Le devoir, 27 août 1918, mardi 27 août 1918
VOLUME IX.— No 202 MONTREAL, MARDI 27 AOUT 1918 DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste : Édition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$5 00 UNION POSTALE.8 00 Édition hebdomadaire CANADA.$2 00 ETATS-UNIS.2 «50 UNION POSTALE.3 00 LE DEVOIR Rédaction et administration: 43, RUE SAINT-VINCENT MONTREAL TÉLÉPHONES : ADMINISTRATION: Main 7461 RÉDACTION: , - Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA.FAIS CE QUE DOIS ! L’EXPÊRIENCr AMÉRICAINE Avec ic retour de 'M.Borden, la question des chemins de fer devra prendre une plus vive actualité, chez nous.Car M.Borden, pendant son voyage à Londres, a tenté d’en venir à une entente avec les actionnaires du Grand-Tronc, pour ajouter le Grand-Tronc-Pacifiquc et le Grand-Tronc au réseau ferroviaire de TEtat.Ces actionnaires ont toutefois refusé de céder leur propriété autrement qu’à leur prix et pour de l’argent comptant.Aussi le ministère n’a-t-il pu réussir à boucler l’affaire.Ce qui, pourtant, lui met un atout entre les mains, c’est le besoin pressant d’argent où se trouve le Grand-Tronc-Pacifique.Le Grand-Tronc, principal actionnaire de cette voie ferrée qui, parait-il, ne fait pas ses frais, veut ou que le gouvernement canadien le dégage de ses obligations envers l’Etat, ou lui prête son crédit pour les rencontrer.On se demande déjà à Ottawa si le cabinet ne saisira pas l’occasion qui se présente de laisser le Grand-Tronc-Pacifique tenter de se tirer de là tout seul.S’il réussit, l’Etat n’aura pas à lui faire de nouvelles avances; et s’il ne réussit pas, le Grand-Tronc sera bien obligé d’en venir aux conditions qu’Ottawa veut lui faire accepter.L’échec du moment ne serait donc que temporaire, pense-t-on dans la capitale.i # * * C’est donc toute la question de la nationalisation des voies ferrées canadiennes qui se posera de nouveau d’ici quelques mois.Le problème n’est pas facile.Lord Shaughnessy, président du Pacifique Canadien, l’indiquait hier dans son discours de Toronto.“Je ne veux pas qu’on pense que je suis opposé à la nationalisation des chemins de fer canadiens; si les habitants de ce pays-ci le veulent, si le gouvernement décide que Je peuple le veut, nous sommes dans un pays démocratique, et cela devra se faire; mais quand nous entrerons dans cette voie, i! faudra que nous soyons bien sûrs de nos pas, sans quoi nous aurons un grave problème à résoudre”, disait lord Shaughnessy, qui, quelques minutes plus tôt, avait déjà dit: “Nous apprendrons d’ici peu quelle expérience a faite notre voisin du sud dans l’administration des voies ferrées des Etats-Unis et nous pourrons même avoir quelque expérience du même genre, chez nous” (Gazette de ce matin, page 9).Même si l’on fait la part des préjugés fort explicables de lord Shaughnessy, administrateur du plus grand chemin de fer du monde qui soit propriété privée, contre l’étatisation des réseaux ferroviaires canadiens, on ne peut s’empêcher de convenir que le programme ambitieux conçu par notre gouvernement demande d’être étudié à fond avant que nous l’exécutions.L’administration, par Washington, des voies ferrées américaines, est encore trop nouvelle pour que les résultats qu’elle a donnés jusqu’ici penneftent de dire si ce sera ou non une heureuse affaire pour l'Etat.I! n’en reste pas moins toutefois que le premier semestre de l’essai de cette nouvelle politique ne donne pas des résultats très brillants, malgré la hausse des tarifs de transport et la coupure dans les frais d’administration désormais centralisée.A preuve, les statistiques compilées ces jours-ci par (’Interstate Commerce Commission et résumées dans une dépêche de Washington transmise par Y Associated Press à tous les grands quotidiens américains (voir notamment le Times et le Post de New-York, 24 août).Elles démontrent que “le gouvernement américain a perdu approximativement 290 millions au cours de ses opérations ferroviaires, pendant les six premiers mois de 1918”, comparativement à cè que ces chemins de fer exploités par des compagnies privées ont touché pendant la période cor-fespondante de 1917.Les recettes nettes qui restent à TEtat, à la fin des six premiers mois de la nationalisation temporaire des chemins de fer américains, sont de 151 millions, mais "en retour, le gouvernement doit payer aux propriétaires de ces voies ferrées à peu près 475 millions à titre de loyer pour le semestre”, d’après l’entente intervenue entre Washington et les compagnies exploitant précédemment ces réseaux ferroviaires.* * « Certes, différentes causes ont contribué à cet insuccès apparent de l’Etat: augmentation générale des salaires d’après le nouveau tarif McAdoo, renouvellement du matériel roulant et le reste, — les frais d’exploitation ont absorbé un demi-milliard de plus pendant le premier semestre 1918 que pendant la période correspondante de 1917.Aussi convient-il de ne pas se prononcer trop tôt sur l’expérience américaine.Il faudra attendre d’en connaître les résultats pour un an au moins.Et encore les circonstances anormales où sont les Etats-UnLs rendent-elles plus coûteuses l’expérience, tentée en pleine époque de cherté excessive de matériel, d’entretien et le reste.Il ne faut pas oublier néanmoins que tout cela se répétera ici, si nous allons procéder trop vite et simplement pour imiter les Etats-Unis.Nous ne saurions donc mieux faire que de temporiser, d’ajourner de quelques mois encore notre décision finale, d’autant que notre situation financière est loin de valoir celle des Etats-Unis et ne nous permet pas de faire des expériences proportionnellement plus coûteuses ici que par delà les frontières.il semble bien qu’en tout état de cause le retard du Grand-Tronc d’en venir à une entente avec Ottawa ne soit pas un contretemps fâcheux, surtout à une époque où notre participation à la guerre absorbe le plus clair de nos recettes et de nos emprunts et grève déjà lourdement nos budgets futurs.Georges PELLETIER.DEUX MOTS AU CABINET PROVINCIAL Le gouvernement provincial tient à faire honneur aux traditions d’hospitalité de la province de Québec.Il y a quelques semaines, il faisait offrir un banquet somptueux, au Windsor, à des officiers américains de passage à Montréal ; la semaine dernière, il invitait à un dîner Son Altesse Royale le prince de Connaught, au Château Frontenac.Sûrement, ces visiteurs de marque étaient loin de penser que le gouvernement qui traite si bien les étrangers laisse mourir de faim ses employés.Et c’est pourtant la vérité toute crue.Une simple visite, des livres du bureau d’enregistrement leur eût permis de s’en rendre compte.Le dernier rapport des comptes publics pour 1916-17 Indique encore que la plupart des femmes (celles qui n’ont la protection ni d'un ministre, ni d’un député, ni d'une grosse légume politique, disent les gens au courant) touchent des salaires annuels variant entre $390 et $400.Avec l'augmentation constante du coût de la vie, la hausse fantastique des vivres et des vêtements, comment peut-on croire que des femmes, dont quelques-unes sont chargées de famille, peuvent vivre avec moins de cinquante dollars par mois ?Ce n’est pas la première fois que le Devoir signale ccttc anomalie.Il ne serait d’ailleurs que juste que le gouvernement établît une échelle de salaires, la même pour toutes les employées, leur accordant une augmentation suivant le nombre de Jeurs années de.service, ._ Mais voilà justement ce dont ne veut pas le gouvernement, pas plus que d'une commission du service civil.Contre l’adoption de cette mesure de simple équité militent les avantages du patronage politique, la faculté de caser dans un bon rond-de-cuir les amis et les amis des amis.Le gouvernement provincial ne peut se réclamer de sentiments d’humanité tant qu’il laissera ainsi à des salaires de famine ses employées du bureau d’enregistrement.Au début de la guerre, on a voté des centaines de milliers de dollars pour offrir des fromages aux alliés, on continue d’en tenir à la disposition de tous les partisans politiques ; que Ton donne au moins du pain aux femmes dont ou accepte les services ! M.Gouin fera peut-être à cela la réponse de M.Taschereau.Comme le chef de l’opposition expliquait au ministre des travaux publics que les employés du parlement étaient insuffisamment payés, cc-lui-ci répliquait ; Jamais il n’en part un sans qu’il se présente quelqu’un pour prendre sa place ; nous ne sommes jamais en peine pour les remplacer.Autrement dit, si un pauvre diable en est réduit à solliciter une place du gouvernement, c’est bien le inoins qu'on en abuse, et si nous l’osions, nous réduirions encore les salaires puisqu’il nous serait possible d’avoir des crève-la-faim à meilleur marché.Ainsi entend-on, au sein du cabinet, le principe de la juste rétribution du travail.* * * Nous notions, Tautre fois.Tano-malie de la nomination de M.Marier au poste de contrôleur du charbon pour la province de Québec, en.xeagRlacemenUdO- M.Racine, Aussitôt qu’il se présente un poste où il faut de l’initiative et une connaissance approfondie des affaires — ministre des finances, percepteur du revenu à Montréal, etc., — on s’adresse à un de nos compatriotes anglais, et neuf fois spr dix, on nomme un incompetent, en somme, puisque le titulaire ne connaît pas les deux langues officielles du pays — tout au moins aussi officielles dans la province.Tous ceux qui ont eu affaire au contrôleur du charbon s’accordent à dire qu’il est parfaitement au courant de ses fonctions et animé d’une longanimité exemplaire, en face des réclamations, doublée d’une urbanité charmante, mais il n’en reste pas moins vrai qu’il est non seulement anglais de nom, mais “il préfère qu’on lui parle anglais”.Ça n’est pas tout.M.Marier a des assistants, désignés comme lui par le cabinet provincial, si nous sommes bien renseignés.L’un de ces assistants est comme son chef, extrêmement complaisant et aimable; mais non seulement celui-ci préfère qu’on lui parle anglais, mais il est incapable d’entendre un mot de français et encore moins mettre lui-même.deux syllables bout-à-bout.Ceci nous est affirmé par une personne tout à fait digne de confiance.Ce fonctionnaire provincial en somme, est chargé particulièrement de la région de Cartierville.L’été, quelques Anglais vont villégiaturer dans cette région, mais Thiver la population est d’au moins quatre-vingt-dix pour cent canadienne française.Elle a eu occasion de se plaindre à M.Marier de la disette de charbon et M.Marier y a délégué son assistant, du nom de Richardson.Après enquête, M.Richardson aperçoit sur la voie un wagon rempli de charbon à l’adresse d’une communauté religieuse.Il se rend à cette maison pour obtenir des explications.Amené en présence du supérieur, celui-ci lui demande s’il parle français.II bafouille une réponse et le supérieur refuse carrément de continuer la conversation si son_interlocuteur ne sait pas le français, et son bafouillement n’est certainement pas du français.M.Richardson s’excuse très poliment et part en laissant son nom et son adresse par écrit.Ce petit incident prouve que le fonctionnaire du gouvernement provincial est, malgré toute sa bonne volonté et à cause de son ignorance, du français, incapable de remplir ses fonctions.La population de Cartierville, nous Tavons dit, est en grande majorité française, mais en serait-il autrement, y aurait-il 90 pour cent d[Anglais et 10 pour cent de Canadiens français que ceux-cf auraient parfaitement droit d’avoir des fonctionnaires, soit fédéraux ou provinciaux, bilingues, tout comme la minorité anglaise a le droit d’exiger la même chose et l’exigerait très certainement Si on n'avait soin de prévenir ses réclamations.La chose est plus grave que Ton ne penserait à première vue: le gouvernement provincial donne là un bien mauvais exemple au gouvernement fédéral qui ne demande pas mieux de le suivre.Louis DUPIRE.BILLET DU SOIE.LA MONTAGNE Je t'admire, verte montagne, Plus que tout somptueux jardin De Perse, de France ou d’Espagne, O Paradis du citadin! Ta masse à la ligne onduleuse.-Se découpe sur fond d’azur, Et dans la ville populeuse Offre au rêve un asile sûr.Rien avant les feuilles venues, Par les vents encor violents, Vers toi s'avancent dans les nues Les corneilles, par groupes lents.En battant lourdement des ailes, Elles descendent dans tes bois, Croassant au soleil, fidèles A leur retraite d’autrefois.De jour en jour ta couleur change, La cime des arbres rougit, Puis un matin, comme une frange, La verdure neuve surgit.Quels tons clairs, délicats et tendres Diversifient ta frondaison.Le long des routes en méandres, Des chemins bordés de gazon! Sous les branches chantent des [sources; Les oiseaux bâtissent leurs nids Après de longues, longues courses Dans le bleu des deux infinis.Le chêne étale son ombrage.Royalement, avec orgueil; Dans l’épaisseur de son feuillage On voit fuir l’agile écureuil.Les sveltes bouleaux à l’écorce Brune qu’entoure un cercle blanc, Déjà fiers de leur jeune force, Font de la lumière en tremblant.Et tous sont vraiment admirables, Sombres, clairs, grands, petits, [moyens! Mais les plus beaux sont les érables : Vous avez bon goût, Canadiens! Ceux-là prodiguent leur richesse, Car foule la splendeur des ors Et des rouges est en promesse a Dans leurs rameaux souples et forts.Quand octobre lève sa brtime,— Voile par la nuit déployé,— Voyez l’érable qui s’allume, Voyez l’érable flamboyer! fl éclate en mille féeries Au premier rayon de soleil,— Vif chatoiement de pierreries Dans le malin frais et vermeil!.Et la montagne a ses fougères Qui croissent à l’ombre, ses fleurs Saumges, ses mousses légères, Ses.herbes de toutes poulcurs, —.Dans sa vieille terre française On creuse un lit aux trépassés, Pour qu’ils puissent dormir à l’aise, Au bruit des prières bercés.Ainsi, la montagne partage Sa paix à l’nn et l’autre sort : Ses versants étant l’héritage, L’un, du vivant, Tautre, du mort.Albrrt L0ZEAU.TTi» « WH - LA POLITIQUE DE L’ALLEMAGNE rv Qu’esMl résulté de tous les tâtonnements et des échecs successifs qu’a connus TAlkmagne intérieure, tandis que ses armées remportaient généralement des succès sur les divers fronts?Notre auteur répond: il en est résulté le dernier stade du socialisme d’Etat, c’est-à-dire la monopolisation.L’agriculture ne sera plus libre, mais dirigée et contrôlée; les cultivateurs seront forcés de travailler, non pas à leur guise, mais selon un plan général préparé dans les bureaux.Chacun d’eux devra cultiver le nombre d’hectares prescrit, la plante indiquée et élever le nombre d’animaux fixé.Voilà le bel état de choses qui attend les cultivateurs allemands, si le gouvernement se décide, comme tout semble l’indiquer, à poursuivre le cours logique de sa politique alimentaire de ces derniers temps.Il ne faut pas oublier que s’il en arrive là, ce sera pour y avoir été forcé par Tégoïsme individuel des Etats et des individus formant l’agglomération germanique; on a fait appel à leur bonne volonté pour produire et économiser: ils ont répondu, grands et petits, par le plus féroce égoïsme.Le prussianisrne ne paraît pas réussir mieux avec ses propres peuples que sur les autres, et Ton sent vraiment là quelque chose qui craque.M.Frémy fait cependant remarquer en passant une certaine analogie entre la monopolisation imminente en Allemagne et celle qui existe déjà en France."Ici (en France), dit-il, avec le monopole des tabacs, des allumettes, des poudres, des télégraphes, de certaines voies ferrées, ot^ parcourt le cycle du socialisme cfEtat: après l’individualisme issu de la Révolution, on est revenu aux groupements, soit avec les monopoles, soit avec les syndicats, les cartels, les trusts.Or, dans l’empire (allemand) où la Révolution française ne s’est pas fait sentir, où La monarchie presque absolue trouve son dernier refuge, on voit les monopoles surgir successivement, les commerçants en gros et en détail se changer en fonctionnaires et les initiatives individuelles s’effacer devant l’organisation tracée officiellement par les pouvoirs publics.N’est-il pas curieux de constater que deux grands Etats aux formes gouvernementales dia-métrajement opposées aboutissent au même système économique, l’un librement, l’autre sous la poussée des événements?” Nous avons tenu à reproduire intégralement cette constatation, dont on est porté à tirer des rapprochements avec ce qui se passe dans le même temps en Angleterre, et dont notre Canada ne peut manquer de ressentir les répercussions.Que pense le gouvernement anglais de la monopolisation de l’agriculture, par exemple, et jusqu'à quel point le premier ministre du Canada est-il là-dessus d’accord avec les bureaux anglais?Et si Ton ne se propose pas une ingérence plus directe de TEtat dans les affaires privées, pourquoi l’enregistrement que Ton a imposé récemment à une population déjà assez ennuyée par diverses enquêtes et innovations?Et s’il est reconnu que la France, avec ses monopoles de chemins de fer, etc., a virtuellement accompli le cycle du socialisme d’Etat, à quoi tend notre gouvernement du Canada avec son projet de monopoliser tous les chemins de fer canadiens?Ce sont là des questions qu’il est très naturel de se poser, et auxquelles tous les citoyens d'un pays ont le droit d’obtenir une réponse, à moins que l’on ne les considère que comme de simples unités dans le grand tout étatiste.n’ayant droit qu’à produire des denrées dans Tordre et selon la quantité fixés par les omniscients bureaux de TEtat.Ce qui, on Ta vu pour le plus autocratique des pays, ne va pas sans des inconvénients et sans de grands risques d'insueès.Nous savons tous que le vent est à Timîtation des méthodes industrielles et commerçantes allemandes; mais il serait bon de départager celles qui ont réussi, et celles qui sont reconnues aujourd’hui avoir plutôt compromis la cause qu’elles avaient pour mission de supporter et de faire triompher.Et Tune de ees mesures, qui ont contribué aux insuccès économiques allemands est certainement Teptreprise barbare de la déportation des ouvriers de ferme des deux sexes partout où manquait la main-d’oeuvre: la vraie prospérité ne peut pas naître de la cruauté et de l’injustice, et il n'y a pas qu’en Allemagne que l’on ferait bien d’y songer à deux fois avant que de répartir mathématiquement le travail manuel dans Tétendue d’un vaste fiays.Le meilleur moyen d’assurer a prospérité nationale est encore de respecter la liberté individuelle, et les méticuleux calculs allemands, avec leur indifférence aux sentiments d’humanité, ont déjà prouvé leur insuffisance.Les divers pays dont les dirigeants déguisent à peine leur engouement pour la précision des méthodes allemandes feraient bien d’y réfléchir, encore rua&iojsj ct dtr u'aUec.pas s’hypno- tiser justement sur les entreprises prussiennes qui sont devenues des fiascos.