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Titre :
Bio-bulle : bulletin d'information de l'agriculture biologique québécoise
Éditeur :
  • La Pocatière (Québec) :Centre d'agriculture biologique de La Pocatière,[1989]-
Contenu spécifique :
Avril
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Fichiers (6)

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Bio-bulle : bulletin d'information de l'agriculture biologique québécoise, 2003, Collections de BAnQ.

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PAS DE PLUS VERS LE BLE TRANSGENIQUE Le magazine du bio québécois www.cab.qc.ca 1 És# ** W À 9 * ^ v* < \ Ât «H * ' * a * * - * v m 1 ‘ 4 un passionné qui a nourri toute une génération N ; gagnon Uü * WJ .' T FOOD SLOW FOOD?POTAGERS BIO RÉPUBLIQUE DOMINICAINE NDRE UNE LONGUEUR D'AVANCE SA SAISON Dt PÂJURAÔE # 527 Expiration : 9999 Bibliothèque nationale du Québec Section du dépôt légal 2275, rue Holt Montréal (Québec) H2G 3H1 Enregistrement 77831300576942 L’Herbothèque École de formation • Maison d’édition A liiez Santé Jardin et Plantes Médicinales % Depuis plusieurs années, nous offrons des formations par correspondance et des ateliers en lien avec l’herboristerie.Notre objectif premier est de transmettre les connaissances liées aux plantes médicinales, dans le but de prendre soin de soi-même, de sa famille et même de ses fidèles animaux de compagnie, petits et gros.Thématiques abordées :identification, culture biologique, utilisations, transformations (huiles, onguents, concentrés, élixirs floraux, etc.) propriétés cosmétiques, culinaires et médicinales, historique, recherches et plus.Nos formations en herboristerie ont été élaborées par une des pionnières de l’herboristerie au Québec, Mme Danièle Laberge avec la collaboration de thérapeutes et pédagogues chevronnés.Apprendre l’herboristerie, c’est porter un regard nouveau sur la nature et s’offrir un cadeau pour la vie.Formations en herboristerie (A temps partiel et par correspondance) Formation grand public (1 an), professionnelle (3 ans) ou pour les professionnels dans le milieu de la santé (l an).Biologie Humaine (267hres).Service de tutovat par Internet et ligne sans frais, ateliers, et autres.* Formations déductibles d’impôts.Inscription en tout temps.Informez-vous de notre Promotion Printemps 2003 ! VOWS one: A if que", 1 .le pissenlit aide le foie à mieux accomplir son travail et supporte les reins et le pancréas.le basilic est génial contre l’insomnie nerveuse ou pour calmer.la mauve est adoucissante, cicatrisante et très utile pour toutes les inflammations des muqueuses.< / w '' .le saule ^ soulage douleur, inflammation et est es l’aïeul de l’aspirine.Attention : Certaines plantes peuvent interagir avec certains médicaments, alors consultez votre herboriste avant d’en prendre.Photographe : Danièle Laberge me.743 Chopin, Mont-Saint-Hilaire (Qué) J3H4M3 Tel.: (450)464-1800 • Téléc.: (450)464-6693 Courriel : herbo@herbotheque.com Site internet : rvwmherbotheque.com Aucune visite sans rendez-vous. BiC-bulle Le magazine du bio québécois NUMÉRO 42 - AVRIL 2003 sommaire horticulture 8 YVES GAGNON, UN PASSIONNÉ QUI A NOURRI TOUTE UNE GÉNÉRATION par rené bélanger 10 UN JARDIN VIVACE.POUR Y VIVRE MIEUX par jacques hébert 14 LES SEMENCES ANCIENNES SORTENT DE L'OMBRE par rené bélanger production DOSSIER HORTICULTURE 19 PRENDRE UNE LONGUEUR D#AVANCE ^es Gagnon nous ouvre les portes de son jardin SUR SA SAISON DE PÂTURAGE par av singh 20 DES ÉTATS GÉNÉRAUX SUR LA PRODUCTION BIOLOGIQUE?par rené bélanger 23 LA HOUE À ROUE (2e de deux) par guy hubert événements 29 R&l BIO : VERS UN PLAN D'AFFAIRES par charles-eugène bergeron mieux vivre 42 FAST FOOD OU SLOW FOOD?rubriques 4 MOT DU RÉDACTEUR 5 NOUVELLES DU CABQ 5 BIO-BRANCHÉ 6 BIO-CAPSULES 16 BIO-INFO 25 ACTUALITÉS OGM 32 LA FILIÈRE BIO 45 LIVRES EN TÊTE 46 NOUVELLES DE LA CERTIFICATION par carie bernier-genest PAGE COUVERTURE: «YVES GAGNON ET SON FILS SAMUEL, 11 