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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2001-11-01, Collections de BAnQ.

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LES SPORTS ECONOMIE L’entraîneur des Alouettes se fait montrer la porte Page B 6 13BBS îhwss JP V5 •'89s| Creux historique pour le dollar canadien: 62,94 CUS Page B 1 w w w .led e v o i r .e o m ?LE DEVOIR V o L .X C II N " 2 1 8 ?i E ,1 E 1' 1) 1 I , R N (I V E M H K E 2 O O + T A \ K S I $ Québec veut transformer les MRC en agents du développement agricole LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Après avoir élargi, en juin, le droit de produire au droit de développer les établissements agricoles, Québec s’apprête à faire de ses gouvernements régionaux, les municipalités régionales de comté (MRC), les «protagonistes» du développement agricole en concertation avec les Conseils locaux de développement (CLD).C’est ce que prévoit le document intitulé Les orientations du gouvernement en matière d’aménagement (octobre 2001), orientations qui définiront bientôt les mesures que les MRC devront adopter pour devenir les bras droits de la politique québécoise de «développement» de l'agriculture.Ce document, dont Le Devoir a obtenu copie de source bien informée, est présentement discuté dans les hautes sphères du ministère des Affaires municipales avec quelques intervenants du monde munici- pal et agricole.H a été conçu pour orienter la confection des schémas d’aménagement des MRC, qui devront par conséquent ajuster leurs normes sur les installations agricoles, leur emplacement et leur éventuel développement même s’il est susceptible d'entrer en conflit avec d'autres ruraux.Le document d'orientation interdit notamment aux MRC d’approuver ou de reconduire des règlements de zonage municipaux visant à interdire ou à confiner à certains territoires le développement des établissements d'élevage actuels ou futurs, en particulier les mégaporcheries.Ce «zonage de la production agricole» sera autorisé uniquement à proximité des périmètres urbains, de villégiature ou recréotou-ristiques, mais à la condition qu’une MRC puisse le justifier et qu’elle en ait au préalable ’•discuté» avec son comité consultatif agricole (CCA).Ce «document, qui est censé être public mais qui est VOIR PAGE A 8: MRC L’an prochain, peut-être.JACQUES NADEAU I.E DEVOIR HH LA COTE de popularité des citrouilles a fléchi cette année, au grand désarroi de Roger Côté, un marchand du marché Atwater qui avait peine à trouver des acheteurs hier.Selon lui, les attentats du 11 septembre ne sont pas étrangers à la morosité ambiante et au peu d’enthousiasme des clients à célébrer l'Halloween.Les B-52 entrent en scène L’aviation américaine intensifie ses frappes sur les positions talibanes D’APRÈS L’AGENCE FRANCE-PRESSE L» aviation américaine a effectué hier ses bombar-p dements les plus intenses et les plus concentrés des positions des talibans sur le front au nord de Kaboul, la capitale afghane, en préparation d’une offensive imminente de l'opposition, alors que Ja maladie du charbon a fait une nouvelle victime aux Etats-Unis.Pour la première fois depuis le début des frappes, il y a trois semaines, un bombardier lourd B-52 a été utilisé pour viser à deux reprises des positions au nord de Kaboul, a constaté un journaliste de l’AFP.D'autres appareils plus légers ont ensuite lâché une douzaine de bombes sur la zone de Karabak.L'aviation américaine a également bombardé à plusieurs reprises les lignes de front des talibans à 50 ki- VOIR PAGE A 8: B-52 INDEX Annonces.A4 Idées.A 7 Avis publics .B 4 Le monde.A 5 Bourse.B 2 Les sports.B 6 Culture.B 8 Mots croisés .B 4 Économie.B1 Télévision.B 7 Editorial.A 6 Météo.B 4 Uultime traite de Claude Blanchard JACQUES GRENIER LE DEVOIR Baroud d’honneur au Cabaret du Casino ce week-end pour le dernier des Mohicans du vrai spectacle de variétés.Le comédien-vedette d'Omertà, Virginie et de la prochaine télésérie Music-Hall l’aura prouvé cent fois en deux ans sur toutes les belles scènes du Québec: il était et continue d’être un fameux showman.SYLVAIN CORMIER Et dix de plus.IjC présent séjour de Claude Blanchard au Cabaret du Casino de Montréal — le dernier, jure-t-il — s’achève dimanche.En deux ans d’existence du spectacle C’est beau la vie, ça lui aura fait une bonne centaine de soirs derrière la cravate.Blanche, la cravate.Et formidable, le spectacle.Un spectacle de variétés comme il ne s’en fait évidemment plus: quinze musiciens, ribambelle de danseurs, grand escalier, chanson et franche rigolade à la même enseigne, la totale.«C’est beaucoup de monde et beaucoup d'argent», commente Blanchard avec le ton sans appel d’une scène assassine d'Omertà.«Le seul qüi se sacrifie là-dedans, c’est moi.» Les rires fusent dans la loge du comédien, qui vient de boucler un autre épisode de Virginie.la re-lationniste, le photographe, on s’esclaffe.Blanchard sourit, le gag a porté.«C’est pas une blague, au fond, nuance-t-il.Ce spectacle-là, c’est une traite que je me suis payée mais que je paye aussi.J’aurais pu aller au VOIR PAGE A 8; BLANCHARD Bois d’œuvre Washington en remet ¦ Des droits de 12,58 % s’ajouteront à ceux de 19,3 % imposés en août dernier ¦ Une mesure «injustifiée» et «punitive», dit Pettigrew MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Les exportateurs de bois d’œuvre canadien subis-seHtguçqre les foudres des Américains.Pour exporter aux Etats-Unis, ils devront débourser des droits antidumping oscillant entre 5,94 et 19,24 %, a conclu le département du Commerce américain dans une décision préliminaire rendue hier.Ces droits qui seront de 12,58 % en moyenne viennent s’ajouter aux droits compensatoires de 19,3 % imposés en août dernier à la suite d’une autre décision préliminaire du département du Commerce.Au bout du compte, les produits canadiens pourraient coûter environ 30 % de plus aux consommateurs américains, augmentant par ricochet le prix des maisons neuves.Même si la décision finale est attendue à la fin mars, l’enjeu est énorme pour l’industrie canadienne car on parle d’un marché d’environ 10 milliards par année.Personne du côté du gouvernement ne voulait chiffrer l’impact des nouveaux droiLs, mais un fonctionnaire a reconnu qu’il y aurait de «sérieuses répercussions».VOIR PAGE A 8: WASHINGTON ÉCONOMIE Jacques Laurent présidera le conseil d’Hydro Bernard Landry a choisi l’avocat montréalais Jacques I-aurent, un ami de longue dale, pour devenir le prochain président du conseil d’administration d’Hydro-Québec.Ce choix n’est pas encore entériné, mais devrait l’être par décret la semaine prochaine lors de la réunion du conseil des ministres.