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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 23 avril 1918
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1918-04-23, Collections de BAnQ.

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VOLUME IX.— No 95 MONTREAL, MARDI 23 AVRIL 1918 DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste : Édition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$5 00 UNION POSTALE.».« 8 00 Édition hebdomadaire CANADA.$2 00 ETATS-UNIS •••• é 2 «50 UNION POSTALE • > • • • 3 00 Rédaction et administration : 43.RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL TÉLÉPHONES i ADMINISTRATION: RÉDACTION: - Main 7461 Mata 7460 Directeur: HENRI BOURASSA.FAIS CE QUE DOIS ! L’INVISIBLE TRAGEDIE On s’est de nouveau demandé, à propos de la soirée prochaine de l’Assistance maternelle, pourquoi des oeuvres de ce genre, admirables de l’aveu de tous, recevaient si peu d’efficace secours, comparativement à telles oeuvres de guerre étrangères.Snobisme, ont dit certains, et l’explication vaut quelque chose, encore qu’il convienne de rendre hommage aux nobles sentiments et au complet désintéressement de la plupart de ceux et de celles qui s’occupent de ces oeuvres.L’explication vaut quelque chose, mais, relativement, peu de chose et il faut chercher plus loin.Et l’on a invoqué alors l’étrange maladie, comparable dans l’ordre physique à l’infirmité des presbytes, et qui nous empêche de voir les choses de notre pays.On en relève facilement, en plus d’un domaine, les traces diverses.C’est ainsi que vous avez quantité de gens qui sont parfaitement renseignés sur les maux de l’étranger et qui n’ont jamais songé à se pencher sur ceux de leur pays.Quantité d’autres sont au courant du mouvement intellectuel en France et en Angleterre et ne connaissent rien de ce qui se passe chez eux.D’autres encore sont toujours prêts à faire abstraction, en toute décision, des choses et des intérêts de leur pays: ils ne les voient pas.La maladie est connue, très bien caractérisée, et les causes en sont multiples.Elle fait comprendre, dans une large mesure, pourquoi ceux qui en sont atteints s’intéressent beaucoup plus aux oeuvres du dehors qu’à celles du Canada.Mais cette explication même reste insuffisante, car beaucoup de ceux qui en sont indemnes ne donnent tout de même pas à des oeuvres du type de l’Assistance maternelle l’appui qu’il faudrait.Puis, cette indifférence sévit en tous pays.Partout on se précipite au secours des oeuvres de guerre ou de celles que suscite une sanglante catastrophe, alors qu’on hésite ou qu’on se laisse trainer à aider les institutions qui soulagent la misère et la souffrance sans éclat.C’est que l’on ne sait pas deviner l’invisible tragédie quotidienne, celle qui se joue sans décor et sous les plus banales apparences, celle qui, inlassablement, avec une efficacité terrible mais sans éclat, ronge les chairs vives d un peuple.M.Dupire le rappelait de façon émouvante, lors de 1 incendie de la crèche des Soeurs Grises: combien de personnes ont été secouées jusqu’aux larmes par le spectacle des petits corbillards blancs et qui n ont jamais songé aux victimes cent fois plus nombreuses que la mortalité infantile prend chaque année dans notre ville?Et combien d’autres eurent un geste de douloureuse surprise quand M.Montpe-tit, lisant au Monument national des statistiques américaines, affirma que le conscrit qui part aujourd’hui pour la guerre a sept fois plus de chance d’échapper a la mort que le petit enfant qui entre dans la vie?Combien, pour passer à un autre domaine, songeront, en lisant les effroyables statistiques de guerre que M.André Tardieu publiait récemment, que cette saignée héroïquement soufferte par la vieille France lui coûtera probablement moins cher que l’effondrement continu de sa natalité au cours du dernier siècle et que la suppression de celui-ci lui cm probablement épargné celle-là?Un écrivain des Eludes l’affirmait sans j hésitation il y a quelques mois et ‘M.Gallon, ancien inspecteur general des ponts et chaussées, vient d’écrire dans une brochure très commenté en France: "Le programme de l'Allemagne impliquant une supériorité de forces considérable pour le début des opérations, il est douteux qu’elle eût osé en entreprendre la réalisation si, au lieu des effectifs trop réduits auxquels la condamnait sa population devenue presque stationnaire, la France avait eu immédiatement à lui en opposer d’à peu près aussi nombreux que les siens.Et ainsi apparaît-il tout d’abord comme possible, probable, même, qu’un semblable accroissement de la population française aurait permis d’éviter le fléau de la guerre actuelle." Cette inaptitude à saisir la terrible gravité des causes qui opèrent sans éclat est fort explicable; elle découle de notre infirmité même.Alors que la guerre et son tragique branlebas, alors que la soudaineté et le retentissement d’une grande catastrophe frappent les esprits les plus distraits, saisissent pour un moment leur attention, il faut, pour mesurer la portée et les lointaines conséquences de la mortalité infantile ou de la baisse de la natalité, de la réflexion et de l’observation, un long effort de volonté.Mais, précisément parce qu’il faut tout cela, parce que les oeuvres qui visent à guérir les maux les plus graves, sinon les plus voyants, ne se présentent point avec l’éclat qui attire et commande les»concours.il faut créer autour d’elles le plus puissant courant de sympathie.Il faut en montrer la raison d’être et faire voir qu’elles aussi réparent les désastres de la guerre, la pire de toutes, celle qu’aucun traité de paix ne viendra terminer; il faut faire voie que la mort du petit ou de la maman qui succombe dans l’obscurité de la mansarde montréalaise creuse un vide aussi douloureux que celle du soldat qui tombe héroïquement sur le champ de bataille; il faut faire voir que la vie d’un petit Canadien ou d’une mère du faubourg Québec est aussi précieuse que celles des martyres de la Serbie ou de la Belgique.Quand ces choses seront comprises, quand les esprits sauront sous les apparences suivre les péripéties de l’invisible tragédie, le snobisme, s’il en reste encore, comptera pour bien p a de chose.Autour de Y Assistance maternelle, de l’Hôpital Sainte-Justine, des Gouttes de lait, des Crèches, de toutes les oeuvres qui veulent diminuer la souffrance et conserver la vie, fortifier la race et la grandir, les dévouements se multiplieront.On donnera sans compter le temps et Tar-gent, les trésors de sa bourse et ceux de son coeur.Omer HEROUX.que ce soit une raison de les continuer mais de les arrêter.Avant de commander de nouvelles machines ou plutôt avant de les payer, même si elles sont commandées, ne serait-il pas beaucoup plus simple de faire l’expérimentation de l'arrosage à grande eau recommandé par M.le commissaire McDonald quand il était en fonctions, par le directeur d’hygiène, par le représentant du quartier Saint-Louis, tous grands voyageurs qui ont profité des observations faites dans les grandes villes du continent et d’Europe?Outre qu’il ne coûte rien, l’arrosage à grande eau est beaucoup plus efficace que l’arrosage au moyen des voitures-réservoirs.Il ne fait pas que soulever momentanément la poussière ce qui au point de vue hygiène est plus dangereux que de la laisser adhérer au sol, mais il la chasse littéralement à l’égout et avec elle tous les menus détritus qui salissent la chaussée ; de plus, il permet le nettoyage des trottoirs, l’été d’une saleté repoussante, et qui ne sont jamais atteints par les jets de la voiture à réservoir.La pratique du tout à l’égout est en pratique dans la plupart des grandes villes du continent; il est moins coûteux, plus rapide et plus efficace que le système actuellement en usage.LES AGENTS - C YOLTSTBS La seconde suggestion de l’éche-vin de Saint-Laurent comme la troisième démontrent la nécessité de la formation d’une escouade spéciale de la police chargée de la surveillance de la circulation.Nos lecteurs se souviennent que nous avons déjà très longuement exposé celte question.