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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 2001-09-26, Collections de BAnQ.

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?www.ledfvoir.fom ?ACTUALITES Les Québécois approuvent l’ouverture L de piqueries supervisées Page A 3 CULTURE Trisha Brown au FIND: le bonheur de la creation Page B 7 La famine L’ONU anticipe une crise «massive» en Asie centrale, où 1,5 million d’Afghans, effrayés par le risque de guerre, pourraient se masser dans des camps de réfugiés dans les régions frontalières du pays.Plus encore, le blocage des convois d’aide alimentaire par le régime des talibans menace désormais de plonger dans la famine ce pays où cinq millions d’Afghans dépendent de l’aide humanitaire.Le Devoir a joint, hier à Islamabad, au Pakistan, le représentant de Médecins sans frontières (MSP), qui décrit la crise imminente.ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Les camions d’aide humanitaire sont saisis ou bloqués aux frontières, et les liens téléphoniques avec l’Afghanistan, coupés.Après avoir bouté hors du pays les organisations humanitaires internationales, les talibans coupent maintenant les vivres aux programmes d'aide en Afghanistan et, surtout, aux millions d’Afghans affamés qui n’auront plus de vivres d’ici trois semaines.«Il faut rouvrir les portes du pays pour éviter un désastre humain», a affirmé hier au Devoir le représentant de MSF à Islamabad, Diderik Van Haldema.«Toute l’aide humanitaire a été expulsée d’Afghanistan, et quand nous sommes partis, les besoins étaient immenses.R est pour le moment impossible de renouveler les stocks de nourriture», a soutenu le porte-parole de MSF au Pakistan, dont l’organisme dispensait jusqu’au 11 septembre dernier de l’aide médicale et nutritionnelle dans plusieurs régions de l'Afghanistan.Comme bon nombre d’organisations non gouvernementales (ONG), MSF ne sait pas grand-chose de ce qui reste de ses programmes d’aide.Depuis que les talibans ont pris d’assaut lundi le bureau de l’ONU à Kandahar, séquestré son matériel de communication à travers le pays et saisi 1400 tonnes de nourriture, on craint le pire.VOIR PAGE A 8: FAMINE La guerre contre le terrorisme menace des millions d’Afghans - * • c > BlïAWIHARTA REUTERS Un enfant afghan qui réussit à survivre en revendant ce qu’il trouve dans les dépotoirs a reçu hier un peu de nourriture gratuite près d’un restaurant de Karachi, au Pakistan.En Afghanistan, des millions de personnes sont actuellement privées de l’aide alimentaire dont elles dépendent.Bush appelle les Afghans à se soulever contre les talibans D’APRÈS L’AGENCE FRANCE-PRESSE ET REUTERS Conforté par un nouveau sondage d’opinion favorable à sa gestion de la crise, le président américain George W.Bush a lancé hier un appel à peine voilé à un soulèvement populaire contre le régime des talibans en Afghanistan tandis que le Pakistan, qui demeure le seul Etat au monde à reconnaître ce régime, a mis l’Occident en garde contre tout soutien aux factions qui le combattent dans le nord du pays.«Noire mission est de débusquer les terroristes, de les capturer et de les traduire en justice.L’un des moyens d’y parvenir est de demander la coopération des citoyens qui, en Afghanistan, en ont assez des talibans au pouvoir ou d’abriter des gens comme Oussama ben Ixiden et d’avoir des étrangers sur leur propre sol qui financent ce régime répressif», a déclaré M.Bush, qui s'adressait à la presse après un entretien à la Maison-Blanche avec le premier ministre japonais Junichiro Koizumi.La guerre des mots continue d’opposer Kaboul aux principaux dirigeants occidentaux.Mais en même temps, l’étau diplomatique, militaire et financier se resserre sur l’organisation ben Laden et, par ricochet, sur le régime taliban.Le premier ministre britannique Tony Blair a menacé hier ces derniers d’une guerre s’ils ne livrent pas ben Laden, le Saoudien qui a présumément commandité les attentats meurtriers du 11 septembre contre les tours jumelles du World Trade Center et contre le Pentagone.D’Afghanistan, le mollah Mohammad Omar, chef suprême des talibans, a affirmé dans un message adressé «au peuple américain» par l'intermédiaire d’une agence privée proche de son régime que VOIR PAGE A 8.BUSH C’est la fin pour GM à Boisbriand La dernière usine automobile du Québec fermera en septembre 2002 GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR C* est fait! Après tant d’années de tergiversations et d’incertitude, l’usine GM à Boisbriand fermera ses portes en septembre 2002, retirant leur travail aux 1200 employés restants.En ajoutant les retombées, ce sont plus de 9000 emplois, directs et indirects, qui seront retranchés dans le Grand Montréal à la suite de cette fermeture.Après l’arrêt de production d’Hyundai, le Québec perd ainsi sa seule usine de fabrication automobile.Mais le mot d’ordre gouvernemental et syndical demeure: «On ne lâchera pas.On ne baissera pas les bras!» le couperet est tombé sur cette usine implantée en 1965.Répon- dant à des impératifs de convention collective (l'actuel contrat de travail expirait le 17 septembre 2002), la présidente-directrice générale de (iM Canada, Maureen Kempston Darkes, a fait hier l'annonce que tous appréhendaient «GM a fait énormément d’efforts afin de trouver un autre produit ou un autre mandat de fabrication pour l'usine de Sainte-Thérèse [Boisbriand].Nous avons étudié un grand éventail de possibilités, notamment le montage de produits de masse et de produits-niches, la fabrication de composants de groupe propulseur, la remise à neuf et VOIR PAGE A 8: FIN ¦ Lire aussi en page B 1 : Ix*s travailleurs sont sonnés GM ne remboursera les gouvernements que dans 15 ans ROBERT DUTRISAC DE NOTRE,B U RE AU DE QUÉBEC Même si GM ferme son usine de Boisbriand l’an prochain, l’entreprise ne remboursera pas le prêt sans intérêt de 220 millions, consenti conjointement par les gouvernements d’Ottawa et de Québec en 1987, avant 15 ans.Aux taux d’intérêt en vigueur cette dernière année, ce congé d'intérêt accumulé pourrait représenter au bas mot la rondelette somme de 400 millions.En 1986, 21 ans après son ouverture, GM avait déjà attaché le grelot, affirmant que son usine de Boisbriand, qui produisait des modèles Ciera et Celebrity, était à deux doigts de la fermeture.L’usine québécoise, qui comptait alors 3825 employés, n’était pas suffisamment productive, au dire de la compagnie.Elle avait aussi besoin d’une modernisation.GM avait appelé les gouvernements à la rescousse.VOIR PAGE A 8: GM ÉCONOMIE Nasdaq Canada bat de l’aile Dix mois après avoir été lancé en grande pompe par le gouvernement du Québec, le projet de Nasdaq Canada ne semble pas vouloir décoller tel que prévu.Plusieurs de la dizaine de courtiers en valeurs mobilières ayant accepté de participer à la phase I ne transigent toujours pas avec le nouveau système électronique.Lenteur administrative, problèmes de rentabilité, chute des marchés boursiers, toutes les raisons sont bonnes pour «tabletter» la Bourse électronique importée par Bernard Landry.Y a-t-il anguille sous roche?¦ À lire en page B 1 INDEX Annonces.A 6 Bourse.B 2 Avis publics.B 3 Carrières.B 5 Culture.B 8 Économie.B 1 Éditorial.A 8 Idées.A9 Les sports.B 6 Mots croisés.A 6 Télévision.B 6 Météo.A 6 Construction et recyclage Des montagnes de matériaux se perdent LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Le recyclage des matériaux de construction bat sérieusement de l’aile dans la région de Montréal en raison du coût d’enfouissement «trop bas et non réglementé par Québec» que pratique la Ville de Montréal, ce qui incite les entrepreneurs à jeter chaque année, au Complexe environnemental Saint-Michel (CESM), propriété de la Ville, entre 400 000 et 500 000 tonnes de matériaux de construction qui pourraient être recyclés, réutilisés ou transformés en éneigie (chaleur et électricité).Selon les chiffres obtenus par Le Devoir et qui apparaîtront la semaine prochaine dans le bilan 2000 des activités du CESM, 682 645 tonnes de déchets ont été enfouis à cet endroit, dont plus de 83 000 tonnes d’ordures ménagères — une pratique interdite depuis le printemps dernier — et 599 310 tonnes de «déchets solides non putrescibles».Un des gestionnaires du site, Marcel Caron, a précisé hier au Devoir que «la majorité de ces 600 OOO tonnes de l’an dernier est constituée de matériaux de construction» apportés pêle-mêle au site.Une autre source à la Ville confirme cette évaluation en évoquant un tonnage «qui se situerait entre 400 000 et 50Q OOO tonnes» de matériaux de construction.A cette énorme quantité de matériaux s’ajoute, indiquera le rapport, un peu plus de 60 000 tonnes de roc, béton et asphalte qui auraient pu, pour l’essentiel, être réutilisés, ainsi que près de 900 000 tonnes de «matériaux d’excavation», dont une grande part provient de l’excavation du canal de I^chine.Une importante partie de ces matériaux d’excavation — de la terre et du sable — serait en réalité constituée de «sols contaminés dans la plage DC» (contamination légère), estime pour sa part Jean Boisvert, vice-président du Regroupement des récupérateurs VOIR PAGE A 8: MATÉRIAUX W0M | mtr-: l'AUI.CHIASSON PRESSE CANADIENNE À Montréal, des milliers de tonnes de matériaux de construction se retrouvent chaque année au dépotoir au lieu d’être recyclées.C a h i 0 r s p é c i a.Les prix de l’ACFAS octobre LE DEVOIR Tombée publicitaire le 28 septembre ¦ 778313000665 (ollez-y S TÉLÉPHONES CELLULAIRES ET AUTRES APPAREILS SANS FIL ACCÈS INTERNET MOBILE MESSAGERIE TEXTUELLE BIDIRECTIONNELLE www.bell.ca * MOBILITE T ¦¦¦¦ LE DEVOIR.LE MERCREDI S E P ! E \l R K C •> O O I -* LE DEVOIR ?- ACTUALITES en bref Pour un étiquetage obligatoire des OGM (Le Devoir) — Un recent sondage révèle que 90 % des Québécois et 87 % des Canadiens sont en faveur de 1 étiquetage obligatoire des aliments contenant des OGM, contre à peine 10 % au Québec et 12 % à travers le Canada qui approuvent l'etiquetage volontaire que ^e propose d'adopter le gouvernement fédéral Le pro-jpt de loi privé C-287, parrainé par le député libéral Charles Caccia et qui imposerait l’étiquetage obligatoi-ré des OGM, reçoit un appui ferme de la part de 73 % des Canadiens alors que 22 % sont «plutôt en faveur».projet de loi sera mis aux voix cet automne.Si le Vote lui est favorable, le Canada serait parmi les 35 pays du monde qui appliquent l’étiquetage obligatoire des OGM ou le feront sous peu.Ce sondage, mené pour le çompte de Greenpeace par le Centre de recherche Décima auprès de 2022 Canadiens entre le 20 et le 29 août dernier, a une marge d’erreur de 2,2 %.I 1 ba France et le Québec sur la même longueur d’onde (Le Devoir) — Le ministre français de la fonction publique et de la réforme de l’État, Michel Sapin, esti-ihe que son pays et le Québec s’entendent pour une Eeilleure surveillance des activités terroristes sur terneL De passage à Québec hier, le ministre Sabin s’est exprimé en faveur d’une «régulation mondiale» de l’autoroute de l’information, une idée qui avait déjà fait du chemin au Québeç puis au Canada depuis les attentats survenus aux États-Unis.Hier, lé ministre français a rencontré ses homologues Québécois Sylvain Simard et Louise Beaudoin afin de discuter de la réforme de l’administration.M.Sapin s’est dit intéressé par les changements en cours à Québec, notamment sur l’imputabilité des cadres gouvernementaux etJ’efficacité des services.«Les Français veulent un État qui fonctionne mieux», a-t-il dit- fl pense que le Québec partage cette vision avec fa France, mais en constatant des avancées québécoises intéressantes sur la protection des renseignements personnels au sein de l’État «J’apprends beaucoup en venant ici», a déclaré le ministre Sapin.Le procès n’aura pas lieu (PC) — L’adolescent ontarien qui avait soulevé toute tine controverse, l’an dernier, après avoir rédigé un texte dans lequel il parlait de faire sauter son école n’aura pas à subir de procès.Le jeune homme, qui avait 15 ans au moment des faits et étudiait en secondaire IV, avait rédigé en novembre dernier une composition intitulée Twisted («Tordu»).Peu de temps après, il avait été Chassé de l’école et plusieurs accusations avaient été portées contre lui II était accusé d’avoir proféré dans aon texte des menaces à l’endroit d’un membre du per-ionnel de l’école et d’autres menaces à l’endroit de deux groupes d’élèves de l’école et de certains élèves en particulier.Apparemment, le jeune homme—qui pe peut être identifié en raison de son âge — avait rédigé son texte une semaine après avoir été battu dans la Cour d’école.Depuis les événements, il poursuit ses études à fa maison.Les parties se sont finalement entendues pour que le jeune homme n’ait pas à subir de procès.«H semble que ce dossier soit résolu», a déclaré llmdi le juge Bruce MacPhee, d’une cour ontarienne.Un déficit de 200 milfions (PC) — La Société de l’assurance automobile du Québec sera déficitaire cette année si les primes payées par les automobilistes ne sont pas augmen-tjées.C’est du moins l’avertissement qu’a lancé le ministre des Transports et responsable de la SAAQ, Guy Chevrette, hier.«Si ça ne change pas cette année, Test 200 millions de déficit», a lancé le ministre au cours de 1a commission parlementaire portant pur le régime public d’assurance automobile.Les Québécois sont d’accord avec l’ouverture de piqueries supervisées Les Québécois appuient en majorité les programmes d’échange de seringues et les sites d’injection supervisés lorsqu'ils sont clairement informés sur le sujet, selon les résultats d'un récent sondage commandé par Santé Québec.L’approche de réduction des méfaits, petit à petit, fait son chemin.BRIAN MYLES LE DEVOIR Trois Québécois sur quatre sont favorables aux programmes d’échange de seringues, 55 % sont d’accord avec l’implantation de sites d’injection supervisés et 45 % appuient la prescription d'héroïne, selon les résultats préliminaires d’un sondage commandé par le ministère provincial de 1a Santé.L’étude réalisée par l’Institut national de santé pu- blique indique que 1a population est réceptive à l'approche de réduction des méfaits lorsque le concept est clairement expliqué.Mais elle montre aussi l’anv bivalence des Québécois, A titre d'exemple, ils cultivent quelques préjugés sur la rapidité de la dépendance aux drogues et sur le fait qu’il s'agit avant tout d'un problème personnel plutôt que social.En contrepartie, ils considèrent aussi la toxicomanie comme un trouble social lié à 1a criminalité et comme un problème de santé qui requiert de l'aide.Selon l’Institut national de santé publique, il serait possible d'influencer 1a perception des Québécois par des campagnes publicitaires et d’enrayer ainsi les préjugés défavorables à l'endroit des toxicomanes.En d'autres mots, il serait facile de rallier les Québécois à l’approche de réduction des méfaits.Ce concept européen vise à atténuer les effets pervers de la consommation à défaut de l’enrayer.L'institut indique en préambule que les efforts de répression ont donné «peu de bénéfices reconnus» en matière de lutte contre la drogue.Le ministère s'apprête à revoir ses priorités en misant sur la promotion de fa s;uite et la prevention.«Cette approche plus pragmatique vise en flit ki reduction des méfaits liés à l'usage de dmgucs», precise le document.La remise en question dépasse les frontières du Quebec.Les sites d'injection assistés, la prescription d’héroïne et autres mesures de réduction des méfaits associés aux drogues injectables font l'objet d’une étude attentive de la part des ministres provinciaux de la Santé, reunis à Terre-Neuve depuis lundi.Ils doivent annoncer des mesures concrètes aujourd’hui.Afin de soutenir cette nouvelle approche, l'institut recommande d’axer le problème cie la toxicomanie sur les ikTsonnes ayant des besoins et des droits qui doivent être respectés.