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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 2000-04-15, Collections de BAnQ.

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FONDE EN 19 1 O ?\ jri rN “ 8 4 L E S S A M EDI 1 5 E T I) I M A N C II E I (i A V R I L 2 0 0 0 LES ARTS BRIGITTE HAENTJENS MONTE ÉLECTRE DE SOPHOCLE PAGE B 4 LES ACTUALITÉS LE PETIT ELIAN EST PLONGÉ AU CŒUR D’UNE GUÉRILLA JURIDIQUE PAGE A 14 Exigez L'Agenda ! + TAXES = 2.25$ LES LIVRES JOURNÉE MONDIALE DU LIVRE ET DU DROIT D’AUTEUR PAGE D 1 PERSPECTIVES Les oignons d’Ottawa Une guerre intergouvemementale s’ouvre au Canada sur le front de la santé.Après l’éducation (avec les bourses du millénaire) et les services sociaux (les congés parentaux), Ottawa veut maintenant s’immiscer dans la santé en imposant aux provinces un plan national de réforme de leurs réseaux.Pourtant, Ottawa aurait du travail à faire dans ses propres sphères de compétences, à commencer par la santé et l’éducation des autochtones où il se traîne les pieds.C Hélène Buzzetti ¦ est une guerre de visibilité que livre le gou-* vernement de Jean Chrétien.Ce dernier compte faire la prochaine campagne électorale sur le thème de la santé, un sujet, s’il en est un, cher aux Canadiens.Le ministre fédéral de la Santé, Allan Rock, a entamé une ronde de négociations avec ses homologues provinciaux.Un réinvestissement fédéral dans la santé, met-il en garde, ne saura se faire sans l’adoption d’un plan national de restructuration des systèmes de santé.M.Rock jongle avec un programme de gestion des cohortes infirmières, une réforme de la rémunération des médecins, le développement des soins de longue durée et à domicile ou encore la création d’un organisme pancanadien qui déciderait des médicaments devant être couverts par le régime pu-* * * blic.Toutes des actions qui, en affectant directement le quotidien des gens, permettraient en temps voulu d’aller chercher des votes.Des actions, surtout, beaucoup plus «rentables» politiquement que n’importe quel plan en faveur d’une amélioration des conditions de vie des autochtones.En 1996, la Commission royale sur les peuples autochtones rappelait cruellement au gouvernement canadien les problèmes de santé des Premières Nations.Comparativement à la moyenne canadienne, leur espérance de vie est inférieure de sept à huit ans et la mortalité en bas âge est deux fois plus élevée.De plus, la tuberculose est 43 fois plus répandue chez les autochtones que dans le reste du Canada, un taux de propagation, écrivait la commission Erasmus-Dussault, similaire à celui de l’Afrique.En 1998, le ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien a utilisé l’indice de développement humain de l’ONU et réalisé que les autochtones vivent dans des conditions dignes du Tiers-Monde.Un an plus tard, un rapport sur la santé de la population canadienne écrivait qu’il devenait «de plus en plus urgent» de se pencher sur la santé des autochtones, rappelant notamment leur taux de suicide de deux à neuf fois plus élevé que chez les autres Canadiens.En matière d’éducation, les constats sont les mêmes.Le Vérificateur général dénonçait cette semaine les retards considérables des peuples autochtones: un taux d'abandon après la troisième année du secondaire six fois plus élevé que chez les autres jeunes et moitié moins de diplômés du secondaire dans les réserves (37 %) que dans le reste du pays (65 %).A ce rythme, écrivait-il, le fossé prendra 23 ans à être comblé.Quant à la santé des militaires canadiens, qui relève aussi du gouvernement fédéral, le scénario est analogue.L’année dernière, les Forces canadiennes constataient que les services médicaux aux militaires n’étaient «pas aussi bien dispensés» que ceux offerts à la population civile, et que le corps médical militaire était «démoralisé» par une «charge de travail trop lourde» et l’absence d’une «vision stratégique» et de «leadership».Sur 151 postes de médecins militaires, 55 n’avaient pas trouvé preneur.Ottawa a dû annoncer qu’il faciliterait l’accès des soldats.aux réseaux de santé des provinces.Déjà, en 1994, des lacunes avaient été La tuberculose est 43 fois plus répandue chez les autochtones que dans le reste du Canada VOIR PAGE A 14: OTTAWA METEO Montréal Québec Ciel variable.Nuageux.Max: 10 Min: 5 Max: 4 Min: 1 Détails, page C 6 INDEX Annonces Cil Éditorial .A 12 Bourse .C 9 livres .D 1 Les Arts .B1 Le monde.A 10 Avis publics.CIO Les sports.C 12 Carrières .A 8 Mots croisés C 11 Economie .Cl Plaisirs .C 14 www.ledevoir.com / Electrochoc boursier s La poussée de l’inflation aux Etats-Unis provoque une autre dégringolade des marchés, Nasdaq en tête FRANÇOIS NORMAND LE DEVOIR Les choses vont de mal en pis pour les titres surévalués de la «nouvelle économie».Dans la foulée, des mauvais chiffres publiés sur l’inflation en mars aux Etats-Unis, la Bourse électronique Nasdaq a enregistré hier la deuxième plus forte baisse de son histoire en pourcentage, entraînant dans son sillage l’ensemble des parquets de la planète et frappant aussi de plein fouet les petits investisseurs entrés récemment sur le marché.VOIR PAGE A 14: BOURSES ¦ Autres textes en pages A 12, Cl, C2 et C5 10000.10 mars mmm DOW Jones _ TSE 300 __ NASDAQ Artistes de la violette m / ù JACQUES NADEAU LE DEVOIR AVIS à tous les amoureux des violettes africaines: le Chalet du parc Maisonneuve tient en fin de semaine une exposition de plus de 300 plants de violettes différents.La Société des Saintpaulia de Montréal, qui regroupe près de 200 amateurs de violettes, organise l’événement en collaboration avec le Jardin botanique de Montréal.Une distribution de prix aura aussi lieu.En effet, l’élevage des Saintpaulia, ou violettes sous leur nom latin, est un art en soi que seuls les pouces verts maîtrisent.À vous de juger du plus beau plant! La présidente de la société, Nicole Charbonneau, entourée d’un masque du jardin de Chine du Jardin botanique, semble avoir fait son choix.Tinky Winky au royaume de la bébé-consommation Dernier mandat de Guy Chevrette FRANÇOIS CARDINAL LE DEVOIR .\Tous voulez une primeur?Je ne " V me représente pas aux prochaine élections.» Le ton du ministre des Transports, Guy Chevrette, était suffisamment convaincant pour que l’envolée ne soit pas qu’une simple boutade.«Ça va bientôt faire 25 ans que je suis en politique et j’ai décidé d’accro- ç Chevrette cher mes patins.» Insistant sur le fait qu’il ne calmera pas son ardeur au travail d'ici là, celui qui a soufflé sa soixantième bougie en début d’année estime qu’il sera VOIR PAGE A 14: CHEVRETTE La révolte selon Pennac Il a le regard doux du conteur, secoue sa pipe, respire calmement avant d'entrer dans le vif du sujet.De passage à Montréal avant de filer vers le Salon du livre de Québec, Daniel Pennac semble avoir tout son temps pour parler de la première bande dessinée, La Débauche, qu’il a pondue avec son ami et illustrateur Jacques Tardi, autour d’un thème qui lui tient à coeur: le «débauchage», ou le congédiement sauvage d’employés par les grandes entreprises, en ces temps de mondialisation.CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR On l'imaginait bon enfant, centre affectueux d’une tribu en constante transformation, comme en témoigne la célèbre série de ses romans sur la famille Malaussène, au succès qu’on connaît Cette fois, on découvre un homme engagé, convaincu.La douceur et la patience elles-mêmes deviennent actes de civisme, prennent valeur d’exemple, sont affaires de principe, chez Daniel Pennac.La Débauche, publiée chez Gallimard, raconte l’histoire d’un directeur de ressources humaines sans scrupules, et de la haine et du désespoir qu’il suscite en congédiant d'innombrables employés.Avant les Teletubbies, télédiffuseurs et producteurs hésitaient à viser un public de bébés.Le tabou maintenant bien brisé, les entreprises américaines de fast-food flairent le bon filon publicitaire, au grand dam des groupes qui se portent à la défense des enfants.LOUISE LEDUC LE DEVOIR Après les stratégiques alliances Burger King-Pokémons, Poulet frit