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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 2001-11-13, Collections de BAnQ.

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MÉDIAS Rapport unanime des libéraux et des péquistes sur la concentration Page A 3 CINÉMA Hugo et le dragon contre Harry Potter Page B 8 w w w .I (’ (I e v o i r .c o m ?LE DEVOIR HORS-JEU Dans le sens du non-sens Jean Dion Au fil des 300 et quelques pages qui constituent r«explication» de Claude Brochu — dont on procédait au lancement officiel du livre La Saga des Expos, hier — sur les aventures du baseball montréalais, une phrase est particulière ment à retenir.Elle est là, page 222, et allez donc comprendre quelque chose à l’étrangeté de la vie, elle est de Jacques Ménard.Le 2 septembre 1998, les principaux dirigeants rencontrent Lucien Bouchard.Us tentent de vendre leur salade.Mais M.Ménard déclare: «Évidemment, nous n’avons aucune certitude que les Expos vont survivre à Montréal même avec un nouveau stade au centre-ville.» Magistrale «bourde», commente Claude Brochu.Bon, on peut en convenir, on a déjà vu mieux question stratégie.Mais ces mots sont lourds, d’autant plus lourds qu’ils sont vrais.On a maintenant la preuve sonnante et trébuchante que tous les gens aux premières lignes n’y croyaient pas; de là à dire qu'on a sacrément bien fait de ne pas y croire non plus, il n’y a qu’un pas qu’on peut faire avec toute la légèreté de ceux qui ont juste frôlé l’erreur coûteuse.Alors que M.Brochu mettait toutes ses billes dans ce projet risqué, les conséquences en restaient absolument nébuleuses.Risqué?Les termes employés hier par l’ancien copropriétaire des Expos lui-même laissent songeur.Un nouveau stade, le joujou par excellence des années 1990, aurait entraîné, dit-il, des revenus supplémentaires annuels de l’ordre de «50, 60, 70 millions».(Déjà, entre 50 et 70 millions, il y a une différence de 40 %, mais bon, dans ce monde au-dessus du monde, on s’embarrasse assez peu de détails.) Et ce nouvel arrivage de bel argent aurait permis, a-t-il ajouté, de «retarder» la pose de questions essentielles sur la survie du club.Retarder?L’influx supplémentaire aurait donné les coudées franches aux Expos pour se maintenir à flots pendant «10-12 ans».Oh! Ils ne seraient pas devenus les Yankees ni les Dodgers du jour au lendemain, dit M.Brochu, mais ils auraient accédé au groupe sélect des équipes de milieu de tableau, vous savez celles qui doivent compter sur une conjoncture éminemment favorable — bons vétérans qui, on se demande bien pourquoi, auraient dans le cas qui nous occupe accepté de rester à Montréal, bel assemblage de jeunes issus des clubs-écoles — pour espérer avoir une chance de participer aux éliminatoires tous les six ou sept ans et de s’y faire planter par les gros pleins.De quoi, c’est sûr, remplir un stade tous les soirs que le dieu de la balle nous fait la grâce d’amener.Et pendant ces 10-12 ans, on se serait «battu contre le système» afin de forcer un partage des revenus à l’échelle des ligues majeures, unique remède à la folie ambiante mais perspective, faut-il le dire, pour le moins évanescente.VOIR PAGE A 10: NON-SENS Lire aussi en page B 6 ¦ Un nouveau stade au centre-ville n’aurait peut-être pas sauvé les Expos, dit Brochu New York encore éprouvée L’écrasement apparemment accidentel d’un Airbus dans un quartier résidentiel provoque la mort d’au moins 260 personnes JEANNE CORRIVEAU LE DEVOIR Portant encore le deuil des milliers de victimes des attentats du World Trade Center, New York a vécu une autre tragédie hier matin quand un avion Airbus A300 avec 260 personnes à son bord s’est écrasé dans le quartier résidentiel du Queens quelques minutes après son décollage.L'appareil d’American Airlines transportait une majorité de Dominicains qui allaient rendre visite à leurs familles.Selon les autorités américaines, la thèse de l’accident semble la plus vraisemblable pour expliquer le drame.L’Airbus A300, assurant le vol 587 entre New York et Saint-Domingue, a quitté l’aéroport Kennedy vers 9hl4 hier matin avec 251 passagers, dont cinq nourrissons, et neuf membres d’équipage.Trois minutes plus tard, l’avion s’est écrasé à la verticale dans le quartier de Rockaway au sud de Queens, percutant une douzaine de maisons et déclenchant plusieurs incendies.Des témoins ont signalé avoir entendu une explosion peu avant l’écrasement et ils auraient vu des débris s’échapper de l’appareil en flamme.Des morceaux de l’avion ont été dispersés sur une large zone.Un des moteurs a été découvert dans le stationnement d'une station-service, manquant de peu les réservoirs d’essence, alors qu’une partie d’aile a été trouvée plus loin, flottant sur les eaux de Jamaica Bay.Si la boîte noire contenant les données de vol a rapidement été récupérée, la seconde, comportant l’enregistreur des conversations des pilotes, manquait toujours à l'appel en début de soirée.Ayant accouru sur les lieux, les pompiers ont entrepris d’éteindre le brasier d’où s’élevait un épais panache de fumée.«Nous savons qu’il n’y a pas de survivants», a déclaré le maire sortant Rudolph Giuliani lors d'une conférence de presse, précisant plus tard que 225 corps avaient été récupérés et que six personnes, peut-être huit, étaient portées disparues au sol.VOIR PAGE A 10: NEW YORK «C’est comme une malédiction, après le 11 septembre» GBTTY IMAGES Des pompiers de New York retirent des corps des débris sur les lieux de l’écrasement d’un Airbus A-300 dans le quartier Queens.Les 260 personnes qui se trouvaient à bord de l’avion ont péri.