Le devoir, 27 avril 1918, samedi 27 avril 1918
VOLUME IX.— No 99 MONTREAL, SAMEDI 27 AVRIL 1918 DEUX SOUS LE IMUMLKU Abonnements par la poste : Édition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$5 00 UNION POSTALE 8 00 Édition hebdomadaire CANADA.82 00 ETATS-UNIS.g 50 UNION POSTALE.3 00 ' W DF VJ: J F J Rédaction et administration : 43.RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL TÉLÉPHONES! ADMINISTRATION: Main 746! RÉDACTION: - M-w 74ô0 Directeur : HENRI BOURASSA.FAIS CE QUE DOIS ! “NO POPERY” Une campagne à surveiller Nous avons signalé jeudi la singulière attaque du Times et les menaces que le principal journal de lord Northeliffe faisait, à propos de l’attitude des évêques d’Irlande, planer sur tous les catholiques du Royaume-Uni.Us ont ainsi ébranlé jusque dans ses fondements l’édifice de la tolérance religieuse dans ccs îles”, disait-il des évêques irlandais.On voyait tout de suit se profiler à l’horizon le spectre du No Popery et le souvenir des lois pénales.Cette simple attaque, dans les colonnes du Times, avec les moyens dont dispose pour lui faire écho le grand maître de la presse anglaise, était déjà grave.Les renseignements supplémentaires que nous apportait dès jeudi soir le correspondant londonien du Montreal Star montre qu’elle entrait dans un plan d’ensemble.Windermere nous apprend en effet que le Times publiait le même jour, “contrairement à son habitude générale de s’abstenir scrupuleusement de controverses religieuses”, deux longues lettres de “catholiques anglais” (on verra de quelle sorte de catholiques il parait s’agir) prenant violemment à partie le Vatican.L’une d’elle affirme que “le Vatican prend ses ordres de Berlin; les évêques d’Irlande prennent leurs ordres du Vatican.Le Vatican, dit-elle, travaille pour le Hun, car le Han lui a promis le rétablissement du pouvoir temporel.Ceci est le secret de Polichinelle.” “L’autre correspondant du Times, dit Windermere, cite le discours de sir Sam Hughes au parlement canadien attribuant à l’Eglise l’opposition à la conscription des catholiques de Québec.Il noie aussi l’opposition à la conscription faite en Australie par l’archevêque Hannix, de Sydney.Ce correspondant ajoute: “L’Eglise est trop bien disciplinée de Rome pour qu’il y ait quelque possibilité de trouble en Irlande sans la connaissance de Rome.Il me semble que Rome jette délibérément le gant à l’Empire britannique.Elle croit que les puissances du Centre vont gagner la guerre.Que les Anglais se méfient.” On voit avec quelle diabolique astuce la manoeuvre est menée, avec quel art on joue de l’orgueil de race des Anglais, du vieux préjuge anti-omain, des douleurs causées par les derniers événements, et quelle sorte le catholiques — s’il ne s’agit point de simples masques — sont les individus qui, dans une feuille comme le Times, s’attachent à faire du Vatican le domestique ou le complice de l’Allemand.# * * Ces histoires nous font hausser les épaules, quand elles ne nous révoltent point, mais notez qu’elles s'adressent à un public qui n’est pas armé contre elles, qui est prédisposé plutôt à les accepter comme vérités, à un public que lord Northeliffe peu t empoisonner de cinquante sources diverses.Les catholiques anglais ne paraissent pas avoir été lents à la riposte.Le Star d’hier soir nous apprenait que le Père Bernard Vaughan, entre autres, a rappelé au journal de lord Northeliffe les grands services militaires des catholiques anglais tandis que sir Mark Sykes, catholique et député unioniste, accusait le Times de “suggérer que le rétablissement des lois pénales contre les catholiques de tout le Royaume-Uni pourrait être nécessité comme mesure de guerre.” “Le Times, dit Windermere, ne nie pas la suggestion — does not deny the suggestion — mais nie qu’il lit essayé d’imputer aux catholiques la responsabilité directe de la con-luite de la hiérarchie irlandaise.” Windermere dit encore, dès le début le sa dépêche: “L’Angleterre va-t-elle être, affligée de la reprise dû cri ic “No Popery”?Le Times dit que c’est aux catholiques eux-mêmes ill’il appartient de le décider.Ils auront assurément à faire face à un tel mouvement s’ils contestent sérieusement l’autorité du parlement impérial.” — Et l’on voit avec quelle audace l’on confond ici la cause des catholiques anglais — qui, apparemment, ne combattent pas plus la conscription que leurs concitoyens protestants — avec celle des Irlandais qui, protestants ou catholiques, s’y opposent.(Une dépêche au Mail and Empire nous disait, il n’y a pas huit jours, que la lutte contre la conscription avait jeté dans les bras les uns des autres catholiques et oran-gistes, et plusieurs dépêches ont depuis souligné l’opposition à la conscription d’un certain nombre d’orangistes).# * * Mais la campagne s’amorce.A quoi tend-elle?Sir Mark Sykes, pariant comme Anglais, demande si le réveil des passions religieuses aidera à gagner la victoire.Et c’est une question que tout le monde peut se poser.Diviser un pays contre lui-même, compliquer d’une guerre religieuse intestine une grande guerre internationale, ne parait guère un moyen de hâter l’heure du triomphe.Mais alors?Quelque chantage savant se cache-t-il derrière cette manoeuvre du Times ?Essaie-t-on par cette menace de guerre religieuse de désarmer l’opposition irlandaise?Ou s’agit-il d’une diversion plus simple, du genre de celle qui s'est tant (ie fois produite en France, où l’on a jeté au peuple des morceaux de curé pour détourner ses colères?Relisez la grande pastorale du cardinal Bourne, le solennel avertissement qu’il donne au public anglais, la tempête dont il annonce les prodromes.“Les temps que nous traversons sont pleins d’inquiétudes de toutes sortes, écrivait l’éminent archevêque de Westminster dans cette pièce reproduite par la grande presse anglaise.U n’est pas nécessaire de jeter les yeux sur ie conflit des nations qui afflige le monde pour trouver matière, ô de graves soucis.Chez nous, au milieu de nous, il y a des signes dr troubles et de bouleversements que la presse publique ne fait connaître que d’une manière très partielle, mais que ceux qui détiennent l’autorité connaissent bien; et ccs signes présagen-t la possibilité d’un grand bouleversement social dans l’avenir.” Ces signes, lord Northeliffe est bien placé pour les connaître, et il est probable que l’alourdissement des charges de guerre, l’extension de la conscription aux enfants de dix-huit ans et aux hommes de cinquante-et-un, ne sont pas de nature à en atténuer la gravité.Voudrait-on alors, en fouettant l’orgueil de race, en piquant les vieilles passions anti-catholiques, retourner contre l’Eglise les colères que l’on craint de voir se dresser contre la richesse, contre l’ordre social actuel?(La tactique, encore une fois, est ancienne.Elle a même beaucoup servi.Quoi qu’il en soit, le mouvement (pii se dessine là-bas mérite d’être suivi avec la plus vive attention.On peut être sûr qu’il aura ici son contrecoup.Il est trop visible déjà que l’on cherche à englober dans le même filet, avec le Vatican lui-même, les catholiques de tout l’Empire.Orner HEROUX.CHRONIQUE MUNICIPALE Le vin est tiré Le vin est tiré, il faut le boire.Ainsi se résume l’analysé de la situation faite à une conférence avec les échevins par le président du bu reau des commissaire®, qui paraît bien être la cheville ouvrière de ce corps.Le conseil solaisserad-il convaincre et ratifiera-t-il les nouvelles taxes?Sa position n’est pas en viable.Lui seul e st responsable envers l’électorat qui le tiendra comptable des actes dos commissaires, auxquels ils s’associera.S’il laisse le rapport sur le bureau jusqu’à l’adoption automatique, le public lui tiendra rigueur, il peut en être sûr, du mauvais état dos rues, et il ne sera pas plus avancé.M.Décary a 'déclare, ce que chacun des échevins sait d’ailleurs parfaitement, que le budget de #13,-000,00(1 adopté à la fin de l’année dernière ne comporte pas un seul sou pour l’arrosage et le neltoyog, des rues, pour la réparation des pa vages et des trottoirs.Or, lus souffrances du public condamné à avaler, chaque jour, plusieurs onces d’une poussière Ignoble, les ennuis des chauffeurs et des conducteur de voitures hippomobiles à cause des ornières Je la chaussée, sonl d-jà assez considérables; pour peu qu'ils se prolongent, ils seront intolérables.d/électoral punira nu-lurelleinent, même si cela est injus-^e, ceux qu’il perd atteindre,.en attendant les élections provinciales.Le plus simple pour le conseil nous paraît donc de boire le vin tiré, quelque amer qu’il soit; le public ne lui en voudra pas plus d’augmenter le fardeau des taxes que de retarder la toilette printanière et urgente de la ville, qui, autrement, ne se ferait qu’au mois de juillet.Les réformes Les nouveaux commissaires, ou du moins, leur président, confessent franchement leur embarras eu face des réformes à effectuer.Cette confession souligne d’un trait ce que nous avons déjà dit: à savoir que des profanes perdront forcément un temps précieux à étudier le rouage de /administration.Il ne reste qu’à regretter, une fois de plus, quelle que soit la raison, que ¦s chefs de départements aient re fusé de faire partie de la nouvelle commission, et que celle-ci ne se compose pas de gens au courant de l’administration municipale.C’est, sans doute, pour abréger le plus possible la période de tâtonne ment que Ton vient d’effectuer un nouveau groupement des divers services municipaux.C’est évidemment le premier pas vers la formation de ce bureau technique autorisé par la législature.Les corn missaires dont la nomination a dé jà entraîné une augmentation de dépenses, puisqu’ils touchent dix mille dollars par année, alors que les services de certains d’entre eux dans une compagnie privée ne seraient pas peut-être pas évalués au quart de cette somme, rassureraient le public s’ils n’allaient pas chercher au dehors des conseillers techniques, à grands frais.Augmenter les dépenses dans le but de réaliser plus tard des économies en multipliant l’efficacité du personnel nous paraît être une forme d’économie que le public jugera mau vaise.La façon la plus simple de urocéder, c’est encore de ne pas charger, -même temporairement, la liste dé paye déjà assez lourde.Tl v aurait peut-être des remaniements à opérer et des démissions à exi ger." même parmi les chefs les mieux payés des départements, mais il est certain qu’au taux actuel des saisiras, les commissaires pourraient trouver des remplaçants a ceux de leurs subalternes qui n’ont pas la compétence voulue- pour rem piir une charge qu’ils doivent au favoritisme.M.ie maire a la manie de s em - qu quinze ans ie plus chaleureux avocat de la refonte des services._ Il est malheureux pour lui qu’il n’ait pas déployé à faire adopter cette réforme une ardeur égale à celle qu’il déploya pour l’adoption du contrat des tramways.Il ne se verrait pas aujourd’hui volé de ses mérites.De même, soit dit en passant, M.l’échevin Turcot aurait bien pu profiter de la dernière session pour faire valoir au parlement les fières revendications dont il se fait le champion dans des journaux et réclamer, tout de suite, du premier ministre le versement d'un million dans les coffres de Concordia et le partage du fardeau de l'annexion de Maisonneuve.La vérité c’est que l’idée n’a rien de neuf, ou’elie a été maintes fois énoncée; pour ce qui regarde spé cialement le service d’hygiène, le docteur Boucher, si nous avons bonne mémoire, a fait observer plusieurs fois qu’il importait de réunir sous la direction de son département îles services qui tendent di: rectement au maintien de la santé publique.A ce point de vue, le nouveau groupement nous semble imparfaitement fait.On aurait dû mettre l’incinération sous ie contrôle du surintendant des services sanitaires.Le changement, nous scmble-t-ib même s’il devait entraîner des décapitations, aura un bon résultat.En tous les cas, il donnera à l’hygiène urne place plus importante que celle qu’elle occupait jusqu’ici.Ce n’est pas encore la seule qui lut convienne, la première, mais c’est un progrès.La taxe d’eau On a plusieurs fois parlé de percevoir la taxe d’eau au compteur comme cela se pratique à l’heure actuelle pour certains consommateurs.Pour des raisons d’hygiène il s’est trouvé toujours des gens qui mt dénoncé cette modalité de perception qui pourrait induire les miséreux à pratiquer l’économie au détriment de Ta propreté et de leur santé.Dans certaines villes des Etats-Unis, sinon dans toutes, on a simplifié le système de perception en mettant la taxe d’eau à la char ge du propriténire.Ici même, dan' i'no foule de maisons de rauport, V locataire n’a aucune relation quelconque avec la vil’e et s’en trouve bien.Ce serait peut-être là un système à étudier qui éviterait bien des ennuis aux locataires pauvre'' et qui se voient menacés d’eire nri vas d’eau quand ils sont arriéré-dans le paiement de leur taxi».Th •’liraient nu moins la eerlifude d-ne pas •mnnnurr de ce précieux b‘ qui de où qu’ils se trouvent.Le représentant ouvrier En attendant, notons que le journaux qui réclamaient la nom' nation d’un représentant ouvrir’ à la commission du tramway d' vront se rendre compte nue cet1 représentation indisprns-’ble n’r vanne pas toujnprs à grand’ chns, Ainsi dans Te bureau des ndminls 'rfaurs d'> la ville, l’un d’eux n’ d’nufro fifre à se trouver là nue s-quelité do représentant ouvrier.Sa présence et son influence n’ont nécessairement pas empêché Taug mentation de la taxe d’eau de passer: elle est sans doute plus bénigne que celle que la ville avait Je droit rie percevoir sur la valeur locative des maisons, mais ii ne faut pufi oublier que par celle-ci les petits loyers étaient exemptés et que de plus il aurait été impossible ou du moins très difficile de Ta percevoir.Il n’en va pas de même avec la taxi d’eau; la ville, ainsi que nous le disions l’autre jour peut toujours réduire les récalcitrants par la soif.Ainsi apparait-il que les repré sentants ouvriers ne servent quel que-fois de rien.Louis DUPIRE.BILLET DU SOIR.LE PASSANT Montréal est grand, mais que de visages connus on y rencontre parfois, visages inaperçus depuis des mois et qui, soudain, surgissent au carrefour de rues passantes, visages d’hommes qui ont été nu ont cru cire quelqu'un, pendant un peu de temps, et sont retournés ensuite se confondre à ceux de la masse! Avant-hier, rue Sainte-Catherine, la foule couvrait le trottoir, longeait les étalages, s’attardait aux montres des boutiquiers et des bijoutiers, se coudoyait, vague sans cesse mobile, sans cesse changeante.Comme toutes les vagues, celle-là avait son écume venue on ne sait d’où, faite on ne sait de quoi.Et je reconnus parmi les bulles dont elle se formait un ancien politicien de naguère, aujourd'hui retourné à sa campagne natale, apres avoir, quelque temps, figuré an parlement.Il était de la bande des faux patriotes de 1911, et plus haut que plusieurs d’entre eux, il avait crié à ses électeurs des protestations de foi et de dévouement ci la chose publique qui les avaient trompés.Avec ses compères, il adora vile ce qu’il avait brûlé, brûla ce qu’il avait adoré, s’engagea dans le sillage de Bob.Rogers, aujourd’hui disparu comme lui.Quelques semaines, il fut une manière de personnage, dans les cercles où évoluait .son chef véritable.Et puis, un jour, hué par ses électeurs, conspué par les honnêtes gens, il s’en alla, après avoir tenté de se trouver un autre mandat.Quel motif l'avait amené hier à la ville?Je ne sens.Mais il errait, seul dans la foule, au long de la chaussée, ayant l'air d’an homme qui souffre de nostaléèe > de l’asphalte, n’étant plus personne après avoir voulu être quelqu’un.Et comme je le regardais aller, ce flocon d’écume a fondu, s’est effacé, a disparu.Jean LABRYE.BLOC - NOTES Ma in-d’oeuvre Un journal unioniste, le Globe, écrivait, il y a peu de temps, ces lignes : “ Les encans de ferme et de roulant pour la culture se multiplient de façon alarmante.C’est d’autant plus malheureux que cela se produit à une période où nous manquons sérieusement de vivres, et où il faudrait intensifier la culture du sol.Le problème agricole tourne à la tragédie.11 y a partout des formes presque abandonnées, où seuls restent les vieux parents, pour faire la culture, tandis que les jeunes gens sont aux armées.” A une commission parlementaire qui étudiait, ces semaines-ci, le problème de la main-d’oeuvre, on a dit, hier, à Ottawa, qu’il faudra cette année de 50 à 75 mille hommes de plus pour les industries essentielles, — mines, culture et ie reste.Où les trouvera-t-on ?Et pensc-t-on que des femmes et de tout jeunes gens pourront remplacer plus que 15,000 des hommes qui manquent déjà ?Ce qui paie Les propriétaires et les armateurs de navires font de gros profits, de ce temps-ci.Le London Daily News écrit qu’avant la guerre, les transports neufs se vendaient 84(1 la tonne, en Angleterre, et les paquebots à voyageurs, tout montés, 860 la tonne.Aujourd’hui de petits navires en bois, construits depuis quarante ou cinquante ans, font $150 la tonne; le News cite même le cas d’un armateur de Londres qui a payé d’un sloop de 33 ans d’existence plus de $175 la tonne, il y a peu de temps.If est vrai qu’aujourd'hui le transport de marchandises, d’Angleterre en France, pour le compte des particuliers coûte au delà de $35 la tonne.A ccs prix, un navire a vite fait de rapporter à son propriétaire ce qu’il lui a coûté.Les lynchages Le secrétaire d’une association américaine pour la protection des nègres a rendus publies, il y a quelques heures, des télégrammes de celle-ci aux gouverneurs de pin sieurs Etats, protestant contre l'impunité dont bénéficient depuis quelque temps surtout les gens qui participent au lynchage de noirs mis à mort sans aucune forme opt pénitenciers dans le pays, et il serait facile à un seul inspecteur de s’acquitter de ce travail, fût-il un mois dans chaque établissement, qu’il lui resterait encore cinq mois de vacances.Le député de ¦mte-nac damapde ensuite que le avail des condamnés leur spit payé rai eonnabienient, premièrement pour sauvegarder dans une certaine mesure le sentiment de Ja dignité per sonnelle de chaque interné, secon dement pour aider à l’entretien de Leurs families.On pourrait ainsi faire fabriquer, par exemple, des meubles que l’on pourrait distribuer dans un grand nombre d’edi fices appartenant à l’Etat.Pourquoi, par exemple, tous les bureaux de poste ou les immeubles affectés aux services de Ta douane, à travers le pays, ne recevraient-ils pas loin un mobilier a peu près uniforme fabriqué dans les maisons de dé ton tion du pays.Le détenu y trouve rail une distraction en meme temps qu’un moyen honorable de gagne; sa vie lorsqu’il retrouve sa liberté et nous L’aurions traité de façot plus humaine et plus sensée qu’en lui faisant péniblement casser des cailloux.La suggestion n’est pas nouvelle, de la part du* député de Frontenac qui a spécialisé ses efforts dans ce! te direction depuis plusieurs années.M.Doherty a écouté ces avis avec l’attention voulue, mais n’a rien répondu à cette répétition d’un discours qu’il sait par coeur depuis plusieurs années.M.H.-B.Morphy à propos de trois situations vacantes d’inspecteur de pénitenciers, a demandé si on les réserve à des soldats.Le ministre répond de non veau que cette question regarde la commission du service civil, cependant.en cas d’égalité de mérites entre vétérans et civils, la préférence sera donnée aux vétérans.La Chambre s’est ensuite ajournée vers cinq heures quinze, en /honneur du visiteur du jour M.Samuel Gompers, président de la confédération américaine du travail et membre du conseil de la défense _ nationale aux Etats-Unis.C’est à ces deux titres que M.Rhodes lui a souhaité la bienvenue lorsqu’il est arrivé, à cinq heures trente, précédé des aides-de-camp du 'louverneur-général et conduit par M.Doherty, représentant le prunier ministre, absent à New-York.Le visiteur a serré, en arrivant, la main du président de la Chambre des Communes et celle de M.Boi-'uc, président du Sénat.Puis on "a conduit au fauteuil de sir Robert Borden, et M.Rhodes député n i fauteuil et reeouverf de sn ton»' hù a donné lecture d’une adresse dont voici le résumé; C’est pour moi un grand plaisir et un agréable devoir de vous souhaiter la bienvenue à votre arrivée au Canada, en cette Chambre des Communes composée des représentants de la démocratie canadienne.Vous vous souhaitons la bienvenue on seul ment comme membre du conseil de la défense nationale et omme président de la fédération américaine du travail, mais encore à cause des brillantes qualités per-sonnellos qui vous ont placé à la tête de la grande organisation que vous dirigez avec tant de succès depuis un grand nombre d’années.Nous savons les services impor-ants nue vous avez rendus aux Etats-Unis, avec lesquels nous entretenons de si heureuses relations comme voisins et comme alliés dans la cause commune que nous avons tous à coeur, et que vou! vez si bien dénommée.