* * * L’auteur du travail que nous analysons pose ensuite la thèse de Tin-capacité' de l’Etat à concurrencer les entreprises privées, et il le fait en termes qui feraient la joie d’un, adversaire de la nationalisation des chemins de fer canadiens.“Théoriquement, dit M.Frémy, une association officielle ne devrait pas être inférieure en capacité aux grandes compagnies financières ou industrielles; pratiquement il n’en est pas ainsi.Et pourquoi cela?lui demanderons-nous ?“.car TEtat n’a pas d’esprit d’initiative et n’est pas stimule par la concurrence; il n’a pas de compétence, car il n’est pas organisé en vue de ce rôle; pas d’esprit de suite, car, ses représentants sont soumis aux vicissitudes de la politique,sans compter le danger d’un ‘fonctionnarisme grandissant”.Et Ton sait à quoi s’en tenir, en France, sur les inconvénients du fonctionnarisme exagéré! Mais pour quelle raison au Juste, le gouvernement allemand penche-t-il ainsi vers le socialisme?Ce n’est pas pour augmenter ses revenus, répond M.Frémy, c’est dans l’intention essentiellement socialiste de protéger les consommateurs, en leur fournissant les denrées au prix de revient.Du reste, il n’y a pas que les socialistes qui cherchent à obtenir le même résultat.Mais les socialistes allemands sont-ils sincères?On est en droit de se demander, dit M.Frémy, en voyant les exagérations quotidiennes des social-démo-crates, si le régime qu’ils veulent établir dans leur pays n’est pas plutôt une forme de collectivisme que le véritable socialisme d’Etat”.Et qu’est-ce que le collectivisme?“A s’en tenir à sa propre définition, il réclame la suppression de la propriété pour tous Ips biens qui touchent à la production: c’est un communisme mitigé, qui propose la mise en commun des terres, des mines, des fabriques, des matières premières.Cette expropriation s’accomplira légalement, et les instruments de production seront mis en oeuvre par la nation elle-même, par le gouvernement, après une lutte de classes entre le producteur et le consommateur”.Eh bien! Il est encourageant, le collectivisme ! “Il est aisé de prévoir, continué M.Frémy, les grandes difficultés que rencontrera la thèse collectiviste.Le droit de propriété individuelle .ne sera plus qulun mot.La destitution des chefs d’industrie, des patrons, des agriculteurs, pour les remplacer par des fonctionnaires, entraînera une telle diminution du rendement que les réformes proposées en seront fortement compromises; elle portera un coup terrible à l’épargne.La suppression de tout producteur indépendant impliquera la suppression de la liberté du travail.On ne pourra plus choisir son emploi à sa guise, et le poste indique devra être conservé bon gré mal gré.“ H est impossible dès maintenant de dire ce que sera l’avenir économique de l’Allemagne et si elle atteindra cette forme de collectivisme, mais à Theure présente elle nous montre un socialisme d’Fltat qui veut être moral et national ; une justice plus complète dans la répartition, un bien-être supérieur des classes ouvrières lui apparaissent comme la condition du maintien de Tunité national dont TEtat est le représentant.Mais .l’éducation morale des races allemandes est-elle assez puissante pour triompher de Tégoïsme individuel ?C’est l’inconnu de demain.” M.Frémy est vraiment indulgent et optimiste.Ce qu’il appelle Tin-connu, la plupart des lecteurs de son étude le régleront sans hésitation par la négative.Ge n’est pas le prussianisrne, où qu’il s’exerce, qui développera jamais les qualités morales d’abnégation, de charité et de solidarité chrétiennes qui font la force et la prospérité des peuples.Il existe, heureusement, une autre doctrine et une autre institution, auguste, séculaire, et contre laquelle ne prévaudront point les portes infernales, qu’elles portent l’inscription socialisme ou collectivisme ; et nul Etat ne trouvera jamais de plus sages formules, p’arce qu’elles s’appuient sur la hase éternelle de la justice et de la charité envers- le prochain, même si Ton est TEtat et si le prochain n’est que l’humble artisan du sol ou de la machine industrielle.Ernest BILODEAU.LES ABATTOIRS GAGNENT DU TEMPS On a fait mystère autour de l’arrivée et des investigations de l’expert new-yorkais chargé de flairer nos abattoirs.Et c’est ainsi que Montréal a été privée du plaisir de savoir qu’elle dfcnnait asile à un prodige.M.Bennett est, en effet, un prodige.H a découvert ce que de nombreux voyages aux Etats-Unis n’ont pas permis aux autorités municipales de trouver; ce que la compagnie des abattoirs elle-même prétend ignorer — puisqu’elle assure que son outillage est des plus modernes, à savoir que le fondoir peut être exploité, au centre des habitations, sans dégagement d’odeurs nauséabondes.Mais les autorités municipales, dont la réputation est en jeu, lais-seront-etles faire cette affirmation, en leur absence, sans la contester ?Cela nous étonnerait beaucoup.Cet expert nous a tout Tair d’un cunctateur, engagé pour jeter de la poudra -aux jeux; quel pialbeux qu’il ne puisse pas aussi jeter des parfums! Quoi qu’ils disent, les commissaires sont en train de faire avec la question des abattoirs comme tous leurs prédécesseurs.Ils enquêtent; ils en parlent beaucoup, mais ils n’agissent point.Des discours, des promesses, les résidents de Delori-mier et.de Ste-Anne en ont eu de quoi remplir Ja bibliothèque municipale d’in-folios.Un autodafé de ces volumes, s’ils avaient été imprimés sur papier d’Arménie, aurait suffi à desinfecter Tair pendant au moins une bonne année.Vlais discours et promesses n’ont été recueillies que dans les feuilles publiques.IM.Décary avait fait dire aux journaux qu’il réglerait cette question un certain “jeudi” : c’était peut-être une allusion voilée aux calendes grecques qui s’appellent, en langage populaire, "la semaine des trois jeudis”.L.D.BLOC - NOTES Ce que nous faisons Il y a quelques heures, à compagnies d’une lettre signée, s»ee adresse autheis'Uijue.Les correspondants anonymes s'é* pargneraient du papier, de l’encre, un timbre-poste et & nous une perte de temps, s’ils roulaient biea en prendre note définitiresient.NOS GROS JOURNAUX Toronto, 23 août 1918.Monsieur Geo.Pelletier, Le Devoir, Montréal.Monsieur, C’est avec plaisir que j’ai lu vos deux articles au sujet des "stupidités”, de deux de nos journaux de Montréal, présentées aux lecteurs chaque samedi.Si le père Nézime avait t esprit du père Ladébauche, — il n’y a rien de plus imbécile qu’un imbécile qui veut faire de l’esprit, — il pourrait passer pour un homme ayant une parcelle de bon sens ; pas plus le père Nezime que le père Ladébauche n'a le droit de ridiculiser une Unique qui fait l’honneur du Canadien-français.Je.crois qu'il y a assez de l’An-ylais, ignorant notre langue, ou du fanatique, pour nous dire que nous parlons le patois, sans que nos journaux leur donnent un coup de main.Un TORONTONIEN.ENQUÊTEREMISE L’enquête de Roméo Lacoste et d’Adélard Duval, accusés d’un grand nombre de vols et de quelques autres méfaits, a encore été remise à une date ultérieure, au 3 septembre.Les promus sont défendus par Me J.B.E.Normandeau.TROIS JOURS DE PRISON Pour avoir volé pour une valeur d’environ 50 sous au magasin à bon marché 5, 10 et 15 sous, un nommé Peter Jacobs devra faire trois jours de prison.LA BOULANGERIE BROSSEAU EST RÉDUITE EN CENDRES De bonne heure ce matin, l’incendie a ravagé de fond en comble cet établissement bien connu ainsi que plusieurs logements attenants, causant des pertes considérables et la mort de 27 chevaux.Dès l’aube, ce matin, presque tous les pompiers du nord et de l’est de la ville se virent déranger de leur sommeil, qu’il avaient pourtant bien gagné hier, pour répondre à un incendie qui s’était déclaré dans la boulangerie J.A.Bros-seau, Ltée, rue Boyer, près Marie-Anne.M.Alexandre Paré, un des employés, fut le premier à apercevoir les flammes et, aussitôt il sonna l’alarme qui amena la brigade du feu sur les dieux.Les premiers rendus furent le chef Dagenais et ses hommes.Comme le sinistre prenait des proportions alarmantes, ceux-ci sonnèrent une seconde, et même, quelque temps après, une troisième alarme.A ti heures, les pâtés de maisons portant les Nos 49 à 75, la boulangerie, où avait éclaté l’incendie, ainsi que ses dépendances n’étaient plus qu’une masse de flammes.Bientôt même, des hangars situés derrière les constructions flambantes, prirent feu eux-mêmes.Une conflagration étant à craindre, il fut résolu d’isoler l’élément destructeur dans son lieu d’origine, et le chef Chevalier, qui avait main haute sur toute la brigade rendue là, donna des ordres en conséquence.11 fut puissamment seconde par les sous-chefs St-Pierre et Gauthier.M.Mann arriva un peu plus tard.La lutte fut ardue, mais les pompiers réussirent finalement à contrôler l’incendie, non sans qu’il eût causé des dommages considérables.Plusieurs pompiers ont failli se faire tuer lorsque les cloisons intérieures s’écroulèrent faute de soutien.27 chevaux ont péri dans cet incendie qui a aussi détruit 18 voitures et deux camions Ford.M.Brosseau, le ppopriéitaire, était parti d’hier pour Toronto, et il ne connaîtra son malheur que dans quelques heures.Heureusement, aucune perte de vie n’est à enregistrer, et les ambulances des divers hôpitaux rendus là durent s’en retourner vides à leurs quartiers respectifs.D’après ce que nous a raconté M.Paré, le feu aurait pris dans un réservoir à gazoline affecté à l’usage des automobiles.De là, il se serait propagé rapidement aux édifices voisins.Tous les employés se préparaient à faire leur livraison quand le sinistre se serait déclaré, à 5 h.20.Les flammes s’emparèrent si inopinément de leur victime qu’aucun des porteurs de pain n’eut le temps de sauver son cheval et sa voiture.L’on croit que les pertes sont couvertes par les assurances ; cependant,» le ménage de M.Slevin, le locataire du No 49, Boyer, n’était pas assuré.Les autres victimes du sinistre sont les familles Brisebois .et Ar-cand.Les bâtisses subissent une perte totale.A PORTÉE D’ASSAUT DE LA LIGUE HINDENBURG Les Alliés en menacent maintenant une bonne partie à la suite de l’extension de la ligne anglaise au nord de la Scarpe — En arrière, c’est la rase campagne.LES REMISES PAR POSTE Nous demandons à nos amis et à ceux qui font affaire avec nous de nous faire tenir leurs remises de fonds par mandats poste ou bons postaux, payables à Montréal.Si l’on veut envoyer un chèque, nous demandons qu’on le fasse accepter payable au pair à Montréal et dûment timbré.Autrement, [’administration de vra déduire les frais de change de la remise et les débiter éi ceux qui nous auront envoyé de pareils chèques.Feu le juge Archambeault LA DEPOUILLE MORTELLE DU MAGISTRAT EST ARRIVEE .1 MONTREAL HIER.— RESOLUTIONS DE SYMPATHIE DU CONSEIL DU BARREAU ET DE LA FACULTE DE DROIT.A L’EXPOSITION DE SHERBROOKE (De notre correspondant) Sherbrooke, 2i — Des milliers de personnes arrivent tous les jours en notre ville pour visiter l’exposition qui s’est ouverte ici samedi dernier et qui promet déjà de remporter un beau succès.Les hôtels et les maisons de pensions ont fort à faire pour héberger tout le monde.Parmi les personnages distingués qui viendront à Sherbrooke à l’occasion de l’exposition on mentionne les noms suivants: sir Lomer Gouin, premier ministre de la province de Québec MM.J.E.Caron, ministre provincial de l’agriculture; Crcrar, ministre fédéral de l’agriculture; Walter G Mitchell, trésorier provincial et le Dr H.G.Béland.LE SEN.ROBERTSON À QUÉBEC (De notre correspondant) Québec, 27.— Le sénateur Ro bertson était à Québec, hier, et a rencontré une délégation des ouvriers du département de la marine qui a discuté avec lui leurs griefs.Le sénateur a déclaré que la question sera soumise au cabinet fédéral aujourd’hui, et qu’il y a lieu de croire que le gouvernement se ren cira aux demandes des ouvriers.Il exprimé l’opinion que l’échelle des salaires ici est peu élevée et que leurs demandes sont justifiées.On, s’attend à un règlement demain.(Service de la Presse associée) Avec l’armée anglaise, en France, 27 — L’extension de la ligne anglûi-se, au nord de la Scarpe, a amené les assaillants à portée d’assaut d’une bonne partie de la ligne Hindenburg, en arrière de laquelle est la rase campagne où le terrain et les chemins sont en excellent état pour le mouvement des chars d’assaut et des chevaux.Les Anglais ont progressé constamment, hier, en particulier sur la nouvelle partie du front, dans la région de Bapaume et sur chaque rive île la Somme.La résistance de l’ennemi a été de nouveau opiniâtre.Cependant, des indices conunencent à révéler qu’il livre des combats d’arrière-garde dans l’espoir de contenir les Tommies, jusqu’à ce qu’il puisse transporter son matériel de arrière.Aucune nouvelle division allemande n’a été identifiée dans les récents combats.La tactique du haut commandement ennemi consiste maintenant à laisser les divisins décimées livrer des combats d’arrière-garde et se faire tailler en pièces.Les éléments d’environ 30 divisions teutonnes, dont plusieurs ont très malmenées et décimées s’efforcent de contenir les Tommies.En arrière des lignes allemandes, on perçoit même des signes d’une plus grande confusion.Les compagnies de divers régiments sont placées presque n’importe où.L’effectif d’un grand nombre de ces compagnies est diminué au point de comprendre à peine 25 hommes.Le général Ludendorff a peut-être en tête quelque plan de résister en arrière de la ligne actuelle, et sauce ce qui! peut de soldats, dans cette intention.Il ne serait pas étonnant que l’ennemi eût l’intention d’opposer une vigoureuse Résistance sur la ligne allant au nord et au sud, par Péronne.De violents engage- LES OPÉRATIONS JiN ALBANtE Vienne, 2; par voie de Londres, 26.— Bulletin officiel d’aujourd’hui : •Notre attaque progresse avec succès, en Albanie.Après une lutte violente, hier, nous avoirs prise les positions italiennes à la culée de pont au nord de Fieri.Durant la poursuite qui s’en est suivie, nous avons traversé le Semeni.Nous avons aussi progressé dans les environs ùe Herat, et sur les monts Seloves.Nos aviateurs continuent à attaquer Avlona, à coups de bombes, -*- UN HYDROPLANE PÉRIT EN MER Washington, 2t.