Le devoir, 10 décembre 1936, jeudi 10 décembre 1936
Montréal, }eudi 10 décembre 1936 REDACTION IT ADMINISTRATION 430 EST.NOTRI-DAMK MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE BEUir 3361* SOIRS.DIMANCHES ET PETES Adminiftrâtion BEi#ir 3366 Rédaction :.BEIair 2984 Gérant.BEIair 2239 .*r.LE DEVOIR Dirccfcur-GéraiM ; Caorgai PELLETIER VOLUME XXVII — No 2*7 TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA.$ 6.0B (Sauf Montréal et banlieuel E -Unis et Empire britannique .B.00 UNION POSTALE.10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA.2 00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3-00 Edouard VIII est parti-Le duc d’York, nouveau roi, s’appelle George VI Hastings-Est Bloc-notes Le caractère et les conditions de la victoire oppositionniste; ses dangers possibles — La question scolaire au premier plan — De quoi il s'agit, au fond — Le courage de M.Hepburn — Voeux pour l'avenir M.Rowe vient de remporter dans Hastings-Est un succès dont il serait puéril de nier la portée.Les circonstances lui offraient, nous l'avons rappelé, le plus favorable des champs de bataille.Hastings-Est est une vieille circonscription conservatrice où, dans la débâcle qui emporta le ministère Henry, le candidat de M.Henry avait quand même obtenu une majorité de plus de quatre cents voix.De plus, la circonscription est presque exclusivement protestante (on n’y compte, paraît-il, qu’une école catholique séparée) et subit profondément l’influence orangiste.Ceci, étant donné que M.Rowe voulait faire porter la 'utte sur la récente réforme de l’impôt scolaire édictée pat M.Hepburn, ajoutait singulièrement aux chances de l’opposition.Il est peu de circonscriptions ontariennes, en effet, où la législation Hepburn pouvait se heurter à un fonds aussi hostile.On ajoute que les adversaires du gouvernement avaient le moyen d’exploiter certains griéfs locaux.De l’autre côté, il n’y avait qu’un facteur favorable: l’habituelle propension des électeurs, dans les premières années d’un régime, à lui donner franc jeu.Etant donné cet ensemble de circonstances, l’élection du candidat oppositionniste par quatre ou cinq cents voix n’eût surpris personne et n’eût pris aucune signification particulière.Sa défaite ou son élection par une petite majorité eussent constitué pour le ministère une sorte de triomphe.Mais il est élu par plus, de douze cents voix, et i'on paraît s’accorder sur le fait que c’est la question scolaire qui a tenu dans ce résultat le rôle principal.Et c’est là que l’élection prend sa dangereuse signi fication.* * ¥ Sur l’injustice profonde de l’ancien état de choses, l’opinion de tous ceux qui l'ont étudié de près est faite.Il ne s'agit pas, on l’a justement rappelé, de choisir entre deux régimes scolaires, neutre ou confessionnel.Depuis longtemps d'ardents partisans de la neutralité scolaire ont convenu qu'étant donné le caractère de la population ontarienne, il n'y avait d’accord possible dans la province que par la reconnaissance de l’école confessionnelle.Cette absurdité théorique (nous parlons, cela va de soi, de leur peint de vue) leur apparaissait comme une nécessité de fait.D’où le système auquel ils sc sont finalement ralliés.Ce n'est pas, on le sait, comme chez nous, un régime qui classe d’un côté catholiques et de l'autre non-catholiques et prévoit l'équitable partage des impôts payés par les neutres; mais bien un régime qui prévoit d’abord l'établissement d’un système d'écoles communes, puis, qui permet aux catholiques, s’ils ne sont pas satisfaits de l’école commune, d’instituer une école séparée, auquel cas ils ont le droit de réserver à cette école séparée le produit de leurs propres impôts, (Si, catholiques, vous n'optez pas expressément pour l’école séparée, vos taxes vont à l’école publique ou commune: et si vous n’êtcs pas catholique, vos enfants fussent-ils instruits dans les écoles catholiques, comme c'est le cas des protestants qui ont épouse des catholiques et dont les enfants sont catholiques: si vous n’êtes pas catholique, vous n’avez pas le droit de verser un sou à la Commission scolaire catholique.) Quand ce régime fut adopté, les sociétés par actions ne comptaient guère dans la vie économique de la nation.Dès qu’elles se multiplièrent, on s'aperçut qu’il serait absurde de ne pas permettre aux catholiques de disposer des impôts qu’ils payaient en tant que sociétaires de ces compagnies aussi bien que de ceux qui les frappaient en tant que particuliers.Et voici un demi-siècle déjà, en 1886, on adopta une loi îjui permettait aux compagnies d attribuer aux écoles séparées une part de leurs impôts correspondant aux intérêts de leurs actionnaires catholi- ques.Pour des raisons que nous avons déjà expliquées, et sur lesquelles il serait trop long de revenir aujourd'hui, on ne tarda pas à constater que la loi, dans la pratique, n'aboutissait à peu près à rien.Et la situation des écoles séparées, en certains endroits, devint extrêmement difficile.Elle l’était d’autant plus que les taxes des compagnies allant presque toutes aux écoles publiques, celles des propriétés utilisées par le gouvernement fédéral leur allant toutes, le taux de l’impôt pour les écoles séparées était souvent plus élevé que celui de l’école publique, ce qui incitait certains catholiques à s’inscrire aux écoles publiques et aggravait d’autant la situation de leurs coreligionnaires fidèles.* * # Cet état de choses, encore une fois, frappait par son injustice des hommes de tous les partis.Dès 1912, croyons-nous, un député conservateur, M, McGarry (si nos souvenirs sont fidèles), proposait un projet de loi pour remédier à cet état de choses.Et voici une dizaine d’années, raconte-t-on, M.Ferguson, alors premier ministre de la province, confiait à un ami: Je vais régler toutes ces choses qui troublent l’Ontario.Je vais donner aux Orangistes leur boisson (their booze), aux Français leur langue, iux Irlandais leurs taxes (Il simplifiait, car cette question des taxes intéresse tous les catholiques, mais l’intention était évidente).Plus tard, exprimant sa haute appréciation des plaidoyers de M.Aurélicn Bélanger, il invitait les partisans de la réforme à poursuivre leur campagne d’éducation.* Ÿ # Le mérite de M.Hepburn, c’est d’avoir osé aborder la question de front.On dit couramment qu’il n'est pas allé aussi loin que, personnellement, il le voulait: mais il a fait un effort très méritoire et dont il convient de le louer.Hastings Est ne fait que souligner la qualité de son courage, et les difficultés de son oeuvre.Contre sa réforme si simple, et qui n’avait en somme pour objet que de faire jouer la loi de 1886, de permettre l’application du principe que celle-ci impliquait, on a dressé tous les vieux préjugés protestants, toutes les antipathies longuement cultivées contre l'école séparée et le plus sordide des intérêts matériels.A temps et à contre-temps, on a insisté sur ce thème: Hepburn veut enlever aux écoles publiques une partie de cc qui leur appartient pour le donner aux écoles séparées, alors qu’il s’agissait simplement de permettre aux catholiques d’attribuer aux écoles de leur choix le produit de leurs propres impôts.M.Rowe l'emporte.Il veut profiter de l’occasion pour provoquer des élections où il pourrait, d’un bout à l’autre de la province, répéter le coup de Hastings.* * .Mais M.Hepburn, tout en accusant le coup, tout en marquant le caractère de sa défaite, ne parait pas vouloir jouer ce jeu.Nous espérons qu’avec son courage ordinaire, il fera de nouveau face à la musique.M.Rowe a pour lui de vieux préjugés, une thèse qui correspond à des passions profondes et d’épaisses ignorances.M.Hepburn a de son côté l’équité, le bon sens.Le temps travaillera pour lui.car il permettra de dissiper les ignorances, de faire comprendre l’exacte portée de la loi nouvelle, dont personne n’a encore pu voir les fruits.Pour le bien de la nation tout entière — et non seulement des catholiques ontariens — nous souhaitons ardemment que la lumière se fasse, ample et profonde, que cette question scolaire se règle enfin dans le sens d’une fraternelle justice.S’il en était autrement, l’élection de Hastings pourrait marquer dans notre histoire le commencement d’une bien triste période.Car l’on n’a jamais fondé sur l’injustice le bien-être d’un peuple ni la paix sociale.Orner HEROUX .'octuolité Jn roi iriéqal ô sa vocation On s'attend, an moment où j'écris, la demission du rot.Depuis 1rs premiers jours de la rise conslilulionnelle, les Anglais, Itachcs aux institutions monarchi-•res, s'emploient à clarifier le pro-lèmc.M.Wickham Steed essaie de le ire saisir aux Américains, qu'il r veut pas froisser.On sait que M.’Ickham Steed fui longtemps diet eu r du Times, le plus influent es journaux de Grande-Bretagne.Je trouve dans le Journa1.d’O/fcr->a des citations dun article de li.Si le roi.dit-il, avait offert main à n’iniporlc quelle Américaine de bonne réputation, les Dominions britanniques, voire les plus modestes sujets rie notre pays, n’auraient pas murmuré ni même mal jugé du choix de la reine.Mais nulle femme, anglaise ou étrangère, déjà divorcée une fois, ayant accepté l’hospitalité royale en compagnie de son second mari (mieux vaudrait dire rieuxième,-car toute cette crise évalue autour du fait qu'il devait // rn avoir un troisième.) et divorçant ensuite d'avec ce second mari, dans des circonstances de nature à laisser planer de* doutes sur 1" possibilité de rendre ce décret absolu, ne pouvait normalement aspirer à la main du roi sans amener sur elle-même et sur son royal amant une condamnation amère- Les Anglais conservateurs ont la dent longue, — phi/siquemeni et moralement, puisque ce sont eux qui ont amassé ce vaste empire dont ils sont si fiers; ils ont aussi la phrase longue.J’ai sué en traduisant celle-là; mais j'espère que le sens en est clair aux lecteurs, en dépit de l'incidente que j'g ai inconsidérément greffée.M.Steed ne veut pas.répélons-le, blesser les susceptibilités des cousins d'Améritiue cl sans qu'il les exprime ici, ses sentiments doivent concorder arec ceux de plus d’un Canadien anglais, comme, le rédacteur du Journal.Ce dernier croit qu’il eût été de tris bonne politique que le roi prit femme en Amérique.C’eut été.après plus d’un siècle et demi.Ic lien le plus tangible créé entre les deux pags, dont le p'iis jeune, malgré sa façade cosmopolite contemporaine, n'en est I pas moins, dans sa plus grande partie, d’origine anglaise.M.Sleed ajoute: Dans ce cruel dilemme, l'instinct populaire ne voit qu’un sentier sûr.Ceux qui ne connaissent pas nos gens croient qu'ils voient d’autres sentiers.Tôt ou tard ils découvriront leur erreur.Ni lord Beaverbrook, lord Ro-thermere.Winston Churchill, sir Oswald Moseley, ni aucun autre des society harridans (c'est-à-dirc des prostituées mondaines, le mot est dur mais c'est cela), de diverses origines qui contestent Ja droiture de la route adoptée par Baldwin, ne sont pleinement conscients de la façon dont les bonnes gens ordinaires considèrent cette affaire- M.Sired marque ensuite l'évolution qui s'est opérée dans la monarchie britannique depuis la guerre et il conclnf; Il est désormais convenu que le roi est le premier gentilhomme du pays cl qu’il doit, par sa conduite.se montrer le premier ries gentilshommes, un fiduciaire couronné veillant au bien commun.C’est en cela que nos gens trouvent que le roi n’a pas été à la hauteur de ce qu’on attendait «de lui, H n’aurait pas dû nous placer dans l'alternative de le laisser partir ou de le contraindre à faire violence à ses affections personnelles.J’en étais là quand nous esl parvenue.la dépêche annonçant officiellement la formidable nouvelle de l'abdication.On retrouve dans l'article de M Slrrd le curieux esprit anglais, qui croit en la force de ta pudibonderie et n’est pas toujours d’une logique rigoureuse.lin rappelant Iqns nos souvenirs sur le roi Edouard VIII, au régné éphémère, nous n'avons pas de, peine et ru 1rs événements - pas de mérite à g découvrir qu'il n'était pas fail de fibre rogale.Qu'il n'a-rail pas la vocation.L’eût-ll eue qu II sc fût marié lot, imprégné du souri dynastique, du désir d’épargner à la monarchie lonles les secousses évitables.A travers la chronique - où le faux abonde sans doute, mais où il g a une pari de vrai Il esl apparu comme le prince charmant, étourdi, voire ébloui par les modes judéo-américaines.Il était fou du jazz.C’est un rglhme dangereux pour conserver sur ta tête Le dénouement Edouard VIII, dont on annonce enfin l’abdication, avait à choisir entre ces trois issues à la crise présente: passer outre aux conseils du ministère Baldwin, épouser une femme deux fois divorcée, provoquer ainsi la démission du ministère, la formation d’un autre, une élection générale fondée sur la question posée par son mariage, jeter son pays dans une crise intense, qui aurait tout de même abouti à son départ, si, comme on le croit, une élection pareille eût fini par Ja défaite du parti du roi; ou renoncer à épouser cette femme, vivre une vie exemplaire, s’efforcer de faire oublier, par son activité et son dévouement à la tâche royale, une erreur momentanée; ou enfin, abdiquer, s’en aller, épouser cette femme, s’effacer avec elle dans une ombre grandissante.Le deuxième parti aurait été le plus sensé, le plus convenable, il eût seul servi la cause monarchique, l’institution séculaire de la royauté, le lien qui unit les différentes parties de l’Empire.Edouard VIH aura choisi le dernier; s’en aller, changer sa liaison en mariage apparent, mais qui ne sera au fond, même aux yeux de l'Eglise dont H fut chef, qu’une union douteuse revêtue d’un mince vernis de légalité.On comprend qu’il ait hésité, ‘tergiversé, avant d’ailler s’enfoncer dans un avenir qui n’aura rien de noble, même rien de rassurant pour lui-même non plus que pour sa compagne.Il conviendra de dégager l’un de ces jours la moralité de cette pitoyable affaire; clic n’honore personne de ceux qui y ont figure, sauf le chef du ministère anglais.M.Baldwin, pris entre son devoir et le senti ment de respect qu’il avait pour son roi.Mais, au-dessus de la personne même du roi, M.Baldwin a vu le prestige de da royauté.H l’a compris, il a agi fermement, si 1 ancien roi n’a rien voulu en-tendre et s'est laissé emporter par son impulsion des troubles.Et vous attendez.Vous êtes occupé.Sonnerie de téléphone.Lue voix, —— celle d’une secrétaire, d’ordinaire; “M.I ntel'’ Vous-même?M.flyxe veut vous parler.Gardez le fil”.Vous maugréez, mais vous attendez.M.Jlyxe?Vous ne connaissez pas ce nom.N importe.Lui, il a affaire à vous.Donc, c’est a vous d’attendre.S’il s était présenté à votre porte, il aurait peut-être attendu.Mais il ne s est pas dérangé, il est à son cabinet de travail et c’est à vous d’al-teudre, dérangé dans votre tâche qui n attend guère, elle.Une minute.deux minutes passent.Vous entendez des voix, des rires, des pas, au microphone.Mais vous n’entendez pas M.Hyxe.11 est pris ailleurs, ou il vous fait attendee.11 sait que vous attendrez; ou il n’a pas réfléchi que votre travail vaut le sien, que votre temps vaut le sien, que vos affaires valent les siennes, que ce n’est pas vous qui avez affai-te a liii* mais lui à vous.La logique voudrait que ce fût à lui d'attendre, rson.fl vous impose de perdre voire temps a l’appareil.Enfin, il arrive.Il parle.Il ne sait plus à qui 1 “—Monsieur?Mais qui parle?