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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 2000-01-07, Collections de BAnQ.

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FONDÉ EN 1910 DEVOIR i\r o L .X C N " 0 2 ?L E V E N I) R E 1) 1 J A X V 1ER 2 0 0 + T A X E S I $ LE MOHDE NEW DEHLI AFFIRME AVOIR ARRÊTÉ DES COMPLICES DES PIRATES DE L’AIR PAGE B 7 PLAISIRS UN SIÈCLE DE SEXE AU BOUT DE L’INDEX PAGE B 1 1 $ CULTURE LES CAMARADES D’YVAN CANUEL SE SOUVIENNENT.PAGE B 10 PERSPECTIVES i 4 Christian Ri aux Les arbres et les oiseaux d’abord Pendant que la France pleure ses chênes et ses mouettes, victimes innocentes de la tempête et de la marée noire, les 88 morts en chair et en os sont presque passés inaperçus.Dimanche, deux nouvelles victimes de la tempête qui a ravagé la France pendant la période des Fêtes étaient découvertes à Orléans une semaine après le drame.Julie et Luc avaient passé la nuit en amoureux dans le grenier de la maison familiale avant de périr sous deux tonnes de gravats.La cheminée n’a pas résisté aux vents de 150 km/h.Le fait divers n’eut généralement droit qu’à un entrefilet dans la grande presse parisienne.Comme la plupart des 88 morts qu’a fait la tempête qui plonge encore plusieurs dizaines de milliers de foyers dans le noir.Qui expliquera cet étrange paradoxe?On a plus parlé des arbres tombés et des oiseaux «mazoutés» depuis deux semaines que des Français qui y ont laissé leur vie.Même les cent et quelques morts que fait chaque année la route entre Noël et le jour de l'An ne sont pas parvenus * * * à voler la vedette aux goélands englués dans le mazout de l’Erika.Le premier ministre Lionel Jospin ne s’est pas trompé en réservant sa première visite, dès son retour précipité de vacances, aux chênes centenaires de la forêt de Versailles plutôt qu’à une famille éprouvée.Les automobilistes assommés sous les platanes et les simples citoyens écrasés par leur toit ont depuis longtemps déclaré forfait.Que faire contre les photos d’arbres centenaires qui «gisent à terre, racines dressées» et devant lesquels on parle bas «comme devant un cercueil» (Le Nouvel Observateur)?Et les images de ces guillemots (une sorte de pingouins) «crucifiés dans le pétrole» (France 2)?Que pèse la dépouille d’un roturier mort dans l’anonymat à côté de celle de ces merveilleux «chênes plantés par Colbert»?Les réactions suscitées par les récents désastres laisseraient même penser que les cultes ancestraux que vouaient nos aïeux aux arbres ne sont pas tout à fait éteints.Les Celtes adoraient les chênes, qui étaient, disait-on, directement protégés par les dieux.Le gui était sacré et l'objet d’un culte rituel.De nombreuses tribus d’Afrique et d’Amérique considéraient même l’arbre comme le refuge de l’esprit des défunts ou la source de l’âme des vivants.Deux mille ans plus tard, l’arbre reste «une mémoire vivante», écrit Le Nouvel Observateur.«Un arbre multi-centenaire qui tombe, c’est comme un vieillard qui meurt», dit l’écrivain Jacques Lacarrière.Paul de La Panou-se, propriétaire d’une grande forêt près de Paris, y va d’une comparaison révélatrice: «Entre la Jbrmule chimique de la sève et celle du sang, il n’y a que quelques molécules de différence.» Comment «parler vrai» dans de telles circonstances?La ministre de l’Environnement, Dominique Voynet, s’y est brûlé les doigts.Elle dut affronter un tollé de la part de ses amis verts pour s’être demandé tout haut si la marée noire qui frappe les côtes françaises était véritablement une «catastrophe écologique».; Va pour le mazout Mais certains ont poussé la cocasserie jusqu’à appliquer ces mots à la tempête de Noël.Quoi de plus «naturel» pourtant qu’un ouragan?Ce qui ne veut pas dire que le désastre n’est pas réel et les conséquences économiques et humaines dramatiques.Le cyclone aurait mis à terre deux années de récolte de bois et plus de 200 millions d’arbres.Les régions les plus touchées sont la Lorraine, la Champagne et la Marne, où les pertes atteignent 35 %.Plus que les arbres, c’est le paysage qui serait atteint.Considéré comme un trésor national (et une mine d’or touristique), celui-ci reste dans l’imaginaire français plus proche d’un tableau de Corot que d’un marécage pestilentiel noir de maringouins.Pour s’en convaincre, il n'y avait qu’à voir Lionel Jospin visitant en cravate et souliers vernis les villages éprouvés par la marée noire.Une scène croquée par la télévision montrait le premier ministre traversant une rigole dans les bras de quelques maires de la région pour ne pas se mouiller les pieds.On a d’ailleurs beaucoup plus pleuré les arbres de Versailles que ceux qui poussent sans l’aide de l’homme.Les forêts les plus détruites seraient les plus entretenues, comme celles de Vincennes et de Boulogne, VOIR PAGE A 10: OISEAUX Entre la formule chimique de la sève et celle du sang, il n'y a que quelques molécules de différence» M K T E 0 Montréal Nuageux ce matin.Dégagement en après-midi.Max: 0 Min: -5 Québec Quelques flocons.Max: -1 Min: -5 Détails, page H 7 INDEX Annonces.B 8 Bourse.A 7 Avis publics.B 7 Culture.B 10 Economie.AO Éditorial.A 8 Le monde.B fi Les sports.B 8 Montréal.A 5 Mots croisés.B 7 Politique.A 4 Télévision.B 9 Ottawa fait obstacle au Québec Le gouvernement fédéral interdit à Landry l’accès aux présidents du Panama et du Costa Rica PIERRE O’NEILL LE DEVOIR Ottawa fait obstacle à la mission économique que le vice-premier ministre Bernard Landry dirigera, du 10 au 19 janvier, au Panama et au Costa Rica.Le ministère fédéral des Affaires étrangères a expédié à ses diplomates en poste en Amérique centrale une directive leur interdisant d’organiser des rencontres entre le vice-premier ministre Landry et l'un ou l’autre des présidents de ces deux pays.Et pas davantage avec leur ministre des Affaires étrangères.Dans une note expédiée le 16 décembre à ses diplomates, et dont Le Devoir a obtenu copie, un fonctionnaire du ministre Lloyd Axworthy précise la ligne de conduite devant être suivie en vue de la mission économique du Québec: «Concernant les rencontres avec le président et le ministre des Affaires étrangères du Panama et du Costa Rica, il n'est pas dans les usages diplomatiques pour un ministre d’une province de rencontrer les autorités nationales au plus haut niveau.La consigne, comme nous vous en avons fait part, est d'organiser de façon générale des rencontres avec des représentants étrangers ayant même rang qu 'eux et de centrer les efforts sur les ministres ayant des responsabilités sectorielles.» VOIR PAGE A 10: OTTAWA www.ledevoir.com Le sexe.encore! i - wm lig .