Le devoir, 6 octobre 2001, Cahier G
LE DEVOIR.LES S A M E D 6 ET D I M A .\ ( Il E O C T O B R E •_> O O 1 le devoir Ecoles privées Privé ou public La question du choix de l'école se pose quand arrive le temps des études secondaires.Encadrement, discipline, suivi, responsabilité, autonomie: les mots utilisés pour justifier l’option retenue témoignent des va leurs familiales défendues.Page 2 Benoît Lauzière Bastion de l'élitisme?L'enseignement collégial privé et subventionne est loin de ce mythe.Les batailles de ce secteur de l'enseignement pour maintenir sa place dans le réseau éducatif, bien au-delà des considérations financières.Les mots d'ordre sont qualité et dynamisme Page 5 La chose ne pourrait être dite plus crûjnent.Laissons parler Emile Robi-chaud, ancien directeur d’école publique devenu un transfuge au privé: «Comment se fait-il qu’une bonne partie des gens qui nous potassent toutes sortes de réformes se soient réservés pour eux de bonnes institutions?Prenons un exemple.En traçant à partir d’Outremont un cercle d’environ un mille de diamètre, on s'aperçoit que les cinq bonnes écoles qui existaient avant la création du système public de 1964 sont toujours là.Je veux dire Brébeuf Stanislas, Notre-Dame, Marie-de-France et Jésus-Marie.Ix>s gens qui ont les moyens, pécuniaires et autres, se conservent pour eux de telles institutions.Mais, pour le parent ordinaire qui habite Hochelaga-Maison-neuve et qui réclame ce genre d’école, on lui indique d'aller se battre au conseil d'établissement.» Un tel propos est d'ailleurs récurrent.Au temps de toutes les réformes que subit ou qui bonifient (c’est selon) le système scolaire québécois, le propos populaire et médiatique informe des endroits où les divers ministres et premiers ministres envoient pour fins éducatives leur progéniture.Le résultat apparaît d’ailleurs toujours identique, indépendamment des partis au pouvoir: l’école privée est le lieu retenu.Qu'est-ce à dire?Rien, pourrait-on rétorquer, quand on sait que le réseau privé compte pour 10 % des places de tout le réseau scolaire du Québec, ce qui démontre que la fréquentation de ces maisons d’enseignement rejoint de larges pans de la société.Double réseau La petite histoire pourrait cependant être utile.Elle explique qu’il y a dçux ans à peine, le nouvel arrivé à l’Éducation, le ministre Legault, pouvait affirmer que «le Québec bénéficie de la performance de deux réseaux, l’un public, l’autre privé».1964 est une date récente où fut décrétée une démocratisation de l’enseignement pré-universitaire, avec pour conséquence la multiplication des lieux et du nombre de places.De grandes institutions, jusque-là religieuses, furent incorporées à ces nouveaux collèges d’enseignement général et professionnel quand d’autres, surtout si la communauté comptait une congrégation suffisante, furent maintenues.Saint-Laurent devint ainsi cégep, Brébeuf demeura Brébeuf et l'UQÀM récupéra Sainte-Marie.Cette histoire montréalaise ne dit pas tout, mais elle explique une bonne part de la réforme de l'époque.Ajoutons à cela le fait que le réseau des séminaires devint public, et tel est le fondement de la situation actuelle.Un réseau populaire fut ainsi créé, à coûts moindres pour les étudiants et avec un défi lancé aux enseignants et dirigeants des nouvelles institutions: souvent de nouvelles approches pédagogiques furent initiées, parfois dans le fouillis, mais normalement avec enthousiasme.Les vieux collèges s’appuyèrent par contre sur la tradition qui les justi- fiait, demeurant «classiques», s'affichant humanistes: il n'était point question pour eux de rompre avec leur héritage.Ils conservaient, et conservent encore, une volonté d’encadrement, non seulement des enseignements, mais aussi des élèves, comme au temps des doubles préfets, celui des études et de discipline.La force de l’encadrement Pour le parent qui fut éduqué dans un tel système, une telle continuité rassure.Le fait qu’il paie, et selon lui à prix fort, lui donne aussi un pouvoir patronal: celui de demander des comptes à qui a la charge de son enfant Le succès des écoles privées s’ex-plique d’ailleurs souvent par la qualité de cet encadrement, par le fait qu’à la différence des cégeps, le parent est partie prenante de l’institution.11 sait aussi que le temps d’enseignement de la présence directe de l’étudiant avec son professeur, est aussi augmenté, obligeant ainsi à une performance accrue.Encore en 2001, un étudiant