Le devoir, 13 février 2001, Page(s) complémentaire(s)
?w w w .1 e d e v o i r .( LE MONDE Bush injecte 5,7 milliards pour soutenir le moral des troupes Page A 5 CULTURE La Cité des arts du cirque est née Page B 8 v o l .x (' il N " :i o I.E M A RDI I A F E V R I E R 2 O O I R 7 c + T A X K s = I $ La loi du plus fort ‘r>* AHMED JADALLAH REUTERS LES SOLDATS israéliens ont déployé l’artillerie lourde hier, démolissant ainsi deux maisons palestiniennes situées près d’une colonie juive dans la bande de Gaza, sous les yeux de cette Palestinienne indignée.Tandis que la violence se poursuit, le nouveau premier ministre israélien, Ariel Sharon, tente toujours déformer un gouvernement d'union nationale.Nos informations en page A 5.Un bogue dans le projet GIRES Québec lance un appel d’offres de 100 millions pour endiguer les coûts de sa modernisation informatique ROBERT DUTRISAC DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Se jugeant maintenant incapable de mener à bien à l’interne le projet GIRES, le Conseil du trésor a lancé un appel d’offres de 100 millions pour trouver une firme pouvant assurer, sans bogue, la modernisation informatique de l’État québécois.Il s’agit d’un revirement majeur pour ce projet d’envergure dont les coûts sont évalués à 200 millions par le gouvernement.Déjà en décembre dernier dans le deuxième tome de son rapport pour l’année 1999-2000, le vérificateur général Guy Breton s’était dit préoccupé par le fait que GIRES avait alors accumulé 16 mois de retard et englouti 70 millions.II avait émis de sérieuses réserves quant à l’évaluation des coûts totaux de 200 millions avancée par le Conseil du trésor.Au cabinet du président du Conseil du trésor, Jacques Léonard, on a indiqué que le gouvernement maintenait toujours son évaluation de 200 millions pour le «plus important projet informatique entrepris par le gouvernement du Québec», selon les termes employés par le président du Conseil du trésor, Jacques Léonard, dans un communiqué émis hier.Par ce contrat dé en main qu’il cherche à signer, ce sont les risques réels de dépassement de coûts que le gouvernement tente d’éliminer pour une modernisation qui ne sera totalement opérationnelle que dans cinq ans.L’appel d’offres, qui se termine le 9 avril VOIR PAGE A 8: GIRES Espoirs et inquiétudes autour du génome humain JUDITH LACHAPELLE LE DEVOIR Le génome humain fait souvent la une des nouvelles et, pourtant, les scientifiques répètent qu’ils n’en sont qu’au tout début de l’aventure.Hier, dans quatre capitales du monde, ils ont annoncé avoir pratiquement terminé le séquençage de nos gènes.Une bonne nouvelle?Oui et non.Car si cette opération pourrait permettre de découvrir, un jour, une cure pour nombre de maladies, elle pourrait aussi être le point de départ d’une discrimination en fonction des «défauts» des gènes.Chaque être humain compterait donc quelque 35 000 gènes inscrits dans l’ADN des 46 chromosomes que contient chaque cellule du corps.Des gènes qui déterminent l’identité de leur propriétaire, depuis la couleur des yeux jusqu’à la grandeur des pieds.Et tous les êtres humains ont le même code génétique.«Le 12 février est, au fond, un mauvais jour pour les tenants du racisme et delà xénophobie, puisque tous les hommes sur tous les continents, et quelle que soit la couleur de leur peau, ont le même code génétique à 99,99 %», que ce soit «un Ixipon, un Français, un Chinois, un Bantou ou un Polynésien», s’est félicité hier le ministre français de la Recherche, Roger-Gérard Schwartzenberg, devant la presse à Paris.La plupart des gènes ordonnent à l’organisme de fabriquer des protéines qui exécutent les fonctions des gènes: elles font friser les cheveux ou pigmentent la peau.Lorsqu’un gène ou un groupe de gènes sont défectueux, qu’ils ne s’expriment pas comme ils devraient normalement le faire, les protéines créées causent la maladie.L’asthme, la sclérose en plaque ou le cancer du sein sont tous causés par un défaut dans la séquence de gènes.Mais plus les chercheurs avancent dans leurs découvertes, plus il semble que l’opération se complique.Les gènes ne composent qu’une infime partie de l’ADN: environ 98 % est composé d’ADN non codé VOIR PAGE A 8: GÉNOME PERSPECTIVES L’après-Napster Napster a perdu.La Cour d’appel de San Francisco a jugé hier que le site d’échange de fichiers MP3 pouvait constituer une violation du droit d’auteur dans une décision attendue dans le monde entier.Loin de son dénouement, l’affaire révèle les limites du droit et les possibilités sans fin d’une authentique révolution.Quand les puissants briseront enfin la connexion de Napster, quand les avocats se seront tus, l’histoire retiendra le nom de Shawn Fanning.Le jeune programmeur ingénu a précipité la mort de l’industrie du disque telle que le XX' siècle l’a vue naître et grandir en créant, à l’âge de 19 ans, un logiciel monstrueux de simplicité.Vinyles, rubans, cassettes, disques compacts: le modèle économique de l’industrie du disque reposait sur la vente d’un support matériel jusqu’au crépuscule du XX' siècle.Issu des percées prodigieuses d’Internet, Napster a entraîné une «dématérialisation» du support, laissant les majors aussi perplexes qu’indignés.Le succès de Napster tient à sa simplicité.Disponible à l’adfesse www.napster.com, le logiciel de Fanning permet aux particuliers d’échanger gratuitement de la musique sur Internet depuis mai 1999.Napster est en quelque sorte une gigantesque table des matières virtuelle.Brian My les ?« VOIR PAGE A 8: NAPSTER ¦ Lire aussi en page B1 : Les jours de Napster sont comptés INDEX ¦'J oo Annonces.B 7 Avis publics.B 4 Bourse.B 2 Culture.B 8 Économie.B 1 Éditorial.A 6 Idées.A 7 Monde.A 5 Mots croisés.B 4 Météo.B 4 Sports.B 6 Télévision.B 7 Mexique-États-Unis Démilitariser la frontière KARINE LACHAPELLE Au bord d’une autoroute, au sud de la Californie, un panneau routier évoque les tentatives des clandestins pour traverser la frontière.CAUTION wm§4 Pendant ce temps, à la frontière sud.Pour contrer l’immigration illégale aux États-Unis, Washington a appliqué à sa frontière avec le Mexique une solution «militaire» qui, de l’aveu général, ne donne rien, sinon jeter de l’huile sur le feu.Les nouveaux présidents George W.Bush et Vicente Fox ont promis de sortir la tête du sable.Quelles sont les stratégies de rechange?Dernier de trois volets GUY TAILLEFER LE DEVOIR Mexico — «Violence intolérable à la frontière», martèle le ministre-vedette des Relations extérieures, Jorge Cas-taneda, qui veut croire que l’arrivée au pouvoir de George W.Bush et Vicente Fox annonce l’ouverture d’un dialogue utile en matière d’immigration.Mônica Verea Campos, chercheure à Mexico au Centre d’enquête sur l’Amérique du Nord (C1SAN), l’espère aussi.Et çroit qu’il faut d’urgence que les États-Unis modifient leurs politiques d’immigration et qu’à terme la frontière soit «démilitarisée».Non seulement, dit-elle, le quadru-plement des activités américaines de surveillance à la frontière depuis sut ans n’a pas réussi à bloquer la circulation d’illégaux, il a provoqué, perverse-ment, un énorme boum de croissance — et de criminalisation — des réseaux de passeurs.«Le trafic des personnes humaines.dit-elle, n’a jamais été aussi lucratif.» Le resserrement de la frontière a déclenché une flambée des prix VOIR PAGE A 8: MEXIQUE GUY TAILLEFER LE DEVOIR Double morale mexicaine?Si les problèmes migrajoires sont graves à la frontière des États-Unis, ils sont bien pires encore à la frontière avec le Guatemala, affirme le père Francisco Pellizzari, responsable d’une maison d’hébergement pour immigrants dans la ville de Juarez.11 n’est pas le seul à le dire.Le nouveau ministre des Relations extérieures, Jorge Castaneda, le répétait fin janvier en conférence de presse, comme se faisant la leçon à lui-même: «Nous avons aussi des responsabilités envers nos voisins d’Amérique centrale.H faut plus de cohérence entre ce que nous réclamons au nord et ce qui se passe à notre frontière sud.» Aussi, selon le père Pellizzari, à se scandaliser de l'attitude des Américains face au flot d’immigrants mexicains.le Mexique a-t-il une poutre dans l’œil.«Le nord du Mexique a, de façon traditionnelle, une plus grande conscience sociale et sa presse est plus critique.Au sud, il existe un grand vide de pou- voir.Les institutions sont faibles, et les gens sont sans recours, sans voix.» Les cas de détention arbitraire et illégale de Centro-Américains à la frontière sud du Mexique, au mépris des droits individuels, sont couramment rapportés par les médias.Comme le sont les cas de Honduriens, de Nicaraguayens et de Salvadoriens (le sixième de la population du Salvador se retrouve d’ailleurs sans toit à cause du récent tremblement de terre, aussi le nombre d’entre eux à vouloir émigrer va certainement s’accroître) à décéder dans des conditions invraisemblables pendant leur transport illégal à travers le Mexique vers les États-Unis.En visite récente à Tapachula, à la frontière du Guatemala, le président de la Commission nationale des droits humains, José IaiIs Soberanes, affirmait que cette ville était devenue «la capitale internationale de la prostitution infantile».Rien de moins.Selon un relevé effectué par les autorités locales en matière de santé, la moitié des 2500 VOIR PAGE A 8: FRONTIÈRE Le Devoir et la concentration de la presse Assurer la diversité PAUL CAUCHON LE DEVOIR Pour le directeur du Devoir Bernard Descôteaux l’acquisition de Uni-média (Le Soleil) par Gesca (La Presse) modifie l’équilibre qui existait dans la presse francophone et laisse craindre «certaines pratiques commerciales qui sont dommageables pour le maintien de la diversité de la presse».Sans remettre en question en soi la transaction Unimédia/Gesca Bernard Descôteaux soutient qu’à l’avenir toute transaction dans l’industrie des médias devrait être soumise à une structure décisionnelle, que ce soit un comité d’experts indépendant qui ferait rapport au gouvernement ou une commission parlementaire.Le directeur du Devoir lance également l’idée d’un programme de soutien aux médias similaire à celui mis en place par Ottawa pour les périodiques, ou encore un programme d’investissement auquel contribueraient de grandes institutions publiques.Le direction du Devoir viendra défendre ce point de vue aujourd'hui à Québec lors de la première journée de la commission parlementaire sur la concentration de la presse, une journée qui permettra aussi d’entendre la Fédération professionnelle des journalistes, le Conseil de presse et les syndiqués du Soleil.Le Devoir est un des seuls journaux indépendants au Canada et cette indépendance «comporte un prix, celui de la fragilité financière» explique Bernard Descôteaux.VOIR PAGE A 8: DIVERSITÉ ¦ Lire aussi en page A 7 des extraits du mémoire du Devoir P I.!