«Ces personnes vivent souvent des situations difficiles et la plupart veulent sen sortir.» le sondage a été mené auprès de 2253 personnes en février 2001, avec un taux de réponse de 70 %.La marge d’erreur maximale est de 2,2 %, 19 fois sur 20.L’expérience australienne pourrait inspirer le Canada ARCHIVKS PRESSE CANADIENNE v.BRIAN MYLES LE DEVOIR Les conventions internationales et le droit criminel, principaux instruments dans 1a guerre mondiale à fa drogue, ne sont pas des obstacles à fa mise sur pied d’une piquerie supervisée.L’initiative est possible quand 1a communauté locale et 1a classe politique reconnaissent d’un même souffle l’ampleur du désespoir et l’urgence d’agir.C’est du moins l’avis d’Ian Malkin, maître de conferences à la faculté de droit de l’Université de Melbourne, en Australie, un pays où émergent des lieux d'injection supervisés (LIS) sous 1a pression commune des religieux, politiciens, policiers, citoyens et commerçants dans les quartiers les plus durement touchés par le fléau des drogues injectables.Une première piquerie supervisée a ouvert ses portes en mai dernier dans le quartier de King Cross, en banlieue de Sydney, avec la bénédiction du gouvernement de 1a Nouvelle-Galles-du-Sud.Les surdoses mortelles imputables à l’héroïne ont pris des proportions alarmantes en Australie, emportant 960 personnes en 1999.Le nectar de pavot fauche presque autant de vies que les accidents de fa route.Après un examen minutieux, le Parlement a trouvé «une marge d'interprétation» dans les conventions internationales qui a permis d’ouvrir le site de King Cross.Les conventions ratifiées sous l’égide de l’ONU à compter de 1961 interdisent 1a production, fa distribution et l’usage de drogues telles l’héroïne, sauf à des fins scientifiques ou médicales.Les Australiens jouent à fond la carte de la recherche scientifique.«Après analyse, le ministre responsable du projet de loi a jugé que les Etats disposaient d’un pouvoir discrétionnaire, explique Ian Malkin.La réhabilitation fait partie des objectijs du projet.Les essais sont supervisés par la communauté médicale, et nous enregistrons les résultats.» L’esprit des conventions antidrogues est donc sauf.En matière de droit criminel, il a suffi d’un minimum de volonté politique pour trouver une solution toute simple.Le site d’injection de King Cross est considéré comme un no man’s land où les lois sur les drogues (en petites quantités) ne s’appliquent pas.C’est valable pour la clientèle et le personnel qui se rend «complice» des injections.Avec l’aide de l’Église et de la police D s’est écoulé environ dix ans entre l’ouverture des premières piqueries illicites dans les sex-shops de King Cross et fa mise en place d’un lieu d’injection supervisé.Des lieux d’injection supervisés existent aussi en Le site, financé par la Uniting Church, accueille 16 per-sonnes à fa fois, 150 en une journée, avec des heures d’ouverture de minuit à 4h et de 18h à 22h.La naissance du US est le résultat d’une prise de conscience collective inattendue.C’est seulement sous les pressions soutenues de la communauté locale que le Parlement est passé à l’action.Selon lan Malkin, les changements surviennent «à partir du moment où le problème est assez grave» pour mobiliser toute une société.Un commissaire de police a recommandé dès 1997 que le gouvernement finance les sites d’injection par souci de garder les utilisateurs de drogues injectables (UDI) en vie, de les orienter vers des services de thérapie et de réduire 1a transmission de maladies infectieuses.Le rapport Wood, fruit d’une commission royale d’enquête sur les services de police de la Nouvelle-Galles-du-Sud, a jeté un pavé dans 1a mare australienne.N’en pouvant plus de l’inaction, des professionnels de fa santé ont ouvert ep 1998 une piquerie hébergée par la Uniting Church.A la suite d’un important battage médiatique, les policiers ont fermé le «site de la tolérance» et procédé à l’arrestation du révérend res pensable de l’endroit Les accusations ont par 1a suite Allemagne, notamment à Francfort.été retirées, la classe politique a compris le message pour ensuite prendre le relais.lan Malkin estime que l’expérience de 1a Nouvelle-Galles-du-Sud peut inspirer le Canada.Selon lui, les gouvernements des pays riches ont le devoir de préserver par tous les moyens la santé physique et mentale de leurs citoyens.Cela vaut aussi pour les héroïnomanes.Les propos de M.Malkin, un Canadien expatrié en Australie depuis 15 ans, ont trouvé des oreilles attentives, la fin de semaine dernière à Montréal, lors d’ateliers de perfectionnement organisés par le Réseau juridique VlH/sida.Cactus, le premier site d’échange de seringues à Montréal, envisage sérieusement la possibilité d’ouvrir une piquerie supervisée avec l’aval de 1a Régie régionale de fa santé.«Nous autres, on est sur les rangs», a commenté en marge de 1a conférence louis lotellier de Saipt-Just, président du conseil d’administration.A King Cross, 1a piquerie a déjà permis de sauver des vies.Au coure des trois premiers mois, 832 utilisateurs de drogues injectables se sont présentés à 1a clinique; le personnel a traité six surdoses avec succès.Mieux que tout le reste — «et c’est tellement important», dit M.Malkin —, un toxicomane sur trois s’est laissé convaincre d’aller en traitement 25e anniversaire de la revue possible LANCEMENT du numéro été-automne « Rêver, résister » le jeudi, 27 septembre, I7H30 à la Maison des écrivains, 3492, avenue Laval Participants: Paul Chamberiand Philippe Haeck Suzanne Jacob Renseignements : (514) 529-1316 Croquez dtms la réforme scolaire Demandez votre échantillon gratuit de la revue de l'heure dans le réseau scolaire Le Point en administration scolaire (514) 277-4544, poste 240 www.lepointadm.com les 26,27,28 septembre à 19 h au Cinéma ONF à Montréal En collaboration avec Médecins Sans Frontières, l’ONF présente LE DOCUMENTAIRE if / UNE GOU Venez discuter avec la réalisatrice et vous informer auprès des personnes-ressources (médecins, infirmières, logisticiens) E DANS Une Québécoise en de1 soulage humaine ?Commëri vit le cruel dilemme du retour au pays ?tf Un film de Lise Éthier produit par Yves Bisaillon metro Berri-UOAM Une production de rOITtce national Prix d'entrée : 5 $ Cinéma ONE 1564, rue Saint-Denis, Montréal Tel.: (514) 496-6887 Q LES ACTUALITES Air Canada et les langues officielles Adam veut jouer de la carotte et du bâton Ottawa devrait rendre son aide financière conditionnelle à l’amélioration du bilinguisme HÉLÈNE BUZZETT1 DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Si Ottawa veut verser une aide financière à Air Canada, il devrait la rendre conditionnelle à une amélioration de ses performances en matière de bilinguisme, croit la Commissaire aux langues officielles, Diane Adam.La commissaire, qui déposait son rapport annuel hier, reprenait comme une rengaine ses doléances contre le transporteur aérien qui ne respecte toujours pas ses obligations en matière de langues officielles.Mais cette fois, elle avait une suggestion très concrète à faire à Ottawa.•Je pense que si l’on aide Air Canada à se restructurer, le ministre des Transports doit considérer cette question.Cela devrait faire partie des négociations», a déclaré Mme Adam tout en déplorant le «problème chronique» que représente le transporteur qui éprouve encore bien des difficultés à offrir ses services dans les deux langues.«Avec la crise dans laquelle ils sont, ils sont dans une position plus vulnérable.Quand quelqu’un est plus vulnérable, il est plus ouvert, alors nous verrons.» Air Canada demande à Ottawa de lui verser quatre milliards pour traverser la crise qui secoue le monde de l’aviation depuis les attentats terroristes du 11 septembre dernier à New York et Washington.La loi, c’est la loi Le ministre des Transports, David Collenette, a catégoriquement refusé de se prononcer sur ce sujet.«La question des langues officielles et son application à Air Canada, on ne peut pas négocier cela.Ça, c'est la loi.Il n’y aura pas de changement sur la question de l’application de la loi.» Même écho de la part de Stéphane Dion, le mi- nistre nouvellement responsable des langues officielles.Déçue de ce que les provinces vers qui sont dévolués certains pouvoirs ne s’acquittent pas toujours de leurs obligations linguistiques, la commissaire Adam croit que le gouvernement fédéral devrait aussi utiliser ses transferts d’argent comme moyen de pression pour que les services soient offerts dans les deux langues.•Son leadership devrait s’intensifier au point de profiter de ces occasions [les transferts de juridiction ou les privatisations] pour consolider la dualité linguistique.» Elle a souligné que M.Dion, en portant aussi le chapeau de ministre des Affaires intergouvemementales, était en très bonne position pour assurer ce leadership.Par ailleurs, le rapport était sur la note de l’espoir.Après avoir fait un constat dévastateur l’année dernière, Mme Adam s’est dite contente de l’ouverture du fédéral bien qu’elle demande moins de symbolisme et plus d’action.•Je peux maintenant affirmer que mon message, même s'il était difficile à avaler, a été entendu et compris.Les dirigeants du gouvernement et de l’administration ont accepté mon diagnostic.Je vois les premiers signes d’une réflexion sérieuse et d’une volonté renouvelée au sein de l’appareil fédéral de corriger les torts du passé».Elle cite a cet égard le discours du Trône faisant de la dualité linguistique une priorité, tout comme la nomination de M.Dion.Au sujet de ce dernier toutefois, elle n’a pas caché sa déception quant au fait que cinq mois après sa nomination, il n’ait toujours pas présenté de plan d’action.«U n’y a pas de doute que je suis restée un peu sur ma faim, que j’aurais souhaité des éléments de plan ou du moins des directions un peu plus fermes.» Commission parlementaire sur la Place des Arts La FTQ claque la porte Nouveau CHUM Québec n’a jamais établi les paramètres KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Le gouvernement du Québec n’a établi aucune balise financière pour l’acquisition du terrain du futur CHUM ainsi que pour la relocalisation des quatre propriétaires du site qui en découle.Comme le confirmait lundi au Devoir Claude Bé-land, président-directeur général de la Société d’implantation du centre hospitalier de l’Université de Montréal (SICHUM), «aucune limite, ni en termes de minimum ni en termes de maximum, n’a été établie».Les négociations entamées il y a quelques mois entre la Société d’implantation du centre hospitalier de l’Université de Montréal (SICHUM) et la Ville de Montréal, la STCUM ainsi que l’entreprise Kaba-Ilco sont guidées par les résultats de l’étude des coûts de relocalisation effectuée par SNC-lavalin.I>a première étude commandée par Québec (Daniel Arbour et associés) s’était limité à présenter les coûts d’acquisition du terrain à l’angle des rues Saint-Denis et Rosemont, soit 19,9 millions.Or, avec les coûts de relocalisation des actuels occupants du site, la facture pourrait grimper à plus de 100 millions.Pour le critique libéral en matière de santé, le député Jean-Marc Fournier, il s’agit là d’un «aveu du ministre de la Santé de la mauvaise planification».«Il nous dit que les coûts de relocalisation n’ont pas été pris en compte.[.] Si on appliquait le test de performance que M.Trudel a fait passer aux hôpitaux, il serait calé», a commenté hier M.Fournier.Chose certaine, la SICHUM est entrée en fonction en apprenant que les coûts ne seraient pas exactement ce qu'avait annoncé Québec.S’agit-il d’un oubli de la part de la firme Arbour?«Probablement que la commande n 'avait pas été faite dans le sens de la relocalisation.On voulait avoir des ordres de grandeur», croit M.Béland.Malgré ce mouvement à la hausse, le choix du site reste inchangé.«Pour nous, il n’est pas question de remettre en question le site, soutient la directrice des communications de la SICHUM, Christiane Théber-ge.Les délais ne nous le permettent pas.Si on veut que ce projet-là se réalise, il faut maintenir le cap.On pense que le CHUM ne peut pas se permettre ça.» Un rapport du négociateur dans le dossier, l’ancien président du conseil d’administration d’Hydro-Québec, Yvon Martineau, doit être transmis d’ici deux semaines au ministre de la Santé.Ira recommandation des sommes à investir sera alors acheminée au conseil des ministres.PIERRE APRIL PRESSE CANADIENNE Québec — Ira président de la FTQ, Henri Massé, a claqué la porte de la commission de la culture chargée de discuter «des activités, de la gestion et des orientations» de la Place des Arts (PdA) en accusant les députés ministériels de complaisance à l’endroit du président de l’institution, Clément Richard.Hors de lui, le chef de la centrale syndicale qui représente les travailleurs de la scène de la PdA, accompagné d’une demi-douzaine de ses collaborateurs, a quitté le Salon rouge avant même de défendre son mémoire.•Je suis obligé de vous dire qu’on va se retirer, a-t-il lancé, parce qu’on a l’impression que c’est une commission parlementaire pipée.Elle devait porter sur l'avenir de la PdA et du Grand Théâtre de Québec et non pas devenir un procès sur les conditions de travail et le syndicat.» «J’ai entendu les questions qui ont été posées à M.Richard, a-t-il souligné.C’était d’une complaisance éhontée.» Rappelé à l’ordre par le président de la commission, le syndicaliste a expliqué sa colère en signalant que, pendant une heure, M.Richard n’a pas été une seule fois interrogé au sujet des nombreux jugements ren- ROBERT DUTRISAC DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le Réseau international sur la politique culturelle, mis sur pied par le Canada, a franchi une nouvelle étape avec l’adoption du principe d’un instrument international protégeant le droit des Etats d’élaborer des politiques culturelles.Au terme de cette quatrième rencontre qui a pris fin hier à lucerne, en Suisse, la ministre du Patrimoine canadien, Sheila Copps, s’est réjouie de cette avancée pour ce réseau mis sur pied il y a trois ans sous son impulsion et qui regroupe les ministres de la Culture de 46 Etats.Aux pays européens, dont la France au premier chef, se sont joints pour la première fois des pays d'Amérique latine — le Brésil, la Colombie et le Mexique, notamment — pour appuyer concrètement la diversité culturelle et le projet de convention internationale pour la promouvoir.La Russie a aussi adhéré au principe.«On commence à dus par les tribunaux en faveur des syndicats dans les conflits qui les opposaient à la direction de la PdA «Alors, si jamais il y a un forum sérieux pour discuter vraiment de l’avenir de la PdA et du Grand Théâtre de Québec et pour regarder ce que nous avons mis en avant, on sera là», a indiqué M.Massé.Dans son témoignage, le président de la Société de la Place des Arts, Clément Richard, a en effet blâmé les syndicats, plus précisément l’Alliance internationale des employés de scène (IATSE), pour les déboires de la PdA, tout en suggérant comme solution une révision de la loi antibriseurs de grève.«Ce sont les conditions imposées par l’IATSE qui paralysent l’institution et l’empêchent de se développer à son plein potentiel.[.] Déjà fragilisée par un environnement concurrentiel encombré, la PdA paie injustement le prix de l’intransigeance d’une organisation de travail anachronique», a soutenu M.Richard.«En fait, a-t-il conclu, les problèmes de la Place des Arts avec ses techniciens ne seront jamais résolus tant et aussi longtemps qu’on leur permettra de se réclamer du modèle américain du “closed shop” et du régime typiquement québécois de la loi antibriseurs de grève.» Le président de la FTQ n’a vraiment pas apprécié qu’aucun député présent autour de la table ne se porte à la défense de la loi québécoise et des travailleurs quelle est censée protéger.