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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 2001-05-12, Collections de BAnQ.

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w w w .1 e (1 e v o i r .o o in ?DEVOI JARDINS Merveilles de mai Page B 12 LE MONDE Duel serré entre la gauche et la droite en Italie Page A 9 V o L .X (' I 1 X 10 4 LES S A M E D I 12 E T I) I M A N ( Il E I 3 M A I 2 0 01 La retraite dorée est encore un mirage Flâner à la terrasse d’un café en plein après-midi, pouvoir enfin voyager, jouer au golf, faire seulement ce qui nous plaît.Ah! si la retraite peut arriver!, se dit un contingent de plus en plus nombreux de baby-boomers qui comptent les années qui les séparent de la sainte paix.Cette vision idyllique de la retraite, abondamment véhiculée par la pubbcité, n’existe pourtant pas dans la réalité.au point où l’âge moyen de la retraite a peut-être fini de baisser dans les statistiques.HÉLÈNE BARIL LE DEVOIR Pour plusieurs, le choc est brutal: prendre sa retraite, c’est la plupart du temps être confronté à une baisse radicale de son niveau de vie et à des choix douloureux, comme vendre sa maison et même s’inscrire à l’aide sociale.Michael Gagnon est bien placé pour le savoir.Planificateur financier à la compagnie d’assurances Sun Life, il rencontre chaque jour des tas de travailleurs qui songent à prendre leur retraite, poussés vers la porte de sortie par leur employeur fia majorité) ou par choix (une petite minorité).«C’est à moi que revient la tâche d’annoncer la mau-_ vaise nouvelle», résume Michael Gagnon.Le plus souvent, il doit dire aux futurs retraités qu’ils n’ont pas assez d’argent pour pouvoir maintenir leur niveau de vie actuel à la retraite.Que 100 000 $ VOIR PAGE A 12: RETRAITE Dorval et la «démocratie à la québécoise» « /i Ml STtH* JACQUES NADEAU LE DEVOIR AVEC ses mannequins maculés de sang écrasés par un rouleau compresseur, celui de la «démocratie à la québécoise», le char allégorique de la ville de Dorval a volé la vedette hier lors de la manifestation antifusions au centre-ville de Montréal.«C’est très beau et bien fait», a commenté le maire de Senne-ville, George McLeish, devant l’œuvre que plusieurs jugeaient d’un goût douteux.Nos informations en page A 3.Zone de libre-échange des Amériques Pettigrew juge injustifiées les attaques de Parizeau MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA L) analyse que l’ancien premier ministre du Qué-' bec, Jacques Parizeau, fait du chapitre sur les investissements de la Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA) est non seulement prématurée, elle contredit aussi ses positions antérieures, soutient le ministre fédéral du Commerce international, Pierre Pettigrew, dans un texte qu’il a fait parvenir au Devoir, publié aujourd’hui en page AIL «C’est un revirement que je m'explique mal.[.] On ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre», a-t-il ajouté lors d’un entretien depuis le Chili, notant que l’ancien premier ministre avait toujours appuyé le libre-échange et l’Accord de libre-échange nord-américain.M.Pettigrew a souligné que l’analyse de M.Parizeau, parue dans Le Devoir samedi dernier, s’appuyait sur un texte préliminaire et que la section la plus ciblée, celle sur les litiges investisseurs-Etats, n’avait pas encore fait l’objet de propositions de la part du Canada, des Etats-Unis et du Mexique.VOIR PAGE A 12: PETTIGREW INDEX SJ Annonces .B 9 Avis publics.A 8 Bourse .B 8 Carrières .B4 Économie .B1 Éditorial A 10 Idées.A11 Jardins.B 12 Monde.A 9 Mots croisés B 10 Sports.B 11 O» Un modèle inédit en Amérique Les arrondissements vont véritablement prendre en charge la qualité des services, dit la présidente du comité de transition de Montréal ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR Après quatre mois de travail, la présidente du comité de transition de Montréal, Monique Lefebvre, discerne déjà les contours d’une nouvelle ville dans l’île de Montréal, une ville qui serait à la fois décentralisée, grâce aux arrondissements, et plus co- hérente, grâce à son pouvoir central.