du Collège Stanislas, en terminale, soit la dernière année de cégep, reçoit un horaire qui compte déjà, selon l’orientation choisie, jusqu’à 38 heures de cours/semaine.Pour plusieurs, cela est l’indice d’un enseignement de qualité.Que peut répondre à cela le public, lui qui eut longtemps à vivre avec un système universel, normalisé, comptabilisé, pour qui toute augmentation de tâche se répercutait sur tout le réseau (démocratie oblige et disparité régionale impose)?De plus, ce réseau public doit non seulement accueillir tout étudiant, mais lui fournir un enseignement de même qualité, indépendamment de son dossier scolaire.Pire encore, ces nouveaux collèges n’ont pas encore le lustre des vénérables institutions.En éducation, à moins d’être arrivé au niveau supérieur, l’attrait du neuf compte peu face au «poids des ans».Pour le parent, s’entend, lui qui à la maison s'oppose souvent à ce que les médias électroniques imposent Il est peut-être possible de questionner la culture des institutions, mais il est toutefois difficile de nier l’attrait qu’elle exerce.En éducation, les vieux murs auront toujours un aspect rassurant Normand Thériault En éducation, les vieux murs auront toujours un aspect rassurant JACQUES GRENIER LE DEVOIR institution rrl.TT - t ¦-*4* ' ¦' '' WiMi j~_ I mplète i la' à 5e secondaire) Tel : (450) 671-5585 Pavilion Saint-Ijimbert, 375, rue Rivmitk.Saint lAiinbetl (Québec) J4PIBI Brochure syr demande SOURCE CCNS Ginette Gervais, présidente du Conseil des collèges non subventionnés.Jacques L’Écuyer, précise que «la majorité d’entre eux offrent une formation de qualité, voire de très grande qualité dans certains cas, ils maintiennent des liens étroits avec le marché du travail et répondent bien aux objectifs de formation d’une clientèle adulte motivée».Toutefois, certains aspects de leur fonctionnement devront être améliorés, particulièrement ce qui touche l’évaluation des apprentissages et la gestion pédagogique.«Même si la Commission a jugé les ressources matérielles adéquates dans 70 % des programmes évalués, les situations problématiques observées demeurent trop élevées, d’autant plus que la qualité des ressources matérielles constitue, pour ces établissements, l’un des critères d'admission à l’octroi ou au renouvejlement d’un permis», précise M.L’Ecuyer.Lacunes et compétences Les lacunes le plus souvent observées touchent l’absence d’un centre de documentation, des équipements spécialisés desuets ou en nombre insuffisant ou encore des locaux exigus.Ces ressources sont essentielles pour assurer le bon fonctionnement d’un programme, son développement lace aux changements technologiques et aux nouveaux besoins ainsi que l'atteinte de ses objectifs.Afin de s'assurer que tous les établissements privés non subventionnés disposent des ressources adéquates pour offrit les services éducatifs visés ar leur permis, la Commission a recommandé au ministère de l’Éducation de resserrer l’analyse d’une demande de permis et d’exiger dorénavant que l'établissement y joigne un plan quinquennal d’acquisition et de renouvellement du matériel spécialisé.La Commission a évalué au moins un programme dans 36 des 47 établissements détenteurs d’un permis en 1998 et, dans 85 % des cas, ces programmes seraient bien adaptés aujc besoins du marché du travail.A l’heure actuelle, on prépare une deuxième ronde d'évaluation qui se tiendra au début de l’année 2002.L’évaluation des programmes offerts dans les établissements privés non subventionnés a fait ressortir de sérieuses déficiences en matière devaluation des apprentissages, notamment au chapitre de l’élaboration des plans de cours et des pratiques d’évaluation.En effet, les modes et instruments d’évaluation ont fait l’objet de remarques pour 70 % des programmes évalués et les trois quarts d’entre eux présentaient des situations nettement insatisfaisantes.Attitude gouvernementale Malgré ces quelques ombres au tableau, les taux de diploma-tion, dans près de 70 % des programmes évalués, sont supérieurs à 50 %.Environ la moitié d’entre eux atteignent même 80 % et plus.«Des professeurs compétents dans leur discipline, un encadrement personnalisé et des élèves fort motivés donnent habituellement de bons résultats.Même dans le contexte assez difficile que l’on connaît, je crois que les meilleurs collèges vont continuer à opérer et attirer une clientèle nombreuse», remarque M.L’Ecuyer.Pour Mme Gervais, la Commission est la plus grande alliée des collèges non subventionnés sur la colline parlementaire.Même si elle dit douter de la volonté politique du gouvernement du Parti québécois d’aider les collèges non subventionnés, Ginette Gervais ne doute pas que les chiffres présentés par la Commission devraient faire comprendre la réalité au ministère de l'Éducation.