àl.Rubenstein a montré la nécessité dé la formation d’une escouade d’agents cyclistes ou plutôt moto-cyclistes (fui seuls sont capables de donner la chasse aux chauffeurs écervelés qui par leurs excès de vitesse mettent en danger la vie des piétons.L’escouade d’agents de circulation devrait être pourvue de vélocipèdes.M.Rubenstein a plusieurs fois traité de ce sujet devant le conseil depuis qu’il y siège et mus avons fait, à cette occasion, l’observation que nous renouvelons Ujourd’hui.Aux Etats-Unis, les illes de cent mille âmes ont toutes ou presque toutes leurs corps d’agents cyclistes.L’été dernier, nous nous trouvions dans une municipalité de l’Etat de New-York qui compte environ 75,000 de population, lors du défilé de la National Gnard partant pour un port de l’Atlantique, et nous avons observé'une quinzaine d’agents cyclistes qui assuraient de façon admirable le service d’ordre, tâche assez difficile pourtant car la population locale s’était gonflée de la plus grande partie de celle des villettes environnantes.4 LES REGLEMENTS Enfin, M.Rubenstein a fait observer encore que les règlements de la circulation sont fort mal observés par les camionneurs.Il existe, à Montréal, quantité de rues qui sont interdites au trafic lourd en théo-rie; en pratique, il n’en existe pour ainsi dire pas et l’on voit les lourds camions-automobiles comme les fardiers désagréger le pavage des rues les plus “résidentielles” et ebranler les façades des maisons.A l’heure actuelle, les règlements sont trop nombreux et trop compliqués, les affiches insuffisamment visibles.Tout le problème devrait être étudié par un agent très au courant des infractions aux règlements de la circulation et de leurs difficultés d’application, qui pourrait dresser un rapport sur les modifications à apporter à la législation en usage et se charger de l’éducation des chauffeurs et camionneurs, une fois les règlements refondus, au moyen de circulaires explicites, nettes et pratiques.Louis DUPIRE.litè nous apparaît; plus nous nous approchons vers la vérité.Ainsi, au bout de la rue, où le soleil jetait à ce moment des lueurs d’incendie, n’apparaissait-il pas plus d’horizon et de ciel, parce que les arbres étaient dépouillés?Non, le vrai bonheur n’est fait ni d’ignorance, ni de mensonge, ni de crainte.Joëla ROHU.AUX COMMUNES BILLET DU SOIR.CHRONIQUE MUNICIPALE LES TAXES.Nous indiquions hier quelques-unes des lacunes les plus apparentes du système d’administration telles qu’elles apparaissent apres une étude superficielle.H eût fallu, pour exécuter des réformes radicales, pour prêcher l’économie rigoureuse, pour opérer un chambardement nécessaire, des commissaires qui réunissent un nombre respectable de qualités : ils prêchent l’économie et cependant leur nomination seule entraîne une augmentation de dépenses ; ils doivent recommander des réformes et rien ne les a préparés à leur nouveau poste ; ils sont ignorants du rouage administratif ne savent pas et ne sauront pas d'ici plusieurs mois où il est possible de supprimer des pièces et où il est urgent d’en créer de nouvelles.Les paperasses sont nécessaires dans une administration considérable et les nouveaux administrateurs s’y sont trouvés, semble-t-il, perdqs-dès les premiers jours, d’autant plus qu'ils avaient commis la faute inexplicable de donner pour ainsi dire son congé au secrétaire du bureau sortant et de le remplacer par M.Crépnult.Point n’est besoin de vanter M.Sénécal au détriment de M.Cnépault dont l’activité et la compétence sont reconnues ; mais M.Sénécal connaissait parli-eulièrement le fonctionnement du bureau des commissaires et son expérience eût été utile aux commissaires, ignorant les mille et un détails de leurs nouvelles fonctions Ils ont débuté par un pas de clerc comme rétablit d’ailleurs la reins-1 lallation de M.Sénécal.Leur premier acte administratif important, c’est la répartition des nouveaux impôts.Leurs mains s'a-pesantissent lourdement sur le contribuable _ déjà suffisamment charge, mais il fallait s’attendre à ce qui arrive même s’ils avaient été électifs.On a bien fait, nous semble-t-il, de ne point mettre en vigueur la taxe d’habitation et de sc contenter d’une augmentation de la taxe d’eau.Percevoir un nouvel impôt c’est nécessiter une foule de formalités coûteuses et longues d’autant plus que pour faire rendre gorge aux récalcitrants on ne possédait pas Parme terrible fournie par la taxe d’eau : la réduction par la I soif.LES SUGGESTIONS DE L’EGHE-VIN RUBENSTEIN.Le représentant du quartier St-Laurent dont le grand sons pratique est reconnu, a fait récemment trois suggestions à la nouvelle administration.La première c’est l’arrosage des rues à grande eau la nuit.La Gazette qui commente ces suggestions dit relativement à la première : “La première suggestion doit être envisagée sous plusieurs angles.La ville a acheté récemment des balayeuses et des arroseuses à moteur, et dépensé des sommes considérables dans ces achats.On doit en acheter d’autres et si clics donnent satisfaction l’emploi des boyaux à incendie semblerait inutile.La question doit être décidée par les ingénieurs et autres fonctionnaires de Ja voirie.” Ce commentaire ne nous semble pas rigoureusement logique.Si la ville a fait des dépenses d’autant plus folles qu’elles sont inutiles dans le passé il ne nous parait pas BONHEUR Il faisait clair et doux.Au sortir d’une ri t* piion où nous avions toutes deux respiré trop fortement le lilas et la violette, nous décidâmes de rentrer à pied.Son bras passé sons le mien, ma compagne racontait l’emploi de ses fournées où elle avait résolu de consacrer quelques heures à la lecture, à l’étude.Je Ven louai.—Vouez-vous, me.dit-elle, j’ai tout à loisir: le temps et l’argent.Je suis heureuse.Nous fixions le soleil qui, au bout de ta rue, s’irradiait en teintes douces.Elle continua: — Heureuse?je le suis trop.Il me vient, par moment, une immense crainte du malheur auquel nulle vie n’échappe, que je ne suis pas préparée à subir.Malheur et souffrance, ce sont des mots que je comprends à peine et je me sens toujours impuissante à consoler ceux qui me confient leurs chagrins.Je répétai seulement : —“En effet, vous êtes heureuse, bien heureuse.H arrive rarement d’entendre dire: je suis heureuse; plus rarement encore : je suis trop heureuse.Et l’envie ne se glissa pas en mon coeur pour le sort de celle qui disait : Malheur et souffrance sont des mots que je ne comprends pas.Leur mystérieuse torture est une leçon nécessaire aux âmes : elle les façonne, les cisèle, les assouplit; les rend aptes à comprendre les grandes détresses, les profondes joies.La parole de FEcclcsiaste demeure vraie: "Nous ne valons que par ce que nous souffrons." Lu force des urnes n’est-elle pas faite que des désillusions qu'elles ont bien supportées?Chaque espoir déçu, chaque amour méconnu pèse au poids de notre sagesse.Pins les illusions tombent autour de nous, plus la ràa- BLOC - NOTES Cela continue é Les Canadiens-français ne parlent pas français.Tout le monde qui ne sait pas le français, aux Etats-Unis, dans l'Ontario et ailleurs, le dit, l’écrit et finit par le croire.A preuve, ce que racontait dans son iiuméro de dimanche dernier Je World, de New-York, à propos de deux Franco-Américaines de Bangor (Maine), mesdemoiselles Richard et Thériault, en regimen tées dans le corps des téléphonistes américainjes en France."They were selected more especially for their ability to Speak French, both the French of France and the odd Frencli-Cimadian patois of Lower Canada, so different from pure French, that it is practically a different language", écrit le World.Et voilà! Puisque les Français comprennent les Canadiens français et quo ceux-ci se font entendre en France, on serait porté à croire que c’est parce que nous parions natiirallement le français.Détrompons-nous.Ceux de nous qui se font comprendre en France y réussissent simplement parce que, à part de savoir le French-Canadian patois, ils ont appris quelque part •le français.Nous ne le savions pas, mais un Américain nous l’apprend, bien qu’il ignore sans doute toutes les sortes de français, à commencer par le French-Ctmadian patois.Dans le CollieFs du 13 avril, un autre journaliste américain, du nom de Mel'tzer, — le nom dit assez l'origine, — manifeste son étonnement d’avoir entendu Je directeur du Devoir “speaking French with the case of a Parisian"; il écrit cependant plus loin que le Canadien-français ne parle pas du tout le français, mais unt‘ sorte de patois bâtard.Il n’explique pas cependant à ses lecteurs comment il se fait que M.B ou cassa, “speaking French with the ease of a Parisian", a pu parler en public, depuis vingt ans, ,à des centaines du mille Canadiens-français, et se faire entendre d’eux au point que, paraît-il.c’est lui qui est responsable, d’après le Litterary Digest du 20 avril, des émeutes de Québec et du sentiment aniticonscriptionniste de la province.Ces journal isles américains sont merveilleux d’assurance.Barrés, Bazin, Labor! et, tout dernièrement, Viviani, ont assuré aux Français que nous parlons français; l’ambassadeur de France à Washington, M.lusse ran d, a dit jadis publiquement à la presse américaine que nous parlons français.Mais fi de tout cela! Qu’est-ce que vaut l’autorité de ces Français con tre l'affirmation de gens qui, nés aux Etats-Unis ou en Allemagne, disent doctoraiement que nous par Ions an odd French-Canadian patois?Les enfants A lire les dépêches de ce matin dans la Gazette, on constate que Texemption de l’impôt du revenu, en Angleterre, pour les familles qui ont des enfants, est portée de $3,500 à $4,000.Ici, que le contribuable marié ait ou non des enfants, il paie l’impôt sur son revenu à compter de $3,000.M.MacLean pourrait s’aviser que la loi anglaise est meilleure et plus juste