MOIS» • PHOTO YVES GAGNON, 1985 BIO-BULLE NUMÉRO 42 O t du rédacteur LA RÉVOLUTION PACIFIQUE hiver est terminé! Vive le printemps! Être bombardé par des données sur le refroidissement éolien est une chose, mais ce n'est rien à côté de l'indice de guerre, mesuré quotidiennement par les déclarations — « The game is over! »- du président des États-Unis.Sans doute exaspérés par le climat _______de guerre, les Québécois ont été nombreux le 15 février dernier à défier le froid pour réclamer un monde plus humain et plus juste.Ils n'étaient pas seuls.Plus de 15 millions de personnes en ont fait autant dans 600 villes à travers le monde.C'est dans ce contexte particulier que j'ai rencontré ce soir-là, à Québec, Yves Gagnon, un révolutionnaire pour qui les seules armes biologiques devraient être des bêches et des fourchettes.Des bêches, utilisées massivement pour cultiver des variétés anciennes et récolter ses semences, et des fourchettes pour manger bio, ce qui, a écrit Yves Gagnon, « en plus de nourrir adéquatement le corps, supporte des artisans de la terre qui se débattent pour garder la campagne en vie et empêcher des rapaces (les sociétés transnationales) de devenir les maîtres de la terre ».Yves Gagnon va plus loin dans le même texte en invitant la population à « adopter un mode de vie conscient et responsable, qui repose sur la consommation de biens et de services véritablement utiles et dont la production ne porte par préjudice aux enfants, aux femmes, aux hommes ainsi qu'aux ressources de la planète».Cette vision des choses demeure d'une étonnante actualité.et à mille lieues de la culture guerrière.Le cheminement d'Yves Gagnon, raconté dans notre dossier Horticulture, illustre la cohérence et la grandeur de cet homme.Encore les OGM Le blé génétiquement modifié est sans contredit le sujet de l'heure.La multinationale Monsanto a déposé une demande d'autorisation au Canada pour cette céréale transgénique.Le blé GM risque, selon plusieurs experts, de faire perdre des marchés importants pour le blé canadien à travers le monde.À cette considération économique s'ajoute la crainte de voir le vent transporter les graines transgéniques dans les champs voisins pour ainsi affecter la structure génétique des autres cultures.Dans la même veine, notre rubrique Actualités OGM fait également état du recours collectif soumis pour recevabilité en Saskatchewan par des fermiers biologiques qui se disent lésés par l'introduction du canola transgénique.Malgré ces questions cruciales pour l'avenir de l'agriculture biologique, il nous faut, résolument, savourer le printemps.Bonne saison de jardinage et, comme le disait Baudelaire, «enivrez-vous»! ?fW René Bélanger rédacteur en chef La réalisation de Bio-bulle est rendue possible grâce à la collaboration de Institut de technologie agroalimentaire de La Pocatière Canada Programme d'aide aux publications Fonds Jeunesse Québec Québec “° Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation Bio-bulle est membre de AM K rA^e/certifié ayda membre 2003 Bi©-bulle Le magazine du bio québécois NUMÉRO 42 - AVRIL 2003 Bio-bulle est une réalisation du V 9?') CM _ ! Centre d'agriculture biologique du Québec * L'éditeur laisse aux auteurs l'entière responsabilité de leurs textes.* La reproduction des textes publiés dans ce magazine est vivement encouragée à condition d'en mentionner la source.Rédacteur en chef: René Bélanger Rédaction: René Bélanger Courriel : redaction@cab.qc.ca Ont collaboré à ce numéro : Simon Allain, René Bélanger, Charles-Eugène Bergeron, Carie Bernier-Genest, Geneviève Blain, Renée Frappier, Julie Fréchette, Yves Gagnon, Carole Gau-dreault, Antoine Gendreau-Turmel, Oscar Gonthier, France Gravel, Jacques Hébert, Guy Hubert, Marie-Ève Lépine, Hélène Mathieu, Françoise Pichette, Richard Sem-melhaack.Éric St-Laurent, Av Singh, Carol Vachon.Révision : Denis Dumont Conception et montage : Studios Sigma, Tél.