% mM, Kü ’«s ¦M» & fü -mâ GUSTAV KUMT: DANAK, 1907 (GATERIE WELZ.SAI7.B0URG) Le Québec mesuré au « sexomètre » Êtes-vous satisfait au lit’ Simple question, épineuse réponse.Oui et non, non de ci, oui de ça.Téléphone à la main, des sondeurs de la firme CROP ont demandé aux Québécois quelle perception ils avaient de leur vie sexuelle.Les résultats, parfois surprenants, sont livrés dans le numéro de février de la revue féminine Elle-Québec, en kiosque aujourd’hui.VALÉRIE DUFOUR LE DEVOIR Entre un sondage sur la souveraineté et un autre sur votre portefeuille, voici au moins de quoi faire sourire.Ce n’est pas la première fois que la chambre à coucher fia cuisine, le salon ou l’auto, c’est selon) passe à la sonde.Comme le filtre d’amour ou l’élixir de jeunesse, le secret de la satisfaction sexuelle n’a pas encore été découvert.Ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayé.Réalisé auprès d’un échantillon représentatif de 435 répondants de 18 ans et plus (229 femmes et 206 hommes), le sondage CROP-Elle-Québec a utilisé la technique du «satisfomètre», que nous nommerons ici «sexomètre», outil qui permet normalement d’évaluer le degré de satisfaction de la clientèle à l'égard d’un produit ou d’un service.«C’est une méthode complexe de mesure, ce n 'est pas un sondage ’fiébête”, assure la rédactrice en chef d’Elle-Québec, Lise Ravary.Nous voulions mesurer l’évolution des mentalités, pas seulement titiller la curiosité des lecteurs.C’est une façon intelligente de parler d’un sujet qui préoccupe tout le monde.» Pour ce faire, les responsables du sondage ont choisi 29 critères sexuels considérés comme partie intégrante de toute relation charnelle.Les sondeurs ont ensuite demandé par téléphone l'importance occupée par chacun de ces éléments dans la relation de couple des répondants (ou au cours VOIR PAGE A 10: SEXOMÈTRE Us préférences sexuelles des Québécois et Québécoises ?Pour les femmes ?Pour les hommes Il taut.H faut.Qu’il y ait un moment de Que votre partenaire soit complicité après la relation .77% enthousiaste .76% Que votre partenaire soit Que votre partenaire enthousiaste .77% soit sensuelle .74% Qu’Il résulte au moins un Qu'il y ait des préliminaires .68% orgasme de la relation 54% Qu’il y ait pénétration .58% Qu’Il y ait pénétration 53% Que votre partenaire stimule Que votre partenaire stimule votre sexe oralement 37% votre sexe oralement .38% Pollution au Saguenay Bégin disculpe les industries La consolidation des berges aurait réduit la pollution des cours d'eau touchés par le déluge LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Le ministre de l’Environnement du Québec, Paul Bégin, a disculpé hier les industries du Saguenay-I^c-Saint-Jean dans le dossier des quatre cours d’eau de cette région qui affichaient une forte pollution toxique en 1997, selon les échantillons prélevés en 1997 et dont Le Devoir publiait hier les résultats inédits.Pour le ministre Bégin, qui signait hier la réaction gouvernementale avec son collègue des Transports et ministre responsable de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Jacques Brassard, l’essentiel des contaminants toxiques présents en 1997 dans ces cours d’eau étaient le fait du lessivage des sols et des berges plutôt que de la pollution industrielle actuelle, ce que pointaient plutôt les chercheurs qui ont signé en 1998 un rapport préliminaire que le ministère qualifiait hier de simple «document de travail».Les travaux de stabilisation des berges entrepris depuis deux ans par le gouvernement dans les cours d’eau lessivés par le déluge de 1996 «ont permis, affinnait hier le ministre Bégin, de stabiliser les sols et conséquemment de tarir les sources potentielles de contamination des cours d’eau».Ce que corroborerait une deuxième série de prélèvements effectués par l’Environnement en 1998 dans les mêmes cours d'eau, précisait le communiqué gouvernemental.Cette conclusion à laquelle en arrive le ministre Bégin VOIR PAGE A 10: POLLUTION Radio-Canada ne veut pas devenir un « PBS du Nord » Le président de la société songe à en appeler de la décision du CRTC PAUL CAUCHON LE DEVOIR Le CRTC ne veut plus de Forrest Gump ou de La Liste de Schindler sur les ondes de Radio-Canada.Et le président de la SRC n’apprécie pas du tout, accusant l’organisme réglementaire de vouloir transformer Radio-Canada en «télévision élitiste, en PBS du Nord».En annonçant hier matin le renouvellement des licences de Radio-Canada pour sept ans, assorti de plusieurs conditions, le CRTC a sérieuse-ment mécontenté le nouveau président de la société d'Etat Robert Rabinovit- , ^ ^ k, ch, qui n'excluait pas hier de porter en | ¦ Hp ¦ f appel les décisions du CRTC._ _ Pourtant, le CRTC (Conseil de la radio- ” w diffusion et des télécommunications canadiennes) avait beaucoup de bons mots envers Radio-Canada.Pour la présidente du CRTC, Françoise Bertrand, «le fiait de renouveler les licences pour une période de sept ans témoigne de notre confiance envers le diffuseur public.C’est une affirmation forte de son importance».Le CRTC se montre particulièrement satisfait des services radiophoniques de Radio-Canada ainsi que des ser- VOIR PAGE A 10: RADIO-CANADA Autres informations en page A 3 Le milieu culturel évalue à trois millions le boycottage des activités parascolaires ¦ À lire, page A 2 I 1 A 10 L E O E V 0 l R .L E VENDREDI 7 J A N V I E R 2 O O 0 LE DEVOIR ACTUALITES OTTAWA SUITE DE LA PAGE 1 L’initiative du fédéral a outré le ministre Landry, qui s’en est ouvert aux journalistes qu’il rencontrait hier pour dévoiler les détails de cette mission à laquelle participeront une trentaine de chefs d’entreprise.Une opération promotionnelle qui a essentiellement pour but d’intensifier les échanges commerciaux entre le Québec et ces deux pays d’Amérique centrale.