¦: I) K V (UR.I.K M A RDI I :i F É V I! I E R 2 0 0 I A 2 ?LES ACTUALITES- A quand un budget pour les pauvres! , JACQUES NADEAU LE DEVOIR CONDAMNE par un tribunal populaire à augmenter le montant des prestations d’aide sociale et à financer un grand chantier de 8000 logements sociaux par année, le ministre des Finances Bernard Landry a croisé ses juges sur sa route, hier.François Saillant, organisateur de la manifestation et porte-parole du Front d'action populaire en réaménagement urbain, l’a entretenu de pauvreté.«Les gens qui sont sur l'aide sociale sont plus pauvres qu’ils ne l’étaient en 1996, a déclaré M.Saillant au ministre.Trouvez-vous normal de vivre avec 500 $ par mois?» M.Landry a admis que tout n 'était pas parfait.«Il y a beaucoup de travail à faire pour créer la richesse et la redistribuer», a-t-il déclaré.Il a ajouté que «notre société québécoise est la plus progressiste des Amériques, avec les impôts les plus bas pour les plus démunis, les garderies à cinq dollars et la loi sur l’équité salariale, a-t-il poursuivi.Nous allons essayer de faire mieux encore mais, globalement, reconnaissons que nous sommes sur la bonne voie.» $¦* Qui a dit que vous ne pouviez pas tout avoir?Si vous établissez un compte REER BMO Ligne d’action”0 et y versez _____ 20 000 $' ou plus, vous obtiendrez 200$*.Et si vous ouvrez un compte de placement avec 20 000$’ ou plus, vous recevrez 200 milles de récompense AIR MILES”11***.Vous bénéficierez également d’une gamme complète de services de placement en ligne, incluant l’accès en temps réel au solde de vos comptes et à vos portefeuilles ainsi qu’à des documents de recherche et d’analyse sur les fonds d’investissement publiés par Morningstar Canada.Ajoutez à cela les transactions en ligne sur les titres à revenu fixe et le service d’investissement sans fil VeevMr, et vous disposerez de tous les outils dont vous avez besoin pour prendre des décisions de placement éclairées.Téléphonez-nous ou visitez notre site Web dès aujourd’hui, el découvrez les avantages de 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d’une licence par I xiyalty Management Croup Canada Int.et par la Banque tie Montréal BMO ligne d'action est une filiale en propriété exclusive de la Banque de Montréal.Membre du RIPE s Les commissions scolaires amont Legault à l’œil Le primaire et le secondaire refusent de faire les frais des engagements pris à Vegard des collèges et des université PRESSE CANADIENNE Québec —La crise, qui a secoué le monde de l’éducation supérieure la semaine dernière, forçant le premier ministre Lucien Bouchard à intervenir pour faire confirmer les engagements pris au Sommet de la jeunesse, n’a pas laissé indifférent le président de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) André Caron.«Il nous faut être prudent et très vigilant, a expliqué hier M.Caron, et dès vendredi, les présidents et directeurs généraux des commissions scolaires se réuniront à huis clos à Québec pour discuter de ce sujet-là et pour mettre au point une stratégie.» Pour les dirigeants des milieux scolaires du primaire et du secondaire, il n’est absolument pas question de faire les frais des engagements répétés et confirmés en faveur des réseaux collégial et universitaire, au cours des derniers jours, autant par le premier ministre Lycien Bouchard, le mi-.nistre de l’Éducation et le vice-premier ministre Bernard Landry.Le président de la FCSQ a retenu des engagements pris par le gouvernement qu’en aucun cas les acquis des commissions scolaires ne seraient remis en question.«Dans les propos que j’ai entendus, a-t-il soumis, c’est que les coûts de système, peu importe les réseaux* sont assumés, que les compressions sont terminées et que les engagements du Sommet de la jeunesse [en février 2000] sont respectés autant au primaire, au secondaire qu’au collégial ou universitaire.» Pour l’an 2001-2002, les engagements du Sommet étaient de 300 millions pour l’ensemble des trois réseaux.Au primaire et secondaire, la facture que le gouvernement s’est engagé à payer, selon M.Caron, atteint 80 millions.En 2002-2003, la facture globale, qui deviendra récurrente pour l'ensemble des réseaux, devrait être de 500 millions.Quant aux engagements électoraux de 1998, en faveur des commissions scolaires, M.Caron les évalue à plus de 250 millions au chapitre des coûts de système pour l’année 2001-2002.«Il n’est pas question qu’on accepte qu'on coupe dans ces engagements, a averti M.Caron, parce que si on le fait, ce sont les services directs am élèves qui écoperont.» Le président de la FCSQ a prévu une rencontre pour bientôt avec le ministre Legault pour discuter de financement, «jusqu’à maintenant, a expliqué M.Caron, dans les propos qu’on a déjà échangés, nous, des commissions scolaires, on a eu l’assurance que les promesses électorales de mettre un terme aux compressions et d’assumer les coûts de système (entre 250 et 280 millions) sont maintenues sans diminution de services.Le lancement de la dixième Semaine québécoise des arts et de la culture à l’école s’est fait sqns la présence du ministre de l’Éducation, François Legault.«M.Legault n’était pas disponible ce matin», a martelé à plusieurs reprise son attaché de presse, Nicolas Girard, hier après-midi au téléphone.Que faisait le ministre, qui a l’habitude d’assister à de tels événements?Impossible de le savoir.«Je ne commencerai pas à vous donner son emploi du temps, il était occupé ailleurs», a répondu sèchement M.Girard.Pourtant, on attendait bel et bien la visite de M.Legault à l’école secondaire Édouard-Montpetit hier.Mais la décision de ne pas se pr& senter aurait été prise au cours de la matinée.C’est le sous-ministre adjoint Robert Bisaillon qui a procédé au lancement.Il est à noter qu’il est rare qu’un sous-ministre soit ainsi sous les feux de la rampe.Dans le milieu, certains croient que le ministre est toujours re- «C’est ce qu’on m’a dit, a ajouté M.Caron, mais je vais quand même avoir d’autres conversations avec le ministre cette semaine pour me faire confirmer le tout.» Ées inquiétudes de la FCSQ sont partagées par la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), qui se demande quelle sera la place de l’éducation dans un gouvernement dirigé par Bernard Landry.«Lorsque M.Bouchard parle d’aménagements budgétaires possibles, a soutenu la présidente (je la CSQ Monique Richard, et que M.Landry pèse manifestement ses mots quand il affirme que les engagements du gouvernement seront respectés, nous ne sommes aucunement rassurés.mué par la tempête politique qu’il a semée la semaine dernière.«Vous pouvez faire les associations ou les liens que vous voulez, c’est votre droit, a lancé l’attaché de presse./c vous dis qu’il n’y a pas de lien et que M.Legault avait autre chose à faire.» Dérangé par les rumeurs de nouvelles compressions de 400 millions en éducation, M.Legault a suspendu la signature des contrats de performance avec les universités la semaine dernière.Les sorties du ministre de l’Éducation dans les médias ont forcé le premier ministre Lucien Bouchard à interrompre son voyage à l’étranger et à rencontrer François Legault, Bernard Landry et Jacques Léonard pour aplanir les malentendus.Malaise ou non, la Semaine .québécoise des arts et de la culture à l’école se tient jusqu’au 18 février dans les écoles du Québec.Valérie Dufour Le ministre fait l’école buissonnière François Legault Conflit entre l’État et les pharmaciens Assurance-médicaments : Québec remboursera ou ne remboursera pas ?ROBERT DUTRISAC DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Tandis que le gouvernement donne l’assurance que la population ne sera pas pénalisée par le désengagement des pharmaciens du régime public d’assurance-médicaments, la Régie de l’assurance-maladie du Québec (RAMQ) insiste pour que les pharmaciens informent officiellement la popidation du contraire: la RAMQ ne remboursera pas les médicaments payés par les consommateurs à compter du 23 février prochain.Exemple patent d’incohérence bureaucratique, la RAMQ a envoyé une lettre aux quelque 1400 pharmaciens qui l’ont prévenue, à la fin janvier, de leur retrait du régime public d’assurance-médicaments.la RAMQ leur donne instruction de remettre à leurs clients, à compter du 23 février, un avis écrit où il est stipulé : «Si vous avez recours à mes services professionnels, vous devez donc me payer directement le coût des services assurés que je fournirai.Vous ne pouvez ni demander ni obtenir de la Régie d’assurance-maladie du Québec le remboursement du coût des, services assurés que vous m’aurez payé.» Au ministère de la Santé et des Services sociaux, on a expliqué, hier, que cette lettre n’est qu’une formalité administrative qu’impose la Loi sur l’assu-rance-maladie à la suite du désengagement de tout professionnel de la santé du régime public.On reconnaît toutefois que ce n’est pas la meilleure trou- vaille en matière de communication publique.Hier, le contentieux du ministère de Pauline Ma-rois peaufinait son étude des moyens juridiques à envisager pour forcer les pharmaciens à honorer les ordonnances des 3,2 millions de (Québécois couverts par le régime public d’assurance-médicaments.La demande d’injonction en Cour supérieure est une option, mais l’adoption d’une loi spéciale apparaît de plus en plus comme le moyen le plus approprié et exigerait le rappel d’urgence des membres de l’Assemblée nationale au plus tard la semaine prochaine.Si rien n’était fait, les Québécois couverts par le régime public devront avancer le prix de leurs médicaments pendant huit jours.Après cette période, le gouvernement, par décret, peut obliger les pharmaciens à honorer les ordonnances, estirrie-t-on au ministère.A l’Association québécoise des pharmaciens propriétaires (AQPP), dont les membres veulent une hausse de leurs honoraires supérieure à ce que le gouvernement offre, on exprime des doutes sur la validité des arguments juridiques du gouvernement.«Le gouvernement n’a pas l’air de se rendre qu ’il agit à titre d’assureur et que son lien existe avec les clients» et non pas avec les pharmaciens, a souligné, hier, le porte-parole de l’AQPP, Daniel Là-rouche.Le ministère s’appuie sur un article de loi, rédigé dans les années soixante, qui n'a jamais été testé, fait valoir l’AQPP UN PLACEMENT SOLIDE.