.Mais si ice et nous signifient les Britanniques, toutes ces questions de base navale et aérienne en Méditerranée, dans le Pacifique, etc., deviennent pour nous d’un intérêt extrême.Il va de soi que nous n’aurom rien à voir—pas plus le Star que nous — avec la préparation ou la modification des ententes anglo-égyptiennes ou autres; c'est toujours Londres qui réglera oes choses; mais, si la flotte britannique est nôtre, si la base britannique est nôtre, il paraîtra tout naturel qu’un de ces jours, directement Ou indirectement, on nous demande d’aider à en solder le prix.* * * Et voilà pourquoi il faut bien que chacun de nous — et les hommes publics tout d’abord — sachent ce que signifie ce We, ce qu’ils entendent mettre sous ce monosyllabe aux puissantes répercussions.Car, du contenu qu’ils imposent à oe terme, dépend forcément toute leur politique.Si IFe signifie les Britanniques, il est naturel que l’évêque anglican de Londres juge que nous avons besoin au Canada de dix millions d’hommes de plus.Car cela soulagerait largement l’Angleterre.Mais si We signifie les Canadiens, la question prend un autre aspect.Nous avons assez de chômeurs déjà pour y regarder à deux fois avant de favoriser une immigration massive, même britannique.Si IFe désigne les Britanniques, il est logique que nous nous engagions à fond dans les dépenses qu’exigera notre flotte, que nécessitera la poursuite de notre politique.Mais si We n’exprime que la réalité canadienne, la situation, les perspectives, la politique qu'elles commandent sont singulièrement différentes.* Ÿ * Prenons donc un petit moment pour réfléchir sur le sens et la portée de oe We, sur le sens et la portée que nous lui attribuons tout au fond de nous-mêmes.Pour ceux dont les pères ont fait ce pays, qui y comptent sept ou huit générations d’ancêtres, la question ne devrait même pas se poser.We, nous, c'est le Canada, ce sont les Canadiens.Tel est le cri qui monte du fond de notre chair.< Mais combien, tout de même, ne se sont pas arrêtés à peser toutes les conséquences de ce fait, les suites logiques de ce cri?Il y faudra venir cependant.Car, entre les deux sens que l’on prétend abriter eous la même formule, il fandra nécessairement, un jour ou l’autre, opter.* * # Avons-nous besoin de répéter que, pour nous, le choix est fait et depuis longtemps: le Canada d’abord, et- toujours ! We, nous, dans l’ordre de la politique internationale, c’est cela — et pas autre chose.Orner HEROUX L'actualité Tout le monde et son père On ne peut pas contenter tout le monde, et son père.La chose est connue depuis que le monde est monde.Pour prendre un cas particulier, U est impossible de préconiser une politique qui fasse à la fois l'affaire du louriste et de ceux qui vivent des touristes — qui vivent légitimement s'entend! Un brave homme, qui n est pas canadien français ét _ s’excuse d'écrire notre langue incorrectement (il a tout de même le don d y être clairet concis), n'approuve pas tout ce que fécrivais en premier-Montréal le 16 septembre, fl trouve illogique cette proposition: La nécessité de raccourcir autant que possible le trajet (c’est de la route de Québec qu'il s’agit) de façon* stimuler la circulation, si profitable au tourisme.C’est mon correspondant qai a souligné les mots raccourcir et stimuler.Il g voit une contradiction.Voici d'ailleurs ce qu’il dit: Je suis en contact avec les touristes toute la belle saison et je parle avec expérience.Si vous raccourcissez le trajet, ils consommeront moins d essence et la taxe (la recette de la taxe) sera moins (moindre) par conséquent.C'est le débit qui fait le profit.Mon correspondant, qui est restaurateur, le sait.Raccourcissez le trajet, et surtout rendez-le plus sûr, et vous le rendrez plus attrayant.Si vous le rendez plus attrayant, il attirera, comme le dirait avec son in-placable logique M.Prudhamme en personne, plus de touristes.Que chacun dépense moins, si le chiffre total des touristes se double ou se triple, le résultat final sera quand 'même meilleur.Mais mon correspondant hoche de la tête et continue: Actuellement, les touristes en général passent à travers la province h 40, 50, 60 milles à l’heure, et il leur reste peu (le temps pour dépenser de l'argent.Mon correspondant est ici victime de son hypocondrie.En avalant des milles au rythme qu'il indique, le touriste ne perd pourtant pas son appétit car il ne se garnit "estomac que figurativement.L’industrie du tourisme, ro-prend-il, regardera les Américains passer à pleine vitesse en arrière des granges, comme à Saint-Sulpice, pour leur donner plus de chance de tuer des veaux ou bien de saprer les cultivateurs dans les fossets.Réalisez-vous bien que c’est pittoresque en arrière des granges et plus court?Suggérez le trajet le plus court, afin que le lunch qu’ils fies touristes) ont enveloppé “aux lignes”, soit en bonne condition quand ils sont rendus à Jackman, Maine.Ainsi vous constaterez que leur voyage a été très profitable pour la province de Québec.J'ai très légèrement francisé le texte, mais l’amusante ironie est bien de mon correspondant.Seulement, en poussant à l’absurde son raisonnement, il faudrait, pour favoriser les restaurateurs et boutiquiers dont U est question, faire prendre à la route nationale le chemin des écoliers et la semer d’obstacles afin que les voyageurs de l’étranger soient contraints de s'arrêter d toutes les bornes militaires.Reste d savoir combien de fois ils reviendraient, s’ils ramassaient des broqueties ou autres embêtements analogues sur la voie publique?Je cède de nouveau la parole à mon critique: • Encourage* plutôt le touriste à visiter nos beaux villages et détournez-le par en arrière des granges ou à travers les vi’laaes pour que l’industrie du tourisme soit profitable et, quant au pittoresque, rallie* Sherbrooke avec la route 2 par Charlemagne, St-Paul l’Ermite et l’Assomption.Oui, c’est pittoresque le long de la Petite Rivière! et le trajet est seulement de deux mi'les et 1-8 plus long que par Repentigny.Ce n’est pas en rendant la route plus sinueuse qu’on incitera le touriste à stationner dans les villages.Au contraire, ü fuira cette roule dangereuse et vexante; il fuira même le pays qu’elle traverse.C’est le village lui-même qui exercera son attrait sur le visiteur.Pour cela, Il faut peu de choses, mais elles sont indispensables: bon goût dans la construction, et surtout conservation des vieilles maisons, des vieilles églises, de tous les vestiges du passé.A l'heure actuelle non seulement on fait disparaître tout cela au plus petit prétsxle, mail on y substitue des horreur*.Et ces horreurs sont d’ordinaire laides A proportion de ce qu’elles coûtent.Ls bon goût, le bon sens, te bon accueil et le bon prix feront bien plus pour attirer et retenir le touriste que la route tortueuse et dangereuse qui passe par des villages avant perdu toute originalité.Et l’aubergiste a ici un rôle capital à jouer: qu’il n’empoisonne pas les gens et les ayant nourris qu’il ne tire pas dessus' à coups de fusil.Mon correspondant, qui est européen, sait ce que cela veut dire dans l’argot du métier d’aubergiste! L.D.Carnet d'un grincheux On va lancer une campagne de propagande pour un plus grand usage du poisson à table.Excellente, la campagne, pourvu que le poisson garde ses deux s.Mais s’il en perd.* * ?M.Godbout reste chef de son parti, d’ici le congrès général des libéraux provinciaux.Entre temps M.Bouchard sera le chef parlementaire, même si perfoi* il a le langage peu parlementaire.* * ?Il y a de bon» hebdomadaire» et de piètres quotidiens.Mais il y a aussi de piètres hebdomadaire* qui rendent des points aux pires quotidiens.La seule supériorité de ceux-li sur ceux-ci, dans ce cas, c’est de ne peraitre qu’une fois la semaine.* ?* A Genève, M.King vient de parler longuement.Mais quand M.King peut-il parler brièvement?* ** * s collègues du même parti n he-tent pas à le franchir.Le chômage, signe de progrès?es chômeurs nécessiteux, abon-ès du secours direct ou non, ne >nt certes pas habitués à envisa-»r les choses sous cct angle.C’est iree qu’ils sont non seulement tiômeurs mais à la fois chômeurs nécessiteux.Ça n’est pas le chô-age qui est un mal.L’organisa-on moderne de la production, la écanisation de la production, est-ce pas une invitation perma-ente au chômage?Le mal, c’est en être réduit au chômage sans /olr les moyens de se procurer le jeessaire.Le chômage ne dispa-iltra pas plus que la machine.Il iut donc trouver le moyen de dts-ibuer à ceux que la machine ré-jit en chômage les biens éconô-iques que produit la machine le-mêrae.J La distribution est en retard sur production.En disant cela, les ¦ns du Crédit social tiennent * ;u près les mêmes propos que M.rthur Surveyer, ingénieur civil ¦ Montréal, devant les congres-stes de la récente réunion inter-itionale de l’électricité, à Wash-gton.L’ingénieur est en avance » bien des années sur le sociolo-je, disait M.Surveyer.Il ne s’en-lit pas qu’il faille suppri-er lea recherches de ngénieur.Au contraire, c est l’économiste, au sociologue qu il ïpartient de se mettre à date.Mais comment faire?La mêma question se pose toujours évidemment.Les gens du Crédit social font de leur mieux pour y répondre.S’ils n’y parviennent pas à la satisfaction générale, on ne peut en tout cas leur nier le mérite de porter sur le mal social du monde contemporain un diagnostic assex juste.Sur bien des points, Ha s’accordent avec des gens que personne ne soupçonnera d’entretenir des idées subversives.«Depuis des générations, dit M.Quelch, nous nous appliquons k accroître le rendement de la machine humaine, grâce à des inventions scientifiques et, aujourd’hui, nous nous apercevons que nous avons si bien réussi que nous avons en réalité un excédent de rendement, aussi bien en ce qui concerne la machine que la main-d’oeuvre.Nous avons sauté d’une’ période de disette dans une période d’abondance, et nous avons atteint le point où il est possible autant que logique d’entrer dans une ère de plus grands loisirs”.C’est aussi la thèse du major Douglas, qui ne fait d’ailleurs que s’appuyer sur un texte de la Revue économique de la S.D.N.: "Le fait que nous sommes portés à nous représenter la simplification de la production comme un malheur engendrant la pauvreté et le désoeuvrement el non l’heureuse délivrance du labeur, est simplement un signe du vice de notre système économique actuel.” Augures de Genève et autres 'Tes porte-parole fédéral du Crédit social ne se privent d’ailleurs pas d’invoquer fréquemment le témoignage des augures de Genève et d’autres augures aussi, augures économiques el autres.M.Quelch répète après Irving Fisher, par exemple, que la crise économique n'a pas été causée par le chômage, puis ü ajoute: "Tl s’ensuit par conséquent, que s’il était possible de supprimer le chômage, cela ne voudrait pas dire nécessairement la fin de la crise, et pour cette raison-ci: Si nous empruntions moyennant intérêt, une somme d’argent suffisant* pour employer tous les chômeurs à des entreprises publiques, Îu’arriverait-il?Le fardeau de la ette augmenterait terriblement, de même que les prix des marchandises.I^e pouvoir d’achat du consommateur serait diminué d'autant.Si, d'un autre côté, l’on réintégrait tout le monde dans l’industrie privée, ça ne serait pas plus la solution.Il «n résulterait une véritable catastrophe, car nous produirions d’immenses quantités de marchandises que le consommateur ne pourrait acheter.Pour finir, banqueroute générale.Le dernier état des gens serait pire que le premier.” M.Quelch va jusqu’à dire que la crise n’est pas plus la cause du chômage que le chômage n’est la cause de la crise.Même en temps de prospérité, la cause du chômage s’est constamment aggravée.Il faut comprendre qu’aujourd’hui le chômage est un signe de progrès.La seule raison qui noua empêche de tirer avantage de ce progrès c’est que noua vivons soin un régime) C’est la théorie du pouvoir d’achat.M.Louis Baudin, l’économiste français qui donne actuellement des cours à l’Ecole des Hautes-Etudes, s’est efforcé l’autre jour d’en démontrer la fausseté.Le pouvoir d’achat ne crée aucune richesse par lui-même, dit-il.M.Baudin et d’autres théoriciens de la même école auront beau dénoncer la théorie du pouvoir d’achat, le Crédit social n’en continuera pas moins de la mettre de l’avant.Du fait de la production mécanisée, de pins en plus mécanisée, affirment les créditistes, le chômage ne peut que s’augmenter au rythme de la production même.Plus il y aura de produits, moins il y aura de producteurs.Nous sommes à l'âge où le producteur, rempdacé par la machine, devient chômeur, ce qui ne l’empêche pas de rester consommateur.Pour qu’il accomplisse sa fonction de consommateur, il lui faut le moyen d’acheter.D’où Ja théorie du pouvoir d’achat, que l’on peut ramener à un problème de distribution ou de moyen d'échange, c’est-à-dire de monnaie.Les créditistes veulent une monnaie réformée, qui n’aurait plus pour étalon le métal or mais les biens eux-mêmes, dans leur valeur intrinsèque, plus le service.Le métier de chômeur ayant1 lea moyens de consommer Et à l'aide de cette monnaie, ils veulent, selon Expression de M.Quelch, financer la consommation.“Pour cela, dit-il, il est nécessaire que la nation reprenne le contrôle et l’émission de l’argent et du crédit.Ge qui est possible au point de vue physique J’cst aussi au point de vue financier.La consommation est la seule justification de la production, c’est-à-dire 3u on produit des marchandises ans le seul but de les faire consommer.En conséquence, avant de chercher des marchés extérieurs, il faut d’abord s’assurer que tous les besoins de notre peuple ont été satisfaits.Autrement dit, nous devons égaliser la consommation et la production.” Financer la consommation, M.Quelch s’en est tenu à indiquer U formule, sans se préoccuper des moyens qu’il faudrait mettre en oeuvre dans le domaine du pratique.C’est pourtant ce qui intéresserait un peu tout le monde.L© métier de consommateur est en soi plutôt acceptable, agréable même, surtout s’il ne devait pas porter atteinte à Vire de plus grands loisirs.Mais, encore une fois, comment parvenir à cette sorte d’âge d’or?Poser la question ce n’est malheureusement pas y répondre.M.Quelch, dans son discours de début parlementaire, n’a pas répondu.Il a toutefois bien exposé que le chômage n'est pas, dans son essence, un malheur, mais un signe de progrès.Emile BENOIST * .1 DIVOIR, MONTUAL, MAUDI 29 ItmMIU 1>16 j nom *e feront un devoir de consa- crer leurs énergies.Et cela, sous fia conduite éclairé?de leurs pas-' leurs, avec cet esprit d'obéissance, cette discipline spontanée, cet enthousiasme persévérant que l'importance d’une telle oeuvre requiert absoument de tout véritable disciple du Christ, de tout enfant de i feglise, et dont les Belles ont su donner en maintes occasions de ! si beaux exemples.Ce sera une V01UM1 XXVII No 227 L» voht du 1st Lettre apostolique de S.S.Pie XI A Poccasion dsi Vio Congrès f catholique do Malines A Notre cher Fils ; nouvelle preuve donnée au monde le cardinal josepb-Ernest Van Roey, ! que leur dévouement à la cause de archevêque de Malines.11 Evangile n’est pas fictif et leur at-1 j tachement à leurs pasteurs n'est j Notre cher Fils, pas un vain mot.Ils auront ainsi, j Salut et Bénédiction Apostolique, j une fois de plus, bien mérité de la ._ __.___.Belgique et de l’Eglise: ils auront L annonce dn Me Congrès catno- sauvegar(j£ celle-là du danger d’une lique de Malmea, «Pie lr *^1* P8*’, catastrophe; ils auront donné à toral de 1 Episcopat belge a &01" j re|)P.ci ]a preuve réelle de leur peusement prepare et dont vous j aniour quf fsl ce|,P du renonce-Nous faites part en des termes qui ; et 3U sacrifice expriment si bien le ferme espoir Pendant les 72 jours du siège Mé,ave"!“'e de Talcazar de Tolède Le feu des assiégeants a tué seulement 57 des 1.200 assiégés, mais en a blessé 500 - Les rouges ont usé de gaz délétères - Ils ont lancé 11,200 obus, 1,500 grenades, 2,000 bombes chargées de dynamite, 600 bombes aériennes, etc Comment se nourrissaient les assiégés un magicien (D'après des dépêches de l'Associated Press) _ _ Tolède, 29 —On tient des blancs n.mVf,™, espoir qoe le CoJ,.! JSSlLÇKÏ!"** du succès.Nous fait assister d‘a- ,r^andV MaTnes realisera cet ob- rou«es 9ue* pendant les 72 jours du vance a an de ces grands evenr- # ., monde Unp ^a.siège de Talcazar, le feu des assié- SS’hlTd.rTvfe i Ste.» iotTap""»e"’dne'1'i".H.,m;i Se’d.dr.noble Bel^J vou!-le 'eelemné raH.oliqne.Non, Im-voulez, en effet - en cette heure ! Plorons avec ardeur sur ses parh-naHirnlièrernent srave dans This- ci pants et sur ses travaux les plus BStotSSS’riSK?.