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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2001-04-23, Collections de BAnQ.

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-?w w w .I e d e v o i r .f o DEVOIR V u l .X ( I I X " 8 7 ?I.K I 1 \ D 1 2 A V R I I 2 O O I 8 7c +TA \ t s ; I $ ft I ARK Y nOWNINC, RM IKKS Le président mexicain Vicente Fox, le premier ministre canadien Jean Chrétien et le président américain George Bush ont tenu une rencontre trilatérale, hier à Québec, en marge du Sommet des Amériques.LES 33 FONT PRESSION SUR HAITI Sommet des Amériques 2001 Le sommet accouche comme prévu d'une clause démocratique MANON CORNELLIER LE DEVOIR Québec — Tenu sur le thème central de la démocratie, le Sommet des Amériques a adopté comme prévu une clause démo- cratique.Les 33 chefs d’État et de gouvernement n’ont cependant adressé qu’un appel verbal au président haïtien Jean-Bertrand .Aristide afin qu’il s’attaque sérieusement aux problèmes électoraux dans son pays.Le sommet qui a pris lin hier, a aussi cherché à accroître sa crédibilité en adoptant de nouveaux mécanismes pour assurer le suivi de son plan d’action et en obtenant, pour la première fois, certains engagements financiers des institutions financières internationales actives dans la région.la situation en Haiti a fait l’objet de nombreux conciliabules dans les jours qui ont précédé le sommet et tout au long de la fin de semaine.Les pays des Caraïbes, Haïti et les pays dits amis, c’est-à-dire le Cajiada, le Brésil, l’Argentine et les Etats-Unis n’ont pas réussi à s’entendre sur un texte officiel de déclaration.VOIR PAGE A 8: HAÏTI SODA Pour usage à l’extérieur seulement Québec — Dimanche matin.Un tout léger crachin tombe sur Québec.H fallait s’y attendre, après une semaine de soleil, dont celui de samedi, ardent et résolu comme un défonceur de clôture, qui a achevé de rendre rouges les visages de ceux qui, faut-il croire, avaient déjà les idées dans les mêmes coloris, de ceux qui ont pris part à la marche des «peuples» et donné sérieusement à penser que les «peuples» sont syndiqués FTQ ou CSN.Il fallait s’y attendre, c’est écrit en toutes lettres dans le manuel des médias gracieusement distribué par le gouvernement du Canada, hôte officiel du Sommet des Amériques 2001 (SodA): «En avril, le climat à Québec est plutôt variable.» Ce «plutôt» est adorable.Pas tout à fait variable, mais pas vraiment invariable non plus.On peut aussi suivre un autre des conseils du manuel, à la section «Divertissements»: «Une promenade à pied ou en calèche demeure la meilleure façon de découvrir les rues pittoresques du Vieux-Québec».Tu parles, Charles.En calèche?Pas vu l’ombre du reflet de la queue d’un sabot depuis un sacré bout de temps.H faut dire qu’il paraît que les masques à gaz version équine se détaillent plutôt cher merci.À pied?Encore faudrait-il s’entendre sur ce qui est pittoresque.Des commerces placardés rue Saint-Jean où il ne se passe strictement rien et où on donne l’impression d’avoir voulu tuer une mouche au bazooka; d’ailleurs, juste au coin de la rue d’Auteuil, là où passe le périmètre de sécurité, 25 policiers minimum, casque et visière et matraque à la main, raides comme l’ordre qu’il ont reçu ordre d’assurer, dévisagent les sept ou huit curieux qui s'adonnent à passer par là.Futilité.Un peu plus tard, on en retrouvera des dizaines, complètement épuisés, couchés à même le trottoir dans la côte de Sainte-Ursule, trop épuisés sans doute pour remettre en question leur choix de carrière.Pourquoi devient-on policier?i MiMi r r ! î*V/ Ëj faË n il/ i*l l."Z1.M ïês Jean Dion JACQUES NADEAU LE DEVOIE Un couple s’enlaçait près du fameux mur du Sommet des Amériques, hier après-midi dans le Vieux Québec, tandis que, dans une atmosphère d’après-sommet, la tension des derniers jours retombait.r Les chefs d’Etat obtiennent l’appui de la Banque mondiale et de la BID La police essuie de vives critiques Le ministre Ménard se montre pourtant satisfait de la sécurité FRANÇOIS CARDINAL DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC La stratégie policière déployée cette fin de semaine à Québec a été jugée différemment, selon que l’on se trouvait d’un côté ou de l’autre du périmètre de sécurité.U:s observateurs de la ligue des droits et libertés et de la Fédération des journalistes ont condamné vertement la brutalité des forces de l’ordre alors que celles-ci allèguent que chacune des méthodes utilisées était justifiée.Ijc ministre de la Sécurité publique, Serge Ménard, s’est pour sa part dit «très fier» du travail des policiers.Tout en reconnaissant que l’organisation entourait le transport et la détention de quelque 4(X) manifestants arrêtés ces derniers jours était clairement déficiente, il a dressé un bilan très positif de l’opération.De nou-velles normes à l’échelle mondiale auraient même été fixées cette fin de semaine, selon lui.«Nous pouvons dire: "mission accomplie’’», a ajouté le ministre.Il estime que chacun des mandats accordés aux policiers a été honoré avec brio, que ce soit la sécurité des dignitaires, de la population, de leurs biens ou de l’ensemble des manifestants pacifiques.Certaines «brisures» ont certainement été constatées, a-t-il dit, mais elles ne seraient que mineures dans un tel contexte.Quant aux mesures privilégiées par les forces policières, décriées par plusieurs hier, elles auraient été pleinement justifiées à chaque occasion.VOIR PAGE A 8: POLICE VOIR PAGE A 8: USAGE INDEX Annonces.B 4 Monde.B 5 Actualités.A 2 Mots croisés .B 3 Avis publics .B 3 Météo .B 3 Culture.B 8 Planète.B 2 Éditorial.A 6 Religions .B 6 Éducation.B 1 Sports.B 4 Idées.A 7 Télévision.B 7 ROBERT DUTRISAC DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Les 34 chefs d’Etat des Amériques ont obtenu de la Banque mondiale et de la Banque interaméricaine de développement (BID) qu’elles appuient sans réserve, et avec leurs deniers, le plan d’action issu du Sommet des Amériques.Dans cet esprit, et comme l’écrivait Le Devoir dans son édition de samedi, la Banque mondiale investira un milliard dans la «connectivité», c’est-à-dire le branchement à Internet des pays du continent qui accusent du retard à cet égard, a confirmé, hier, le prési- dent de l’institution financière, James Wolfensohn, au cours d’une conférence de presse réunissant la BID, l’Organisation des Etats américains (OEA), l’Organisation panaméricaine de la santé (OPS) et la Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes des Nations unies.La Banque mondiale consentira en outre 150 millions pour lutter contre le sida dans les Caraïbes, une autre priorité du plein d’action dévoilé hier au terme du sommet des Amériques.De son côté, la BID a confirmé qu’elle appuierait également des projets de connectivité, si chers à certains VOIR PAGE A 8: BANQUE Lire aussi Les univers parallèles, une analyse de Michel Venne, page A 2 ¦ I>çs priorités de George Bush: les Etats-Unis d’abord, page A 2 ¦ Rendez-vous à Porto Alegre pour le prochain Sommet des peuples, page A 3 ¦ Les militants repartent satisfaits, page A 3 * Au-delà du commerce, l’éditorial de Bernard descôteaux, page A 6 1 Iji déclaration de Québec, page A 7 He"**0*^ V ***'*>! U»*0""**'** Aé «< JOURNÉE MONDIALE DU LIVRE RENCONTRE AVEC LOUIS GAUTHIER V’ m ê mt BIBLIOTHÈQUE QUÉBÉCOISE Mww.livres-bq.com S 778313000641 I K DEVOIR, L E l I' X I» I AVRIL 2 O O I A 2 PERSPECTIVES Michel Venne ?Les univers parallèles Un sommet ne vient jamais seul.A Québec, l’action s’est déroulée en au moins quatre univers parallèles, clos les uns par rapport aux autres, mais s’influençant néanmoins mutuellement malgré l’apparence d’un dialogue de sourds.Les manifestations et les sommets populaires ont leur effet sur les chefs d’Ktat rassemblés a l’abri derrière des cordons de policiers.Une compa-raison entre la Déclaration du Sommet des peuples et celle de la rencontre officielle est révélatrice.Dénoncer la première revient, en fait, a réprouver la seconde tellement celle-ci s’inspire des mêmes vœux (pieux?) que le cri du cœur des groupes syndicaux, civiques et communautaires.Le premier de ces univers est celui des jeunes voyous qui ont mis le feu à des déchets et cassé des vitrines toute la nuit de samedi a dimanche.Celui-ci n'est d’aucune manière lié au monde des sommets internationaux.Québec a déjà été le théâtre, dans un passé récent, d’émeutes et de confrontations entre marginaux et forces de l'ordre, place d'Youville ou aux plaines d’Abraham autour des feux de la Saint-Jean.Des fêtards, des crétins, peut-•ayaja être encouragés cette fois-ci, il WÆf\ est vrai, par les assauts de la ^ÉÈL\ veille sur la barricade grillagée (il faut bien un prétexte), et qui raconteront à leurs amis, autour d’une bière bien froide, leurs exploits héroïques contre «les grandes puissances»: lancer une brique à un policier, passer la nuit en prison ou faire brûler quelques planches jusqu’au petit matin.C’est désolant mais la mondialisation n’y est pour rien.Un deuxième monde est celui des militants de la désobéissance civile, ceux qui ont marché de l’université Laval jusqu’aux portes du périmètre de sécurité et qui ont réussi à percer le mur de la honte, ce symbole à peine égratigné, sous l’impulsion notable d’un groupuscule plus agressif, ce fameux Black Bloc.Ces manifestations radicales étaient au moins fondées sur des idées: le refus d’un monde dans lequel les marchés décideraient de tout.Elles expriment également une méfiance à l’endroit des politiciens que l’on assimile à des complices des multinationales.Elles sont le sel de la contestation.Mais il est peu probable que ce genre d’action soit déterminant.Couper une grille de métal ne crée aucune brèche dans la volonté des gouvernements du monde de libéraliser les échanges.Les puissants trouveront toujours le moyen de se barricader si leur sécurité est menacée.Pour ébranler une forteresse, il vaut mieux y pénétrer et la gruger de l’intérieur.Cette forteresse, elle est faite des institutions démocratiques qui sont les nôtres.Les parlementaires réunis dans la COPA et les militants syndicaux, populaires, féministes, civiques et environnementaux regroupés au sein du Sommet des peuples ont une influence réelle.Le troisième univers parallèle est celui de cette société civile.Ces groupes ne sont pas partie prenante des délibérations officielles.Cela n’est pas normal pour les simples députés et le processus des sommets ne sera crédible que le jour où le contenu des traités de cette nature sera débattu devant les parlements.Mais, pour les autres groupes, cela s’explique fort bien.Maude Barlow, José Bové et Monique Richard ne représentent que les membres de leurs organisations.Tout comme les chambres de commerce ne sont représentatives que des entreprises qui y versent des cotisations.Cependant, la mobilisation dont ils sont capables par l’éducation populaire donne des fruits.lorsque 60 000 personnes déambulent paisiblement (ou même 30 000), comme ils le firent samedi