que Ja nôtre sur ce point, Les déportations de Lille Toute la presse des pays civilisés a justement proteste contre les dé portations de civils français et be'-g&s emmenés de Lille ou de la Belgique en AMemngne, pour y travailler au profit des Allemands.Le monde s’est écrié que c’était une atrocité.Mais il paraît que cela pourrait se pratiquer à l’endroit des Canadien,s-français en toute justice.C'est du moins ce qu’a déclaré hier à Ottawa Je député unioniste Clements, de la Colombie-Anglaise, disant: “Je ne vois pas pourquoi nous ne conscririons pas 25,- 000 et peut-être même 75,000 Canadiens-français, vivant sur leurs étroites lisières de terre du Ras Canada, pour les emmener en Colombie Anglaise, sous commandement militaire, travailler dans les forêts pendant six mois”.M.Lemieux :: dit fort à-propos qu’“il y a des Prussiens aux Communes”.Parions cependant que le député Clements ne devine pas que cela le peint au vif.Anything is good eimugh for a Dutchman, dit un proverbe anglais remontant au temps où la Hollande était l'ennemie de l’Angleterre.M.Clements, lui, peu sc que anything is good enough for a French-Canadian.Ils sont quel ques milliers de Prussiens, au Canada, à penser comme Jui.Deux opinions Le Journal d’Ottawa approuve du tout au tout les nouveaux règlements de la censure des journaux, quoi qu’en pense par ailleurs le Manchester Guardian.Le Globe, de son côté, les estime, comme la Gazelle.dangereux pour la liberté de parole.“Le secrétaire d’Etat aura pu constater que la presse ne voit pas d’nn bon oeil ses nouveaux règlements de censure.Il faudra les appliquer avec grande discrétion, sans quoi il y aura du grabuge.Le sol canadien n’est pas favorable au Prussian,isme — Canada’s soil is not congenial to Prusslanism".écrit ce journal do Toronto.C’cst affaire d’opinion.1 I! SUR LE DOS DES CANADIENS-FRANÇAIS UN DEPUTE DE LA COLOMBIE VOUDRAIT EN DEPORTER 50,000 OU 75,000 DANS SA PROVINCE, COMME BUCHERONS SOUS COMMANDEMENT MILITAIRE — M.LEMIEUX LE MET A SA PLACE — LE DROIT INTERNATIONAL, LES AUBAINS ET QUELQUES IGNORANTS Par ERNEST BILODEAU Ottawa, 22 avril.Les aubains, ou anciens sujets de pays ennemis, on fait aujourd’hui I« frais d’un débat qui a duré toute la journée.Il y avait au feuilleton de la Chambre trois résolutions à peu près identiques à leur sujet, et sous prétexte d’en étudier une, on a étendu la discussion à toutes les trois, c’est-à-dire à tout ce qui peut se rattacher à cette question.Incidenunent, un député de la Colombie-an;Jaise, M.Clements, a assimilé le cas des Canadiens français à ceux des immigrants venus au pays depuis quelques années et suggéré d’en envoyer de force une cinquantaine de mille, couper des arbres dans les forêts de la Colombie.Cette divagation a provoqué une vigoureuse réponse de la part de M.Rodolphe Lemieux qui, chemin faisant, n’a pas perdu l’occasion de griffer les nationalistes; nous eu donnons plus bas ic texte à peu près complet traduit du rapport sténographie de la Chambre.M.Mackie, d’Edmonton, est aussi venu à la rescousse dans la soirée, rappelant les services rendus à plusieurs reprises par les Canadiens français, notamment en 1775, lorqu’ils eurent l’occasion, dit-il, de défendre le Canada alors que les Anglo-canadiens s’y refusaient.Somme toute, nous avons été bien défendus; et ce n’est pas le fanatisme qui a eu les honneurs de la journée.Discours d’un fanatique M.Clements, représentant d’une circonscription qui s’appelle Co-mox-Alberni, étudie en quelques phrases la situation embarrassée de sa province; il l’attribue aux agitateurs pro-allemands qui sévissent parmi la classe ouvrière, et réclame l’intervention du gouvernement pour mettre ces agitateurs à la raison.Puis ii travers- d’un trait toute l’étendue du pays et s’eu vient chercher noise à la province de Québec.Selon la formule inévitable, il proteste tout d’abord de sa bienveillance à l’égard des Canadiens français, puis offre ses suggestions s- ns plus barguigner.Au lieu de continuer à travailler sur leurs petites fermes de .cent verges de largeur, dit-il, d’un ton méprisant, qu’on en envoie donc de 50 à 75,000 dans les forêts de ma province, où ils abattront le bois d’épinette dont ont besoin les Alliés; ils n’y auront pas passé six mois qu’ils deviendront bien meilleurs Canadiens.“La question des Canadiens français est bien facile à régler, dit en terminant le penseur de Comox-Alberni; si Dieu me donnait le gouvernement de ce pays avec des pouvoirs absolus,avant minuit ce soir, ce pays n’aurait plus qu’un seul drapeau, une seule école, une seule langue”.Cette explosion soudaine a causé quelque sensation, mais on a laissé parler un vague député ontarien, M.Cooper, qui demande qu’on n'abandonne pas plus nos soldats ici que dans les tranchées.Puis M.Lemieux a pris la parole.Voici Je texte de ses paroles et des quelques interruptions qu’elles ont provoqué.Il n’est que juste de dire que M.Lemieux a parlé avec une grande énergie, et l’on remarquera qu’il a mis à sa place le capitaine Arthurs, l’un de nos ennemis reconnus, en lui refusant nettement le droit d’interrompre pour lui poser une question, courtoisie que l’on ne refuse en Chambre qu’à ceux pour qui on n’éprouve aucune estime : La langue acadienne Après le French-Canadian patois, et le Quebec French, voilà qu’un journal du Manitoba vient de découvrir une nouvelle langue au pays.Le député de Nicole! à Ottawa, M.Trahan, a prononcé un discours aux Communes, récemment.La Manitoba Free Press, aussi experte que le World, en matière de linguistique, dit que M.Trahan, dans son discours, a parlé en langue acadienne.Nous ne connaissions ni cette langue ni le talent de M.Trahan comme orateur en langue acadienne, mais nous sommes excusables, puisque les Acadiens en ignoraient eux-mêmes l’existence, jusqu’à ce que la Free Press la révélât.Ces “honorables” La Sentinel-Review de Wood-stock (Ontario), estime que les pires vulgarisateurs de titres, ce sont les journaux canadiens qui, à tout bout de champ, affublent du titre de Sir.d’Honorable ou de Colonel, ou de Capitaine des hommes d_e chez nous qui devraient tout uniment s'appeler de leur nom propre, précédé du mot monsieur.Ce journal a parfaitement raison.Pourtant, que de gens le Devoir n'a-t-il pas scandalisés, en refusant de coller les mots de Sir ou â'Honorable aux noms de nos politiciens et à nos hommes publics! Les journaux peuvent être de grands coupables, soit, mais le public, lui, qui ne prèle guère attention à quiconque n’a pas de titre 1 G.P.Le discours de M.R.Lemieux Monsieur l’orateur, j’ai écouté avec quelque surprise le discours du député de Comox-Alberni.J’ai suivi ce député dans sa carrière politique depuis l’année où il entra dans cette Chambre il y a de cela longtemps.Il disparut pour un temps, il quitta son bon vieux comté de Kent et s’en alla dans l’Ouest; mais je constate avec regret qu’en revenant dans l’Ouest il a rapporté avec lui des notions étranges sur l’unité du pays.A première vue, le but de sa motion est très recommandable.Mais la dernière partie de la résolution en serait incompréhensible si la Chambre n’avait pas entendu les commentaires que M.Clements a faits.Ce n’est que lorsque le député de Comox-Alberni entreprend d’expliquer comment les sujets ennemis devraient être traités qu’il va un peu trop loin.L’étranger ennemi doit être traité,au Canada comme ailleurs, conformément aux prescriptions de la loi internationale.Personne n’est au-dessus de la loi internationale et aucun peuple civilisé qui a pris part à la convention de La Haye .n’est au-dessus des règlements édictés à cette convention par les représentants des nations civilisées.Le colonel Currie: “Que dites-vous de l’Allemagne et de l’Autriche?” M.Lemieux: L’Allemagne s’est mise en dehors du monde civilisé.M.Clements, je regrette de le dire, écarte la loi internationale.C’est ce qu’a fait Bethmann-Holweg lors-qu’en 1914 il déclara à l’ambassa: (leur britannique que le traité qui liait l’Angleterre, la France et l’Alle-mUgne n’élait qu’un chiffon de papier.Quand le chancelier allemand déclara que “la nécessité ne connaît pas de loi et qu’il nous faut faire notre chemin à travers la Belgique”, il fit exactement ce que le député de Comox vient de faire.II écarta la loi internationale.Il parla le même langage que mon ami vient de tenir.Le colonel Currie: “Que pensez-vous de l’Allemagne et de l’Autriche?” M.Lemieux : Quoi! Un militaire parler de cette façon?L’Allemagne a commis le meurtre affreux d’Edith Cavell, et celui du capitaine Fryatt.Mon honorable ami oserait-il dire crue l’Angleterre ferait bien de suivre l’exemple de l'Allemagne ?M.Currie : “Non.M.Lemieux: “Non, ce no serait pas bien pour l’Angleterre de suivre l’exemple de l’Allemagne.M.Currie: ‘“Le député de Maisonneuve voudrait-il citer une clause cle la convention de La Haye qui se rapporte aux étrangers?” M.I^emieux : “J’ai entendu M.Clements dire dans cette Chambre qu'il fallait mettre de côté la loi internationale parce que l’Allemagne ignore la loi internationale et je dis que, parce que l’Allemagne se met en dehors de la loi internationale, ce n’esi pas une raison pour que les autres nations civilisées en fassent autant.Nous avons malheureusement au Canada des gens qui voudraient être plus Prussiens que les Prussiens.La loi des élections en temps de guerre, votée l’an dernier par le Parlement, fut un acte prussien ni plus ni moins.Plusieurs députés: “A l’ordre ! Retirez cela.M.Currie: “Je me lève sur un point d’ordre.Ce n’est pas la première fois qu’un député se fait ex-lure de la Chambre pour avoir •enté de jeter du discrédit sur elle “t je prétends que le député de Maisonneuve, par la façon dont il s'est “xprimè en parlant de la loi des ¦lections en temps de guerre, a lente de jeter du discrédit sur cette Chambre et il devrait être forcé de retirer ce qu’il a dit.Le président, M.Boivin : “Je ne puis admettre que le point d’ordre soit bien fondé.Je n’ai pas conclu des expressions employées par le député de Maisonneuve qu’il avait l’intention de jeter du discrédit sur cette Chambre.M.Lemieux.