“La guerre rinte de la démocratie”.Votre visite ici, trop bràve à none gré, servira, nous en sommes ¦ertains, à stimuler notre effort militaire et à rendre plus étroites en-•ore les relations amicales existant déjà entre les Etats-Unis et le Canada.Tout en reconnaissant en ous un loyal citoyen américain, il nous est agréable de nous rappeler que vous avez vu le jour dans ces iles qui ont enfanté la démocratie, et qui, aujourd’hui, apres quatre ans de guerre bientôt, combattent avec nos héroïques alliés pour conserver au monde la civilisation et la liberté.Nous espérons que votre visite au Canada vous sera agréable, et nous vous prions d’assurer à vos compatriotes que le Uanada restera à côté dos Etats-Unis et des autres Alliés, jusqu’à ce que la.victoire couronne nos armes”.Les sénateurs s’étaient joints en assez bon nombre aux députés, et les galeries étaient remplies de visiteurs des deux sexes.Tout ce monde apolaudit bruyamment M.Gompers, lorsqu’il se leva pour répondre du siège auquel on est accoutume de voir et d’entendre le premier ministre canadien.Le chef ouvrier américain est un vieillard de très petite taille, avec de rares cheveux en arrière et des traits énergiques.Il parle d’une voix basse et agréable à entendre, sans gesticuler beaucoup, il a prononcé pendant plus d’une demi-heure des phrases protocolaires sur la lutte entre la démocratie et l’autocratie et prédit la victoire certaine de la première de ces deux forces, ainsi que la continuation après la guerre des états de chose que les esprits légers veulent croire passagers et éphémères.L est une monde nouveau qui sortira du creuset, et les démocraties auront ie devoir de propager leurs principes jusque dans le plus lointain village de 1 Allemagne.M.Gompers fait applaudir un engagement en ce sens pris solennellement à Washington, il v a quelques semaines, par un congrès ouvrier.M.Doherty lui a répondu par une allocution appropriée, et la chambre s est ajournée à lundi.M.Laurier et un bon nombre d’autres se sont ensuite fait présenter à M.Gompers.Ernest BILODEAU.“POUR L’ACTION FRANÇA!SE” On annonce la publication prochaine dans la Bibliothèque de l’.lc-lion française de la conférence récemment prononcée à Ottawa par M.l’abbé Groulx, sous le titre Pour l’Action française'’.Cette brochure du même type et du même format que “La Fierté”, du R.P.Louis Lalande, dont il ne reste que quelques centaines d'exemplaires, se vendra comme celle-ci, 10 sous nlus 1 sou pour le port.Par quantités: $1 la douzaine, $8 le cent, $70 le mille, frais de port en plus.Adresser ces dernières commandes au secrétariat de la Ligue des Droits du français, bureau 32, immeuble de la Sauvegarde, à Montréal.LE NATIONALISTE Sommaire du numéro du dimanche, 28 avril, en vente le samedi Le Canada au Congrès de la paix— En serons-nous?Que ferons-nous ?par.Nap.TELLIER Les petits tiennent le flambeau, et les grands, l’épée — L’esprit prime la matière; /écroulement des empires, par.Pierre DALBEC Les comités cchevinaux — Un projet trop légèrement écarté, par .Luc VA !t EN NES Les Serbes en Hongrie — La question yougoslave — Les droits des petites nationalités, par Marcel LEVIS Allons, parlez M.William H.— L’indi estion d’un gros bijoutier et le “pelil croupe” par .Max SOREL La littérature' du pays — Le manuel de M.l’abbé Camille Roy.par Jean ROCHEFORT Réponse au général Maurice — Bliicher et Foch — Opinions de journaux américains.Histoire et politique — Maximes et pensées de Napoléon — D’où vient le nom de la “Nouvelle France”?— L’impératrice Eu énie et Alexandre — Le colossal canon boche, etc.Rage des Dames — Lettre de Faille Mance — La Grapholo ie — Poésie — Le Crochet avec modèle — Conte ir Zamacoïs — Fantaisie sur le déménii ement.— Recettes, etc.Page sportive — Toutes les nouvelles de la journée du samedi —.Courriers spéciaux d’Ottawa et de Québec.la 1ère édition à 4 heures el la 2ème Le NATIONALISTE est en vente, édition à 7 heures le samedi.CINQ SOUS PARTOUT.KERDELEC DOIT, KERDELEC VEUT — Le “Devoir” commencera lundi, en Page du Foyer, la publication de ce roman de MATHILDE AIGUEPERSE. ufcvum, aium i kjvaij, saiwiüüi Z7 avkil iyis VOL.rx.— Ko 99 LETTRES AU “DEVOIR” Nous n* publions Que des lettres ¦ignées, oit des communications accompagnées d’une lettre signée, arec adres.se authew*t^ue.Les correspondents anonymes s'épargneraient du papier, de l’encre, un timbre-poste, et à nJUs une pert* de temps, s’ils roulaient bien en j prendre note défimUreiaen».L’ERREUR DE LA HOUILLE BLANCHE CHRONIQUE DU LISEUR EN FEUILLETANT LIVRES ET REVUES “Charlotte en guerre” ou “Sur le front de Paris”, par Marcel Boulenger — “Les carnets d’un officier” (1909-1914), par Jean Gonnet — “Mémoires de guerre”, blessé, captif, délivré, par Hubert de Larmandie — “La France éternelle”, poèmes, par Pierre de Bouchaud.Montréal, 25 avril, 1918.Monsieur Orner Héroux, Rédacteur du Devoir, Montréal.Monsieur, Sous ce titre j'ai usé de la bienveillance de votre journal afin de prévenir l’opinion publique sur l’impraticabilité du chauffage des maisons par l’électricité, aux prix minimum d’aujourd’hui.Ces prix, variant avec les conditions locales, sont considérés par les ingénieurs les plus autorisés comme ayant atteint le point le plus bas de l’échelle économique, quel que soit_ le mode générateur de l’énergie électrique.Dans le congrès des ingénieurs qui eut lieu à Toronto les 26 et 27 mars dernier, des experts ont traité de l’énergie calorifique sous toutes ses formes.Mes vues sur le chauffage électrique se sont trouvées à être en tous points conformes aux exposés précis des savants conférenciers, concluant à l’impraticabilité présente et future du chauffage par l’électricité, à moins de payer l’électricité un cinquième à un quart de centin du kilowatt-heure.Les progrès ont ‘Mise à ravir” _____ _ _____ , portant des “ju pes tellement courtes qu’elle s’enrhume chaque fois qu’elle s’assied”, chaussée de "bottines lacées jusqu'aux.genoux”, coiffée "de chapeaux en forme de tours enrubannées”: telle est Charlotte en uni forme, dans son secteur, sur le front de Paris, dans sa tranchée, celle du grand monde parisien.Je dis uniforme ; hélas! toute comparaison cloche.Toilette féminine et uniforme ne vont guère ensemble, même en temps de guerre, en dépit de tous les arrêtés' ministériels du monde.La garde-robe d'une élégante, celle de Charlotte en parti culier, est si variée.Mais quoi, même sans le casque ourd des fantassins et leur unique ¦apote défraîchie, cousine Charlotte aux multiples et beaux atours n’en remplit pas moins sa part "to win the -war”.Elle ne fait pas l’exercice, ne marche pas au pas de parade, ainsi que le firent, sur le toit du Ritz, un certain temps, des Anglaises exaltées de chez nous, (o amazones du front de Montréal, quel écrivain de génie redira vos exploits et la reconnaissance de | l’Empire?) niais que le moral est brillé dans tous les domaines de la m,asnifiqUe! quelle activité fiévreu - 1/f 7] il T*t n p n n T*nî C/A rî mst 1C .~ , , 1 1 .I .J.1.1, science; M.Hurtubise a raison, mais Ici où un charlatan brise ses méninges, c’est lorsqu’il s’attaque au mouvement perpétuel, c’est-à-dire, “produire une chaleur ou un travail égal ou plus grand que la chaleur ou le travail appliqué” par une invention quelconque.Ma conviction “irrémédiable”.se! Elle a un nombre incalculable de filleuls sur tous les fronts, ce qui entraîne une correspondance absorbante et des envois nom breux .Elle possède des collections de guerre, publications, trophées etc., à ne savoir qu’en faire.Elle est de la Croix-Rouge.Elle se pique d’économie, un peu à la façon que M.Hurtubise a attaquée devant] (jont se p:1tent ies l’opinion publique, avait donc sa raison d’être.Or le chauffage par chaufferette rattachée à des fils métalliques dans les divers appartements d’une maison est bien l’installation la plus économique de distribution de la chaleur à 100% de rendement ou près: il s’ensuit que tout autre dispositif l’éloignera de ce mode de 100%, non pas en l’augmentant (mouvement perpétuel) mais en le diminuant (invention Robitaille), ceci est élémentaire.Il est donc inutile pour M.Hurtubise de chercher à se renseigner auprès d’un plus petit que soi à Québec.Le coût unitaire du kilowatt-heure demeure donc le seul facteur qui puisse apporter de la lumière sur le sujet.Le dernier essai de confusion du 24 avril que M.Hurtubise a adressé à gens presses qui bousculent tout et atteignent le résultat opposé à l’économie du temps, — c’est-à-dire qu'elle dépen se beaucoup, mais cela fait marcher le commerce et de mémoire d’homme les riches n’ont jamais pratiqué l’épargne mlrmient.Chose incon testable, Charlotte est une patriot: zélée, comme l’atteste rénumération de ses oeuvres.Dans sa tranchée, le poilu sc couvre de boue autant que de gloi re.Dans son secteur, au cours des opérations sur la ligne des boulevards et.le reste du front, Charlotte a amassé, elle, beaucoup, beaucoup de poussière, celle des traver collectifs.C'est un type à la La Bruyère chargé des ridicules dt tous.Cette collectionneuse enragé: ! a collectionné à son insu les ridi votre journal ne provoque chez moi | cules du tf,nips (le guerre, ceux .h aucune chaleur, vu qu il a etc juge \ son monde.Cela fera jaser sur par ses pairs dans la Ville Reine ; son comptei ce qui n’est pas pour libre à lui de confondre par les progrès de la science les savants conférenciers dans leurs conclusions du chauffage par l’électricité non lui déplaire.M.Boulenger secoue cette poussière avec tant de dextérité, de délicatesse, sans friper un pli de la robe de Charlotte, en lui seulement dans le coût mais dans 'dressant un compliment bien tour les quanti es insuffisantes de che- ¦ la cou.sin” ne prend pas la vaux électriques disponibles.mou ch o m-tl>w0rrt ,C^! : Mon Dieu! oui, comme tant d’au- PUjjd^e serait d utiliser l electnci- ¦ tres laideurs, les ridicules subsis té pour l’industrie et la traction motrice car le rendement mécanique de Vélectricité est plus grand que celui du charbon, et de conserver le charbon exclusivement pour le chauffage.Monsieur le rédacteur, je n’abuserai pas davantage de votre journal à ce sujet; j’espère que mon ami Hurtubise sr rendra à l’évidence des faits, s’il veut s’attirer des compliments.Il n’aura qu’à consulter tout autre ingénieur versé sur la thermodynamic, et, même, s’il le désire, constater le coût de l’installation et de l’opération des quatre dis tent en temps de guerre.C’est coin me un lien qui rattache à l’heureuse époque où les hommes pouvaient se payer à souhait le luxe du ridicu le.qui tue parfois, dit-on ; de puis les moyens de tuer sont devenus plus expéditifs et aussi plus infaillibles.he rire naissant de la ocnstatation d’une disproportion, d’un contraste trop grands entre les choses, le civil est nécessairement ridicule, en certaines circonstances, tant est marquée la disproportion entre son état d’aise relative et la condition pénible du soldat.Les fforts maladroits que fait le pan i éi ’i 7 •- riions inaiduiuus que idii i positifs de chaufferettes électriques 5 vrc civil, à la pensée des.héros du ilr.niembres de la Fédération, mais de nous unir et de nous serrer à 11 h.12.M.Tabbé Pustienne fe &EUFS ET VOLAILLES DE P ICES PURES La saison d’incubation venue, nous sommes en mesure d’offrir au punlic des oeufs et des reproducteurs de toutes '•ace* : canards, oies, dindes, pintades, 5#ons.lapin», pigeons, outardes et canards salvages.Dénia ad e/.notre catalogue de vingt gravures des volailles les plus avantageusement connues au pays, à 15 sous, par malle.Traité Élémentaire sur l’élevage tlu dindon, à 25 tous, par malle, indispensable à quiconque l’occupe d’aviculture.Quantités de reproducteurs, cochets, jars Toulouse et jars canards Pékin, coureurs indiens, sauvages et Orpington fauve.Lapins de toutes races.Nous possédons le plus beau troupeau do ündes bronze ou pays.Oeufs en mars, $4.50 pour 10 oeufs.Quelques coqs-dindes à ôter.Demandez nos prix avant d’aller ailleurs.Denis des races Rock barré, Rock blanc, Wyandote blanc.Rouge Rhode - Island, Livourne blanche, en lots de 100 oeufs assortis pour $10.Parte/, vos incubateurs de bonne heure et profitez des hauts prix pour vos poulets.Incluez toujours timbres pour réponse assurée.Poulets d’un jour, notre spécialité.Fcrivez-nous.La Ferme Avicole Vamaska.St-Hvacinthe, Qué.très canadiens-français, dans l’Ouest.Prés ‘ _ \ À ! rn I.aT «prmmi des églises et écoles, aux termes convenu- , ^ COlldes.^ Que chacun porte SUT i » _ .’ A , blés aux acheteurs.Catalogue gratis.—• Do- hll SCS papiers Ct SOyOHS-y.| mémo JOUF, million Farm Exchange, 815-817 Somerset! ‘ mont National, grande SC -CONVENTIONS REGIONALES ses auditrices.Le comité a décidé que le tiragf> de la montre de dame soit remis au troisième dimanche de mai, parce qu’il n’y avait pas suffisamment de livrets d’entros.Quatorze jours de bénéfices fu rent payés.Au programme musical, Mlles Y, Williams, T.Ouimet et Mme Dubur furent applaudies.Mlle Godmer fui l’heureuse gagnante du prix d’assis tance: un an d’abonnement à T“Ac-tion française”, par Mlle Florin r Phaneuf, président de l’Association des Femmes d’affaires.FEDERATION PAROISSIALE SAINT-EUSEB E Dimanche le 28 avril 1918, les dames et les jeunes filles de la pa roisse Saint-Eusèbe sont invitées à l’as-semblée mensuelle, qui aura lieu à l’école Meilleur, rue Fullum à 4 hrs.p.m.M.l’abbé Piette, aumônier du Syndioat économique des ménagères, ferar un exposé d cette oeuvre appelée à rendre de grands services, dans la classe ou vrière.Les personnes qui désirent s’y inscrire feront à l’assemblée même le dépôt d’une piastre, afin de bénéficier des avantages offerts le plus tôt possible.ASSURANCES Successeur* de Joseph Courtois Bureau établi en 1890 263VÏS IT ATTOV Montré !.Tél.BANQUES D’EPARGNE LÀ BANQUE D’EPARGNE DE LA CITE ET DU DISTRICT DE MONTREAL.Bureau principal, 176 rue St-.Tnoques, et quator-ze succursales b Montréal.COMPTABLES GAGNON & L’HEUREUX COMPTABLES LICENCIES .(CHARTERED ACCOUNTANTS) 11 Plnre d’Armes.Tél.Main 4912.r A.Gagnon^C.A.J.Arthur L’Heureux, C.A.COURTIERS EN IMMEUBLES A.JETTE & CIE, courtiers en immeubles (établi 1885), experts en propriétés, édifice Créd t Foncier.35 Saint-Jacques.Prêts 1ère et 2ème hypothèques.Collection, achats des créances.DOCTEURS Diplôme en hyjriène publique.—-Heure»: 12 h 2 p.m., « à 8 p.m.—Tél.Saint-Loui» 3275.Dr JOS.-N.CHAUSSE llédecin-ehirurgien.— Maladies de ia peau 708, PARC LAFONTAINE, MONTREAL, Angle de la rue Marquette.~ Est 2671 r'»>T-= ” • Docteur A.DESJARDINS [ Ancien Moniteur de l’IIôtel-Dieu ; de Paris.Maladie des YEUX, des * OREILLES, du NEZ et de la I' GORGE, 145 Stc-Catherine-O.(à l’institut Ophtalmique Nazareth), fe Or Fernand Eniery Maladies du c*>cur et des poumon».Tuberculose.1827 AVENUE DU PARc Loutiudations gratuites à ITnstitut bruchem le lundi matin.Dr A.-D.TESSIER Médecin chirurgien.Spécialité : maladie de la peau, eczéma, etc.1S94A PAPINEAU, en face du boulevard Rosemont Heures : 12 a 4 p.m., 6 à 9 u.m.Tél.St-Louis 4536.DENTISTES^ Dr NAP.DESJARDINS CH I RI : RG I EN - D ENTIST E Autrefois de Saint-Henri Bureau ouvert de 9.00 a.m.à 9.00 p.m.1111, rue SAINT-DENIS Près Marie-Anne.Tél.Saint-Louis 3943 Avis.—A partir du 1er niai je tiendrai mes bureaux an No 1708 Notre-Dame O.Saint-Henri, angle Bourget* IF Farm Block, Winnipeg, Man.VITRES ET MIROIRS LA CIE CERAMO - VITRAIL INC.1410 boulevard Saint-Laurent au Monu-seance pour nos membres.La conférence sera donnée par Mlle Gréterin, profes seur de français et de .littérature à ’’université McGill.Sujet : Ques- L’Association, même en temps de i i!ons f ar‘> accompagnée de projec _ ., No^uniôn^régionalâ* préparent rais,ve^« J>ie.n organiser la parité Y-rera etMiroitiers^Gros et De-1 jpUrs conventions du printemps, '^ajicale de la source, tail.Glaces Epaisses, Vitres Bom-1 Celles de Montréal le 5 mai lous nos membres doivent elre jbées, Coloriées, Verrières, Opalines, Trois-Rivières, le ô’mai ct de Saint- ’9un,s leurs billets pour cette , j circonstance.Les abonnes de la a j “Bonne Parole” jouissent des privilèges de nos membres en presen Ornementitions, Biseautage, Dessus Hyacinthe, le 9 mai, préparent de meublai, Tablettes, Miroirs, Réar- ; |eur avec soin.Souhaitons à toutes gentage.Coupe-vents pour automo-1 ces conventions un plein succès.Inles, Domes et Verres dans le - Plomb réparés.Prospectus et Cota- ! -m- RETRAITE FERMÉE DE JEUNES GENS BUANDERIE LAVAGES de familles demandés.Humides, 90s ; séchés, $1.15 ; linge uni repassé, $1.55 la boite.DOMINION LAUNDRY, 298 Carrières.St-Louis 6302.REGLEMENTS DE COMPTES lions sur demande.TELEPHONE SAINT-LOUIS 269 METAUX.CHIFFONS.ETC.NOS MARCHES SONT LES MEILLEURS p*«r rebat* d* manltione, fai.re jeune, tai-rre rouge, reste» ri* fustbUs et d’*-bus.Téléphones «a écrlees i THE NORTH AMERICAIN IRON & METAL COMPANY B.r.2111, ECHANGS CHIVE.MAIN 7477 Mârrbsnds et courtière en fur, teier et uétau MARCHANDS, ouvriers et journaliers, toutes vos dettes seront payées moyennant des paiements faciles.Discrétion absolue, vous transigerez avec mol seulement.M.Lemieux, 37, boulevard Sl-Joseph- AVIS Une retraite fermée organisée par j un groupe de jeunes gens de TUni-i versité Laval aura lieu à la Villa j Saint-Martin, Abord-à-Plouffe, du i mercredi, 1er mai au samedi sui-! vaut.Le premier exercice commen-I cera à 2 heures de l’après-midi, le dernier se terminera à midi, samedi.Les jeunes gens qui désireraient J prendre part à cette retraite sont j priés d'envoyer leur nom à M.l’abbé Lacroix, 1025-ouest, Mont-Royal (tél.Rockland 1750), ou au P.Archambault, Villa StiMartin, Abord-à-Plouffe.Tous doivent arriver pour le premier exercice à 2 heures mercredi.| Demande a êlê faite à la Corporation do i la Cité de Montréal pour permission d’ins-\ taller une citerne ct une pompe pour re-j cevolr, emmagasiner et vendre de la gozo-; Une, sur le lot numéro cadastral 222 du ! En prenant le tramwnv Saint-Lau-1 quartier Ste-Marle.No 41 rue Papineau.SI-1 rcnt-Cartierville à 1 h.à l’angle de tant le nal.dernier exemplaire du jour- gnature : Wm Gamble, adresse : No 41 rue ; Papineau.Montréal.24 avril 191S.1 L’ASSOCIATION PROFESSION -NELLK DES EMPLOYEES DE MANUFACTURE Les membres de I’AjPJE.M.eurent deux assemblées très intéressantes, dimanche dernier, au Monument National.La première au Corde d’études, tenue sous la présidence du révérend Père Ulric Ro bert, O.M.L, et de Madame Gérin-Lajoie; Milles Hcd.Lefebvre, B.de Lima Martin, Alma Gu il J emette et Rachel Ménard, la secrétaire, firent chacune un résumé dies travaux de l’année et prouvèrent leur initiative et leur esprit d’observation.Deuxièmement, à l’assemblée générale tenue également sous la présidence du révérend Père Robert, Mlle Marie .1, Gérin-Lajoie, fit un , exposé de la devise de Ta Fédéra i tion Nationale, sujet qu’il faudrait méditer pieusement pour rappliquer ensuile dans toute notre vie: la rue Mont-Royal et de l'avenue du Vers la justice par la charité; aussi.Parc, on se rend à temps.I fut-elle roligieasement écoutée par CHRONIQUE RELIGIEUSE MOME ET LE MONDE - EVANGILE Dr A.UROCQUE.L D S.D.D.S.DENTISTE Gradué à Philadelphie 1830 BOULEVARD ST-LAURENT Consultations : 9 à 12 h, a.m., 1 à 6 h.p.m., 7 à 8 h.p.m.Tel.St-Louia 3349.GARDES-MALADES «ES-MMES Service de gardes-malades graduées.Appel de jour ou de nuit.ASSOCIATION DES GARDES-MALADES VILLE-MARIE 634, rue Saint-Denis, Montreal.Téléphone Bell : Est 3446.LE IVe DIMANCHE APRES PAQUES EVANGILE SELON S.JEAN Ch.XVI v.5 En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples, Je vais à celui qui in’a envoyé et aucun de vous ne me demande où je vais.Mais, parce que je vous ai ainsi parlé, votre coeur est rempli de tristesse.Cependant je vous dis la vérité: il vous est utile que je m’en aille; car si je m’en vais pas, le Consolateur ne viendra point à vous ; mais si je m’en vais, je vous l’enverrai.Et lorsqu’il sera venu, il convaincra le monde du péché, de la justice et du jugement.Du péché, parce qu’ils n’ont pas cru en moi; de ia justice, parce que je vais à mon Père, et que vous ne me verrez plus; du jugement, parce que le prince de ce monde est déjà jugé.J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais elles sont en ce moment au-ressus de votre portée.Quand l’Esprit de vérité sera venu, il vous enseignera toute vérité.Il ne parlera lias de lui-même, mais il dira tout ce qu’il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir.C’est lui qui me glorifiera, parce qu’il recevra de ce qui est à moi, et il voas l’annoncera.INGENIEURS CIVILS MEDECIN-VETERINAIRE J.