Émitiion» 19 et 70 en vente jusqu'au 1” mart 2001 NOUVtLLCS OBLIGATIONS D'ÉPARGNE DU CANADA BAtlSSEi SUR DU SOLIDE I 1 800 575-5151 ou www.oec.gc.ca Canada Le ministre rte» Finance» peut mettre fin A le vente rte» obligation» en tout temp».4 l L E I) E V 0 I R.L E M A R I) I 13 K E V R I E R 2 0 0 1 A Chantal Hébert ?Uombre et la lumière Pour être de l’étoffe de ce que l’on considère aujourd’hui cpmme un bon politicien, le ministre de l’Éducation du Québec François Legault aurait dû continuer à prendre des engagements avec les universités même s’il savait que son gouvernement ne s’organisait plus pour remplir son bout du contrat autrement qu’en appauvrissant les autres secteurs de l’éducation.S’il avait été prévoyant, il aurait tout au plus signé ses contrats de performance à la mine, histoire de rendre moins salissante la tâche éventuelle d’effacer la signature de son gouvernement Encore mieux, avant d’en arriver là, il aurait pu se négocier un autre ministère, ce qui lui aurait permis d’observefr la suite à distance.Après avoir ainsi respecté une solidarité dont cet épisode nous révèle qu’elle aurait préséance sur la parole publiquement donnée par un gouvernement, M.Legault se serait retrouvé à l’abri d’un autre principe commode, celui de la responsabilité ministérielle.En vertu de ce concept un ministre n’a pas à répondre des actes qu’il a posés dans un poste précédent Cette semaine, c’est ce qui fait que le ministre fédéral Pierre Pettigrew côtoie les grands de la planète pendant que celle qui lui a succédé aux Ressources humaines, Jane Stewart, continue de s’épuiser à faire le ménage de son ancien ministère des Ressources humaines.Si M.Legault avait exécuté ce parcours sans faute, on aurait dit de lui qu’il était taillé dans le roc — ou est-ce plutôt dans le plâtre — dont on fait les leaders.Tout un programme! ?Ce n’est pas Lucien Bouchard qui aurait eu intérêt à passer un trop gros savon à son ministre rebelle.La carrière politique du premier ministre est jalonnée de ce genre de sorties de route.En politique fédérale, cette ligne de conduite a fait suivre à M.Bouchard un parcours accidenté mais les hauts fonctionnaires qui l’ont côtoyé en cours de route ont tendance à avoir de l'admiration pour le ministre «stimulant» qu’il a été.On peut également soupçonner que la relation de confiance privilégiée dont a longtemps joui M.Bouchard avec les Québécois a été cimentée par la conviction qu’il faisait passer la parole donnée avant les intérêts d’une quelconque machine politique.Quoi qu’il en soit, le Québec doit aujourd’hui aux hasards des petits marchandages d’une campagne à la direction de voir étalé au grand jour le débat qui va consumer la politique publique au Canada au fil des prochaines années.?Sans égard à l’état de l’économie qui ne peut que fluctuer, le financement de la santé est un trou sans fond dans lequel sont en voie de s’engloutir tous les autres projets de société.Les générations montantes doivent-elles vraiment faire tous les frais galopants d’une population vieillissante?Et à quel coût pour l’avenir?En Ontario, c’est un débat qui se déroule dans une plus grande transparence.Par exemple, le gouvernement Harris ne cache pas à ses concitoyens que ses prévisions budgétaires de la fin de l’automne ne vont fias tenir la route d’une économie qui ralentit.En marge des réinvestissements, Queen’s Park constate également que, s’il y a un bout au tunnel de la santé, il est loin d’être en vue.Jeudi dernier, Queen’s Park,a donné un avant-goût de ses choix à la population.A la faveur d’un remaniement ministériel, l’Ontario a mis le cap encore plus résolument vers la droite.Le gouvernement Harris a toujours eu pour priorité de faire de l’Ontario un joueur nord-américain.A ses yeux, cela passe par un nivellement important de la fiscalité.Le régime de baisses d'impôt serait donc là pour longtemps, quitte même à renoncer finalement au modèle social canadien.Tony Clement, le nouveau titulaire de la Santé en Ontario, a déjà prôné publiquement le passage à un système à deux vitesses.Il y aura également, selon M.Harris, de nouvelles compressions en éducation, un secteur où la performance ontarienne est pourtant déjà inférieure à la québécoise.' Ce sont les choix de Queen’s Park et ils sont certainement discutables.Les électeurs auront à terme à se prononcer.Mais au moins le débat a-t-il lieu au grand jour.Les Ontariens seraient-ils plus matures que leurs concitoyens québécois pour que leur gouvernement leur fasse état de circonstances changeantes sans attendre qu’ils découvrent le pot aux roses?Ou encore M.Landry entend-il attendre que la pression monte pour mieux montrer du doigt le gouvernement fédéral et lui imputer les virages les plus pénibles de son futur gouvernement?Ce comportement, même s’il serait digne de l'animateur de pastorale souverainiste que M.Landry voudrait être, aurait peu à voir avec celui qu’on attend d'un premier ministre.Lucien Bouchard ?Un mot en terminant sur l’avenir politique de François Legault.On voit difficilement comment le ministre pourrait être heureux bien longtemps sous le règne imminent de Bernard Landry.Mais ce qui est moins évident, c’est que la chose mérite un grand deuil.Non pas parce que M.I^egault n’a pas sa place en politique, mais plutôt parce que, à voir naviguer M.1-andry depuis un mois, être éjecté de son gouvernement au moment où il va entreprendre sa première traversée électorale commence à ressembler à se faire refuser un passage à bord du Titanic.Chantal Hébert est columnist au Toronto Star.» ?LE DEVOIR ?ACTUALITES NEAR touche Eros.en douceur FRANCIS TEMMAN AGENCE FRANCE-PRESSE Washington — La NASA a réussi hier une manœuvre jamais tentée auparavant dans l’histoire de la conquête spatiale: faire atterrir en douceur une sonde sur un astéroïde.Deux jours avant la Saint-Valentin, la sonde NEAR Shoemaker a réussi ,son rendez-vous avec l’astéroïde Éros, un petit astre mort en forme de pomme de terre d’environ 33 kilomètres de long et 13 km de diamètre, en perdition dans l’immensité du système solaire.Nomnjé d’après le dieu grec de l'amour, Éros se trouvait alors à 316 millions de kilomètres de la Terre.Après une longue «descente contrôlée» de quatre heures et demie à partir d’une altitude de 35 km, la sonde NEAR s’est posée à l’heure prévue sur la surface désolée de l’astéroïde et a survécu à la manœuvre audacieuse.«J’ai le plaisir d’annoncer que la sonde NEAR s'est posée sur la surface d’Éros.Nous continuons de recevoir un signal, donc il semble évident quelle transmet toujours depuis la surface», a déclaré Robert Farqu-har, directeur de la mission NEAR au laboratoire de physique appliquée (APL) de l’Université Johns Hopkins, à Laurel (Maryland).Il s’agit d’une première pour la NASA «C’est la première fois qu’une sonde se pose sur un petit corps céleste», a-t-il lancé, sous les applaudisse ments de ses collègues.Au fur et à mesure de sa descente, la sonde a envoyé vers la Terre jusqu’au moment de l’impact une série de photographies spectaculaires de la surface de l’astéroïde parsemée d’énormes cratères et de gros rochers.NEAR (Near Earth Asteroid Rendezvous), qui pèse plus de 500 kg, s’est posée à «une vitesse M 'ï « La surface d’Éros est parsemée de cratères et de rochers.relativement basse qui lui a permis de survivre à l’atterrissage», a indiqué l’un des porte-parole de l’APL, Michael Buckley.La vitesse d’impact était comprise entre 5,4 km et 6,5 km/h, l’équivalent d’un atterrissage un peu rude en parachute durant la Deuxième Guerre mondiale, selon la NASA La faible gravité sur l’astéroïde (un millième de la gravité terrestre) a facilité ce relatif «atterrissage en douceur».La NASA tentait là un véritable pari car la sonde n’avait été conçue à l’origine que pour une mission orbitale.Suivant une première manœuvre de désorbitage qui avait permis de faire descendre la sonde de son orbite circulaire de 35 km à une altitude de 25 km, les ingénieurs ont procédé à une série de quatre mises à feu télécommandées des moteurs du vaisseau, respectivement à cinq, trois, un kilomètre d’altitude et finalement à 400m.Ces manœuvres ont permis de freiner la descente avant l’impact et de ralentir la vitesse de la sonde de 32 km/h à 8 km/h.Avec cette mission inédite, la communauté scientifique espère en apprendre davantage sur la composition des astéroïdes, véritables vestiges des origines de l’Uniyers.Découvert en 1898, Éros 433 est un astéroïde de type «S», une de ces petites planètes rocheuses en orbite elliptique autour du Soleil et dont la taille n’excède généralement pas quelques centaines de kilomètres.Depuis son lancement en 1996, NEAR a parcouru quelque 3,2 milliards de kilomètres et se trouvait depuis février 2000 sur orbite autour d’Éros, dont elle a pris plus de 160 000 photos.Sur l’astre, elle a déjà détecté la présence de magnésium, de silicium et d’aluminium, ce qui indique que ce corps céleste est une relique quasi intacte de la formation du système solaire à partir des gaz et poussières stellaires.Mairie du Grand Québec UAllier sera de la bataille FRANÇOIS CARDINAL DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC C’ est notamment pour barrer la route aux maires de la banlieue de Québec que Jean-Paul L’Allier a décidé de se présenter pour un quatrième mandat en politique municipal^ lœ maire de Québec craint en effet que l’un des 13 maires de banlieue — farouchement opposés aux fusions — ne lui succède et vienne gâter la création en janvier 2002 de la nouvelle ville issue de la réforme Harel.Bien qu’il ait précédemment indiqué qu’il entendait prendre sa retraite de la vie politique à la fin du présent mandat, M.L’Allier s’est défendu de faire «un virage à 180 degrés».Premier à se lancer officiellement à la course à la mairie, il s’est plutôt dit «stimulé» par «le vent de la réforme» qui souffle à Québec et le défi que constitue cette prochain élection.Pour l’occasion, M.L’Allier arborera les couleurs du nouveau parti créé la semaine dernière, le Renouveau municipal de Québec.Ce nouveau-né de la politique municipale est en fait la fusion du Rassemblement populaire dont M.L’Allier est actuellement le chef, de l’Union municipale de Beauport et du Mouvement pour la réforme municipale de Charlesbourg.«On me demande de continuer encore un peu et pour un mandat, a dit M.L’Allier, hier, afin d'éviter que le défi de la construction de cette ville nouvelle ne devienne un cauchemar, un amalgame de demi-réformes, une occasion de sabotage qui permettrait à ceux qui s'y sont férocement opposés de dire ensuite qu'ils avaient raison de le faire.» M.L’Allier s’est d’ailleurs moqué de la mairesse de Sainte-Foy, Andrée Boucher, qui, selon certaines rumeurs, se porterait également candidate dans les prochains jours.