* * f < S ’ 'Nf -, W '> “ #»•»> w «SM* i Nouveli€ camtropne b New Ton ETATS- UNIS Aéroport Le Guardia '""•e Md ft?A-300 Vol American Airlines 587 246 passagers et 9 membres d’équipage Aéroport de Newark NEW YORK BROOKLYN Un moteur ¦ Le reste de l’appareil ™' tombe sur des habitations Une tragédie amplifiée par le souvenir du 11 septembre ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR L7 accident avait déjà de quoi frapper l’esprit: un 1 avion de ligne s’écrase sur un quartier d’une célèbre métropole occidentale.Mais il y a surtout que l’événement rappelle une autre tragédie qui s’est produite dans la même ville il y a peu de temps et qui hante encore tout le monde.«Si l’hypothèse, de l’accident se confirme, ce ne serait pas le premier à se produire.1j> transport aérien a beau être hypersécuritaire, des accidents finissent inévitablement par arriver, fait d’abord remarquer le professeur Robert Gagné du Centre de recherche sur les transports de l’Ecole des hautes études commerciales.VOIR PAGE A 10: SOUVENIR LE MONDE L’opposition stationne aux portes de Kaboul Page A 7 La Loi sur l’équité salariale rate-t-elle sa cible?REUTERS .«A INDEX oo Annonces.B 5 Avis publics .A 6 Bourse.B 4 Culture.B 8 Économie.B 1 Éditorial.A 8 Idées.A 9 Le monde.A 7 Mots croisés .A 6 Météo.A 6 Sports.B 6 Télévision.B 7 Deuxième d’une série de trois articles KARINE FORTIN En adoptant la Lot sur l’équité salariale, il y a cinq ans, le gouvernement du Québec a reconnu l’existence d’une «discrimination systémique» d’origine historique et culturelle à l’endroit du travail des femmes et s’est fermement engagé à l’éliminer.Cependant, la démarche de comparaison imposée aux entreprises ne donne pqs toujours les résultats escomptés.A quelques semaines de l’échéance du 21 novembre, il semble même que nombre de patrons débordés soient en train de faire oublier l’objectif même de la loi.Les résultats du sondage mené par l’Ordre des conseillers en relations industrielles (OCRD au cours de l’été révèlent que seuls 34 % des patrons considèrent que l’application de la loi aura des effets positife dans leur entreprise.Et, parmi eux, à peine la moitié croit que la fastidieuse démarche améliorera véritablement l’équité.Pour les autres, le processus permettra plutôt de développer des pratiques de rémunération plus efficaces ou d’améliorer les relations de travail.Des pessimistes croient au contraire que la loi générera un moins bon climat de travail et des relations de travail moins harmonieuses dans leur entreprise.Treize pour cent pensent même que le processus d’évaluation et de comparaison aura pour principal effet «une moins bonne équité dans l’organisation».«Laborieux et inutile» Pour le moment, les conséquences de l’exercice obligatoire sont difficiles à évaluer puisque seules 17 % des organisations affirment avoir terminé leur démarche.Chez les grandes entreprises comptant 100 employés ou plus, cette proportion chute à 7 %.Les rares organisations qui ont accepté de faire le point sur leur expérience parlent souvent d’un exercice «laborieux» et «inutile».C’est notamment le cas aux Industries Lassonde, qui produisent les jus Oasis.Avec l’accord des syndicats, l’entreprise a conçu deux programmes distincts: l’un couvre les deux usines tandis que l’autre s’adresse aux employés de bureau.«Tout s’est relativement bien déroulé, mais on s’en serait bien passé.C’est une très lourde formalité», affirme Jacques Tardif, responsable des ressources humaines.D’autant plus que les résultats de la démarche semblent parfois «illogiques», que les changements salariaux seront mineurs et qu’ils ne profiteront qu’a un très faible pourcentage des employés.Pourtant, s’il l’on en croit la présidente de la Commission de l’équité salariale, M'Jocelyne Olivier, tout VOIR PAGE A 10: CIBLE Certains patrons se demandent comment ils réussiront à attirer une main-d’œuvre spécialisée sans mettre en péril l’équité m C W 55-» «Ci •A S à S BIBLIOTHÈQUE QUÉBÉCOISE Pw’oarrf Durcrt La vigile du Québ*c 10 t A m r?7 ' ' -//¦/-' i T Uti’tC’lbr Qu 'est-ce que la mémoire collective aura retenu des événements d Octobre ?Peu de choses, je le crains D’où, trente an$ plus tard, l’exceptionnelle actualité de La vigile du Quebec.Serge Cantin, Le Devoir M8pW'.»ic9ft T 778313000658 P&! < Vm .pour la famille • en consacrant 500 millions de dollars pour construire ou rénover 40 000 logements; • en investissant 50 millions de dollars additionnels pour accélérer le développement de places en centres de la petite enfance ; • en augmentant le pouvoir d'achat avec 250 millions de dollars versés dès le mois de décembre à 2,5 millions de personnes pour appuyer la consommation.pour la santé En investissant 500 millions de dollars de plus pour: • améliorer le confort, le milieu de vie et la sécurité des personnes âgées en hébergement et fournir des équipements adéquats pour le personnel; • rendre plus efficace l'information entre les établissements de santé ; • moderniser les urgences et les bloc opératoires ; • améliorer le parc immobilier du réseau de la santé et des services sociaux dans toutes les régions du Québec.C'est