dans les rues de Québec, pour réclamer une mondialisation à visage humain, les dirigeants politiques ne peuvent les ignorer.Ce sont des électeurs.Ils sont nombreux et ils sont inquiets.En outre, ces organisations développent une compétence et ameutent le public.Elles se rendent indispensables parce qu’elles sont enracinées dans la vie réelle des ouvriers, des paysans, des familles.La lecture de la Déclaration du Sommet des peuples a pu laisser croire à un univers fermé sur lui-même dans un refus universel de l’ouverture des frontières.Le ton, c’est vrai, était incantatoire.Cela s’explique sans doute par le fait qu’à force de se parler entre militants, le discours se radicalise.L’énoncé de principes n’est pas le moment du compromis.Les leaders politiques enfermés dans leur univers à eux, dans un périmètre de sécurité qui donnait cette semaine aux quartiers parlementaires de Québec un air de ville-fantôme, séparés des peuples qu'ils représentent, donnent eux aussi l’impression d’un repli sur leur propre logique.Le secret qui entoure les négociations commerciales, le pouvoir donné aux entreprises et aux investisseurs par ces accords, le refus de les soumettre à un débat parlementaire, entretiennent ce sentiment de gouvernants isolés dans leur bulle.Mais le dialogue entre ces deux univers existe bel et bien.les mêmes préoccupations affleurent dans les deux déclarations finales: démocratie, droits humains, égalité, justice sociale, protection de l’environnement, accès aux services de santé, diversité culturelle ou militarisation abusive.Le Sommet des peuples dénonce la ZLEA comme un projet sexiste, raciste et destructeur de l’environnement.Les 34 chefs d'Etat et de gouvernement s’engagent à combattre le racisme, à promouvoir l’égalité des sexes, à protéger l’environnement et le renouvellement des ressources naturelles, admettant du même coup que le racisme, le sexisme et la destruction de l’environnement sont des faits.Us réitèrent leur engagement envers les chartes des droits et encouragent l’adhésion des Etats aux conventions de l'Organisation mondiale du travail.Et, pour une fois, des fonds accompagnent le plan d’action.Nous sommes donc sur la ligne du progrès.Un défi prochain est de rapprocher It's univers parallèles parce que la démocratie ne se résume pas au chef d’un gouvernement, même élu.m venne 2001 • ~ Jouer au chat et à la souris PHOTOS DE JACQUES NADEAU ET ÉRIC ST-PIERRE Nos photographes, Jacques Nadeau et Éric St-Pierre ont suivi, les yeux en feu, les affrontements entre manifestants, beaucoup de jeunes néophytes survoltés par de petits groupes entraînés et bien équipés.I.a confrontation a atteint son paroxysme samedi, transformant l’air delà haute-ville de Québec en poison vif pour les yeux et l’estomac, et ses habitants en prisonniers dans leurs propres maisons, incapables souvent d’en sortir sous peine d’étouffer.Ia-s policiers, qui n’ont lancé aucune attaque massive contre les manifestants, ont réinventé la stratégie de la tortue, utilisée par les soldats romains, pour freiner les attaques des manifestants, qui se brisaient sur leurs boucliers.Plusieurs médias ont d’ailleurs couvert l’événement comme un match de tennis où les balles auraient été remplacées par des bombes fumigènes et lacrymogènes.Les frasques des jeunes irréductibles, qui se sont arraché les yeux pour narguer ou pilonner les mailles humaines du «mur de la honte», ont beaucoup plus intéressé les photographes que les 30 000 personnes venues manifester pacifiquement des quatre coins du Québec leur opposition à la «vente de feu de la démocratie», qui avait cours, à leur avis, dans les salons aseptisés du Château Frontenac.JACQUES NADEAU LE DEVOIR if ;i- ¦ 4j Ji $JS * w {% *%- ¦- V JACQUES NADEAU LE DEVOIR 1 ; ,, mmm à him 6 Jf?\ \ \ iqjâ* L .x \ \ N \ \ \ \ \ \\\\\ WWW JACQUES NADEAU LE DEVOIR JACQUES NADEAU LE DEVOIR ÉRIC ST-PIERRE LE DEVOIR ÉRIC ST-PIERRE LE DEVOIR èl Notre Père .uolk'ilc iHVnuoüo du I Eqlisi- ( .itholi(|ue do Monfrpa! Du 22 avril au 6 mai 2001 ( L K I) E VOIR.L E L I X I) I 2 :i AVRIL 2 O 0 I MICHELLE M A C A F E E PRESSE CANADIENNE Saint-Hubert — Premier Canadien à avoir effectué une sortie dans l'espace, hier matin, Chris Hadfîeld est entre dans l'histoire.«Quelle vue!, s’est exclamé l'astronaute ontarien en émergeant du sas de la navette Endeavour, qui survolait l'Atlantique au large du littoral brésilien.C’est à couper le souffle.» Vêtu d’une combinaison spatiale blanche dont l’une des manches arborait un drapeau canadien, M.Hadfîeld.relié à la navette par une épaisse courroie, a quitté Endeavour vers 7 h 50 afin d’executer sa mission.«Allez Canada», lui a répondu l’astronaute canadien Steve MacLean depuis le Centre de contrôle de mission du Centre spatial Johnson de Houston, au Texas M.Hadfield et son collègue américain Scott Parazynski avaient pour mandat premier de déployer le bras robotisé Cana-darm2, de 1,6 tonne, et de le relier à la Station spatiale internationale (SSI), en orbite à quelque 400 km au-dessus de la Terre.Principal élément de la contribution de 1,4 milliard du Canada à la SSI, le bras robotisé est un descendant plus élaboré, souple et efficace du Canadarm, conçu il y a 20 ans.Contrairement à son successeur, Canadarm est fixé à la navette spatiale.La manœuvre s’est déroulée sans problème, les astronautes prenant même une avance d’une heure sur le programme, jusqu’au moment de la dernière étape.Les deux hommes ont alors eu de la difficulté à serrer les vis devant maintenir en position droite les charnières du bras qui permettaient de le plier avant son installation.Virus du Nil Les corbeaux remplacent les poulets PRESSE CANADIENNE Toronto — Cette année, ce sont des corbeaux — et non des poulets — qui seront utilisés afin de déceler à la frontière canadienne la présence du virus du Nil occidental.Ces oiseaux à plumage noir se sont vu confier cette responsabilité après que les capacités des gallinacés utilisés l’an dernier eurent été remises en question.Le virus du Nil occidental, maladie mortelle portée par les moustiques tirant son nom de la région de l’Ouganda où elle fut décelée pour la première fois, en 1937, peut se révéler fatal pour l’homme.Il est encore plus dangereux lorsque contracté par certaines variétés d’oiseaux, en particulier les corbeaux.Harvey Artsob, responsable du service des maladies zooniques aux laboratoires de santé fédéraux de Winnipeg, a indiqué que «nous nous pencherons sur des oiseaux morts».Si des carcasses de corbeaux et d’autres oiseaux similaires tels que les geais bleus sont récupérées dans le sud du Canada, elles seront acheminées à Winnipeg afin d’y être soumises à des examens.«Nous allons nous fier aux examens faits sur des oiseaux morts», a déclaré M.Artsob.L’an dernier, 600 poulets sentinelles ont été placés en cage dans des zones où il y avait des moustiques, du Nouveau-Brunswick à la Saskatchewan.Toutefois, les poulets se sont révélés inefficaces, a indiqué M.Artsob.Dans les zones des Etats-Unis où la présence du virus avait été observée, les poulets ne montraient aucun signe de maladie, a-t-il expliqué.Lorsque le comité national sur le virus du Nil occidental s’est réuni, en février, on a convenu d’avoir plutôt recours à des corbeaux.L E S A (' T F A LIT E S Chris Hadfield effectue sa sortie « Quelle vue! » REUTERS, NASA TV Le déploiement du bras robotisé Canadarm 2, tel que capté par les caméras de la NASA hier.Au moyen de tournevis électriques, les astronautes Hadfield et Parazynski ont resserré à plusieurs reprises chacune des vis, augmentant la tension progressivement avant de compléter la manœuvre manuellement.«C’est comme remonter la plus grosse horloge au monde», a fait remarquer l’un d’eux.La mise en place de Cana-darm2, indispensable aux futures missions de construction de la station spatiale, représentait la plus délicate mission à avoir été effec- tuée, à ce jour, par des astronautes en sortie autonome dans l’espace.Chris Hadfield, de Milton, en Ontario, a d’ailleurs passé l’essentiel des quatre dernières années à s’entraîner pour mener cette tâche à bien.Les sorties dans l’espace sont particulièrement difficiles parce que les scaphandres sont, essentiellement, des ballons gonflés que l’on pressurise pour prévenir le «mal des caissons».Le travail, déjà exigeant, devient de plus en plus pénible et fatigant au fur et à mesure des heures passées dans cet équipement.Les scaphandres sont munis d’un approvisionnement en eau, d’un dispositif de collecte de l’urine, d’un climatiseur, d’écouteurs, d’un microphone et d'une réserve d’oxygène pure.Et dans le cas — improbable — ou Chris Hadfield se retrouverait détaché de la structure de la SSL il pourrait toujours compter sur un petit groupe propulseur de secours qui lui permettrait de rentrer par ses propres moyens.Jour de la Terre Pour une bouffée d’air frais Le Québec avait fait du réchauffement climatique son thème officiel avec comme slogan: «C’est le temps de changer d’air» LOUIS-GILLES FRAN COEUR LE DEVOIR Ce sont les changements climatiques et, à plusieurs endroits, y compris aux Etats-Unis, l’attitude de l’administration Bush qui remet en question sa signature au bas du Protocole de Kyoto, qui ont constitué le cœur des thèmes et festivités du 3T Jour de la Terre, hier.Des festivités et activités liées à la protection de l’environnement et du climat avaient été organisées dans 184 pays sur des dizaines de sujets différents.Elles devaient impliquer des millions de personnes.Au Québec, Pierre Lussier et l’animateur de radio Jacques Languirand, porte-parole québécois du Jour de la Terre 2001, ont donné le signal des activités par une plantation d’arbres au Complexe environnemental Saint-Michel — l’ancienne carrière Miron transformée en dépotoir — où se déploie une «œuvre» baptisée Le Jardin des Capteurs.Le captage des biogaz de ce site d’enfouissement, le plus important du Québec, réduit d’environ 22 fois l’impact des biogaz sur le climat en utilisant le méthane qu’ils contiennent pour en faire de l’électricité.Le Québec n’exige cependant pas que tous ses vieux sites d’enfouissement s’équipent de torchères qui brûleraient les émanations de méthane, un gaz de serre 22 fois plus actif que le gaz carbonique qui résulte de leur combustion.Pour Jacques Languirand, «la plus grande menace envers l’humanité provient de l’homme lui-même.Malgré de sévères avertissements sur l’état précaire de notre environnement, l’économie-à-tout-prix continue d’être la préoccupation numéro un de nos dirigeants.L'argent avant la vie, ça n’a pas de bon sens.Une planète sur laquelle on peut vivre en harmonie, c’est certainement le plus bel héritage qu’on peut laisser à nos petits-enfants.Rétablissons les priorités», a-t-il dit.Au Québec Le Québec avait fait du réchauffement climatique son thème officiel avec comme slogan: «C’est le temps de changer d’air».Le ministre québécois de l'Environnement, André Boisclair, présent au centre Saint-Michel, a d’ailleurs convié les