Kentucky-Sfar Wars et Harvey’s-Crayola, voilà que la chaîne de fast-food McDonald s’associe aux Teletubbies, qui rejoignent un public de bébés de deux ans et moins.C’en est trop, estime une coalition américaine qui monte maintenant aux barricades.VOIR PAGE A 14: TELETUBBIES VOIR PAGE A 14: PENNAC ÉRIC SAINT-PIERRE LE DEVOIR Daniel Pennac GÉRARD BOUCHARD jgM C.tNtSF DES NATIONS I M ET CULTURES Dl NOl YtAL MONDE GERARD BOUCHARD GENESE DES NATIONS ET CULTURES DU NOUVEAU MONDE w s Comment naît une société ?Comment se mettent en place l’État, la nation, l’identité ?Bornai Qui m aifné me list 4 » > 778313000696 A (> I.E DEVOIR.LES S A M EDI I 5 E T Ü I M A X C HE 16 A V R I L 2 0 (I 0 POLITIQUE Les péquistes auront matière à se colleter Plusieurs régions veulent éliminer l’aspect politique du partenariat MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Mis à part le brûlot du dossier linguistique, plusieurs autres sujets risquent de soulever encore une fois les passions lors du Congrès national du Parti québécois, qui se déroulera du 5 au 7 mai à Montréal.La question du partenariat sera l’une des toutes premières abordées puisque plusieurs régions suggéreront d’éliminer les allusions à un lien politique unissant le Québec au Canada dans le programme péquiste, et ce, à l’encontre des souhaits exprimés cette semaine par le premier ministre Bouchard et son vice-premier ministre, Bernard Landry.En dévoilant hier les 947 propositions émanant de toutes les régions du Québec et de l’exécutif national qui seront étudiées au congrès, le premier vice-président Fabien Béchard a parlé d’un «partenariat moderne à saveur européenne».Il soutient que les militants et les dirigeants péquistes s’entendent «sur le fond des choses», à savoir qu’un partenariat politique existera entre un Québec souverain et le Canada.Le premier ministre Bouchard pense que la suggestion de l’exécutif du parti, sur le modèle de l’Union européenne, est sans équivoque et inclut l’idée de partenariat politique, tandis que M.Landry souhaite aller plus loin en ajoutant des précisions sur des institutions communes.Pourtant, l’examen du cahier des résolutions du congrès montre que le partenariat tel que perçu par les militants de la région de Montréal-Ville-Marie, par exemple, se limite à un lien économique établi par traité.Lanaudière y ajoute une commission administrative paritaire sans aller jusqu’à mentionner un lien politique.Enfin, Saint-Jean et Chaudières-Appalaches recommandent simplement de biffer le mot politique du programme de 1996, là où il est question de partenariat.Les militants péquistes continueront aussi de jouer leur rôle de conscience social-démocrate lors des débats de mai.Dans certains cas, les propositions appuieront des initiatives ministérielles déjà en cours.Dans d’autres, moins.Ainsi, plusieurs propositions vont dans le sens de crédits supplémentaires à accorder aux familles qui décident de se consacrer à l'éducation des enfants à la maison.Au moment où Québec diminue ses allocations familiales d'un montant équivalent à la prestation fédérale pour enfant, les militants de l’Outaouais réclament une «allocation à toutes les familles ayant de jeunes enfants».D’autres exigent des allocations additionnelles ou des crédits fiscaux.En outre, de vifs débats sont à prévoir autour des questions du droit de vote à 16 ans et de la carte avec photo obligatoire pour tous les électeurs.Il en, sera de même pour la religion à l’école.Le ministre de l’Éducation, François Legault, devra composer avec plusieurs membres du PQ qui souhaitent «laïciser» les écoles québécoises, certains allant jusqu’à proposer de «supprimer, dans toutes nos lois sur l’éducation, toute référence au statut confessionnel du système scolaire public».La ministre de la Santé, Pauline Marois, suivra sûrement avec intérêt les délibérations sur l'avenir du réseau.Montréal-Ville-Marie pense que le gouvernement doit prioritairement éliminer «les Régies régionales de la santé».Certains croient que les soins chiropratiques devraient être couverts par la CSST et la SAAQ; plusieurs soulignent le maintien du financement public et l'universalité des services.Par ailleurs, le ministre des Ressources naturelles, Jacques Brassard, recevra l’appui des militants de l’Abitibi-Témiscamingue dans sa défense d’un rendement accru des forêts.Pour sa part, le Comité national sur l’environnement et le développement durable propose de nationaliser la commercialisation de l'eau.La ministre Louise Harel recevra un appui des membres quant à une «fiscalité intégrée» dans la région de Montréal.Ènfîn, pour guider Diane Lemieux, les militants suggèrent de modifier le Code du travail, non pas pour favoriser la sous-traitance et les patrons mais pour protéger encore davantage les accréditations syndicales.Le dossier de la langue est l’affaire de tous les Québécois Louise Beaudoin défendra la tenue d’états généraux Le gouvernement et la direction du Parti québécois voudraient bien mettre le couvercle sur la marmite linguistique lors du Congrès national du parti en mai, préférant plutôt tenir des états généraux plus tard cette année.Plusieurs militants voient les choses autrement, d’autant plus que nombre de propositions pour renforcer les lois linguistiques figurent déjà au menu.DE ROBERT DUTRISAC ET MARIO CLOUTIER NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Louise Beaudoin jouera de tout son poids pour que les militants péquistes adoptent, lors du Congrès national du Parti québécois en mai, une proposition visant à tenir des états généraux sur la langue, ce qui permettra de repousser à plus tard et hors du simple cadre du parti des discussions de fond sur le renforcement des lois linguistiques.«Ce que j’appuierai, c’est une proposition qui vient de la région de Montréal-Ville-Marie et qui propose des états généraux», a dit la ministre responsable de la Charte de la langue française, Louise Beaudoin.Au cours d’une conférence de presse, la ministre dévoilait hier, le rapport du «Groupe ministériel pour un plan d’action en vue de promouvoir et de maintenir le caractère français de Montréal et d’assurer la vitalité et la qualité de la langue française au Québec».De plan d’action, il n’y en avait guère puisque, de l’aveu même de Mme Beaudoin, les états généraux sur la langue à venir serviront justement à dégager des pistes de solutions globales au problème du français au Québec.Intérimaire, le rapport ministériel dresse un constat — approuvé par le conseil des ministres, a précisé Mme Beaudoin — sur la situation du français au Québec, notamment le déclin des francophones sur l’île de Montréal, comme l’avait mis en lumière le démographe Marc Termote, de l'INRS Urbanisation de l’UQAM, lors du Conseil national du PQ en septembre, ainsi que l'attraction du français, toujours insuffisante, selon le comité ministériel.Pour Mme Beaudoin, ce débat sur la langue française au Québec doit déborder du strict cadre du PQ et s’ouvrir à «l’ensemble de la société québécoise».La ministre s’est dite d’accord pour discuter de certaines propositions, comme l’abolition de la loi 86, le retour à la loi 101 dans son intégralité et l’extension aux cégeps des restrictions concernant l’accès à l’école anglaise, mais dans le cadre d'états généraux.Globales, les solutions devraient s’inscrire ailleurs que dans la seule Charte de la langue française.Par exemple, la réforme municipale devrait être utilisée pour favoriser l’augmentation du nombre de francophones sur l’île de Montréal.Cette position est pleinement partagée par le comité exécutif du PQ.Le premier vice-président du PQ, Fabien Béchard, a affirmé, hier, qu’il souscrivait à l’idée de tenir des états généraux sur le français avant de débattre plus à fond de la langue.«La question linguistique, c’est pas uniquement celle d’un parti politique, c’est une question qui doit appartenir à l’ensemble de la société québécoise.[.] Iljaut donc élargir le débat.» Sur l’absence de proposition émanant de l’exécutif à ce sujet, M.Béchard a souligné que le chapitre sur la langue dans le programme du PQ a été complètement réécrit en 1996.