élargir l’appui au principe et les pays vont maintenant travailler autour de l’instrument», a indiqué Mme Copps au cours d’une conversation téléphonique.A la prochaine rencontre du Réseau international de 2002 en Afrique du Sud, les ntinistres disposeront d’une ébauche pour la création d’un instrument international visant à protéger la diversité culturelle.•C’est un pas important», estime la ministre québécoise de la Culture, Diane Lemieux, qui participait à la rencontre de Lucerne.A la fin du mois d’octobre, la discussion se déplacera au conseil général de l’UNESCO, qui doit adopter une déclaration sur la diversité culturelle.Tant Mme Copps que Mme Lemieux souhaitent que cette déclaration de l’UNESCO, qui regroupe 185 pays, comprenne la mention de la création d’un instrument international distinct pour protéger la culture des assauts de la mondialisation marchande.«L'UNESCO semble être un lieu intéressant» pour abriter cet instrument, a dit Mme Lemieux.L’école du troisième millénaire Le collège Sainte-Anne vit une révolution pédagogique et technologique VALÉRIE DUFOUR LE DEVOIR Le collège Sainte-Anne de Lachine n’a pas peur des mots, aussi pompeux soient-ils.Devant une foule de représentants du monde de l’éducation, l’établissement secondaire privé a lancé hier matin son projet «L’école du S' millénaire au Québec».Voyant son parc informatique vieillir à une vitesse folle, les membres de la direction du collège se sont posé plusieurs questions.Acheter des ordinateurs traditionnels qui devront être remplacés dans trois ans ou trouver une solution de rechange?Ils ont penché pour le second choix et mis en place un portail virtuel donnant accès à des services pour les élèves, les enseignants, les administrateurs et les parents.Actuellement, 84 appareils ont été installés afin de desservir les quelque 1150 élèves des quatre pavillons du Collège Sainte-Anne.D’ici cinq ans, l’école comptera 400 postes de travail.Dorénavant, chaque étudiant détient une carte à puce donnant accès au portail de l’école.Ainsi, l’élève peut envoyer et recevoir des messages électroniques, lire le journal étudiant, enregistrer des documents, jeter un œil à son agenda, vérifier les devoirs qu’il a à faire, entrer ses résultats aux examens, naviguer sur Internet, etc.«Tout est à la portée de la main», souligne Olivier Bélanger, étudiant en secondaire III.«Nous avons un camp bientôt et je peux consulter la liste des choses à apporter.C’est pratique aussi si un prof veut parler à nos parents » Ah oui?«C’est sûr que c’est peut-être un peu moins bien si on n’est pas sage.En tout cas, ils le savent vite!» «Une société qui ne s’adapte pas aux nouvelles réalités risque rapidement d’être dépassée», a insisté le député de Mataqe, Mathias Rioux, qui représentait le ministre de l’Education, François Legault, retenu à 1 étranger.assiste à une révolution technologique et à une révolution pédagogique», a pour sa part indiqué le député du comté, François Ouimet Le coût de ce projet qui s’étendra sur cinq ans?Roger Gauvin reste très discret à ce sujet.«Le système me coûte le même prix que si j’avais acheté des ordinateurs traditionnels, mais j’ai stabilisé mes coûts», clame-t-il.A 2000 $ l’appareil, le projet coûterait au moins 800 000 $.M.Gauvin estime que le projet pourrait facilement s’étendre à d’autres écoles.Des outils pour protéger la diversité culturelle Olivieri sgj| Leur apprendre qu’elles sont les meilleures! La maison d’enseignement secondaire Saint-Nom-de-Marie trace la voie depuis près d'un siècle.Nombre de jeunes filles ont reçu une formation solide autant en sciences qu'en arts.Nous visons un but précis: faire de nos élèves des leaders dans la société de demain et ce, dans tous les domaines.L'excellence, ça se prépare La confiance en soi ouvre les portes de l'esprit et appelle le besoin du savoir.Au Saint-Nom-de-Marie, nous exigeons de nos filles une rigueur dans tout ce qu'elles entreprennent, que ce soit dans leurs travaux scolaires, leurs activités culturelles et sportives ou leur engagement social.Nos élèves apprennent à être fières de ce qu'elles font parce qu'elles y consacrent le meilleur d'elles-mêmes.Un milieu inspirant Tout est conçu pour créer un lieu propice à l'apprentissage.Nos enseignants sont dévoués, l'encadrement est personnalisé et l'environnement privilégié au pied du mont Royal tout simplement enchanteur.Le Saint-Nom-de-Marie se distingue par l'importance qu'elle accorde à la culture.Nous croyons qu'il est impérieux d'offrir à nos élèves la possibilité d'explorer toutes les facettes de leur personnalité.Que seras-tu demain?Une gagnante dans le domaine que j'aurai choisi.Nous en sommes convaincus! nt-Nom-De-Marie Examens d'admission Samedi, 20 octobre de 'ih à 1 ?h Samedi, 3 novembre de 9 h à 12 h Portes ouvertes Dimanche, 14 octobre de U h 30 à K, h 30 Une institution qui fait école Cours secondaire complet, en externat et en pensionnat pour jeunes filles.Partenaire académique de l’École supérieure de danse du Québec.628, chemin de la Côte Samte-Cathenne, Outremont (Québec) H2V 2G • Téléphone: (514) 735-5261 poste 3045 • Télécopieur: (514) 735-5266 • Site Web: www.psnm.qc.ca .Courrier électronique: admission@psnm.qc.ca < I 1 1 LE DEVOIR.M E R ( R E D I S E I’ T E M R R E 2 O O I L E 2 R A .> LA GUERRE CONTRE LE TERRORISME Interpol recherche le bras droit de ben Laden JEANNE C O R RIV E A U LE DEVOIR Pendant que l’enquête sur les attentats du 11 septembre se poursuit sur plusieurs fronts tant aux Etats-Unis qu en Allemagne, Interpol a lancé hier, à la demande des autorités égyptiennes, un mandat d arrêt contre Aïman al-Zawahn, considéré comme le bras droit d’Oussama ben Laden.L Egyptien de 50 ans serait l’un des dirigeants du groupe terroriste al-Jihad et «l'une des figures de proue- d’al-Qaida, l’organisation de ben Laden.Impliqué dans 1 assassinat du président égyptien Anouar aLSadate en 1981, le terroriste a purgé une peine de Prison de trois ans avant de quitter l'Egypte.D aurait qlors séjourné en Arabie Saoudite, au Soudan et aux Etats-Unis.En avril 1999, avec huit autres dirigeants d al-Jihad, il a été condamné à mort par contumace par la Haute Cour militaire de Huckstep pour avoir «dirigé une organisation illégale et voulu relancer ses activités terroristes».Par ailleurs, les enquêteurs américains suivent plu-sieurs pistes pour tenter de débusquer ceux qui ont prêté main-forte ^ux 19 pirates de l’air impliqués dans les attentats aux Etats-Unis.Le FBI et les services d’immigration américains ont arrêté ou détiennent plus de 350 personnes depuis les événements, et le FBI souhaite interroger 400 autres personnes qui pourraient détenir des renseignements utiles pour l’enquête.Le Daily News rapportait hier que les agents du FBI étudient la possibilité que des employés des aéroports, qui ne sont pas soumis aux dispositifs de sécurité tels les détecteurs de métal, aient pu aider les terroristes.La découverte de couteaux à lame rétractable dans les sièges de deux avions cloués au sol juste après les attentats laisse croire que les armes utilisées par les terroristes auraient pu être cachées à bord de l’avion avant l’embarquement des passagers.L’Allemagne retient aussi l’attention des enquêteurs, qui croient que le complot terroriste a pu y être mis au point, avec des ramifications à Newark, dans le New Jersey, à Boston, en Floride et au Mary-¦land.Le parquet fédéral allemand a délivré vendredi dernier des mandats d’arrestation contre deux personnes soupçonnées, avec Mohammed Atta et d’autres complices, d’avoir formé en Allemagne une organisation terroriste et préparé les quatre attentats perpétrés aux Etats-Unis.’ A Toronto, un homme arrêté à l’aéroport Pearson le 11 septembre dernier a comparu hier matin devant le tribunal.Mohammed aLHadi avait en sa possession trois passeports du Yémen portant des noms et des dates d’émission différents ainsi que deux pniformes de la compagnie aérienne Lufthansa.Les Etats-Unis detnandent son extradition pour fausse déclaration et utilisation abusive d’un visa américain.Les audiences doivent reprendre la semaine prochaine.Avec l’AFP, Reuters et la Presse canadienne L’OACI cherche à rassurer les voyageurs Les élus ne pourront pas voter sur l’engagement militaire du Canada MANON CORNELL1ER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Peu importe la frustration des députés, le gouvernement Chrétien et l’Alliance canadienne se sont opposés à la tenue d'un vote aux Communes sur la participation ou non du Canada à une opération militaire menée par les Etats-Unis dans le cadre de sa campagne contre le terrorisme.Pour des raisons différentes, les deux partis ont défait, par 195 vont contre 61, une motion du Bloc québécois qui reprenait pourtant la position défendue par les libéraux lorsqu’ils étaient dans l'opposition et que planait la menace de la guerre du Golfe.La motion disait que le gouvernement devrait n’engager les forces armées «dans aucune action offensive, sans avoir au préalable consulté et obtenu un vote de la Chambre des communes».Le gouvernement a rétorqué qu'il consultait les députés, en tenant des débats exploratoires, chaque fois qu’un déploiement à l’étranger était envisagé.De plus, de dire le ministre de la Défense, Art Eggleton, Ottawa doit pouvoir agir vite, que le Parlement siège ou pas.Et au bout du compte, a-t-il déclaré, «c’est la responsabilité du gouvernement de prendre une déciskm» dont il devra répondre devant la population et les élus.> A l’Alliance, on rejetait l’idée d'un vote, et même d’un débat puisque l’appui militaire aux États-Unis devrait aller de soi.De plus, a affirmé le député Léon Benoît, «la Chambre s’est engagée et a voté quand le Canada est devenu membre de l’OTAN».Cette décision a accentué la frustration des autres partis d'opposition qui se plaignent du peu de cas que le gouvernement fait du Parlement dans ce dossier.Le chef bloquiste, Gilles Duceppe, qui a largement appuyé l’attitude du gouvernement jusqu'à présent, s’est insurgé contre la décision du premier ministre de faire le bilan de son tête-à-tête avec le président américain George W.Bush, devant une foule partisane, réunie à Toronto lundi soir.A son avis, il aurait dû le faire à la Chambre.Le chef conservateur, Joe Clark, s’est plaint pour sa part du fait que le premier ministre ne tienne pas les partis d’opposition informés de ses démarches.Il a même cru bon écrire au premier ministre pour lui demander de faire une déclaration officielle aux Communes sur sa rencontre avec le président Bush, une pratique plus courante durant la guerre du Golfe.Il lui a aussi demandé de confier des études aux comités parlementaires pour profiter des idées des députés.Lorsqu’il s’est informé des intentions de M.Chrétien durant la période des questions, celui-ci s’est défendu en disant qu’il avait répondu aux questions des journalistes et qu’il était aux Communes presque chaque jour.REUTERS Jean Chrétien îw ' V x- Mais ses réponses n’ont pas permis d’en apprendre davantage.Il a répété qu’il entend profiter des sommets du Commonwealth et de la Francophonie, en octobre, pour encourager l’adhésion des pays à la coalition souhaitée par les Américains.Sur le front intérieur, des projets de loi sont déjà à l’étude mais il se peut que d’autres soient nécessaires.De son tête-à-tête avec le président Bush, il retient qu’on n’a pas demandé au Canada une contribution militaire mais que le Canada s’est dit prêt à épauler ses voisins et à collaborer pour assurer la sécurité des frontières.Selon un membre de son entourage, M.Chrétien pourrait éventuellement faire une déclaration aux Communes mais on ne pense pas que ce sera cette semaine.Il reste toutefois peu de temps, la Chambre faisant relâche pour l’Action de grâces à partir de vendredi de la semaine prochaine.Joe Clark a déploré le manque de transparence du gouvernement qui donne l’impression d’un gouvernement hésitant «Je crois que la population est inquiète.Elle veut savoir que les élus sont au travail, que le gouvernement a un plan.Il a ici une occasion de le faire connaître.Si des questions subsistent, qu’il soit franc et le dise à la population.C’est la meilleure façon pour une démocratie de trouver son équilibre dans ce genre de situation», a-t-il dit ÉRIC DESK OSIERS LE DEVOIR Mist1 brutalement au défi, par les rivent s attentats contre le World Trade Center et le Pentagone, d’améliorer la sécurité du transport aérien et de regagner la confiance des passagers, la ’XV assemblée triennale de l’Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) s’est ouverte hier à Montréal par un appel à une révision en profondeur de ses régies et de celles de ses 187 pays membres.•les attaques tcm>nstes commises aux Etats-Unis le 11 septembre constituent la plus grave menace qui ait jamais pese sur la sùrrte de l’aviation, a déclaré le président de l’organisme, Assad Kotaite.Pour la première fois.des avions civils, avec leurs passagers et leur équipage, ont été utilises comme armes de destruction.» Il a invité les membres de l’assemblée à convoquer «dans les meilleurs délais» une conference internationale «de haut niveau» afin d’identifier les règles et technologies nécessaires pour assurer la protection des vols commerciaux.Une telle conférence pourrait si1 tenir avant la fin de l'année, estime-t-il, sinon au plus tard en janvier.D’ici là, Assad Kotaite propose d'étendre l’application des règles de sécurité existantes aux vols intérieurs, domaine jusqu’à présent réservé aux gouvernements nationaux.Il recommande également que l’on exige que It's portes des postes de pilotage demeurent verrouillées durant tout le vol et que les contrôles de sécurité dans It's aéroports soient augmentés.Ces mesures, et celles à venir, nécessiteront un effort financier particulier des gouvernements, a-t-il averti.D’abord parce qu’il faut aider les compagnies aériennes à ne pas assumer seules le clux' de la chute dramatique de leur nombre de passagers.Mais aussi pour permettre à l’OACl d’étendre le contrôle de ses propres règlements qu’il ne pratique que depuis peu, ainsi que pour donner un coup de main aux pays pauvres qui ne disposent pas des mêmes ressources que les pays riches pour entretenir leurs flottes aériennes et si' prémunir contre le terrorisme.Préférant attendre l’avis des délégués et des experts avant d’engager son organisme, Assad Kotaite n’a pas voulu commenter la proposition du principal syndicat de pilotes de ligne américain à savoir que l'on autorise les pilotes à porter une arme dans le cockpit de leurs appareils.Venu souhaiter la bienvenue aux 7(X) délégués de 143 pays présents en cette première journée d’une réunion qui se tiendra jusqu’au 5 octobre à un siège de l’OACl transformé, rue Université à Montréal, en place forte, le ministre des Transports, David Collenette, a appuyé la proposition du président Kotaite au nom du Canada.11 en a profité pour annoncer le resserrement des mesures de sécurité dans les principaux aéroports du pays par l’accélération d’un programme déjà en cours d’achat et d’installation d’appareils de détection des matières explosives dernier cri.La nouvelle Lexus IS 300 SportCross est arrivée.