-“»^j nbondanles larenr, du cieb e.en é, lélesaut dans ce but Nos \oeux et siège .v géants a tué seulement 57 des 1,-200 assiégés, mais en a blessé 500.Oouper une femme en deux raor-i ceaux est un crime abominable ; pour un simple mortel.Pour un magicien, c’est à la fois un tour de j fore* d* simple prestidigitateur et un amusement souvent lucratif.Pour Henry Howard, 51 ans, de Shawville.jugez par vous-mêmes.j Dimanche soir dernier, à Shaw-ville, Georges Lalonde.magicien, 28 ans, du cirque Wallace Bros., J* Toronto, donnait une séance de | prestidigitation au cours de laquelle il devait couper une femme en deux.Lorsque la femme, la supposée victime, s’enferma dans la traditionnelle boîte de bois, qui avait été placée entre deux chaises, et que le magicien prit la scie pour MAISONS D’ENSEIGNEMENT avez l’honneur de vous trouver â ._ • j ri Tas-ant-garde de la civilisation, i •sos pnercs au Coeur sacre de Je-ft're comme une batte sur le che- ^ÎÎS’ a 9UI Belgique est consacrée, Si" menant de votre multiforme Nous envoyons Je tout coeur à activité, ed en vous assemblant des ; vous-même, cher fils, aux dignita différents sentiers faire le dénom- ^ pasteurs qui vont présider brement de vos forces et surtout la ;,\ec vo»s a ces assies solennelles, revue consciencieuse de votre oh- enfin au cierge et à tous Nos chers jectif.de votre programme, de vo- ®«l8es* ,a Benediction apostolique.aux assiégés.Ces vivres, qui consistaient en farine, en lait condensé et en sardines, les hommes n’en ._ _ mangeaient pas.mais ils les don- exécuter son tour de force, un naient aux femmes et aux enfants, homme, Henry Howard, s'est élan-A la fin du siège, il restait en- ce sur la scène pour défendre la core 1 cheval et 5 mules.Après la malheureuse victime contre son _____prise de Tolède, les blancs de Tal- ! bourreau qu’il coucha par terre D’auire part, 30 assiégés ont dis-!cazar o'11 invité l’avant-garde des «Jim coup d’épée qui lui perfora, paru, et quelques-uns de ceux-là *r°upes vainqueurs à prendre un i 1 1 ;on.un poumon, semblent avoir déserté.Il y a eu, j r?P.81s llar\s les souterrains de '« C]2U V>irf^ Jle pendant le siège, 5 morts natu- v,^*ile forteresse.j î1 ‘ ?^l.,t ‘^niandè en toute hà- relles et 3 suicides **cst (*ans cs souterrains que se J8* pendant que la femme sortait de Il parait une les' rouges ont usé réfugiaient les femmes et les en- j ?bo,.'e apeurée autrement qu’elle oaiP rlélé^ères ^ ont re les a s si é- ' fants des officiers et des cadets de » «««il ete si le magicien Teût coû- tée travail.Car vous vous rendes ; „ —^ÎkLÎ'*oaîi^jg^an- ! m*nt des galeries et a pu indiquer PIUS PP.XI.Nouvelle grève du taxi de gaz délétères contre les assié-,., , ,,,, , , gés.On sait qu’ils ont fait explo- J.loca7'?r- (Daprts une informa-ser deux puissantes mines sous Don, des femmes et des enfants ont certaines parties de la forteresse.reÇu oes blessures, niais d après Mais il v avait au nombre des as-! one autre, il n’y a ni femme ni enfant au nombre des blessés).Il y a eu deux naissances dans la forteresse, pendant que des obus de canons et d’avions éclataient sur les vieilles murailles., Plusieurs fois, les rouges ont sommé les officiers et les cadets de faire sortir les femmes et les siégés un ingénieur minier.Cet ingénieur s’est aperçu du creuse- à ses compagnons les points mena cés.Apres que les mines eurent détruit une partie des murailles, les rouges ont tenté de prendre d'assaut les ruines.N’v réussissant bien compte qu’au moment où les le 2 septembre 1936, forces du mal se réunissent pour nee Notre pontificat mieux prendre Tessor et s’élancer à T attaque, rien ne serait plus dan- j gereux que la dispersion et l'isolement; et il est, au contraire, de toute nécessité.Nous dirons même j de stricte obligation, de serrer les rangs et de se donner fortement la main, en faisant appel, s’il le faut.aux trésors d’énergie spirituelle que - les vertus chrétiennes mettent à la 5ur jes 9QQ grévistes, il y a près disposition de toutes les Donnes Drooriétaires et chauf-! bandes rouges y ont lancé à la j expliqué que les assiégés ne croy t P _ „ ! main 1,500 grenades et 2,000 bom- bes chargées de dynamite, et que ! pas.ils ont cherché à chasser les enfants.Des diplomates sont inter-I assiégés de leurs positions au venus.(On a déjà dit que les fem-moyen d’incendies.Les assiégés mes ne voulaient pas aban-ont eu à subir de très nombreux donner leurs maris, que les bombardements.Des assiégés ont enfants ne voulaient pas se compté que l'artillerie rouge a lan- séparer de leurs pères.Les cé sur Talcazar 11,200 obus, que autorités du Front blanc ont déjà volontés, pour faire les sacrifices que la cause commune exigerait Ceci est d’autant plus necessaire e* les sacrifices demandés doivent être acceptes d’autant plus volontiers que les catholiques n’ignorent pas les sources inépuisables et tou- r ___ 1 et l e A feu» tous contrat avec l'asio-ciation Diamond — Le -zègle-ment IB 19 fours renouvelées dont l’Eglise est P«u* de 900 proprietaires et Vheureuse dépositaire pour la so chauffeurs de taxis sont en grève lution de toute question sociale, mo- depuis le milieu de la nuit dermè-ale religieuse, en tout temps et on re et 135 proprietaires indepen-îous lieux, grâce aux doctrines in- dants sont Invités a se joindre a faillibles de Celui qui, seul, a des «eux.Ils ont declare la grève en paroles de vie eternelle et peut, sommant 1 hotel de ville de biffer dans la nrck« des idees et des pas- df son reglement no 1319 les artimons qui troublent la société, ra- clés qui visent le taxi, d ici quatre mener la lumière dans les esprits jours Autrement, la grève durera H la paix au sein des masses, indéfiniment, soit tant que les ar-L'éternelle vérité des principes qui tides ne seront pas abrogés.Les sont à la base du christianisme et «axis répondront cependant aux ia souplesse infinie avec laquelle appels des hôpitaux a leurs quar-• Evangile s’est toujours adapté au tiers généraux: Amherst 8281.Ce progrès et aux différentes condi- ! service sera gratuit, lions de vie crées à l’humanité au Sur les 900 grévistes, il y a près cours des siècles sont la meilleure de 875 proprietaires et chauffeurs garantie de la parfaite modernité sous contrat avec l’association Dia-sociale du catholicisme; et la Ion- mend.Le malaise du taxi dure demie sérié des documents pontiîi- puis plusieurs semaines.Il y a six eaux concernant les problèmes de semaines environ, on avait décidé, cette nature en est la preuve évi- lors de la première grève, de for-dpnle mer un comité d’arbitrage, sur- Cette constatation Nous rassure plombé d’un trio.Dans ce trio fide la manière la plus absolue au:gurait le maire Camillien Houde.sujet de Nos chers fils les Belges, En démissionnant, celui-ci a com-dont la foi bien trempée est à mencé à mêler les cartes.Le comi-Tépreuve des luttes et des sacrifi- té d’arbitrage, refilâtr; et réduit ccs.et loin de fléchir dans les dif-1 en nombre, s’est réuni à plusieurs ficùltes n'a jamais cessé de sur- reprises.Hier, sa réunion a abouti nager aux dissensions mêmes.C’est à un échec.L’ex-juge Cusson qui d’elle qu’ils puiseront sûrement la le préside fera rapport à la ville, lumière et la force pour retrouver ce matin.la conscience unanime de leurs de- Hier après-midi, les chauffeurs voirs à Theure actuelle et pour en-1 de taxis surveillaient leurs inté-visager dans leur Congrès les diffé- rôts.Apprenant le fiasco du comi-rentes manifestations de la vie ca- té d’arbitrage, ils sont allés voir le thoiique dans un esprit d’union ministre du travail, M.William qui doit les porter à une vaste con- : Tremblay, qui leur a promis sa vergence des efforts sur tous les coopération.Hier soir, ils se sont :errains et à former une puissance réunis au Café Saint-Jacques.Après oherente de régénération morale de longues délibérations, ils ont SHXBBROOKa OUEST, MONTREAL COURS DU SOIR REOUVERTURE, 6 OCTOBRE Préparant aux carnères mdustrielles l«s plus diverses.Enseignement théorlqua ip,r*t'que,.Laboratoires et ateliers des mieux outillés.L’Ecole décerne dei certificats d aptitude professionnelle aux élives qui suivent une série de cours se rapportant è leur spécialité.Mathématiques appliquée» Chimie Industrielle Conversation anglaise Electricité théorique Electricité pratique Electricité (atellerei Radio (théorie^ Radio (pratique) Dessin Industriel Ferblanterie (théorts) Ajustées Soudure autogène Soudure électrique .CXJUUUiVT VTICX.LJ m Ut?(théorie et pratique) Automobile (mécanique Forge (ateliers) Fonderie (ateliers) Ingénieurs stationnaires Peinture d'enseigne» Menuiserie (ateliers) Dessin à vue (tout genre) Charpente (ateliers) pour leur patrie bien-airaee Le travail que le Congrès va ac-omplir dans ses différentes sections d’étude et dans l’heureuse coordination qui s’ensuivra sera la base et le point de départ de cet autre travail particulier, patient, quotidien, auquel toutes les organisations' aucune exceptee et décidé la grève.On a fait grand état hier soir d’une prétendue lettre de Maître aient pas à la promesse que les , , rouges faisaient de sauvegarder les avions rouges y ont jeté 600 les femmes et les enfants.On se bombes aériennes.35 réservoirs de , rappelle qu’un 'officier a répondu gazoline et 200 récipients d’un li- un jour à un parlementaire rou^e quide incendiaire.i que les assiégés désiraient avoir Après avoir épuisé les provi- un prêtre pour se préparer à mou-sions.les assiégés ont mangé, en rir).Les rouges s’engageaient à 50 jours, 97 chevaux.27 mules et protéger les femmes et les enfants, du blé que certains d’entre eux al-1 mais ils avaient révélé leur déci- laient chercher à la faveur de la nuit dans un magasin qui était près de Talcazar.Plusieurs ont perdu la vie cfc allant chercher du blé.Des aviateurs blancs ont à plu- sion de fusiller les hommes.Après la victoire de Tolède, les blancs de Talcazar ont demandé de faire partie des troupes qui ont Madrid pour objectif.Le général sieurs reprises lancé des vivres Franco a agréé leur demande La production industrielle montre une avance sur août 1936 Ottawa, 29.— Les opérations productives canadiennes d’août montrent une accélération considérable sur celles de Tan dernier.L’indice du volume physique des affaires, basé sur 45 facteurs, a' monté à une nouvelle cime depuis les débuts de 1930.Les autres indices majeurs montrent aussi une accélération frappante sur le même mois de Tan dernier.La hausse des prix de gros, attribuable, principalement nu mouvement des deux mois derniers, résuUe en un gain de 6.3 p.c.sur août 1935.Le cours des obligations du Dominion a monté à une nouvelle cime au cours de la période d'observation depuis 1919 jusqu’à présent.L’in- Encore Cleveland M.Téchevin Layton, qui est allé au congrès de Cleveland, suggère que Ton tienne, en même temps que l’élection du 14 décembre, un referendum pour demander à la population de Montréal si elle veut que le conseil municipal continue ses efforts en vue d’amener ici le congrès de la Légion américaine.La plupart des échevins sont opposés à ce projet; ils estiment que meme si le referendum est favorable à la venue de la Légion, ce geste nous aliénera la Légion et Tempè-chera de venir.Le sacre de Mgr Johnson à Toronto Toronto, 29.(C.P.) — Ce matin, dans la cathédrale St.Michael, a pée réellement en deux.On dut transporter Lalonde à Montréal où on entretient peu d espoir de lui sauver la vie.Le chef de la police provinciale.Me Philippe Aube, a chargé l’inspecteur Armand Brodeur, de la Sûreté municipale, de faire enquête.Les détectives qu’il | a depeches sur les lieux, Francoeur ! et Fitzpatrick, ont ramené Howard qu on détient aux quartiers généraux de la police à Montréal.Exportations de caoutchouc en août Les exportations d'articles en caoutchouc en août sont évaluées à §1.229.668 contre fl.056.497 il v a un an.le Royaume-Uni en prenant! pour $573.253.Les chaussures en caoutchouc sont l’article le plus important, soit $497,639.et le Rov-aume-l'nl encore ici.est le plus fort acHhteur avec $466.671 à son crédit.Le Sud-Africain brîtanni-: que vient ensuite avec $8,242.Ces ! exportations ont été dirigées sur1 22 pays.Voici les principaux: Nouvelle-Zélande.Terre-Neuve.Argen-1 tme, Belgique.France, Hollande, Norvège et Suisse.Celles de bandages d'automobile sont, comme d'ordinaire, considérables.Les 51,355 bandages d’une ^leur de $477.296 ont été expédiés a 66 pays.Les principaux sont la Nouvelle-Zélande.$70.023; le Sud-Africain britannique.§60.250; le Brésil, §45,122; le Rovaume-Uni, £33!863; TEgypte, $28,413; les Pavs-uuf’ ,î2';837« 3a Colombie, £26, 395; le Maroc.$21,902; le Venezuela, $21 364; la Jamaïque, §12.331; la Côte d Or.$10,773; les Straits Settlements, $9,618; les Indes Orientales hoUi?,?-2îs*'s* 6:«261; Je Congo beige, $6,/96; le Portugal.$6.294; T Allemagne.$5.804.Par contre, les exportations de souliers de canevas avec semelles en caoutchouc n'ont pas été auss' prononcées; les 74.328 paires valent $42.069.et le client le plus im-{portant est la Nouvelle-Zelande, !'’®c 33,215 paires d'une valeur de 520,498.et électricité) Aéronautique Moteurs d’arlaUon Moteur» Diesel Refrigeration ._ Modélerie (àtëllèrei Imprimerie (composition) (croquis, couleur) Construction et lecture Imprimerie (presses) Plomberie et chauffage des plana Sculpture eur bote (théorie) Estimation en construction Tracé du meuble Plomberie (ateliers) Tracé en menuiserie et Composition du meuble Ferblanterie (ateliers) construction Ebénlsterle (pratique) L'Ecole recevra les inscripHocts, le soir seulement, à partir du 22 septembre, d» 7 h.30 à 9 heures du soir (lundi et samedi exceptés) Pour tous renseignements, prospectus, etc., s’adresser au Secrétariat.y Cours du Soir Mathématiques de l'actuariat, préparant aux examens de ['Actuarial Society of America, de l’American Institute of Actuaries, de U Casualty Actuarial Society.Ouverture des cours j ° 5 octobre, à 5.30 h.On s’inscrit tous 1m jours de 9 é midi et de 2 A S h., et à partir du 21 septembre, U soir, de 7 à 9 h.Freapecéoa gratuit eer demande 0 9* 0 L Ecole des Hautes Etudes Commerciales MONTRÉAL dice des actions ordinaires a avan-| de Mgr Johnson, comme évêque de Le cabinet japonais ______ ____mn-jiuci, « Tokio.29^.(S.P.A.) — Des purs- eu lieu la consécration épiscopale Isances .Tannée et de la marine cé de 94.7 en août 1935 à 114.7 le mois sous revue.Ce gain de plus de 21 p.c.représente l'opinion que le» spéculateurs ont des conditions industrielles.Les exportations de cuivre et de nickel n'ont pas été aussi considé- vice de la police fera une enquête minutieuse afin de s’assurer si la personnel qui demande une licence, comme susdit, a de bonnes moeurs.Une licence ne sera ac- tous les catholiques dignes de ce j comme suit; “Toute personne qui _ ' désirera obtenir une licence (per- - mis) pour conduire un autotaxi ou NFCROLOGiE ,,n automobile de louage devra, _______ avant que telle licence ne soit émi- beaüsoleil - A Montré»; je 27.é Se, faire une déclaration sous serons ixrnaidft cirarbonneau p | ment, devra répondre à toutes ^BLAIN- A Montréal le 26.à SO ans.les questions qui y seront conte-Gustave Biain.époux de Blanche nues.Elle devra de plus fournir les MB-?e^Eitee'Boug“0 j références que le directeur du ser- BOUROOIN — a Montréal le 27.à 74 vice de la police jugera à propos ans.Xavier Bourgoin.époux de feu Délls d’exiger.Le directeur du ser- Q BRAULT — A Montréal, le 28.é 54 ans.Mme Rodolphe Brault, née Corinne Sans- faCADOTTE — A Montréal, le 28.à 85 an*.Modeste Cadotte, époux de feu Vlctorlne ^^âBru-'L^é4ieM°^me."éprise* de I cordée qu'à une personne qui sera leu Camille Campbell et en 1res noce» de un chauffeur competent qui aura Barthélemy Tremblay ., , .'atteint l’âge de 21 ans et qui n’aura CAflTONOÜAV — A Montréal le 26 Ma- , .rnnvnïmMi H’nn délit Tri- pla David, épouse d'Alfred Castonguay .pas tie COn\ aincu u un Cltm cri DgLORIMTER — Aux Buisson nets.A 91 mine! \ ^'E^EAUL^^“i^hin1r'^l7.à 72 airs.Les grévistes ont commenté cet nine Deneault, époux do Victoria Ro- 'article de belle façon en disant: beoiRARD - a Montréal, le 26.à 6i ans.Comment une association peut-elle Aritna Lefebvre, épouse de Louis Girard j laire une déclaration sous serment.gosselin — a Montréal le 27, à 44 ans fournil des réferences, prouver Adélard Gosselin, époux d Aile© Fortin.uu'f.llf.*i ïlf.ivonno^ tiiooiipk exhi-HENRIE A Montréal, le 27, d 53 ans.111 t,lr a de Donnts moeurs, exni- Jœ-B Henrte, époux de Corinne Brunet i ber son baptistère pour prouver landriau a Montréal.1© 27.