— “L’an dernier, M.l’Orateur, nous avons enlevé le droit de vote à un grand nombre d’Autrichiens, qui.bien qu’ils soient originaires de l’Autriche, étaient loin d’avoir des sympathies pour j l'Empire du centre.Les Galiciens.] par exemple, n’auraient pas dû être privés de leur droit d’électeurs parce que, étant persécutés par les Autrichiens en Europe, ils sont venus au Canada dans le seul hut de jouir de la liberté qui leur avait été refusée pendant des siècles sous le drapeau autrichien.C’est ce à quoi je faisais allusion il y a un instant lorsque je disais que la Loi des Elections en temps de guerre n’était rien moins qu'une mesure digne des Huns et du Kaiser (“Hunnish and Kaiser-like”).M.James Arthurs, député unioniste de Parry Sound: “L’honorable député me permettra-t-il de lui poser une question?” M.Lemieux: “Non, M.l’Orateur, pas de la part de l’honorable député.'Mon ami de Comox-Alberni (M.Clements) a parlé des aubains mais il a oublié de parler des Japonais.Certes, il devrait savoir que les Tories de la Colombie-britanniquc ont tenu aux élections de 1908 le même langage que celui dont mon honorable aini s’est servi, cet après-midi, et ils sont arrivés au pouvoir avec le mot de ralliement “Une Colom-bie-britannique blanche”.Mon honorable ami me dira-t-il si les Japonais continuent à venir en Colom- (Suite à Ja page 5) POUR L’ASSISTANCE MATERNELLE Dans cette belle oeuvre de FAs-sistuncc Maternelle dont je vous parlais dernièrement, les demandes de secours et.le désir de faire du bien dépassent de beaucoup les ressources pécuniaires, et pour trouver l’argent nécessaire il la continuation et au développement de cette organisation, c’est au public si charitable de Montréal, que s'adressent de nouveau les dames de l’Assistance Maternelle.Plus la vie est difficile et chère et plus les misères sont nombreuses et profondes.Vous le comprenez bien, vous Ions qui savez comme il est compliqué d’équilibrer le budget.Et cependant nous venons vous tendre la main : c’est qu’il y en a de plus pauvres que vous qui n’ont pas même de budget à équilibrer, elles n'ont rien, et elles mourront de misère si elles ne sont pas secourues.C’est donc pour vous inviter de venir au Monument National, mercredi soir, 1c 24, que je m’ad- -se à tous les amis connus et inco as de l’Oeuvre, et à tous ceux qui veulent faire du bien en passant une agréable soirée.On y donnera une représentation du “Chalet", ce charmant opéra-comique d’Adam, qui a déjà eu tant de succès à Montréal.C’est madame Damien Masson qui a organisé cette soirée musicale où nous entendrons de bons artistes : Mlle Camille Bernard dans le râle de Betty; M.H.Yaillancourt dans celui de Max, el M.Victor Désautelt dans celui de Daniel.Les choeurs ont été préparés et dirigés par M.Albert Roberval.ancien chef d’orchestre en France.La causerie de M.Alhanase David, “Au service de la race”, promet d’être aussi opportune qu’intéressante.Ce sera une jolie, fête à laquelle il faut venir en grand nombre : c’est si agréable d’allier la charité et le plaisir.Ne vous semble-t-il pas que dans le printemps revenu, il passe de grands rêves de bonté?On voudrait, en respirant cette douceur tant attendue, donner de la joie comme le ciel donne ses rayons, et faire du bonheur comme il crée des fleurs! Laissons ces rêves se réaliser en nous en ne perdant pas une occasion d’être charitables! Les billets conviennent à toutes les bourses : pour cinquante sous, un dollar ou deux dollars, vous fouirez du meme plaisir et vous ferez la meme charité, car la valeur de celle-ci est dans l’intention et non dans la qualité de l’offrande, et presque toujours la petite somme est plus méritoire que la forte, ayant coûté une privation inconnue des riches.Ne médisons pas d’ailleurs de nos bons riches qui donnent tant, actuellement, que nous sommes en train de les faire pauvres! Nous ne pouvant en les remerciant, que les rassurer en leur promettant de mendier pour eux quand ils nous auront tout donné.FADETTE.ET LE CAN a DA ?Le communiqué qui expose le fonctionnement et le mécanisme du nouvel enregistrement national, dit entre autres choses : Un autre point très important auquel servira l’enregistrement sera de créer une base pour le rationnement.Si le Canada doit faire son devoir entier à côté de la mère-patrie et de ses alliés»européens, le temps peut arriver où il devra sc soumettre à quelque système de rationnement, ce qu'il ne pourra intelligemment et équitablement avant de s’êtra au préalable enquii du chiffre et de la distribution de sa population.Le surplus des vivres du Canada disponibles pour l’exportation peut être grandement accru par une plus grande production alimentaire.Ce surplus ueut être encore accru en limitant d’une manière sévère ¦ mnsonimation de chaque individu «ti viande et en produits alimentaires.” Prévoir les meilleurs moyens d’aider les Alliés : échapper à lu famine, c’est excellent ; mais quel les dispositions sc prépare-t-on î prendra pour assurer à tous les Ca nadiens qu’ils auront, eux aussi des vivres en quantités suffisante! cj “ des prix accessibles ?— Q, ü LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 23 AVRIL 1918 VOL.IX.— No 95 Z LETTRES AU “DEVOIR" ÜTOUS DEVRONT'MEURTRIER DE 15 ANS S’ENREGISTRER Un garçonnet assassine une vieille femme, à Saint- Johnsbury, dans le Vermont.^nE^pnmFRS Où acheter demain Nous n* publions an® d*?lettre* signées, ou des communications *e-eompagnées d’une lettre signée, arec adresse autheK**i|ne.Les correspondants anonymes a t' pargneraient du papier, de l’encre, un timbre-poste, et à nous une perte de temps, s’ils roulaient bien en prendre note définitlre^enl.L’HISTOIRE DU CANADA par nos artistes.Montréal, le 20 avril 1918.M.On oux, Ecr, “Le Devoir , Montreal.Monsieur le Rédacteur, Au moment où l'histoire se fait sur les champs de batailles et dans les parlements, nous avons raison plus que jamais d’étudier notre Histoire du Clanada, de l enseiqnt r et même dé l’écrire, pour la faire plus connaître et mieux apprécier.Aussi, depuis les débuts de la (pierre, nos corps enseignants s’u cipi>h-i/uent de toutes manie res.Des professeurs de marque tels que l ahbe Lionel Groulx, de ITniversitê Laval de Montréal, l’abbé Joseph Geti- HOMMES ET FEMMES DE PLUS DE 16 AXS SERONT TENUS DE RÉPONDRE A UN QUESTIONNAIRE ÉLABORÉ.AI.McCURDi DIT autorités policières, avoir tué Mme de M.Piper de la propriété de sou LE DÉNOMBREMENT Benjamin Piper, une vieille femme j patron el qu’il se chicanait souvent “ avec lui, à ce sujet.' St-Johnsbury, Vt, 23.— Frank McMann.âgé de 15 ans, a admis hier, déclarent officiellement les Entre autres choses, il aurait dit avant le meurtre, qu’il était maintes fois obligé de chasser les porcs QUE SERA TERMINÉ EN JUIN.| de (Hi ans, dont le cadavre a été j avec lui, à ce sujet.Le corps de trouvé, samedi après-midi, dans un | Mme Piper a été retrouvé samedi champ situé à un demi-mille de son i après-midi, dans le verger de M.'r‘ **T" William May Ko.Le crâne était DES POLICIERS O.V EN DISCUTE PARTICULIERE-MEST, HIER, AU CONSEIL DE VERDUN.— MAJORITE PA VO- j RABLE A L’AUGMENTATION.— ! .1/.C.CARSON S’EXCUSE.(Enregistré conformément à la loi du Parlement du Canada, par L.-P.Deslongchamps, auMinistère de l’Agriculture.) (Dépêche de la Presse Associée) j domicile, près de Barton, Vt.“Je Ottawa, 22.—M.F.B.McCurdy, j ne sais pas pourquoi je l’ai tuée”, membre du bureau d’enregistrement: Telles sont les seules paroles que national, a annoncé ce soir à la j le.bambin a dites apres avoir ad-Chambre des Communes que lejmis qtiil était 1 auteur du drame, dénombrement la m^wi’œuvre ; ^nSnu‘>^05dKUSer“Ogeaiï dans tout le Dominion e P | dans la prison du comté d’Orléans, blement termine vers la fin de juin.