[j s impatiente; encore un peu il vous attraperait.Enfin, vous lui avez dit votre nom; “Ah! oui, M.Untel, c’est une information que j avais à vous demander”.U vous la demande.En fait c’est un service qu’il attend rie vous, plus ou moins important, mais un service tout de même.Et il croit vous avoir bien disposé en vous faisant poser là, devant l’appareil muet, tandis qu il cherchait sa cigarette ou son crayon, allumait l’une, aiguisait l’autre, causant avec celui-ci, avec celle-là, s’éloignant même.H n est pas pressé, lui; alors, qu avez-vous à relie?Il vous fait attendre?Vous n’êtes pas de bonne humeur?Que vous avez mauvais ^caractère! .Surtout ne lui dites pas: ‘Monsieur, si vous avez affaire à moi, c’était à vous d’attendre.Le moins que vous puissiez faire, c’est de dire à votre secrétaire ou à votre commis: "Appelez M.Untel.Si l’on vous dit qu’il esl là, vous me donnerez tout de suite la communication avant même qu’il ouvre son appareil.De ta sorte, l'attente serait où elle doit être”' Ne lui dites pas cela.Vous l’insulteriez.Soyez patient, posez à son bon plaisir, ne vous fâchez pas.Lui n'a rien à faire.Qu'auriez vous donc à travailler?Et surtout, si vous faites appeler vous-même quelqu’un, ne vous comportez pas envers lui comme vous détestez qu’on se comporte envers vous-même.Pensez qu’il a lui aussi du travail, peut-être autant, peut-être mémo plus que vous.Ne le failes pas s'impatienter.El alors tout ira pour le mieux ainsi dans le inonde des gens qui communiquent par téléphone.— Mais y penserez-vous?G.I.un diadème si lourd que le sien.Sa plus grande erreur n’est pas d'abdiquer, mais de n'avoir pas abdiqué plus tdt, avant même de mouler sur un trône qu’il laisse dédoré et abaissé.Foul ANGER “Après avoir réfléchi longuement et anxieusement, j’ai résolu de renoncer au trône” "Mo décision est définitive, irrévocable" — "Le fardeau qui pèse constamment sur les épaules d'un souverain est si lourd que pour pouvoir le porter, il faut être dans une situation autre que celle où je me trouve maintenant" "Me rendant compte de la gravité de mon geste, je ne peux qu'espérer que mes peuples comprendront ma décision et les raisons qui me l'ont fait prendre" Le message d'Edouard VIII — L'acte d'abdication LONDRES, 10 (S.P.C.) — Edouard VIII a abdiqué aujourd’hui et c’est son frère le duc d’York qui lui succède sous le nom de George VI.Le roi abdicataire a formulé sa décision dans un message aux Communes.Le président de la Chambre, le capitaine Fifxroy, a lu le document.Le premier ministre Baldwin s’est borné à annoncer que le Roi avait adressé un message aux Communes.Voici (une traduction de) ce message: MESSAGE DU ROI “l’ai résolu de renoncer au Trône.“Après avoir réfléchi longuement, anxieusement, j’ai résolu de renoncer au trône auquel j’ai accédé i la mort de mon père, et maintenant je fais part de ma décision, qui est définitive, irrévocable.“Me rendant compte de la gravité de mon geste, je ne peux qu’espérer que mes peuples comprendront ma décision et les raisons qui me l’ont fait prendre.“Sans parler de mes sentiments, je supplierais qu’on se rappelle que le fardeau qui pèse constamment sur les épaules d’un souverain est si lourd que pour pouvoir le porter il faut être dans une situation autre que celle où je me trouve maintenant.“je crois que je ne néglige pas mon devoir de mettre au premier plan l’intérêt public si je déclare constater ne plus pouvoir accomplir cette lourde tâche comme il faut ou d’une manière qui me satisfasse.“Par suite, ce matin, j’ai effectué un acte d’abdication dans les termes suivants: “Moi, Edouard VIII, de Grande-Bretagne, d’Irlande et des dominions britanniques d’outre mers, roi et empereur des Indes, je déclare par les présentes mon irrévocable décision de renoncer au Trône, pour moi-même et pour mes descendants, et mon désir que cet acte d’abdication prenne effet immédiatement.“En foi de quoi j’ai signé cc dixiéme jour de décembre 1936, en présence des témoins soussignés.(signé) EDOUARD.R.l.“Mon exécution du présent acte a eu pour témoins «me trois frères, Leurs Altesses Royales le duc d’York, le duc do Gloucester et le duc de Kent.“l’apprécie profondément l’esprit qui anime les demandes qu’on m’a faites pour que je prenne une décision autre que la présente; avant de prendre définitivement ma résolution, je les ai considérées attentivement.“J’AI PRIS MON PARTI’’ “Mais j’ai pris mon parti.Du reste, un nouveau retard nuirait certes beaucoup aux peuples que je me suis efforcé de servir en qualité de [irince de Galles et de roi, et dont le bonheur et a prospérité futurs me sont sans cesse au coeur.“|e les quitte animé de l’espoir que le ligne de conduite que j’ai cru bon de suivre aura été la meilleure quant au maintien du Trône et de l’Empire, et quant au bonheur de mes peuples.“Je suis très sensible â la considération qu’ils ont eue â mon endroit avant et après mon accession au Trône et que, je le sais, ils auront sans restriction envers mon euccetseur.IMMEDIATEMENT “je désire très profondément qu’il n’y ait pas du tout de retard à la mise en vigueur de l’acte que j’ai fait; je désire aussi qu’on prenne immédiatement toutes les mesures nécessaires pour assurer l’accession au Trône de mon légitime suc-messeur: mon frère, Son Altesse Royale le duc d’York.EDOUARD, R.l.” Sa Majesté George VI Le nouveou roi entrera dons sa 42e année lundi - Il n'est venu ou Canada qu'une fois - Troisième souverain de la maison de Windsor La petite princesse Elisabeth héritière du trône (Service de la Canadian Press) Le nouveau roi entrera dans sa 42e année lundi prochain.Il est né à Sandringham.Ses parents étaient due et duchesse d’York au moment de sa naissance.Comme Edouard VTII, il a eu pour précepteur M.Hansell.Il a beaucoup voyagé, mais pas autant que son aîné.Il s’est beaucoup occupé d’oeuvres sociales.On lui doit notamment l’institution de colonies de vacances.Et les garçonnets pauvres qui bénéficiaient de ces oeuvres ont à diverses reprises eu comme hôte le deuxième fils de George V.Le futur George VI a souvent manifesté le désir de rapprocher les classes du pays, et on dit que nul autre membre de la famille royale n’a obtenu autant de succûis que lui dans cette voie.Le nouveau roi rappelle son père sous certains rapports.Comme George V, il aime beaucoup la vio de famille.On sait qu’il est père de deux fillettes.C’est en 1923 qu'a eu lieu son mariage avec lady Elisabeth Bowes-Lyon, fille d’un seigneur écossais, le comte de Strathmore.propriétaire d’un château que Shakespeare n rendu fameux: Glamis.Ea nouvelle reine esl née en 1900.Le successeur d’Edouard VU! n’est venu au Canada qu'une fois.Ge fut pendant un voyage an long cours cni’il a fait à l’âge de 18 ans, en qualité d'asçiranl de marine.Son séjour au Canada ne fut pus très long.Mais il parait qu’il s’y rattache le durable souvenir d’une vive leçon.Halifax avait préparé une réception aux marins.On comptait bien que le prince serait présent.Mais le prince était un fervent du tennis.Et il s’esquiva, pour aller jouer.Mais George V apprit la chose.Iî envoya à son fils un câblogramme qui ne laissait guère de place au doute sur ce que l'aspirant eût dû faire et sur ce qu’il aurai» à faire à l’avenir.On se plaît à citer cc trait d’humour, mi suiet du nouveau roi.Au | cours d'un nanquet, lord Melchett ; avait proposé la santé du duc : d’York.Celui-ci répondit: Lord ! Melchett a dit de fort belles choses j sur mon compte, si belles que je ; ne peux pas m’empêcher de me rappeler cette anecdote.On faisait ! tes funérailles d’un homme qui n’avait pas rendu sa femme très heureuse.Le pasteur faisait un vibrant éloge du défunt, si vibrant que la ! veuve, étonnée, se tourna vers sa fille et lui demanda: Milly, y a-t-il un autre cadavre?* * % Le nouveau roi esl le troisième souverain de la maison de Windsor, nom oue, on se k rappelle, (ieorge V donna à sa famille au cours de la Grande Guerre, pour reinplarcr celui de Saxe'Cobourg-Ciotha, que la famille royale d’Angleterre tenait du mari de la reine Victoria, le bisaïeul du nouveau souverain.Celle-ci était de la mai-l son rie Hanovre, qui reçut la cou-1 tonne d’Angleterre par suite d’une alliance avec les Stuarts.* * * L'héritière du trône, la princesse Elisabeth, est née le 21 avril 1926.Sa cadette, la princesse Margaret-Hase, est née le 21 août 1930, au chftleau de Glamis.C’était la première fois depuis plus de trois cents ans qu’une naissance royale avait lieu çn Ecosse.Le baptême de la princesse Elisabeth et celui de sa soeur ont eu lieu dans la chapelle du palais de Buckingham.C’est le primai de l'église anglicane qui a baptisé les deux princesses el c’est d’eau prise dans le Jourdain qu’il s'est servi.Moins de onze mois de règne LONDRES, ~kT~(S.P.C.) — Edouard VIII est le premier roi de Grande-Bretagne qui abdique depuis Richard II, le dernier des Planta-genets, qui renonça au trône il y a plus de 500 ans.Le règne d’Edouard VIII a duré moins de 11 mois, puis que c’est le 20 janvier dernier que le souverain abdicataire a succédé à George V.Ce règne est le plus court qu’oit enregistré l’histoire du pays, à part celui de Jane Grey, qui ne dura que H jours.Carnet du grincheux Henri VIII mourut; Edouard VIII est mort.A A A Dan» l’attente et le silence, le monde entendit tomber la couronne.A A A La tête perdue, ne devait-il pas perdre aussi ce qu’il y avait dessus?A A A Ayant tait le saut, Il ne lui reste plus qu’à faire le sot.— Comme s’il n’avait pas tait les deux à la fois.A A A Désespoir du philatéliste: le timbre-poste à l’effigie d’Edouard VIII va manquer à son album.A A A "L’amour est un quitte-raison, un qultte-sommeil, un quitth-fortune, un quitte-chevaux” e pavage de la rue Papineau, de la rue Bélanger au boulevard Perras, exécuté à même les fonds des travaux de chômage, est terminé.Cette rue a été ouverte à Ja circulation hier soir.ques, coin DeMontigny et Sangui-net.St-Laurent Dr Arthur L’Heureux, 59 ouest, rue Sainte-Catherine.Hocheloga J.-P.Chauvin, club de l’Union nationale, coin Préfontaine et Ste-Catherine.Bourget Trefflé Lacombe, salle St-Fran-çois-Xavier, coin Rachel et Par-thenais.J.-A.Arcand, salle paroissiale du Sacré-Coeur, rue Plessis.Saint-Jean Dr Zénon Lesage, église Saint-Roch Elzéar Simard, à St-Jean de la Croix.Saint-Michel Dave Rochon, synagogue, coin des rues Hutchison et Fairmount.Sainte-Marie Wilfrid Beaudoin, 2341 rue Ste-Catherin* est.St-Jacques Mousseau-Drapeau, 1158 rue Ste-Catherine est.Viileroy Wilfrid Prézeau, école St-Ar-sène.St-Henri J.H.Delisle, école Yaudreuil.W.St-Pierre, salle St-Thomas-d’Aquin.St-Jean-Baptiste , école ambord et Marie- Majorité triplée des conservateurs Déclaration de Baldwin dans Hastings-est M.le Dr Welsh l'emporte par 1200 voix aux dernières nouvelles - "La lutte s'est faite sur une question purement religieuse", dit le premier ministre Hepburn — M.Earl Rowe parle de r"injustice de la loi" scolaire et réclame une élection générale Sur Edouard VIII Arthur Landry, école Charles-n Ch Garnier, coi Anne.Rosemont J.-H.Brien, église «St-Barthcle-my.Madoc, 10 (C.P.) — La circonscription de Hastings-est, un vieux château-fort conservateur, a de nouveau élu un député conservateur hier à l’issue de l’une des campagnes les plus chaudement disputées de l’histoire politique ontarienne.> M.le Dr Harold-E.Welsh, candidat conservateur, a remporté la victoire sur son confrère et adversaire libéral, M.le Dr H.A.Boyce, de Deseronto, p«r une majorité qui s’élèverait, d’après des calculs non officiels, à 1258 voix.Les rapports étaient encore incomplets lorsque les organisateurs ont abandonné la partie hier soir et renoncé à connaître le résultat définitif.Les libéraux concédaient cependant la victoire au candidat conservateur, M.le Dr Helsh, qui succède à feu M.J.E.Hill, ancien whip conservateur.Cinquante-neuf des 84 poils de la circonscription donnaient 5,-541 votes à M.Welsh contre 4,413 à M.Boyce.La majorité de M.Hill avait été de 418 voix en 1934.C’est la cinquième élection partielle tenue en Oulario depuis l’avènement du gouvernement Hepburn en 1934, mais la première depuis que l’administration libérale a voté ses mesures législatives importantes et contentieuses.Les quatre premières élections partielles, dans Wellington-sud, Grey-sud, Nipissingue et Kenora, avaient valu des victoires faciles au gouvernement.Le résultat de l’élection d’hier ne modifie en rien la situation des divers partis à l’Assemblée législative ontarienne.La composition de 1 Assemblée demeure la suivante: libéraux, 67; libéraux-progressistes, 3; conservateurs, 17; United farmers Ontario, 1; indépendants, 1; CCF, 1; total, 90.Lo population en mesure de se prononcer l'an prochain Toronto, 10.(C.P.) — Le premier ministre Hepburn a déclaré hier soir que le peuple s’élail prononce dans l’élection partielle de Hastings-est et qu’il acceptait le verdict du peuple.IVe /.e.ra P^'sir de rencontrer M.le Dr Welsh à l’Assemblée iégis-latiye, dit-il, car c’est un beau type de jeune homme, je crois, un homme qui ne fera pas seulement honneur a son comté mais qui relèvera le ton des débats auxquels il pourra prendre par!.M.le Dr Boyce (le candidat libéral) a fait une très belle lutte et je suis sûr qu’il sera le premier à félièiter son confrère de sa victoire.“Les problèmes économiques ont etc relégués aux oubliettes et au cours de la dernière semaine de la campagne l’opposition a soulevé avec succès la majorité protestante contre les catholiques sur une question purement religieuse.Celâ ne’ nous inquiète pas le moins du monde.