citoyens à relever le défi en contribuant de toutes les façons à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, à l’origine du réchauffement du climat Pour promouvoir cette pratique, les organisateurs du Jour de la Terre au Québec en collaboration avec la Centrale des syndicats du Québec et plus de 150 municipalités et organisme ont mis sur pied des centres d’information sur les changements climatiques pendant les mois d’avril et mai.Le ministre Boisclair a d’ailleurs incité tout le monde à signer la pétition électronique sur le site Internet où on peut prendre l’engagement de réduire sa propre contribution à l’effet de serre (www.jourdelaterre.org/ engagement/).Cette campagne de signature se poursuit jusqu’au 30 mai.Son homologue fédéral.David Anderson, qui se trouvait à New York à la conférence qui tente de sortir de l’impasse dans le dossier des changements climatiques, situait le problème, lui aussi, au niveau des comportements individuels plutôt que des politiques économiques et énergétiques.11 conviait ainsi les Canadiens à «bien réfléchir à nos habitudes quotidiennes qui ont des répercussions sur l’environnement ainsi qu'aux moyens que nous pouvons prendre pour en minimiser les dommages».Aux États-Unis Aux Etats-Unis, des dizaines de colloques et d’événements divers ont marqué le Jour de la Terre en même temps que l’administration américaine, en voie de devenir la tête de Turc-environnementale de la planète, se lançait dans une opération charme pour minimiser les impacts de la position de la Maison-Blanche, qui semble décidée à faire avorter le processus de Kyoto sur le contrôle des gaz à effet de serre.Aux Etats-Unis comme au Canada, les colloques ont rivalisé avec les plantations d’arbres, les nettoyage de berges comme celle d’Anacostia, près de Washington, des cérémonies religieuses, comme à San Francisco où des religieuses ont proclamé la «sacralité de la Terre» et à New York où les activités allaient de la lutte contre la pollution de la Hudson River à la construction de centrales thermiques en ville en passant par des campagnes pour inciter les Américains à passer à des transports plus propres.Sans oublier les manifestations d’écologistes devant la Maison-Blanche.L’administration américaine se lançait dans une opération charme pour minimiser les impacts de la position de la Maison-Blanche a r> Protocole de Kvoto UEurope est prête à se passer des Etats-Unis LOI IS-G ILLE S FRANCOEU R LE DEVOIR \ A la suite de la rencontre de New York en fin de semaine.l'Europe se prépare à «intensifier les préparatifs» qui vont lui permettre de ratifier avec d'autres pays le Protocole de Kyoto, même sans les Américains, ce qui pourrait constituer le prélude à un réalignement des grandes alliances ecqnomiques.A l’issue de cette rencontre de deux jours, qui réunissait des représentants de 40 pays-clés du dossier climatique, î'Union européenne s'est déclarée «gravement préoccupée par la position des Etats-Unis».Ses porte-parole ont dit «espérer et escompter fermement que les Etats-Unis vont reconsidérer leur opposition au Protocole de Kyoto et rejoindront les négociations» sur l’avenir du climat.Pour leur part, les Quinze, qui ne voient «aucune alternative» au Protocole de Kyoto, entendent maintenir «l'objectif de ratifier [l’accord] d’ici Rio* 10», soit en 2002 à l’occasion de la conférence de Johannesburg, où la communauté internationale entend faire le point 10 ans après l’histo-rique Sommet de Rio.La 6' Conférence des signataires du Protocole de Kyoto avait ajourné ses délibérations en novembre à lo Haye après que les Etats-Unis et le Canada principalement eurent bloqué les pourparlers sur la question des «puits» de gaz à effet de serre (UES), dont les Européens préconisaient un usage plus limité.los Nord-Américains réclamaient aussi un re cours plus libéral aux règles du marché pour pouvoir acheter, échanger ou obtenir des crédits susceptibles d’être comptabilisés dans l’atteinte de l’objectif national de réduction des UES.Les Américains, pour leur part, sont en train de revoir leur politique sur le réchauffement du climat.Mais les déclarations du président Bush depuis deux mois indiquent qu’ils s’apprêtent davantage à se retirer du processus de La Haye, qui doit reprendre en juillet à Bonn à leur demande, les Etats-Unis sont responsable du quart des émissions annuelles de UES avec seulement 4 % de la population mondiale.D’autre part, des écologistes ont rendu public en fin de semai ne un câble envoyé à ses ambas sades par le Secretaire d'Etat ame ricain.Colin Dowell, au début d'avril, dans lequel il disait que les Etats-Unis s'opposeraient au lYo-tocole de Kyoto «quelles que soient les circonstances», avec comme consequence que «Bonn se terminerait sans accord, comme à la Haye, en novembre».Le président île la conference de New York, le ministre neer landais de l'Environnement.Jan Pronk, a pour sa part declare que «Kyoto était toujours vivant» même s’il reconnaissait avoir en poche un «plan H».11 a toutefois averti les Etats-Unis qu'il y aurait un prix à ainsi affronter la communauté internationale sur une question qui touche la sécurité de tous, ce qui pourrait avoir îles répercussions, a-t-il dit, sur leur crédibilité dans plusieurs autres domaines et nuire à leurs produits commerciaux dans les marches produisant des biens et services avec des énergies plus propres mais plus chères.«Noussavons, a-t-il dit, qu'aucun pays signataire dans un processus multilatéral ne peut déclarer mort un processus multilatéral ou l'issue possible de négociations multilatérales.Ce n’est le droit d’aucun pays, qu'il soit petit ou grand.C'est à la communauté internationale qu ’appartient le droit de décider de la manière de faire évoluer un processus multilatéral.» le président Pronk a dit que les participants s’étaient divisés en trois groupes à New York.I )’abord, les pays décidés à ratifier Kyoto d’ici 2(X)2, avec en tête l’Europe et désormais, du moins officiellement, le Japon et la Russie, qui étaient auparavant dans le camp américain du groupe Parapluie.Et les «hésitants», parmi lesquels on retrouve plusieurs jiays en voie de développement qui s'interrogent sur les chances d’un IVotocole sans le principal pollueur.Et, a-t-il dit, un groupe formé de «un ou deux pays [qui] ont déclaré en privé qu’il leur serajt impossible de travailler sans les Etats-Unis».le président Pronk parlait de l’Australie et du Canada, ce dernier ayant nié publiquement avoir déjà décidé de suivre aveuglément les Américains en faisant primer ses intérêts économiques sur ceux de la planète.loto-québec rtn I Mil/A Tirage du 2001-04-21 Ifi 17 1â 2Z 30 2Z Numéro complémentaire: 06 miHS.imi Tirage du 2001-04-21 24 26 34 3Z 43 40 Numéro complémentaire: 1_8 Priaitiii Inkle Jei* •*-7-1 .rawv.Tirage du iZ A + % 2001-04-21 12 14 28 44 GAGNANTS 66 LOT 151,52$ Ejjtra NUMÉROS 985288 Ejgtrd NUMÉROS 905801 Tirage du 2001-04-21 LOTS 100 000$ Tirage du 2001-04-20 LOTS 100 000$ GAGNANTS 0 + 15 201 12 936 255 443 LOTS 2 000 000,00 $ 39 269,60 $ 2 344,40 $ 69,80$ 10,00 $ Ventes totales 14 403 091 $ Proct i n qic', lot (approx ) 5 000 000 $ GAGNANTS LOTS 6/6 0 1 000 000,00 $ 5/6+ 1 50 000,00 $ 5/6 16 500,00 $ 4/6 928 50,00 $ 3/6 17 904 5,00 $ Ventes totales 627 661,00 $ Tirage du 2001-04-20 BWSS71 02 16 14 1Ê 21 22 2Z 46 Numéro complémentaire: ‘Seules les sélections parhetpant au Lotto 6/49 et au Québec 49 sur le mène billet sont admissibles à ia promotion GAGNANTS LOTS 7/7 1 10 000 000,00 $ 6/7+ 4 86 608,40 $ 6/7 130 2 331,70$ 5/7 7 740 139,80 $ 4/7 160 855 10,00$ 3/7+ 144 552 10,00$ 3/7 1 329 274 partie, gratuite Ventes totales 19 068 L34 $ Prochain gros lot 2 500 000 $ Les modalités d encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets En cas de disparité entre cette liste et ia liste officielle del-Q cette dernière a priorité Le jeu doit rester un jeu T V A, LÉ RÉSEAU DES TIRAGES DE LOTO-QUÉBEC Édition de mai 2001 l35sf Alimentation: danger?À l’heure des OGM, des antibiotiques et des pesticides, qu’en est-il de la qualité de nos aliments?l/ambiguïté sexuelle ou quand les gènes s^mmêlent.£ ’S Science www.CyberScience8.com A f> E l> E V 0 I K .L E L I V I) I 2 3 AVRIL 2001 EDITORIAL Au-delà du commerce Ou troisième Sommet des Amériques on attendait le pire comme le meilleur.Tous deux ont été au rendez-vous.Le pire, sous la forme de plusieurs manifestations violentes et le meilleur sous celle de cette déclaration sur la démocratie dans les Amériques qui constitue la principale avancée de l’événement.L Bernard Descôteaux ?0 -0- es manifestations ont pris beaucoup de place au cours des trois jours du Sommet de Québec.On déplorera les débordements et les excès de groupes marginaux, mais non la présence de ces quelque 40 000 citoyens qui ont réitéré, samedi, de façon éloquente, que ce vaste projet d’intégration continentale ne saurait être négocié derrière des portes closes, ni restreint à sa dimension économique par la constitution d’une zone de libre-échange continentale.Ce message de la société civile, les gouvernements l’avaient déjà perçu et s’y étaient préparés comme en témoigne la décision prise à Buenos Aires de rendre publics les textes de négociation sur le libre-échange.Depuis le premier Sommet des Amériques tenu à Miami en décembre 1994, l’indifférence qui avait accueilli ce projet d’intégration des Amériques a fait place à une prise de conscience que les gouvernements ne pourront plus ignorer.Québec marquera à cet égard un tournant, car on a tous pu constater que l’inquiétude exprimée jusqu’ici par les syndicats et les organismes non gouvernementaux est largement partagée par des gens de toutes les couches sociales.Il s’agira de trouver maintenant une façon d’intégrer la société civile au suivi des pourparlers pour que celle-ci puisse participer activement à définir les orientations de ce projet plutôt que de donner des avis a posteriori.Cela dit, le processus d’intégration continentale apparaît au terme de cette rencontre irréversible.Le projet est cependant beaucoup plus complexe que ne pouvait l’imaginer le gouvernement américain en le proposant.Si le président Bush croit que le commerce apportera à tous les pays du continent la prospérité et «repoussera les frontières de la pauvreté, de la maladie et de l'ignorance», d’autres, de plus en plus nombreux, sont aussi convaincus que le libre-échange n’est pas la panacée à tous les maux du continent.On ne peut constituer un espace économique avec des pays qui sont aux antipodes au plan de la richesse, comme les États-Unis et Haiti, sans en même temps penser à créer un espace social.On voit dans la déclaration finale et le plan d’action adopté hier à Québec, l’ampleur des préoccupations de nature sociale et politique qu’entretiennent plusieurs gouvernements des Amériques.Cela va de l’environnement à l’éducation, de la santé à l’immigration, du développement socioéconomique à la vie démocratique.Ne pensons pas toutefois que l’on soit à la veille de se doter d’un corpus de politiques communes.L’Intégration des Amériques en est à ses premiers balbutiements.Ne nous comparons pas avec l’Europe qui chemine sur cette voie depuis déjà 50 ans.Sur notre continent, presque tout est à construire.L’élément le plus concret de la déclaration finale est certainement cette clause démocratique qu'ont entérinée 33 des 34 pays participants au sommet.On ne veut plus de dictature militaire à la Pinochet ou même de régimes aux allures démocratiques incertaines comme en Haiti que l'on montre du doigt.Il s'agit d’un changement de cap important pour les pays de l'Amérique latine, mais aussi de la part des Etats-Unis qui.jusqu’à il y a peu, s’accommodaient plutôt bien de ces régimes.Il reste à transformer cette clause démocratique en une Charte démocratique inter-américaine qui permettra de mieux juger de la portée de l'engagement pris hier.