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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 28 décembre 1918
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1918-12-28, Collections de BAnQ.

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VOLUME IX.— No 305 MON'! HEAL.SAMEDI 28 DECEMBRE 1918 DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste : Édition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.S,"» 00 UNION POSTALE.8 00 Édition hebdomadaire CANADA.82 00 ETATS-UNIS.2 HO UNION POSTALE.3 00 Rédaction et administration 43, RUE SAINT-VINCENT MONTREAL TÉLÉPHONE : Main 7460 SERVICE DE NUIT : Rédaction, Main 5121 Administration, Main 5153 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! i’ÈLÛQUEICE DES MILLIONS U Postage Stamp Patriotism’' — Dix-huit cents millions de propagandistes — Ce que disent les marchande — Il faut réagir temps différés.Les ajourner à Une date ultérieure serait, en effet, de ht mauvaise économie.Le Lien et la sécurité même des citoyens en exigent autrement.11 est impossi I le, même avec le balayage et l’arrosage intensifs, de tenir propres des rues sillonnées d’ornières.Les ornières peuvent occasionner, au timbres-poste — Du timbre-poste à la marine i i'/eii finirait pas d’énumérer les inconvénients qui en résultent dans l’ordre nialérifet, sans compter qu’elles donnent une piètre idée de notre administration aux étrangers.La misère des rues n’est plus I recouverte de la neige à la saison où les visiteurs sont le plus nom-| breux.Fera-t-on payer les réparations ! par les propriétaires immédiate-: ment intéressés ?C.onstituera-t on i un fonds général, suivant un inté-i ressaut projet élaboré, croyons-nous, par la Ligue des propriétai-: res ?Le budget ne révèle rien à ce sujet, mais nous serions fort surpris si la législature n’était pas appelée à sanctionner une innovation de ce genre.En ce cas, les $200,000 votés pour les travaux publics pourraient être affectés au service de l’intérêt sur l’argent avancé' par la ville aux propriétaires.Quant aux économies que les i commissaires se proposent de réaliser, nous croyons qu’elles sont praticables.Le corps des fonctionnaires peut être amélioré, tout en étant sensiblement réduit en nombre.Nous serions cependant plus rassurés si on nous donnait à entendre que le système des exa-i mens sera imposé dans tous les dé-; parlements sous le régime d’une i commission extra-administrative du ' service municipal, dont nous n’a-; vons cessé de réclamer la forma-| lion.Les commissaires ont aussi jugé ; bon de ne pas attendre la grève I pour augmenter les petits salariés, j La justice les y obligeait et ils l’ont compris.La meilleure façon d’éviter des coups de force, coûteux en dernier ressort, c’est encore de redresser les injustices partout où elles apparaissent trop flagrantes.LA TAXE DES CELIBATAIRES son d’être et que ce soit lui qui disparaisse.La ville n’est pas assez riche pour payer des parasites.Louis DUPIRE BILLET DE SOHt PETIT CONTE “Postage Slump Patriotism!” Vous rappelez-vous le inépi is avec lequel on nous jetait cette phrase, il y a quinze ans, quand nous osions à côté de revendications de la plus haute importance, réclamer l’extension aux timbres-poste et aux monnaies du bilinguisme Officiel?Nous avions beau dire qu’il y a la une question de principe et une question pratique, nous avions beau invoquer l’exemple de la Suisse et celui de l’Union sud-africaine, on nous répondait avec le même accent de suprême dédain: “Postage Stamp Patriotism!” “Singulier patriotisme que celui qui se resume à unè histoire de timbres-poste.'’ !i y avait même de beaux esprits pour trouver ce.L: fort spirituel.Les temps sont changés.Nous n’avons point gagné la bataille, mais on n’oserait plus nous jeter l’insulte.L’opinion publique ne tolérerait pas ces belles plaisanteries et nous avons même, a l’occasion, le plaisir de voir tel de bruyants contempteurs du Postage Stamp Patriotism, au temps jadis, se faire l’éloquent champion de quelqu’une de ces revendications de détail.on est en train d’admettre que la di-que notre langue fût, dans tous les de la même façon que l’anglais ; on que 'l’inégalité pratique que nous avons .nature à créer la plus fausse impres-on aperçoit cette élémentaire vérité que C’est fort v bien et 1’ gnité nationale exigerait Services publics, traitée est en train d’admettre tolérée jusqu’ici est de sion sur notre compte ; tous ces petits détails créent la croule anglaise qui trompe les étrangers, leur fait croire souvent que ce pays-ci, de droit et de fait, est un pays exclusivement anglais, détermine au Canada même un état d’esprit analogue.