(D’autres informations paraissent en page A 6.) Quant au comportement d'Ottawa dans ce dossier, M.Landry le trouve absurde, en ce qu’il ne comprend pas la logique d’une intervention qui a pour effet de nuire au succès d’une mission qui vise à accroître les exportations des entreprises québécoises.H lui paraît évident qu’en interdisant l’accès aux plus hauts dirigeants politiques du Pana- ma et du Costa Rica, le gouvernement fédéral diminue l’efficacité de la mission et prive le Québec de la création de nouveaux emplois.Courroucé, le numéro deux du gouvernement Bouchard a profité une fois de plus de l’occasion pour ramener le débat sur le terrain constitutionnel.«La souveraineté, ce n’est pas seulement une question de culture, de langue ou de fierté.C’est une question d’efficacité économique et, malheureusement, les fonctionnaires fédéraux payés par vos impôts, plutôt que de contribuer à ce genre de mission économique, se contentent de travaux plus modestes dans leur petit uni-ver^ routinier et mesquin.» A son avis, ce nouveau coup de force des fédéraux est non seulement coûteux mais anticonstitutionnel.«Ils oublient que les provinces ne sont pas des créatures d’Ottawa.C’est une confédération de gouvernements égaux et souverains dans leurs juridictions.Les fédéraux interprètent la Constitution de façon mesquine.» Mais cet incident de parcours ne suffira pas à décourager le vice-premier ministre, qui entend persister pour que cette mission rapporte des dividendes.«On va faire notre travail avec la même ardeur, comme si de rien n’était.Mais on l’aurait mieux fait si on n’avait pas à Ottawa un gouvernement impérialiste qui essaie de diminuer notre rayonnement international.» A l’invitation du Devoir, Ottawa a exposé les motifs de son intervention auprès de ses diplomates en poste au Panama et au Costa Rica.Selon M.O’Shaughnessy, du ministère des Affaires étrangères, il faut comprendre que M.Landry ne représente pas un pays souverain, que c’est le Canada qui est souverain et que c’est son rôle de se comporter ainsi.«H peut être acceptable pour le premier ministre Bouchard de rencontrer un chef d'État, occasionnellement à l’étranger, mais ce n’est pas automatique.Ce rôle n’appartient pas à une province mais au gouvernement canadien.» Au cours de cet entretien avec les médias, il fut question des attentes soulevées par la réunion que tiendront sous peu les premiers ministres des provinces.Le vice-premier ministre souhaite que, l’unanimité des provinces étant acquise, cela suffira pour faire comprendre au ministre des Finances, Paul Martin, que le fédéral s’est engagé dans une voie dangereuse en accumulant des surplus alors que les gens sur le terrain manquent d’argent pour les écoles et les hôpitaux.«Les besoins sont dans les provinces et les surplus sont à Ottawa.» OISEAUX SUITE DE LA PAGE 1 près de Paris.Ces soins minutieux font en sorte que leur population est plus vieille, donc plus vulnérable.La reconstitution des célèbres jardins à la française exigera d’ailleurs de nouveaux abattages, pour que tout cela «pousse égal».• S’il faut chercher une catastrophe écologique, peut-être se trouve-t-elle dans la politique de plantation à outrance de résineux par l’Etat et l’industrialisation de l’exploitation forestière.Parmi les causes qui ont pu accentuer la force des vents et l’importance des inondations, des experts citent la suppression de milliers de kilomètres de haies et de bosquets qui freinaient naturellement les bourrasques et empêchaient le ravinement des terres sous l’action des pluies.Mais qu’on se rassure.La catastrophe a du bon, entend-on ces jours-ci à Paris.La disparition de leurs aînés aidera les jeunes pousses à prendre de la vigueur et rajeunira la forêt française.Le reboisement pourrait permettre d’accroître la diversité des espèces et d’en choisir de mieux adaptées.Leur plantation permettra même de combattre l’effet de serre puisque les arbres jeunes consomment plus de gaz carbonique.Mieux, les économistes estiment que la réparation des dégâts provoqués par la tempête pourrait être à l’origine d’une croissance économique encore plus forte que celle déjà prévue cette année.S’il faut en croire les dirigeants politiques, la catastrophe aurait même fourni yne occasion en or pour illustrer l’importance du rôle de l’Etat et rappeler le caractère crucial de son action malmenée par la mondialisation de l’économie.C’est ce qu’ont affirmé en chœur le premier ministre Lionel Jospin et le président Jacques Chirac dans leur vœux de nouvelle année.Au moment de jeter leur sapin de Noël aux orties, les Français avaient donc malgré tout quelques motifs de se réjouir.crioux@csi.com + Et de quatre! Une fille et trois garons sont nés à la 29‘ semaine de grossesse, leur poids variant de 1100 à 1300 grammes.La mère des quadruplés est sous la garde de la D'Julia Solomon, spécialiste en obstétrique à risques élevés.Les nouveau-nés sont traités à l’Unité des soins intensifs de la néonatalogie, un service de renommée internationale que dirige le Dr Apostolos Papageorgiou, chef néonatologiste.L'Hôpital général juif est désigné par le gouvernement du Québec comme centre pour les soins obstétricaux et néo-natals à hauts risques pour toute la province.L’Unité des soins intensifs de la néonatalogie affiche avec constance l’un des plus hauts taux de survie chez les bébés de plus de 500 grammes qui jouissent d’une bonne qualité de vie.Le père s’est dit fort heureux de ces naissances, il a qualifié î’événément de «cadeau de Dieu».Le couple voulait fonder une famille nombreuse, voilà qu’il est servi.POLLUTION S.V.P.Assurez-vous de recycler ce papier journal.