À moins de penser que tout doit arriver tout de suite, il y a lieu d’espérer que l’on en vienne à se doter aussi d'une charte du développement socio-économique.La misère, soulignons-le avec force, ne disparaîtra pas en Haiti du seul fait qu’il y aura davantage de démocratie.?I-es participants au Sommet de Québec ont bien peu parlé de la ZLEA qui était le principal sujet de préoccupation des gens qui, samedi, sont descendus dans la rue.I.a raison est toute simple: le processus de négociation est enclenché depuis longtemps et les négociateurs font rapport au comité ministériel.Les chefs de gouvernement n’auront fait que confirmer leur volonté d’en venir à une entente d’ici au début de 2005.1-3 publication ces prochains jours des textes de la négociation nous dira jusqu’à quel point il faut s’inquiéter.L'un des enjeux majeurs à surveiller sera le chapitre portant sur les investissements par lequel on voudra ouvrir les frontières sans restrictions à la libre-circulation des capitaux.Il faut résister à l’idée; que les investisseurs aient finalement plus de pouvoirs que les États sur leur développement économique.Dans les pays en voie de développement qui ont désespérément besoin d'investissements, cela pourrait avoir pour effet de remettre entre les mains d’investisseurs étrangers le contrôle de son économie.Ces prochains mois, c'est cette négociation qu’il faudra s’attacher à suivre.C’est à travers elle que se construira l’intégration des Amériques qu'il ne faut pas rejeter d'emblée.Le Canada et le Québec ont intérêt à ce que l’on arrive à un accord qui serait un élargissement de l'ALE NA corrigé de ses défauts actuels.Nos gouvernements y arriveront d'autant plus facilement s’ils obtiennent un appui popidaire en ouvrant largement le processus de consultation.Certes, le premier ministre Jean Chrétien a toute l'autorité pour négocier et il peut agir en toute légitimité.Mais cette négociation, à la différence d’autres, ouvre la porte à des changements profonds qui doivent pouvoir être débattus autrement que dans un cadre électoral comme il le laissait entendre hier.Pour peu qu’il sache s'y prendre, ce projet pourrait même mobiliser les citoyens pour qui l’ouverture au monde est un objectif à poursuivre.bdescoteauxig'ledei'oir.ca On ne veut plus de dictature militaire à la Pinochet ou même de régimes aux allures démocratiques incertaines comme en Haïti LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l'information CLAUDE BEAUREGARD Rédacteur en chef adjoint MICHEL VENNE Directeurs adjoints de l'information PIERRE BEAULIEU.MARIE-ANDRÉE LAMONTAGNE.LOUIS LAPIERRE Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE JtüN PA*Aax£P,CAi APRLs U VouCiSAul QC VLMt, U ÊADmInTon I ® rn, R'ÂXXXXYNAX X Y VY\ A «y / NM .G % (g> ® x5 IwPiMVm i y m 0 h 31 .N' ' & :e vV ?J/v (SW/flrE Appel à mes compatriotes juifs Depuis bientôt un demi-siècle je lis régulièrement dans les journaux, je vois régulièrement à la télévision des informations sur l’évolution des choses au Proche-Orient, particulièrement sur les rapports entre Juifs et Palestiniens.Plus le temps passe, plus les choses se gâtent.Plus on signe des accords, plus on se tue à qui mieux mieux.Plus on parle de définir des territoires respectifs délimités, plus on empiète sur le territoire des autres.J’en suis au point où tout cela me semble parfaitement, absolument insupportable.Barbare.Si je disais le fond de ma pensée, je dirais que je ne veux plus rien entendre sur qui était là quand; sur qui a le droit d’être là en fonction de tel texte ancien; sur qui a reçu de Dieu ou d’Allah ou de Jupiter ou de Bouddha la mission d’être là pour la vie éternelle.Si je disais le fond de ma pensée, je dirais; regardez l’histoire, voyez que les humains viennent tous du même coin d’Afrique, qu’il est inutile de songer à y retourner pour retrouver la terre de nos ancêtres; on risquerait d’y crever tous de faim.Si je disais le fond de ma pensée, je dirais qu’on devrait prendre acte du fait que, depuis des millénaires, les humains vont là où ils pensent vivre convenablement leur vie et que, pour que cela advienne, ils feraient preuve d’intelligence en reconnaissant que, le globe étant passablement occupé, le mieux à faire, serait de s’organiser collectivement pour que tout le monde y trouve son compte, sans trop se demander qui était là en premier, en deuxième ou en dernier.Ces idées sont dépassées et néfestes.Je sais bien qu’elles font partie de notre héritage, de l’héritage de certains LETTRES —.—+- d’entre nous; mais, quand même, on a abandonné, dans bien des pays, la momification et la sorcellerie, qui ont aussi fait partie de notre héritage à certaines époques.L’héritage, ü faut savoir en user.avec raison, et parfois en disposer.On est là quelque paré dans la majorité des cas, par naissance; dans d’autres cas, par choix.On veut juste vivre dignement parmi nos semblables.Pourquoi faudrait-il qu’on partage la même religion, la même langue materneUe, la même couleur de peau, le même faciès?Je vous en prie, compatriotes juifs, levez-vous, dites quelque chose.Dénoncez Sharon et tous les fondamentalistes d’Israël.Votre silence deviendrait un trop puissant facteur d’antisémitisme.Charles Gagnon Montréal, 17 avril 2001 Gifle linguistique Il y a quelques jours une nouvelle boutique de mode a ouvert ses portes rue Sainte-Catherine, tout près de la rue Amherst.En toutes lettres d’environ un mètre de haut chacune on peut y lire: FOAM - Freak Out After Midnight.Donc, une enseigne énorme et parfaitement UNILINGUE anglaise.En tant que francophone qui se respecte, jamais je ne mettrai les pieds à l’intérieur de cette boutique et j’ose espérer que tous les francophones en feront autant.D me semble qu’encore récemment, les ministres du gouvernement du PQ se vantaient du fait que le visage français de Montréal s’était beaucoup amélioré depuis quelques années.Où ça?Qu’ils viennent donc voir sur le terrain, plutôt que de se fier à ce qu’ils voient dans les rues autour du parlement à Québec.Ils verraient, par exemple que le nouveau cinéma Paramount, rue Sainte-Catherine, ne met jamais à l’affiche plus d’un film en français sur 12.Allez voir l’horaire cinéma dans le journal pour le constater par vous-même.Et attendez de voir le nouveau cinéma dans l’ancien forum.On n’est pas sortis du bois! Vous voulez un autre exemple?Un nouveau dépanneur a ouvert ses portes tout récemment sur la mezzanine de la station de métro Berri-UQAM.Son nom?DELAY.Saps doute que s’ils avaient donné le nom de DÉLAIS à leur dépanneur, aucun anglophone de Montréal n’aurait compris ce que ce mot voulait dire, n’est-ce pas?La situation du français s’améliore à Montréal dites-vous?Mon œil! Yves Hamel Montréal, avril 2001 Nouveau défi M.Sansfaçon se trompe sur le plan d’histoire et sur le plan conceptuel.Le libre commerce n’est pas «le seul outil de développement des nations ayant fait ses preuves» (Le défi Nord-Sud, 17 avril 2001).Aucun pays n’a réussi à devenir un pays capitaliste avancé grâce au libre commerce.Ses deux grands,champions, le Royaume-Uni au 19e siècle et les Etats-Unis au 20" siècle, ne l’ont adopté comme politique de pénétration des marchés externes, qu’après avoir développé leurs propres économies sous des régimes hautement protectionnistes.Ainsi, les États-Unis ne (produisent» pas «annuellement 70 % des richesses de l’en-semhk des 34 pays représentés» au Sommet.Les Etat-Unis les accaparent.Pour mieux comprendre la différence, consultez les travailleuses et les travailleurs des maquiladoras mexicaines.Robert C.H.Sweeny Professeur agrégé au département d’Histoire du Memorial University of Newfoundland LIBRE OPINION De l’ALENA à la ZLEA RACHEL SARRASIN Groupe de recherche sur l'intégration continentale (GRIC) de l’UQAM Depuis l’Accord de libre-echange (ALE) signé entre le Canada et les Etats-Unis en 1989, l’intégration régionale dans les Amériques favorise essentiellement la liberalisation des marchés.Cela dit, les négociations entourant TALE de 1989 se faisaient encore selon une approche dite «positive», en ce sens que l’ensemble des engagements auxquels les deux partenaires souscrivent sont explicitement inscrits dans le texte de l’Accord.En revanche, l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) signé entre le Canada, les États-Unis et le Mexique en 1994 innove de façon déterminante en recourant à une approche dite «négative».Selon cette approche, le principe de libéralisation des marchés s'applique à tous les services sans exceptions, sauf à ceux mentionnés en annexe de l'entente, mais pour lesquels les négociations sur le maintien ou non des exclusions doivent reprendre et être menées à terme pour la date butoir d'application intégrale de l’Accord prévue en 2003.En permutant les approches.l’ALENA institua un mécanisme continu de négociations qui s’inscrit en plein cœur de la nouvelle économie politique néo-libérale reposant sur la libéralisation systématique de tous les domaines de l’économie et de la société.L>es mécanismes institutionnels de l’ALENA La sanction de l’approche négative repose sur un processus d'institutionnalisation de l’Accord qui permet de mener à terme l’ambitieux programme de libéralisation de l’ALENA.Dans l’objectif de l’extension progressive des domaines couverts, l’entente prévoit la mise en place d’institutions et de groupes de travail dont le mandat principal consiste à étendre l'aire d’application de l'Accord.Ainsi, la Commis- sion de l’ALENA créée en vertu de l’article 2001 et composée des représentants ministériels délégués par les trois pays signataires, est le pivot central des mécaniques de négociations et maître d’œuvre de l’Accord.En plus de veiller à l'élargissement des secteurs couverts par les termes de l’entente, son rôle consiste aussi à intervenir dans le règlement des différents liés à l'application et à l’interprétation des dispositions de l’Accord.Dans la même lignée, afin de veiller à l’élaboration plus poussée des objectifs du libre-échange, la Commission a le pouvoir d’instituer des comités de même que des groupes de travail et d’experts ainsi