une façon de relever le défi de l'avenir; c'est notre façon d'AGIR pour réussir.Confiants, on prépare l'avenir.Québec S S i x L E DEVOIR.L E M A R l> 1 I A \ O V E M R R E 200 LE DEVOIR ACTUALITES A Publié jeudi à Québec Michel David ?Les mots pour le dire Chat échaudé craint l’eau froide.En mars dernier, Jean Charest avait mis les pieds dans le plat, quand il avait tenté de définir les attributs de la «nation».Samedi dernier, à Trois-Rivières, il a attendu à la toute fin de sa conférence de presse, pour lancer, presque à la sauvette: «Nous sommes un peuple, nous sommes une nation.» Heureusement, cette fois-ci, personne n’a insisté.Devant les délégués au conseil général du PLQ, il a également joué de prudence, énonçant le plus sérieusement du monde cette profonde vérité, qui lui a valu de chaleureux applaudissements: «Nous sommes ce que nous sommes.» On serait tenté d’ajouter que le PLQ est toujours égal à lui-même.D’un programme à l’autre, il est toujours aussi difficile de trouver une définition précise de cette «spécificité» qu'il prétend faire reconnaître un jour dans la constitution canadienne.M.Charest avait pourtant été très clair en avril 2000, quand il avait participé au lancement du recueil Penser la nation québécoise, publié à l’initiative du Devoir.«À la grande question: est-ce que le Québec est une.nation?R faut répondre oui», disait-il.Evidemment, il n’est pas question de faire inscrire cette réalité dans la Constitution.Dès que les mots peuvent être de quelque conséquence, les libéraux choisissent invariablement les plus insignifiants.Certes, au sens sociologique, tel que l’exprimait Renan, on peut toujours dire que le Québec constitue une nation, mais.On a beau avoir l’habitude, il était quand même un peu déprimant d’entendre l’auteur de la nouvelle politique constitutionnelle du PLQ, Benoît Pelletier, définir encore une fois le Québec comme le «foyer principal de la francophonie au Canada».Autrement dit, comme faisant partie de la minorité ca-nadienne-française.Dire que M.Pelletier se faisait fort de rapatrier les symboles et la terminologie identitaires qu’il reprochait au PQ d’avoir détournés au profit de la souveraineté.Si besoin était, le mini-débat sur l’identité québécoise, qui a ponctué le conseil général de samedi, a encore montré à quel point il s’était illusionné sur la nature de son parti.?Peu importe comment on définira la spécificité québécoise, M.Charest assure qu’elle devra avoir la même portée interprétative que celle contenue dans l’accord du lac Meech.Bon prince, le chef du PLQ se dit même prêt à exiger l’enchâssement d’une clause aussi exigeante que celle sur laquelle tout le monde s’était entendu en 1987, même s’il conteste toujours qu’elle ait été diluée à la suite du rapport.Charest.Le temps modifie toujours un peu les perspectives.Bernard Landry affirme aujourd’hui qu’un repli en deçà des positions de Meech reviendrait à «abandonner toute notion d’un Québec fer et digne».A l’époque, c’était dans l’accord lui-même que Jacques Parizeau voyait un recul important par rapport aux revendications traditionnelles du Québec.En réalité, personne ne précisera avec certitude la portée réelle qu’aurait eue la clause de la «société distincte».En 1988, la Cour suprême a tenu compte du caractère particulier du Québec, quand elle a reconnu qu’il pouvait être légitime d’imposer la nette prédominance du français dans l’affichage commercial.En juin 1990, on a toutefois annexé au texte de l’accord un avis juridique signé par les meilleurs experts au pays, selon lequel le Québec ne pourrait tirer aucun pouvoir supplémentaire de la reconnaissance de sa spécificité.Aurait-elle été suffisante pour que la Cour suprême ordonne au gouvernement fédéral de verser au Québec la part de l’assurance-emploi qui lui permettrait de créer son propre programme de congés parentaux?Ou encore de l’exempter de l’application de la Ici sur les jeunes contrevenants?La question est théorique.S’il y a une chose qu'on ne peut pas reprocher aux libéraux, c’est de faire miroiter des amendements constitutionnels dans un avenir prévisible.M.Charest admet lui-même n’avoir aucune intention d'en prendre l’initiative.Au PLQ, on ne s’en cache pas: on s’est donné une politique constitutionnelle parce qu’on ne pouvait pas faire autrement Maintenant qu’on en a une, on va s’organiser pour en parler le moins possible d’ici à la prochaine élection générale, en misant sur le profond désintéressement de la population.Le programme adopté en fin de semaine n’en marque pas moins un tournant majeur dans l’histoire du parti.Tous les gouvernements libéraux depuis quarante ans ont tenté, à des degrés divers, d’augmenter, ou à tout le moins de préserver, les pouvoirs du Québec au sein de la fédération canadienne.M.Charest propose, lui, de renforcer la fédération elle-même, en tenant pour acquis que les intérêts du Québec et ceux des autres provinces coïncident Encore faudrait-il en être bien sûr.Samedi, Benoît Pelletier s’est dit très heureux que le PLQ soit le seul parti politique au Canada à proposer des modifications à l'entente sur l’union sociale signée en février 1999 et qui doit être renégociée l’année prochaine.Peut-être devrait-il plutôt s’inquiéter de constater que le sujet n’intéresse personne dans le reste du pays.Comme il semble pratiquement le seul à s’y intéresser