(Tout ce que vous attendez d'une berline sport.Et bien plus.) Ne vous laissez pas induire en erreur par ses cinq portières et son intérieur spacieux.la nouvelle SportCross est une véritable machine de sport dont le fougueux six cylindres en ligne de 3 L et 215 ch vous fera bondir de O à 60 mi/h en 7,4 secondes.Oui, c’est bien vrai que quatre adultes de grande taille y voyagent en tout confort et que vous bénéficiez d’un généreux espace utilitaire de 21,9 pieds cubes.Mais ce qui vous impressionnera le plus, c’est ce que vous ressentirez une fois au volant, dans un siège sport, aluminium perforé et en passant les vitesses à l’aide des commandes « E-shift » intégrées au volant, dévalant une route qui invite à la conduite sportive.Nous pensons qu’à partir de ce moment, vous serez convaincu qu’en dépit de toutes ses qualités fonctionnelles, la SportCross est avant tout une Lexus IS 300.Pour contacter un concessionnaire Lexus ou en savoir plus : I 800 26-LEXUS ?www.lexus.ca Voici LA NOUVELLE LEXUS IS 300 SportCross he- mm- À la conquête de la perfection.AlfefeijlP Siili r ipi V i- oici LA NOUVELLE LEXUS IS 300 SportCross LE DEVOIR.LE MERCREDI 26 SEPTEMBRE 2 0 01 • LA GUERRE CONTRE LE TERRORISME • MOHAMMED ATTA L’étudiant appliqué devenu terroriste LIBÉRATION Le Caire et Hambourg — •C’était un enfant merveilleux, souriant, calme et travailleur.» Lundi soir, dans un grand hôtel du Caire, Mohammed el-Amir Atta a rassemblé les journalistes pour en finir une bonne fois pour toutes, espère-t-il, avec les questions sur son fils.Le 11 septembre, Mohammed el-Amir al-Sayed Awad Atta, 33 ans, était aux commandes du Boeing qui a frappé le premier une tour du World Trade Center, affirment les enquêteurs du FBI qui le tiennent pour l’un des principaux organisateurs.Agrippé à ses notes, son père refuse encore d’y croire.11 évoque un tout autre Mohammed.Né le 1" septembre 1968 à Kafr el-Sheikh, dans le delta du Nil, Mohammed a passé son enfance au Caire.Enfant modèle, «excellent élève, lit le père, ü passait ses vacances à lire des romans ou des publications scientifiques.H n ’aimait pas les jeta classiques des garçons, comme les batailles avec des pistolets, par exemple.Son loisir préféré consistait à jouer ata échecs avec moi».Avocat reconnu, cheveux blancs, lunettes strictes et costume-cravate à rayures, Mohammed el-Amir père présente bien.La famille, typique des classes moyennes égyptiennes, habite un immeuble assez quelconque à la périphérie sud-ouest du Caire.Les deux sœurs ont aussi étudié, jusqu’à devenir professeurs à l’université.1992, étudiant en architecture appliqué la famille se dit pieuse, mais sans excès: le père ne porte pas la zebiba, ce cal noir au liront qui témoigne de l’ardeur des prières au sol.«Nous sommes de bons musulmans, mais jamais aucun d’entre nous n’a appartenu à un mouvement politique», assure-t-il.Après le bac.Mohammed fils intègre l’université du Caire, où il entame des études d’architecture.Parallèlement, il apprend l’anglais à l’université américaine de la ville et l’allemand à l’institut Goethe.Son père le pousse à contacter des universités en Allemagne et en Suisse: «J’ai préparé le terrain car je savais qu’il ne serait pas facile de k décider à partir.Il avait des liens très forts avec sa famille, en particulier avec sa mère.» C’est ainsi que Mohammed Atta débarque à Hambourg en 1992.L’université technique de cette grande ville du nord de l’Allemagne l’admet en troisième année d’urbanisme.«Mohammed parlait déjà très bien allemand) à son arrivée, se souvient Dittmar Machule, professeur d’urbanisme à l’université d’Hambourg, très vite séduit par cet étudiant «très intelligent et très appliqué».«À l’époque, Mohammed était déjà très sérieux, mais il riait aussi», assure-t-il, intimement persuadé que la radicalisation de son élève s’est produite plus tard.Fin 1992, Atta répond à une offre d’emploi, proposant un petit boulot de dessinateur urbain chez Plankontor, un bureau d’urbanisme de Hambourg.Pour 1700 marks par mois, à raison de 19 heures par semaine, il dessine des plans de ville, avec grande application aussi, disent ses collègues.«Aussi monstrueux que cela puisse paraître, Mohammed n’a laissé que de bons souvenirs chez nous», rapporte un collaborateur de Plankontor.«Il était aimable.Ses dessins étaient très précis, très propres» A un ami allemand, avec qui il a obtenu une bourse pour un travail sur la vieille ville du Caire et avec qui il séjourne trois mois en Égypte en 1995, Atta laisse entrevoir son «scepticisme envers les conquêtes du monde occidental» ej sa colère face aux «livraisons de déchets poisons en Egypte», mais sans développer davantage ses idées politiques.Le contact avec cet ami, comme ses autres rares amis allemands, se brise en 1996.Hormis les interruptions pour les vacances universitaires, Alla collabore avec Plankontor jusqu’à la fin de cette année-là, puis achève encore un travail début 1997.Là surgit un trou dans sa biographie.Une bonne année durant, ses professeurs de Hambourg n’ont plus de nouvelles, sans qu’ils s’en formalisent, leur étudiant modèle pouvant être parti faire des recherches ailleurs.1998, un autre homme Atta est-il recruté à ce moment-là ou a-t-il réactivé des liens plus anciens noués avec le Jihad égyptien?En 1998, en tout cas, il réapparaît à Hambourg, barbu, manifestement changé mais résolu à achever son diplôme.«Il était devenu une sorte d'autre homme, assure Dittmar Machule.Il m’a laissé entendre qu’il avait eu des problèmes de famille et qu'il était devenu plus pieux.J'ai eu le sentiment que je ne devais pas poser de questions.» Christa Wendt, assistante à l’université, qui aide alors Atta à rédiger son mémoire en bon allemand, se souvient aussi d’un étudiant «crispé».Après qu’ils eurent revu ensemble les deux tiers du travail, il voulut même mettre fin à leur collaboration.«Comme s’il craignait que nous ne devenions trop proches.Il a fallu que je le convainque que ça n’aurait pas de sens de laisser la dernière partie du travail en mauvais allemand, après avoir revu tout le début.» Lors de la remise du diplôme, en janvier 1999, un incident se grave dans les mémoires: à l'issue de la présentation, une professeure s’avance pour le féliciter de son excellent travail — noté 1 à l’oral, la meilleure note dans le système allemand, et 1,7 à l'écrit pour sanctionner une forme un peu embrouillée —, Mohammed refuse la main tendue: ses principes lui interdisent de toucher une femme.Bien que diplômé, Atta ne songe manifestement pas à quitter Hambourg.Avec deux amis, Said Bahaji, Allemand d’origine marocaine, 26 ans aujourd’hui, et Ramzi Binalshibh, Yéménite, 29 ans, tous deux recherchés par mandat d’arrêt international en liaison avec les attentats du 11 septembre, fl a loué, le 31 octobre 1998, un trois-pieces tout près de l’université, qu’ils occupent, avec d’autres plus tard, jusqu'en février 2001.En janvier 1999, Atta a obtenu de l’association des étudiants de pouvoir fonder un -groupe de travail islam», hii donnant droit à disposer d’une petite salle de prière.Apres coup, les responsables de l’université, tout étonnés, découvriront qu’une prise de téléphone et un ordinateur avaient été installés dans la «salle de prière».A compter de mars 1999, Atta n’est plus inscrit qu’à un programme fantôme de l’université, conçu pour les anciens élèves qui ne trouvent pas de travail: deux ans durant, les inscrits profitent du statut d’étudiant, sans avoir de cours à suivre.Selon son père, Atta profite aussi de cette période pour revenir, à l’automne 1999, passer plusieurs semaines au Caire.A ce moment, «depuis 1999 au plus tard», Atta et ses amis préparent déjà les attentats de cette année, assurent aujourd’hui les enquêteurs allemands.Deux autres des terroristes à bord des avions détournés le 11 septembre étudient alors à Hambourg, Marwan al-Shehhi et Ziad Samir Jarrah.200Qj visa pour les Etats-Unis Fin 1999, Atta, al-Sheh-hi et Jarrah déclarent tous les trois, presque au même moment, avoir perdu leurs passeports.Les enquêteurs les soupçonnent d’avoir voulu se faire établir de nouveaux papiers pour effacer les traces de voyages dans de§ pays suspects.A en croire l’hebdomadaire Focus, Atta aurait aussi été suivi à cette époque, entre janvier et mai 2000, par des agents de la CIA qui auraient observé qu’il achetait dans des pharmacies et drogueries de la région de Francfort-sur-le-Main, de grandes quantités de produits chimiques permettant de bricoler des explosifs.Cela n'empêche pourtant pas le consqlat américain à Berlin de lui délivrer un visa pour les États-Unis en mai 2000, le jeune diplômé en urbanisme ayant expliqué qu’il voulait y suivre des cours de pilotage.On retrouve sa trace à Venice, en Floride, où, de juillet à novembre 2000, lui et Marwan al-Shehhi, son condisciple de Hambourg, suivent des cours à bord de petits avions.Le directeur de l’école a évoqué là encore deux étudiants «sympathiques» qui venaient à l’aéroport en vélo.Pour se fondre dans la société américaine, ils se sont rasé la barbe.2001, aller simple en classe affaires Une ancienne élève de cette école, Anne Greaves, a toutefois décrit au New York Times comment Mohammed Atta se distinguait parmi les élèves par ses pantalons toujours parfaitement repassés et ses chemises à col, son humeur sombre et son compagnon al-Shehhi, de dix ans son cadet, toujours sur ses talons.Atta aurait raconté à un instructeur qu’il était issu d’une famille royale et que Marwan était son garde du corps.Dès qu’il prenait place dans un cockpit al-Shehhi s’installait un siège derrière lui, se souvient Anne Greaves.Tous deux passaient aussi beaucoup de temps dans fa salle informatique à surfer sur Internet et envoyer des courriels, raconte cette ancienne élève qui dit les avoir surpris une fois s’étreignant et dansant de joie: a posteriori, elle pense qu’ils se réjouissaient de l’attaque contre le destroyer USS Cole au Yémen.En décembre 2000, Atta et al-Shehhi sont aussi repérés dans un centre de pilotage de Miami, où ils ont réservé trois heures sur un simulateur de vol de Boeing 727.L’instructeur les remarque car ils ne s’entraînent qu’à décrire de grands tournants, sans s’intéresser aux manœuvres de décollage ni d’atterrissage.Les derniers mois de Mohammed el-Amir Atta restent encore en partie mystérieux.Quelques semaines avant les attentats, fl séjourne en Espagne, où fl rend visite à un prisonnier arabe détenu pour homicide.Le 28 août, de retour aux États-Unis, il réserve par Internet un aller simple, classe affaires, pour le vol American Airlines de Boston à Los Angeles, départ 7h59.Une dernière fois, Atta est repéré en Floride le 7 septembre.Au comptoir du Shuckum’s, il vide cinq vodkas tout en bavardant avec un compère, sans doute al-Shehhi, lequel descend des cocktails au rhum.Un troisième homme s’absorbe dans des jeux vidéo.Quand 1a serveuse présente 1a note, 48 $, Atta s’indigne.Le patron s'interpose, décuplant sa fureur «Tu crois que je ne peux pas payer?Je suis pilote chez American Airlines!», aurait-il crié, finissant par régler la note.Rapporté par le patron du restaurant, l’incident semble incroyable à tous ceux qui ont connu Atta en parfait musulman, refrisant toute goutte d’alcool.Pour son père, c’est une preuve de plus que son fils n’a rien à voir avec (es attentats.Sa thèse, assez largement répandue en Egypte, est qu’il aurait été «kidnappé», dépouillé de ses papiers, puis sans doute éliminé par les vrais auteurs de l’attentat le Mossad israélien.Le père, contenu tant qu’il se raccroche au récit de l’enfance modèle de Mohammed, explose de fureur lorsque des journalistes insinuent que son fils était à bord du premier avion détourné: «Mon fils ne savait pas piloter! Mon fils déf estait ben Laden depuis qu ’il a fait sauter l’ambassade d’Egypte à Islamabad! [en 1995]».La reconstitution accomplie par le FBI est pourtant formelle: le 11 septembre, à 5h45, Mohammed el-Amir Atta embarque à Portland à bord d’une navette qui le dépose à Boston, où il monte à bord du vol American Airlines pour Los Angeles.Ses deux sacs de voyage ont raté fa correspondance à Boston.Le FBI y retrouve des cassettes vidéo de simulation de vol, un calendrier de prière et un testament en arabe, où il se décrit en martyre.Mohammed Atta Téléphone: 985-3322 I V ^ P F T I T ^ A l\ï 1\T fi 1\T f P Ç Courriel: Télécopieur: 985-3340 L Jj U I Pj I I i Jj U il 1\ i\ V/ Il v L U petitiesannonces@ledevoir.com I «N »D «E «X REGROUPEMENTS DE RU1RIQUES 100* 199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100*150 Achat-vente-échange ¦s 160* 199 Location « 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200*250 Achat-vente-échange 251 • 299 Location 300 • 399 MARCHANDISES 400 • 499 OFFRES D’EMPLOI 500 • 599 PROPOSITIONS D’AFFAIRES ET DE SERVICES 600 • 699 VÉHICULES MOTS CROISÉS 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 HORIZONTALEMENT 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le loyer el à respecter le bail doit être traitée en pleine égalité, sans distinction, exclusion ou préférence fondée sur la race.!a couleur, le sexe, la grossesse.l'onentation sexuelle l'état civil, l'âge du locataire ou de et à ses enfants, la religion, les convictions politiques, la langue, l'origine ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap ou l’utilisation d'un moyen pour pallier ce handicap MÉTRO SHERBROOKE (Accès direct) 1’».3,a.4,a Vue Mi-Royal, bakxxv Élec.dm.chaufté.frigo, cuisinière Piscine.sauna.buandene.2B1-1551 lun-ven PIED-A-TERRE à partager, 4/5 jrs/sem.luxueuse maison, 3 étages, centre-ville, garage 842-8129 VIEUX-MONTRÉAL Splendide loti.1 400p.c sur 2 niveaux, 1 c.c., poutres, brique, loyer, terrasse.1 650$ non-criaufté.Libre (514)2704)796 164 CONDOMINIUM) À LOUER OUTREMONT ADJ.Très beau, très grand, ensoleillé, propre.Très Oien situé.Libra 1 200$.Sial, mdus 735-3274 170 HORS FRONTIÈRES À LOUER AFFAIRES : PARIS OU CANNES Spaoeux appariements ensoleillés 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26 septembre Toutes les ventes seront remises à la Croix-Rouge pour les victimes à New York.1065 Beaver Hall A 5868 Sherbrooke O.861_ 485-2122 HM O H >1N Î |\Plt \\l bfl MflISÜN INDIA AVIS A TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s'il vous plaît, prendre eonnniss.mee de votre nnnonee et nous signaler immédialement toute anomalie qui s’y serait glissée.Il hlMHli ne sera pas responsable des erreurs répétées.Merci de voire attention.575 ¦ 695 DÉMÉNAGEMENTS AUTOMOBILES G.JODOIN TRANSPORT INC.Déménagements de tous genres.Spécialité: appareils électriques.Assurance complète.253-4374 SUBARU FORESTER "L" 96 Aut., ac, pw.19000$ (514)813-4721 A.TCfCK WWW.MARltVINCENT.ORG 1 M» *>1-2433 LA MÉTÉO D'ENVIRONNEMENT CANADA Aujourd'hui Ce Soir Jeudi Vendredi Samedi O LU m LU 3 O Aujourd'hui Ce Soir Jeudi \ Vendredi Samedi ma* \ 12 j I 16 716 717 Météo-Conseil ¦?I Environnement Canada 1 900 565-4455 Frais applicables La météo à la source i 1 1 LE l) E V (t I H M E H ( K E 1) I S E P T E M H K E , , LE 2 « 2 O O I A , A (I l'E R R E (' 0 N T R E I.E T E R R II RIS M E Les New Yorkais votent pour désigner un sucesseur à leur «maire héros» .Arafat-Peres La rencontre tant attendue aurait lieu aujourd’hui AGENCE FRANCE-PRESSE New \ork — Les New-Yorkais, encore sous le choc des attentats du 11 septembre, ont voté hier pour désigner les candidats à la succession du maire Rudy Giuliani, leur nouveau héros, qui n’a pas écarté l'idée de solliciter un troisième mandat Quatre candidats démocrates et deux républicmns sont en lice pour cette élection primaire qui venait juste de commencer quand, le 11 septembre, deux avions suicide détournés par des terroristes ont frappé les tours jumelles du World Trade Center.L’élection municipale est prévue pour le 6 novembre, le mandat de M.Giuliani expirant le 31 décembre, alors que le double attentat a radicalement changé non seulement l’aspect de la ville, mais aussi le paysage politique.Dans l’immédiat, les New-Yorkais attendent en effet de leur nouveau maire qu’il s’attaque en priorité au défi de la reconstruction et de la renaissance de la ville.Un sondage du New York Times et de la chaine de télévision CBS, publié hier, indique que 95 % des personnes interrogées approuvent la manière dont il a géré cette crise, réconfortant les familles, encourageant les sauveteurs et poussant la ville à se relever, plus forte.Cette popularité exceptionnelle l’a encouragé à laisser planer le doute sur ses intentions, alors que de nombreux habitants souhaiteraient le voir rester en place pour conduire la gigantesque tâche de la reconstruction du World Trade Center.