«C’est inscrit noir sur blanc dans le programme du PQ qu’on veut favoriser l’enseignement privé de courte durée, affirme-t-elle.Et pourtant, on a l’impression que le gouvernement souhaite nous laisser agoniser pour favoriser les cégeps et ainsi leur envoyer notre clientèle, ce qui permettrait d’endiguer la baisse du nombre d’élèves dans le réseau collégial, significative pour des raisons démographiques à l’heure actuelle.» Etablissement privé mixte membre du réseau international des établissements français à l’étranger w PROGRAMMES OFFICIELS FRANÇAIS AVEC COMPLÉMENTS QUÉBÉCOIS Examen d’admission Le 17 novembre 2001 c^nada PRÉMATERNELLE, MATERNELLE ET PRIMAIRE 4700.rue Fulton.Montréal H3W 1T9 (514) 735-6570 ou (514) 735-6579 SECONDAIRE ET COLLÉGIAL 4635.Chemin Queen Mary Montréal H3W 1W3 (514) 737-1177 Internet mariedefranc q c c a Collège Reqina Assumpta j i r\r r -JL.depuis 1955 Tu (pi tnùn A ûtt 1 * i * iafl1.JBL i fjémùun et aussi MASCULIN centre ôliltU W ri SPORTIF Regina Assumpta, Un programme enrichi: (£6 tfVtf/lÛtÿeS • L'OPTION ENVOL (ENrichissfmcm VOLontairr) • L'OPTION PLUS (Activités d'enrichissement) • L'OPTION AS (Am ou sports) • L'OPTION CRAT1C (l'enseignement par projets à l'aide de miero ordmaleurl • U CONCENTRATION DANSE • LA CONCENTRATION MUSIQUE • LA CONCENTRATION VOLLEY BALL Portes ourertes : 14 octobre 2001 de 13 h à 16 h Examen d'admission : 20 et 27 octobre 2001 COLLEGE REGINA ASSUMPTA 1750 rue Sauriol Est, Montréal H2C 1X4 Téléphone : (514) 382-41 21 Télécopieur : (514) 387-7825 www.reginaassumpta.qc.ca i.a I ^ :¦ Le monde a besoin d'ailes Le monde d’aujourd'hui a besoin de femmes de grande valeur, capables de relever les défis du XXI” siècle.À Villa Maria, nous leur donnons des racines et des ailes.Secteur francophone.Examens d'admission 1" secondaire le 20 octobre 1" à 5" secondaire le 17 novembre Secteur anglophone.Portes ouvertes Le 14 octobre, de 13 h à 16 h Secteur anglophone.Examens d'admission 1* secondaire : le 27 octobre 1' à 5e secondaire le 1~ février 2002 Ma VILLA MARIA Collège privé pour filles depuis (854 4245 bout Decarie, Montréal (514) 484-4950 www.villamaria.qc.ca LE DEVOIR.LES SAMEDI li ET DIMANCHE 7 OCTOBRE 2001 (i ô ECOLES PRIVEES Des composantes majeures du réseau de l’éducation Le secteur privé demande à être inclus dans la concertation Collèges privés .JACQUES GRENIER LE DEVOIR Pour Benoit Lauzière, secrétaire général de l’Association des collèges privés du Québec (ACPQ), ces établissements doivent «produire une valeur ajoutée, sans quoi les étudiants déserteraient pour le public.En effet, pourquoi payer des frais de scolarité pour un service qui peut être gratuit ailleurs?» Bastion de l’élitisme?L’enseignement collégial privé et subventionné est loin de ce mythe.Benoit Lauzière témoigne des batailles de ce secteur de l’enseignement pour maintenir sa place dans le réseau éducatif, bien au-delà des considérations financières.Les mots d’ordre sont qualité et dynamisme.ESTELLE Z E H LE K L* Association des collèges pri-’ vés du Québec (ACPQ) regroupe 26 établissements proposant tant des programmes techniques que préuniversitaires.Environ 15 000 étudiants y poursuivent leur scolarité.Ces établissements privés se sont qualifiés pour un financement public.Toutefois, ce financement étant inférieur à celui des collèges publics, il est de Tordre de 80 % environ, des frais de scolarité sont exigés.Benoit Lauzière, secrétaire général de TACPQ précise: «Du fait de la variété des programmes, les étudiants proviennent d’horizons variés tout comme de milieux sociaux très différents.Il y a autant d’étudiants, sinon plus, qui ont recours au système de prêts ou de bourses d’études.L’image du privé réservé à une élite est un mythe.» Ces établissements, bien que privés, sont assujettis aux mêmes régimes pédagogiques, obligations et exigences de rendement que le secteur public.L’une des particularités de ces collèges privés est peut-être Tin-jonction inconsciente de réussite qui leur est faite.En effet, du fait d’un financement moindre par rapport au secteur public, ces établissements doivent, comme l’indique Benoit