— Le département de la Marine, a annoncé aujourd’hui qu’un hydroplane et son équipage de 3 hommes ont péri a.u cours d’une collision avec une autre machine, au large de ITle de Feu, samedi soir.TOUT LOT qui n'est pas vendu dans le quartier Notre-Dame de Grâce ou dans le fameux “Lokeshore District" (Dixie.Dorral.Strathmore, Lake Breeae.Valois ou Lakeside), peut être obtenu à MOITIE PRIX an conn de la rente de notre 34e annirennire (flnUeant le 12 août), aux conditionii facile, ordinaire,.10 pour cent comptant et tS par moia.par emplacement à bâtir.Rien n’eit réserré.Ce sont de, Int, de choix, facile* d’accè,.grand,, cleré», bien nivelés, secs et amélioré,.2V4 «on, par pied carré, en montant.Tou, le, avantagea de la ville.Prêta à ceux qui.de bonne foi, veulent ae bâtir un chex aol, remboursable, comme loyer.Transport gratuit.Des autos sont A , l'arrivée dee trains aur rendet-vous.Le# plana et lea fascicules, chas les seuls agents < Marcil Trust Co.116 ru» St-Jacqu»s, Montréal.Administrateurs, Exéruteura - testamentaires, Fidéicommissaires.14 ans aana pert» pour noa clients.La dépouille mortelle de feu sir Horace Archambault, juge en chef de la province de Québec, est arrivée à Montréal, hier matin, à huit heures, à bord du “St.Lawrence Special”, et a été transporté à la résidence “Appartements Avenue des Pins", 276 avenue des Pins A TroistPistoles, dans le cortège qui transporta le corps du domicile de M.Siméon Lelièvre, à la gare, on remarquait MM.les juges L.P Pelletier et Carroll, M.Henri Gar neau, M.Chs.Gagné, avocat de Quebec, M, Aimé Marchand, M.Gonza gue Belzil, M.Fortin, professeur a l’école Normale de Rimouski, le Dr Godereau, de Québec; M.Léon D’Amour, M.Morency, le Dr Langlois et autres notables des 1 rois-Pistoles.Le Conseil du Barreau de Montréal a tenu, le 26 août 1918, une reunion spéciale relativement à la mort de sir Horace Archambault.A la suggestion de M.J.-®.nette, syndic, et de M.Henry-J.Elliott, trésorier; l’ordre du jour suivant a été adopté, avec pnere de le transmettre à la famille et de le publier dans les journaux : Le Conseil du Barreau de Montréal apprend avec la plus profom de douleur, la mort du juge en cher de la province de Québec.Sir Ho-race Archambault, comme baton nier général, president du Conseil législatif, doyen de la faculté de droit de l’Université Laval à Mont réal, s’est imposé au respect et a l’admiration de tous les avocats, par la courtoisie et le charme de ses manières, son tact, la honte de son coeur, surtout par la sûreté de son jugement, la profondeur et l’eten due de sa science.En marque de sympathie, le Barreau de Montréal déposera des fleurs sur la tombe de l’illustre défunt, et prie les membres de l’Ordre d’assister aux funérailles.Gustave ALABIN, Secrétaire du Barreau de Montréal.A une réunion spéciale tenue el lundi, 26 août 1918, la Faculté de droit de l'Université Laval à Montréal a adopté, à l’occasion de la mort de son doyen, sir Horace Archambeault, Tordre du jour suivant : La Faculté de droit apprend avec un profond chagrin la mort de son doyen, sir Horace Archambeault ; Par ses éminentes qualités, son esprit juridique, ses connaissances légales, sir Horace Archambault fait partie de la lignée des jurisconsultes qui ont honoré le Canada ; Procureur général, bâtonnier, juge en chef de la province de Québec, sir Horace Archambeault eut le constant souci de maintenir en les développant les institutions et les lois qui peuvent accroître le règne de la justice ; La Faculté de droit se rappelle, en particulier, l’enseignement qu’il a donné Ici durant plus de trente ans sur le droit commercial.Les nombreuses générations de juges et d’avocats qui en ont profité n’ou-blicront point la clarté, la méthode, la science qu’il apportait à ses leçons ; Cette Faculté, depuis qu’il en avait été nommé le doyen, bénéficiait de l’intérêt efficace qu’il porta toujours à l’instruction publique et surtout au progrès de l’enseignement supérieur ; Au nom de ses professeurs et de ses élèves, au nom de tous ceux qui s’intéressent à l’avancement du droit en terre canadienne, cette Faculté dépose sur la tombe de son ments ont eu lieu, hier, dans les environs de Péronne.Favreuil, juste au nord de Bapaume, a été pris, et les rues étaient rouges du sang des Allemands tués.L’ennemi s’était préparé à y lancer une contre-attaque, mais en marchant, de Test vert le village, ses troupes ont été prises sous le feu de l’artillerie anglaise.Les Anglais ont ensuite pénétre dans le village et capturé ce qu’il restait d’Allemands, 110 soldats et* 5 officiers.De Favreuil, les Tommies ont avancé à Test et au sud, encer clant davantage Bapaume.Des rumeurs non confirmées disent que des patrouilles anglaises ont opéré des reconnaissances dans Bapaume et sont allées à une bonne distance sans apercevoir d’ennemis Les obus anglais ont plu sur Bapau me, pendant plusieurs heures.Un grand nombre de prisonniers ne sont pas encore arrivés aux enclos.La nouvelle section du front de bataille juste au sud de la Scarr offre de grandes possibilités.L assaillants avancent vers Test, de chaque côté du chemin Arras-Cam-brai et ont dépassé Monchy-lejPreux et Wancourt.Ges points sont situés virtuellement sur la ligne Hin denburg.La pluie pendant la null n’a pas arrête la progression des Anglais qui opèrent maintenant sur un terrain ferme.La pluie a été au désavantage des Allemands, en particulier de ceux qui occupaient des cratères avec des mitrailleuses, car plusieurs des trous ont été transformés en fondrières.Dès que la pluie a cessé, force avions anglais se sont de nouveau élevés dans les airs et ont continué leurs attaques méthodiques contre les troupes ennemies.Des chars d’assaut se sont de nouveau distingués en amenant la chute de points difficiles où la concentration de mitrailleuses retardait l’avance de l'infanterie.AUTRES INCENDIES CET AVANT-MIDI LE FEU ATTAQUE UNE BUANDERIE ET UN CLOS DE BOIS —ON CROIT QUE DES MAINS CRIMINELLES OPERENT.Il doit y avoir, à Montréal actuellement, une bande organisée de malfaiteurs dont la spécialité est d’allumer délibérément des feux a tout propos., , , .Le département general des incendies croit que des mains criminelles ont causé les deux sinistres (iui se sont produits ce matin.La Montreal Family AV ashing Lo., 545, des Erables, a passé au feu cet avant-midi.Aussitôt l’alarme donnée, les pompiers des postes Nos lu et 19 se rendirent immédiatement sur les lieux et, avec l’aide de deux boyaux, parvinrent à enrayer 1 incendie avant que les dommages fussent trop considérables.Le chef Favreau avec ses hommes venaient à peine de répondre à une autre alarme, non loin de la, quand il vit de la fumée qui montait en spirales vers les deux.Aussitôt il se dirigea, avec sa brigade, vers l’endroit indiqué et sous sa direction les pompiers parvinrent à matriser l’élément destructeur.L’autre incendie à enregistrer est celui qui est survenu chez M.Depel-teaux, rue Ontario, près (Parti)enais.Le feu avait pris dans du bois de menuiserie qui était dans la cour de cette compagnie.Les pompiers du poste No 16, chef Favreau, se rendirent en toute hâte vers l’endroit indiqué et mirent rapidement les flammes sous contrôle.VOL.IX.— No 202 VIENNE RÉCLAME DES SUCCÈS ¦] BER AT ET LA VILLE DE FIERI, E\ ALBANIE AURAIENT ETE REPRIS par les autre CHIENS._______________ ( Vienne, 26, via Londres, 27.— En Albanie, les troupes autrichiennes ont repris Beraj et la ville de Fieri, près de l’embouchure du Semeni, dit le bulletin officiel d aujourd’hui.Les Italiens ont subi de lourdes pertes en hommes et en matériel.Vroici le texte dù bulletin : Nous avons repris Fieri, hier (dimanche), après de sanglants combats, de maison en maison.Subséquemment, nous avons pris Herat et peu de temps après, les Italiens ont été délogés des hauteurs de Spc-ragi et de Senja.Les pertes des Italiens en hommes et en matériel, sont lourdes.Sur le haut Devoli, nous avons consolidé davantage nos succès.BULLETIN DE ROME.Rome, 27.— En Albanie, dans la région des rivières Semini et Osum, apres avoir tenu en -cchec des forces supérieures, pendant plusieurs jours de combat, les troupes italiennes se sont repliées sans être haras- ¦ sees, sur des positions préparées, dit un bulletin officiel publié, aujourd’hui.l.es Autrichiens ont essuyé une sanglante défaite, le 21 août et n’ônt pas renouvelé leurs attaques, depuis.CANADIENS FRANÇAIS DÉCORÉS Londres, 27.—- Parmi les officiers canadiens qui viennent d’être décorés de la croix militaire pour hauts faits d’armes au front, on remarque les noms des lieutenants Gérald Cloutier, de Montréal, et Henri Lemesurier, de Toronto ; Donald Gwyn, John Ramsden, George Criuksbank, Herbert Cunningham, également de Toronto, ainsi que plusieurs autres.LES MÉDECINS DU , CORPS SIBERIEN Kingston, Ontario, 27.— Le lieutenant-colonel Gardiner, a annoncé que les médecins du 3e district militaire qui doivent servir dans le con tingent sibérien, ont été choisis.Ce sont les docteurs Hendry Connell,,!.H.Munroe, J.A.Lalonde, S.J.R.Horne, J.Sharpe et F.S.Tisborne.Tous ont reçu Le grade de lieute-nânt.La date de leur départ n’a pas été désignée.dre a causé des dégâts considérables.Le tonnerre a mis le feu aux bâtiments de M.Pierre Richard, cultivateur du haut du village.La grange et le foin qu’elle contenait et Tétable ont été brûlés de fond en comble.Tout a été consumé en une heure.DEMANDE DE CONGÉ POUR FINS RITUELLES Me Percy Ryan a fait une requête auprès des autorités militaires pour en obtenir un congé de quinze jours à partir du 5 courant en faveur de cinq de ses clients de nationalité juive: Cutler Lerner présentement à Val-Cartier, Blanshary, Garkain Strulovitch, conscrits à Montréal.Le demandeur allègue que les commandants avaient permis à ces jeunes gens de faire leur religion.Les grandes fêtes juives, dont celle de l’expiation, ont lieu en septembre.D’ailleurs, Me Ryan.a cinq causes d"habeas corpus’ pendantes en Cour supérieure pour ces mêmes individus.UN RUSSE VEUT SE FAIRE LIBÉRER A la demande de Me Bisaillon, la cause de M.Rumonoscos, vs les autorités militaires a été remise au 20 septembre.11 s’agit d’un _ “habeas corpus”.Le requérant allègue qu'il est sujet russe et que T arrêté ministériel du 20 avril est insconstitu-tionnel.MISSIONNAIRES POUR LA CHINE Ce soir, 27 août, par le train du €.P.R.partent pour A’ictoria Vancouver) d’où ils s’embarqueront sur un bateau japonais pour Chang-hai (Chine), six missionnaires jésuites.Ce sont les PP.Guérault, de Pru-weld, Lefebvre (venant de France), les FP.E.Goulet et P.Gagnon (de Montréal) et le !P.L.Tsang (un Chinois, qui a fait toutes ses études en France).COMMANDANT MIS A PIED (Service de la Presse Associée) Amsterdam, 27.— Le premier ministre, M.Sviahufvud, a destitué le commandement suprême de l'armée, en Finlande.A’oilà ce que le “Kreus Zeitung”, de Berlin, dit ap prendre d’Helsingfors.Le général AVilkman a été nommé conimantlant de l’armée finlandaise.On ajoute que ce changement n’affecte pas le colonel Tlieseloff, commandant en chef des forces de terre et de mer.-»- FILLETTE TUÉE PARLA FOUDRE Québec, 27.—Au cours d’un orage électrique, à St-François de Mont-magny, une jeune fille de 16 ans, Bernadette Théberge, fille de M.Pierre Théberge, a été tuée par la foudre.La foudre a aussi détruit de fond en comble une grange ap partenant à M.Philippe Guille mette.A St-Grégoire de Nicolet, la fou- Le temps qu’il lait ailleurs.ACCUSE DE FRAUDE Ottawa.26.— J.Zivian, ancien secrétaire, qui fut expulsé récemment de la Great AA’ar A’eteran Association a été mis sous arrêt à Gana-noque, à la demande des autorités policières locales, et sera ramené à Ottawa par le détective Tissoel, qui est allé le chercher à Gananoque ce matin.L’accusation portée contre Zivian sera d’avoir obtenu frauduleusement chambre et pension de la Cecil Hotel Go, pour un montant de $151.45.ACCUSÉ DE VOL D’UNE AUTOMOBILE René Dorion, alias Lorion, a comparu devant le magistrat Cusson en Cour de comparution.Il s’est reconnu coupable à T accu s at ion d’avoir volé une automobile, valant $500, propriété de AI.Geo.AVoods.11 devra subir son procès en Cour des sessions.LES CHINOIS SE DISENT INNOCENTS Lee Sum et Lee A'ou, 113 rue Clarke, arrêtés par les détectives Finel et Morin, pour avoir eu de Popium en leur possession, ont nié leur culpabilité devant le recorder, ce matin.Leur cause reparaîtra sur la liste le 3 septembre prochain.?regretté doyen, l’expression de ses vifs regrets.?C’est U service: qui compte N«s nombreux clients en sont satisfaits.Vous le serez vous aussi.Vos m travaux d’impressions de la simple carte d’affaires au catalogue le plus volumineux, Confiez-les à des experts en art typographique.Nous possédons un atelier complet, pour la production de plaquettes, brochures, livres, etc.Notre personnel est composé d’experts en rédaction, en traduction, en composition.Nos prix sont bas.Estimés fournis gratis sur demande.L’Imprimerie Populaire omm») Editrice du “Devoir” et du “Nationaliste” 43, RUE SAINT-VINCENT.t ?4* Toronto, 27.— Dés averses avec tonnerre sont tombées dans tonte la vallée de TOutaouais et du Saint-Laurent, jusqu’aux (Provinces (Maritimes.Il a aussi plu dans la plus grande partie des provinces de l’Ouest.Lacs et Baie Géorgienne.—Vents modérés et frais de Test, beau et généralement frais.Mercredi beau et température stationnaire ou plus élevée.Arallée de TOutaouais et du St-Laurent.—Vents modérés.Généralement frais aujourd’hui et mercredi.Golfe et rive Nord.— Vents modérés et frais du nord et de Touest.Beau et frais aujourd'hui et demain.Provinces Maritimes.— Vents frais de Touest et du nord-ouest.Beau et un peu plus frais.Mercredi, vents modérés, beau et frais.Lac Supérieur.— Vents du sud, frachissant, beau aujourd’hui; averses demain.Manitoba.— Vents frais du sud à Touest et du nord-ouest, averses locales mais généralement beau ; plus frais cette nuit.Mercredi, beau et plus frais.Saskatchewan et Alberta.Quelques averses locales aujourd’hui mais généralement beau et frais ; quelques gelées hlanches au cours de la nuit.Mercredi, beau et frais.RELEVE DU THERMOMETRE Max.Min.Victoria .50 Galgary .80 46 Winnipeg 60 White River .62 30 Sault Ste-Marie .66 50 Toronto .85 55 Kingston .84 54 46 Ottawa .82 iMSntréal .78 56 Québec .76 48 St-.Iean, N.B.58 Halifax .70 64 Où acheter demain ' (Enregistré conformément à la loi du Parlement du Canada, par L.-P.Deslongchamps, au ministère de l'Agriculture.) cm SATISFACTION — OU REMBOURSEMENT Il est peu de merciera qui fassent ' toutes leurs ventes sujettes à la con- I dition expresse que si un client n’est pas satisfait le plein montant de son achat lui sera remboursé.Tous les achats que vous faites che* Case — depuis un simple faux-col Jusqu’au complet le plus dispendieux — sont sujets à cette condition.Et chez Case on parle français.507 rue Sainte-Catherine ouest COMMANDEZ VOS VINS DE BORDEAUX CHEZ MOQUIN FRERES Les prix sont encore abordables St-Estèphe, le gai.2.00 Médoc, le gai.2.25 St-Julien, le gai.2.50 Commandes remplies sans délai.MOQUIN FRÈRES, 120 RUE SAINT-DENIS Angle Dorchester Tel.Est 1682 - 47.55.Décès AHCHAMBAULT.— A Trois-Pistoles, le dimanche, 25 août 1918, à l’àge de 61 ans, est décédâ sir Horace Archambault, juge en chef de la Cour d’appel.Le service funèbre aura lieu mercredi, le 28 courant.Le convoi funèbre partira de la résidence mortuaire, “Appartements Avenue des Pins”, 276 avenue des Pins, h 9 heures, pour se rendre à l’église Notre-Dame, et de là au cimetière de la C6tc des Neiges, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.DECES A MONTREAL BARRIERE Fabiola Piché, ÜO ans, épouse d’Omer Barrière, gérant, chemin Lasnlle, 85A.BOUDREAU, Edouard, pointeur, 54 ans, rue Rlelle, 12.CHEVIER, Joseph Aldérlc, peintre, rue Beaubien, 153.CHARBONNEAU, François, 74 ans, cordonnier, rue Lahelle, 21.DUMOUCHEL, Jean Paul.1 an, enfant de Jean Dumouchel, gérant, rue Christophe Colomb, 123.DL’CHAHME, Joseph, 16 ans, fils d’Auguste Ducharme.rue C.hnmbly, 696.DESJARDINS, Zéphlrlne, 58 ans, rue Stc-C.a-therine Est, 662.HETU, Donatien, 29 ans, commis, rue Ontario Est.793.LECLERC, Elisa Perreault.29 ans, épouse d'Alphonse Leclerc, rue Letang, 3312.LAURIN, Alexandre, 55 ans, Journalier, rue Ropery 212.LA VERDURE, Cécile, 5 mois, enfant d’Emile Lnverdure, employé civil, rue Panel, 282 LA PIERRE, Florence, 1 an, enfant de Benjamin Lapierre, tailleur, 13, 4ème avenue, Verdun.PELLETIER, Achille, 53 ans, Journalier, rue St- (iermain, 133.PERREAULT, Louis, 49 ans, forgeron, rue Kent, 52.SENECAL, Béatrice Durocher, 32 ans, épouse de Joseph Sénécal, forgeron, rue Lusignan.5A.L’AUTO-STROP aiguise ses propres lames et partant, c’est le rasoir le plus économique et le plus pratique, à la fois.Essai gratuit pendant 30 jours, à nos frais.eJ.-II.Robert 1185 RUE ST-DENIS Angle Mont-Royal Cinéma PASSE-TEMPS Cinéma MARDI, MERCREDI Production Artcraft.Mary Ftckforri dan, ion récent auccâ, HOW COULD YOU, JEAN Comédie Luke.Ciné-Journal.JEUDI, VENDREDI — PROGRAMME DOUBLE Earl William ét Grace Darmond dans “LA FILLE DE LA MAISON” Jack Picford et Louise Tluff dani "SANDY" VENTE DE FIN DE SAISON Notre rabais de 20% se terminera le 31 août RT SANS RESERVE MERCERIES — CHAPEAUX — HARDES FAITES S.A.de LORIMIER 34 OUEST.RUE NOTRE-DAME. \UL.IX.— No 202 MONTREAL, MARDI 27 AOUT 1918 n CALENDRIER DEMAIN, MERCREDI, 28 AOUT 1918 S.AUGUSTIN, EVEQUE.CONF.ET DOCT.Lever du soleil, 5 heure* 17.Coucher do soleil, 6 heures 42.Lever de la lune, 10 heures 20.Coucher de 1s lune, 1 heure 23.Nouvelle lune, le 5 septembre, à 5 heures 50 minutes du matin.