¦ À lire en page B 1 BIBUOTHÈQUE QUÉBÉCOISE Louis Gauthier les menton* 4» SM* Ptur U-s enfants atteints de TEI ).Canada un excellent mode d#épargne.c'est garanti.OBLIGATION A PRIME DU CANADA 2,30 % 2,80 « 4,00 % An 1.An ?An 3 £m«Mon 21 Taui annuel cwnposé de 3.03% apr« 3 ans.OBLIGATION' D'ÉPARGNE 1,80% Émissions 21 et 72 en «ente jusqu'au 1” novembre 2041, sues réserve de modifications sans préavis.Nouvelles Obligations d'épargne du Canada • Garanties à 100 % par le gouvernement du Canada • L'Obligation d'épargne du Canada est encaissable en tout temps ; elle porte un taux d'intérêt révisable à la hausse en fonction de la conjoncture du marché • L'Obligation à prime du Canada est encaissable une fois l'an à la date anniversaire de l'émission et durant les 30 jours suivants •„ Les deux titres sont assortis des options REER et FERR • Nouvelles émissions en vente mensuellement sur une période de 6 mois • Aucuns frais • Titres offerts en diverses coupures à partir de 100$ seulement • Achetez en ligne, par retenues salariales, par téléphone ou à votre institution bancaire ou financière • Les détenteurs des titres en circulation suivants recevront les taux susmentionnés poiltr la même période et respectivement: Obligations à prime du Canada de l'émission 3 et Obligations d'épargne du Canada des émissions 45 à 50, 54, 60 et 66 vous pouvez y arriver.pour acheter directement, consultez www.oec.gc.ca ou composez 1.888.773.9999 NOUVELLES OBLIGATIONS D'ÉPARGNE DU CANADA BATISSEZ SUR DU SOLIDE Le ministre des Finances peut mettre fin à la vente des obligations en tout temps.Pour le moment, Mme Lemieux devrait surtout se préoccuper de sa réélection.La première chose dont un futur premier ministre a besoin, c’est un comté sûr.! L K DEVOIR, LE JEUDI I X O V E M B R E 2 O O I A 4 JS ACTUALITES EN BREF ÉLECTIONS MUNICIPALES Une comparaison malheureuse (Le Devoir) — Les propos tenus par Pierre Bourque dans Le Devoir d’hier, selon lesquels la banlieue s’intégrera a Montréal à la même vitesse que Terre-Neuve a intégré le Canada, n’ont pas manqué de faire réagir l’Union des citoyens de Tile de Montréal.«Les masques tombent, a dit le candidat dans Verdun, Georges Bossé.Ce denier s’est insurgé contre/'/a comparaison aberrante» qu’a faite le chef de l'Equipe Bourque/Vision Montréal.«Franchement, Fierre Bourque avait déjà affirmé ne pas se préoccuper de la banlieue et ne pas vouloir de son appui, mais il y a des limites à considérer la banlieue comme une région éloignée alors quelle représente pratiquement la moitié de File de Montréal», a-t-il dit.De plus, M.Bossé estime que le commentaire de M.Bourque est révélateur de la pensée du candidat à la mairie, qui, «dans son for intérieur, voit la banlieue comme une île lointaine qui, sous son règne absolutiste, ne serait même pas représentée au comité exécutif», a-t-il déploré.«Diviserpour régner, telle est l'approche de Pierre Bourque.C’est de la pure arrogance.Pour nous, c'est inacceptable.L’île est rassemblée autour de Gérald Tremblay et nous allons avancer ensemble», a conclu M.Bossé.Des renforts pour le jour du scrutin (Le Devoir) —Toutes les mesures seront prises pour assurer le bon déroulement des élections du 4 novembre, a assuré hier la ministre des Affaires municipales, Umise Harel, en réponse aux questions de l’opposition.Interpellé de son côté par les avocats de l’Équipe Tremblay/Union des citoyens de l’île de Montréal, le président d’élection de la nouvelle ville de Montréal, [Ton Laberge, a annoncé que ses effectifs compteront 1500 personnes de plus afin d’éviter une répétition des longues files d’attente qui sont apparues à certains endroits lors du vote par anticipation de dimanche dernier.Des isoloirs pourraient également, au besoin, être ajoutés dans certaines sections de vote.Il s’est toutefois gardé, pour le moment, de répondre à la demande d’allonger la période de votation qui doit, pour le moment, s’étendre de 9h à 19h.Santé : le Québec est la province la plus chiche (PC) — De toutes les provinces canadiennes, c’est le Québec qui dépensera le moins pour la santé par habitant en 2001-02.Il faut toutefois noter que le Québec dépensera pour la santé 14,8283 milliards en 2001-02, comparativement à 14,2418 milliards en 200001, soit une hausse significative.C’est ce qui ressort des statistiques pour l’ensemble du pays dévoilées hier par l’Institut canadien d’information sur la santé.Cet institut est un organisme autonome, sans but lucratif, créé par les ministres de la Santé du Canada.C’est la première fois que le Québec est la province qui dépense le moins pour la santé par habitant ces dernières années.Précisément, pour l’exercice 200102, le Québec dépensera 2005,16 $ par habitant pour la santé, comparativement à 2221,20 $ par habitant en Ontario, 2196,80 $ au Nouveau-Brunswick, 2425,07 $ en Alberta et 2440,80 $ en Colombie-Britannique.Une escorte spéciale (PC) — Une cargaison de 500 tonnes métriques d’explosifs industriels a été déchargée hier sous haute surveillance au terminal portuaire de La Baie, au Saguenay.Dans le contexte actuel au niveau international, ces opérations sont spécialement encadrées.C’est la première fois que la Sûreté du Québec met en place des équipes pour surveiller la circulation des fardiers.Elle assure l'escorte des camions entre la Baie et les destinations des véhicules, au Canada et aux Etats-Unis.Toutes les informations sur les destinations et la logistique sont gardées secrètes.Les enjeux de la campagne : la Communauté métropolitaine de Montréal Ce que maire veut.Le futur président de la CMM influencera considérablement le développement de la nouvelle structure supramunicipale Afin d’éclairer les lecteurs sur les véritables enjeux de la campagne électorale municipale de Montréal, Le Devoir se penche cette semaine sur certains sujets jugés importants.Aujourd’hui: la Communauté S S0 ''h ¦yy-1.L*.' ARCHIVES LE DEVOIR Le Jardin botannique, l’Insectarium, le Biôdome, le Planétarium et le Cosmodôme seront administrés par la future Communauté métropolitaine de Montréal.Une facture de 37 millions.métropolitaine de Montréal (CMM).FRANÇOIS CARDINAL LE DEVOIR Le futur maire de Montréal sera nommé d’office président de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), une instance supramunicipale qui aura principalement pour mandat la planification du développement économique et du transport dans la région métropolitaine.Mais on taille ici dans le neuf, la CMM peut donc, si l’un ou l’autre des candidats est élu, devenir un organisme important ou au contraire une instance plus que secondaire.