que de leur attribuer des responsabilités.Les 30 groupes de travail, comités et organismes auxiliaires établis pour faciliter l’application intégrale de l’Accord servent de carrefour pour examiner les moyens de libéraliser davantage les échanges entre les pays signataires.Les principaux secteurs de travail des organes de l'ALENA concernent le commerce des produits, les normes et les barrières techniques, les marchés publics, les investissements et les services ainsi que les dispositions administratives et institutionnelles.Le Secrétariat de l’ALENA quant à lui, est un organisme tripartite dont le mandat principal est de veiller à l'application administrative des dispositions relatives au règlement des différents.Or, les sentences finales rendues par les tribunaux d’arbitrage auxquels les Parties peuvent avoir recours en vertu des mécanismes de règlement prévus à l'Accord sont exécutoires devant les juridictions nationales.La quantité de secteurs touchés par l’ALE-NA engage donc une extension insoupçonnée du champ du commerce international avec le résultat que ce sont les normes commerciales elles-mêmes qui imposent leurs contraintes à la définition des normes de la politique économique domestique.En effet, l’Accord confère des obligations de résultats précises aux pou- voirs exécutifs qui, à la suite du renforcement de leurs prérogatives, confient à leur tour des mandats à une panoplie d’organismes qui doivent étendre et poursuivre la libéralisation des marchés de services publics.Suivant la même dynamique d'approfondissement de la logique de système déjà mise en place depuis l’ALENA, les négociations portant sur la création d’une Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA) s’inscrivent dans un programme d intégration d’envergure défini par le projet du Sommet des Amériques.Toutefois, la mise en œuvre à l’échelle hémisphérique d’un tel accord requiert, à l’instar des ententes précédentes, la définition de dispositions institutionnelles appropriées.A la lumière de ce que nous venons de souligner à propos de 1 ALENA, deux scénarios peuvent être envisagés autour de la création de la ZLEA D'abord, selon une interprétation forte, la ZLEA se substituerait tout simplement à l'ALENA un peu comme l’ALENA a été substitué à 1 ALE.Ce scénario impliquerait donc la création d'une Commission de la ZLEA dont les mandats seraient semblables à ceux de l’actuelle Commission de l'ALENA.Cependant, cette possibilité peut être considérée comme irréaliste, compte tenu du principe des négociations permanentes qu’elle sanctionne et des difficultés que rencontrerait la mise en œuvre continentale d’une telle approche.Selon une interprétation plus réaliste, l’approche dite «positive» serait appliquée à l’accord de la ZLEA de telle sorte que ce dernier, moins ambitieux, ne se substituerait pas à 1 ALENA Compte tenu de la portée de l’entente en vigueur entre les trois partenaires d’Amérique du Nord, la réalisation de ce scénario aurait entre autres pour effet de renforcer la dichotomie Nord/Sud sur le continent.Ansi, plutôt que de promouvoir une intégration unique à I ensemble des pays de l'hémisphère, la création de la ZLEA entraînerait une intégration à deux vitesses dans les Amériques.t 1- E l) E V O I E I I N D I 2 ;i A V K I I 2 0 0 I A 7 IDEES Déclaration de Québec « La démocratie et le développement économique et social sont interdépendants » H o u c h a r d [ Voici de larges extraits du texte de la Déclara-! don de Québec cosignée hier par les 34 chefs I d’Etat et de gouvernement présents au IIP I Sommet des Amériques.ous, les chefs d'Etat et de gouvernement démocratiquement élus des Amériques, réunis a Québec, à notre troisième Sommet, renouvelons notre engagement à l’égard de l’intégration hémisphérique et de la responsabilité nationale et collective quant à l’amélioration du bien-être économique et de la sécurité de nos peuples.Nous avons adopté un Plan d’action visant à renforcer la démocratie représentative, promouvoir la saine gestion des affaires publiques et protéger les droits de la personne et les libertés fondamentales.Nous cherchons à créer une plus grande prospérité et à élargir les débouchés économiques tout en favorisant la justice sociale et le développement du potentiel humain.Nous réaffirmons notre engagement ferme à l’égard des principes et des objectifs des Chartes des Nations unies et de l’Organisation des Etats américains (OEA) et notre adhésion à celles-ci.(.) Nous reconnaissons que les valeurs et les pratiques de la démocratie sont fondamentales pour l’atteinte de tous nos objectifs.Le maintien et le renforcement de l’état de droit et du respect scrupuleux du système démocratique sont à la fois un objectif et un engagement commun, ainsi qu’une condition essentielle de notre présence à ce Sommet et aux Sommets futurs.Par conséquent, toute altération ou interruption inconstitutionnelle de l’ordre démocratique dans un Etat de l’hémisphère constitue un obstacle insurmoptable à la participation du gouvernement de cet Etat au processus du Sommet des Amériques.Tenant dûment compte des mécanismes hémisphériques, régionaux et sous-régionaux actuels, nous nous entendons pour tenir des consultations dans l’éventualité d’une interruption du système démocratique d’un pays participant au processus du Sommet.Aujourd’hui, les menaces à la démocratie prennent diverses formes.Pour nous aider à les contrer, nous demandons à nos ministres des Affaires étrangères de préparer, dans le cadre de la prochaine Assemblée générale de l’OEA, une Charte démocratique interaméricaine, laquelle renforcera les instruments de l’OEA pour la défense active d’une démocratie représentative.Notre engagement à l’égard du plein respect des droits de la personne et des libertés fondamentales est fondé sur des convictions et des principes partagés.Nous soutenons le renforcement et le perfectionnement de l’efficacité du système interaméricain des droite de la personne, qui inclut la Commission interaméricaine des droite de l’homme et la Cour interaméricaine des droite de l’homme.Nous chargeons la XXXI- Assemblée générale de l’OEA d’envisager une augmentation adéquate des ressources pour les activités de la Commission et de la Cour en vue d’améliorer les mécanismes des droits de la personne et de promouvoir la mise en application des recommandations de la Commission et le respect des jugements de la Cour.Nous réaffirmons notre engagement à l’égard du maintien de la paix et de la sécurité grâce au recours efficace à des modes hémisphériques de règlement pacifique des différends et à l'adoption de mesures de renforcement de la confiance et de la sécurité.Nous appuyons et saluons les efforts déployés par l’OEA à ce propos.Nous réaffirmons qotre pleine adhésion au principe qui oblige les Etats à s’abstenir de recourir à la menace ou à la force, en conformité avec le droit international.Fidèles aux principes du droit humanitaire international, nous condamnons énergiquement les attaques menées contre les populations civiles.Nous prendrons toutes les mesures à notre disposition pour que les enfante de nos pays ne participent pas à des conflits armés et nous condamnons l’utilisation d’enfants par des forces irrégulières.Nous réitérons que la subordination constitutionnelle des forces armées et des forces de sécurité aux autorités civiles légalement constituées de nos pays ainsi que le respect de l’état de droit de la part de toutes les institutions nationales et tous les secteurs de la société sont fondamentaux pour la démocratie.Nous nous efforcerons de limiter les dépenses militaires, tout en maintenant les effectifs correspondants à nos besoins légitimes en matière de sécurité, et nous encouragerons une meilleure transparence dans les acquisitions d’armes.(.) Nous renouvelons notre engagement a l’égard de la mise en œuvre totale de la Stratégie antidrogue de l'hémisphère, fondée sur les principes de la responsabilité partagée, d'une approche globale et équilibrée, et d'une coopération multilatérale.Nous saluons le développement du Mécanisme multilatéral d'évaluation et réaffirmons notre engagement à faire de ce mécanisme unique au monde un des piliers centraux d'une coopération hémisphérique efficace dans le contexte de la lutte contre l'ensemble des facteurs qui constituent le problème mondial de la drogue.Nous exprimons notre soutien aux programmes de développement alternatif efficaces vi- T* J'T> w.- -£iï:X£lî3.^-ïï3?ii rgr ft LARKY DOW N1NG REUTERS Les chefs d’Etat participant au troisième Sommet des Amériques étaient tous présents pour la photo officielle.Sommet des Amériques 2001 sant à éradiquer la culture illicite et nous nous efforcerons de faciliter l’accès au marché pour les produite qui résultent de ces programmes.Nous reconnaissons que le VIH/sida constitue une autre menace importante à la sécurité de nos peuples.Nous sommes unis dans notre détermination à adopter des stratégies multisectorielles et à développer notre coopération afin de lutter contre cette maladie et ses conséquences.Nous réaffirmons l’importance d’un ordre judiciaire indépendant et notre détermination à garantir l’égalité d’accès à la justice et une administration opportune et impartiale de celle-ci.Nous nous engageons à accroître la transparence à tous les paliers gouvernementaux.Des économies libres et ouvertes, l’accès aux marchés, des mouvements d’investissements soutenus, la formation de capital, la stabilité financière, des politiques publiques appropriées, l’accès à la technologie ainsi que le développement et la formation des ressources humaines sont essentiels pour réduire la pauvreté et les inégalités, élever les niveaux de vie et promouvoir le développement durable.Nous collaborerons avec tous les secteurs de la société civile et avec les organisations internationales pour faire en sorte que les activités économiques contribuent au développement durable de nos sociétés.Nous saluons les progrès importants réalisés à ce jour quant à la création de la Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA), y compris l’élaboration d’un avant-projet d’Accord de la ZLEA Tel que convenu lors du Sommet de Miami, le libre-échange, exempt de subventions et de pratiques déloyales, accompagné d’un flux croissant d’investissements productifs et d’une plus grande intégration économique, encouragera la prospérité à l’échelle régionale, permettant ainsi d’élever le niveau de vie, d’améliorer les conditions de travail des peuples des Amériques et de mieux protéger l’environnement.La décision de rendre public l’avant-projet de l’Accord de la ZLEA démontre clairement notre engagement collectif à l’égard de la transparence et d’une communication accrue et soutenue avec la société civile.Nous demandons à nos ministres de s’assurer que les négociations relatives à l’Accord de la ZLEA soient conclues au plus tard en janvier 2005, et de veiller à son entrée en vigueur le plus tôt possible ou au plus tard en décembre 2005.Cela constituera un des éléments clés favorisant la croissance économique et la prospérité à l’échelle de l’hémisphère, contribuant ainsi a l’atteinte des objectifs généraux du Sommet.L’Accord doit être équilibré, global et conforme aux principes et disciplines de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et constituera un engagement unique.Nous accordons beaucoup d’importance à l’élaboration d’un accord qui tienne compte des différences de taille et de niveau de développement des économies participantes.