«Je m'attendais à ce qu’on en débatte pendant des mois, a-t-elle confié hier en entrevue au Devoir, mais à force d'en discuter ensemble au sein de nos groupes de travail, le consensus s’est fait beaucoup plus rapidement.[.] Je ne suis pas une spécialiste en urbanisme, mais je pense que ça va être marquant en Amérique du Nord.» Elle promet de dévoiler les grandes lignes de cet arrangement original le 8 juin, lors d’un discours devant les diverses chambres de commerce de l’île.Elle annonce déjà que «ce sera un modèle inédit.On parle d’une redéfinition complète qui ne sera surtout pas un clone de la présente ville de Montréal, ni une annexion, mais plutôt une sorte de métissage entre dif- VOIR PAGE A 12: MONTRÉAL Apocalypse Now, hier et aujourd’hui ODILE TREMBLAY LE DEVOIR À CANNES Barbu et courtois, encadré d’une partie de son équipe, il fut accueilli dans la salle de presse par une salve d’applaudissements.L’émotion était palpable, le moment, quasi solennel.«This is the end, my only friend, the end.» Tous les journalistes avaient encore en tête la voix chantante de Jim Morrison, incantation du film, qui résonnait en nous sans fin.Ça lui faisait tout drôle, à Francis Ford Coppola, d’atterrir en 2001 à Cannes avec Apocalypse Now.Faut dire que le grand dnéaste américain avait récolté il y a 22 ans, sur cette même Croisette, la Palme d’or grâce à cet opus incendiaire porté par la caméra mythique de Vittorio Storaro.Rare retour, coup de tonnerre et coup de cœur, sa version remaniée et Cannes VOIR PAGE A 12: APOCALYPSE Francis Ford Coppola REUTERS ¦ Autres informations en page B 10 Nortel cherche de nouveaux patrons Roth et Chandran quittent l’entreprise PRESSE CANADIENNE ET REUTERS Toronto — Nortel Networks devra se trouver un nouveau chef de la direction, et aucun candidat à la succession ne se profile à l’horizon.John Roth, président et chef de la direction de la plus importante société canadienne de technologies, a fait savoir hier qu’il quittera son poste* au mois d’avril prochain, à l’expiration de son contrat Quant à l’homme qui était pressenti pour lui succéder, Clarence Chandran, il quitte lui aussi l’entreprise, sur l’avis de son médecin.Puisque son bras droit n’est plus dispdnible, «je vais travailler avec le conseil d’administration pour trouver mon successeur», a dé- VOIR PAGE A 12: NORTEL Autres informations en page B 3 Trop occupé pour penser à la mort, la vôtre ou celle des autres ?Mais comme vous devrez tôt ou tard y faire face, la meilleure façon de ne pas y penser, c’est en prenant des dispositions dès maintenant.URfiff BOUKCilf mm ( loi m r Le» Clm«!tlères-Jardlnj La Souvenance (514) 735-2025 (418) 529-3371 * -W I * » 778313000696 LE DEVOIR, LES SAMEDI 12 ET DIMANCHE 13 MAI 2 0 01 B I 1 -* LE DEVOIR ?- LES SPORTS HORS-JEU Quelques questions C’est samedi matin, vous vous dégustez un superbe grand bol de café instant sur le balcon alors même que l’astre solaire dore votre épiderme de beau/belle d’Ivory et que les volatiles cuicuitent dans les bougainvillées.Excellent moment pour se pencher sur quelques grandes questions, mais pas trop afin d’éviter cette luxation de la sixième lombaire qui fait si mal quand on passe la balayeuse.La mort, par exemple.I.a mort est-elle un phénomène absurde?S’il n’y avait pas de mort, est-ce qu’on ne se tannerait pas de vivre, de la même exacte manière que l’on se tanne de