lauzière, «produire une valeur ajoutée, satis quoi les étudiants déserteraient pour le public.En effet, pourquoi payer des frais de scolarité pour un service qui peut être gratuit ailleurs?» Cette épée de Damoclès pousse le réseau privé subventionné à un plus grand dynamisme, à développer son sens de l’adaptation tout en étant pertinent dans l’innovation.Ces collèges sont greffés sur le temps présent tout en observant la porte du futur, toujours prêts à réajuster la direction empruntée.Culture institutionnelle Les enseignants sont les mêmes que dans le secteur public.Toutefois, un phénomène particulier se produit «Ces établissements sont en général de taille beaucoup plus petite que leurs homologues publics.Ils Possèdent souvent une importante culture institutionnelle du fait de leur longue histoire.R en résulte, au niveau du personnel enseignant et du personnel en général, une allégeance à l’institution plus forte ainsi qu’une dynamique plus chaude.» Plutôt qu’une grande variété, une politique de spécialisation des programmes y est en vigueur, leur permettant de mettre en œuvre une expertise pointue et maîtrisée.H se dégage alors une dynamique forte qui influe Tinstinct des développeurs de programmes ainsi qu'une volonté de qualité intéressante.En outre, ces collèges doivent conclure des «contrats éducatifs» par lesquels les deux parties, l’institution et l’étudiant, s'engagent pour une relation plus préci- se, poussée, voire plus engageante.Pourtant, la position du privé subventionné sur Téchiquier de l’enseignement est encore instable.Benoit Lauzière précise: «L’une des préoccupations majeures du réseau d’enseignement collégial privé est la place réelle, et non de principe, faite à notre réseau dans des domaines de développement aussi majeurs que la formation de la main-d’œuvre, la formation courte, la formation continue.Le modèle de décision actuel ignore notre réseau.» Ainsi par exemple, en 1998, le réseau privé était exclu de la catégorie des principaux pourvoyeurs de formation sanctionnée, qualifiante et transférable par Emploi-Québec.Les représentants du réseau privé subventionné ont dû se battre pour modifier cette décision.Mais, cette reconnaissance pourrait être remise en cause.En outre, le réseau n’est toujours pas représenté à la Commission et aux Conseils régionaux des partenaires du marché du travail, tout comme aux tables régionales de concertation.Consultation et concurrence Voilà qui constitue le nœud du problème, selon Benoit Lauzière: «Cela renvoie à un phénomène qui est presque de l’ordre d'une culture.Les décisions semblent devoir être prises en fonction des seuls réseaux publics.» Malgré leur longue implication et participation dans l’enseignement et l’expertise ainsi développée, les établissements privés subventionnés sont trop souvent absents des instances régionales de planification du développement des programmes d’études professionnelles et techniques.Pourtant, par définition, la concertation exige la présence de tout partenaire compétent et intéressé.Les institutions entendent occuper ce siège tournant, trop fréquemment vacant De plus, ces développements les concernent directement, puisqu’ils devront en appliquer les termes.Ce combat mené pour la recon- naissance de leur travail et de leur expertise ne se place pourtant pas en terme de concurrence vis-à-vis du service public.Benoit Lauzière en témoigne: «De nombreux éléments nous rassemblent puisque nous avons des préoccupations communes.Ainsi, dans certaines régions, des partenariats lient nos établissements à des établissements publics, notamment en matière de planification des programmes.Malheureusement, ces expériences ne sont pas encore nombreuses.» La finalité de ces institutions n’est-elle pas la formation d’étudiants?De même, les objectifs annoncés par le ministère de TE-ducation ont été accueillis positivement.Les plans institutionnels de réussite correspondent à la philosophie de ces collèges, qui y voient une motivation profonde ainsi qu’une nécessité.11 est vrai, toutefois, qu’ils émettent des craintes quant à la confusion entre indicateurs, objectifs et résultats.Le concept mériterait, à leur sens, d’être élargi pour ne pas glisser dans le formalisme des seuls taux de diplomation.Les collèges privés subventionnés ont donc entrepris d’inscrire leur travail dans une dynamique de réussite.Au regard, des données officielles du 20 septembre 2001, il semblerait que ces