“L’an prochain, l’amendement à la loi de l’évaluation (qui accorde aux écoles séparées une part plus forte du produit de l’impôt sur les corporations) entrera en vigueur et c’est alors que le peuple d’Ontario, les protestants aussi bien que les catholiques, sera en mesure de se prononcer sur les conséquences de cette législation.Je crois sincèrement que les électeurs d’Ontario se rendront compte alors que cette mesure n’a pour but que de rendre justice A tous les intéressés et qu’elle doit être placée sur Je même pied que la législation aujourd’hui en vigueur dans le Québec, la Saskatchewan et l’Alberta.” Vague de mécontentement Madoc, 10 (C.P.).— En apprenant hier soir la victoire de son candidal, M.le Dr Harold-E.Welsh, le nouveau chef conservateur, M.Earl Rowa, a fait une longue déclaration dont nous avons extrait les passages les plus intéressants.Voici une traduction aussi fidèle •que possible des paroles de M.Rowe : “C’est un avertissement bien clair pour le gouvernement Hepburn.Une élection générale qui empêcherait le ministère de distribuer deux ans de patronage comme il l’a fait sans vergogne au cours des trois dernières semaines dans Hastings-Est, donnerait libre cours a *!a vague de mécontentement pu-, blic qui s’élève de toute la province contre rhepburnisnie et toutes ses mesures irresponsables.“Je le demande au premier ministre: Est-ce qu’il va adopter la seuie ligne de conduite honorable qui s’offre à lui â la suite de l’écrasante défaite qu’il a subie aujourd’hui en donnant à toute la population d’Ontario l’occasion qu’il a fournie aux gens de Hastings-Est de condamner par leur vote son ministère?"Ia?résultat d’aujourd’hui revêt une signification provinciale.M.Hepburn a admis lui-même lors de l’ouverture de la campagne qu’il en serait ainsi et il a affirmé la volonté du gouvernement de l’emporter en des termes si vigoureux (ju’il n’était pas permis de douter de l’importance du résultat.“Après avoir vu échouer son stratagème, -qui constituait à m’offrir une élection par acclamation afin d’enlever à la population de Has-tings-Est l’occasion de condamner son gouvernement.M.Hepburn a engagé dans la lutte toutes les forces de l’organisation libérale afin de tâcher d arracher un verdict favorable à son administration.injustice flagrante “Pendant toute la durée de la campagne, le premier ministre a constamment soutenu que la réforme de Pimpôt scolaire n’était pas la principale question soumise au jugement des électeurs.Le peuple lui a donné un démenti catégorique.I! a affirmé de façon non équivoque que l'amendement à ia législation scolaire est une question de principe fondamentale que l’on ne saurait écarter en la qualifiant de "question purement economique”, que ce n’est lias une question de justice, comme le prétend M.Hepburn, mais une question d’injustice flagrante à l'égard des contribuables des écoles publiques à qui l’on enlève une partie de leur argent pour l’affecter au maintien des écoles séparées.“Pendant toute la durée dé la campagne, le parti conservateur dont j’ai l’honneur d’être le chef a pris sur cette question une attitude tellement nette que personne ne pouvait s’y tromper.Il a réclamé justice pour toutes les parties.“On peut répondre à l’avance à l'inévitable post-mortem des libéraux en disant que M.Hepburn a évidemment placé son parti dans une position difficile en soutenant que la question de la législation scolaire n’avait rien à voir dans cette lutte.11 est évident que si les électeurs de cette circonscription ne se sont pas prononcés sur celle question de l’amendement à la loi scolaire il s’ensuit qu’ils ont condamné l’administration du gouvernement.“il est vrai que les conservateurs n'ont pas fait la lutte uniquement sur la question des écoles.Les orateurs et les publications du parti ont donné pour le moins autant de place aux promesses que le gouvernement Hepbnrn avait faites à l’Ontario rural et qu’il n’a pas tenues.On a souligne le fait que M.Hepburn, avait promis de réduire le eoût de l’administration de 5(1 p.c.et qu'il l’a augmenté de près de 25 p.c., qu’il avait promis de promouvoir les intérêts des agriculteurs d’Ontario par une politique provinciale progressive et qu’il a au contraire rogné sur les crédits d’importants services agricoles.“A tous ceux qui ont combattu pour notre cause, je dis aujourd’hui que nous n’abuserons pas de la confiance qu’ils ont manifestée dans les circonstances actuelles à l’endroit du parti conservateur, je dis que lorsque nous aurons été portés au pouvoir nous consacrerons tous nos efforts à la restauration de la justice, de la dignité et de la décence dans l’administration, car nous croyons que c’cst là l’idéal autour duquel nous poüvons assurer l'union de tous les citoyens afin de faire de l'Ontario une province plus grande, plus satisfaite et plus prospère.” M.le colonel Drew Le rolonel Drew, qui a dirigé la camjiagne de Hastings-est â titre d’organisateur du parti conservateur, a déclaré de son côté que si le premier ministre a quoique souci de l’intérêt général il voudra tenir une élection générale dans le plus bref délai possible “afin que l'on puisse régler une fois pour toutes ces questions qu’il a malheureusement introduites dans la politique pour la première fois depuis plus d'un demi-siècle.” Le Canada accepte l'abdication Londres, 10.(A.P.) — Lorsque le président de la Chambre, le capitaine Fitzroy, eût tenniné la lecture du message du rui, le premier ministre Baldwin s’est immédiatement levé pour faire la déclaration tant attendue.M.Baldwin a proposé Tétudc immédiate du message du roi çn insistant sur la délicatesse de la tâche qui lui est imposée.Il est convaincu, dit-il, que la Chambre ne sera pas sans éprouver un peu de sympathie pour lui et qu’elle comprendra qu’il n’a guère eu le temps, au cours de la dernière semaine, de composer un grand discours d’apparat.Il exposera donc les faits e» toute sincérité et en toute .simplicité, en s’abstenant de iout commentaire, de toute critique, de tout éloge ou de tout blâme.M.Baldwin tient à rappeler que le roi Edouard VIII, au temps où il n'était que prince de Galles, l’a honoré de son amitié.Il tient à dire également que lorsqu’il a dit adieu au roi au Fort-Belvédère, mardi soir, il a eu l’impression que rien de ce qui s'était passé n’avait altéré cette amitié.M.Baldwin rappelle que lorsqu’il a pris quelques semaines de repos en août et en septembre derniers, il s’est rendu compte de deux choses qui lui ont paru inquiétantes: c’est qu’il recevait de nombreuses lettres de sujets britanniques habitant les Etats-Unis qui semblaient fort affectés par tout ce que l'on publiait dans la presse américaine sur le compte du roi et qu’une cause de divorce devait s'instruire prochainement qui était de nature à provoquer plus tard une situation difficile.J’ai cru, dit-il, qu’il était nécessaire que quelqu’un avertît le roi des difficultés qui pourraient surgir si l’on fournissait un aliment à ces potins et à ces critiques et si ces potins et ces critiques se colportaient d’un côté de l'Atlantique à l’autre.Et j’ai cru que cet homme devait être le premier ministre.J’ai cru que ce devoir m’incombait à un double titre, non seulement à titre de conseiller, mais à titre d’ami.Je n’ai consulté en cette circonstance je dois l’avouer â ma honte, mais ils me l’ont pardonné aucun de mes collègues.Je me trouvais dans le voisinage du Fort Belvedere et je sollicitai le 18 octobre une ert-trevue que j’obtins le 20 octobre.Je jniis dire que c'est Ja seule et unique entrevue (pie nous avons eue à ma demande.Je nuis ajouter (pie Sa Majesté a été très généreuse en m'accordant l'autorisation de rapporter à cette Cl i ambre tout ce qui s’est passé au cours de nos entretiens et qui se rapporte directement au sujet qui nous occupe.Rermeltez-moi avant d’aller pins loin de dire que je considère qu'un conseiller ne saurait rendre servi- ment je n’avais pas encore mis | cabinet au courant de la situation « Je n’avais confié qu’à trois 04 quatre de mes collègues, les plu anciens, l’entretien du Fort-Belvâ dère.J’ai dit le 16 novembre à S Majesté que je ne croyais pas qii le mariage auquel il songeait serai bien vu du pays.Le roi m’a répon du qu’il y avait longtemps qu’l voulait me dire qu’il “allait épou ser Mme Simpson et qu’il était dU posé à s'en aller”.Je lui ai dit qui c’était là une très mauvaise nou voile et que je ne voulais pas el dire davantage pour le moment.Un compromis Sa Majesté a mis la reine Maril au courant de la situation dès cel te nuit.1] a niis ses frères au cou rant dès le jour suivant.Le men credi 25 novembre, il m’a fait ap peler pour discuter un compromit qui avait été mis de l’avant dam l’intervalle et qui lui permettrai! de se marier sans donner à sa fen» me le rang de reine.Je lui ai dé clnré que je n'avais pas encore étu dié la question mais que j’étais soul I impression que le Parlement n< voterait jamais pareille loi.J’ai ajouté mie j’examinerais soignei* sement la question s'il le désirai! et il m’a répondu que tel était soi désir.J'ai ensuite insisté sur le faÜ qu'il faudrait alors soumettre R question au cabinet et aux pro miers ministres des Dominions, t m’a donné instruction de le faire II m’a ensuite fait appeler de not* veau le 2 décembre pour me de mander une réponse et je lut al dit que je croyais que c'était In praticable.Dilemme U n’y a pas eu de décision de prise avant hier, mais dès le 2 dé cembfe je lui avais laissé entendre qu il se trouvait dans ce dilemme douloureux d’avoir à choisir entn un projet qui lui était cher et 1« trône.Nous avons eu depuis (k nombreux entretiens au cours de» quels il m’a répété à plusieurs reprises que s'il devait partir il pan tirait avec dignité, et qu'il voulait partir en causant le moins d’ennuie possible à ses ministres et à son peuple.U- roi Edouard VIII était aussi impatient de faciliter i’uccemion de son frère au trône et je puis dire qu il n'a jamais voulu admettre la lormation d’un parti du roi.il est demeuré pendant lout ce temps au l’ort-Beivédère en attendant ie règlement de la situation afin d’éviter ics fouies qui l’auraient acclamé.Je dois dire que je J’admire pour la conduite qu’il a lc,nue en ces circonstances.J’ai la permission de vous i .\ ’"•¦••¦•' o i m .permission oe vous J e à son maître s.l ne lui dit la ve-1 une note qu’il m’a fait tenir et c i p rn tontf* rirronsfiinru*.Jh* nuis rii» i_____s.¦ (Dernière heure) OTTAWA, 10.(SPC.) — Au moyen d’un arrêté, que le gouverneur général a approuvé, le cabinet King autorise le gouvernement de la Grande-Bretagne à inclure le nom du Canada dans la loi que le Parlement britannique adoptera pour accepter l'abdication d'Edouard VIII.Le cabinet a procédé en vertu de la quatrième partie du statut de Westminster.En agissant ainsi, il s'épargne la nécessité de réunir immédiatement les chambres.Le Parlement ratifiera l'arrêté au cours de la session qu'il commencera en janvier.A cause de l'abdication, le gouverneur général devra recevoir un nouveau mandat et les membres du cabinet devront jurer fidélité au nouveau roi dès que le Parlement britannique aura voté lo loi confirmant la décision du souverain abdi-cataire.rité en toute circonstance.Je puis affirmer que jamais Sa Majesté n’a paru offensée de ce que j’ai pu lui dire el je crois que les événements de ces derniers jours n’ont fait qu’augmenter le respect et 1’estinie que nous éprouvions l’un pour l’autre.J’ai donc fait part à Sa Majesté, poursuit M.Baldwin, de l’inquiétude que me causaient les critiques dont elle était l’objet dans la presse américaine et les conséquences possibles que ces critiques pourraient entraîner dans les Dominions et surtout au Canada où elles étaient largement répandues.Je lui ai rappelé ce que j’avais souvent eu l’occasion de lui répéter, à lui et à ses frères et que l’on peut résumer par cette formule: “La Couronne, en ce pays, a été dépouillée au cours des siècles d’un grand nombre de ses prérogatives mais, aujourd'hui, en dépit de ce fait, elle joue un rôle pins grand qu’à n'importe quelle autre époque de son histoire”.La Couronne La Couronne n'est pas seulement le dernier lien qui unit entre elles les diverses nations de l’Empire, mais encore pour ce pays une garantie contre plusieurs des maux qui ont affligé ou qui affligent les autres pays.Voilà ce que reconnaissent les gens de tous les partis, D’un autre côté, ce sentiment se fonde dans une bonne mesure sur le respect croissant qui entoure la monarchie depuis trois générations et des critique* du genre de celles que Le sixième du nom de George Londres, 10 (S.P.C.) Le nouveau roi portera le nom de George.!| sera (Jonc le sixième souverain de ce nom._ Ce soir M.Joseph Mongeou se no Vers midi, alors qu’il surveilh le de* bargemen t d’un bateau charbon à Ja section no 31 du po M.Joseph Mongeau a perdu l'éqi libre et est tombé à l’eau.C’est < yain qu'on a tenté de le secouri fe courant, très rapide, l’a emporl M.Joseph Mongeau faisait pari de Ja maison Mongcan A Robe.Duc de Cornwall Londres, 10 (S.P.C.et S.P.A — On apprend que c’est à 10 he res ce matin, au château de Bel s dere, qu’Edouard VIII a signé n abdication.Au moment de la sign turc on a descendu le drape: „—v ~~,Cornwall qui flottait sur le ci .'on dirigeait contre le roi étaient teau depuis le commenceiment < de nature à détruire re respect que la crise.Après la Signature, on ] t- i /i r-i s'il i •»c|__;j_ ç_ ¦ • | Saison du Jubilé d’or rlorida Spécial _ Wagon-récréation — (A partir du Orchestre — Danse — 2 Janvier) Divertissements — Ser- vice d'hôtesse.Seulement 27 heures et deux tiers de New-York à Miami, Gulf Coast Limited principales villégiatures dé la Floride.'The Minminn Uue nult ea route Pour me ivuamian et les villégiatu- res de la côte est de la Floride.* Havane Snérial Pour toute la Floride n a va ne spécial et La Havane.Le fameux wagon-boudoir.Palmetto Limitpd Pour toutes les vll-raimeno Limirea iégtatures du Sud- Centte.?Par le F.E.C.Ry de Jacksonville â tous les points de la côte est.EXPEDIEZ VOTRE AUTO—4 cts du mille.Pour conditions, consultez votre agent de billets.R.S.VOIGT, ag.gén.des voyageurs de lest, 16 East, 44th St.New-York, Murray Hill 2-0800.EMsmswijm Le chemin de fer par excellence du Sud Le divorce de Mme Simpson Le voyoge de l'avocat Goddard et du gynécologue Kirkwood à Cannes INGENIEURS ARPENTEURS O - H LA&RECQUE_____| r Z MCAlLLOüXw_______.1 c G.J.PAPIME.AU—__lie *« ptmiua - aïoMtrac.inGÉMiEUfty con/Eii/ Ltr IttoÉnitu&y A/soüis Uhirit [0 OUL/T, RUE ‘>rT*JACQUEy'-MOfST3F AL PLATEAU 34510452 ^ EDIflCE.THÉMi*/ P.