voir les Yankees gagner la Série mondiale ou d’écouter les commentateurs de hockey à la télé française de Radio-Canada?Que penser de la mort prématurée qui fauche dans la Heur de l’âge?Bon, évidemment, ce n’est pas le plus gai des sujets, ça fait sans doute passer le café instant de travers, mais il faut ce qu’il faut.Car Hollywood, apprends-je grâce à mes sources dans les cercles culturels tellement bien informées que Deep TTiroat en serait jaloux selon d’autres sources, Hollywood donc prépare actuellement un remake de Brian’s Song, un film que vous connaissez peut-être si vous n’avez vraiment pas grand-chose à faire de votre vie ou si vous vous spécialisez dans le larmoiement vite fait bien fait.Réalisée en 1971, cette production cinématographique raconte l’histoire de Brian Piccolo, un demi offensif des Bears de Chicago à la fin des années 60 qui mourut d'un cancer à l’âge de 26 ans, en 1970, et de son amitié avec Gale Sayers, autre demi offensif des Bears.En fait, c’est comme I/we Story, sauf qu’au lieu de la fille, c’est un gars qui meurt, et au lieu d’une histoire d’amour à arracher des larmes à une pierre tombale, c’est une affaire d'amitié virile entre deux gars virils qui jouent au football (qui n'est pas un sport de moumouncs, soulignons-le à grands traits), amitié virile interraciale de surcroît, mais malgré la virilité qui suinte de partout, cela arracherait aussi des larmes à une pierre tombale si d'aventure on en emmenait une au cinéma.Et pour ajouter à la tristesse, il y a la coiffure de Billy Dee Williams qui tient le rôle de Sayers, un demi-afro qui nous rappelle opportuné-_ ment que la mode est une chose étrange, peut-être plus difficile à comprendre que la mort elle-même, ça dépend de l’époque considérée et de l’état d’esprit d;uis lequel on se trouve au moment d’entreprendre l’analyse comparée.Pour ne rien vous cacher, je me suis procuré le film récemment et, chaque fois, l’effet est garanti: les grandes eaux.la débâcle du printemps! La cale du Titanic deux heures après avoir à peine effleuré le banc de neige! Par ici les kleenex à quatre plis! Mieux, les essuie-tout ultra-absorbants pour dégâts lourds! Jamais eu la lacrymale aussi prolifique depuis la gazéification de Québec! Ce n'est pas un masque à gaz, Votre Honneur, c’est une Pampers! Par ailleurs, puisqu’il est question de cinéma, j’ai une tendance féroce à penser que le scénario des présentes séries de la coupe Stanley est écrit par les studios Disney.Ce qui est une façon commode, rétorquerez-vous, et vous aurez tout à fait raison, d’éluder une autre question fondamentale: le surnaturel existe-t-il?Vous avez suivi les aventures récentes des Penguins de Pittsburgh?Sixième match, une minute et demie à jouer, un lancer dévie, la rondelle revoie 50 pieds dans les airs, retombe aux pieds du gardien et le grand Mario la met dedans, les Penguins gagnent en prolongation, puis gagnent le septième match en prolongation itou.Bon, évidemment, il ne faut pas avoir grand-chose à faire de sa vie pour s’intéresser au choc de mégapoles comme Pittsburgh et Buffalo, mais on peut penser qu’on a vécu là des moments clés qui pourraient conduire le Pittsburgh aux ultimes honneurs.Imaginez: Lemieux remportant la coupe Stanley après tant d’années de douleurs au dos, au cancer et au portefeuille.