(.) Nous favoriserons le respect des normes fondamentales du travail reconnues au niveau international, telles qu’elles ont été incluses dans la Déclaration relative aux principes et droite fondamentaux au travail et son suivi adoptée en 1998 par l’Organisation internationale du travail (OIT).Nous prendrons en considération la ratification ou l’adhésion des ententes de base de l’OIT, comme il convient.Afin de concrétiser notre engagement à créer de meilleures possibilités d’emploi, à enrichir les compétences des travailleurs et à améliorer les conditions de travail dans l’ensemble de l’hémisphère, nous reconnaissons la nécessité d’aborder dans les forums hémisphériques et internationaux pertinents les questions de la mondialisation liées à l’emploi et au travail.Nous demandons à la Conférence interaméricaine des ministres du Travail de poursuivre son étude des questions liées à la mondialisation ayant un impact sur l’emploi et le travail.(.) La démocratie et le développement économique et social sont interdépendants et s’épaulent mutuellement, étant tous deux des conditions fondamentales à la lutte contre la pauvreté et l’inégalité.Nous ne ménagerons pas nos efforts pour libérer nos concitoyens des conditions déshumanisantes de la pauvre^ té absolue.Nous nous engageons à déployer davantage d’efforts pour atteindre les objectifs en matière de développement international, notamment une réduction de 50 % de la proportion de personnes vivant dans la pauvreté absolue, et ce, d’ici l’année 2015.(.) Les efforts que nous déployons collectivement à l’échelle de l’hémisphère seront plus efficaces grâce à l’utilisation novatrice des technologies de l’information et des communications pour brancher nos gouvernements et nos peuples et pour partager les connaissances et les idées.Notre Déclaration sur la connectivité souligne cette conviction.Nous soulignons que la bonne santé et l’égalité d’accès aux soins médicaux, à des services de santé et à des médicaments à un coût abordable sont essentiels au développement humain et à l’atteinte de nos objectifs politiques, économiques et sociaux.Nous sommes déterminés à mettre fin à toute forme de discrimination, dontle racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et autres formes connexes d’intolérance dans nos sociétés, ainsi qu’à promouvoir l’égalité des sexes et à atteindre la pleine participation de tous à la vie politique, économique, sociale et culturelle de nos pays.Nous nous efforcerons de nous assurer que les résultats issus du Conclave des armés peuples autochtones des Amériques, tenu au Guatemala, et du Sommet des peuples autochtones des Amériques, tenu à Ottawa, seront prises en considération dans la mise en œuvre de la Déclaration et du Plan d’action du Sommet des Amériques.Nous appuyons les efforts déployés pour permettre la conclusion hâtive et fructueuse des négociations concernant le Projet de Déclaration américaine sur les droite des peuples autochtones, laquelle favorisera et protégera leurs droite humains et leurs libertés fondamentales.Nous considérons que la diversité culturelle qui caractérise notre région est source de grande richesse pour nos sociétés.(.) Nous accueillons avec satisfaction et apprécions les contributions de la société civile a notre Han d’action, y compris des associations des chefs d’entreprises et des syndicats.Nous affirmons que l’ouverture et la transparence sont vitales à la sensibilisation du public et à la légitimité de nos travaux.Nous faisons appel a tous les citoyens des Amériques afin qu’ils contribuent au processus des Sommets.Nous, les chefs d’Etat et de gouvernement des ¦Amériques, avons accepté l’offre du gouvernement de la République argentine de recevoir le (Quatrième Sommet des Amériques.(.) ¦ Im version intégrale du texte peut être consultée sur le site Internet du Devoir, au www.ledevoir.com.Nous prendrons toutes les mesures à notre disposition pour que les enfants de nos pays ne participent pas à des conflits Il n'est pas une loi environnementale qui résisterait à un projet de cinq milliards de dollars.Regardons autour de nous, et voyons notre compulsion.Péril en la demeure Il n’est pas de loi qui protège la beauté du monde.Nous aurons beau nous mentir, nous raconter toutes les histoires, affirmer et prétendre le contraire, la valeur îles choses n'est pas notre premier sujet.Nous n’obéissons plus qu'à une seule logique: celle de l'argent.L’or rend le Blanc fou, dit un vieux proverbe des Indiens de lAmerique du Sud.L’or rend les humains fous en effet, depuis que la mondialisation est un phénomène qui s'est spectaculairement et brutalement amorcé au mois d'octobre de l'année 1492.Nous avons mis cinq cents .ms avant de réaliser qu'il y avait (X'ril en la demeure, un demi-millénaire avant de nous réveiller et d'aller protester sur tous les sommets du monde.On ne peut pas dire ciui' nous soyons très vigilants.Dès lors, l’argent fait foi de tout.Il est l'unique valeur des choses.lit meilleure façon de contrer un projet, c’est de l'acheter, c'est-à-dire d'en rajouter.Tout s’achète, la paix, la beauté, le silence.Nous devons être riches avant d’être beaux.I es Anglais ont developin' l’amour sacré de leurs vieux arbres après avoir contribué à la déforestation de vastes parties du monde.A force de tout détruire dans les colonies, ils devinrent très riches et ils purent se payer le luxe d’aimer la beauté et de la cultiver.La beauté en soi n’est pas du tout au programme a de la mise en valeur des richesses de ce monde.Présentez-vous avec cent millions de dollars en soit et vous aurez ce que vous desirez.Votre projet trouvera une bonne oreille.Nos sociétés ne sont sérieuses que sur le sujet de l’argent Elles le sont beaucoup moins sur les sujets de la mémoire, de la culture ou de toute autre valeur qui contredirait le pouvoir de l’argent.Contrairement à ce que l’on a toujours dit.le temps ce n’est pas de l’argent.Quand un objet n’a que le temps pour lui, il n’a pas de valeur (jour autant.L’argent n'apprécie pas le temps, il a plutôt tendance à le déprécier.D’ailleurs, l’argent n’apprécie rien d’autre que l’argent.Une somme est une somme et la somme ne cherche qu’à grossir.Une ville veut grandir, elle ne veut pas se conserver.Une ville veut être grosse, riche, sa mémoire et sa beauté sont des luxes quelle si' paiera en dernier.En attendant, la ville veut des mises en chantier, des investissements, de la construction.Rien n’est sacré hormis la croissance, la's pays font de même qui sont pris comme chacun de nous au piège de ce tournoi.Nous serons pauvres si nous ne parvenons pas à être riches.Et être riche signifie que nous prenons les moyens (jour l’être.Pourquoi abattre un séquoia de cinq cents ans si ce n’est (xmr s’enrichir, un point c’est tout?Pourquoi réduire une montagne en poudre si ce n’est pour ce qu’elle rapportera à la fin?Une montagne d’argent.Tout le monde sait ce que représentent cent millions de dollars américains.Peu de gens savent ce que représentent cent millions d’années.Nous comptons la valeur de l’argent, jamais la valeur des années.Si la forêt boréale jx-ut rapporter de l’argent, nous la transformerons entièrement en espèces sonnantes et trébuchantes.Nous la mettrons en valeur, en valeur monétaire s’entend.Quand la forêt boréale aura disparu et qu’il n’y aura plus de vastes espaces habités par la mystérieuse silhouette de l’épinette noire, nous passerons a autre chose et nous oublierons simplement qui; ces paysages ont jadis existé.Il n’est pas une loi environnementale qui résisterait à un projet de cinq milliards de dollars.Regardons autour de nous, et voyons notre compulsion.Un Canadian Tire vaut tous les paysages que nous ne saurions apprécier.C’est sans regret que nous nous pressons à la caisse.La vie moderne est une hypothèque colossale et la Terre est un inventaire.En face de cette logique, plus rien n’est sacré, plus rien n’est un trésor en soi.Nous nous mentons quand nous parlons de la valeur des choses.Elles n’en ont plus, elles n’en ont pas.Pour être riches, nous vendrions nos mères.D’ailleurs, nous vendons bel et bien nos mères.Nous achetons le silence, nous achetons l’amnésie.Non, il n’est pas de loi pour protéger la beauté du monde.Nous protégeons nos droite individuels, nous légiférons sur le commerce, sur le capital et l’intérêt, nous faisons constamment les comptes.Mais nous ne tenons à rien d’autre.Monsieur Notman photographiait le bâti humain afin d’en conserver les plus belles images.Ses photographies sont magnifiques et elles nous offrent des vues d’un Montréal d’un autre siècle, le XIX'.Mais qui s’intéresse a ce que nous avons été?Qui veut seulement respecter le plus beau de nous-mêmes?Monsieur Notman a vécu dans une maison qui n’a pour elle que sa mémoire, sa beauté et la valeur des années.Autant dire que sa maison ne vaut rien.Elle ne fait pas le poids contre un projet de cinquante millions de dollars qui en fera un portail d’hôtel et un bar chic.Pour la sauver de ce destin, il me faudrait cinquante et un millions a investir en pure perte.Je n’ai pas cette somme, pas sur moi en tout cas.Car j’ai trop investi en pure perte dans ma vie.J’ai trop aimé les épi-nettes noires, les belles maisons anciennes, les paysages.J’ai trop aimé la beauté.Ce n’est pas avec un rêveur désargenté comme moi qu’on fera avancer quelque cause que ce soit La demeure en péril, il ne reste plus qu’a la prendre en photo.L'ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes À l’information générale et métropolitaine Gerald Dallaire {adjoint au dirmttur de itu/urmatinn).Marie-Andrée Chouinard (éducation) Yves d'Avignon tsportsj.Eaule des Rivieres (éditorialiste).jean Dion, Louis-Gilles Francoeur (environnement) Judith Lachapelle [science).Benoit Munger (responsable du site Web).Brian Myles (justice et faits divers).Isabelle Pare (santé): Michel Garneau (caricaturiste).Diane Précourt (pages éditoriales, responsable des pages thématiques): Martin Duclos et Christine Dumazet (rr/rrietm); Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) .