-A.Gagnon Comptable Agréé Chartered Accountant Immeuble des Tramways , tS1» OUEST, nUE CRAIC Tél.HArbour 5990 La soirée était sous la présidence d’honneur di M.Edouard Mont-petit, secrétaire de l’Université de Montréal, qui a raconté, avec humour, quelques-uns de ses souvenirs d’étudiant à Paris.Le programme artistique «le la i dpnce d>été- , soirée avait été confie a 1 Lnsem-j ,rv ., *.ble à cordes de Montréal”, dirigé ‘° rm Cannes, 10.— Me 'ifieodore Goddard, avocat de Mme Simpson, et M.le Dp W.-Douglas Kirkwood, le célèbre gynécologue, sont repartis de Cannes pour Londres hier soir.Personne n’ajoute foj ici aux explications données sur k's circonstances de leur visite par lord Brown-low, gentilhomme de la suite du roi et porte-parole de Mme Simpson.On croit qu’il s’agit tout simplement d’expédier les procédures du divorce de Mme Simpson.Le loi- anglaise, en effet, stipule que l’ordonnance de divorce ne devient définitive que six mois après la décision du tribunal, et cela pour prévoir le cas où la femme divorcee donnerait naissance à un enfant qu’elle aurait eu de son ancien mari.Les procédures peuvent cependant être expédiées lorsqu’il est manifeste one la femme divorcée n’est pas enceinte.La mi*, sion des deux voyageurs de Londres aurait donc été de hâter les dernières formalités du divorce de Mme Simpson afin de permettre au roi Edouard dp l’épouser sans tarder.* Le Roi s'entretient-avec sa mère F.-J.Leduc, I.C., M.P.P.J.Leblanc, I.E.A.G.F*’J.Leduc 6 Associés INGENIEURS-CONSEILS Travaux municipaux.Chimie industrielle.Expertises légales, Arpentage et Bornage, Béton armé.Brevets, Marques de commerce.Ch.93, Edlftce St-Denis HA.5341 354 EST, RUE STE-CATHERINE ASSURANCES HORACE LABRECQUE INC, COURTIERS EN ASSURANCES Nous invitons les Communautés Religieuses à se prévaloir de nos services particuliers.441 S»-F.r3nço,s*Xavier * Montréal Tél.MArquette 2383-2384 Hurtubise, Pelletier, Gravel COMPTABLES PUBLICS LICENCIES VERIFICATEURS 6-» rue St-Jacques ouest - s>ntréal L.-A.ITurtublse.C.P.A.Alf.Gravel, CPA.Victor Pelletier.C.P.A.J.-E.Nadon, C.P.A.' 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elle tant de Debussy.Chopin ou Sibe- accompagnée de son frère, le lins â Katelbv fou Ketelbev) et | romn,p fî et de la princesse Lincke.Il y a d’ailleurs eu de l'acrobatie au propre comme au figuré puisque le duo Morenoff a présenté quelques tours de passe-passe qui appartiennent plus à l’acrobatie qu’à la chorégraphie.Et, sans vouloir donner de conseils à qui que ce soit, nous nous demandons si la chorégraphie—que nous apprécions beaucoup par ailleurs —n’est pas une sorte de hors-d’oeuvre un peu trop exotique aux soirées “littéraires”.Nous ne pouvons terminer cette chronique sans féliciter Mlle Marie-Thérèse Faquin, MM.’ Lucien Martin et Roland Leduc, qui ont contribué largement au succès de la soirée.Lucien DESBIENS royale, soeur du roi.Le duc d’York se trouvait chez lui avec quelques liants fonctionnaires du palais.Tous les domestiques avaient reçu l’ordre de se retirer.Le roi s’est entretenu avec sa mère pendant une demi-heure dans la bibliothèque du duc d’York.Mgr J.-C.Chaumont à Maisonneuve Bingo à St-Herménégilde L’Amicale Maisonneuve, à son souper-causerie de ce soir, à 7 h.30, dans la salle de l’école supérieure Chotnedey de Maisonneuve, 1820 boulevard Morgan, recevra Mgr J.-C.Chaumont, P.A., Y.G., à litre de président d’honneur.La conférence sera présentée par j M.J.-H, Marcotte, l'auteur de j “Osons!", qui traitera de questions ! d'intérêt national, sous le titre un Tous la» lundis soirs, ver» 8 h., il y aura pel, mystérieux de “Simolifinns ” partie de bingo au profit des oeuvre» pa-| .t-,,l ° , rotastale» de St-Herménéetlde de Guy-; * nprogl anime rétreatlf de choix bourg, dans le sous-sol de l’église, coin j complétera la soirée.M.El vin Lodes rues Lafontaine et Cadillac, sous la tfoiilf bnrvfrm nt n présidence du curé de la paroisse.M.l’ab- ?!um> ,,ar>ron' 01 y- Chartrand, bé Placide Valois.ténor, accompagnes de 1 orchestre L’admtsston dans la salle est gratuite., de l’école Chomedev de Maisonneti-II y aura de magnifique» prix pour le» v(l seront ehurués Joueurs de bingo.Le public est cordiale-; , ' si rom < nargt s.ment invité, | ¦ °Ur renseignements appelez; R.Fr.Anato’c.AM.5070; Lucien Hélai r, FR.9701.Tél.HArbour 1196-1197-1198 LAM0THE& CHARBONNEAU AVOCATS J.-C.Lamothe, L.L.D., C.R., J.-p.Char-bonneau, B.C.L., N.Charbonneau.B.-C.L.J.-L.Charlebols, L.L.L.Edifice Aldred, coin Notre-Dame et Place d’Armes - Montréal CL A V I G R A P H F S Underwood, Re.nJngton.Royal Standard et portatif» Calculateurs et Duplicateurs — Service et accessoires.N.MARTINEAU & FILS 1019 rue Uleury MA.2545 20-12-35 L» Voyez TWITE pour TïïPüWOfEJia Toutes marques; 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U bondit vers Marche terre, en se dépouil.lant de ses vêtement*.U jeune homme donna se» tnetructions; “Capitaine, dlt-Il, je nage cornm» un poisson attachez-moi un cable léger aou* le braa.Ainsi préparé.Arché se lança dans la rivière où il digparut un instant.Le» spectateur!' respirèrent à peine lorsqu'ils virent Je jeune homme se précipiter dans les flots pour secourir Dumais.L'anxiété était à son comble.Lorsque après des efforts inouïs, Arché rejoignit le pauvre malheureux, Dumais, malgré son état de torpeur apparente, n’avalt rien perdu de tout ce qui se passait.Un rayon d’espoir avait lui dans son coeur torturé par tant d’émotions.A peine av«it-il atteint la glace que ,A - Si vous I voyagez adreists-votis au SERVICE DIS VOTACES, LE DEVOIR”.Bil-l*ts «mis pour tou* le* pays su tarif de* compagnies de paquebot*.chemins de fer, autobus, aussi hôtel*, assurances bananes et accidents, chèques de voyages, passeports, etc.Télé* phones BEIair 3361A VOLUME XXVII — No Ml Lt UtVUIK, MONTREAL, JEUDI |Q DECEMBRE 1936 5 PAGE EEMINin iA imant” Directrice : Cermoine BERNIER Conférence du R.P.Desjardins, S.J., sur le communisme au Canada Samedi, le 5 décembre, à la salle du Gesù, sous la présidence de Mgr Chaumont et sous les auspices des Amicales féminines du diocèse de Montréal, le R.P.G.Desjardins, S.J., a traité du communisme au Canada.On remarquait dans l’assistance, le R.P.Henri Lalande, S.J., ancien aumônier général de l’A.C.J.F.Le R.P.Lalande est une autorité en matière d’oeuvres sociales et veut bien mettre à notre disposition sa vaste expérience servie par une parfaite bonne grâce, M.l’abbé Roger Marien, aumônier des Amicales, était présent ainsi que les déléguées de chacune des huit communautés affiliées aux Amicales.Mme Ernestine PineauM-Léveillé présenta ]e conférencier à son auditoire.Nées dans l’épreuve et grandies dans la souffrance, les Amicales ont travaillé en profondeur.Aujourd’hui, solidement encadrées, elles peuvent passer à l’action.La série de conférences sur le communisme, que donnera le R.P.Desjardins, sera le début d’études et de discussions sur le communisme.Le P.Desjardins est professeur de philosophie morale, d’apologélique et d’économie po'itique au Collège Jean-de-Brébeuf.Il apporte aux Amicales un zèle d’apôtre, une vraie ‘Compréhensiorl de nos problèmes, une volonté sincère d’aider à leur solution.Le P.Desjardins prend alors la parole.Ce qui suit est un résumé de sa conférence.Chaque affirmation du conférencier est appuyée de la ! référence à la source de renseigne-I ment.Nous ne pouvons donner tou-| tes ces sources.Il suffit de dire que l’orateur possèd “la preuve de toutes ses assertions, et que cette conférence sera publiée in extenso dans la revue des Amicales diocésaines Fanrilia.* ¥ * Le communisme existe-t-il au Canada au point de constituer une menace?Oui, sans doute, en dépit des affirmations de gens intéressés k laisser la population dans sa béate quiétude.Le parti communiste canadien, qui a jugé à propos de se camoufler en “Canadian Labor Defense League”, pour mieux faire illusion aux naïfs, est bel et bien affilié â la Ille Internationale de Moscou, reçoit ses mots d’ordre du Komintern, est financé par Mos-[cou.Et notre gouvernement n’est [pas dupe de ce camouflage, mais [complice, ou si l’on préfère, témoin [indulgent.Aussi le communisme [poursuit-ij sans relâche sa propa-[garnie néfaste dans notre pays et [non sans succès, comme nous le ver-Irons.Le programme d Le parti communiste veut renver-]ier l’ordre établi: lo en exploitant es difficultés qui peuvent surgir ¦ntre le capital et lp travail; 2o en |arenant part aux é’ections; 3o en •endant les travailleurs de plus en | dus exigeants dans leurs revendi-ations, et grâce à des esearmou-¦hes répétées, préparer et ent rallier Une troupe capable d'abattre e capitalisme; 4o en s’emparant du |aouvoir pour renverser le capital •t la dictature des rapita'istes, éta-[dir la dictature de la classe ouvric-l'e et la république des travail'eiirs.e mot d’ordre lancé en 1934 était: [‘Unite in struggle against Poverty.Ip'acism and War.The only way for laboring people is Soviet Canada”.Lc parti communiste vise rien moins ljue l’installation d’un gouverne-Inent soviétique an Canada.“Les ¦grands moments ne seront pas tou-lours pour nous les grèves et 'es [¦lections, écrivait Tim Buck, chef lu parti.Un jour viendra où ces brèves influenceront grandemciy la lliscussion politique.Une fois Inaîtres de la grève politique./ n’y LES ESSENCES CULINAIRES MIXTURE A Mill.A JONAS aent »»n* rivales «os» le rapport île la PURETE, do la FORCE et «e la Rl-efeoMo d’Aromr.Bu Poalo Parlour aura p.us qu à faire un pas pour déclencher ja grève générale.Et la greve générale durant une crise politique est J a porte grande ouverte a la Revolution”.D'après les instructions reçues de Moscou, les communistes utilisèrent les manifestations de chômeurs et les luttes politiques.Ils créèrenl une “Ligue de Jeunesse communiste” et à cette Ligue, ils rattachèrent une section enfantine, les “Jeunes Pionniers”, Effectifs Y a-t-il beaucoup de communistes au Canada?Combien sont-ils dans la province de Québec, et dans ce nombre combien doit-on comp-*(T .^e Canadiens français?Il faut distinguer entre membres inscrits, membres affi'ies et membres sym-ipathisants du parti communiste.'Aux dernières élections, les 13 can-didats communistes ont obtenu -0,789 votes, soit, si l’on compare ce chiffre aux résultats de 1930, une multiplication par 5 en cinq ans.Si ce rythme se maintient, on peut prévoir pour 1939 ou 1940, une i centaine de nii'le voix eommunis-Ucs.A Montréal, U y aurait, selon le I P- Buvan, S.J., environ 30,000 sympathisants et 800 membres du parti.Le congrès communiste de 1936, tenu à Montréal, le 18 et le 19 septembre, constate avec satisfaction 1 influence croissante du communisme sur les Canadiens français.Ils forment actuellement le groupe national le plus nombreux et se classent au second rang.Propagande En propagande des journaux communistes au Canada est inten-se et s’exerce sans aucun frein.Les 33 journaux communistes dont nous sommes gratifiés ont une circulation de 114,000 exemplaires.Qu’on juge du nombre des lecteurs! L’As-sociated Labor Press, puissante agence créée par le parti communiste, diffuse régulièrement au Canada près de 50 journaux et revues, rédigés en une quinzaine de langues.D’après des informations fournies par les autorités de la ville, 45 de ces publications circulent actuellement à Montréal: 26 en diverses langues étrangères, 12 en anglais et 7 en français.Parmi les publications française, trois nous viennent de Moscou via New-York, et trois de Paris.L’autre est éditée à Montréal, et c’est “Clarté”, hebdomadaire."Clarté”, nettement révolutionnaire, affectait jusqu’ici un ton modéré, se piquait de neutralité religieuse, prétendait traiter uniquement de reconstruction économique et sociale, dénonçait les abus du capitalisme et les misères du prolétariat, préconisait l’union île tous les mécontents en un seul front, le Front Populaire.Mais voici que depuis un mois il est lancé dans une campagne d’insultes et de moqueries à l'adresse de Noire-Seigneur, du Pape, du clergé et do l'Eglise en général.L’interdiction de l’assemblée des délégués espagnols, la triomphale manifestation religieuse et anticommuniste du dimanche du Christ-Roi (25 octobre) à Montréal et à Québec, la lettre circulaire et le discours de S.Exc.Mgr Gauthier, tout cela a fait voir rouge — si l’on peut dire! -à la feuille communiste qui se montre maintenant sous ses vraies couleurs, Et que dire de la propagande par tracts, affiches, feuillets, cartes! La C.L.D.L.se félicitait, en 1 1933, d’avoir répandu dans le pays: en moins île deux ans 5,000,000 de ces imprimés.La section québécoise prétend pour sa part, en sus des nombreuses brochures, avoir publié 200,000 feuillets français.Et ce n’est pas une vantardise.On sait que des milliers de circulaires communistes ont été distribuées de porte en porte â Montréal, bien que la Sûreté muni-1 cipale en ait saisi d'énormes pa- : quels.Ces circulaires prêchent l'athéisme, la haine de l’Eglise, de I la religion, des chefs, vantent la Russie, glorifient les chefs rouges: Staline.Lénine.Ces circulaires sont rédigées avec une indéniable habileté.Langue familière et pittoresque, phrases courtes, incisives, mordantes.Les communistes utilisent aussi le cinéma, les campements d’été, les manifestations populaires, ies délégations de marcheurs de la faim, les distributions de secours, les écoles communistes, les réunions de clubs et les conférences.Il existe actuellement à Montréal, plus d’une quarantaine de sociétés et de salles communistes, vrais foyers d’anarchie.- D’après le rapport du Commissaire de police (sept.1935) au Comité exécutif de Montréal, les agents de l’escouade anticommuniste ont assisté en 1933 à 421 et en 1934 à 802 assemblées de la Ille Internationale.“Clarté” annonce les réunions communistes.Il s'en tient régulièrement tous les soirs en divers endroits de Ja ville.Il y en a de jour, surtout le dimanche.L'un des foyers les plus dangereux de la propagande communiste à Montréal, comme partout ailleurs dans le monde, c’est la Société des Amis de l’U.R.S.S.