«A structure égale, il peut y avoir des destins pas mal differents selon la personne qui dirige», confirme Pierre J.Hamel, professeur à l’Institut national de recherche scientifique (INRS).D’où l’importance, encore une fois, de l’issue du vote dimanche.D’autant plus que les styles de gestion de Pierre Bourque et de Gérald Tremblay s’annoncent assez différents.Mais n’allez surtout pas fouiller dans leur programme respectif, vous ne trouveriez rien qui vaille.Aucun n’en tait vraiment mention.«La CMM est l'objet de questionnements, soutient M.Hamel.C’est difficile de savoir ce qu'ils [les deux candidats] veulent en faire.» Donc, plutôt que de se fier à leurs engagements, quasi nuis en cette matière, il faut se rabattre sur leur style respectif, semble-t-il.«Une des grandes énigmes concerne M.Tremblay.Comment va-t-il être comme maire?Quelle sera sa légitimité par rapport aux autres maires?Une chose dont on peut être certain, toutefois, c'est que M.Bourque, par rapport aux autres maires, a gagné ses galons.Les autres maires le considèrent comme un vrai maire, ce qu’a priori M.Tremblay n’a pas encore comme réputation.Et ça, ça peut tout faire changer.» Tout comme les volontés centralisatrices de l’un et celles décentralisatrices de l’autres.Selon Richard Shearmur, économiste urbain et régional à l’INRS, la réelle différence entre les deux aspirants à la mairie se situe à ce niveau.«Dans le contexte de Me de Montréal, M.Tremblay est quand même en train de prêcher la décentralisation des pouvoirs.En ce sens, les autres municipalités de la CMM [comme Laval et Longueuil, par exemple] pourraient se sentir moins menacées.Peut-être que Gérald Tremblay, parce qu 'il est plus enclin à la décentralisation des pouvoirs, ferait mieux tourner la CMM que Pierre Bourque», croit M.Shearmur.Mais toujours est-il que le premier président de la CMM infléchira sans doute la destinée de cette nouvelle instance.Pour bien comprendre l’importance de la tête dirigeante dans un organisme supramunicipal, M.Hamel rappelle la petite histoire des municipalités régionales de comté (MRC).«Certaines MRC ont vu leur mandat comme un simple "cut and paste” où l’on met bout à bout les différentes propositions des municipalités alors que, théoriquement, il était question de concertation et d’harmonisation.D’autres MRC, en même temps, se sont mises à péter le feu.Des choses très intéressantes se sont ainsi faites à certains endroits.Ça dépend de qui est là.» Dur, dur donc de savoir ce qu’il adviendra de la CMM, mais c’est mal parti, conviennent les deux chercheurs.«Le gouvernement aurait voulu faire quelque chose de tranquille aux portes qu'il n'au-mit pas agi autrement», croit M.Hamel.M.Shearmur, pour sa part, considère qu’un important flou entoure toujours cette Communauté, à deux mois de sa naissance.«Il y a un flou très certain sur les rôles de la CMM par rapport aux CED [Centres locaux de développement], notamment, tes CLD ont dû faire des plans de développement économique sur plusieurs années sans connaître ceux de la CMM.Or la loi qui crée la CMM stipule que ces plans doivent être compatibles.Et ce flou va au-delà du développement économique.» De plus, ajoute M.Shearmur, la CMM arrive à un bien drôle de moment.Alors que l’on souhaitait théoriquement avoir un organisme qui détient de larges pouvoirs, la fusion des municipalités également décrétée par le gouvernement est venue créer des villes énormes.«Et je vois très mal comment la CMM pourra aller à l'encontre de ce que la nouvelle ville de Montréal voudra, in-dique-t-iL Je vois la possibilité d’un bras de fer sérieux entre Laval et Montréal dans le cas où un projet de développement économique de la CMM est perçu comme allant à l’encontre des intérêts de Laval.» Reste donc à voir, à la suite de l’élection du 4 novembre, comment le futur maire jouera la carte de la CMM alors que ni l’un ni l’autre semblent n’avoir pour l’instant de pensée très claire à cet effet.Au lendemain des élections Le Québec comptera 160 municipalités de moins PRESSE CANADIENNE Québec — Le dimanche 4 novembre 2001, une étape décisive sera franchie dans la politique de réorganisation municipale et une nouvelle page d’histoire s’écrira.Les citoyens de 640 municipalités seront appelés aux urnes pour élire leur maire, leur président d’arrondissement et leur conseiller, un geste qui consacrera la disparition de 160 Mlles, villages et cantons.Pour la ministre d'État aux Affaires municipales et à la Métropole, Louise Harel, qui a travaillé d’arrache-pied dans ce dossier pendant près de deux ans, «le compte à rebours se termine dimanche».Mme Harel estime qu’avec ces élections, on tournera une page d’histoire, en ce sens que le monde municipal, selon elle, «aura été le grand oublié de la Révolution tranquille».«On ne se sera pas encore donné un pays, mais on s’est donné une vraie capitale et une véritable métropole», a affirmé la ministre au cours d’une entrevue cette semaine.Pour la vice-présidente de l’Union des municipalités du Québec, Francine Ruest-Jutras, ces élections transforment le visage du monde municipal.«54 % de la population du Québec va se retrouver dans neuf municipalités [y compris Laval] de plus de 100 OOO habitants», a-t-elle dit «[De plus], une métropole qui se retrouvera avec plus de 1,8 million d’habitants, ça va faire, par rapport au gouvernement, une interlocutrice de grand poids», a-t-elle dit En vertu de la loi 170 sur les fusions municipales, ces élections et celles qui se dérouleront les 18 et 25 novembre ainsi que le 2 décembre permettront surtout de créer sept nouvelles grandes villes de plus de 100 000 habitants.Les mégacités créées en vertu de la Loi sur les fusions sont Montréal, Québec, Lévis, Longueuil, Sherbrooke, Trois-Rivières et Gatineau (Hull).En novembre et au début décembre, soit les 18 et 25 novembre ainsi que le 2 décembre, les citoyens de Rimouski, Saguenay, Shawinigan, les îles de la Madeleine, Saint-Jérôme et Val-d’Or éliront à leur tour leurs représentants.En plus de ces nouvelles villes centres, 18 municipalités à caractère rural, constituées à partir de 44 villes, villages et cantons, choisiront aussi leurs administrateurs municipaux.Les élections dans 44 municipalités ont par ailleurs été reportées afin de poursuivre un processus de regroupa ment déjà en cours ou sur le point de se réaliser.Les postes de maire et de l’ensemble des conseils sont en jeu dans 327 municipalités.Téléphone: 985-3322 Télécopieur: 985-3340 LES PETITES ANNONCES Courriel: petitesannonces@ledevoir.com AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s'il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s'y serait glissée.I l DI.VOII! ne sera pas responsable des erreurs répétées.Merci de votre attention.103 CONDOMINIUMS U COPROPRIETES OUTREMONT condo 2 600 p.c.