«Il ne nous est pas apparu pertinent de rédiger une proposition sur cette question, c’est tout.» Nuançant, la whip en chef de l’aile parlementaire péquiste, Jocelyne Caron, a soutenu que les priorités de l’exécutif national n’ont pas préséance sur les priorités des régions et que les propositions sur la langue, en provenance des militants, feront l’objet de discussions au congrès.Elle croit que la proposition sur les états généraux ne dispose pas des autres propositions sur cette question.«Toutes les propositions qu’on retrouve dans cette section [sur la langue] seront étudiées en atelier au congrès.Les militants se prononceront effectivement.C’est important pour eux, la langue.» Toute la question est donc là.Après l’adoption de la proposition sur les états généraux au congrès de mai, un des ténors du parti risque fort de proposer le report de l’étude des autres résolutions portant sur la langue à une date ultérieure aux états généraux.Pour un militant de vieille date comme Rodrigue Laro-se, de l’Estrie, rien n’assure donc que le débat aura bel et bien lieu lors du congrès.Il ne se fait guère d’illusions quant aux intentions des élus péquistes à ce sujet «Pas un gouvernement n’a davantage favorisé l'expansion de l’anglais que celui-ci.Sur le plan linguistique, il a été assez faible.Je me demande parfois pourquoi je milite encore au PQ.Je vais voir après les états généraux.» «Ça va être intéressant, a-t-il dit de voir les tractations pour aboutir aux état généraux et s’en tenir à ça.Ça va se jouer en commission, fai cru comprendre qu’on essaie déjà d’y placer des gens pour faire passer certaines idées et en évacuer d’autres.» Pourtant comme toujours au Parti québécois, des propositions controversées sur la langue figurent bel et bien dans le cahier des résolutions qui sera soumis aux membres.La région de Montréal-Centre souhaite notamment élargir aux cégeps l’enseignement en français pour les nouveaux arrivants en modifiant le chapitre sur la langue d’enseignement dans la Charte de la langue française.En outre, plusieurs régions s’entendent pour réclamer l’abolition de la loi 86 sur l’affichage et le retour de la Commission de protection de la langue française.Enfin, Mont-réal-Ville-Marie prône l’attribution du statut bilingue à un organisme «uniquement lorsqu’il y a une majorité de la population desservie qui répond aux critères d’éligibilité à l’école anglaise».On ajoute que les organismes habilités à donner des services en anglais sont situés «là où il y a une véritable majorité anglophone, selon le même critère que celui donnant accès à l’école anglaise».L’habileté du politicien.JACQUES NADEAU LE DEVOIR LE CHEF de l’opposition officielle, Jean Charest, était de passage au Palais des congrès, hier avant-midi, dans le cadre du Salon Pepsi-Jeunesse, pour une opération de charme auprès de ce public cible.En compagnie de son fils de 12 ans, grand amateur de musique, Jean Charest s’est hasardé à jouer de la batterie.Moins musicien que jongleur, il a fini par lancer ses baguettes dans les airs, sous le regard amusé des jeunes.Frais afférents demandés aux élèves Les parents paient trop cher NORMAN DELISLE PRESSE CANADIENNE Québec — Les frais pour les parents des élèves qui fréquentent les écoles primaires ou secondaires s’élèvent encore annuellement jusqu’à 110 $ par élève, déplore l'opposition libérale.«Ces frais atteignent au total jusqu’à 120 millions de dollars à travers le Québec», a souligné hier le porte-parole de l’opposition libérale, Claude Béchard, député de Kamou-raska-Témiscouata, lors de l’étude en commission parlementaire des crédits annuels du ministère de l’Éducation.Malgré l’abolition de plusieurs de ces frais l’an dernier, certains frais demeurent, comme pour le gardiennage des enfants qui restent à l’école le midi ou pour le transport de ceux qui vont dîner à la maison.Selon le ministre François Legault, les parents sont très heureux que le gouvernement ait limité récemment ces frais, notamment en interdisant aux établissements de réclamer de l’argent pour l’achat ou l’entretien de certains instruments de musique, l'achat d’une calculatrice graphique ou en exigeant des dépôts pour les manuels scolaires.11 n’y a plus de frais également pour les cadenas ou certaines pièces d’équipement requis à l’école.«Les parents sont très contents qu 'on ait agi.Mais le problème n’est pas entièrement réglé.Un comité analyse les frais de transport sur les heures du midi», a reconnu le ministre Legault Il a rappelé que l’imposition des frais pour le transport scolaire le midi et la surveillance pendant le dîner a été mise en place en 1990, par le précédent gouvernement libéral.m Distribué par ACTUELS' import design 12435, J.-Édouard Samscxi, Montréal (514) 335~0705 fermé vendredi et dimanche Julie Payette est décorée de l’Ordre national PRESSE CANADIENNE Québec — L'Ordre national du Québec sera décerné à une trentaine de personnalités québécoises, dont la femme d’affaires Lise Watier, l'astronaute Julie Payette, la metteure en scène Denise Filiatrault, l’écrivain Réjean Ducharme et le président de la Banque Nationale, André Bérard.MINI MAN Bateau Blanc La boutique qui habille les enfants différemment.W l 2001, Victoria, St-Lambert (Près du Mail Champlain) (450) 672-1790 L’artiste-peintre Marcelle Ferron, le poète et chansonnier Gilles Vi-gneault ainsi que le professeur de philosophie Charles Taylor seront, eux, nommés grands officiers de l’ordre.Seront nommés officiers de l’ordre Louis Bernard, qui a servi sous René Lévesque et Jacques Parizeau, et à VENTE 3 pour 1* VOUS OBTENEZ : 1.TAPIS Etre Qualité 2 SOUS.TAPIS Grelult 3 INSTALLATION Cialuill 12 mois.SUPER CHOIX so: SPECIAL INVENTAIRE TAPIS commercial $0.66 p.c.TAPIS berbère SI.41 p.c.TAPIS peluche SI 49 p.c.TAPIS sisal $2 49 p.c.3645, boul.St-Joseph Est.Montréal (514) 729-0891 (antra St MIchel al Pla IX) CARPETTES PRELARTS STORES RIDEAUX DOUILLETTES COUVRE LITS qui Lucien Bouchard a recours pour des missions délicates; Paul Cartier, chirurgien de réputation internationale; Paul-André Crépeau, professeur émérite de droit; Jean H.Dussault, professeur à la faculté de médecine de rUniversité Laval; Ronald Mel-zack, pionnier dans la recherche sur la douleur, Hartland Molson, sénateur et membre de la direction des Brasseries Molson; Gilles Pigeon, le «père» de la faculté de médecine de l’Université de Sherbrooke; Daniel J.Roy, professeur expert en bioéthique; et Richard Verreau, chanteur d’opéra de réputation internationale.Seront nommés chevaliers de l’ordre les journalistes Denise Bombardier et Richard Garneau, la religieuse Jeanne d’Arc Bouchard, l’avicultrice et maraîchère Monique Le-cours, la syndicaliste Léa Roback, le chirurgien Louis Dionne, le chercheur John Jospeh Jonas, l’astronaute Julie Payette, la pionnière de l’orthophonie et de l’audiologie Germaine Huot, l'ex-lieutenant gouverneur du Québec Gilles Lamontagne, le peintre Gilles Le Sauteur, l’écrivain et éditeur Clément Marchand et Ben Welder, passionné de Napoléon et expert en culture physique.e clocherfdux cent villes lérie de 16 émissions radiophoniques sur des la région métropolitaine de Montréal iz-Uf en RealAudio sur Internet __ riCÏBtN 1*1 •t d« la Métr - L E I) E V 0 I R .LES S A M EDI I 5 E T D I M A N (' H E I (i A V R I I.2 0 0 0 LES ACTUALITES Chronopharmacologie L’art de combattre la maladie en fonction de l’heure VALÉRIE DUFOUR LE DEVOIR Tranquillement mais sûrement, la chronopharmacologie fait son petit bonhomme de chemin.«Il y a 25 ans, quand j’ai commencé à m’y intéresser, on me prenait pour un hurluberlu qui s’amusait avec de la médecine douce.» Ces propos, le docteur Gaston La-brecque ne les entend plus.Directeur du Centre de recherche en chronopharmacologie du Centre hospitalier de l'Université Laval (CHUL) et professeur de pharma-macologie et de pharmacie à l’Université Laval, le docteur Labrecque étudie les effets des médicaments en fonction de l’heure où ils sont administrés.