à 4 x-Do Voting .1.95 2.05 x-U.8.Elec.At P .A.le 4a 30 Va x-Do."B" .3.04 3.14 x-Do.Votln* .1,J8 1.28 DISTRIBUTORS GROUP INC.x-North Am.TjS.1953 .3.82 2 82 **R2' .'«Si5 .3 53 SM *‘Î5 .3 50 3.80 x-Do.1958 .3,5] 3.(13 «.-Pond* ajn Art c*ta(.Tel qui eit auppoté n’avoir pas de garceffe les réclame — Affaire d’élections — La Couronne dit n'avoir pas de preuve à offrir L« 17 août dernier, journée d’élection, la Sûreté provinciale a appréhendé Nick Marvo, Ernest Cossette, Henri Jessery, Jean-Baptiste Martin et Napoléon Bergeron.Aux quartiers généraux de la police, en les fouillant, on s’est aperçu qu’ils étaient en possession ‘d'armes offensives de nature à compromettre la paix publique”, (c’est-à-dire des garcettes, en l’occurrence).Sur une ptalnte de l’agent de liaison de la Sûreté provinciale, le détective Napoléon Bricault, on a inscrit contre ces personnages électoraux l’accusation d’avoir été trouvés, sans autorisation légale, en possession d’armes prohibées par la loi.Tous ont plaidé non-culpabilité et opté pour un procès sommai re.Ce matin ils se présentaient devant M.le magistrat Amédée Monet pour subir leur procès d’après la plainte telle que portée contre eux dans l’accusation.La Couronne a déclaré qu’elle n’avait pas de preuve à offrir, parce qu’il n’y avait pas de cause.Le président du tribunal n’est donc vu dans l’obligation de renvoyer la plainte.Ironie du sort, ceux qui venaient d être ainsi^ blanchis aux yeux de la justice, grâce à la Couronne, ont demandé au tribunal la permission de ravoir leurs garcettes.La Cour, malheureusement pour eux, n'a pu, en justice, se rendre à cette demande et a décrété que les armes saisies devaient être confisquées.L« fauteuil présidentiel Québec, 29.(D.N.C.) — Le gouvernement provincial a mis fin à la tradition qui veut que chaque président de l’Asserablee législative emporte chez lui, à la fin de son terme, le fauteuil présidentiel.Désormais le fauteuil restera en permanence pour tous les orateurs qui se succéderont.Cela signifie une économie de prè3 de mille dollars.Le fauteuil est sculpté et coûtait environ $600; de plus, j) était fabriqué par un employé provincial qui recevait un salaire annuel en plus de ce travail.Le temps perdu et le prix même du travail exécuté équivalaient donc à une somme considérable.Las missionnaires-colonisateurs Québec 2& (D.N.C.) —On affirme que le gouvernement modifierait le mode actuel d'emploi des missionnaires colonisateurs.Le gouvernement ne paierait plus directement les missionnaires colonisateurs, mais il confierait un certain montant aux autorités diocésaines, «qui nommeraient les missionnaires voulus, lesquels relèveraient directement et uniquement des autorités diocésaines et non plus du gouvernement.A l'Université Le prédicateur à la messe du St-Eiprit dimanche prochain à l’église du St-Sauveur sera un prêtre du séminaire de St-Hyacinthe.Après la mese, il y aura déjeuner au Cercle Universitaire.M.Olivier Maurault, P.S.S., présidera.Les boursiers en géologie annoncés hier dans le Devoir sont k Père Léo Morin, S.C.S., professeur de sciences au Collège St-Luurent, et non le Père Hervé Morin, de la même communauté.Quant à M.Gabriel Lefebvre, il est maître ès sciences de l’Université de Montréal.* * * L’Association générale des étudiants de l’Université de Montréal a élu M.Gaston Herald comme publiciste.L’élection du secrétaire est différée.M.Roland Michon remplira les fonctions de secrétaire par intérim.* * * Le nouveau rédacteur en chef du Quartier Latin est M.Maurice Archambault.M.(iérard Hébert en devient administrateur.* * * Les cours ont repris ce malin à l’Ecole polytechnique de Montréal.Dans quelques jours on aura des chiffres officiels sur l’inscription.Paul-Emile Sigouin «’avoue coupable d’avoir aisommé le pharmacien Desrosiera k une a«-(emblée politique de Me C.-A.Bertrand — Il s’en tire avec une sentence suspendue Paul-Emile Sigouin a reconnu sa culpabilité ce mnitin devant M.le magistrat Amédée Monet à l'accusation d’avoir assommé k pharmacien Georges Desrosiers lors d’une assemblée politique en août dernier dans Montréal-Laurier.Gomme la Couronne n’a pas demandé que le tribunal condamne ie prévenu à le prison, le magistrat a suspendu la sentence, Sigouin, on s’en gouvient est cet homme que d'on disait un “spécial” de la police de Jargailles aux dernières élections provinciales.Vers le 3 août dernier, lors de l’inauguration de la campagne du procureur généra] de Ja province, Me übarles-Auguste Berteandj aujourd'hui simple député provincial de Montréal-Laurier, Sigouin a assommé d’un coup de garret (e le pharmacien Desrosiers parce que ce dernier avait crié: Vive Duplessis! Vive l’Union nationale! à l’twseinblée que 'tenait Me Bertrand, au boulevard Saini-I.aurenjt, à l’angle de la rue Saint-Zo'àquc.A ta suite qu cette assemblée M.Desrosiers a porté deux accusations: une contre le poMcier Dorais, de la Sûreté provinciale, qui fut d’ailleurs aixiuiité et que l’ancien chef Jargailles a forcé à recourir à des représailles contre M, Desrosiers; l’autre contre Sigouin qui vient d’avoir ce matin le dénouement que Ton sa U.Dans Ottawa-Est Qftawa, 29.(DJN.C.) — Les libéraux du comté d’Ottawa-Est tiendront une convention “ouverte” au cours de la semaine du 12 octobre, en vue de choisir un candidat officiel du parti à l’élection partielle du 26 du même mois, élection rendue nécessaire par la nomination de M.E.-R.-E.Chevrier à la Cour suprême d’Ontario.I! est fort probable qu’il y aura pléthore de candidatures, même après la tenue de la convention.Déjà, M.William Unger, l’un des vice-présidents de l’Association libérale du comté, a déclaré qu’il se présenterait à l’élection lors même qu’il ne serait pas choisi par la convention.Le prix Pamphile-Lemay Québec, 29.(D.N.C.) — Nous apprenons que le gouvernement provincial aurait décidé de commémorer le centenaire du poète cana-dien-français Pamphile Lemay, en changeant le nom du “prix David?en celui de “prix Pamphile Lemay’.On célèbre en effet, cette année, le centenaire de naissance de Pamphile Lemay, qui s’est appliqué surtout à chanter la patrie canadienne.Un mouvement a été lancé pour* élever un monument au poète, aux abords du Parlement.Le bill des pompiers M.le chef Carson «4 quelques officiers de l’Association ae bien-faiisanoe des pompiers de Montréal sont allés voir M.Parent ce matin pour demander que le bül présenté à la dernière session provinciale par cette association soit présenté par la ville.Lis ont représenté que Je MU était adopté el qu’il ne manquait plus -que la sanction lorsque la Législature a été dissoute.Mort du prétendant carliste Vienne.29 (S.P.A.).— L’agence Reuter annonce que le prince Alphonse-Charles de Bourbon, prétendant carliste au trône d’Espagne, est mort.Le prétendant, qui avait 85 ans, a succombé à des blessures qu’une auto lui avait faites en le heurtant.La carte d’identité M.l’échevin Raynault a déclaré ce matin à l'hôtel de ville qu’il continuera sa campagne pour une enquête sur le service de la carte d’identité.Il est d’avi3 que M.Gau-vreau ne devra pas reprendre ses fonctions avant cette enquête.M.Raynault considère que la vacance de 15 jours donnée à M.Gauvreati est une suspension.Les événements d’Espagne Le discours de Sa Sainteté et la lettre de Mgr Gauthier A propos du cinéma s Nous avons annoncé la publication en brochure, sous couver-îure en papier fort, dans la collection du DOCUMENT, du discours j* »ux réfugiés espagnols.Nous y joindrons, sms modifier le prix, le texte de la dernière lettre de Son Excellence Mgr Gauthier.Cela fera, est-il besoin de le dire?une excellente brochure de propagande.Qu'on se héte donc de faire ses commandes! Cette brochure se vendra 5 sous l’exemplaire.50 soua la douzaine, franco; au cent $3.50, au mille, $30, port en plus.La récente encyclique sur le Cinéma est en vente aux mêmes prix.On peut commander les deux brochurettes ensemble et bénéficier des réductions comme si le commande ne visait que l’une d'elles.Aussi l'on peut commander 500 discourt et 500 encycliques, et bénéficier du prix de mille.Toutes les commandes h l'unité et 1 la douxaine sont rigoureusement payables d’avance.(Ceci ne s’applique point aux abonnés ordinaires du DOCUMENT)* ?> y »6S3ssæ»a»>«ft>Mwa»«j ?LA l AI H ?RADIO-CAZETTt Mardi, 29 taptembra L'Heure provinciale Pr«*r»mir« a# mu*tçue ¦wac le co r__ __ ___ «ymphonlcue concours de l ôrcheatre Phllhsr-ronlque de MontrtaJ.sous 1» direction de tf.Eut«ne Chsrüer Soliste: ttlle Oeor- leue Pthradis.planiste • as—Causerie -Vers revenir".U.David Ran*.Lit—Concert 1—Poème Symphonique "Finlandia” .Sibelius S— Fantaisie Kotnarinskaja Ollnka S—Valse Caprice "Wedding Cake" 8t-Saèns Soliste Mlle Oeorgette Paradis ?—Cockney Suita Ketelbey a) k State Procession b* The Cockney Uovar cl Au Palais de danses d' Regie • i Bank Ho114at i.Orchestre CMUtarmonlque de Montréal Directeur: M Eugène Chartier Arabesque Arabeeque" au poste cRCM CTeet une neuvalle série de concerts qui commentera le mardi.39.k * h 90 p.m.tous 1a direction de M Howard Pogg.chef d or-theetre et compositeur M Pogg dirigera un ensemble à cordes Mlle Lila Valiant.soprano Olga Ouilaroff et Oeorgla-c.s Russell, planiste, feront également partie de ce programme.SOMMAIRE MARDI.29 SEPTEMBRE CRCM — 919.?métrés — *19 kilocycle# .9.9* Concert «,llx HA.5341 354 ESC.BUB STE-CATHTRINE ASSURANCES HORACE LABRECQUE INC COURTIERS EN ASSURANCES ‘f* Communauté* Religieuses A s» prévaloir de no» services particulier», 441 Sw«,,5ffl,*X*,ri*r - Montréal MArquette Z2S3-Z3S4 P.-À.Gagnon Comptable Agréé Chartered Accountant Immeuble des Tramways 159 OUEST, RUE CRAIG Tel.HArbour 5990 Hurtubise, Pelletier, Gravel COMPTABLES PUBLICS LICENCIES VERIFICATEURS *8 rue St-Jscquet ouest - Montréal HurtubUe' OPA.Alt.Gravel, CF-A.Victor PeUetlar, C.P.A.J.-E.Nsdon, OPA.P.Dupire*.CFA- LaRue & Trudel COMPTABLES AGREES CHARTERED ACCOUNTANTS ¦»• Arthur LaRue.C.A.Maeric* Chsrtré.C.A.A- Emile Beauvsi* C.A.Jesn-Psul Gauthier.CU Maunee Boulanger.C.A.Jacquee LaRua, C.A Lionel Romain, C.A.Lucien P.Bélair, C A.Roland Chignon, C.A Montréal — Québec CLAVIGRAPHES AVOCATS Maurice Dupré, C.R.AVOCAT ET PROCUREUR Dupré.de Billy, Prévost et Home 80 rue St-Pierre Téléphone: 2-4778* .Québec » CI AVIGRAPHES reËM Underwood, Remington, , Royal Standard et portatifs k Calculateur» et Duplica- teurs — Service et accessoire*.N.MARTINEAU & FILS 1019 rue Bleury MA.2545 30-13-35 Tél.HArbour 1196-1197-1198 LAMOTHE* CH ARB0NNEAU AVOCATS J.-C.Lamothe, L.L D.C.R., j.p char-bouneau, B CX,.s.Oharbonneâu, B -C.L., J.-L.Charlebola, LX.L Edi{lc* «ta Notre-Dame et Place ** Armes - Montréal Du braconnage?LA VENTE~DE LA TRUITE ROUGE A MONTREAL Saint-Prime, 19 sept.1936.L’Annuaire du Canada 1936 L'HEURE t f/ //’JL NOUVELLES ^ * ECOUTEZ LE HORSE 3^ CFCF ^8-10-12 h.A.M.CKAC 8-10 h.Monsieur le directeur, Le Devoir, Montréal.Cher Monsieur, Deux revues mensuelles on-t déjà entretenu leurs lecteurs assidus au sujet de l’apparition de l'Annuaire du Canada 1936: a) La Revue de la situation économique.juillet 1936.page 39.Cette publication relève du Bureau fédérai de la statistique; b) Agricultural and industrial Progress in Canada, août 1936.page 115.Cette publication est dirigée par le Pacifique Canadien.Lisez le début ci-après qui atteste de la publication anglaise de l’Annuaire: “Two events of the deepest historical significance, taking place in the current near, are recorded in the Canada Year Book for 1936 which has fust come from the press.The passing of Hit Majesty King George V.” Article qui se poursuit sur plus de deux colonnes, commentant les changements apportés à l’annuaire.L’annuaire anglais circulerait déjà quelque part avant l’annuaire français.Qu* fait-on de la promesse de M.le premier ministre au sujet de la publication simultanée d’un document de première importance pour le Canada économique?Les Canadiens français auraient-ils cessé süôt de manger, de se vêtir et de se loger?I/a lettre ci-jointe renseigne à demi.Vous en disposerez comme bon vous semblera.Vous trouverez que la raison mentionnée, qui veut la traduction après la publication du volume anglais, paraît pour i* moins enfantine, voire visible.Les statistiques et les textes doivent être sans doute les mêmes avanf comme après l’impression; qu’en dites-vous?Pourquoi ne pas faire la traduction avant l’impression?Serait-ce si difficile de faire la traduction avant l'envoi des documents à l’imprimeur"! Si les documents (français et anglais) ne sont pas prêts, pourquoi les annoncer?Ge serait si simple d’attendre.Quand va-t-on accorder aux deux langues officielles leur signification pratique partout?En affaires, quand reçoit-on une facture acquittée plusieurs mois avant l'arrivée de la marchandise?Les idées ci-dessus me sont fournies par les circonstances.Elles on>l la valeur d’un événement à citer à l’ordre du jour, si vous le jugez à propos.Bien à vous, W.L.(lecteur).,pnn„ .- - P.S —Comme depuis dix ans, lenne chanter chez nous.Les *auf 1 dernier, ü y avait deux «ns en un seul, 1934-1935 - et rette année encore, je recevrai l’annuaire français de quaire à six mois après la publication de l'anus» ire anglais.W.L.M.le directeur.Comment se fait-il que la truite rouge se vende ouvertement à Montréal dans un grand nombre de magasins, et que les plaintes que nous j faisons ne semb'ent pas éveiller l’attention des autorités?On me dit que la loi n’est pas changé, pourtant je m’y connais en truite rouge, et ce que l’on vend est bien de la truite mouchetée.Pourquoi alors dire au public que la vente et l’aclfet de cette truite sont prohibés si on permet de la vendre?Avis aux autorités compétentes.UN AMATEUR Haute fantaisie Mme Flagstad à l’impérial Il ne reste plus que quelques t^jrs 8 pour réserver chez Ed.Archambault (500, est, Ste-Ca-therme) et chez Willis (coin Drum-mond et Ste-Catherine ouest) ses muets pour le grand récital d'oeu- < mî;L'vvagnéÜennes et au,r®s e dis à cei tféjU du dossier médical *t de monsieur que nous, Canadiens français et catholiques, nous avons suffisamment de respect pour nos pasteurs, pour ne p«s l*ur attribuer de semblables taotiques.Si ce monsieur n’est -pas de no Ire religion ni de notre race, — et je suis porté, à le croine, — je le K He de noter c«oi : qu’il sernit pré-rable dans l’avenir de respecter noire clergé d’abord, e4 nos sentiments religieux ensuite.Probablement que le dépit causé aon Importance en aaaurablllté.Me A.R Gagné, chef du contentieux, fit une étu-d* approfondi* «ur l'attribution du béné-ne» de 1 aaaunance Le* remarques du Dr J.E.Dearoehers directeur du **rvice de 1» prolongation de la vie, de MM.Pler-re Çamu, actuaire.Albert Mlreauit.comptable, eurent pour but d* simplifier 1# pecUfa* tl“ 1*«'QU avec leur» arrvicee re»- Une amcinblée fut spécialement ployé* aux délibération* du personnel eol-ucltéur u* la compagnie aoua la préal-dence conjointe de MM J.N Cabana *u-rtntendant de» agence», et, Raymond' Denis erg an testeur général M Cabana caria incloemment de la conservation de» af-fatreaa, factaur capital g» ataocé» pour uoa compagnie d aaaurance-vte.M.Raymond Dents souligna pour sa part la situation enviable qu'occupe La sauvegarde parmi les compagnie» d'assurance canadiennes.Be» taux se» dividendes et aaa réserve» lui permettent de soutenir convenablement la concurrence.Bon faible pourcentage de mortalité, l’excellent taux d'intérêt réalisé sur aea placements et la modicité de ses dépensée d'administration lui permettent en outra de ae développer rapidement.Le comité de* jeux et concourt était sous la direction de M.Oeorge* Ducharme; l'exécution du programme artistique avait été confiée k M.Oratlen Oéllnas.assisté d* Utlea Laure Choquette, Lvmie Mitchell, Margot Charlebola et Jeanne Moineau ainsi que de MM Charles-Emile Brodeur, Gérard Géllnas, Bernard Kogu* et Paul G.Hoffmann.Concerte, bal travesti, récital d'amateurs, aoiréea dansante», tournoi» divers complétèrent, le charme de ce voyage, le plu» beau Oon-rés que la Sauvegarde ait organisé de-•ul» «a fondation.(Oommj “Notre reine Astrid” Par Louis Wilmet Livre magnifique de 300 page* avec de nombreuses illustrations bois gravés par l’auteur et une documentation abondante.Format bibliothèque.C’est le récit de la vie merveilleuse, si touchante et si belle, de In plus aimée des reines.Vie toute d’harmonie et d’nruour qui l’a fait r^gret’er de sa famille et de ses sujets et biographie qui la fera r*.gretter de tous scs lecteurs.Au comptoir ou par |a poxte 81.2 5.Service de librairie dn r^'ETÎ^L”'15*”” /ÔLUME XXVll — Ne 227 H DEVOIR, MONTREAL, MAXPI ZV S>EPI EMBUE 19J6 fAGC FEMININ 'aimant Directrice : Germaine BERNIER LETTRE DE FADETTE II est me^ qualité que f appellerai une qualité de Grand Seigneur parce qu elle nest pratiquée que par den âmes élevées et nobles que Von trouve, heureusement, dans toutes les classes de la société.U mesquinerie na pas tTacces auprès T.EATON C5U.