•*• * * Mais ceux-là mêmes qui constatent ces évidences se sont-ils jamais demandé quelle est l’exacte influence de ce timbre-poste d’apparence si modeste?Nous en doutons fort et nous osons leur conseiller d’ouvrir av ec nous, par exemple, YAnnuaiTe du Canada de 1916-1917.Ils y feront d’intéressantes, de très instructives découvertes.Page 150: Emission de timbres-poste, etc.1915-1916.exactement ce qu’il nous faut.Savez-vous combien, en 1915, il émis de timbres-poste d’un sou?.a bagatelle de 365,217,-100.C’est a été Vous .v:z bien lu: trois cent soixante-cinq millions, et l’année suivante les émissions dépassaient les quatre cents millions, exactement 460,949,800.A ces 765 millions de timbres d’un sou, il fallait tout de suite ajouter, pour ces mêmes deux années, quelque chose comme 700 millions de deux sous, soit 327,572,400 eu 19ià et 376,123,400 en 1916.Sautons tout rules années 1915-1916, dix-huit cents j ser par ce qu’elle décidait 'ècher à travers tout le pays.Ils l’ont Les commissaires aurai' qui les ont vus et qui, sans y songer,1 (,e Ja'sse'’ accréditer cette de suite par-dessus les 30 millions de timbres de cinq sous, les 15 millions de timbres de sept sous, les 15 millions encore de timbres de dix sous, les 6 millions de timbres de vingt sous et passons aux timbres de guerre.En 1915, l’institution débutait: 19,000,000 de timbres d’un sou.¦150,000 timbres de deux sous; l’année suivante, on émettait 192.035,000 timbres d’un sou, 41,639,300 timbres de deux sous et 08,744,800 timbres de trois sous (affranchissement et impôt de guerre).Cela fait un joli total, mais pour avoir le chiffre complet des timbres unilingues lancés ces deux années-tù à travers le Canada, il faudrait y ajouter une dizaine de millions d’enveloppes timbrées et quelques autres articles encore.C'est donc quelque chose comme dix-huit cents millions de propagandistes, qui, ces deux années-ilà, sont partis du ministère des Postes.Propagandistes?Réfléchissez-y et vous verrez que le mot n’est pas trop fort.Que dit le timbre bilingue de la Belgique?Dans ce pays deux races associées ont fondé leur union sur le respect mutuel.Que dit le timbre bilingue de l’Union sud-africaine?Les (Boërs, vaincus sur les champs de bataille, savent encore se faire respecter.Que voulez-vous que dise notre timbre unilingue, sinon ceci: Ou le Canada est un pays exclusivement anglais, ou les Français qui habitent ce pays n’y possèdent pas les mêmes droits que les Anglais, ou, s’ils les possèdent, ils n’ont pas le courage d’en exiger le respect.Cette funeste leçon, dans les seules millions de timbres sont allés la pré prêchèe aux millions d’individus qu la plupart du temps, l’ont tout de même recueillie.'"v iu» id11* redit: Vous êtes les seuls complètement chez vous gouvernement respecte la langue.Aux nouveaux venus, aux immigrants, ils ont répété: Ce pays-ci est anglais.Vous devez agir en conséquence.Aux Canadiens français ils ont redit: Vous voyez bien que vous n’avez pas lesjjiêincs droits que les autres ici.Vous êtes les hommes de la réserve.Franchement, croit-on (pie cette insidieuse leçon, répétée à tant de centaines, à tant de milliers de millions d’exemplaires, puisse ne produire son effet?*• * *• Du reste, nous parlons de timbres parce que nous avons sous la main des chiffres particulièrement probants, mais c’est presque partout que nous laissons ainsi notre propre argent servir contre nous, démentir par des millions de petits faits la théorie de ll’égalité des droits.C’est le cas pour les monnaies, c’est le cas pour les timbres d’épargne, c’est le cas pour noire marine marchande.Il parait qu’on ne peut se procurer des timbres d'épargne en français.Du moins, à Québec, Tun de nos amis Ta essayé sans succès.Et toutes les annonces officielles portent les trois lettres fatidiques IV.S.S„ au lien de l’inscription bilingue qui serait de droit.Tout cela, encore une fois, affirmera dans les fails l’inégalité des langues, tandis que te Canadian Pioneer, bâti avec l’argent de tous les Canadiens, ira sur les mers lointaines fortifier la légende (pie ce pays-ci est un pays exclusivement anglais.C’est animés de cet excellent esprit.