établissements enregistrent, en région, une baisse moins conséquente des effectifs étudiants que le secteur privé.Cette tendance reste toutefois à vérifier, puisque les chiffres recueillis n’ont pas encore été tous analysés.Mais, face au phénomène croissant de \}instrumentalisation des études, cette orientation pourrait paraître cohérente.En effet, les étudiants privilégient de plus en plus l’obtention d’un diplôme au détriment d’un intérêt intrinsèque pour la matière étudiée.De la finalité de l’effort doit résulter en premier lieu un diplôme, dont la suite logique est l’obtention d’un emploi à la rémunération intéressante.Pour atteindre cet objectif, les étudiants recherchent des institutions à même de les accompagner au mieux sur ce chemin.D’où l’importance de la «valeur ajoutée»! Les collèges privés subventionnés ont entrepris d’inscrire leur travail dans une dynamique de réussite o i CO • v 0 11 oL c o t e i dee u temcexcA cLcII/ica Un programme «L'homme de monfayf fort à feine de terre d’enrichiffement Et fa fremière lettre eft un feuillage obfcur».enfrançaif Gatien Lapointe (Ode au Saint-Laurent) INSCRIPTIONS pour septembre 2002 au PRÉSCOLAIRE et PRIMAIRE APPELEZ-NOUS DÈS AUJOURD’HUI (514) 272-2229 pour réussir Examens d’admission Les 14 et 21 octobre, le 18 novembre 2001 et le 27 janvier 2002, à compter de 13 h Depuis 1767, le Collège de Montréal prépare ses élèves pour affronter la vie grâce à une formation toujours à la fine pointe, offerte par des professeurs ouverts et humains qui prônent l’excellence dans tous les domaines.L’équilibre que nous favorisons entre tradition et modernité se manifeste autant sur les plans intellectuel et culturel que dans un esprit sportif rassembleur qui fait notre fierté.Pour connaître tous les avantages que propose le Collège de Montréal, passez nous voir avec votre enfant ou visitez notre site Web.Collège de Montréal college-montreal.qc.ca 1931, rue Sherbrooke Ouest, Montréal (Québec) H3H 1E3 Tél.(514) 933.7397, métro Guy, sortie Saint-Mathieu 5155, rue De Gaspé, Montréal (Québec) H1T 2A1 L K DEVOIR.LES SAMEDI 6 ET DIMANCHE 7 OCTOBRE 2 0 01 • ÉCOLES PRIVÉES • Niveau secondaire Premiers stress Les examens d’entrée que les écoles imposent, ou non, à leurs futurs élèves Mesure des connaissances acquises, des habiletés ou du potentiel, quand il est question d’examen d’entrée, les priorités varient selon les collèges.JOHANNE LANDRY Les finissants du primaire qui souhaitent fréquenter une école secondaire privée doivent souvent se soumettre, aux fins de constitution du dossier, à un examen.A quoi ressemble cette épreuve?«Nous les installons en classe, explique Annette Bellavance, directrice du Collège Régina Assump-ta, de 8h à midi.La période d’examen comporte une pause avec une collation.Pendant ce temps, moi, je rencontre les parents pour les entretenir quant à la philosophie de la maison et au projet éducatif.Nous leur présentons également les différentes options qu’offre le collège.En première année, par exemple, la concentration volley-ball, ou encore les options ballet ou musique.Nous expliquons le régime pédagogique aux parents.» Que veut-on vérifier par cet exercice?«Les connaissances en français, en anglais et en mathématiques, répond Annette Bellavance.Nous nous servons également du test d'habileté intellectuelle Otis Ijenon, qui fonctionne à partir d’un système de rangs, .9 indiquant un excellent potentiel et I sonnant l’alarme d’éventuelles difficultés de logique, par exemple.» Toutes les institutions n'ont cependant pas la même vision sur ce qu’il faut mesurer connaissances ou habiletés?«Nous préférons nous en tenir aux aptitudes, expose Diane de Champlain, des relations publiques du Collège Jean-de-Bré-beuf, parce que les écoles d’où proviennent les élèves ne sont pas toutes de même niveau quant aux connaissances.Faisant partie du test de français, par exemple, nous leur demandons d’écrire un texte de 50 mots sur un thème choisi.» Au Collège français, nous indique Jean-Louis Portai, directeur de l’enseignement secondaire, on mesure les habiletés en français et en mathématiques, mais pas en anglais, parce que certaines écoles primaires valorisent l'apprentissage d’une langue seconde alors que d’autres font peu d’anglais.