• ( M O NT n CAL par CAMILLE MELLOY Recette éprouvées LEGUMES CONSERVES Un avantage de la conservation des légumes pour la fermentation et le salage, c'est que Ton peut em- ! ployer pour cela toutes sortes de | contenants, vieux bari's.tinettes à I beurre ou terrines.Les barils ou les seaux en_ bois doivent être lavés avec de Teau bouillante et du soda à laver, à raison d’une poignée de soda par gallon d’eau bouillante.Après un récurage énergique on rince le baril à Teau chaude, puis plusieurs fois à l’eau froide.Dans le feuillet, sur les “Confitures, Gelées et Marinades”, publié par le ministère fédéral de l’Agriculture, on trouve des renseignements complets au sujet de la préparation de ces denrées, ainsi que des instructions sur la conservation des légumes par ]e sel sans fermentation, par la fermentation avec Je sel, par la fermentation dans la saumure, par la méthode de la choucroute, et par de nombreuses recettes pour préparer des sauces et des conserves ordinaires à marinades.CHOUCROUTE Pour faire de la choucroute, 11 faut rejeter les feuilles extérieures des choux et toutes les feuilles pour-i ries ou abîmées, ainsi que le coeur, i Le choux doit être émincé avec un I hachoir ou un couteau tranchant.Après l’avoir pesé, on le met immédiatement dans un récipient étanche.On a constaté qu’une livre de sel par quarante livres de choux donne le meilleur goût au produit fini.Il faut tasser le choux aussi bien que possible et le recouvrir d’un linge, d’un morceau de planche et d’une pierre.Le poids de cette pierre doit être suffisant pour que la saumure s’élève au-dessus de la planche.Le conte- Camille Melloy, poète et artiste, nous fait lire avec lui le livre enchanté de son enfance, de sa jeunesse, de sa vie d’homme et de prêtre dans laquelle à chaque page se profile la figure aimable et aimée d’une jeune maman avec son petit garçon, plus tard avec un adolescent et plus tard encore la vieille maman et son prêtre.Livre plein de tendresse, de dévotion filiale et d’émotion poétique à mettre dans notre bibliothèque ou à offrir en cadeau.Au comptoir ou par la poste.75s.Service de librairie du Devoir, 430 Notre-Dame est, Montréal.Cours de liturgie Mercredi, le 7 octobre, à 8 heures du soir, aura lieu, à la Maison des Bénédictines, 3473 avenue du Parc, la réouverture des cours de liturgie.Ces cours seront donnés, cette année, par la très Rvde Mère Gertrude Adam, supérieure des Bénédictines.Les dames et les jeunes filles désireuses d'approfondir en elles Ta-mour de la prière de l’Eglise seront heureuses de profiter de cette occasion, exceptionnelle et de courte durée, de perfectionner leurs connaissances liturgiques.Les cours se donneront tous les mercredis soirs de 8h.à 9h., jusqu’au moment où les Bénédictines prendront possession de leur monastère de Sainte-Marie des Deux-Montagnes.près Saint-Eustache.Pour plus de renseignements on peut téléphoner à la Maison des Bénédictines, MA 4611, rte 10 heures à lî a.m.et de 4 à 5h.p.m.A l’Asile de la Providence Sous la présidence d’honneur de M.le sénateur J.-H.Rainville, la grande réunion annuelle des dames patronnesses de TAsile de la Providence se tiendra jeudi, le 1er octobre à l’institution même, à 551, rue Sainte-Catherine est, à 3 heures de Taprès-midi.M.Claure Bourgeois y donnera une causerie intitulée: “Le bouillonnement du monde”.MM.P.Doyon et Gustave Longtin sont chargés de la partie musicale du programme.Toutes les dames et les amis de l’oeuvre sont invités.L’entrée est libre.Qu’on n’oublie pas que les exercices de la retraite annuelle sont commencés — les dames y sont conviées à 3 heures de Taprès-midi et à 8 heures le matin.Pour renseignements: HA.5076.FAITS ÊT GLANES Les chats retombent toujours sur leurs pattes Vous savez — bien que ce ne soit pas une expérience que nous vous recommandions spécialement de faire — que, lorsqu’on jette un chut dans Tair dans quelque sens que ce soit, il retombe immanquablement sur ses quatre pattes.Pour quelle raison?De graves savants se sont penchés sur ce problème et ont essayé de Télucirier.Ils ont fait une foule d’essais, ils ont filmé des chats au moment où ils tombaient d’une certaine hauteur et.en nroietant ces films au ralenti, ils ont pu constater que le mouvement de “retournement” du chat, qui se fait presque toujours automatiquement chaque fois que l’animal se trouve dans Tair, commence par ia tète, continue par le cou et se termine par le corps.La queue bat l’air comme une hélice pour aider le mouvement et éviter que le corps, une fois qu’il se trouve droit, ne retombe de l’autre côté sur le dos.Les pattes, elles aussi, participent au mouvement et ainsi, en quelques secondes, avec une souplesse extraordinaire, le chat parvient à “rectifier” sa position chaque fois qu'il se trouve projeté entre ciel et terre.Des expériences faites dans une chambre noire ont montré que ce n’est pas la vue qui guide le chat dans cette manoeuvre.Car, dons une nuit complète, il se redresse aussi facilement qu’en plein jour.Mais on sait que chez l’homme le sens de l’équilibre siège dans le labyrinthe de Toreille.En enlevant ce labyrinthe à certains chats, on a constaté qu’ils étaient désormais incapables de se redresser dans une chute.C’est donc uniquement grâce à leur oreille prodigieusement développée que les chats sont capables de toujours retomber sur leurs pattes.Lez cheveux de Lavalette Au dire de la duchesse d’Abran-tès, le général de Lavalette (1769-1830) était bâti en manière de Bacchus, avec de petites jambes soutenant un ventre qui promettait, et puis une figure comique à cause de ses petits yeux, de son nez pas plus gros qu’un pois, placé au milieu de deux grosses joues, et tout cela entouré d’une chevelure dont Ton pouvait compter non pas les mèches, mais les individus.Un jour, en Egypte, quelqu’un de Tétat-major de Bonaparte paraît un matin au déjeuner avec un crêpe noir au bras: “Qui as-tu donc perdu?” demande le général.Le meneur de deuil répond d’un ton solennel: “Mon général, T/n-domptnble est tombé au désert." Or, il faut savoir que chaque cheveu de M.de Lavalette avait reçu son nom: Tun s’appelait l'invincible, d’autres le Hvdoulable, Je Courageux, pn enfin se nommait l’indomptable; et cela parce que le peu de crins qui croissaient sur son chef se regimbaient toujours, non pas contre le peigne (vraiment, qu’aurait-il été faire là?) mais contre la jolie petite main blanche aux ongles roses et bombés qui les rabattait continuellement.(Lavalette avait une main dont une femme aurait été vaine.) Ce!?n al-heureux cheveux, toujours en Tair, étaient donc fort connus de tmit Tétat-major; et lorsque Tun d'eux passait de vie à trépas, on lui faisait pn service.L’Indomptable étant tombé, on en avait pris le deuil.Faut-il rappeler Ici que Lavalette, accusé d’usurpation après les • SAVON• BABY’S OWN ùmûlLuifuMiEûUdpcMiVcm.Cent-Jours, fut condamné à mort et ne fut sauvé, au dernier moment, que grâce à l'admirable dévouemeut de sa femme?Au couvent de Sainte*FamiHe L'Amicale Notre-Dame de la Sainte - Famille tiendra sa réunion annuele, le dimanche 11 octobre, à une heure et demie de Taprès-midi, au couvent de Ste-Famille, I.O.Que toutes les Dames et demoiselles faisant partie de cette Amicale, considèrent cet avis comme une invitation personnelle.Un livre que tout devraient lire “LA MUSIQUE AU POINT DE VUE EDUCATIF’ Beau livre qui plaît à Toefl et à l’esprit.D’élogieuses appréciations en ont déjà été données par des autorités non seulement du Canada mai* aussi de la France et de la Rélgique.L’auteur est soeur Marie-Stéphane, de l’Institut des Saints Noms de Jésus et de Marie.Ce volume se vend $1.00.On peut se le procurer chez les principaux libraires, chez ' les marchands de musique, au Service de Librairie du Devoir et à la maison-mère des Soeurs des Saints Noms de Jésus et de Marie, 1410 Blvd Mont-Royal, Outremont.Cours gratuits de chant grégorien Jeudi, le 1er octobre, à 2 h.de Taprès-midi, aura lieu, à la nouvelle maison de l’Apostolat liturgique, 3701 avenue du Parc, Ma.5069, la réouverture des cours gratuits de chant grégorien pour les dames et les jeunes filles.Les anciennes sont priées d’être présentes.Les personnes qui désirent avoir des renseignements sur ces cours peuvent téléphoner à l’Apostolat Liturgique.Avax-vout basain bons fl> vr«?Adressez voui su Service 4e librsirie du "Devoir”.430 Notre-Dame es», Montréal.LE ZODIAQUE “35” A PUBLIE LES OUVRAGES LES PLUS RETENTISSANTS DE L’ANNEE Actuellement parut: ARMAND LsVERGNE: Trente ans de vie netionalc Se mille L abbé LIONEL GROULX: Orientations.Se mille ROBERT RUMILLY: Chefs de file .3e mille AEGIDIUS FAUTEUX: Le duel au Canada .2e mille MARIUS BARBEAU: An coeur de Québec .2e mille ROBERT CHOQUETTE: La fabuliste La Fontaine i Montréal .2c milia EUGENE ACHARD: Les Northmens en Amérique 2e mille L’abbé ALBERT TESSIER: Ceux qui firent notre paya.2e mille En «ente au ’’Devoir", 75 sous franco; abonnement aux douze volumaa, édition de luxa: $10.00.Jeunes gens et de jeunes filles.Lily, me belle et fraîche jeune fille de vingt-cinq ans, riait-et plaisantait.Elisabeth aimait beaucoup sa cousine, sa cadette de quelques années.—Bonjour.Lily, dit-elle.— Toi?Elisabeth.Oh! la bonne surprise! De joie, Lily faillit laisser choir ’assiette de petits fours qu elle tenait à la main.Pour sa cousine Elisabeth, la jeune fille ressentait une affection profonde et admirative.Du reste.Lily possédait la plus agréable nature que Ton pût trouver.Un sourire eharmant transfigurait son visage irrégulier et sans beauté, et le regard de ses yeux bruns était empreint d’une extrême bonté.—Vous paraissez bien gais dans votre petit coin, dit en riant Elisabeth.Pouvez-vous me faire une place parmi vous?L’avocate serra la main de la plupart des jeunes gens et des jeunes filles qu’elle connaissait déjà, mais s’inclina légèrement devant une inconnue.Jeune fille ou jeune femme?A première vU*» Elisabeth n’ftu* Irait pu le dire.La nouvelle venue paraissait fort jeune, vingt à vingt-deux ans.Ses cheveux, savamment décolorés, plaqué4 en ondes cuivrées et bouclés à leur extrémité étaient non pas couverts, mais ornés d’une minuscule toque de paille noire.Son costume, à la dernière mode, sortant de chez un grand couturier.moulait une taille mince jusqu’à l’exagération.Un collier de perles, petites, mais d’un orient très pur, faisait ressortir la blan-fcheur du cou.L’inconnue répondit en souriant au salut d’Elisabeth et regarda Lily d’un air interrogateur.La jeune fille présenta: —Mme de Laheria.Ma cousine, Mlle Arsenne.Le sourire de la jeune femme plut à Elisabeth.Elle lui tendit la main sans se douter qu’à cette minute même elle venait de croiser son destin.Rien ne l’avertit que cet instant influerait sur toute sa vie, que la main fine et délicate qui serrait la sienne lui montrerait le dur chemin du devoir.—Lily ra’a souvent parlé de vous.Mademoiselle, dit Mme d® Laherta.et je désirais vivement vous connaître.—Vous n’étes pas seule, intervint Lily, et je vois Denise qui nous regarde d’un air suppliant.Elisabeth se retourna.—Ma soeur, Denise de Laherta, dit la jeune femme.La similitude de nom intrigua l’avocate, mai* elle n’eut pas le temps d’y réfléchir.Une voix murmura près d’elle: —Lily a raison, Mademoiselle.C’est même exprès pour vous que Je suis venue.« Elisabeth connaissait les formules mondaines et savait ce qu’en vaut l'aune Elle fut surprise par l’intensité et l’intelligence extraordinaire du regard fixé sur elle.En même temps, ces deux grands yeux noirs lui causaient un malaise.Ils paraissaient comme brûlés par une flamme intérieure.Ils constituaient du reste la seule beauté de ce visage aux traits trop accusés.De taille moyenne, malgré une robe savamment coupée.Denise de La-berta ne pouvait dissimuler une; épaule beaucoup plus haute que Tautre, irréparable et trop visible disgrâce.“Entre les deux soeurs, «uelle différence!” songea Elisabeth* tout en répondant aimablement.Elle ajouta ®n riant; Si vous n'êtes venue que pour moi, Mademoiselle, permettez-mot de vous dire que ce n’est guère flatteur pour le rest® de la société.Denise haussa les épaules.—Le monde m’ignore, je le lui rends bien .Lily peut vous dire que jamais je ne viens à une réunion.—Et vous avez grand tort, dit gentiment LiJy qui continuait à passer son assiette de petits fours.Eli® s'éloigna, et les jeunes filles restèrent seules, isolées au milieu de la cohue des invités.Un peu lasse, Elisabeth s'appuya contre une crédence Empire qui garnissait Tangle du petit salon.—Vous êtes l’ennemie des réunions mondaines?interrogea-t-elle, intéressée par ce caractère qu'elle < devinait original.C4 taivrt) t t,i PIVOIIt, MONTRIAL, MARDI 19 SirTlMlM VOLUMB XXVII — 227 CHOSES D’ESPAGNE ipête sur les Pyrénées J>’un article de Sept, de Pans, numéro du 11 septembre: Officiellement, l’Ara*on est aux mains des rebelles, mais la réalité est plus complexe qu’un rapport officiel.L’inquiétude de cet officier rebelle, rejoignant son corps en passant par la France eût été, a elle seule, un témoignage assez éloquent contre les notes à la presse et à la radio.Cet homme, franchissant la brèche de Roland à la remorque d’une petite caravane française, montrait trop de fébrilité en scrutant & la jumelle le moindre point suscept sur la neige pour laisser encore quelque doute à ce sujet.En fait, Penticosa, petite ville balnéaire, est occupée par les troupes de Franco, mais tout le massif du Mont-Perdu est un repaire des bandes Front populaire.Ainsi, chaque vallée épie sa voisine et chaque homme qui tient à la vie se doit de prendre parti pour le plus fort.Le régime des fiches a été institué et la suspicion règne partout.Les carabiniers et les douaniers eux-mêmes ont été remplacés par des bandes d'anarchistes ayant à leur tète des voyous connus pour tels jusqu’en France.—Il y a Filippo X — me dit un ^hôtelier de Garvanie qui les con-nalt tous par leurs noms — aujourd’hui, chef de bande.A celui-là, je l’ai toujours dPP: “Tu finiras bandit de grands chemins’’.La chose est, aujourd’hui, faite sauf qu’il n’existe pas ici de chemins.La population indigène res-.te calme en son ensemble: pourtant, les travaux des champs restent en suspens; pas de récolte cette année, mon Dieu, qu’il sera dur de subsister encore à la saison des pluies, et cet hiver quand la neige recouvrira toute viel Toute la montagne est terrorisée par une bande de vingt et un garnements qui pillent et brûlent avec rage.Pour assurer leur ravitaillement, ils ont ràflé près de Penticosa, deux ou trois milliers de têtes de bétail, qui rabattues sur Brotto, leur fournissent l’élémentaire nourriture.Mais les rafles ne sont pas seulement opérées sur le bétail.Près de quatre-vingts scouts espagnols, campant dans cette inoubliable vallée d’Arrazas, ont été pris pour otages et évacués vers le Sud.A Gavarnie, on s’inquiète du sort de deux étudiants bavarois qui eurent l’imprudence de descendre jusqu’à Torla.Arrêtés, ils seraient maintenus en captivité et l’on prête au chef milicien la phrase suivante: —Pour des Allemands et des Italiens, pas de pitié.Un Français découvrit J'autre jour trois cadavres décapités à la brèche de Roland.Il s’agirait d’un brave homme de guide et de deux fuyards.Pourtant, le fait nié à Garvanie est affirmé dans les pays de la vallée de Barège.Tl semblerait, en effet, que le silence soit faU à Garvanie sur certaines atrocités commises dans la montagne^ mais par ailleurs, comment pourrait-on imaginer un événement de cette violence ne donnant pas lieu à de fausses nouvelles?Toujours est-il que la population française se plaint du fait que les postes garde-frontière n’aient pas été suffisamment renforcés.Rien ne dit que les bandes de fuyards n’attirent pas de représailles jusqu’en territoire français.“Nous avons détruit le Bon Dieu, bientôt viendra le tour du diable” Ceci’ s?passe à Torla, délicieux petit village posé sur un écrin de verdure.Quatre hommes se présentent au curé: Où est la chapelle?Nous venons la détruire.Et d'attaquer le bâtiment pour le mettre à bas.Cette besogne terminée, le curé est assassiné, son corps arrosé de benzine et brûlé sur la petite place du village.Partout, la haine se concentre sur les sanctuaires, qui sont saccagés et incendiés, partout une rage destructrice s’attache à la maison de Dieu.Là d'abord.par les événements espagnols et la peur a gagné nos populations françaises.Le premier mot du paysan est pour vous demander des nouvelles d’Espagne, et il ne vous cache pas sa crainte de voir éclater en France une révolution aussi horrifiante.Il faut voir là autre chose qu’une manifestation partisane, car les opinions politiques individuelles ne font rien à l’affaire, mais une émotion trop légitime causée par la proximité du malheur.Le passage inaccoutumé d’avions de chasse au-dessus de la montagne est loin d’être rassurant pour lui.