(pie les commissaires abordent enfin la question de la taxe des célibataires et se proposent d’user de discernation dans son application.'ù’Xrnrn* Ils admettent que la capitation esl injuste et que tous les célibataires ne doivent pas être égaux devant l’impôt.Nous n’avons pas prétendu autre chose depuis des mois.LE CAS DE M.MANN Pourquoi M.Mann reste-t-M en place ?A l'hotel de ville, de vieux employés répondront que c’est parce qu’il est anglophone.Ont-ils raison ?Nous ne pouvons le croire.Cependant, ils vous citeront desl cas.Tel employé, habiludinaire de l’ivrognerie, congédié pour négligence dans le service, a été repris.} Il n’y a pas à s’étonner, cela arrive tous les jours : c’était un anglophone.Enfin, des gens de très bonne foi sont convaincus qu’il existe une solidarité entre employés anglais tellement forte que Taulo-rité a toujours été obligée d’eu pas- sent tort opinion i (ini ne pcul qu’irriter la majorité Aux Anglais, :1s onl : ^ employés.Sans de très bonnes ici, les seuls dont le I raisons, ils ne devraient donc pas leur emploi M.Mann, d’uu- II y avait une lois au grand Sri gnetir si puissant qu’il avait réussi à monopolise,!- ta lumière.“ Jamais, aimait-il à dire entre deux lampées de scotch, le soleil ne se couche sur mes vastes domaines.” Puni- les exploiter, il possédait une nombreuse famille, composée surtout d’enfants adoptifs, pour qui l’alphabet s’ar-j rétait à la lettre S, celle qui ouvre i la voie à la self determination.n u en avait des blancs, des jaunes, des noirs, des rouges, des chocolats et des verts — les plus brouillants de.la bande et les plus instruits, — puisqu’ils savaient bien que sans S il n'y aurait pas de Sinn-Fein.Ses deux aînés, établis côte à ente sur un lointain continent, avaient grandi chacun à son apart.I.Tin, Jonathan, avait acquis une renommée égale à celle de son illustre père.Pourvu d’un esprit d’indépendance très développé, il avait dès sa jeunesse, envoyé “ promener le bonhomme ”, au cours d'une violente querelle née d’une discussion sur le goût du thé, breuvage favori du paternel.et depuis il avait fait son chemin.L’au tre, Jack, bonne pâte molle, mis en possession de riches terres toutes défrichées et pourvu des qualités pratiques de son auteur, avait assez bien réussi ; mais il avait l’amour de la servitude.Ainsi satisfait de son rôle de quality nigger, Jack vivait en bonne intelligence avec .John — vous ai-je dit que te grand Seigneur s’appelait John ?Par contre, un froid atténué, il est vrai, subsistait entre John et Jonathan.Jack était considéré comme un bon fils hébété — une bonne poire, comme on dit de l'antre côté de /’English Channel].Il était serviable, commode, corvéable à merci même, et le grand Seigneur, qui n’était pas une buse, ne se gênait guère pour imposer ses quatre volontés à ce cher enfant.Pour l’autre, il avait tout an contraire, un grand respect.Dans le fond de son coeur, il le chérissait, car à scs yeux comme à ceux de tout le monde, celui-là c’était "un Et il en était légitime ment fier.Une occasion se produisit de faire éclater scs sènliments.Ils tié-bordèf-ent.Jonathan, enfant prodige, qu’il ne faut pas confondre avec l’enfant prodigue, conduit un beau matin par ses intérêts dans le voisinage du château paternel, voulut bien aller embrasser son auteur.Jamais on ne vit plus grande réjouissance : ce n’est pas un boeuf gras, mais tous les boeufs, veaux et moutons que John fit tuer en son honneur.Ce fut de mémoire d’homme nue fête à nulle autre pareille.Jack peu habitué aux effusions du vieux John, sauf aux jours où le grand Seigneur le tapait d'une petite contribution, en fut littéralement estomaqué.Comme c’était un bon garçon et que te service pressait pour ne pas faire attendre l’hôte, il se joignit aux domestiques.sans pins.Moralité : Le plus âne des Irais est bien celui qu’on pense.Max S0REL.pas nous sommes gouvernés de loin, et les mesures