«Aujourd’hui, il y a des produits pharmacologiques qui respectent le concept de la chronopharmacologie», indique-t-il.Et le chercheur est convaincu que cette science pourra bientôt être appliquée à tous les médicaments.Des crises d’asthme la nuit Au fil des ans, les scientifiques ont remarqué que certaines maladies attaquaient le corps pendant des périodes de la journée bien précises.Les crises d’asthme se produisent surtout la nuit, les ulcères sont davantage douloureuses le soir, on enregistre plus d’infarctus le matin, etc.• Ainsi s’est développé le Chrono-Vera, premier médicament fabriqué selon la chronopharmacologie.Ce traitement a été mis en marché il y a deux ans.Il est destiné aux malades souffrant d’angine et d’hypertension.Pris au coucher, le médicament met plusieurs heures avant d’agir.Il se libère graduellement dans l’organisme afin d’atteindre son efficacité maximale au réveil.Le matin, le métabolisme et la pression augmentent, mais c’est aussi le moment où le sang est le plus épais.Plus le sang est visqueux et plus les chances de défaillance cardiaque sont grandes.«Ici, on étudie autant les effets des antibiotiques et des médicaments contre le cancer que leurs effets secondaires», explique Denis Beau-champ, microbiologiste au CHUL.Les expériences du laboratoire de chronopharmacologie ont d’abord porté sur les aminosides, des antibiotiques administrés par intraveineuse pour combattre les infections rénales et les pneumonies.Efficaces et peu onéreux, ces antibiotiques peuvent cependant causer des effets secondaires chez le patient, soit de la toxicité sur les reins ou dans l’oreille (qui est plus rare mais qui peut conduire à la perte de l’audition).Les chercheurs ont donc voulu trouver le moyen d’administrer ce médicament pendant la période où il serait le moins toxique pour le corps.Diminuer la toxicité des médicaments «Nous avons montré qu’on était capables de diminuer encore plus la toxicité si on donnait l’antibiotique pendant la période d’activité, poursuit le microbiologiste.Pendant le jour, l’organisme fonctionne mieux que la nuit et l’antibiotique est éliminé plus rapidement.» En étudiant les rats, les chercheurs du CHUL ont aussi établi que la nourriture diminuait également la toxicité.«La présence d’aliments change le Ph de l’urine, ce qui fait que le médicament va moins bien se lier au rein et donc causer moins de dommages», avance le docteur Gaston Labrecque.Pour ce qui est des médicaments contre le cancer, leur efficacité en fonction de la période du jour ou de la nuit où ils sont utilisés est difficile à prouver.«Les recherches se développent, mais c’est une maladie complexe et où il faut agir vite», rappelle le docteur Labrecque.Présentement, les travaux sont concentrés sur la maîtrise des effets secondaires, comme la perte de cheveux.Mais avant d’étendre leurs travaux à un plus grand nombre de maladies infectieuses, les scientifiques du CHUL ont besoin de fonds.«Il nous faut du financement pour étudier d’autres antibiotiques et d’autres maladies», confie le docteur Labrecque.Plus particulièrement, les chercheurs pourraient se pencher sur le sida.«C’est une maladie importante et qu’il faut soigner avec plusieurs médicaments pris à toute heure du jour.» À Voccasion de la Journée mondiale du livre I À lâchât d'un livre, recevez une rose '***«> K»*** u> de jeu le Parchemin QUARTIER L.ATIN T-k reVoit „ Dany Sergio Laferrière & Ko Kl s le jeudi 20 avril de 16 h 00 à 17 h 30 Les 50 premiers dients recevront gratuitement un exemplaire du livre «Zazie dans le métro» dans la collection Folio Junior.le Parchemin QUARTIER LATIN Mezzanine Métro Berri-UQAM 505 est, rue Sie-Catherine, Montréal (514) 845-5243 Ulrak pourrait se remettre à vivre Le Canada plaidera en faveur de la levée des sanctions C’est peut-être la fin d’un long cauchemar pour le peuple irakien.Le Canada devrait plaider en faveur de la levée de l’embargo imposé à l’Irak.Et le pays est bien placé pour défendre sa cause: ce mois-ci, c’est lui qui siège à la présidence du Conseil de sécurité de l’ONU.SILVIA GALIPEAU LE DEVOIR Mercredi, le Comité permanent des affaires étrangères et du commerce international a déposé à la Chambre des communes un rapport mettant en relief l'urgence de mettre fin à la tragédie humanitaire en Irak.Le rapport, fruit de nombreuses consultations auprès d’experts, notamment l’ancien secrétaire général adjoint de l'ONU, Dennis Halliday, et de diverses ONG canadiennes, dénonce l'échec de la résolution 286 adoptée en 1996 par les Nations unies, aussi connue sous le nom de programme «pétrole contre nourriture».La résolution faisait suite à l’embargo total imposé au pays depuis la guerre en 1991 et autorisait l’Irak, pour des raisons humanitaires, à vendre une quantité limitée de pétrole en échange de nourritu- E N BREF Pas besoin d’un comptable (Le Devoir) — Le Front commun des personnes assistées sociales du Québec (FCPASQ) a dénoncé hier le projet de journée d’orientation obligatoire pour les nouveaux assistés sociaux, annoncé jeudi par le ministère de la Solidarité sociale.«C’est beaucoup plus un programme qui vise à contrôler les gens et à plaire à l’opinion publique qu d aider les assistés sociaux», a ditJean-Yves Desgagnés, coordonnateur du FCPASQ.Le front dénonce le côté coercitif de la mesure.D rappelle aussi qu’au moment d’une première demande, les individus sont eouvent en détresse et ont surtout besoin d’écoute, non «d’un comptable».Le front en a aussi profité pour reprocher à Emploi Québec de ne favoriser que les mesures à court terme alors que les personnes assistées sociales ont besoin d’une aide à plus long terme.re et de médicaments.Le «régime de sanctions d’application générale impose toujours d’énormes primtions au peuple de l’Irak sans affaiblir pour autant le gouvernement de Saddam Hussein», indique le rapport Chiffres éloquents à l’appui — «la malnutrition infantile affecte un enfant sur quatre», «seulement 41 % des habitants jouissent d’un accès régulier à une eau propre», «le taux de mortalité infantile de l’Irak compte parmi les plus élevés au monde» —, le rapport conclut, entre autres, avec les recommandations suivantes: que le Canada réaffirme la nécessité de «remédier à titre urgent à la tragédie humanitaire en cours en Irak»; que le Conseil de sécurité cherche à dissocier les sanctions économiques des sanctions militaires: enfin, qu’une présence diplomatique soit établie en Irak afin de suivre l’évolution de la situation.C’est le ministre des Affaires étrangères Lloyd Axworthy qui avait lui-même sollicité l’avis du comité permanent.Bien qu’il ne s’agisse que de recommandations, «le comité a toujours une influence sur la politique étrangère du gouvernement», a affirmé Cari Schwenger, porte-parole du Comité permanent des affaires étrangères.De fait.Bill Graham, président du comité permanent rencontrera Lloyd Axworthy, la semaine prochaine à New York, ainsi que Robert Fowler, ambassadeur du Canada et président du Conseil de sécurité de l’ONU, ce mois-ci.«Je vais leur parier de tout ça», a-t-il dit.Le Canada pourrait-il ainsi influencer les orientations du Conseil de sécurité de l’ONU?«Le Canada peut jouer un rôle important», a confirmé Hou-chang Hassan-Yari, directeur du groupe de recherche sur la sécurité au Moyen-Orient à la chaire Téléglobe-Raoul-Dandurand de l’UQAM.Premièrement, le pays a d’excellentes relations avec deux membres pegmanents du Conseil de sécurité, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, qui persistent à soutenir les sanctions contre l’Irak.«Le Canada peut intervenir auprès d'eux pour qu ’ils revoient leur position», pense-t-il.Par ailleurs, Ottawa a annoncé pour le mois de juin l'envoi du navire Calgary dans le golfe Persique afin d’assurer l'applications des sanctions.