| jj t.Xprjma ses regrets et persista à i M.McCurdy esquissa avec assez j qU'{| ne savait pas pourquoi | de détails la procédure du denom- ^ jj avajf commis le crime.L’on sait ! brernent et les méthodes que l on ; cependant que le garçonnet, qui emploiera pour le mettre en vigueur.! était à l’emploi de M.F.-S.Hill, “Le bureau d’enregistrement, dit- ! cultivateur, dont la ferme est située il, représente toutes les classes, les | à côté de celle de M.Piper, a sou-ouvriers, les manufacturiers, la | vent déclaré que M.et Mme Piper main-d’œuvre féminine, la classe j lui causaient beaucoup d’ennuis.agricole et le Conseil du Service Mi-1._____.litaire.Le sommaire officiel suivant es-| Canada puisse passer des règlements] quissant les règlements auxquels | abolissant certaine classe de travail sera sujet le dénombrement fut \ pour les hommes capables ou qui ensuite publié : sont entre certains âges.De tels________________________________ "(.es règlements qui régiront le ; règlements, s’ils étaient adoptés,; rvr-vr-m-D rur o'.cntn dénombrement de la main-d œuvre donneraient un effet beaucoup plus " u L-N t.ul 1 PL MAMJIH.masculine et féminine du Canada ; considérable au récent arrêté minis- j l'n nommé Lucien Poitras, âgé ont maintenant été approuvés par ; tériel qui demande à toute personne | de 19 ans, s’est fait lacérer la fi-un arrêté ministériel.Le plan d’ac- ¦ d’être employée utilement.| ffm'e avec mn rasoir, hier après- ouvert.Le jeune McMann, dont la mère demeure â Liverpool, Angleterre, vint en Amérique, il y a 8 ans, étant un des soixante enfants anglais que l’on envoya à l’hospice ‘•The Birth”, â Knowlton, Que., dans les Cantons de l’Est.Lorsqu’il eut atteint l’âge de onze ans, une famille de Stans-tead l’adopta, mais il ne demeura avec elle que pendant quelques semaines.Il habitait Barton depuis deux ou trois mois.M.W.-VV.Reardon, de ce dernier endroit, a été choisi comme avocat du garçon.FAITS - MONTREAL Un autre point très important au- j midi.Quelques minutes ensuite, la uns, du séminaire des Trois-Riviè- \ ^0n qu’ils contiennent est très se rares, Thon.Thomas thapais, de IL-1 1 .niversité Laval de jamin Suite, d’Ottawa ainsi que les supé munautés de religieu gariscr notre belle histoire .natio- ¦ pourvoir a un nombre suffisant temps peut arriver ou il devra se liciers se rendirent au marché Saint-Laurent, ou on aperçut un naïe, non”seulement dans nos éco-1 d’endroits d’enregistrement et de soumettre à quelque système de les.dans nos collèges et dans nos j nommer pour chaque endroit un rationnement ce qu’il ne pourra universités, mais aussi à la faire assis tan t-registr.'i ire et un ou plu- intelligemment et équitablement pénétrer dans nos foyers par des \ sieurs sous-registraire.’ ! établir, avant de s’être au préalable cours publics, des conférences et ; Au jour fixé par proclamation, mqui du chiffre et de la distribuées traités d’histoires et le récit de j toute personne de seize ans et plus ; tion de sa population.la vie de héros ou de vie d’heroi- sera tenue de se présenter à un des; Le surplus des vivres du Canada nés de notre valeureuse colonie.A j endroits d’enregistrement et là de ; disponibles pour l’exportation peut nous de ne pas manquer l’occasion répondre en toute vérité aux quel- être grandement accru par une plus de faire répandre cette semence f]Ues simples questions imprimées grande production alimentaire.Ce sur une carte, telles que nom.surplus peut être encore accru en | adresse, âge, pays de naissance, limitant d’une manière sévère la \ marié ou célibataire, nombre d'en- ; consommation de chaque individu ; faute en dessous de seize ans, occu- i en viande et en produits alimentai-> pation, genre d’ouvrage auquel l’on i res.” lest plus propre par éducation ou j “Les règlements contiennent la son.Je veux parler d’une “Histoire \ expérience, etc.Apres avoir rem-j formule des cartes que les hommes du Canada en Images’’, comme nous pli cette carte, on lui remettra un et les femmes auront à signer.Les avons l’Histoire Sainte, le Calé .certificat d’enregistrement, lequel hommes seront invités, à dire si les chisme, etc.! certificat elle sera tenue de conti- circoustances leur permettraient de Une commission composée des nuellement porter sur elle et pro- rendre service dans la présente crise principaux artistes canadiens fran- duire sur demande de tout agent ; nationale en changeant leurs occu-cais pourrait être nommée, avec fie ia paix, agent de police ou cous- pations actuelles pour d’autres pour bienfaisante.Comme on ne saurait prendre trop de moyens pour faire connai-tre les différents évènements de notre histoire, veuille: me permettre une suggestion pour sa diffusion, surtout parmi les jeunes à la mai instruction pour chaque artiste, \ fable,’ d’illustrer une certaine époque de notre histoire, et cela sons ta direction competente d'historiens comme l’abbé L.Groulx, A.-I).DeCelles, Thomas Chapais, Benjamin Suite, H.Garnean et autres.Vous ne manquons pas d’artistes compétents pour faire ce travail d’illustration.Parmi plus de cinquante que nous lesquelles ils seraient qualifiés si Italien qui se tenait encore d?bo«it avec son rasoir à la main.Cons-tanzo Flocco a été conduit au poste de police et à l’hôpital Géié.tl, où la victime l’a reconnu.Flcvco a avoué avoir frappé Poiîr.;, mais il a ajouté qu’il l’avait fait paymé-garde, car ce n’était pas Lu qu’il voulait frapper.L’Italien comparaît, ce matin, devant le magidrat et la victime est encore sous les seins du médecin qui JéTire que Pcitras sera marqué a II figure pour la vie.ENFANT TUE PAR UN TRAM.Le tramway a fait une autre victime, hier après-midi, à l’angle des rues Saint-Zotique et Papincan.La victime, un garçonnet de t am.a été frappé par la lourde voiture et avant que le wattnian eût pu appliquer les freins, la mauheureuse petite victime roulait sous le tram.Les roues ne le touchèrent pas, Les règlements pourvoient à l’en- on leur offrait des conditions satis-registrement ultérieur aux bureaux : faisantes.Ils seront particulière- I mais il était mort lorsqu’on le ré-de poste, de ceux qui pour quelque; ment invités à dire s’ils consenti- l}ra ùe sa position/ 'La petite vie bonne et suffisante raison, telle que | raient à travailler sur les terres.; iime demeurait 1521, rua Papi-maladie, absence du pays, etc., ne; Les femmes seront invitées à dé-| n.eau' corPs esta la.morgue, ou peuvent s’enregistrer à la date ! clarer dans quelle position, considé- 1 y aura une encIuete- fixée.Les mêmes facilités seront rant leur santé, leur éducation et offertes à ceux qui après le jour leur expérience et les besoins na-avons, figurent des noms de répu- d’enregistrement atteignent l’âge | tionaux, elles pourraient le mieux talion avantageusement connus | de.seize ans ou sont exemptés du j rendre service à leur pays.Elles tant à l'étranger qu’au Canada, tels j service actif De là il appert que i seront aussi invitées à déclarer si les que MM.Charles Hunt, de Québec.¦ l’intention du gouvernement n’est ; circonstances leur permettraient à O.Leduc, de ¦ Sdint-Hildirè, Paul pa8 seulement de dresser un inven- fournir leurs journées entières de Caron, de Sainte-Anne dr Bellevue,, faire complet de la main-d’œuvre travail, sans rémunération.J.Paradis et Henri Fabien, d Otta-\ meLS0Al\me et féminine du Canada ma, A.Suzor Cote, E.Dyonnet, I .; majs ]orSqU’jl Sera dressé, de le faire RETRAITE FERMEE A LA VILLA SAINT-MARTIN DE MAI A SEPTEMBRE Etudiants, du mercredi midi, 1er mai, au samedi midi, 4 mai ; Tiers-Ordre de St-François, du sa- Lamarche, C.Gagnon, J.-A.Fran- j., , ,, chère, Joseph Saint-Charles, E.Vé- \a , .,• , zina, J.-B.Lagacé, dis Gill, E.-Z.! , Toute Personne qui négligé de Massicotte, Geo.Delfosse, J.-A.té- s enrel?lstrer s exPose a des Pelnes et ger, A.Faniel, Alf.Beaupré, A.-S.Ia des incapacités légales sérieuses.Brodeur, de Montréal et antres.; Elle peut être condamnée à l’amende Enfin tout serait fait de l'étoffe j ou à la prison, à la discrétion de la du pays, et en même temps que \ Cour et elle peut être condamnée et nous vulgariserions les divers éwc- à l’amende et à la prison.Elle peut ____________________________ nements de notre histoire par l’i- j perdre tout droit qu’elle pourrait medi.soir, 4 mai, au mercredi marnage, à l’école et au foyer, nous /e-; avoir de voter aux élections fédéra-! tin, 8 mai ; paroisse Ste-Catherine, rions une oeuvre patriotique en en-i ies> K lie n’aura plus droit de rece-I du jeudi soir, 9 mai, au lundi ma-courageant nos artistes qui ne sont1 yoir aucuns gages ou salaires, d’ob- tin, 13 mai j paroisse del’Imniacu- u,* ,-& - - • - lée-Conception, du jeudi soir, 16 mai, au lundi matin, 20 mai : paroisse Saint-Pierre, du jeudi soir, 23 mai, au lundi matin, 27 mai ; Collèges commerciaux, du mardi soir, 28 mai, au samedi matin, 1er juin ; Lachine, du dimanche soir, 2 juin, au jeudi matin, 6 juin ; Cer- • , e e • i , .i » '-/Al cl uv.u iir1, Kcitico v/n nciia il vi i-» » » nnt, mnJlIn, S0U^T}r ^.c.crise i fenjr fa pension ou le logement à Gon d edUCn~ ! tout hôtel, restaurant ou maison lion ae i oeil, education qui nous i j • nu.