& fax: 418.852.3088 Courriel : ssigma@globetrotter.qc.ca Impression : Les Impressions Soleil Numéro 42 - avril 2003 PUBLICITÉ Pour tous vos besoins, contactez : Guylaine Boisjoly Responsable des communications et de la publicité Téléphone: 450.887.1023 Courriel : guylaine.boisjoly@sympatico.ca * Date de tombée : 8 mai 2003 * Parution : 30 mai 2003 ABONNEMENT Canada (taxes et frais de port inclus) 1 an (6 numéros) : 29,99 $ 2 ans (12 numéros) : 52,99 $ International (6 numéros) : 60 $can Membership au CABQ : 45 $ par année (Abonnement compris) POUR NOUS REJOINDRE : Centre d'agriculture biologique Service à la clientèle, 401 rue Poiré, La Pocatière, Québec, GOR 1Z0 Téléphone: 418.856.5603, poste 340 Télécopieur: 418.856.2541 Courriel : info@cab.qc.ca Envoi de Poste - publications - enr.no 09710 Dépôt légal : ISSN 1195-03-58 Bio-bulle est imprimé sur du papier recyclé, 30% postconsommation O BIO-BULLE NUMÉRO 42 Nouvelles du CABQ DES FICHES TECHNIQUES SUR L'AGRICULTURE BIOLOGIQUE?Dans le but de mieux desservir ses membres et compte tenu de l'intérêt grandissant que suscite l'agriculture biologique, le Centre d'agriculture biologique du Québec (CABQ) envisage de produire des fiches techniques sur l'agriculture biologique.Ces fiches seraient offertes à tous les membres du CABQ par le biais d'un encart dans le magazine Bio-bulle.A ce stade-ci, le Centre d'agriculture biologique du Québec désire consulter ses membres actuels, ses lecteurs et la clientèle agricole intéressée par un tel projet.Qu'est-ce que vous pensez d'un tel service?Quels sont vos besoins en matière d'information en agriculture biologique?Prenez un bref instant pour nous répondre par courriel à webmestre@cab.qc.ca, par télécopieur au 418.856.2541 ou par la poste au Centre d'agriculture biologique du Québec, 401, rue Poiré, La Pocatière (Québec), GOR 1Z0.Vos commentaires sont importants pour assurer la poursuite du projet.?POUR NOUS JOINDRE PAR COURRIEL Service à la clientèle: info@cab.qc.ca Directeur des publications: publications@cab.qc.ca Rédaction: redaction@cab.qc.ca Au moment où j'écris ces lignes, un épais manteau de neige recouvre www.cab.qc.ca webmestre@cab.qc.ca encore tout le Québec.Par contre, au moment où vous lisez ces lignes, l'hiver bat en retraite, et le printemps vient nous rappeler que la saison du travail de la terre approche à grands pas.Pour tous les jardiniers et agriculteurs, cette période de joyeuse anticipation se prête bien à la réflexion et à l'analyse de notre système de production.PAR ANTOINE GENDREAU-TURMEL Afin de stimuler vos réflexions, le Centre d'agriculture biologique du Québec met à votre disposition, dans la section Dossiers de son site internet, différents articles sur les sols et la fertilisation.Vous y trouverez notamment quatre nouveaux articles résultant d'une collaboration entre le CABQ et le Centre d'agriculture biologique du Canada.LES THÉS DE COMPOST - UN INTÉRÊT EN PLEINE EFFERVESCENCE Cet article, qui est publié dans le RUAAB 2003, vous renseignera sur les possibilités des extraits de compost (ou thés de compost) en matière de fertilisation et de phytoprotection.QUELQUES CONSEILS POUR RÉUSSIR SA FERTILISATION AZOTÉE Obtenir une disponibilité optimale d'azote dans ses sols peut parfois être un vrai casse-tête en agriculture biologique.Ce texte, qui a été publié dans le RUAAB 2003 et qui a paru dans le Bio-bulle de décembre, vous suggérera une méthode pour réussir votre fertilisation azotée.UNE INTRODUCTION À LA SCIENCE DES SOLS Vous croyez comprendre tout ce qui se passe dans vos sols?Eh bien, lisez ce petit article, vous serez peut-être surpris de la quantité d'information que vous y trouverez! LE TRAVAIL MINIMUM DES SOLS EN AGRICULTURE BIOLOGIQUE Qui dit que le travail minimum des sols est incompatible avec l'agriculture biologique?Cet article souligne comment les agriculteurs biologiques ont été et continuent d'être des pionniers dans le domaine du travail réduit des sols.Je vous souhaite de bonnes lectures, et surtout, une