«Je compare ça à un cuisinier qui promet de cracher dans la soupe mais qui te dit: “viens quand même chez nous!”» Soulignant qu’il «n’aime pas assez le pouvoir pour faire de la politique à tout prix avec n'importe qui», il a énoncé les objectif qu’il poursuivrait avec le Renouveau municipal: développement économique accru, mise en commun des ressources pour réduire les coûts, équité fiscale, amélioration de la démocratie municipale, etc.Jean-Paul L’Allier Alberta: Ralph Klein déclenche des élections PRESSE CANADIENNE Edmonton — Les Albertains iront aux urnes le 12 mars.Ainsi en a décidé le premier ministre Ralph Klein, qui tentera de donner alors aux conservateurs leur neuvième gouvernement majoritaire d’affilée.L’ex-maire de Calgary, maintenant âgé de 58 ans, n’a jamais perdu une élection depuis qu’il s’est lancé en politique, dans les années 80.Le 12 mars, il espère que la population lui confiera un troisième mandat consécutif «Le moment est venu de demander aux Albertains si des baisses d’impôt, un faible taux de chômage, de bons systèmes de santé et d’éducation, des programmes sociaux fiables, bref, si toutes ces caractéristiques sont celles qu’ils souhaitent pour l’Alberta quand la province deviendra centenaire, dans quatre ans», a dit M.Klein, hier, devant les membres de la législature.Après trois décennies au pouvoir, les conservateurs n’ont pas l’intention de se lais- ser déloger facilement En fait les conservateurs de Ralph Klein sont déjà en campagne électorale depuis quelques semaines: placards publicitaires, messages télévisés, porte à pprte, etc.La machine est lancée.A la dissolution de la chambre, les conservateurs jouissaient d’une confortable majorité, détenant 64 des 83 sièges.Les libéraux ont à leur tête une ancienne ministre conservatrice, Nancy MacBeth, qui s’était présentée contre M.Klein lors de la course à la direction de 1992.Elle estime que sous la gouverne de M.Klein le Parti conservateur s’est trop déplacé vers la droite de l’échiquier politique.Mme MacBeth, âgée de 52 ans, entend lutter principalement sur deux thèmes: la privatisation des soins de santé et la hausse du prix de l’énergie.Les libéraux ont présentement 15 députés à l’Assemblée législative.C’est quand même beaucoup plus que les néo-démocrates, qui ne comptent que sur deux députés.Pour la Saint-\/alentin offrez-lui Ces mots qui font l’amour 254 pages • 19,95* Éditions Rogers Media En vente chez votre libraire QUI fONr t’Aaou# Grand solde d'hiver 50% et plus Costumes d'automne 100% laine Réa.s»é0$ Importés d'Italie Solde 399$ Vestes-Blasers 100% laine Importés d'Italie Pantalons 100% laine Importés d'Italie Solde 299$ Rég : T95$ Solde 99$ Cravates 100% soie Importées d'Italie Du lundi au vendredi de 10 h à 18 h Samedi de 10 h à 16 h Tous les soirs après 18 h sur rendez-vous seulement Rég :-P5$ Solde 40$ 402-HOMMr 1118.rue Sainte-Catherine O , Bureau 200 Montréal (Québec) H3B 1H5 tél 861 3636 P :ff LES GRANDS PRIX QUÉBÉCOIS DE LA QUALITÉ APPEL PUBLIC DE CANDIDATURES Les Grands Prix québécois de la qualité constituent la plus haute distinction remise par le premier mihistre du Québec aux entreprises privées et organismes publics les plus performants.Objectifs Les Grands Prix québécois de la qualité visent à reconnaître publiquement les entreprises privées et organismes publics du Québec qui ont réussi à appliquer les principes de la qualité à tous les aspects de leurs activités et qui ont obtenu des résultats remarquables.Critères d’admissibilité Toute organisation, qu'elle soit manufacturière, de services, commerciale, publique ou privée, à but lucratif ou non, et qui a un établissement au Québec, est admissible à un des Grands Prix.La seule exigence est que les principales décisions, concernant la gestion de la qualité ou l'application de la stratégie émanant du siège social, résultent directement de l'organisation (unité de production ou de services autonomes).Mise en candidature Les entreprises privées et les organismes publics intéressés à • poser leur candidature peuvent obtenir les documents de mise en candidature auprès du Mouvement québécois de la qualité ou du ministère de l'Industrie et du Commerce ainsi que sur les sites web suivants : www.mic.gouv.qc.ca ou www.qualite.qc.ca.Période d'inscription Les organisations intéressées à poser leur candidature aux Grands Prix québécois de la qualité édition 2001 ont Jusqu'au 8 mai inclusivement pour nous faire parvenir leur dossier complet.Madame Sonia Leclerc Direction du développement des entreprises et des affaires Ministère de l'Industrie et du Commerce 380, rue Saint-Antoine Ouest, 5' étage Montréal (Québec) H2Y 3X7 Téléphone : (514) 499-6531 Télécopieur : (514) 873-9912 Québec Industrie et Commerce Renseignements : Madame Assia Akouche Mouvement québécois de la qualité 455, rue Saint-Antoine Ouest Bureau 404 Montréal (Québec) H2Z 1J1 Téléphone : (514) 874-9933/ poste 228 Télécopieur : (514) 866-4600 MOUvrwr.NT QUÉHf.C OIS DF LA QUALITÉ J I K I) E V 0 I H , L E M A I! I) I I 3 F É V R I E K 2 0 0 1 A I LES ACTUALITES EN BREF Cancer: le programme serait prolongé (Le Devoir) — le gouvernement québécois prolonge rait jusqu’en,2002 son programme de traitement de cancer aux États-Unis, selon ce qu’a appris Radio-Canada.Cette mesure, instituée en juin 1999 afin de réduire les délais d’attente en radiooncologie dans les hôpitaux québécois, devait prendre fin dans deux semaines.Jusqu'à présent, plus de 1300 Québécois atteints de cancer ont pu recevoir des traitements dans l’un des cinq hôpitaux américains avec qui Québec a négocié une entente.H a été impossible de taire confirmer la nouvelle auprès du cabinet de la ministre de la Santé.Après la neige, la pluie et le verglas.(Le Devoir) — Un bris d’une conduite d’eau de 40 pouces a inondé une partie de la rue Chanoine-Côté, hier après-midi, et forcé l’évacuation d’une trentaine de résidences de la ville de Vanier, à Québec.Une quinzaine de ces résidences ont été qualifiées de sinistrées par le service d’incendie de la Ville de Québec.Le périmètre touché, délimité par le boul.Hamel et les rues Gagné, Prouk et Chanoine-Côté, était toujours privé d’eau et d’électricité hier soir.la majorité des résidants concernés ont trouvé refuge chez des amis ou de la famille.Le service d’incendie devait procéder hier soir à la vérification des sous-sols résidentiels et évacuer l’eau restante avant de rétablir le courant.L’opération devrait être achevée ce matin.Les chargés de cours vont se faire voir (Le Devoir) — Les syndicats représentant 8000 chargés ¦ de cours ont décidé d’adopter un nouveau moyen de .pression.Sous le thème «La reconnaissance, je l’obtiens», ils effectueront des activités de «visibilité» durant toute la semaine.Les chargés de cours réclament une rémunération équitable et l’obtention de moyens afin de mieux encadrer les étudiants des universités québécoises.Les négociations piétinent à l’Université du Québec à Montréal et à l’Université du Québec à Rimouski.Une assemblée générale se tiendra jeudi à ITJQAM afin d’examiner les dernières offres patronales.Un violent incendie (PC) — Un incendie a complètement détruit hier deux entrepôts situés dans un complexe industriel de Lachu-te, au nord de Montréal.Le feu, qui a donné beaucoup ; de mal aux pompiers, s’est déclaré vers 5h hier matin dans un entrepôt que loue la compagnie Perkins pour y entreposer du papier.Le feu s’est ensuite propagé à un autre entrepôt appartenant à la compagnie Recypro, une entreprise recyclant des matières plastiques à par- ' tir de vieux ordinateurs.Les autorités municipales ont d’ailleurs craint que cette fumée soit toxique.Elles ont ¦ donc décidé de fermer des écoles du secteur et d’évacuer une vingtaine de résidences.Procès de Dave Hilton Protection des jurés Mathiew Hilton remonte dans le box contre la procureure Di Salvo JACQUES NADEAU LE DEVOIR Mathiew Hilton a corrigé son témoignage de vendredi dernier.HOLLANDE PARENT PRESSE CANADIENNE Le frère du boxeur Dave Hilton, Mathiew, a cherché hier à corriger le tir par rapport à son témoignage de vendredi dernier sur les périodes au cours desquelles il a côtoyé assidûment son frère en 1996,1997 et 1998.L’exercice revêtait une grande importance du fait que les gestes reprochés au champion mondial des super-moyens de la WBC auraient eu lieu pendant ces années.Hilton, dont le procès en était hier à la douzième journée, fait face à neuf accusations d’agression sexuelle sur des mineures.Alors que Mathiew Hilton revenait sur ses dires de vendredi, la procureure de la Couronne Hélène Di Salvo a voulu savoir si certains membres de la famille Hilton l’avaient influencé en ce sens au cours du week-end.Il a soutenu s’être rendu compte par lui-même qu’il s’était trompé, sans l’aide de l’accusé ou de quelqu’un d’autre.Passant à l’attaque, Mathiew, ancien champion mondial des poids moyens, a dit à la procureure de la Couronne Hélène Di Salvo qu’elle «changeait les mots».«Vous me mêlez quand vous parlez de dates», a-t-il poursuivi.Alors que les questions tombaient dru et que le témoin affirmait une chose et se corrigeait quelques secondes plus tard, la juge Rolande Matte de la Cour du Québec a émis ce commentaire à l’endroit de M° Di Salvo: «Vous embrouillez tout le monde par votre façon de poser les questions.» Visiblement piquée, M° Di Salvo a voulu s’expliquer.la juge a coupé court en lui disant: «Posez vos questions.» A la sortie de la salle d'audience, M‘ Di Salvo a affirmé: «Je n’étais pas confuse du tout.C’est la seule chose que je peux dire.» L’avocat de l’accusé, Me Paul Skolnik, estime que la procureure de la Couronne «pose des questions très vite».«Les témoins ne comprennent pas les questions et cela engendre de la confusion.Je pense qu 'elle doit ralentir m peu», a-t-il déclaré.Mathiew Hilton a été suivi à la barre des témoins par Dave Hilton père, qui, comme son fils, dit ne pas avoir vu quoi que ce soit de répréhensible dans le comportement de l’accusé envers les présumées victimes.Il a semblé piqué au vif quand M‘ Di Salvo a voulu savoir quel pourcentage de la bourse il avait touché lors de la victoire de Dave contre Stéphane Ouellet «Ça ne vous regarde pas», a répondu M.Hilton.La juge a estimé que la question pouvait être posée.Le père a indiqué qu’il avait reçu 30 % de la bourse.L’avocate a aussitôt demandé combien il toucherait au prochain combat.M.Hilton a indiqué que celp restait à déterminer.A la sortie de la salle d’audience, M' Skolnik a confié qu’il s’était interrogé sur la pertinence d’une telle question.