* 2 etages.3 c.c.2 s.de b.foyer î 3 terrasses, garage, rénové \ au complet.345 000$ 274-0854 STE-ADELE Luxueux condo, maison de ville.3 c.c., 2 12 s.de bain, foyer, pisa-; ne.lac, ski.Nôg (514) 385-6849 CHAIE1S CHALET CONOO A VENDRE.MONTSTE-ANNE 3 càc, 2 s.b loyer Déjà loué (418)656-0639 135 TERRAINS MÊT1S-SUR-MER Bord de l'eau, magnifiques terrains (450)972-1237 160 APPARIEMENTS ET LOGEMENTS À LOUER CARRÉ ST-LOUIS sur Laval, su perbe 6 12 ds 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pilotée par le Canada.Puis, à l’indignation du chef blo-quiste, Gilles Duceppe, il a laissé entendre que les auteurs des attentats du 11 septembre ne s'étaient pas embarrassés des mêmes scrupules.«Les terroristes ne se sont pas demandé ce qui allait arriver aux citoyens américains à New York et à Washing- ton», a-t-il dit M.Duceppe a aussitôt rétorqué qu’un geste barbare n’en justifiait pas un autre.Le ministre de la Défense, Art Eggleton, a pour sa part affirmé que l'usage des bombes à fragmentation est «légitime si elles sont employées de façon militaire contre des cibles militaires et non contre des ciinls».Les bombes a fragmentation sont des bombes qui se fracturent en centaines de petites bombes afin d’augmenter leur portée et atteindre un plus grand nombre de cibles.Elles peuvent se répandre sur une superficie équivalente à un terrain de football.Et si les petites bombes de couleur jaune n’explosent pas, elles peuvent être déclenchées au contact, comme une mine antipersonnel.Ce risque a d’ailleurs poussé les Américains à commencer à diffuser un message radio pour prévenir les Afghans contre les dangers de ces bombes et du danger de les confondre avec les enveloppes de ration alimentaire larguées des airs et qui sont de la même couleur jaune.Loi antiterroriste Le Barreau du Québec aussi veut une date d’expiration HÉLÈNE BUZZETTI DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Le Barreau du Québec a joint sa voix à celle de son frère canadien hier pour demander une «date d’expiration» sur le projet de loi antiterroriste d’Ottawa.De passage devant le comité de la Chambre, le bâtonnier du Québec, Francis Gervais, a proposé qu’une clause dite «crépusculaire» soit intégrée dans le projet de loi afin qu’il cesse d’être en vigueur trois ans après son adoption.Si sa pertinence est encore jugée justifiée à ce moment, il faudra alors que le Parlement la réadopte.Dans sa forme actuelle, C-36 prévoit seulement une révision de la loi dans trois ans.Le Barreau suggère en plus qu’au lieu d’amender le Code criminel pour y inclure des dispositions antiterroristes, la ministre de la Justice devrait regrouper celles-ci dans un projet de loi à part.Le but est d’éviter la «contamination» du Code criminel.«Quand vient le temps d'interpréter une disposition, qu’est-ce qu ’on fait?On va voir ce qui se passe ailleurs dans d’autres sections du Code criminel, explique Me Gervais.Si l’idée de la détention préventive et celle de l’assignation pour fin d’interrogatoire sont dans le code, on a peur que cela y reste et le contamine en amenant des situations qui ne seraient pas appropriées.» \jà semaine dernière, c’est l’Association du Barreau canadien qui demandait une clause crépusculaire parce que les mesures contenues dans C-36 sont «exceptionnelles» et ne devraient s’appliquer qu’en situations exceptionnelles.Hier, le Criminal Lawyers’ Association et le Conseil canadien des avocats de la défense l’ont aussi demandée.Le député libéral Denis Paradis, lui-même ancien bâtonnier du Québec, s’est montré ouvert à la suggestion, demandant aux divers intervenants de fournir au comité une liste des dispositions qu’ils voudraient voir soumises à une telle clause.Selon lui, il n’est pas question d’avoir une clause s’appliquant au projet de loi en entier.Il rejoint en cela la ministre Anne McLellan, qui a toutefois indiqué son ouverture aux propositions du comité de la Chambre des communes et de celui du Sénat, dont l’ébauche doit être présentée aujourd’hui.«Il n’y aura pas de clause crépusculaire sur l’entièreté du projet de loi, a-t-elle tranché.Il y a différents types de mécanisme de révision.Nous pensons que celui que nous avons dans le projet de loi est approprié, mais j’écoute attentivement les débats pour voir si d’autres mécanismes seraient possibles pour quelques sections [de C-36/ qui pourraient poser des problèmes à certains.» L’opposition reproche à MacAulay d’avoir aidé les terroristes HÉLÈNE BUZZETTI DE NOTRE BUREAU D'OTTAWA Le Solliciteur général, Lawrence MacAulay, a-t-il aidé le réseau terroriste d'Oussama ben Laden à identifier ses maillons faibles en se vantant mardi que c'est grâce à des informations obtenues par le Canada que les Etats-Unis ont su qu’une autre attaque pourrait être imminente?C’est du moins ce que craint l’opposition, qui a bombardé le ministre de questions hier à la Chambre des communes.Lundi, les autorités américaines ont été placées en état d’alerte maximale sur recommandation du procureur général, John Ashcroft, après que les services de renseignements eurent indiqué qu'une autre vague d’attentats était possible.Le lendemain, M.MacAulay déclarait qu'il avait en main des informations recueillies par le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) «qui ont été partagées avec le FBI et qui ont amené M.Ashcroft à faire la déclaration qu'il a faite».L’opposition craint qu'en faisant une telle déclaration il ait envoyé le message au réseau terroriste mondial que leur section canadienne est celle qui a coulé et qu’il faut la renforcer — ou désormais éviter d'y faire transiter de l’information.«On peut supputer que [.] cela pourrait les amener à revoir leurs opérations canadiennes, a indiqué le néo-démocrate Bill Blaikie.Alors, pourquoi leur donner un tel indice que nous écoutions leurs conversations ou qu'on a une source?» Selon M.Blaikie, le Solliciteur général «a fait une erreur».En Chambre, l’Alliance canadienne a reproché à M.MacAulay de s’être «vanté du rôle du Canada dans cette enquête» et d’avoir ainsi «compromis» les sources et les méthodes d’enquêtes des services de renseignement Le premier ministre a défendu son ministre.