«C’est vrai que j’ai un avenir politique.Je ne sais pas encore lequel et je n ai pas d'annonce à faire sur cela-, a déclaré lundi M.Giuliani, pressé de questions par les journalistes.Mais la plupart des commentateurs politiques doutent qu’il parvienne à changer la loi qui interdit un troisième mandat Les New-Yorkais semblaient d’ailleurs manifester des sentiments contradictoires, si l’on en croit un sondage publié hier par la chaine de télévision NY1.Il apparaît que 55 % des personnes interrogées souhaitent le voir rester en place, contre 39 %.Mais 52 % sont opposées à une modification de la loi AGENCE FRANCE-PRESSE Jérusalem — La rencontre du chef de la diplomatie israélienne, Shimon Peres, et du president de l'Autorité palestinienne, Yasser Arafat, attendue avec impatience par les Etats-Unis, doit avoir lieu aujourd’hui, a-t-on appris hier de source officielle.Les pays européens, notamment la France et la Grande-Bretagne, qui ont dépéché successivement dans la région leurs chefs de la diplomatie, Hubert Védrine et Jack Straw, ont souligné l’urgence de cette rencontre reportée à quatre reprises ces dernières semaines.Elle est cruciale pour les Etats-Unis, qui en attendent une reprise des négociations israélo-palestiniennes afin de convaincre les pays arabes modérés de se joindre à la coalition antiterroriste qu’ils essaient de mettre sur pied après les attentats du 11 septembre.Le département d’Etat s’est félicité de l’annonce de cette rencontre, qui va «contribuer» à «solidifier la coalition internationale» contre le terrorisme, en montrant que «les Etats-Unis ne sont pas contre le monde musulman».Sa tenue a ete annoncée par Londres, le premier ministre israélien, Ariel Sharon, en ayant informe son homologue britannique Tony Blair dans un entretien téléphonique.Des diplomates occidentaux à Jerusalem et au Caire, ainsi que des hauts responsables palestiniens à Gaza ont egalement confirme sa tenue, selon eux, dans la matinee à l’aéroport international de Ratait, dans la bande de Gaza Déclaration malheureuse de Jack Straw Le principe de cette rencontre avait été arrêté lors d’une mission de médiation du chef de la diplomatie allemande, Joschka Fischer, en août M.Sharon posait comme condition à sa tenue un arrêt total des violences palestiniennes pendant 4S heures.A la veille de la rencontre, il a déclaré qu’lsraël exploiterait «toutes les chances, même la plus petite, de parvenir à un cessez-le-feu avec les Palestiniens».Sur le terrain cependant, l’armée israélienne a mené hier soir une brève incursion en territoire ^ autonome palestinien, dans le sud de la bande de Gaza, après un échange de tirs avec des Palesti- | niens, a-t-on appris de source sécuritaire palestinienne.Le porte-parole de l’armée is- j raélienne a catégoriquement dementi cette information.«Il n\ a eu ni incursion ni chars, nous démentons catégoriquement», a-t-il affirme à l’AFP Parallèlement, les Européens étaient sur la sellette en Israël, en raison d’une violente polémique suscitée par des déclarations de M.Straw, arrivé hier en Israël.11 aura fallu une mise au point du porte-parole de M.Blair et sur tout une conversation téléphonique entre celui-ci et le premier ministre israélien pour que M.Sharon accepte de recevoir hier soir M.Straw après avoir annulé la rencontre.Selon le quotidien israélien Maariv, MM.Peres et Arafat devraient entériner un accord de ct-s-sez-le-feu en trois phases mis au point lors de rencontres préparatoires que les deux parties ont eues ces derniers jours.France: mise en examen de sept terroristes présumés A GEN G 1 F K ANC Ft'R K SS E P .tris — les sept islamistes pre-slink's interpeUes vendredi dernier dans le cadre d’une enquête portant sur des menaces terroristes contre des intérêts américains en France ont tous été mis en examen (Inculpés) hier à Paris, a-t-on indique de source proche de l’enquête.Ils ont été mis en examen par les juges Jean-Ijouis Bruguière et Jean-François Ricard pour «association de malfaiteurs en vue de préparer des ailes de terrorisme» et devraient être présentés dans la soirée à un juge des libertés et de la détention qui statuera sur un éventuel placement en détention provisoire.Un mandat de dépôt a été requis pour les sept hommes.Interpellées vendredi en région parisienne, ces personnes sont soupçonnées d’avoir été en relation avec Djamel Beghal, un Franco-Algérien de,35 ans arrêté en juillet dans les Emirats arabes unis et soupçonné d’être un proche d’Oussama Ix'it Laden.m Allez! 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Les dés sont jetés: la multinationale General Motors fermera son usine de Boisbriand à l’automne 2002.L’annonce ne surprend personne, même si tout le monde gardait espoir.Cette fermeture est une perte majeure pour la région et la confirmation d’un échec retentissant de la politique fédérale qui n’a jamais même tenté d’influencer la localisation de l’industrie de l’auto au Canada.LE DEVOIR L Jean- Robert Sansfaçon ?histoire de GM au Québec, c’est l’histoire d’un rêve qui tourna à rien.L’arrivée de GM à Boisbriand, il y a 36 ans, avait fait miroiter la possibilité pour le Québec d’obtenir enfin sa part du développement de cette industrie fétiche de l’Amérique.Dans la région des Basses-Lauren-tides, aucun autre boulot n’offrait des conditions aussi avantageuses pour qui n’avait qu’une douzième année de scolarité, ce qui n’était pas rare à l’époque.GM embauchait les jeunes ouvriers les plus délurés et un grand nombre d’entre eux y ont passé toute leur vie active.A preuve, huit employés sur doc toujours à l’emploi de GM-Boisbriand auront accès au régime de retraite le jour de la fermeture.GM aura été la seule entreprise à garder une usine d’automobiles ouverte pendant aussi longtemps au Québec.Il y eut bien sûr la coréenne Hyundai qui, à la faveur d’un succès feu de paille, profita d’une généreuse aide gouvernementale [x>ur construire une usine d’assemblage robotisée à Bromont, mais l’expérience ne dura que quelques années.Au Canada, la quasi-totalité de l’industrie de l’auto est concentrée en Ontario.Cette présence massive explique largement la richesse de cette province, l’automobile étant le premier produit d’exportation canadien.Pour expliquer une telle concentration, on a parlé de la proximité de Detroit, mais la raison est simpliste alors que des usines d’automobiles ont été construites un peu partout sur le territoire américain.A l’époque, un autre modèle de développement aurait été réalisable si Ottawa en avait décidé ainsi, ce qu’il n’a pas fait.Il est maintenant beaucoup trop tard, les techniques d’approvisionnement «juste à temps» incitant les usines de montage à s’installer près des sous-traitants, et vice-versa.Ce qui accentue la concentration régionale.C’est d’ailleurs pour tenter de corriger partiellement cet échec qu’à la faveur de la montée des revendications nationalistes au Québec, on a voulu influencer le déploiement d’une autre industrie, celle de l’aéronautique, dont la région de Montréal profite depuis une décennie.Comme quoi il aurait été possible d’agir bien avant dans le secteur de l’automobile.Avec la fermeture de GM-Boisbriand, on s’apprête à planter le dernier clou dans le cercueil de l’industrie québécoise de l'auto.I^a décision, que l’on dit irrévocable et à laquelle tant le président des Travailleurs canadiens de l’automobile, Buzz Hargrove, que le premier ministre Bernard Landry, semblent résignés, est l’une des plus tristes nouvelles des dernières années sur la scène économique.En conférence de presse hier, M.landry a promis de tout mettre en œuvre, avec la collaboration de GM, pour favoriser le développement de nouveaux produits de l’auto plus légers, à base d’aluminium et de magnésium.Nous ne demandons qu’à y croire.Mais pour le moment, cela ne nous empêche pas de penser qu’avec un peu d'efforts, la direction de GM, qui investit chaque année des centaines de millions au pays pour moderniser ses usines, aurait pu identifier depuis longtemps une autre de ses treize usines canadiennes, toutes situées en Ontario.Pour tout dire, le choix de Boisbriand nous révolte! jrsunsfacon@ledevoir.ca La farine avant les armes Paule des Rivières ?endant que les États-Unis se préparent à intervenir militairement en Afghanistan, en guise de représailles contre les attentats du 11 septembre, la population de ce pays d'Asie centrale traverse une crise alimentaire sans précédent.Il faut aider les Afghans, de toute urgence.1rs colonnes de citoyens afghans affluant aux frontières des pays voisins se sont élargies depuis que les Etats-Unis ont entrepris de déployer leur artillerie dans la région.Mais cela fait plusieurs années que les Afghans tentent de fuir la sécheresse et la brutalité du régime taliban, au pouvoir depuis 1996 dans ce pays.In «guerre sainte» des hommes au pouvoir à Kaboul force la population à vivre dans un état de terreur permanent qui n'épargne personne, à commencer par les femmes dépouillées de toute dignité humaine et lapidées pour un oui ou un non.La situation s’est cependant considérablement fragilisée depuis que pèse la menace d'une guerre dans le pays: le personnel étranger des organismes non gouvernementaux a quitté le pays.Avant-hier, le régime en place a pris le contrôle des bureaux du Haut-Commissariat aux réfugiés des Nations unies et fermé le système de communication qui permettait aux responsables des régions de communiquer entre eux.Voilà une autre très mauvaise nouvelle qui mettra en péril la distribution de vivres dans plusieurs régions.Pour l’instant, le Programme alimentaire de l'ONU tient le coup, mais pour combien de temps encore?Les experts évaluent à 70 % la proportion de la population afghane qui ne mange pas à sa faim.On pourrait continuer encore longtemps à accumuler les chiffres, qui trahiraient tous sans exception la grande misère du peuple afghan.Ajoutons simplement qu'un million de personnes quitteront leur coin de terre au cours des prochaines semaines, dans l’espoir, mince, de franchir la frontière du Pakistan.L’absurdité de la situation n'échappe à personne: pendant qu'au Pentagone une opération militaire de grande envergure se prépare, les Nations unies préviennent que le sort de la population afghane sera encore plus vulnérable si la guerre éclate.les Etats-Unis tentent présentement d’unir les forces d’opposition en Afghanistan de manière à mieux pouvoir cibler leurs ennemis mais aussi à convaincre les alliés et les pays arabes que seuls les terroristes sont visés et qu'on veut épargner la population civile.Mais les apparences ne trompent personne et aucun pays n'ignore qu’une opération militaire en Afghanistan fera des victimes parmi la population civile.S’ils veulent montrer que la vie des populations des pays lointains vaut quelque chose, les Etats-Unis devraient dans un premier temps concentrer leurs efforts sur la livraison de biens et de vivres pour ce pays que tous les dieux semblent avoir oublié.Le droit international humanitaire a-t-il encore une quelconque signification?FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l'information MICHEL VENNE Directeurs adjoints de l'information PIERRE BEAULIEU.MARIE ANDRÉE LAMONTAGNE, LOUIS LAPIERRE Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE ûufctv- il aa*a r*£*\l Vomit S* TROP Pfî'T PûUR lui ! 'itoie+i» it Un «angéliliste» passionné Jusqu’à dimanche dernier, j’étais un «angéliliste» ordinaire.Je considérais René Angélil comme un créateur remarquable, concepteur de la trajectoire planétaire sans précédent qui a permis à Céline Dion d’exprimer son talent.En outre, je battais des mains de l’entendre, face à un Paul Arcand étrangement hostile (TVA, 23 septembre), défendre avec aplomb et cohérence le principe du droit à la vie privée des artistes (comme de tout le monde) et la légitimité de faire la lutte contre les papotages mal avenus.Mais, en conséquence de Xaddenda à cette entrevue, je suis maintenant devenu un «angéliliste» passionné, fanatique, intégriste.Car Angélil a osé demander au diffuseur la possibilité de se donner la réplique à lui-même, de revenir en ondes pour dire qu’en regard de la terreur qui imprègne le monde depuis le 11 septembre, ses propres combats juridiques contre les intrusions de la presse populaire dans sa vie privée sont futiles et qu’il y mettait fin illico.Admirable de lucidité! Je regrette cependant une chose.L’homme était visiblement prêt, moralement et intellectuellement à aller beaucoup plus loin, et peut-être à relativiser aussi, du même souffle, tout un tas d’autres éléments de ses propres activités.Quel est le «poids» de l’art, ou du divertissement, ou de la chanson, par rapport aux vrais drames du monde?La question n’est pas simple.Je me la suis posée souvent J’aurais aimé que Paul Arcand la pose à René Angélil parce que l’homme a beaucoup en jeu dans la réponse et apparemment, l’intégrité de vouloir y voir clair.Ça ne s’est pas fait Se présentera-t-U une autre occasion avec lui de voler un peu plus haut5 Stéphane Venne Ex-auteur Septembre 2001 Valeurs fondamentales Comme, sans doute, beaucoup de mes concitoyens, j'ai passé la semaine à faire du ménage.La nuit en rêve, à New York, avec une pelle et un balai.Le jour, dans ma tète et avec mes proches, avec des interrogations et des re- LETTRES -?- mises en question.Je voudrais partager ici ce qui me tient lieu de valeurs fondamentales.D'abord, je crois dans une société laïque.Position qui va de soi pour l’enfant de la Révolution tranquille que je suis.Ma propre expérience historique m’a convaincu que l’une des conditions fondamentales de la démocratie est la laïcité des institutions communes.Si je n’ai pas de problème avec les gens de ma connaissance qui ont la foi, c’est parce qu’ils en font une affaire individuelle, privée, et qu’ils ne m’attaquent pas dans ma liberté de conscience.Cela correspond à peu près à l’espace que je suis prêt à accorder à la religion sur la place publique.Le devoir de citoyenneté prime sur le dogme religieux.Ensuite, je suis démocrate.Outre la laïcité, je vois quatre autres conditions à la démocratie: un gouvernement élu, une société civile plutôt que militaire, une adhésion aux droits de la personne (j’inclus ici l’égalité entre les hommes et les femmes) et une liberté d’expression (j’inclus ici la liberté de commerce, de culture et d’orientation sexuelle).Enfin, je suis pour la culture, toutes les cultures.Il n’existe pas à mes yeux de petites et de grandes cultures, elles sont toutes grandes et dignes d’être aimées.Contrairement à l’économie qui tantôt nous enrichit et tantôt nous appauvrit, la culture, elle, nous enrichit toujours.la culture joue dans la vie des communautés le même rôle que l’amour dans la vie des individus: elle nous libère.Je crois que la culture est le meilleur rempart que nous ayons contre la haine, le dogmatisme et l’hégémonisme économique.Gilbert Turp Montréal, 20 septembre 2001 Notre confiance aveugle Depuis maintenant deux semaines, la planète entière est tournée vers la tragédie du World Trade Center.Une catastrophe sans précédent et le plus grand châtiment de l’histoire occidentale.La conséquence de cette tragédie est ce mot que nous n'avions qu’effleuré naguère, lors de nos cours d’histoire: la guerre.Les LIBRE OPINION États-Unis d’Amérique contre l’Afghanistan.Le bien contre le mal, notre Seigneur contre Allah.Les puissants Américains, appuyés par un Jean Chrétien dépassé et répétant les mêmes propos que son homologue américain, proposent de punir définitivement le mal, de l’extirper du monde pour le bien de la collectivité.Quel soulagement d’être si bien protégés par nos gouvernements; nous en avons douté, mais maintenant, tout est sous contrôle.Un petit bémol, par contre.Le simple citoyen que je suis, d’une insignifiance teDe devant l’horreur absurde du 11 septembre, demeure pantois devant tant de questions.Notre nombrilisme nous a occulté une réalité pourtant si évidente aujourd’hui: nous sommes détestés par des millions de personnes dans le monde.J’utilise le pronom indéfini «on» parce qu’on se sent minimalement concerné lorsque 6000 personnes trouvent la mort lors d’un attentat et que celui-ci se produit à tout au plus huit heures de voiture de notre douillet confort Le gouvernement canadien avoue aujourd’hui être conscient qu’une nébuleuse terroriste associée à Oussema ben Laden profite du Canada, terre d’accueil par excellence qui lui permet de planifier n’importe quel attentat terroriste en Amérique, n est plus qu’évident que nos politiques extérieures nous ont catapultés sur le chemin d’une guerre que l,e gouvernement s’obstinait à cacher.Les États-Unis et le Canada, pourtant bien informés des intentions de ben Laden en 1998, se sont camouflés dans leur mégalomanie en minimisant la tension montante à leur égard.Poursuivant leur politique paternaliste envers la communauté internationale, ils se sont attiré les foudres des extrémistes qui, au nom de causes trompeuses, ont détruit la vie de milliers d’innocents.