* ©BfMIIÉffc® s’H&URlE ;»?DEVOIR Toutes les nouvelles par nos rédacteurs, nos correspondants et les services de dépêches du monde entier ' DEMAIN FRAIS MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd’hui maximum Mémo date l’an dernier .Aujourd’hui minimum .68 BAROMETRE 8 heures a.m.f 30.14 ; 11 heures 80.15 ; 1 heure p.m.» 30.16.a.m., LES KA!S SONT A BAPAilME Londres annonce officiellement que les troupes britanniques sont établies dans le faubourg septentrional de cette ville — Les Français font 1100 prisonniers, ce matin, et hier ils se sont emparés de deux des plus forts retranchements de Roye.M.G.J.DOHERTY IRAIT A LA COUR SUPREME Il y remplacerait sir Charles Fitzpatrick et celui-ci deviendrait lieutenant-gouverneur de la province de Québec — Sir P.-E.Leblanc démissionnerait pour cause de santé.La rumeur s’accrédite de plus en plus, dans les cercles politiques bien informés, et des gens qui touchent de près aux personnes mentionnées la confirment, — que sir Charles Fitzpatrick deviendrait sous peu lieutenant-gouverneur de la province de Québec en remplacement de sir P.-E.Leblanc, titulaire actuel, qui démissionnerait à cause dé son état de santé; sir Charles Fitzpatrick aurait pour remplaçant à la Cour suprême, M.Doherty, le ministre actuel de la Justice, désireux de sortir de la politique.Cette nouvelle a circulé il y a quelques semaines, sans être démentie, et elle reprend de ce temps-ci un regain d’actualité.M.LUCIEN CANNON REPOND À M.ROWELL “Si le gouvernement a l’intention d’appeler d’autres hommes sous les drapeaux, dit-il, il ne peut le faire sans l’assentiment de la Chambre.” “SOUSCRIPTION ÉQUITABLE” LE COMITE DE SALUT PUBLIC, POUR DEFRAYER LES DEPENSES DE LA COMPAGNIE CONTRE LE TRAMWAY, DEMANDE AUX ECHEVINS DE LUI ENVOYER $25 “OU PLUS".Un groupe de contribuables qui «’intitulent: “Comité de Salut” pu blic viennent de faire tenir aux échevins la lettre suivante : “Comité de Salut Public, Chambre 17 Immeuble la ‘Tresse”.23 août 1918.“Cher monsieur, “Le comité de propagande et de souscriptions du Comité de Salut Public a résolu de faire appel à tous les échevins de la ville de Montréal de Montréal pour qu’ils contribuent aux frais de la campagne entreprise en faveur de la sauvegarde des droits du peuple dans l’affaire des tramways.“Comme souscription individuelle, la somme de $25, ou plus, a été suggérée comme équitable et pouvant être très utilement employée.“Vous pouvez, si vous êtes en faveur de la campagne, faire parvenir cette somme de $25, ou plus, au trésorier du comité, M.Henri Bertrand, à la “Presse”.“En revendiquant la sauvegarde des droits des citoyens dans cette affaire du Tramway, c’est toute la question des droits du peuple qui est soulevée, et, principalement celle de son droit de se faire représenter, entièrement et librement, par ses mandataires, régulièrement élus par lui — c’est-à-dire par vous — dans toutes les questions où ses intérêts sont en jeu.“Vous êtes, comme représentant du peuple, fortement intéressé au but que nous poursuivons.“Dans l’esprit du comité, la lutte n'en est qu’une pour le triomphe définitif et complet des droits du peuple dans tous les domaines où ses droits ont été méconnus, oubliés ou spoliés.Pour le comité.(Signé) A.COTE, Secrétaire.” L’INSPECTION DES ABATTOIRS.M.Ernest Décary, président de la commission administrative, a déclaré, ce matin, aux courriéristes municipaux que le rapport de M.R.P.Bennett sur l’inspection qu’il vient de faire des abattoirs, ne pourrait être rendu public que dans deux jours.Un haut fonctionnaire fait remarquer que cet expert new-yorkais n’est nullement attaché au bureau de recherches municipales de New-York “ M.Bennett, dit-il, est l’ingénieur en chef d’une des plus grandes compagnies américaines qui s’occupent exclusivement de l’installa et du fonctionnement des appareils employés dans les usines d’équarrissage.” Un citoyen très au fait de l’industrie de l’équarrissage dit qu’il ne croit pas que M.Bennett conseille à la ville de forcer la compagnie à déménager tous ses fon-doirs en dehors de la ville.“ Il faut faire une distinction, observe-t-il, entre les fondoirs destinés à traiter les déchets et ceux dans lesquels ont détruit les animaux morts.Ce sont ces derniers qui devraient être situés en dehors des limites de la ville et non les autres : les fondoirs à déchets sont aussi nécessaires à une usine d’é-quarissage que des vespasiennes à nos résidences privées ; aussi est-ce la raison qui me porte à croire que M.Bennett ne conseillera jamais à la ville de les faire disparaître.” MALADIES ET DECES Voici les dernières statistiques des maladies contagieuses et des décès (semaine du 24 août) Maladies Cas Décès Diphtérie.8 • 2 Scarlatine.7 0 Typhoïde.7 1 Rougeole.4 0 Varicelle.1 0 Coqueluche .35 4 T uberculose, .36 30 Ervsipèle.1 0 Par.inf.1 0 Totaux.100, *37 Le nombre des décès, au cours de la semaine dernière, a été de 252 personnes dont 134 enfants au-dessous de 5 ans.CONVOCATIONS Le personnel attaché à la rédaction du Canadian Municipal Journal vient de convoquer pour demain après-midi et demain soir, à l’hôtel Freeman, une assemblée dans le but de discuter la question relative à la nouvelle administration municipale, es lettres d’invitation ont déjà été envoyées à plusieurs maires des municipalités environnantes, aux membres du conseil de Montréal et aux journaux.M.Oscar Morin, C.R., ministre adjoint du ministère des affaires municipales dans le cabinet provincial, sera présent.LE MAIRE REFUSE.Nous apprenons que Son Honneur le maire Martin a refusé de signer les règlements relatifs à l’emprunt de $4,000,000 destiné à payer les dettes de la défunte municipalité de Maisonneuve.—M.E.W.Villeneuve tiendrla sa nouvelle assemblée, jeudi soir prochain, dans la salle du marché de Maisonneuve.—L’ancien maire H.A.Ekers était de passage, ce matin, à l’hôtel de ville.Londres, 27.— Les troupes anglaises sont établies dans le faubourg septentrional de Bapaume, dit le bulletin officiel d’aujourd’hui.Elles ont passé à travers Montauban, à 3 milles au nord de la Somme, et capturant le bois près de ce village ont atteint Longueval.Les troupes australiennes ont accompli une progression substantielle vers Dompierre, au sud de la Somme, et à l’est de Susanne, au nord de la rivière.Les Anglais progressent vers Beu-gnàtre, à 2 milles et demi au nord-est de Bapaume.De violents combats font rage dans la région de Croisilles, plus au nord.Depuis mercredi dernier, les Anglais ont 21,000 prisonniers.Voici le texte du communiqué: De violents combats ont eu lieu sur le vieux champ de bataille de la Somme, entre Maricourt et Bapaume, et aussi au nord de cette dernière ville, hier après-midi et hier soir.L’ennemi a dirigé maintes contre-attaques en force, subissant de grandes pertes du fait de notre tir, mais incapable d’arrêter notre progression.Des troupes anglaises et galloises ont passé à travers Montauban et ont avancé le long de la crête de la hauteur, capturant Haut-fBois et atteignant Longueval.Dans ce dernier village, nous avons été violemment contre-attaqués et refoulés vers Bazentin-le-Grand et Haut-Bois.Sur cette ligne, nous avons brisé l’attaque de l’ennemi, et avançant de nouveau, nous nous sommes établis à une bonne distance à l'est de Haut-tBois.De bonne heure, dans la soirée, nous avons repoussé par notre fusillade une seconde attaque de l’ennemi avant qu’il ait atteint notre position.Au nord de Haut-Bois, l’ennemi a dirigé 2 contre-attaques dans le voisinage de Ligny et Thülois, repoussant nos troupes avancées de quelque 400 ou 500 verges.Puis, son infanterie a été arrêtes et refoulée.A Bapaume.après de furieux combats, les Néo-Zélandais ont pris pied dans le faubourg septentrional de la ville.Plus au nord, les troupes anglaises ont progressé vers Beugnatre.Nous avons pris part à de rudes combats, dans les environs de Croi silles.A la droite du front de ba taille, les Australiens ont continué leur avance de chaque côté de la Somme et ont accompli une progression substantielle vers Dompier re, et à l’est de Susanne.A la gauche du front de bataille, les Canadiens ont capturé hier la hauteur à l’est de Wancourt et se sont établis à l’est de Guemappe.Au nord de la Scarpe, les troupes écossaises ont renouvelé leur attaque, hier soir, et ont fait une avance substantielle vers Plouvain.Les prisonniers faits edpuis le 21 août au matin, dépassent 21,000 hommes.AVANCE DES FRANÇAIS Paris, 27.— Les troupes françai ses ont avancé, ce matin, clans la région de Saint-Mard, au sud-ouest de Roye, après avoir repoussé plu sieurs contre-attaques de l’ennemi, dans ce secteur, mande le communiqué officiel d’aujourd’hui.Elles ont fait 1,100 prisonniers, y compri-2 commandants de bataillon.A l’est de Cagneux, au nord de l’Aisne, les Français ont avancé leur ligne d’environ trois quarts de mille.Ils ont repoussé des contre attaques allemandes, dans cette ré gion.Voici le texte du bulletin : Au sud de l’Avre, les troupe françaises ont accentué leur pro gression, ce matin, dans la région de Saint-Mard, après avoir repoussé nlusieurs contre-attaques ennemies Nous avons fait plus de 1,100 pri sonniers durant ces combats, parmi lesquels 36 officiers, dont 2 commandants de bataillon.Entre l’Oise et l’Aisne, les contre attaques allemandes, à l’ouest de Chatigny, _ ont avorté, hier soir, Trente prisonniers sont restés entre nos mains.Dans la région à l’est e Bagneux, nogs avons avancé notre ligne d’environ 1,200 mètres.Durant la nuit, de vifs cluels .d’artillerie ont eu lieu entre l’Ailette cl l’Aisne.ROYE EN GRAND DANGER Avec l’armée française, en France, 27.— Avançant clans l’eau qui leur allait à la ceinture, dans les marais le long de PAvre, et chargeant les servants des mitrailleuses ennemies qui restaient à leur poste jusqu’à la mort, les troupes de la troisième année française ont capturé deux des plus forts retranchements de Roye, hier.Elles ont fait aussi 600 prisonniers et un butin important, y compris un grand nombre de mitrailleuses.La première attaque a été dirigée contre le village de Fresnoy, à 2 milles et demi au nord de Rcfye, où les Allemands avaient rétabli ci renforcé les vieilles fortifications rie 1914-1917.Après une brève préparation d’artijleric, l’infanterie a pris la position d’assaut.Fresnoy était le centre de la résistance de l’ennemi, autour de Roye, et les Allemands s’y étaient maintenus contre des assauft antérieurs.C’esl de là qu’ils ont lancé des contre- attaques, pour enrayer l’offensive française.Les Français se sont portés à l’attaque simultanément au nord et au sud, et avec un tel élan, que l’ennemi a été écrasé, bien qu’il fût au fait de l’imminence de l’attaque.Les Français ont fait 400 prisonniers.Le village de Saint-Mard, sur le terrain marécageux le long (le l’Avre, au sud de Roye, est tombé aux mains des soldats du général Dcbeny, après une lutte violente, hier après-midi.eL combat s’est engagé par une lutte opiniâtre autour des culées de pont.eLs Allemands se sont efforcés désespérément de reprendre les ponts, mais ont été refoulés par les Français qui étaient dans l’eau jusqu’à la ceinture.A Saint-Mard et à Fresnoy, les mitrailleuses ennemies n’pnt été réduites au silence qu’à la mort de tous les servants.Les Français ont investi Roye, au nord, au sud et à l’ouest, et les Allemands n’y tiennent que faiblement.Le succès remporté par les Français en passant a travers les vieux retranchements et l’avance croissante des Anglais, au nord, accroissent la menace contre toute la ligne Chaulnes-Roye qui peut se rompre à tout moment.ON SE BAT AUTOUR, DE BAPAUME Avec l’armée anglaise, en France, 27.— Les troupes du fekl-maré-chal Haig avancent aujourd’hui de chaque côté de la Scarpe et au sud de Bapaume.Ailleurs, sur le front anglais, la progression se continue, aussi.De violents engagements ont fait rage à Longueval et dans :es positions adjacentes où l’ennemi a lancé une violente contre-attaque avec des troupes fraîches amenées spécialement de Sedan, dans ce dessein.Devant cette contre-attaque, les nglais se sont repliés à la lisière de Longueval.Dans le cours de la nuit, disent les rapports, les Néo-Zélandais ont progressé autour de Bapaume, au nord, et ont atteint la voie ferrée juste au nord du chemin Bapaume-Cambrai.Les Allemands opposent une résistance opiniâtre dans le voisinage de Thilloy, au sud de Bapaume.On a reçu des lignes avancées des rapports disant que les patrouilles anglaises ont de nouveau pénétré à la lisière de Bapaume et que des engagements ont eu lieu dans les rues, entre les Anglais et les Allemands à l’extrémité de la ville.Les Anglais ont pénétré dans La ligne Hindenbourg, à un point à l’est de Heninnel, entre Bapaume et la Scarpe, et l’on s’y bal avec fureur, dit-on.On rapporte que les lignes avancées des Anglais sont maintenant à l’est de Monchy-le-Preux.L’arrière-garde ennemie combat pour conserver un pied à Pelves, sur la rive méridionale de la Scarpe, les Tommies étant parvenus à la lisière du village.Au nord de la Scarpe, les Anglais progressent de chaque côté du chemin menant à Douai.2,000 ALLEMANDS PRISONNIERS Paris, 27, (Agence Havas).— Dans leur avance dans la région de Monchy-le-Preux, hier, les troupts anglaises ont fait plus de 2,000 prisonniers, rapportent les journaux, ici.Sur un front de 6 milles, au sud de la Scarpe, les Anglais ont progressé sur une profondeur maximum de 2 milles et demi.Des gains importants ont été réalisés autour de Bapaume et de Croisilles, les centres de la résistance de l’ennemi, entre l’Ancre et la Scarpe.Il ne reste pas d’Allemands à Bapaume, mande le correspondant du Matin au front anglais.Il ajoute que des patrouilles ont pénétré cîans les ruines qui marquent le point avancé où l’ennemi massait auparavant ses troupes.Les journaux ne croient pas que les Allemands soient capables de tenir à Roye, bien longtemps, en dépit des énormes sacrifices qu’ils ont faits pour s’y cramponner.DES RENFORTS A L’ENNEMI Avec l’armée française, en France, 27.—Les soldats allemands de retour de captivité en Russie, ont commencé à arriver sur le front occidental, a-t-on appris de prisonniers capturés dans les récentes batailles.Cent de ces hommes revenus en Allemagne par l’Ukraine ontt été envoyés à une division de réserve ; 18 ont déserté avant la sortie d'Allemagne du détachement et 3 ont sauté à bas du train.Les autres sont parvenus à destination en réfractaires.Tous les prisonniers de cette division s’accordent à dire que les hommes revenus de Russie constituent la plus mauvaise qualité de renforts.Ils sont non seulement grognons, mais se rebiffent ¦aussi devant la discipline.BULLETIN DE BERLIN Berlin, 27.— Le bulletin supplémentaire publié hier soir, dit: Les attaques des Anglais se sont étendues au nord de la Scarpe.De chaque côté de Bapaume et au nord de la Somme, de vigoureux engagements ont eu lieu.Somme toute, les attaques de l’ennemi ont échoué.A quelques points, les contre-attaques suivent encore leur cours.Nous avons recapturé Montauban et Longueval qui avaient été temporairoaient perdus.Entre la Somme et l’Oise, sauf des engagements locaux au nord de l’Avre, la journée a été plus calme.Des engagements partiels tant eu lieu au nord de l’Aisne.EFFORT DESESPERE DES ALLEMANDS Avec les armées françaises en France, 27.— Force troupes allemandes ont fait un effort désespéré pour déloger les Français des Hauteurs entre Juvincy et Crecy-au-Mont, hier.La première division de la garde, amenée de la région de Charlesville, a dirigé l’attaque., D’abord, les poilus ont cédé un peu du terrain entre le pont Saint-Mard et Orme-de-Montecouve.Puis ils ont brillamment contre-attaqué l’ennemi, et n’ont pas seulement recouvré leur ancienne position, mais ont de plus accompli une légère avance, occupant une ligne plus à l’est et progressant dans le bois Domaine.Plus tard, dans la soirée, l’ennemi a lancé plusieurs attaques contre la nouvelle ligne française, mais a été repoussé dans des combats de la plus grande violence.Le champ de bataille était jonché de cadavres d’Allemands.POUR MÉNAGER ___L’OPINION LES EXPERTS DE GUERRE TACHENT DE DECOUVRIR TOUTES SORTES D’EXPLICATIONS ENCOURAGEANTES A LA SITUATION MILITAIRE ACTUELLE.Amsterdam, 27.