¦ n , manque en grande partie au Cana- \ de Pen“1011- ou d ardl®*e'' 11 ^ da, comme le faisait si justement Pour voyager a bord de tout wagon remarquer l’abbé L.Groulx, dans tune de ces dernières conférences, La Société Saint-J eau-Baptiste de La Salle (A.C.J.C.), du ven- ou paquebot.Tout patron sachant que telle personne ne s’est pas enregistrée, pourrait prendre l’initiative de ce/-! qui lui paye salaire ou gages s’ex- v ___ ie organisation, et le gouvernement posera, par le fait aux mêmes peines; cn-edi soir, 7 juin, au mardi matin, provincial accorder son patronage encourues par la personne qui ne; H juin ; notaires, du jeudi soir, 13 en souscrivant à un grand nombre j s’est pas enregistrée.Toute per-! juin, au lundi matin, 17 juin ; em-èrc.Il faut voir le dénouement pour pouvoir admirer le geste de l’homme coupable.ELECTRICITE LE COMTE CZERNIN MINISTRE À BERLIN Washington, 23.—Le comte Czer-! nin, d’après une dépêche officielle ! venue de France, a été nommé am-I bassadeur à Berlin.La dépêche, ci-, ; tant un télégramme de Zurich, dit ! qu’il ne faut pas oublier que l’em- ! pereur Charles, dans une récente j lettre au comte, lui a déclaré qu’il ne serait pas lent à lui donner un ! ! nouveau poste.Présentement, c’est le prince | von Hohuelohe qui est ambassa-j deur, le même qui fut appelé à i Vienne dernièrement, et dont le retour inattendu a soulevé bien des i commentaires.Une autre dépêche dit que le ba-i ron Burian agira pour un temps { seulement, comme ministre des Af-| faires étrangères.La dépêche si-! gnale une note semi-officielle de ; Vienne qui se lit comme suit : “Le ; baron Burian croit que c’est un de-! voir impérieux que d’empêcher j toute dissension intestine, et que conséquemment, il ne ferait aucun acte diplomatique, à moins' qu’il ne soit forcé au contraire par les circonstances.Nous attendions pour ce faire la nomination de son ( successeur.I.a place est donc va-i cante, mais l’empereur Charles a ! appelé le ministre de France à sa rescousse, ne voulant pas pour le moment s’adresser au comte Tizze pas plus qu’au comte Andressey.” Nouvelle méthode de poser les fils dans les murs sans dégrader le plâtre.PRIX : 3 appartements.S10.00 PRIX : 4 appartements.S12.00 PRIX : 5 appartements.$14.00 PRIX : 6 appartements .SîlG.00 Je paye l’inspection et répare le plâtre s’il y a dégât _ A.L.ALLARD ELECTRICIEN 162 EST, AVE.MONT-ROYAL.Tel.Saint-Louis 7017.PREVENUS DEVANT LE JUGE MULVENA Sherbrooke, 23.— Joseph Côté, de cette ville, a été arrêté hier sous l’accusation de vol de $1,000 à l’épicerie J).W.Stanson, rue King.Les circonstances du vol sont encore inconnues mais tout s’expliquera à l’enquête préliminaire que tiendra aujourd’hui le magistrat Mulvena.Napoléon Lévesque, de Bromp-tonville, comparaîtra aussi devant le magistrat Mulvena aujourd’hui pour répondre à l’accusation de vol de $113 à un M.David Hébert, du même endroit.Lévesque aurait entraîné son camarade à un endroit éloigne de toute habitation et là, après l’avoir assommé, lui aurait enlevé le montant susdit.LES SEMENCES SONT TERMINEES Winnipeg, 23.—Le blé du Manitoba sera tout semé le premier mai prochain, déclarait, hier, le sous-ministre de l’agriculture, M.J.H.F.vans.Le sous-ministre, a aussi ajouté qu’il avait reçu des informations du nord, du sud et de l’ouest de la province disant que 90% de la semence était actuellement en terre.MAISON GARNIE A LOUER A Strathmore, 7 piècen et chambre de bainn ; loyer pour la saison $275 — en partie meublée.Mar cil Trust Co.180 rue St-Jacques, Montréal.Adrainistratevrs, Exécuteurs testamentaires, Fidéicommissaires.34 ans sans causer de perte à un client.cl s'infligea des blessures Perth, 23.— Les brefs de l’èlec- j eessitèrent son transport tion partielle du comté de Lanark 1 la'- l-a victime demeure obligatoire, appliquable à toute per- ; ont été publiés.La mise en nomi- ! Villeray.sonne résidant au Canada, au-dessus i nation aura lieu le 2 ruai à Téléc- rv «-ir jç-ct.-t-iï ct.- v de 16 ans.I tion sera faite le 9 mai prochain.(uianniajn ni, .qui ne-ù Thêpi-275, rue de 16 ans.| lion sera faite le 9 mai proch “Avec cette base d’information] J.A.Stewart, de Perth, sera le fournie pour l’enregistrement, on candidat unionistc et aura l’appui s’attend à ce que la mobilisation du premier ministre.Le colonel x .i* Kr» lrlf»r«inn nntri» ranrlinrit des ressources canadiennes dans le travail masculin et féminin, se fera] d’une manière prompte et intelligente.“Naturellement ce enregistrement aidera â renforcer l’Acte du I Service Militaire, mais d’un autre j côté, il ne faut pas oublier que la mobilisation du travail pour des ; branches productives essentielles du [Canada, à cause de la situationcri-I tique à laquelle doivent faire face | les Alliés, est tout au moins aussi importante que la mobilisation des forces pour le service outre-mer.Le gouvernement n’a pas prê-1 sentement l’intention de eonscrire i la main-d’œuvre, bien que, sujet à une approbation par arrêté minis- Balderson, autre candidat unioniste, dil qu’il va rester dans la lice quand bien même il n’a pas l’appui NOIE AU THEATRE ST-DENIS — L’apparition de Mae Marsh dans | “ Face in the Dark ” a obtenu un I gros succès, hier.Le programmé ; comporte en outre une comédie j où figure Charlie Chaplin : “ His i New Job ”, el deux autres vues.L’orchestre symphonique a aussi un choix de pièces musicales.Durant la seconde partie de la semaine, à partir de jeudi, Harold Lockwood paraîtra dans la pelli-i cule intitulée “ The landloper ”, (réc.l Le temps qu’il fait ailleurs.Parti à la chasse avec deux compagnons, Arthur Rémond, machi niste, de Valle-yfield, s’est noyé accidentellement hier matin, dans le lac SainUFrançois.La victime, en compagnie d’Arthur Hogue et de de M.Borden.Il n’y aura pas de j Narcisse Sarvailîe, tous deux d( candidats liberaux.(x*Ue élection est rendue nécessaire par la mort du Dr Hanna.ON RÉCLAME L’ABO- Valleyfield, partaient dimanche après-midi en excursion de chasse et étaient près de l’îie des Cygnes, lorsqu’un gros morceau de glace qui descendait à la dérive, frappa leur embarcation qui chavira en LITI0N DU SÉNATi^u,pi!ac^stroi*5ccupanjsda"s Toronto, 23.—L’échevin Bail a présenté une résolution au conseil, hier, lui demandant de faire des tÉriel, le Bureau d’enregistrement du raie.pressions sur le gouvernement fédéral pour qu’il tienne un plébiscite sur la question de l’abolition du sénat.Ce plébiscite aurait lieu | lors de la prochaine élection fédé- glacée.Hogue et Sarvj.He se cramponnèrent à l'embarcation chavirée, cependant que leur compagnon es sa va i t de regagner le ri vage à la nage.L’eau glacée, ee-pendant l’empêcha de se rendre et il enfonça sous l’eau avant qu’on eût pu lui porter secours.F.es deux autres ont été sauvés prr un fermier.Le corps n’a pas eacoçe été repêché.LE RÉCITAL LÉ0-P0L MOR'N Parmi les différents concerts annoncés il n’en est pas un qui suscite autant d’intérêt que celui que donnera le pianiste Léo-Pol Morin vendredi prochain à l’hôtel Windsor (Ladies Ordinary), à 9 heures p.m.Cel artiste remarquable, qui vient de remporter un beau succès à Ottawa, nous donnera un programme de musique française comme on n’en aura jamais encore entendu.Il est reconnu que Morin est le meilleur interprète de la musique moderne que nous possédons et tout le publie musical de Montréal va se donner rendez-vous à son concert.Les billets sont en vente chez Ar-ohabauK et Lindsay.(Communiqué) Toronto, 23.—Le baromètre continue à être à la baisse, dans le nord de l’Ontario ct le Québec, mais il s’élève dans la région des grands lacs, et l’élévation est centralisée dans le nord du Manitoba.La température est belle par tout le Dominion.Lacs et baie Géorgienne, Ottawa et haut St-Laurent.—Vents frais de l'ouest et du nord-ouest : beau, plus frais, ce soir et mercredi.Bas Saint-Laurent, golfe et rive nord.—Vents frais de l’ouest, beau aujourd’hui et mercredi, peu de changements dans la temperature.Provinces maritimes.— Vents frais de l’ouest, beau et comparativement doux aujourd’hui et mercredi.Lac Supérieur.— Forts vents du nord-ouest, beau et froid aujourd’hui et mercredi.Provinces de l’ouest.Beau et frais, aujourd’hui, et mercredi.RELEVE LU THERMOMETRE Victoria Max.56 Min.44 Galgary.54 32 Winnipeg 36 14 Siiiiit Ste-Maric.46 28 Toronto 56 42 Kingston 4(1 :u Ottawa 46 31 Montréal 48 3(1 Quota ¦¦ ro 3 11 St Jean, N,-B.46 3v liai:'8 x.* .m .52 28 FORTS DOMMAGES Los Angeles, Gai., 23.— Neuf secousses sismiques d’une grande force qui ont commencé vers 3 heures 37, dimanche après-midi et qui ont duré à peu près trente heures, ont causé pour un million de dommages.Depuis plusieurs hèures il n’y a plus eu de secousses et on croit qu'elles sont enfin terminées.Le sud de la Californie, l’Arizona et rUtali ont particulièrement souffert des dommages.Décès QUE VILLON.A Montreal, I* 22 avril 1018, est décédée Maria Quevillon, fille d1.4 lat.Ra.Tr Aai.CarPo.79 1 79 Ken.Cop.i A».Loco.