dans son propre parti.Personne au conseil général n’a posé la moindre question sur cette consécration du «pouvoir de dépenser» du gouvernement fédéral, qui est pourtant au centre de tout le débat constitutionnel.mdavidCa ledevoir.com Un rapport unanime sur la concentration médiatique Les députés péquistes ont mis de l'eau dans leur vin Libéraux et péquistes se sont enfin entendus pour présenter un rapport unanime sur la concentration de la presse.Mais, pour arriver à un tel résultat, les élus péquistes ont dû mettre un frein à leur volonté d’interventionnisme.Au pied des conglomérats médiatiques, accouchera-t-on d'une inoffensive souris?ROBERT D U T RI S A C DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Les travaux de la Commission de la culture et des communications sur la concentration se solderont par un rapport consensuel qui sera rendu public jeudi.Selon diverses sources, les députés péquistes et libt» raux, après avoir frôlé l’irrémédiable division, se seraient entendus sur les principales recommandations.Mais si un tel consensus (vit atteint, c’est que les députés péquistes ont mis de l'eau dans leur vin et atténué les aspects les plus interventionnistes, mais aussi les plus significatifs, de leur position.Ainsi, leur proposition de créer un Conseil pour la diversité de l'information (CDD, sorte de Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) pour la presse écrite au Québec, fut battue en brèche par les libéraux.A la suite de la consultation publique tenue en février et mars derniers, les membres péquistes de la Commission de la culture ont poursuivi leurs travaux cet été en l’absence des libéraux en confiant la rédac- tion du rapport à Mam-François Bemier, un ex-journaliste du Journal de Québec maintenant professeur à l'Université d'Ottawa Selon ce rapport préliminaire, ce CD1, en plus d'un rôle de vigie visant à documenter rigoureusement les effets de la concentration et la convergence sur la qua lité et la diversité de l’information, aurait eu des pouvoirs de régie à l’instar du CR R’ fédéral.Toute acquisition d’une publication dïnformation générale devait lui être signalée et recevoir son approbation si la transaction augmentait la concentration de la presse.En outre, toute transaction visant la propriété croisée d’un journal et d’un média électronique devait également recevoir son approbation.Le CDI devait aussi veiller à l’observance de codes de conduite assurant l’indépendance des salles de rédaction réunies par la propriété croisée.Toutes ces dispositions réglementaires indisposaient au plus au point les libéraux.Programmes d'aide Toutefois, ces derniers se montraient favorables à la création de programmes d’aide destinés aux entreprises de presse ou à leur amélioration.le rapport pré liminaire recommandait l’établissement d’un crédit d'impôt pour les investissement dans les médias d’information générale indépendants et communautaires qui acceptent de respecter des règles déontologiques et de se doter d’une politique d’information régionale.On proposait également de hausser le budget consenti au Programme de soutien aux médias communautaires (PAMEC) afin de soutenir les médias indépendants en régions.Les députés libéraux répugnaient à ce que le Commission de la culture, comme le voulaient les deputes péquistes, recommande au gouvernement d'entreprendre des négociations avec le gouvernement fédéral afin d'obtenir le partage des compétences en matière de médias électroniques, les libéraux s'opposent à une telle démarche même si un tel partage pourrait se réaliser par l’entremise d’une entente administrative, à l'instar de l’entente sur l’immigration, comme le préconise d'ailleurs d’une façon générale le plan d’action du Parti libéral du Québec adopté samedi.Dans leur rapport préliminaire, les députés péquistes préconisaient que TéléQuebec fasse de l'information quotidienne et se dote d'une véritable salle de nouvelles axée sur l’information en provenance des région?.Pour ce faire, le budget annuel de la té lévisipn d'Etat passerait de fit! à UX) millions de dollars.A défaut d’un tel budget, on suggère que Télé Québec s’engage sur «des avenues audacieuses et inédites» pour assurer son développement en envisageant des alliances stratégiques.les parlementaires ont également pensé aux artisans de l’information, en proposant l'adoption d’une loi pour la reconnaissance des journalistes indépendants.Inspirée de la Loi sur le statut de l’artiste, cette loi destinée à protéger les journalistes pigistes permettrait la négociation d'un contrat-type.Enfin, les députés verraient d'un bon œil la création d’une Association des médias indépendants afin que ces derniers puissent faire face aux grands groupes médiatiques.Dans la presse hebdomadaire régionale, il subsiste à l’heure actuelle 38 journaux indépendants sur un total de près de 2(X) titres.Le convoi de la mort cto P THF NUCLEAR NIGK i fyD CHILDHHN WANT A FUTURE < Soupçonné d’être lié au réseau de ben l^tden Recherché, il se rend à la GRC Ottawa (PC) — Liban Hussein, un homme d’Ottawa soupçonné d’être lié au réseau terroriste d’Oussama ben Laden, a été arrêté hier par la Gendarmerie royale du Canada (GRC) après s’être livré aux autorités.Il était recherché par la police, car un mandat d’extradition avait été émis contrç lui samedi.Il doit répondre, aux Etats-Unis, d’accusations