«Le Solliciteur général a seulement dit qu’il y avait une bonne collqboration entre le Canada et les États-Unis.[.] Le Solliciteur général a dit que nous avons été utiles.» M.MacAulay ne croit pas qu’il ait donné de quelconques indications aux terroristes.«J’ai indiqué que nous avons partagé de l'information.Si j’ai gaffé, alors j’ai gaffé à plusieurs occasions parce que je l’ai dit environ 50 fois à la Chambre des communes.» -* LE DEVOIR *- LE MONDE «Pourquoi tuent-ils des gens ordinaires?» V A Kandahar, la seule bonne nouvelle, e’est la destruction du bureau de la Promotion de la vertu et de la Prévention du vice MIAN KHDRSHKKI) RKIITKRS Inspection des dommages au dispensaire du Croissant-Rouge à Kandahar.S HAHZADA ZU LF IQ AR AGENCE FRANCE-PRESSE Kandahar — «Pourquoi tuent-ils des gens ordinaires?Ils nous forcent à nous ranger du côté des talibans.» Amers, en colère, les civils de Kandahar, qui ont le malheur d'habiter dans le fief des talibans, tentent de survivre dans une ville dévastée par trois semaines de bombardements américains.Siège et symbole du pouvoir taliban, Kandahar, dans le sud-est de l’Afghanistan, constitue une cible stratégique pour l'aviation américaine.Les bombes ont certes détruit l'état-major taliban, ainsi que les résidences du chef suprême, le mollah Omar, et de son «hôte» Oussama ben Laden.Mais elles n’épargnent pas les «gens ordinaires», co.mme Haji Mohammad, 32 ans.À un groupe de journalistes étrangers — escortés par un garde taliban —, Mohammad raconte que son oncle a été déchiqueté il y a cinq jours dans un bombardement américain sur Lungar, un faubourg situé à deux kilomètres du centre de Kandahar.«J'ai vu l’avion qui volait bas, très lentement.Il tirait sans interruption», dit-il, se référant apparemment à un avion d'attaque au sol AC-130.D'APRÈS REUTERS ET L'AGENCE FRANCE-PRESSE Le premier ministre israélien, Ariel Sharon, s’est déclaré «prêt à négocier» avec les Palestiniens, après une journée marquée par l’assassinat d’un responsable islamiste et la mort de trois activistes palestiniens tués par l’armée israélienne.Méfiant, le ministre palestinien de la Coopération internationale, Nabil Chaath, a répliqué que les Palestiniens étaient «toujours prêts à négocier avec» lui à condition qu’il se conforme aux résolutions de l’ONU et aux accords conclus entre Israël et les Palestiniens.Dans la matinée, à Hébron, l’armée israélienne a assassiné au missile un responsable de la branche armée du Mouvement de la résistance islamique (Hamas), qui a promis de venger cette mort L'armée a justifié cette opération par le fait que cet activiste était, à ses yeux, responsable de la mort de deux colons juifs.D’autre part, selon des sources palestiniennes, l’armée israélienne a tué en Cisjordanie un responsable politique du même mouvement radical ainsi que deux Palestiniens armés appartenant au Fa- Un peu plus loin, devant des décombres, le docteur Syed Abbas raconte que 13 personnes ont été tuées hier à l’aube, lorsqu'une bombe s’est abattue sur une clinique du Croissant-Rouge afghan et sur la maison voisine.Cinq médecins, dont le docteur Abbas, ont été blessés.«C’est une atrocité.Us Américains ne frappent pas les talibans ou ben Laden, ils touchent des Israéliens et Palestiniens tah, le mouvement du président Yasser Arafat Puis, alors qu'il s’était opposé dans la matinée à ce que son ministre des Affaires étrangères, Shimon Peres, rencontre demain M.Arafat en marge d’un forum euro-méditerranéen en Espagne, M.Sharon, qui répète à l’envi qu’«Israël ne négociera pas sous la terreur et la violence», s’est dit favorable à des pourparlers avec les Palestiniens.M.Sharon s’est cependant gardé d’avancer une date de début des pourparlers et n’a pas précisé ce sur quoi ils porteraient.Mais il s’est montré très clair sur un point-la sécurité.Insistant sur la nécessité d’une «paix durable [.] qui apportera la sécurité au peuple juif», il a ajouté: «Nous ne ferons aucun compromis.» Le président de l’Autorité palestinienne, Yasser Arafat, a réclamé, hier à Oslo, l’aide de la communauté internationale, notamment celle de la Russie et de la Norvège, pour obtenir l’évacuation des territoires palestiniens encore sous occupation israélienne.Le 18 octobre, Israël a lancé en Cisjordanie une opération militaire d une ampleur sans précédent depuis la création de l’Autorité palestinienne en 1994.zones résidentielles», s’indigne un témoin, Mohammad Ali.«Nous vous avons emmenés ici pour que vous voyiez de vos propres yeux qu’il n’y a pas de camp militaire ou de base taliba ne ici.Juste la population civile, renchérit Mohammad Naeem, le garde taliban qui accompagne les journalistes.Vous voyez, même un hôpital a été touché.» 11 semble que la seule bonne L’armée israélienne a depuis évacué le secteur de Bethléem (au sud de Jérusalem), mais elle occupe toujours des zones autonomes palestiniennes autour de cinq villes de Cisjordanie: Naplouse, Jénine, Kalkiliya, Tulkarem et Ramallah.M.Arafat a également condamné les attaques ciblées d’Israël contre des Palestiniens.«Six Palestiniens ont été assassinés aujourd'hui bien que nous soyons tombés d’accord sur le fait qu’ils [les Israéliens] calmeraient le jeu et qu’ils cesseraient les assassinats, et aussi qu’ils poursuivraient leur retrait en l’espace de quelques jours», a-t-il précisé.Pour sa part, le ministre canadien des Affaires étrangères, John Manley, a estimé mardi soir que le retour de la paix au Proche-Orient passait par l’application des recommandations de la commission Mitchell et a condamné le terrorisme, sans nommer toutefois d’organisations.Le rapport de la commission internationale présidée par l’ancien sénateur américain George Mitchell a été publié le 21 mai apres huit mois d'intifada.11 demande la fin des violences, des mesures pour restaurer la confiance et parvenir à des négociations sur un règlement final du conflit israélo-palestinien.nouvelle pour les habitants de Kandahar au cours des der nières semaines ait été la destruction du bureau de la lYomo tion de la vertu et de la Prévention du vice, la redoutable police religieuse des talibans.