Çe sont ces mêmes innocents à qui on avait promis une oasis de paix où leurs enfants pourraient grandir en toute sécurité.Aujourd’hui, je ne me sens ni Québécois, ni Canadien, ni Américain.Je me sens lésé, bafoué et consterné par l’amateurisme de nos gouvernements.Alexandre Dumont Aylmer, 21 septembre 2001 Il faut être deux pour faire la paix GHILA SROKA Etudiante au doctorat Département de science politique Université du Québec à Montréal Comment diable a-t-on pu penser que les actes terroristes du 11 septembre 2001 aux États-Unis aient pu être liées à l'échec du processus de paix israélo-palestinien?Imaginer, même une seconde, de telles obscénités est une insulte à la mémoire des victimes.A-t-on oublié qu'un premier attentat contre le World Trade Center avait déjà été commis en 1993, alors même que le processus d’Oslo était à son apogée?Ce qui vient de se produire aux États-Unis dépasse de très loin l’affrontement israélo-palestinien.Mais il est vrai que notre époque est aussi celle des amalgames et des confusionnismes les plus pernicieux.Après la chute du mur de Berlin, en 1989, on s’accordait à dire que nous entrions dans une nouvelle ère: celle de la paix et de l’espoir.On s’accordait à dire que le XX' siècle s’était achevé avec la construction d'une Europe sans frontières.En l'espace de quelques mois, le bloc soviétique s’écroulait et la guerre froide prenait fin.Il semblait alors que le monde entier avait choisi de vivre dans le bonheur, sous les auspices d'une seule grande puissance, d’une seule culture et d’un seul paradigme économique.Le monde avait choisi l’Amérique.Avec l’effondrement des tours jumelles, on assiste au coup d’envoi du XXIe siècle, un siècle qui commence par une guerre.Cette fois-ci, l’ennemi des États-Unis n’est pas une puissance rivale mais la haine, la jalousie, la soif de revanche de tous ceux qui sont restés derrière.L’ennemi, c’est une autre culture, une autre idéologie, d’autres valeurs.La fête américaine aura duré 12 ans, de Berlin à Durban.Pour les Américains, l'attaque terroriste représente une véritable menace existentielle, qui pèse sur leur statut leur stabilité et leurs valeurs.C’est pourquoi ils déclareront une guerre sans merci au terrorisme et aux pays qui l’encouragent Alors que le monde arabe dans son intégralité a fermement condamné les attentats aux États-Unis, le président irakien s’est réjoui de fa catastrophe qui a frappé l’Amérique.«Les Etats-Unis n’ont que ce qu’ils méritent.Ils ne font que récolter la tempête du vent qu’ils ont semé partout dans le monde», a-t-il déclaré.Par ailleurs, dans un entretien accordé au journal italien La Repubblica, le chef du Front islamique international.Omar Balai, a déclaré que «seul ben Laden peut frapper aussi fort l’Amérique» et que «c’est un jour de gloire pour le monde islamique».Pour sa part Yasser Arafat a annulé à la dernière minute la visite qu’il devait faire à Damas.Cette rencontre entre le leader palestinien et le président syrien était censée constituer un tournant dans les rapports hostiles qu’entretiennent les deux peuples depuis des décennies, mais il semble qu’Arafat n’ait pas souhaité être aperçu en présence de dirigeants synens qui soutiennent certains groupes radicaux palestiniens et le Hezbollah.Pourtant, grâce à la télévision, nous avons tous pu voir les images consternantes de Palestiniens en liesse après les attentats aux Etats-Unis.Ces manifestations sont le résultat des incitations à la haine qu'Arafat autorise chaque jour dans les rues.La source du problème dans le conflit proche-oriental est Arafat, pour qui le terrorisme est 1a continuation de la diplomatie par d’autres moyens.C’est Arafat qui a sciemment transformé la conférence de Durban en un gigantesque tribunal planétaire antijuif.C’est Arafat qui ne cesse d’essayer de faire glisser le conflit territorial du Proche-Orient vers une guerre de religion, au risque d’enflammer la Terre entière.Il conduit son peuple vers le malheur alors qu’une coexistence harmonieuse est possible, souhaitable, nécessaire et voulue par les Israéliens.Or les Palestiniens doivent maintenant choisir ou bien faire partie du monde obscur de Saddam Hussein, Kadhafi et ben Laden, ou bien rejoindre les rangs du président Moubarak, du roi Abdallah et de l’Europe.En attendant, et jusqu’à ce qu’une nouvelle direction palestinienne émerge qui soit disposée à faire face aux réalités, les Israéliens doivent rester fermes.Les Israéliens n’ont qu’un seul devoir vis-à-vis d’eux-mêmes à l'heure actuelle: l’autodéfense.< IDEES jTw mcmorj iht ^àmS U-2.0^ REUTERS Washington Square, 12 septembre 2001.Il faut dénoncer les amalgames qui portent à confondre victimes et coupables des attentats terroristes du 11 septembre.Nouveau désordre mondial Tout se passe comme si on voulait rendre crédible la thèse d’une juste revanche des opprimés qui auraient emprunté la voie de la terreur pour s’exprimer YOLANDE COHEN Historienne à l’UQAM MARCEL FOURNIER Sociologue à l’Université de Montréal P AT H Y CHAIR Princeton n premier avion frappe l’une des tours jumelles du WTC: un trou béant.Comme si David avait, avec sa fronde, frappé Goliath en plein front.Un deuxième avion s’écrase sur l’autre tour.Et.moins d’une heure plus tard, les deux tours s’écroulent, comme si le géant pliait les genoux et s’effondrait.Cette scène inimaginable, horrible, qu’on a vue et revue des centaines de fois, reste gravée dans notre mémoire.Avant même que les coupables ne soient connus, les analyses se sont multipliées: on navigue tantôt à vue (les hypothèses), tantôt bardé de compas et de boussoles (les lectures idéologiques).la caractérisation de l’événement historique de ce mardi 11 septembre 2001 ne fait que commencer.Au moment où le monde entier tente de faire le deuil des milliers de gens innocents tués dans cette tragédie, il apparaît difficile, voire impossible, de comprendre les motivations de ceux qui l’ont perpétrée.Première guerre du XXIe siècle?Terrorisme ou gangstérisme?Guerre de religion ou manifestations identitaires nouvelles?Luttes anti-impérialistes ou désespoir suicidaire?Les amalgames On pourrait multiplier les interrogations et ne pas arriver à cerner ne serait-ce qu'une parcelle de vraisemblance tellement l’événement se dérobe à l’analyse rationnelle.Comment peut-on donner un sens à l’insensé?A l'état de stupeur absolue succède la volonté de vengeance, la vendetta: œil pour œil, dent pour dent.Se font entendre ici et là quelques voix qui prônent la prudence.Mais le plus souvent, on cherche des responsables, des coupables, des boucs émissaires.Et, dans l'énervement du moment, on procède à d’innombrables amalgames.Premier amalgame: on confond les victimes et les coupable^.Blame the victim, c’est connu.Les Etats-Unis l’auraient bien mérité, n'hésite-t-on pas à dire: interventions militaires en Irak et ailleurs, appui inconditionnel à Israël, exploitation des pays en émergence.Arrogance et mépris, telle est l’attitude qu'on reproche au gouvernement américain.Sont aussi mises en cause les politiques du président George W.Bush qui, visiblement sans compétence dans le domaine des affaires étrangères, se fait aussi attribuer les erreurs de son père.Bref, les vrais responsables sont les Américains eux-mêmes et leur gouvernement.Non seulement ils méritaient l'attaque, ils l’ont eux-mêmes provoquée.Deuxième amalgame: Les Américains ne sont pas les seuls attaqués et tués, d'autres l'ont été eux aussi et le sont encore.Des Palestiniens meurent tous les jours.Les Rwandais, comme peuple, font face à l’extermination.Des milliers et des milliers de Japonais ont été tués à Hiroshima.Etc.L'amalgame entre toutes les situations est tel qu’on parvient à banaliser, à rendre la tragédie du WTC pareille aux autres.L’humanité, répètent les plus cyniques, est l’espèce la plus dangereuse.Troisième amalgame: anticolonialisme, antiaméricanisme, antimondialisme et terrorisme.On a entendu toute la semaine les commentateurs dire que les Occidentaux ne récoltent que ce qu’ils auraient semé au XIX' siècle.Un crime Il faut clairement dénoncer ces amalgames qui ne servent qu’à brouiller les pistes d’analyse et à défendre des causes devenues indéfendables.Il faut clairement le dire: les victimes de cette tragédie ont été prises comme otages par des gangsters qui n’ont osé ni dire leur nom ni revendiquer leur acte.Et il s’agit d’un acte de nature criminelle qui doit être dénoncé, et ses auteurs doivent être poursuivis sans relâche, arrêtés et traduits en justice.Cependant, et tout le monde le sait, ce n’est pas si simple parce que, précisément, cet acte qui a détruit des milliers d’êtres humains visait aussi autre chose.Il visait à atteindre le géant dans sa puissance même, à ébranler ses fondements idéologiques et à déstabiliser l’ordre mondial.Souvent symbolique, la lutte antiaméricaine est devenue, depuis ce mardi 11 septembre, une attaque réelle contre la puissance militaire, financière et culturelle américaine.Et c’est là que les choses se compliquent.En effet, comment redistribuer les rapports de force qui qpposent d’un côté les politiques impérialistes des Etats-Unis et de leurs alliés de l’Alliance atlantique, et, de l’autre côté, la myriade d’Etats dominés et de nations colonisées dont l’identité se désagrège sans passer par une guerre mondiale?La puissance militaire et diplomatique américaine n’a guère d’autre choix que de se montrer encore plus forte, de dicter ses mots d’ordre et de défendre ses intérêts à un moment où il apparaît malvenu ou même dangereux de la contester.Que faire?, On voudrait bien savoir comment les Etats-Unis et tous leurs alliés, y compris évidemment le Canada, qui aime se faire le défenseur des libertés démocratiques dans le monde, traqueront ces criminels qui se parent des revendications séculaires de peuples opprimés.L’équation est complexe et nous force à redéfinir les priorités du monde occidental et les valeurs démocratiques attaquées par ces présumés fous de Dieu.Le rappel fréquent ces jours-ci des valeurs démocratiques que sont la délibération, la justice et les droits inaliénables des hommes et des femmes à la vie vise précisément à rétablir ces conquêtes comme des acquis inaliénables de notre humanité (occidentale).Force est de constater qu’elles ne sont pas partagées par tout le monde, loin s’en faut.Dans ce contexte, la guerre contre le terrorisme risque de devenir un combat contre toutes les formes d’anticolonialisme et d’an-ti-impériaiisme: on tire sur le message, qui a une part de vérité, et non pas sur les messagers, qui ont tout faux: ce sont des gangsters coupables de semer la terreur aveugle et insensée.La haine et l’humiliation des peuples et des groupes opprimés, victimes de persécutions, se retourne désormais contre eux, par la voie désespérée entre toutes qu’est le recours au terrorisme.Tout se passe comme si on voulait rendre crédible la thèse d’une juste revanche des opprimés qui auraient; emprunté la voie de la terreur pour s’exprimer.A ce jeu, on risque de faire apparaître la «révolution» islamiste annoncée comme une révolution française: un moment de terreur, un chaos qui préparerait la venue d’un nouvel ordre politique, non plus seulement dans un seul pays mais dans le monde entier.Une telle révolution aurait toutes les chances d’être permanente, c’est-à-dire d’imposer en permanence la terreur.C’est encore là que l’on doit opérer des distinctions essentielles pour que survivent nos démocraties.De la même façon que l’on ne peut pas confondre les victimes et les coupables, on ne doit pas confondre la lutte anticoloniale souvent légitime avec le terrorisme aveugle.Certes, la tendance à le faire est forte puisque ces mouvements ont souvent eu recours à la terreur pour faire entendre leurs revendications de libération nationale, qu’il s’agisse du conflit qui oppose l’Inde et le Pakistan ou celui qui oppose la Palestine et Israël, depuis les années 40.Sans parler des attentats perpétrés par des anarchistes au début du siècle dernier contre les puissances de l’argent, voire ceux des terroristes anticapitalistes proches du gangstérisme de la Bande à Baader, en Allemagne, dans les années 70.Les exemples de telles actions terroristes sont nombreux dans l’histoire et il y a encore tout un discours idéologique, souvent de gauche, qui les justifie.L’avenir est imprévisible Ce qui semble nouveau aujourd’hui, c’est l’aspect tragiquement aveugle de ces actes et l’utilisation indistincte de cibles humaines de grande envergure pour signifier quelque chose d’encore plus indistinct.Que le monde se perde en conjectures sur la signification de cet acte est la preuve patente que nous sommes entrés dans un type d’indétermination qui rend difficile la délibération propre à la démocratie.Les anciennes oppositions droite-gauche, barbarie-raison et bien-mal qui ont permis de se donner une vision relativement cohérente du monde vont devenir plus floues, ne permettant plus d’avoir une idée claire de l’avenir des peuples et de l’humanité.Le temps des Lumières se termine.ce n’est pas pour autant la fin de l’histoire.On souhaiterait que la quête de justice, le recours à la religion qui conforte plutôt que de tuer, les droits inaliénables garantis par les chartes demeurent des valeurs essentielles que nulle terreur ne puisse annihiler.Cependant, à vouloir éradiquer aveuglement le terrorisme sous toutes ses formes, les sociétés démocratiques, aujourd’hui animées par la soif de vengeance, demain tentées d’imposer à nouveau la pensée unique et de faire taire toute critique, ne risquent-elles pas d’importer chez elles la terreur?A l’heure où les tam-tam de la guerre résonnent déjà, on n’a de cesse, comme avant les deux guerres mondiales, d’en appeler à la raison de nos gouvernants.En temps de guerre, on ne sait pas facilement ce qui est rationnel, on sait encore moins ce qui est raisonnable, aujourd’hui plus que jamais auparavant, car l’ennemi est invisible et peut frapper partout dans le monde, tout se passant comme si à la mondialisation de l’économie et de la culture devait correspondre une mondialisation de la terreur.L’avenir ne peut être qu’imprévisible.On a entendu toute la semaine les commentateurs dire que les Occidentaux ne récoltent que ce qu’ils auraient semé au XK1 siècle lœs récents attentats terroristes aux États-Unis \ ?A propos des enfants S Y LV AINE DE P LA EN Pédopsychiatre à