bonne saison de production! ?Prenez le contrôle de votre site Web! Simple et performant, le Webconcepteur de TELUS vous permet de construire rapidement un site promotionnel (une Vitrine) ou transactionnel (une Boutique).Rien à télécharger, rien à apprendre : le Webconcepteur vous guide, étape par étape, dans la réalisation et la gestion de votre site.Et l’hébergement est inclus! TELUS solutions d'affaires www.telusquebec.com/webconcepteur 1 877 520-1212 TELUS Québec* BIO-BULLE NUMÉRO 42 io-capsules UuirâiïemMt pm L'association des Amis de l'ortie s'est mobilisée au Salon de l'agriculture à Paris pour obtenir la reconnaissance officielle du purin d'ortie, un produit totalement naturel de traitement des plantes, qui est aujourd'hui interdit à la vente.Utilisé depuis la nuit des temps, selon le président de l'association, Bernard Bertrand, le purin d'ortie fait le bonheur de l'agriculture biologique et de millions de jardiniers du dimanche.Fabriqué par une poignée de producteurs, le purin d'ortie était distribué jusqu'à présent dans les grandes surfaces et dans les jardineries.Mais la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) vient de l'interdire à la vente, car il n'existe pas de cadre réglementaire pour ce type de produit.Le secret du purin d'ortie?«Il fait partie des substances qui vont activer un métabolisme secondaire d'une plante, entraînant une réaction en chaîne», explique Laure Metzger, ingénieure de recherche au laboratoire Rittmo, un centre régional d'innovation et de transfert de technologie situé en Alsace.En clair, «stressée» par l'extrait d'ortie, la plante attaquée par un parasite développe son propre système de défense.Longtemps considéré comme de la «poudre de perlimpinpin» par les scientifiques, ce type de biostimulant commence à susciter de l'intérêt.«Nous sommes aujourd'hui dans la situation aberrante où la législation n'a pas suivi l'évolution des produits», regrette M.Bertrand, affirmant que le purin d'ortie permet de diminuer de 90 pour cent l'épandage de soufre dans les vignes.Source : AFP, 24 février 2003 Des choix pour l'avenir (R.B.) Le troisième rapport sur «l'avenir de l'environnement mondial» du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) énonce que l'humanité se trouve à une étape cruciale de son existence.L'étude, soutenue par plus de 1000 experts, dont beaucoup ir - ^ font partie du réseau mondial de centres I 1 1^^ * coopérateurs, établit que les choix 11 1 (/ JS « d'aujourd'hui sont d'une importance I ^ V ' , Ht critique pour les forêts, les océans, les I l\\ fleuves, les montagnes, la flore et la faune sauvages de même que les autres / systèmes qui rendent la vie possible pour les générations présentes et futures.Malgré quelques succès notables, dont l'action internationale de reconstitution de la couche d'ozone, il y a eu de façon générale une dégradation progressive de l'environnement depuis 30 ans, en particulier dans de vastes parties du monde en développement.Selon les auteurs du rapport, cette dégradation aggrave la vulnérabilité des populations aux risques naturels que sont les cyclones, les inondations et les sécheresses, et aux risques d'insécurité alimentaire, de maladies et de modes d'existence non viables à terme.On estime que le nombre de personnes affectées par les catastrophes a augmenté, passant d'une moyenne de 147 millions par an durant les année 80 à 211 millions par an durant les années 90.Les pertes financières dans le monde, résultant des catastrophes naturelles, ont été estimées en 1999 à plus de 100 milliards de dollars.La gravité des catastrophes causées par le climat augmente, et certains experts relient cette évolution au changement climatique.Les États-Uniens en veulent Les deux tiers des États-Uniens seraient en faveur du développement d'une tomate génétiquement modifiée qui contiendrait plus d'antioxydants susceptibles d'aider à combattre le cancer.Cette tomate, qui n'est pas encore