«Les paroles du Canada sont crédibles car le pays participe au renforcement de l'embargo.» Et enfin, le rapport du comté tombe à un moment crucial.Hier, on apprenait que les membres du Conseil de sécurité s’étaient entendus en faveur d’un nouveau plan de désarmement, impliquant le retour des inspecteurs en Irak.Ces deux objectifs conjugués pourraient «concilier les positions américaines et irakiennes», d’une part en satisfaisant l'Irak par la levée de l’embargo, d’autre part en satisfaisant également les Etats-Unis grâce au retour des inspecteurs.Les deux pays trouveraient ainsi «une porte de sortie très honorable».«On s’achemine, après une décennie, à une forme de normalisation des rapports entre l'Irak et la communauté internationale.Mais malheureusement, ce qu’on oublie souvent, c'est la souffrance de la population», a conclu le chercheur.Attention ! » \ % ' * i * N a l Les Belles Rencontres de la librairie HERMÈS I.ors de la .JOURNÉE MONDIALE DU LIYRK le jeudi 20 avril de 17 h à 19 li LES ÉDITIONS TROIS ont le plaisir de vous inviter à leur lancement coilectil du printemps en présence des auteur/e/s Hervé de Fontenay ,(> sents, dont les membres sont protecteurs les uns des autres, envers et contre tous, et qui vit dans l’attachant quartier de Belleville.Cette famille d’élection, amicale, de Pennac, elle compte dans la vie l’illustrateur Jacques Tardi, le photographe Robert Doisneau, avec lequel Pennac a aussi signé Les Grandes Vacances, et tous ces gens avec qui l'écrivain choisit un jour d’écrire un livre, de faire un film, de signer une bande dessinée1.Car, sans se résigner, l’homme écrit, décrit C’est ce regard sur la société qui anime sa plume, «y compris quand j'écris des choses qui paraissent burlesques comme les Malaussène», dit-il.Depuis ses débuts, Pennac n’a pas cessé d’observer et de critiquer le monde.En fait, son tout premier ouvrage était effectivement un essai d’ethnologie, nous dit-il, qui portait sur le service militaire.«J’y étudiais la caserne comme un lieu tribal, primitif \.\.C'était à partir de trois grands mythes du service militaire en France.l«e premier est celui de Légalité sous les drapeaux, qui est faux.Parce que s’il y a un lieu où les gens prennent conscience de leur appartenance de classe, c’est bien la caserne.I«e deuxième mythe est celui de la maturité, alors que la caserne est un lieu de régression au stade pré-infantile |.].Et le troisième est le mythe de la virilité, alors que c’est simplement un sexisme imbécile où la femme est divinisée si c'est la mère ou la sœur, ou réduite à une pure fonction sexuelle si c’est la fille que l’on voit dans la rue en passant.» L'homme en est à la conception d’un futur roman, quand sa propre tribu, il est père d’une fille, ne l'appelle pas ailleurs.Car, dans les Malaussène comme dans la vie, «c’est, quoi qu’il arrive, l’attachement à l’autre qui est prioritaire par rapport, par exemple, à la corruption du social»^ dit-il.Un exemple que certains personnages, dims Im Débauche comme dans la vie, auraient intérêt à suivre, pour le bénéfice de tous.BOURSES SUITE DE LA PAGE 1 L’indice de la Bourse américaine qui accueille des titres de haute technologie s’est effondré avec un plongeon de 335,70 points (-9,67 %) pour terminer la journée à 3321,08 points.Moins affecté par la tourmente, le Dow Jones a néanmoins chuté de 616,23 points (- 5,64 %) pour clôturer à 10 307,32 points.Au Canada, l’indice TSE 300 de la Bourse de Toronto a perdu 491,9 points (- 5,49 %) pour clore cette séance mouvementée à 8473,51 points.Pour sa part l’indice CDNX de la Bourse de l’Ouest accueillant surtout des titres de haute technologie, s’est replié de 387,82 points (-10,4 %) pour terminer à 3338,26 points.Depuis un mois environ, l’indice du Nasdaq s’est replié dé 34 % par rapport à son record de 5048 points enregistré le 10 mars.Cette dégringolade s’inscrit donc dans un marché baissier qui, dans le jargon boursier, s’applique à un indice se repliant de plus de 20 % par rapport à son plus haut niveau.Mais la correction de 9,67 % enregistrée hier sur le Nasdaq est exceptionnelle.Que s’est-il donc passé?Cette chute vertigineuse a été accentuée par la publication de chiffres sur l’inflation inquiétants pour l’économie américaine, et ce, après une décennie de croissance soutenue.L’indice de base des prix à la consommation, qui exclut l’alimentation et l’énergie (carburants, électricité, etc.), a augmenté de 0,4 96 au mois de mars, nettement au delà des prévisions des analystes, qui anticipaient plutôt une progression de 0,2 %.Depuis maintenant presque un mois, les principaux secteurs composant le marché du Nasdaq ont contribué à la chute de l’indice.La déroute a commencé avec celui de la biotechnologie, dont l’indice au sein du Nasdaq a perdu 46 % depuis son record de 1596,53 points établi le 6 mars dernier.Ijc condamné suivant était le secteur des télécommunications, dont l’indice a perdu 37 % par rapport à son plus haut du 10 mars.Ensuite est venu le tour du secteur de l’informatique.Son indice au sein du Nasdaq a perdu 34 % par rapport à son plus haut de 2964,66 points établi le 24 mars dernier.Avec l’Agence France-Presse OTTAWA SUITE DE LA PAGE 1 observées et l’opération Phoenix avait été lancée.Elle «n'a pas eu le succès escompté», nous disent les Forces canadiennes cinq ans plus tard.La liste des inerties d’Ottawa dans des champs de compétence qui relèvent de lui s’allonge encore.Pour ne nommer que celle-là, rappelons que le rapport de la Commission royale sur les nouvelles techniques de reproduction, la commission Baird, dort sur une tablette depuis 1993.En sept ans, les libéraux de Jean Chrétien n’ont pas cru bon y répondre.Pendant ce temps, Ottawa s’est engagé dans des quereUes de compétence avec les provinces.D’abord en créant un programme, limité dans le temps, de bourses d’étude du millénaire.Après deux ans d’âpres négociations, le Québec a accepté de réaménager son propre programme de manière à transtormer certains prêts en bourses pour les étudiants récipiendaires de la Fondation des bourses du millénaire.Ensuite, en ce qui concerne les congés parentaux, Ottawa n’est plus prêt à négocier avec le Québec son retrait du programme amélioré, qui verra le jour le 1" janvier.Depuis 1996, le Québec veut créer son propre programme, qu’il juge plus avantageux.Il attendra cependant, car le gouver- nement fédéral désire d’abord mettre en place le sien.Et maintenant, Allan Rock exige un plan de réforme des systèmes de santé sans tenir compte du fait que beaucoup de provinces, dont l’Alberta, l’Ontario et le Québec, ont déjà effectué des virages structurels.Allan Rock répète qu’Ottawa ne se contentera pas de verser de l’argent aux provinces: il veut avoir son mot à dire sur l’utilisation de cet argent.Pourtant, en matière autochtone, le ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien, Robert Nault, n’hésitait pas cette semaine à se laver les mains du rapport du Vérificateur général sur l’éducation, répétant en Chambre qu’Ottawa entretenait une relation «de gouvernement à gouvernement» avec les bandes autochtones et que le moyen le plus approprié de régler les problèmes d’éducation consistait à leur donner le contrôle des institutions.Si, dans le cas des provinces, le gouvernement fédéral veut la visibilité associée à toute amélioration des réseaux de la santé, à la diminution de l’endettement des étudiants et au prolongement des congés parentaux, de toute évidence il juge qu’il n’aurait rien à gagner à être plus visible dans le dossier autochtone.Mais les premiers concernés, eux, qu’en pensent-ils?Comment dit-on, déjà?Ah oui: chacun son métier, les vaches seront bien gardées.TELETUBBIES SUITE DE LA PAGE 1 La semaine même où était annoncée la vente prochaine de figurines à l’effigie de Tinky Winky et de ses comparons d’armes dans les McDonald, la publication scientifique Nature lançait une surprenante donnée: la planète compterait aujourd’hui autant de personnes souffrant de la faim que d’obeses «chroniques».Les Occidentaux sont de plus en plus ros de plus en plus jeunes, et c’est à la lumière de ces prémisses qu’une coalition largement composée de professeurs de l’université Harvard sonne la charge et somme par lettre le président de la chaîne publique américaine BBS de retirer des ondes les populaires Teletubbies.