«X12: 6!>Vb 181,! Lack.Steel • 37 Am S me It.Lehijrh Val., Mai.Moto.43», ?aacon.M 6E4: 64-G Alch.sou 8ÀG S3'>4 Mex.Petro.93 Allan.Gulf iOSK: 109^ N-v.m.h.7914 Raid.Loco.»i : ?9H N erth.Pac S&L 37Î4 Balt.AOhio àlîii 51?/.Ohio Gas 37% Beth.Steel.80k, 81 Penusylea, 46yt 44 Br&ekl Ka.O;., D Pit tub.Coal 03 Can.Pacif Dll Is8>4 Press.St.C, ;s’.; Crst.Leath 68»/.Heading Republi.Ir.82 82»i Chino Copp hi ¦ 82*4 82 Cojo.F.dl.‘d^:.oS'/g Rubb U.S 5% Com Prod.379-, ! o7L Sinclair Oil >8 Cruci Steel CT>4 ! 68'K South.Pac.bSVu 63'/.Cuba C.ri.30Lj 30L Rout.Rail.¦iiUUiH Del.A Hud.St.Paul 3é% 38 C j ist.fseeur 49 1>V Tenn.Copp.ug .Enepr.Noi -•9‘j.iay.Texas 0:1 h-’O'S ,46’.; Aurcpr.N o2 20?j 20% Union Pac, I19'/fc Li is Grd a I4:U, i 4'.Vu ted r , Gén.Motor 120‘;.ILS.Ste.or. Apex.4l/> Bailey.4 Beaver.26 Vt L.Boston Creek.l() Chamb.Fer.9 It 10 Ç.Coniagas.Crown Res.Davidson.Dome Ext.Dome Lake.(»i fiord.Hargraves.Hollinger.Kenabeek Con.Kerr Lake.rk Lake.La Rose.McIntyre.McKinley Dar.Mining Corp.of Can.New ray.Ni pissing.Opkir.Pete Lake., ., .Pore Crown.'i 'stlale.Pore V i pond.Pres.E.Dome.Provincial.Schumacher.510 18% 850 520 19 860 8^4 10 " COMMISSION DES ECOLES CATHOLIQUES DE MONTREAL $2,500,000.03 fy% au pair $1,500,000 D’OBLIGATIONS Payables en or dans cinq ans $1,000,000 DE BONS 00 TRESOR Payables en or dans deux ans INTERET PAYABLE SEMI-ANNUELLEMENT LE 1er NOVEMBRE ET LE 1er MAI, CHAQUE ANNEE La Souscription à cet emprunt représente un placement de tout repos, sûr et avantageux; il est garanti par la propriété immobilière de .tous les citoyens catholiques de Montréal, rapporte 6% d’intérêt et offre un titre parfait.Doublez les revenus de vos épargnes et remplissez votre devoir de bon citoyen en participant libéralement à cette souscription.Les Obligations et Bons du Trésor sont émis par coupures de $100.1)0, $500.00 et $1,000.00 chacun et peuvent être enregistrés sans frais au Bureau Central de la Commission.Les souscriptions sont reçues à LA BANQUE D’HOCHELAGA et à toutes ses succursales de Montréal et de la Province de Québec, ainsi qu’aux endroits suivants seulement : BUREAU CENTRAL de la Commission des Ecoles Catholiques de Montréal, 87 rue Ste-Catherine ouest.M.Avmé LaFontain.e, Sec.-Trés.Tel.Est : 1371.1.DISTRICT EST : M.J.-M.Manning, Dir.-Sec., No 191 rue Stadacona.Tel.Lasalle : 470.2.DISTRICT NORD : Saint-Denis.Tel.M.J.-P.Labarre, Dir.-Sec., No 2060 rue Saint-Louis: 8735.3.DISTRICT OUEST : M.A.-G.Robitaille.Dir.-Sec., No Ave.Coïbrooke.Tel.Westmount : 4360.298 Toutes communications, toutes demandes de renseignements supplémentaires devront être adressées à M.Aymé La-Fontaine.Secrétaire-Trésorier du Bureau Central de la Commission dés Ecoles Catholiques de Montréal, 87 rue Sainte-Catherine ouest, Casier Postal 476.Les personnes prudentes en quête de placements de tout repos, choisissent—de nos jours—de préférence à tout autre genre d’obligations, des dé-bentures municipales ou scolaires.Nous leur offrons et recommandons, sujettes à vente antérieure.LES OBLIGATIONS SUIVANTES UN RENDEMENT DE 6% CITE DE MONTREAL—6Ç7, 5 ans.Echéance 1922.Coupures de $100, S500 et $1,000.CITE DE TROIS-RIVIERES—6' r, 5 ans.Echéance 1922.Coupures de $100 et $300.VILLE DE SAINT-LAURENT—67c, 10 ans.Echéance 1927.Coupures de $1,000.VILLE DE LA POINTE AUX-TREMBLES — 6%, 25 ans.Echéance 1942.Coupures de S300 et $1,000.Demandez notre brochurette 5 A.BEAUSOLEIL, LIMITEE 263, RUE ST-JACQUES, MONTREAL.DONNANT AU PORTEUR Obligations à 6% de la CITE D’OUTREMONT Tl : j; Silver Leaf., Teck Hughes.Temisk.:.' Thomp-Krist., •• ¦ Tretliewe).Vac.OU aijd Cas.West Dome Con.1% j SANS EXCEPTION LE'MEILLEUR1 PLACEMENT CINQ ANS 118, 25 à 118, 25 .4 COU (T ANDES FUMEES— Le jambon de 8 à 10 livres de 35 à 36 sous la livre livres, 33 à 34 sous la livre ; plus lourd, 31 à 32 sous la livre, tandis que le lard fumé à déjeuner (“breakfast bacon”) cote 40 à 41s; le lard fumé Windsor de choix, de 42 à 43 sous; et le lard fumé Windsor désossé, de 44 à 45 sous la livre.POMMES DE TERRE— Le marché des pommes de terre est plutôt animé, et le ton demeure ferme.On ¦ enregistre des ventes de Montagnes Vertes, au wagon, a raison de $1.45 le sac de 90 livres, en moyenne; les pommes de terre rouges se présentent également a 81.45, sacs y compris, cependant que les McIntyres se fixent à $1.35, sur rails iex-lrack).Par l’intermédiaire des facteurs ou marchands à commission (jobbers), les Montagnes Vertes se traitent à 81.70 par sac de 90 livres, les rouges font 81.60.et les McIntyres s’établissent à $1.50, chez l’acheteur (ex-store).BETAIL VIVANT Les arrivages de la semaine aux a b at oies de TEst (Pacifique Canadien) se présentent à 600 têtes de hélai], 40 moutons et agneaux,400 porcs et 600 veaux.Les arrivages de la journée ressortent à 400 tètes de bétail, 450 porcs et 800 veaux.Il n’y avait que 20 moutons et agneaux qui étaient loin d’être de premier choix, dit-on.Les prix s’établissent comme suit; Bouvillons, de $9.50 à $13; vaches, de $8.50 à $11.25; taureaux, de 89 à $12; moutons, de $12 à $13; agneaux, de $15 à $17; veaux, de $8 à $12, les 100 livres.NOTA.—Les prix cotés ci-dessus, pour ce qui est surtout de la farine et des produits laitiers, sont ceux du producteur ; les autres sont généralement ceux du commerce de gros à Montréal, à moins que quelque chose n’indique ;• contraire.Mont.Cots.Ltd.10 â 50 1-8.Ogilvie.4 à 168.Riordon Paper.10 lis 1-4 Steel Co.of Can.60 à 59 1-2, 25 à 59 25 à 59, 35 à 59 3-8.Actions de priorité Canadian Car.25 à 72 1-2, 45 à 72 1-2, 100 à 72, 15 à 72, 5 à 72.Can.Cottons.5 à 76, 10 à 70.Can.Steamship.5 à 76, 2 à 76.Dom.Iron, 5 à 90, 5 à 90.Bons.Cedars Rapids.$60(1 à 84 1-2, $1000 à 84 1-2, $1400 à 84 1-2.Xa*.Breweries.$4000 à 75, $4000 à 75.Wayagamack.$200 à 75 1-4.Hz* 19 à 1 "x • .Obligation» tie J - a la Mont.Tramways.$1000 à 72 3-4.81000 à 72 3-4, $300 à 72 3-4.Emprunts de guerre Dominion 1925.$1000 à 03 3-4, $1000 à 94.Dominion 1931.$500 à 92 1-4.Dominion 1931.$500 à 92 1-4.Dominion 1937.$100 à 92.Banque Montréal.5 à 210, 5 à 210.Hors cote Dom.Glass.75 à 35, 5 à 35 1-4.OPERATIONS DE L’APRES-MIDI D’HIER Actions ordinaires Brazilian.10 à 34 1-2, 10 â 34 1-2, 30 à 31 1-2, 5 â 34 1-2.Quebec By.50 à 18.Canadian Car.25 à 30.Canada Cernent.50 à 60.Can.Cottons.25 à 50.Dom.Steel Corp.25 à 60.Dom.Textile.5 à 7 1-4, 2 oâ 87 1-4.Maple Leaf Mill.50 à 97 3-4.Penmans.5 à 74 1-2, 10 à 74 1-2.Hi or don Paper.5 à 118, 5 à 118, 15 à 118.10 à 118.Steel Co.of Can.10 à 59 1-2, 25 à 59 1-2.Emprunts de pruerru Dominion 1031 $500 à 72 1-4, $500 à72 1-4 $20000 à 92 1-4, $2000 à 92 1-4.Dominion 1937.$1000 à 92, $200 à 92.$200 à 92.Actions de priorité Canadian Car.25 à 73.Canada Cernent.5 à 91, 5 à 71 Banque Union.7 à 150 3-4, 1C à 150 MUNICIPAL AU CANADA 6% OBLIGATIONS Remboursables dans 4 ans %, le 1er novembre 1922.En Coupures de $100, $500 et $1,000.INTERET A 6% payable senti - annuellement les 1er mai et novembre.Toute la propriété foncière imposable d’Ouïremont — sans distinction - est responsable du capital et de l’intérêt de ces obligations, avec priorité absolue sur toutes les hypothèques.DE LA CITE de MONTREAL REMBOURSABLES DANS CINQ ANS—LE 1er DECEMBRE 1922 EN COUPURES DE $100, $500 ET $1,000 Intérêt à 6% payable semi-annuellement les 1ers juin et décembre.Titres au Porteur ou Nominatifs (enregistrés).TOUTE LA PROPRIETE FONCIERE IMPOSABLE de Montréal — sans distinction — est RESPONSABLE du CAPITAL et de TINTERET de ces obligations, avec PRIORITE ABSOLUE sur toutes les HYPOTHEQUES.Demandez notre circulaire.RENE-T.LECLERC Courtier en Valeurs de Placement 160 RUE ST-JACQUES, Montréal.Téléphone : Main 1260 et 1261.• (.Maison fondée en 1901.) 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d’étudier le méca* nisme de la hause et de la baisse.Pour cela il suffit de lire La noie américaine Pour la recevoir gratis, il suffit de s’adresser a M.PAUL de MARTIGNY ou bureau de Montréal de la Maison BRYANT, DUNN & Co., Ko.Snint-Fronçoio-XiiTior, No, 84-8* TELEPHONE MAIN 4980 Nous possédons et offrons en vente $450,000.00 D’OBLIGATIONS DE LA Cité de VERDUN A 6% échéant dans § ans du 1er mars 1918 EN COUPURES DE if! 100 ET $500 PRIX : Le PIURI et intérêts accrus N.B.— La CITE DE VERDUN avec sa population de .'10,000 est la troisième en importance dans la province de Québec; or.comme elle est une des villes les mieux administrées dans l’île de Montréal, il s’ensuit que ses obligations devraient cire aussi recherchées que celles d’Outremont, dont 81,500,000 viennent d’êlrc absorbées par le public en moins de deux mois.CONSULTEZ VOTRE NOTAIRE SUR LA VALEUR DE CE PLACEMENT.Versailles, Vidricaire & Boulais, Banquiers LIMITEE.90, rue Saint-Jacques Montréal.LES PEAUX VERTES Les prix du marché des peaux crues ou vertes s'établissent aujourd’hui de la manière suivante: Peau de boeuf No 1, ta livre.17s Peau de boeuf No 2, la livre.16s Peau de boeuf No 3.La livre, lés 1 Peau (te mouton, la livre .42s I Peau d’agneau, La pièce .