— Les experts de guerre allemands sont à la torture pour expliquer la présente situation militaire sur le front occidental.Deux fois pat jour, les communiqués annoncent de victorieuses contre-attaques du général Ludendorff, mais un simple regard sur la carte montre aux gens que les places prises sont à quelques milles à l’est.Cela, dit l’expert du Hambourg Nochrichten, est un mauvais signe pour l’ennemi, parce qu’il tente vei-nement de percer la ligne allemande.Alors il substitue la longueur des avances à leur profondeur.Il ajoute qu'une poussée des Allemands vers Amiens eût désorienté les Alliés.Les pertes de terrains constituent des gains pour les Anglo-Français.En réalité, ils recouvrent leurs pertes antérieures.Ces sophismes font partie d’un plan d’information militaire depuis les combats victorieux aux abords de Reims et l’inutilité des efforts pour épuiser les réserves des Alliés.Ce n’est plus une lutte pour la conquête de tranchées mais de secteurs entiers, dit ce critique, et le devoir de l’état-major est d’enrayer l’avance alliée au delà de ces secteurs.Il nie au maréchal Foeh un succès stratégique.La bataille, à son avis, sera longue.11 déclare qu’il aura dans quelques jours besoin d’espace, comme il a déjà perdu des bataille, au nom de la stratégie.Le critique trouve les pertes énormes.M.Schuermann, dans le Nord-deutsche Allgemine Zeitung, opine que les gains franco-anglais sont plutôt des pertes et se moque des pauvres Américains qui ont cru venir faire la pafx, et se trouvent maintenant pris dans un combat ciui menace d’être long et pénible.Ce leur sera un grand désappojnte-nlent.LtoM» Ta Rhenish Wesphalian Tïazetle, Von Osten emplit une colonne “d’espoirs justifiables” de l’inflexibilité de la ligne allemande.Cependant, corrige-t-il, la bataille est longue, et la supériorité en hommes et en matériel de l’adversaire est très considérable.-«- CORPS AÉRIEN POUR PROTÉGER NOS CÔTES (De notre correspondant) Ottawa, 27.— On annonce que le gouvernement a clésigné aujourd’hui les noms des officiers du nouveau corps naval aérien qui sera chargé de défendre les côtes canadiennes contre les sous-marins.Le commandant Cull est un officier de marine et d’aviation anglais qui nous est rèté à ces fins par la mère-patrie.Viennent ensuite un major et trois lieutenants dont l’un est canadien-anglais.Ce service sera organisé et mis à l’oeuvre immédiatement.NAVIRE COULÉ .PAR MEGARDE New York, 27.— Un vapeur a pris pour un sous-marin un bateau amé ricain de la flotte de croisière, a tiré sur lui et l’a coulé, au large de l’île de Feu, à 2 heures, ce matin.On rapporte que 18 hommes de l’équipage du bateau ont péri.On a amené, ici, 8 blessés.Le bateau était un yacht de faible tonnage.Les survivants blessés, recueillis par un destroyer améri eain, ont été transportés sur un na vire-hôpital, à leur arrivée, ici.Le vapeur cpii a fait feu a disparu dans l’obscurité et on n'a pas établi son identité.(Servie* particulier’» Québec, 27.— Dans une lettre ouverte publiée ici, M.Lucien Cannon, député de Dorchester, répond à une récente lettre de M.Rowell qui, à son tour, répondait à une lettre à lui adressée par M.Cannon et le capitaine Power, député de Québec sud, sur la question de la conscription.La lettre d’aujourd’hui dit que si le gouvernement a l’intention d’appeler d’autres hommes sous les dra-peauxè, il ne peut le faire sans Tas-sentiment de la Chambre.“Je regrette, dit M.Cannon, que votre réponse ne donne pas un exposé clair, précis, catégorique, de la politique du gouvernement sur cette question des renforts.Vous dites, en termes catégoriques, que dans notre seul district (Québec) il y a 10,000 déserteurs.où avez-vous obtenu la preuve de cette assertion ?Pour plaire à Vâme orangiste, vous insultez gratuitement toute notre région.Ce que LES IMPRESSIONS DE M.MEWBURN LE MINISTRE DE LA MILICE DIT QUE SON VOYAGE A ETE FATIGANT.MAIS INTERESSANT.— ELOGE DE NOTRE ARMEE.Ottawa, 27.— Le major-général S.C.Mewburn à son arrivée au Canada a fait la déclaration suivante: “Je reviens d’un fatigant, mais intéressant voyage outre-mer.La visite de nos troupes au front m’a laissé de fécondes impressions.Notre armée est pleine de confiance.Je désire faire connaître au peuple canadien les opinions des lieut.-gén.Currie et Turner qui déclarent que l’arrivée incessante des renforts a été le principal facteur du bon moral de nos troupes et de leur récente victoire du 8 et du 9 août.“Nous savons tous, m'a-t-il écrit, qu’en vous nous avons un ministre déterminé à nous aider.Envoyez-nous des hommes et nous ne faillirons pas.La cavalerie s’est taillé une bonne réputation.Les officiers en charge de Ten-trainement des soldats n’ont que des éloges pour leur ardeur.La plupart sont des conscrits.Avant de quitter l’Angleterre, j’ai vu plusieurs soldats du C.O.T.C., qui commençaient des cours pour obtenir des commissions.J’ai passé, dit le ministre de la milice, de longues heures à discuter avec M.Edward Kemp.Aidé par le lieut.-gén.Turner, il a acquis une connaissance compréhensive de la situation militaire.De grands changements se sont faits.L’état-major est composé d’officiers qui sont tons allés au front.Je crois que ma visite contribuera à la coopération entre le Canada,* l'Angleterre et la France, avec, comme fin, l’armée canadienne.A Londres, M.Edward Kemp tâche de diminuer els dépenses en rendant plus effective la direction militaire.S.C.Newburn loue le général Currie de son habileté et déclare les succès alliés dus en grande partie à l’unité de commandement.vous dites là n’a pas d’autre fondement que votre opinion personnelle.Tout homme de conscience exigera une autre preuve de vous.J’ai un trop grand respect de la vérité pour nier l’existence de plusieurs insoumis dans notre district Ici, aussi bien que l’Ontario, la loi est malheureusement ignorée.L’histoire s’étonnera, toutefois, que la résistance n’ait pas été plus aiguë, plus opiniâtre, quand elle envisagera les graves fautes du gouvernement et de ses amis envers la population de cette province”.M.Camion rappelle ensuite les méthodes employées en 1911 par MM.Blondin et Sévigny qui ont empoisonné l’opinion publique par leur éloquence déloyale.Il rappelle le fait que ces mêmes qui ont attisé l’hostilité du public à la participation aux guerres, ont été bien traités par le gouvernement Borden, qu’ils ont été décorés, loués et investis de hauts postes dans le cabinet Borden.70 DIVISIONS EN DEUX SEMAINES Quartier général anglais, 27— On estime que, du 8 août à dimanche soir, l’ennemi a été forcé d’utiliser 70 divisions, entre la Scarpe et l'Aisne.AU TÔYr^D’OTTÂWA fDe notre corresiionaant) Ottawa, 27.— On annonce que la Cie des Tramways d'Ottawa va supprimer très proch üaement les séries de six billets pour 25 sous.Son contrat avec la ville ne lui permet pas de vendre ses billets plus de cinq sous chacun, mais il lui est loisible d'exiger ce prix pour chacun de ses billets de passage, et e’est ce qu’elle aurait décidé de faire sous prétexte que ses dépenses ont augmenté surtout du ôté des salaires depuis la dernière grève.La compagnie ne croit pas que le public fasse bien de difficultés à se soumettre à cette augmentation.-¦ .LES ARRESTATIONS EN FINLANDE Stockholm, 2f>.— Le total des personnes arrêtées en Finlande à la suite de l’insurrection s’élevait, le 19 août dernier, à 32,701, dit une dépêche d’Helsingfors.Sur ce nombre, 3,642 étaient malades.Le 17 août dernier, 15,555 personnes avaient été condamnées sans condition, et 13,732 autres sous condition.Le nombre des acquittés était de 1,775.-c- (Service de la Presse associée) Paris, 2^i — L’apparition de troupes austro-hongroises sur le front occidental n’a pas surpris les jour-nnux cpii déclarent que la présence d’Autrichiens en arrière des lignes allemandes, était connue depiv’s plusieurs mois.On dit que la présence de soldats autrichiens, à la demande de l’Allemagne, est une preuve frappante de la gravité de la ntuution de l’ennemi.LES ÉTAPES DU PROCÈS LES TEMOIGNAGES DANS LA CAUSE DALY-GINGRAS ONT PORTE CE MATIN SUR LE CHEQUE DE $500 POUR LEQUEL IL N'Y AURAIT PAS EU DE FONDS.La Gour martiale présidée par le i brigadier général CruiîNjiank et | les lieutenants - colonels Ostell, Smith, Piuze et Beaubien, a continué de siéger ce matin, aux quartiers généraux de la milice, rue Bishop.Toute Tavant-midi a été employée à discuter sur la septième inculpation portée contre le lieutenant-colonel Gingras, celle qui a trait au chèque de $500 que le commandant du 2e régiment aurait fait changer à la cantine sans qu’il y eut de fonds suffisants à la banque Impériale où le chèque avait été fait.Deux seuls témoins ont été entendus : M.Chas.A.Baird, commis à la Banque de Montréal, succursale de la rue Peel, et le capitaine \Yu-thespoon, vérificateur des cantines militaires.Le premier témoin n’a fait que produire en 'Cour les livres de la banque qui établissent que ce chèque de $500 a été porté au compte de la cantine militaire du 2e regiment de dépôt.Les livres de la banque établissent aussi que clans le mois d’avril le colonel Gingras fit d’autres dépôts au compte de la cantine, dépôts qui se montaient à la somme de $500 et qui devaient servir à couvrir le chèque en question.Mais il s’agissait de savoir si cet argent venait de la cantine ou du colonel Gingras lui-même.Le témoignage du capitaine Wa-thespoon fut plus explicite.Il appert que le colonel Ging-^< était en même temps président et secrétaire trésorier des cantines militaires.Il faisait aussi la tenue des livres de la cantine.Vers le 15 février, le colonel Gingras fit un chèque de $500 sur la banque Impériale.Comme il était président de la cantine et avait soin de tout l’argent, il changea ce chèque.Un commis de la cantine alla déposer ce chèque à la succursale de la banque de Montreal, rue PeeL La banque déposa le montant d’argent au compte de la cantine et envoya ce chèque à la banque Impériale qu’elle retourna à la banque de Montréal parce qu’il n y avait pas assez de fonds au nom du colonel Gingras.Le témoin a alors demandé au colonel Gingras ce que signifiait cette transaction et celui-ci lui a déclaré que c’était une erreur de la banque.Subséquemment, le colonel Gingras a déposé, les livres de la banque en font foi, différents montants d’argent pour couvrir les $500 que la banque de Montréal avait retranchés du compte de la cantine et il s’agit maintenant de savoir d ou provenaient ces différents montants d’argent.Au cours de son témoignage, le capitaine Wathespoon dit que les livres de la cantine ne font jamais mention du remboursement de cette somme de $500.Le colonel Gingras faisait d’ailleurs tout le travail de la cantine, il recevait l’argent, faisait les comptes, etc.Il aurait meme dit au témoin qu’il n’avait pas confiance en ses officiers.A une question de Me Bercovitch.le témoin répond que le colonel Gingras ne lui a jamais dit qu’il volait, mais que c’est par les explications qu’il a données qu’il a constaté qu’il v avait quelque chose de louche.Tous les chèques de la cantine étaient signés par deux officiers, le colonel Gingras et un autre.La Cour continuera cet après-midi et on espère que tous les témoins seront été entendus ce soir.Les juges décideront ensuite et enverront leur rapport à Ottawa.-e- ¦¦ INTÉRESSANTES COMPARAISONS Londres, 27.—- Un expert militaire, ici, établit d’intéressantes comparaisons entre les résultats obtenus sur les fronts anglais et français, dans la région de la Somme, avec ceux qui ont été atteints durant la première bataille de la Somme.Il fait remarquer qu’en 4 mois, du 1er juillet au 31 octobre 1916, les Anglais ont capturé 44,000 milles carrés de territoire.En 4 jours, du 21 au 25 août dernier, ils ont occupé 116 milles carrés, au prix de pertes cpii se montent seulement à 28,000 hommes.En d’autres termes, 2 ou 3 fo!# plus de terrain a été pris à un prix infiniment moins coûteux.Dans les 4 jours en question, les Anglais ont capturé plus de terrain que les armées anglaise et française réunies dans toute la 1ère bataille de la Somme.-g,- DE TORONTO À OTTAWA (De notre correspondant) Ottawa, 27.— Un aéroplane apportant la poste de Toronto est arrivé hier après-midi, vers quatre^ heures au Camp de Rockliffc, près d’Ottawa.C’est la seconde fois que la même machine accomplit ce trajet.C’est le lieutenant Dunstan cpii la dirigeait.Il devait arriver à trois heures, mais s’est arrêté une heure à Deseronto pour prendre son diner.Autrement le voyage eut pu être accompli en quatre heures environ.Le sac de malle contenc.it 130 lett'vs dont Tune adressée au premier ministre.Le lieutenant Dunstan est répartit ce matin pour Toronto par la même voie.ON VEUT UN CHANGEMENT (Service de la Presse associée) Avec l’armée anglaise en France, 27.—L’idée d’un changement dans la forme du gouvernement en Allemagne semble occuper une place dans le cerveau de plusieurs soldats allemands, s’il faut en juger par les remarques des prisonniers.L’un de ceux qui a exprimé l’espoir d’un changement est un soldat du duché de Bade.Il espère que dès la fin de la guerre, Bade deviendra une république indépendante Les Anglais ont capturé d’autres Alsaciens.L’un de ceux-ci a déclaré qu’il a refusé pendant 3 ans d’entrer dans Tarmée allemande.On Ty at finalement traîné de force, et depuis, il a été la plupart du temps en première ligne.MUTINERIE EN ALLEMAGNE (Service de la Presse associée) Amsterdam, 27.— Des rumeurs de source allemande veulent, dit le correspondant du “Telegraaf”, que les soldats d’un bataillon allemand! auquel on avait ordonné de se rendre au front ont unanimement refusé de le faire, après quoi un homme sur dix a été fusillé.Les autres ont abandonné leur résistance.- -.-.— -. 4 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 27 AOUT 1918 VOL.IX.— No 202 TARIF DES PETITES AFFICHES DEMANDES D'EMPL'aTo—Inqti'k 80 mot».3 (ecus, et H fou par mot supplémentaire.DEMANDES IVELEVES:—Jusqu’à 20 mots, et H »ou par mot sunplémenfcaire.TOUTES LES AUTRES DEMANDES*— .'usqu’à 20 mots, 10 sous, 1 sou par mot supplémea-(sure.CHAMBRES A LOUER -10 sous Jusqu'à 20 to***, yi sou par mot supplémentaire.TROUVE:—jusqu'à 20 mots, 10 sous, H «ou par mot «upplétnentaiie.PERDU :—jusqu'à 20 mots, 10 bous, l sou par fcot supplémentaire.MAISONS, MAGASINS, ETC., A LOUER:— jusqu’à 2C mets.10 sous, 1 sou par mot supplà» toentaire.A VENDRE :—Jusqu f SO mots, lt‘ sous, 1 sou par mot supplémentaire, PERSONNEL^—25 mots ou moins, 25 sous, Isou r»r mot supplé^ieutaire.CARIES PKOFESSIONNRLLES^-Crubriqua rpéciaiei jusqu'à 20 mots, 20 sous; un sou par mot supplémentaire.AVIS LEGAUX:—10 sous la liane acatepour 1% 1ère insertion et 8 sous pour les insertions subséquentes REMERCIEMENTS:—Un sou is mot aveo un minimum de 25 sous.Toutes les annonces d-haut mentionnées root i e 0 insertions consécutives cour lenrix de 4 payées.LE TSAR ET SES ASSASSINS CIRCONSTANCES LAMENTABLES DE LA MORT DE L'ANCIEN EMPEREUR DE RUSSIE.— LA REVOLUTION FRANÇAISE N’EUT PAS FAIT PIRE.— QUELS FURENT LES BOURREAUX DE NICOLAS II ?A VENDRE PROPRIETE DE CAMPAGNE, l’une dis plus belles petites 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argent comptant.C.H.J.Marson, H.C.S.Montréal, 21 août 1918._ PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal, Cour de Circuit, No 10519.— Joseph L.Brunei, demandeur, vs Camille Trempe, défendeur.Le sixième jour de septembre 1918, à une heure de Pnprès-midi, au domicile du dit demandeur.No 164 rue St-lw,is, appartement No 1, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les nions et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.J.E.Coutu, IL C.S.Montréal, 27 août 1918.PROV1NCE DE QÜEBECTnïstrict de Mont-réal.Cour Supérieure, No 1767.— E.J.Paquette et al., demandeurs, vs Dr L.de Lim-bourg.Le 5èmr jour de septembre 1918, à une heure de l’après-midi, à la place d’affaires du dit défendeur, au No 383 rue St-Laurent, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en nîeubles, instruments de chirurgie, etc.Conditions : argent comptant.Gustave Beauchamp, H, C.S.Montréal, 27 août 1918.T’ROVINCE DE QUEBEC, District de Mont-réal.Cour de Circuit, No,8633.— Pierre Talbot, demandeur, vs Joseph Leclaire, défendeur.Le cinquième jour de septembre 1918, h dix heures de Pavant-midi, au garage du rlit défendeur, au No 1150 avenue de Chateaubriand, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de Justice 1rs biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en une automobile.Conditions : argent comptant.J.E.Coutu, U.C.S.Montréal, 27 août 1918._____________ PROVINCE DE QÜËBECT District de Montréal, Cour Supérieure, No 2614.— Jos.I»a-moureux et al., esqual., demandeurs, vs Geo.Sigouin, défendeur, et Benj.Benoit, avocat distrayant.I^e f>ème jour de septembre 1918 a dix heures de l'avant-midi, à la place d’affaires du défendeur, au No 1415 rue St-Laurent, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en harnais, cuir, huiles, fixtures, etc.Conditions : argent comptant.Emile La pierre, H.C.S.Montré» 1, 26 août J918._________________ PROVINCE DE QUEBEC, District de lïont-réal.Cour de Circuit, No 8549.— Joseph yilleimire, demandeur, vs Wilfrid Vachon, défendeur.Le sixième jour de septembre 1918, à dix heures de Pavant-midi, au domicile du dit défendeur, au No 197 rue, Coursol, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit defendeur saisis en cette cause, consistant m meubles de ménage, etc.Conditions ; argent comptant.J.li.Coutu, H.C.S.Montréal, 27 août 1018- Paris, 31 juillet.