Ça ferait un sacré film, surtout qu’on n’a pas vraiment eu de grands Mario L.au cinéma depuis que Mario Lanza a chanté Vesti la Guibba dans For The First Time avec Zsa Zsa Gabor (Dieu quelle était belle, Z.Z.) et que Mario Lirette à fait la voix d'un des frères Hanson dans la version québécoise de Slap Shot.Autre thème: la défaite.La défaite a-t-elle un sens, autre que celui qui mène à la cave du classement quand on s’y adonne à un rythme indu?Voilà bien ce que nous font nous demander nos Expos, ceux-là mêmes qui avaient suscité en nous du gros espoir en démarrant avec un dossier de 6-1 et qui, depuis, se font ramasser avec la régularité du Me-trodome — c’est une petite blague venue du Minnesota —, et pas par des scores de 3-2 en 14 manches qui vous font ronger le bout de votre siège, non mon Gaston, c’est 8-0, 9-1, 13-0.Poche de même, on n’a guère vu ça depuis les beaux jours de Karl Kuehl en 1976 (Clay Kirby était un des lanceurs partants); mais même à l’époque, même si c’était la dernière année au parc Jarry et même si c’était l’été des Jeux olympiques, il y avait plus de monde dans les gradins.Mais où cette descente aux enfers prendra-t-elle fin, hein, où?Et si oui.pourquoi?Consolons-nous tout de même, car dans la défaite, il peut y avoir de la beauté.Bon, évidemment, cela soulève une autre question: qu'est-ce que la beauté?Mais en attendant de trouver la réponse, admirez ce qu’a écrit à notre sujet à tous le journaliste John Shea, du San Francisco Chronicle, dans un reportage sur le destin tordu de nos Expos: «C'est dommage [que le baseball majeur se porte aussi mal ici].Montréal, avec sa culture française, représente toujours un arrêt fascinant pour les autres équipes, malgré le désagrément du passage aux douanes et le style de jeu serré prôné par Felipe Alou.Ijes joueurs apprécient le métro sûr, les boutiques de vêtements branchées, la vie nocturne intense et les belles personnes, même si peu d'entre elles vont aux matchs.» Vous voyez, nous sommes de belles personnes.C’est un Américain et un journaliste qui le dit, ça doit être vrai.jdiontaledevoir.com J e a n l) i » n ?Grand Prix d’Autriche BASEBALL Beaucoup de travail en perspective pour BAR PRESSE CANADIENNE Le premier podium de l’histoire de la jeune équipe BAR, il y a 15 jours en Espagne, a soulagé tout le monde.Mais Jacques Villeneuve estime que l’équipe a encore beaucoup de pain sur la planche avant d’atteindre ses objectifs.«Ce podium, c'est bien.Mais ça ne nous fait pas aller plus vite», a précisé un Villeneuve réaliste, 10' hier (1 min 12 s 290) lors des essais libres du Grand Prix d’Autriche.«Mais il est vrai que tout le monde au sein de l’équipe semble respirer un peu mieux et travailler dans une atmosphère un peu plus détendue.Et c’est sans compter que ça nous permet de faire un meilleur boulot, surtout à l’usine.» Pourtant, le Québécois ne s'illusionne guère et prévient qu’un autre podium lui semble très peu probable pour l’instant.«On peut aussi être très chanceux ici et en faire un autre [podium].Mais nous ne sommes pas encore assez rapides pour monter une fois de plus sur le podium.» Si son ingénieur Jock Clear avait laissé entendre que Villeneuve disposerait d’une voiture améliorée en Autriche — moteur plus puissant et amélioration aérodynamique —, cela ne semble pas être le cas si l’on en croit le pilote.«D’après ce que j’ai compris, nous n’avons malheureusement pas de chevaux supplémentaires.En ce qui a trait aux différents changements annoncés, je ne suis pas certain qu'ils y soient.» Circuit intéressant Comme c’est son habitude, Villeneuve a beaucoup travaillé en fonction de la course hier, lors des essais libres dominés par les McLaren-Mercedes de David Coulthard et Mika Hakkinen.«Nous avons fait du bon boulot en vue de la course, a-t-il analysé.Je dois cependant me concentrer davantage sur la qualification.Je n’étais vraiment pas performant avec les pneus neujs.» REUTERS L’Allemand Michael Schumacher, qui n’a signé que le cinquième temps sur sa Ferrari hier, semblait songeur.Mais le point positif, c’est que Ville-neuve apprécie le circuit autrichien.