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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 23 juillet 1918
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
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Références

Le devoir, 1918-07-23, Collections de BAnQ.

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ü JUILLET 1918 DEUX SOUS LE NUIVIERO Abonnements par la poste Édition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$5 00 UNION POSTALE.8 00 Édition hebdomadaire CANADA.$2 00 ETATS-UNIS.2 50 UNION POSTALE .3 00 LE DEVOIE Rédaction et administration 43.RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL TÉLÉPHONES* ADMINISTRATION : Main 7461 REDACTION» - Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA.FAIS CE QUE DOIS ! L’ASSAUT CONTINUE America, la grande revue catholique des Etats-Unis, constate que l’assaut contre le Pape continue, en dépit de la communauté d’efforts où se confondent aujourd’hui l’énergie et le travail des Américains de toutes croyances.Cela n’a absolument rien d’extraordinaire: la guerre, nulle part, n’a totalement supprimé les vieilles formations intellectuelles ou les passions de secte et cela, en maints pays, a été aggravé par la surexcitation des sentiments nationaux et un système d’informations unilatérales.Le Pape, impartial au milieu de la mêlée sanglante, est •naturellement exposé à toute!) les colères nées de ces phénomènes divers.C’est ainsi que nous avons vu, en France et en Angleterre, se développer l’agitation antipapiste; c’est ainsi que nous la voyons se prolonger aux Etats-Unis.Nous sommes beaucoup moins au courant de ce qui se passe dans les pays ennemis, nous avons beaucoup moins facilement accès à leurs journaux, mais nous en apprenons assez pour savoir que, là aussi, on dénonce le Pape et, chose significative, pour des motifs analogues à ceux qu’allèguent les antipapistes des pays de l’Entente.Alors qu’en Angleterre un pasteur protestant prétend voir la main de l’Eglise de Rome dirigeant en Irlande, en Australie, au Canada, une action antibritannique, en Allemagne, un pasteur luthérien retrace la même influence néfaste agissant contre les Centraux chez les Slaves catholiques ou les Polonais! Alors qu’un professeur américain, protestant naturellement, reproche au Vatican son absence de sympathie pour les Italiens, la Gazette de Voss, l’un des principaux journaux allemands, dit qu’il est inutile de songer à paralyser l’antigermanisme du Vatican! Et l’on pourrait ainsi continuer à opposer les textes.Il y a plus, et c’est une comparaison qu’America fait avec succès, on pourrait opposer aux plaintes que les antipapistes formulent sur le traitement accordé à tel ou tel peuple par le Vatican les déclarations officielles des représentants de ces peuples.C’est ainsi que le Dr Anderson, de l’université du Minnesota, ayant reproché au Pape sa conduite à l’endroit de la Belgique et de la Pologne, America lui oppose la lettre du 2 janvier 1918 où le roi Albert, répondant à la note papale du mois d’août, remercie le Souverain Pontife -des témoignages spéciaux de sympathie qu’il a donnés à la Belgique, et la lettre de l'évêque polonais de Gresna au cardinal Gasparri, où le prélat polonais exprime la plus profonde gratitude des Polonais envers le Saint Siège.Ceci pourra peut-être convaincre le Dr Anderson, mais ne mettra point fin, hélas! à l’ensemble des attaques contre le Saint Siège.Elles seront reprises d’ici la fin de la guerre, et la paix ne saura pas, malheureusement, les supprimer.Le Vatican a trop d’irréconciliables ennemis et il existe trop de gens que leur ignorance ou leurs passions prédisposent à tout accepter pour qu’il en soit autrement.Nous n’avons donc qu’à nous piéter plus fermement contre l’ouragan de haine, qu’à opposer toutes les fois que nous le pouvons la vérité au mensonge.'lais, quoi qu’on fasse, la noble figure du Souverain Pontife continuera de dominer le conflit et, lorsque la fumée se sera un peu dissipée, tous les esprits libres salueront en lui un insigne bienfaiteur.?mer HEROUX.LE DEVOIR SOCIAL REFLEXIOXS DU CANICULE, TEMPS DE LA Un journal d’hier contenait deux-tiers de colonne d’une lecture navrante.Cela s’intitulait : “ Décès à Montréal ”.Le titre seul, cependant, ne suffit pas à donner une exacte, idée de la tristesse qui se dégage de cette lecture; il faut voir l’opposition constante des âges des décédés.Ici et là, un vénérable octogénaire, ou une personne d’âge mûr, mais toujours, ou presque toujours, ces noms sont suivis de cinq ou six noms de petits enfants.C’est une sorte de chapelet lugubre où les tout petits formeraient les simples fives.Notez que cette nomenclature ne contient que des noms cana-diens-français catholiques, qu’elle est extraite du registre du cimetière et ne constitue probablement que l’entrée de la journée de samedi.Dans cette liste, même parmi les noms des enfants, on pourrait effectuer un tri, et l’on constaterait que les petites victimes ont rarement dépassé la première année.D’ailleurs, la démonstration est aisée à faire.Le total des décès infantiles est de 24 et deux seulement ont dépassé le 12 mois.On voit que le nombre des petits corbillards qui ont fait le trajet du cimetière, samedi ou dimanche, était suffisamment imposant pour que ceux-ci, partis d’un même point pour sc rendre à un même point, à la même heure, eussent suffi à provoquer un attroupement, à mobiliser les photographes des journaux et à donner une leçon frappante sur les dangers de la canicule.Quelque étonnant que cela puisse paraître, ces décès dépassent en horreur ceux d'une conflagration, parce qu'ils se reproduisent tous les ans, pendant près de deux mois, et que manquant de tout appareil, ils ne suscitent pas, comme l'hécatombe inaccoutumée, des mesures de précaution rigoureuses et inusitées pour parer à leur répétition.* * « Mais les esprits sérieux ont le devoir de retirer des chiffres la leçon trite qui les a emportés.Les esprits sérieux doivent se souvenir que tous les enfants ne peuvent être sauvés, mais que la plupart de ceux qui s’en vont succombent à une maladie évitable qu’une puériculture plus avancée aurait détournée ou enrayée.Les esprits sérieux n’ont pas le droit de se détourner du problème de la mortalité infantile car il est intimement lié à celui de la survivance de la race.L’émigration nous a privés de forces précieuses, mais qu’on regrette peut-être à tort parce qu’elles se sont reconstituées ailleurs ; la conscription taille dans nos oeuvres vives, mais tous ceux qui s’en sont allés ou s’en iront ne sont pas perdus pour la communauté.L’émigration au cimetière est sans retour, finale; l’hémorragie qu’elle pratique au flanc de la race est la plus cruelle et la plus débilitante de toutes.Il ne tient qu’à nous, quelle que soit notre sphère d’influence, — vaste si nous sommes prêtre, homme public ou médecin, limitée si nous ne sortons guère de la vie privée mais plus grande peut-être que nous n’avions songé sous examen, — de l’enrayer, du moins partiellement.Qu’on réagisse contre l’apathie que la chaleur extrême semble con seiller, qu'on se place bien en face de la réalité, et que l’on songe que personne n’est dispensé d’accomplir envers la communauté cet acte de charité que les sociologues appellent le devoir social.L.D.argenté, qui croque les pistaches que lui lancent tes enfants, puis un couple de paons, dear faisans aux couleurs éclatantes, et des oiseaux dans une grande volière.Somme toute, un intéressant connwnce-ment de jardin éducationnel ; les enfants grands et petits dévorent cela des yeux, et j'évoque les foules parisiennes, si peu differentes de celle-ci, regardant du même oeil les singes, cigognes, marabouts et tant d’autres merveilles étranges, qui intéressent et instruisent.Car on sait là-bas opold, 8 mois, enfant de j Pierre Lamoureux, wattman, rue Orléans, i 399.LANOIS, Olympe Godmer, 72 ans, veuve de j Louis Lanoijf, vendeur, boul.Goulu, 915.LAFRENIHRK, Bernard, 10 mois, enfant j d’Oscar ï^afrenièrr, agent de boulangerie, rue des Ecores, 3148.LEROUX, Damase, 8t ans, commerçant, rue j j Church, 545, Verdun.MONTREUIL, Dora, 2 mois, enfant d’Al- j phonse Montreuil, journalier, rue Visita- | tion, 709.¦ MATTE, Albert, 1 an, enfant d'Alcide Mat- i te, carrier, avenue Coloniale, 701.MENARD, Uhalde.5 mois, enfant d'Aldéric Ménard, journalier, rue St-Charles, 78.MEUNIER, Julie Roberge, 94 ans.veuve fie I Narcisse Meunier, cultivateur, rue Marle-Anne, 421.MAROTTE, Madeleine Guyon.22 ans, veuve de Guillaume Marotte, machiniste, rue St- I Hubert, 1463.PARENT.lorrtte, 11 mois, enfant dTTlrlc I Parent.Journalier, ni eCratg, 960 Est.PATEN AUDE, René, 2 mois, enfant de Iæu- i rent Pfttenaude, inspecteur, rue Chabot, • 1320.POITEVIN, EHette, 4 mois, ejifant de Thomas Poitevin, wattman, rue Frontenac, j 106.PICARD.Eva Turcot, 39 ans, épouse d’Ad-jutor Picard, garde-magasin, rue Laçasse, 117.RAYMOND.Olivier, 62 ans, journalier, rue i Aylwin, 213.I ! SICOTTE.Magloire, 79 ans, rentier, rue Le-I i clerc.15.* 507, rue Sainte-Catherine Ouest MERCERIES DE QUALITE SUPERIEURE A RABAIS CONSIDERABLE SprixnaüssinmTm!1me0ffert 'T mercerics de haute qualité à tuelle minimes que durant notre grande vente ac- u°S artÂcles de ''«nés dépareillées, fins de séries etc sont démarques avec une différence considérable ’ * ’ Sachez profiter de ces rares occasions.—ET CHEZ CASE ON PARLE FRANÇAIS LA “STRATHCONA” COMPAGNIE D’ASSURANCE-INCENDIE Siège Social ACTIF TOTAL * * ' Montréal ‘ .v .epot fomplet au Gouvernement demander notre tarH sqirchTh ^ ' ^ nS reIi8ieuses et de Fabrique à BUREAUX : 90, RUE ST-JACQUES Tel.Main 2181-2182 ELSIE FERGUSON dans Lg.maison des poupées7 Comédie i 53895348234853485353232353 532323232323532353534853 C9C 9299^1 535348485300010053485348234848304453485323232323532348534853 ^7577559 73863973^5 VOL.IX.— No 172 MONTREAL, MARDI 23 JUILLET 1918 3 CALENDRIER DEMAIN.MERCREDI, 24 JUILLET 1918 SAINTE CHRISTINE, VIERGE ET MARTYRE Lerer du soloi), 4 heure» 36.Coucher du soleil, 7 heure» 34.Lever de la lune, 7 heures 58.Coucher de la lune, 5 heures 25.Dernier quartier de la lune, le 30, à 8 h.20 m.du matin.* ©SSltitlÉltS LE D E VOIR Toutes les nouvelles par nos rédacteursf nos correspondants et les services de dépêches du monde entier *SA DEMAIN BKAU.'ORAGEa LOCAUX MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd'hui mazlmum.SB Même date l’an d.rnior.•.» .» B0 Aujourd’hui minimum.•• •• 70 Même date l’an dwmler.07 BAROMETRE 8 heure, n.m., 29.95 ; 11 heure* a.m.29.94 ; 1 heure p.m.29.92.1 OÜ EST ALORS L’ÉCONOMIE ?INTERPELLATION DE L’ECHE-VIN DESROCHES TOUCHANT LA NOMINATION DE M.CHARLES GARRETT — LE DERNIER RAPPORT SUR LES MALADIES TROIS VILLAGES REPRIS A l’aide de leurs batteries, les troupes françaises s’emparent de Mailly-Raineval, de Souvillers et d’Aubvillers dans la Somme — Les Anglo-Français avancent toujours entre l’Ourcq et la Marne, avec la coopération des Américains.LES OFFICIERS VERRONS-NOUS UNE —DE BUREAUX GRÈVE DES FACTEURS ?OM EST MECONTENT, DANS LES CERCLES MILITAIRES, DES SALAIRES SUBSTANTIELS PAYES A CERTAINS FONCTIONNAIRES EN UNIFORME, MAIS QUI Les postillons de Montréal exigent un relèvement de leurs salaires et lancent un ultimatum au ministre des postes.LA CAVALERIE FRANÇAISE FOCH A MIS SON ROLE EN PLEINE VALEUR DEPUIS QU’IL COMMANDE LES ARMEES ALLIEES — APPORT PRECIEUX EN PLUSIEURS OCCURRENCES.CONTAGIEUSES — NOUVELLES CONFERENCES DE M.VILLE-NEUVE — NOTES DIVERSES.La chaleur n’abat pas nos 4che-vins: on peut en juger par la besogne qu’ils se sont taillée pour cet après-midi.Trois questions surtout seront débattues à la séance du conseil.La première est celle du Tramway.Deux échevins ont déjà des motions de préparées à ce sujet; mais elles sont tenues secrètes.Il est probable cependant que l’on demandera à la législature de sortir la ville du pétrin dans lequel elle l’a mise à la dernière session.La seconde question a trait à la récente nomination de cet “export en chemins de fer” — comme l’appelle un membre du conseil — que vient de se donner la commission administrative.L’échevin Desroches fera, à ce sujet, une intéressante interpellation qui contiendra les questions suivantes: Pourquoi la nomination de M.Charles Garrett est-elle temporaire, si la ville a réellement besoin de quelqu’un pour surveiller les travaux qu’entreprendra la commission ?—Où est alors la promesse de faire de l’économie, puisqu’on paiera cet expert .$7,000 par année?>—Est-ce qu’il faut conclure, par cette nouvelle nomination, que M.Mercier est un incompétent?—Est-ce que l’ingénieur de la ville ne peut pas exercer une surveillance aussi efficace que M.Garrett lui-même ?etc., etc.Quant à la troisième question dont le conseil sera saisi cet après-midi, elle est déjà au feuilleton depuis quelques semaines: elle concerne en effet le règlement des marchés, que L’échevin Sansregret voudrait faire amender de la façon suivante : “Section 27a.