— (Friends of the Soviet Hussia), dont la section française a son siège social â l’édifice Mayor, rue Saint-Alexandre.Une des tâches les plus importantes des “Amis de l’U.R.S.S.” consiste à former des noyaux de sympathisants dans leurs usines, leurs bureaux, et surtout dans les entreprises travaillant pour la guerre et les transports.Activités syndicales Les communistes essaient de se faufiler dans les syndicats et d’en prendre progressivement la direction.La très vivante Union jndus-trielle des Bûcherons du Canada (Lumber Workers' industrial Union) est la preuve de leurs succès dans ce domaine.La récente sédition dans les camps de Rouyn et de Noranda, a été fomentée par elle.Au Congrès de l’Union tenu à Port-Arthur, en 193L le mot d’ordre fut donné de fonrenter le plus de grèves possible dans les camps de bûcherons pour préparer les esprits à la grève générale puis à la révolution.Romaniuk, l’un des chefs du parti, dit à ce propos ces paroles: “Our object in this country is to plant a new' seed which will grow to an enormous height and strength.The solution of the present crisis is civil war.He-gardless of what the government will de to remedy the situation, our aim is to overthrow the government and establish ihe Soviet of Canada.I.es communlsles ne negligent pas non plus la jeunesse.Ils savent que pour eux comme pour nous, là est l’avenir.Dès l’âge de six ans, commence l’entraînement du jeune communiste.On le dresse contre l’enfant bourgeois.Aux questions qu’il pose, on donne des réponses qui inculquent la haine des classes supérieures.On lui inspire d’une part l’amour du paradis soviétique, et d’autre part, le mépris de toute religion et de toute loi.A doute ans, Tertfants passe à la section des jeunes; de là après un stage plus ou moins long, suivant ses aptitudes, il entre dans la; Ligue des Jeunes Communistes.L’enfant communiste se forme sur-: tout à l’école.Une fois qu’il est i embrigadé, on l’y amène facile-! ment.Il s’y rend le soir.Les leçons se donnent dans un local qui d’ordinaire est fourni par les clubs léninistes.Dès 1927, ces écoles au nombre de 40 au Canada, sont fréquentées par plus de 2,000 enfants, Montréal en possède une dizaine, d’après le rapport de la Sûreté municipale de septembre 1935, Quel principe peut-on bien invoquer pour tolérer pareil état de choses?Est-il surprenant après cela que la jeunesse communiste de la province se soit sentie assez forte pour tenir à Montréal, en octobre dernier, un congrès qui groupa jusqu à 200 délégués?Propagande dans les universités Plus inquiétante encore, la propagande qui s'exerce dans ies universités anglo-canadiennes.D'après un magazine torontois Liberty, la Student League of Canada tient loo non 5?h£re influence plus de 100,000 étudiants.Plusieurs autres sociétés d’étudiants se livrent a un travail similaire à celui de la S.L.C., sous des noms différents.Un club communiste a été récemment organisé à l’Université de To La mode feminine qu’une existence éphémère.Les étudiants communistes ne manquent pas de front.Front populaire et Ligue contre le fascisme et la guerre Autre tactique habile et insidieuse.On sait ce que le “Frente Popular” a donné en Espagne.Il se recrute le plus largement possible, sans trop regarder a l’orthodoxie marxiste de ses membres.Le Front populaire canadien est invité à soutenir le “Frente Popular” espagnol, car le succès de ce dernier est capital pour la cause bolchevique.On comprend la portée de la campagne de souscription el de propagande en faveur des tyrans de la malheureuse Espagne.On comprend aussi le sens de la délégation ‘'Frente popular”, pilotée par A.-.R.McLeod, président de la Ligue contre la guerre et la fascisme.Conclusion Combien de temps encore nos gouvernants souffriront-ils qu’on se moque impunément des lois du Dominion?Le jugement qui condamne Tim Buck — jugement confirmé par la Cour suprême d’Ontario, déclare le parti communiste illégal.Et pourtant, sous un nom d’emprunt, au su et au vu des aulo-rités civiles, ce parti continue de i vivre, de prêcher la sédition; on le | laisse s’organiser, se recruter et étendre ses tentacules d’un bout à l’autre du pays.Déjà tout l'Ouest ; est fortement çntamé; Je centre, de1 Winnipeg et de Port Arthur, puis en I remontant vers le nord, toute la ré-1 gion minière et forestière d’Ontario-Québec est en train de devenir le fief exclusif, la citadelle des communistes; Toronto est un véritable quartier général d’où partent Iles directives révolutionnaires imposées par Moscou: Montréal est en proie à une intense propagande; de même la région minière de la Nouvelle-Ecosse; seule l’île du Prince-Edouard parait n’avoir pas cédé jusqu’ici.Qu'attendent donc nos gouvernants pour endiguer le flot de la démagogie?Que l'émeute gronde à nos portes et que le sang coule dans la rue?L’histoire enseigne comment se préparent les révolutions.“Quand l'Etat s’affaiblit, les individus les mieux armés prennent sa place”.Qui dit cela?Pierre Gaxotte, historien de la Révolution française.Or, l’histoire se répète.A moins d’une prompte el énergique répression des activités communistes, nous nous acheminons vers une catastrophe nationale.Nous en sommes au pre-mier stade de la Révolution, qui, d après Lénine, en comprend quatre.A ce premier stade, il s’agit pour de petits groupes révolutionnaires, — entendez les cellules du parti communiste — de s’organiser et de se porter aux points né-yalgiques du pays; d'exploiter et de fomenter le^iécontentemcnt des masses prolétaîTennes; de les pous ser à des revendications économiques non seulement légitimes mais meme exorbitantes, afin que l’opposition des classes bourgeoises engendre chez les ouvriers la conviction qu’ils doivent se faire justice eux-mêmes; de provoquer desj grèves, des rixes, des émeutes qui) nér-i'lp1 ^«r/vInU^1 VC po^'^_pue gé- i Démonstration d'art culinaire mercredi, liera le, prélude d un assaut definitif 16 décembre, à 2 h p.m.contre le régime existant NnnU menu de noel sommes ensnons ,1anc t » „ \ et auggestlon pour les mes • «agCS dans cette phase i Coquetel aux tomates Soupe aux étoiles a un rythme tel, que sans un vi-j Dinde farcie goureux de barre, nous atteindrons ! Æ'd?ctmS&e bientôt le point ou rl faudra dres-l ° Bûche ser des barricades pour défendre Balade les Chandeliers nos biens, nos droits et notre rxis-!1”™ 8orbet aux ceri.es B°nbona tenoe meme.Qu a-t-on fait jusqu’à M&Rniflques prix de présence et écha»-present pour prévenir ces mil ! tuions distribués gratuitement heurs?mai- Académie Notre-Dame de Lourdes.e , 1 100(,‘ Ave.Verdun - YOrk 3630 tjue tait le gouvernement fédéral 9 i N B "—A I’»venlr les démonstrations seront • ’ ' données le mercredi pour permettre aux dames de suivre les deux cours, provincial et municipal, si elles le désirent, le droit a pour corrélatif un devoir, le devoir de ne pas prêcher le renversement de cette démocratie au nom de qui on prétend parler.La liberté, soit! sauf pour le mal et les malfaiteurs.La répression, oui, mais surtout des réformes.Qu’on opère les redressements sociaux qui s’imposent.I^es bons ouvriers de la restauration sociale doivent pratiquer cette abnégation qui est le propre de ceux qui n’ont on vue ni eux-mêmes ni leurs avantages personnels, mais le Christ.Mgr Chaumont a remercié le conférencier.La prochaine conférence aura lieu le samedi, 23 janvier 1937, au Gesù, à trois heures.Les nouvelles tém,nines i - Chez les gardes-malades de Notre-Dame L'aesemblée régulière de rAssociation des Gardes-Malades Diplômées de l'Hôpital Notre-Dame.aura Heu le 11 décembre, vendredi, A la résidence des Gardes-Malades.La conférencier sera monsieur Philippe ClalMeve, avocat, lauréat de l'Académie française, élève du Lycée Léon le Grand.M Cantave.fera une causerie sur Haïti.Ecole Ménagère de Verdun ronto.Un étudiant du McGill, Laxer, s est vanté d’avoir organisé une filiale de la S.L.C.à l’Un i ver-site de Montréal.Il a oublié de (lue que cette fiilialc, établie sous de fausses représentations, n’a eu Quelles mesures de répression a-t-il prises contre la propagande soviétique?Que font nos députés0 Nous avions une loi, l'article 98 du Code criminel.Qu’en a-t-on fait?) On 1 a supprimée.Résultat?Il est i maintenant pratiquement impossi-ble de faire contre les communis-1 tes une preuve légale d’activités spé- : cifiquement séditieuses.Les mail-j les de la loi sont trop larges.Quand des citoyens soucieux de niainte-nir 1 ordre dans ce pays, demandent 1 interdiction de la littératu- Retraite spéciale pour les jeunes filles je et des assemblées communistes, d se trouve des membres du cabinet pour leur opposer le fameux argument de la liberté de parole en régime démocratique.Ca liberté de parole est un droit, certes.Mais Nous rnppelonp aux Jeunes fines, que le i R P.Joseph-Hermann O.F.M prêchera ! une retraite spéciale pour les Jeune* filles ! qui ne peuvent suivre les exercices d'une [ retraite fermée.Cette retraite commen-j cera samedi le 12 décembre à 2 h.de ! l'après-mldl pour se terminer dimanche le 13 au soir A 8 h.30.Toutes les Jeunes ! filles doivent être arrivée» pour le premier exercice.Prière de ne pas attendre à la dernière Journée pour se faire Inscrire.car les placo sont limitées Chapeau Simpson Baltimore, 10 (A.P.) — La mode suit la renommée.Aujourd’hui, on Feuilleton du "Devoir' La Maison de Joëlle par Jacques GRANDCHAMP ii ti ii il ÜP 8.(Suite) A la salle à manger, les passa-ers déjeunaient hâtivement.Gcr-iain Vosges s’occupa des quelques rmalités de passeport indispen-bles, et la même barque l’cmme-a avec Mlles Mancy et de Sérans ers la cité napolitaine.Au milieu es cris des bateliers, des chocs de utcaux et des criailleries de mar-hands, l’embarcation du Lotus ac-sta.Ce fut aussitôt une nuée de iceroni, compétents ou improvisés, ui s’abattit sur les voyageurs et que avocat écarta d'un geste impa-ent.Il connaissait Naples et te-ait à se faire le guide exclusif de jeune* compagnes.Par une pe- tite rue étroite, il les dirigea vers la splendide artère, parallèle aux quais, que l’on appelle te Corso Umberto ter.C'est une large avenue, pavée d'énormes dalles de lave, que silonnent de nombreuses voitures et des autos.La Bourse, bâtiment immense mais moderne, ne retint pas longtemps les regards du trio, qui s’arrêta davantage devant le Castel Xuovo.L’épithète de “neuf” ne s’accorde plus guère avec l'antiquité flu beau château, qui date du XUIe siècle et fut construit par Charles d’Anjou pour servir de résidence aux rois d'Anjou et d’Aragon.Plus tard, on l'entoura de bastioqs, devenus maintenant de riants jardins aux gazons verdoyants et aux fleurs rouges ou mauves.Un arc de triomphe qui rappelle la prise de Naples par Alphonse 1er en 1443 vaut, â lui seul, l’admiration que les Napolitains ont vouée au Castel Xuovo.Les portes de bronze qui le ferment représentent les plus glorieux faits d’armes de Ferdinand 1er.Paule de Sérans, tirant son kodak, prenait le château de face et de profil.— Dépèehons-nous! lui crin gaiement Germain Vosges, si nous lambinons autant, nous n'aurons jamais le temps de tout voir.Pourtant.je veux, d’ici, vous mener au Palazzo Peule.— Palais du Roi! traduisit aussitôt Joëlle.— Exactement.Le Palazzo Peale.donne sur le côté d'une immense place, dont l'autre extrémité est occupée par l’église de San Francesco di Polo.Paille de Sérans prit encore des photos.— Ménagez vos films! Vous n'en aurez jamais assez pour toutes ies splendeurs que nous allons découvrir! lui conseilla l'avocaL Voici la V7à Caracclolo.Des pêcheurs, le pantalon retroussé jusqu'aux cuisses, relèvent leurs filets.On entend le “han” des hommes tirant sur la corde.La mer bleue est d’un calme plat et vient mollement lécher le remblai.Eina eût volontiers rêvé encore.La voix de M.Vosges la rappela sur terre: — Nous allons prendre une voiture pour gagner le vieux Naples.Et.en même temps, le jeune homme héla un brave cocher qui fouettait sa jument blanche traînant un fiacre démodé.L’équipage, d'une allure modérée, traversait îles rues aux jardins emplis d'orangers ei de citronniers.Sur le fond bleu du ciel se détachaient le feuillage sombre des arbres et les beaux fruits d’or, alors en pleine maturité.Les marchands de pastèques, d’olives ou de tomates passaient en appelant els clients.Accourues à leur bnlon, les femmes leur jetaient, au bout d’une longue corde, le panier de jonc dans lequel les provisions s’entassent el qu'elles hissaient ensuite jusqu'au troisième ou quatrième étage.Maintenant, le véhicule pénétrait dans le quartier vieux, sale, aux pavés boiteux, inégaux, où un ruisseau malodorant tient le milieu de la rue.Des draps d’une propreté douteuse, des oripeaux de couleur voyante, sont tendus d’une maison à l'autre.Paule de Sérans prit un air un peu dégoûté.Lina jubilait.— Comme c’est pittoresqueI s'exclama-t-elle, enchantée.J’aànc le costume de ce vieux marin qui passe, et la Jupe à volants de cette mégère qui fait cuire des courgettes au-dessus de la vieille boite à biscuits qui lui sert de fourneau.Et cette jeune femme, nu profil de madone, qui coule sa lessive en pleine rue! Et ces enfants déguenillés, niais si beaux! qui jouent avec des chiens errants.Ht ces rues biscornues où grouille la populace! Ah! je retrouve bien là le Naples si cher à mon vieux Papa-lia! Je voudrais vivre ici! — Tu ne penses pas ce que tu dis! interrompit Paule.— Je t’assure I.— Te vois-tu privée de ta salle de bains, lavant tes oripeaux au Si Vous avez Réellement Quarante Ans- aucun remède ne vous ramènera è vingt.Mais si vous avez bonne santé, votre vie peut être bien plus agréable à 40 ans que vous ne l'avex jamais risée à vingt.Le Composé Végétal de Lydia E.Pinkhom peut vous aider à vous reconcilier avec la vie.“Je pleurait deux ou trots heures de suite sans savoir pourquoi.J étais tellement faible que je pouvais à peine prendre un repas et maigrissais constamment.De- fiuia que je prends vos Tablettes, e me sens une toute autre personne.Je mange bien, dors bian et fais mon travail.” Mme Otto Klinger, R.R.No I, Lougheed, Alberta.Liquide et Tablettes ( EATON Venez de bonne heure.de si jolies cartes s'enlèveront rapidement! Cartes de souhaits Vingt et une cartes charmantes exprimant des souhaits pour Noël et le Nouvel An.Les gravures gaies et appropriées sont de celles qu'on ne voit que rarement.Les souhaits sont bien écrits, le papier est de bonne qualité, chaque carte est accompagnée d'une enveloppe.Profitez de cette offre pour faire votre provision! Prix très avantageux, la boite ¦ Papeterie, *u rez-de-chaussée Cartes de souhaits, au deiixtéme EATON Dt MONTREAL qui ont fait une retraite fermée sont cordialement invités à cette réunion.9t Femmes sur 100 Rapportent Amélioration COMPOSE VEGETAL DE LYDIA E.PINKHAM a créé à Baltimore, ville où Mme Simpson a passé son enfance, le chapeau “Simpson".C’est un chapeau en forme de couronne.Il a immédiatement eu beaucoup de vogue.Adoration nocturne de Montréal Las Adorateurs nocturnes sont convoqué» pour 1rs 40-Hpurr» au Gesù.rue Bleury, pré» Ste-Cathcrlnr ouest, vendredi, le 11 courant, A 8 h.p,m Réunion mensuelle des retraitants —_____ ! La réunion mensue'le des irtrai-tants de Montréal aura lieu dimanche prochain, 13 décembre, dans la chapelle des jeunes gens de l’Im-j macnlée-Conception, angle des rues Rachel et de Bordeaux.La messe commencera à 9 h.15 précises — ce sera maintenant l’heure régulière au deu de 9 h.Elle sera suivie du petit déjeuner dans lu salle paroissiale.puis de la conférence.Le conférencier sera le P.Maurice Lamarche, S.L, professeur de philosophie au collège Jean-de-Brébeuf.Il a choisi comme sujet: “Pourquoi tant parler du surnature1”.Tous les hommes et jeunes gens Université de Montréal L’HEURE DE BIOLOGIE Ce soir, à 5 heures, dans Je grand amphithéâtre de l’Université de Montréal, M.Alphonse Bernier, assistant aux laboratoires d'anatomie pathologique de l’Université de Montréal, et de l’hôpital Notre-Dame, continuera la série des conférences publiques de biologie générale organisées par l’Institut de Zoologie de l’Université de Montréal, et sous les auspices de l'AC-FAS.Il traitera le sujet suivant: “Comment naît, se développe et régresse une inflammation”.Au collège de TAssomption Ce matin, le 10 décembre, une grnnd'niesse a été chantée pour feu le notaire F.