«Peut-être que la Couronne a voulu montrer qu’il n’était pas crédible parce qu’il veut gagner de l’argent sur le prochain combat, s’il y a un prochain combat», a-t-il commenté.Le procès se poursuit aujourd’hui avec quelques questions qu’entend poser M' Skolnik à la mère des deux victimes alléguées de Dave Hilton.Elle sera interrogée, par vidéo, sur une brève rencontre survenue entre Jimmy Hilton, une fillette et la mère de celle-ci, au palais de justice de Montréal, avant que ne commencent leurs témoignages.Le public ne pourra assister au procès des motards PRESSE CANADIENNE Québec — Le juge Jean-Claude Beaulieu a rendu deux décisions visant à rassurer les membres, du jury qui auront à décider du sort des 11 motards dont le procès doit débuter la semaine prochaine.Quelque 350 candidats jurés ont été convoqués pour luqdi prochain.A la demande de la Couronne, le juge a décrété que le public ne serait pas admis dans la salle d’audience.De plus, les candidats jurés seront désignés uniquement par un numéro.Le magistrat a rejeté la demande de la défense qui souhaitait au moins savoir de quel quartier provient le candidat juré.Dans sa décision sur l’exclusion du public, le juge Beaulieu souligne le caractère exceptionnel de la cause et ajoute que «le tribunal estime qu’il faut s’écarter des sentiers battus et permettre une approche nouvelle vers une plus grande protection pour les membres du jury et ainsi faire en sorte que l’audition du procès se déroule dans le calme, la dignité, le respect et la sérénité nécessaires à ce genre de cause».Le public pourra voir et entendre le déroulement du procès dans une autre salle où il sera retransmis sur grand écran.Ix's avocats, les témoins, les membres du jury, le personnel judiciaire et les représentants de médias seront les seuls admis dans la salle d’audience.Rappelons que les onze intimés font face à 158 chefs d’accusation, dont 74 d’avoir commis des crimes au profit, ou sous la direction, ou en association avec un gang.Le procès devrait durer de trois à cinq mois.Chrétien s’adresse aux juges chinois Pékin (PC) — Pour le Canada, le respect des droits de la personne en Chine passe aussi par un système de justice moderne, a déclaré le premier ministre Jean Chrétien, aujourd’hui, dans un discours devant le Conseil de la magistrature chinoise.11 a fait le bilan de l’aide que le Canada a apportée à la Chine depuis 1994 afin de moderniser son système de justice et la formation des juges.Ce discours aux juges chinois constitue, selon les hauts responsables canadiens, un moment important de la visite de M.Chrétien en Chine dans le cadre de la mission d’Équipe Canada.«La Chine, a dit M.Chrétien, a franchi une étape importante, il y a deux ans, lorsqu ’elle a affirmé dans sa constitution le principe de la primauté du droit.» La primauté du droit offre la garantie que la loi s’applique à tous et que tous sont égaux devant la loi, a-t-il souligné.Avec l’appui du Canada, les progrès de la Chine en ce sens ont été notables, soutient M.Chrétien.MéIISS é ms?•.• • «.w • : çÿ- : mMM — », ¦ > ¦ mmms- 4,35 % 4,45 % 4,55% ("HJvio« 19 - Imi MNMri 4 44 % «ar I tMiJh** C »»ndMt 3 MU ("Hii»* 70 : Ô é: k/ m gps s ÊTh A'5' LES OBLIGATIONS PEER OBLIGATION D EPARGNE DU CANADA OBLIGATION A PRIME DU CANADA (nmtio* If «t 10 m *ttilt Iibou ju T mMs ?0(JI Cette année, pour votre REER, achetez les obligations garanties à 100% parle gouvernement du Canada.Intégrées à votre REER, elles vous assurent flexibilité, rendement garanti, et ne comportent aucuns Détournement de rivières Le BAPE aurait pu aller plus loin, selon Eau-Secours LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Tout en applaudissant à plusieurs recommandations du BAPE à propos du détournement de la tête des rivières Portneuf et Sault aux Cochons, sur la Côte-Nord, le rapport publié vendredi dernier par cette commission illustre à quel point les verdicts de cet organisme sont limités par son horizon et celui que lui imposent les promoteurs.C’est ainsi qu’a réagi hier le nouveau porte-parole du «comité des rivières» de la coalition Eau-Secours, Jean-François Blain, selon qui le BAPE «aurait pu aller sensiblement plus loin» dans son analyse si il avait eu en main les données nécessaires.Ce qui aurait été le cas, a-t-il précisé, si le dossier avait été soumis à la Régie de l’énergie, désormais privée de sa responsabilité en matière d’approbation des projets énergétiques.Ii‘ rapport du BAPE estime que le projet de détournement des deux rivières est acceptable dans la mesure où Hydro-Québec aurait préalablement épuisé son bassin d’efficacité énergétique et optimisé les équipements existants sur les rivières déjà harnachées avant de lancer de nouveaux projets, un jeu de priorités auquel applaudissent les deux groupes.Du côté de la Fédération québécoise du canot et du kayak (FQCK), on était ravi qu’un premier rapport recommande de préserver des parcours canotables par le maintien de leur débit d’été, un débit réservé sensiblement supérieur à celui réservé aux poissons, lequel tend d’ailleurs à s’étioler d’une année à l’autre.Mais pour la présidente de la FQCK, Sophie DeCorwin, en l’absence d’une vision globale des projets et de leurs impacts cumulatifs — la Portneuf et la Sault aux Cochons sont déjà harnachées par le secteur privé — la commission n’est pas vraiment outillée pour écarter carrément un projet.Eau-Secours pense la même chose: si la liste de tous les projets hydro-électriques avaient été soumise à la commission, au lieu de deux seulement, les commissaires auraient peut-être dit qu’il : ne fallait pas toucher aux deux rivières de la Côte-Nord en raison d’impacts trop importants par rapport à d’autres projets.«Le BAPE n 'a pas exigé d’Hydro-Québec, explique Jean-François Blain, qu’elle établisse si cette énergie servira des priorités internes ou des ventes à l’étranger, ce qui change l'ordre de priorités, ou quels sont les coûts réels de ces projets, ce qui empêche de porter un vrai jugement sur la pertinence des projets.La commission aurait dû utiliser ses pouvoirs d'enquête pour assumer ses responsabilités.» Quant à la FQCK, elle estime’ qu’il s’agit malgré tout d’un «excellent rapport» puisque la commission reconnaît fondamentalement la nécessité de protéger le patrimoine canotable du Québec, dans une région où ce patrimoine historique et collectif diminue constamment.frais.Pour un maximum de souplesse, optez pour l'Obligation d'épargne du Canada, encaissable en tout temps.EN BR E F Pour un taux d'intérêt plus élevé avec possibilité d'encaissement ou de transfert annuel, choisissez l'Obligation à prime du Canada.Demandez-les à votre institution bancaire ou financière.Pour en acheter directement' ou obtenir des précisions, composez le 1 888 773-9999.Faites de votre REER un placement solide.4 NOUVELLES OBLIGATIONS D'ÉPARGNE DU CANADA Canada I p ministff* des Finances peut mettre tin a la vente des obligations en tout temps ‘Ces tau* de 4.35%, 4 45% et 4.55% s appliquent auM au* Obligations à prime du Canada de rémission ?datée du Y mais t'WH pour les années commençant le l'mais ?0Ü1.le t mars 200?et le Y mars 2003 respectivement *’ Ce tau* s’applique également au* Obligations d épargné du Canada des éimssmés 58 et B4 datées du Y mars WW et du r mars 2000 respe< ttvement.pour i année commençant le r mars 2001 t les appels doivent être placés avant le 2?février 2001 pour obtenir un reçu officiel, applicable a l’année d imposition 2000 é Allan Rock souffre d’un cancer (PU) — D- ministre de la Santé Allan Rtx’k souffre d’un cancer de la prostate et subira une intervention chirurgicale aujourd’hui dans un hôpital de Toronto, a révélé hier soir le réseau anglais de la Société Radio-Canada.lies médecins qui ont diagnostiqué le cancer affirment que celui-ci en est à ses débuts et que le ministre Rm-k, Agé de 53 ans, devrait être complètement rétabli d’ici six à huil semaines.Alerte au virus (AFP) — Ijp virus informatique An-naKournikova.du nom de la joueuse de tennis, a fail son apparition et se propage à travers les systèmes de courrier électronique, av< v les risques d’engorgement des serveurs, ont indiqué hier des éditeurs de logiciels antivirus.Ce virus apparaît dans la Ixiitc aux lettres électronique avec un dossier attaché, lais-suit croire à l'utilisateur qu’il a reçu une photo de la célèbre joueuse.Ce virus a déjà été trouvé dans les systèmes de 50 grandes entreprises.1 A « L K DEVOIR, LE MARDI 13 K É V R I E R 20(11 LE DEVOIR ACTUALITES NAPSTER SUITE DE LA PAGE 1 Les membres de la «communauté» Napster mettent les fichiers musicaux stockés sur leur propre disque dur à la portée de la collectivité.Pour un utilisateur, il suffit de naviguer, chercher le titre désiré et le récupérer sur n’importe quel ordinateur personnel.La formule a conquis 50 millions de personnes sur la planète, déclenchant une guerre mondiale des majors pour obtenir la fermeture du site qui constituerait une violation du droit d’auteur.Une manche importante s’est jouée hier devant la Cour d’appel de San Francisco, mais la bataille n’est pas terminée pour autant Les tribunaux devront se prononcer sur le fond de la poursuite intentée par l’Association américaine de l’industrie phonographique (RIAA).Sans ordonner la fermeture immédiate de Napster, la Cour d’appel a conclu hier que le site «encourage et aide sciemment ses utilisateurs à violer les droits d’auteur des maisons de disque».La juge Marilyn Hall Patel, qui a émis une injonction ordonnant la fermeture de Napster en juillet dernier, devra tout simplement reformuler sa décision de façon plus pointue.La complexité de la cause tient au flou des lois adoptées en 1996 par le Congrès américain pour encadrer la propriété intellectuelle sur Internet.En théorie, le droit d’auteur s’étend à la grande toile.Il est par contre difficile, voire impossible, de faire respecter un minimum de lois dans ce far-west virtuel.Les juges tranchent au cas par cas.La fermeture imminente de Napster ne signe pas pour autant l’arrêt de mort de la pratique du téléchargement, au contraire.Sous une forme ou une autre, la technologie permettant de télécharger les grands succès d’hier et d’aujourd’hui demeurera accessible sur la boule féerique des trois «w».L’industrie pourra-t-elle combattre, un par un, tous les sites similaires qui émergeront au cours des prochaines semaines sinon des prochains jours?Le cas Napster révèle par ailleurs les limites de l’emprise que l’appareil judiciaire exerce sur les sociétés occidentales.Avocats et magistrats remodèlent de cause en cause le cadre social départageant les comportements légitimes des illicites au grand dam d'une certaine classe de l’Amérique.Mais surviennent à l’occasion des phénomènes à l’épreuve des lois, règlements et punitions parce qu’elles portent en elles les germes d’une révolution sociale.Napster en fait partie