commercialisée, arrive en tête de la liste des plantes génétiquement modifiées présentement en développement et qui obtiennent la faveur des consommateurs, selon le Council for Biotechnology.Les autres plantes favorites sont une patate douce résistante à un virus, des bananes et des pommes de terre qui contiennent un vaccin contre les maladies transmises sexuellement, un gène qui aide à allonger la durée de conservation et des modifications génétiques pour permettre à des plantes de pousser dans des conditions climatiques extrêmes.Le sujet, comme nous l'avons déjà soulevé dans un Bio-bulle précédent, préoccupe un certain nombre de scientifiques, dont la professeure à l'Université de Guelph, en Ontario, Ann Clark.«Quelles seront les conséquences lorsque les caractères génétiques de médicaments, de vaccins et d'enzymes se mettront à migrer dans l'environnement?» Source : Reuters, 17 novembre 2002 t | CERTIFIED ORGANkT| % ORGANIC FLOUR EPEAUTRE MULTI-GRAIN esn - e Cen nRtO OflGAWC csmmsm£ C£RTFt BIOLOGIQUE CERTIFY ORGANIC GStssàm RÊPES MÊLANC CRÊP avec farine t RÊPES farine mais PANCAKE PANCAKE PA NO' with OâÙ wilh Corn Hour Moulin Abénakis Sainte-Claire (Québec) Canada GOR 2V0 “ / www.moulinabenakis.ca génère une dynamique.Une réaction enzymatique opère une digestion de ces matériaux, microflore, sous forme de bacydiomycètes et de microfaune, sous forme d'acariens et de colemboles, par exemple, qui broutent et digèrent ces matériaux pour les transformer en toutes sortes de chaînes de vie.En 1979, j'ai commencé à m'intéresser aux BRF (bois raméaux fragmentés).En déchiquetant les branches de moins de 5 cm et les feuilles des feuillus, on peut reproduire ces mêmes phénomènes.Mon compost est constitué en bonne partie de BRF mélangé à mon substrat «mycorhizé».Lorsque le tout est mélangé, je le recouvre d'une couche de BRF d'environ 10 cm, et le tout s'« aggrade » et se transforme en humus avec une rapidité phénoménale.Au jardin, je monte mes buttes en utilisant ce compost.Vous n'avez plus à ajouter de compost du reste de votre vie.Aussitôt la butte montée, vous recouvrez votre butte de 1 à 2 cm de mulch ou de paillis de BRF.Lorsque vous êtes prêt à planter ou à semer, vous tassez le mulch, faites vos opérations et refermez aussitôt, sauf dans le cas de petites semences, où il faut laisser un découvert, l'espace et le temps que les plants lèvent, puis vous refermez le couvert autour des tiges.Le même phénomène que vous avez en forêt de feuillus est reproduit ici.Le recyclage vital est en marche et de façon permanente.Je n'arrose pas mes jardins, même lors des pires sécheresses.À l'été 2002, où on a dépassé les 8 semaines sans pluie, on pouvait tasser le mulch, et la terre était toujours humide.Vous allez voir disparaître le mulch de BRF qui est digéré par le sol.Lorsqu'il vient à manquer de mulch, vous en ajoutez.Un sol ne devrait jamais être à découvert.De plus, vous évitez de 50 à 75 pour cent de désherbage, et vous prévenez l'érosion.C'est ainsi que j'ai pu m'occuper tout seul de l'entretien d'aussi grands jardins, soit près d'un hectare en plates-bandes aménagées intensivement en mettant beaucoup de temps pour la clientèle, tout en produisant annuellement quelques centaines de verges cubes de compost et de mulch de BRF.Environ 3 ou 4 autres hectares comprennent: aires de compostage, étangs, boisés, sentiers, bâtiments, chemins d'accès et stationnement.On travaille ainsi dans un contexte d'écosystème.On remue la terre le moins possible : les micro-organismes ne sont pas les mêmes à 2 centimètres qu'à 30, d'où les défauts du labour et du « rotocultage ».SENTIR LA VIE AUTOUR DE SOI Je suis un simple jardinier.Je dis souvent aux visiteurs que je n'aurais jamais développé ces jardins sans des méthodes bio ou écologiques.Bien sûr, à chaque fois que l'on intervient, on perturbe, mais en se plaçant dans cet état d'esprit, le moins interventionniste possible, la nature se replace, et nous ne faisons que lui