$4.50 PROVINCE DE QUEBEC, District de Mont-réal, Cour Supérieure, No 118).— General Administration Society, demand., vs K.Ya-nusse, défend.I.e 2éme jour de mai 1918.à 2 heures 30 de l'après-midi, au bureau du dit défendeur, au No 55 rue St-Francois-Xuvier, en la cité de Montréal, seront ven-( dus par autorité de .justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cau-I so consistant en meubles de bureau, etc.Conditions : urgent comptant.S.C.Slarsoii, H.C.S.Montréal, 23 avril 1918.Edifice Versailles.Tel.Main 8745-8746.PROVINCE DK QUEBEC, District de Montréal, Cour Supérieure, No 2026.Mnppin et Weiih (Canada) Ltd., d et mind., vs K.,ï.Jago, défend.Le 2ème jour de mai 1918, à dix heures de i’avant-midi, au bureau du dit défendeur, au No 10 rue Victoria, en lu cité de Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en meubles de bureau, etc.Conditions : argent comptant.S.C.Marsou, il.C.S.Montréal, 23 avril 1918.gtlTHUK BRITNEAtJ.Membre, Ronre* de Montréal BRUNEAU & DUPUIS COURTIERS Gurcaii de Montréal, 97 ET 99 S.FRANCOIS-XAVIER Succursale* : QUEBEC et SOHEL Fil direct avec POST * FLAGG.NavTerk ¦.SKJ-AuRENT iV v y,.*».I '*v ^ VA-dÛ 11 ¦M LE BON NOTAIRE : — Oui, mon cher client.les obligations mnnlripalea sont devenues de nos jours les placements les plus sur».Et les Obligations de la Ville de la Pointe-aur-Tremblea ae classent parmi les meilleures sur le marché.6 p.c.— 5 ans La Ville de la Pointe-aux -Trembles —Ile de Montréal— EMISSION DU 1er NOV.1917.— COUPONS 1er mai et 1er novembre.Autorisée par le Lieutenant-Gouverneur en Conseil de la Province de Québec, et par l’Honorable Ministre des Finances à Ottawa Coupures de $100, $500, $1,000 Prix : Le 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FRERES.Lirait**.-.r««ses®‘ Feuilleton LES TROIS DISPARUS DU SIRIUS par GEORGES PRICE 14 (Suite) “Mon cher ami, lui dit-il, à votre tour de prendre le quart.Vous allez veiller pendant deux heures, et moi je vais me reposer.Envoyez-nous de l’oxygène toutes les demi-heures remuez les différents lits de chaux, et, pour utiliser vos loisirs, rangez en bon ordre les différents ustensiles que vous voyez là.Quand vous serez fatigué, réveillez Hal-gouët; pourvu que je dorme trois heures, c’esit tout ce qu’il me faut.QitAvt il fera jour, ajouta-t-il en riant, nous orgn ni serous définitivement notre existence présente.—Un seul mot, mon ami, répondit Georges.Avez-vous toujours bon espoir?—Plus que jamais, mon cher commandant.Noua essayerons tout pour revenir parmi les hu- mains, —Et pour revoir ceux que nous aimons.Ohl oui, docteur, ne cherchons pas seulement à prolonger une misérable agonie! Tout, voyez vous, tout, plutôt que la mort lenitet” VII DU ROLE D’UNE GRANDE FORTUNE DANS UNE GRANDE DOULEUR Le lendemain de la catastrophe, à 8 heures du matin, l’amiral de La Rénolière s’entretenait avec le commandant du Guichen, sur la passerelle, lorsque l’officier, qui depuis tin moment regardait â travers sa jumelle marine un bâtiment entrant dans le port, tendit la lorgnette à son chef en lui disant: "Voyez donc, amiral: je ne me trompe pas; c’est YInvetUgator qui rentre.” M.de La Lénolière prit la jumelle et regarda à son tour.“Vous avez raison, dit-il, c’est bien Y Investigator.—Mais sir Owen Townsend avait annoncé l’intention de pousser jusqu’à Beyrouth en compagnie du Sirius.—Oui, c’est bizarre, en effet.Il aura changé d’idée.Sir Owen aura pensé qu’il s’exposait, lui et son équipage, à un sérieux danger suivi de beaucoup d’ennuis, et, avec son sens pratique d’Anglais, il se sera dit que rhonmeur britannique pouvait se passer de l’acte de généreux donquichottisme qu’il tentait- Cela m’étonne médiocrement.—Ou bien, répondit le commandant, U aura éprouvé quelque ava rie.—Je ne le crois pas, dit Fa mirai, car le yacht semble marcher à son allure normale.Tiens, mais, ajouta-t-il après avoir de nouveau porté la jumelle à ses yeux ; regardez donc, mon cher ami: vous n’ob.ser vez rien de particulier sur le bâtiment?Ma vue commence à baisser, et je me trompe peut-être.Prenez la lorgnette.•—Parbleu si, répondit l’officier, j’observe que les voiles de VInvesti gator sont en panlenne et que le pavillon britannique à la corne, aussi bien que le pavillon français au grand-mât, sont tous les deux en berne.—Mon cher ami, dit l’amiral, je regrette ce que je viens de dire.VInvestigator rentre parce qu’il a dû arriver un malheur à bord.—Certainement, mais je me pose une question.—Et moi aussi, c’est probablement la même.Pourquoi ce pavillon français à mi-mât?—Oui, pourquoi?Sir Owen n’est pas Français, et si un malheur est arrivé à son bord, quelle raison y a-t-il pour y associer notre drapeau?” L’amiral ne répondit pas; mais il devint très pâle, et le bref raisonnement que venait de formuler le commandant du Guichen lui donna immédiatement le sombre pressen liment d’une catastrophe dont il n'osait encore formuler la nature et l’étendue.“Commandant, dit-il, vous devez éprouver la même angoisse que moi.Il est.naturel, n’est-ce pas ?que je ne m’arrête pas en ce moment à une question d’étiquette; faites immédiatement armer la baleinière, je me rends à bord de 17n-vestigator." En quelques minutes, l’ordre fut exécuté.Déjà les huit matelots attendaient, l’aviron en main, tandis que le patron, armé d’un a aspect e4 debout, s’apprêtait à donner l’impulsion initiale.Déjà l'amiral, pas- sant entre la haie des officiers de service respectueusement découverts, atteignait la coupée, lorsqu’on vit en pleine marche un canot se détacher des flancs de Vlnvestiga-tor.Au moment où M.de La Ré-nolière allait descendre l’escaliesr, le commandant du Guichen lui fit remarquer cette manoeuvre.“Sir Owen est dans l’embarcation, ajouta-t-il, et se dirige vers le Guichen.—C’est juste.Je reconnais sir Owen.Faites ranger la baleinière, et signalez à sir Owen d’accoster ici,” L’Investigator n’était plus qu’à une centaine de brasses du Guichen.Aussi en quelques coups d'aviron le canot du yacht anglais a bord a-t-il l’escalier.Sir Owen monta les marches, raide, très pâle, mal» très calme en apparence.En arrivant à la coupée, il salua gravement l’amiral.Celui-ci lui rendit son salut.Puis, lisant dans le regard assombri de son visiteur la confirmation du malheur attendu, il t’invita à passer dans ses appartements particuliers.Dès qu’ils furent seuls, M.de La Rénolièrc, toujours courtois malgré son inquiétude, avança un siè go à son visiteur.Celui-ci le refu sa poliment et dit; “Amiral, j’ai à vous annoncer une épouvantable nouvelle.—Je m’y attendais , monsieur, ayant vu la livrée de deuil de votre navire.Le Sirius?.—Le Sirius est perdu.—Corps et biens?—Non, j’ai sauvé la presque totalité de l’équipage.—Merci, monsieur,” dit M.de La Rénolière en.tendant la main à sir Owen.Celui-ci ne la prit pas.“Ne me remerciez point, amiral, reprit-il1; le sauvetage n’est qu’une minime réparation, hélas! C’est moi qui suis cause de la perle du -S\ rius.—Vous! —Oui, moi, ou du moins mon navire.L’Invcstigator a abordé le Sirius par Fa brome et l’a coulé, —Et c’est à moi, à moi respon ¦sable des navires qui m’ont été confiés par la France; c'est à moi que vous osez, de ,sang-froid, venir faire cet aveu! —A vous d’abord, amiral, par pénible devoir de courtoisie ; aux autorités maritimes ensuite, car je n’entends me soustraire à aucune responsabilité.” Quelque maître de lui qu’il fût, l’amiral sentait la colère bouillonner en lui-même.“Ah' vraiment, monsieur, s’é-cria+JJ, vraiment, U n suffi d’un nuage de brume qui, d’après ce quo je sais, a iiassé pendant dix minu- tes sur la surface de la mer, pour que VInvestigator abordât et coulât ( un navire français! Vous ne perde* pas-de temps, messieurs les Anglais! Malgré la cloche, la sirène et les feux, il ne vous a fallu qu’un moment do brouillard pour détruire mon pauvre Sirius et noyer son équipage!., Je vous ai dit que presque tout l’équipage était sauvé.Fresque! c’est-à-dire qu’il y a des morts.Et vous voulez me faire croire que cette catastrophe est l’oeuvre du hasard, alors que vous naviguiez do conserve et que, si vous aviez su l’a h c du métier, le moindre ralentissement d’allure aurait été suffisant à empêcher un tel malheur! Non, monsieur, je ne veux même pas attribuer la perte du Si-rins à l’ignorance présomptueuse de gens qui, parce qu’ils sont riches, •se croient capables de mener un j navire.“Get abordage n’est pas un accl-d ut, monsieur, c’est un crime! Le Sinus a probablement gêné votre route, vous avez p issé sur lui, et voila tout; vous etlen le phis fort, votre navire Alant plus puissant et le Sinus se présentant par le h’*' vers.Et vous avez remporte là tout simplement une de ces menues victoires, sans gloire, il est vrai, mais aussi sans risques, que l’AngletefM recompense, niais que Je monde méprise.A SUIVRE
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