—Dans la Cité, les légumes suivants, lorsqu’ils sont dé-:aillés, doivent l’être au poids: “(a) Les patates, les choux de toutes sortes.“(b) Les oignons, les betteraves, es carottes, les navets, les panais, es poireaux, excepté si ces legumes sont vendus avec leur tige verte.” “Section 27b.—Dans la Cité, les aeufs, le gibier et les volailles, lorsqu’ils sont détaillés, doivent l’être au poids”.MALADIES ET DECES Du dernier rapport du bureau a hygiene (semaine du 20 juillet) : Mal.cont.cas décès Diphtérie 21 1 Scarlatine 16 0 Tvphoïde 2 2 Rougeole 6 0 Rubéole 1 0 Varicelle 9 0 Coqueluche 5 1 Tuberculose 32 14 1 1 Erysipèle 3 1 Par.inf 1 0 Totaux 97 20 Le total des décès, au cours de la semaine dernière, a été de 204 personnes dont 98 enfants au-dessous de 5 ans.SUR LA BRECHE ! M.E.W.Villeneuve, retour d’un voyage aux Etats-Unis en compagnie de M.J.O.Labrecque, annonce qu’il tiendra, sous peu, deux nouvelles assemblées où il parlera de choses municipales.—’Une délégation du §ault au Récollet, composé de l’échevin Fi-hon, de M.N.Séguin, de M.l’abbé M.Jolicoeur, curé, et de M.J.A.Larivière, va protester auprès du directeur de la Sûreté contre la suppression du poste de police de cette localité.—L’échevin Carmel obtient de la commission l’assurance qu’elle fera paver, cet été, 1 avenue Laurier ainsi que les rues Gilford et des Car-Tières.UNE PROGRESSION DE BON AUGURE Paris, 23.—(Agence Havas.) —Lét progression des Français dans la région d’Onlchg-te-Château, dit l’"Echo de Paris”, rendra bientôt les positions allemandes intenables, dans ce secteur.De nouvelles troupes du général de Mitry ont franchi la Marne, entre Passg et Dormans, annonce le “ Petit Journal ”.Ce dernier conclut que la rioe septentrionale de la Marne, dans celle région.sera sous peu débarrassée de l’ennemi.-«- SERVICES PASSÉS AU CONTRÔLE DE L’ÉTAT Washington, 23.— Le président Wilson a émis aujourd’hui une proclamation par laquelle l’Etat prend en mains d’administration des télégraphes, des téléphones, des râbles et des systèmes radiotélégraphiques, pour la durée de la guerre, à partir du 31 juillet.Dans une autre proclamation il assume le contrôle du rnnal du Cap Cod qui relie le Cap Cod et la baie de Buzzard dans le Massarhuseüs.JH en a confié l’exploitation et la Surveillance à l’administration des pbemins de fer.(Service de la Presse Associée) Paris, 23.— De l’activité de l’artillerie sur le front de bataille, pendant la nuit, voilà tout ce que signale le communiqué officiel de cet après-midi.Au nord de Montdidier, dans le secteur de la Somme, une opération locale brillamment exécutée a permis aux Français d’occuper les villages de Mailly-Raineval, Souyil-lers et Aubvillers.Us ont fait 350 prisonniers.Voici le texte du bulletin : Tout le long du front de bataille on n’a signalé que des actions d’artillerie durant la nuit.Au nord de Montdidier, une opération locale vigoureusement effectuée a résulté en la capture des villages de Mailly-Raineval, Souvillers et Aubvillers par les Français.Les Français ont fait 350 prisonniers jusqu’ici.Nuit calme, ailleurs.LEGERS PROGRES DES ANGLAIS.Londres, 23.— La nuit dernière, les Anglais ont fait des avances dans des opérations locales, annonce le bulletin officiel d’aujourd’hui.Us ont progressé légèrement au sud d’Hébuterne, sur le front entre Arras et Albert, et au sud de Morris et de Meteren, sur le front des Flandres.Us ont également amélioré leurs positions dans le secteur d'Hamel et au nord d’Albert.La nuit dernière, l’artillerie allemande a déployé une activité considérable en lançant des obus à gaz dans le secteur de Villers-Breton-neux, à l’est d’Amiens.LE CERCLE SE RETRECIT.Avec l’armée française sur le front Aisne-Marne, 23.— Les plus furieux engagements se sont continués, hier, sur chaque aile du saillant allemand, entre l’Aisne et la Marne^.L’ennemi a concentré ses efforts à s’opposer à l’irruption des assaillants de chaque côté, ce qui mettrait en péril les nombreuses troupes allemandes encore dans le demi-cercle.Malgré la détermination de l’ennemi, les soldats français, américains et.anglais, ont tous progressé.Les furieuses contre-attaques allemandes sont peut-être destinées à masquer une retraite sur une grande échelle dans le saillant de Heims-Soissons.Entre l’Ourcq et la Marne, les assauts des Allemands n’ont pu enrayer l’avance des Alliés.RUDES CORPS A-CORPS Avec l’armée française, sur le front Aisne-Marne, 23.— Les plus violents combats, hier, ont probablement eu lieu à l’aile orientale du saillant, où les troupes anglaises y ont pris part.Les Tommies ne sont arrivés que récemment dans ce secteur et se sont battus dans un corps-à-corps dans la région extrêmement boisée au sud-ouest de Reims.Quatre divisions de troupes fraîches leur faisaient face.Une division allemande qui défendait la ligne contre les Italiens a été annihilée, et il n’en reste que quelques centaines de soldats.L’ennemi avait une grande quantité de mitrailleuses dans cette region, mais les Anglais en ont capturé 40 dans une vigoureuse attaque au cours de laquelle ils ont gagné du terrain el fait plus de 200 prisonniers.Somme toute, la journée a été très satisfaisante pour les Alliés qui me nacent partout les lignes de comma nications allemandes.Il y a tout lieu de croire que les Allemands amènent précipitamment d’autres divisions pour les ajouter aux 00 divisions déjà jetées dans la mêlée.LES AMERICAINS HARCELENT L’ENNEMI EN RETRAITE Avec l’armée américaine sur le front Aisne-Marne, 23.— La résistance allemande a amené des combats plus opiniâtres, hier.Au sud de Soissons, les Alliés ont maintenu toutes leurs positions, telles qu’elles étaient dimanche soir, sauf dans certains cas, ils les ont améliorées légèrement.Les positions alliées, cependant, ne sont apparemment pas en danger du fait des attaques des réserves allemandes.Dans la région au nord de Château-Thierry, l’ennemi marche encore vers le nord, rapportent les aviateurs, mais très lentement et en livrant tout le temps des combats d’arrière-garde.Les Français et les Américains suivent de près l’ennemi en retraite.Le quartier général avance petit à petit, à mesure que la ligne bouge.Les canons ennemis ont causé peu de dégâts.Pendant ioute la journée d’hier, les canons lourds des Alliés ont bombardé les lignes allemandes avec d’excellents résultats, selon les observateurs aériens.Sur tout le terrain repris, les ravages accomplis par les batteries franco-américaines décèlent que les anciennes positions de l’ennemi ont bien plus souffert que celles des Alliés, malgré la plus grande intensité du tir des Allemands.Les Alliés ont fait encore un bon nombre de prisonniers, hier.LES ALLEMANDS SOUTIENNENT LE CHOC Avec l’armée américaine sur le front Aisne-Marne, 23.— Les informations de la nuit n’indiquent pas un changement radical de la situation sur la ligne de bataille.D’autres violentes attaques et contre-attaques semblent en perspective, sans autre résultat que de légers changements.Les troupes des généraux Pershing et Pétain occupent presque chaque pouce de terrain qu’elles ont conquis, depuis la réaction de jeudi dernier.Au nord de Château-Thierry, les troupes franco-américaines sont maîtresses d’Epieds et des villages adjacents, et d’une lisière de terrain au nord-est de Mont-Saint-Père.Plus à l’est, l’ennemi continue à attaquer infructueusement.Sur la plus grande partie du front, l’activité consiste surtout en bombardements bien qu’à certains points de brillantes opérations d’infanterie aient lieu.Le nombre des prisonniers s’est accru par milliers et les Alliés ont en leur possession une véritable montagne de matériel capturé et abandonne.UNE MANŒUVRE PRÉJUDICIABLE LE JUGE MONET DECLARE ILLEGALE LA PROCEDURE SUIVIE JUSQU’ICI D'AJOUTER DES ACCUSATIONS AU DOSSIER D’UN ACCUSE EN COUR CRIMINELLE.— LE CAS DE MILLER.“C'est une pratique qui me semble absolument illégale”, Voilà comment le juge Monel qualifie la pratique suivie, ent Cour criminelle, qui veut qu’on ajoute des accusations au dossier de quelqu’un qui subit son procès, après qu’il en a choisi la forme, sans lui demander de nouveau son avis.Il y a quelques mois, un nommé ! Miller, mis en accusation pour vol, choisissait, devant le juge Bazin, un procès expéditif.Le jour du procès arrivé, du consentement des avocats et de l’accusé présent à : l’instance présidée par le juge Cho-quet.on substitua l’accusation de recel à celle de vol.Miller fut trouvé coupable de recel et condamné à la prison.Ces jours derniers, il demandait un bref ô'habeas corpus pour obtenir sa libération, alléguant que cette procédure était illégale.La couronne alléguait cpie la Cour supérieure n’avait pas juridiction, parce que la condamnation avait été prononcée par un tribunal criminel.Rendant jugement, ce matin, après quelques jours de délibération, le juge Monet a trouvé cette procédure illégale, et.en dépit de la bonne foi de ceux qui l’ont faite, contraire aux articles 827 et 834 du code criminel.C’est l'accusé qui doit faire le choix de la forme de son procès et ses avocats ne peuvent le représenter.La loi est même plus sévère : elle exige une phraséologie spéciale.Sur ce point, donc, la requête est bien fondée.Cependant, il y a la question de jüridicjion.Un homme, condamné à la prison par une Cour criminelle, peut-il s'adresser à la Cour supérieure et lui demander un bref d’habeas corpus ?Le juge Monet ne suit pas la jurisprudence nombreuse qui s’est prononcée dans l’affirmative.“Je juge chaque cause au mérite”, dit-il, “et le nombre des jugements ne signifie pas autant qu’on le croit.” Il trouve que le statut du Bas-Canada de 1861 qu’on invoque pour donner ce droit à la Cour supérieure ne s’applique pas, et que, même, s’il s’applique, ce statut admet les limitations de l’article 1114 du code de procédure.Or ce der nier permet à un individu de demander un bref d’habeas corpus à la Cour supérieure à la condition qu’il n'ait pas été privé de sa liberté par ordonnance civile ou criminelle.Dès lors, dans le cas présent, la Cour compétente est la Cour d’ap pel.La requête est donc renvoyée, sans frais cependant, vu la jurisprudence à l'encontre.-e- POUR AVOIR MANIÉ LE COUTEAU Mason Harlet, 56.rue des Manu-[ facturiers, a comparu devant le magistrat de la Cour de police, accusé de tentative, :1e meurtre sur sa femme.II l’a frappée aux bras avec un couteau.Elle est actuellement à l’hôpital Général.Il appert que Harlet a commis le délit sous l’influence de narcotiques que lui avait donnés un de ses pensionnaires.Lozar Oloi.Il a porté une plainte contre ce dernier qui a été arrêté par le constable Belisle.DÉMISSION BIEN ACCUEILLIE (Service de la Prrfise Associée) Amsterdam, 23.— De bruyantes acclamations des Tchèques à la Chambre basse du parlement autrichien ont accueilli la nouvelle que tout le cabinet a démissionné et que l'empereur Charles a accepté les démissions, mande une dépêche de Vienne.Le président de la Chambre a annoncé la démission.Il semble probable que les facteurs de Montréal déclareront la grève demain matin.Suivant l’exemple des oo-unionistes de Toronto, de Winnipeg, de Vancouver, de Victoria et de New-Westminster, les 500 postillons montréalais, qui sont membres de l’Association confédérée des facteurs du Canada ont tenu une assemblée, à la salle des Artisans, et ont discuté la question de leusr salaires.Us ont unanimement adopté une motion demandant du ministre des Postes une augmentation.Us exigent une réponse immédiate.Si elle n’est point satisfaisante, ou non reçue avant six heures ce soir, ce sera la grève demain.Les facteurs ont un salaire minimum de 82 par jour.Les employés de cinq ans reçoivent $3.Avant la guerre, les gages étaient de $1.75 et $2.75.Ils n’ont donc reçu que vingt-cinq sous d’augmentation, et le coût de la vie montant sans cesse, rendre difficile la subsistance des facteurs mariés.En avril dernier, iLs ont eu un bonus de 8100, mais rien depuis.Ils demandent maintenant un salaire annuel minimum de $1,000 et maximum de $1,400.LES FRANÇAIS SE PORTENT DE NOUVEAU À L’ATTAQUE L’infanterie se lance de l’avant au nord-ouest de Montdidier — La route de la Marne est barrée.N’ONT JAMAIS VU LE FRONT.Il semble y avoir quelque mécontentement dans les cercles militaires depuis quelque temps à cause des salaires qui sont payés à certains officiers employes dans les différents bureaux de la milice à Montréal.On se souvient en effet que vers le commencement du mois de mai, le ministère de la milice publiait un avis officiel dans lequel il était dit que tous les officiers qui étaient employés dans les bureaux de la milice au pays et qui n’avaient pas encore eu l’occasion d’aller sur le front seraient obligés de s’embarquer pour l’Europe dans le but d’y remplacer les officiers blessés ou qui avaient fait du service pendant quelque temps.Cet ordre n’a été qu’en partie exécuté et depuis ce temps plusieurs officiers sont revenus du front, soit qu’ils fussent blessés, soit que leurs services ne fussent plus requis et on leur a donné des positions secondaires dans les bureaux ici.Comme exemple typique, on raconte qu’un sous-officier qui a été au front pendant trois ans, qui a été blessé deux fois mais qui peut tout de même faire encore du travail de bureau a actuellement une position de $2.60 par jour pendant que dans un bureau plus loin, un autre officier travaille pour un salaire de $111 par mois, a droit à une allocation de 825.00 par mois pour sa femme et cependant n’a jamais été au front.Plusieurs cas de ce genre pourraient être énumérés, nous dit-on.Tout cela crée du malaise clans les milieux militaires surtout chez les Officiers qui nous reviennent du front et qui s’attendaient à trouver mieux que cela en arrivant dans leur pays.iPar contre, quelques-uns de ces officiers ont déjà offert leurs services dans l’armée d’outra-mer mais le gouvernement les a refusés sous le prétexte que leur travail est absolument nécessaire au pays.D’ici à quelque temps le ministère devra agir d’une manière ou d’une autre pour calmer les mécontents.DANS UE C.O.T.C.LAVAL Le major Ostiguy est revenu du camp de Val Cartier ces jours derniers pour continuer à travailler au recrutement de la troisième compagnie de l’Université Laval qui va bien dans les circonstances.Le commandant de l’unité Laval nous dit cependant que les jeunes gens qui veulent prendre du service dans ces compagnies doivent se hâter car les rangs seront complétés bientôt et on ne formera plus d’autres compagnies après que cette troisième aura été terminée.La première compagnie de l’Université Laval est partie ces jours derniers pour un nouveau camp où elle continuera son entraînement.LE PROBLÈME DES SUBSriTÜTS .1/.HOOVER PRETEND QU’IL EST DOMINE PAR DEUX FACTEURS CONNEXES, LE TEMPS ET LA PRODUCTIVITE DE LA TERRE.Londres, 23.