«C’est un tracé simple où Ton compte sept virages qui, à mon avis, sont très intéressants et où Ton atteint assez rapidement la limite.Entre chaque virage, il y a une grande ligne droite qui nous donne le temps de réfléchir à ce que nous devons faire.C’est un circuit peu adhérent mais plus reposants! je le compare aux autres.» Au sujet des malaises qu’il ressent au dos — séquelles de son terrible accident en Australie —, Villeneuve n’aime pas trop élaborer sur le sujet «Ça fait un bon moment que j’ai ce problème, et une fois que la saison a débuté, on n ’a pas le temps de se remettre en état.De plus, entre chaque Grand Prix, il y a des essais et beaucoup d’entrainement physique, et si on débute la saison avec ce mal, c’est malheureux mais on le garde jusqu’à la fin.«Ça ne doit pas être si grave puisque cela ne m'empêche pas de piloter.On ne va quand même pas rentrer dans les détails.» Les McLaren en tête Par ailleurs, les deux McLaren-Mercedes ont dominé les deux premières séances.Cette avance a permis à David Coulthard (McLaren-Mercedes) de devancer son coéquipier finlandais Mika Hakkinen de moins de trois dixièmes de seconde, hier, pour réaliser le meilleur temps des essais libres du Grand Prix d’Autriche de Formule 1, qui sera disputé demain sur le circuit Al-Ring.«Nous avons progressé tout au long de la journée sur un circuit qui est pourtant poussiéreux et glissant», a déclaré Coulthard, actuel deuxième du classement mondial avec 28 points, contre 36 au leader, l’Allemand Michael Schumacher, qui n’a signé que le cinquième temps sur sa Ferrari, hier.Seul pilote à avoir inscrit des points à chacune des cinq manches mondiales disputées cette saison, Coulthard a parcouru les 4,326 kilomètres du circuit autrichien en une minute Ils 245.H espère faire mieux aujourd’hui lors des essais qualificatifs.«Nous n’avons pu tirer le maximum des voitures.Je ne suis pas satisfait de l’équilibre général.» Schumacher, qui disputera dimanche son 150 Grand Prix, essaiera de l'emporter sur le seul circuit où il n’a pas inscrit son nom au palmares.Hier, il a signé un temps de 1 min 11 s 647, devancé aux troisième et quatrième places provisoires par le Brésilien Rubens Barrichel-lo (Ferrari) et son frère Ralf Schumacher (Williams-BMW).«Nous n’avons pas assez roulé en raison de problèmes de freins, qui ont été résolus», a déclaré Schumacher.Le triple champion du monde, avec 47 victoires au compteur, est seulement à quatre longueurs du record détenu par Alain Prost «Cette piste est differente de la plupart des autres tracés, mais je crois que nous avons compris comment l’apprivoiser», a déclaré Barrichello après avoir signé un temps de 1 min 11 s 401 sur l’autre Ferrari.LIGUE NATIONALE Section Est G P Moy.Diff Philadelphie 20 13 606 — Atlanta 16 19 457 5 Floride 14 19 424 6 New York 14 20 412 61/2 Montréal 13 22 .371 8 Section Centrale Chicago 21 13 .618 — St.Louis 18 15 .545 21/2 Houston 17 15 .531 3 Milwaukee 18 17 .514 31/2 Cincinnati 16 17 485 4 1/2 Pittsburgh 13 21 .382 8 Section Ouest Los Angeles 20 15 .571 — Arizona 18 16 529 1 1/2 Colorado 18 16 .529 1 1/2 San Francisco 18 16 .529 1 1/2 San Diego 17 17 .500 21/2 Hier Houston à Cincinnati (remis, pluie) Pittsburgh 3 Milwaukee 0 Chicago Cubs à St.Louis Montréal au Colorado Philadelphie en Arizona Floride à San Diego Atlanta à Los Angele N.Y.Mets à San Francisco Aujourd’hui Chicago Cubs à St.Louis, 14h10 Montréal au Colorado, 15h05 N.Y.Mets à San Francisco, 16h05 Houston à Cincinnati, 19h05 Pittsburgh à Milwaukee, 19h05 Philadelphie en Arizona, 22h05 Floride à San Diego, 22h05 Atlanta à Los Angeles, 22h10 Demain Pittsburgh à Milwaukee, 14h05 Chicago Cubs à St.Louis, 14h10 Montréal au Colorado, 15h05 N.Y.Mets à San Francisco, 16h05 Atlanta à Los Angeles, 16h10 Philadelphie en