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9" étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et admimstration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courriel L’agenda culturel Au téléphone Par télécopieur La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3333 (514) 985-3360 redaction@ledevoir.com (514) 985-3346 (514) 985-3390 Les avis publics et appels d’offres Au téléphone Par télécopieur (514) 985-3344 (514) 985-3340 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) SUITE DE LA PAGE 1 dix mois avant la fin de l’étude de trois ans entreprise par son ministère, laquelle doit incidemment être complétée par un nouvel échantillonnage au printemps dans l’eau potable des villes riveraines, est sensiblement différente de celle des deux chercheures, Hélène Bleau et Louise La-pierre, les deux biologistes de son ministère qui ont produit le document «préliminaire» provenant de la Direction des écosystèmes aquatiques.Les deux scientifiques écrivaient dans le document en forme de rapport, publié hier par Le Devoir, que la contamination importante en dioxines et furannes, en HAP, en BPC et en mercure, relevée aux stations d’échantillonnage Ha! Ha!, (site) témoin, à Mars et à Chicoutimi, proviendrait «principalement des apports récents tels que la déposition des apports atmosphériques via les émissions des usines environnantes (alqmineries et papetières)» ainsi que d’autres sources, comme la combustion de bois et de débris, le ruissellement de sites de déchets dangereux, les effluents municipaux et les trop-pleins de débordement des usines d’épuration municipales.Les deux chercheures esquissaient d’ailleurs une liste des entreprises et institutions potentiellement responsables de la présence des contaminants toxiques et cancérigènes dans les quatre cours d’eau.Pour leur part, les ministres des Transports et de l’Environnement ont voulu se faire rassurants en insistant sur le fait que les concentrations de contaminants toxiques relevées en 1997 dans les quatre cours d’eau «sont inférieures aux critères internationaux fixés pour l’eau potable».Les deux ministres n’ont toutefois pas contredit les rapports d’échantillonnage produits par les biologistes Bleau et Lapierfe.Ds ont cependant tenté d’en relativiser la portée en disant que leur «document de travail» ne contient les données que d’une seule des trois années d’échantillonnage prévu dans ces quatre cours d’eau en vue d’un éventuel «plan d’action» destiné à les réhabiliter.Le «rapport final» sur cette étude répartie sur trois ans sera publié l’automne prochain, précisait hier Jean-Maurice Latulipe, le directeur des politiques du secteur municipal à l'Environnement Le fait qu’il s’agissait là d’un projet étalé sur trois ans explique le fait que l’Environnement n’a pas jugé opportun de divulguer la première série de rapports d’échantillonnage ou de les communiquer à ses partenaires.Mais l’Environnement n’a pas attendu hier la publication de son rapport final pour en divulguer de nouvelles parties qui démontreraient une amélioration sensible de la situation en 1998 et en 1999.«Par exemple, révélait le communiqué des deux ministres, la teneur en dioxines et furannes pour la station de Chicoutimi en amont, située à 4 km en aval du barrage Portage des Roches du lac Kénogami, démontre pour le mois d’octobre (1998) une diminution de près de 300 fois la teneur obtenue pour le même mois en 1997.Pour les BPC, les teneurs obtenues en 1998 sont comparables à celles de 1997 à l’exception de la station Ha! Ha! située en aval, où elles sont dix fois inférieures à celles de 1997.Quant aux teneurs en HAP, on observe à la station de Chicoutimi en amont une baisse équivalente à six fois celles obtenues en 1997.En 1999, le même échantillonnage a été effectué en y ajoutant deux autres stations sur la rivière Saguenay.Les résultats de ces analyses seront connus au cours de l’automne prochain mais rien ne laisse présager une augmentation de concentration: on pense même que la tendance à la baisse déjà observée devrait se maintenir.» Malgré l’optimisme que puise le gouvernement dans ces nouvelles données, l’Environnement a entrepris de vérifier si les contaminants décelés en 1997, à l’exception des dioxines, s’accumulaient dans la chair des poissons.Aucun BPC n’y aurait jusqu’à présent été décelé et, pour le mercure, on en trouve certes des traces mais pas au-dessus des seuils reconnus par Santé Canada pour la mise en marché des produits de la pêche, précisait hier le gouvernement provincial Les «concentrations élevées» de l’échantillonnage de 1997, dont le communiqué gouvernemental confirmait hier l’existence, ont par ailleurs incité l’Environnement à vérifier si ces contaminants se retrouvaient dans l’eau potable des villes comme Chicoutimi.Comme ces analyses seront effectuées au printemps prochain, on ne saura pas si certains contaminants ont passé au travers des filtres municipaux au moment où la pollution toxique atteignait le sommet découvert en 1997.Mais ces contaminants, y compris certains métaux lourds, «feront l’objet d’un suivi trimestriel» du printemps à l’hiver prochain.La divulgation imprévue des données de la campagne d’échantillonnage de 1997 a suscité de vives réactions dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean hier.Pour Marc Hudon, le président de Stratégies Saint-Laurent, la non-divulgation de données de cette importance aux responsables des zones d’intervention prioritaires (ZIP), qui œuvrent à la restauration des cours d’eau de cette région, est non seulement un «signe de non-confiance dans ses partenaires mais une illustration du fonctionnement en vase clos» du ministère de l’Environnement (MENV) du Québec, d’autant plus discutable, disait-il, que les dizaines de bénévoles en cause ont fait preuve de rigueur intellectuelle dans le passé en travaillant sur des dossiers tout aussi délicats.Luc Tessier, le président du Conseil régional de l’environnement (CRE) du Saguenay-Lac-Saint-Jean, n’acceptait pas davantage que le gouvernement taise des chiffres de cette importance au moment où de nombreux nouveaux projets industriels risquent d’ajouter à la pollution de la région.Il enjoignait au ministère de divulguer la première tranche de chiffres rapportés hier par Le Devoir car il estimait que toute la région en cause doit participer au débat sur la stratégie de réhabilitation des cours d’eau, d’autant plus que les chercheures en attribuent «principalement» la cause à plusieurs usines et institutions en place.