d’exploitation d’une société illégale de transfert de fonds.Selon la caporale Louise lafran-ce, Hussein s’est rendu à la GRC hier après-midi.Il doit comparaître ce matin en Cour provinciale pour une requête en cautionnement.La semaine dernière, le nom de Liban Hussein apparaissait sur la liste canadienne et américaine des 83 individus ou organisations dont les avoirs ont été gelés dans le cadre de l’opération de répression du réseau de financement d'Oussama ben Laden.Les autorités croient que les terroristes pourraient utiliser des sociétés illégales de transfert de fonds pour faire ixtsser clandestinement de l'argent dans d’autres pays afin de financer leurs activités.liban Hussein et son frère, Mohamed, exploitent la société Barakaat North America, qui a des bureaux à Ottawa et dans l’Etat du Massachusetts.Selon certains renseignements obtenus aux Etats-Unis, Barakaat a fait l’an dernier l’objet d’une enquête du FBI, en rapport avec des collectes de fonds à des fins terroristes.Une descente policière a eu lieu le 7 novembre au bureau de la société à Boston, ainsi que dans plusieurs autres entreprises similaires aux Etats-Unis.lœs deux avocats canadien et américain de Liban Hussein ont affirmé que leur client niait avoir tenté de recueillir des sommes d'argent destinées à des activités terroristes.FABRIZIO BENSCH REUTERS PLUSIEURS dizaines de manifestants ont gagné la frontière franco-allemande hier pour protester contre le retour en Allemagne d’un convoi de plus de 80 tonnes de déchets nucléaires retraités à La Hague, dans le nord de la France.Certains manifestants se sont enchaînés à des arbres surplombant la voie, d’autres ont choisi de porter des masques et des poupées défigurés.Les opposants au nucléaire soulignent le danger que représentent les convois de déchets circulant entre la France et l’Allemagne, en cas d’attaque terroriste.AVIS AUX PERSONNES MORALES, AUX ASSOCIATIONS ET AUTRES GROUPEMENTS IMMATRICULÉS AU QUÉBEC 15 décembre 2001- Date limite de production de la déclaration annuelle 2001 L’Inspecteur général des institutions financières rappelle qu’il est obligatoire de produire la déclaration annuelle 2001 avant le 15 décembre 2001 Si vous avez reçu une déclaration annuelle préimprimée de l’IGIF, elle doit être vérifiée, complétée s’il y a lieu, signée, accompagnée des droits prescrits et retournée à l'IGIF dans l'enveloppe préadressée ou encore être déposée électroniquement dans les services en ligne Internet de l’IGIF (www.igif.gouv.qc.ca) lorsqu'il n'y a pas de modification.De plus, prenez note que des mesures annoncées au Budget 2001 -2002 exemptent les nouvelles entreprises immatriculées en 2001 de produire une déclaration annuelle l'année de leur immatriculation.Si vous n'avez pas reçu votre déclaration préimprimée, communiquez avec l'IGIF aux numéros de téléphone suivants : Renseignements: Région de Québec: (418) 643-3625 Ailleurs au Québec : 1 888 291 -4443 hfCKj/c’t'Ù’ Gàmbard Vente et service technique •f ROLEX Inspecteur général des institutions financières Québec SS Datejust en acier et or 18 carats 630-A RUE CATHCART, MONTRÉAL, CENTRE VILLE • TÉL: 866-3876 I.f L F.1) F V 0 I R .L F MARDI I :$ X 0 V F M B R K 2 0 0 I A 1 , E S A C T U A m ES Marrakech aidera Kyoto La conclusion heureuse de la conférence va contribuer à mieux contrôler le climat LOUIS-GILLES F R A N C O E U K LE DEVOIR I\ n'est pas vrai que nous allons faire les frais des augmentations de gaz à effet de serre (GES) dans les autres provinces», a déclaré hier au Devoir \e ministre de l’Environnement du Québec, André Boisclair, à son retour de la conférence de Marrakech sur le contrôle du réchauffement climatique où les 180 pays participants ont arrêté définitivement les règles de gestion du Protocole de Kyoto.I.a conférence a d’ailleurs failli avorter en raison des positions très fermes défendues par le Canada et d’autres pays comme le Japon et la Russie, qui voulaient obtenir un maximum de flexibilité sur les mécanismes juridiques élaborés pour contrôler l’application du Protocole et la comptabilité des émissions et crédits.Le ministre canadien de l’Environnement, David Anderson, a d’ailleurs reconnu implicitement que le Canada a fait suer plusieurs délégations à Marrakech en évoquant les «négociations difficiles» qui ont précédé l’accord historique.Mais André Boisclair, comme David Anderson, voit dans la conclusion heureuse de cette conférence internationale un énorme pas en direction du contrôle du climat.\z réunion de Marrakech, notait de son côté David Anderson, constitue non seulement un «accord majeur», mais il est d’autant plus méritoire que le défi technique était énorme.Les négociateurs des 180 pays ont dû traduire en 250 pages de textes juridiques l’accord de Bonn, qui se limitait à 14 pages.Une ligne commune entre les provinces Pour le ministre québécois de l’Environnement, «Marrakech ouvre maintenant la porte à la ratification du Protocole de Kyoto par le Canada, ce qui reporte le débat sur son application et sur le partage de l'effort entre les provinces.J’ai déjà eu des pourparlers là-bas avec notamment mon collègue de la Colombie-Britannique.On va essayer entre provinces d’élaborer une ligne commune».On a cependant une idée des difficultés qui attendent les négociateurs des provinces quand on comprend à quel point un partage de l’effort de réduction proportionnel aux augmentations réelles des GES constitue un objectif politique difficile à atteindre.Entre 1990 et 1997, par exemple, le Québec a augmenté ses émissions de GES de 0,8 %, l’Ontario de 7,7 %, l’Alberta de 21,1 %, la Colombie Britannique de 20,9 %.L’augmentation moyenne au Canada pour cette période était de 13,5 %.En France, le premier ministre Lionel Jospin soulignait cette «dernière étape» de la mise en pla- ce du processus de Kyoto en invitant les 170 pays signataires à le ratifier rapidement Pour M.Jospin, l’accord de Marrakech établit un système de contrôle des obligations du Protocole sans précédent dans un accord de nature environnementale.