-H VILLENËUVET D M.V; (Hôpital de l'Ecole Vétérinaire Laval) 266, RUE CRAIG EST Tél.Main L’98^ NOTAIRES Tél.Saint-Louis 2143.Chs.ARCHAMBAULT NOTAIRE Etude : 769 est, Avenue Mont-Royal.Argent à prêter Bélanger et Bélanger Notaires 30, RUE SAINT-JACQUES EDIFICE “TRUST A LOAN” Argent à prêter sur hypothèque à bonnes conditions, et achat de créances.Règlement de succession.Tél.Main 1859.J.A.LEFEBVRE Notaire ARGENT à prêter, 1ère hypothèque, h Montréal.97 Saint-Jacques, ch.50.Main 2503.Bureau du soir : CarFerville.Tîéa.: 2491, rue Mance.Tel.Saint-Louis 6085.J.-H.-H.LIPPÉ NOTAIRE 180 roc Saint-Jarquca.Tél.Main 3228.MONTREAL _ PROFESSEURS COURS D’ENSEIGNEMENT INDIVIDUEL ET PAR COR-RESPONDANCE Nos professeurs vont périodi-quenient chez nos élèves donner leurs leçons et instructions sur les matières suivantes : anglais, — correspondance, — comptabilité, — droit civil et commercial, — placements de capitaux, — opérations de bourse, — spéculation, — finance en général, — banque, — crédits, -r perceptions.Prospectus enroyé gratuitement car demande.L'Institut National 112, RUE ST-JACQUES Montréal Mathématiques, Sciences, Lettre, et Lan-gue* en français ct en anglais.—Préparation aux examens : brevet» ART DENTAIRE* DROIT.MEDECINE.PHARMACIE.Cours de KERMENO Directeur ï RENE SAVOIE, LC.et LE.Bachelier ès-arts et ès-sciences appliquées 238, rue Saint-benit».Tél.Est 6162.En face de l’église Saint-Jacques HERVE NASEAU Licencié ès-sciences de l’Université de Paris CH1MISIE-ANALYSTE Cours privés 932 RÜE SAINT-DENIS PROFESSEUR Edmond La Fiocfio, 8, S, COURS PRIVES.LE JOUR ET LE SOIR, français, anglais, diction, élémentf» la-lins et greca, mathématiques, et autres sciences.Préparation au cours classique et aux brevets APPARTEMENTS SÀLABSRRY 308 Sherbrooke-Fat Tel.• Bureau.Eet 1162.Rés., Est 359.Leblond ne Brumatîi 259 Est ras ONTARIO bachelier de PUniversRé de France et de (’Université Lavai, officier d'Acadczxiie, auteur de plusieurs ouvrages.Le plus ancien cours de préparation aux examen* établi à Montréal.vtu: veut devenir rapidement médecin ?avocat ?dentiste ?pharmacien 7 PHOTOGRAPHES L.J.A.PELOQUIN artiste Portraits ou pastel ct à l’huile : une spécialité.1156, SAINT-DENIS.— SAINT-LOUIS 32 Montréal.HOTELS HURTUBISu et HURTUBïSE INGENIEURS - ARPENTEURS Immeuble Banque Nationale, 69 .HtMacques._____ Téléphone : Main 7618.DORURE.ARGENTURE, NICKELAGE Compagnie ROYAL SILVER PLATE Réparation», placage d'ornements d’église», argenterie, routellerie, vernissage à l’or.A.GIROUX, gérant, 207 Saint-Jacques.Main 1387.^DTVERS^ AUTOMOBILISTES Pour vos pneus, vos lubrifiants et toa» vos accessoire» APPELEZ EST 6876 L» Cie d’Accessolres d’Automohiles Renaud La Maison avec le Service 126 Sainte-Catherine Rat.Ouvert le soir.VICTORIA HOTEL Québec, H.Fontaine, Prop.Plan américain.Prix $2.50 à $3.5 Prix spécial pour les voyageurs ( commerce, $2.50 par jour.SERRURIERS E.TELLIER, Serrnrier- arniui'cr, .o«, uorchenter Est, ai gle baint-Deni», Montréal.Reparations pj rupiutes, serturea, clef», armes à feu, .imaj oe scie, affilage de toutes sorte», reparation de ressort», gramophones.Prompt travai Satisfaction garantie.VOITURES POUR TRANSPORT Blanchard Express Transport de pianos, ménages, coffrei forts, à très bas prix.509 lagauchetieke est Tél.E.4314, E.5909.TEL.SAINT-LOUIS 5352 MAURICü PEi.LETiER Contracteur électricien Installation et réparation» de lumière, cloches et téléphone 301b DELANAUDIERE MONTREAL Ci-devant 16 an» à l’emploi de la Canada Electric Co.et contre-maitra général.PROTEGEES EH IC’JS PAYS PIGEON.PIGEON i DAVIS Cour supérieure, province tie Québec, district do Montréal, No 1334.La cité de Verdun, corporation légalement constituée, ayant sa principale place d’affaires dans la cité de Verdun, district de Montréal.demanderesse, v.A.Dewic-kore, de la cité de Verdun, district de Montréal, défendeur.Il est ordonné au défendeur de comparaître dans le mois.Montréal, 25 avril 1918.Les procureurs de la demanderesse.Fauteux et Fauteux.SANATORIUM du doctr»/ ROMEO LEDUC A MARIEV II.i.K Traitement pur l’électricité et Hayons X : cancer, l'buinnUitne, ne* rasthénie, calculs biliaires, maladie nerveuses ct muladici chroniques e général.Pour renseignements s’adresser à Ms rievllle, au docteur Roméo Leduc, ou Montréal, au docteur Joseph Anpln, 79 avenue Papineau. VOL.IX.— No y« L& juLvOui, iuOxN ùAi.ur.iJi 2.» n > mt.iüï6 AUTOUR DE LA QUESTION SCOLAIRE ONTARIENNE LETTRE DE Mgr L’ARCHEVEQUE DE TORONTO A LA “PRESSE” —REPONSE DE L’ASSOCIATION CANADIENNE-FRANÇAISE D’EDUCATION DE L’ONTARIO LE CONGRES CANADIEN-FRANCAIS DE 1910 — LES ORIGINES DU REGLEMENT XVII L’Association Canadienne française d’Education de l’Ontario nous communique le texte de sa réponse à la lettre publiée dans la Presse du 19 avril par Mgr l'Archevêque de Toronto.Pour exposer la question dans toute son ampleur, nous faisons précéder ce texte de la reproduction de l'article de Mgr McNeil et du préambule dont l'avait fait précéder la Presse: Nous publions aujourd’hui un article de Sa Grandeur Mgr N.MeNeil, archevêque de Toronto, sur la question du règlement XVII.Nos lecteurs y trouveront des renseignements inédits sur l'adoption du fameux règlement.Les hautes fonctions qu’occupe le signataire, l’intérêt qu’il porte à toutes les choses de l’éducation et sa position au centre même de Ri province où s’est débattue cette question difficile, le mettent en mesure de donner un aperçu exact de tous les mouvements ou contre-mouvements qui ont eu lieu avant ou pendant l’adoption du règlement.Voici l’article : QUEBEC ET ONTARIO.Je n’ai pas l’intention d’entrer dans la question générale de l’antagonisme entre les deux provinces.En autant que cela concerne les catholiques de langue anglaise de l’Ontario, je puis donner l’impression que j’en ai reçue, pendant un séjour de cinq ans.J'ai entendu beaucoup d’allusions sympathiques aux Canadiens français, de la part d’orateurs aux assemblées publiques de catholiques dans l’Ontario central, et l'assemblée a toujours applaudi.Dans la vie privée comme en public, j’ai remarqué cette tendance vers leurs coreligionnaires catholiques du Québec.Près de la ligne de démarcation des deux provinces,^ où la différence de langue fait naître, quelquefois, des intérêts opposés, il y a souvent mauvaise volonté mutuelle ; mais la grande masse des catholiques de langue anglaise à travers l'Ontario ne partage pas ces sentiments.LE REGLEMENT XVII.» J'ai vu des déclarations dans des brochures et des journaux canadiens français mentionnant que les évêques de l'Ontario sont hostiles au Québec, et quelques-uns ont même dit que les évêques sont largement responsables de rétablissement du règlement XVII.Après un examen de ecs déclarations à la lumière de toutes les preuves que j’ai pu recueillir, j’en suis venu à la conclusion qu'elles sont sans fondement.ASSEMBLEES D’EVEQUES.Pendant les trois années antérieures à la mise en vigueur du règlement XVII, il y eut deux assemblées des évêques de l’Ontario.La première eut lieu à Peterborough, le 13 janvier 1909.4 Cette réunion avait lieu pour étudier des questions d’éducation.On discuta cinq item, à savoir: les livres, les taxes scolaires, les allocations du gouvernement, les méthodes d’impôts et les certificats des instituteurs.J'ai devant moi les minutes de cette assemblée et elles indiquent que quatorze résolutions furent adoptées et que Ja question du français dans les écoles ne fut pas discutée du tout pendant la réunion.La question qui occupait le plus les évêques était les difficultés croissantes de financer les écoles catholiques de façon à répondre aux besoins.Dans l’Ontario, les écoles catholiques ne reçoivent aucune part aux taxes imposées sur les chemins de fer, les banques, les compagnies maritimes, les tramways ou la propriété d’une compagnie, à moins que les directeurs ne décident de partager les taxes scolaires.Très rarement, les directeurs décident ainsi et la loi ne les oblige pas à faire cotte sépa- ration.Par conséquent, les écoles catholiques de l’Ontario ont quelques peines à faire face à leurs dépenses et les évêques décidèrent d’avoir une entrevue avec le gouvernement sur cette question.La propriété passe toujours de l'individu à la société incorporée, et les écoles, qui sont pratiquement exclues au partage du bénéfice des taxes imposées sur les propriétés incorpoorées, sont moins en mesure d’obtenir les fonds nécessaires qu’elles ne l’étaient il y a des années, alors que le montant total de la propriété incorporée était comparativement petit.L’ASSEMBLEE DE KINGSTON La seconde assemblée des évè ques eut lieu à Kingston en août i910.Ce n’était pas une assemblée régulière réunie pour discuter quoi que ce soit de particulier.Elle fui occasionnée par Ja célébration d’une fête à la cathédrale de Kingston, et tous les évêques ne furent pas présents, il n’existe pas de minutes d’une assemblée régulière.Mais les évêques, naturellement, discutèrent ensemble les problèmes sco hires qu’ils voulaient résoudre.Après l’assemblée de janvier 1909, on travailla ferme à obtenir des renseignements et à intéresser le gouvernement.LE CONGRES D’OTTAWA En janvier 1910, il y eut un congrès canadien-français, à Ottawa, pour étudier les besoins et les dif iicultés des écoles bilingues dans l’Ontario.Fendant soixante-dix ans, les évêques de l’Ontario avaient re présenté les catholiques lorsqu’il s’était agi de s’adresser au gouvernement au sujet des écoles catholiques.Le congrès d’Ottawa était un changement à la façon traditionnel le de procéder.L’opinion que le temps était venu d'un changement était plus ou moins générale à cette époque.Certains prêtres et laïques catholiques de langue anglaise firenl aussi des démarches pour tenir d.s assemblées et discuter des questions scolaires, et les évêques -leur demandèrent d’y renoncer.Pour la même raison, les évêques so sentirent mal à l’aise sur les ré sultats du congrès d’Ottawa, non pas parce que le congrès était ca nadien-francais.mais parce qu’ii substituait l’agitation populaire à la diplomatie épiscopale en traitant des affaires scolaires.Après huit ans, nous sommes in capables de décider par les résultats quelle méthode il conviendrait d’adopter, parce que l’agitation populaire et la diplomatie épiscopale ont été employées s-ans coopération ou compréhension mutuelle, avec Je résultat que les adversaires onl pu prendre avantage de noire man que d’unité et empêcher tous les bons effets.Ce n’était pas un dif férend de races à l’origine.II résultait de ce que deux groupes de ¦catholiques essayaient d’intéresser le gouvernement de l'Ontario dans -les affaires scolaires par deux méthodes différentes et sans roonéra-tion ou comprehension mutuelle.Il y aurait eu différend si deux groupes séparés de catholiques de la même race avaient tenté d'agir de la façon mentionnée.Us se raient venus en conflit, à cause de la différence de méthode et du manque de -coopération.Il n’est pas question ici de savoir si l’agitation populaire est meilleu re que la diplomatie épiscopale on vice verso.Chacune est bonne en son temps.Ce qui est certain.cVst que toutes deux sont inefficaces sans coordination, c-t le résultat dans cette circonstance fut cr à quoi l’on pouvait s’attendre.Sir James Whitney s’était montré svmpnfhirme à l’appel des évêque*.au sujet d’un amendement de la lo: scolaire concernant les taxes sco hires payées par les corporationr,- mais le 9 mars 1910, il écrivit la lettre suivante, à mon prédécesseur, l’archevêque McEvay: Mon cher archevêque, Je regrette beaucoup que des raisons imprévues aient empêché le cabinet d’acorder une attention convenable et complète aux suggestions que vous lui avez faites il v a quelque temps.Nous croyions réellement être en mesure de le ¦faire avant aujourd’hui ; mais le mémoire qui nous a été soumis par un congrès de Canadiens-français tenu à Ottawa a tellement compliqué Les choses, qu’il nous parait tout à fait impossible de régler la question complètement pendant la tension de la session.Je regrette que les choses en soient ainsi.Le cabinet s’occupera de l’affaire sans délai aussitôt qu’il sera en mesure de lç faire.Bien à vous, James WHITNEY, Le cabinet ne s’est jamais occupe de l’affaire depuis cette date jus qu’à aujourd’hui.Une délégation d’évêques eut une entrevue avec le •ouvernement de l’Ontario, il y a deux ans, sur cette même question des taxes scolaires, mais sans ré sultat.UNE GRAVE SITUATION.Les évêques, qui s’étaient réunis à Kingston, en août 1910, sentirent que la situation était grave.Ils désapprouvèrent l’agitation populaire comme moyen d’obtenir des amendements à la loi scolaire.Ils se rendirent compte que dans l’Ontario cette méthode n'avai* aucune chance de succès.Ils résolurent, par conséquent, de faire savoir à sir James Whitney qu’ils étaient “alarmés pour l’avenir de notre système éducatif catholique dans l’Ontario, par suite de l’agitation qui se termina par le congrès canadien français à Ottawa, en janvier 1910”, et qu’ils s’opposaient “aux demandes d’éducation du dit congrès.” Gcs derniers mots, pris séparément, ont l’apparence d’une opposition aux réclamations des Canadiens français ; mais ce n'était pas l'idée des évêques, non plus que celle de tracer une ligne entre les demandes exagérées et légitimes.Ils pensaient au danger encouru nar les écoles catholiques et à ce qu'ils considéraient la façon convenable de sauvegarder les droits 'es écoles catholiques.Leur langage aurait été analogue s’ils avaient eu affaire à un congrès éducatif de prêtres et de laïques de langue anglaise.Une agitation populaire nécessite la publication d’un programme.Le programme exprime presque toujours plus que les chefs n’espèrent obtenir, et, invariablement, exprime plus qu’ils n'espèrent obtenir dans un avenir prochain.Il y a quelque chose de l’idéal dans un programme.Les évêques ne voulaient pas voir annoncer aiieun genre de programme.ils considéraient la chose dangereuse et susceptible de provoquer une forte opposition.La désapprobation qu’ils exprimèrent avait rapport à ce qu'ils considéraient des reclamations exagérées en tenant compte de l’attitude traditionnelle de la grande majorité du peuple de l’Ontario.Ils croyaient imprudent et susceptible de nuire à la cause catholique dans l’Ontario d’émettre publiquement et d’un seul coup une série de résolutions, qui, ils le savaient.ne pouvaient pas se réaliser dans l’Ontario avant'plusieurs années, même s’il y avait unité de demande de la part de tous les catholiques.Ils avaient appris que sir James Whitney, le premier ministre, était dans le doute au sujet de l’attitude des évêques et s’était désintéressé des réformes qu’on avait demandées un an avant la réunion du congrès d’Ottawa.Us considérèrent, par conséquent, de leur devoir d’informer le premier ministre qu’ils n’avaient pas pris part au mouve- ment d’Ottawa et qu’ils désapprouvaient ses méthodes et son programme.Cette attitude est parfaitement compréhensible sans invoquer aucun sentiment de race ou préjugé de la part des évêques.C’est l’attitude naturelle d’hommes qui ont adopté depuis longtemps une méthode absolument différente de celle que l’on propose, qui se sont dispensés complètement des programmes publics et qui cependant ont fait beaucoup pour améliorer les statuts de nos écoles.Les résolutions proposées au congrès d’Ottawa ne fui ent pas soumises aux évêques de l’Ontario avant la date du congrès.L’absence de coordination parmi les forces catholiques* était complète.L’ENQUETE.En 1910, le ministre de l’éducation de l’Ontario, donna instruction au Dr F.-W.Merchant, inspecteur en chef des écoles, “d’enquêter et faire rapport sur les écoles anglo-françaises, publiques et séparées de la province”.Dans son rapport, le Dr Merchant dit que l’enquête commença le 2 novembre 1910 et se termina le 8 février 1912.Ce qui signifie qu’el le dura un an et trois mois.C’esi ce rapport qui servit de base au ministre de l’éducation pour établir le règlement XVII.LES RESPONSABILITES La question des responsabilités pour l’établissement de ce règlement dépend de la question de sa-voir.quels furent les motifs qui induisirent le ministre de l’éducation a charger le Dr Merchant de faire enquête et faire rapport.Je posai la question à un fonc-üonnaire permanent du ministère de l’éducation bien au courant de tout ce qui s’est fait dans cette affaire.Sa réponse à ma lettre est daté^ du 12 février 1912 et dit: “La nomination du Dr Merchant suivit la formation d’un corps connu sous le nom de l’association ca-nadienne-franaisc d’éducation, qui tint une convention à Ottawa.Ce mouvement provoqua une agitation et la résultat fut la mission du Dr Merchant.Dans une province de population mixte, un mouvement organisé doit nécessairement en provoquer un autre.C’est ce qui a eu lieu dans le cas présent.Aux publications de l’association les publications de la partie adverse ont répondu.” Quand ce fonctionnaire fait allusion à “la partie adverse”, il veut dire les Orangistes et tous ceux qui sympathisent avec eux à ce sujet.UNION DES CATHOLIQUES Mon but dans cette lettre n’est pas de déterminer à qui il faut imputer les troubles scolaires des huit dernières années, mais de montrer que sans union parmi les catholiques de toutes les races, nous ne pouvons pas protéger les écoles catholiques.En 1909, les catholiques de langue anglaise de l’Ontario commencèrent un mouvement destiné à améliorer financièrement les écoles catholiques.Un an plus tard, les Canadiens français commencèrent un mouvement destiné à améliorer leurs écoles au point de vue de la langue.Les deux mouvements ont échoué parce qu’il n’y a pas eu compréhension mutin lie et aucun effort concerté.Chaque parti blâme l’autre de ne pas avoir fait cause commune et marché de pair.Chaque parti prétend avoir le droit de conduire; chaque parti travaille sans tenir compte des agissements de l’autre parti.Même lorsqu’ils demandent la même chose, ils ne le font pas de concert, et “la partie adverse” sait très bien qu’il y a désunion parmi les catholiques.La désunion réelle parmi nous n’est pas la friction locale à Ottawa et en quelques autres endroits.C’est l’action indépendante et désunie de deux corps catholiques provinciaux tentant de faire ce qu’on ne peut faire que par un seul corps représentant tous les catholiques de l’Ontario.REPONSE DE L’ASSOCIATION CANADIENNE - FRANÇAISE D'EDUCATION DE L’ONTARIO Dans son numéro du 19 avril •courant, la Presse de Montréal a publié une longue letlre de Sa Grandeur Mgr McNeil, archevêque de Toronto.Cette lettre nous paraît exiger une mise au point et ii est de notre devoir de la foire, es pérant que les journaux qui ont publié la lettre se feront un plaisir de donner Ja même publicité à la réponse.par le R.P.Louis LALANDE Nous extrayons de la dernière brochure (1) publiée par la Ligue des Droits du français cette définition de la fierté par le R.P.Louis Lalande : La fierté est un terme fatigué par tant d’usage, soumis aux baisers de tant de lèvres, qu’il en a perdu ses traits distinctifs.Il est comme ces vieilles monnaies à l’effigie du roi ou de In reine, palpées par toutes les mains, frottées à toutes les bourses, et dont les faces royales sont si usées, qu’on ne daignerait plus les reconnaître et les accepter.si elles n’étaient d’argent.Toutefois, même quand on altère son sens, la fierté reste un nom bien porté.On aime ce qu’il signifie et, volontiers, on s’attribue tout ce qu’on lui fait signifier.C’est un mot à panache ; chacun s’en coiffe au moins à son tour.On est fier d’avoir l’air fier ; on fait l’éloge de la fierté devant les gens qui nous trouvent fiers ; on a une fière opinion de soi-même, — fier comme Artaban ! — et l’on s’indignerait hautement contre le psychologue envieux qui assimilerait cette fierté à l’orgueil, la fatuité, la prétention on la suffisance.Aussi bien, In fierté prête à des équivoques.A moins de la bien entendre et de la séparer prudemment des mauvaises compagnies, on lui (1) Vue soirée d'action française.