au même titre que la prostitution, l’usage de la marijuana ou le travail au noir.Aucune loi ni sentence ne viendra à bout de ces pratiques fort répandues pour ne pas dire enracinées dans la collectivité.Napster n’est qu’une appellation pour une technologie permettant de contourner la lucrative industrie de la distribution.C’est le cas non seulement dans le domaine de la musique, mais aussi celui du cinéma.N’importe quel ado débrouillard vous trouvera le plus récent blockbuster hollywoodien sur Internet si vous lui fournissez les bons outils.Depuis que le code empêchant le piratage des formats DVD est percé, l'industrie du cinéma a engagé à son tour une bataille juridique pour violation des droits d’auteur contre des sites d’échange fonctionnant sur le modèle de Napster.Le progrès informatique a permis au public de se livrer à des pratiques consuméristes libres de toute forme de redevance.C’est là que le bât blesse.L’industrie n’est pas attachée au modèle de conservation matérielle des enregistrements.Il s’agit tout au plus du moyen par lequel elle a réussi à percevpir ses bénéfices avec efficacité et simplicité.Aux Etats-Unis seulement la vente de disques génère bon an mal an 15 milliards de dollars (américains évidemment).Quelques futés du capitalisme ont déjà compris le caractère irréversible des changements et préparent une contre-attaque.Le géant-producteur-de-contenu allemand Bertelsmann AG (dans lequel vient d’investir Power Corp.) et deux importantes étiquettes indépendantes ont forgé des alliances avec Napster.Ils proposeront dès l’été 2001 un service de téléchargement de musique par abonnement dit «respectueux» des droits d’auteur.Emusic.com offre déjà un service similaire à Napster avec un système fonctionnel de redevances.Napster a aussi proposé en novembre d’imposer des frais d’adhésion de 4,95 $ US par mois aux internautes qui téléchargent de la musique à partir de son site.Une proposition jugée insuffisante par l’industrie du disque.Comme l’a constaté avec lucidité l'avocat de Napster, David Boies (celui qui a remporté le procès anti-trust contre Microsoft au nom du gouvernement), l’industrie du disque se bat pour tuer ou contrôler une technologie concurrente.La deuxième hypothèse est la plus prometteuse.Que les artistes ne se méprennent pas.Leur droit inaliénable de «faire la piasse» est assujetti à celui des distributeurs de «faire la passe».Le modèle Napster procure aux artistes une occasion inouïe de rejoindre sans détour un public potentiel; une occasion de se venger d’une industrie qui n'a plus l’audace nécessaire pour débusquer de nouveaux talents.Elle s’en remet à des valeurs sûres, voire prévisibles; des gros canons d'antan ou de jolis visages bien mis en marché.Elton John ou Britney Spears.Santana ou Ricky Martin.Le risque est évacué au profit de la rentabilité.Combien de génies seront ignorés?Pour l’heure, la révolution numérique se dessine sur le paradigme du vol dans l'industrie du disque.Les maisons de disques et leurs stars traitent les adeptes de Napster de pirates ou de voleurs parce qu’elles ne peuvent se résoudre à accepter le principe de la gratuité.Le public et des vedettes dissidentes comme Courtney Love accusent les majors de s’enrichir effrontément en laissant des miettes aux interprètes.C’est entre ces deux extrêmes que la distribution par Internet trouvera sa voie au profit d’une plus grande diversité culturelle et d’une plus grande accessibilité du public aux artistes boudés par le mainstream.I>e modèle de la gratuité est condamné à l’échec — n’en déplaise aux rêveurs et aux idéalistes.Dans la férocité de la bataille contre Napster, l'industrie a révélé son vrai visage.Elle tient la démocratisation de la culture pour une hérésie.Rectificatif Dans un article publié à la page A 2 de notre édition du week-end sous le titre «Iu?s risques d’une presse concentrée dans les mains de conglomérats», il était mentionné que Le Nouvel Observateur i'\.zA la propriété du conglomérat français Vivendi.Or il s’agit plutôt de L'Express.Nos excuses.GIRES SUITE DE LA PAGE 1 prochain, vise les services d’un intégrateur de systèmes informatiques, ainsi nommés dans le jargon, comme les firmes CGI, DMR ou LGS.On indique au Conseil du trésor que les services d’intégrateurs informatiques avaient déjà été retenus pour GIRES à la faveur de contrats modestes de l’ordre de «trois ou quatre millions».Ce nouveau contrat de 100 millions, répartis sur une période de six ans, remet la maîtrise d’œuvre du projet à une firme externe afin de permettre au gouvernement de se prémunir contre d’autres dépassements de coûts.«L’alliance recherchée se caractérisera par le partage des risques inhérents au projet», a précisé M.Léonard.La firme choisie sera «imputable du respect des échéanciers, des coûts et des niveaux de services par l’application de pénalités», écrit le président du Conseil du trésor.Il y a deux ans GIRES, qui vise à remplacer les vieux systèmes SAGIP et SYGBEC du début des années 70 ainsi que 1000 systèmes sectoriels, par le progiciel de gestion intégré de la firme Oracle, avait fait l’objet d’une première évaluation de 85 millions.Le premier responsable du projet s'est cassé les dents sur la complexité de la tâche.Au printemps 2000, il fut remplacé par Jocelyne Lefort, secrétaire associée à la gestion intégrée des ressources au Conseil du trésor.Dans son dernier rapport le vérificateur général soulignait qu’après avoir investi 70 millions dans le projet, «le gouvernement avait encore une vision imprécise de celui-ci».Cette somme avait été engagée avant que le gouvernement ne dispose des études nécessaires sur la portée du projet, son modèle d’affaires, sa stratégie d’implantation et son coût.«Je demeure perplexe devant l’importance des sommes investies jusqu’à maintenant, dans un projet si peu déjini», écrivait Guy Breton.MEXIQUE SUITE DE LA PAGE 1 — un passage peut coûter deux, trois, cinq mille dollars américains — et rendu le recours aux «coyotes», aux polleros, plus nécessaire que jamais.De petites, ces organisations sont devenues grandes et de plus en plus souvent liées aux cartels de trafiquants de drogue.Autre effet pervers: devant la difficulté plus grande de passer la frontière, ceux qui «passent», après une ou plusieurs tenta,lives, ont tendance à rester plus longtemps aux Etats-Unis alors que, traditionnellement, une part importante des migrants rentrent au bout de quelques mois, après avoir travaillé dans le domaine de la construction, de la restauration, de l’agriculture.Le Mexique est la plus importante source de migration aux Etats-Unis, toutes catégories confondues: les Mexicains sont environ 15 millions à y vivre; de trois à cinq millions d’entre eux sont,dans une situation irrégulière.Globalement, les Etats-Unis accueillent actuellement des étrangers à un rythme inégalé dans leur histoire.James Goldsborough, chroniqueur au San Diego Union-Tribune, dit que les politiques d’immigration américaines, dans le domaine du légal comme de l’illégal, des emplois de haute technologie comme des petits métiers de subsistance, ont sombré dans une totale anarchie qui équivaut dans les faits, et contrairement à l’impression que donne la très contraignante réforme fédérale de 1996, à une «politique de portes ouvertes».Une politique instillée par les lobbys d’employeurs contre lesquels la classe politique, à commencer par le président sortant Bill Clinton, n’a pas eu le courage de résister au début des années 90 au moment où la Californie, qui avait voté pour lui, traversait une grave crise économique.Une situation «hors de contrôle» La situation est aujourd’hui hors de contrôle, écrivait l’automne dernier M.Goldsborough dans la revue Foreign Affairs, et si rien n’est fait, elle va exploser au visage des politiciens.Les,réactions anti-immigrantes vont se multiplier aux Etats-Unis.Les Roger Barnett de ce monde, cet éleveur de l’Arizona qui s'est lancé l’été dernier dans une «chasse aux illégaux», vont faire des petits.Ainsi que les propositions discriminatoires, comme la Proposition 187 votée par les Californiens — mais plus tard invalidée par les tribunaux — pour bloquer l’accès des illégaux aux services publics.Et M.Goldsborough est assez convaincu qu’en entraînant une diminution de la disponibilité de l’emploi, le ralentissement de l’économie qui s’amorce après presque une décennie de croissance, va empoisonner la situation.Justement.Le sénateur républicain du Texas, Phil Gramm, vient de déposer un projet de loi prévoyant la création de programmes de travailleurs invités et la régularisation du statut de millions d’illégaux.Instantanément, son projet a mobilisé l’organisation radicale californienne Voice of Citizens Together.Car elle estime que l’immigration mexicaine est une «jnvasion» qui menace la souveraineté même des Etats-Unis.Elle prépare pour la mi-février une «marche pour sauver l’Amérique».M.Gramm a du reste des ennemis des deux côtés: traditionnellement identifié à l’aile dure et antiimmigrante du Parti républicain, il soulève aussi le soupçon parmi les organisations de défense des droits des hispanophones.Que promettent de faire MM.Bush et Fox, ces deux «conservateurs à visage humain», qui doivent d’ailleurs se rencontrer le J 6 février au ranch du président mexicain dans l’État de Guanajuato?Le premier, qui cultive soigneusement son image de politicien «pro-lati-no», s’est vaguement déclaré favorable à la création de programmes de travailleurs invités, un peu comme celui liant le Canada et le Mexique depuis 25 ans, et patine autour de l’idée d’une régularisation par amnistie du statut des clandestins.Comme le propose M.Gramm.Mais la militarisation de la frontière ne semble pas remise en cause dans l’immédiat.Le second, qui n’a pas moins une image à cultiver, estime aussi que des programmes spéciaux pourront faire diminuer la pression.Mais il croit fondamentalement que la solution passe à long terme par la croissance de l’économie mexicaine et par la réduction des écarts de revenus entre les deux pays.«Mais ça, c’est à très long terme, dit Mme Verea.L’attrait du Nord n 'est pas près de disparaître.» Avec audace, Fox propose que l’Amérique du Nord forme éventuellement un marché commun à l’européenne et que, d'ici dix ans, les travailleurs puissent circuler librement d’un pays à l'autre.L’idéq a été reçue avec incrédulité au Canada et aux États-Unis, avec beaucoup d’intérêt au Mexique.En cela, M.Fox touche à l’une des principales critiques faites par la gauche mexicaine à l’endroit de l’Accord de libre-échange (TALENA), dont elle n’a jamais apprécié l’étroite configuration commerciale.En intellectuelle, Mme Verea estime en effet que, dans la foulée de l’ALENA et dans la perspective d’une mondialisation plus aiguisée, l’immigration mexicaine aux Ét ats-Unis invite — urgem-ment, dit-elle même — à s’interroger sur les concepts de souveraineté.d'Etat-nation, d'application extraterritoriale des lois et de libre-circulation des individus.