«U parait que.lorsque la nouvelle a été connue, les gens se sont mis à danser dans la rue», raconte un habitant.Autrefois forte de 200 000 ha bitants, Kandahar est une ville sinistrée, où seuls sont restés ceux qui étaient trop pauvres ou trop effrayés pour s’enfuir.Selon des estimations d'agences humanitaires, la ville s’est vidée à 80 % depuis le début des boni bardements.Les habitants doivent parcourir plusieurs kilomètres en dehors de la ville pour aller chercher de l’eau, E V 0 l R .L K .1 K 1 H I I N 0 V K M R K K 2 0 (I I 1 I) E E S Vingt ans après la «nuit des longs couteaux» Le rétrécisseur Jean Charest vient de commettre ce qui était jusqu’ici difficilement imaginable AKCHIVüS LF DKVOIR soumission des aspirations québécoises aux limites étroites voulues par le Canada anglais.¦^JspiÉpWsÿi.' CLAUDE MORIN Ancien ministre des Affaires intergouvernementales du Québec 1 y a vingt ans.dans la premie re semaine de novembre 1981, les liberaux de Trudeau-Chrétien et les représentants des neuf provinces anglophones firent un geste aussi historique quç honteux.A l'insu du Québec, volontairement écarte de leurs tractations, et malgré les engagements pris a son endroit pendant la campagne référendaire de mai 1980, ils définirent ensemble le genre de régime fédéral souhaité par le Canada anglais.Et ils l’imposèrent au Québec en prenant soin de maintenir dans la Constitution les caractéristiques de ce fédéralisme Canadian (par exemple, le Québec est une province comme les autres et toutes les provinces sont égales) et d’y insérer une charte des droits dont l un des objectifs était de mettre en échec la loi 101.Étaient aussi implicitement confirmés les grands pouvoirs fédéraux, dont celui de dépenser, le nouvel ordre constitutionnel ne diminuait en rien la possibilité, pour Ottawa, d’intervenir dans les domaines pourtant réservés aux provinces.Précaution supplémentaire: ils conçurent une formule d’amendement rigide qui, comme le reste de la Constitution, négligeait le fait élémentaire que le Québec était le seul État de langue française d’Amérique du Nord et qu’à cç titre sa situation était différente de celle des autres États.René Lévesque rejeta sur-le-champ cet inadmissible produit de manœuvres dont le but patent était d’isoler le Québec.Les auteurs de l’opération, hostiles à l’idée d’en soumettre le résultat à une consultation référendaire, se rassurèrent néanmoins en se disant qu’à la longue, le gouvernement du Québec finirait bien, sous une future administration libérale provinciale, par entériner la nouvelle Constitution.Dès lors, le tour serait joué.Mais non.Revenu au pouvoir, Robert Bourassa la refusa lui aussi ou, plus exactement, mit des conditions dites «minimales» à son assentiment éventuel.C’est ainsi que naquit l’accord du lac Meech en 1987, grâce en bonne partie à la ténacité de Brian Mulroney.On crut un moment que l’affaire allait marcher, mais, avec le passage du temps et les objections exprimées ici et là au Canada anglais, des provinces se mirent à chercher des prétextes pour renier leur signature.C’était en 1990.On confia alors à un jeune ministre conservateur la mission de diluer l’accord initial dans l’espoir de ie rendre plus acceptable aux provinces récalcitrantes.Peine perdue.Même dénaturé, l’accord en «donnait» encore trop au Québec.Conséquence: l’échec.Le ministre en question s’appelait Jean Charest, et ses propositions conciliatrices à l’égard du Canada anglais sont consignées dans un rapport officiel qui porte son nom.On ne sache pas qu’il ait éprouvé beaucoup de réticences à diminuer la portée de l’accord initial du lac Meech en ce qui concernait le Québec.Toujours dans les mêmes dispositions, ce politicien vient de réaffirmer son penchant de rétrécisseur.Cette fois-ci, non seulement il ne propose pas, comme Robert Bourassa l’avait fait, de corriger l’illé- Jean Charest instaure comme norme politique la gitimité et l’injustice du geste de novembre 1981, il instaure, comme norme politique au sein du parti libéral provincial, la soumission des aspirations québécoises aux limites étroites voulues par Ottawa et le Canada anglais.Aucun chef libéral du Québec n’est jamais allé aussi loin ou, si l’on préfère, aussi bas dans la voie de la résignation systématique.Prépondérance d’Ottawa Dans la nouvelle plate-forme constitutionnelle du PLQ, plus question en effet de présenter des réclamations un tant soit peu osées.On y parle à peine — et c’est pour dire qu’on s’en occupera (peut-être) plus tard — de la spécificité du Québec.En revanche, ce parti voit beaucoup de vertus au fédéralisme actuel, tellement d’ailleurs qu’il n’envisage pas de proposer de changements à la Constitution.Puisque les libéraux de Jean Charest n’éprouvent pas le besoin de la modifier — en tout cas pas tout de suite, ça ne presse pas pour eux —, il en découle forcément qu’ils consentent à la prépondérance générale d’Ottawa, permise par cette même Constitution, et qu’ils acceptent telles quelles, les tendances du régime actuel à minoriser le Québec.Craignant sans doute que ce soit déplacé et que cela n’entraîne des froncements fédéraux de sourcils, ils ne revendiquent donc plus.Ils formulent des vœux sinon pieux, du moins nullement contraignants pour le reste du Canada Ils filent doux, se font petits et gentils, n’exigent aucun résultat, n’insistent pas et disent attendre compréhension et bienveillance de la part d’Ottawa et des autres provinces.Ils misent sur des alliances avec ces dernières dans l’espoir d’influencer leurs grands frères, les potentats fédéraux dans tel ou tel dossier sectoriel, alors que toute l’histoire du Québec-Canada démontre l’inanité quasi garantie de cette approche.Ils érigent en principe de gouvernement ce qu’ils appellent la cogestion, y compris dans les domaines qui appartiennent aux provinces.Traduction: le Québec doit accepter de voir son autonomie diminuée et, plus que jamais, de s’aligner sur les orientations et les priorités des autres gouvernements.Nouveauté: ils proposent un conseil de la fédération, organisme à palabres qui, se surajoutant aux structures déjà existantes, institutionnalisera le fait que le Québec est bel et bien une province comme les autres et, potirquoi pas, un simple territoire.A qui le crime profite-t-il?Robert Bourassa m’a dit à quelques reprises que le danger permanent qui guettait le PLQ était de devenir «le parti des Anglais».Il veillait, lui, à ce que cela ne se produise pas.On ne peut pas en dire autant de son successeur.Car, si on y réfléchit un peu, et si on se libère un instant de la rectitude politique pour dire les choses comme elles sont, il faut bien constater que la nouvelle position du PLQ correspond exactement à celle que, dans leur majorité, ses militants anglophones ont toujours espéré voir leur parti prendre.Où notre rétrécisseur s’arrêtera-t-il?11 a «réglé» le problème du Québec de la manière souhaitée par ces militants et leurs