“Donnex-leur la paix” L’homme est devenu un loup pour l’homme et sa colère se tourne contre Dieu même.Il y a quelques jours, un prêtre disaii la messe au sommet du Vi-gnemale, tourné vers l’Espagne.ment.Il* avaient été arrêtés arbitrairement par les miliciens comme suspects.Iæs miliciens (dont beaucoup sont des prisonniers de droit commun que les communistes ont délivrés et armés) s’arrogent 'le droit de procéder à ces exécutions, qui ont toujours lieu dès le lendemain de l’arrestation.Inutile de dire que les victimes sont soigneusement dépouillées de tous les objets de valeur qu’elles portent sur elles; leur maison est l’objet d'un pillage systématique.Ces scènes affreuses ne sont pas ignorées du i ___ __________ _ gouvernement, mais c’est bien en pretre caché dans une maison, non re qui régnait dans la chapelle, ne aÇ.eArçurent.pas- Prévenu.le prêtre se hâta de disparaître dans un coin ou il resta tant que dura la perquisition, c’est-à-dire près de deux heures.“Serions-nous donc revenus au ^e»îPj ^es ^a,ac?rnbes?Il s’est passé a Madrid des scènes dignes des pre-nmrs siècles de l’Eglise.Beaucoup de chrétiens s’arrangent pour recevoir le Pain de vie ou assister à la messe.Mais tout cela, sous la crainte continuelle du martyre.Car, il faut le dire, si l’on découvrait un vain qu’il interdit les visites domi-cüaires; i] est incapable de contenir ses troupes.XXX Avec une évadée de Madrid D'un de nos correspondants.(Croix de Paris, numéro du 17 septembre) : Nous avons pu joindre une dame française qui a quitté l’Espagne en avion.D’elle, nous avons recueilli des Longtemps il tint l’Hostie élevée renseignements très intéressants sur ppM*» fprrp mi’nn rlirnit iW*ra«pp ! nrwic rnnnnrtfl sur cette terre qu’on dirait écrasée par la malédiction.Dans le ciel, la lune rayonnait encore, semblable à quelque autre hostie énorme, sang et chair des nouveaux martyrs.Puis la voix tremblante du célébrant supplia: "Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, donnez-leur la paix!” Scènes de carnage dans la guerre civile d’Espagne La “Revue de Paris" du 15 septembre publie sous le titre “Matin espagnol", ce récit dont les éditeurs garantissent la stricte véracité.Je pénètre à 9 heures 30 du matin dans le parc de la Casa de Campa, qui se trouve à l’ouest de Madrid, à 500 mètres du Palais.Des miliciens et quelques promeneurs passent à ce moment sur la place, où le soleil, particulièrement ardent cette année, semble préparer une atmosphère de jour de fête.Je suis une allée du parc, où Ton ne rencontre que des gardes d’assaut, des miliciens et des miliciennes chargés de recevoir ou de garder des prisonniers.Depuis le commencement de la révolution, en effet, le parc est devenu un "parc de prisonniers".Je parviens à une clairière, au centre de laquelle se trouve un bassin desséché d’une vingtaine de mètres de diamètre, entouré de fils de fer barbelés.250 personnes se trouvent entassées dans cet étroit enclos.Autant que je puis en juger, ces prisonniers appartiennent à la petite bourgeoisie.J’aperçois une jeune fille d'une quinzaine d’années, habillée de vert, dont la robe est toute lacérée; elle est cramponnée au cou de sa mère.Près d’eux, un ménage d’une cinquantaine d’années se tient étroitement embrassé; la femme a posé la lête sur l’épaule de son mari.Un homme seul, à genoux, paraît prier.Il a cinquante ans, la figure ravagée.Une rumeur oonfuse sort de ce groupe, où j’aperçois encore quelques très jeunes filles.Une vieille dame lient par la main un jeune homme, de vingt-cinq ans.La profonaeur du bassin est de deux mètres environ.Une quinzaine de miliciens et de miliciennes, le fusil a la main, sont rangés tout autour.Quelques-uns d'entre eux sont rassemblés sur un talus semi-eimi’aire qui surplombe le bassin.Soudain, les hommes de ce groupe découvrent deux mitrailleuses qui étaient dissimulées sous des toiles de bâche, à cinq ou six mètres des barbelés.Aussitôt, un hurlement épouvantable s’élève parmi les prisonniers, hurlements de terreur bientôt mués en cris douleur, en gémissements, car les deux mitrailleuses sont entrées en action.Le premier homme que j’ai vu tomber, c’est celui qui se trou- C’est ainsi qu’elle nous rapporta que, bien avant le 10 juillet, la vie n’était plus normale à Madrid.Arrestations, calomnies, assassinats, crimes de toute sorte; et les victimes étaient des prêtres, des religieux, des religieuses.La guerre à la religion était commencée bien avant que la révolte militaire y donnât prétexte.Prêtres, religieux et religieuses ne sortaient plus qu’en costume civil et le moins possible.Et cependant, chose incroyable, on .voyait des manifestations extérieures de foi magnifiques, par exemple les processions de la Fête-Dieu, qui furent, cette année, particulièrement suivies."Dans un établissement d’éducation, la première perquisition eut lieu lorsque l’aumônier achevait de donner la communion aux professeurs et aux élèves.Par je ne sais quel miracle, les miliciens, ébahis, sans doute, par le calme de la priè- seulement on le tuait, mais on mas sacrait toute la famille qui l’avait hebergé et on brûlait la maison.” L’évadée nous dit encore: “Avant mon départ de Madrid, on ne sortait et certainement on ne sort encore que pour^ cas de nécessité urgente.Lt on n échange guère d’impressions.Déjà, avant la révolution que 1 on sentait venir, on ne parlait qu’à voix basse et à mots couverts.Maintenant, même à voix basse, personne njose exprimer une opinion.On est si facilement déclaré suspect ou fasciste! On donne des fusils aux gens sans même leur enseigner à s’en servir.Et parfois, ils s’en servent le* uns contre les autres, pour vider leurs querelles.Au sac d’une église de notre quartier, un jeune milicien voulait enfoncer la porte à coups de crosse de fusil; mais il le tenait si mal que le coup partit, le tuant net.Souhaitons que Dieu donne bientôt la paix à l’Espagne!” M.Alexandre Lerroux se rallie au jnouvement des nationaux Dans une lettre adressée le 11 septembre à M.Vicente Sierra, membre du parti radical, M.Lerroux déclare notamment: "Entre la vile «dictature de M.Azana ou celle, sanguinaire, de MM.Indalecio Prieto et Largo Caballero, et celle d’un groupe de généraux comme ceux qui dirigent le soulèvement national, je n’hésite pas”.Ralliement annuel de la Maison du Christ-Roi Triduum de Ste-Thérèse à Saint-Ambroise C'est le 13 septembre qu’eut lieu à Châteauguay le ralliement _ annuel de la maison du Christ-Roi.Dans un cadre de reposante verdure, de soleil éblouissant et d’azur limpide, environ 600 anciens retraitants s’étaient réunis pour répondre à l’appel du Christ-Roi et prendre part à cette journée pour laquelle avait été élaboré un programme aussi varié qu'intéressant.La messe fut célébrée par le T.R.P.Othon Musso.délégué du Général Franciscain pour la visite officielle, et les chants de la jour- i née ont été dirigés par le F.Odilon, j Après avoir donné lecture du mes- i sage de S.E.Mgr Langlois, le R.P.Marcel, directeur de la maison, pro- : nonça un appel convaincant et au-1 torisé en faveur de la reconnaissant ce privée et publique de la royauté du Christ.Au début de la conférence, les résultats des élections furent publiés: président, M.Alfred Cinq-Mars, avocat: vice-présidents: M.Nolasque April, directeur de l’Ecole d’agriculture.Ste-Martine, et M.Girard, directeur des Ecoles catholiques de Verdun; secrétaire, le R.P.Directeur de la Maison des retraites; trésorier, M.J.-A.Trudeau, I gérant de la maison Lindsay, sec- ; tion est; membres du comité con- i sultatif: MM.L.-G.Trudeau, Napier- ! ville; Marcel Lafaille, Montréal;! Henri Latour, Valleyfield-Nord; Joseph Hébert.Beauharnois.En l’absence de Mgr Chaumont, empêché d’être présent par un deuil crue), M.l’avocat Cinq-Afars présida la conférence et présenta les orateurs.Le premier fut M.N.April; il parla d'expérience et avec ÎÎp ! son charme habituel de la formation de l’apôtre laïque, sujet qui reçoit des mouvements d’Action ca-ili' Demain soir,'à 7 h.30, en l’église Saint-Ambroise, rue Beaubien est, près de Christophe-Colomb, commencera un triduum préparatoire à la fête de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus.II y aura sermon par M.l’abbé J.-Armand Sabourln, prières aux intentions recommandées, bénédiction des roses de sainte Thérèse, Salut du T.S.Sacrement et vénération de la relique de sainte Thérèse.Quand Esculape s'amuse Soirée récréative au profit de l’hôpital Ste-lustine Plusieurs centaines de personnes ont assisté hier soir à une soirée récréative donnée par les médecins de l’hôpital Ste-Justine dans la salle de ITmiuaculée-Conception, angle des rues Rachel et Bordeaux, pour aider à défrayer les dépenses de la “Journée du Dollar 1936” au profit de cette institution.Cette soirée, qui était sous la présidence du curé de ITminaculée-Concep-tion, comprenait une opérette bouffe: Le leçon de chant électro-magnétique et une comédie en trois actes par Daniel Auschitzky, L'oncle du Canada.Un programme musical bien équilibré au cours duquel s’est faufilée une déclamation désopilante, rendue avec un naturel remarquable par le Dr Lucien Coutu, a ajouté à l’agrément de cette soirée qui sera reprise au même endroit pour le grand public vendredi soir prochain.Le programme a débuté hier avec La leçon de chant électro-magnétique, bouffonnerie musicale dont les paroles sont d’Ernest Boùr- Eet et la musique de Jacques Offen-ach.Le Dr J.A.Martel dans le rôle de Toccato, ce professeur de chant italien impayable, s’est acquitté de son rôle aux applaudissements de l’assistance qui a encore beaucoup goûté l’inimitable Dr R.Larichelliere, lequel a délicieusement incarné le drolatique Jean Matois, ce paysan devenu grand chanteur presque malgré lui.Dans la comédie VOncle du Canada, le Dr R.Blain (Hector, l’avocat), le Dr G.Morin (de Bulmont, un client d’Hector), ïe Dr Lucien Couth (le domestique), le Dr Lari-chellière (l’oncle du Canada), et le Dr H.Trudel (Barton, le beau-père de M.de Bulmont), ont fait rigoler l’assistance qui n'a pas ménagé ses marques d’encouragement, particulièrement à l’endroit du Dr Coutu et du Dr Larichellière, aussi amusants sur la scène que dévoués auprès des petits malades qu’hospitalise à l’année Sainte-Justine.Ces acteurs s'étalent adjoint le concours aimable d’artistes qui ont exécuté le programme suivant: Cours mon aiguille dan's le laine, extrait des Noces de Jeannette (Victor Massé), Mme C.Favreau; Sérénade, de Don Juan (Tschai-kowsky).Dr J.O.Hamel; Adorable cantilène (Spencer), Mme Thérèse Berthelet-Martin; Sonate en ré (no 4 de Haendel), Dr et Mme Jean Saucier.Au cours de la seconde partie du programme Mme Thérèse Berthelet-Martin s’est fait entendre dans des chansonnettes françaises; le Dr et Mme J.O.Hamel dans une pièce de Mendelssohn (Au bord du lac) ; Mme C.Fa- est délicieux vreau dans Vouons, Manon, plus de chimères (Massenet); le Dr J.O.Hamel dans Les Marins d’islan1-de (Fourdrain), tandis que le Dr Léo Coulombe se tenait au piano d’accompagnement.Acteurs comme artistes, tout le monde a mis beaucoup de bonne volonté pour assurer le succès de cette soirée.Il n’y avait pas que de la bonne volonté, car il y avait de beaux talents.Nous invitons ceux qui veulent se récréer à assister à la deuxième de cette soirée récréative, vendredi soir prochain, à la salle de ITmmaculée-Conception.Qui donne aux pauvres.A, V.Témoignages sur “Osons!” M.Camille Bertrand, crltRjue littéraire au journal le Devoir, dit entre autres choses: “On nous envoie un exemplaire du 12ème mille, ce qui est un succès pour une étude de ce genre.La cause de ce succès, je l’ignore à coup sûr; mais il, est certain que la délicatesse et la mesure dans l’exposé de la thèse ne sont pas étrangères à la sympathie du public, qui pourtant fait tous les frais de l’enquête.” Un geste pris entre cent expliquera la diffusion rapide de cette saine doctrine de redressement économûiue.L’administrateur d’une importante industrie d’une petite ville de la province apprécie l’expose de cette doctrine de redressement économique en l’appuyant d’un geste pratique: "Votre livre “OSONS 1” arrive à son heure et si tous ceux qui ont quelque influence parmi nos compatriotes lisaient ce volume et se pénétraient de son bon esprit, nous aurions vite réalisé le problème de notre survivance économique.“Afin de vous aider à répandre votre volume en aussi grand nombre que possible, nous sommes très heureux de vous inclure notre chèque au montant de $25.pour 100 volumes “OSONS!” dont nous laissons la distribution gratuite à votre choix.En vous offrant cette contribution nous ne réclamons aucun mérite, car nous croyons sincèrement servir non seulement les intérêts supérieurs de la race, mais tout aussi bien notre intérêt particulier; aussi, notre seul regret c’est que nos moyens ne nous permettent pas de faire davantage pour le moment.” “OSONS!” par J.-H.Marcotte, — 3ème édition.En vente à la librairie du Devoir.Retour du sénateur Webster * Le Duchess of Richmond et le Montcalm, deux paquebots du Pacifique Canadien, sont attendus à Montréal cette semaine.Le Montcalm, venant de Southampton et’ de Cherbourg, sera ici jeudi tout probablement.Le Duchess of Richmond, venant de Liverpool, Belfast et Glasgow, arrivera samedi.Parmi les passagers du Duchess of Richmond, on remarque le sénateur Lorne-C.Webster, de Montréal, M.et Mme G.Lynch-Staunton, et Mme V.Lynch-Staunton, de Hamilton.Le comité des citoyens de St-Jacques L’élection des officiers du comité des citoyens de Saint-Jacques, tenue hier soir, a donné le résultat suivant: M.Wenceslas Tremblay, président; M.Willie Chartrand, 1er vice-président; M.J.-Aimé Tougas, 2e vice-président; M.Gérard Trudel, avocat, secrétaire; M.Hervé Gendreau, notaire, trésorier; directeurs, MM.Dominique Laroche, Eugène Brissette, Paul Sauro, P.Na-don, Honoré Mallette, S.Désautels, Charles Gendron, Ernest Archambault.M.Valmore Gonneville est sergent d’armes et M.René-T.Hébert conseiller juridique.Tous ont été élus par acclamation, sauf le secrétaire, Me Hébert, qui a été élu par la voix prépondérante du président d’élection, M.J.-E.Pigeon.—1 II ne se peut pas qu’un mot d’ordre n’ait point été donné, ça i ne un instant mes regards de l’af n est même plus du communisme, freux spectacle.La mitraillade sc thnlique une singulière note d’aclua- .tvAi ov lité.M.Bérubé, fervent recruteur, vait à genoux.Epouvanté, je détour- T't passer toute l’ardeur qu’on lui c’est de l’anachisme pur, me rê-pète-t-on.Des prêtres que nous avions connus, aucun n’est demeuré, tant la chasse à “l’homme noir" a été terrible.La plupart ont disparu, deux d’entre eux sont réfugiés à Lourdes, d’autres furent brûlés.Ces anarchistes sont des fauves en liberté, me dit-on de toutes parts.C’est ainsi que tel modeste châtelain encore en vie par miracle a reçu la visite de ces loups.L’entretien fut court, mais significatif: — Nous avons détruit le Bon Dieu, ce sera bientôt le tour du Diable, dit le chef, eu pointant un index menaçant.Après de telles mesures d’inti poursuit pendant cinp minutes environ.constamment ponctuée de cris de mort.J’entends à plusieurs reprises «les prisonniers hurler avec angoisse: “Perdonc! Por l’ntnor xle Dios!” Quand je reporte nies yeux sur le bassin, Ions les prisonniers sont morts mi blessés.Le sang gicle partout.T.a jeune fille en vert, qui n’est pas encore morte, pousse «Tes cris de douleur.Les miliciens et inili-ciennes regardent ce spectacle avec une parfaite indifférence.La mitraillade s’interrompt.T’entends crier par plusieurs miliciens: “CAMPSA!.CAMPSAL .’’ Aussitôt, un camion-citerne jaune et rouge s’approche «lu bassin.C’est un camion de pétrole, du monopole midation, quoi détonnant à ce qutsid’Etat Le- camion fait demi-tour jusque dans la montagne, des en- afin de présenter l’arrière face au fants de huit ou dix ans, gardiens de rares troupeaux, affichent leur indéfectible attachement au Front populaire?Mais, en dehors des quelques garnements des villages, d’où viennent ces troupes?demandai-je.bassin.Trois miliciens s’emparent du conduit de caoutchouc qui sert à vider le contenu de la citerne et lancent un jet de pétrole sur les morts et les blessés.De nouveau, une rafale de cris horribles s’élève au-dessus du tas des blessés.Un Du Sud, peut-être de Madrid.s’approche avec un hran- connait dans la proposition de sa | nouvelle méthode d’apostolat: âme- J ner les retraitants à faire chaque année leur retraite fermée.Il se | trouvait dans la salle quelqu’un j dont la présence ne put passer I inaperçue et qui fut Invité à pren- i dre la parole: Gaston Pilon dit d’une manière qui est bien à lui et ! qui impressionna profondément, sa j1 joie d’êlre catholique.Le R.P.Mar- ! cel répéta avec Insistance que les ; retraites fermées pouvaient prépa-1 rer nos catholiques à affronter le J péril qui monte.Les difficultés et les espérances de l’Action catholique en France furent nettement exposées par le R.P.Bernardin Collin, secrétaire du T.R.P.Othon Musso, qui avec sa bénédiction donna l’assurance de transmettre au Général ! Franciscain les impressions aussi ! bienfaisantes qu'enthousiastes de i ce ralliement.Enfin.M.le chanoine Bissonnette, récemment promu à la cure de Beauharnois.donna le mot d'ordre d’Action catholique et termina cette conférence de deux heures, qui parurent trop I courtes à tous, tant l’éloquence vi-1 vante des orateurs, l’élévation surnaturelle des sentiments et la force l>a peur qui plane sur la mon-Mon de paille enflammé.Je ne puis ! entraînante des convictions avaient im» vomHi» "'•'O- • >•'« plns supporter ce spectacle et Je littéralement pris tous les audi- t n lni an» ¦'» 11 •«.1 ^ ' & _._ tague, semble avoir tari toute vie, et c’est une chose terriblement émouvante.L’an dernier, à pareille époque.In vallée d’Ossone vallée française supportant une leurs.Parmi les personnes présentes, il j y avait M.l’abbé A.Hébert, curé ; au Sacré-Coeur de Valleyfield; M.m’éloigne à une centaine de mètres.Des flammes de cinq à six mètres de haut s’élèvent au-dessus du bassin.Des cris, des plaintes, une af- servitudp de pacage en faveur des | «reuse odeur parviennent encore le curé R.Pilon, de l’Ile Perrot: M.troupeaux espagnols était grouil-j |,,stTU/> moi.Couvert de sueur, sur le curé J.-M.-H.Phaneuf, de Vaillante de cheptel: bovins, mulets ou ’e tir"nl de m’évanouir, je m’éloi- dreuil; M.le curé A.Paiement, de moutons; mais aujourd’hui, nous P?0 enr”ro .nt aux lèvres: nip re lo nombre des ««ri- " “ ‘ ment — Et si Franco réussissait?— (je serait une chose terrible, me dit cet homme si aimable qui me guide dans mes recherches, callous les vauriens de la montagnç mettraient le pays à feu et à sang par mesure de représailles.Une plaie plus terrible que les plaies d’Egypte.En deçà des Pyrénées .Les populations sont atterrées sonniers rassemblés dans le sinistre bassin variant seul.U parait que plusieurs des jeunes S.Veilleux.P.Giroux, J.Laberge, de Montréal; les RR.PP.Ferdinand, Hermann, Adrien.O.F.M.; des Frè-! res de l'école de Verdun, du Patro- filles que j’avais aperçues dans le nage St-Vincent de Paul.groupe des prisonniers avaient été vio’écs plusieurs fols nu cours de la nuit.Ces divers prisonniers n’avaient été l’objet d’aucun Juge- (1) Depuis que ces lignes ont été r5r our clôre cette magnifique Pi journée, la bénédiction' du Chëf, qui, porté dans son ostensoir, reçut une escorte d’honneur des anciens retraitants, rangés six par six, chnn-Kant le Magnifient de la reconnais- érrites (2ô août), il parait que le ' sance en retour d’une si vivifiante' théâtre de ces massacres.riuotidiens I manifestation de foi.a été transporté au Parc de l'Ouest.p.ADRIEN, O.F.M.i ANNONCEURS! Regardez qui lit le DEVOIR Dans tous les endroits publics: tramways, bateaux, gares, trains, hôtels, etc*, etc* Vous verrez que, par sa mise et son maintien, le lecteur du “Devoir” est toujours de la meilleure classe* Kaimeriez'vous pas avoir sa clientèle ?LECTEURS! 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dans l'actif réalisable, il place les bons du trésor, les avances sur gage, les reports, les comptes courants (ordinairement), et les marchandises de grande vente; et dans l'actif immobilisé il classe les outres marchandises, le matériel, les immeubles, les participations, les cautionnements.Nous séparons en deux parties les effets, les titres, les marchandises, dit le conférencier, parce qu’il y a titre et titre.Par exemple, des titres qui ne sont pas cotés, qu’on arrive difficilement à réaliser, ne doivent pas être placés avec les disponibilités.Même chose pour le passif.M.Baudin y distingue le passif à vue, le passif à terme et le passif non exigible.Comment apprécier la liquidité en vue de l’application de la règle énoncée?En se basant sut* le fàcteur tèmps.La liquidité immédiate suppose que le passif exigible à vue est inférieur à l’actif disponible.Pour apprécier cela il faut décomposer le bilan.Ce n’est pas tout, avec cela vous n’aurez qu'un résultat en grande partie quantitatif; or la qualité importe aussi au suprême degré.Ainsi nous distinguerons la liquidité réelle de la liquidité formelle.Par exemple un certain chiffre de dépôts, cela ne suffit pas: il faut savoir quelle est la provenance des dépôts.De même l’assurance que les traites sont à 9l) jours ne suffit pas, il faut eonnaitre la qualité de ces traites.Ce n'est pas tout: il faudrait comparer les bilans successifs pour constater s’il y a amélioration générale.Epargne-réserve et épargne-placement Pour faire une classification des ùapqucs nous partirons de l’épargne, c’est-à-dire de la source des fonds.C’est le capitaliste qui oriente son épargne dans une direction déterminée.Il peut la dépenser immédiatement, ou la thésauriser; ou il peut procéder à une formation d’épargne-réserve ou à une formation d’épargne-place-ment.Ce sont les deux dernières formes seules qui nous intéressent Ici.- L'épargne-réserve c'est celle qu'on confie pour un temps assez bref à un établissement de crédit; l'épargne-placement est destinée a assurer un revenu.L’épargne-ré-,serve est confiée à des établissement'.qu’on appelle des banques de dépôts.Ces banques opèrent avec les fonds qui leur sont confiés, sur un marché toujours A court terme, c’est le marché moratoire.e( le prix sur ce marché s’appelle intérêt à court ternie ou es-• compte.Au contraire, l’épargne-place-rnent est un capital destiné à rapporter un revenu.Ce capital à Joug terme alimente les banques d'affaires; il sera utilisé sur ie marché qu’on appelle financier, soit en banque, soit en bourse, et le prix sur ce marché s’appelle l’intérêt.Classification des banques Les banques de dépôt sont des institutions quelquefois un peu tapageuses, qui cherchent à attirer le client, qui offrent leurs coffres-forts.leurs services de toutes sortes.Les banques d'affaires, moins connues, font moins de bruit et tra vaillent ayec leurs capitaux; elles s’étendent en ramifications profondes grâce à un réseau de filiales.il y a une autre catégorie de banques, les banques d émission ou banques centrales; elles ne peu-veni pas être rangées à côté des autres etablissements de crédit B.srre que la banque d’émission c’est le berger protecteur de tout le troupeau, c’est la banque des banques, celle qui doit s’efforcer de donner à un établissement toutes les facilités possibles en cas de.détresse.Mais c’est aussi un organisme supérieur qui doit maintenir une certaine autorité sur les autres établissements de crédit.C’est une mère bienveillante, mais qui doit conserver son autorité.D’autre part ces institutions centrales ont charge de la monnaie.Dans le domaine international l’institution centrale doit protéger son encaisse quand c’esi nécessaire, en maniant le taux de l’escompte, etc La mission de l’institution centrale est difficile et délicate.It ne suffit pas toujours de manoeuvrer le taux de l’escompte.Supposons que les sorties d’or deviennent inquiétantes, et qu’en même temps il y ait une poussée de spéculation.Si la banque centrale augmente l’escompte elle corrigera la sortie de l’or; mais en même temps en attirant des capitaux étrangers pour protéger son encaisse, elle contribuera à augmenter la spéculation.L'acceptation de banque M.Baudin aborde ensuite l’évolution des instruments de crédit.Il mentionne le chèque et la lettre de change, mais comme ces instruments sont fort connus, il n’en dit rien et poursuit.L’évolution la plus importante à enregistrer c’est le développement du crédit d’acceptation.Comme le développement de la monnaie scripturale, le crédit d’acceptation est un indice de la tendance générale des économies à -se dématérialiser, à se purifier.L’acceptation de banque c’est une sorte de crédit pur.Voici en quoi elle consiste.Ln industriel a besoin de 100,000 francs.Le banquier lui dit : je n ai pas de disponibilité, et je ne veux pas vous ouvrir un crédit à découvert, je ne peux pas vous aider sous cette forme.Mais je peux vous aider d’une autre manière.Vous allez tirer sur moi une traite de 100,000 francs, je l’accepterai, je négocierai cette traite sur le marché et par conséquent vous aurez votre argent; vous me couvrirez avant l’échéance pour me permettre de faire honneur à ma signature.Ceci suppose que Je banquier a ,pleine confiance dans I’indaistriel, car il est entièrement responsable.Mais en procédant de la sorte, il ne décaissrea rien du tout, aucune monnaie matérielle ni scripturale.Il aura prêté sa signature, son standing, son honorabilité, et surtout la connaissance qu’on a de lui sur la place où il opère.Cette opération, qui ne coûte rien au banquier, constitue une tentation pour le chef d'établissement de crédit, lorsque lès affaires vont bien, qu’il èst optimiste.Acceptation de commerce et acceptation de crédit Ces formes de crédit, comme la monnaie scripturale et l’acceptation, qui tendent à dématérialiser, à purifier l’économie, contribuent à rendre celte économie encore plus fragile; il faut être d’autant plus sage et prudent quand on a affaire à elles.Ive risque n’est pas toujours le même.Il y a le papier commercial et le papier de crédit, l’acceptation de commerce et l’acceptation de crédit.Le papier de commerce s’applique à des mouvements internationaux de marchandises et repose sur des opérations réelles : c’est une opération purement commerciale.Mais quand l’opération n’est pas garantie par les marchandises, ii s’agit d’une opération de crédit.M.Baudin donne comme exemple l’acceptation d’avance sur une émission future.Ainsi un pays veut émettre un emprunt, mais les conditions du marché ne sont pas favorables.Alors il demandera à une grande banque son acceptation pour le montant de l’emprunt qu’il veut faire.La banque, qui acceptera les traites, les négociera et le ¦pays aura son argent.Ces traites sont pour 90 jours.Si, à l’échéance, les conditions du marché ne permettent pas encore de faire l’émission, on recommencera l’opération; le pays tirera de nouvelles traites que la baraque acceptera et négociera, et avec le produit desquelles elle paiera les premières.Le procédé peut se continuer indéfiniment en théorie.Mais il est onéreux, car l’emprunteur paie non s mie ment l’escompte, mais aussi une commission à la banque, qui prête sa signature.Enfin, à un moment donné, le marché est favorable.le pays lance son emprunt et fait face aux traites à l’échéance.C’est un cas de papier de crédit pur.La tentation est très grande.Il y e des Etats qui n’y ont pas résisté.L’Allemagne a fait un usage immodéré de l'acceptation de banque à certaines époques.La Banque de France de par ses statuts ne pouvait autrefois accepter que du papier commercial et non du papier de crédit.Puis au début du XXc siècle elle a admis à l'escompte le papier de crédit, toujours revêtu de trois signatures, mais elle a continué d’agir avec beaucoup de prudence.Pendant la guerre cette prudence s’est un peu relâchée et il en est résulté des abus, notamment dans le ras des fabriques d’armement; mais c’était une époque de guerre.En 1926.après le rétablissement du crédit de la France par Poincaré, la Banque de France a décidé de ne pas accepter de papier de crédit, mais elle fait parfois des exceptione, en examinant soigneusement chaque cas.En France ces opérations se fonf sur le marché “hors banque”.Les acceptations signées par des maisons très solides sont appelées le beau papier et jouissent d’un escompte très réduit.Voilà pour les tendances à l’évolution des instruments de crédit.Quelles sont celles que nous observons dans le système bancaire lui-même; il y en a ; deux: la spécialisation et la centra-! lisation ou concentration.Spéculation La spécialisation est conforme à ! la règle de liquidité; on a les ban-! ques de dépôts d’une part et de 1 l’autre les banques d’affaires.En Angleterre on a traditionnel-! lemenl respecté la spécialisation j des banques de dépôt et des ban-! ques d’affaires.Cependant depuis !la guerre on note une tendance à se départir de la rigidité qui avait été la règle, notamment par la pratique du revolving credit: crédit à court terme renouvelable.Des économistes ont cru découvrir là un heureux procédé permettant de faire la synthèse entre le court terme et le long terme, par ces avances de trois mois renouvelables automatiquement.Ce qui arrive, c’est qu’il ne se produit pas de synthèse, mais une opposition entre Je point de vue du banquier et celui du client.Le client se dit que son avance va être renouvelée à l’échéance et qu’il dispose d’un long terme et peut immobiliser ses fonds.Le banquier se dit que son avance n’est consentie que pour trois mois.Le résultat, c’est que le premier ëbftéldère l’avance comme à long terme, et que le second la traite comme si elle était à court terme, et le principe de liquidité se trouve violé sans qu’on s'en aperçoive.C’est un procédé particulièrement dangereux au moment d’une crise, car alors si le banquier veut contracter son crédit le client ne pourra pas rencontrer l’échéance puisque les fonds sont immobilisés.Comme M.Baudin consacrera toute la prochaine leçon à l’Allemagne, il n’en a pas beaucoup parlé hier; il s’est borné à dire que ce pays n’a pas cru à la spécialisation bancaire, ni à la règle de liquidité, mais qu’aujourd’hui, il cherche à appliquer les principes orthodoxes.En France En France, c’est une situation intermédiaire.Les banquiers, au siècle dernier, n’ont pas toujours été très prudents, mais deux faillites retentissantes les ont assagis.Depuis, les principes ont été respectés dans les grandes lignes, mais non d’une manière absolue.La distinction entre les banques de dépôt et d’affaires n’est pas rigide; il y a des banques mixtes.Aux Etats-Unis On constate aux Etats-Unis un mouvement en faveur de la spécialisation.Autrefois la caractéristique du système bancaire américain c’était la dissémination, et le résultat c’était que certaines d’entre elles avaient tendance à cumuler les divers genres d’opérations.En 1933 on a adopté une législation qui proclamait le principe de la séparation des pouvoirs en matière bancaire et l’appliquait de la manière la plus énergique.Ce pays est passé d’un extrême à l’autre.En Belgique on a adopté en 1934 et 1935 des lois analogues, mais plus nuancées.rangement, c’est-à-dire que plusieurs banques s’entendent pour opérer sous une direction commune en gardant une certaine autonomie.Ce système qui a été employé notamment en Allemagne est très délicat.En Espagne le système bancaire te) qu’organisé à la fin de la royauté comportait trois grandes zones, le nord, le centre et la Cata- : logne, et dans chaque zone un comité de banquiers avait un pouvoir de contrôle et de direction i sur l’ensemble des banques de la zone.Mais l’Etat se réservait un droit de regard, et un commissaire du gouvernement était à la tète des trois groupes.Dans les banques d’émission La centralisation est encore plus fçappaute dans les banques d’émission que dans les banques de dépôt.Dans certains pays cette centralisation s’est heurtée à des sentiments.Par exemple aux Etats-Unis Jes banques ont gardé longtemps un caractère provincial, régional; une institution puissante était regardée comme un organisme antidémocratique.La création du système de réserve fédérale en 1913 a commencé d’unifier le système bancaire américain, et encore les deux tiers des banques y échappaient.Ln 1923, malgré la rigidité de’ la réforme on a dû respecter ce sentiment et laisser un rôic important aux Etats dans le régime bancaire.Le gouvernement actuel s’est efforcé d’élargir les pouvoirs du conseil d’administration de chaque banque fédérale et ceux du Federal Reserve Board.Parmi les Etats qui récemment ont cru devoir se donner une banque centrale, M.Baudin cite le Canada, l’Inde, la Nouvelle-Zélande, et l’Argentine.Il dit quelques mois de ce dernier cas, explique le système qui fonctionnait auparavant et le nouveau.Lorsqu’il s’est agi de créer une banque centrale en Argentine, le gouvernement de ce pays a demandé l’avis de M.Baudin et celui-ci a répondu que dans les circonstances ce n’était pas nécessaire.Mais, dit-il, il y a un tel courant dans le monde en faveur des institutions centrales qu’on en a créé une là aussi.Les banques centrales deviennent de grandes puissances économiques, et on comprend que les Etats soient incités à les soumettre à leur emprise et veuillent les dominer.Là est le problème et le danger.On comprend aussi pourquoi par une réaction violente contre ce mouvement il y a aujourd’hui un certain nombre d’économistes des plus notables qui attaquent le mongole d’émission, poussent la théorie individualiste à l’extrême et énoncent une véritable théorie anarchiste des banques; théorie qui n’a aucune influence pratique dans les faits; mais on voit combien il faut toujours être prudent dans cc domaine.Ce sont les excès çommis ou qui ris-quenl d'être commis qui ont amené les théories des adversaires des banques d’émission.Une fois de plus, conclut M.Baudin.je terminerai par un appel à la sagesse et à la moralité.P.S.Le choix de M.Terrault Fait» divara Camion et auto démolis par un train La puissant* locomotive d’un des nouveaux convois semi-aérodynamiques du C.P.R.