-G.Crépeau, 46e cours; demain, le 11 décembre, une grand’-messe pour feu l’avocat Camille Du-charrne, 45e cours.(>s grand’messes sont recommandées par l’Association des anciens élèves.Retraites fermées Couvent de Marie-Réparatrice, 1025, Mont-Royal ouest, Outre-mont, Montréal.Voici les prochaines retraites fermées qui seront prêchées en ce monastère: Du 14 au 17 décembre, pour les dames.Du 14 au 17 janvier, pour les jeunes filles.Du 21 au 24 janvier, pour les zélatrices de l’Adoration.Offres Gatehouse pour vendredi et la fin de semaine Filet* de «oie Poisson blanc frais Pétoncles frais Achigan rayé frais Cold Eyes de Winnipeg Homards SPECIAUX Eperlans frais Dorés frais Huîtres à la mesure J’ PL.8121 Service des commandes ouvert te Jeudi Jusqu'é 7 h.30.V r Légumes frsis, tendres et croquants Gros oeufs, qualité A Chair de saucisse Citrons Frai* tués: dindes, poulets, pigeonneaux, poussins, canetons du Lac Brome.Huîtres sur coquille livrées ' sur la glace.Huîtres avec coquilles #1.00 le panier.Qualité Economie .€GÂÏEH(M PLafeau 8121 milieu de cette marmaille, mangeant en plein air ces tomates farcies d’ail, ou ce poisson qui empeste l’huile à friture!.Ne vous disputez pas.Mesdemoiselles! - Et Germain Vosges sourit.- Je ne vais pas vous faire diner, sur le trottoir, d’une pastè-ipie et de deux oranges, mais vous mener à VAIbergho.Et, payant généreusement l’auto-médon, il fit entrer les jeunes filles dans un coquet restaurant de la Vlà Pomn.Panic fit une légère moue devant les pâtes longues, mélangées de fromage et de sauce tomate, qu’elle ne parvenait pas à enrouler autour de sa fourchette.Elle se rabattit sur une sorte de blanquette de veau à la sauce engageante, les haricots verts et les délicieux petits poissons du golfe.Lina, elle, mangeait comme un jeune loup affamé, et l’avocat imitait son bel entrain, La cantatrice subissait, du fait de ce dépaysement, une sorte de ravissement intérieur.Elle se disait: “Je suis à Naples! Je suis à Naples!” sans être blasée sur cette Joie profonde inconnue d’elle encore.Germain Vosges la contemplait à la dérobée.Sous ce ciel radieux rie l’Italie, elle était bien à sa place, avec ses yeux ardents, son âme jeune et vibrante, son amour inné de l’Art et rie la Beauté.Il songeait, sans pouvoir s’en défendre, à cette divine Malibran à laquelle, si souvent déjà, on avait comparé Lina, et il se sentait de plus en plus glisser vers une admiration qui allait, d’instant en instant, se transformer en un sentiment plus vif.Comme si elle eût ru conscience de ce qui se passait dans le coeur de son voisin de table, Joëlle se fit soudain moins expansive, et, ayanl contraint la silencieuse Paule a prendre la parole, se tut à son tour.Elle se sentait maintenant un peu lasse, grisée de tonies les splendeurs trop hâtivement entrevues, de ciel bleu, de lumière, d’attrait de l'imprévu et de la nouveauté, autant que de ce chianti capiteux qui emplissait son verre.Germain Vosges vit cette ombre s’étendre sur le visage déjà chéri, et, s’inquiétant: (A Suivre) journal .« «46 r*.« Mt imprima w Montréal, par llmpr rsvponaabulté llmlUa >u«x LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 10 DECEMBRE 1936 VOLUME XXVII — No 287 Notre liberté économique ou notre asservissement M.Rochefort répète que so candidature à la mairie constitue une sorte de referendum sur cette question Sen attachement à l'Union nationale — Disciple de M l'abbé Groulx et de M.Esdras Minville - Attaques contre MM.Houde et Raynault, l'un soutenu par le trust de l'électricité et l'autre par les "bookies" »*0 pour 100 ont demandé les premiers à retourner dans les îles britanniques et 42 pour 100 ont fait leur demande en comparaissant devant les tribunaux d’enquête.8 pour 100 seulement ont protesté contre les avis de déportation qu’ils ont reçus.Adressez-vous au Service de librairie du Avez-vous besoin de bons livres?Devoir .430 Notre-Dame est.Montréal.Faits divers Fissioulf accusé de meurtre On a porté hier après-midi contre Henri-Emile Fissiault Taecusa-tion d’avoir tué et assassiné, le 23 I novembre dernier.Eliane Saint-Picrre, 22 ans, dont on est sans nouvelles depuis cette date, alors qu’elle est sortie en auto avec l’ac-| cusé.On a porté cette accusation de meurtre contre Fissiault dix minutes après que M.le magistrat Maurice Tétreau eût renvoyé l’ac-\ eusation d’enlèvement d’abord portée contre Fissiault.Enquête préli-j minaire Je 16 décânbre.Porillo abattu comme un chien Adam Parillo, l’un dos derniers survivants de la désormais fameuse bande Serafini-Morel, es» tombé comme un chien sous les balles de sès assassins à Saratoga Springs, N.-Y.Parillo, qui avait été con- damné à vie pour le meurtre d’Henri Cléroux, de la Banque d’Ho-chelaga, avail été remis en liberté en septembre dernier, après avoir témoigné contre un de ses complices, Garreri.qui a été acquitté aux Assises à Montréal faute de corroboration de la preuve.Il n’a pas eu le temps de dévoiler l’identité de ses assassins avant de mourir à l’hôpital.Violent incendie Les pompiers de trois postes ont ! combattu pendant plusieurs heu-j res, hier après-midi, l’incendie qui a éclaté dans le sous-sol d’un magasin situé à 3235 est, rue Ontario, pour causer des dégâts sérieux au ! magasin et à trois logements.Descente dans une maison de paris Lundi après-midi, sur les instructions de Me Ivan Sabourin, | substitut du procureur général à ' Montréal, le major Poirier, de la police provinciale, a opéré une descente à 9753 est, rue N'otre-Da-I me, maison de paris sur les cour-j ses et maison de jeu.Le tenancier, Jack White, a été appréhendé et huit autres personnes.On a saisi à cet endroit tous les effets qu’on trouve générale-j ment chez un preneur au livre et inn- table pour jeu de "barbotte”.White et les huit autres personnes |ont comparu hier matin pour inscrire un plaidoyer de non-culpabilité.Leur cause est fixée au 18 décembre prochain, alors que le même juge entendra toutes les autres causes de “bookies”, y compris celles de National Sporting Club, la deuxième du General News Bureau of Canada, de Tessier, Brown, etc.La cause de Vachon M.le magistrat Maurice Tétreau a.fixé au 16 décembre prochain la cause de L.-R.Vachon, 3227 est, boulevard Saint-Joseph, accusé d’avoir obtenu frauduleusement, au moyen de chèques, la somme de quelque $100., propriété de MM.Joseph-Xavier et Alfred-M.Barbeau, C’est le même M.Vachon qui attend le jugement de Cour (17 décembre) dans une affaire d’élection ou on l’accuse d’avoir placé de faux bulletins de vote, en août dernier, chez un organisateur liberal afin de discréditer le parti libéral aux yeux du public.Les Syndicats catholiques CONSEIL CENTRAL Le Conseil central tiendra, ce soir, dans l’édifice des Syndicats catholiques, son assemblée'régulière au numéro 1231 DeMontigny est.MARECHAUX FERRANTS ET forgerons Le Syndicat des Maréchaux ferrants et forgerons tiendra son assemblée régulière, ce soir, au nu-H1/™.12?1 DeMontigny est, dans I édifice des Syndicats catholiques, n 8h.15 précises, Philippe Beaubim&cîi* ACCESSOIRES ELECTRIQUES en gros 561X, av«.du Parc MONTREAL CA.5731* Les martyrs de la Commune Etude de la cause en béatification du Père Coptier et de ses douze compagnons dominicains d'Arcueil Rome, (Par courrier).Les«rar-dinaux composant la Congrégation des rites se sont réunis récemment au Vatican en Congrégation “ordinaire” et ont commencé, sur la proposition de l’Assesseur, Mgr Tra-glia, la discussion de la cause de béatification du P.Captier et de ses douze compagnons.Il s’agit, connue on sait, d’une partie des martyrs de la Commune de 1871, le groupe du Collège d’Ar-cueü, c’est-à-dire le P.Captier, ses frères en religion et les serviteurs, pour lesquels la Congregation romaine doit d’abord établir s’il y a eu “martyre", au sens théologique du terme, la béatification devant s’ensuivre.Au sens courant, il n’y a aucun doute.Les dominicains d’Arcueil furent arrêtés et massacrés, de toute évidence, parce que prêtres et religieux.On se rappelle la scène ou leurs assassins les faisaient déboucher un par un — comme en 1792, comme aujourd’hui, en Espagne pour viser plus commodément leurs grands manteaux noirs: “On les tirait comme des lapins”, dit un témoin.Dans le même temps, des fédérés adolescents, au Quartier Latin, jouaient à la table (Forain nous a rapporté le détail) avec des barrettes trempées de sang: comme en Espagne également.U s’agit donc bien là d’une de ces crises classiques de folie sanguinaire et de sadisme collectif qui lancent la bête humaine, la plus féroce de toutes, contre tout ce qui est bienfaisant et pur.Et c’est pourquoi nous souhaitons vivement que la Cour romaine, sans se départir de -sa prudente sagesse, donne bientôl a tous les fidèles Je droit de vénérer ces religieux massacrés et toutes les victimes de la Commune.Jamais il n’a été plus vivifiant plus salutaire d’avoir sous les yeux de grands exemples d’héroïsme et de méditer sur les vertus du fice total.Si vous vous sentez fatigués, sans énergie ou ne pouvez digérer vos repas régulièrement, essayez le nouveau Tonique ZYMOPHOS Pour les petits ALBUM A BON MARCHE LA PETITE MOUETTE, par Madeleine Chartier, 9 x IIVz, illustrations en noir et en couleurs, couverture en couleurs.Au comptoir .t5s, par la poste .18s.LE CYGNE ENCHANTE, par Madeleine Chartier, même description et même prix que le précédent.FABLES, même description et même prix que te précédent.ABC des animaux — dessins d’Avelot et de Bourdin, 9Vl x 13, 24 pages, couverture vernie.Au comptoir .25l, par la poste .30s.NOS ANIMAUX DOMESTIQUES —• quelques histoire* — 9Va x 13, illus* trations en noir et en couleurs, couverture en couleurs, 16 pages.Au comptoir .20s, par la poste .25s.LES ANIMAUX SAUVAGES — quelque* histoires — même description et même prix que le précédent.LES BELLES HISTOIRES RADIODIFFUSEES, par l’Oncle |oseph de Marthe Hamel, et F.-S.Baudin, Sx 12, 32 pages, illustrations en couleurs, édition soignée, couverture en couleurs.Au comptoir .25s, par la poste .30s.LES ANIMAUX EN A B C, 10 x 14, 32 pages, couverture vernie, illustrations nombreuses en noir et en couleurs, édition soignée.Au comptoir .35s, par la poste .40s.CONTES CHOISIS DE PERRAULT — Le Petit Poucet — Cendrillon — Peau d’Ane, 9V* x 12, 52 pages, couverture fortement cartonnée et en couleurs, nombreuses illustrations.Au comptoir .50s, par la poste .60s.FABLES CHOISIES de LAFONTAINE et FLORIAN, 9,/a x 12, 60 pages, nombreuses illustrations, couverture fortement cartonnée.Au comptoir .50s, par la poste .60s.SERVICE DE LIBRAIRIE DU “DEVOIR ”, 430 Notre-Dame est, Montréal BEIair 3361.sac.ri- Religieuse décédée à Laval-des-Rapides Laval-des-Rapides, Kl Soeur Marie-Gertrude du Saint-Sacre-inenl née i’atry (Jeanne), religieuse choriste, est décédée hier au monastère dir Hon-Pasleur, maison Sainte-Romitillc, à Laval-des- Rapides.Elle était âgée de 38 an dont quatorze comme religieuse.Uni survivent; sa mère, âgée d |81 ans, Mme .1,-11, l’atry, de Qm bec, «leux soeurs, qui sont toute I deux religieuses dans la comnu | naulé du Bon-Pasteur.les funérailles auront lieu vet ! dredi matin, à 9 heures, à la élu I V' Ile du monastère.Invitation nu j parents et amis.Le Devoir offre à la famille et la communauté ses sympathies.Le Voici! TOUTES ONDES MODELES 1937 37.50 h 685.00 SEULEMENT SP J.OO PAR SEMAINE INSTALLATION AJUdllî».SERVICE 90 JOURS 281 CRAIG ouest - LA.1167 Nous sommes 1 des tricoteuses De l’Echo du Bas-Saint-Laurent, de H un ou ski, numéro du 4 déeem-tore : Savez-vous de qui se compose notre cercle?De notre institutrice qui, seule à sa classe e[ voyant les soirs l trouvé sur le bureau de Pie XI, à la suite d’un épisode charmant.Lors des audiences qui remplissent chaque jour des centaines de visiteurs, les salles de l'appariement pontifical.Pie XI s’arrêle de préférence auprès des vieillards, des infirmes et des enfants.Un jour, il s’attarda ainsi un instant pour caresser et bénir un tout petit garçon, si petit que pour obtenir qu’il se tint tranquille en attendant de voir le Pape, on lui avait laissé son jouet préféré, un petit chien.Il le tenait en mains quand Pie XI parut.L’enfant regarda le grand vieil- lard blanc qui lui parlait avec boute e4 qui lui posait, d’un geste paternel, la main sur la tête.Après l’avoir béni, Pie Xi passa, mais l’enfant, qui voulait, lui aussi, lui témoigner son affection, tendit •son petit chien à l’nn des dignitni-res de la suite, exprimant ainsi qui] voulail le donner à Sa Sainteté.Le prélat, embarrassé, niais amuse, emporta le présent du pelit au Saint-l’ére, quand, les audiences terminées, celui-ci rentra dans sa bibliothèque privée.Et Pie XI, qui est un grand-oncle affectueux, accepta en souriant ce cadeau inattendu et le déposa sur son bureau.Libéralisme économique Le libéralisme économique, celte erreur épouvantable dont on a empoisonné et empoisonne encore une partie notable de l’élite de notre jeunesse, est la cause véritable dq communisme.C’est lui qui, en enlevant au monde la véritable notion des biens terrestres, en élevant un mur entre le domaine des affaires et celui de la morale et en excitant l’appétit du gain pour lui-même, a préparé l'humanité à recevoir la morale matérialiste des communistes.C'est lui qui, en abandonnant les forces économiques à la loi de l'égoïsme et sans entrave aucune, a jeté les individus' les uns contre les autres, a déchaîné cette guerre épouvantable dans laquelle seuls les [dus forts et moins scrupuleux restent debout, rendent au reste de l’humunité la vie horriblement dure, cruelle, implacable et tiennent le peuple ouvrier dans une misère imméritée.Or le peuple réduit par le libéralisme économique à telle misère est tout pour le communisme.Il est grand temps d’ouvrir les yeux sur cette vieille erreur, sa- voir ce qu’elle est.d’où elle quels sont ses principes, que ses effets désastreux et quels des il faut lui apporter, G etre reconnaissant à M.J.