lobbys.Mais ceux-ci n’aiment pas beaucoup — n’ont jamais aimé — ces outils collectifs québécois que sont Hydro-Québec, la Société générale de financement, la Caisse de dépôt et placement, etc.Jean Charest nous annoncera ! il un de ces quatre matins que le temps est venu de réduire la puissance de ces outils, de les scinder en petites unités inoffensives pour les establishments économiques et financiers, de les vendre à l’entreprise privée ou de les faire administrer par elle?Impensable?Peut-être pas de la part d’un personnage qui, à cause de sa vision des rapports Québec-Canada, vient précisément de commettre ce qui était jusqu’ici difficilement imaginable.Le retour du palmarès contesté des écoles secondaires La publication de ce classement s'apparente à une habile opération de marketing en faveur de la privatisation du système d'éducation JEAN-GUY BLAIS MICHEL LAURIER CHRISTIAN ROUSSEAU MM Blais et Laurier sont professeurs et M.Rousseau est chargé de cours.Tous trois sont attachés au département d’études en éducation et d’administration de l’éducation de l’Université de Montréal.i~ e palmarès des écoles secondaires est de retour.L’Institut éco- Lnomique de Montréal (IEDM) et l’institut Fraser (IF) de Vancouver lanceront demain le Bulletin des écoles secondaires du Québec, et le magazine L’actualité diffusera le tout dans un numéro qui y sera presque entièrement consacré.Un deuxième n-.essai dans, cette direction qui a probablement tous les défauts du premier classement.Rappelons que le vendredi 27 octobre 2000, l'IEDM et ITF avaient dévoilé en grande pompe une étude réalisée par Peter Cowley, de IIP, et Richard Marceau, de l’École nationale d’administration publique.H s’agissait d’une analyse des différences entre les écoles à partir des résultats des élèves de la quatrième et de la cinquième année du secondaire à certaines épreuves uniformes du ministère de l’Éducation.La prétention du bulletin-était de fournir «une mesure indépendante de la performance annuelle de chaque école face aux besoins fondamentaux».des élèves, des parents et de la société.La présentation de l’étude a été accompagnée de la publication par le magazine L’actualité du classement et des cotes des écoles pour les années 1998-99 et 1995-99.L’IEDM, organisme financé par le secteur privé, a commandité l’étude.Un collectif de chercheurs en sciences de l’éducation a déjà fait part de ses réserves quant au contenu et à la conclusion du bulletin.L’analyse du collectif s’est attardée à examiner différents aspects du rapport les à-prioris idéologiques des commanditaires et des auteurs de l’étude, sa méthodologie et la façon d’en rapporter les résultats.On y signalait notamment qu’en ne tenant pas compte de tous les éléments contextuels, l’etude tendait à attribuer les résultats supérieurs aux épreuves ministérielles à la qualité des établissements, alors qu’il s'agit généralement de l’effet d’une sélection plus stricte des élèves (Blais et coU., 2001).Une habile opération de marketing Nous désirons profiter de la publication de la deuxième édition de ce classement des écoles secondaires pour commenter une facette de cette opération qui a été peu débattue sur la scène publique.Il s’agit du processus de diffusion des résultats.lœ reportage dans le magazine L'actualité occupait environ 30 pages, soit près de 40 % de l'espace dévolu au contenu.L'affaire a fait du bruit.Des politiciens ont commenté, des éditorialistes ont supputé les avantages et les désavantages de l’exercice, des journalistes ont décrit les classements, des lecteurs ont écrit dans les journaux, un des auteurs de l'étude a pris la plume et répondu aux critiques en assurant que le «palmarès» serait de retour {La Presse, 11 novembre 2000, page A 19), ce qui sera chose faite bientôt.Les caméras ont couru voir les premiers et les derniers du bulletin-palmarès.Un événement hautement médiatise, pourrions-nous dire.Le ti- rage du numéro du magazine L'actualité a été le plus élevé de l’année 2000.Les journalistes ont presque tous repris les chiffres du bulletin en les citant comme des vérités.Pourtant il s’agit d’une étude relativement banale, comme on pourrait en faire plusieurs autres.De plus, elle présente un nombre non négligeable de lacunes du côté du cadre conceptuel, de la mise en forme des mesures et de l’analyse des données.Pourquoi donc lui donner autant d’importance?Plusieurs ont cru que le bulletin de l’IEDM et de l’IP comblait un vide et qu’absolument rien de tel n’existait avant cela au Québec.Ainsi, Jean-Paul Gagné écrivait, dans Les Affaires: «Il faut souhaiter que les deux instituts, qui se financent privémenl [sic], continuent d’évaluer la performance des écoles secondaires du Québec, puisque l’Etat ne le fait pas» (4 novembre 2000, page 12).Même son de cloche chez Gary Stronach, président de la Fédération des comités de parents du Québec, qui soutenait dans une entrevue donnée au Devoir que ce bulletin «nous donne des informations que nous n’avons pas» (28 octobre 2000, page A 3).Or les résultats des écoles aux épreuves de juin font depuis belle lurette l’objet d’un fascicule publié chaque année par le ministé re de l’Éducation et sont disponibles sur son site Internet Les auteurs de l’étude ne fournissaient donc pas de nouvelles données.Ils n’ont fait que l’obscurcir en la combinant avec deux indicateurs plutôt mystérieux sur le plan conceptuel (la surestimation des résultats par l’école et la disparité entre garçons et filles) et en présentent une interprétation biaisée.Compte tenu de sa valeur «scientifique», on peut se demander ce qui a valu une telle couverture médiatique à l’étude de MM.Cowley et Marceau pour le compte de l'IEDM et de LIE II est rarissime que la publication par des chercheurs en éducation d’une étude de ce type suscite autant d’intérêt chez les gens des médias.Peut-être parce qu’il s’agissait d’une entreprise de mise en marché rondement menée, une de celles auxquelles l’IF est habitué dans l'ouest du pays et qu’on pourra sans doute observer encore cette année.Les think tanks, une forme de groupe de pression Quel est l’objectif réel de la publication de ce bulletin par ITF et l’IEDM?L’IF n’affîrme-t-il pas, en page de garde de la publication de l’an dernier, qu’un de ses buts «est de réorienter l’attention de la population sur le rôle que jouent les marchés concurrentiels dans la promotion du bien-être des Canadiens»?En toute coincidence, sans doute, l’étude est publiée au moment où les parents qui désirent inscrire leur enfant dans le réseau des écoles