à l'information culturelle Michel Belair tmpmaatU).Stéphane BafflargéMi (théâtre).Paul Cauchon rmedios).Caroline Montpetit dtireii, Odile Tremblay (ctnémaLà l’information économique : Gérard Bérubé (adjoint au' directeur de I information).Hélene Baril.Claude Lévesque.Claude Turcotte; à l'information internationale Jean Pierre Legault, Guy Taillefer, Serge Truffaut (éditorialiste); h l’information politique Hélène Buzzetti.Manon Cornellier ‘correspondantes parlementaires à Ottawa).Francois Cardinal.Mario Cloutier et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires a Québec).Kathleen Levesque ; Marie-Helene Alaric (secrétaire a ta rédaction) .Dxjise-Maude Koux Soucy.Marie-Claude Petit (commis) la documentation Gilles Paré (directeur) : Brigitte Arsenault Manon Derome Serge Laplante (Qnflifr).Rachel Rochefort (Ottawa).IA PUBLICITÉ ET LE M.ARKFmM.Jacqueline Avril.Jean de Billy.Manon Bouchard.Gyslaine Coté.Marlene CAté Martin Fournier.Anouk Hurbutt.Christiane legault, Jacques A.Nadeau.Claire Paquet.Chantal Rainville, Micheline Ruelland.(publicitaires).Manon Blanchette.Sylvie Laporte.Martine Bérubé (serrétaire) IA l'RODI CTION Christian Goulrt (responsable de la production).Claudine Bedard.Michel Bernatchez.Philippe Borne.Johanne Brunet.Danielle Cantara.Richard Des C ormiers.Marie-Josée Hudon, Yanick Martel.Olivier Zuida PROMOTION ET TIRAGE, Johanne Brien (responsable à la clientèle), Héléne Gervais.Dominique Uriviere, (responsable à la promotion des abonnements).Monique L'Heureus.Lise l-achapelle, kachelle Leclerc L’ADMINISTRATION Nicole Carmel (responsable des services comptables).Celine Fumy.Olivier Larhambre (contnileur).Ghislaine lafleur.Claudette Beliveau (secrétaire administrative).Danielle laperrier*.Caroline Perrier.Danielle Ross IA FONDATION DI : DEVOIR Roger Boisvert (vice-président exérutifet directeur général) 39672 A « L K I) H V 0 I K .I.E L I X I) I ' :i A V K I L 2 » 0 1 -?LE DEVOIR •-—- ACTUALITES EN BREF Le grand ménage Québec (PC) — Le grand ménage a débuté, hier, dans le quartier Saint-Koch, a la suite des émeutes qui se sont produites aux petites heures du matin impliquant la police et les activistes venus faire dq grabuge a l'occasion du Sommet des Amériques.Etait-ce la pluie fine et la lumière du jour, mais hormis l’édifice du Syndicat et du Métropolitain, dont les grandes baies vitrées ont été saccagées, rue de la Couronne, le quartier avait des allures de lendemain de fête de la Saint-Jean ou de Saint-Roch avec ses déchets à la traîne et ses bouteilles cassées le long des trottoirs.«/Is ont pris mon bac à déchets plus tôt dans ta journée.Ils avaient prévu le coup», disait Michel Godin du Café rencontre centre-ville.les dîneurs habituels étaient au rendez-vous.Le conteneur a brûlé, coin De (a Couronne et Charest, racontait Karl Knight.À l’église, la nuit de la spiritualité est devenue, pendant un moment, un accueil de réfugiés masqués quand la brigade anti-émeute a foncé pour disperser les manifestants.Plusieurs se sont endormis sur les bancs, la rue Saint-Joseph était comme d’habitude avec ses vitrines vides sinon placardées depuis belle lurette.BANQUE SUITE DE LA PAGE 1 chefs d’Etat des Amériques, dont le premier ministre Jean Chrétien qui a mis son gouvernement à contribution en versant 20 millions dans un nouvel Institut pour la connectivité dans les Amériques, sis à Ottawa.Qui plus est, dans un document étoffé sur ses programmes stratégiques relié au Sommet des Amériques, la BID fait état de 22 programmes «qui coïncident avec les prùmtés des chejs d'Etat».Mais, contrairement à ce que laissaient entendre certains médias, la BID ne versera pas 40 milliards d’argent frais, en cinq ans, dans les projets reliés au Sommet des Amériques.En fait, ce chiffre de 40 milliards représente le budget total de l’institution financière pour la période de cinq ans, soit huit milliards par année.Le président de la BU), Enrique Iglesias, a pu remettre les pendules à l’heure.«C’est que les grands objectifs de Québec sont approuvés déjà dans nos chartes, dans nos politiques», a dit M.Iglesias.«Ce qu’on va faire maintenant, c’est essayer de donner une priorité supplémentaire à partir de la déclaration de Québec.» La BID utilisera donc ses ressources habituelles pour financer le plan d’action des chefs d’Etat.Sans vouloir donner de précisions, il a dit que la BID disposait d’une marge de manœuvre supplémentaire, si besoin était.De son côté, le président de la Banque mondiale a tenu des propos semblables.C'est dans les limites de son budget habituel que l’institution financière financera le plan d’action de Québec.Ce qu’elle aurait fait de toute façon, a laissé entendre M.Wolfensohn.De fait, l’investissement que fera la Banque mondiale dans les Amériques variera de 12 à 16 milliards pour les trois prochaines années, a-t-il précisé, mais il était de 20 milliards pour les trois années précédentes.Les investissements de la banque dans les Amériques pourraient toutefois dépasser 16 milliards si les pays présentaient des projets intéressants, a-t-il signalé.De source canadienne, les chefs d’Etat n’ont pas apporté de changements au plan d’action proposé par les sheipas, dont une version est parvenue aux médias quelques jours avant le Sommet.Le plan d'action de 50 pages comprend les pistes d’action suivantes: renforcement de la démocratie, droits de la personne, justice, commerce et investissement, développement économique, travail et emploi, déréglementation des réseaux de communication, gestion des catastrophes, écologie et développement durable, agriculture, éducation, égalité des sexes, peuples autochtones, enfants, sécurité des Etats et terrorisme, diversité culturelle et, enfin, connectivité.LE DEVOIR les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?Ixi rédaction Au téléphone (514) 985-3333 IV télécopieur (514) 985-3360 Par courriel redaction@ledevoir.com L’agenda culturel Au téléphone l’ai' télécopieur La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal Les avis publics Au téléphone Par télécopieur (514) 985-3346 (514) 985-3390 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1 -800-363-0305 (sans frais) et appels d’offres (514) 985-3344 (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Par courriel petitesannonces@ledevoir.com Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514) 985-3390 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) /y Dttmr est publie du lundi m samedi par le Devoir Inc.dont le siège social est situe au 2050.rue De Bleury.S'étage.Montréal.(Québec).HAA3M9.n est imprime par Imprimerie Quebec or St-Jean.800.boulevard Industriel.Saint-Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc.612.rue Saint-Jacques Ouest.Montréal, l 'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans I* Devoir U Devoir est distribue par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc.900, boulevard Saint Martin Ouest.laval.Envoi de publication — Enregistrement n 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Quebec POUCE SUITE DE LA PAGE 1 JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le président haïtien Jean-Bertrand Aristide sous un parapluie hier à Québec.Les pays américains demandent à Haïti de trouver une solution à ses problèmes électoraux.HAITI SUITE DE LA PAGE 1 C’est finalement M.Chrétien qui a livré le message au moment de lire sa déclaration de clôture.«On a eu des discussions jusqu’à la dernière minute», a-t-il expliqué en conférence de presse.Il ne pense pas que cela affaiblisse le message du sommet.Une déclaration du président de la réunion est «aussi valide» que si elle avait été inscrite dans le communiqué final, croit-il.La, mesure la plus concrète touche l’Organisation des Etats américains (OEA).Le sommet a demandé au secrétaire général de l’OEA de collaborer avec le CARICOM, de mener des consultations et d’effectuer le plus tôt possible une visite en Haïti afin de faire rapport à l’OEA avant sa prochaine assemblée générale.Cela «en vue d’assurer un suivi adéquat».Même si Haïti traverse une crise démocratique importante après les irrégularités qui ont marqué les dernières élections, M.Chrétien a évité de viser directement le président, certains pays des Caraïbes y étant opposés.M.Chrétien a dit dans sa déclaration que ses collègues et lui faisaient appel au président et à l’opposition pour tenter de trouver une solution à la crise découlant des élections de mai 2000.«Nous demandons au président Aristide d’assurer la mise en œuvre rapide de tous les engagements pris en décembre dernier», a-t-il dit M.Aristide avait alors évoqué, dans une lettre au président américain, une révision du scrutin du 21 mai, la création d’un nouveau conseil électoral, la coopération dans la lutte antidrogue, l’inclusion d’opposants dans son gouvernement, un dialogue avec les institutions financières internationales.Depuis, il propose surtout de réduire de moitié le mandat des sénateurs et députés et de tenir ainsi des élections anticipées.Haïti ne figure toutefois pas dans la déclaration finale.Cette dernière, qui était accompagnée comme à l’accoutumée d’un plan d’action tout azimut, a fait quand même, comme promis, du respect de la démocratie «une condition essentielle» pour participer aux futurs sommets et pour profiter de leurs retombées.On ne mentionne pas spécifiquement le projet de Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA) car on estime que cela va de soi.La clause démocratique, inscrite dans la déclaration, est avant tout un engagement politique.Elle ajoute que «toute altération ou interruption inconstitutionnelle de l’ordre démocratique dans un Etat de l’hémisphère constitue un obstacle insurmontable à la participation [.] au processus du sommet».Si pareille situation se produisait ou menaçait de se produire, précise-t-on, des consultations entre chefs SUITE DE LA PAGE 1 Mais ça, c’est tard le soir.Dimanche matin, dans le Vieux, avec la mouillasse, on est en Europe.Il y a du brouillard au loin, mais on hésiterait à s’y aventurer parce que, n’ayons pas peur de le dire, notre relation avec tout ce qui ressemble de près ou de loin à un nuage s’est considérablement détériorée au cours des derniers jours.Les cloches d'une église retentissent, ce qui nous rappelle que.dès potron-minet, les leaders des Amériques se sont rendus à la messe.Je me demande, tiens, si Dieu est plutôt favorable à la libéralisation des échanges dans un contexte irreversible de mondialisation.Il ne serait peut-être pas inopportun de relire certains passages choisis du grand livre sacré sur les marchands du Temple.Et, en passant, qu'est-ce que c'est que ce Sommet qui se termine à peine commencé?Ils arrivent le vendredi soir, font un petit laïus, tiennent une séance publique le samedi matin où, étant donne que c'est public, on n’entend que les banalités usuelles, se parlent à huis clos pendant quelques heures à 34 (quoi?dix-quinze minutes chacun?), puis s’en retournent chez eux dimanche après-midi veiller à ce que l'intégrité du processus démocratique ne se soit pas désagrégée pendant leur absence.Tout ce roulement de mécaniques flicailleur pour ça?Pourraient pas organiser un chat à la place?Tant qu’à se cacher.11 n’y a pas de gaz, du moins pour l’instant.Croyez-moi, il y a de quoi devenir vaguement schizophrène avec ce truc pour lequel on n'a visiblement pas lésiné sur les quantités.Vous déambulez sur la voie publique sans rien demander à personne, persuadé d'avoir l'inestimable privilège de vivre en temps de d’État et de gouvernement auraient alors lieu.Les leaders demandent aussi aux ministres des Affaires étrangères «de préparer, dans le cadre de la prochqine assemblée générale de [l’Organisation des Etats américains (OEA)], une charte démocratique» afin de renforcer les instruments de l’organisation «pour la défense active d’une démocratie représentative».Cette référence, à deux reprises dans le texte, à une démocratie représentative a poussé le président vénézuélien Hugo Chavez à manifester des réserves.M.Chavez a, après un référendum, suspendu l’ancienne constitution et en a fait adopter une nouvelle, toujours par référendum, qui lui accorde beaucoup de pouvoirs et qui écarte l’idée de démocratie représentative au profit de celle de démocratie participative, un concept imprécis qui crée des malaises.Les leaders ont laissé derrière eux une ville que des gens s'employaient déjà à nettoyer après deux jours de grabuges et de manifestations.M.Chrétien a de nouveau dénoncé la violence de certains manifestants.