«C’est un message important, a-t-il dit qui vient d’être envoyé à la communauté internationale au moment même où on négocie à Doha un nouveau cycle commercial.» Pour Greenpeace international, la montagne a accouché d’une souris car l’atteinte des objectifs de Kyoto, constamment dilués, à son avis, au cours des conférences antérieures, vise une réduction de 6 % des GES de la planète alors qu’il faudrait, à son avis, les réduire de 80 % pour contrôler le climat.Greenpeace est particulièrement déçu du système de crédit basé sur les puits de GES, qui vont permettre de comptabiliser des productions agricoles ou forestières qui auraient eu cours sans le Protocole, comme s’il s’agissait un effort supplémentaire des signataires.Par contre, le groupe environnemental applaudit aux nouvelles règles de participation du public dans la surveillance des objectifs du Protocole, aux règles contraignantes sur la comptabilité des émissions et des crédits qui vont faire foi, ou non, de l’observance des engagements de chacun.Greenpeace à la défense des forêts anciennes PRESSE CANADIENNE Le groupe écologiste Greenpeace dénonce le caractère secret de la Conférence de Montréal sur la biodiversité.Le groupe a installé aujourd’hui devant le siège de l’Organisation de l’aviation civile internationale, sept animaux gonflables provenant des sept dernières grandes forêts anciennes.Greenpeace vou- lait ainsi souhaiter la bienvenue aux délégués de plus de 110 pays qui prendront part à la conférence et qui décideront du sort de ces animaux.Par cette action, Greenpeace demande aux gouvernements du monde entier d’arrêter la destruction des forêts anciennes.Le groupe réclame aussi des gouvernements l'injection de 15 millions par année pour des projets de conservation.Recherche et développement Décembre 96: |Le protecteur du citoyen dépose son rapport annuel à l’Assemblée nationale «Que les autorités fiscales renoncent à leur réclamation pour les investissements effectués en 1991-1992.» Octobre 97: |Le protecteur du citoyen dépose un rapport spécial à l’Assemblée nationale Il y stipule que: «la marge de manoeuvre conférée par l'article 94 de la loi sur le ministère du Revenu lui permet de corriger les iniquités et de réparer le préjudice causé par sa faute».p.28 rapport spécial du protecteur citoyen octobre 9/ Juillet 2001: (La protectrice du citoyen constate «Le gouvernement ainsi que les membres de l'Assemblée nationale n’ont pas donné les suites escomptées.Je ne peux malheureusement aller plus avant dans ce dossier compte tenu des pouvoirs qui me sont reconnus par la loi.» Novembre 2001: |L’ACAPDP & RD demande à l’Assemblée nationale et au gouvernement d'appliquer sa marge de manoeuvre pour corriger un fouillis qui perdure.Payé par l’association des contribuables ayant participé dans des projets de recherche et développement.Pour information: (^14) 869-2069 Site Web: www.arvox.ca/acapdp Il était une fois.JACQUES NADEAU LE DEVOIR DE PASSAGE dans sa circonscription électorale de Verchères hier, le premier ministre Bernard Ixindry s’est chargé de faire la lecture à un auditoire attentif lors de l’inauguration des nouvelles installations de deux centres de la petite enfance à Contrecœur et à Saint-Amable.Us 50 millions annoncés dans le discours du budget permettront de créer 5000places supplémentaires en garderie au Québec.Leçons aux donneurs de leçons ?Le journaliste Normand Lester tend un miroir critique au Canada anglais STÉPHANE BAILLA RG EON LE DEVOIR Le journaliste Normand Lester, de Radio-Canada, croit détenir un nouveau scoop.Dans son dernier livre, il annonce que le fasciste des années 1930 Adrien Arcand, loin de représenter un ancêtre idéologique des nationalistes québécois, était en fait «un adversaire résolu du séparatisme», défenseur des idéaux "Canadians», «secrètement à la solde du premier ministre du Canada» de l'époque, Le Livre noir du Canada anglais (Les Intouchables) arrive cette semaine en librairie.Le spécialiste des questions de défense et d’espionnage y rappelle notamment que les publications antisémites québécoises comme Le Goglu et lœ Chameau ont été financées par le Parti conservateur de Richard Bedford Bennet Son parti au pouvoir a fourni au moins 18 000 $ à Arcand en 1930 d’équivalent de 193 000 $ aujourd’hui).Le Livre noir du Canada anglais multiplie ce genre d’informations — mais celle concernant Arcand se veut la plus incendiaire.L'ouvrage se présente en fait comme une double réplique: d’abord aux Minutes du patrimoine, des capsules télévisuelles qui ont coûté plus de sept millions pour «blanchir l’histoire du pays à l’aide de gélules de pro- pagande», comme l’écrit et le répète M.Lester en ajoutant «qu'un passif et un négatif de l’histoire canadienne a été occulté».Et puis, surtout, son ouvrage se veut une réplique au «dénigrement systématique auquel se livre la presque totalité de la presse anglophone depuis le référendum de 1995», selon l’auteur.D passe donc en revue les crimes et injustices qui jalonnent l’histoire du Canada, notamment les discriminations à l’endroit des Amérindiens, des Japonais et des Juife.