Arizona.16h35 Floride à San Diego, 17h00 Houston à Cincinnati.20h05 HOCKEY SÉRIES ÉLIMINATOIRES Finale d’associalion Association de l'Est Aujourd’hui Pittsburgh au New Jersey, 19h00 Association de l'Ouest Aujourd’hui St.Louis au Colorado, 15h00 Championnat du monde de hockey Gretzky demande un camp d’évaluation PIERRE LEBRUN PRESSE CANADIENNE Pour Wayne Gretzky, l’élimination inattendue du Canada au championnat du monde de hockey souligne l’importance d’un mini-camp d’entraînement estival pour l’équipe olympique masculine.fi y avait une certaine urgence dans la voix de Gretzky quand il a discuté de la défaite du Canada en quarts de, finale du championnat du monde contre les Etats-Unis et de la nécessité pour l'équipe olympique d’être fin prête pour un tournoi où une défaite peut avoir des conséquences désastreuses.L’Association des joueurs de la LNH constitue un obstacle.Elle s’oppose à des camps d’évaluation — où ses membres risqueraient d'être retranchés — et par conséquent, ne souhaite pas que ses joueurs participent à des camps pendant l’été, à moins que les pays dévoilent auparavant les noms de tous les joueurs de la fonuation.Mais il ne faut pas compter là-dessus.L’équipe canadienne n’a pas l’intention de nommer le reste de ses 23 joueurs quatre mois avant la date limite du 15 décembre.Le temps est nécessaire pour déterminer les derniers besoins de l’équipe.Et voilà tout le problème — un problème qui a été accentué par la décevante performance du Capada au championnat du monde.A titre de directeur exécutif de l’équipe canadienne, la tâche de Gretzky consiste à bien préparer sa troupe pour Salt Lake City.Il entrevoit le besoin de réunir un groupe d’espoirs, possiblement 35 joueurs, au mois d’août.Il est quelque peu perplexe devant la résistance de l'AJLNH.«Nous avons des gars, comme moi, qui ont consacré cinq étés, six semaines à chaque fois, pour l’association [AJLNH]», a mentionné Gretzky, faisant allusion à la Coupe du monde et à plusieurs éditions de la coupe Canada.«Nous demandons quatre jours.» «J’aurais espéré que les joueurs comprennent que cela nous permettrait de mieux nous préparer en vue de Salt Lake City» Selon une entente conclue par la LNH, la Fédération internationale et l’AJLNH, il est interdit à tous les pays de tenir un camp d’enfraîne-ment ou dévaluation.Mais Gretzky n’est pas convaincu que tout cela peut être encadré.«Je sais que l’association [AJLNH] prend soin de ça.Mais, croyez-moi, une fois Tété venu, ces pays vont s’occuper d’eux.Nous devons en faire autant.» Et il y a matière à s’inquiéter dans le camp canadien.La Suède, la Finlande, la Russie et la République tchèque, tenante du titre olympique, n’auront pas besoin, ou si peu, de s'adapter à ce type de tournoi où chaque match est crucial.Leurs joueurs ont grandi dans ce système.Mais pas les Canadiens.«J'aurais espéré que les joueurs prennent l'initiative et disent: “Nous voulons un camp de quatre jours.Nous croyons que c’est important pour notre équipe”, a poursuivi Gretzky.Nous aurions souhaité que cela vienne d'eux car nous ne voulons pas nous battre avec les joueurs.Nous ne voulons pas forcer quiconque à faire quelque chose qu'il ne veut pas.» Tournoi de tennis de Berlin Hingis est soulagée AGENCE FRANCE-PRESSE La Suissesse Martina Hingis, tète de série n" 1, a surmonté l’obstacle Arantxa Sanchez (n”8), battue 6-3, 7-6 (7/4) hier, pour accéder aux demi-tinales du tournoi de tennis de Berlin, épreuve du circuit féminin WTA dotée de 1,185 million de dollars.«/'aurais aimé que ce soit plus facile», a regretté Hingis, qui porte à 16-2 son étonnant bilan contre l'Espagnole.«Je suis amtente que ce match soit derrière moi, c'est un b
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