— A 8 h.15, ce matin, les Français ont commencé une nouvelle attaque dans la région au nord-ouest de Montdidier, selon une dépêche reçue un peu après midi.L’opinion bien informée, à Lon-drews, considère que tout va bien pour les Alliés, sur le front de bataille.On ne s’attend pas, cependant, à ce que l’avance soit aussi rapide qu’auparavant, car les Teutons ont à présent tout le temps voulu pour mettre leurs réserves en ligne.Us montrent une disposition à se battre avec toute leur valeur.On rapporte que le long de la Marne, les Français éprouvent de sérieuses difficultés à forcer le passage de la rivière, à certains points, où l’infanterie allemande, bien appuyée par l’artillerie et les mitrailleuses, leur barre la route.DEUX NOUVELLES CONQUETES Londres, 23.— Les Français ont capturé Oulchy-le-Chàteau.Sur le front au sud de Soissons, les Américains ont capturé le village de Buzancy.Les .Allemands roidissent leur résistance, entre l’Ourcq et l’Aisne.GAINS DES ANGLAIS Londres, 23.— Sur le front entre la Marne et Reims, les Anglais ont capturé le bois de Petitchamp, dans les environs de Marfaux, ainsi que 200 prisonniers et 14 mitrailleuses.LA VICTOIRE SE DEVELOPPE Paris, 23 (Agence Havas).—Malgré la résistance désespérée des Allemands, l’entrée en ligne des renforts ennemis et des contre-attaques répétées, la victoire des Alliés continue à se développer.Non seulement, les Alliés ont conservé leurs positions intactes devant les attaques ennemies, mais de plus, à cer- tains points ,ils ont accompli une autre progression.Les journaux parisiens font remarquer que la victoire s’accroît, non seulement au point de vue du terrain conquis, mais aussi des avantages stratégiques, dont Timportance augmente constamment.Les critiques militaires sont unanimes à dire que le général Luden-dorff exerce maintenant ses efforts k protéger la retraite de son armée sur la Marne, car plusieurs indices révèlent que les Allemands ont l’intention de battre en retraite.LES POSITIONS SONT RiETABLIES Londres, 23.— Les troupes franco-américaines continuent leur progression sur le front de bataille entre l’Ourcq et la Marne.Des rapports reçus aujourd’hui disent que les attaques des (Franaçis ont rétabli tout le terrain qu’ils avaient perdu, lundi, dans la région de Grisolles, à 7 milles au nord-ouest de Château-Thierry.Les Américains qui poursuivent leur avance se sont emparés du village do Jaulgonne, sur la Marne.Jusqu’ici, on rapporte qu’ils ont fait 30Ü prisonniers, dans cette avance.Les Français ont pris d’assaut les hauteurs au nord de Courcelles, à 3 heures, hier après-midi.Ils occupent aussi le coude dans le voisinage de Chassons, jusqu’ià Treloup.(Ces villages sont situés juste au nord de la Marne, à l’est du village de Jaulgonne capturé par les Américains).Aux derniers rapports, Treloup est encore aux mains de l’ennemi.Les poilus ont traversé la Marne à Port-à-Binson, juste à l’est de Reuil.L’ennemi a dirigé de violentes contre-attaques dans la direction de Vandières, mais elles ont été repoussées.Washington, 23.— Une habile ' mise en oeuvre de la cavalerie française a marqué les tactiques du général Foch depuis le jour où il a été placé A la tête des armées alliées comme commandant suprême, suivant une information reçue dans les cercles militaires, ici.La cava-1 lerie a joué un rôle important dans foute la bataille de 1918, nom sous lequel est connue la lutte qui s’est engagée le 21 mars, avec la première ruée allemande.Des dépêches ont noté l’emploi de colonnes de cavaliers très mobiles dans la présente contre-attaque sur la ligne de l’Aisne et de la Marne.De nouveau, le général Foch a profité de la grande mobilité de ces troupes pour les jeter là où ses unités d’in-, fanterie menaçaient de se disjoindre dans l’élan et la confusion de la lutte.Tl n’est resté aucune ouverture par laquelle l’ennemi aurait pu revenir en arrière, car toujours! les cavaliers ont comblé le Aude, jusqu’au moment où la ligne de Tin-, fanterie a pu être rectifiée et soudée en un front solide.Les mêmes tactiques ont marqué i la première entrée en scène de la' cavalerie française dans la bataille de Picardie, alors que les Français i ont relevé les Anglais snr 88 kilomètres de leur front, pour permet-) Ire à leurs alliés de masser des réserves aux points sérieusement me-( nacés de la ligne, plus au nord.Un.001115 de cavalerie au complet avec | de l’artillerie légère, des autos i blindés et des cyclistes sont arrivés) d’abord en Picardie et ont relevé les Anglais.Ces troupes ont com-S battu jusqu’ià l’arrivée de l’infanterie française.Trois jours après, la cavalerie’ s’est mise de nouveau en branle.; Cette fois, elle se dirigeait en hâte vers le front de la Lys, où l’ennemi portait de rudes coups.Malgré les’ fatigues de son séjour en Picardie, elle a franchi 125 kilomètres en 24: heures, sans perdre un cheval ou un homme en chemin.En 66 heu-* res, le corps a franchi 200 kilomètres et est arrivé au mont Cassel.Etant donné cet exploit de vîtes-, se, la cavalerie paraît s’être taillé* une nouvelle place dans la guerre i moderne.Elle constitue la réserve légère que l’on jette tout d’abord au point menacé jusqu’à l’arrivée de l’infanterie lente à se mouvoir.Le général Foch s’en Sért d’une façon qui lui promet une glorieuse chance le jour d’une ruée générale des Alliés, tout le long de la ligne.DOUZE AUTRES BREFS D’HABEAS CORPUS Quebec, 23.— Douze autres brefs d’habeas corpus ont été.inscrits coi matin au greffe de la Cour supérieu-, re.Ces causes reviendront demain devant le juge Cannon qui a ordonné aux autorités miliaires de corn-, paraître à cette date et de produire les conscrits intéressés dans ces requêtes.On ne croit pas que les autorités militaires soient présentes à, la Cour.Le major Paquet n’y sera probablement pas, ayant quitté Québec.M.COLLIER REVIENT À LA CHARGE DEUX VILLAGES en FLAMMES Londres, 23.— Dans une déclaration sur le problème des vivres, M.Hoover, directeur de la commission alimentaire, a parlé du grand problème de la substitution agricole et a dit qu’il est dominé par deux facteurs délicats et connexes, dont le premier est le temps et le second le fourrage, puis la productivité de la terre.“Pour ac-croître notre production de boeuf, a ajouté M.Hoover, il faudrait de 3 à 5 mois.D’autre part, nous pouvons obtenir une grande augmentation de notre viande et de notre production de matières grasses, par l'élevage du cochon d’ici à 9 ou 12 mois.” La population agricole américaine a reçu l’avis de travailler en ce sens.Elle a reçu des garanties qui ont amené un merveilleux accroissement de la production du porc.Le président de la commission des vivres a dit qu’il a en sa possession la liste des besoins des Alliés en viande.Nous pouvons fournir Ioute cette quantité en porc seulement.Nous pouvons résumer notre situation actuelle en disant que d’ici à 12 mois, avec moins d’économie de la part de notre peuple, nous pouvons exporter 18,000,-000 de tonnes, si nécessaire, et à ce chiffre le Canada ajoutera 3,000,-000 de tonnes.Après avoir annoncé que toute anxiété est passée, M.Hoover a ajouté : “Nous construisons des navires comme partie de notre défense sous-marine.Nous avons maintenant établi nos réserves au plus proche marché, comme autre défense.Le nombre des vaisseaux demandés pour les vivres, l’an prochain, sera moindre et conséquemment nous aurons plus de cales pour le transport des soldats américains”.Les Allemands détruisent ainsi leur matériel, à Fère-en-Tardenois et à Ville-en-Tardenois Paris, 23.— (Agence Havas).— Les rapports au sujet de la lutte dans le saillant de Soissons-Reims, publiés par les journaux parisiens, annoncent des incendies à Fère-en-Tardenois et à Ville-en-Tardenois.Quelques-uns de ces feux ont été sans doute allumés par des bombes lancées par les aviateurs alliés, mais Ton croit que l’ennemi détruit le matériel qu’il ne peut transporter sur sa ligne de défense de la Vesle.Fère-en-Tardenois est dans le voisinage de l’aile occidentale du saillant, et Ville-en-Tardenois plus à Test, et très près des lignes alliées, au sud-ouest de Reims.L'incendie de matériel à ces deux points est peut-être l’indice d’une évacuation générale du saillant par l’ennemi.LES ALLIES ONT LE DESSUS { ES ARMEES DE FOCH SEMBLENT TENIR L’ALLEMAND .4 LEUR MERCI:—L’ENNEMI S’EN TIENT A LA DEFENSIVE.COLLISION MORTELLE Jean-Baptiste Qiarbonneau, 45 ans, 1077, St-André, a été mortellement blessé par un char qui a frappé sa voiture, dans l’avenue Mont-Royal, près St-André.Projeté sur l’asphalte, il s’est fracturé le crâne et a snccmombé à la blessure aussitôt arrivé à l’hôpital Victoria.Londres, 23.— Par une lutte obstinée, la liçne de bataille s’approfondit et s’étend et les nouveUes continuent à être des plus favorables aux Alliés.Les Allemands ne se sont pas encore remis de leur surprise et de leur confusion.L’en nemi dépense ses principales énergies dans des combats défensifs et des combats d'nrrière-garde qu’il livre dans Tespoir de dégager le gros de ses forces des serres des Alliés qui avancent de 3 points à la fois.La position de Tennemi est critique vu la pression incessante des troupes de Foch dont les tactiques peuvent encore transformer en déroute la retraite allemande.Pour éviter cette extrémité, pensent les experts, l’adversaire devra puiser davantage dans ses réserves, probablement les troupes en face du front anglais.Néanmoins, l’avance affectuée par les Anglais en coopération avec les Poilus a été des plus importantes, vu qu’elle a "obligé les Allemands à M|pei«E leurs réserves, Luo depêohe mi-officielle de Paris attribue Ti-nactivité de l’infanterie au nord de l’Ourcq, dans le secteur de Champagne, hier, aux pertes énormes de Tennemi._ Sur le seul front de L’armée du général Gouraud, 50,000 Allemands ont été mis hors de combat par des centaines de canons démasqués seulement lorsque les wagons d’assaut ont traversé la zone de couverture et approché de la véritable ligne de résistance.Paris est prodigue de louanges à propos de la présence d’esprit du généralissime Foch et aussi de Fayolle.la division Saint-Laurent, a écrit sir Lomer Gouin une nouvelle le tre dans laquelle il lui reproche d n’avoir riçn fait pour protéger ] population du Québec contre la h de la conscription ; il lui reproeb Wussi d’avoir créé la Commissio administrative et la Commissio du tramway.Il ajoute que le cand dat libéral perdra son dépôt dar la division Saint-Laurent et il e: père que le premier ministre ne r< fusera pas à un humble journalist n’ayant pas accès aux fonds élech raux, de se présenter contre un d ses candidats.DICTATEURS DES VIVRES EN CONFERENCE Londres, 2-%- M.John Robert Clynes, commissaire des vivres de la Grande-Bretagne, a ouvert officiellement.ce matin, la conférence - des commissaires des vivres des | pays alliés.M.Hoover, le commis-I saire américain, assistait à l’assem-i blee, ainsi que ceux d’Italie, de France, de Belgique et des autres pays.1,000,009 D’ALLEMANDS HORS DE COMBAT Paris, 23.— Suivant une revue de la situation militaire faite par T"Homme Libre”, le journal du premier ministre, M.Clemenceau, les pertes allemandes, depuis le 21 mars, approchent du chiffre de 1,000.000 d’hommes.NOYADE John Rattery, 36 ans.s’est noyé dans un bassin de Wcstmount, près de l’incinérateur.Il a été dirigé vers la «morgue pour enquête.DES PRIX FIXES POUR LA FARINE Washington, 23.