l’hôpital Sainte-Justine n tant que pedopsyehiatres.nous travaillons quotidiennement avec des problématiques de violence et de souffrance, les récents attentats terroristes nous ont à la fois bouleversés, choques et profondément inquiètes, comme plusieurs de nos amis, parents ou patients.Passé le choc et face à la violence renouvelée des discours politiques et des manifestations d’intolérance, ici et ailleurs, nous voulons rappeler la souffrance subie par les enfants, les entants qui ont peut-être péri eux aussi dans les explosions qui ont frappé les Etats-Unis voisins, mais aussi les enfants qui ont eu peur, ne fùt-ce qu’un instant, d’avoir un ou plusieurs parents sous les décombres.La violence des images, qui ont montré sous tous les angles possibles le choc des avions contre les bâtiments du World Trade Center, nous est apparue insoutenable pour plusieurs raisons.En plus, bien sûr, de la nature même de l’acte, le traitement visuel répétitif et continu nous apparaît avilir agi comme facteur additionnel de retraumatisation pour k's enfants et les parents à l’écoute.On sait bien que face à un traumatisme donné, la réaction de Tentant témoin ou victime est en grande partie conditionnée par celle de l’adulte auquel il est attaché.Plus l’adulte est capable de contenir ses affects et de métaboliser son propre vécu traumatique, plus il est capable d’aider Tentant à affronter de façon soli de un événement par ailleurs désorganisant pour son psychisme.Face aux récents événements de l’actualité, nous pouvons nous demander si, avant de soumettre nos enfants au choc des événements, plus d’attention n’aurait pas dû être accordée pour aider les adultes, qu’ils soient parents, professeurs ou thérapeutes, à digérer minimalement leur propre vécu traumatique.Sans cette démarche, c’est toute la force de la réaction affective de l’adulte qui se trouve retransmise à l’enfant, sans filtre et sans contenant.Nous pensons que dans ce cas, des discours qui se veulent informatifs deviennent potentiellement désorganisants pour les uns et les autres.Ix's bons sentiments se retournent parfois en leur contraire, et l’intention juste n’est pas suffisante en soi.Se préoccuper des enfants, c’est aussi se préoccuper des parents, ces parents qui les aiment çt les guident tout au long cle leur développement.A l’intérieur de l’adulte, un enfant parfois souffrant ou perdu peut se cacher, et si le parent n’est pas lui-même contenu, rassuré et encadré, il peut devenir agressif à son tour, comme tous ces enfants qui vivent avec acuité un sentiment d’impuissance, de vulnérabilité ou de frustration mal contenue.L’impact du traumatisme de ces images violentes pour l’enfant comme pour l’adulte est d’autant plus intense qu’il résonne dans ces zones d’ombre de Tin-conscient, territoire où les pulsions agressives et meurtrières demeurent souvent présentes bien que contenues et refoulées.Quand la force du fantasme rencontre celle de la réalité, le choc est d’autant plus intense, déstabilisant et angoissant.Au delà de nos propres souffrances et vulnérabilités ainsi mises à nu, nous ne pouvons pas non plus taire les souffrances de ces autres enfants, ceux dont les parents ou les familles ont vécu et connu les pays en guerre, les bombardements, les tortures et les disparitions arbitraires.Dans nos bureaux, ces familles sont revenues à nous, désemparées et affolées, avec les souffrances ravivées de leurs traumatismes passés.Ayant fui les bombardements de leur pays d’origine, elles croyaient avoir trouvé un espace de sécurité et de paix qui leur permettrait de se retrouver et de panser/penser leurs blessures.Cet espace venait de voler en éclats.I )e nouveau, leurs en-fan ts venaient exprimer chez nous les douleurs muettes de leurs parents, enfants porteurs d’une histoire traumatique, souvent transmise en négatif.J .a rhétorique de la guerre, pour ces enfants et ces familles, a des échos horriblement familiers.Aucun peuple, encore moins une idéologie ou une religion, n’a le monopole exclusif de la violence ou de l’agression armée.lœs croisés du Moyen Age qui partaient fièrement pour la «guerre sainte», les colons européens qui plantaient la croix et le dra-peau sur les terres dont ils avaient dépossédé leurs habitants, voire l’exsanguination de l’Afrique à cause du trafic esclavagiste, pour ne parler que des actes du passé, sont bien la pour nous le rappeler.L’«autre» n’est pas Tunique dépositaire des côtés sombres de notre humanité et de son histoire.Tout discours fanatique, qu’il soit intégriste musulman ou fondamentaliste chrétien, est un discours de mépris et de haine qui tend à diaboliser l’autre pour mieux assouvir ensuite ses propres envies destructrices et asseoir son pouvoir.Comme thérapeutes, nous pensons qu’au milieu de l’horreur, il doit y avoir un espace pour panser et penser, pour dire mais aussi pour se taire, quand la parole est trop douloureuse et que seul le silence apaise.Face à la violence, un risque majeur semble être celui de la riposte sous forme de punition vengeresse, répétition traumatique et en miroir des actes condamnés derrière une rhétorique justificatrice elle-même placée en miroir du discours fanatique condamné: la 'justice infinie», la "défense de la civilisation du bien contre les forces du mal».Le respect de l’humanité de chacun, la créativité et l’honnêteté dans la recherche de véritables pistes de solution au problème de la violence, lui-même bien souvent intimement lié à ceux de la justice et de l’équité dans la société, nous apparaissent incontournables pour le bon devenir de l’humanité.Avant de soumettre nos enfants au choc des événements, plus d’attention n’aurait-elle pas dû être accordée pour aider les adultes ?L’ÉQUIPE DU DEVOIR l-A RÉDACTION Journalistes à Tinformation générale et métropolitaine Gérald Dallaire (adjoint au directeur de l'information).Valérie Dufour (général), François Cardinal (actualité municipale), Marie-Andrée Chouinard (éducation) Yves d’Avignon (sports), Pau le des Kivieres (éditorialiste), Jean Dion, Ixiuis-Gilles Francœur (envinmnement).Benoit Munger (responsable du site Internet), Dominique Reny, Josée Boileau.Éric Desrosiers.Pauline Gravel (scientifique), Brian Myles (justice et faits divers).Isabelle Paré (santé), Michel Garneau (caricaturiste) ; Diane Précourt (pages éditoriales, responsable des pages thématiques): Martin Ducloset Christine Dumazet (relecteure); Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; à l’information culturelle Michel Bélair (responsable).Stéphane Batllargeon (théâtre), Paul Cauchon (médias).Caroline Montpetit (livres).Odile Tremblay (cinéma).Bernard I-amarche (arts visuels); à l’information économique Gérard Berube (adjoint au directeur de l'information), Claude Lévesque.Claude Turcotte, René I,ewandowski.à l’information internationale Jean-Pierre Legault, Guy Taillefer.Serge Truffaut (éditorialiste); à l’information politique Hélène Buzzetti, Manon Cornellier (correspondantes parlementaires à Ottaua).Mario Cloutier et Robert Vutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Kathleen Lévesque ; Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction) : Louise-Maude Rioux Soucy (commis).La documentation Gilles Paré (directeur) ; Manon Derome Serge Implante (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICITÉ ET LE MARKETING, Jacqueline Avril.Jean de Billy, Manon Bouchard.Gyslaine Côté, Marlene Côté.Martin Fournier, Véronique (»éraud.Anouk Hurbutt, Christiane D-gault.Jacques A.Nadeau, Claire Paquet! Micheline Ruellànd (publicitaires) Laurence Theriault (directrice adjointe).Manon Blanchette.Sylvie Laporte.Martine Bérubé (secrétaire).LA PRODUCTION Christian Goulet (responsable de la production).Claudine Rédard, Michel Bernatchez.Philippe Borne, Johanne Brunet, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers Donald Filion Yanick Martel.Olivier Zuida.PROMOTION ET TIRAGE.Unda Thériault (responsable intérimaire), Helene Gervais.Dominique Larivière, (responsable à la promotion des abonnements).Monique L'Heureux, Use Lachapelle, Kachelle Leclerc.L’ADMINISTRATION Nicole Carmel (responsable des serrices comptables), Celine Furoy.Olivier Lachambre (contrôleur), Ghislaine lafleur.Claudette Béliveau (secrétaire administratif*), Danielle laperriere.Caroline Perrier.Danielle Ross IA FONDATION DU DEVOIR Roger Boisvert (vice-président exécutif et directeur général).k t A 10 LE DEVOIR.LE MERCREDI 26 SEPTEMBRE 2001 -* LE DEVOIR ?-—- ACTUALITES MATÉRIAUX FIN SUITE DE LA PAGE 1 et recycleurs de matériaux de construction et de démolition du Québec (3RMCDQ).Ce dernier ajoute qu’un représentant du ministère des Ressources naturelles a écrit à son association qu’il serait possible de recycler, dans l’ensemble du Québec, pas moins de 500 000 tonnes de bois de construction par année.Faute d'obtenir cette matière en provenance des chantiers de démolition ou de construction, Québec autorise la coupe de 12 millions d'arbres pour satisfaire les besoins des fabricants de panneaux rigides et des cogénérateurs d’énergie.lumis Boutin, président du 3RMCDQ, est aussi le président de la société Sécure, qui récupère le bois de construction et le transforme en copeaux sur le site même du CESM de la Ville de Montréal.L’an dernier, dans ses installations, il a traité 36 000 tonnes en faisant, précise-t-il, deux déficits successifs de 150 000 $ parce qu’il est incapable de satisfaire ses clients, des sociétés comme Boralex, Cascades ou TAFISA (panneaux).A quelques dizaines de mètres de ses installations, des centaines de camions jettent à l’enfouissement des milliers de tonnes de bois «mêlés» à d’autres matériaux.Montréal, confirme Marcel Caron, du CESM, refuse le déchargement de camions remplis uniquement de bois à son site d’enfouissement en raison d’une exigence du ministère de l’Environnement.Mais s’il s’agit de bois mêlé avec d’autres matériaux, c’est légal.«Si tu te mets dans la peau d’un entrepreneur, le calcul est simple, explique Louis Boutin.Si un entrepreneur jette tout en vrac au site d’enfouissement de Montréal, ce qui est économique parce que ses employés ne trient pas les matériaux, ça lui coûte 4 $ par mètre cube, i.e.120 $ pour un conteneur standard de 30 mètres cubes.En Ontario, c'est 65 $ la tonne pour enfouir des déchets de construction, ce qui l’incite à aller ailleurs.Chez nous, ça lui coûte 30$ la tonne, soit 90 $ par conteneur, sans compter le tri, qui lui coûte cher» Les recycleurs de la région de Montréal se sont regroupés pour empêcher, il y a quatre ans, l’ouverture d’un dépôt de matériaux secs (DMS) à Pierrefonds.Le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement venait de recommander à Québec de ne pas autoriser de nouveaux sites afin de forcer les entrepreneurs à s’orienter vers le recyclage.Mais le ministère de l’Environnement a fait fi de cette recommandation et autorisé le site.«Ce n’est pas compliqué: quand il y a un site d’enfouissement où les prix pratiqués sont moins élevés que le recyclage parce que le gouvernement ne fixe pas un prix plancher à l’enfouissement, personne n’investit dans le recyclage», précise le président du 3RMCDQ.«Matrec et Madeco avaient commencé à mettre en place des équipements pour recycler et réutiliser des matériaux de construction.Ils ont tous les deux abandonné le projet après l’ouverture de Pierrefonds.Le projet de Madeco était particulièrement intéressant parce qu’avec une machine allemande, il aurait pu recycler une maison qu’on lui aurait apportée en vrac.On aurait retrouvé à la sortie tous les matériaux triés, fer, béton, bois, etc., tout en créant des emplois non spécialisés.Quand la Ville de Montréal a réservé l’ancienne carrière Miron aux déchets de construction, ç'a été le deuxième coup porté à notre industrie.Depuis, tout le monde vivote et personne n'investit en attendant que Québec affiche un peu de cohérence entre le discours et la réalité.» Jean Boisvert, ingénieur de formation, doute du respect d’une autre exigence de l’Environnement à l'endroit du CESM.Le ministère exige, dit-il, que 55 % des matériaux de construction soient recyclés pour que le reste puisse être légalement enfoui.«La Ville fait signer aux camionneurs un formulaire affirmant que 55 % [des matériaux livrés] ont été recyclés.Tout le monde signe en souriant.C’est curieux, les recycleurs ne voient jamais dans le circuit un tonnage équivalent aux 55 % recyclés en principe.Ça voudrait dire entre 500 (XX) et 600 000 tonnes.On les verrait passer», dit-il avec malice.Le béton des édifices et trottoirs démolis sert aujourd'hui à construire des routes où ce matériau est souvent jugé supérieur aux matériaux naturels.L’asphalte peut être réutilisé, ce qui est courant dans l’industrie.la brique sert aussi aux remblais, même s’il s’agit d’un matériau de qualité inférieure.Le métal conserve une valeur stable, ce qui n'empêche pas des sociétés commerciales, comme les fabricants de portes et fenêtres, précise Jean Boisvert, d'en envoyer de pleins chargements au CESM.le bois et le stratifié sont vendus par Sécure aux Etats-Unis comme combustible en remplacement du pétrole ou, au Québec, à des papetières équipées de systèmes en cogénération, qui en tirent de la chaleur pour le séchage de la pâte à papier et de l’électricité que l’on vend à Hydro-Québec.LE DEVOIR les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, (f étage.Montréal (Québec), H3A3M9 E3 Placeries-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com L’agenda culturel Au téléphone (514) 985-3346 Par télécopieur (514)985-3390 La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514)985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514) 985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) U Dftvir est publié du lundi au samedi par Le Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9* étage.Montreal.(Québec), H3A 3M9.11 est imprime par Imprimerie Québécor St-Jean, 800.boulevard IndustrielSaint-Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc.612, rue Saint Jacques Ouest, Montréal.L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans Is Devoir.U Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint-Martin Ouest.laval.Envoi de publication — Enregistrement n* 0858.Contrat de vente 40012291 Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.SUITE DE LA PAGE 1 d'autres genres d’exploitation automobile.Malheureusement, après plusieurs années de recherches intensives, nous n’avons pu cerner aucune solution viable.» Aux prises avec une surcapacité, GM a vu ses parts du marché nord-américain passer de plus de 40 % à environ 28 %, subissant notamment la concurrence des voitures importées.La présidente de GM a souligné que l’impact financier pour les employés touchés sera amoindri par le truchement des programmes d’avantages sociaux offerts par l’entreprise, qui pourraient s’appliquer à 90 % d’entre eux.Ces programmes «prévoient notamment des paiements de maintien de salaire pendant une période pouvant aller jusqu’à trois ans pour les employés touchés par une fermeture».S’ajoute l’accès anticipé au régime de pension.«Dans l’ensemble, les employés recevront moins que la moitié de leur salaire actuel», a toutefois nuancé Sylvain Demers, représentant du syndicat local des TCA, qui situe le salaire horaire moyen à 27 $.Nouvelles possibilités Travaillant essentiellement à un scénario prévoyant un nouveau modèle pour cette usine de fabrication articulée autour des modèles Camaro et Firebird, les efforts seront désormais concentrés sur deux grands créneaux porteurs: les composantes en métaux légers et les véhicules nouvelle génération.Mme Kempston Darkes a d’ailleurs fait ressortir hier le potentiel du Québec dans ces segments.