«J’ai constaté que les donneurs de leçons sont en fait mal placés pour faire notre procès», dit le journaliste.Mais est-ce vraiment nouveau.Normand Lester tient-il des scoops, au moins un en tout cas?Le professeur Jean-François Nadeau, de l'université Laurentien-ne, en Ontario, qui prépare un ouvrage sur Arcand, n’a pas lu le livre de M.Lester et ne peut donc juger l’affaire sur le fond.Il note cependant que la filiation financière entre l’organisation fasciste et le parti fédéral conservateur a été révélée dans les années 1970, notamment dans le livre The Svatiska and the Maple Leaf.«En fait, Arcand était même plus qu’m fédéraliste: c'était un impérialiste, dit l’éditeur du journal engagé Le Couac.Et, à partir de 1935, le parti libéral va prendre la relève du parti conservateur et financer Arcand encore une fois avec beaucoup d’argent.» Nouvelle méthode pour mesurer le risque de maladie cardiovasculaire PAULINE GRAVEL LE DEVOIR Une nouvelle méthode développée par l’équipe de Benoît Lamarche du département des sciences des aliments et de nutrition de l’université Laval permettra d’améliorer grandement la prédiction du risque de souffrir d’une maladie cardiaque.Actuellement, les cliniciens évaluent ce risque en se basant sur la mesure des niveaux sanguins de mauvais cholestérol ou LDL (low lipoprotein).Or, ce mauvais cholestérol est transporté dans le sang par de petites et grosses particules en forme de billes appelées lipoprotéines.De plus, des études ont montré que la prépondérance des particules de petite taille gorgées de cholestérol est signe d'un risque élevé de maladie cardiaque, alors qu'une saine alimentation favorise l'émergence des plus grosses particules.Outre les habitudes alimentaires, plusieurs autres facteurs, tels que la génétique, l’obésité et l’activité physique peuvent influen- cer la proportion des petites et grosses particules de mauvais cholestérol.A partir de trois microlitres de plasma sanguin, la méthode mise au point à Québec et qui a récemment fait l’objet d'une publication dans la prestigieuse revue de cardiologie Circulation permet de séparer les particules LDL selon leur taille et d’évaluer leur contenu respectif en cholestérol.«En mesurant ces deux caractéristiques, notre technique redéfinit notre façon d’évaluer le risque associé au mauvais cholestérol», souligne Benoît Lamarche.Par exemple, parmi les personnes chez lesquelles on a mesuré un niveau normal de mauvais cholestérol, celles dont le cholestérol se concentre dans les particules plus fines sont beaucoup plus à risque qu'on ne le croit de développer une maladie coronarienne.Inversement, une proportion relativement élevée d’individus dotés de niveaux élevés de mauvais cholestérol n’est pas aussi menacée qu’on le pense si ce cholestérol se distribue plutôt dans des particules plus volumineuses.«Si deux personnes présentent exactement les mêmes valeurs de cholestérol, explique Benoît Lamarche, celles dont le cholestérol sc trouve principalement dans de petites lipoprotéines (LDL) sont quatre à six fois plus à risque d'avoir une maladie du cœur au cours des cinq prochaines années que la personne dont le cholestérol s’est accumulé plutôt dans des grosses LDL» Le raffinement de cet outil de prédiction permettra également de préciser sur quel type de particules agissent les médicaments censés abaisser le cholestérol, ajoute le chercheur.On pourra aussi déterminer quelles approches préventives ont un impact vraiment significatif sur le risque de maladie cardiovasculaire.Bien que la technique soit couramment utilisée en recherche, elle exige une expertise qui n’est pas disponible en clinique.Benoît Lamarche s’applique à simplifier la technologie afin de rendre cette méthode de prédiction accessible à tous les médecins.* fecco Prenez votre premier café avec nous A GAGNER 10 MACHINES À CAFE SAEC0 Du 5 au 23 novembre.Écoutez SONNEZ LES MATINES entre 6 h et 9 h du lundi au vendredi avec Diane Lafrance et Alain Jean-Mary.Les animateurs vous dévoileront ie titre de la chanson soleil à 7 h 25 .Pour gagner une des 10 SAEC0 d'une valeur de 500$ chacune, remplissez correctement le coupon réponse et tenez vous prêt à recevoir un appel et à répondre « JE PRENDS MON CAFÉ DU MATIN avec CITÉ RockDétente et LE DEVOIR » Saeco LF DEVOIR RockDétente MA itADIO AU BOULOT 107.3 FM rockdetente.com ï! s f.> Ul lii O ëS c (/> E • 0) ar l e Devoir Inc.dont le siètfe social est situe au 2050, rue De Bleury, 9" étage.Montréal.(Québec), H3A 3M9.H est Imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean, 800, boulevard Induslriel.Saint Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest.Montreal.L'agence lYesse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans l* Det'oir.Le Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc.900, boulevard Saint-Martin Ouest, I.aval Envoi de publication — Enregistrement n 0858.Dépôt legal: Bibliothèque nationale du Québec.SUITE DE LA PAGE 1 le monde gagne à appliquer la loi.