—De justes prix pour la vente de la farine et des autres produits des grandes minoteries américaines ont été établis pour arrêter toute spéculation, a annoncé la commission des vivres.Les prix qui s’appliqueront généralement à la récolte de 1918-1919 ont pour base les prix à des points du littoral.Les prix locaux représentent la défalcation des taux de transport de ces prix.-*- Le jury du coroner a signé un verdict de mort accidentelle dans le cas de James Cunningham, trouvé mort dans le vestibule de sa maison, avenue Préfontaine, Mont-' réal-Sud.Tl a été recueilli la gorge perforée par une balle.Le màlheU', reux, ivre, a dû s’endormir avec fusil qui était près de uli. 4 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 2.Î JUILLET 1918 VOL.IX.— No 1/2 TARIF DES PETITES AFFICHES DEMANDES P'KMPUÿl r—hiaqu'A 30 nota, H »ou~-ju»qu‘à 20 mot^ ) C aou*.et H par mot supplémentaire.TOUTES LES AUTRES DEMAMDESt— Jusqu'à 20 mot«, 10 bous, 1 sou par mot eupplémea* «aire.CHAMBRES A LOUER?—10 sous Jusqu’à 20 wots, HI sou par mot supplémentaire.TROUVE?—Jumju’à 20 mots, 10 sous,' Hi sou par mot supplémentaire.PERDU:-—jut^u'à 20 motei 10 sous, 1 sou par mot supplémentaire.MAISONS, MAGASINS, ETC., A LOUERr— Jusqu'à 20 mots, 10 sous, 1 sou par mot aupplé» mentnire.A VENDRE:—Jusqu 'f 20 mots, 10 sous, 1 sou par TRIBUNAUX CIVILS mrt supplémentaire.PERSONNEL i—2« mot, ou moins, 28eous, 1 «ou rtrmot supplémentaire.CARTES PROFESSIONNELLES!—(rubriqu, rpédule): jusqu’à 20 mot,.20 tous; un «ou pu mot tüpplémen taire AVIS LKGAIJXi—10 «mu la Mpie axatn pourl» 1ère Insertion et 5 eous pour les ituertioas subeA-tirnies.REMERCIEMENTS:—Un «ou le mot ««« un minimum de 28 noue.Toutes lee nnnonot» el-h»ut mentionnées «ont ee t insertions consécutives pour le nrii de 4 payées.SITUATIONS VACANTES FAITES do l’argent à la maison en écrivant cartes d’étalage ; rapide et facile à apprendre ; méthode nouvelle, simple * pas do sollicitation ; nous vendons votre travail ; grosso demande- Ecrivez aujourd'hui.American Show Card School, Uyrie Bldg., rues Venge et Shuter, Toronto._____________ UN PROBLÈME FORT ÉPINEUX L’ENREGISTREMENT LA GUERRE LE JUGE MONET VA FENDRE DECISION SUR LA PORTEE DU JUGEMENT DE LA COUR SUPREME CONCERNANT LES DEMANDES .D’HAREAS CORPUS.GERANT DEMANDÉ On demande, pour chacune des villes ci-après énumérées, un homme intelligent et actif, parlant l’anglais et le français, pour organiser la vente d’obligations municipales et autres valeurs, dans les villes d’Ottawa, Québec, Sherbrooke, Granby, Saint-Jean, Val-leyfield, Sorel et Trois-Rivières, et pour voir à l’écoulement de celles-ci dans les districts environnants.Le proposant devra avoir (préférablement) de l’expérience dans cette ligne, être avantageusement connu et pouvoir fournir de bonnes références.Communi-i[uer d’abord par lettre avec L.G.Beaubien et Cie, banquiers et agents de change, casier postal No H53, Montréal.Le juge Monet a pris en délibéré la question de savoir si le jugement de la Cour suprême s’applique à l'arrêté ministériel du 30 avril et si, par suite, il affecte toutes les nombreuses demandes d’hetbeas corpus, dont la Cour a été saisie.C’est le point principal à décider: si ie jugement ne s’applique pas, on procédera sur la validité de l’arrêté ministériel; si le jugement s’applique, bien que la jurisprudence ne soit pas la loi et que, d’autre part, nombreux soient les juges qui .ne partagent pas i’opiniorede la majorité do la Cour supreme — tels ceux de la Cour albertaine moins le juge Harvey, et deux juges de la Cour suprême — il se peut que' le litige soit tranché par le renvoi des brefs à moins que l’on n’en reste sur une pure question d’interprétation.Hier après midi, à la réouverture de la séance, Me Hyan continua son argumentation.A la première pré- LE MOIS DE DÉLAI ÉCOULÉ HIER ETAIT LE DERNIER JOUR DE GRACE ACCORDE AUX PERSONNES QUI NE S'ETAIENT PAS ENREGISTREES AU 22 JUIN DERNIER.— AVIS DE M.CRESSE.LES BOCHES POURCHASSÉS LES FRANÇAIS ET LES AMERI- tention qu’il avait émise le matin que l’arrêté du 30 avril n’enlève pas ie recours à Vhabeas corpus, il ftjou- INSTITUTRICE demandée, dûment qualifiée, pour eindgner l’anglais et le français à l’école No 3 de Mason et Cosby, à raison de S175.0Ü par année.S’adresser à II.Dufour, sec., Ouellette, Ont.BATEAU A LOUER pour pèlerinages, excursions, etc.S’ad.à chambre No 1, 60 Notre-Dame Est.Tel.Main 8770.A VENDRE A VENDRE, plusieurs brochures par Henri Bourassa.Collection presque complète.S’adresser le soir, 2337 rue VVavcrley, Montréal.CLAV1GRAPHES A VENDRE OC A LOUER — Réparations de tout genre exécutées par des mécaniciens d’expérience.Service prompt et garanti.Rubans et accessoires de toutes sortes.Littérature envoyée sur demande, ainsi que listes de prix de nos machines Remington, Smith Premier et Monarch.N.Martineau.84 rue St-Picrrc, Québec.Tél.2890._______ FERMES EXPLOITEES EN VENTE.— CHAUVIN, ALTA, — Nous avons de bon nés fermes exploitées en vente, proches de la ville.Terrains de qualité excellente, bonnes bâtisses, 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cabinet.Puis, parlant de cas précis, admettant que deux de ses clients ont été relâchés, il déclara qu’ils pouvaient être requis par les autorités militaires de la Nouvelle Ecosse et demanda qu’un jugement soit rendu dans chaque cas, ordonnant la libération des sujets.Dans sa réponse, Me Hibbard soumit que le jugement de la Cour suprême s’applique aux présentes causes et que, par suite, la Cour doit renvoyer les brefs.De plus, les requérants, d’après lui, n’auraient pas droit d’obtenir ce qu’ils demandent parce qu’ils sont tous sujets britannique.Ils sont tous arrives au pays avec leur famille et n’avaient pas alors atteint leur majorité.Leur père, en se naturalisant, aurait, par le fait même, naturalisé ses enfants.A son tour, Me Mignault, au nom du ministre de la Justice, invoqua le jugement de la Cour suprême.Le juge Monet fit remarquer ici que l’arrêté ministériel sur lequel la Cour suprême s’est prononcée a été ratifié par une résolution du parlement, tandis que celui du 30 avril, de l’assentiment même de M.Mignault, ne l’a pas été.Ce défaut de ratification, souligna le juge, ajoute à l’argument que la décision du tribunal suprême diffère du présent litige.A cette objection, Me Mignault répondit qu’en vertu de la section 6 de l’acte des Mesures de guerre, la sanction du parlement n’est pas nécessaire pour qu’un arrêté ministériel soit valide.(Le juge toutefois déclara qu’il y a une grande différence entre un arrêté ministériel qui annule des exemptions et un autre qui suspend le droit d’habcas corpus.Ce dernier est de beaucoup le plus sérieux.Mais Me F.-J.Bisaillon, qui agit dans l’instance de concert avec Me Mignault, affirma que les deux arrêtés sont graves mais que le temps présent est grave aussi.Après avoir invoqué, lui aussi, le jugement de la Cour suprême, pour convaincre la cour qu’elle ne peut trouver l’arrêté du 30 avril plus grave que l’autre.Me Bisaillon fit remarquer que ce dernier arrêté est présentement | Les trente jours de grâce accordés par Je gouvernement pour s’enregistrer selon la loi ont pris fin hier et maintenant tous ceux qui ne se sont jias conformés à la loi devront subir les conséquences de leur négligence.Les bureaux de poste ont en effet reçu l’ordre hier de ne plus avoir à faire l’enregistrement.Dans la seule ville de Montréal, il n’y a pas plus de 8,000 personnes qui aient profité des trente jours de grâce, la plupart s’étaient enregistrées le 22 juin dernier.Pendant la première semaine, 2,200 personnes se sont présentées, 1,200 dans la deuxième, 1,500 dans la troisième et 3,000 dans la dernière.L’absence de la ville et la maladie ont été en général les deux motifs invoqués pour expliquer le retard.Il reste encore un bon nombre de gens qui ne se sont pas enregistrés à cause de la maladie ou de l’absence aux Etats-Unis ou ailleurs.Il est peut-être bon de se souvenir que ces gens pourront s’enregistrer encore dans les bureaux de poste qui resteront ouverts.Plusieurs personnes malades au lit ont demandé qu’on aille les enregistrer chez elles, ce qui ne peut se faire; mais dès qu’elles seront en santé, elles pourront aller aux bureaux de poste.Ces locaux resteront d’ailleurs ouverts pour prendre l’enregistrement des personnes qui n’avaient pas encore, 16 ans au 22 juin et qui sont obligées de remplir cette formalité lorsqu’elles atteignent cet âge.Les bureaux de poste ne feront pas de remarques et ne poursuivront pas ceux qui retarderaient à s’enregistrer, mais lorsque la carte de ces retardataires sera classifiée à Ottawa, il se pour rail bien qu’ils en entendent parler.M.Cressé, registraire pour l’île de Montréal, fait aussi remarquer cju’u-ne des dispositions de la loi dit que toute personne qui change d’adresse est obligée d’avertir le registraire où le bureau central à Ottawa dans un espace de 14 jours et ce sous peine d’une amende de 850.Pareillement sont obligés d’avertir le registraire tous ceux ou celles qui se marient.La personne doit dire la date de son mariage, le nom de l’endroit où elle demeure et l’endroit d’habitation de son conjoint.M.Cressé demande aussi de lui rapporter tous les certificats qu’on pourrait trouver; il se chargera de les remettre à ceux qui peuvent les perdre.Le registraire profite aussi | de l’occasion pour remercier toutes | les personnes qui l’ont assisté dans | le travail de l’enregistrement; 'le clergé de toutes les dénominations, les manufacturiers, les patrons et même les journalistes qui ont beaucoup fait pour instruire le peuple au sujet de cette loi nouvelle.CAINS PRECIPITENT LA RETRAITE DE L’ENNEMI DANS LA REGION SOISSONS-REIMS, CAPTURANT UN GRAND NOMBRE DE PRISONNIERS ET DU MATERIEL.(Service de la Presse Associée) Paris, 23.—La poussée des troupes françaises et américaines contre le saillant Soissons-Heims, entre Soissons et la région de la Marne, continue.Les Allemands, a quelques endroits, font des contre-attaques désespérées, mais leurs efforts n’ont réussi tout au plus qu’à ralentir l’avance.Les troupes alliées ont gagné, hier, du terrain, au sud de Soissons, au centre de la ligne sur la rivière de l’Ourcq, au nord et à î’estt de Château-Thierry.Les Allemands ont encore laissé aux mains des Alliés un grand nombre de prisonniers et quantité de canons et de matériel de guerre.Dans la région de la Marne, les troupes américaines, sur la rive nord de la rivière, sont sur les talons de l’ennemi en fuite, à l’est de Château-Thierry, entre Ghartèves et Gland.A la dernière heure, ils avaient avancé pratiquement de quatre milles leurs anciennes positions sur la rive sud et poussaient l’ennemi vers le nord, dans la direction de Fère-en-Tardenois, vraisemblablement dans l’intention de se joindre aux troupes françaises s’avançant vers l’est, sur les bords de l’Ourcq.Plus à l’est, sur la Marne, les Français ont pu jeter des troupes sur la rive nord de la rivière.LES REÇUS PERDUS Un violent combat se poursuit entre les Anglais, les Français et les Italiens et l’ennemi, au sud-ouest de Reims, où les Anglais ont avancé de nouveau, tandis qu’en Champagne, à l’est de Reims, les Français auraient repris toutes les anciennes positions formant la ligne d’autrefois, entre la rivière Suippes et Massigcs.Le fait que les Allemands comprennent parfaitement que les Alliés ont à présent la haute main semble ressortir des rapports disant que l’ennemi incendie les villages, derrière lui, dans sa retraite, et détruit une grande quantité de matériel et de munitions dans tout le saillant, qu’il n’ pu emporter, à cause de l’avance rapide des Alliés au delà de ses lignes de communication, et parce que les canons franco-américains dominent les autres.Ces canons vomissent la mitraille loin en arrière des lignes, fouillant toute la région, et les avions suivent les troupes allemandes en retraite et les harassent avec le tir de leurs mitrailleuses.troues américaines ont occupé, sur la rive septentrionale de la Marne, des villages précipitamment évacués par l’ennemi.Dans les cas d'anémie RIEN N’EGALE Misto-Fer Garnier LE REGENERATEUR DU SANG 1*AK EXCELLENCE Aussi d’uno «ramie valeur thérapeutique dan» tous les cas do neurasthénie, tuberculose et de toutes les affections pulmonaires.PRIX St.25 En vente partout et aux PHARMACIES MODELES DE GOYER agents spéciaux 180.STE-CATHERINE EST Montréal.217, STE-CATHERINE, Maisonneuve.MORT DE Mlle MALVINA DUBEAU Après de longues souffrances, Mlle Malvina Dubeau est décédée, dimanche, ù l’âge de (it) ans, à la maison Saint-Joseph, rue Lagau-chetière, fondée par son neveu, M.l’abbé S.U.Dubeau, à qui elle avait tenu lieu de seconde mère.ECOLE POLYTECHNIQUE DE MONTREAL La réouverture des cours pour l’année scolaire 1918-1B se fera, comme pour les années précédentes, aux dates suivantes: ECOLE DE PREPARATION.