«Ne rien dire pour ne pas se foire dire quoi foire, c’est déjà décider qu’il n’y a rien ou peu à faire», dit-il, ce que les acteurs environnementaux n’acceptent pas.Luc Tessier et Marc Hudon se disaient à l’avance inquiets de la réponse classique que devait effectivement offrir le ministère en plaidant que l’eau potable demeurait sécuritaire, que les toxiques découverts n’ont tué et ne vont tuer personne demain, etc.Pour les deux leaders environnementaux, la présence de contaminants aussi dangereux que des dioxines, furannes, HAP et BPC au delà des seuils où leurs effets peuvent affecter à long terme la santé et les espèces vivantes indique un danger environnemental réel même en l’absence de danger pour la santé publique.Ces contaminants, précisait Marc Hudon, ne disparaissent pas même si on n’arrive plus à suivre leurs traces.Ds s’infiltrent quelque part dans la chaîne alimentaire et, même si leurs effets sont impossibles à déceler aujourd’hui, ils vont un jour avoir ajouté quelque part leurs impacts à toutes les autres agressions subies actueüement par les espèces vivantes, dont les humains.SEXOMETRE Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514)985-3322 Par télécopieur ' (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514) 985-3390 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Lê Devoir est publié du lundi au samedi par I* Devoir Inc dont le sièjfe social est situé au 2050, rue De Bleury, ^ étage, Montréal, (Québec), H.'iA 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Queberor LaSalle, 7743.rue de Bourdeau, division de Imprimerie* Québécor Inc.612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et a diffuser les informations publiées dans U Devoir.U Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc.900.boulevard Saint-Martin Ouest, laval.Envoi de publication — Enregistrement n* 0858.Dépôt légal.Bibliothèque nationale du Québec.SUITE DE LA PAGE 1 de leur dernière idyUe).Une fois les données notées, on a demandé aux mêmes personnes d’exprimer leur degré de satisfaction, en repassant les critères un a un.«Les questions étaient osées, mais pas les réponses, explique le président de la firme CROP, Alain Giguère.Le degré d’intimité et d'anonymat dans la relation avec l’interviewé au téléphone fait que je pense que les gens ont répondu de façon honnête.» Les résultats?Un tas de chiffres, une tonne d’interprétations, mais surtout un sujet de conversation pour le weekend qui s’amorce.Au «sexomètre», 77 % des Québécoises ont déclaré fièrement être pleinement satisfaites au lit, contre seulement 63 % des hommes.Comment expliquer un tel écart?Est-ce que ces dames seraient plus facilement satisfaites que leur partenaire masculin?Pas vraiment, selon la sexologue Louise-Andrée Saulnier.«Ça démontre que les femmes obtiennent plus facilement ce qu’elles veulent du point de vue de la sexualité», croit-elle.Et les pauvres mâles?«Les hommes veulent changer des choses, mais n’ont peut-être pas la bonne façon de présenter leurs idées à leur partenaire.Ou alors, ils ont des attentes irréalistes.» On ne s’en sort pas, pour chacun des deux sexes, certains gestes (ou paroles) ont la cote, d’autres moins.Avant de succomber à la chair, les femmes réclament de la complicité, de l'enthousiasme, des préliminaires, des caresses et de la passion.Pas de bonbon si on ne le déballe pas d’abord, semblent dire les Québécoises.Chez les hommes, l’enthousiasme, la sensualité, les préliminaires, la passion et les frottements divers sont aussi très prisés.Mais alors, où est la différence?«Sans vouloir nécessairement cautionner la thèse biologique, il y a quand même des différences entre les hommes et les femmes dans le domaine émotif, affirme Lise Ravary.Cependant, le sondage confirme aussi que cet écart est en train de se résorber.» Et les frustrations?«La moitié de l'insatisfaction n’a rien à voir avec la plomberie en tant que telle, mais plutôt avec les sentiments et l’aspect psychologique», ajoute Lise Ravary.En effet, le faible pourcentage de personnes qui considèrent l’amour oral comme une importante pièce de l’engrenage vers l'orgasme a de quoi jeter par terre: 37 % des femmes accordent des points au cunnilingus et toujours selon le sondage, seulement 38 % des hommes classent la fellation parmi leurs priorités.Yeah right! «On n'a jamais dit que les gens n’aiment pas l'amour oral, mais plutôt qu 'une relation sexuelle peut être tout à fait satisfaisante sans qu 'il y en ait», précise Alain Giguère.L’auteure de romans populaires érotiques Diane Bois- sonneault, alias Lili GuUiver, est d’un tout autre avis.«J’ai fait mon propre sondage dans mon entourage après être tombée des nues en prenant connaissance de la maigre importance accordée par les hommes à la fellation.Tous m’ont répondu que c’était primordial dans leur vie sexuelle.Mais si on se fie au sondage, ce serait différent dans la vraie vie.Peut-être que je ne fréquente pas des personnes normales! Dans les sondages, on peut raconter n’importe quoi.On peut se faire coincer à la maison sur l’heure du souper comme on peut commencer à fantasmer.Je le prends avec humour, car les gens peuvent mentir.» Sondage complexe oblige, les critères choisis comme étant les plus importants par chacun des deux sexes ont été compilés.Et pour pimenter davantage les résultats, CROP a évalué le taux de satisfaction des gens devant cha-cun de ces éléments.D en ressort ce qu’on appelle «la zone critique».En langage du quotidien: les éléments qu’on considère comme étant à la base de notre relation sexuelle et qui nous laissent sur notre faim.Attention, surprise (!), la manière d’amorcer la relation, le manque de passion, de complicité et de communication des sentiments viennent en tête de liste de l’insatisfaction féminine.Décidément, on ne réinventera pas la roue.Et oh! une autre surprise, les hommes déplorent le manque d’expérimentation, de variété, d’enthousiasme et de créativité au féminin.En somme, la Québécoise ne serait pas assez folle.«R n’y a rien de plus insultant que quelqu’un qui ne réagit pas.L’enthousiasme au lit renvoie les hommes à leur propre performance, indique Louise-Andrée Saulnier.C’est encore la grande angoisse masculine.Et elle devient de plus en plus féminine; on n’a qu’à penser à l’engouement de certaines à trouver leur point G.On veut avoir le buffet au complet.» D’un point de vue général, le sondage est intéressant parce qu’il indique des tendances, croit la sexologue.Elle précise qu’il ne faut pas «paniquer» devant les résultats, car ils n'établissent pas une norme morale.