donner des accents directionnels.Insectes et maladies ne sont pas des cauchemars névrotiques, ils se dosent discrètement et subtilement.Ainsi, je n'ai jamais eu de maladie fongique dans mes clématites, alors que dans les jardineries, on vous vend des pesticides.en prévention.Viennent les débalancements.Ici, je propose de travailler dans un concept d'écosystème.Vous pouvez le faire, autant que possible, même en milieu urbain.Tellement de gens m'ont affirmé avoir plaisir à se retrouver ici, dans cette oasis de paix et de verdure.Je peux vous confirmer qu'il est bon d'y vivre en permanence.C'est l'un des grands jardins de la région de Québec, y compris les grands jardins publics, et je n'ai pas 15 jardiniers avec un budget de millions.Je n'ai ni reçu, ni demandé le moindre financement public.Le tout a été fait avec des moyens simples.Il faut quelques années pour monter tout cela; dans le cas présent, il y avait un revenu extérieur en attendant.Cela veut dire beaucoup de temps, d'énergie, de persévérance.et de grands plaisirs, mais aussi de compréhension et d'empathie de l'entourage immédiat.Cela a été ma façon de faire, qui est bien autre chose que de prendre de la loterie ou, quand c'est le cas, d'attendre un héritage.C'est peut-être une façon de fabriquer ses propres rêves, avec des chances que ça se réalise.Il s'agit là d'un projet de vie heureux, à l'échelle humaine, où il y a moyen de faire vivre honorablement sa famille tout en ayant une noble fierté d'apporter du positif dans son entourage.Comme je le dis souvent, c'est à la portée de tous.Faites une cueillette des bons ingrédients.Trouvez votre créneau, qui autant que possible devrait correspondre à vos amours, et commencez.tout de suite, avec vos moyens, si petits soient-ils.On peut se dire qu'un arbre, ça prend du temps à pousser, mais après vingt ans, on est content de voir de beaux noyers qui ne seraient pas là si on n'avait pas commencé à l'année zéro.Il semble que nous traversons un temps qui dévalorise le travail, mais quand notre activité principale devient notre principal plaisir, un milieu de vie, il y a de quoi se sentir bien.C'est ce qu'on peut se souhaiter de mieux à tous, et ainsi, que ces petites oasis viables, variées et bien vivantes continuent à se multiplier.?Les Jardins vivaces 594, Georges-Muir Charlesbourg, Québec G2N 2H2 Tél.: 418.849.7609 LIBERTÉ Lait Yogourt Crème sure BIOLOGIQUE LIBERTE 1 Avenue Liberté Candiac, Québec J5R 3X8 www.liberte.qc.ca BIO-BULLE NUMERO 42 O horticulture SALON FLEURS, Salon Fleurs, plantes et jardins per-Û met au grand public de découvrir L.^ les dernières nouveautés et tendances en horticulture, le loisir numéro un au Québec.Les visiteurs y retrouveront tout ce qu'on peut imaginer dans le domaine, que ce soit des paysagistes, des architectes paysagers, horticulteurs, producteurs, pépiniéristes, centres de jardinage, fleuristes, manufacturiers et distributeurs de produits horticoles, biologiques et hydroponiques, écoles d'horticulture et d'architecture, sociétés d'horticulture, artisans et importateurs.Cette année, le Salon se déroule les 11, 12 et 13 avril à la Place Bonaventure à Montréal, et les 25, 26 et 27 avril au Centre de foires Expocité à Québec.Fait à noter, l'événement est présenté conjointement avec le Salon Vacances et loisirs d'été à Montréal et, à Québec, avec le Festival de la gastronomie et le Salon Vacances et loisirs d'été.L'an dernier, le Salon avait attiré 50 000 personnes à Montréal et 30000 à Québec.Le directeur du Salon, André Chabot, signale que cet événement est apprécié des visiteurs, mais aussi des entreprises qui veulent créer des nouveaux liens ou qui se spécialisent dans la recherche et le développement.Les visiteurs posent en effet de nombreuses questions techniques, en plus de faire part de leurs réactions, ce qui permet bien souvent de tester des nouveaux produits.Des figures connues seront à nouveau sur place en 2003.Parmi elles, l'horticulteur