imprévues qu’on jette dans le chemin de notre libre v»e nationale n’ont que plus de force pour tomber de haut et arriver de loin.Il faudrait pou* y faire pièce de fortes réactions populaires, que l’on ne semble pas pouvoir espère: dans le moment.Les ouvriers .1 les fermiers sont hypnotisés par les aspects immédiats de leurs cas respectifs et laissent de côté les grandes questions intéressant l’ensemble national; et les manufacturiers, derrière M.Rogers, agissent dans l’ombre et appuieront de toutes leurs forces les dépenses que demandera Londres en fait de constructions navales d’ordre militaire; l'avenir n'est pas rose pour les contribuables, mais les industriels se frottent les mains de satisfaction ; il semble qu’on ne puisse rien actuellement pour déranger leurs petits projets, mais “T'avenir n’est à personne” et le peuple se réveillera | peut-être pour de bon lorscpi’i.l j comprendra la manoeuvre.En attendant, l’hiver parlementaire va bientôt commencer et il en sort toujours un peu de renseignements pour le grand public, à travers beaucoup de “camouflage" oratoire et imprimé.Le Citizen a découvert ce matin que sir Robert Borden ni ses compagnons de voyage ne seront admis à la table du congrès de Versailles, et que nous ne devons pas en être étonnés, n’ayant pas de réclamation de colonies ou de rectification de frontières à exiger.En fin de compte, dit ce journal, nous serons en communication intime avec le cabinet britannique et nous exercerons ainsi notre influence; i) n’y a donc pas lieu de nous sentir désappointés ni humiliés.Ce qui n’empêche pas qu’il eût été périlleux pour le même journal de publier la même chose il y a seulement trois mois, et que d’autres, ont été injuriés et accusés de traî-rise pour n’avoir pas dit pire; la logique n'est pas le fort des journaux politiques, surtout après certaines volte-faces comme d'aucuns en ont exécuté au cours de ces derniers mois; et nous en verrons bien d’au-ti es lorsque de nouveau des influences puissantes pèseront sur la presse dite canadienne en faveur d’un vaste programme de participation à la flotte britannique.*¦ * « A propos de M.Robert Rogers, on remarque depuis quelque temps qu’il est rentré dans Je silence et semble se retirer du devant de la scène publique qu’il affectionne presque autant que s’il était doué du talent d’éloquence, ce qui est loin d’être le cas.Une information par- ! ticulière permet de dire que le ré- ' cent congrès des fermiers d'Ontario et leur nette déclaration en faveur de la réciprocité a causé quelque émoi dans les cercjes manufacturiers, el (pie Ton a décidé de laisser passer l’orage en silence.M.Rogers rentre donc sous sa tente et Ton n’en entendra plus parler beaucoup d’ici quelque temps; mais ce n’est que partie remise et l’on neuf être sûr de le retrouver sur le sentier de la guerre dès que le danger immédiat aura disparu.11 s’en brassera de toutes couleurs an cours de l’année qui va commencer, et la vieille Europe ne sera pas la seule à servir de théâtre à des tiraillements variés; les temps de tranquillité paisible et pastorale sont passes pour longtemps.Ernest BILODEAU.la législature, à côté du français.Le fermier canadien-français n’est nulle part un persécuteur, il n’a jamais spolié personne.S’il envahit jamais l’Ontario, c’est (pie les Ontariens de langue anglaise lui auront vendu très bon prix leurs terres, tout comme l’ont fait les Ecossais des Cantons de l’Est.La Tragedy of Eastern Townships dont parlent tant Sellars et la Sentinel s’explique de cette seule façon.Le fermier anglais ou écossais a quitté sa terre, la vendant bon prix à l’agriculteur canadien-français.Si cela se répète un jour par delà l’Outaouais, les propriétaires anglo-canadiens ne fermes n'auront à s’en prendre qu’à eux-mêmes.Tour le reste, l’aveu du Sim est à souligner.La crainte de l'élément non-anglais a bien inspiré la législation antifrançaise et anti-élrungère de la Saskatchewan et d’ailleurs.Conclusion?Réagir — réagir partout les fois que nous y avons droit.Changer guisme les agents passés au service de Tunilinguisme.peeler — et d’abord et nos traditions.Si nous ne commençons point par là qui mettront du français dans ce pays.Réclamer du français toutes en propagandistes