«Nous croyons que l’utilisation croissante des matériaux légers tels l’aluminium et le magnésium dans l’automobile ouvre de grandes perspectives pour le Québec.Sur ce plan, le Québec jouit d’avantages stratégiques certains comme fournisseur non seulement de GM mais de l’industrie automobile nord-américaine en général.Nous continuerons de travailler à l’élargissement des possibilités dans ce domaine, en concertation avec les gouvernements, l’industrie des matériaux légers et le secteur de la recherche et du développement.» Visiblement déçu, le premier ministre du Québec, Bernard Landry, a mentionné hier qu’on ne peut forcer une entreprise à adopter une approche économiquement non viable.Mais il a invité le fabricant à respecter une éthique capitaliste et à adopter le bon comportement d’une personne morale.«Je comprends les raisons mais je ne comprends pas qu’on n’ait pas de solution alternative.» Après tous les efforts consentis par Québec, dont une contribution financière de 360 millions proposée en octobre 1999 et visant à reconfigurer l’usine selon une approche modulaire, M.Landry ne veut pas «rester sur cet échec».«Nous sommes capables de faire des avions, nous sommes capables de faire des voitures.Je SUITE DE LA PAGE 1 «Nous savons qu’à notre départ, l'état de santé des enfants de moins de cinq ans, dont plusieurs souffrent de malnutrition sévère, se détériorait gravement.D’ici cinq à six semaines, l’hiver arrivera, et il sera très difficile à ce moment-là d’acheminer des vivres.H faut que l’aide arrive maintenant!», affirme M.Van Haldema.Il ne resterait plus que 700 employés d’origine afghane œuvrant pour divers organismes humanitaires dans le pays, mais on ignore quel sort leur réserveront les talibans.«Nous n’avons plus de contacts, et tout ce qu’on espère, c’est qu’ils peuvent continuer de donner les soins médicaux de base et d’hygiène à la population», soutient ce bénévole.Privés d’approvisionnements extérieurs en médicaments et en vivres, ils seront toutefois très vite réduits à l’impuissance.Le Programme alimentaire mondial des Nations unies (PAM) estime qu’au moins cinq des vingt-six millions d’Afghans dépendent de l’aide humanitaire pour leur survie.Maintenant que les talibans empêchent les vivres de parvenir à la population, une catastrophe menace la région.«Le pays glisse lentement vers la famine car c’est la troisième année de sécheresse que vit l’Afghanistan, et les récoltes sont très minces.Il faut au moins un million de tonnes de céréales pour pouvoir affronter l’hiver», estime le porte-parole de MSF.A ce tableau désolant vient s’ajouter l’exode massif de la population aighane vers les régions frontalières du pays, où on s’attend à ce que des millions de personnes, entassées dans des camps de fortune, soient plongées dans la misère et la maladie.«Nous ne savons par combien d’Ajghans sont bloqués aux frontières, il y a beaucoup de conjectures sur le nombre de ces réfugiés, mais nous avons déjà commencé à renforcer nos équipes en Iran, au Turkménistan et dans les zones limitrophes de l'Afghanistan», a soutenu M.Van Haldema Selon le porte-parole du Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR) des Nations unies, Peter Kessler, au moins 1,5 million d’Afghans, craignant une riposte américaine, pourraient bientôt fuir le pays pour le Pakistan (un million) et l'Iran (500 000).L’ONU se prépare donc à une «opération humanitaire massive» dans les pays voisins de l’Afghanistan.Environ 150 000 autres réfugiés pourraient se retrouver à la frontière de l'Ouzbékistan, du Tadjikistan et du Turkménistan, autant de pays qui refusent toujours d’ouvrir leurs portes aux réfugiés afghans.«Notre préoccupation, maintenant, c’est de savoir comment nous allons pouvoir atteindre ceux qui sont bloqués à l'intérieur du pays, ceux qui dépendaient déjà de l'aide internationale et ceux qui pourraient bientôt en avoir besoin», a souligné, hier à Genève, Ross Mountain, coordonnateur adjoint des affaires humanitaires pour l’ONU.Dans les jours qui ont suivi les attentats à New York et à Washington, des milliers d’Afghans (certaines sources parlent de 40 000) auraient franchi la frontière du Pakistan, qui héberge déjà depuis les années 80 près de trois millions de réfugiés afghans qui ont fui la guerre civile ou les talibans.«Nous avons déjà une équipe à Peshawar qui tra-wille dans un camp érigé depuis un an pour accueillir des Afghans.Il faudra y renforcer nos équipes, de même veux que GM en prenne acte», a-t-il ajouté.Parlant également du vecteur des métaux légers, il a rappelé cette entente conclue entre GM et Alcan, articulée autour de la fabrication de pièces d’aluminium.«On fonde certains espoirs dans cette entente avec Alcan.Il y a obligation de résultats», a-t-il soutenu.Le maire de Boisbriand, Robert Poirier, a pour sa part soutenu que cette fermeture attendue, qualifiée d'«impact majeur pour la région», ne met pas fin à tous les espoirs.«Tant que GM ne procède pas à une fermeture avec vente de terrain, avec destruction de l’immeuble, nous sommes capables de relancer l’usine.» S’inspirant de GM puis de l’échec d’Hyundai, à Bromont, le maire de Boisbriand a fait ressortir ce modèle d’affaires qui met l’accent sur la proximité des fournisseurs.«On peut très bien penser à créer cette masse critique, un réseau de fournisseurs gravitant autour de la transformation de métaux légers.Nous allons travailler de manière à développer une industrie automobile de la bonne façon», a-t-U soutenu.Le président de la FTQ, Henri Massé, a également martelé qu’il n’abandonnera pas.«C’est un SUITE DE LA PAGE 1 Le constructeur s’engageait à investir 450 millions pour se doter d’un nouvel atelier de peinture, inauguré en 1987.Ottawa et Québec consentaient un prêt pour presque la moitié de cette somme, soit 220 millions, ne portant o.ucun intérêt et remboursable dans 30 ans, c’est-à-dire en 2017.Hier, la présidente de GM du Canada, Maureen Kempston Darkes, a confirmé que ce prêt ne serait remboursé qu’à son échéance, 15 qns et des poussières après la fermeture de l'usine.A Québec, au ministère des Finances, on en était encore hier à vérifier le contrat signé à l’époque.Au début des années 90, l’usine de Boisbriand était remontée au palmarès de la productivité des usines GM en Amérique du Nord.La direction de l'usine, en concurrence avec les autres installations de la multinationale sur le continent, avait réussi à obtenir le mandat de construire un nouveau modèle, les Camaro-Firebird de dernière génération.La compagnie a réinvesti dans son usine tout au long des années 90.Mais les ventes des nouveaux modèles, devant la montée en popularité des véhicules à quatre roues motrices, n’ont jamais pris leur envol.Jl y a up an, le vice-premier ministre et ministre d’Etat à l'Economie et aux Finances d’alors, Bernard Landry, avait fait une offre financière de 360 millions à GM en réclamant que le gouvernement fédéral en autre clou dans le cercueil.Mais la FTQ et ses syndicats affiliés ne se sont jamais laissé enterrer vivants.Nous disposons tout de même d'un délai d’un an.On va travailler d'arrache-pied.Nous ne lâcherons jamais.» Il a précisé que le Fonds de solidarité travaille sur une multitude de projets parallèles.«Le Québec, c’est l’aluminium.Mais cela ne remplacera jamais un gros projet d’assemblage, qui peut amener une industrie de la sous-traitance.Il y a un avenir pour les pièces automobiles, mais les deux devraient se faire.» Convertie en 1987 au coût de 450 millions, avec l'aide financière gouvernementale sous forme d'un prêt sans intérêt de 220 millions, cette usine est, depuis, entièrement vouée à la production des modèles Camaro et Firebird.Disposant d’une capacité annuelle de 200 000 voitures, l’usine a connu se^ heures de gloire jusqu’en 1995.Elle produisait alors 186 000 unités et employait 3200 personnes.Depuis, la production a été ramenée à un quart de travail, l’usine n’ayant produit que 89 000 Camaro et Firebird en 1996.Ce nombre est passé à un peu moins de 75 000 unités l’année dernière.fasse autant De cette somme, Québec y allait d’une aide directe de 91 millions et d’un crédit d’impôt de 45 millions en regard d’un investissement total de 800 millions.Le solde des 360 millions provenait de la Société générale de financement, qui investissait 200 millions pour devenir actionnaire de l’usine.En outre, Hydro-Québec contribuait pour 21 millions, et Gaz Métro, pour trois millions, mais en tant que four-nisgeurs et sur une base d’affaires.A la mauvaise nouvelle GM correspondait hier la bonne nouvelle Intrawest.Comme par hasard, la vice-première ministre Pauline Marois annonçait le lancement des phases n05 3 et 4 de la station touristique d’Intrawest au mont Tremblant.L’investissement de 1,1 milliard, qui créera 13 000 emplois lors de la construction et 4700 emplois directs et indirects par la suite, nécessitera un apport de 95 millions de la part du gouvernement québécois, soit 75 millions par l’entremise des programmes normaux de crédits d’impôt pour les investissements majeurs et 20 millions sous fprme d’infrastructures.La ministre de l’Économie et des Finances a mis sur pied un groupe de travail chargé d’évaluer toutes les possibilités quant à la suite des choses, a-t-elle livré au Devoir.La fermeture définitive de l’usine est prévue pour dans un an, «mais je pense qu’on a plutôt quelques mois devant nous pour essayer de trouver une alternative», a dit Mme Marois, tenant compte également du sort des fournisseurs de GM au Québec.FAMINE que dans le nord de l'Ajghanistan, où nous avons toujours des camps dans les zones contrôlées par l’Alliance du Nord», soutient le représentant de MSF.Selon lui, les attentats ont fait monter d’un cran la tension dans la région de Peshawar, où les relations entre réfugiés et Pakistanais sont déjà tendues.Et le travail des ONG se fait de plus en plus difficile.«Nous n’avons pas encore reçu de menaces, mais nous avons renforcé nos mesures de sécurité.Heureusement, nous pouvons continuer à dispenser l’aide dont les gens ont besoin», dit-il.De nombreuses autres organisations, dont la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, de même que CARE, ont lancé ces derniers jours des appels pour renforcer leur capacité à réagir aux déplacements de masse de la population afghane.Des fonds d’urgence ont été expédiés au Pakistan, au Tadjikistan, en Ouzbékistan, au Turkménistan et en Iran.Des tentes, des vivres, des couvertures pj: des citernes d’eau ont été acheminés vers la ville de Quetta, à trois heures de Kaboul, dans la province dü Baluchistan, où les réfugiés ont pour l'instant été entassés dans un stade.Selon les dernières nouvelles, après avoir fermé toutes ses frontières, le Pakistan aurait rouvert mardi un point de passage dans ce secteur afin de permettre l’entrée au Pakistan de familles réfugiées.» Des négociations seraient en cours entre l’ONU et les autorités pakistanaises pour déterminer l’emplacement de plusieurs dizaines de camps de réfugiés.La Commission européenne s’est pour sa part engagée hier à fournir trois millions d’euros (3,7 millions SUS) en aide humanitaire d’urgence pour les, populations réfugiées.Le Croissant-Rouge des Émirats arabes unis a quant à lui promis une aide humanitaire de quatre millions de dollars aux réfugiés afghans qui se dirigent vers le Pakistan.BUSH SUITE DE LA PAGE 1 les attentats «sont le résultat des mauvaises politiques du [.] gouvernement [des États-Unis]».Le chef taliban a en outre répété qu'U ne croit pas à la culpabilité de ben Laden.Le premier ministre britannique a présenté pour la première fois les talibans comme des complices actifs de ben liiden lorsqu’il a déclaré, hier à Londres: «Notre but déclaré est de traduire en justice les responsables des attentats [.], et le régime taliban y fait obstacle.» Des SAS et des membres du MI6, les services de renseignement britanniques, seraient déjà dans le nord de l’Afghanistan, où ils travaillent de concert avec les forces de l’Alliance du Nord, selon la presse britannique.En outre, treize bâtiments de guerre britanniques ont traversé samedi le canal de Suez en vue de participer à des manœuvres dans le golfe Persique.Alors que les talibans sont de plus en plus isolés diplomatiquement, T Arabie Saoudite ayant annoncé hier — dans la foulée des Émirats arabes unis — la rupture de ses relations diplomatiques avec le régime de Kaboul, le voisin pakistanais a cependant cherché hier à tuer dans l’œuf le processus de rapprochement entre Washington et l’Alliance du Nord, affirmant qu’un soutien étranger à l’opposition armée aux talibans porte les germes d’une catastrophe eu égard à la farouche tradition d’indépendance des Afghans.A Islamabad, le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Abdoul Sattar, a dit redouter «qu'une décision de la part d’une quelconque puissance étrangère de fournir de l’assistance à une partie ou à une autre soit la recette de grandes souffrances pour le peuple de l’Afghanistan».Le 15 septembre, le Pakistan avait apporté un soutien total aux États-Unis dans la lutte contre le terrorisme mais, au delà d'une coopération dans le domaine du renseignement on ne sait toujours pas quelle forme pourrait revêtir cette collaboration sur le plan militaire alors que Washington a intensifié ses préparatifs de guerre autour de l’Afghanistan.Washington a annoncé hier que l'opération en cours contre ben Laden et le terrorisme international a i rebaptisée «Liberté immuable» au lieu de la forrro controversée «Justice infinie».Le secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, a p< sa part averti que le déclenchement de la riposte a attentats ne sera pas marqué par «une attaque ou i invasion massives» et qu'aucun «jour J» n’en marqui le déclenchement.«Cela ne sera pas terminé en cinq.nutes ou en cinq mais, cela prendra des années», a di ministre lors d’une conférence de presse au Pente, ne.M.Rumsfeld estime probable que, dans cette a pagne, «d’autres vies seront perdues».Répondant à l'appel de Washington, les pays du ont résolu hier de mettre en œuvre une stratégie pi bloquer les fonds des groupes terroristes.Le ministre canadien des Finances, Paul Martir confiirné qu’Ottawa avait transmis aux institutions nancières la liste des 27 organisations et individus vi par le gel américain.En vertu du règlement mettant œuvre les sanctions des Nations unies contre l’Afg nistan, les institutions ne peuvent depuis février d nier, transiger avec Oussama ben Éaden et les grou] et individus qui lui sont associés.Elles ignoraient toi fois à qui elles avaient affaire et aucune poursuite été engagée depuis février.Maintenant armées de la liste américaine, elles pc ront vérifier si elles doivent geler certains avoirs et alerter la Gendarmerie royale du Canada La GRC faisait état d’aucun cas rapporté en fin de journée h Le ministre Martin n’en savait pas davantage.D ne p vait même pas dire si les groupes et individus figur sur la liste ont des avoirs au Canada En Asie, plusieurs pays ont également répond l’appel du président Bush.Les Américains approuvent massivement (dans t proportion de 89 %) la gestion de leur président dep les attentats du 11 septembre, selon un sondage pul hier dans The New York Times.92 % des personnes terrogées approuvent en outre l’idée de représai: militaires à là suite de ces attentats tout en s'attenda de lourdes pertes parmi les soldats américains (au c de 5000 morts, pour 27 % des répondants).rut Sherbrooke Restaurant Gutenberg - cuisine française qui fait bonne impression «v du PréJ^dtnt-Kenntdy ® i _ J* bou».d«fjjjjjjj|| ^ J nie Sainte-Catherine ?CE MIDI Entrée + moules poulettes et frites + dessert *13$ CE SOIR Entree + médaillon de caribou poêlé aux canneberges et gingembre + dessert • 25$ 3S9,av.du Président-Kennedy (coin de Bleury) .©Place des Arts •Tél.: 285-8686 • gutenberg@qc.aira.com 3 y te Y 4
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