-B.siers, P.S.S., d’avoir exposé to avec beaucoup de clarté et ci Irise dans “Choisissons la I)i Sociale de l’Eglise ou la Ru Cet ouvrage est en vente à brairie du Devoir, au prix sous.— (Communiqué), Avez-vou* besoin de bons IU vres?Adiressnz-vous au Service d% librairie du “Devoir”.430 Notre-îame est, Montréal, EXflmETWBT lunetterie 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Z.Lesage Comment l'administration trouva un déficit de $7,000,000 en 1934, et boucla le budget en 1936 -— Québec a imposé des taxes — Il fallait équilibrer le budget sans quoi les banques ne prêtaient plus — Mesures d'économie — Améliorations dons le quartier St-Jean M.le Dr Z.Lesage, candidat à réchevdnage dans le quartier St-Jean, a ouvert sa campagne électorale, lundi soir, par une assemblée au Jardin de l’Enfance, rue St-Laurent.MM.le Dr J.-A.Sylvestre, M.D.Campbell, A.Blanchi et P.Belair présidaient.M.le notaire Racine a présenté les orateurs.Ceux-ci étaient MM.J.-J.Penverne, Léopold PouLiot, Dr A.Gélinas, Joseph St-Jean, Eugène Chartier, M.Lau-rencelle et Anthime Desjardins.M.Lesage a exposé le travail accompli par le comité exécutif, au cours des deux dernières années et demie.Situation en 1934 Lorsque l’administration actuelle est arrivée au pouvoir, quelle était la situation de la ville?Elle venait de terminer l’année avec un déficit de près de $7,000,000, et prévoyait un déficit plus considérable encore pour l’année qui venait.Car les dépenses de chômage augmentaient toujours; la ville perdait $1,000,00(1 par année sur les taxes d’eau; l’évaluation foncière et, partant, le rendement de la taxe foncière s’abaissait, sans compensation par les constructions nouvelles; de plus, comme il fallait sans cesse emprunter pour les secours directs, le service annuel des intérêts et de l'amortissement sur la dette croissait en proportion.Les banques refusaient de prêter Le résultat fut que les banques ! inquiètes refusèrent Je prêter à| Montréal et exigèrent des taux d’intérêt élevés sur les emprunts courants.Aussi les marchands n’étaient pas payés pour les avances faites aux chômeurs; des propriétaires, après avoir logé gratuitement les chômeurs pendant deux ans et continué à le faire sur une base de demi-loyer, n’avaienl pas été payés depuis six mois et menaçaient ouvertement de ne plus louer, au 1er mai qui s’en venait.a ville n’avait pas le choix des moyens.Les banques avaient posé hê situation très nettement: "Bouelcz votre budget et nous prêterons, et à plus bas intérêt, sinon, nous ne garantissons rien.” Puisque les revenus diminuaient et que les dépenses auvmentaient.il ne restait donc qu’un moyen: taxer.Diverses formes ont été suggérées plus ou moins heureuses ou justes et qui avaient toutes quelque bon sens.Le gouvernement Taschereau était le maître Mais il est un fait qui dominai! ; fout.Montréal ne pouvait imposer ! de taxes que si le gouvernement | Taschereau le permettait, et Mont-féal ne pourrait imposer que les ! taxes qu’approuverait le gouverne-j ment Taschereau, On peut discuter sur l’opportunité ou la justice de pareille situation, mais tel était le fait brutal.Or le gouvernement Taschereau avait, en fait, et officieusement jeté son dévolu sur la taxe de ven-que le savent ceux qui courant des événements, la taxe de vente qui a été On a soulevé contre cette critiques justes, eer-qui (’étaient moins.te ainsi sont au Et c’est adoptée, taxe plusieurs laines autres Il est certain qu’elle devrait être appliquée par l’autorité centrale, plutôt que par une municipalité, qu’elle peut être traenssière, etc.Aussi nous sommes heureux que le gouvernement Duplessis la fasse disparaître pour la remplacer par un mode de taxation mieux équilibré.('.elle taxe ne s'appliquait pas aux vivres, ni aux vêtements et combustible en petite quantité, et elle frappait aussi les gens plus riches de VVestmounl et d’Outre-niont.Les mesures de finance Mais encore une fois, Montréal n’avait pas le choix.C’est le gouvernement de Québec qui donne les pouvoirs à Montréal, et 4e gouvernement de Québec du temps avait décidé la taxe de vente.Mais ce ne fut pas la seule taxe, car le conseil a aussi imposé une (axe sur le revenu, soit 20% du revenu fédéral, et qui était payable également par Westmount et Outremont, qui, par leur état de fortune, en ont payé une large part.Injustice réparée De même, les contribuables de Montréal payaient l’eau à raison de 6%%de l’évaluation locative, tandis que Westmount et Outremont utilisant le même service payaient environ 4%.Nous avons imposé le même taux à tous, en sorte que les citoyens de Westmount et d’Outre-mont, qui pendant des années ont profité du progrès de Montréal et s’y sont enrichis, ont contribué eux aussi.Nous avons changé le principe de la taxe pour l’enlèvement de la neige.Jusqu’ici, le propriétaire d’un loi vacant sur une rue où personne ne passe, payait aussi cher que la grosse banque qui, elle, bénéficie de ce service.C’était manifestement injuste.Nous avons décidé que la taxe serait proportionnée à l’évaluation foncière, avec le résullat que les grosses institutions qui se servent le plus de noire voirie et des facilités de communications paient maintenant une part plus juste et que le petit propriétaire n’est pas injustement chargé.Les dettes payées Ces taxes rendues inévitables par l’aftitude des banques et celle du gouvernement provincial du temps, ont eu des résultats pratiques et utiles, si elles ont imposé de nouv elles charges.Les marchands et les propriétaires ont été remboursés immédiatement, les chômeurs ont reçu leurs chèques à temps.Enfin, la ville a pu négocier des emprunts à termes plus avantageux; elle a réduit sa dette flottante qui, avant, atteignait jusqu’à $20,000,000, et elle réduit aussi les intérêts sur ces emprunts, au point que la ville a pu épargner des sommes considérables, sommes qui ont servi à payer par la suite les secours médicaux et l’éclairage aux chômeurs et les augmentations de loyers aux chômeurs.Mesures d'économie Par ailleurs, l’administration a suivi une politique de rigide économie.C’est ainsi que la ville dé-, pensait $600,000 par année, pour les refuges qui attiraient d’ailleurs* beaucoup d’étrangers.L’adminis-Iration a pris une attitude énergi-que et a fermé ces refuges.Elle a! sauvé des sommes considérables à la ville, sans que l’ordre public en ait souffert puisque le refuge municipal n’a jamais été rempli, depuis lors.M.Lesage rappelle qu’il a réclame énergiquement, l’hiver dernier, le paiement par de gouvernement provincial du temps de sa part des secours directs.Ce gouvernement! se servait de l’argent fédéral, pour! ne payer que 17%, laissant la ville et Je fédéral payer pour lui.Cette situation a été corrigée depuis.Le gouvernement central M.Lesage dit que les secours directs devraient relever uniquement i du gouvernement fédéral qui, avant! des moyens de taxer, les pouvoirs1 discrétionnaires absolus, et un champ d action plus étendu, est 1 seul en mesure de remédier à une ¦ situation qui est générale.Si l’on continue à faire payer par la ville le tiers des secours di-( reels, i! ne serait que juste que l’onj fasse payer aussi par les gouver-nements, chacun le tiers des frais d’administration.Montréal paie ces frais, tout seul, alor.que la Commission sert aux trois gouvernements, qu’il s’agisse de contrôle.’ d organiser les travaux de chômage.etc.M.Lesage estime que Montréal ne! doit plus continuer à paver la eon-! trihution annuelle d’un demi-million j de dollars a la Commission métropo-1 litaine pour payer le déficit de municipalités déficitaires.Quant à la Commission elle-même, il y aura lieu de définir dans le choix d’un! système administratif montréalais, le rôle qu’elle doit jouer.Améliorations dans le quartier M.Lesage rappelle les diverses améliorations obtenues pour son quartier.Tout d’abord, il a obtenu le règlement des expropriations, sur une base très avantageuse, puisque le coût complet de l’expropriation des rues avoisinant le marché du Nord a été réparti sur toute la ville.M.Lesage a obtenu non seulement la construction d’un marché public, mais l’agrandissement des abris du marché, la construction d’une bâtisse pour l’inspection des viandes; l'agrandissement du ter rain de jeux du parc de Lestres; le prolongement de la rue Jean-Talon par la rue Dresden; l’établissement de conduites souterraines iiour assurer un éclairage moderne sur la rue Saint-haurent, de Mont-Royal à Jean-Talon.M.Lesage veut la sauvegarde absolue de l’autonomie de Montréal; la suppression de la laxe de vente; le rajustement de la taxation, la disparition des taudis; la conversion volontaire de la dette; l’étude des contrats de la ville avec la M.L.//.& P.et la compagnie de tramways; un programme de travaux publics avec la collaboration des gouvernements.L'Université et les candidats Le président de l’Association générale des diplômés de l’Université de Montréal, Mtre Arthur Vallée, a adressé aux candidats à l’échevinage et à la mairie de Montréal la lettre suivante dans laquelle il attire leur attention sur le problème universitaire: “Monsieur, “Vous êtes candidat à l'échevinage, A ce titre, comme à celui de simple citoyen, vous ne pouvez ignorer le problème particulièrement angoissant de l’Université de Montréal dont par surcroit vous êtes l’un des Diplômés.“Nous ne doutons pas que le sort de notre grande institution d’enseignement supérieur vous préoccupe, en votre double qualité de Canadien français et d’homme public.Nous ne doutons pas que vous soyez prêt à étudier sérieusement le problème et à rechercher, avec tous nos compatriotes bien pensants, les moyens — il v en a — d assurer non seulement l’avenir immédiat, mais l’avenir lointain de notre Université.Mais nous croyons que l’heure est venue où nos hommes publics doivent se prononcer ouvertement sur cette importante question et s’engager à tout faire pour mettre fin à une situation lamentable dont souffre, en ce pays et à l'étranger, la bonne renommée des Canadiens français.La ville de Montréal, qui envoie chaque année à l’Université près de soixante pour cent du nombre total des étudiants, ne peut se résigner plus longtemps, noussem-i a ' t‘*a^ ‘Ie choses actuel L Lmyersité u’est-eUe pas indispensable a la métropole comme elle ust a la province, au pays et à ^mS fS .,Cana,‘teens français?La Mile de Montréal, qui dépense chaque mois $1,300,000 pour ses chô-meurs, n aurait-elle lias tout à ga- fn/ni’ '"0p'î'em,‘nt et matériellement.si I Université de Montréal s’installait enfin à la montagne et si les pouvoirs publies entrepre-mneni une fois pour toutes de lui assurer des revenus suffisants pour boucler son très modeste budget •> Cst-ce qu’une université, reposant sur des bases solides, ne contribuerait pas encore plus que dans le passé, au rayonnement de la ville de Montréal?“C’est ce que nous pensons et c est ce que nous aimerions vous entendre proclamer nu cours de la présente campagne électorale.” Dans St-Jean-Baptïste M.Arthur Landry*, candidat à l’échevinage dans le quartier Saint-Jean-Raptiste.tiendra une assemblée à l’école Charles-Garnier, angle des rues Chambord et Marie-Anne.ce soir, à 8 heures.Outre le candidat, MM.S.De Carafe!.Réal Demers, Camille Trempe.Paul Perrier et plusieurs autres orateurs porteront la parole.;; j pjll > (rV __, , .Le ski, futur sport d’hiver national du Canada Pratiqué par un nombre assez restreint de sportsmen Jusqu’à 11 y a cinq ou six ans.le •kl compte aujourd’hui au Canada des milliers d’enthousiastes adeptes dans toute* les classes de la population.Ce sport, qut nous ?lent des paye Scandinaves et que les Lapons, dlt-on, pratiquaient dès les temps les plus reculés, a pris soudain sur ce continent une vogue extraordinaire.Aux Btati- Unis.depuis les Olympiques du lac Placido en 1933.le nombre des skieurs s’est accru d’une façcoi phénoménale.Ici dans la provln-j ce de Québec, où la neige est abondante et les réglons de «kl peu éloignées des centres, l’engouement de la jeunesse pour ce sport n’est pas moindre.Salt-on, par exemple, que l’hiver dernier, sur sa seule ligne des Laurentt-des.au nord de Montréal, le Pa- clflque Canadien a transport.! dans ses trains de fin de semaine plus de 30,000 skieurs?Bt au dire de ceux qut observent ce mouvement, le ski n’est encore qu’à se» débuts ehe* nous.Même dans les campagnes, les jeunes commencent* à s’y adonner d’une façon assez générale.Après avoir pratiquement.tué la raquette comme sport, U ski.au dire de certains, menacerait matatenant le patin.Assemblée de M.Hector Dupuis La situation alarmante de Montréal en 1934 — Le budget est bouclé et les comptes sont payés à temps en 1936 — Montréal a dû accepter la taxe de vente *— Les riches ont été taxés M.Hector Dupuis, candidat dans le quartier Papineau, a tenu une assemblée mardi soir, dans la salle de l’Ecole Sainte-Rrigide, coin des rues Maisonneuve et Sainte-Rose.Les présidents de l'assemblée étaient MM.J.Marceau, Lucien Langevin, Ovila Saint-Vincent, Hormisdas Lacombe.T.Heffernan, Michel Fitzgerald et Eldège Baril.Les orateurs étaient MM.Hubert Ducharme, Charlemagne Landry, Hector Dupuis, J.Périard et Henri Mailloux.M.Hector Dupuis Pendant deux années et demie, le comité exécutif a administré la ville de Montréal.Il y a deux choses oui frappent tout de suite dans le bilan de cette administration: on n’a aucun scandale à lui reprocher; le budget a été bouclé avec un léger surplus là où il y avait auparavant un déficit de $7,000.000; enfin tout le monde a pu manger et a été logé.