privées sont appelés à arrêter leur choix en la matière! En toute coïncidence également les demandes d’admission reçues par les écoles privées ont augmenté de )0 à 30 % à l’automne 2000 (Le Devoir, 13 décembre 2000, page Al).A cet égard, on peut rappeler une série d’études menées par A Carey (1997).Celui-ci a montré que le milieu des affaires américain avait développe-des stratégies très précises pour faire passer ses idées sur la libéralisation des marchés.Ainsi, on a créé dans les années 70 un nouveau type de think tank, plus «agressif» et très bien financé par l’entreprise privée.Ces organisations avaient pour noms Heritage Foundation, Business Roundtable, Ame rican Institute for Policy Research, etc.Elles ont financé un nombre impressionnant de recherches menées par des économistes conservateurs et des chercheurs acquis à leur idéologie sur le thème de la libéralisation des marchés et de ses vertus.Il s'agissait de faire en sorte que, par la magie du nombre de publications en faveur de la bonne position, «Topinùm publique puisse plus facilement comprendre où sont ses intérêts».Il semble clair, dans le cas qui nous occupe, que la stratégie de diffusion ne vise pas à informer -objectivement» les parents, comme les auteurs le prétendent, mais plutôt à influencer l’opinion publique en ce qui' a trait à l’introduction d’un libre marché en éducation et à la privatisation du système d’éducation.Le message qu’on a retenu du bulletin de l’an dernier est bien entendu celui-ci: «le triomphe du privé» (titre de L'actualité, novembre 2(XX), page 42).Or qu’en est-il vraiment?Si on fait fi des variables nébuleuses et «athéo-riques» introduites par MM.Cowley et Marceau (la surestimation de-s résultats par l’école et la disparité entre garçons et filles) et si on analyse uniquement la moyenne des résultats des élèves aux épreuves ministérielles, on observe que le secteur public s’en tire très bien.Pour juin 2(XX), une analyse de ces données montre en effet que ce sont des écoles publiques qui occupent les premiers rangs, ce qui était aussi le cas aux épreuves de juin 1999.Qui plus est, 13 des 20 ______________________________ premières positions reviennent a des ecoles publiques, situation identique à celle observée en 1999! De toute manière, la façon de classer importe peu si le cadre conceptuel est pauvrement déterminé et si le choix des variables n’est pas adéquatement justifié.Les à-prioris idéologiques et une méthodolo gie qui apparaît sophistiquée contribuent tout simplement a obscurcir le portrait pour mieux faire passer le message et atteindre fa vraie cible.Pour terminer, nous voulons préciser que nous ne désirons pas remettre en question l’importance pour tout système éducatif de s’évaluer et d’être évalué.Bien au contraire, nous estimons que les mécanismes d’évaluation sont essentiels pour assurer que les services offerts soient de 1a meilleure qualité possible et correspondent aux besoins de 1a collectivité.Mais évidemment, toutes les études ne se valent pas.Alors, pourquoi donc publier en grande pompe les résultats d’analyses aussi déficientes?Une étude du même type mais qui présenterait les «plus meilleurs» pays du monde ferait sourire bien des gens.Pourquoi k* regard des médias est-il différent lorsqu’il s’agit d’un classement des écoles secondaires?DES ECOLES SECONDAIRES Le claïs«m#nt des 478 école* secondaires privées publiques du Québec L’ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes à l’information générale et métropolitaine Gérald Dallaire {adjoint au dirttfnr it linformatwn).Valerie Dufour {gentral/.François Cardinal (actualité muninpalt/.Marie-Andrée Chouinard Oduealum) Yves d'Avignon (sports), Paule des Rivieres (éditorialiste) Jean Dion LouisGOks Francœur innnmnemtnt).Benoit Monger t responsable du site Internet).Dominique Reny, Josee Boileau, F.ric Desrosiers, Pauline Gravel tseintifi^u).Brian Myles (justice et faits divers).Isabelle Paré (santé).Michel Garneau (caneaturiste).Diane Précour! Ipages éditoriales responsable des Pairs thématiques).Martin Dudos et Ctiristine Dumazet (retertevrs); Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) a l’information culturelle Michel Belair (msJwiMWe), Stéphane Baiilargeon (théâtre).Paul Cauchon tmediav.Caroline Montpetit (livra).Odile Tremblay (anémal Bernard Lamarche (arts insuris) à l'information économique : Gérard Bérubé (ad)mnt au directeur de l'information), Claude Lévesque.Claude Turcotte, René Lewandowski: à l’information internationale .Jean-Pierre Ugauh.Guy Taillefer, Serge Truffaut (éditorialiste); à l'information politique Hélène Buzzetti Manon Cornellier 1 correspondantes parlementaires à Ottawa).Mario Cloutier et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec).Kathleen Levesque ; Marie Hélene Alarie (secrétaire a la rédaction) .Louise-Maude Rioua Soucy (commis).La documentation Gilles Paré (directeur) Manon Derome.Serge Laplante (Quebec).Rachel Rochefort (Ottawa).IA PUBLICITÉ ET 1-K MARKETING.Jacqueline Avril.Jean de Billy.Manon Bouchard.Gyslaine C6té.Marlene Cité, Martin Fournier.Véronique Géraud.Anouk Hurbutt, Christiane D-gault Jacques A Nadeau l laire Paou V Micheline Ruelland.(pubiieitatra).Laurence Theriault (directrice adjointe).Manon Blanchette.Sylvie Laporte.Martine Berube (secrétaire) IA PRODUCTION Christian Goulet (responsable dé la production).Claudine Bedard, Michel Bernatchrz.Philippe Borne, Johanne Brunet Danielle Cantara Rich rd Des Cormiers, Donald Fîiion.Yanick Martel.Olivier Zuida.PROMOTION ET TIRAGE.Linda Theriault (responsable intérimaire).Hélene Gervais, Dominique Lariviere.(responsable a la promotion des abonnements).Monique L’Heureux, Use Uchapelle, kachelle I-eclen l'ADMINISTRATION Nicole Carmel (responsable des sernea comptables).Céline Fqroy.Olivier Larhambrr (controleur).Ghislaine Laflrur.Claudette Beliveau (secrétaire administrative i Danielle Uperriere.Caroline Perrier.Dank-lle Ross IA FONDATION DI DKVOIR Roger Boisvert (vice-président exécutif et directeur générât) 4 r LE Ü E V 0 I K .LE JEUDI I S 0 V E M B R E 2 0 0 i LE DEVOIR ACTUALITÉS BLANCHARD SUITE DE LA PAGE 1 Casino avec trois musiciens.Mais fai w/ulu montrer aux gens ce que c’était.De quoi ça avait l'air, un gros show dans une belle place, comme dans le temps au Bellevue Casino.» Ijv Bellevue Casino était un cabaret chic’n’s-well du centre-ville, sis à l’angle de Président-Kennedy (alors Ontario) et de De Bleury (là où, en passant, niche aujourd’hui Le Devoir).Le contraire d’un trou.
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