«Quant aux tests d’intelligence, émet-il, nous les considérons comme une perte de temps.Ils stressent inutilement les jeunes et ne donnent rien.Ce que les élèves connaissent est plus important.» Dans cette institution, l’examen l' éducation, ce n'est pas SECONDAIRE CHOISIR LE COLLÈGE NOTRE-DAME-DE-LOURDES, c'est choisir beaucoup plus qu'un simple établissement privé d’enseignement secondaire mixte.En plus des programmes d'enseignement régulier, enrichi et d'éducation internationale, votre enfant complétera sa formation en participant activement à des activités culturelles, sportives ou scientifiques.Tests d'admission : samedi 13 octobre et dimanche 14 octobre 845, chemin Tiffin, Longueuil (Québec) J4P 3G5 Tél : (450) 670-4740 Pour plus d'information : www.ndi.qc.ca 0 «x* du momie® Imie Dame dt lDiinles Conception sonore assistée par ordinateur Reconnu per le Ministère de I Eriucetion Permis # 749841 Attestation d'Eltides collegiales IA.E C l Prêts et bourses Prolongation de l'assurance emploi PROCHAINES SESSIONS : FEVRIER 2002 MAI 2002 must%4^cliiiic (J) 888, de Maisonneuve Est, suite 440 BEBRI UDAM Montreal.Oc.H2L 4S8 514 521 2060 * 1 800 824 2060 http://www.inusitechnic.coin ARCHIVES LE DEVOIR L’examen d’admission n’est pas le seul critère considéré pour le refus ou l’acceptation d’un étudiant dans une maison d’enseignement privé.d'admission pour le niveau secondaire dure deux heures et les questions portent sur la grammaire, l’orthographe, le vocabulaire, la compréhension du texte et les fractions.«Comme l’examen se tient en octobre, ajoute M.Portai, nous mesurons surtout les connaissances du niveau 5 du primaire.Nous ajoutons cependant quelques questions dites bonus, qui nous indiquent la présence d’un potentiel élevé.Ceux qui sont capables d’y répondre seront classés dans un programme enrichi.» D’autres enfin, comme l’Académie Michelle-Provost, préfèrent ne pas tenir de journée d’examen.«Nous nous fions d’abord et avant tout à la qualité du suivi que donnera la famille», nous dit Mme Provost Le bulletin scolaire Mais l’examen d’admission n'est pas le seul critère considéré pour le refus ou l’acceptation d’un étudiant dans une maison d’enseignement privé.«Un dossier, c’est un tout, exprime Annette Bellavance du Collège Régina Assump-ta.Si une élève obtient un 3 au test Otis Lenon mais que, par contre, son bulletin témoigne qu’elle excelle en français et en mathématiques, elle ne sera pas refusée.» Opinion semblable au Collège français.«Ije bulletin scolaire est extrêmement important, affirme Jean-Louis Portai.Parce qu’un examen de deux heures, c’est insuffisant pour juger.» Et ce sont souvent les meilleurs qui sont appelés et élus.«Chez noies, rapporte Annette Bellavance, la demande excède l’offre.L’an dernier, 1187 élèves se sont présentés aux examens, alors que nous ne disposions que de 400 places.Alors, comme nous sommes une école pour élèves doués et talentueux, nous avons admis les 400 meilleurs.» Même procédé du côté collégial au Collège français, où, nous informe François Antoni, codirecteur des études de niveau collégial, on choisira les meilleures notes compte tenu du nombre de places dans un programme donné (sur la foi du bulletin scolaire et d’une rencontre avec le postulant parce que, pour les étudiants du collégial avec une scolarité québécoise, il n’y a pas d’examen d’entrée).Idem à Jean-de-Brébeuf quant au nombre de places.«Le ratio se situe autour d’un candidat accepté pour quatre dossiers présentés», signale Diane de Champlain, qui précise toutefois que le collège n’admet que des garçons pour les niveaux secondaires 1 à 4, alors que les filles sont présentes dans les classes de 5e secondaire et du collégial.«Selon la tradition jésuite, poursuit-elle, des bourses permettent à des élèves talentueux qui ne disposeraient pas des ressources financières suffisantes de fréquenter quand même l’institution.» Au niveau secondaire du Collège français, un examen d’admission raté n’entraîne pas automatiquement un rejet, confie Jean-Louis Portai: «Un examen est un indicateur pour mesurer des connaissances, mais il n’est pas la réalité.» La rencontre, par exemple, de l’étudiant et de sa famille, peut rééquilibrer le plateau de la balance.A l’examen, au bulletin scolaire et à l’entretien, s’ajoute un quatrième élément: les progrès accomplis durant la dernière année du primaire.«Des parents, raconte M.Portai, se présentent à mon bureau quatre et même cinq fois pour insister et faire valoir, Imlletin à l’appui, que les notes de l’enfant s’améliorent.Dans ces cas, nous les soumettons à un autre test au mois de mai.» Les effets de la pression Chez certains jeunes, un niveau de stress élevé pourrait entraver les capacités, fait remarquer Jean-Louis Portai.