— /.cr Fierté, par le R.P.Louis Lalande.10 sous l’exemplaire, $1 la douzaine, $8 le cent, $70 le mille, frais do porf en plus.S’adresser à la Ligne des Droits du français, bureau 32.Immeuble de la Sauvegarde, Montréal.trouve avec des mots compromis maintes accointances compromettantes.C’est la faute des écrivains.Bon nombre d’entre eux ont pris de simples traits de ressemblance pour de la parenté ; ils ont rapproché, confondu le sens de ccs vocables, établi entre eux des degrés d’affinité, de consanguinité, et, contrairement à ce qui se pratique dans les mariages, pour en faire l’alliance et en former une seule famille, ils n’ont lias demandé de dispense.La langue courante, écrite et parlée, met beaucoup d'orgueil dans la fierté, beaucoup de fierté dans l'orgueil, et appelle indifféremment fiers, arrogants, vaniteux, hautains.des hemmes qui.dans ce sons, ne cou-sinent aucunement, pas même A la façon de Bretagne.Essayons de dégager le sens propre des termes.* * * Pour le moraliste, la distinction est vite et clairement faite, entre l’orgueil et la fierté.Celle-ci est la qualité d’une âme noble, élevée, sans retour égoïste sur elle-même, sans mensonge sur scs sources de gloire.Elle constitue une louange absolue: L’orgueil est un péché capital.C'est le sentiment, l’état d’une âme, qui, oubliant les mérites qu’elle n’n pas ou exagérant ceux qu’elle possède, se forme une opinion trop avantageuse de soi.La Bruyère l'appelle “ une passion qui sait que de tout ce qui est au monde l’on n’es-time que soi ”, et saint Augustin : Une perverse imitation de la nature divine.” Pour consoler sans doute les orgueilleux, Marivaux dit à son tour : “ Nous nous connais- sons si bien en orgueil, que personne ne saurait nous faire un seen! du sien.” L’orgueil se transforme en vanité pure de l’heure où, rapetissé, menu, il prête à la personne du vaniteux, à ses gestes et à ses attitudes, à ses souliers, à sa physionomie et à ses breloques une voix pour dire : “ Regarde-moi donc ! ” Ce n’est pas d'être qui le préoccupe, c’est de pa raître.Tout son souci est dans le regard d’autrui ; son triomphe, dans ce que l’on pense.Regardez-le donc ! Pourvu qu’on le regarde, son mérite personnel n’entre plus en ligne de compte : il tressaille de joie, il rougit de gloriole, il vous remercie comme d’un compliment très flatteur de ce que vous avez loué la coupe de sa redingote coin* me le dernier cri de l'élégance :— vous ne le preniez pourtant pas pour son tailleur ! — parce que vous avez affirmé que son chien est un lévrier pur sang :— son intelligence n’y a pourtant aucune part et cette race n’est pas de sa faute ! — parce que, sur son passage, vous contemplez son cheval avec admiration et répétez à qui veut l’entendre : “ Oh ! la belle encolure ; quelles fines pattes de fuseaux, saines comme des halles ! ” —et pourtant ni son talent ni son art n'ont sculpté cette belle encolure et ne sauraient se réclamer comme de cause à effet de ce chef-d'oeuvre de pattes fines et des flots de cette crinière plantureuse.Et alors, quoi ?Eh bien, alors, rien 1 C'est le fond sur lequel s’appuie I la vanité.Et ce fond marque assez la différence entre la fierté et foules les variétés et nuances de l’orgueil.Quand la fierté ne prend pas rang parmi les vertus, elle leur apporte du moins son aide et son éclat.Et c'est bien dans re sens que Mme de Genlis dit d'une de ses héroïnes : “ Ele appela la fierté à son secours ; c’est, en amour, une grande ressource pour les femmes et qui souvent pour elles fut le supplément de la ver lu.” Vous connaissez peut-être des personnages de l’autre sexe, — ne les mettez pas tous dans la même carrière pour le plaisir de dénigrer la politique, — dont on ne saurait dire qu’ils recourent volontiers à cette ressource, encore qu’ils en parlent souvent.Leur vertu, différente de celle des femmes, se passe de supplé-ment., .Et donc, la fierté est a base de mérites réels.Elle n’est pas fondée sur les avantages physiques et s'appuie moins sur les titres personnels de l’homme fier, que sur des gloires intimement liées à sa vie : sa nationalité et sa foi.sa langue, ses luttes, ses morts, son histoire.Ce ctui fait que ces titres de fierté collective lui créent des devoirs et se confondent avec eux, et qu'il ne lui est pas plus loisible, sans déchoir, de n’en être pas fier que de ne les pas défendre.Ils constituent l’aristocratie du bon sang qui ne saurait mentir, une noblesse qui oblige et dont l’individu ne saurait secouer les liens glorieux que par une apostasie.L’orgueil est parfois, lui aussi, à base de mérites, mais individuels, jugés par l’individu lui-même, attribués à lui par lui, surfaits dans la eltaleur décevante de l’ambition pour son propre compte.Les apôtres sont fiers, non pas de leurs mérites, car ils sont faibles, ils sont la balayure du monde; mais parce qu’ils ont la conscience d è-tre les témoins de leur Maître, les dépositaires de la vérité divine, et que, dans les chaînes et sous les i'oucls, ils ne peuvent pas ne pas la proclamer.Fier sous la torture, parce que gardien des traditions saintes, Pierre ne l'est pas moins, comme le se-ront tous ses successeurs, devant i cl autre creuset où fond ou s'épure la fierté: l'argent.“Que ton or périsse avec toi”, répond-il à Simon, voulant acheter les dons du Saint- Avant d’aller plus loin, nous tenons à exprimer publiquement noire profond regret du fait que Mgr McNeil nous fonce ainsi à parier de nouveau de questions contentieuses et à rouvrir des pluies douloureuses en bonne voie de cicatrisation.Une raison, entre bien d’autres, que Mgr McNeil ne doit pas ignorer au raii dû empêcher qu'on ne ramène cette question devant le tribunal de l’opinion publique.Cependant, quelles que soient no lie répugnance et la difficulté de la tâche, nous croirions manquer à notre devoir si nous n’opérions pas la mise au point qui s’impose.Si, par hasard, les vérités que nous allons dire et les faits que nous al Ions citer sont de nature à renou veler d’anciennes douleurs, nous n’en serons pas du tout responsa blés.La lettre de Mgr McNeil commen ce par un exposé de la question très sommaire.Cependant, cet exposé serait des plus convaincants, s'il répondait à la réalité des faits.Mais il ne suffit pas pour prouver une chose, de l'expliquer comme on voudrait qu’elle fût, il faut l’ap payer sur des arguments qui répondent aux faits.Malgré tout Je respect que nous professons pour Sa Grandeur Mgr McNeil, nous sommes forcés, documents en mains, de le contredire sur bien des points.Nous prions Sa Grandeur de voir en notre attitude, non pas un manque de res pect, mais uniquement le souci de la vérité et du bit n des âmes.Prenons d’abord les deux gran des assertions sur lesquelles repose entièrement toute l’argumentation de Mgr McNeil.La première se trouve dès le commencement de la letlre et se répète à deux ou trois reprises: "Près de la ligne de demarcation des deux provinces, où la différence de langue fait naître, quelquefois, des intérêts opposés, il y a souvent mauvaise volonté mutuelle." El plus loin, “deux méthodes différentes et sans coopération ou compréhension mutuelles", et encore “l’absence de coordination parmi les forces catholiques, était complète." La seconde assertion concerne k partage des responsabilités pour l’imposition du règlement XVII.Mgr McNeil trouve sans fondement l’affirmation parue dans certains journaux que “les évêques sont largement responsables de l’établissement du règlement XML" Et comme preuve, il cite deux Lettres.C’est sur ces deux affirmations que repose entièrement la lettre de Mgr McNeil.Malheureusement, elles ne sont pis soutenues par les faits et nous allons, aussi brièvement qu.-possible, le démontrer.Nous nous efforcerons de rester dams les cadres que Mgr McNeil a tracés lui même et nous ne nous servirons que de documents dont la véracité et l’authenticité ne peuvent pas être mises en doute.D’abord parlons du manque de “coopération mutuelle”, “du manque de compréhension”, du “manque de coordination”.^ Comme on peut Je voir, Mgr McNeil fait remonter ce manque de coopération au congrès des Canadiens-français de l’Ontario tenu à Ottawa, en janvier 1910.Pour lui, c’est de là que provient tout le mal.Sa Grandeur parle d’abord du travail que les évêques de l’Ontario ont fait, à une réunion tenue à Peterborough, le 13 janvier 1909, pour étudier certaines questions d’éducation et, surtout, pour obtenir aux écoles séparées, une part des impôts des corporations d'utilité publique*.La “diplomatie épiscopale” ensemble des évêques de langue an glaise et de leurs rapports avec le gouvernement — comme dit Sa Grandeur, avait décidé de travailler à cette réforme et toute sa lettre semble vouloir faire croire au public que ce congrès d’Ottawa, “par manque de coopération”, par “manque de compréhension”, ;> fait rater les démarches qui avaient été entreprises.Serait-ce.que par impossible, le congrès d’Ottawa n’aurait pas “compris” l’importance des demandes formulées par celte diplomatk et aurait refusé de “coopérer” avec elle dans l’obtention d’une réforme absolument juste?La lettre semble l’indiquer, quoiqu’elle ne le dise pas.Cependant, afin d’enlever tout doute, disons immédiatement qu’au congrès, un- mémoir contenant les demandes de la “diplomatie épiscopale” et préparé par elle, à propos des taxes des cor porations, fut présenté.Les membres du congrès trouvèrent la question tellement juste et tellement op- (Suite à la douzième page) Esprit.“Tu n’as pas le droit”, dira plus tard un autre pontife, en frappant d’excommunication Henri IV d’Allemagne qui s'arrogeait le pouvoir des investitures ecclésiastiques.“Sois apostat, si tu le veux, et toute ta nation derrière toi, répondra un autre pape au roi d’Angleterre, tu ne me feras pas changer une seule des lois immuables et divines du mariage.” Napoléon 1er est simplement orgueilleux, quand, couronné de cent victoires et fatigué de voir à Rome une tête plus haute que la sienne, il s’écrie: “Qu’on l’amène, et nous allons bien voir!” Joseph de Mais-Ire est simplement fier, lorsque, réfugié sur les hauteurs de sa conscience de catholique et gardien des traditions d’honneur de sa famille, il refuse net d’obéir: “Sire.l’Europe est à vous, mais mon coeur est à moi!” Frontenac, réduit aux abois et forcé de se rendre, du moins on le croit, renvoie l’émissaire de Phipps par le mot légendaire: “Dites à votre maître que je lui répondrai par la bouche de mes canons.” Et il est simplement fier.Ce n’est lias l'amour-propre d'un gouverneur bravache, ni son goût des aventureuses batailles qui a dicté sa réponse.II lui a suffi de se souvenir qu’étant le représentant d’une race et d’un tempérament militaire où n’entra jamais la peur, le collaborateur d'une histoire écrite avec l’épée, au nom de la civilisation, sur toutes les plages du monde, il devait, lui, solidaire de tous, maintenir la tradition, préserver cette histoire d’une page humiliante, et, puisqu'il était fier de ses devanciers, mériter que ses devanciers fussent fiers de lui en les continuant.Peut-être aussi, pionnier d’une nalionalité nouvelle dont il sculptait les assises dans le roc de Québec, a-t-il songé en plongeant son regard dans l’avenir qu'il faut au berceau d’un peuple enfant des chants d’héroïsme, des légendes ra- Les Ventes de “Progrès” continueront lundi Par suite d’excellents efforts de longue date, nous sommes préparés à continuer lundi avec enthousiasme et confiance nos ventes de “Progrès”.AVIS : A une période comme celle que nous traversons, des offres à de tels prix demandent plus qu’une simple considération.11 est bien probable que ces offres ne pourront être répétées qu’après la guerre — quelques - unes ne pourront l’être que longtemps après la guerre — car beaucoup de marchandises ne pourront être obtenues à aucun prix d’ici bien longtemps.Chemises pour messieurs, .98 FAITES EN TISSUS DE BONNE QUALITE Une grande variété de dessins.Rayures brisées et larges dans des couleurs unies ou combinées.Chemises très à la mode.Grandeurs 13% à 17.PRIX DE LA VENTE DE “PROGRES” LA PIECE.*' —An rez-de-chaussée.Tissus lavables Guingans américains.Très à la mode pour robes de dames et enfants.Carreaux superposés dans une jolie combinaisons de couleurs contrastantes.Les nouveaux dessins sont inclus dans Rassortiment.Largeur 32 pouces.PRIX DE LA VENTE DE “PROGRES", LA VERGE.Seersucker blanc très à la mode.Remarquable pour ses qualités lavable et durable.Largeur 31 pouces.PRIX DE LA VENTE DE “PROGRES” LA VERGE.» —Au premier.Q© Papier toile Devonshire, .25 Nous mettrons en vente lundi 100 paquets de ce beau papier fini toile; chaque paquet contenant 100 feuilles.PRIX DE LA VENTE «Ï’S DE “PROGRES” .Aussi 100 paquets d’enveloppes assorties au papier, 75 enveloppes dans chaque paquet.PRIX DE LA VENTE DE “PROGRES” .Pas plus d’un paquet à chaque personne.Pas de commandes C.O.D.ou par téléphone.—Au rez-de-chaussée.MEUBLES Bureaux et chiffonniers — fini émail blanc — avec miroirs carrés ou ovales.PRIX DE LA VENTE *fl A 7E DE “PROGRES” .1 I Si Bureaux et chiffonniers — chêne massif — ciré — dessins Mission.PRIX DE LA VENTE 4 -J» DE “PROGRES” .* A Garniture de living room — entièrement rembourrée à ressorts — canapé, fauteuil et berceuse recouverts en tapisserie.PRIX DE LA VENTE ^7 DE “PROGRES” .I Recouverts en cuir d*nrt.PRIX DK LA VENTE j£7 £££• DE “PROGRES” .V fi Recouvert Chesterfield 6 pieds G pouces blés.:>;:?*•’S***._ r - c ^V^M^de riche la pisse-rie.coussins à ressort — détacha 63.50 Garniture de chambre à coucher — fini acajou — lit pleine grandeur — bureau — chiffonnier et table de toilette avec triples miroirs.PRIX DE LA VENTE DE “PROGRES” .Garniture de salle à mangeu “Adam” — chêne massif — ciré — buffet ; grand cabinet pour porcelaine — table avec dessus de 46 pouces s’allongeant à 6 pieds, ô chaises et un fauteuil avec sièges en cuir naturel.PRIX DE LA VENTE ££ DE “PROGRES” .Au deuxieme.i Garniture de living room — entièrement rembourrée à ressorts — Chesterfield et deux fauteuils — coussins a ressorts — détachables.Recouvert en tapisserie ou eu soie.J'RIX DT'.LA VEN- En TE DE ‘PROGRES” tSO.ÎïU Garniture de chambre, à coucher “Adam” — fini vieil ivoire ¦— ht pie'ne grandeur — grand Jiureau du : ! onnier et table de toilette avec triples miroirs.PRIX DE I.A VEN- r» TE DE “PROGRES” Magasins fermés à 6.00 p.m.Magasins ouverts à 9.00 a.m.Limit Téléphone Uptown 7000 fait ?____ mai-no us contées aux petits par leurs mères et redites, comme l’écho fidèle dans les montagnes, * de génération en génération, jusqu’au jour où, retentissant aux oreilles d'une minorité que l'on croit aux abois et forcée de se rendre, elles deviennent l'impérissable leçon de la résistance jusqu’au bout, de la tradition et de l’histoire dont personne ne veut être la page Humiliante ou l’anneau rompu, des devanciers dont ci ttcl minorité est fière et mérite qu'ils] soient fiers d’elle, parce qu’elle les j continue.Vous souvenez-vous de ce historique appris à l’école Quand nous y arrivions, notre Ire ne manquait jamais de avertir : “ Mes enfants, il faut toujours le rapprendre et toujours le redire I ” Puis il préludait chaque fois par le tableau sombre de l'heure.Les Canadiens français, découragés, abattus, croyaient que c’en était fini de leur langue et de leur race.Mais voici qu’en un jour de septembre 1842, au parlement de Kingston, un homme se lève au milieu de ce foyer de préjugés, calme, sans orgueil, fort sous le poids de la proscription des lois et de la haine dos hommes ; et, comme l’un des ministres du gouvernement le somftie de parler à la Uhnm-bre en anglais : “ L’honorable député de Toronto, répond-il, — l’âme émue, sentant qu’il vit dans cette minute intense la vie et le droit de vivre de tous ses comptitroites, — a-t-il oublié que j'appartiens à cette origine si horriblement maltraitée par l’Acte de l’Union ?.Il me demande de prononcer dans une autre langue que ma langue maternelle mon premier discours dans, cette chambre.Je dois informer les honorables membres que quand même la connaissance de la langue anglaise me serait aussi familière ((lie la langue française, je n’en prononcerais pas moins mon premier discours dans la langue de nies compatriotes canadiens-français, ne fût-ce que pour protester solennellement contre la cruelle injustice de l’Acte (l'Union, qui proscrit la langue maternelle d’une moitié de la population du Canada.Je le dois à mes compatriotes, je me le dois à inoi-mème.” Au noble nom de l’auteur de ecs paroles de vie, ne mettons aucune epithète vague.Contentons-nous, fidèles à notre définition, de l'appeler fièrement noire très fier Louis-Hippolyte La Fontaine.Enfin, pour conclure ma conclusion, _ disons : la fierté étant, non pas l’état d’un esprit qui s’admire, se préfère et se dépasse, mais d’une âme élevée, sachant son origine, la lignée dont elle est solidaire, les trésors reçus et dont elle garde le dépôt en attendant de les transmettre à son tour.— il suffit de rappeler notre foi, notre sang, notre héritage de droits conquis et de souffrances.pour justifier à la fois nos motifs d’être fiers et notre étonnement de l’être si.peu.Louis LALANDE, SJ.Ce Jonmnl est Imnrlt iC nu .No M nu Rntnt-VImvnt s Montrant, par l'IMPFUMB-RIE POWr.AIRr ((S pc'MinnsnhUlté limit*»).* N fhrv’r" tr*r^r* I» LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 27 AVRIL 1918 VOL.IX.— No 99 Le concert d’orgue de M.Ernest Langlois à l’Enfant-Jésus — Concerts d’élèves — L’Académie de Musique fête son cinquantenaire — Lèse-majesté ! — Les concerts en plein air — Le Chalet.Le concert d’orgue de M.Ernest Langlois a lieu dimanche soir (demain), sous les auspices de la Scho-'u Cantoruin et sous la présidence ie Mgr l’Archevêque, à l’église du Saint-Enfant-Jésus.Il sera suivi d une allocution pat Sa Grandeur et d’un salut chanté par la chorale de l’église, sous la direction de M.le Dr L.Verscheldcn.Le programme dont on ne saurait trop louer le choix sc distin-jue en ce qu’il renferme plusieurs oeuvres canadiennes pour la plupart inédites.Le seco.td groupe des pièces d’orgue et tout le salut est ainsi composé : Pour orgue.Prière (dédiée à M.A.Letondal).[G.E.Tanguay Pange.lingua (dédié à M.Ernest [Langlois).Alexis Contant Bossa Ostinata (dédiée à M.H.-Oct.[Pelletier).J.B.Poirier Deo Grattas.R.-Oct.Pelletier Au salut.Cor Jesu (choeur) .R.-Oct.Pelletier O Salutaris (soli et choeur) .[A.Lavallée-Smith Ilaec Dies (solo et choeur) .[Achille Fortier Regina Coeli (choeur).Fréd.[Pelletier Tantum Ergo (choeur).G.Couture Laadatz (solo et rhoeur).Ernest [Langlois Le ripertoir?canadien de pièces d’orgue n’est pas encore très nombreux, mais il suffirait de quelques auditions du genre de celle de demain pour le faire augmenter continuellement.La Schola Cantorum, (,ont le programme d’éditions comprend des oeuvres instrumentales comme des oeuvres chorales, n’hésitera pas à y admettre toutes celles qui en seront jugées dignes.Quant aux oeuvres de musique chorale religieuses, leur nombre est déjà très grand.Je ne parle pas naturellement des alignements quelconques de notes sur des paroles liturgiques, mais seulement de celles qui ont une réelle valeur.Plusieurs maîtres de chapelle en ont une jolie collection qu’ils ne demanderaient pas mieux que de publier, si l’auteur ou ses héritiers ic permettent, ou s’ils en sont eux-mêmes les propriétaires.