«En présentant les Teletubbies comme une émission pédagogique pour des enfants d’à peine un an, PBS fait croire à tort ata parents que l’écoute de la télévision est bonne pour les bébés.Dans les faits, l’Académie américaine de pédiatrie croit que des enfants de moins de deux ans ne devraient pas du tout écouter la télévision», écrit la coalition.Confier en partie l'éveil de bébés à des toutous vert, jaune, mauve et rouge est une chose, mais laisser des chaînes Ac fast food sortir l’arsenal publicitaire lourd pour les exploiter en est une autre, beaucoup plus grave aux yeux de la vingtaine d’universitaires signataires de la lettre, dont la colère a trouvé de nombreux échos dans la presse américaine.«Si PUS se préoccupe de la santé des enfants américains, elle se doit de retirer les Teletubbies des ondes sur-le-champ.» Au Canada, ce mois-ci, McDonald et les Teletubbies se sont aussi stratégiquement alliés.Je temps d’une cam-pagne publicitaire.Ici comme aux Etats-Unis, les petites figurines Teletubbies seront offertes à compter d’aujourd’hui à l’achat des «joyeux festins».Appelée à commenter la chose, JoJianne Labrecque, pro fesseur de marketing aux Hautes Études commerciales, spécialisée dans la restauration, croit qu'il faut nuancer.«Si McDonald a autant de succès auprès des enfants, c'est que cette chaîne de fast food à caractère familial répond à un besoin.Iss enfants s’y sentent chez eux, et les parents, s'ils n'y apprécient ni la nourriture ni les chaises inconfortables, savent qu 'ils n ont pas à avoir peur d'y déranger qui que ce soit.» Cette image d’une chaîne très familiale n'est pas née du jour au lendemain mais après maints efforts en ce sens, relève Mme Labrecque.«McDonald est associée à Walt Disney depuis des années, elle organise aussi des fêtes d’enfants, aménage des aires de jeux.» Un jugement à exercer Tout ça, oui, pour attirer toujours plus d’enfants et en faire de fidèles clients, avoue Mme Labrecque.«Si McDonald s’associe aux Teletubbies, c’est parce qu’elle y trouve son compte, mais il reste que les parents savent très bien qu 'on n’y sert pas la nourriture la plus saine qui soit.» Chaque parent peut exercer son jugement, et c’est d’ailleurs de cette manière que le producteur des Teletubbies, Itsy Bitsy Entertainment, défend son entente de partenariat avec McDonald.Le président de l'entreprise, Kenn Viselman, rappelle que, par son marketing, Itsy Bitsy ne s'adresse pas aux enfants mais à leurs parents.Katia Cyr, porte-parole des restaurants McDonald au Québec, précise que des annonces feront état à la télévision de l’entente avec les Teletubbies mais que ces publicités seront diffusées en dehors des heures d’écoute des enfants.Erika Shaker, chercheur au Centre canadien des politiques alternatives, elle, n’en démord pas et trouve la campagne publicitaire dangereuse.«Il est déplorable que Ton cible les enfants de plus en plus jeunes pour en faire des consommateurs, s’inquiète Mme Shaker.C'en est rendu que des entreprises conçoivent même des ordinateurs pour les bébés, avec écran tactile et touches plus grosses.» Maintenant que les parents n’ont qu'un enfant ou deux, ils peuvent les gâter ferme, se sentant souvent coupables de ne pas être plus présents auprès d’eux.«Les entreprises n'ont pas manqué de relever cette culpabilité et l’exploitent ferme.Hallmark, qui fait dans les cartes de souhaits, Ta bien vu, elle qui s’est lancée dans les séries de cartes du genre: “Mon enfant, je t’aime, même si je ne peux pas être auprès de toi plus souvent".» Si les enfants sont les premiers à jouer du violon avec leurs parents et à exploiter leurs cordes sensibles, les bébés ne peuvent tout de même pas prendre le volant et mener leurs parents chez McDonald.«Attention: dès Tâge de 18 mois, les bébés sont capables de distinguer une marque d’une autre.Un bébé de cet âge-là peut réclamer des Smar-ties, par exemple.Il peut tout aussi bien reconnaître sans difficulté aucune le grand M jaune.» i L E DEVOIR.LES S A M EDI I 5 ET I) I M A N (’ H E 16 A V R I 1.2 O Ü 0 c i:i LE DEVOIR LES SPORTS Jean Dion ?HORS-JEU Le pas de Calais Nous savons que vous affectionnez d’ordinaire le grinçant et l’ironique, mais permettez que pour une fois nous nous attardions à ce que le merveilleux monde du sport peut parfois avoir de vraiment merveilleux.Non pas un scénario dégoulinant de human interest (qui nous fait le même effet qu’à Chartrand), juste une histoire de gars qui s’amusent et qui font rouler les têtes des gros au passage.Cette histoire phénoménale est celle du Calais Racing Union Football Club qui, comme son nom l’indique, est une équipe tout à fait franco-française.Pour comprendre son aventure, faisons d’abord une comparaison hypothétique, nécessairement boiteuse, mais en est-il d’autres sortes?Imaginez que vous résidez à Amos, Roberval ou Saint-Georges-de-Beauce.Vous mettez sur pied une équipe de hockey formée de joueurs provenant de la région.Ils ont en moyenne 24,25 ans.La plupart ont joué au niveau junior, et quelques-uns se sont rendus chez les professionnels mais n’y sont pas restés longtemps.Votre équipe est amateur, c’est-à-dire que tous ses membres ont un emploi dans le vrai monde et jouent au hockey essentiellement pour le plaisir.Elle fait partie d’une ligue dont le calibre s’apparente au junior A, ou peut-être même B.Imaginez aussi que la ligue nationale de hockey organise deux compétitions distinctes: un championnat de saison régulière réunissant la trentaine d’équipes que Ton connaît ainsi que des séries éliminatoires auxquelles sont conviés, en plus des réguliers, une centaine d’autres clubs professionnels et amateurs de diverses provenances.Imaginez enfin que vos Jarrets noirs de Saint-Georges-de-Beauce, inscrits à ces séries, ont vaincu successivement l’Océanic de Rimouski (junior majeur), les Citadelles de Québec (principale filiale du Canadien), les Kings de Los Angeles et les Devils du New Jersey, et qu’ils se retrouvent en grande finale de la coupe Stanley contre les champions en titre, les Stars de Dallas.Un match pour tout décider, disputé en terrain neutre au Madison Square Garden de New York.Eh ben l’aventure du Calais Racing Union Football Club, c’est à peu près ça.En France, ils n’en reviennent tout simplement pas.Mercredi soir en demi-finale de la Coupe de France, Calais, une équipe de quatrième division (D4) classée CFA (Championnat de France amateur), aussi bien dire une bande de tout-nus, l’a emporté 3-1 en prolongation contre les puissants Girondins de Bordeaux, quatrièmes au classement national de première division.Auparavant, le sympathique CRUFC avait notamment liquidé trois équipes professionnelles, Strasbourg (Dl), Cannes et Lille (D2).Le 7 mai.Calais participera à la finale contre Nantes, champion défendant, dans le grand Stade de France de Saint-Denis, construit pour la Coupe du monde de 1998,80 000 places et tout «Ils sont incroyables!», a titré L’Equipe.«Fantastique!», a clamé La Voix du Nord.«Historique!», a dit Nord-Éclair.«Hallucinant!», a déclaré Nord-Littoral dans un supplément de 12 pages.«Il ne se passe rien du côté de Céline mais on en parle quand même!», a écrit à la une Le Journal de Montréal.Parmi les joueurs du Calais Racing Union Football Club, le gardien Cédric Schille est Iç seul à ne pas être originaire de la région Nord.D jouait à Epinal — vous souviept-il, en passant, que Bob Gainey alla jadis Élire ses classes à Epinal?