du bilin-Nous faire res- nous respecter nous-mêmes; respecter notre droit ce n'est sûrement pas les autres Omrr HER0UX.garder à - tant plus qu’il a été établi qu il ne sait pas le français.L’usage des deux langues ne lui est guère moins nécessaire dans la brigade des pompiers qu’au poste de sous-directeur de la sûreté.Encore une fois, voit- ! on Ottawa laisser à un poste si Un-’ portant un Canadien-français ne parlant (me sa langue maternelle ?Attendrait-on pareille générosité de Toronto?Par contre, verrait-on la commission administrative prendre sur elle de nommer à un poste aussi élevé un Canadien-français qui ne pourrait mettre bout à bout deux mots d’anglais?Ensuite les révélations qui ont été faites au sjijet de Tadministra-tion des pompiers doivent inspirer aux commissaires la pliv> .grande circonspection.Ils pourraient hésiter.nous semble-t-fl, à remettre en place les offiriers qui ont joui de la faveur des chefs sous ce régi- M.Mann, même si Ton est (h'Torrniné à commettre une très grave injustice envers Télément français en maintenant en fonction un unilingue qui l'est resté obstinément.attende nu moins la fin de l’enquête qui se poursuit actuellement sur l'administration de la brigade pour reprendre sa place.me.Que Chronique d’Ottavra LA VISITE DE JELLICOE Sans-culottes \7arsovie télégraphie qu’il fan! payer mille roubles en Russie pour se procurer un pantalon.Mille roubles, cela serait à peu près 8450, au cours d’avant-guerre du rouble.C’est un peu cher pour un pantalon.11 n’y a donc pas à s'étonner qu’il y ait de ce temps-ci tant de sans-culottes en Russie.Ils sont proches parents de ceux qu’il y avait au temps de la révolution française et des assignats.Ei Ironie M.Creel, ancien censeur de la presse américaine, s'embarquait pour l’Europe au commencement de décembre, avec -M.Wilson.Il devait accompagner le président jusqu’au retour de celui-ci.Que s’est-il passé ?On ne sait, mais M.Creel s’en revient ces jours-ci dans son pays.Le New-York Post qui, même sous ses nouveaux propriétaires, a eu maintes fois maille à partir avec M.Creel, lui décoche cette petite note joliment ironique: “L’abandon par M.Creel de sa haute situation ébranlera rudement le monde du journalisme, le public américain et secouera jusqu’aux anges.La conference de Versailles sera-t-elle capable, sans ce champion infatiga-e de la cause alliée, d’en arriver à un règlement juste et équitable des affaires du monde?8e peut-il que M.Wilson ait trop vu 'M.Creel en Europe ?Se peut-il qu’après avoir eu, pendant deux semaines, de cette sorte de propagande que les journaux et te public américains.onl reçue'pendant! un an et demi, notre président ait décidé qu’il était mal de priver plus longtemps le journalisme d’un de ses plus précieux joyaux?Voilà une hypothèse qui peut tenir à la réalité.“O monde! O vie! O temps!” M.Creel, dit une dépêche de Taris, va se remettre à écrire pour les magazines.Avec quelle cordialité des multitudes de directeurs attendent sou retour au bercail, — des refus plein les mains!” Le censeur canadien aura plus de chances que AL Creel, la censure finie.Il pourra du moins se réfugier dans le fonctionnarisme paisible où il est resté a demi.La légende veut même qu'il en ait plein le dos de sa besogne de guerre.Cela se comprend.Et pourtant il n y a pas été le censeur ultra-zélé et touche-à-tout que fut M.Creel.La conquête de Londres de l’armistice de novembre dernier.Il a raison, en théorie.Mais, en réalité, cela peut être une toute autre affaire et il peut y avoir là un calcul très habille.Les construe-leurs de navires de guerre savent bien que si les Elats-Unis, l’Angleterre et la France poussent leur, programme de grosses flottes de' guerre, il leur faudra, dirait La Pa-liee, bien plus de navires.Or si ces nations se partageaient les cuirassés et les croiseurs allemands, ce Serait autant de cales qu’elles ne feraient pas construire et donc autant de profits de moins dans la caisse des constructeurs.Ce ne serait plus du tout la même chose si les alliés allaient coûter, sous un prétexte ou sous un autre, les unités allemandes livrées ces semaines-ci.Ne peut-on risquer cette supposition, que des agents des propriétaires de chantiers maritimes sont les auteurs réels et rusés de la proposition que le Journal-Press trouve si imbécile ?Pas de cette police Nous dénoncions l’autre jour le projet de sir John WiWison parlant de la nécessité de former une police fédérale nombreuse, calquée sur l’organisation de la gendarmerie royale à cheval du Nord-Ouest, et semée à travers tout le pays.La Free Press de Winnipeg condamne de son côté la mise en train, par Ottawa, d’un programme à peu près analogue, celui de la distribution de la gendarmerie, royale à cheval, des grands lacs au Pacifique.