* * * La saison est arrivée des concerts cVc lèves.Le nombre n’en est plus aussi grand depuis une dizaine d'années qu’autrefois.Il faut être reconnaissants à certains^ professeurs de n’être plus aussi prodigues de ces auditions.Si quelques-unes étaient assez intéressantes, en ce qu’elles permettaient de trouver parmi un petit groupe d’élèves quelques talents prometteurs, d autre.hélas ! et trop nombreuses offraient des tapeurs, des hurleurs ou des gratteurs en tas, eu montagne, débitant des programmes d’une désolante stupidité.Cette ère est heureusement close.Seuls auiourd’hui les professeurs nui ont des élèves réellement méritants les produisent en public, après une sélection qui ne laisse aucune chance à la médiocrité de s afficher, au grand ennui d un publie pourtant disposé, par sa composition, à toutes les indulgences.* * * L’année scolaire s’achève, les examens vont commencer, en mus,que comme pour le reste.L’Académie de Musique de Quebec la plus ancienne institution parmi celles qui consacrent d un diplôme les talents éclos dans les serres-chaudes professorales, célébré cette année le cinquantenaire rie sa fondation, chose assez rare en notre pays où l’effort artistique a d’habitude courte haleine.Pendant ces cinquante années, VAcadémie a connu des vicissitudes assez nombreuses.Elle a été attaquée sournoisement par les uns, violemment par d’autres, mais eue a passé à travers les tempetes et semble prête à en affronter d’autres.Des musiciens qui avaient été trop heureux naguère d’obtenir un diplôme croient de bon ton de la dénigrer, sans réfléchir au bien qu’elle a fait.Sans doute rien n’est parfait en ce monde, mais peut-on exiger d u-ne institution qui n’a aucune ressource que les honoraires de ses examens fassent autant que celles dont les gouvernements ou de riches particuliers soutiennent l’effort par rie généreux subsides?L’Académie de Musique vivra vraisemblablement aussi longtemps qu’il n’y aura pas.pour prendre sa place, une école de musique régulière.Malgré les haussements d’épaules que provoque dans certains cénacles celle idée d’école, c'est encore, et l'expérience s’en fait dans tous les pays, la seule solution logique du problème.L’Académie se transformera-t-elle, au cours des alliées en un conservatoire ?C'est possible, si ce n'est pas immédiatement probable.Dans tous les cas, elle aura bien mérité qu’on lui confie la tâche d’organiser l’enseignement de la musique dans notre province.* * * Il n’y a pas qu'en Allemagne que le crime de lèse-majesté existe.J’en ai commis un, sans me l’imaginer, et L.-P, M.me condamne à toutes les vindictes dans le Nigog.En ces temps de sévère censure, il vaut mieux sauver sa tête.Sau-vons-là.Pendant cent aps.il a été permis de discuter Xapoléon 1er, mais il ne l’est pas de ne pas construire un temple à Claude Debussy dès avant (tue ses cendres soient refroidies.Tous les biographes de Wagner ont rappelé la façon peu décente dont il s'est conduit avec la pauvre Minna, sa première femme et Hans de Bülow a même osé lui en vouloir de s’être fait chiper Cosima Liszt, mais anathème sur qui ose dire que Debussy fut pareillement un pleutre ! Je retire tout, ô L.-P.M.! Debussy fut prédestiné dès avant sa naissance à être un génie et ses aventu- res maritales ne méritent qu’une indulgence admirative.Je sais, comme L.-P.M.que Debussy écrivit de la musique admirable, après 1900, et qu'on en découvrira encore dans ses cartons, que personne ne connaissait.Mais je suis bien excusable de ne pas savoir les noms de toutes ses oeuvres, n’ayant aucune encyclopédie et n’ayant non plus jamais pu décrocher un Prix d’Europe, pour la bonne raison qu’il n’en existait aucun dans ma jeunesse.J’en ai été réduit, comme la grande majorité de mes contemporains, à n’entendre que le peu qu’on a donné ici de ces chefs-d’oeuvre, et l’on sait que la somme en est maigre.11 y a certes des vérités qui s’imposent et qu’il n’est pas impossible de voir à leur moment, mais encore faut-il qu’on nous les montre, car pas plus qu’au temps de Mahomet, la montagne ne vient à nous, quand nous ne pouvons aller à elle.* * * On ne peut raisonnablement demander à la ville, en l’état où sont aujourd’hui ses finances, de consacrer, comme dans le passé, quelques milliers de dollars aux concerts de musique militaire dans les parcs, pendant les soirs d’été.Mais ce que les autorités ne peuvent faire, des personnes riches ne pourraient-elles pas s’en charger Gela s’est vu ailleurs, à la Nouvelle-Orléans par exemple, — pourquoi ne serait-ce pas possible ici?Les gens qui peuvent se payer le luxe d’une villégiature, les snobs qui dédaignent de se mêler aux amusements populaires n’ont cure de ce que le peuple fait pendant les soirs de juillet et d’août.Il n’y a pas à s’occuper de ce qu’ils peuvent bien penser à ce sujet.Tous ceux qui font profession d’aimer ardemment le peuple pourraient se donner la main pour lui procurer l’amusement auquel il s’était accoutumé avec les années d’abondance.IJ leur en coûterait bien peu, d’autant plus qu’ils seraient aidés par les musiciens eux mêmes, qui ne refuseraient certainement pas de donner leur service gratuitement une fois sur trois.•K * * La représentation du Chalet donnée jeudi soir au profit de l’Assistance Maternelle a obtenu un très joli succès.Préparée en peu de temps, par Mme Damien Masson, avec trois amateurs, dont un seul a déjà joué l’opéra-comique, et des choeurs aussi peu habitués à la scène, ëlle n’en a pas moins fort bien marché.La musique vieillotte d’Adam garde un grand charme mélodique pour ceux qui n’exigent pas qu’une oeuvre écrite dans la première moitié du XIXe siècle ait un autre caractère que celui de son époque, pour être agréable.Les personnages étaient, tenus par Mlle Camille Bernard, M.Victor Desautels, et M.Honoré Vaillan-court.Celui ci, très habile en scène, n’était pas en possession de tous ses moyens vocaux, l’organe accu sant de la fatigue et le rôle étant d’ailleurs écrit pour une basse et non pour un baryton plutôt léger.M.Victor Desautels, qui était souffrant, a fait un effort méritoire pour ne pas faire manquer la re présentation.Il a très bien joué dans les circonstances, tout en exagérant peut-être le côté un peu niais de son personnage, Mlle Bernard a charmé lout le monde par sa jolie voix fraîche, encore qu’un peu faible et par son jeu.M.Roberval conduisait un petit orchestre auquel il a fait faire merveille et des choeurs d’un bon volume.Mlle Fabiola Poirier a clos la soirée par le chant de noire hymne national, qu’elle a donné avec une simplicité émouvante.Fréd.PELLETSER.MUSICA LA BASOCHE.Une des choses les plus remarquables de la première représentation de la Basoche était la qualité et la puissance des choeurs.Jamais on n’avait entendu à l’opéra de si belles niasses sonores et utilisées dans un pareil effet.Les choeurs de la seconde représentation seront encore au-dessus de tout eloge.Plusieurs membres nouveaux en grossiront la force.On est déjà assuré d’un spectacle inouï chez les Canadiens.Une centaine de personnes évolueront en scène par moment.L’association d’art lyrique ne prend et ne développe (pie des talents d’ici.Elle n’accepte que les concours de canadiens et de re noyau pourra peut-être surgir plus tard des éléments lyriques qui donneront de la réputation au Canada artistique.La seconde représentation aura lieu le 16 mai prochain au Monument National.On peut se procurer des billets maintenant chez E.Hardy et E.Archambault.RECITAL FARMER.M.Harcourt Farmer, assisté de Mlle Ethel Roberts, donnera à Té-cole Lajoie, lundi prochain, 29 avril, un récital des oeuvres de Shakespeare, sous les auspices de l’association des citoyens d’Ontre-mont.(Communiqué) CONCERT HERAT.Y C’est le jeudi soir,.16 mai prochain, qu’aura lieu le quatorzième concert annuel Héraly, à la salle des Chevalier de Colomb, rue Sherbrooke-est.Nous publierons dans quelques jours le programme complet de ce concert: nous n’avons nas besoin d’insister sur le mérite a es artistes 3ui y prendront part: la réputation e Madame Damien Masson, comme pianiste, est depuis longtemps établie ainsi que celle de Mlle Ruth Price, violoniste, Mlle Yvette Lamontagne, violoncelliste, (Mlle Cédia Brault, mezzo-soprano, ainsi que M.Honoré Vaillancourt, baryton.Avec de tels artistes, le succès est assuré d’avance.(Communiqué-) AUPASSE-TbMPS Aujourd’hui et dimanche, Irène Castle figurera dans “Le mystère de Hillcrest,” production Pathé, mise en scène par Fitzmaurice.Il y aura aussi une comédie Mack-Sennetl et d’autres vues.Lundi, mardi et mercredi, Mary Pickford jouera le premier rôle dans “Amariliy of Clothesline,” La photographie de la fameuse actrice sera distribuée aux dames aux matinées de lundi, de mardi et de mercredi.La continuation de l’histoire de la grande guerre aura pour sujet “La France,” le plus intéressant chapitre de toute la série.Les 6, 7 et 8 mai, “La Tos-ca,” avec Pauline Frederick comme premier rôle.(réc.) AU THÉÂTRE LOEW “A Dog’s Life,” la première d’une série de comédies où figure Charlie Chaplin, sera représentée la semaine prochaine.Il y aura aussi un drame intitulé “An Alien Enemy,” avec Louise Glaum au premier rôle.Le programme de vaudeville comprendre Bernardi, personnificateur fameux, Billy Biliot, comédien.Chas.Lowe et les Sterling Girls, dans des exécutions musicales, les Durkin Girls, chansons, et d’autres numéros, ainsi que les bulletins du Loew.(réc.) LES OBLIGATIONS DE LA POINTEAUX-TREMBLES La firme en bons, connue sous la raison sociale de Les Placements municipaux, Limitée, et qui a ses bureaux dans l’immeuble Duluth, 50-ouest, rue Notre-Dame, offre en vente, de ce temps-ci, les obligations municipales que la ville de la Poin-te-aux-Trembles vient d’émettre sur le marché, pour un montant de $200,000, au taux de 6% d’intérêt et remboursables dans cinq ans.Emises en novembre dernier, ces obligations se vendent au pair, avec les intérêts accrus; elles sont en coupures de $100, $500 et $1,000.Quant au capital et aux intérêts, ils sont payables à la banque d’Hoche-laga, à Montréal, à Québec et à la Pointe-aux-Trembles, et le porteur d’une de ces obligations touche ses intérêts tous les six mois, soit les 1er mai et 1er novembre de chaque année.La Pointe-aux-Trembles est l’une de nos petites villes prospères de Pile de Montréal, voire même de la province.Parlant de cette dernière, voici ce que disait un de nos présidents de banque: “Il n’y a pas une municipalité qui puisse se vanter d’avoir fait aussi bien que la ville de la Pointe-aux-Trembles.” Un autre homme d’affaires bien connu déclarait de son côté, il n’y a pas très longtemps, que ‘Ton était en train de créer une ville modèle dans l’Est.” La ville de la Pointe-aux-Trembles, compte un grand nombre d’industries qui ont été attirées là à cause de son site et surtout à cause des facilités d’expédition par eau et par voie ferrée que Ton y trouve.Cette ville a un mille de front sur le fleuve St-Laurent.Dans un avenir assez rapproché, cette municipalité sera forcément annexée à la métropole, et partant, ses obligations auront pour garantie toute la propriété foncière impo-I sable de Montréal.Ceux qui ont des placements à faire, et qui désirent obtenir plus ; de renseignements sur cette nouvel-! Je émission de $200,000 de la Poin-| te-aux-Trembles, sont invités à se I présenter aux bureaux de la compagnie Les Placements municipaux, Liée, à l’adresse ci-dessus mention-uee- (réc.) -S!- RÉUNION DES PATRONS DE LA CRÈCHE Dimanche, le 28 courani, à .3 h.30 p.ni., aura lieu, au parloir du ; couvent des Soeurs de Miséricorde, J 470, rue Dorchester Est, une assemblée spéciale.On compte sur la présence de tous les membres qui font partie de cette association.Les amis de l’oeuvre seront les bienvenus.LES DAMES PATRONN ESSES DE LA CRECHE Mardi prochain, à 3 heures p.m., aura lieu une réunion générale.Les dames patronesses et les amies de l’oeuvré sont cordialement invitées à assister à cette assemblée qui sera présidée par Sa Grandeur Mgr Bruchési.Communiqué.LES GRAINS VONT SE FA»RE PLUS RARES UN APPEL AUX CULTIVATEURS POUR EN PRODUIRE DAVANTAGE, CETTE ANNEE.L’inspection que vient de ternii ner la Division des semences d’Ottawa fait prévoir un manque de graines en 1919.L’approvisionnement de certaines espèces et de certaines variétés est insuffisante pour ce printemps, mais, considérant le surplus des réserves d’autres espèces et les livraisons anticipées sur la récolte de cette année, le déficit sera beaucoup plus prononcé le printemps prochain, à moins qu’un grand nombre de cultivateurs et de jardiniers ne produisent, cette année, assez de graines pour eux mêmes et pour leurs voisins.Dans les districts où Ton peut produire des graines, on devrait planter, ce printemps, des choux de Siam, des choux, des panais, des betteraves, des carottes et des oignons ; et on devrait, laisser mûrir pour la graine les meilleures plantes de fèves, tomates, laitue, radis et blé-d’Indc sucré.Les variétés qui sont exposées à se croiser entre elles doivent être à un demi-mille de distance les unes des autres.Aux prix actuels des graines, la production des graines de racines et de légumes devrait être profitable.Ecrivez au Bureau des publications, Ministère de l’Agriculture, Ottawa, pour demander un exemplaire du bulletin No 22, (La production des graines de racines, de légumes et de fleurs au Canada).(Communiqué) LINDSAY’S La réclame sensationnelle et l’annonce de ventes similées n’ont pas de place dans les méthodes de commerce de la maison Lindsay E genre d’affaires faites par C.W.Lindsay, limitée, est tel que non seulement il n’est pas nécessaire à cette maison d’employer des méthodes sensationnelles pour l’écoulement de ses produits, mais que cela lui est postivement nuisible.Depuis son début cette maison s’est basée 1 Les diverses marques d’in struments vendus réputation est sur ce principe qu’en servant les intérêts de ses clients tout d’abord, et par une semblable politique seulement, elle pouvait édifier un solide et viable établissement.Le résultat fut que la maison a prospéré.Et à cause de cette ligne de conduite à laquelle elle est scrupuleusement restée fidèle, l’individu qui envisage l’achat d’un instrument de musique peut se sentir assuré qu’il obtiendra la pleine valeur de l’argent qu’il dépensera, et de plus la satisfaction d’avoir fait un bon placement.par Lindsau sont connus au loin et leur excellente.Pianos et pianos automatiques Steinway, Steinway Duo-Art, Heintzman & Cie, Apollo, Nordheimer, Brambach et Lindsay.Orgues Estey.Graphophones Sonora, Pathéphones et grafonolas Columbia.Catalogues illustrés de l’un quelconque de ces instruments envoyés sans frais sur demande.UN PRIX SEULEMENT Toutes nos marchandises sont vendues d’après le ; principe d’“iui prix seulement”.Le prix est le même, que vous payiez au comptant ou par versements ; dans ce dernier cas on charge l’intérêt à 6 pour cent.Ne vous laissez pas tromper par les marchands sans scrupule qui disent qu’ils ne chargent pas d’intérêt sur les sommes payables à long terme ; examinez leurs prix de près.Bienvenue à tous ceux qui aiment la musique L’un des traits remarquables et caractéristiques dé tous tes magasins Lindsay es?la bienvenue sans restrictions qui est offerte à tous ceux qui aiment la musique et à qui il fait plaisir de nous faire tine visite, qu’ils se proposent ou non de faire un achat immédiat.9 MAGASINS C.W.LINDSAY, LIMITED, LA PREMIERE MAISON DE PIANOS DU CANADA.Magasin principal et bureau-chef : 5.12-ouest rue Sainte-Catherine, près de la rue Peel, Montréal.Succurasale de Test : 294-est rue Ste-Catherine.angle de la rue St-Hubert.A Ottaw a : 189 rue Sparks.A Québec : 201-03 rue St-Jean.Aux Trois-Rivières : 29, rue des Forges.Belleville, Brockville, Cornwall et Kingston.LES SEMAILLES DANS L’OUEST Les rapports reçus aux bureaux du Pacifique-Canadien à Montréal depuis quelques jours, s’accordent à indiquer que jusqu’à présent, les semailles ont fait des progrès très satisfaisants dans les provinces de Touest.Les conditions climatériques ont été assez favorables et Ton rapporte que dans le sud du Manitoba, cinquante à soixante-quinze pour cent du terrain ont déjà été ensemencés, tandis que plus au nord, dix à vingt pour cenl de ces travaux ont été exécutés.La superficie mise en culture cette année dans cette province a augmenté dans la proportion de douze pour cent.Dans la Saskatchewan, vingt-cinq pour cent du terrain ont jusqu’ici été ensemencés et dans TA1-berta-sud, la proportion du blé mis en terre est de quatre-vingt pour cent.Si Ton tient compte du fait que la saison est encore peu avancée, ces résultats sont tout à fait encourageants et font présager une bonne récolte à l’automne.(Communiqué) -#- NORD-CANADIEN CHANGEMENT D'HORAIRES.EMBRANCHEMENT DE MONT- FORT.EN VIGUEUR LE 27 AVRIL 1918.Le chemin de fer Nord-Canadien annonce les changements suivants sur la section Montfort, conjointement avec l’horaire du Pacifique-Canadien.Trains allant vers le nord : 1.40 p.m.-Laisse la gare Viger le samedi seulement, arrive à la jonction Montfort à 3.15 p.m.et à Huberdeau à 5.50 p.m.4.00 p.m.Laisse la gare Yiger tous les jours excepté le dimanche, arrive à la jonction Montfort à 5.30 p.m.et à Huberdeau à 8.10 p.m.Trains allant vers le sud : 5.30 p.m.Laisse Huberdeau tous les jours excepté le dimanche, arrive à la jonction Montfort à 8.15 a.m.et à la gare Viger à 9.45 a.m.6.20 p.m.-— Laisse Huberdeau le dimanche seulement ; arrive à la jonction Montfort à 9.05 p.m.et à la gare Viger à 10.40 p.m.On annoncera plus lard le service d’été.Pour toutes informations, s’adresser au bureau des billets de la ville, 230 rue Saint-Jacques, Montréal.' (réc.) ¦-«."¦ FETE INTIME AU COLLEGEJT-CESAIRE SainUCésaire, 27 (De notre correspondant).— La solennité du patronage Saint-Joseph a donné lieu, dimanche dernier, à une véritable fête de famille au collège de Saint-Césaire.Pour mériter la protection du patron de l’Eglise universelle, il y cul communion générale le matin et grand’messe solennelle durant ia-(fuelle le choeur des élèves rendit avec beaucoup de justesse la messe harmonisée ‘u)es Pèlerins”.| HW.H.TEi AUJOURD’HUI SEULEMENT HAROLD LOCKWOOD dans “THE LAND LOFER” DIMANCHE, LUNDI, MARDI, MERCREDI Quatre jours seulement ATTRACTION EXTRAORDINAIRE RASPUTIN LE MOINE NOIR Avec un rôle tout composé d’étoiles Di véritable histoire de la Russie dite pour la première fois d’une manière inoubliable.Des scènes terribles, une action rendue de main de maître ; récit pris sur le vif, énergique, des plus grands événements qui se sont passés dans cette guerre, la plus grande de toutes.__________________ Musique spéciale par l’orchestre symphonique du St-Denis DE JEUDI A SAMEDI MAY ALLISON dans “SOCIAL HYPOCRITES” Matinées, 10 bous.Soirs, 10 et 20 sous.Dimanches et fêtes, 10s, 15s et 25s.Sans interruption depuis 1 h.jusqu’à 11 h.du soir.AUDEVILIE Après-midi : 10-Us.Soir : 15-25s.U AUJOURD’HUI VAUDEVILLE “THE BETTING BETTYS” Comédie musicale rendue par des jeunes filles NAT CARR Comédien irrésistible ET AUTRES ACTES ET DEMAIN PIECES CINEMATOURAPHIQUES MITCHELL LEWIS dans “THE SIGN INVISIBLE” Drame touchant du N.-O.canadien, et : “Those Athletic Girls”.Colonisation et Agriculture au Monument National Dimanche, le 28 avril, à 3 heures p.m., chambre ISo 11, aura lieu la dixième conférence de la série.On y traitera de la conduite à tenir, dans les circonstunces, pour promouvoir la surproduction agricole.Une intéressante communication officielle venant de TAbitibi sera lue et commentée.La culture des terrains vacants sera préconisée par un nouvel apôtre de l’oeuvre des Jardin de Guerre.A Tissue de la conférence, jusqu’à 6 heures p.m., les bureaux de l’Association seront ouverts au bénéfice des intéressés.Qu’on s’y rende en foule, avant que commencent les travaux du dehors.TOUTE LA SEMAINE DU 29 AVRIL CHARLIE CHAPLIN Le type le plus rigolo de cette planète, dans la première de sa production qui a coûté un million de dollars “A DOG’S LIFE” Trois films de rire délirant et d’émotions de toutes sortes Une autre vue d’un effet écrasant LOUISE GLAUM dans “AN ALIEN ENEMY” On y voit comment la guerre est rendue possible GAZETTE DE LOEW Programme de vaudeville tout exécuté par des étoiles BERNARDI L’artiste qui se transforme.le plus rapidement au inonde 5—autres actes—5 Le Rév.P.Blais, c.s.c., de l’Oratoire St-Joseph, sut fort intéresser son auditoire en lui énumérant les qualités particulières qui rendent cet auguste patriarche si favorable à la jeunesse catholique.Après la bénédiction du Très St-Sacrement, à 2 lires, une belle séance termina la fête.Tous les acteurs, élèves actuels, s’acquittèrent fort bien de, leur rôle respectif.Toutefois dans “L’Espion boche” (épisode, en trois actes, de la guerre actuelle), MM.T.Malo, R.Martel, T.Therrien, L.Laberge méritent une mention particulière pour le naturel qu’ils ont nwmtrc dans Texéciition de leurs difficiles fonctions.Il en est de même de MM.E Bastien, J.