— Le mardi, 10 septembre à 8 heures 30 a.m.DIVISION DES INGENIEURS ET DES ARCHITECTES.— Le mardi, 1er octobre, à 8 heures a.m.Les examens d’admission auront lieu du 3 au 7 septembre.Des cours d’été préparatoires à ces examens d’admission se donnent actuellement ù l’Ecole Polytechnique jusqu’au 31 août.S’adresser au directeur, 228 St-Denis.Tél.Est 3477.BRULURES MORTELLES.L’explosion d’un poêle A l’huile a si cruellement brûlé Mme Pnlam Vitala, 25 ans, 845, Ave Coloniale, qu’elle a succombé quelques heures plus tard à ses#blessures, à l’hôpital Victoria.Elle était A allumer son poêle quand l’accident survint.Venez faire examiner vos dents par le.DENTISTES FRANCO - AMERICAINS Prix excessivement bas.Extraction des dents sans douleurs au moyen de notre fumeuse invention la KIL-CAINE.30 salons absolument privés, d’une pro-nreté nnrfalte, suivant ti la lettre les thé».Ses de ITNSflTUT ROCKFELLER et de 1TNSTITUT PASTEUR.Tout ouvrage garanti.Matériaux de première classe.Dentistes dlplûmés seulement.DENTISTES FRANCO - AMERICAINS, 164 ST-DENIS.Un peu plus bus que Ste-Cathcrine.CARTES PROFESSIONNELLES ET CARTES D’AFFAIRES ARCHITECTE P.-L.-W.DUPRE architecte, expertise», évaluations, expro-pnationsj^mesurage ; préparation plana, de-î,1,8- r~ 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ce chifre, déclara-t-il.| Le juge prit alors la cause en déli-1 béré.BREF ACCORDE A SHERBROOKE VITRES ET MIROIRS LA CIE CERAMO - VITRAIL INC.1410 boulevard Saint-Laurent Vitriers et Miroitiers, Gros et Détail.Glaces Epaisses, Vitres Bombées, Coloriées, Verrières, Opalines, Ornementations, Biseautage, Dessus de meuble, Tablettes, Miroirs, Rénrgentnge, Ooupe-vents pour automobiles, DAmes et Verres dans le plomb réparés- Prospectus et cotations sur demande.TELEPHONE SAINT-LOUIS €401 BUANDERIE LAVAGES de familles demandés.Humides, 90s : séchés, $1.15 ; linge uni repassé.$1.55 la boite.DOMINION LAUNDRY, 298 Carrières.St-Louis 6302.REGLEMENTS DE COMPTES MARCHANDS, -mvriers et journaliers, toutes vos dettes seront payées moyennant des paiements faciles.Discrétion absolue, vous transigerez avec moi seulement.M.Lemieux.68A.Laurier ouest.METAUX.CHIFFONS.ETC.NOS MARCHES SONm LES MEILLEURS pour rtbuta do munitions, cuivro jauno, eufvro rouga, resta» de fnsiblos «t d’o-bus.Téléphones on écrives è THE NORTH AMERICAIN IRON & METAL COMPANY B.F.2119, ECHANGE CRI VE.MAIN T47T Marchands et csnrtlers an far.aeisr «t uétaas Sherbrooke, 23.— Le juge Hutchison a permis l’émission d’un bref d’habeas corpus demandé par Me Emile Jlioux, C.R., en faveur de Pierre-Zéphlrin Ducharme.Le bref sera rapporté mercredi alors que le capitaine Camirand devra amener le conscrit devant la cour.La raison sur laquelle repose le présent bref est que la loi du service militaire de 1917 permet l’enrôlement de 100,000 hommes et que ce nombre est déjà enrôlé.Les statistiques apportées au soutien sont celles de l’adjudant général à Ottawa: elles indiquent que, depuis le 1er août 1917 au 1er juin 1918,113,-077 conscrits ont été enrôlés dans l’armée canadienne.» Ducharme est né â Waterloo, Québec, et a eu 19 ans en septembre 1917.Il est télégraphiste et à l’emploi du Pacifique Canadien.Il obtint comme tel son exemption du tribunal local.I^e tribunal d’appei confirma cette décision et l’exempta pour tout le temps qu’il serait à remploi du Pacifique.LA JUSTICE A LE BRAS LONG Washington, 23^-M.Nicolas Nichols.as s i s t a n t-pr oc lire u r-gé n éTa 1 des Etats-Unis, a déclaré récemment que Jean Crones, soupçonné d’avoir tenté, il y a deux ans, d’empoisonner un grand nombre de dignitaires ecclésiastiques, au banquet donné en l’honneur de Mgr Mundelein, archevêque de Chicago.à l’occasion de son élection à cette dignité, est incorporé dans l’armée américaine, et que des mesures seront prises pour faire justice de son cas.“ Nous avons appris, a-t-il dit, que Crones a pris refuge sous l’uniforme du soldat de l’Oncle Satu, mais allons faire des démarches pour l’en faire sortir.” Québec, 23.— La police fédérale connaît, dit-on, tous les individus qui ont fait du trouble le jour de l’enregistrement, soit en brûlant les papiers, soit encore en essayant de faire sauter les bureaux du registraire dans les comtés de Beauce et de Montmagny.Elle a les yeux sur trente-sept personnes qui vont être sommées de se rendre en cour pour répondre à de graves inculpations.Si ces personnes ne se rendent pas d’elles-mêmes, la police sera obligée d'aller les arrêter dans leurs paroisses respectives.Un officier du bureau d’Ottawa est arrivé à Québec pour surveiller les procédures qui seront prises en cour et les inculpations portées contre quelques-uns des délinquants seront très sérieuses.Les agents de la police fédérale qui sont allés faire la patrouille dans les différentes paroisses de Montmagny et de Beauce n’ont pas eu la tâche facile, car la population de ces paroisses, bien qu’elle se soit en général conformée à la loi, est sympathique à ceux qui ont tenté de faire le trouble et déteste tous les “spotters”, comme ont dit à la campagne., A Daaquam, dans le comté de Montmagny, toutes les cartes de l’enregistrement ont été brûlées par une bande de 80 tapageurs.Il y avait alors 120 personnes qui s’étaient conformées à la loi.L’enregistrement dans cette paroisse sera probablement recommencé.La police a découvert dans cette paroisse une dizaine des chefs de la bande, A Sainte-Lucie de Beauregard où tous les papiers ont été saccagés, la police a réussi à découvrir tous les meneurs.Aujourd’hui, elle est à la recherche de celui qui a tenté de faire sauter le bureau île poste du petit village de Portncuf.Tous les meneurs du comté de Beauce ont été découverts et seront obligés de comparaître en cour.Les efforts des Allemands en vue de retarder les troupes franco-américaines furent tentés surtout dans la journée de lundi, dans les régions de Grisolles et de Bezu-Saint-Germain, respectivement au nord-ouest et au nord de Château-Thierry, et à l’est de Château-Thierry, où les Américains combattent.Dans les trois secteurs, l’ennemi a perdu du terrain et ses troupes sont en danger dans Je saillant de Château-Thierry.En FTance et dans les Flandres, 1er, .Anglais continuent à harasser ’ lignes allemandes par des atta-s et des raids, tandis que les Italiens font reculer les Autrichiens, en Italie et en Albanie.i.B.Bérard.C.R.Théo.Riiéaume.C.R.Saloste Lavery, B.C.L.BERARD, RHEAUME et LAVERY, AVOCATS 43, rue Saint-Gabriel.Tél.Main 8760-8761 Tel.Main 4563.J.A.BEAULIEU AVOCAT 180 RUE ST-JACQUES MONTREAL Casier posta] 356.— Adresse télégraphique _ “Nahac, Montreal”.Tsl.Main 1256-12S1.Codes : lobers.West.Un.C.H.CAHAN, C.R.AVOCAT ET PROCUREUR Edifice Transportation — Rue St-Jacque» MAURICE DUGAS, LL.L.AVOCAT , 30.RUE SAINT-JACQUES Résidence : 24G6 avenue du Parc.Rockland 2459.Dr Fernand Emery Maladies du coeur et des poumons.Tuberculosa.HURIUiiiSE et HURTUBISE 1827 AVENUE DU PARC Consultations gratuites à l'institut brucaeai 1s lundi matin.Dr A.-D.TESSIER Médecin chirurgien.Spécialité ; maladie de la peau, eczema, etc.1894A PAPINEAU, •n face du boulevard Rosemont.Heures t 12 à 4 p.m., 6 à 9 p.m.Tél.St-Louis 4531.DENTISTES Tel.Up.3679.Dr N.Décarie DENTISTE 324 BLEUE Y (voisin du Théâtre Imperial) Ouvert lundi et mercredi soir.Spécialité : redressement des dents.DrA.LaROCQUE.lDS.D.D.S.DENTISTE Gradué à Philadelpht.1830 BOULEVARD ST-LAURENT Consultations : 9 à 12 h.a.m., 1 à 6 h.p.m., 7 à 8 h.p.m.Tel.St-Lonis 334».COMPTABLES BEAUDOIN LIMITÉE Tél.Main 3215.Edifice Montreal Trust, Il Place d’Armes, Montréal.LAMOTHE, GADB0IS eî NANTEL AVOCATS J.-C.Lamothe, LL.D., C.R., Emilien Gadbois, LL.L., J.-Maréchal Nantel, B.C.L.Cmptable 60 EST, RUE NOTRE-DAME.Bureau de 20 années d’expérience.Tél.Main 7154.Soir, St-Louis 6483.Achat de créances et collection générale.* G.A.MARSAN, C.R.AVOCAT Téléphone Main 1997.20, RUE ST-JACQUES Chambre 36.Montréal.T.PAGNUELO, C.R.Avocat - Commissaire LES PERTES DE L’ENNEMI Londres, 23.—Les Allemands ont abandonne 45 canons, sur la rive méridionale de la Marne.On a identifié 54 divisions ennemies sur ce front de bataille, dont 21 entre l’Aisne et la Marne, et 33 dans d’autres secteurs.On croit qu’il y a encore des troupes en arrière, ce qui donne un total de 65 à 70 divisions.On pense, toutefois, que les réserves du kronprinz doivent commencer à baisser.L’ennemi se cramponne désespérément à sa ligne au sud de Soissons, pour protéger son aile.Au Mire des prisonniers faits par les Américains, si les Alliés poursuivent leur vigoureuse offensive, les Allemands de vront se replier beaucoup plus au nord où ils auront à combattre pour leur vie.Après avoir balayé l’ennemi de la région au sud de la Marne, els AUiés construisent activement des ponts et transportent force troupes et matériel sur l’autre rive, pour la poursuite.Les Allemands continueront sans doute à se battre avec le plus grand acharnement afin de retenir la possession du saillant, niais si les attaques des Alliés continuent à avoir autant de succès, l’ennemi sera probablement forcé de se replier sur la ligne de la Vesle, qui offre une bonne défense et de bonnes lignes de communication.Les Allemands ont dirigé plusieurs violentes contre-attaques sur le côté occidental du saillant, et la lutte parait augmenter d’intensité tout le long de cette partie de la ligne.I Lorsque le prince héritier de Ba-; vière a répondu à l’appel du kronprinz, et a envoyé du front de Pi-| cardle quelques divisions au se-I cours des troupes allemandes du saillant de la Marne, un nombre j égal de troupes anglaises ont été détachées du front septentrional et ; envoyées dans le secteur au sud-i ouest de Reims.Les divisions anglaises comprennent des troupes i d’élite.S0 ST-JACQUES.Tél.Main 38»$.Résidence : 71 St-Denis.Est 2141.VICTOR PAGER AVOCAT Immeuble Power, 83-ouest, rue Craig.Main 5598.Saint-Louis 2168.t.St-Germiitn, LL.L., C.R., L.Gnérin, LL.L., B.Panet-Raymond, LL.L.Adresse télégraphique “Rcaudln’* St-Germain, Guérin et Raymond, AVOCATS Sdifice Trust & Loan.SB ras Saint-Jacques.Téléphone Bell Main 5154.Montréal, Can.ftésidenre : 180 Jean ne-Man ce.—Tél.Est 5979.GUY YANIER, B.A.LL.L.AVOCAT 97.RUE ST-JACQUES BUREAU 76.Tél.Main 2432 Domicile : Est 13(9.ANATOLE VANIER, B.A.LL.B.AVOCAT BUREAU S3.— 97.RUE SAINT-JACQUES.Tél.Main 211 ASSURANCES L.Eog.Courtois, Jos.Ed.Courtois, COURTOIS FRERES ABSURANCES Successeurs de Joseph Courtoî» Bureau établi en 1890 283 VISITATION.Montréal.Tél.Est 985.BANQUES D’EPARGNE £a BANQUE D’EPARGNE DE LA CITE «1 DU DISTRICT DE MONTREAL.Bureau principal, 17n rue SWncques, et quator-ee succursales à Montréal- COLLECTIONS GAGNON & L’HEUREUX COMPTABLES LICENCIES (CHARTERED ACCOUNTANTS) 11 Place d’Arines.Tél.Main 4912.P.A.Gagnon, C.A., J.Arthur L’Heureux, C.A.INGdMLUKS - ARPENTEURS Immeuble Banque Nationale.99 MEDECIN-VETERINAIRE J.-H.VILLENEUVE, D.M.V.(Professeur à l’Ecole Vétérinaire Laval) 266, RUE CRAIG EST Tél.Main 1398.PROFESSEURS COURS D’ENSEIGNEMENT INDIVIDUEL ET PAR CORRESPONDANCE Nos professeurs vont périodiquement chez nos élèves donner leurs leçons et instructions sur les matières suivantes : anglais, — correspondance, — comptabilité, — droit civil et commercial, — placements de capitaux, — opérations de bourse, — spéculation, — finance en général, — banque, — crédits, — 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même lieu, défendeur, ly 1er Jour d'août 1918, à 10 heures de l'avant-midi, h la place d’affaire, du dit défendeur, au No 683 rue Notre-Dame ouest, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en chaises de barbier, caisse à enregistrer, etc.Conditions : argent comptant.R.Robl-llle, H.C.S.Montréal, 22 juillet 191S.ROOSEVELT NE SERA PAS CANDIDAT (Service de la Presse-Associée) Oyster Bay, N.-Y., 23.— Le colonel Theodore Roosevelt a publié un communiqué, hier soir, déclarant que pour aucune considération il accepterait la candidature au poste de gouverneur de New-York.LE NOTAIRE GAÜVREAU VIENT DE MOURIR LES ALLIES FRANCHISSENT LA MARNE Téléphone Main 3311.RENÉ DECELLES Administration générale Exécutions, jugements, collection générale Règlements immédiats de dettes S’il vous est arrivé un accident soit à votre travail, soit en auto, si vous êtes victime d’un incentlie, vous pouvez avoir droit à une indemnité, consultez-moi.Ch.58, 59, 60 et 61 54 EST, RUE NOTRE-DAME Montréal THOMAS DUCHARME Chambi^lÔ's EdÏÏfce d!» la’BimquT'd’Fparanê 186 ST-JACQUES.Tél Méin 7d7f1P,rsn* 4f|“uchc:tièrerEàtdU ,0lr’ ,« * *««.Biaats dé réparatun.4» r**mnV*L ioni«» sort»», reparation» kœü /«.«L "’ Pr•“p, %*>* i VOL.IX.— No 172 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 23 JUILLET 1918 S LE TRAMWAY L’INFLUENCE DE LMRGENT SOW ELLE MERCURIALE DU TRIBUN OUVRIER MONTMAR-QUETTE SUR LA DEPUTATION PROVINCIALE.— LE PEUPLE N'A-T-IL PAS ASSEZ SOVF-FERT?