«Ce que propose Fox est utopique, dit-elle, mais ça vaut quand même la peine d’y réflé- chir.» Selon elle, les pressions sociales et culturelles vont de toute façon forcer les gouvernements et les opinions publiques à élargir leur conception du libre-échange.Une banque pour immigrants La réglementation est-elle possible?Mme Verea le çroit.A son avis, l’Amérique du Nord devrait se doter tout de suite d’une autorité supranationale en matière d'immigration, constituée d’une commission permanente chargée de définir une politique globale et d’une autorité interministérielle investie de pouvoirs de mise en application.Concrètement, elle croit que devrait être, créé pour les Mexicains qui vont travailler aux États-Unis un système de visas spéciaux qui ne les lieraient pas spécifiquement à un employeur ou à une région et qui les autoriseraient au bout d’un certain temps — disons cinq ans — à obtenir le statut de résidant permanent.Un système de visas e.xiste déjà pour les travailleurs saisonniers aux États-Unis mais il est restreint et bureaucratisé, de telle façon que les employeurs américains, qu'on laisse faire, trouvent infiniment plus commode d’avoir recours à des sans-papiers.On pourrait aussi imaginer, selon Mme Verea, des programmes de rapatriement comportant des incitatifs économiques.Cela pourrait prendre la forme d’une banque d’épargne spéciale où, sur entente binationale, un pourcentage de la paie du travailleur immigrant serait retenu jusqu’à ce qu'il rentre au Mexique.Cette retenue pourrait être bonifiée, pat; exemple, grâce à des taux d’intérêt avantageux.A cette banque spéciale pourrait être jouxté un fonds États-Unis-Mexique de soutien économique qui ajouterait un dollar à chaque dollar épargné par le travailleur, consentirait des prêts sans intérêt, etc.Mme Verea signale qu’un programme de cette nature existe entre le Canada et certains gouvernements caribéens.Le projet de loi du sénateur Gramm met d’ailleurs en avant l’idée d’un tel programme d’épargne.Fausse pénurie?Le chroniqueur Goldsborough doute des vertus curatives des programmes de travailleurs invités: rien de plus permanent qu’un travailleur invité.Il croit surtout, comme bien d'autres d’ailleurs, qu’ils sont des instruments d’exploitation.Aussi doute-t-il, chjffres à l’appui, que la vigueur de l’économie des États-Unis ait créé partout la pénurie de travailleurs que l’on prétend.Les Mexicains sont dociles, peu scolarisés, disposés à travailler sous les normes du travail américaines.Leur présence, dit-il, sert en fait à pousser les salaires de l'ensemble des travailleurs vers le bas.Une étude du Centre d’études sur l’immigration, à Washington, disait récemment que les politiques migratoires américaines avaient provoqué une croissance importante de la pauvreté aux Ét^its-Unis et creusé le fossé entre riches et pauvres.A la «latinisation» de la culture américaine se collerait une moins prometteuse latinisation économique là où les Mexicains sont les plus nombreux — en Californie, au Texas et dans l’Illinois.Une bombe à retardement?Reste une importante donnée démographique, relevée par maints observateurs: le boum de la main-d'œuvre mexicaine traverse des années de pointe, tributaires d’un taux de natalité élevé qui a commencé à chuter.Des prévisions indiquent que le groupe d’âge de 15 à 44 ans diminuera considérablement d’ici la fin de la décennie.Auquel cas il est possible qug les politiciens et leur bureaucratie se croiseront tout simplement les bras en attendant que passe la tempête.FRONTIERE SUITE DE LA PAGE 1 femmes centro-américaines et caribéennes qui se prostituent dans six municipalités de cette région frontalière sont des mineures de 13 à 17 ans.Un commentateur, Ignacio Morales Lechuga, écrivait récemment dans les pages d’El Universal, l’un des principaux quotidiens de Mexico: «Depuis quelques années, nous faisons subir aux migrants d’Amérique centrale les mauvais traitements, les abus ef l’indifférence dont nous nous plaignons auprès des Etats-Unis.Intervention dans les politiques intérieures de ces pays, coups de filet et détentions dégradantes.Nous commettons au sud les injustices que nous combattons au nord.» Il n'en a pas toujours été ainsi, affirme M.Morales.Il fut un temps où le Mexique avait un comportement autrement plus généreux face aux immigrants et aux réfugiés.Ç'a été le cas dans les années 80 lorsque des dizaines de milliers de Guatémaltèques et de Salvadoriens ont traversé la frontière, fuyant les guerres civiles.Des mesures avaient alors été appliquées en collaboration avec le Haut-Commissariat aux réfugiés des Nations unies dans une double perspective d’accueil et d'intégration.Dans le cadre d’un projet de développement baptisé le plan Puebla-Panama, le nouveau gouvernement Fox prétend du reste vouloir redéfinir ses relations avec l’Amérique centrale.A savoir: parvenir à terme à une plus grande intégration régionale qui rompe avec le paternalisme et les comportements unilatéraux dont fait preuve Mexico face à l'isthme centio-américain.GENOME SUITE DE LA PAGE 1 — appelé «junk» dans le jargon des scientifiques —, dont les chercheurs ont longtemps pensé qu’il n’avait aucune fonction.Aujourd’hui, en constatant que l'être humain comporte trois fois moins de gènes que prévu, les scientifiques croient que cet ADN non codé jouerait un rôle plus important que prévu.«Si ces régions sont là, ce n’est pas pour rien», dit le D‘ Ber-nard Massie, de l’Association de thérapie génique du Québec.Et maintenant?Il faudra classer tous ces gènes par «familles», un peu comme les plantes l’ont été en botanique, explique le D' Massie.Par exemple, le gène est-il placé ou non à la surface de la cellule?Quelles sont ses propriétés biochimiques?Car il ne suffit pas d’identifier le ou les gènes défectueux, rappelle le D’ Thomas Hudson du Centre génomique de Montréal.«La complexité ne vient pas seulement des gènes mais plutôt de la façon dont ils sont rattachés ensemble pour faire des protéines.Ce sont des mécanismes qu'on connaît à peine, dit le Dr Hudson.On connaît depuis dix ans le gène de la fibrose kystique mais on n à pas encore trouvé de nouveau traitement.Pour les cancers du sein, de la prostate et du côlon, il existe des dépistages précoces pour les familles à haut risque.Pour certaines maladies, il y aura des applications rapides, mais pas pour d’autres.» Privé contre public La course au séquençage est aussi celle des secteurs privés et publics.Les scientifiques du monde entier ont accès gratuitement aux découvertes réalisées par le consortium international formé de centres de recherches universitaires publics.Une compagnie privée américaine, Cetera Genomics Corp, mène également ses propres travaux sur le séquençage mais ne divulgue ses résultats qu'aux chercheurs prêts à payer 250 000 $ par année (selon les informations révélées par The Globe and Mail hier).«Je ne pense pas que Cèlera en connaisse deux fois plus, croit le Dr Hudson.Le privé a accès à l’information publique et privée; il met ça ensemble et ça donne des “détails”.Quand on a déjà 95 % de l’information, ça ne nous monte pas à beaucoup plus.L’assemblage devrait être un peu plus raffiné mais, comme je ne l’ai pas vu, je ne peux pas dire.» Plusieurs scientifiques croient d'ailleurs que toute l’information concernant les gènes devrait être considérée comme un patrimoine mondial.Jusqu’ici, le Dr Hudson n’a d’ailleurs travaillé qu’avec l’information publique disponible sur Internet En plus de «l’abonnement» à ses résultats, Celera pourrait bien demander des droits pour des découvertes faites à partir de ses données, croit le Dr Hudson.«Et il y a tellement d’informations parues dans la dernière année qu on en est débordé! Alors, les 2 ou 3 % de Celera qui peuvent me manquer, ça ne me préoccupe pas beaucoup.» Espoirs.et inquiétudes H n’y a pas que les malades qui pourraient profiter d’une meilleure connaissance de la séquence des gènes.Les compagnies d’assurances et les employeurs pourraient aussi être tentés d’en savoir plus sur les gènes de leurs employés, question d’écarter des candidats prédisposés à une grave maladie.La stratégie a déjà fait des victimes.La Commission américaine de l’accès équitable à l’emploi (EEOC) a créé un précédant la semaine dernière en poursuivant en justice la société ferroviaire Burlington Northern Santa Fe Railroad pour avoir pratiqué des tests génétiques sur ses employés sans leur consentement.L’EEOC a découvert que ces tests avaient été pratiqués après que plusieurs employés eurent réclamé des prestations à cause du syndrome du canal carpien, une affection des os du poignet commune aux personnes manipulant des claviers.Or, des études auraient laissé entendre qu’une mutation du chromosome 17 prédisposait à ce mal.Pour beaucoup d’experts, la seule solution, c’est la ¦ protection juridique.