-iM.Lemay, L.I)u-charme, A.Richard, dans les “Diables rouges” (opérette en un acte).Durant les intermèdes, outre les jolis morceaux rendus par l’orchestre du collège, on a pu admirer Thabi-lilc des jeunes gymnastes (pii nous ont étonnés par l’ensemble de leurs multiples mouvements.MERE : Voulez-vous SAUVER votre petit enfant ?Si oui, ne manquez pas d’aller à La Conférence et h l’Exposition du Bien-Etre de l’Enfance Chez Almy, limitée, du 13 mai au 25 mai.Ouvert tous les jours, de 2 à 6 heures du soir.(Le dimanche y compris.) Las vendredis et samedis jusqu’à 10 heures du soir.Tous sont bienvenus.Tout est libre.SAUVEZ NOS BEBES.RECONSTRUISEZ LE CANADA ET L’EMPIRE.AUVENTS Suivez un bon conseil.Commandez vos auvents tout de suite.Meilleur marché et livraison assurée.Appelez Main 3329-3330 pour notre représentant.Estimés fournis gratis.CIE D’AUVENTS DES MARCHANDS, LIMITEE, 25 EST, NOTRE-DAME, MONTREAL.Drapeaux — Bâches — Tentes — Câbles, etc.s. iTOL.IX.— No 99 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 27 AVRIL 1918 7 Notre Page Littéraire PRIERE De celui qui ne sait plus la dire Mon Dieu, je ne sais plus comment l'on doit prier ; Si je me rappelais une prière, celle Que bégaye l’enfant ou que sa mère épelle.Je la répéterais : on a tort d’oublier ! Je me souviens encor qu’on disait : “Notre Père.Et que, dans ce qui suit, on demandait du pain.Du pain pour tous les jours.; je n’en sais plus la tir.Je me souviens aussi d’une vieille prière : “Je vous salue, Marie.” Entre les rideaux blancs.Ma mère la disait près d’un berceau de fièvre, Où, blotti, je voyais s’envoler de sa lèvre Un peu de cet amour qui sauve les enfants.Je me rappelle aussi des noms de saints, de fêtes, La crèche qu’on faisait tous les ans à Noël, Avec "l’âne et le boeuf, l’étoile dans le ciel ; J’apportais ce jour-là la paille de nos bêtes.Et puis, je me souviens de la cloche, le soir.Lorsque le jour baissait au moment des semailles, Et d'un coeur de vingt ans rêvant de fiançailles Tandis que le troupeau rentrait de l’abreuvoir.Mais tous ces souvenirs du temps de mon enfance, M’arrivant à la fois, indistincts et confus, Reviennent de si loin qu’hélas ! je ne sais plus Ni par quoi l’on finit, ni par où l’on commence.Pour tracer au début le signe de la croix.Je ne sais plus très bien comment on doit le faire.\ son dernier repos lorsqu’il bénit mon père.Le curé commença par la gauche, je crois.Notre curé d’ici, curé bleu, sans chapelle.Nous a dit cependant que Vous êtes partout, Et que Vous êtes bon, et que Vous pouvez tout, Don Dieu qu’on peut prier en mangeant sa gamelle.En songeant à sa femme, aux enfants, à ses vieux (lui peuvent tous là-bas Vous prier à l’église, A tout ce qu’on voudra, tout, pourvu qu’on Vous dise Un mot sorti du coeur, qui va droit vers les cieux.Alors : " Que votre nom soit béni sur la terre “ Et qu’arrive le jour où seul Vous régnerez, “ Le jour où, parmi nous, tout ce que Vous voudrez, “Nous le voudrons de même; où l’humaine misère “Aura toujours du pain pour se rassasier, “ Et, rejetant au loin les querelles impures, “ Saura qu’il faut sur terre oublier les injures, “Comme Vous, dans le Ciel, savez les oublier.“ Tout le long de la route où manque la lumière, “Si nous sommes tentés de tomber en chemin, “ Pour mieux guider nos pas, prenez-nous par la main, “ Délivrez-nous du mal !.” Et voilà ma prière.François de LAGARENNE.t“Le Correspondant”) ROBESPIERRE CONTRE DANTON La haine des deux leaders de la Révolution J’un contre l’autre leur a survécu.Elle a survécu en leurs historiens: la Révolution a ses historiens dantonistes; elle a ses lus toriens robespierristes; et la haine des héros de leurs biographies s’est doublée de la haine personnélle des historiens.M.Aulard, le druide chef de Té glise officielle révolutionnaire, l’homme qui dogmatise à la Sorbon ne et assouplit les textes aux archi ves nationales, ne connaît dans la Révolution que Danton, dont il s’est fait l’avocat de canonisation; iné vitablement, M.Mathiez, professeur d'histoire moderne de l’Université de Besançon, qui longtemps fut le Pvlade de TOreste Aulard, s’étant séparé de son émule en jacobinisme et ayant déterminé un schisme dans la religion nouvelle de la sainte Révolution, devait se prononcer contre Danton, parce que se prononcer contre Danton c'était se prononcer contre Aulard.Et M.Mathiez, fondateur des Annales révolutionnaires, contre la revue la Révolution française d’Aulard, oppose sans cesse Maximilien.Robespierre l’incorruptible, à Danton le corrompu, à Danton, 'le Mirabeau de la petite bourgeoise, comme Mirabeau fut le Danton de l’aristocratie.Le duel scientifique de M.Aulard et de M.Mathiez nous vaut ces jours-ci un volume des plus intéressants de M.Mathiez, intitulé: Elu-fles robespierristes, qu’a édité la maison Colin.Les Etudes robes-Vicrristes pourraient s’appeler plus exactement “la Corruption parlementaire pendant la Révolution,” ce qui est du reste le titre de la première étude.Corruption parlementaire pendant la Révolution: oui, parfaitement; tous les pédagogues de France et de Navarre vont en tressaillir •de terreur; quel blasphème! et cependant c’est l’un des maîtres incontestés de notre enseignement qui Je profère! Il nous montre, comme nous l’avons fait dans nos quelques ‘articles sur le complot de l'étranger.les agents de l’étranger embusqués dans la première République (il n'y a rien de nouveau sous le soleil), les Berthold Proli.les Recevra, les DubuisSon, Tes Frey, les Desfieux, les Guzman, travaillant pour le compte de l’Autriche «à la ruine de la France et de la République avec le concours des pourris, c’est-à-dire des corrompus parlementaires: Chabot, le capucin dé-fronué.dont M.Lenôtre nous a retracé l’extraordinaire odyssée; Rn-sire, Delaunay d’Angers.Fabre d’E-glantine et Jullicn de Toulouse, les voleurs de la Compagnie des Indes, fournisseur*- de souliers défectueux pour l'armée, protecteurs des agioteurs, tels que l’abbé d’Espagnac : Courtois de l’Aube, ami intime de Danton, qui fournil des boeufs à Formée et ne remplit pas les conditions de ses marchés: Rovère et iRnultier, qui se servent de leurs missions pour s’emparer des biens nationaux; Barras et Fréron.qui font main base sur 1rs meubles ef ''oMumterie de.s ci-devant; Taiiieu, qui vend la vie et la liberté aux aristocrates bordelais; Robert, député de Paris, le premier, d’après M.Aulard, qui ait voulu la République et qui paie ses dettes en accaparant le rhum; Hérault de Séchel-les, muscadin avant la lettre, vendu à l’Autriche, etc.Savez-vous, M.Mathiez, que c’est une véritable descente de la Cour-tille et que les “grands ancêtres” ont laisse de singuliers modèles à ceux qui seraient tentés de les imiter?Quelle bande! Et, constatant que tous ces pourris sont des dantonistes, M.Mathiez est amené à examiner si le chef, Danton, n’était pas à la hauteur des lieutenants.Avec un zèle et une minutie de chartiste, Al.Mathiez étudie donc à la loupe les comptes de Danton.D’abord, sa fortune personnelle : il trouve, contrairement aux affirmations de l’hagio-graphe positiviste Robinet, que Danton a bien rapidement payé l’office d’avocat aux conseils qu’il avait achetés ayant la Révolution: en quatre ans, il acquitte une dette d’un 'Capital de 53,000 francs environ et il n’.a pas de fortune personnelle: il eût fallu qu’en quatre ans cette étude rapportât son capital d’achat.Puis, comment expliquer toutes les acquisitions de biens nationaux par l’excellent homme d’affaires qu'est Danton?La démonstration de AI.Afathiez est bien enchaînée, bien documentée; mais par le fait, elle ne pose que des points d'interrogation; elle n’apporte pas le texte foudroyant qui réduit en poussière la défensive de l’ineulpé; elle nous trouble sans nous convaincre néremptoirement.Une lettre de Mirabeau à son ami et confident, le comte La Marck, indiquant que Danton est subventionné par le gouvernement de Louis XVI, est plus probante; mais si Danton ne s’est vendu que pour payer son office d'avocat nuv conseils' et quelques biens nationaux, nous sommes plutôt surpris, car il nous semble qu’il valait plus que cela et qu’il pouvait faire payer à plus haut prix ¦ses services.L’étude de M.Mathiez sur les comptes de Danton, ministre de ta Justice, nous frappe davantage; ces comptes fantaisistes avaient déjà inquiété l’éminent et habile financier qu’était Cambon.Quelle danse des ècus dans les bureaux du dantoniste Lebrun, ministre des Affaires étrangères, que nous ne pouvons nous empêcher de soupçonner parfois d’avoir été un ministre de l’étranger en France! Quelle orgie de missions secrétes et de dépenses aussi secrètes que les missions qui y donnaient lieu.On volt que les dépenses secrètes de Danton lui-même se sont élevées à 3(7,010 livres.Où cel argent est il passé, •nous l’ignorons encore.Mais nous sommes obligés de reconnaître que là aussi Ai.Mathiez ne nous four nît pas la preuve péremptoire qui reste encore à chercher.Ce qui ressort des études de M.Mathiez et ce que nous ne pouvons récuser, c'est (pie les gens d’affai res.les tripotcurs, les profiteurs.unis aux agents de l’étranger, ont] mande l’effort de tout notre être joué un rôle considérable dans les événements de la Révolution.Les honnêtes, mais naïfs et trop loquaces Girondins, les idéalistes de la Révolution, apôtres de la So-i ciété des nations et de la lutte des i peuples contre tes rois, quelque j chose comme des précurseurs du ! president AVilson, sont tombés sous leurs coups au 31 mai 1793.Après •ce premier succès, agents de l’étranger et pourris ont voulu s’attaquer .aux robespierristes et à leur chef, Maximalien Robespierre, qui avait a leurs yeux le grave tort de faire reposer, comme Montesquieu, la République sur la vertu; ils ont perdu la bataille.Et AI.Mathiez montre avec raison que Robespierre, loin de se servir des hébertistes.les a assaillis de front, les englobant dans la même réprobation pour la même cause.Mais alors les pourris et les agents de l’étranger qui avaient échappé à la rude main du bourreau Sanson et à la machine humanitaire du docteur Guillotin, se sont réunis contre le vainqueur, ont joint leurs efforts à ceux des proscrits girondins qui avaient survécu: le 9 thermidor en fut la résultante.Ainsi compris le grand drame de 1793 1794 devient clair, précis ; i! s’explique et n’en est que plus passionnant.Il est la lutie acharnée des arrivistes contre les doctrinaires, lutte qui durera autant que l'humanité elle-même.On ne l’a vait pas compris parce qu’on avait voulu faire des hommes de la Révolution des surhommes, alors uu’ils étaient des hommes.Les études comme celles de M.Alathiez les font rentrer dans l’humanité.Les pédagogues en verseront quelques pleurs et AI.Clemenceau devra reconnaître que son bloc n’est pas une falaise de graivit que battent en vain les vagues, mais un "ube de calcaire, à demi-effrité par les geîées et le ruissellement, qui oscille en équilibre instable sur un lit de fumier.G.SAINT YVES.(La Libre Parole) -a- Le sens de V épreuve PAR RENE BAZIN Les temps que nous vivons nous ramènent sans cesse vers le mystère de l’épreuve.Que nous veut-elle ?L’avons-nous comprise ?Ne durerait-elle point si longtemps parce que nous refusons de l’entendre ?(leux qui interrogent ainsi et qui répondent en bonne foi, humblement, n’ont pas, pour la plupart, une voix retentissante.Ils ne disposent ni de la tribune du Parlement, ni de celle des journaux.Ce sont des inconnus.Mais leur nom est légion.Les hommes qui vivent en communication avec un grand nombre d’hommes s’aperçoivent vite qu’à cette heure d’angoisse du monde, à côté des orgueilleux que l’adoration d’eux-mêmes occupe jusque dans l’épreuve de tous, à côté des égoïstes dont c’est l’unique souci de retenir un peu du plaisir qui échappe, il y a les âmes généreuses, les dévouées qui se demandent : Avons-nous vu tout notre devoir ?N’ai-je rien de plus à faire, moi qui souffre ?Elles ont pu douter, lorsque ta guerre était nouvelle.Alais, à présent, comment s’y tromper ?Ix*s événements sont des orateurs autrement puissants que ceux qui tes commentent.Ils sont chargés de sens, de souvenirs, de conseils d’ordres._ Ce qui fut dit hier vainement, ils le répètent.Nous avons été protégés d’une manière merveilleuse, trois fois, quatre fois et plus sans doute ; des concours nous sont venus dont plusieurs ne pouvaient être attendus.Le courage de nos soldats a pris cette forme de ténacité que des observateurs etrangers, ou même français, ne lui connaissaient point ; la persévérance de la France dans le sens commun, malgré les faibles et maigre les fous, apparaît à beaucoup de gens comme une grâce singulière de la Providence ; l’espoir n’a cessé d’habiter en nous et même la certitude que la patrie est de nouveau promise a dos destinées glorieuses : cependant, après quarante mois, l’épreuve n’esl pas finie.Dès lors, quiconque croit à l’existence de Dieu, fût-ce d’une foi pauvre et inquiète, cherche ta leçon qu’enferme pour lui-même, et pour tous les hommes de bonne volonté ce double décret qui protège la Trance et retarde ta victoire.Plusieurs disent, comme AI.Georges Valois, dans la préface de son livre u nier : Nous payons les erreurs de ceux qui nous ont précédés, afin que soit allégé le fardeau de ceux qui Viendront après nous.Expia-lion ?Quel autre nom donner aux malheurs qui pèsent sur nos gêné-rations ?’ Us n’ont pas tort, ceux qui rappeUent ainsi la loi redoutable que l’impiété s’efforce de mer mais dont il faut bien porter le poids.D’autres disent : “ Nous sommes avertis ; Dieu nous veut meilleurs pour de meilleurs jours : il attend de chacun de nous le signe, le regret, la promesse : “ Seigneur, j'ai compris ! ” C’est la même idée en somme, les uns regardant surtout les causes anciennes ou présentes du mal, et les autres qui cherchent le moyen de hâter le pardon et, mystérieusement.d'intervenir dans le combat.Un lieutenant de territoriale est venu chez moi, ces jours derniers.Il n’a cessé, depuis 1914, de tenir les tranchées, d’Artois en Champagne et de Voivre en Argonne.Déjà, à la permission précédente, j’avais reçu sa visite, et il m'avait dit : Vous devez montrer au soldai que le combat pour la France de- ils ont souffert, ces chers amis, et vous savez que ceux qui ont souffert comprennent plus de choses.—Expliquez-vous ; que voulez-vous qu’ils comprennent ?—Je ne suis pas un discoureur.Chez nous, dans les tranchées, on a l’air de dormir, on rêvasse ; je vous mettrai ce que je veux dire par écrit.Cette fois, à la fin de la visite, qui fut grave et brève, il me remit une feuille de calepin dont je transcris les phrases gonflées de sen*;, pensées et travaillées dans le danger : “ A l’occasion de Noël, fête du renouveau et de la paix, le Pape a montré que le salut du monde est dans le retour à Dieu.I^e salut du monde, par conséquent le nôtre.Pour ceux qui réfléchissent, ce retour à Dieu conditionne la paix, la véritable et la durable, et il ne parait plus étonnant qu’elle tarde à se manifester, si la condition n'est pas encore remplie.Que serait l’état intérieur de la France, si Tesprit d’injustice el de persécution devait continuer après la guerre : si l’éducation morale, notoirement insuffisante, n’était remplacée par l’enseignement de la morale chrétienne, sanctionnée, immuable, efficace ; si les hommes décidés à faire prévaloir ces réformes essentielles ne le prouvaient des à présent par un progrès moral personnel, un effort, un renouvellement ?Car ceux qui ne changent point pendant le temps de l’épreuve, changeront-ils après ?“ D’autre part, puisque ce moyen est offert à chacun, en même temps qu’il combat par les armes, d’attirer à lui, à nous, la protection toute-puissante sans laquelle rien ne se fait qui vaille d’être souhaité, quel est le Français, même peu instruit de la foi, même oublieux dans le passe, qui no voudrait, en un pa-reil moment, se rapprocher de Dieu pour que le mot merveilleux soit dit à la France : “ Tu es digne enfin ; prends la victoire ?Tu es ma préférée, ma messagère, mon amie ” ! Elle a bien grandi, cette France, aux yeux des nations.Sa ruine ou sa beauté n’a jamais été pour elle seule.Elle est la rayonnante.La vocation ancienne lui est de nouveau promise.Accepterons-nous ?Accepterons-nous ?Je dis oui pour moi-même, et je le dis pour mes camarades et pour mes soldats, c’est-à-dire pour ma ia-mille.Que pourraient-ils refuser, eux qui, à chaque instant, sont prêts à donner leur vie ?F’aire la paix en soi-même et ia faire avec Dieu, pour que nods soyons dignes, tous, de l’heure qui va venir ! Voilà ce que j’ai pensé ce soir, au fond de mon poste de guetteur.” J'ai tenu à publier ces lignes très nobles.Ceux qui jugeraient que beaucoup d’hommes de notre temps sont incapables de s’élever jusque-là prouveraient simplement, par le seul énoncé de ce doute, qu’ils n’ont jamais causé des choses de l’âme avec leurs semblables.Il n’est point de sujet qui ait autant d’écbo, lorsqu’il est traité hors du tumulte, affectueusement, fraternellement.Pour un esprit haineux, fermé, combien d’autres qui s’émeuvent.qui ne savent pas.qui voudraient, qui veulent déjà ?Ainsi raisonne, assurément, le guetteur aux tranchées, le compagnon de la longue peine pour la France, celui qui a écrit sur la feuille de calepin.Il connaît le monde où il vit depuis quarante mois ; il devine quelque chose au-delà.Continuer de se battre pour toutes les grandes raisons que nous en avons et avec toutes nos armes : s’efforcer, en même temps, de hausser son âme, de la rendre meilleure, de la mettre d’accord avec Dieu : c'est vraiment faire toute la guerre.Celui qui a songé ainsi mérite d’être écouté.Il ajoute à nos forces.Il exprime une foute silencieuse.Et c’est de quoi je remercie mon lieutenant de territoriale.René RAYAS, de l’Académie française.(La Croix, de Paris.) UNE CUISINE ÉCONOMIQUE Mme HUNTLEY D R V M M O N I) DONNEE TOUT SON APPUI A LA CAMPAGNE D’ECONOMIE DES VIVRES.LE CORSET NEMO L’AMI DES FEMMES CORPULENTES Réduit la mesure des hanches tie 6 à 8 pouces immédiatement.Enlève l’excès d’embonpoint pour toujours.Donne au corps un support parfait cl hygiénique.Ce corset de renommée mondiale A RENDU LES FEMMES CORPULENTES ELEGANTES.Les 21 modèles s’ajustent à toutes les femmes corpulentes.DE GRANDES VALEURS Le corset-type du monde entier pendant plus de vingt ans.Nous avons également toutes les meilleures marques de corsets, à des prix qui défient toute concurrence.N° MÂNDARi ^403 Seif-Reducins 40/- *703Y?l/£ Jus.OlTYYSff/YYS.Est — AHQLC 3THUB£f?T - LE TONIQUE.DES POUMONS la Un vin riche et généreux combiné avec la creosote de hêtre, les hypophosphites et les lactophos-phates spécialement utiles à ceux qui souffrent de maladies chroniques des voies respiratoires.Il renforcit tout l’organisme.DR.ED.MORIN & CIE.Limitée Québec, Canada.Ottawa, 27.—>¦ (Communiqué du commissaire des vivres).- - Madame Huntley Drummond vient de donner son entier appui à la campagne d’économie des vivres, entreprise depuis quelque temps.Elle déclare dans une entrevue: “Laissez dans la fenêtre les cartes de “promesse d’économie des vivres”, jusqu’à la fin de la guerre.Ne îles enlevez pas sous le prétexte que vous faites le “ménage” du printemps.Ces cartes indiquent aux passants les résidences où l’on s'engage à accepter les règlements de la Commission des Vivres du Canada, en vue d’économiser des vivres.Elles sont en même temps une promesse de travailler pour nos soldats qui sont au front.’' Comme présidente du comité féminin de l’économie des vivres à Montréal, Mme Drummond a fait une propagande remarquable, et elle a largement contribué à obtenir ¦la coopération d’environ cent mille personnes.