• Pour bien juger du travail accompli par celle administration, il faut se reporter au début, en avril 1934.L’année financière venait de se terminer par un déficit de $6,-731,000, et les banques à qui Montréal devait près de $20,000,000 refusaient d’avancer des fonds pour les secours directs et l’administration courante, à moins d’un endossement spécial du gouvernement provincial.De plus les banques exigeaient sur leurs prêts courants un intérêt considérable.Le résultat de cette situation alarmante, c’est que depuis six mois, les propriétaires n’avaienl pas été payés pour leurs allocations de loyer de chômage; les marchands qui avaient fait crédit aux chômeurs, à même le système de bons, ne pouvaient plus se faire payer; le 1er mai arrivait et partout les propriétaires refusaient de louer de nouveau aux chômeurs; enfin on n’avait même plus de fonds pour payer les secours directs et même les salaires.De plus les banques ne voulaient plus prêter à moins que le conseil municipal ne s’engageât à équilibrer ess revenus avec ses dépenses.Aussi c’est avec la promesse que le conseil équilibrerait son budget, que les banques ont consenti à prêter l’argent voulu, d'abord pour payer les propriétaires, puis les secours directs^jiuis les marchands.Il a fallu imposer des taxes Mais pour équilibrer le budget, il fallait imposer de nouvelles charges.En effet les revenus de la ville diminuaient dans une large proportion : rien que pour la taxe d’eau, nous perdons $1,000,000 par année.De plus l’évaluation fonciè-re a diminué sans que la construction nouvelle ail augmenté pour compenser la perte.Auparavant la ville percevait des millions sur les terrains libres.Mais par suite de la crise, un grand nombre de gens ont laissé aller ces terrains et la ville en est surchargée malgré elle, et doit donc perdre les taxes que produisaient ces terrains.De même le nombre des établissements de commerce et d’industrie a diminué.ce qui diminuait également les revenus provenant de cette source.Donc diminution considérable des revenus, et qui a atteint plus de trois millions de dollars par année.D’autre pari les dépenses de la ville ont augmenté de façon extraordinaire.Songez que rien que pour le chômage, la ville, à elle I seule, dépense *400,000 par mois, soit près de $5,000,000 par année.Les économies à réaliser étaient faibles, car déjà avant la crise, Montréal n’avait pas assez de policiers, de pompiers, et depuis les cadres n’ont pas été remplis.Il n’y avait donc pas d’autre alternative que d’imposer des charges nouvelles.L’administration a eu le courage de le faire, cc que les administrations précédentes n'avaient pas osé.Les riches ont été taxés Nous avons imposé une taxe de 20% sur le produit de l’impôt du revenu fédéral, qui a produit une somme annuelle de $1,300.000, et qui ne frappait évidemment que les riches.La preuve c’est que le quartier Papineau, qui est composé surtout de pelits propriétaires et d’ouvriers, n’a payé sur ce $1,300,-000 que la somme de $165.Un journal m’a fait dire l’autre jour que le quartier Papineau n’avait payé que $165 sur le produit de la taxe de vente, l-es autres journaux avaient rapporté exactement les faits, mais mon adversaire utilise cette erreur de compte rendu, avec une curieuse bonne foi.Cet impôt sur le revenu, nous l’avons fail porter, pas seulement sur Montréal, mais aussi sur les citoyens de Westmount et d’Outre-inont, qui ont fait leur fortune à même Montréal, qui en tirent leurs revenus.Nous avons aussi redressé une autre injustice.Les citoyens de Montréal payaient un prix plus élevé pour le service d’aqueduc,, que les citoyens Je Westmount et d’Ôu-tremont, alors (pie ces derniers uti-lisaient le même service que les Montréalais.Nous avons imposé la même contribution aux gens de Westmount et d’Oulrcmont qu'à Montréal.L'enlèvement de la neige De même que nous avons redressé une autre injustice, avec la taxe de l'enlèvement de la neige.Jusqu’à l'an dernier, la taxe était fixée suivant Je frontage des propriétés, avec le résultat que le propriétaire d’un loi vacant en plein rhamp dans le nord ou l’est de la ville, payai; plus cher qu’une grosse banque de la rue Saint-Jacques.Nous avons fixé In taxe de la neige sur la valeur immobilière.De la sorte, les grosses institutions, qui ô cause de leurs innombrables relations d’affaires profitent plus que les autres du service de nettoyage, paient leur juste part, tandis que le petit propriétaire ne paie qu’une part raisonnable.Toutes ces taxes affectaient surtout les grosses corporations et les riches, et croyez qu’il n’a pas été fa-, cile de les faire adopter par le gouvernement provincial du temps, et qu’il a fallu lutter contre de grandes influences.La taxe de vente Nous avons imposé aussi une taxe de* vente.Personnellement je ne suis pas en faveur de la taxe de vente, et l’explication de cette taxe est simple; c’est que Montréal n’était pas libre de choisir.C’était le gouvernement provincial du temps qui choisissait les taxes; et ce gouvernement voulait imposer la taxe de vente.Nous l’avons rendue le moins onéreuse possible pour les petits en exemptant les vivres, le vêtement bon marché et le combustible en petite quantité.Maintenant notis avons un nouveau gouvernement qui a promis d'enlever cette taxe.J’en suis heureux, carie gouvernement nous donnera de nouvelles sources de revenus; il nous enlèvera la contribution annuelle d’un demi-million à la Commission métropolitaine.Les travaux de chômage Je suis en faveur des travaux de chômage pour remplacer les secours directs.Et le plus tôt sera le mieux.ÀL.Mais je tiens cependant à faire observer que si nous devons faire des travaux, il est impossible que la ville seule en assume les frais, car cille irait en banqueroute en trois ans.Je suis en faveur des travaux de chômage avec la collaboration et la coopération des gouvernements provincial et fédéral.M.Dupuis a énuméré les nombreuses améliorations qu’il avait obtenues pour son quartier, le» oeuvres d’assistance locale qu’il a encouragées et aidées pour venir en aide à la population chômeuse.D note également qu’à l’hôtel de ville, tout un groupe d’échevins lui ont fait une guerre virulente, en 1 accusant de trop favoriser le quar-tier Papineau et les quartiers de 1 Est de Montréal.C’est la preiniè-re fois au conseil de ville, qu’on a jamais accusé un échevin de favoriser l’Est.L’Est a été trop longtemps néglige et maltraité.M.Dupuis est fier de 1 accusation qu’on a portée contre lui.Il ajoute que dans cette lutte pour les intérêts de l’Est il a été fortement secondé par les échevins actuels des quartiers de l’Est.Pm»** In fêtn tax Antilln NOEL • N nu u JOUR DE L’AN • l« H«v«nc Croi*ièr« d* 1S jour* DEPART îî déc.d«puii $162.50 Croinèrc •n ANTILLES 1# jour.DEPART 10 fév.depuis $165.00 ^AailièAAâ.d.klweA.aux ANTILLES Vous f«r«z une Inoubliable croisière d’hiver mi ANTILLES è bord du Lafayette 2» SERVICE 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salle de l’école Adélard-Langevin, 1813 Désery.L’organisation prie tous les gens qui auront la générosité de mettre leur auto à sa disposition pour la BÉNÉDICTINE L'Elixir Bénédictin qui devait s’appeler plus tard BENEDICTINE fut composé en 1510 par un moine de l'Abbaye de Fécamp, Dom Bernardo Vincelli.13 ox.$2.15 26 «s.$4.15 Dans Montcalm , orateurs.Les dames sont spéciale-1 ment invitées et des sièges leurs se-, ront réservés.Une assemblée en faveur de M.! Armand Gagnon, candidat dans le j quartier Montcalm, aura lieu dans la j .- r- - salle de l’école Saint-Jean Berch-1 a hiladclphle, Wares 1 10 Punitions: Patrick, Gustafson.Y Cunningham.Deuxième période 2.Cleveland, Schultz 3.Philadelphie.Mason 4.Philadelphie, Hextall Punitions: Patrick, Daley.Troisième période 5.—Philadelphie.Rouhell 6.- Cleveland, Bennett 7.-Cleveland, Bennett, Punitions; Hanson.Lilly a sauvé Valleyfield d’un blanchissage à la troisième période.Première période 1.—St-Jérôme, Carrière 4.45 2.St-Jérôme.Beauchamp 18.39 Punition: Hudon.Deuxième période Pas de point.Punitions: Glroux, Landreville, i St-Pierre.Troisième période 3.—Valleyfield, Llly 5.45 Les Ramblers : 3- St-Jérôme, Laforce 19.20 de Cleveland I5- St-Jérôme.Huguet 19.30 Punitions: Giroux, Leduc.Arbitres: Georges Bonncmcr et J.Sénécal.Paul Dunlap au Montréal Le club de baseball Montréal aura un autre voltigeur lorsque s’ouvrira la prochaine saison car les Yankees de New-Y’ork viennent de compléter le règlement de la transaction qui a envoyé Bob Seeds aux champions du monde en annonçant au président Racine que Paul Dunlap, un gradué de l’Université de la Caroline du Nord, sc rapportera aux Royaux le printemps prochain.Dunlap a obtenu une moyenne de .329 avec le club Ashville en 1934 pins l'année suivante avec Norfolk il a frappé pour une moyenne de .373 en 51 parties pour ensuite être rappelé par Binghamp-ton, qui a remporté le championnat de la Ligue New-Y’ork-Pennsylvan-nic, et au cours des 71 parties jouées avec ce dernier club Dunlap a obtenu .371.Dnnlap a passé la saison entière de 1936 à Ringhampton, obtenant une moyenne de .381 en 126 par- Roubcl], Connolly, POUR LE 19imt V OLD RYE ç 4 WHISKY 25 0».$2.00 - 40 oc.$3.00 r™bouinl> ,n »ntr*pAt • Vieux d» 10 »n» MA MIGNONNETTE, EMBRASSEZ-MOI ! TIREBOBINOU L TIRE LA BOBINETTE ! 4t/ JE SENS UN PEU LA CIGARETTE MAIS SOYEZ SANS émoi: C'ÊST UNE CIGARETTE QUE J'AI ROULÉE MOI-MÊME AVEC LE TABAC VOGUE.Ecoutez les Emissions par Roland Beaudry sur le hockey, à CRCM tous les mar., jeu.de 11 - 11.15 p.m.le sam.de 10.45- 11 p.m.Vogue est en » Vogue ! TABAC A CIGARETTES VOGUE® Vogue signifie Valeur le paquet- lies.Il a été reconnu comme le meilleur voltigeur de la NYP.Tl a frappé 183 coups sûrs, dont 39 deux-buts, 12 trois-buts et neuf circuits.Il a volé 15 buts.Dunlap a joué quelquefois au premier ef au troisième buts.Il frappe de la gauche et lance de la droite.Il dmeur à Silvr City, Caroline du Nord.Le gérant Rabbit Maranville et le gérant-général Guy Moreau sont actuellement à New-York a l’assemblée des majeures.Ils espèrent complétr un échange' qui leur donnera un autre voltigeur et un rece- veur.Nouvelle-Orléans a fait une offre pour Georges Oranger.La décision à Harry Jeffra New-Y'ork, 10—Harry Jeffra, de Baltimore, a défait Sixto Escobar, champion du monde de la catégorie poids-coq, dans un combat de 10 rondes disputé hier soir à l’hippodrome.Le titre de Escobar n’était pas en jeu.Escobar pesait 121 et Jaffra 119 1-2 Ibs.C’était la deuxième victoire de Jaffra sur Escobar en un peu pi de deux mois.Le 5 octobre d' nier, à Baltimore, il avait décroc lune première décision contre Porto-Bicain.La décision rendue hier soir chaleureusement accueillie par 4,000 spectateurs qui ont versé .il 401.80 pour assister au combat.La Presse Associée a donné î rondes à Jaffra, trois à Escobar une futn idle.Le meilleur combat de la soiil fut celui où Tony Marino, de Pitl burgh, qui a obtenu le verdict cil ' tre Cristobal Jaramillo.! COGNAC BISOU IT BISQUIT DUBOUCHÉ & 0- - COGNAC En Vente Dans Tous Les Magasins De La Commission Des Liqueurs De Québec i1’ fc il*1!! •'Ii i.:- ¦ri» ¦ékiMafcli» mm LA VILLE CITADELLE Savez-vous que .?.Québec est U seule ville citadelle de l’Amérique du Nord.que le gin de Kuyper • toujours la même uniformité de goût et la réelle saveur de Hollande qui a satisfait le« palais des Canadiens depuis plus d’un siècle.cmim-Âiltim, PI.AT.S 40596'Ÿ 26* ONCES, ùîkfReelle -m Jàneut de Hollande 10 ONCES, gin» Kuyper « EN VENTE AU CANADA DEPUIS PlUS DE 100 ANS Diitill* et eaboutenié en C»n*d» «mi» ta «nrreniaaee dlrede «le JOHN «t KUYPER ft SON._I_l»tül«lfur«.Rotterdam.Holland?—M»l»on fondée «n 1695. VOLUME XXVII — No 287 Lt ÜEVOIR, MONTREAL, JEUDI 10 DECEMBRE 1936 11 COMMERCE ET FINANCE Nouvelles raisons sociales Les sociétés «t compagnies récemment enregistrées «Icntine Drew Shop.t 6068 ouest, Sherbrooke, I Valentine Uchnienier, épouse de ; Jim Colow.Cassiani Reg'd., Enquêteur, 2072, Ave Regent, Raoul Cassiani.lunterstown Fish & Came Club.H.Carson Flood, ; Théo.W.Earle, h Douglas-R.Potter rownie Service Station, 83 est, Rachel, Albert Brownstein, .William-Joseph Kramer.I.Ross, Reg'd., Fab.de Bijouterie, Hilmar Ross.ton Textile Mills, U 5772 St-Dominique, Malcolm-James Ross.lew East End Motor Salas, Paul-R.-A.Masse, f Ludovic Marchand.t.Breux, \ Epicerie-Boucherie, 310 est, Demontigny, Albert Breux.lew East End Garage, Paul-R.-S.Masse, I Ludovic Marchand.[ ibeau & Frères, I Bijoutiers, I 305 et 1257 est, Ste-Catherme, i Geo.-H.BiBeau, I |.-Fernand Bibeau.afayette Exchange Underwriters.(et Canada), Théo-C.Grothé, .Dcnat Laviolette, Gaston Miquelon, Joseph-Lévis Bougie, Edith Normandeau.es Agences d’Assurances Lafayette, Inc.465 St-Jean, Théo-C.Grothé, président.-aSalle Exchange Underwriters, (of Canada).Théo.-C.Grothé, Donat Laviolette, Gaston Miquelon, Joseph-Lévis Bougie, Edith Normandeau.’he Smart Neckwear, 1369, Clarke, L.S.Serchuk.renfiolme Apartments.6876 ouest, Sherbrooke, Lewis Azet.Magasin David, 254 est, Mont-Royal, David Halickman.-es nouvelles en raccourci lours de l'or l.o ntl res, 10.(P.A.) — Le cours e l’or a avncé de S’/jd à 142s Vûd.lours du sucre New-York, 10.(P.A.) Le mar-lié du sucre est ferme.Options: au.offre, 2.,C% 1957 Mont.L E.and P.3I,2% 1956 Mont.Tram, 5G, 1941 Mont.Tram.5 , 1955 .Power Corp.41,ïoji • 1959 Quebec Pow Sic 1968 Shaw W.and P.4’-.% 1970 South.Can P.5', 1955 .Un Secs S'i'.i 1952 .Winnipeg Bloc.6'o 1054 .Industriels: Abitibi SCI 1953 .B.A 011 4'; 1945 .Can.Cannera 6r'r 1951 .C' n.Cement S’.icf 1947 .Chu.P.& P.Inv.5% 1953 .Can.Int Paper 6'r 1949 Can.Vickers 6f,c 1947 .Con.Bread 6', 1941 .Cons.Paper 5';'9 1961 Dom.Canncrs 5' ; 1940 Dom.Coal 5rr 1955 Dom.Steel and C.1955 Dom.Textile 4 V/,, 1955 .Dryden 6' 4 1949 Blast Dairies 6% 1949 I Fraser 6 ; 1950 .Gen.Steel Wares 6'r 1932 1 Great Lakes 5'B 1950 i Lac St-Jean ev;, 1947 Massey Harris 5% 1957 i McColI Frontenac 6' t 1949 , Min and Ont P.6', 1945 Mont Cottons 8"i 1943 Price Bros RG.1947 Regent Knitting Sti'-, 1948 Rolland Paper Sliet 1948 Steel of Cnn 6IÎ, 1940 .Vlau Biscuit 6’,dr 1946 .Propriétés immobilières: Queen** Hotel 6% 1947 .Windsor Hotel «'¦,% 1943 Windsor Hotel 6‘ Ô 1947 .Offre Dem l°l% 102% 102% 1034* 100% 101% 104% 105% 109% 110% 108% 109% 109% 110% 112% 113% 112% 113% 111% 112% 111% 112% 112% 113% 112% 113% 113% 114% 114% 1X5% 100% 101% 103% 104% 100% 101 % 115 116 115% 116% 114% 115% 118% 117% 118 119 119% 120% 119% 120% 64 67 95% 97% 98% 100% ao& 111 111% 113% 113 115 99 101 77 79 100 101% 102% 104% 101 - 1021% 108% 110% 101% 100% 103 V* 101% 102 103% 99% 101 % 99% 101% 105% 107% 108% 110% 102 104 96 98 103 105 104 106 59% 61% 104 107 49 51 115% 117 % 103 105 102 % 104% 100% 103 89% 92 103 104% 106% 102 104 103% 105% 85 87 100% 102% 103 105 103% 105% 103 105 78% ai % 89 92 75 78 102 105 99 101 104 106 72 100 102 99 101 m 66 68 113 99% 102% 83% 85 106 100 103 ' ’ 80 84 100 104 104 106 77 79 125 121 94% 96 % 104 106 51% 53 103 104% 125% 106% 103 113 11$ 101 98 101 64 23 % .Marché de Calgary Tours fourni» par BEAUSOLEIL A BEAUSOLEIL, 477, Satnt-Fran.-Xavler, Montréal.Olfre Dom.Albert* Pscirin .20 .20% Anaconda OU .08 .09% nBItar .03 01 Benton \ .01% .02 Calgary
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