«J’ai vu des enfants hyperémotifs se présenter à l’examen en pleurant tellement la pression familiale était forte.» Au Collège Jean-de-Bréboeuf, on accorde une pause d’une demi-heure au milieu de la période d’examen, pour faire baisser la nervosité.«Et rencontrer les parents, ajoute Diane de Champlain.Ils sont souvent plus nerveux que leur enfant tant ils craignent qu’il ne réussisse pas.» Il arrive souvent que les parents soient plus nerveux que l’enfant, confirme Annette Bellavance: «A 11 ans, on ne comprend pas toujours ce qui est en train de se jouer dans sa vie alors que le parent, qui voudrait absolument le voir fréquenter l’école choisie, est plus tendu.» Quant aux jeunes, Mme Bellavance soutient ne pas constater de nervosité excessive, phénomène qu’elle attribue à la confiance qu’ils ont développée en leur capacité intellectuelle, comme il s’agit d’élèves doués.D’autant plus qu’une visite, durant la semaine qui a précédé, leur a permis de faire le tour de l’établissement et de voir des élèves en action.Ce qui, selon Mme Bellavance, installe dès le départ un sentiment de confiance.Marianopolis %?- .- " -—.' ¦—fr».«P.23 Octobre libres à 20:30 hre i • Marianopolis College 2001 3880 Chômin de la Côte des Neiges, Montréal, Québec, H3H 1W1 www.mcrtanopdls.edu • admlssions@matl2.marianopolls.edu 514.931.8792 C ^ Préscolaire 4 ans et 5 ans temps plein ^ Primaire l" à 6e année, garçons et filles C! ^ Externat et pensionnat pension occasionnelle ^ Service de garde entre 7 heures et 19 heures et aux journées pédagogiques PENSIONNAT DES SACRÉS-CŒURS 1575, chemin des Vingt Saint-Bruno-de-Montarville (Québec) J3V 4P6 Téléphone: (450) 653-3681 Télécopieur: (450) 653-0816 www.psscc.qc.ca Une école aux valeurs authentiques.Depuis sa fondation en 1955.le Pensionnat des Sacrés-Cœurs a su préserver des valeurs chrétiennes, éducatives et culturelles.Notre école offre aux enfants un enseignement équilibré, axé sur la réussite scolaire et le souci de l’excellence.Une école débordante de passion.La passion d'enseigner, c’est donner le meilleur de soi sa disponibilité, sa compétence, et surtout, son amour des enfants.Une école qui évolue.Dans un monde en continuel changement, il est rassurant de savoir qu’il existe, en Montéiégie, dans un site exceptionnel et sécuritaire, une école où l’on transmet un héritage de valeurs.Co liège Jean-Eudes ¦cours secondaire complet ¦POUR FILLES ET GARÇONS ¦Établissement d'enseignement privé depuis 1953 Finaliste en 2001 du prix de l'école secondaire ayant le plus contribué au développement du sport étudiant dans son milieu Nouveautés : Tennis et Golf Plus: Badminton, Basket-ball.Football Hockey, Patinage artistique.Patinage artistique/Danse.Natation, Soccer, Sports de glisse (Mont St-Bruno), Sports équestres et Volley-ball Examen d'admission en Ira secondaire les samedi et dimanche 13 et 14 octobre 2001 I année scolaire 2002-2003 1514-376-5740 3535, inforj üMi ra ci h i r fr Anne-Soph.e.B secot Arme-Sophie e choisi l'école publique Information Port- c — .2 ^ s -5 o E o z O U Association des collèges privés du Québec (ACPQ) Téléphone (514) 381-8891 Courriel acpq@cadre.qc.ca Site web www.acpq.net Vingt-sept collèges privés subventionnés qui offrent une formation de niveau collégial dans autant de programmes techniques que de programmes préuniversitaires.Un plud pour [’étudiant, pour la société et pour le contribuable.Un phu acceééible.* BANQUE NATIONALE en collaboration avec présente la 5' édition du Le devoir «Jeunes critiques en arts visuels» UNE PRODUCTION DU CENTRE INTERNATIONAL D’ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL Une occasion unique de découvrir et d'apprécier l’art contemporain ! Du 7 septembre au 21 octobre 2001 Ce concours s'adresse aux étudiants et aux étudiantes des établissements d'enseignement secondaire et collégial situés sur le territoire de la Communauté urbaine de Montréal.Les textes gagnants seront publiés dans le journal Le Devoir, dans un numéro spécial du bulletin du Centre international d'art contemporain de Montréal, ainsi que sur le site internet du CIAC.Six lauréats se partageront des prix fort intéressants, dont plusieurs bons d'achat, des jeux, des billets de théâtre.La 5'’ édition du Concours Jeunes critiques en arts visuels, du Centre international d’art contemporain de Montréal, est réalisée en collaboration