“Toute économie en ce moment, ajoute-t-elle, est aussi utile qu'elle est nécessaire.Plus nous économiserons, plus nous serons en mesure de recueillir une plus grande quantité de substances alimentaires pour envoyer à nos soldats et à nos al liés.Il serait bien regrettable de voir le public refuser de pratiquer la plus stricte économie, car cela signifierait qu'on ne se rend aueu memont compte de la véritable ne ¦iessité du moment, en ce qui con cerne le.s besoins de substances ali mentaires pour les nôtres, tl nous faut faire des sacrifices et pour ci ter Shakespeare : “Le temps n’est pas aux jouissances privées de l’estomac”.Prêchant d’exemple, Afme Drummond dit qu’elle a donné des leçons d’économie à sa cuisinière et que l’usage de ta crème est absolument banni de sa table, la farine blanche n'est plus employée dans sa maison où on fait maintenant plusieurs repas Sans viande par semaine, Pour en venir à un système plus pratique, Aime Drummond suggère l’établissement de cuisines publiques où on apprendrait à faire une cuisine économique.LE FESTIVAL J)ES ARTISANS Pendant la semaine du 22 au 27 juillet prochain, la Société des Artisans canadiens-'français, qui aura cette année sa grande convention à Montréal, aura de nouveau un grand festival au bénéfice de ses succursales locales.Cette série de fêtes sera encore plus importante que par te passé, et d'après ce qui a été ébauché à la première réunion du comité d’organisation, sous la présidence générale de M, Rodolphe Rédard, tout indique que l’on entend avoir une semaine de fêtes inoubliables.On annonce que parmi les prix, il y aura deux billets, aller et retour, pour un voyage au Saguenay, gracieusement offerts par AL Percy Smith, de la Canada Steamship Lines, Ltd.Il ne faut pas oublier que ta société, de plus en plus prospère, voulant continuer l'encouragement à ses succursales, entend dépasser te nombre de billets vendus l’an dernier, bien que ce nombre ait atteint le chiffre considérable d'-environ 50,000.Des arrangements spéciaux ont déjà été pris avec la direction du parc Sohmer, et les attractions spéciales, à part un programme exceptionnel, seront annoncées au fur et à mesure.Quant aux billets, ils seront en vente d’ici quelques jours.Le doc teur Hurtubise ainsi que le major P.-E.Ranger présidaient les comités du programme et de ta publicité.(Communiqué).POUR LES INVENTEURS MM.Pigeon.Pigeon et Davis, solliciteurs de brevets, pièces 525-526 édifice Power, rue Craig, Atontréa).nous informent que pour h> semaine du 9 avril 1918, 114 brevets canadiens ont été échus parmi lesquels 86 sont des Etats-Unis, 14 du Canada, 6 de l’Angleterre et 8 des pays étrangers.SI VOUS TOUSSEZ PRENEZ LES Capsules Cresobenes Malades qui souffrez d’une Bronchite ancienne, d’une Toux rebelle, d’une Laryngite, d’un Asthme, d’une Pleurésie, prenez les CAPSULES CRESOBENE.Ce précieux médicament, balsamique et antiseptique, calmera l’inflammation de vos bronches, décongestionnera vos poumons, apaisera votre toux, rendra votre respiration douce et régulière, vous donnera de l’appétit et de?forces, augmentera votre résistance vitale.La CAPSULE CRESOBENE est par excellence le régénérateur des poumons.En vente chez tous les marchands de remèdes au prix de 50c le flacon.Envoyées aussi par la poste, dans toutes les parties du Canada et; des Etats-Unis, sur réception du prix.Dépositaire général: ARTHUR DECARY, pharmacien, casier postal 592.Montréal, Can.Pourquoi ne pas en profiter ?D’ICI AU 1er MAI, NOUS ACCORDERONS UN ESCOMPTE SPECIAL SUR TOUS NOS TAPIS, PRELARTS RIDEAUX, CARPETTES, PORTIERES, ETC.— AVIS DONC AUX ECONOMES PRIX D’AVANT-GUERRE Dans ces articles, il s’en trouve encore, aux anciens prix — nous n’avons pas change ces prix.Voila une aubaine qui ne peut manguer • l’int^resscr lout le inonde — en ces temps de vie si chère.Maison A.-H.LESAGE, 219-EST.RUE SAINTE-CATHERINE Tel.Est 5585.près Sanguinet Pensez à ce que vous devez faire et faites-le Est-il, dttns tout le pays, une femme qui refusera d’écouter le conseil de notre spécialiste, ou de tout médecin consciencieux, qui lui dira de prendre des Pilules Rouges ?Ellç doit suivre ce conseil ou s’exposer à demeurer longtemps j en proie à la maladie.Car nous comprenons et vous comprenez aussi — que la guérison est à ce prix.tience et de persévérance qu’à j d’autres.Une boîte de Pilules Rouges suffira à l’une, tandis I qu’une autre devra en employer j plusieurs.C’est bout.vous d’aller jusqu'au X oubliez pas de les prendre régulièrement.Cela hâtera votre guenson.Vous retrouverez vos forces ; la santé vous reviendra.Feriez-vous la folie d’hésiter ?Ne vous occupez pas de ce que font les autres.Pensez à ce que vous devez faire et i'aites-le.Est-il un devoir plus impé-Rappelez-vous aussi qu'il faut rieux que de prendre soin de à certaines femmes plus de pa-lvous ?Est-il un meilleur moyen de le faire — surtout si vous êtes anémique — que d’employer les Pilules Rouges pour les Femmes Pâles et faibles, qui triompheront du mal c[ui mine ou éloigneront celui qui vous menace ?CONSULTAI IONS GRATUITFIS au No 274 rue Saint-Denis, (ous les jours, excepté les dimanches et jours de fête, de 9 heures du matin à 8 heures du soir.Les femmes malades, qui ne peuvent venir voir notre médecin, sont invitées à lui écrire.Les Pilules Rouges sont en vente chez tous les marchands de remèdes au prix de 50c, une boite, $2.50 six boîtes.Elles sont toujours vendues en I boîtes, jamais au cent.Si vous ne pouvez vous les procurer dans votre localité, écrivez-nous, nous vous les enverrons sur réception du prix.LA GUERISON NE PEUT VENIR AUTREMENT Toutes les lettres doivent être adressées ; COMPAGNIE CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE, limitée, 274 rue Saint-Denis, Montréal.VOICI LE TEMPS intestins, si Vous voulez éviter ; ConsHnation autres affections si Hérissante- *- “ 1 de maintenir nets votre estomac et vos lie purifier votre sang, de nettoyer et Dyspepsie, Clous, Boutons et .ciïtîl.r!‘a's”n .rre d" choix, en bloc d’une livre.Beurre de beurrerie (secondaire) .Margarine $5.50 $11.30 40.40 62.00 62.40 48s 33s FROMAGE Fromage doux, la livre .romage fort, à la meule la livre .•’romage fort, au morceau, la livre.Fromage d’Oka.38s SAINDOUX Bonne démande.24s 28s 30s Saindoux pur, en tinette.Saindoux pur, en seau .sindoux pur, bloc de 1 1b.POIS ET FEVES La 1b.32s 1-2 $6.55 34s Le minot Fois à soupe, le minot .$5.00 Faricots sec (fèves blanches ou jaunes), le minot .$9.00 FRUITS DE LA CALIFORNIE boite $6.00 Poires de Californie, la Poires de Colombie .-ranges de Californie Oranges du Mexique .’«mplemousse (grapefruit), la caisse .Bananes, le régime .•M ijjoïis .Ananas de Porto-Rico.Noix de coco, par 100 $6.00 $7.00 à $7.50 $4.75 à $5.00 $4.50 à $5.50 $3.75 à $4.50 $4.50 à $5.50 $6.50 $8.75 POMMES Grises de la N.-E., No 1 ».is?s de la N.-E., No 2 .86 no $4.75 ’Fallawater, Starks et Bald- wins, No l.$5.00 Ben Davis No 1.ÿ4.00 Ben Davis, No 2.$3.50 Ben Davis, la boite.$d.üO vVinesaps, la boite.$3.35 LEGUMES Concombre, la douzaine .$3.00 t ommes de terre aouce* le panier.‘ $4 50 Oignons rouges, sac de ’76 livres .$1.50 Oignons espagnols, par 140 li- r vres.$5.00 Lanneberges, par 23 livres .$7.00 Ceieri de Floride.$4.25 Champignons, le panier .$3.25 Laitue, la douzaine .$2.00 Oignons du printemps, par doux, de colis.$1.00 Epinards, par baril .84.75 Persil, la douzaine .$1.00 Carottes nouvelles, la douz.$1.75 Radis, la douzaine.$1.25 \sperges, la douzaine .$7.50 Tomates de Floride la caisse $5.50 Pommes de terre nouvelles, la livre.12s DATES ET NOIX Dattes, la livre.20s Dattes, par colis.17s ligues de Californie, la „ hoite.12s 1 2 Noix nouvelles, la livre .20 à 70s CEREALES PRIX EN ENTREPOTS A MONTREAL ' Marché ferme \”oine' de l’Ouest, p»r 34 Ibs: No 2, Canada-Ouest ., , $1.12 No 3, Canada-Ouest .$1.02 No 1, d’alimentation T (feed).$1.01% No 2, d’alimentation _ (feed).97s% No 2, blanche.$1.01 No 3, blanche.$1.00 No 4, blanche.99s _ Orge de l’Ouest, par 48 Ibs: No 3, Canada-Ouest .$1.90 No 4, Canada-Ouest .$1.85 D’alimentation (feed) .$1.70 Maïs américain, par 56 Ibs; No 3, jaune.$1.90 Blé 1 volailles, par 100 Ibs (rare, sur place) $3.75 à $4.00 FOURRAGES SUR WAGONS A MONTREAL Récolte de 1917 Mil No 1 par 2,000 Ibs $18.00 Mil No 2.$16.50 Mil No 3.$15.00 Mil et trèfle.$12.00 à $12.50 MARCHE CENTRAL AU POISSON Flétan.26s à 28x Merluche (haddock) .9s à 10s Doré, frais.17s à 20s Hareng frais.10s Morue fraîche.13s Saumon frais, B.C.23s à 28s Morue fraîche.10s à 12s Merluche fumée.13s à 15s Anguille salée.10s à 12s Huîtres Malpecques, le baril.$8.50 à $9.50 din, conseil légal ; L.-O.Dauray, Frs Fauteux, Dr J.-A.Lapierre, S.-Dalbé Viau et F.-A.Labelle (de Hull), administrateurs.Malgré la route parcourue, l’Alliance Nationale n’est pas encore, croyons-nous, au terme de ses suc-cès.Venceslas TREMBLAY.tt LA 4 ‘DULUTH-SUPERIOR Les recettes brutes de la Duluth Superior Traction, pour la troisième semaine d’avril, ont été de $32,604, comparativement à $29,-555 pour la période correspondante de l’année dernière, ce qui représente une augmentation de $3,-048 ou de 10.3 p.c.DÉCLARATIONS O.C-IVIDENDt Banque de Toronto — Dividende trimestriel régulier de 2 3-4 pour cent, payable le 1er juin aux porteurs enregistrés le 15 mai.LA DÉFENSE D’HUMBERT Paris, 27.— Le sénateur Charles Humbert, accusé d’avoir participé à la propagande allemande en Fran co et qui attend son procès, a écrit, de sa prison, une longue lettre au président du sénat, M.Antonin Du-host.Humbert proteste contre le fait que son avocat n’a pu se pro curer une copie du rapport du co mité du Sénat sur les achats de fournitures de guerre faits par les sénateurs aux Etats-Unis et au sujet desquels des accusations ont été portées contre lui.Le sénateur déclare qu’il est une victime de la m aille e des profiteur' intnrnv'diaires dont il a gêné les opérations.CONFER’.N'T DU P.DELOR Le R.P.Delor donnera, Te 10 mai.salle des conférences du Ritz-Carlton.une conférence intitulée Nos raisons d’espérer, Cette conférence sera accompagnée d’un concert confié aux soins de Mme I) Masson.F.de Martigny et de M.Cbamberland.Les billets sont en vente chez Archambault et Granger.ürrmm rrt-xzao.*hre.Roorsr d» EKUKEAU & DUPUIS COURTIERS £ur?&n de Mentreai, 97 ET 99 S.-FRANCOIS-XAVIEft euccurtalf.: QUEUEC , TAba*,*.Fumai?QUEBEC . : VOL.IX.— No 9»i HOTELS A ATLANTIC CITY, N.JJ t ?Q HOTEL LE PLUS NOUVEAU D*AT-LANCTIC CITY, CONSTRUIT A L’EPREUVE DU FEU Juste sur le bord de la grève en face de rOcéan Extraordinairement attrayant pen* dont toutes les saisons de l’année.SYSTEMES AMERICAIN ET EUROPEEN Foyers luxueux, spacieuses vérandas et salons ensoleillés donnant sur l’océan.Charmants concerts musicaux dans l’après-midi et dans la soirée.Vrai palais pouvant servir de résidence aux personnes en quête de repos et de récréation.Bains à i’eau de mer.Garage à l’épreuve du feu.HOTEL A NEW-YORK HOTEL BRISTOL 129 à 135-ouest, 48ème rue 122 à 124-ouest, 49ème rue Le plus nouvel hôtel de New-York à l’extrémité la plus élevée du square du “Times”.AU CENTRE DES CHOSES 400 chambres, 300 baignoires.Chambre simple avec baignoires privée $2.00, $2.50 et $3.00 par jour Chambre double avec baignoire privée,$3.50, $4.00 et $5.00 par jour PACIFIQUE CANADIEN Un changement dans l’horaire des trains sera effectué LE DIMANCHE, 28 AVRIL 1918 Pour tous détails s’adresser aux agents des billets MAX BEAUVAIS Limitée, 229, rue Saint-Jacques Magasin de FOuest, 463, rue Sainte - Catherine Ouest A.A.ROY, 469, rue Sainte-Catherine Est Des changements d’horaires affectant le service suburbain de Montréal seront effectués le 28 avril Les renseignements sont maintenant entre les mains des agents."L’Association d’Art Lyrique, limitée” Dr Léon ARCHAMBAULT DENTISTE Dentier» en caoutchouc à très bon marché.Dentier» en or et en aluminium, »Ter dent» importée».Couronne» et ponU en or de 22 k.Dentisterie moderne, nans douleur, prix modéré» ANGLE SAINT-DENIS ET RACHEL (295) Tél.Ssint-Louis 8,0.LE MENACE DU PRINTEMPS ET LA CUISSON Avis est donné au public que, en vertu de I la loi des compagnies de Québec, il a ét>’ J accordé par le lieutenant-gouverneur de la I province de Québec, des lettres patentes,! en date du dixième jour d’avril 1918, tituant en corporation MM.Frédéric PelIlH tier, médecin ; Arthur 1.au rend eut, prol'e ^ i seur ; M endos a Langlois, courtier ; Gui! I laume Dupuis, professeur ; Jean-Marie Ma- t ! gnan, comptable, et Horace Lippe, notaire, ! de Montréal, dans les buts suivants : Faire les opérations de propriétaires et f de régisseurs de théâtres, et.particulière ; ment, pourvoir à la production, représen ' tation et exécution d’opéras, d’opérettes ! pièces de théâtres, vaudeville, pantomimes.I ! spectacles, tableaux-vivants, représentations 1 i cinématographiques et autres représenta-! tions, musicales, dramatiques et théâtrales : (Construire des théâtres et autres édifi-| ces et travaux propres à leur usage, et gérer et conduire les dits théâtres ainsi construits ; Conclure des conventions avec des auteurs ou autres personnes, au sujet des droits d'auteurs, d’opéras, d’opérettes, coith dies, pièces de théâtres et pour autres fins j musicales, dramatiques ou théâtrales ou do divertissement, et conclure des arrangements de toutes sortes et de tous genres avec des artistes ou autres personnes aux fins de la compagnie ; Manufacturer, acheter ou autrement acquérir, échanger, utiliser, réparer, vendre, louer ou céder, tout instrument de musique et musique en feuilles, accessoires et toute machine, machinerie, appareil, inventions et autres choses jugées utiles ou nécessaires ou avantageux aux fins de la compagnie ; I Demander, obtenir, enregistrer, acheter ou louer, de quelqu’un, acquérir et détenir, i utiliser et posséder, exploiter, vendre, louer à quelqu’un, céder et disposer de toutes | marques de commerce, droits d’auteurs ; Etablir et conduire un conservatoire de i musique, y enseigner le chant, la musi-! que instrumentale f*t théorique, et, généra-i lenient, faire et conduire toute oeuvre de ! conservatoire ; Acheter, acquérir, autrement posséder et détenir, louer à quelqu’un et de quelqu’un, | exploiter et vendre, en tout ou en partie, et disposer de tout meuble et immeuble jh*-pre à la réalisation des fins et au dévelop-; pement de la compagnie, ou qui lui seraient j utiles ou que les directeurs jugeraient à j propos de faire ; Faire des arrangements avec, les autorité* municipales ou autres aux fins de la cor I pagnie, ou à aucune d’elles, et obteni I telle autorité tous droits, privilèges, nonces ! sions, etc., que lu compagnie pourra juger j utiles, et profiter et bénéficier de tels ar-j rangements, concessions, droits et priviè-i ges ; Faire l’acquisition des parts ou actions I ou droits ou de partie d'iceux d’aucune j compagnie ou personne poursuivant les ! mêmes fins que cette compagnie, ou des j fins semblables, et payer telles parts, au tions ou droits en actions acquittées (le la i présente compagnie ou autrement ; ; Louer les services de toute personne dans l’intérêt de la compagnie, et rémunérer tel le personne, pour ses services, en actions | de la compagnie, ou autrement ; Pour les objets ci-dessus s'engager et engager les autres par billets promis soir es et lettres de change, et emprunter de l’argent : par debentures dont le paiement sera ga ranti sur tous les biens de la compagnie ou partie d’iceux, le tout aux termes et dirions à être déterminés par règlement i approuvé par les actionnaires en la muni' ! re ordinaire ; Aucune des actions susdites ne pourra être transférée vnlidement sans le consentement préalable, du bureau cie direction de la corn t pagnie, sous le nom de “L’Association d’Art i Lyrique, limitée”, ave un capital social île ! cinq mille piastres (15,000.00), divisé et mille (1000) actions de cinq piastres ($5.00 j chacune ; mais les dites actions seront ré 1 parties en neuf cents (900) actions privi j légiées.ayant droit à un intérêt annuel et cumulatif de six pour cent (6%), mais dont les porteurs n’auront pas droit de vote au assemblées générales ou spéciales de la j compagnie, et rn cent (100) actions ordi naims ou communes ; toutefois, aucune personne ne pourra soit directement soit indirectement, posséder et détenir plus d’une action ordinaire ou commune de tello compagnie.Eu principale place d’affaires de In cor" poration sera à Montréal, dans le district do Montréal, Daté du bureau du secrétaire de la province, ce dixième jour d’avril 1018.Le sous-secrétaire de la province.C.-.T.SIMARD, U* t.Vous vous éviterez bien des ennuis si vous n'avez pas de “cuisine” à faire pendant votre “ménage” du printemps.Ayez continuellement sur la table des viandes préparées MARQUE “CONTANT”.Quelques suggestions : Saucisse de Pologne, jambon pressé, saucisse “a déjeuner”, gelée île veau, etc.EN VENTE PARTOUT S.-L.CONTANT, Montréal Tel.Saint-Louis 3574-99.CANADA PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure No 2150—Al cxaijdmie Ré lisle de Montréal, épouse dûment, autorisée à ester en justice du défendeur, boulanger, du même fieu, demanderesse# contre Llzénr Gascon, de Montreuil susdit, défendeur, Li demanderesse a formé une demande contre le défendeur le 28 mars 1918 en séparation do biens.Les procureurs de la deman-1 deres.se: DLGITRL et NANTI-L.Montréal, 18 avril 1918. V OL.IX.— ISo 99 LE DEYOiR, MONTREAL, SAMEUi 27 AVRIL 1918 I II L’ignorance religieuse Le réveil religieux qui s’était' iianifesté pendant les premiers ’emps de la guerre parmi nos sol-âats s’est singulièrement ralenti.Nos adversaires ont fait pour cela lout ce qu’il fallait : distribution 4e brochures et de journaux anti-jléricaux, rumeur infâme, théâtre Immoral, corruption des moeurs du loldat au cantonnement et à l’arrière, obstacles de toutes sortes mis à la pratique des devoirs religieux et à l’action de l’aumônier.Si toutes ces manoeuvres ont parfois réussi, cela tient aussi à tne cause générale maintes fois dé-«oncée par les prêtres soldats : i’ignorancc religieuse des hommes et même des chefs.L’imminence du danger, les nobles sentiments que la guerre a réveillés dans les âmes ont fait jaillir du fond des coeurs les aspiratieas religieuses de l’âme française ; mais cet élan ne s’est pas toujours maintenu, et chez beaucoup il n’a pas résisté à la longueur de l’épreuve parce qu’il n’était pas soutenu par ce qui cons titue le fond solide de la vie chrétienne : une foi raisonnée et éclairée, une connaissance exacte de l’enseignement positif de l'Eglise et de son rôle bienfaisant dans le monde à travers les siècles, une défense solide contre les sophismes de l’erreur et les calomnies de la haine.C’est donc l’ignorance religieuse qui a stérilisé en beaucoup d’âmes le réveil de la vie chrétienne et leur a fait perdre le bénéfice de la grande épreuve qu’elles traversent.C’est elle encore que nous rencontrerons, au lendemain de la paix, comme l’obstacle le plus redoutable de la rénovation de la France par le christianisme, condition nécessaire de son relèvement matériel et moral.Aussi Son Eminence le cardinal-archevêque a-t-il été heureusement inspiré lorsqu’il a fait, dans la Journée diocésaine de Paris, une part importante à l’examen de ce mal, et a demandé \ M.Verdier, supérieur de la mai->on des Carmes, d’en dénoncer la gravité et d’en rechercher les remèdes.