«La sexualité, c'est un ensemble physiologique, psychologique, relationnel, moral et culturel complexe, et essayer de cerner tout ça à travers des chiffres, c'est difficile à rendre, souligne-t-elle.On n'a pas encore découvert une façon absolue de mesurer la satisfaction.» Avec un peu de recul, le sondeur Alain Giguère admet que les 29 critères retenus ne répondent pas à tout, loin s’en faut «On a voulu expliquer la satisfaction sexuelle par des gestes à caractère sexuel ou par des comportement.La révélation qui nous est apparue, c’est qu’on ne pouvait tout expliquer seulement avec ça.Il y a toujours une part de fantasme, d’imagerie, d’amour et de rêverie.» Bien malin qui a cru pouvoir isoler la couchette du reste de la maison.RADIO-CANADA SUITE DE LA PAGE 1 vices spécialisés RDI et Newsworld.Le CRTC autorise même les deux chaînes spécialisées à hausser leurs tarifs auprès des abonnés, comme elles le demandaient.Mais c’est la réflexion du CRTC sur la télévision qui a soulevé hier la controverse, et particulièrement la demande d’abandonner complètement dans trois ans la diffusion de grands films étrangers à succès, les blockbusters comme on les appelle, aux heures de grande écoute entre 19h et 23h.Pourquoi?Parce qu’en concurrençant les télédiffuseurs privés pour l’acquisitions des droits de ces films, Radio-Canada crée une inflation des coûts, soutient le CRTC, et draine des ressources qui pourraient être consacrées à des émissions canadiennes.Les télédiffuseurs privés comme TVA et TQS s’étaient d’ailleurs plaints de cette situation lors des audiences publiques du printemps dernier.Le CRTC oblige donc Radio-Canada à abandonner cette pratique, trois années de grâce lui étant accordées pour lui permettre d’écouler son inventaire actuel.En fait, le CRTC demande à Radio-Canada de libérer ces cases horaires le soir pour laisser place à deux nouvelles exigences: la télévision française devra accorder plus de place aux émissions culturelles et de musiques-variétés.De son côté, la télévision anglaise devra accorder plus de place aux émissions qui rendent mieux compte des réalités régionales.Cette exigence légale du CRTC a fait bondir le président Robert Rabinovitch.«Les films américains nous permettent de faire de la programmation canadienne», soutient-il.En cessant de difftiser ce type de films, qui génèrent de forts revenus publicitaires, Radio-Canada perdrait, selon lui, 50 millions de dollars par année.Or il n’y a pas de nouvelles sommes investies dans Radio-Canada/CBC.En cinq ans, la subvention gouvernementale de Radio-Canada a été réduite de 25 %, rappelait Robert Rabinovitch, qui révélait par ailleurs que le budget n’augmentera pas pour au moins deux ans.Les conditions de licence imposées par le CRTC «fémoî-gnent d’une irresponsabilité financière et portent atteinte aux prérogatives de gestion et de programmation de Radio-Canada», soutient-il.Le président de Radio-Canada a également révélé hier que, tout juste avant Noël, il avait rencontré Françoise Bertrand et lui avait demandé de ne pas imposer immédiatement de teUes conditions.M.Rabinovitch avait proposé, entre autres choses, de prolonger de trois ans les actuelles licences de Radio-Canada, afin de lui donner le temps de mener à bon port son propre programme de réexamen en profondeur de toutes les activités de l’entreprise.Robert Rabinovitch entend d’ailleurs «faire l'évaluation fondamentale de notre fonctionnement pour tenter d’être le diffuseur le plus efficace en Amérique du Nord».Comment Radio-Canada pourrait-eüe financer de nouvelles obligations si son budget n’augmente pas et si elle perd des revenus commerciaux?«Nous ne sommes pas les comptables de Radio-Canada, nous sommes les régulateurs», réplique Françoise Bertrand.La présidente du CRTC insiste sur le fait que son organisme n’a apporté aucune modification au temps publicitaire prévu en ondes, contrairement à ce que plusieurs demandaient On laisse donc Radio-Canada utiliser tout l'espace publicitaire possible.Mais «la part de la publicité dans les revenus actuels de Radio-Canada est peut-être trop élevée» ajoute-t-elle.D faudra donc que RadioGanada revoit ses façons de faire, par exemple «envisager de tirer profit de son inventaire d’émissions, écrit le CRTC,/aire un marketing plus agressif de son expertise et de ses émissions à l'échelle internationale», ou encore, ajoute Mme Bertrand en entrevue, s’associer à d’autres télédiffuseurs pour négocier l’achat de certains droits d’émissions.Dans sa décision d’hier, le CRTC insiste sur le fait qu’en période de contraintes budgétaires, la priorité de Radio-Canada doit être accordée aux services de base.Toutes les ressources disponibles doivent être consacrées aux services existants afin de rejoindre le plus grand nombre possible d’auditeurs et de téléspectateurs.Sans parler ouvertement des éventuels projets de chaînes spécialisées ou des développements dans le domaine d’Internet, il est clair que le CRTC préfère que Radio-Canada se concentre d’abord sur la programmation des chaînes de base.Ces nouvelles conditions de licences sont en vigueur à partir de septembre prochain, et à tous les ans il est exigé de Radio-Canada qu'elle se présente devant le CRTC pour faire état de la situation.Avec la collaboration d’Hélène Buzetti à Ottawa Revoir la pratique médicale Québec (PC) — Ajouter des millions dans des plans d’action ponctuels ne réglera pas les problèmes de fonctionnement des urgences des hôpitaux.D faut revoir en profondeur la pratique médicale au Québec pour en venir à bout, soutient un des plus proches collaborateurs de la ministre Pauline Marois.«Il faut regarder d’autres façons de pratiquer la médecine.Le manque de ressources de première ligne, dans les CLSC ou dans les bureaux de médecins, sont des facteurs importants qui expliquent la situation actuelle.Si ces ressources ne sont pas disponibles, les gens n'ont pas d'autre choix que d’aller à l’urgence», a déclaré hier à la Presse canadienne Luc Deschênes, directeur général des affaires médicales et universitaires au ministère de la Santé et des Services sociaux.C’est sur lui que Pauline Marois compte pour que le forum d’octobre 1999 sur les urgences au Québec débouche sur des solutions à long terme.On en a repéré une en Ontario qui semblera révolutionnaire aux yeux des médecins québécois.Des médecins ontariens ont pris en charge des groupes de patients pour lesquels ils s’engagent à être disponibles 24 heures sur 24, sept jours sur sept.Leur rémunération à l’acte a été remplacée par une rémunération par segment de population.C’est ce que M.Deschênes appelle «l’approche popula-tionnelle». LE DEVOIR.LE VENDREDI 7 JANVIER 2 0 0 0 LE DEVOIR LES SPORTS Nouvel An sumo ERIKO SUGITA REUTERS LE CHAMPION japonais de lutte sumo, le yokozuna Takanohana, a procédé hier à Tokyo à un rituel d’offrandes à Meiji Shrine à l’occasion de la nouvelle année.Ci-dessus, il effectue un mouvement classique d’entrée dans l’arène appelé dezuiri, sous le regard impassible de son tachimochi — son porte-sabre.Blues 4 Canadien 3 Trois points pour Turgeon ! Une 15e défaite par un but pour la Flanelle SOCCER INTÉRIEUR L’Impact rentre à la maison PRESSE CANADIENNE Les joueurs de l’Impact de Montréal aiment bien affronter le Heat à Harrisburg puisqu’ils ont un dossier de trois victoires et une défaite en saison au State Farm Show Arena.L’inverse est également vrai pour les joueurs du Heat, qui ont une fiche de 2-1 à Montréal depuis deux saisons.Les joueurs montréalais espèrent renverser cette tendance alors que Harrisburg visitera l’Impact, ce soir, au Complexe sportif Claude-Ro-billard.