avec Vox, centre de diffusion de la photographie, dans le cadre du Mois de la Photo à Montréal 2001.Le Concours Jeunes critiques en arts visuels est réalisé grâce à une aide financière du Conseil des arts de la Communauté urbaine de Montréal en partenariat avec le ministère de la Culture et des Communications du Québec.Renseignements : (514) 288-0811 La 5e édition est réalisée en collaboration avec le Mois de la Photo à Montréal producteur de la s‘ édition du Concoure «JEUNES CRITIQUES EN ARTS VISUELS» CONSEIL Québec2S ¦MMfilaiSora le r&utMton oo GEORGES LAOUN OPTICIEN ÎTÎTÎ ' TAtlfTj E*OS .T.le MOIS de la PHOTO Onv;.J?iijri :m; lenaud-Bva .I — L E DEVOIR.L E S S A M K I) I li ET I) I M A \ ( Il E O (TORRE 2 0 01 (i H ECO LES PRIVEES La réforme en cours Le processus d’appropriation est entamé au secondaire Un conseiller en éducation s’inspire de l’expérience menée à Paul-Gérin-Lajoie Dès janvier 2002, des écoles ciblées seront impliquées dans la réforme de l’enseignement au secondaire.Ailleurs, depuis cinq ans, un travail est poursuivi sur l’établissement d’une nouvelle pédagogie.Pour comprendre ce qui attend les futurs JACQUES GRENIER LE DEVOIR Les grands principes qui fondent la réforme au primaire doivent s’appliquer également au secondaire.étudiants du secondaire.RÉGI NATO HARVEY Une équipe du ministère de l’Éducation s’affaire présentement à préparer sur une base intensive le programme pédagogique de la réforme au secondaire.Ces spécialistes, en grande partie les mêmes qui furent responsables des curriculums revisités au primaire, étudient simultanément la question de l’évaluation des apprentissages, un pavé dans la mare lors de la phase un de l’implantation de la réforme l’an dernier.les orientations sur l’appropriation et l’application au secondaire seront mieux connues en novembre prochain.Selon des informations obtenues du bureau du sous-ministre Robert Bisaillon, «en ce moment, le ministère est en train d'élaborer des modèles de mise en œuvre qui tien- dront compte, à titre d’exemple, que le l'cycle du secondaire englobe trois ans (J" 2 et S' secondaire) et qu’il faudra établir une séquence réaliste.Ces modèles devraient être prêts en novembre, de sorte que le ministère pourra alors annoncer comment, à compter de janvier 2002, des écoles cibles seront impliquées dans la démarche de mise en œuvre du nouveau programme, et comment va se dérouler l'appropriation et ensuite l’application de la réforme pour le 1" cycle du secondaire».Quant à l’approche retenue au sujet des contenus pédagogiques, les grands principes qui fondent la réforme au primaire doivent s’appliquer également au secondaire.«L’une des caractéristiques du programme de formation sera sans doute au secondaire l'offre aux niveaux 4 et 5 de cours à options plus nombreux et plus diversifiés que dans le programme actuel (options dans plus de deux domaines disciplinaires)», précise le ministère.L’esprit de la réforme Entre-temps, plusieurs écoles ont commencé à former leurs enseignants en vue de l’arrivée de la réforme.Professeur au secondaire, Jean-Marc Bellavance a enseigné durant 32 ans.En fin de carrière, il s'est familiarisé avec la pédagogie par projet à l’école publique Paul-Gérin-Lajoie d’Outremont (PGL) qui, face à une diminution de clientèle inquiétante, s’était en partie tournée vers cette orientation péda-gogique en 1995.Depuis quatre ans, il s’est converti en conseiller et présente sous forme d’ateliers des sessions de formation variant de un à trois jours sur la réforme dans toutes les régions du Québec.Pour ce faire, il s’appuie sur les compétences d’une collègue, ex-enseignante du primaire, qui a occupé les fonctions de conseillère pédagogique et qui tour à tour a enseigné dans mois universités québécoises.«A PGL, on avait cinq ans d’avance sur la réforme, parce qu’on sentait qu’il était important de cheminer dans ce sens-là.On a travaillé en projet 10 % du temps et on trouvait que c’était suffisant pour amener les élèves à faire des apprentissages, pour leur donner des moyens de travailler», se rappelle M.Bellavance.Le ministère parle de la réforme en termes de démocratisation des apprentissages.«Ça veut dire: “est-ce qu’on peut commencer à faire attention aux différentes façons d’ap- «j'aiivie mon public „ Joi Madame Fortin, juste une grosse d'apprendre ^.^onné un bon coup 9riPPed^ouPce pour la récupération.» Martin, 2" secondaire
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