* # # Le sujet était vaste : M.Verdier a su le traiter avec une concision qui n’excluait aucun des côtés de la question, avec une sérénit'* qui lui a permis de parler eu toute loyauté, avec une précision qu'é-< luiraient parfois des statistiques et avec une émotion qui pour cire contenue n’en a pas pénétré moins profondément l’âme de ses auditeurs.Le mal, il ne l’a nul'ement dissimulé ; le temps est passé où les Congrès catholiques étaient des réunions de congratulations réciproques et où, au Congrès des oeuvres de jeunesse tenu à Marseille en 1895, un rapporteur, que je connais bien, soulevait les plus vives protestations quand il dénoiçait le même mal.Nous savons bien, a dit M V“r-dirr, que si la France compte des départements entiers où fleurit en-•¦¦’re la vie chrétienne, si, dans-les départements mauvais eux-mêmes, il est des cantons ou des paroisses qui sont comme des flots de vie religieuse, hélas ! dans un grand nombre de régions et dans la plupart de nos agglomérations urbaines et ouvrières, il ne reste guère de la vie chrétienne que le cadre officiel, d’ailleurs très restreint.Et ce cadre, de quoi se compose-t-il ?De quelques habitudes traditionnelles et de certains gestes religieux purement extérieurs.Dans ces milieux, on peut le dire, l’ignorance est extrême.Et on cite déjà certains lieux où le paganisme renaît avec toutes ses laideurs et toutes ses misères.Mais n’insistons pas.Sur ce point, la conviction de ious est faite : un grand nombre, un trop grand nombre de Français ne connaissent rien de notre religion.Beaucoup de raisons de cet état de choses ne sont que trop éviden-les : l’hostilité de l’école publique à la foi catholique, le silence qu’elle garde à son sujet quand elle ne l’attaque pas ouvertement, les obstacles que font à l’enseignement du catéchisme trop d’instituteurs publics, l'hostilité ou l’indifférence des familles, les mauvaises conditions économiques d’un temps où, dès l’âge de treize ans, tant d’enfants et de jeunes gens sont absorbés par le travail, les préoccupations matérielles ou les plaisirs de toutes sortes, le plus souvent malsains et corrupteurs ; les campagnes de presse et l’action socialiste qui travestissent tous les jours la foi chrétienne,, enracinant dans les masses des préjugés aussi odieux qu’irréductibles.Et pour lutter contre ces puissances de ténèbres conjurées contre la vérité, un clergé déjà débordé avant la guerre, et qui sera si profondément décimé au lendemain de la paix, des paroisses sans pasteurs, des écoles libres d’un entretien de plus en plus difficile, avec des maîtres de plus en plus péniblement recrutés ! Cependant se résigner au mal, souV prétexte que le remède est difficile et presque impossible, ce serait désespérer de ia vérité et aç-:epter sa disparition de l’âme française ; et nous savons, nous, catho-îiques, que, privée de la foi, toute lalion, toute société est vouée à la déchéance.Tl faut donc que nous nous mettions en face de ce problème d’une grdvité si redoutable, non pour nous désespérer en répétant ce cri de défaitisme : “ Il n’y a rien à faire ! ”, mais en proportionnant les efforts à la_ lourdeur et à l’importance de la tâche.M.Verdier a indiqué de nombreux moyens de propager et d’in-hnsifier cette croisade contre l’ignorance religieuse à laquelle il a invité tous les vrais catholiques.On les trouvera exposés avec une clarté et une précision admirables dans son rapport que publie in-ex-tenso la Semaine religieuse de Paris.Nous aurons l’occasion de revenir ultérieurement sur plusieurs de ces remèdes cl de ces initiatives.Qu’il nous suffise de signaler aujourd’hui le lien étroit qui existe entre la faiblesse des catholiques et leur ignorance religieuse.* * * Pourquoi sont-ils si souvent divisés entre eux ?NNst-ce pas parce que souvent ils diMutent de problèmes sur lesquels ils n’out que des notions vagues et confuses.Voilà par exemple la question du libéralisme qui depuis la revolution et de nos jours a dressé les unes contre les autres des âmes si fidèles, si généreuses et, à ce titre, si faites pour s’entendre ! Elle n’est au fond qu’un malentendu provenant de ce que les uns veulent “ faire d’un idéal un programme immédiat ” — ce qui, selon !e mot si juste pronon-cé par le P.de Grandmaison à cette même Journée diocésaine, est un danger — et que les autres veulent transformer en principe, ce qui est une dérogation nécessaire au principe, et en doctrine ce qui n’est qu'une tolérance.Une connaissance plus précise de la doctrine et de la vie de l’Eglise aurait épargné ou atténué ce malentendu qui a été si funeste par ses conséquences.Pourquoi les catholiques jouent-ils un rôle si effacé dans notre vie publique'et y ont-ils laissé si facilement la place à leurs adversaires ?N'est-ce pas parce qu’ils n’ont trop souvent retenu du christianisme que les vertus de patience, d’abnégation de soi-même, de résignation, qui sont sans doute essentiellement chrétiennes, mais qui doivent se concilier avec l’esprit essentiellement conquérant de la foi.N’est-ce pas encore parce qu’ils ont oublié oue la religion est sociale de sa nature, parce que Dieu a confié à chacun non seulement la garde de lui-même, mais “ncore celle de son prochain : Cuique mandatât de proximo suo ?ce qui veut dire que nous devons souffrir personnellement de toutes les persécutions que subissent nos frères, les réprimer, que dis-je ?les empêcher, en proclamant et en défendant hautement nos droits ! Pourquoi tant de catholiques, et non des moindres, soutiennent-ils toujours des “ programmes minimum ”, s’efforçant de passer inaperçus, de mettre “ leurs drapeaux dans leur poche ” et ne réservant leur défaveur que pour ceux de leurs frères qui le portent haut et droit ?N’cst-ce pas parce qu’ils n’ont pas une vue claire de ce qui dans les enseignements de l’Eglise est contingent et, à ce titre, dépend des circonstances et peut être sacrifié à un pim»grand bien évident, et ce qui est essentiel et, à ce titre, doit être toujours proclamé et jamais abandonné V Le jour où se dissiperont ces obscurités nées de l’ignorance religieuse, les catholiques auront une vision plus claire du devoir, et alors ils prendront une attitude autrement fière, autrement décidée.Ils recueilleront Se bénéfice d’une fermeté qui leur a trop souvent manqué, et ils comprendront le sens profond de l’oracle divin : C’est par la vérité que vous gagnerez la liberté : Veritas liberabit vos ! Jean GUIRAUD.(I.a Croix, de Paris.) ’siorv "du Héros” La St.Jacques Tobacco Packing Co., Ltée.Bureau-chef : 842 rue Ontario, Maisonneuve.Tél.Lasalle 819.Manufacture : St-Jacques, P.Q.LES CERCLES D’ÉTUDES LA PROCHAINE “ JOURNEE D’ETUDE à l’utilité de notre “ Journée d’E-tude ( 1 ) Programme des travaux qui seront présentés à la journée d’étude.Séance du matin PREPARATION A L’APOSTOLAT L’Apostolat féminin et comment le susciter 1.Convient-il que les femmes se donnent à l’apostolat ?2.Le grand moyen de préparation : la retraite fermée.Par Mlle B.Gobeil, du cercle Jeanne-Mance.Questionnaire.1.Veuillez faire connaître quelques-unes des difficultés rencontrées par les vôtres aux retraites fermées.2.Pouvez-vous suggérer quelques moyens de faire la propagande de l’oeuvre et d’en faire durer les effets '?v Discussion ouverte, par le cercle Notre-Dame.Comment le cercle d’étude prépare les femmes éi l’apostolat (a) Indirectement par la disci- Le 4 rpai aura liey, à l’Ecole d’Enséignemerit Supérieur, 1010, rue Sherbrooke ouest, la quatrième réunion annuelle des jeunes filles canadiennes-françaises.Toute la jeunesse féminine des cercles d’études, toute la jeunesse studieuse ou simplement désireuse de l’être, devra s’y donner rendez-vous.Rien n’est plus charmant et plus instructif que ces heures d'amicale’ rencontre où l’on parle d'abondance du coeur, où l’on s’enthousiasme pour toutes les nobles causes, où l’on éprouve une généreuse émulation pour le bien et pour l’apostolat.Celles d’entre nous qui ont pris part à ces assemblées depuis trois ans, savent bien quel chaleureux accueil les y attend encore cette année.Puissions-nous toutes y revenir en compagnie de nombreuses nouvelles recrues ! La “ Journée d’Etude ” est spé-cialement instituée pour faire la I propagande de l’oeuvre opportune ! et efficace entre toutes, des cercles | d’étude.Elle permet aux initiées de ranimer leur zèle au contact de tant de bonnes volontés qui s’y rencontrent, d’augmenter par la mise en commun des connaissances et des observations leur expérience, de se rendre par conséquent plus aptes à continuer en profondeur l’oeuvre de formation qu’elles ont entreprise.Mais en outre, ce congrès permet au public en général de se renseigner sur le mouvement d’éducation qui se fait à l’heure actuelle par le moyen de cercles d’études» de l'encourager par une intelligente et sincère approbation et même à l’occasion d’y aider.C’est pourquoi les jeunes titles seront si heureuses de constater la présence au milieu d’elles .des personnes dévouées à lléducation sous toutes ses formes, des femmes d’oeuvres, des mères qui pourraient si utilement engager leurs jeunes filles à se joindre au sortir du couvent à l’un ou l’autre des groupements sérieux qui les aideraient à se garantir contre les dangers de la frivolité tant à craindre.Celte année devrait, semble-t-il, grouper plus nombreuses que jamais nos énergies jeunes, celles de qui dépendent les lendemains de la race et l’honneur du nom chrétien dans un prochain avenir.C’est bien le moment pour elles de se concerter en un grand élan de travail et de générosité.La seule indifférence devient un crime à certaines heures de l’histoire : nous sommes à l’un de ces tournants.Qu’on n’hésite pas devant la nouveauté de l’effort 1 Nos traditions nous lèguent les plus étonnants exemples de vaillance féminine.C’est encore pour Dieu, pour l’âme de nos soeurs, pour le bonheur des foyers canadiens qu’il nous faut affronter ces régions inexplorées de notre domaine d’action.La haute approbation de Monseigneur Gauthier qui présidera les séances de la “ Journée d’Etude ” doit suffire à convaincre les plus timides, à garantir l’intérêt et l’opportunité des idées qui seront émises à cette ocasion.Afin de répondre à la sollicitude qu’on nous témoigne, prenons connaissance du programme suivant qui fera l’objet des préoccupations de nos congressistes.Notons au besoin par écrit les réflexions qu’il nous suggère afin de contribuer de notre mieux au succès, à l’entrain, (1) Les cercles non encore affiliés à la Fédération G.E.C.F.et désireux de s’y joindre surtout à l’occasion de la ” Journée d’Etude”, peuvent s’inscrire auprès de la secrétaire, Mlle G.Le Moyne, 262, Parc Lafontaine.Le déjeuner du midi sera servi à l’institution, moyennant la modique somme de 40 sous.Les personnes qui se proposent de le prendre rendront service à l’organisation en le faisant savoir à l’avance.pline de l’intelligence et de la volonté.(h) Par l’étude religieuse.(c) Par la pratique des oeuvres.Par Mlle Gréterin, du cercle “ Les Amies ”, Questionnaire.1.Veuillez faire connaître comment se fait l’étude religieuse dans votre cercle ; à quels auteurs et sous quelle forme ?2.Qu’est-ce qui fait échec chez vous à l’établissement d’un patronage et quel moyen suggérer pour remédier de près ou de loin à cette lacune ?Discussion ouverte par le cercle Marguerite Bourgeoys, de Sherbrooke.Séance de l’après-midi FORMATION PATRIOTIQUE Le cercle d’étude, foyer du patriotisme (a) Les fondements du patriotisme.(b) L’apport du cercle à la formation patriotique de ses membres.Par le cercle Marguerite Bourgeoys.Questionnaire.1.S’il existe dans votre entourage des préjugés contre ies cercles d’études, pourrez-vous les réfuter au moyen de l’argument patriotique ?Discussion ouverte par le cercle de l’Enfant-Jésus.2.Comment les études nationales ont-elles été faites dans votre cercle ?Quels auteurs ont été consultés ?Quelle partie de l’histoire étudiée de préférence ?3.Mentionner les occasions où il (Suite à la treizième page) mm AUX HERHiEUX 5jO0O lecteurs essaient Plapao gratis Pas n’est besoin de porter un bandage inutile riso» TJ B P1A.CAC-PMK*.kOttKTM(X>*fa ceçar TU HT Lt PUPAO CO/V.5- OuérrcMPécnf L£ CÙOSSIH a susse*.Cette offre généreuse est faite par l’inventeur d’une méthode merveilleuse agissant “tout le jour et toute la nuit”, qui est employée pour renforcer les muscles relâchés, supprimant les bandages qui font souffrir, et la nécessité de subir de dang-rreuses opérations.Rien à payer A 5,000 lecteurs qui écriront, M.Stuart enverra une quantité suffisante de Plapao gratis pour permettre d’en faire un essai complot.Vous ne payez rien pour cet essai do Plapao, maintenant, ou jamais.Cessez de porter un bandage Oui, arrêtez, vous savez, pur votre propre expérience que ce n’est qu’un pis aller, un faux soutien de l’affaissement, de la paroi, et qu’il mine votre santé parce qu’il tend à retarder la circulation du sang.Pourquoi, alors, continuer à en porter?Voici une meilleure méthode, que vous pouvez éprouver maintenant, gratis.Employé pour un double but Premièrement : Le but principal et le plus important des Plapao-Pads, c’est de garder constamment appliquée sur les muscles relâchés la médication appelée Plapao, qui est contractive de sa nature, et prise avec les ingrédients dans la niasse médicamentée elle a pour objet d'augmenter la circulation du sang, revivifiant ainsi les muscles et leur redonnant leur force normale et leur élasticité.Alors, et pas avant cela, vous pouvez vous attendre à ce que la hernie disparaisse.Deuxièmement : Etant adhésifs d’eux-mêmes, faits expressément pour empêcher le tampon de glisser, ils se sont révélés un important accessoire pour retenir la rupture qui ne peut l’être par un bandage.Des centaines de gens, jeunes et vieux, sont allés devant un officier qualifié pour faire prêter serment et ont juré que les Plapao-Pads ont guéri leurs hernies — quelques-uns dans des cas des plus graves — et durant depuis longtemps.Une action continue jour et npit Une caractéristique remarquable du traitement Plapao-Pad est le temps comparativement court qu’il prend ,pour effectuer des résultats.—Voilà pourquoi l’action en est continue — nuit et jour, durant toute la période des 21 heures.Il ne cause aucune incommodité, aucun malaise, aucune douleur.Cependant, de minute en minute, alors que vous vaquez à Vos occupations quotidiennes — même durant votre sommeil, ce merveilleux remède fait pénétrer invisiblement dans les muscles abdominaux une nouvelle vie et vigueur dont ces derniers ont besoin pour remplir fidèlement leurs fonctions de maintenir les intestins en position sans le support artificiel d’un bandage herniaire ou d’un appareil quelconque.Explication du Plapao-Pad T,r principe du travail fait par Plapao-Pad peut facilement s’expliquer en examinant l’illustration ci jointe et en lisant l’explication suivante: Le Pla-pao Pad est fait d’un tissu flexible solide “E”, dessiné pour se prêter aux mouvements du corps et pour porter avec un confort parfait.Sa surface intérieure est adhérente (semblable, mais cependant tout à fait differente d’un emplâtre collant) et cela pour empêcher le tampon "B” de glisser et sc dé- W8¥- Cl'iàMtMh RAtDEÈTÇfSlDt de large, valant jusqu’à .18 la verge.Le choix, la verge en serge française, couleurs assorties, grandeur de 16 à 44, valeur de 27.50.No- SS”,,rfa 19.50 POUR LA “CROIX-ROUGE’i LES CERCLES D’ÉIUDES La Croix-Rouge canadienne (section canadiennc-française), organi-1 se, pour le 9 mai, au Monument National, une reprise de sa der- j nière fête du Majesty’s, avec le i concours des mêmes artistes, aux-1 miels se joindront Mme Darthy et ; M.Becman.Billels en vente chez Archam-j bault.Orchestre, $1 ; parterre, ! balcon, de 50 à 25 sous.Des institutions religieuses nous sollicitons les commandes d'impressions.Pour la production de Brochures, livres, annuaires, prospectus, palmarès, etc, il n’y a pas d’autre ATELIER qui puisse donner un meilleur service et à meilleur compte.Notre personnel est composé d’experts en art typographique.Notre matériel est de tout premier ordre.Avant de faire exécuter vos travaux d'impressions, consultez-nous.L’Impritnerie Populaire o«e) Editrice du “Devoir” et du “Nationaliste” 43, RUE SAINT-VINCENT.(Suite de la onzième paye) semble que les membres de cercles peuvent le plus utilement faire valoir leur patriotisme.Discussion ouverte par le cercle Sainte-Agnès.L’action sociale forme du patriotisme (a) Définition de l’action sociale.(b) Le cercle d’étude y prépare.Par Mlle T.Perron, du cercie de Notre-Dame.Questionnaire.1.Les membres de votre cercle ont-ils fait des enquêtes ?2.Consultent-ils des auteurs canadiens dans leurs études sociales et lesquels ?3.Quel est à votre avis le priiici-j pal obstacle au développement des! études sociales dans votre cercle ?Le manque d’intérêt ?La difficulté de ces études ?La pénurie d’auteurs appropriés ’?L’absence d’une direction expérimentée ?Discussion ouverte par le cercle ; de la Fédération Nationale Saint-1 ; Jean-Baptiste.(La Bonne Parole.) Au-delà de 300 lits er cuivre en vente lundi Lits en cuivre dans tous les prix, grandeurs et finis 471-477 RUE STE-CATHERINE EST AVEC CHAQUE LIT EN CUIVRE LUNDI NOUS OFFRONS NOTRE FAMEUX SOMMIER ACIER DE $7.0@, NE PAS S’AFFAISSER FOUR $1.La clef du succès de “Valiquette” consiste dans leurs offres de valeurs extraordinaires, et celle-ci est bien en rapport avec notre politique ordinaire : Un sommier tout en fer fortement construit avec tissu d’acier, garanti ne pas s’affaisser, et que vous ne pouvez vous procurer pour moins de $7.00, sera offert à $1.00 avec chaque lit en cuivre dans notre magasin.Les prix de nos lits en cuivre peuvent supporter n’importe quelle comparaison, et Hs seront trouvés les plus bas à Montréal.Notre vente de lundi comprendra plus de 300 magnifiques lits en cuivre, tous les dessins nouveaux, grandeurs assorties, fini, satin, brillant et polette, etc.Rappelez-vous que pour $1.00 seulement, en achetant un lit en cuivre lundi, vous vous procurerez notre sommier d acier garanti valant $7.00.i L'EMPRUNT DE LA “LIBERTE” — Washington, 27_I-cs souscrip- | lions de la journée de jeudi à l’emprunt de la “ liberté ” onl fait un bond en avant, permettant ainsi à l'ensemble de dépasser le niveau de deux milliards.Les souscriptions totales de la journée se chiffrent par $134,204,150, portant le total général des souscriptions du pays à $2,032,990,200, ce (pii représente un gain de $25,895,250 sur les chiffres de mercredi, journée exceptionnellement pAle, au point de vue des résultats, et de s| 1,846.835 par rapport à la moyenne quotidienne requis: pour la souscription totale du mnital de l'emprunt à la date du 4 mai.Lit en cuivre fini satin, valant $24.00, pour.Lit cuivre fini satin et brillant, valant $25.00, pour .Lit cuivre fini satin et polette, valant $28.00, pour.Lit cuivre, toutes grandeurs et tous finis,valant $30.00,pour Lit cuivre fini satin et brillant, valant $32.00, pour.$38.08 $21.88 $23.08 $24.75 $28 J0 Lit cuivre dessin massif, fini satin, valant $45.00, pour Notre magasin est ouvert tous les lundis, mardis, vendredis et samedis soirs, durant la saison active.Lits cuivre, toutes grandeurs et finis, valant $35.08, pour .$28.10 Lit cuivre fini satin et ruban, valant $40.00, pour .- - msn $38.00 4utres ms cn c,,iTre'1 $38,59, $39.00, $40.00, $42.00, $42,50, $45.60, $47.00 $65.00 Magnifique entrepôt à l'épreuve du feu.Demandez notre tarif 1 d’entreposage.rm'rri.! OUVERT LE SOIR mass 8149 ^ 14 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 27 AVRIL 1918 VOL.IX.No 99 I v.Dupuis pkekes.UiMé» DUPUIS FRERES.Unit**.I SS3* DUPUIS FRERES.Liultn.' ’.ï.''.‘' NOUS VOUS FOURNISSONS L’OCCASION D’ÉCONOMISER, A VOUS D’EN PROFITER.r mmm ?nm BAS CHAUSSFTTES en so;e et en ul de couleur, bu-lances de lignes : : issi échantillons de manufacture.Valeurs régulières de .50, .75 et 1.00.Quantité limitée.TANT QU’M.Y EN A LRA A.^0 .40 CHAUSSETTES en cachemire noir, marque Penman, teinte solide et bout double.Pointures 9% à 11%.Très spécial.PYJAMAS pour hommes, faits de bon matériel mercerisé et jolis dessins à rayures de couleurs.Grandeurs 34 à 46.Très spécial.^ Au rez-de-chaussée.ccuPE m eusseüx pcas üffiurrs RAS en coton brun, pour enfants ; ces bas sont à côtes fines.Pointures 5 à S %.Spécial.BAS DE SOIE, en noli btane, bleu* pâle.Po.mures S % à 10.Spé- eial.BAS à côtes fines, coton noir, pour enfants.Pointures 6 à lü.Spécial.««*»»•?BAS en fil de Lille, à côtes fines, pour enfants, en noir et blanc.Cl Spécial.a ¦'tf DEMI-BAS en coton, unis, haut de fantaisie, 4 à 8%.Ré g.J Spécial.B ' BAS EN COTON, unis, pour dames, en blanc, noir, bleu pâle.Pointures 8% à 10.Rég.35.Spécial.DEMI-BAS en cachemire pure laine, en rose pâle, bleu pâle et rouge.Régulier .25 et .35.
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.