— L'OGRE DU TRAMWAY SUR LES EPINES.La l.lfeue (les locataires a tenu son «semblée, hhr soir, à la salie Baril, dans Hochelnga: c’est l'éche-vin da quartier, M.A.A.Desroches, qui présidait.Les orateurs furent MM.A.Kelly, président de la Ligue, L.Montmur-que’le et J.Plante.Vu ia chaleur torride qu’il faisait, (’auditoire était des plus res-treirts II ne ménagea pas pouf et la ses applaudissements aux orateurs ; chaque tirade du discours de M.Moni marquette fut fidèlement soulignée.Cet orateur ouvrier, comme aux assemblées précédentes, s’est surtout appliqué à compter leur fait aux députés de Québec, ainsi Jfli'à MM.Verville et Luiremteau, deux les Cinq qui ont prépare la nouvel e concession du Trnmw.iv Que pensez-vous mijourd’hul, citoyens, de tous vos beaux faiseurs do promesses élect >•¦•.les'?demanda M.Montmarquettc N’cst-ce pas qu’ils Vf»,' horrief-t à .eur gré ?Qu’ont-ils fait ù Québec, lors de la dernière session?Est-ce qu’ils n’ont pas ratifié le contrat du Tramway sans savoir ce qu’il con-hma't?Voyons, je vous le demande, de cjuel côté se sont-ils ranges, cette fois?du côté du peuple qui les a faits ce qu’ils sont, ou bien du côté de la Finance, qui en fait ce qu’elle veut ?M.Montmarquette, pour montrer toute l’iniquité d’une telle conduite, fit alors un fidèle tableau de la situation faite par la guerre à la classe ouvrière, “l’éternelle tondue”.Est-ce que nous ne souffrons pas assez?demanda-t-i'l de nouveau à l’auditoire.Nous sommes écrasés, depuis quatre ans, sous le fardeau des taxes! Est-ce le temps alors, vous .MM.Laurendeau et Verville, de pressurer le peuple davantage?Pourquoi avoir profité d’une crise pour renouveler, à son détriment, une concession qui ne finira que dans six ans?Comme conclusion de son discours, >M.Montmarquette demanda à ses auditeurs d’exercer une forte pression sur la députation de Québec pour la forcer à démolir ce qu’elle a édifié.A TTENDE E ! Le colonel J.E.Hutcheson, gérant général de la compagnie des tramways, faisant allusion, hier, à la demande des membres de l’union des conducteurs et des gardes-moteurs, déclarait que “la compagnie-ne peut rien faire tant que la commission des services d’utilité publique n’aura pas pris de décision dans la question des nouveaux tarifs de transport.” EXCURSIONNISTES RUDEMENT SECOUÉS (De notre correspondant) Fraserville, 23.—^Plusieurs membres de la famille Davis, de Lévis, (lui habitent le Château Allan à Ca-couna, -ont été victimes, samedi dernier, d’un sérieux accident d’automobile.Comme la lourde limousine allait contourner la côte du moulin seigneurial, le chauffeur voulant éviter une autre automobile, donna un trop brusque tour de roue, et la voiture donna sur un poteau électrique, projetant tous les occupants sur le pavé et les blessant plus ou moins sérieusement.Le Dr Parrot, de cette ville, mandé en toute hâte, donna aux blessés les soins voulus.L’état des blessés n’inspire aucune crainte.La limousine est fort endommagée.HOUSE QUALITY ABtatueatok ENCORE SEPT JOURS DE NOTRE VENTE DE JUILLET Magnifiques jupes lavables, jolis jupons en mousseline, charmantes robes légères, corsets confortables, très jolies blouses d’été, chapeaux très attrayants et chaussures les plus nouvelles, tout aux prix très réduits de notre Vente de Juillet.C’est le temps d’acheter des vêtements d’été du chic le plus original, à presque la moitié et à moins que la moitié des prix réguliers.Blouses en lingerie ' Jolie mousseline et voiles.Régulier de $3.50 à $10.00.à moitié prix Collets Morceaux dépareillés, genres matelot et châle, en georgette et en satin.Régulier de 1.10 à $2.25.Rabais de 33 1-3 p.c.Corsets Table spéciale de séries désassorties, de hautes marques.Régulier de $2.50 à $15.00.à moitié prix Robes en coton Elégantes robes en voile, organdi, tulle et toile.Régulier de $13.50 à $47.50.à moitié prix Jupes en soie Jupes de toilette de haute marque, en taffetas, crêpe, satin et soies quadrillées.Régulier de $16.50 à $47.50.Rabais de 33 1-3 p.c.Blouses en soie Georgette, crêpe de Chine et en satins rayés.Régulier de $9.00 à $13.00.Spécial, $6.25 Kimonos 25 kimonos en crêpe édredon et en soie.Régulier de $5.50 à $15.00.Rabais de 33 1-3 p.c.Chapeaux Pour l’été, en paille légère de Panama et dg Milan, aussi des organdis.Régulier de $16.00 à $24.0q à moitié prr' Robes d’été En voile, mousseline, dessins quadrillés, rayés ou à pois.Régulier de $13.50 à $16.50.Spécial, $9.75 Manteaux Genres sans manches, en jersey, velours, toile et gabardine, élégants dessins.Régulier de $14.00 à $30.00.Rabais de 33 1-3 p.c.Robes en soie 65 robes d’après-midi très attrayantes, en tissus unis et en soies imprimées et quadrillées.Valeurs extraordinaires.Régulier de $35.00 à $82.50._______Rabais de 33 1-3 p.c., à 50 p.c.Toronto.Fair weather s, Limitée Rue Sainte-Catherine, près rue Peel.MONTREAL Winnipeff.LA CHALEUR NOUS VIVONS EN UM ÉTUVE LE THERMOMETRE A MARQUE HIER 92 DEGRES A L’OMBRE — ÇA N’EST PAS FINI — CAS,DE PROSTRATION — PAUVRES BEBES ! Pour un astre en voie d’extinction, comme le disent les astronomes, le soleil nous a prodigué hier sa chaleur torride.Le thermomètre marquait à l’ombre 92 degrés.Montréal était la plus chaude cité du Canada.London eut un même maximum de chaleur, mais la journée commenta beaucoup plus fraîche, 52 degrés, tandis que nos thermomètres indi-quaient hier matin 70 degrés.Aussi fallait-il voir les Montréalais longer les maisons et chercher l’ombre sous les arbres clairsemés des rues.Les piétons s’épongeaient, s’épongeaient.Les stations météorologiques nous annoncent encore “plus chaud”.La mode devra donc prescrire, pour un temps, l’abandon des fourrures.d’éte.11 s’est produit plusieurs cas de prostration, dans les bureaux du bas de la ville et dans les rues.Cependant le transport aux hôpitaux n’a point été necessaire.A l’immeuble du Grand-Tronc,rue McGill, quatorze jeunes filles durent quitter le dactylo.Voyant cette grève inotivée, les bureaux ont fermé tôt hier après-midi.Les chevaux ont supporté la vague de chaleur sans laillir.Ce sont les bébés qui ont le plus souffert.Les pouponnières de la montagne et du jjarc Lafontaine ont été achalandées.Vers le soir, les parcs se sont emplis de gens en quête de brise et d'air frais.Le tra-versier de l’île Sainte-Hélène a eu deux mille passagers.Les cartes pour la glace sont demeurées aux portes tout le jour durant et la consommation de l’eau durant les 3 derniers jours chauds a été de 123,000,000 gallon.LES MILITAIRES DES AUXILIAIRES INDISPENSABLES DES FERMIERS AFFIRMENT AUX A UTORITES MILITAIRES QU’ILS ONT ABSOLUMENT BESOIN DE LEURS FILS POUR LES TRAVAUX AGRICOLES.Deux délégations de cultivateurs venant de Saint-Sébastien et de La-culle se sont presentees hier aux casernes militaires avec leurs fils, tous jeunes gens obligés d’aller s’enregistrer à la caserne ces jours prochains.Les pères de famille ont longuement expliqué aux militaires qu'ils ne peuvent pas continuer le travail sur leurs fermes sans leurs fils qui leur valent de ce temps-ci une dizaine de dollars par jour.Le temps des foins est commencé ou est à la veille de commencer et il faut absolument que tous les bras valides restent sur les terres si on veut sauver la récolte.“Si on ne permet pas à mon fils de rester avec moi cette semaine, je détruis ma récolte”, s’écriait un de ces pères de famille, qui ajoutait qu’il n’en serait pas le seul à en souffrir.Les autorités militaires n’ont pas encore répondu mata il est bon de se souvenir que ces exemptions temporaires ne sont accordées que dans.le cas de jeunes gens qui sont dans une catégorie inférieure à “A”.LE CALME A JULIETTE.La population de Joliette, peu habituée aux parades militaires, a été fort, intéressée hier après-midi de voir les 105 soldat: de la Garnison défiler par les rues.Interrogé sur les raisons pour lesquelles ces soldats étaient dans la ville, le commandant du détachement a déclaré que c’était pour créer un effet moral au sein de la population et pour apaiser tous ceux qui auraient intention de résister à l’application de la loi militaire.D’ailleurs un grand nombre d’insoumis, dit-on, ont réussi à se cacher dans les bois et dans les montagnes des environs et les agents de la police fédérale sont obliges d’aller leur faire la chasse.Les agents cependant craignent de rencontrer de la résistance en quelque endroit et les militaires seront là pour leur prefer main forte au besoin.Actuellement, le calme est bien rétabli dans la ville et on ne semble pas craindre d’autre incident.CHOSES MUNICIPALES AUX DÉPENS DES AUTRES ! LA VILLE TERMINERA LA CONSTRUCTION DU PONT LASALLE AVEC LES MATERIAUX DES ENTREPRENEURS A QUI ELLE A ENLEVE LEUR CONTRAT.Les entrepreneurs du pont Lasalle, MM.Pion et Grothé, essayèrent,dans les derniers jours de l’ancien régime de faire annuler leur contrat; mais grâce à la lutte que fit, dans le temps, M.Villeneuve, cette requête fut référée à la commission administrative.11 y a quelque temps, lorsque cette dernière en fit une étude spéciale, elle décida de demander aux entrepreneurs de continuer leurs travaux; mais comme ils persistaient à faire la sourde oreille, elle se ravisa et ordonna sur le champ la confiscation des matériaux et des machineries qui se trouvaient sur les lieux.Vendredi dernier, MM.Pion et Grothé se présentaient devant les administrateurs municipaux pour demander que la ville leur payai la valeur des travaux qu’ils avaient accomplis dans la construction du pont Lasalle; ces travaux s’élèveraient à environ $80,000.M.Pion voulait que Ri ville retînt le dépôt qu’il a fait avant l’exécution des travaux, mais qu’elle lui accordât la différence entre cette dernière somme et la valeur de la besogne déjà accomplie.Le dépôt étant de $25,-900, les entrepreneurs auraient en conséquence obtenu de la ville la somme de $54,040.Cependant, la commission administrative n’a pas voulu considérer cette offre.On représenta à M.Pion que_ le contrat conclu en juillet 1917 pourvoyait à la construction du pont Lasalle pour la somme de $259,-600, et à l’annulation du contrat, au cas où les travaux ne seraient pas faits avec diligence.Le contrat stipulait, en outre que, dans cette dernière alternative, la ville ferait elle-même les travaux, en en faisant payer le coût aux entrepreneurs, s’il excédait le coût fixé dans le contrat.C’est du reste ce qu’elle vient de decider.On compte que tout sera fini, avant un an, et sans qu’il en coûte un sou à la ville.La valeur de ce qui a déjà été confisqué étant d’environ $80,000, dont $40,000 aux dépens de l’entrepreneur Pion, et $40,000 aux dépens de l’entrepreneur O’Sullivan, qui avait obtenu le contrat avant M.Pion.Ces deux entrepreneurs ont été forcés d’abandonner leurs travaux par suite de la hausse dans les matériaux de construction et la rareté de la main-d’oeuvre.La soumission de MM.Pion et Grothé, faite en juillet 1917, est inférieure de $40,000 à celle qu’il eût fallu faire dans le temps.LEGIONNAIRE CANADIEN TUÉ À L’ENNEMI Une dépêche spéciale, parvenue de France à M.Adolphe Lecours.de la maison Canadian Footwear, a la Pointe-aux-Trembles, lui annonce la mort sur les champs de bataille de son fils, le caporal Adolphe Lecours, du 1er régiment de la Légion étrangère, tué le 12 juillet dernier, probablement au cours des combats de Château-Thierry.Le caporal Lecours est tombé frappé d’un éclat d’obus en marchant à l’assaut.Il avait été promu caporal et avait été décoré de la Croix de guerre une semaine avant sa mort.Le caporal Lecours,-dans la vie civile, était attaché à la maison de commerce que dirige son père.En juillet 1917, il prit du service dans le premier régiment de la Légion étrangère.Depuis quelques semaines, son régiment était en butte aux attaques répétées et violentes de l’ennemi, en face de Château-Thierry.Le caporal Lecours se conduisit avec une bravoure qui lui valut sa promotion au grade de caporal et sa décoration.Il était âgé de 19 ans.DES COMMUNICATIONS PLUS MODERNES (De notre correspondant) Fraserville, 23.— Le gouvernement fédéral emploie ces jours-ci ses agents d,u génie civil, à établir des postes de télégraphie sans fil a Saint-Honoré, là Saint-Eleuthère a Tadousac et à Trois-Pistoles Feuilleton de la page du FOYER La Villa — des — Colombes aryan SUITE —Après ce que vient de vous dire Me Dufort, vous faites montre de sensiblerie, répliqua brusque ment son oncle.Vous n’aurez pas trop pour vous.Je eompte bien plarer le montant de votre pension d’orpheline pendant ces trois années, afin que vous ayez une petite somme devant vous à votre majorité.—Pour acheter votre trousseau, dit affectueusement le vieux notaire, en se levant pour prendre congé.Il feignit de ne pas voir son geste de dénégation, et lui serra la main.•—Nous sommes un vieux ménage pas très amusant, reprit-il, mais ma femme vous offre de tout coeur I hospitalité jusqu’à votre départ.Merci, Mme Dufort et vous êtes très bons! Mais j’aimerais à rester ici; c’est encore pour quelques jours mon chez moi.—Cependant, vous allez venir dîner chez nous avec votre oncle?De si vieux amis! 