«J’ignore si on peut l’expliquer», déclare Giuliano Oliviero, le meilleur marqueur de l’Impact, au sujet de la propension de chaque équipe à mieux faire sur le terrain de l’autre.«Il n’y a pas de véritable raison, à part qu’une fois qu’une des deux équipes gagne du momentum à la suite de quelques victoires, elle est capable de poursuivre sur sa lancée à l'étranger.» «C’est vrai que les deux équipes s’affrontent sans être intimidées», ajoute Oliviero, qui est 13' au classement des marqueurs de la NPSL en vertu d’un total de 21 buts, 13 aides et 54 points en 16 matchs, un rythme qui pourrait le mener à sa meilleure production en carrière au soccer intérieur.«Lorsqu’on va à Cleveland, par exemple, il y a tellement d’histoire autour de l’amphithéâtre et la franchise que certains joueurs s’y rendent presque à reculons.Ce n'est pas le cas lorsqu’on va à Harrisburg, et ce n’est pas le cas lorsqu’ils viennent jouer ici.» Si on ajoute au tableau la série éliminatoire disputée entre les deux équipes le printemps dernier, et remportée par l’Impact, la formation montréalaise a toutefois remporté ses deux dernières rencontres à Montréal contre le Heat.Les joueurs du Harrisburg devront également s’acclimater au Complexe sportif Claude-Robillard, où ils évolueront pour la première fois.L’Impact devra toutefois se passer des services de l’attaquant Mauro Biello et du défenseur Nevio Pizzo-litto, qui ont été rappelés par la sélection canadienne alors que le Canada disputera des matchs hors-concours contre le Trinidad et Tobago et les Bermudes, les 8 et 11 janvier, respectivement «Le Heat a une bonne équipe à l’offensive, mais on semble avoir le don de bien les contrer», déclare Oliviero, qui a marqué le but vainqueur lors du gain de 16-11 de l’Impact le 13 novembre dernier à Harrisburg.«Mauro et Nevio vont nous manquer, mais peu importe qui on a dans l’alignement, ce n’est pas un secret, il faut travailler jbrt et profiter de nos chances de marquer.» La rencontre de ce soir sera la première d'une série de quatre matchs consécutifs à domicile, alors que les Wings de Wichita seront en ville dimanche après-midi (15h), suivis du Blizzard de Buffalo le vendredi 14 janvier, puis du Blast de Baltimore, le dimanche 16.GUY ROBILLARD PRESSE CANADIENNE St.Louis — Le Canadien a disputé un sixième match sans victoire hier à StLouis.Il a subi une 15' défaite par un but lorsque battu 4-3 par les Blues sous les yeux d’un Réjean Houle peut-être un peu masochiste.Le directeur général a en effet rejoint son équipe à StLouis pour être témoin de la performance de deux buts et une passe de Pierre Turgeon, la première étoile du match, qui doit bien être le meilleur troisième centre de toute l’histoire du hockey! Et ce soir, Houle sera au Colorado pour renouer connaissance avec Patrick Roy, un autre grand joueur que Mario Tremblay et lui ont chassé de Montréal dans un échange très contesté.Le prochain but de Turgeon lui permettra de connaître une lie saison consécutive de 20 buts.Le Tchèque Lubos Bartecko, l’ancien des Saguenéens de Chicoutimi et des Voltigeurs de Drummondyille, a marqué le troisième but des Blues.Jamais repêché, ce joueur de talent de 23 ans évoluait dans la cour du Canadien.Al Maclnnis a réussi l’autre but des Blues d’un retentissant lancer frappé.Trevor Linden, à son premier match depuis le 1er décembre, a réussi son troisième pour le Canadien, Francis Bouillon, son premier en carrière, et Igor Ulanov, son premier de la saison, contre Roman Turek.Le Canadien a beaucoup mieux joué que deux soirs plus tôt à Washington, et il a continué de lutter même quand il traînait de l’arrière 4-1 à la troisième période.Jason Ward est d’ailleurs venu près de créer l’égalité quand son tir a abouti juste à côté du poteau.La période de Turgeon Turgeon a marqué les deux buts des Blues à la première période, dirigé la moitié de leurs tirs au filet (trois sur six) et gagné six de ses huit mises au jeu.Son premier but a été chanceux lorsque la longue passe qu’il destinait à Scott Young a été bellement interceptée par Benoît Brunet Le problème, c’est que la rondelle a dévié dans le filet Son deuxième a été un classique: il est venu de derrière le filet pour passer la rondelle entre les jambières de José Théodore à l’aide d’un revers à ras de glace.Bartecko a fait 3-0 à la deuxième période en s’échappant du centre de la glace après avoir saisi la passe du défenseur Ricard Persson, qui l’avait bien repéré.Sa feinte a presque sorti Théodore de ses patins.Le Canadien a repris ce but par l’entremise de Linden, qui a déjoué Turek d’un tir haut du côté de la mitaine.Ward a mené une charge fougueuse avant le but et Jim Cummins a bien remis la rondelle à Linden.Maclnnis a marqué à la troisième période, quand il a eu tout le temps voulu pour préparer son puissant lancer frappé.La rondelle, dirigée dans la partie supérieure, est sortie du filet presque aussi vite qu’elle est entrée.Le temps que le pauvre Théodore lève sa mitaine, le mal était déjà fait.Bouillon a fait mouche pendant une punition à Maclnnis en passant un lancer frappé entre les jambières de Turek.Ulanov a imité son coéquipier défenseur en marquant lui aussi d’un tir frappé pour ramener le Canadien à un but HOCKEY ASSOCIATION DE L’EST Section Nord-Est G P N NR Bp Bc Pts Toronto 24 13 4 3 12495 55 Ottawa 21 13 6 2 11096 50 Boston 14 17 10 2 10711640 Buffalo 16 20 5 1 10611638 Montréal 12 23 5 1 8810730 Section Atlantique New Jersey 24 12 5 2 12510055 Philadelphie 23 11 6 1 12491 53 Pittsburgh 