Larry Hodgson, qui a écrit une quinzaine de livres sur l'horticulture et qui collabore avec une dizaine de magazines au Canada et aux États-Unis, et Julie Boudreau, l'animatrice de Fleurs, plantes et jardins à CKAC et chroniqueuse à Fleurs et jardins, sur les ondes de TVA.L’APPROCHE ÉCOLOGIQUE Michel Renaud, spécialiste en aménagement paysager écologique, prononcera une conférence sur l'entretien minimal et sans pesticides des jardins paysagers, et une autre sur la préparation des sols et la fertilisation écologique.Inutile de dire que le spécialiste, qui compte 18 ans d'expérience, est passablement occupé depuis l'annonce des restrictions entourant l'usage des pesticides.Il souligne que ce ne sont pas les jardiniers qui paniquent, mais les PLANTES ET JARDINS PAR RENÉ BÉLANGER professionnels habitués à recommander des pesticides.« Les jardiniers sont en recherche.Il faut leur expliquer que la conception et l'aménagement des jardins paysagers doivent être repensés en fonction d'un écosystème, et ce, pour éviter l'usage des pesticides».Et le prix à payer pour revoir l'aménagement de ses jardins?« C'est un virage économique.À court terme, ça représente des frais.Des économies sont cependant réalisées à moyen et à long termes puisqu'on cesse d'utiliser des produits chimiques», assure M.Renaud.En fait, l'approche écologique en horticulture est préventive.Elle permet d'éviter d'utiliser des pesticides et de s'exposer aux dangers que représentent ces produits pour notre santé.?LES SEMENCES ANCIENNES SORTENT DE L'OMBRE Le Programme semencier du patrimoine du Canada s'efforce depuis presque 20 ans de sauvegarder les semences biologiques traditionnelles.Cette initiative a contribué à préserver plus de 2000 variétés de légumes, de fruits, de céréales, de fleurs et de fines herbes.L'organisme, qui a vu le jour en Ontario et qui est devenu à statut charitable en 1996, souhaite maintenant aller plus loin en favorisant l’utilisation de ces semences à grande échelle.PAR RENÉ BÉLANGER Bien que le nombre des variétés cultivées par les membres du Programme semencier du patrimoine Canada peut paraître élevé, il ne représente tout de même que 10 pour cent de celles qui existent.De nombreuses variétés utiles et délicieuses, conservées et transmises d'une génération à l'autre, ont disparu.De nos jours, de plus en plus de gens réalisent l'importance de sauvegarder et de mettre en valeur ce qui reste en cultivant les plantes dans sa cour, sur sa ferme, ou même sur son balcon.Comme ces variétés ne sont pas commercialisées, le risque de les voir disparaître est réel lorsqu'il n'y a plus de relève pour les cultiver.C'est ce qui aurait pu arriver, entre autres, à la pomme de terre bleue, originaire d'Écosse, connue sous le nom de « crotte d'ours » et préservée par M.Louis-Marie Ouellet, de Kamouraska.Grâce à sa fille, une relève a été trouvée pour maintenir cette variété qui résiste naturellement au principal ennemi de la pomme de terre, le doryphore.Le Programme semencier du patrimoine n'est pas une compagnie de semences.Il s'agit plutôt d'un réseau qui permet à ses quelque 500 membres au Québec (1500 au Canada) d'échanger de semences biologiques traditionnelles.Des techniques de base sont transmises pour apprendre à sauver les semences et à les utiliser en tenant compte des conditions climatiques locales.DES SEMENCES RECHERCHÉES La demande pour les semences anciennes est en pleine croissance, selon la directrice régionale de l'organisme, Diane Joubert.« Les producteurs biologiques veulent accéder à des grandes quantités de semences, et nous voulons trouver le moyen de répondre à cette demande qui permettrait de les développer en plus de les préserver».Pour ce faire, l'organisme est à élaborer un projet qui permettrait de favoriser la recherche dans le domaine.