éventre deux .véhicules-moteurs, à un passage à niveau, à l’ouest de Yamachiche, hier soir — Aucun blessé Philippe itouibienàtf.r ACCESSOIRES ELECTRIQUES en gros , S***, ave, du Parc MONTREAL CR.mi* Centralisation ou concentration La seconde tendance du système bancaire, la centralisation ou concentration, est un mouvement particulier d’un mouvement économique bien connu; c’est une tendance d’ordre technigue et non d’ordre juridique, qui n’intéresse pas la propriété des capitaux.Karl Mark a commis ici encore une erreur grossière; il a regardé la société anonyme comme un organe de concentration des capitaux, des richesses.Concentration techni-qui, évidemment, mais non concentration juridique.Au contraire, les capitaux s’en trouvent fractionnés en paris minimes.Les avantages de la concentration vous Jes connaissez, ce sont les mêmes qu’en matière industrielle et commerciale.Nous trouvons aussi les mêmes limites, imposées par la difficulté de la direction, quand un organisme devient trop complexe.Pour les banques c’est la meme chose, il y a un certain point à atteindre au delà duquel on n’arrive plus à eimpê-0 p.c.et le gouvernement 20 p.c.Mais dans tous les cas où la compagnie et le gouvernement (but in any case where the Company and the Governement agree that.) conviennent qu’un prêt de 80 p.c.n’est pas justifié, le prêt peut être réduit à 75 p.c.ou à 70 p.c.Dans le cas d’un prêt à 75 p.c., la compagnie avance 55 p.c.et le gouvernement 20 p.c.; dans le cas d’un prêt de 70 p.c., la compagnie avance 50 p.c.et le gouvernement 20 p.c.Na- turellement, dans chaque cas il sera nécessaire, pour l’emprunteur, de démontrer, à la satisfaction de la Compagnie, qu’il dispose du capital nécessaire pour couvrir sa part de l'entreprise.DANS LA PHOVIN'-! CE DE QUEBEC NOUS LIMITONS J LES PRETS A 70%’’.Il ressort du contexte de cet article que si on ne prête que 70% de la valeur d'emprunt telle que , définie par la Joi, lorsqu'il s'agit d’une construction dans la province de Québec, la chose se fait du consentement du gouvernement fédéral.Et si le gouvernement fédéral accepte cette proportion dans le cas de la Canada Life Assurance, ne peut-on cm conclure que Je même ostracisme se pratique lorsqu’il s’agit des prêts accordés par d’autres compagnies?Car ou on a des raisons sérieuses d’agir ainsi ou on n’en a pas.Si l’on en a, ü n’y a aucune justification pour que les autres compagnies avancent une plus gra'nde proportion dans notre province que le fait la Canada Life.Si l’on n’en a pas, on comprend difficilement «que le gouvernement fédéral se soit prêté a une machination tendant visiblement à restreindre les fonds qui seront dirigés vers la province de Québec au seui'bénéfice des autres provinces.Le gouvernement fédéral donnera-t-il une explication immédiatement à toute cette affaire?Ce n’est pas lorsque tout le crédit, voté à la dernière session pour que .çette loi puisse être mise en operation, sera épuisé qu’il conviendra de nous donner quelques explications boiteuses.BOURSE ET CURB Montréal (P.C.) —— Ln bon mouvement d’achat a caractérisé le marché ce matin et il y eut plusieurs ^alns d’environ 1 point.Les papiers et les utilités étaient particulièrement en vedette.Les ferroviaires ont fléchi.St.Lawrence Corp.priv.et St.Lawrence Paper prlv.ont établi de nouveaux sommets depuis plus d’un an à 15 1-2 et à 46 1-2 respectivement.Howard Smith toutefois a reculé de 2 points tandis que Dryden et Bathurst se sont amélio-réa.Gypsum Lime, en bonne dem ande, a avancé d’un point à 10 7-8,un nouveau sommet.Brazilian a été et a avancé d’un point a 14 3-8.Les autre sutilités se sont a méliorées.Sur le Curb, Cons.Paper a es t mis en vedette avec un gain d’un point à 6 1-2, un sommet pour plusieurs années.Il a ensuite fléchi à 6 sous les prises, de bénéfices.Les autres papiers ont été fermes à l’exception de Price Bros qui a fléchi.McLaren Power and Paper a avancé d’un point à 17 1-2, nouveau sommet, de même qu’Asbestos à 70.Les pétroles sont fermes.Dans la section des mines, O’Brien s’est mis en vedette avec un gain de 55 sous à 6.10.Montague a avancé de 13 sous.Thompson Cadillac de 5 tandis que Falconbrid ge a fléchi de 15 sous.BOURSE Les nouvelles en raccourci Cours de l’or Londres, 29 (P.A.) — Le cours de l’or a fléchi de 2d.à 14üs.7d.Cours de l’argent Londres.29 (PA.) — Le cours de l’argent a fléchi dp l-« à 19 15-K.d.Montreal (P.C.) — Le marché de l'argent est un peu indécis ce matin.Les options de sept, et de mars donnent lieu à des transactions à 44.56 et à 45.27 respectivement tandis qu’on offre 44.55 pour l’option de décembre.Cours du tuer* New-York, 29 (P.A.) — Le marché du sucre est ferme.Options: nov.offre, 2.49; jan.2.47; mars, offre, 2.43; mai, offre.2.43; juil.offre, 2.45; sept, offre, 2.46.Pacifique Canadien Les profits nets du Pacifique Canadien ont augmenté de $126,144 durant le mois d’août, soit à $634,-484 contre 8508,341) durant le même mois l'an dernier.Les profits nets durant les huit premiers mois de cette année se sont élevés à $8,404,584 en regard de $8,098,540 durant la même période l’an dernier, soit une augmentation de $308,044.Santos; déc.8.89; mars, offre, 8.-75; mai 8.76-77; juil.offre, 8.74; sept.8.78.Marché du bétail (P.C.) — Les animaux mis en vente à Montréal ce matin se cèpe'•tissaient comme suit: 61 bêtes à cornes, 365 veaux, 1168 porcs, 655 agneaux et moutons.Les bouvillons restent aux niveaux d’hier.Les veaux de bonne qualité sont à $8, qualité moyenne de $6 à $7, commune de $4 à $4.25; veaux à l’herbe de $3.25 à $4.Agneaux $7.25; autres de 85.25 à Moutons de $2 à $4.Les pores restent au même riiveau mais avec tendance à avancer légèrement., National Steel Car National Steel Car, dans son rapport pour l’exercice terminé le 30 juin, indique des bénéfices d’opération au montant de $426,549.Les recettes nettes ont été de $438-, 322.Après soustraction des charges, il est resté un bénéfice net de $11,835.comparativement à un déficit de $253,294.il y a un an.La question du franc Paris, 29.(P.A.) — La bourse et le marché des changes sont restés fermés aujourd’hui.Washington, 29.(P.A.) — Le secrétaire du Trésor, M.Morgenthau, a déclaré aujourd’hui que l’entente intervenue entre la Grande-Bretagne, la France et les Etats-Unis vise à maintenir la stabilité du marché des changes mais qu’on n’a déterminé aucune proportion fixe quant à la valeur des devises de ces trois pays.Dividendes payés La maison A.E.Pierce estime à 14 1-2 millions de dollars le montant versé en dividendes .par les compagnies canadiennes en sep-tembre.(“est une augmentation d'environ 24 pour cent sur le mois correspondant de 1935 et une de 29 pour cent sur sept.1934.Le blé Winnipeg, 29 (P.C.)—Les cours se sont améliorés sur le marché du blé ce matin, comme ce fut aussi le cas sur les autres grands marchés internationaux.A midi les cours s’étaient avancés de 7-8 à 1 1-2 sou le boisseau et l’option d’oct.cotait 1.08 1-2, celle de déc.1.06 3-4 el relie de mai 1.08 3-8.On estime les ventes pour exportation à 1 million de boisseaux depuis hier.rtté *'éu.bll«e entre les membres de TA»-soclatlon et remercia chaleureusement la cité de Saint-Jean et aa Chambre de commerce pour un bel accueil fait à ses délégués.Le ministre du Commerce.M.Bilodeau, conférencier d'honneur, rappelle aux délégués que leur fédération reste le corps le mieux préparé pour aider par ses suggestions, le ministère du Commerce et de l'Industrie, parce que.dtt-11, les revendications que vous ferez seront guidées par rintérét général et non l'intérêt particulier.Le conférencier repasse ensuite les divers sujets étudiés par les congressistes au cours de la Journée: le tourisme, la petite industrie, les petits marchands, le département de l’Industrie et du Commerce.S'attardant davantage à ce dernier sujet.M Bilodeau assure les délégués que son ministère mettra à leur disposition, une série d'office» dont Us sauront, et pourront tirer profit.Puis.U termine en demandant aux Chambrée de commerce de lui ménager leur collaboration, assurées qu’elles seront de l'entier dévouement de son ministère.M.Alphonse Mllet remercie le conférencier en l'assurant que cette fédération est anxieuse d'aider les gouvernants pour le plus grand bien de la province.Les obligations COURS EN FERMETURE HIER Dominion du Canada: Offre Dem.Juin 1er 1943 103 V4 Hs 104>,4 ÔCt.15 1939 .103>,4 104'i 3% Juin 1er, 1930-55 .100 101 OCt.15 1944-49 105)4 106*4 4% OCt.15.1943-45 .110 LU 4% oot 15 1939 .107*4 108*4 5% mars 1er 1937 .10114 103*4 (Ctmpilaéion dt la mafooit L.-C BEAUBIEN & CIE 84 ouott, Notre-Dame, Montréal) Ventes Valeurs Ouv.Haut Ba» 11.00 625 Bathurst ‘A" 15 15*4 12 Bell Telephone 15044 150H 2860 Brazilian 14*4 50 B.C.Power 'A' 58 Can.North.P.90 Can.Celanese 25 C.Cement 30 C.C.Si Fd.pr.250 C.Ind.Al.’A* 200 C.Pac.Ry 20 C.Smelters 10 C.Hy.El.pr.70 D.Bridge 80 D.Coal pr.50 D.Textile 70 Dryden .5 Found.Co.90 H.Smith 50 Holl.C Gold 1205 Int.Nickel 335 L.of the Wds.20 Mass.-Harrls 15 McColl Front.575 Mt.Pow.90 Mt Pow.Deb.110 Niagara Wire .205 Nat.Brew.35 Nat.Steel Car 66 Noranda 63?* 780 Pow.Corp.15*jJ 20 Penmans Ltd ~ 15 Queb.Pow.10 Reg.Knltt.c.1055 8t.Law.Corp.1735 St.La.C.pr.530 8t.Law.P.pr 613 Shaw.W.ét P.5 Winn.Elect.CURB 24'-', 33*4 32 41*4 41% 41% 41% (Compilation de la malien L.-J.FORGET & CIE „ *7!, St-Fra-Xavier, Montréal) Vente* 550 Asbestos 89 70 4650*Abitibi 2 *,i 2 XL 25 Br Am.OU “ 23 % 35 S % r- 90 Ouv.Midi 39 70 3% 5•Can.Malt.HOlS'Cons.Pap.50 D.8t.Ltd.400 D.T.* Ch.400 Home OH 900 Imperial OU 21 % 30 Int.Petrole.33 Xi 430*Prtee Bros.10 U MINES: 1200 Beaufor 55 2900 Cart.Mal 25 500*Cent.Patrl.4 200 Cons.Ohlb.160 1000*Du parquet 5 % 500 East Malar.77 200* Eldorado 1 35 900 Falco.Nlck.9 75 900 Francoeur 1 20 700 Greene Sta.58 900 J.M.Cons.55 400 Lam.Cont.19 1100 Lee Gold 7 *4 1500*Moff.Hall 10 9% »% a 21 % 35 10 M 34 85 INDUSTRIELLES MINES OBLIGATIONS GARNEAU & OSTIGUy Agent* de change Membre* MONTREAL STOCK EXCHANGE MONTREAL CURB MARKET 46 rue Elgin OTTAWA Queeu 1009* Edifice Aldred, Place d’Aimé* MONTREAL PLatean 2751* Relié* par fil* privé* à NEW-TORK.TORONTO et VANCOUVER XK 87 39% J 13X4 14X4 37X4 24Xj 980 M 79 9 75 1 17 58 54 19 7 9X4 Sears Roebuck .87 Simmons Bed .39: Standard* Brand .15V4 Standa-d OU of New Jersey .61*4 Socony Vacuum OU .13X4 Studebaker .*.14V, Texas Corp.37% United Aircraft .25 United Gas Improvement .1514 1514 U.8.Rubber .33X« 33*4 U.8.Indùat.Alcohol .345i 34*4 U.8.Steel .'.70X4 70*4 Vanadium .».24*4 23*4 Western Union .87 87 Westinghouse .14114 14114 Woolworth .53X4 5314 Mines non inscrites Conn fourni* par GARNEAU A OSTIGUT, Place d'Arm es, Montréal.* Offre Dem Albany River .70 72 Algold — 40 Amos Cadillac .17 18 Bankfleld .71 75 Big Master .— 30 Bouaq.Gold .9 10 Brae Breest .23 25 Brown Bousq.— 12 Cap.Rouyn nouveau .12 15 Candalaca .20 23 Can.Pandora .— 9 Casey Con.3 4 Ohlbmac .14 ig Cripple Creek .— 55 Coin Lake .29 31 Darwin _ 44 ' 48 12 5» 19 14 700 Montague 1 0© 1 08 9000 O'Brien 540 ses 540 565 500 Perron 1 68 300 Read Auth 385 500 Shawkey 93 93 Xk «3 93 Xk 200 Slscoe 450 445 4300 Sied.Mais.1 10 1 12 108 112 am 1700*8tedacona 3100 Sullivan 5500 Thom.Cad.200 Ventures 89 2 01 91 233 «7 205 92 95X4 2 01 90 99 2 05 91 .29 ., .44 Ember 'Gold .11 Franklin Garnet Li.Gateway Pat.GUbec .Golden Gate Gordon Lebel Goldslde .Horse Shoe Hudson Pat.Hutchison L.STURGEON GOLDFIELDS Limited • Acheté • Vendu •.Coté Ç!) Jk/ â&Ua/bdt v VmUmr* J* placement n8, ouest, rue St-Jacqu«* T«l.FL 25JI MONTREAL Bourse des mines Cour* fournis au ¦"oevotr” pur Burke, Dansereau A Cu.Johnson Nlp.Kaw Crow .King Kirkland LakehUl .3 Canada BANQUE 58 • Titre hon-ltst*.Les rendements ACTIONS ORDINARm- B.A.OU 80 23 B.O.Power "A” .1 60 32% Bell Telephone 800 150% Build Prod.165 48 Can.Malting .3 50 344* Can.North.Pow.1.20 26% Can.Bronze .2.50 40 Can.Celanese ._ 1 60 27% Can.Converters ®.2 00 22 Can.Cottons .4.00 52 Can.Foretg(n Inv.1.60 28 C.I.L 5.00 221 46% Dom.Bridge .1.20 Dom.Glass 5.00 110 Dom.Textile .5 00 70 Electrolux 1.60 22 Imperial OH 175 21X'* Imp.Tobacco .52% 13% Int.Nickel * 1,40 61 Int.Pete .McColl Frontenac 4.00 .80 35X4 14% Mont Tram.900 93 Montreal Power 1.50 33X4 Nat.Breweries 2.00 41X4 Ogllvle 800 225 Ottawa Traction .2.00 20 Ottawa Power 600 100 Quebec Power .1.00 20 Page Hersey 3.00 92*4 Penmans , .3.00 57 So.Can.Power .30 n% 21X4 Shawlnlgan 60 Steel of Canada .3.77 68% Walk Good.2 00 39 ACTIONS DE BANQUE* Montréal .8.00 Nouvelle-Ecosse 12.00 Commerce .8.00 Royale 8.00 Canadienne Nationale 8.00 ACTIONS DE MINES: Pdx Read 3.48 4.02 3 98 2 92 3.76 4.57 3 73 5 79 9 09 7 99 3.71 2.25 2 39 4 55 7.14 7.28 588 3.78 2 30 7.12 5.57 9 68 4.48 4.82 3.56 10.00 8.00 5 00 3 24 3.29 6.81 277 2 96 5.13 4X4% sept.1er.1940 .no 111 46.oct.13.1947-02 .M* no 4%% oot.15 1944 .113 114 4%?o rev.1er, 1946 113 114 4X4% nov.1er 1946-56 .112 113 Congrès des Chambres de commerce La pro-7r L'acier New-York.29 (P.A.) duclion de l’aeier, d'après l7ron Institute s’établit à un nouveau sommet è 75.4 p.c, du rendement possible, soit un gain d’un point sur la semaine dernière.11 y a un an file éta't k 50.8 p.c.du rendement possible.ours du cefé Le mar- New-York, 29 (P.A.) lé du café est ferme.Rio: déc.non roté; mars 5.68; ai 5.76.iuil.5.82; sept, offre, 6.- Salnt-JMn, 29 D.N.C.— Prés de 200 congressistes ont assisté hier soir, au banquet qui a terminé le congrès des Chambre* de commerce de la province de Québec, tenu é Saint-Jean, Immédiatement après que les Chambrée de commerce.cadettes, eurent terminé le programme de leur première convention Au cours du congrès, on a décidé de tenir déformai» deux réunions du genre chaque, la prochaine convention aura lieu a Montréal, où la Chambré de commerce de la Métropole fêtera, en 1937 le cinquantième anniversaire de sa fondation.Le» officiers pour l'année nouvelle fu- ÏHiî î?*uVt« éh,*: c« "°*'t président.Al-rred Ma rot* ; vice-président.Alphonse Ml- Tv^.doÆntrfa1' ^ Wm Lamb too, dee w^UrRr secrétaire-trésorier., M.T(llirc4e"r* représentant le» ÎP* J‘E' Bergeron.O.-P.Simon.^•et i»o?4L?*r?nVvB^lL0'y' Alaln- s*-**»-^^'L-O^oter, Leopérance, pmiiM Paré.Cyr.Duttault.St-On** avi®*vir légal, Maurice Tnid#e.ti' vérificateur, Wilfrid Boulai» Trudeau.Le Jem à Vhôtei du Cana- mm *ifîL.Uî’Jr 0 honneur, on remarquait MM.Alfred MaroU.préstdent-êlu, J Bilodeau ministre du Commerce et d» i'»n.dustrle: L.-O.Régnier, président de la Chambre de commerce d* Saint-Jean J-F.Mayrand.maire de la cité de Saint.Jean: C.-K.Gravel.Pau] Beaulieu.CA et lea dlrecteura-élua au cour» des élection, qui venaient d'avoir lieu C'e*t M Alfred Marol*.le président h.l'Association, qui ouvrit la afru d*.d£î cours en présentant les divers orateur» Après que M.Cyr.de Saint-Jéréme, ,p> Sréeenté la santé d» la provlnc*.M c -E iravel.ancien vice-préelrtent dm Chambre» de commerce du Can«da, la santé d» la Fédération dm Chambre» de commerce de la province, et M Régnier, président de la Chambre de commerce d* Saint-Jean.la santé de la prease.M Marol» résuma en quelque sorte le» activité» d» i» Journée.Insistant auprès des membrwi bout qu'un* complète mais utils sollda- 4*4% 1er nov.1947-57 .112% 113X4 I*,-,*/, 1er nov.1948-58 .112*4 113% 414% 1er nov.1949-6» .113 114 5% nov.1er.1941 .114% 115*4 5% nov .15 1938 .100>'4 101 5% oct.13.19*3 .115*4 11«% 3*«% 1er Juin 1998-98 .101 102 Avec garantie de l’Ktati C NR.2% 1938 .101 102 C N R.3% 19*4 .104*4 105% CNR.3% 1943-30 .99% Ioo»4 C N.R.4%% 1951 .114% 115% C.N.R.4%% 1959 .115’,4 116*4 C N.R.4X4% 1957 .114 115 CNR 4*4% 1955 .118 119 CNR.5% 1954 , .118** 120*4 CNR 5% 1949-60 119% 121 Port de Montré»] 5% 1949-59 .119% 121 Provinces: Alberta 4% 1954 54 30 C.Britannique 4%% 1953 .93*4 95X4 Manitoba 4%% 1956 95 97 N Brunswick 4%% 1981 .109% 111X4 Ontario 4X4% 1949 .112 11* Québec 4%% 1963 .114X4 116X4 I P.E.6% '9*7 .118 Sask.4% 195* .8» 73 Municipalités: ,, Montréal 4% 19*5 .99% 101 Montréal 4*%% 1971 .100X4 102 Québec 4!,% 1950 .103 105 Toronto 4X4% 1945 .110% 112% Trois-Rivières 4X4% 1956 102X4 HH % C der Ac Montretl 4% 193’t i00*,w 102 Com.Métrop 4X4% 1082 .100 102 Do 4% 1947 .99% 101 Cire de Transport: C.F.R.3%% 1951 .95X4 97 O-P R.4% 1949 .107 103 CJP.R.3% 1942 .100 111 C.PR.4X4% 1944 .101X4 103 C.P.R.Deb».4% peig).