'Merci, encore, je préfère que mon oncle y aille seul, dit-elle avec un éclair d’antipathie dans le rc gard à 1 adresse du parent insensible qui considérait sa tutelle comme un» corvée, et qui ne la plaignait évidemment nf pour son isolement, ni pour la triste vie qu’elle allait commencer.Alors, tu ne vois pas qui vou drait épouser cette pauvre petite créature ?dit Me Dufort, interrogeant sa femme pour la dixième fois.Il arpente d'un pas lent et mesuré la salle à manger où, suivant 1’usa-ge de certaines provinces, Mme Dufort est installée depuis le matin avec son ouvrage, son livre de prières et son registre de comptes.Elle lève sur lui de bons petits yeux qui brillent derrière ses lunettes.—Un mari ne se trouve pas d’une minute à l’autre, mon pauvre ami.Françoise éaut mieux que cela, d’ailleurs: un mariage arrangé avec le premier venu ne serait pas fait pour elle.Je lui voudrais, à cette petite, un roman comme le nôtre.Et le vieux ménage échange un regard attendri, au souvenir de la simple idylle a laquelle quarante années de bonheur prêtent un prestige.—Un roman au couvent! Hum ! Cela me semble difficile, ma chère, et peut-être vaudrait-il mieux arran ger quelque petite chose un peu prosaïque, mais sûre.—Faut-il vraiment qu’elle aille au couvent?dit Mme Dufort qui, rê-iv eu se, laissa tomber son tricot.—Nous pourrions peut-être la prendre, en lui demandant une petite pension?—Non, dit nettement la vieille dame.Nous avons trop d’enfants ; cela porterait ombrage à quelques-uns d’entre eux, et gênerait leur liberté.Mais n’a-t-elle personne de sa parenté qui puisse la recueillir?Voyons, as-tu fait part de la mort de Mme d’Albigny à sa nièce Blanche?—J’ai inscrit ce nom sur la liste, pour qu’on lui envoie un billet de faire-part.Mais elle n’a même pas répondu à la lettre de nouvel an de Françoise.—Elle avait une petit fortune, dit Mme Dufort, et je pense que son mari est riche.—'Moi, j’en doute.Et puis il y a si longtemps qu’elle a quitté la France, qu’elle n’a vu sa famille! —'Elle était proche parente du père de Françoise.Tout à coup, les yeux noirs de la vieille dame brillèrent et semblèrent s’agrandir.—Tu as une idée! dit le notaire, la regardant.Que veux-tu faire?Annoncer moi-mème le décès de Mme d’Albigny à celle que j’appelais la petite Blanche.Je lui parlerai de Françoise, et ensuite_____ nous verrons.—Nous ^e la connaissons plus ; elfe vit depuis vingt-cinq ans dans un autre pays, dont elle a pris les usages, dit Me Dufort d’un air de doute.—Je suppose qu’il est dans les usages de tous les pays de venir en aide à des parents malheureux! Blanche avait bon coeur, et son mari si grand air!.Donne-moi mon pupitre, Edmond.Et la petite main fine et ridée de Mme Dufort couvrit bientôt quatre pages d’une écriture un peu démodée, mais lisible et élégante:.III Françoise jouit amèrement de ses derniers jours de liberté.C'était certes un mode d'existence peu enviable d’habiter une antique maison pleine de meubles à l’ancienne mode, seule avec une vieille servante aussi grognon que dévouée, et d’avoir pour toute distraction la lecture et les relations banales d une petite ville où elle n’avait point de vrais amis.Mais enfin, elle n’avait pas connu autre chose, et c’était l’indépendance dont elle était avide.Elle a fait un choix des meubles dont il lui est permis de garnir sa chambre de dame pensionnaire.Elle a ouvert des tiroirs fermés depuis des années sur des bonheurs évanouis, sur des deuils anciens.Elle en a plus appris en une semai-.****** GRANDS MAGA sont l’endroit tout trouvé pour acheter vos articles de voyages avant de partir en vacances.Que vous ayiez besoin d’une petite valise, ou d’une grande malle, d’un panier ou d’une couverture de voyage; vous trouverez tout cela à notre rayon spécial d’articles de voyage au sous-sol.Un choix des plus complets à des prix qui en bien des cas vous étonneront, car en homme prévoyant notre acheteur a fait ses achats en prévision de la hausse, et bien des articles sont vendus aujourd’hui en dessous du prix que nous déviions payer nous-même à la manufacture actuellement.Un autre avantage d’acheter ces articles chez Goodwin est que vous pouvez avoir vos initiales ou votre nom peints ou imprimés sur vos malles, mallettes, valises, etc., et cela sans majoration de prix.Au sous-sol.Magasins fermés à 5.30 p.m.Magasins ouverts à 8.30 a.m.Limited Téléphone Uptown 7000 ne sur l’histoire de sa famille, que dans tout le reste de sa vie.Elle conserve de ces explorations, de ces lectures de vieilles lettres, de ces inventaires d’objets anciens, la certitude, satisfaisante pour sa vanité, que sa famille est distinguée, — le regret plus profond, plus justifie, d’avoir perdu si jeune des parents qui étaient des êtres d’élite, et par-dessus tout cela, elle garde de vagues idées romanesques, qu’elle cache soigneusement sous des dehors désabusés.Bien qu’elle ait paru traiter dédaigneusement les insinuations de Me Dufort au sujet de son avenir, elle ne serait pas femme, elle ne serait pas jeune, si elle n’entretenait, tout au fond de son coeur, l’espérance de rencontrer le prince Charmant à quelque détour de la vie, et c’est cette idée qui lui fait ranger avec soin dans un vieux coffret doublé de moire rose décolorée les lettres à l’ancienne mode, les chiffres en cheveux, les fleurs séchées qu'elle a trouvés dans le bonheur du jour de sa grand’mère, et qui représentent les idylles ou les romans de ses aïeules.Oui, une fois le premier moment de découragement passé, elle s’en va vers sa vie nouvelle, si terne qu’elle soit, avec un secret espoir en l’avenir.Elle attend.,*.Quoi?., Elle ne se le demande pas, mi évidemment, c’est le bonheur, et tout cas, c’est l’imprévu.L’imprévu! Il se présente ava qu’elle ait quitté sa maison; — survient en modeste équipage, so le couvert d’une lettre bordée noir, avec un timbre italien, quelle lettre s’est glissée parmi 1 cartes banales répondant aux b lets de part, et les missives peu i téressantes des amies de pensic -—De ma tante Blanche! Et, rougissant d’impatience, e ouvre la lettre, prenant toutefois soin instinctif de ne pas endomin ger le cachet armorié surmon d’une couronne comtale.La “tante Blanche” a toujours c pour elle "n personnage très sp ci al, bien qu’elle ne l’ait jamais vu Remarquablement jolie, la “tan Blanche” a connu à Paris un It lien, aux yeux sombres comme nuit, qui s’est épris de sa beau blonde, et l’a emmenée dans sc pays de rêve.La comtesse Biam Albrandi, — le vieux palais de El rence, — l’Italie, embaumée,_to cela se résume pour Françoise < une sorte de poème, et même da I état de depression où est actuel ment son esprit, elle ressent, au s jet de cette lettre, une ardente c riosité.A SUIVRE LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 23 JUILLET 1918 Vie Sportl*’e tes locales ont décidé de prolonger la saison de courses et ont fait Ses arrangements en conséquence.Voici les dates qui ont ét^ accordées pour les réunions d’automne: Aqueduct: du 1 S’o* 95 et 97.Montreal Valeur» Omwwr Midi Valeur» °*" Midi alliftCh.ar- | Int.Mari, pr wk 9a k Alli.Ch.ai Int.Nickel 3iy4 31'» Aw.h.Sug.lut.T’aper «- O S6 Am.•G‘a l’ÀJi Jnt.Ka.Tr Am.Carfo.»4'2 341.Ken.Cop.i3‘„ 3d A m Loco.Lauk.Steel 83 SJ AM 8m"IL A a aeou.M 7I'/.j LehighVal.Ma«.Mot*.Atch.con .M.jt.Pttr».99 k Atlan.Gulf ;o2s;i .U2H N.Y N.H II1; 1 Êald.Loco.83k 8^H N orth.Pac.l Ohio Gati Balt.aohio «e-J le th.Steel.8-’ «k Teau»vlra.l 44 44 Broakl K a.H 41 Pitteb.Coal Car.P»cif.150 182 l’r.a».St.C.teatXeath 87k! Keadtag 1 M ii:k l hi no Copp Kepublt.Ir.90k MH t oia.P.Al ,r' i 44 Runb U.s.j 61 «Hi tara Prad.43',, Sinclair Oil O k Cruci Stee 65 | 66*^ SautkPac.W,.Cuba C.S JiOkj 30J4 Sont.Rail .Dcl.AHud.St.Paul 40k, 4&H 149 i»t.Secur Eriepr.Noi m\ i>53* Tenn.Copp.* i Texan Oïl i*’ uev< tnepr.Nai Lri* Ordca - j .• (Jalon Pac.122% 122H Gêu.Moto Gr.Not or.154 154 U.S.Sie.or.U-S.üteelp.106 w.% Hide dcLen l'tabC.ppc Ind.Mroh.i2îk iük.Virg.Che.4*H lr»pa.Cao 58 , «k' " OMtiugbou I 41** ut?nt.(priv.) i Willÿtüd 1 20^ 20H et Al.lor.) n ; “H .•.1 .»»••• .j «.LE MARCHE DESJIVRES LE PRIX DES OEUFS FAIT UN AUTRE PAS EN AVANT.— NOS A PPROVISIONNEMENTS SON T INFERIEURS A CEUX DE L AN DERNIER .4 PAREILLE EPOQUE.— DE NOUVELLES HAUSSES.Tout est à Tétat normal, sur le marché des animaux de boucherie, et il n’y a là rien à signaler d’étrange.Ailleurs non plus du reste.Si, pourtant.Les oeufs, dont nous annoncions, encore hier, la réduction d’approvisionnement, et dont nous prévoyions en même temps une augmentation de prix, viennent précisément de monter.Nous n’aurions pas voulu voir nos prévisions se réaliser si vite, mais il est entendu que, surtout en ce qui touche aux oeufs, la tendance est loin d’être à la baisse.Il faut même s’attendre à de nouvelles hausses, et s’armer de courage et de virilité.Nous colons:— FARINE ETALON— Franco à bord (f.o.b.) Montréal .$10.95 j Livrable chez l’acheteur .$11.05 En lots fractionnés et aux épiciers .$11.15 j OEUFS— Les arrivages d’oeufs se chiffrent par 890 caisses, contre 737 pour le même jour de la semaine passée et 861 pour la journée correspondante de Tan dernier.Je'ifs récemment pondus, de premier choix.51 à 52s Oeufs No ’.’ .47 à 47s Oeufs No 2.44s BEURRE— Les arrivages de beurre ressortent à 1,448 colis, pa rcomparaison avec 354 pour la même journée de la semaine dernière et avec 487 à pareil jour de Tan passé.De beurrerie,(haut choix).43% à 44s De beurrerie,(bon choix).43% à 43sFi De laiterie, (haut choix).38 1-2 à 39s De laiterie, (bon choix).37 à 37 s Ve.FROMAGE— Les arrivages de fromage s’établissent à 14,641 boites compaj-aü-vement à 8,940 pour le même jour de la semaine dernière et à 487 pour le jour ^correspondant de Tan passé.La commission impériale d’achats ¦>aye les prix suivants: Fromage No 1.23s Fromage No 2.22s Vi Fromage No 3.22s * .* * A l’enchère de la Société coopérative agricole de Québec, tenue hier, au Hoard of Trade, on a mis en vente 1,834 bo tes de beurre, qui ont^ été absorbées comme suit : No 1, 584_ boi tes à 43 sous et % ; No 1 A, o87 boites à 43 sous ett % ; No 2, 315 boites à 42 sous et 74 ; pasteurisé, 348 boites à raison de 43 sous et % la livre.SUCRE— New-York, 23.—Sucre brut, ferme; traité par moulin centrifuge.$6.055.Sucre fin granulé, $7.50.POMMES DE TERRE— I! n’y a-plus de pommes rie terre américaines sur notre marché et tes arrivages des aubercules canadiennes s’amassent et, par conséquent, font fléchir les prix.La récolte de Tannée dernière est épuisée ; il n'en reste plus que quelques sacs isolés.La récolte nouvelle accuse maintenant un déclin de 50 sous par sac.Les prix varient ainsi de $2.25 à $2.50 le sac de 80 livres.Les pommes de terre américaines (Star nouvelles) se vendent $6.40, chez l’acheteur (ex-store), pour les No 1, et $5 pour les No 2.VIANDES FUMEES— Le jambon de 8 à 10 livres cote 38 sous la livre ; de 12 à 15 livres, 34 à 35 sous la livre ; plus lourd, 32 à 33 sous la livre, tandis que le lard fumé à déjeuner (“breakfast bacon”) cote 40 à 42s; If lard fumé Windsor de choix, de 44 à 45 sous; et le lard fumé Windsor désossé.46 sous la livre.BETAIL VIVANT*— Les arrivages, aux abattoirs de 1 Est (PaiSfique Canadien), ressortent à 400 têtes de bêtes à cornes, 650 porcs, 625 moutons et agneaux, el 6o0 veaux, tandis que les arrivages de la semaine terminée samedi sc présentent à 750 têtes de bêtes à cornes, 650 moutons et agneaux, 350 porcs et 800 veaux.Les prix s’établissent de la manière qui suit : Bouvillons lourds, de choix de $13.50 à $13 les 100 livres’; bons, de $13 à $12.50 ; taureaux de boucherie, de choix, de $11 à $10.50 ; bons, de $10.50 à $9 ; vaches de boucherie, de choix, de $10.50 à $10 ; bonnes, de $10 à $9.-50 ; veaux nourris au lait, de choix, de $14.50 à $14 ; bons, de $14 à $13.50 ; agneaux de l’Ontario, de $21 à $20 ; agneaux du Québec, de $20 à $19 ; porcs, de choix, de $19.75 à $19.50 ; bons, do $18 à *17 les 100 livres ; truies, de $16.75 à $16.50 les 100 livres.NOTA.—Les prix cotés ci-dessus, pour ce qui est surtout de la farine et des produits laitiers, sont ceux du producteur ; les autres sont généralement ceux du commerce de gros à Montréal, à moins que quelque chose n'indiqu* ;* eontrsire.Obligations de tout repos Cité de Montréal 6% — 5 ans, remboursables le 1er mai 1923.Titres de $100, $500 et $1,000.Ville Saint-Laurent 6% — 9 ans, remboursables le 1er mai 1927.Titres de $1,000.Nous sollicitons vos commandes.BEAUSOLEIL, LIMITEE 263 St-Jacques.Montréal.LA LIVRE STERLING ¦Cours du change sterling, à New-York et à Montréal, 23 juillet 1918.Liv.sterling àN.-Y.à Montréal Papier à 60 jours 472.50 481.55 Id., à demande.475.30 484.35 Par câble sous- marin .476.45 485.50 Cours du change new-yorkais sur la place montréalaise, 1 7-8 à 1 29-32 de prime.Taux d'escompte, à Londres, 3% pour cent.Taux d’escompte de la Banque d’Angleterre, 5 pour cent.FAITS -MONTREAL ERREUR DANGEREUSE.Y’vonne Lega, 19 ans, 1417, rue Drolet, a été transportée à l’hôpital Notre-Dame, souffrant d'un empoisonnement.Elle absorba, par erreur, du vert de Paris.Son é.at n’est pas très grave.