(Le “Gaulois”).—Il est tard, sans doute, pour parler de cette mort si souvent annoncée et si souvent démentie, qui aujourd’hui est officielle.Il semblait qu’on voulût, pargradation,habituer l’Europe au crime que tous ceux qui veulent penser sentaient inévitable; on jetait des doutes, on atténuait les détails, on embrumait la scène, de façon qu’on pût dire : “Quoi! cette mort?Mais c’est une vieille histoire! Passons à autre chose de plus intéressant.” Et ici, contre ceux qui avertissaient, qui mettaient en garde, qui suppliaient d’intervenir les gouvernements exerçant encore quelque action sur ces fous déchaînés, il n’y avait pas assez d’injures dans la presse du Bonnet Rouge.Le crime a été plus atroce encore et plus monstrueux qu’on ne le prévoyait.On n’a point seulement massacré l’Empereur, l’allié fidèle et constant de la France, le souverain qui, avec les intentions les plus droites, la conscience la plus noble, la vie la plus exemplaire, n’a point su vouloir, n’a pas restreint à sa mission de bienfaisance et de charité celle qu’il aimait.On n’a pas assassiné seulement l’Empereur couronné, un homme, un soldat, mais ce pauvre enfant à la santé chancelante dont la vie menacée avait été un des moyens d’action des intrigants.On a renouvelé un crime qui eût déshonoré la Révolution française, si du moins elle n’avait couvert de telles ignominies de sa sublime résistance, de ses vertus militaires, du rayonnement de sa gloire.On oublie Simon en regardant Kléber.Mais ici, que regarder?De honte en ignomome, on ne sait à quelle s’arrêter.La Russie de Trotsky et de Lenine a rompu avec les nations civilisées; elle s’est placée hors du droit qui constitue leurs règles communes sociales, morales, industrielles, financières.Il n’y a plus de rapport possible d’eux ni d’elle à quiconque a le sens de l’honneur, de la patrie, de la propriété, le respect de la vie humaine et du droit d’autrui.Les bandits bolchevik! sont hors l’humanité.Pourtant, quels ont été les bourreaux effectifs de l’Empereur et de son fils?F'aut-il croire que ce sont des Russes de naissance, Russes de race, gui ont fusillé Nicolas II?On nous écrivait de Russie, alors que le crime n'était pas accompli, le 13 mai, 6 juin; “Si M.l’Empereur, avec son épouse et ses enfants, a été transféré, comme vous le savez, de Tobolsk à Ekaterinenbourg; il loge dans une maison du gouvernement, qui a un jardin entouré d’une grille fermée très haute, et il est gardé par des Hongrois et des Slaves autrichiens.ex-prisonniers, à présent entrés au service de l’armée rouge.Tous ces détails sont certains, vu la source dont je les tiens.Or, dans quel but tout cela se fait-il?Pour le départ de Tobolsk, cela s’explique, car on y craignait une évasion ou un grand mouvement populaire.Mais que la garde soit composée de ces gens-là, c’est plus énigmatique.On ne saurait se l’expliquer que par l’incertitude sur les dispositions de | nos nouveaux soldats rouges: alors I la possibilité d’une évasion a dirigé ‘ le choix des dirigeants sur les Autrichiens.” Cette allégation n’est point hasardée à la légère.On la tient du grand-duc Serge Mikhaïlovitch, qui, d’abord interné à Vialka avec les fils du grand duc Constantin, qui fut reporté bien plus loin à Ekaterinen-burg, parce que le Soviet local ne pouvait tolérer que Jean Constant!' noviteh se plût, comme il faisait, à officier aux messes dans le rôle d’ailleurs modeste de sous-diacre.Pour lui apprendre à se libérer des préjugés orthodoxes, on l’envoya plus loin, en compagnie des membres de la famille impériale résidant à Viatka.Mais, après deux ou trois semaines de séjour à Ekaterinen-bourg, nouvel exode.Ils durent céder la place à des exilés plus illustres; ils n’eurent pas même la permission de les voir.Leur compagne accidentelle, la grande-duchesse Elisabeth, la veuve du grand-duc Serge Alexandrovitch, laquelle, chassée du couvent Marthe-Marie des Soeurs de la Miséricorde, dont elle était abbesse, avait été internée elle aussi à Ekaterinenbourg, parce qu’à Moscou elle avait refuse de recevoir les hommages du comte Mirbach.On ne permit même pas à la Grande-Duchesse d’embrasser sa soeur ITm pératrice.A cette fraction de proscrits, le Soviet des Soviets assigna pour résidence les usines d’Alapalvik, dans l’Oural.Mais le grand-duc Serge, dont l’énergie est connue, qui, comme inspecteur général de l’artillerie, a joué un rôle utile, qui est venu plusieurs fois en France pour assister à des expériences et à des manoeuvres et qui avait paru compétent et zélé, a pu faire passer des nouvelles avant d’entraîner avec lui ses jeunes cousins vers la Sibérie délivrée.Ainsi est-il possible que les Trots ky et les Lenine, craignant de plus en plus une réaction qui eût trouvé sinon son chef, au moins son symbole, en la personne du Tsar ou de son fils, les aient fait tuer l’un et l’aulre par des soudards étrangers.On le souhaiterait pour l’honneur du peuple russe.Cela ne diminue point ni n’atténue les responsabilités des dirigeants, de ceux que l’on a soigneusement entretenus en France avant de les déchaîner sur la Russie im périale; mais c’est un mystère ajouté à tant d’autres.Frédéric MASSON, de l’Académie française.ADMIRABLES CHRÉTIENNES LES VEUVES FRANÇAISES DE LA GUERRE OFFRENT AU SAINT-PERE LEURS VIES BRISEES ET DEMANDENT EN RETOUR LES BENEDICTIONS CELESTES SUR UNE FRANCE REGENEREE.L L Paris, 31 juillet.(Par courrier).—Lundi dernier, les veuves de F'ranee ont remis au cardinal Gas parri, pour qu’il la transmette au SainLPère, la supplique suivante: Très Saint Père, les Françaises veuves de la'guerre, au nombre de deux cent mille, humblement prosternées aux pieds de Votre Sainteté, la prient de vouloir bien agréer l’expression de leur inviolable fidélité au Siège romain.| Comme chefs de famille, elles ! prennent à vos pieds l’engagement i sacré d’élever leurs enfants dans l’a-1 mour de l’Eglise et promettent à Vo-I tre Sainteté de les instruire des graves devoirs qu’impliquent cet ! amour et cet attachement.Filles vous supplient, très Saint Père, en échange de cette promesse, d’offrir vous-même à Dieu leurs vies brisées et toutes leurs douleurs, afin qu’ayant cette offrande pour agréable, il plaise à la Divine Majesté de transformer leurs larmes en un torrent de bénédictions qui retombe sur leurs enfants et ramène aux pieds de Votre Sainteté une F’ranee renouvelée.Presque tout l’épiscopat s’asso ciait à ce magnifique acte de foi, qui se présentait au Saint-Père sous le haut patronage de S.Em.le car dinal Luçon; soixante-seize autres cardinaux, archevêques et évêques avaient groupé leurs patronages sous le sien: Les eardinau Amette, Billot, Mau rin, Dubois, Dubourg ; les archevêques d’Aix, Albi, Alger, Auch, Avignon, Besançon, Bourges, Cambrai, Carthage, Sens, Tours; les évêques d’Agen, Aire, Amiens, Angers, Angoulème, Annecy, Arras, Autun, Bayonne, Beauvais, Belley, Blois, Cahors, Carcassonne, Châlons-sur Marne, Chartres, Constantine, Cou-tances, Digne, Dijon, Evreux, Fréjus, Grenoble, Langres, La Rochelle, Laval, Le Mans, Le Puy, Lille, Limo ges, Luçon, Mârseille, Meaux, Mende, Montauban, Moulins, Nancy, Nantes, Nevers, Nice, Nîmes, Oran, Orléans, Pamiers, Perpignan.Poitiers, Quimper, Rodez, Saint-Brieuc, Saint-Oaude, Saint-Llour.Sées, Soissons, Tarbes, Troyes, Tulle, Valence, Vannes, eVrsailles, Viviers.Le livre d’or offert au Pape contenait, avec la liste de ces patronages, le texte de la supplique, le chif fre des veuves adhérentes et les noms des principales zélatrices du mouvement: La duchesse de Rohan et la princesse de Clermont-Tonnerre, qui en avaient la présidence; la princesse de Tonnay-Charente, la princesse de Polignac, la baronne Lejeune, née Princesse Murat; la baronne de Ca-ravon-La Tour, la comtesse de Barrai, la vicomtesse de La Tour du Pin, la comtesse Charles de Vogué, la comtesse; Henry' de Ganayr, la générale Lavisse, la générale Deffon-taines, la vicomtesse de Castednau, la comtesse de Bourmont, Mme Louis Damez, Mme François Ar-trines, la vicomtesse de Castelnau, vicomtesse de Lisle du Dréneuc, la comtesse de Nuchèze, Mmfe F’rançois de Charette, Mme Maxime de Cha-rette, Mme de Cissey, Mme René Lome, Mme Hostalot, la comtesse de Mougins-Roquefort, la baronne d’Alonze d’Espinose, Mme de Ville-dieu, Mime Fockedey, la colonelle Tourret, Mme Viard, la vicomtesse de Changy, Mme Moleux de Force-ville.la baronne de Cernon, Mme Dugas-Keller.En même temps que le livre d’or, j les veuves faisaient remettre au i Saint-Père tout ce qui est nécessai-| re pour la célébration de la messe que le Saint-Père a bien voulu leur j Promettre de dire aux intentions de ; la supplique.^ VERDUN DISCUSSION ACRIMONIEUSE LA DEMISSION DE L’INGENIEUR DE VERDUN DONNE LIEU A UN DEBAT ORAGEUX ET PROLONGE AU CONSEIL DE CETTE VILLE HIER — REPROCHES ET SAILLIES.LES EFFECTIFS ENNEMIS AU 1ER JUILLET Paris, 1 août.(Par courrier).— Voici, à la date du 1er juillet, d’après des renseignements aussi sûrs que peuvent être ceux concernant l’ennemi, l’état des effectifs allemands : lo Aux armées.5,485,000 (dont 3,800,000 sur le front occ., 203 divisions) 2o Déchets.Pertes définitives .4,611,000 En sursis d’appel .500,000 Blessés en traitement .486,000 A l’étranger.200,000 Réformés à l’incorporation .2,230,000 3o Dans les dépôts., .288,500 Le total des hommes touchés par la loi militaire est de 13,800,000 hommes.Les pertes, en juin, atteindraient le chiffre de 241,000 hommes, dont 05,000 perdus définitivement, ce qui est énorme.Il faut y ajouter les formidables pertes de l’offensive du 15 juillet.PARC KING EDWARD Des milliers de personnes se sont encore rendues dimanche dernier à ce lieu d'amusement et de repos.La direction du Parc s’efforce toujours de donner satisfaction au public et le service de bateaux est des plus efficaces.(Communiqué) LE NOUVEAU CABINET ALBERTAIN (Service de la Presse associée) Edmonton, 27.— Le nouveau cabinet provincial se composera ties membres suivants : L’hon.Chas.Stewart, premier ministre et ministre des chemins de fer et ties téléphones.L’hon.Duncan Marshall, ministre de l’agriculture.L’hon.A, J.McLean, ministre des travaux publics.L’hon.J.R.Roylc, procureur général.L’hon.George P.Smith, ministre (Je l’éducation et de la santé publique.L’hon.G.R, Mitchell, trésorier provincial.L’hon.W.Gariépy, secrétaire provincial.Le conseil du cabinet se réunira probablement ce soir pour décider des derniers changements à être effectués.Le conseil de Verdun a tenu une assemblée tumultueuse hier soir et à certains moments, on se serait cru à une assemblée de campagne électorale tellement les personnalités fusaient de tous côtés.La discussion a été décienehée à propos de la démission de l’ingénieur de la ville, M.Clarson.En l'absence du maire Leclaire, l’échevin Rhéaume présidait cette réunion, mais il s’est fait dire, à un moment donné, qu’il lui faudrait siéger longtemps au conseil pour devenir capable de diriger une assemblée du conseil municipal.Depuis quelques mois, il a sou-ventes fois été question de la démission de M.Clarson.L’hiver dernier, particulièrement l’échevin Crowder demanda cette démission en disant qu’il avait été insulté par l’ingénieur de la ville et M.Clarson fit alors des excuses verbales, mais depuis cett,e époque, il fut souvent en dispute avec plusieurs échevins.Le conseil tint alors une assemblée tumultueuse, mais l’ingénieur de la ville sortit encore victorieux.Hier soir finalement M.Clarson envoya lui-même sa démission à la condition que la ville lui paye trois mois de salaire à commencer du premier septembre.L’échevin Crowder prétendit sur ce, que les services de l’ingénieur étaient si nécessaires à la ville que ce serait vraiment une disgrâce tie le payer pendant trois mois sans lui faire en retour exercer ses fonctions, et il proposa un amendement à l’effet que cette démission soit acceptée mais à la condition que les trois mois de salaire ne soient pas payés.Et la discussion commença pour de bon.L’échevin Crowder.— Nous avons eu une pelite “affaire” il y a quelque trois mois, l’ingénieur de la ville et moi.I,’ingénieur a fait alors des excuses verbales.Je ne me suis jamais disputé avec lui.L’échevin Cohn.— Un point d’ordre.Est-ce que nous discutons la démission oui ou non ?Le pro-maire Rhéaume.— La question est dans l’ordre.L’échevin Crowder.— M.le maire, je veux régler cette question.Je m’oppose fortement à ce que la ville paye trois mois de salaire à un ingénieur qui ne travaillera plus pour elle.—L’échevin Cohn.— Si vous acceptez cette démission, ne croyez-vous pas être obligé de lui -donner trois mois de salaire?Le pro-maire.— Très bien, mais nous pourrions avoir ses services pendant ce temps-là.Sur les entrefaites, l’ingénieur de la ville lui-même se leva et voulut adresser la parole aux échevins.Des différents coins de la salle fusèrent alors les mots : “Motion, motion”.Faites-le asseoir”.Et la discussion continua comme de plus belle.L’échevin Cohn.— M.le pro-maire Rhéaume, je vous prierais de ne pas prendre part à la discussion; je ne crois pas que vous ayez le droit de faire des suggestions lorsque vous occupez le siège présidentiel.Le pro-maire.— Vous êtes hors d’ordre.Je puis faire comme bon il me semble.Ne me parlez pas: je suis sur le siège présidentiel.Le pro-maire ajouta alors qu’il allait mettre la motion au vote, mais ce fut un nouveau toile; il n’y avait pas de secondeur et il ne pouvait y avoir de vote sur cette question» Ce point réglé, on prit le vote sur la motion principale et le rapport fut adopté.L’ingénieur de la ville restera donc à l’emploi de la ville jusqu’à samedi prochain et recevra ses trois mois de salaire à commencer du premier septembre.L’adoption du rapport ne voulait pas dire que la discussion était finie et à un moment donné, l’échevin Crowder de s’écrier: “L’échevin Rhéaume remplace le premier magistrat de la ville; vous devez au moins respecter le fauteuil si vous ne respectez pas l’homme”.L’échevin Cohn.—- Je ne crois pas avoir manqué de respect pour le fauteuil, je suis un trop parfait gentilhomme pour cela.L’échevin Crowder.— Je ne crois pas avoir nommé qui que ce .oit.L’échevin Cohn — Nommez-le.s.Le pro-maire.— Ce n’est pas nécessaire de les nommer, je les connais tous.L’échevin Allard.— Il vous faudra rester encore quelques années au conseil pour apprendre quelque chose.Ceci termina la discussion et après quelques petites questions de routine, la séance fut ajournée.LES MILITAIRES BIEN REÇU QUAND MEME UN GRAND NOMBRE DE RETARDATAIRES SE PRESENTENT, HIER, AUX CASERNES OU t ES AUTORITES LES ACCUEILLENT COMME SI RIEN N’ETAIT — EN COUR MARTIALE.Dans la journée d’hier, un bon nombre de jeunes gens, une centaine à peu près, se sont présentés volontairement aux casernes, en disant qu’ils n’avaient pu s’y rendre samedi.Ces insoumis ont été reçus comme les autres.Quelques-uns ont même demandé et obtenu le congé de six semaines pour aller travailler aux récoltes.Les autorités militaires ont d’ailleurs pris pour ligne de conduite de bien traiter tous ceux qui iront s’enregistrer volontairement à la caserne d’ici à ce que des mesures plus sévères soient prises pour rechercher tous les insoumis.Ceux qpi seront appréhendés par la police militaire auront un sort différent, disent les autorités militaires.La première journée après l’amnistie a été marquée par une recrudescence d’activité de la part de la police militaire.Plusieurs centaines de policiers civils ou militaires ont arpenté les différentes rues de la ville dans la journée d’hier, mats n’ont pas arrêté beaucoup d’insoumis.Chacun avait ses papiers en regie.Rue Saint-Laurent une centaine d’agents ont arrêté tous les jeunes gens qui passaient par cet endroit, hier après-midi.Les militaires ont adopte une nouvelle façon de procéder.Ils partent une centaine, arrivent dans un quartier, se mettre aux quatre coins des rues et personne n’est capable de s'échapper sans faire viser ses papiers.L’AFFAIRE DALY-GINGRAS La cour martiale devant laquelle le lieutenant-colonel Daly-Gingras subit son procès, a siégé, hier après-midi, et la poursuite a fini d’entendre ses derniers témoins.Le principal témoin à la reprise de l’après-midi a été M.A.B.Moore, gérant de la Cie Williams, qui a vendu les instruments de musique au régiment dont l’accusé était le commandant.Le témoin déclare avoir vendu des instruments de musique au colonel Gingras; après s’être entendu tous les deux sur le prix le colonel Gingras dit que le régiment n’avait pas alors assez de fonds pour payer ces instruments et il demanda un délai de trois mois.La compagnie demanda alors le billet personnel du colonel Gingras ce qui fut accepté, et le 28 décembre, on reçut ce billet personnel au montant de .