— lorsque le dub a déclaré faillite.Schille s’est retrouvé aux ASSEDIC, vous savez, ces Assodations pour l’emploi dans l’industrie et le commerce, ce qui signifie en langage de par chez nous qu’il était ni plus ni moins prestataire de l assuran-ce-chômage.D s’est ensuite déniché un emploi d’animateur sportif au CRUFC.Réginald Becque, défenseur et capitaine de l’équipe, est assistant commercial pour un décorateur de salles de restaurants.Jocelyn Merlen, aussi défenseur, et Mickaël Gérard, milieu de terrain, sont magasiniers dans un «cash and carry* (une autre invention franco-française).Grégo-ry Lefebvre est intendant de camping.Stéphane Canu est préposé aux espaces verts de la Ville de Gravelines.Christophe Vermandel est employé dans une entreprise de nettoyage, José Boulanger dans une entreprise de chauffage.Grégory Deswarte est agent de sécurité à la Ville de Calms.Grégory Vasseur travaille dans une étude de notaire.Et ils sont en finale de la Coupe de France.Après le match de mercredi contre Bordeaux, Ladislas Lozano, l'entraîneur de Calais, a déclaré: «Aujourd’hui, pour la première fins, j’ai même dit à mes joueurs: “Vous êtes des professionnels, comportez-vous comme des professionnels ce soir sur le terrain."Après, il y a aussi des forces divines.J’y crois beaucoup et à 1 partout, j’avoue que j'ai fait appel à cet homme qui est tout en haut.» Le président de l’équipe, Jean-Marc Puissesseau: «C’est quelque chose qu’on désirait tellement que, maintenant que {a arrive, j’en reste sans voix, Calais en finale au Stade de 'rance, j’en reste scotché.» Scotché, messieurs dames, avouez qu’il n’y a pas d’autre mot Évidemment tout le monde espère qu’au train où vont les choses, Calais aura encore la force de sortir de nouveaux atouts de sa manche afin de faire un dernier pas dans son impossible quête et toucher enfin la lumière à l’extrémité du tunnel.(Note à nos lecteurs que nous aimons vraiment beaucoup et que nous tenons par le fait même à saluer ce qui précède est une phrase complètement stupide qui n’est pas sans nous rappeler les meilleures tentatives ratées de circonlocutions poétiques à cinq cennes que l’on a le loisir d’entendre aux bulletins de nouvelles genre 110 % ou Sports 30, mais admirez tout de même.Caser «pas», «Calais», «train», «tunnel» et «manche» dans la même figure de style sportive tout en ayant l’air de savoir de quoi on parle, nommément de soccer français de quatrième division dont nous n’avons jamais vu un traître match de notre chienne de vie, voilà un exploit qui devrait nous conduire tout droit au Pulitzer ou, à défaut, à un abonnement à vie gratuit à Nord-Littoral.) Tout le monde, donc, prend pour Calais.Normal, «personne ne prend pour Goliath», comme disait du haut de ses 7 pieds 1 pouce Wilt Chamberlain, dont nous citons le propos une deuxième fois en quelques semaines, et vous avez le droit d’y voir un appel écologique au recyclage si ça vous tente.Ce doit être notre vieux fond conte de fées: la grenouille frenchée par le bœuf qui veut se faire aussi gros que le prince charmant, si nous avons encore nos classiques frais à l’esprit Tout de même, allez Calais.Tabassez les gros, ça ne peut que leur faire grand bien.jdion@ledevoir.com Le proprietaire des Fiâmes menace de fermer boutique Harley Hotchkiss place le sort de l’équipe entre les mains des partisans comme l’avait fait Boh Bryden pour les Sénateurs PRESSE CANADIENNE Calgary — Les Flames de Calgary, mis à mal par les pertes financières et une diminution de nombre de détenteurs d’abonnements, ont servi un ultimatum aux partisans de l’équipe.Ds devront se présenter aux guichets d’ici le 30 juin sans quoi l’équipe déménagera ailleurs.«Nous avions 17 000 détenteurs d’abonnements pendant des années, a déclaré le propriétaire des Flames Harley Hotchkiss en conférence de presse, hier.Nous avons besoin d’augmenter leur nombre de 9000actuellement à 14 000.«Si nous n’y parvenons pas.nous n’aurons d’autre option que de vendre les Fiâmes.» L’équipe encaissera des pertes se situant entre 58 millions et 72 millions au cours des quatre prochaines années si le statu quo persiste, a averti Hotchkiss.«Nous ne sommes simplement pas disposés à subir des pertes de cet ordre dans l’avenir.» L’équipe désire également obtenir l’aide de la ville de Calgary dans l'espoir de baisser les coûts d'exploitation du Saddledome.Hotchkiss, faisant appel aux sentiments, a ajouté que l’idée de perdre l’équipe est difficile à accepter.«Je ne peux concevoir le vide que nous allons ressentir si nous ne pouvons garderies Flames à Calgary.» Le projet des Flames pour demeurer viable s’articule autour de quatre points principaux: ¦ Augmenter la vente d’abonnements.¦ Travailler avec les commanditaires afin d’augmenter les revenus provenant des loges corporatives.¦ Renégocier le bail de l’amphithéâtre et d’autres ententes.¦ Développer de nouvelles approches marketing pour augmenter les revenus.En procédant comme ils l'ont fait hier, les Flames imitent la stratégie à laquelle le propriétaire des Sénateurs d’Ottawa Rod Bryden a eu recourt avec succès en janvier.Bryden avait menacé de vendre la concession à des intérêts américains en raison de pertes envisagées de 10 millions $ cette saison.Le président des Flames Ron Bremner a précisé que la situation des Flames est pire que celle des Sénateurs.«Nous nous situons au 27' rang sur 28 équipes pour les revenus provenant de la vente des billets, a dit Bremner.Nous avons le prix moyen d’un billet le plus bas de la LNH à 27,73$ US.» C’est du saut, ça! -*v- "te?* SUE OGROCKI REUTERS SAMMY SOSA y est allé hier de son troisième circuit de la saison, son premier à la maison, au Wrigley Field de Chicago.L’apport de Sosa, venu bien tard en 9 manche, n’a pas suffi.Les Cubs se sont inclinés 9-4 devant les Marlins de la Floride.Expos 4, Phillies O Guerrero n’a rien contre le Stade des Vétérans MICHEL LAJEUNESSE PRESSE CANADIENNE Philadelphie — Le conseil de ville de Philadelphie n’a pas encore pris la décision d’ériger un nouveau stade de baseball pour y abriter les Phillies.Et pour l’instant, ça fait bien l’affaire de Vladimir Guerrero.Lui, il l’aime bien le Stade des Vétérans.En plus de briller en défensive, il a claqué son cinquième circuit de la saison, une bombe au champ centre-gauche, a obtenu un autre coup sûr et a conduit Dustin Hermanson et les Expos à une victoire de 44).Guerrero en était à son cinquième circuit à ses quatre derniers matches dans cette vieille enceinte.Il ne ver-rait aucun inconvénient à ce que les Phillies y demeurent encore quelques années.Il présente toujours une moyenne de .500.Il a obtenu 19 coups sûrs en 38 présences.Mais Vlad n’était pas tout seul.Rondell White, qui a lui aussi reçu quelques accolades pour son jeu défensif, a bouclé son premier circuit de la saison, tout comme le surprenant Mike Mordecai, un p’tit joueur qui est parfois capable de faire voyager la balle à des distances surprenantes.Trace Coquilette, utilisé à la place de Michael Barrett au troisième, a produit l’autre point avec un simple.Chris Brock (0-2) a cédé huit coups sûrs aux Expos, mais il a établi une nouvelle marque personnelle avec 11 retraits sur des prises.Hermanson (1-1) a mérité sa première victoire de la saison quand il espacé six coups sûrs en complétant un premier match cette saison.C’était son premier match complet depuis le » 3 mai 1998 et son premier jeu blanc depuis le 15 juillet 1997 contre la Floride.Après que Guerrero et compagnie l’eurent dépanné dans les premières manches en défensive, il a été dominant, imbattable.Alou est heureux «Mettez cette victoire sur le compte de Dustin Hermanson et Rondell White.Il a réussi des jeux incroyables en défensive.Il a volé des doubles deux fois aux Phillies pour le premier retrait de la manche, des jeux fort importants.» Le gérant Felipe Alou ne tarissait pas d’éloges à l’endroit de White, mais il a tenu à souligner également le jeu spectaculaire de Vladimir Guerrero qui a réalisé un double retrait en deuxième.«Capter la balle de cette façon, la lancer avec autant de force et de précision quand on est encore dans les airs, c'est très inhabituel.Ca prend un athlète de très haut niveau pour réussir un tel jeu.» Alou a bien sûr louangé également le travail de Hermanson, qui a réussi son deuxième jeu blanc en carrière.«Il a lancé extrêmement bien, a dit Alou.Après un deuxième départ un peu chancelant, il nous a offert une performance un peu dans le même style que lors du match inaugural.Il maîtrisait tous ses tirs et dominait des deux côtés du marbre.Je sais qu’il aime bien le monticule ici.» «C'est vrai, a dit Hermanson./amie bien le monticule.Il me semble un peu plus haut.