«Il ne faut pas oublier que le principe de non-discrimination était déjà reconnu et inscrit à la Charte des droits et libertés du Québec bien avant l'adoption de la loi de 1996.Plusieurs entreprises — et non des moindres — ont d’ailleurs été poursuivies par leurs employés parce qu’elles n’étaient pas équitables envers les femmes.Pensez à Bell Canada ou au gouvernement fédéral», rappelle-t-elle.A son avis, la mise en place de programmes d’équité va éviter bien des mauvaises surprises aux employeurs.«Mais ça n’empêchera pas les femmes de recevoir enfin ce qui leur est dû.» Les patrons interrogés par l'Ordre des conseillers en relations industrielles estiment que les changements salariaux nécessaires pour réaliser l’équité seront inférieurs à 5 %.Dans certains cas, plus rares, ils pourraient dépasser 10 %.Mais il faudra attendre au moins un an pour savoir exactement combien de femmes — et d’hommes — occupant des emplois à prédominance féminine en auront profité.N’empêche qu'en comparaison avec les milliards de dollars qu'obtiendront les fonctionnaires fédéraux à la suite d’une décision judiciaire, ces changements annuels semblent dérisoires.L'argument fait soupirer M'Olivier «Les fonctionnaires se sont battues pendant 15 ans avant de voir leur argent.Le tiers de ce qu'elles recevront est constitué d'intérêts.Le reste équivaut à environ une augmentation d'un dollar de l’heure», affirme-t-elle.«Les changements préim par la loi ne seront pas rétroactifs.Mais ils sont significatifs.Et puis, dans un cas comme celui-là, on se bat aussi pour le principe.» M' Olivier insiste aussi sur la dimension universelle de la loi, rappelant que c’est d’abord pour assurer à toutes les femmes une juste rémunération que le gouvernement a choisi de faire adopter une loi proactive.«Le recours par plainte s’est avéré très compliqué, très coûteux et très long.En pratique, ce type d’action est réservé aux groupes les plus organisés, aux syndicats soutenus par des grandes centrales.Les femmes non syndiquées, qui sont les plus vulnérables, n’étaient pas en mesure d’exercer leurs droits avec la Charte», explique-t-elle.C’est d’ailleurs pour cette raison que les syndicats et les groupes de femmes se sont tant battus pour obtenir la loi.«Même si c’est un compromis, même si son application pose des problèmes qui devront être réglés, la Loi sur l’équité salariale représente une avancée majeure pour les femmes», affirme la vice-présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) Claudette Carbonneau.Tous les bons avocats le savent «une mauvaise entente vaut mieux qu’un bon procès» parce quelle ouvre des perspectives d’avenir au lieu de se limiter à régler le passé.Nouvelles stratégies syndicales Autre dimension du problème posé par l’entrée en vigueur de la loi, rares sont les organisations qui envisagent les lendemains de l’échéance.Celles qui le font se rendent toutefois compte qu elles pourraient se retrouver avec des problèmes inédits.Le maintien de l’équité salariale impose en effet aux employeurs une rigidité qui risque d’avoir un impact sur la vie de l’entreprise et sur les relations de travail.Ainsi, certains patrons se demandent comment ils réussiront à attirer une main-d’œuvre spécia- lisée sans mettre en péril l’équité et sans menacer la santé financière de leur entreprise.«En limitant le jeu de l’offre et de la demande, la loi risque de se révéler désavantageuse pour les employeurs, mais aussi pour certains employés indispensables et rares», fait remarquer Jacques Tardif, des Industries Lassonde.«Par exemple, si on veut augmenter le salaire de nos mélangeurs, il faudra aussi hausser celui des autres employés dont le poste est jugé équivalent.Ça risque de nous coûter trop cher», souligne-t-il.Elle est révolue l’époque où un petit nombre d’employés bien organisés — des techniciens, par exemple — pouvaient obtenir des hausses salariées de 10 % par année pendant que leurs collègues - des couturières ou des téléphonistes — devaient se contenter de 2 % arrachés de haute lutte après 10 mois de grève.Les syndicats devront nécessairement tenir compte des nouvelles obligations des patrons et modifier leur stratégie de négociation.«la répartition des augmentations salariales se fera peut-être autrement, reconnaît Claudette Carbonneau.A partir de maintenant, les gains seront répartis parmi un plus grand nombre d’employés.En termes de justice sociale, on peut considérer ça comme une avancée».souligne-t-elle.Patrons et syndicats s’entendent pour dire qu’on s’apprête à tourner une page de l’histoire du travail.Pour le moment, toutefois, personne ne voit trop venir la prochaine.Et la Commission n’a pas de réponse à fournir.«Le concept même d’une loi proactive j sur l’équité est relativement nouveau.Il existe très peu de modèles et aucune jurisprudence applicable», rappelle M'Olivier.«Nous devrons donc bâtir notre expérience à partir de l’expérience.» e-st.ci\«r«vvt ru« Stlnte-Cathtrin* -axitewberg - cuisine française qui fait bonne impression ?CE MIDI: Entrée + nage de la mer au beurre blanc + dessert • 16$ ?Repas d’affaire à organiser ?Demandez notre salon prive.359, av.du Président-Kennedy (coin de Bleury) • © Place des Arts •Tél.: 285-8686 .gutenberg@qc.aira.com y 7* i f I I
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