$784.7(1, le montant total de la transaction.Les instruments furent livrés de bonne heure au commencement de l’année.La compagnie s’était entendue pour accorder un escompte de 20% car le montant total eut été de $941.50 sans escompte.Les instruments avaient été vendus au régiment et c’est le colonel Gingras qui donna le billet à son propre nom.Le témoin ajoute que les paiements furent faits comme suit.Le 9 avril 8154.70, chèque personnel du colonel Gingras; le premier juin $100, chèque personnel et un billet de $500 pour le reste.Le 19 juin la compagnie reçut encore la somme de $50 par chèque personnel avec un billet de $450 à trente jours et le billet n’est pas encore Pa>é- .La compagnie fit encore d autres marchés avec le régiment.Le premier eut lieu le 17 avril pour un montant de $160.25 avec un escompte de 20%, réduisant le total à $128.40 qui fut payé le 7 mai par chèque personnel du colonel Gingras.En réponse à Me Bercovitcl, le témoin dit que sa compagnie préférait avoir un billet personnel du colonel Gingras plutôt que du régiment et d’ailleurs.Le colonel avait offert son billet.Cependant.M.Moore dit plus loin que si on lui avait offert un billet au nom du légiment, la compagnie l’eut accepté.Le deuxième témoin, M.Victor Tardif, est gérant de la Cie “Model Printing”.A différents intervalles il a eu des travaux A exécuter pour le 2me régiment Québec.En novembre dernier, il imprima des formules régimentaires.Ces ordres lui ont été donnés verbalement par le colonel Gingras.Le prix total des travaux se montait à $350.La compagnie fit les arrangements avec le colonel Gingras avec un délai de trente jours pour le paiement.Les comptes ne sont cependant pas encore réglés.Le témoin ajoute qu’il croyait d’abord que le débiteur était le colonel Gingras, mais finalement il porta le tout au compte du régiment.CARTES PROFESSIONNELLES ET CARTES D’AFFAIRES ARCHITECTE P.-L.-W.DUPRE architecte, expertises, évaluations, expropriations, mesurage ; préparation plans, deys.— 1S boulevard St-Laurent, Montréal.Tel.Main 6583.AVOCATS ARCHAMBAULT * MARCOTTE Avocats S0 rue St-Jacques.Tél.Main 2761—5284.Joseph Archambault, C.R., M.P, Emile Marcotte, L.L.B.____Bureau du soir, tél.West.4089./.B.Bérard.C.R.Théo.Rhéaume,C.R.Salnste Lavery, B.C.L.BERARD, RHEAUME et LAVERY.AVOCATS 43, rue Saint-Gabriel.Tel.Main 8760-8761 DOCTEURS INGENIEURS CIVILS Dr Fernand Emery Maladies dn coeur «t des poumoiMk Tuberculose.1827 AVENUE DU PARC] loiibb hâtions gratuites à l'Institut Uruciiem is lundi matin.Dr A.-D.TESSIER Médecin chirurgien.Spécialité : maladie de la peau, eczéma, etc.lt94À PAPINEAU, •n face du boulevard Rosemont.Heures s 12 a 4 p.m., 6 à 9 p.m.Tél.St-Louis 4531.HURTUBISE et HURTUBISE INGENIEURS - 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1361.ANATOLE VANIER, B.A.LL.B.AVOCAT BUREAU 53.— 97.RUE SAINT-JACQUES.Tél.Main 313 BANQUES D’EPARGNE QUARANTE-HEURES ET PRIÈRES POUR LA PAIX Fraserville, 2.— Les Quarante-Heures ont été prêchées à Saint-François-Xavier de Fraserville par le R.P.Théophile Hudon, s.j., de Québec, M.le chanoine Hallé, M.l’abbé Caron, assistant principal de l’Ecole Normale de Québec, ainsi que M.l’abbé Paradis, prêtre retiré, ont prêté leur concours aux prêtres de la cure locale.Dimanche dernier M.le curé Thibodeau a dit la messe au lac lA'garé.Dans l’après-midi, Mgr Roy a présidé une heure d’adoration pour demander la paix.La petite chapelle, bâtie .sur les bords enchanteurs et magnifiques du lac Légaré n’a py contenir la nombreuse assistance qui s’étail rendue là pour mêler ses prières et ses voeux aux demandes que faisait à Dieu, l’archevêque-auxiliaire de Québec.On comptait 30 voitures qui auraient transporté les colons du rang qui se trouve à dix milles de là, a Sainte-Hose-du-Dégelé.Mgr Roy prendra une semaine de repos au lac Légaré.M.i’abhé Curotte, de Montréal, était à Fraserville, ces jours derniers.OT BANQUE D’EPARGNÈ DE LA CITE ET DU DISTRICT DE MONTREAL.Burfau principal, 176 rue Sl-.Tacque», et quator-re luecuraale» à Montréal.COLLECTIONS Téléphone Main 3311.RENÉ DECELEES Administration générale Exécutions, jugements, collection générale Règlements immédiats de dettes S’il vous est arrivé un accident soit à votre travail, soit en auto, si vous êtes victime d’un incendie, vous pouvez avoir droit à une indemnité, consultez-moi.Ch.58, 59, 60 et 61 54 EST, RUE NOTRE-DAME Montréal GARDES-MALADES Service de gardes-malade» graduées.Appel de jour ou de nnlt.ASSOCIATION DES GARDES-MALADES VILLE-MARIE 684.rue Saint-Denis, Montréal.Téléphone Bell i Eet 3446.NOTAIRES Tél.Saint-Louia 2143.Chs.ARCHAMBAULT NOTAIRE Etude: 769 est.Avenue Mont-Royal Argent à prêter CASIMIR HÉBERT consul "ad honorem” du Pérou, professe réfn v^ffneS’ide beI,eR*,eUre8> de rhétoriq répétiteur classique expert.4 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nominale, les chefs de file n'enregistrant que de légers progrès.Le mouvement des affaires trahissait à nouveau la contrainte qui découle des restrictions imposées par les établissements de crédit.Les bons de la Liberté oscillaient diversement.MIDI.— Par la suite le marché est devenu plus fort, mais le volume des transactions était loin d’atteindre l’ampleur de la période correspondante antérieure.Les courtiers favorisaient surtout les spécialités, de même que les chemins de fer et les valeurs industrielles les plus en vue.ARTHUR KRUNEAD.Membrt, Ronr«« d* Montrai BRUNEAU k DUPUIS COURTIERS 0*r«*u d« Montréal, 07 ET 89 S.-FUANCOIS-XAVIER Suceur»!» i qUEUËl at SUKEL FU direct a.» POST * FLAGG, NowTs-h STEFANSON EST ATTENDU Dawson 26.— Vilhjnlmnr Sle-fansson, explorateur des régions arctiques, doit arriver ici, aujourd’hui ou demain, de Fort Yukon, où il était en convalescence, depuis sa maladie de l’hiver dernier.t ESCOMPTE AVIS est par les présentes donné qué MARDI, le TROIS SEPTEMBRE est le dernier jour où l’ESCOMPTE DE 3 POUR CENT sera accordé,sûr les taxes d’eau, d’affaires et taxes personnelles.Les contribuables qui paieront après cette date devront ajouter 6% d’intérêt au montant de leur compte, et s’ils ne paient qu'après le 1er novembre, l’intérêt sera alors de 7%.On est prié de se rappeler qne si le paiement de ia taxe n’est pas fait au jour indiqué, l'eau pourra être INTERCEPTEE et cela sans autre avis.Les paiements pourront être effectués par la poste, au moyen de chèques.Les contribuables qui se présenteront à l’Hôtel-de-Ville éviteront un retard en apportant la somme exacte de leurs comptes.BANLIEUE Pour la commodité de ceux qui sont éloignés de PHotel-de-Ville, les paiements seront reçus aux postes de police ci-après, à partir de MERCREDI, le 28 août, jusqu’à MARDI, le 3 septembre, inclusivement.Les contri-1 buables devront apporter leurs comptes à ces postes pour qu'ils puissent être acquittés.Poste de Police No 23 — Angle de l'avenue Botrcl et du chemin de la Côte St-Antoine, N.I).de Grâce, Poste de Police No 25 — 274 boulevard Monk, Poste de Police No 26 — Angle des rues Notre-Dame Est et Trudel.Poste de Police No 27 — Angle du boulevard Gouin et de la rue La-jeunesse.Caserne de pompiers No 45 — Angle de la rue Ontario et de l’avenue Desjardins, Maisonneuve.Ancien Hôtel-de-Ville de la Côte St-Louis — Angle du boulevard St-Laurent et de l’avenue Laurier Ouest.Prière de se rappeler que le timbre de guerre est obligatoire dans tous les cas de paiement par chèque.Bureau du Trésorier de la Cité, Hôtel-de-Ville, Montréal, le 26 août 1918.G.DeSERRES, Trésorier de la Cité.La Commission des Ecoles Catholiques DE MONTREAL La réouverture des classes dans les écoles des quatre Districts de la Commission des Ecoles Catholiques de Montréal, aura Heu mardi, le 3 septembre, à 9 heures du matin.Les Directeurs et Directrices de chaque école se tiendront à la disposition des parents pour l’inscription des élèves, les mercredi, jeudi et vendredi, 28, 29 et 30 août 1918.COLLEGE DE LONGUEUIL sous la direction des Frères des Ecoles Chrétiennes.Cours commercial complet, français et anglais ; préparation aux écoles supérieures : Ecole des Hautes Etudes, etc.Installation récente des plus modernes.Communications : Traversier de In rue Poupart, traversier de la rue Pie IX, tramways électriques (Place Youville), Delaware et Hudson.Rentrée des pensionnaires, MARDI, LE 3 SEPTEMBRE.Rentrée des externes, MERCREDI, LE 4 SEPTEMBRE, à 8 heures 30.CQ LLEO e: • c a MMERC1AL I Carré St.Louis.MONTREAL ENSEIGNEMENT INDIVIDUEL pratique et efficace (jour et v - soir).Toutes les matières commerciales, ainsi -| - que télégraphie, conversation anglaise et préparation aux examens.Ouverture, 2(5 août.Tel.Est 2539.Collège de Valleyfield Sous la direction des prêtres séculiers.Cours classique et commercial.LA RENTREE LE JEUDI, 5 SEPTEMBRE.Collège Notre-Dame COTE DES NEIGES, Montréal.Pour les enfants de 7 à 12 ans.REOUVERTURE LE MERCREDI, 4 SEPTEMBRE.COLLEGE SAINT-LOUIS TERREBONNE Boua la direction des Clercs de St-Viateur Cours commercial français et anglais.Améliorations modernes; Prospectus illustré envoyé sur demande.Rentrée, le 11 septembre.N.J.PICIIE, C.S.V., dir.CITE DE MONTREAL REGLEMENTS No.667, 668 ET 669 AVIS PUBLIC est par les présentes donné que le Conseil de la Cité de Montréal, en vertu des pouvoirs que lui confère lu charte de ladite Cité, a, à une séance tenue le 23 août 1918, adopté les réglements suivants : (a) Règlement No 667 5 l’effet d’emprunter une somme de »700,000.00 pour payer des dettes de la Cité de Maisonneuve ; (b) Règlement No 668 pourvoyant à un emprunt de 83,300,000.00 pour payer certaines dettes de lu Cité de Maisonneuve ; (e) Règlement No 668 amendant le règlement No 489 concernant les restrictions Imposées quant il la construction des édifices dans le quartier Laurier de la Cité de Montréal.IjCs personnes intéressées pourront obtenir les renseignements nécessaires au sujet de ces règlements en s’adressant au soussigné.RENE RAUSET, Greffier d.la UU.Seerétariul de la Cité, Hôtel de Ville, Montréal, 27 août 1918.SI VOS AFFAIRES VOUS ENNUIENT, Nos avis sont à votre entière disposition.THE SUN TRUST COMPANY LIMITED, 99, rue St-Jncqucs Montreal.Casier postal 1186.Tél.Main 29111.Collège de Vicioriaville Dirigé par le» Frères du Sacré-Coeur ! Le cours d'études comprend deux divi-•fons entièrement séparées ï le cour» régulier qui a pour base le français, et le cours anglais.Des diplôme* sont décernes dans l'un et l’autre cours.RENTREE, LE MERCREDI.4 SEPTEMBRE, PENSIONNAT DES FRERES DU SACRE-COEUR (Académie Roussin) Pointe-aux-Trembles, près Montréal.Cette institution donne un cours commercial complet, bilingue.La rentrée le 3 septembre."collège st-laurent Sous la direction de la Congrégation do Sainte-Croix.Cours classique et commercial en français et eu anglais.Avantages spéciaux pour l'étude pratique de la Imi-gue anglaise vu les nombreux élèves américains qui viennent faire leurs études dans cette institution.Entrée le 10 septembre.Séminaire St-Ctiailes Borromée SHERBROOKE.QUE.Cours classique, commercial et industriel.La rentrée des classes aura lieu le 12 septembre 1918.P.J.A.LEFEBVRE, Ptre, Supérieur.Collège Saint - Joseph A BERTHIERVILLE Cours élémentaire, intermédiaire et commercial bilingues, RENTREE DES ELEVES.LE 11 SEPTEMBRE.J.A.CHARBONNEAU, C.S.V.Directeur.COLLEGE LAVAL SAINT-VINCENT DE PAUL.P.Q.Dirigé par les FF.Mariâtes Cours commercial complet, français et anglais.Installation des plus modernes.Communications faciles par le C.P.R.et les tramways électriques du Sault.Rentrée le 4 septembre.Prospectus envoyé sur demande.Collège Saint-Frédéric RRUMMONDVILLE Cours commercial complet français et anglais.Prospectus illustré sur demande._Rentrée, lundi, 9 septembre.PENSIONNAT DU SACRE - COEUR ST-ANDRE AVELLIN I^i rentrée des lèves mardi, le 3 septembre.Conditions : pension et instruction, $8 par mois ; musique et chant, 42.00 pur mois ; entretien du linge, 81.60 ; loyer du lit, 50c ; enseignement gratuit de la coupe.______Sr MAIIIi; F.VANOKLISTE.Sup, COLLÈGE ST-PAUL VARENNES ^ Cours commercial complet.Les Frères des Ecoles Chrétiennes.Rentrée des élèves, le 3 septembre.Traverse du Bout de nie : 8 h.a.m., 12 h.et 6 h.p.m.Dimanche : à toutes les heures.MONT ST-BERNARD SOREL, P.Q.Cours commercial complet î langues, mathématiques, comptabilité, dactylographie, sténographie, etc.Rentrée des élèves, jeudi, le 5 septembre.COLLEGE BOURGET RIGAUD, P.Q.Cours classique.Cours commercial anglais, avec une heure de français chaque jour.Enseignement primaire français et anglais.Rentrée des élèves, le 10 septembre.ECOLE TECHNIQUE de Montréal 70 SHERBROOKE OUEST Préparai ions aux sciences industrielles.Enseignement théorique et pratique.Réouverture le 3 septem-bre 1918 Prospectus sur demande.MONT-SAINT-LOUIS 144-est, rue Sherbrooke, Montréal.COMMERCE, MATHEMATIQUES LITTERATURE.La rentrée des pensionnaires mira lieu le 3 septembre ; la rentrée des externes, le lendemain, ù 8 heures Va.SH STE ('ATÎUttttNIÇ 6., MONTKKÀI».ENSEIGNEMENT INDIVIDUEL LE JOUR ET LE SOIR Angus Gaza, Princ., T&,£" LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 27 AOUT 1»18 VOL.IX.— No 202 L’AUTONOMIE DES INDES PROJET DE “HOME RULE” RES-TREIXT, PREPARE PAR M.MOST AGE, SECRETAIRE DE-T AT POUR LES IS DES, ET LE BAROS CHELMSFORD, VICE-ROI ET GOUTERS EU R GESE-RAL.Londres, 15 juillet.— (Correspondance).— L’établissement éven luel d’.un gouvernement autonome aux Indes est le projet de *‘Home Hule-’ restreint que M.Montagu, secrétaire d’Etat pour les Indes, et le baron Chelmsford, vice-roi et gouverneur général de l’Inde, ont préparé pour le soumettre au parel-ment anglais.Avant que le gouvernement autonome désiré puisse être réalisé, cependant, les auteurs du nouveau projet disent que le peuple hindou doit passer par une période d’entrainement.Ils avouent que le projet de gouvernement est un expédient destiné à fournir une méthode da./ormation dans l’art du gouvernement et affirment que l’obtention ultime du but désiré dépend du peuple hindou lui-même.” Il ne serait pas juste de lui accorder ce gouvernement, avant qu’il remplisse les conditions nécessaires”, disent le secrétaire d’Etat pour les Indes et le vice-roi.Le gouvernement a publié le rapport pour qu’il passe au crible de la discussion et de la critique.Le cabinet *de guerre n’a pas encore définitivement adopté ce rapport dans tous ses détails.Décrivant le nouveau projet, le communiqué officiel dit que -‘les déclarations de nos propres hom-ifl.es dEtat et des hommes d’Etat américains, au sujet de la ‘‘libéralisation’’ des buts des Alliés ont donné une nouvelle force et une nouvelle vitalité à la demande grandissante de gouvernement autonome faite par l’élément progressiste du peuple (hindou).Le vice-roi et le secrétaire d’Etat pour les Indes proposent que le nouveau gouvernement des Indes comprenne les corps suivants: des législatures provinciales composées de représentants directement élus.Une législature vice-royale pour toute l’Inde, qui comprendra deux Chambres, l’Assemblée législative de l’Inde et le Conseil d’Etat.Le conseil privé hindou dont les membres seront nommés par le roi-empereur.Un Conseil de princes.Suivant la déclaration officielle relative aux dispositions du projet, un degré croissant df responsabilité sera accordé aux provinces.Elles jouiront de la plus large mesure d’indépendance compatible avec l'autorité de la législature vice-royale.Certaines questions seront réservées à la juridiction du conseil exécutif de ces provinces, la Birmanie exceptée.Ces conseils exécutifs se composeront du gouverneur et de deux membres, dont l’un sera un Hindou.