(Ml* 96t* C.P.R.4%% 1946 .102 104 C.P.R.4X4% 1960 .104% 106 Can.Steamship 6% 1941 57 59 O n.Steamship 5% 1943 .103%' .Utilités: Beauharncris »% 1973 .Bell Te).3% 1955 .Can Nor.Pow.5% 1933 .Gatineau Pow.5*'*% 1956 ,, Gatineau Power 81 o 1941 Man.Power 5%% 1951 Mont.Coke Mfg 4% 194 7 .Mont.Is.P.SL.c; 1957 Mont.L.H At P.3%% 1936 Mont.Tram.5% 1941 Mont.Tram.3% 1955 Power Corp.4%% 1959 Quebec Power 5% 1963 Shaw.P At p 4%% 1970 South Can.P.3% 1955 Un Sec.3!»% 1932 .Winnipeg Elec.6% 1954 .Industriels: Abltlbl 3% 1953 .B A.Oil 4ÇJ.1945 .Can, Canner» 604 1951 Can Cement 5Xi% 1947 Can.P and P.Inv.5';, 1933 Can.Int.Pap.6% 1949 .Can.Vickers 6% 1947 .Can.Bread 6% 1941 Cons.Paper 5% 1940 .Dom.Canue-s 5% 1940 D0A1.Coal 5% 1955 Dome Mines Falconbrldge Holllnger Int.Mining Lake Shore McIntyre Noranda Pioneer Slscoe Teck Hughes Wr.Harg.200 .30 65 .60 4.00 2.00 2.50 .80 .20 .40 40 Dome.Steel and C.8X4% 1955 Dom Textile 4X4% 1935 .Dryden 6% 1949 East Dairies 6% 1949 Fraser 6% 1950 .Gen Steel Wares.8% 1932 .Great Lakse 3% 1950 lec Saint-Jean 6%% 1947 Massey Harris 3% 1857 McColl Frontenac 6% 1949 I m™.* °at P «% 1943 .Mont Cotton* 6% 1943 Price Brc.6% 1947 5%% 1948 PMXfl-J»X4% 1948 .bteel of can 8% 1940 «au Biscuit 6*4% im« Propriétés immnbtlitros: Ousén's Hotel «% 1947 Windsor Hotel AVvlosi Windsor Hotel wTitW .' «5% US'* 105X4 IOO 97X4 87 103 104% 103*,* 102*4 85% 99X4 105 104X4 r- 88% 81 104 100 101 69 94% 97 110 59% 113 100 66 107% 98 78X4 103X4 105 54 113 89 107 44 102 124% 194 105 113 10J 47X4 117 107% 102 99% 39 106% 103 104 87X4 101% 107 106% 101% 8" 90X4 83 106 103 103 96% 99 58% 103 69 101 80 105X4 107 56 113 02 109 lit ACTIONS PRIVILEGIEES: Anglo Tel.13.50 Can.North Pow.7.00 Can.Bronze .5.00 Can.Celaness .7.00 Can.Cotton .6.00 Can.Fair.Mores .6.00 Can.Foreign Iny.8.00 Dom.Coal .1.50 Dom.Glass ., 7 00 Dom.Textile .7.00 Goodyear .a.50 Jamaice P.Servie* .7.00 Mont.Cottons 7 00 Nat Breweries .1.75 Ogllvle .7,00 Penmans 6 00 Power dorp .ff.00 Saguenay River .3.50 So Can.Power 6 00 Steel of Canada .1.73 Walk Good.1.00 200 281 1.58 178 140 58 0.80 14% 11X4 56 40 63X4 735 4.53 5.90 7.90 53 111X4 108X4 130 101 100 107 17 150 147 34*4 127 96 43 165 125 102 101*4 102 61 18% 4.00 4 27 3.06 440 5,71 3.57 3.06 4.52 3.33 7.14 5.00 .3.82 1060 4.40 678 5.06 8.84 6.28 4.91 5.38 5.94 • 00 7.48 8 82 4.97 4.76 4.57 8.51 7.2# 407 4 24 4.80 5.88 3 43 5.88 2.87 5.33 Marché changes Courx mojfns k l’ouverture tels que fournis par L.-G.Beaubien et Compagnie: Pair Ouv, Angleterre.I.ster.$4.86 2-3 $4.95V* I-rance, franc .0392 .Belgique, belge .U90 .1691 Balie, lire .0526 .0785 Suisse, franc.1930 .2310 Hollande, florin .4020 .5548 Espagne, peseta .1930 .Suède, couronne .2680 .2553 • Norvège, couronne .2680 .2428 Danemark, couron.2680 .2210 Brésil milreis .1196 Etats-Unis, dollar.$1.00 Allemagne, r.mark .2382 .w A MIDI A Montréal: Livre sterling (cotation nominale» .Dollar américain .$1.00 Franc français .5.24 à 6.40 A New-York: Livre sterling (cotation nominale) .$4.95\4 Dollar canadien.99 1-64 Franc français .5.25 A Paris: Marché fermé.En or: Livre sterling .•#••?•••» 12sh.Dollar américain .69.54s.Dollar canadien .59.51s.3867 $4.95 •9 M 59% 19X4 >3 Bourse de New-York New-York, 29 (P.A.).—Après un moment d’indécision, le marché a donné lieu è une bonne demande dans certaines spécialités.L’activité a augmenté avec la reprise en hausse.General Motors, qui * ^ échangé par paquris importants, s'est amélioré de quelques fractions.Chrysler g effacé un recul initial d’un point.Vers midi on notait un bon nombre de titres qui avaient avancé de quelques fractions à 1 point, dont Y: van s Products, Bloc* Iric Auto-Lite, Nash, Hudson, Westinghouse, Du Pont, Allied Cbem-Î-cnl, Consolidated Edison, Western Union, U.S.'yteel, Bethlehem Para moimit Pictures.Loew’s, Warner Bros., Twentieth Century-Fox, Shell Union OU, Holly Sugar et American Sugar Refining.Cours fournis psi ia maison L.-J.FORGET Ac CIE 471 rus Salnt-Fran.-Xavier Ouv.Midi Allied Chemical .223 225 American.Can .American ft Foreign Power American Smelting .American Water Work# American Tel.ft Tel.Anaconda .Atchleon .Atlantic Refining .27X* Baldwin Locomotive Baltimore ft Ohio Bethlehem Steel .68% Canadian Pacific .11% Commercial Solvents .15*1 Chrysler Motors .Coca Cola .Columbia Gas ft Electric Cons.Gas of New Tork Continental Can.Co.Corn Product» .Commonwealth South.Dupont .Hlec.Power At Light Corp Copr.124% 124*', 7% 7% 80% 80% .24*,1 .174X4 25% 174% .39% 39* .79% 7Q” .27% 27 M, .3% 3*4 24% 24% 69 11*8 IIS'.15*2 15*4 .123% 123 120 19% 42% 70*4 69*4 3% 162 X 120 20*4 42% 70*4 69% 3% 162 General Foods General Motors OUlette General Electric Hudson Motors Int.Tel.At Tel.Co.1023 lO^ 13*4 15% 39% 39-*', 69*4 14% 45V* 18X» 26*4 Kennecott Copper .48*'* Loews Theatres Mack Trucks Montgomery ft Ward .49 SO*'* 41% Nash Car Co.National Biscuit 17% 30% National Power Light .12*'4 New York Central North American New Haven .Packard Motors Pennsylvania R.R.Phllllpps Pete Radio Corporation .10X» 45*4 31% 3% 12*4 12*4 41T! Remlngtoi Republic >n Rand Iron ft Steel 23*4 69*'- 14X4 4SX1 18% 26*', 48 59X4 41% 48% 17*'.30*4 12% 45*4 31% 3% 12*4 12% 41% 10% 18% 23*4 Lapa Cad.Madsen Magnet L.McAndrews R.L.Moffatt H.nouveau 35 38 Braeloms 823 - J* 2 3 Bobjo 24 % 10 11 Castle Treth.' 1 38 17 20 Cen.Patricia 4 05 4 5 Falconbrldge .9 75 33 36 Homestead OU .33 37 40 Howey Gold 77 T8 rr Tt $1.23 1.28 Int.Nickel .61 60% — 30 Lake Shore .55% 56X4 56 % —- 13 Macaaaa 4 35 430 6 7 Can.Malartlo 1 29 14 16 McIntyre 40 40% 40 40 — 12 Noranda 65% 05« 68 Xk « 16 18 Rqno Gold 1 43 O5* «X4 San Antonio .1 77 20 24 Shorr Gond.1 66 4X4 3% Stadaooaa 66 19 21 Sudbury Basin 5 30 $7.75 8.23 Teck Hughes .390 79 81 Wright Haro.7 95 65 70 Wayside 10 Vi 5 6 Big Mias 52 » lOXa Central Man.27 as 27 $1 03 1.10 Eldorado 134 138 1M 1 10 12 Ventures 235 30- 33 CURB 23 25 Brett 11 Xk 24 26 Kirk.Town .21 28 31 Obalskt .23 Ok lend .32 O'Leary .14 Opemlska Mine .u Opemlska Cop.go Oriole .Plalndor .ig Pandora Cad.44 Paulore .22 Poulin .Red Crest .84 Red Gold .Rice Lake .4 Rubec .10 Schrelber .15 Seguln Rouyn .g Shenango .Sigma .— Slscoe Ext.16 Skookum .24 South Keora .12 Co.McKenzie .31 Smelters Gold .g Stanley Gold .— Tlblemont Is.— Tonawanda .11 Wendlgo .lg West R L.13 Wood Cadillac .31 Yg Davidson .16 Yg Shannon .18 Wllport .20 Wawbano .15 71 26 35 16 13 1.00 6 20 46 24 27 70 25 5 11 17 10 35 5.10 18 26 14 34 10 30 45 12 20 15 33 19 20 23 17 Les cours moyens à W all Street SO 15 15 Cours Ind.Ferroy, Util, m Hier 90 5 40 4 31 2 681 Mois dernier .89 5 40 2 52 2 67 8 L'an dernier .67 1 24 7 38 5 48 8 Haut 1936 .92 0 41.3 53.4 69.8 Bas 1938 .73.4 30.2 43.4 35.7 Bas 1932 17 5 8.7 23.9 16 9 Haut 192» - 146 9 153 9 194 3 157 7 Bas 1927 51.6 »5J 81.8 61» taire, 1936.Cours moyens à Montréal v Compilation officielle de la Bonne do Montréal 10 rrtu, Hier .731 Avant-hier .72 7 Semaine dernière .72 0 Mois dernier .70 7 L’an dernier .50 6 Haut 1936 .73.4 Bas 1936 .67.2 Bas 1932 .44.3 Haut 1929 .198.4 *0 Ind.80 6 803 807 73 7 57 5 78.4 69.3 18.1 174.5 30 77» 77* M3 88.8 268 182 6 Les ventes d’immeubles AHUNTSIC.— Rue Saint-Dominique, b&t nos 3648 à 3650.lot no 643C-#1, 92; terrain 50 x 73 pied».H.Ferras, vend h dame J.-A.Payette, $5,000.E.Poirier, notaire, 1936.Rue Bordeaux.— Bit.no» 7171, 7172, lot no 478-206, terrain 25 x 84 pieds.F.Campeau vend à L.Saint-Denis, $4,500.P.-A.Lamoureux, notaire, 1936.Rue Kelly, lot vacant, lot no 229-122»; terrain 23 x 100 pieds.Stanley Bagg Corporation vend è H Robltallle, $625.R -W.Gtble, notaire, 1936.Rue Cartier, vacante, lot no 481-531, 332, terrain 50 x 89 pieds.Dame J.Ladora vend è M.DIRosa, $1 et considérations.L.Trempe, notaire, 1936.Cité d'Outremont.— Rue Spring Grove Crescent, bftt.no 49.lot no 18-34; terrain 30" 10’’ x 116 pieds.Dame P.Gall-bert, vend $ C.-D.Hadley, es-qual, et al.$7,000.E.-C.Common, notaire, 1936.Cité de Verdun.— Ave Galt.bât.nos 499 à 507, lot no 1-3 d» 4561; terrain 35 x 130 1-2 pled*.J.-C.Poirier vend à r Alliance Nationale $6,000.H.Melancon, no- ’•Joua avons récemment vendu à nos clients .800,000 actions du capital de HALLIWELL GOLD MINES LIMITED aux prix de 25c, 30c, 40c, 50c par action.L«s trâvâux ont été pourmivi» «Tun« manière inteniive, au cours de l’été, mr 1* propriété de cette compagnie, dans le canton Beauchastel, Québec.Les récents fortges au diamant ont donné de* résultat» si encourageants,* qu’ils justifieraient, selon l’opinion de* ingénieurs, le fonçage d'un puits et l'exécution de travaux souterrains.La vent# de ce* actions a assuré k la compagnie 'et fonds nécessaires k l'exécution de ce programme: elle t en mains un montant approximatif de $150,000, représenté par une encaisse, des prêts à vue et des comptes recevable*.Elle s, en plus, dans son trésor 1,000,000 de ses actions, sous option, qui lui rapporteront un montant que l’on estime suffisant pour couvrir le coût d’érection et d’installation d’un moulin d’une capacité de 300 tonnes, si on le jugeait à propos.On ne se propose de vendre cet actions que le jour où la compagnie aura besoin de fonds additionnels, pour fso-quisition d’un moulin ou pour autres fins.Ceux qui désirent s’intéresser I cette entreprise, avant qu'une autre offre d» souscription publique soit faits, peuvent confier leurs commandes à une de noe succursales, qui s’efforcera de les remplir, en achetant des actions des acdoo» naires actuels.En vue des dérelopements dt la propriété, de la situation financière de la compagnie et de la compétence et 3e l’intégrité reconnues de ses administre, teurs, nous considérons ces actions comma étant une spéculation attrayante» L« coure actuel approximatif Mt de 50c-55c ’kfftmi ftmnfrnnt, mt irmtmJt.trmt trntriptemcmtt m •’•êêerfsw# J en ddvtlnpptmemU.JOHNSTONand^RQ I CS*/ DANS t TMMHI mm DH LA BANQUI tOYALR, A MONT» BAI Membres t Bourse 4s Mentrdal Curb de Montreal t anndinn Commodity Kxttumgm, tme, e TT'*ü*'19“-' *)**«•«, Ost.i Lsaésa, Os*.| Hsllfas.N.B.I trdmsr, N I., Mmmm, NB.| fc-Jw, N I.» •SirnT 9 VOLÜMÏ XXV! f — Ko 2Z7 LE DEVOIR, MONTREAL, MARPI atritMDIie l936 LA VIC SECETIVE Kuvito gagne la principale épreuve hier La deuxième matinée de courses à la piste Mont-Royal a donné lieu à des épreuves très intéressantes malgré l’état lent de la piste à la suite de la pluie de dimanche; chaque épreuve a fourni une vive lutte et ce n’est que sous le fil, à la ligne d’arrivée que la victoire fut assurée dans la plupart des cas.Kuvito, appartenant à l’établissement L.A.Burstchell, a gagné la bourse du “Canada” la principale course à l’affiche.L’épreuve, d’un mille et un seizième à réclamer, a réuni des routiers courant inscrits à *600 et Air King, à Mme R.Russell, a pris la place pendant que Lucky Turn, à Mme A.E.Ament, a obtenu le troisième argent.Le vainqueur a donné .117.30 à ceux qui avaient parié sur ses chances.Résultat des épreuves: Lundi, le 28 septembre.Deuxième jour de la réunion de Mont-Royal.PREMIERE COURSE.R furlongs: Reigh Duchess, Fator.Highcroft, Barker.Donald, Smock.Lashaway.Moore.Lookout Hill, Martinez.Broadway Miss, Courtney.Micabil, Fowler.Grass Broom, Benhara.Just A Lark, Wilson.Justi, Wimmer.Temps, 1.24 2-5.$2 au mutuel rapportent sur Reigh Duchess $6, 2.70, 2.85.Sur Highcroft, $5.10, 5.25, sur Donald M.$9.55.DEUXIEME COURSE.— 6 furlongs.Starella II.Halliburton.Nyack, Wilson.Wild Rosebud, Smock.Shadcftv Waltz, Barker.Spear, Collins.Last Stand, Courtney.Lady Klluna, Martinez.Crème de Menthe, Horn.Assyrian Prince, Bodiou.Temps: 1.23.$2 au mutuel rapportent sur Starella II 86.15.4.05, 3.45 sur Nyack, 4.60, 3.80; sur Wild Rosebud, 3.15.Le pari-double Reigh Duchess et Starella II, a rapporté $26.10.TROISIEME COURSE: 1 mille 70 v.Whichprig, Horn.Bâton d’Amour, Bond.Prince Rupert, Munden.Carhan King, Cain.Barbette, Bodiou.Hidden City, Halliburton.Chatham Queen, Courtney.Temps: 1.59 3-5.$2 au mutuel rapportent sur Whichprig 8.ê70, 4.45, 3,30; sur Bâton d’Amour, 3.55, 2.30; sur Prince Rupert 5.80.QUATRIEME COURSE.6 furlongs.Thunder Speed, Martinez.Candy Feast, Collins.Toast Master, Horn.Old Dominion, Smock.Margery Daw, Rodiou.Thistle Dust, Fator.Happy Fox, Terhune.Tadcaster, Munden.Temps: 1.21 4-5.$2 au mutuel rapportent sur Thunder Speed $6.05, 3.40, 2.70; sur Candy Feast, $4, $2.-70; sur Toastmaster, 3.55.CINQUIEME course: 1 mille 70 v.Kuvito, F.Collins.Air King, Horn.Lucky Turn, Smock, ArBranch, Moore.Recital, Woods.i Investor, Fator.' Egad, Courtney.\ Temps: 1.57 1-5.$2 an mutuel rapportent sur Kuvito 7.30.4.60, 4.20; sur Air King, 4.60, 3.95; sur Lucky Tunr $5.45.SIXIEME COURSE, un mille et %.All Square, Bodiou.Jane McCrea, Collins, Serenabit, Barker.Dunfern, Wilson.Jean Gaffnty, Fator, Grand Union.Prain.Pending, F.Smock.Temps: 2.08 4-5.$2 au mutuel rapportent sur AH Square $16.40, 5.60, 3.90; sur Jane McCrea, $3.15, 2.90, Sur Serenabit, 3.80.SEPTIEME COURSE.— 6 furlongs.Indefinite, Courtney.Dorsay's Bodiou.Altus Nuba, Martinez.Fairio, Falor.Molly, Barker.j Belle Fuller, Fowler, Don Carlos, Moore.Run On, Munden.Highdry, Bond.Die Cast, Terhune.Temps: 1.21 4-5.$2 au mutuel rapportent sur Indefinite $8.10, 8.20, 4.10; sur Dorsays, 4.70, 3.25; sur Altus Nuba, 3.15.La Quinella rapporte $33.70.Les Athlétiques sont défaits Philadelphie, 29.— Les Phillies ont défait les Athlétiques 5-1 ici hier dans une partie d’exhibition au profit de Mme Monte Cross, veu-d’un ex-arrêt-court des deu* clubs.• Score par manche: l’hila, N.300000002—fi 11 3 Rhilu, A.000001000—1 9 3 Mulcahy et Grace; Gumpert et Wayes.Balle au mur à la Palestre Tous Tes membres, anciens et nouveaux, qui désirent faire partie de la section de la balle au mur de la Palestre Nationale, sont convo- 3ih£j pour une assemblée, inercrc-1 prochain le 30 septembre à 8 h.30 p.m.But: élection et prograro-tne de la saison.Milwaukee remporte la victoire Milwaukee, 29 (P.A.).— Les frappeurs de circuits des Brewers ont de nouveau eu raison des Bisons hier soir et ont donné à Milwaukee sa troisième victoire consécutive dans la Petite Série Mondiale, par le résultat de 3-1 devant une foule-record de 15,212 amateurs, Ie mince Luke Hamlin nia accordé que cinq coups sûrs bien espacés aux Bisons et a retiré neuf frappeurs au marbre.Des circuits de Chet Laabs et Bill Letore ont donné tous leurs points aux champions de l’Association Américaine.Trois des coups sûr des Bisons ont été des coups chanceux au champ intérieur.Les deux clubs sont partis immédiatement après la partie pour Buffalo, où la série sera terminée.Ijcs Bisons ont pris les devants à la quatrième après avoir rempli Les buts grâce à deux coups chanceux et un but sur balles, Mulleavy croisant le marbre tandis que les Brewers exécutaient un double-jeu, mais le circuit de Laabs a égalé les* chances dans ia seconde moitié de la même manche.Detore a donné tes devants aux siens avec son circuit par-dessus ia clôture de droite, faisant compter Storti, qui avait frapèppé un deux-buts, avant lui.Gullic et York ont frappé des simples à la huitième, mais n’ont pu compter.Hamlin a retiré les Bisons, en ordre au deux dernières manches.Le jeu superbe de Storti et Wilburn ont volé des coups sûrs aux Bisons à la neuvième manche.BUFFALO ab P CS r a Meyers, 3b.Mulleavy, ac.M» » m 4 0 0 2 4 • se m 4 1 1 2 3 McGowan, ce •- • ed 3 0 0 0 0 Dickshot, cd M 4 0 2 1 0 Du-eker 1b.• 4 0 1 9 0 Carnegie, cg.«.• «1 4 0 0 1 0 Grouse, r.• JB M 3 0 1 7 1 Oison, 2b.* v M 1 0 0 2 4 Fischer, 1.JS * M 3 0 0 0 0 Total .30 ~ï 5 24 12 MILWAUKEE ab P CS r a U halt, ce.M • M 4 0 0 2 0 Wilburn, ac.• • 4 0 0 0 4 Gullic, ed.ML M • 8 0 1 3 0 York, 1b., • *• mr 4 0 1 9 0 Laabs, cg.M » m • 4 1 1 1 0 Stoti, 3 b.m.• * 4 1 2 1 2 D-etore, r.JK • M 3 1 1 9 0 Hope, 2b.• St 3 0 0 2 3 Hamlin, 1.* • m • 3 0 1 0 1 Total .* A 82 ~3 7 27 10 Buffalo .
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