À certains endroits, on dirait que le plaque est plus éloignée du marbre.Mais ici c’est différent.On a réalisé des jeux exceptionnels derrière moi.Après cela, je me suis dit que c’est moi qui devait appuyer les gars.» Flyers 2, Sabres 1 Un faux but a déconcentré Hasek FRANÇOIS LEMENU PRESSE CANADIENNE Philadelphie — En l'espace de 24 heures, les Flyers de Philadelphie ont pris une sérieuse option sur la série qui les oppose aux Sabres de Buffalo.Les Flyers se sont donné une avance de 2-0 dans ces quarts de finale de l’Association de l’est en l’emportant 2-1, hier soir, au First Union Center.Jeudi, ils avaient gagné 3-2.Le troisième match aura lieu demain, à Buffalo.La victoire a été acquise dans la controverse parce que les Flyers ont inscrit un but, celui de John LeClair en deuxième période, qui n’en était pas un.Le tir de LeClair était tefiement puissant qu’il était difficile de voir où la rondelle avait pénétré dans le filet A la reprise télévisée, on a vu clairement la rondeUe passer au travers des cordages du but à la gauche de Hasek.Ce n'est qu’une dizaine de minutes plus tard, quand on a réparé le filet qu’on a constaté la chose.Hasek a par la suite perdu sa concentration, écopant même une pénalité.Son jeune rival des Flyers Brian Boucher a eu le meilleur sur le vétéran Tchèque, que les Flyers ont cherché à déconcentrer tout au long de la soirée.Le but de la victoire a été marqué par Eric Desjardins à 4:47 de la troisième période.Desjardins a déjoué Hasek d’un puissant tir d’une quarantaine de pieds.Les deux filets des Flyers ont été réussis en avantage numérique.Miroslav Satan a été le seul à déjouer Boucher.Satan a marqué le premier but du match à 10:40 de la première période.Le Slovaque a pu s’emparer de son propre retour quand il a échappé à la surveillance du jeune défenseur Mark Eaton.Jason Woolley lui avait fait une belle passe après l’avoir repéré près du filet des Flyers.Hasek a livré une bonne période.Il a réalisé son meilleur arrêt devant Mark Recchi qui s’était échappé.L’ancien ailier droit du Canadien s’est inspiré de la feinte que Day-mond Langkow avait réussie la veille pour déjouer Hasek.Mais cette fois, le «Dominator» n’a pas mordu.Un arrêt important puisqu’il est survenu juste avant le but de Satan.Hasek a vécu une deuxième période plus difficile.Tôt dans l’engagement, il a été sévèrement plaqué par Keith Jones alors qu’il récupérait une rondelle derrière son filet Puis il a lui-même écopé une pénalité pour s’en être pris à Keith Primeau.L’arbitre Michael McGeough l’a ensuite prévenu de cesser de rouspéter sinon il allait sévir une nouvelle fois.Le double lauréat du trophée Hart a plutôt mal digéré le but de LeClair, obtenu durant un avantage numérique, à 4:53.E N BREF Ronaldo pourrait rejouer en 2001 Paris (AFP) — Le professeur français Gérard Saillant a estimé hier que Ronaldo allait rejouer au football «début 2001», moins de 24 heures après avoir opéré l’attaquant international brésilien de l’Inter Milan d’une «rupture traumatique complète du tendon rotulien droit» à Paris.«L’intervention a duré deux heures et a permis la réparation de l'ensemble des lésions», a indiqué un communiqué de l’hôpital parisien de la Pitié Salpêtrière où Ronaldo pourrait séjourner encore de huit à quinze jours.«R ne reprendra certainement pas en l'an 2000, et il faut compter sept à huit mois avant qu'il reprenne», a déclaré le professeur Saillant, qui s'est exceptionnellement exprimé devant la presse.Aux côtés du docteur de Tinter Milan, Piero Volpi, le profes seur Saillant a voulu étouffer des polémiques naissantes sur l’avenir de la carrière du ballon d’Or-97 ainsi que sur sa rechute, moins de cinq mois après qu’il Teut opéré pour une rupture partielle du même tendon droit «Je crois que personne ne peut affirmer qu’il ne rejouera jamais ou qu’il rejouera à 100 %.On a simplement des arguments.Et je crois que ces arguments doivent être favorables, tout en sachant que cela va être long et difficile», a-t-il déclaré.«Avec le docteur Volpi, son physiothérapeute, ses dirigeants et ses agents, nous avons mis au point tout un programme (de rééducation) pour l’année 2000», a-t-il poursuivi.Les détails en seront connus aujourd’hui ou demain.Agassi renonce à Monaco Monaco (AP) — L'Américain Andre Agassi a renoncé à prendre part au tournoi de tennis de MonteCario qui débute lundi, troisième étape de la série des Super-9.Contraint à l’abandon jeudi, au deuxième tour du tournoi d’Manta, le numéro un mondial souffre d’une blessure à un tendon de la cuisse droite.Agassi, tenant du titre à RolancLGarros, prévoit de faire son retour à la compétition lors du tournoi de Rome, qui débute le 8 mai prochain.Après le forfait de son compatriote Pete Sampras annoncé jeudi, le Russe Yevgeny Kafelnikov et le Brésilien Gustavo Kuerten, tenant du titre à Monaco, ont été désignés les deux premières têtes de série.Les Australiens Patrick Rafter et Lleyton Hewitt et l’Américain Todd Martin ont également fait parvenir aux organisateurs des certificats médicaux attestant de différentes blessures.HOCKEY SÉRIES ÉLIMINATOIRES Quarts de finale d'associations ASSOCIATION DE L’EST Philadelphie (1) c.Buffalo (0) Hier Buffalo 1 Philadelphie 2 Demain Philadelphie à Buffalo, 19h30 Washington (0) c.Pittsburgh (1) Aujourd’hui Washington à Pittsburgh, 14h Lundi Washington à Pittsburgh, 19h Toronto (1) c.Ottawa (0) Aujourd’hui îïÎ Ottawaà Toronto, 19h Lundi Toronto à Ottawa, 19h New Jersey (1) c.Floride (0) Demain Floride au New Jersey, 19h30 Mardi New Jersey en Floride, 19h30 ASSOCIATION DE L’OUEST St.Louis (t) c.San José (0) Aujourd’hui San José à St.Louis, 14h Lundi St.Louis à San José, 22h30 Dallas (2) c.Edmonton (0) Demain Dallas à Edmonton, 19h Mardi Dallas à Edmonton, 21 h Colorado (1)c.Phoenix (0) Aujourd’hui Phoenix au Colorado, 14h Lundi Colorado à Phoenix, 22h Detroit (1) c.Los Angeles (0) Aujourd'hui Los Angeles à Detroit, 14h Lundi Detroit à Los Angeles, 22h LIGUE NATIONALE Section Est G P Moy.Diff Floride 6 5 .545 Montréal 6 5 .545 — Atlanta 5 5 .500 '2 New York 4 6 .400 1 1/2 Philadelphie 4 6 .400 1 1/2 Section Centrale St.Louis 7 3 .700 — Milwaukee 5 5 .500 2 Houston 4 5 .444 21/2 Pittsburgh 4 S .444 21/2 Chicago 5 7 .417 3 Cincinnati 4 6 .400 3 Section Ouest Arizona 7 3 .700 — Los Angeles 7 3 .700 — Colorado 5 S .500 2 San Diego 5 5 .500 2 San Francisco 3 7 .300 4 Hier Florida 9 Chicago 4 Los Angeles 8 Cincinnati 1 Montréal 4 Philadelphie 0 Atlanta 6 Milwaukee 3 N.Y.Mets à Pittsburgh, 19h05.St.Louis au Colorado, 21h05.Houston à San Diego, 22h05.Arizona à San Francisco, 22h35.Aujourd’hui N.Y.Mets (Rusch 0-0) à Pittsburgh (Anderson 0-0), 13h35 Atlanta (Millwood 0-0) à Milwaukee (Haynes 2-0), 14h05 Fteride (Dempster 1-1) à Chicago Cubs (Downs 0-0), 14h20 St.Louis (Jenkins 2-0) au Colorado (Arrojo 1-0), 15h05 Arizona (Stottlemyre 2-0) à San Francisco (Ortiz 1-1), 16h05 Montréal (Irabu 1-1) é Philadelphie (Ashby 0-1), 19h05 Cincinnati (Neagle 0-0) à Los Angeles (undecided), 20h10 Houston (Lima 1-1) à San Diego (Williams 1-1),22h05 Demain Montréal à Philadelphie, 13h35 N.Y Mets à Pittsburgh, 13h35 Atlanta à Milwaukee, 14h05 Floride à Chicago, 14h20 St.Louis au Colorado, 15h05 Houston à San Diego, 16h05 Cincinnati à Los Angeles, 16h10 Arizona à San Francisco, 20h05 LIGUE AMÉRICAINE Section Est G P Moy.Diff New York 5 3 .625 Baltimore 5 4 .556 1/2 Boston 5 4 .556 1/2 Toronto 4 6 .400 2 Tampa Bay 3 7 .300 3 Section Centrale Cleveland 7 2 .778 — Kansas City 8 3 .727 Chicago 6 4 .600 1 1/2 Detroit 3 6 .333 4 Minnesota 3 8 .273 5 Section Ouest Anaheim 5 4 .556 — Seattle 5 4 .556 — Texas 4 5 .444 1 Oakland 3 6 .333 2 hui " Kansas City (Rosado 1-0) (MerJ- 13h05 é N.Y.Yankees (Mendoza 1 -0 Oakland (Hudson 1-0) à Boston (P.Martinez 2-0), 13h05 Texas (Clark 1 -0) ' ' (Colon 2-0), 13h05 Bottenfield 0-1) )-1), 14h05 à Cleveland Anaheim à Chicago White Sox (K.Wells 0-Seattle (Halama 1-0) à Toronto (Halladay 1-1), 16h05 Tampa Bay (Gooden 0-0) à Detroit (Weaver 0-0), 17h05 Baltimore (Mercedes 1-0) au Minnesota (Bergman 0-0), 19h05 J
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