17 18 3 5 12411042 NY Rangers 13 19 7 3 9811336 NY Islanders 9 24 5 0 7912523 Section Sud-Est Floride 22 13 3 3 12092 50 Caroline 16 17 7 0 10210739 Washington 14 17 7 1 9510536 Tampa Bay 10 21 6 3 10313129 Atlanta 10 25 4 3 9014327 ASSOCIATION DE L’OUEST Section Centrale Mondial des clubs Deux victoires sans gloire MAURICIO ARBILLA AGENCE FRANCE-PRESSE Sao Paulo — Les Espagnols du Real Madrid et les Brésiliens du Corinthians l’ont emporté sans gloire lors de la première journée du Championnat du monde des clubs quelque peu boudée par le public.Mercredi soir au stade Morumbi de Sao Paulo, le Real a battu les Saoudiens d’Al Nassr par 3 buts à 1.Petit événement, le Français Nicolas Anel-ka, dont le coûteux transfert autant que l’inefficacité défraient la chronique depuis six mois, a marqué son premier but en match officiel sous ses couleurs madrilènes.Seuls 6 000 spectateurs ont assisté à cette première.Ils n’étaient guère plus de 17 000 pour applaudir, lors du second match de la soirée, la victoire (2-0) de leur équipe, les Corinthians, contre les Marocains du Raja Casablanca.Un public tellement maigrelet qu’un commentateur local a comparé ce Championnat du monde — le premier du genre — à un «tournoi d’été».De l’aveu même de son enfraîneur Vicente del Bosque, le Real Madrid l’a emporté sans convaincre.«Nous avons vaincu de manière peu orthodoxe alors que nous avons eu de nombreuses occasions», a-t-il commenté.Le premier but a été marqué à la 21' minute par Anelka qui a contré avec beaucoup de réussite un dégagement de la défense saoudienne.Après que les Saoudiens eurent égalisé sur penalty à la 45' minute par Al Husseini, leur gardien a totalement manqué l’interception d’un centre aérien de Geremi, Raul n’ayant plus dès lors qu’à pousser (62') le ballon dans le but vide.D a fallu aux Espagnols attendre la 70' minute et un penalty transformé par Savio pour se rassurer.Les Corinthians ont, eux, débuté leur match à toute vapeur, poussés par un public qui attend d’eux qu’il remportent leur premier titre international.Mais, en dépit de multiples occasions, ils ont regagné le vestiaire à la mi-temps sur un score vierge.Un repos salutaire car la seconde période n’était entamée que depuis cinq minutes quand Luizao reprenait un centre de Marcelinho Carioca La suite n’était qu'une longue domination des Corinthians qui assuraient leur succès à la 65e minute sur un but litigieux accordé par l’arbitre italien Stefano Braschi.Il a en effet semblé à de nombreux spectateurs que le tir sur la transversale de Fabio Luciano avait ensuite rebondi devant et non derrière la ligne de but Les Brésiliens n’avaient plus dès lors qu’à attendre tranquillement la fin du match.Coupe Louis Vuitton Les voiliers cèdent la place au jury AGENCE FRANCE-PRESSE Auckland — La course a cédé la place aux querelles juridiques et aux mesures disciplinaires, hier à Auckland, avec la décision du jury de la Coupe Louis Vuitton d’examiner une plainte contre le syndicat Stars and Stripes.Les courses de la quatrième journée de régate, prévues hier sur le golfe d’Hauraki, ont été reportées, faute de vent, mais c’est la tempête qui risque de s’abattre sur le leader des demi-finales de la Coupe Louis Vuitton, Stars and Stripes, le bateau du syndicat dirigé par le vétéran américain Dennis Conner.Le jury a décidé d’examiner aujourd’hui une plainte du syndicat japonais Nippon Challenge, qui avait été battu lundi par Stars and Stripes.Nippon Challenge a déposé une protestation indiquant que le bateau américain avait «navigué dans sa première course avec un appendice non conforme à l’article 19 du Protocole».Le bateau du syndicat californien de San Diego est soupçonné d’avoir utilisé un gouvernail d’origine australienne lors de sa course contre Asura, le bateau japonais.Detroit 26 11 4 1 14710157 St.Louis 24 11 6 0 12487 54 Nashville 14 22 5 2 10412235 Chicago 11 22 6 2 10612130 Section Nord-Ouest Colorado 19 16 5 1 11210444 Edmonton 13 17 11 5 10311142 Calgary 17 18 5 1 9111340 Vancouver 12 18 8 3 9811535 Section Pacifique Phoenix 22 14 4 0 12610948 Dallas 21 15 5 1 10093 48 San José 20 19 5 3 12210948 Los Angeles 17 15 7 2 11911343 Anaheim 18 18 4 1 97 99 41 Hier Caroline 7 Boston 3 Ottawa 5 Phoenix 2 New Jersey 6 Buffalo 3 Detroit 5 Nashville 2 Philadelphie 3 N.Y.Islanders 2 Atlanta 3 Washington 1 St.Louis 4 Montréal 3 Calgary à Chicago Floride à Los Angeles Aulourd’hul Toronto à Pittsburgh, 19h30 Anaheim en Caroline, 19h30 Vancouver à Dallas, 20h30 Montréal au Colorado, 21 h Tampa Bay à Edmonton, 21 h Demain N.V, Islanders à Boston, 19h N.Y.Rangers à Toronto, 19h Buffalo à Ottawa, 19h Atlanta à Washington, 19h Phoenix au New Jersey, 19h30 Anaheim à Detroit, 19h30 Pittsburgh à Philadelphie, 20h Vancouver à St.Louis, 20h Chicago é Nashville, 20h Tampa Bay à Calgary, 20h Floride à San José, 22h30 Dimanche.9 janvier N.Y.Rangers en Caroline, 18h Colorado à Chicago, 20h Lundi.10 lanvler Phoenix à N.Y.Islanders, 19H30 Mardi.11 lanvler Toronto à Boston, 19h Detroit à Montréal, 19h30 Philadelphie en Caroline, 19h30 New Jersey à Tampa Bay, 19h30 Nashville au Colorado, 21 h Dallas à Edmonton, 21 h Ottawa à Los Angeles, 22h30 St.Louis à San José, 22h30 Téléphone: 985-3322 LES PETITES ANNONCES Télécopieur: 985-3340 1 • N • D • E *X REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100*199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100*150 Achat-vente-échange 160* 199 Location 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200 * 250 Achat-vente-échange 251 *299 localion 300 • 399 MARCHANDISES 400 • 499 OFFRES D’EMPLOI 500 • 599 PROPOSITIONS D’AFFAIRES EIDE SERVICES 600 * 699 VÉHICULES Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l’édition du lendemain.Téléphone: 985-3322 Télécopieur: 985-3340 Conditions de paiement : cartes de crédit DU LUNDI AU VENDREDI LES PETITES ANNONCES APKK1IHEN5ET IOGEHEMTSÀIQUER PLATEAU, rue Garnier, r.de c., 750 p.c., 1 c.c., rénové 90, boiseries, stat.privé, pel# jardin clôturé.Paisible.Occ, 15 juin ou imm.Du lundi au vendredi: 499-0072 poste 22B ou 523-B167.SOUSIOCATIÜN BUKAtttÀlOUR EHRÛISDMRS ECES ECES COURS LE ROVER.A partager, 3 bureaux entièrement meublés.Libre.Idéal pour professionnels.B44-7133.VIEUX-MONTRÉAL, charmant air.ascenseur, métro Square 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