«Je condamne la violence, ce n’est pas la façon de s’exprimer mais j’ai été heureux de voir ces gens responsables qui voulaient s’exprimer, qui ont organisé la grande marche», a-t-il dit en conférence de presse, félicitant aussi les forces policières pour leur «travail exceptionnel».A ceux qui se servent de la contestatipn pour mettre en doute la légitimité des chefs d’Etat présents au sommet il répond simplement que tous ses collègues et lui.ont été élus démocratiquement.Les chefs d’Etat et de gouvernement ont aussi appuyé les décisions prises par leurs ministres du Commerce à Buenos Aires.Les négociations de l’accord de Zone de libre-échange des Amériques se poursuivront les textes préliminaires seront rendus publics et la date limite pour sceller le tout est toujours le 1er janvier 2005.L’accord devra ensuite entrer en vigueur avant la fin de la même année.Ils ont aussi donné, par écrit cette fois, leur «ferme appui» aux efforts de paix du président colombien Andres Pastrana qui tente de «faire progresser le dialogue amorcé avec les groupes de guérilla».Le Canada a annoncé pour sa part une contribution de 20 millions à un Institut pour la connectivité des Amériques.Pour accroître la crédibilité du sommet, dont de grands pans de ses plans d’action passés sont restés lettre morte, les leaders ont, en plus des fonds de la Banque interaméricaine de développement et de la Banque mondiale, créé un conseil exécutif et pris une série d’engagements pour renforcer l’OEA et le système interaméricain de défense des droits de la personne.USAGE paix sauf pour cet hélicoptère qui fait du sur-place exactement au-dessus de votre tête depuis un peu trop longtemps pour que vous ne songiez pas à vous munir d’un avocat, et, pat, tout à coup, vous entrez dims la nébuleuse.Les grandes eaux, la grande morve et la sensation qu’un feu de joie a choisi de vous parasiter le thorax.Vous battez en retraite jusqu'au salut.Seul paradoxe: il est tellement agréable de retrouver l'air pur du bon Dieu que vous vous prenez à penser au gag du gars qui se donne des coups de marteau sur la tète parce que ça fait du bien quand il arrête, et vous vous demandez si vous n'iriez pas chercher une autre petite dose, ne serait-ce que pour avoir une histoire de guerre à raconter aux copains.Selon les vents, ça peut aller loin, surtout qu'à la porte Dufferin, on a disposé un canon à neige faisant ventilateur pour refouler les gaz vers les manifestants et la basse-ville et éviter qu’on ait ainsi à sceller de nouveau les hôtels et autres lieux où se produisent les grands de ce monde.Mais ne vous en faites surtout pas.c’est aussi excellent pour l'économie.Samedi.au terme de la marche, j'ai trouvé refuge dans un estaminet alors qu’un petit reflux s’abattait sur le quartier Saint-Roch.J'y ai rencontré par hasard Steve.que j'avais vu deux jours plus tôt et qui tourne (décidément) un vidéo sur les événements.Vendredi.Steve et ses trois collègues ont été pris au dépourvu lorsque les premiers gaz ont été lâchés.Aussi, samedi matin à 9h tapantes, il était chez le marchand de masques à gaz (enfin, le marchand ne vend pas que ça, mais bon): quatre exemplaires à 25 $ pièce.«Quinze minutes plus tard, tout le stock était écoulé», raconte Steve.Peut-être le secteur de pointe de la ZLEA sera-t-il le masque à gaz.La Ligue des droits et libertés ne pouvait avoir une vision des événements plus eloignee.Ils ont ete une quarantaine a veiller au grain cette fin de semaine et à les entendre, force est de conclure que leur presence n’a pas été inutile.En effet selon le president de l'organisr me, André Paradis, les méthodes utilisées par la police samedi, et dans la nuit qui a suivi, ont été répressives, voire «brutales et inacceptables».Contrairement à vendredi, où d’aucuns avaient souligné la justesse du travail des forces de l’ordre, les policiers auraient privilégié une stratégie plus agressive samedi.«La police a fait le choix d’une inten entùm musclée dès le départ», a-t-il poursuivi.Dès que les gens arrivaient près du périmètre, que ce soit vers René-Lévesque ou Dufferin.fl y avait une utilisation excessive de gaz lacrymogène, de canons à eau et de balles de caoutchouc, d’après M.Paradis.Cela aurait selon lui contribué à créer le climat que l’on a connu dans la nuit qui a suivi.Et quel climat.Continuellement refoulés vers la basse-ville pendant la journée, les manifestants frustrés se sont faits violents à partir de Ih, dimanche.Des vitrines de plusieurs commerces ont volé en éclats et des incendies, parfois très imposants, ont été allumés çà et là.Une vingtaine de manifestants et un policier auraient alors été blessés pendant que les policiers procédaient à 230 arrestations.En tout, la police a dénombré 19 blessés dans ses rangs au cours des affrontements.Mais, au total, combien d’arrestations?En fin de journée, hier, les policiers ont dressé un bilan fort positif des événements des derniers jours.Les quatre corps de police participant à l’opération du Sommet des Amériques, soient la Gendarmerie royale du Canada, la Sûreté du Québec et les services policiers de Québec et de Sainte-Foy, ont affirmé en chœur que les interventions ont été réussies.Selon leurs estimations, des centaines de personnes étaient à Québec dans le seul but de déstabiliser les manifestations pacifiques, de faire du vandalisme et de blesser autrui.Le bilan des arrestations policières était contradictoire vers 20h hier, selon l’agent à qui l’on s’adressait En conférence de presse, le chiffre 392 semblait taire consensus auprès des quatre porte-parole.Dans le communiqué de presse, en revanche, l’on notait 430 personnes appréhendées.L’agent joint au téléphone par la suite était incapable de dire lequel des deux chiffres était le bon.Les policiers ont par ailleurs soutenu que chacune des méthodes employées pour disperser la foule ou pour procéder à des arrestations était justifiée.Les balles de caoutchouc, le gaz lacrymogène et les camions arroseurs auraient ainsi été nécessaires, selon leurs dires.Mais bien que les critiques en provenance des organismes de défense des libertés aient été nombreuses à ce sujet, ce sont les carences dans le système judiciaire et dans les méthodes de détention à la prison d’Orsain-vflle qui ont reçu les commentaires les plus acerbes.Selon le porte-parole du Comité des droits des détenus, Jean-Claude Bernheim, on aurait violé systématiquement le droit de tout prévenu de demander un avocat On aurait aussi procédé à des mises à nu incorrectes, «à la vue de tout le monde».Dans certains cas, des détenus auraient été forcés d’attendre jusqu’à 15 heures avant de manger.Le ministre Ménard n’a pas caché qu’«î7 y a eu une faiblesse à Orsainville».Alors que cette prison d’une capacité de 600 personnes est prévue pour accueillir jusqu’à 40 détenus par jour, plus de 200 présumés activistes ont été amenés d’un coup à Orsainville dans la nuit de samedi à dimanche.De plus, vu la grande quantité de gaz lacrymogène utilisée (une bombe par minute pendant plusieurs heures selon le comité de surveillance), chacun des manifestants arrêtés devait être décontaminé.«Il y avait deux douches pour 200 personnes», a précisé le ministre.Ainsi, les détenus devaient se dévêtir dans la cour de la prison puis dans le garage afin d’être lavés.Et, pour cette opération extraordinaire, nombre de policiers affectés à d’autres tâches ont été appelés en renfort ce qui a ralenti l’ensemble du processus, selon M.Ménard.«Si c’était à refaire, nous trouverions me autre formule», a-t-il admis.Journalistes rudoyés Enfin, la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) a déploré l’arrestation d’au moins quatre membres des médias cette fin de semaine.Trois photographes et au moins un journaliste ont été mis sous les verrous alors qu’ils ne faisaient que leur travail, a déploré la présidente de la FPJQ, Hélène Pi-chette.Une photographe et un reporter radio ont en outre été atteints par des balles de caoutchouc, parfois sans raison apparente.Mme Pichette estime que le travail journalistique devient de plus en plus difficile lorsque les forces de l’ordre affrontent des manifestants hostiles.«C’est inquiétant», a-t-elle dit Avec la Presse canadienne Ou la grenade lacrymo?Tenez, en compagnie de mon collègue versé dans l'embuscade, nous avons réussi à mettre la main sur un de ces engins de haute lutte, soit en se penchant et en le ramassant par terre derrière des manœuvres de la police qui s'en allait, cinq cents pieds plus loin, se perdre dans les nuages.Une Federal Han-Ball [sic] Grenade, fabriquée à Casper, au Wyoming, par les Federal Laboratories.Avec le mode d’emploi en prime: «Tenir fermement le levier contre la grenade.Dégoupiller.Lancer.La décharge débute une seconde et demie après l'enlèvement de la goupille.» Et deux avertissements dont on ne saurait se passer: «Ne pas conserver dans la main après enlèvement de la goupille» et «Pour usage à l’extérieur seulement».Voyez comme on en apprend, encore et toujours, même au péril de sa vie.?Les bombes et les balles de caoutchouc et les canons à eau n’arrivant que mal à tempérer les ardeurs de «ceux qui veulent démolir ce très bon système démocratique» (c'est du Jean Chrétien), il reste à ceux qui mènent le monde à compter sur la passivité des autres qui finit toujours par reprendre le dessus.Sur la passivité, sur l'écœurement des hôtes de ces galères et sur l'isolement.In prochaine rencontre au sommet de l'Organisation mondiale du commerce pourrait avoir lieu au Qatar, le seul pays à s'ètre porte candidat Au Qatar, les manifestations sont interdites, comme quelques autres trucs sans doute.Voilà un périmètre de sécurité à la dimension de tout un pays.Il font ce qu'il faut pour faire avancer le monde vers l'avenir radieux que, le sot il ne se soupçonne même pas.r
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