« Cela est nécessaire pour répondre aux besoins locaux en identifiant, par exemple, la semence qui convient le mieux à un sol argileux ou à des conditions de température et d'humidité particulières», explique Mme Joubert.Le concept prévoit aussi des activités éducatives de démonstration et, évidemment, une production accrue de semences.Les modalités et le financement d'un tel projet, qui nécessitera l'appui de partenaires, restent à préciser.L'intérêt pour les semences anciennes pourrait donc se traduire par des liens plus étroits entre les petits jardins et les grandes productions, ce qui donnerait un nouvel essor aux semences utilisées par nos ancêtres.?BIO-BULLE NUMÉRO 42 ticulture LE RENDEZ-VOUSautres suiets en HORTICOLE (K.B.) C'est en 1998, devant l'engouement populaire grandissant pour le jardinage, que la Fondation Marie-Victorin pour la nature et les sciences, le Jardin botanique et l'industrie horticole procédaient à la mise sur pied du premier Rendez-vous horticole.L'événement, qui a attiré environ 17 000 personnes en 3 jours l'an dernier, vise à promouvoir ce secteur dynamique et ses artisans.Devant le succès grandissant de l'événement, une quatrième journée a été ajoutée pour l'édition 2003, qui se tiendra du 22 au 25 mai inclusivement au Jardin botanique de Montréal.«C'est une clientèle très urbaine que nous recevons.Ce sont souvent des mordus qui veulent connaître les nouveautés: la nouvelle plante, le nouvel outil de jardinage ou un nouveau produit», de souligner le coordonnateur de l'événement, Jean-Maurice Lévesque.La thématique de l'horticulture fruitière et légumière retiendra l'attention cette année.Les visiteurs pourront rencontrer des producteurs de pommes, de légumes et de petits fruits, et découvrir les différents produits du terroir québécois.Parmi les vogue, notons les plantes aquatiques, les orchidées vivaces et la viticulture.« Ce n'est plus gênant de recevoir du monde avec du vin québécois », fait remarquer M.Lévesque.En outre, le Regroupement des vignerons du Québec sera sur place pour faire la promotion des différents viticulteurs du Québec et des produits vini-coles spécifiques à leur région.Le Rendez-vous horticole permet aussi à des organismes, comme la Coalition pour les alternatives aux pesticides, de poursuivre leur travail de sensibilisation.Un travail encore nécessaire, malgré les restrictions entourant l'utilisation des pesticides, si l'on en juge par les propos de Jean-Maurice Lévesque.« Qu'il soit biologique ou non, les gens veulent un produit efficace pour contrôler leur jardin.La préoccupation d'avoir un gazon Le Rendez-vous horticole a en 2002.plus vert que l'autre est toujours présente».CONFÉRENCIERS ET EXPOSANTS Des figures du monde horticole présenteront une série de conférences.Parmi ces personnalités, Bertrand Dumont, Jean-Claude Vigor et Larry Hodgson.Plus de 100 exposants du Québec, de l'Ontario, du Nouveau-Brunswick et de la France seront également sur place pour présenter leurs produits vedettes.Les visiteurs reçu 17000 visiteurs pourront se procurer auprès de ces producteurs spécialisés des plantes nouvelles, rares, méconnues et à redécouvrir.Des végétaux de la collection du Jardin botanique seront mis en vente.Il sera aussi possible de rencontrer des producteurs de fleurs, des fleuristes, des écoles de fleuristerie, et de découvrir les nouvelles tendances dans le domaine des arrangements floraux et de la fleur coupée.Un volet est enfin consacré aux accessoires de jardin.?F =ïffff -~i4s :4 JÜ F RESERVEZ DÈS MAINTENANT VOS SEMENCES 2 FAÇONS DE COMMANDER : Par téléphone 819-293-2001 Sans frais 1-866-293-2001 ou par internet www.semencesrdr.com ****** ?Semences certifiées biologiques • Blé AC Barrie certifié #1 • Soya AC Glengarry certifié #1 • Pois Lenca certifié #1 ?Semences certifiées non-traitées ?Centre de séchage et de transformation certifiés biologiques ?Vente et achat de grains biologiques 3680, Les 60, Nicolet, Québec J3T 1 P4 ¦ Fax : 819-293-2002 ¦ Courriel : semences.rdr@sogetel.net BIO-BULLE NUMÉRO 42 O • r .>£
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