¦ BLESSE DOULOUREUSEMENT.Un nommé Hogg a eu la main broyée, par la chute d’un baril de bière, dans la cour de la brasserie Dow, sur le square Chaboillez.11 souffrait tellement qu’il n’a pu donner son adresse aux infirmiers de l’hôpital Général.L’ARME TRAITRESSE.Un garçonnet de 12 ans, Jean Ballineau, 197, avenue Strickland, quartier Emard, a été blessé au côté droit, en examinant in fusil avec des camarades.Il a été dirigé vers l’hôpital Western.Après Tex-traction de la balle, on relate que Tétai du garçonnet est satisfaisant.LES TRIBUNAUX SEVIRONT.1-es tribunaux se montrent sévères pour les chauffeurs d’auto-I mobiles en état d’ivresse.Plusieurs ! d’entre eux ont comparu, hier malin.devant le magistrat Cusson et j ont avoué leur culpabilité.Ils ont ! été condamnés, séance tenante, à i $50 d’amende, aux frais ou à un mois de prison.On dit, dans les cercles policiers, que si le nombre des délinquants continue d’être aussi considérable, l’amende pourrait bien atteindre $100, la semaine prochaine, et que l’offense entraînerait de plus la perte de la licence.Quant à ceux qui n’avaient pas leur licence avec eux, lors de leur arrestation, ils ont été condamnés à $10 et aux frais.On est bien déci-; dé à prendre tous les moyens possibles pour protéger le public.LE “DEVOIR” A LA CAMPAGNE Les départs pour la campagne sont commencés.Ceux de nos lecteurs et de nos amis qui veulent assurer à leurs familles te service d’un journal quotidien pour l'été peuvent leur faire adresser régulièrement, par la poste, l'édition quotidienne du Devoir, du 1er juin au 1er septembre, ou de n’importe quelle dale, pour 3 mois, moyennant le paiement d’avance de la somme d’nne piastre.Envoyez-nous votre nom, votre adresse à la campagne, votre chèque, et vous commencerez à recevoir le Devoir dès le lendemain.Placez vos économies sur les obligations de la Elles vous rapporteront 0% Capital remboursable dans cinq ans.Faites-nous parvenir vos commandes immédiatement à nos frais.LES PLACEMENTS MUNICIPAUX Limitée Edifice Duluth 50 RUE NOTRE-DAME O.Montréal.Tel.Main 7683.NOUVELLE EMISSION CINQ ANS $6,100,000.6% OBLIGATIONS A 6% DE LA CUE DE MONTREAL Date d’émission: 1er mai 1918.Date d’échéance: 1er mai 1923.' En coupures de $100,—$500,—et $1000.Titres au porteur ou nominatifs (enregistrés) Intérêt payable semi-annuellement le 1er mai et le 1er novembre.’ CAPITAL et INTERETpayables,en or,à Montréal ou àNew-York' PRIX: LE PAIR (100) ET INTERET ACCRU Le produit de la présente émission servira à rembourser un montant égal de Bons de la Cité qui portaient intérêt au taux de 5% et qui avaient été émis en anticipation d’un emprunt à long terme autorisé par règlement, pour des fins de travaux publics, qui pourvoit à l’amortissement de cet emprunt.La vente de ces obligations est autorisée par le Ministre des Finances, Ottawa, et la légalité de l’émission a été constatée par MM.Fleet, Falconer, FUelan & Bowey, avocats.• ^'es 0*>l‘gati°ns sont, payables au PORTEUR, mais1 ill IxIZjO • peuvent être enregistrées, sans aucun Trais, au nom GARANTIE : —— - du DETENTEUR.Elles ne peuvent alors être ven- dues ou transportées sans le consentement de ce dernier,—ce qui comporte en même temps une PROTECTION EFFICACE contre toute perte par le feu ou autrement.Ces obligations constituent un RIEN PRIVILEGIE sur TOUTE la PROPRIETE IMMOBILIERE IMPOSABLE de la CITE DE MONTREAL—AVEC PRIORITE ABSOLUE sur toutes les HYPOTHEQUES.On peut souscrire à l’emprunt et obtenir de plus amples renseignements aux bureaux de:— “Children*» Footwear, Limited**.Avis est donné an public que, en vertu de la loi des compagnies de Québec, il a été accordé par le lieutenant-gouverneur de la province de Québec, des lettres patentes, en date du huitième jour de juillet 1Ü18, Constituant en corporation MM.üuy Vanier, avocat ; Jules Gosselin, courtier ; Léopold Gosselin, employé civil ; J.Wilfrid Clément, comptable, et Louis Goyette, télégraphiste, de Montréal, dans les buts suivants : D’exercer l’industrie de manufacturiers et de faire le commerce, en gros et en détail, de chaussures et de souliers de toute espèce, ainsi que de tous autres articles où il y entre quelques-unes des matières premières nécessaires à la fabrication des chaussures et des souliers de toute espèce ; De foire le commerce d’importation et d’exportation, en gros et en détail, de cuirs, peaux, caoutchouc, drap, feutre, toile et de toutes autres marchandises qui ont quelque rapport avec l’industrio de la compagnie ou dont la compagnie peut utilement trafiquer ; D’acquérir par achat op titre équivalent, de louer, de maintenir en opération, de vendre des établissements, ateliers, machines ou outillages utiles à la fabrication de quelqu’un des articles mentionnés plus haut ; D’acheter, louer, acquérir, posséder, ou utiliser de quelque autre façon, toute propriété, biens mobiliers ou immobiliers, actifs, fonds de commerce, franchises, achalandage, brevets d’invention, marques de fabrique, droits ou privilèges, détenus ou possédés par d’autres personnes ou d’autres compagnies s’occupant ou formées pour s’occuper de la fabrication de l’un quelconque des articles que la présente compagnie est autorisée à fabriquer, d’acheter des actions de telle» compagnies et d’assumer toute» les obligations de telles personnes ou compagnies ; De payer pour tous services rendus à la compagnie ou requis par elle, et pour toute acquisition de la compagnie, en actions libérées de la compagnie ou en deniers comptants, ou partie en actions libérées et partie eu deniers comptants ; De tirer, souscrire, accepter, endosser, foire et émettre tous billets, lettres de change, chèques, connaissements, traites ou autres effets de commerce, d’emprunter sur le crédit de la compagnie d’hypothéquer les immeubles de la compagnie, de donner en garantie les biens meubles de la compagnie, d’émettro des bons, obligations ou autres videur», garantis par les biens meubles ou immeubles de la compagnie, et de les vendre ou donner en garantie ; D’exercer tous les pouvoirs, et do faire toutes les affaires nécessaires è l’obtention du but pour lequel la compagnie est léga-[ li ment constituée en corporation, sous le j nom de “Children’s Footwear.Limited’’, avec un fonds social de trente-cinq milles piastres ($35,000.00), divisé en trois cent cinquante (350) actions de cent piastres ($100.00) chacune.La principale place d’affaires de la corporation sera k Montréal.Daté du bureau du secrétaire de la province, ce huitième jour de juillet 1018.RENE-T.LECLERC Courtitr «b Tileuri de placement 160, rue St-Jacques, Montréal T«UriwB„> Hei» 120» et 1Z«1 MAISON FONDEE EN ISOI VERSAILLES, MAIRE, BOULAIS,™ Montréal Québec fû, rue St-Jac«uet ISS.rue St-Jea* ET A TOUTES LES SUCCURSALES DE LA BANQUE D’HOCHELAGA AGISSANT POUR DE COMPTE DES MEMBRES DD SYNDICAT DR SOUSCRIPTION.HOTEL A NEW-YORK Le sous-secrétnire de la province, C.J.SIY CITY VANIER, Avocat des requérants.SIMARD.Un hôte] tree tranquille.Prix raisonnable.Hôtel Seymour 44-M OUEST, 45Àvne RUE NEW-YORK Entre la cinquième avenue et Je Broadway.A trois minutes de la grande gare centrale.I res des magasins et des théâtres.Grande» chambres bien éclairées.magnifiquement meublées.j ij.Chambre avec bnignoi-rr% £2.00 en montant.-1 Salon, chambre à cou-fptià cher et baignoire, $3.00 en montant.Excellent restaurant à la carte.j W.T.Montgomery, Gérant PROVINCE DE QUEBEC, District de Mont-real, Cour de Circuit, No 8930.- De E.Da-gennis et vir., demanderesse, vs A.Graham, défendeur.Le 1er jour d’août 1918, à dix heures de Pavant-midi, au domicile du dit défendeur, au No 847 rue Cartier, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en un piano.meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.L.Gravel, H.C.S.Montréal.23 juillet 1918.PROVINCE DE QUEBEC, District de Mon*, real, Cour de Circuit, No 7697.— J.P Thé-riault, demandeur, vs T.Rainville, défendeur.Le 2ème jour d’août 1918, à une heure de l’a près-midi, au domicile du dit défendeur, au No 9 rue St-Germain, en la cite de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit détendeur saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.L Gravel, H C S Montréal, 23 juillet 1918.COMPAGNIE DES TRAMWAYS DE MONTREAL HORAIRE DU SERVICE SUBURBAIN POUR 1916-17 LACHINE.— Du.bureau de Poste.Service de i — 10 min.de 5.40 a.m.à 8.00 a.m.20 min.de 8.00 a.m.à 4.00 p.m.10 min.de 4.00 pan.à 7.10 p.m.20 min.de 7.10 p.m.a 12.00 minuit.DE LACHINE.— Service ae : — 20 min.de 5.30 a.m.à 5.50 a.m.10 min.de 5.50 a.m.à 9.00 a.m.20 min.de 9,00 a.m.à 4.00 p.m.70 min.de 4.00 p.m.à 8.00 p.m.20 min.de 8.00 p.m.a 12.10 a.m.Dernier extra à 12.50 a.m.SAIT - AU - RECOLLET VINCENT DE PAUL.— De Saint-Vincent.— Service de 35 min.de 5.15 a.m.à 8.00 a.m.20 min.de 8.00 a.m.h 4.00 p.m.35 min.de 4.00 p.m.à 7.00 p.m.20 min.de 7.00 p.m.à 8.00 p.m.ET 5AINY-Saint-I.enis 0 S0 min.de 8.00 p.m.è 11.30 p.m.He ’ lenderson seulement, 12.00 8.30 a.m.4.30 p.m.7.30 p.m.8.30 p.m.Tramway pour > a.m.Tramway pour Saint-Vincent.12.40 a.m.DE SAINT-VJNCENT DE PAUL A SAINT-DENIS.— Service de : 35 min.de 5.45 a.m.à 20 min.do 8.30 a.m.h 35 min.de 4.30 p.m.à 20 min.de 7.30 p.m.à _ 80 min.de 8.30 p.m.à 12.00 minuit.Tramway de Heudenon à Saint-Denis, 12.28 a.m.Tramway de Saint-Vincent à Saint-Denis 1.10 a.m.CARTIERVILLE.— De Snowdon Jet.—.Service de : — 20 min.de 5.20 a.m.à 8.40 p.m.40 min.de 8.40 p.m.à 12.00 minuit.DE CARTIERVILLE.- Service de : — 20 min.de 5.40 a.m.à 9.00 p.m.40 min.de 9.00 p.m.à 12.20 u.ni MONTAGNE.— De Pave, du Parc et Mont-Royal.— Service de : — 20 min.de 5.40 a.m.à 12.20 a.m.DE L’AVE.VICTORIA.— Service de : — 20 min.de 5.50 a.m à 12.30 a.m.DE L’AVE.VICTORIA A SNOWDON : — 10 min.de 5.50 a.m.ù 8.30 p.m.BOUT DE I.TEE.— De lutsnlle et Notre-Dame.— Service de : — 60 min.de 5.00 a.m.ù 12 00 minuit.TITiRF.ALLTVILLE.— De Insalle et Notre-Dame, service de à 9.00 a.m.à 3.30 p.m.à 7.30 p.m.h 12.00 minuit.POINTE-AUX-fREMUEES, viû Notre-Da-Bic.— De Notre-Dame et 1ère avenue, Maisonneuve, service de : — -15 min.de 5.15 a.m.à 8.30 p.m.20 min.de 8.50 p.m.5 12.30 a.m.Dernier tramway additionnel pour le Boulevard Bernard, à 1.30 a.m.35 min.de 5.00 a.m.30 min.de 9.00 a.m.15 min.de 3.30 p.m.80 min.de 7.00 p.m.COUR SUPERIEURE pour la province de Québec, district de Montréal, No 3421.— British American Import Co., corporation légalement constituée ayant sa principale place d’affaires pour la province de Québec, dans la cité et te district de Montréal, demanderesse, vs H.Klashkoofsky et H.Horovitch, faisant affaires sous la raison sociale de Standard Pants Mfg.Co., autrefois de Montréal, maintenant de lieux inconnus, et G.Bergman, de la ville de Plessisville.y faisant affaires sous la raison sociale de Syndicat^ de Plessisville, de la ville de Plessisville, défendeurs.T! est ordonné aux défendeurs H.Klashkoofsky et H.Horovitch de comparaître dans le mois.Montréal, 19 juillet 1918.T.DEROME.Député-protonotaire.Les procureurs de la demanderesse, Budyck et Budyck.PORTLAND Baie Casco Plages de l’Atlantique ET VILLEGIATURES DU MAINE comprenant Old Orchard, Kennebunk Biddcford Pool, etc.Quitte Montréal tous tes jours 8.30 a.m., et 8.20 p.m.Service de wagon-salon et ! réfectoire sur le train de jour, de wagon-dortoir sur le train de nuit.Pas de changement entre Montréal et Portland.Brochure descriptive illustrée, contenant la 'isle des hôtels, gratis sur demande.Pour plus amples renseignements, s’adresser au bureau des billets, en ville, 122 rue St-Jacques, angle de la rue St-François-Xavier.TELEPHONE MAIN 6905 SI VOS AFFAIRES VOUS ENNUIENT, Nos avis sont à votre entière disposition.THE SUN TRUST COMPANY LIMITED, 99, rue St-Jacques Montréal.Casier postal 1180.Tel.Main 2926.Ce Journal en imprime au No « rua Saint-Vincent, a Montreal, par l’IMPRIMB-RIF, POPULAIRE (à responsnliililé limités), J.N Chevrier, gérant sènèraL ARTHUR BRUNEAC.Memhre.Roars* H* Montrés! BRUNEAU & DUPUIS COURTIERS 8ar**a de M«ntréa], •7 ET 99 S.-FRANCOÏS-XAVIER ¦ accarsales i (1UKBEC st SOREL _ ____ fil dlrsat avaa «WT * FLAGG, NewYark LE DOCTEUR NAP.DESJARDINS CHIRURGIEN-DENTISTE 1708 NOTRE-DAME OUEST Coin Bourget, — Tél.West.1952.Dentisterie de première qualité Spécialité î Pont», Couronne» et Dentiers.à prix très modéré».Nous continuons à recevoir les souscriptions à L’EMPRUNT DE LA CITÉ DE MONTRÉAL 6% ~ OBLIGATIONS 08$],QO ~ $500 ET $10( PRIX : _ AU PAIR (100) ET INTERETS ACCRUS.: Ai.Les commandes seront exécutées sans frais et pourront nous être en-voyees par le téléphone ou le télégraphe à noire charge.Pour informations et nrosneetus s’nHrp.Qcnr n n.iJAUjin.: uu il- leiegrapiie a noi 1 our informations et prospectus s’adressera L.G BEAUBIEN & CIE., BANQUIERS „ (Membres de la Bourse de 3Iontréal) 50 rue Notre-Dame O.MONTREAL.Succursale à Québec : — No 70 rue St-Pierre.Téléphone : Main 7593. LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 23 JUILLET 1918 b-: y- ï'i! 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