“La réforme, dit le communiqué officiel, consistera en l’octroi de responsabilité dans certaines questions qui seront désignées comme des questions référées au conseil législatif provincial.Celui-ci comprendra un nombre substantiel de députés élus qui seront choisis par le moyen du cens électoral le plus libéral possible.” Les questions qui seront du ressort de ce corps provincial sont définies “comme étant celles qui se prêtent le plus à la connaissance des conditions locales et à l’exercice du devoir social, au sujet desquels les Hindous ont montré un vif intérêt; questions à propos desquelles les bévues ne seraient pas irrémédiables et qui ont besoin de développement.Les contributions au gouvernement de l’Inde, ajoute le communiqué, seront la première charge des revenus provinciaux.Les autres revenus provinciaux seront administrés par les gouvernements provinciaux”.La législature vice-royale de toute l’Inde se composera de deux Chambres, l’Assemblée législative de l’Inde et le Conseil d’Etat.L’Assemblée se composera de cent membres.Plus de la moitié, 36, des membres du Conseil législatif actuel sont nommés par le gouverneur général, mais en vertu du nouveau projet, cette majorité officielle disparaîtra, et les deux tiers des 100 membres de l’Assemblée' seront électifs.L’autre tiers sera nommé par le gouverneur général.La seconde Chambre, ou Conseil d’Etat, est destinée à “développer” quelque chose de l’expérience et de la dignité d’un corps d’hommes d’Etat éprouvés.Elle constituera l’autorité législative finale dans les questions que le gouvernement regarde comme essentielles.Outre le gouverneur général, elle comprendra 50 membres,dont 29 seront nommes et 21 élus.Pour obtenir la législation nécessaire à la conduite du gouvernement, le gouverneur aura le pouvoir de certifier que la promulgation d’une certaine mesure «ÿit essentielle à la paix ou à la tranquillité de la province.Le Conseil des princes projeté prendra en considération les questions affectant les Etals indigènes et celles qui intéressent soit l’Empire comme tout, soit l’Inde anglaise et les Etats indigènes, en ommun.Dix ans après l’organisation du nouveau gouvernement,une commission sera nommée pour étudier de nouveau toute la situation politique el décider quels nouveaux pouvoirs peuvent être concédés aux gouvernements indigènes.De semblables commissions doivent se succéder a des intervalles de pas moins tie douze ans.Un comité spécial des Indes sera formé à chaque session de la Chambre ties communes anglaises.Dans tout le rapport, on souligne le fuit que l’octroi d’une plus grande responsabilité nu gouvernement indigène dépend tie l'activité et de l'intelligence que les naturels apporteront à voter.LA GUERRE LES TROUPES ANGLAISES NETTOIENT LE TERRAIN Avançant irrésistiblement de l’est d’Arras à la Co-jeul, las armées de Haig font la capture de plusieurs villages — Les Poilus aussi tapent dur et font 600 prisonniers près de Roye.New-York, 27.—La “ Presse Associée ” a publié, hier soir, le communiqué suivant : Tandis que les Allemands étaient activement occupes à se défendre contre les attaques ües années an glaises et françaises üe l’Ancre a la region de Soissons, de bonne heure, lundi matin, le teld-marccûal Haig a dirige une autre attaque par surprise sur le nouveau iront, au nord de la vieille zone de bataille.La nouvelle orfensive a été lancée de l est d Arras, sur la Scarpe, et au sud, jusqu a la Cojeul.bur tout le front, les Anglais ont progresse, quelques endroits ils ont pénétré sur une profondeur de plus de deux milles dans les positions ennemies et capturé une demi-douzaine ou plus de villages, parmi lesquels Alonehy-le-Preux, Guemappe et Wancourt.Au-delà de la Cojeul, les nouvel les attaques sur la vieille ligne de bataille ont donné aux Anglais les villages de Mery et de Saint-Léger, et plus au sud, la petite ville de Fauvreuil, un mille et demi au nord-ouest de Bapaumc, où les Anglais ont avancé d’environ un mille.Plus au sud, les Anglais auraient atteint les faubourgs oue^t de Thil-loy, dans le mouvement d’enveloppement qu’ils exécutent contre Ba-paume.Les troupes de Haig sont maintenant à portée de canon de Bapaunie.Il est probable que les Allemands seront forcés d’évacuer la ville sous peu.Les Anglais ont aussi fait des gains à l’est d’Albert et sur les deux rives de la Somme.En fait, malgré les efforts des Allemands, qui ont apporté des réserves eonsi-dérables, les Anglais et les Français, sur toute la ligne d’Albert à Soissons, ont sensiblement amélioré leurs positions et mis en meilleure voie de succès leur plan de rendre la régjon .de Picardie intenable aux Allemands.Les Français portent de rudes coups aux environs de Roye, l’une des fortes positions sur le front de Somme-Oise, et dont la capture forcerait l’ennemi à évacuer tout le saillant formé par la Somme, au nord, jusqu’à Noyon.Fresnoy-les-Roye.au nord, et Saint-Mard, au sud de Roye, ont été capturés par les Français, malgré la résistance désespérée des Allemands, et Roye, comme Bapaume, est en danger de disparaître de la ligne, au moyen d’un mouvement d’enveloppement.Plus de.f>00 prisonniers ont été pris par les Français dans cette opération.Les Allemands ont lancé de nouvelles contre-attaques en force, contre les Français, dans la région au nord de Soissons.Là, les Français continuent leur pression par des manoeuvres qui menacent sérieusement le Chemin des Dames et les secteurs de Laon, et de mettre en péril toute la ligne allemande qui s’étend d’Ypres à Soissons.Toutes les attaques ont été arrêtées par les troupes du général Mangin.Les Français ont même repoussé les Allemands au delà de leur point de départ.La fameuse garde prus- sienne a été jetée dans ia mêlée pour faire échec aux Français, mais, tout comme dans le secteur de la Vesle, où elle avait affaire aux Français et aux Américains, elle a été défaite.Les opérations des Anglais, sur la partie nord du front, depuis le’st d’rAras jusqu’à la région de Bulle court, leur ont permis d’avancer jusqu'à l’ancienne ligne Hinden-burg ou très près.Il y a encore une activité considérable sur la partie orientale du front de bataille, dans la région des Vosges, où les troupes américaines ont combattu récemment.En fait d’opérations, cependant, il ne s’est fait que des raids et des petites attaques lancées à l’improvistc.Plusieurs opérations de ce genre ont été effectuées par les Français.ILS FRATERNISENT.Aux quartiers généraux de l’armée française, via l’agence Reuter, 27.— Une certaine partie d’un régiment de ligne canadien dont trente pour cent des hommes parlent français, a attaqué au côté des troupes françaises.Un peu plus tard, les Canadiens subissaient une forte pression de l’ennemi qui était très bien retranché dans le bois.Ils demandèrent donc du secours au régiment français qui se trouvait sur leur flanc.Les Français avancèrent immédiatement et tournèrent complètement le?positions.Peu après, le régiment français se trhuva dans une situation semblable".A leur tour, les Français firent appel aux Canadiens qui se lançant aussitôt à l’attaque, sauvèrent la situation.Dans la soirée les deux régiments bivouaquèrent ensemble.A L’ACTIF DES NOTRES.Londres, 27.— Ce sont les Canadiens qui, de bonne heure, lundi matin, dans la nouvelle offensive des Anglais, au sud-est d'Arras, ont capturé Wancourt et Monchy-le-Preux, et ont dépassé ces villages, suivant le bulletin officiel d'hier soir.Le communiqué signale aussi la capture de Montauban et de Bazen-tin - le - Grand, respectivement à l'ouest et au sud-ouest de Longue-val, par les Anglais.* GAINS ANGLAIS.Londres, 27.— L’agence Reuter est informée que les Tommies se sont emparés d’un faubourg de Bapaume du nom d’Avesnes-les-Ba-paume, et aussi de Gappy, au sud de la Somme.Les troupes anglaises ont egalement capturé Suzanne, sur la rive septentrionale de la Somme, et ont atteint la lisière de Thilloy.La nouvelle ligne anglaise passe par les points suivants : Monchy-ie- Preux, Wancourt, la lisière ouest de Croiselles, Saint-Léger, Morv Favereuil, Butte de Warlancourt, et Eaucourt-l’Abbaye.Nous nous battons à l’est et au sud de Martinpuich et à l’ouest de Bazentin-le-Petit.Nous avons capture Carnoy.FAITS DIVERS UN BRASIER SUR LES EAUX LE FEU COSSUME, HIER, DURAS! DE LONGUES HEURES, US NAVIRE DE LIMPERIAL « OIL CO., AMARRE AU QUAI DE LA LONGUE-POISTE.—PER TES DE $1,500,000.L iucendie a fait rage, pendant quinze heures, sur un transatlantique, appartenant à l’Imperial Oil Co., qui était à son quai a la Longue-Pointe.Pendant le jour, la lueur ne put pas être remarquée, mais dès que te voile de la nuit se fut étendu sur J’ile de Montréal, des milliers de curieux vinrent de tous côtés pour voir de près ce feu grégeois magnifique.L’eau du fleuve réfléchissait l’incendie dans ses replis onduleux.C’était un spectacle grandiose.Les pompiers de Montréal, aidés du remorqueur Sir Hugh Allan et de ses puissantes pompes, firent tous les efforts possibles pour étouffer les flammes sous leurs jets d’eau incessants, mais leur travail fut presque inutile.La chaleur était tellement forte que l’eau se vaporisait aussitôt rendue dans le foyer incandescent.Par chance, aucun vaisseau ne se trouvait dans les environs, car sous l’action du feu, d’énormes récipients remplis d’huile se brisèrent et laissèrent couler leur contenu enflammé dans la rivière.Une immense traînée lumineuse descendit au fil de l’eau, offrant un spec-cle inoubliable.Heureusement, il n’y eut aucun accident, et, après avoir tenu les pompiers en éveil pendant quinze longues heures, le feu s’éteignit de lui-même faute de combustible.Les pertes se chiffrent à $1,500,000.A TORONTO SI LE PEUPLE LADÉSIRE IL FAUDRA, DIT LORD SHAUGH-SESSY .4 L EXPOSITION DE TORONTO, ACCORDER LA NATIONALISATION DES CHEMINS DE FER AU PAYS SI LA POPULATION Y TIENT.Toronto, 27.— “Je ne voudrais point que l'on me juge opposé à la nationalisation des chemins de fer.Si le peuple de ce pays démocratique la désire, il faudra la lui accorder, mais avant de nous engager en cette voie nous devrons être sûrs de nous car la tâche n’est pas facile.” C’est en ces termes que lord Shaughncssy a défini son attitude au sujet de la nationalisation des systèmes ferroviaires dans un discours à l’ouverture de la llième exposition nationale canadienne hier après-midi.L’orateur a esquissé la question du transport, mais s’est attaché surtout à la discussion des problèmes qui se poseront dans ia période d’après-guerre, suggérant plusieurs méthodes de solution.La cérémonie a eu lieu à la “Dairy Building”.La fanfare des Vétérans a exécuté un programme.Le président de l’exposition T.Russell a présenté lord Shaughncssy."En venant, lui dit-il, aider à la construction des voies ferrées, vous avez travaillé non seulement à l’unification du Canada, mais à son union plus intime avec l’Angleterre.Nous espérons que cette occasion dans une faible mesure vous persuadera que le peuple canadien admire vos efforts.“Je spis heureux, dit le président du Pacifique, de In réception de Toronto.Depuis 36 ans, j’ai eu l’occasion de suivre le développement du Canada et de faire venir des des émigrants sur ses rivages, pour cultiver de grandes étendues de son territoire.Une direction dévouée et des employés loyaux ont rendu tous ces essais possibles.Le succès du Canada a été le succès du Pacifique.Je crains cependant de ne pouvoir beaucoup aider à la tâche des problèmes de la guerre.Je suis dans un âge avancé, mais tout ce que je pourrai faire pour mon pags d’a< doption, je serai très heureux de l’accomplir.’’ L’orateur fit spirituellement remarquer que Montréal et le reste du Canada ne permettraient pas à On- tario et à Toronto en particulier d avoir à leur crédit toutes les vertus, toutes les industries et toute la finesse d’esprit.“Nous vous concédons pourtant, ajouta-t-il, que votre exposition est sans rivale.” "La guerre, poursuivit-il, nous a apporte et nous apportera encore des sacrifices.Les peut-on refuser a une grande cause?Plusieurs devoirs nouveaux devront être parfaits, la guerre finie.Le premier sera le retour de nos soldats.Il y aura des blessés a rééduquer, à fai re utilement travailler.Avec 20,000 retours mensuellement, la démobi hsation durerait près d’un an.Si Ion songe aux ouvriers en munitions sans travail après la guerre et aux veterans, l’on a quelque idée de ^ampleur de la question.” L’orateur préconise le moven suggéré par Wilson.11 faudrait, dit-il, (lemander au soldat quel ouvrage il veut faire à son retour.Le gouvernement devra coopérer avec les industriels et les individus.i iusieurs détails devront èfre étudies dont les rapports entre patrons et employés.Nous n’aboutirons a rien si nous avons ces troubles périodiques nuisibles aux deux parties en cause.Elles s’approchent avec lidee de faire le moins de concessions possibles.Si nous pouvions seulement renverser cet état de choses et accorder le maximum!.Lord Shaughncssy suggéra le perfectionnement des méthodes de et 1 établissement d’écoles a cctle fin.Limite, ajouta-t-il, est indispensable â ce pays.Nous som-mes un peuple de plusieurs nationalités dont le nombre ira croissant nu lieu de diminuer, mais nous devons tous travailler à ia même oeuvre, la prospérité du Canada.Nous devons, sous peu, imiter notre voisin du sud dans sa politique des rherams de fer.Le problème du étudePOrt rXiRC 13 P,"'S profon(lc Lord Shaughncssy fut l’hôte d’un lunch â 1 Administration building do 1 exposition.M.T.A.Russell, t invitant à prendre la parole, lut un message du maire de New-York souhaitant plein succès à l'exposition.Le président du Pacifique, répondant nu toast qu’on lu! porta avoua que c'était la première fois depuis un an qu’il visilnit Toronto.Nous sommes capables, dit-il, de construire dos vaisseaux pour l’At-lantiqne et le Pacifique, et je suis heureux de constater que malgré nos pertes, notre tonnage est aussi élevé qu'auparnvnnt.Après la guérir, la Sibérie et partie de In Russie seront pour nos produits d’avantageux marchés.” x LES POMPIERS N’ONT PAS DE TREVE.A part ce désastre, de nombreux incendies ont tenu les pompiers très occupés, hier, en plusieurs endroits de la ville.Le feu s’est d’abord déclaré en arrière du No 77, rue Fabre, dans| l’écurie appartenant à un M.Mathieu, Les flammes se sont propagées avec une extrême rapidité, car elles ont trouvé un aliment facile dans les ramassis de toutes sortes qui se trouvaient là.Le feu ne tarda pas à se communiquer aux constructions voisines, et bientôt, hangars, écuries et garages ne furent plus qu’une masse de flammes.Les logements portant les Nos 73, 75, 77, 79, 81 et 83 furent tous la proie du terrible élément.Le chef Dagenais fit sonner la deuxième alarme, car il craignait que le feu ne se communiquât aux maisons qui jusque là avaient été épargnées.Les familles Laverdure, Scrat, Seguin et Beaudoin sont celles qui ont le plus souffert de dommages par le feu, Peau et la fumée.Après un travail ardu, les pompiers réussirent enfin à se rendre maîtres de la situation.Deux alarmes successives appelaient la brigade du feu dans la rue Mill, aux moulins Ogilvie, vers les 9 heures.Vu l’agglomération des bâtisses, le danger d’une conflagration était très grand; aussi fit-on tous les efforts possibles pour limiter le feu à son lieu d’origine.Le chef Chevalier dirigeait le travail de ses hommes, aidé du chef adjoint Mann et des sous-ehefs La-pointe, Presseau et Favreau.Plusieurs ambulances avaient répondu à la deuxième alarme, mais, heureusement, il n’y eut aucun accident à déplorer.Les pompiers étaient à peine rendus à leurs stations qu’ils furent de nouveau appelés dans la rue du Pont, où le feu venait d’être découvert dans le dépôt de bois de la maison James Shearer and Co., Ltd.Les flammes s’étaient répandues dans d’énormes piles de planches où elles exerçaient leurs ravages.Une obscurité très grande régnait dans les environs, le feu étant caché et ne projetant aucune lueur aux alentours.L’on eut beaucoup de difficultés à mettre les boyaux en place car il fallait aller loin et ia disposition des planches nuisait beaucoup au travail.Pendant quelque temps, l’on eut peur que le feu ne se propageât à la Canadian Oil Co., 123 rue du Pont, où étaient emmagasinés plus de deux mille mille gallons de gazoline.Les pompiers ont découvert, dans les interstices des planches, des bouchons de coton imbibés de pétrole.C’est une preuve évidente que l’on est en présence de l’oeuvre d'un incendiaire.Un jeune homme trouvé “endormi” dans l’enclos où le feu faisait rage, a été arrêté et remis entre les mains d’un agent qui l’a conduit au poste de police No 9.Un autre incendie a éclaté dans la soirée d'hier, â la Record Foun dry and Machine Co., 17 Tue Mill.Les pompiers, ayant une bonne pression d’eau à leur disposition, pu rent se rendre assez facilement mai très des flammes.PLUS VEINARD QJJE D’AUTRES Henri Seymor, 5 ans, 247 rue Quesnel.l’a échappe belle hier quand il tomba d’un balcpn où il était à jouer el ne se fil que quelques égratignures légères dans sa chute.Il fut ramasse par ses parents et envoyé aussitôt â l'hôpital Western, où les docteurs s'aperçu-renl que l’enfant ne souffrait que de blessures insignifiantes.Néanmoins l’on a jugé qu'il serait plus prudent de le garder â rette institution une journée ou deux.ENFANTS EGARES La Sûreté est encore à la recherche, depuis hier, de deux jeunes en fanls Agés de rinq el de huit ans, qui sont partis de leurs demeures peu après sept heures dans la soi rée d'hier.Le père d'un des deux disparus M.Flynn, 40ib St Antoine, rappor ta la disparition de son fils â la po lice.Des détectives sont â la re cherche des deux garçons.DL'rciS FRERES.- VOUS TROUVEREZ CHEZ DUPUIS TOUT CE QUI EST NECESSAIRE A VOS ENFANTS POUR L’OUVERTURE DES CLASSES SPECIAL POUR COLLEGIENS ik COMPLETS pour garçonnets de 8 à 17 ans.Genre “Norfolk”, plis fantaisie au dos, ceinture avec boucle.En tweed rayé bleu et blanc.En tweed rayé gris et blanc.En tweed mélangé brun.Prix, d’après la grandeur : 9.00 * n.oo En tweed carreauté gris.En tweed mélangé En brun.12.00brUn'- 10.00 tweed carreauté 11.00 DE 8 H.30 A 9 H.30 COMPLETS pour garçonnets, 33, 34 et 35.Genre Norfolk, culotte bouffante.En tweed mélangé gris.Valeur de 7.50 pour.^ 35 Pas de commandes par poste ou 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