«Sans garde fous adéquats, la révolution génétique pourrait signifier un pas en avant pour la science et deux pas en arrière pour les droits civiques», écrivent cette semaine les sénateurs américains James Jeffords et Tom Daschle dans Science.Pour eux, on pourrait aboutir à «la création d’une nouvelle sous-classe: les génétiquement défavorisés».M.Daschle se dit ainsi favorable à un texte proche de la Déclaration universelle sur le génome humain et les droits de l'Homme, adoptée le 11 novembre 1997 par l’UNESCO.Son article 6 établit ainsi que «nul ne doit faire l’objet de discriminations fondées sur ses caractéristiques génétiques qui auraient pour objet ou pour effet de porter atteinte à ses droits individuels et à ses libertés fondamentales et à la reconnaissance de sa dignité».Avec Associated Press Sur le Net: Nature: www.nature.com Science: www.sciencemag.org DIVERSITE SUITE DE LA PAGE 1 Se disant convaincu que Le Devoir «peut et doit occuper une plus grande place sur le marché», entre autres en établissant des partenariats et des alliances stratégiques, Bernard Descôteaux remarque toutefois que face à deux grands empires comme Québécor et Ges-ca les conditions de concurrence auxquelles sera soumis Le Devoir seront «de plus en plus difficiles».Bernard Descôteaux évoque ainsi une guerre des prix d'abonnements qui se dessine entre La Presse et Le Journal de Montréal.De plus, dit-il, «U faudra se méfier aussi du comportement des agences de publicité, qui pourraient être tentées de concentrer leurs placements publicitaires dans les journaux de ces deux groupes», des annonceurs nationaux ayant déjà tendance à délaisser Le Devoir.L’existence d’un duopole «aura aussi des effets négatifs dans le secteur de la distribution» ajoute-t-il, tout comme il pourrait avoir un impact sur la disponibilité des contenus en provenance de la Presse canadienne.Bref, cette nouvelle concentration fragilise Le Devoir.IjC directeur du journal plaide pour une intervention gouvernementale afin d’-axsurer la pluralité et la diversité de la presse».S'opposant à une règle fixe qui fixerait un seuil au-delà duquel la concentration de la propriété des médias deviendrait inacceptable, Bernard Descôteaux prône plutôt différents mécanismes publics d'évaluation des transactions.Il demande également que les entreprises de presse soient tenues de divulguer chaque année la liste de leurs administrateurs, de leurs revenus, de leurs dépenses, les liens entretenus avec d’autres entreprises, et ainsi de suite.t I.E DEVOIR.E M ,\ RDI I :$ E E V R I E R E C 0 N 0 M IE Aide au développement L’investissement direct privé a pris le relais Géraldine amiel AGENCE FRANCE-PRESSE Paris — Les crises financières de 1997-98 et la mondialisation ont entraîné d’importants change ments de l’aide au développement en 1999: les capitaux privés ont bien conservé la première place mais les investissements directs supplantent les prêts bancaires, selon un rapport publié par l’OCDE hier.Au total, l’aide au développement en 1999 des pays membres du Comité d’aide au développement (CAD) de l’OCDE a totalisé 248 milliards de dollars, contre 230,8 milliards en 1998.«Avec 159 milliards de dollars, les apports privés ont représenté 64 % des financements extérieurs totaux en 1999», a relevé le Comité dans son rapport annuel.En 1998, ces apports privés représentaient 134 milliards de dollars.Le financement public du développement s’est élevé en 1999 à près de 85 milliards de dollars, soit 34,2 % du montant total des aides des pays membres du CAD à destination des pays émergents.Déjà, depuis le début des années 1990, les capitaux privés ont pris une place prédominante dans le financement de l’aide au développement, culminant en 1996-1997 avant de décroître.Si 1999 marque la reprise de la BŒUF La colère des Brésiliens s’amplifie San Paulo (PC) — Alors que des manifestants faisaient griller une demi-tonne de bœuf brésilien devant le consulat canadien à Sao Paulo, lundi, des dirigeants syndicaux ont annoncé que les débardeurs cesseront de décharger des produits canadiens dans le port de Santos.C’est la plus récente expression de l'indignation croissante des Brésiliens contre la décision du Canada d’interdire l’importation de boeuf de ce pays, par crainte de la maladie de la vache folle.Les partenaires du Canada au sein de l’Accord nord-américain de libre-échange — Etats-Unis et Mexique — ont dû lui emboîter le pas.Organisée par une confédération de syndicats, la manifestation, pacifique et disciplinée, a réuni quelque 400 personnes, en plus de trois vaches et sept boeufe, devant le consulat canadien.Le consul général, Jean-Michel Roy, a indiqué qu’aucun membre du consulat n'a assisté au barbecue.Les protestataires n’ont pas demandé de rencontre avec le personnel du consulat, a-t-il dit.S’ils l’avaient fait, M.Roy dit que le consulat aurait reçu une délégation et aurait transmis les préoccupations exprimées.Selon M.Roy, la manifestation a duré environ six heures, au son de musiciens brésiliens se produisant en direct.Tout s'est déroulé paisiblement, a-t-il dit, soulignant que le consulat a poursuivi ses activités comme d'habitude.Pendant que manifestants et passants se régalaient de bœuf grillé, les organisateurs ont fait savoir qu’à compter de jeudi, les débardeurs du port de Santos, à 70 kilomètres au sud-est de Sao Paulo, cesseront de décharger les produits canadiens.En outre, les débardeurs s’efforceront d'empêcher les bateaux canadiens d’accoster, a prévenu le président du syndicat des dockers de Santos, Vanderlei de Jesus.E N BREF La Maritime affiche un profit de 85,9 millions (PC) — la compagnie d’assuran-ce-vie la Maritime rapporte un bénéfice net aux actionnaires de 85,9 millions pour l’exercice 2000.Il s'agit d’une hausse de 137 % com-parativement aux 36,2 millions enregistrés pour l’exercice 1999.Les recettes totales de la société en 2(X)0 se sont chiffrées à 1,8 mil-liard, soit 2 % de moins que le 1,83 milliard de l'année précédente.«Nous nous réjouissons de ces résultats, a expliqué Bill Black, président et chef de la direction de la Maritime.Cette hausse s'explique en grande partie par les synergies significatives en ce qui concerne l'impôt et les dépenses générées en 2000par l'acquisition d'Aetna Canada.» ( Aide pdk(ftô]Qa©0Qo Les principaux donateurs des membres du CAD* en 1999 * Comité d'aide au développement en milliards de dollars c'î ri p o co CO fs.(Q croissance de la part du financement privé dans l’aide au développement, il a néanmoins changé de nature, sous l'influence des crises financières en Asie, en Russie et en Amérique latine entre 1997 et 1998, a relevé le CAD.Ainsi, au sein de l’aide au développement, les prêts bancaires et obligataires internationaux ont considérablement chuté tandis que les investissements directs étrangers (IDE), c’est-à-dire des acquisitions ou des créations d’entreprises en majorité, ont pris leur place, enregistrant une croissance régulière depuis 1996.Les investissements ont pu supplanter les prêts bancaires car, moins réactifs aux soubresauts des marchés financiers, ils sont davantage conditionnés par les perspectives de croissance à long terme.De même, ces investissements sont la marque d’une mutation dans les esprits des pays qui fournissent l’aide: il ne s'agit plus de donner de l’argent ou de réduire l’endettement, mais d’offrir mie solution globale qui attaquera la pauvreté sur tous ses fronts: santé, éducation, environnement, finances publiques, infrastructures.«Depuis deux ans, le paysage de la coopération pour le développement, du développement lui-même, dans un cadre de plus en plus mondialisé, a profondément changé».a expliqué lors d’une conférence de presse hier à Paris le président du CAD, Jean-Claude Faure.Alors qu’un cinquième de la population mondiale (1,2 milliard de personnes) vit avec moins d’un dollar par jour, que près de la moitié du monde vit avec moins de deux dollars quotidiens, il s’agit de lutter contre la pauvreté pour engager les pays émergents «sur la voie d’un développement durable», a souhaité M.Faure.En 1999, les IDE se sont élevés au montant record de 131,8 milliards de dollars, soit 53,2 % de l’aide totale au développement, contre 119,8 milliards en 1998.Toutefois, les investissements demeurent concentrés dans les économies les plus dynamiques, regrette le CAD.«Parmi les pays pauvres, certains parviennent à s’attirer des apports d’IDE, surtout pour leurs industries pétrolières et minières», indique-t-il.De leur côté, les prêts bancaires internationaux ont en 1999 accusé un solde négatif (davantage de remboursements que de prêts) de 75,5 milliards de dollars, après déjà un solde négatif de 80,4 milliards de dollars en 1998, soit leur plus forte contraction après avoir représenté 30 % des apports privés au financement de l’aide au développement en 1996 avec un solde positif de 86 milliards de dollars.BCE et Internet sans fil (Le Devoir) — BCE et Bell Mobilité ont lancé hier une nouvelle entreprise de participation par actions qui appuiera la recherche et le développement et investira dans des entreprises de services Internet sans fil.BCE Investisse ments a investi 30 millions dans la création de la société à capital de risque Placements Bell Mobilité.«Ces fonds seront utilisés pour faire des placements en actions dans des entreprises qui innovent dans les domaines de la transmission de données et d'Internet sans fil, et dans le financement de leurs activités de recherche et développement».a souligné BCE.AVIS PUBLIC COMMUNAUTÉ MÉTROPOLITAINE DE MONTRÉAL Séances extraordinaires des membres du conseil Avis public est donné par le soussigné, secrétaire de la Communauté métropolitaine de Montréal (ci-après la Communauté) que les membres du conseil de la Communauté ont adopté le 23 novembre 2000, le calendrier de leurs séances pour l'année 2001.Le conseil se réunira en séance ordinaire tous les deux mois, le troisième jeudi du mois (avec relâche durant l’été).Les dates spécifiques des séances publiques sont les suivantes: Jeudi, le 15 février 2001 à 19h Jeudi, le 19 avril 2001 à 19h Jeudi, le 21 juin 2001 à 19h Jeudi, le 20 septembre 2001 à 19h Jeudi, le 15 novembre 2001 à I9h Les séances du conseil auront lieu à l’endroit suivant: Centre Mont-Royal Salon Cartier I et II 1000, rue Sherbrooke Ouest, 3' étage Montréal Une période de question du public est prévu au début des séances et les personnes désirant poser des questions devront s’inscrire entre 18h30 et 19h05 auprès du représentant du secrétaire de la Communauté, à l’entrée de la salle du conseil.À la séance du 15 février 2001, le comité exécutif déposera au conseil le projet de budget pour l’année 2001.Donné à Montréal Ce 13' jour de février 2001 Pierre F.Côté, c.r.Secrétaire Communauté métropolitaine de Montréal T va retraite plein confort est toujours la meilleure.Le REER à taux progressif Placements Québec, ce qu’il y a de mieux pour planifier la retraite.Des taux avantageux garantis et fixés pour dix ans, l’assurance d’un excellent rendement.Le loup et le pognon Venez nous rencontrer : Aux Galeries d’Anjou DU 15 AU 18 FÉVRIER • Jeudi et vendredi : 11 h à 21 h • Samedi : 11 h à 17 h • Dimanche : 12 h à 17 h Au Carrefour Laval DU 22 AU 28 FÉVRIER • Lundi au mercredi : 11 h à 17 h • Jeudi et vendredi : 11 h à 21 h • Samedi : 11 h à 17 h • Dimanche : 12 h à 17 h Au Carrefour l’Industrielle-Alliance 977, rue Sainte-Catherine Ouest (voisin de Simors, niveau Métro) DU 1er FÉVRIER AU 1er MARS INCLUSIVEMENT • Lundi au vendredi : 10 h 30 à 16 h 30 • Samedi et dimanche : 13 h 30 à 16 h 30 Un bien meilleur taux d’intérêt la première année grâce à un généreux boni et, du gouvernement du Québec, une solide garantie.7 ,50 % la dixième année 5 ,35 % la première année incluant le boni de 1 % pour les nouveaux fonds REER Æ V Quebec sa sa Placements Québec REER à taux PROGRESSIF PLACEMENTS QUÉBEC www.placementsqc.gouv.qc.ca Pour la région de Québec composez le 521-5229.Heures d’ouverture : du lundi au vendredi, de 8 h à 20 h, et tous les samedis de février, de 10 h à 16 h.T— IUal il
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