“ Ce serait un désastre si les préparatifs du gouvernement pour tenir tête à une menace qui n’est pas sérieuse devaient aboutir à créer du désordre ”, dit lu Free Press.“ IJ y a dans ce groupement publie de forces militaires quelque chose que l’homme du peuple ne comprend pas bien.Certaines gens assument une grande responsabilité en regard des événements futurs, en témoignant d’une telle crainte d’un mouvement que le bon sens populaire aura tûl fait de ramener à la raison, — à supposer qu’il existe, — si on laisse le peuple tranquille.” CHRONIQUE MUNICIPALE trop pelle LE BUDGET Locataires et propriétaires car les uns et les autres sont intéressés eu même point ¦ se réjouiront des élrennrs que leur présente la coin-mission administrative : un budget sans déficit et sans migineutalion de taxe.C’est Une nouveauté.4 la vrille de la session de la législa-lure, c’esl le meilleur argument à fournir pour sa défense à la députation qui entendra sûrement parler, au comité des bills privés, de sa plus récente créature en des ternies diversement appréciateurs, It ne faut tout de mètre pas sr presser d'emboucher In (collide l'enthousiasme.Les loca-j tnircs voient tomber des mains des j propriétaires le prétexte d’une hausse de leur lover.Il est naturel | qu ils soient contents.Les proprié-I I.'lires se réjouiront également de ! ne point voir diminuer leurs reve-; mis déjà minces, prétendent-ils, ! avec chiffres à I appui.Mais est-on si sur que cela qu'on ne trouvera pas moyen de les tailler sous une attire forme ?De toute évidence, les crédits affectés aux travaux publics sont insuffisants, étant donné la négligence où ont été laissés 1rs chaussées et les trottoirs depuis quelques années, On n fait bien pru de chose, t’atitoinne dernier, en regard de ee qui reste à faire.Des mes entières, nu presque, sont à repaver.Ce n’est sûrement pas avec la somme de deux cent nulle dollars que Ton arrivera à défrayer des travaux aussi importants et qui ne peuvent pas être plus Imv LE CONSEIL Le rôle du conseil, sous le régime actuel, est extrêmement limité, Il n’obtient même pas la production des documents qu’il réclame.C’est un fantôme de corps législatif.Dr plus, M.le maire qui agit comme le tentateur du paradis terrestre a fait briller aux yeux de ses collègues la perspective d’une prolongation de deux ans.ce qui a encore contribué j à réduire leur combativité.D’ailleurs le premier minisire avait donné à entendre, lui aussi, «u comité ties bills privés qu’il serait dispose à étudier ee projet, si les éclievinsi se montraient “bons garçons”.Cette politique de la république des camarades ne nous parai) pas se Concilier avec Tinléret public.Si la coin-| mission administrative doit rester chargée des intérêts de la ville, j pourquoi maintenir le conseil ?] Pourquoi maintenir aussi, du moins nu .xu'laire actuel, un maire purement “décoratif"?Nous posons ht question très sérieusement : le gouvernement va-t-il permettre que In ville, qui n besoin de toutes ses ressources, maintienne ee corps inutile et son président?Qu’on a boit MP 1rs commissaires nu, :i1r>"< In rnnscU n’a nas sa rai- Ollawa, 27 décembre.La visite de l'amiral Jellicoe, au printemps prochain, fait le sujet de nouvelles dépêches de Londres, en même temps que de commentaires de la presse locale.On fait remarquer que la session aura pris fin à ce moment, et (toc par conséquent, il n’y pourra pas être procédé à un débat naval renouvelé, qui ne manquerait pas d’acrimonie.C’est peut-etre la raison pour laquelle 1 amiral anglais commencera sa tournée par 1 Australie.On nous ressert aussi le plat déjà connu de i’ou-vcilure ne la session fixée au milieu de février environ, bien que personne n’en sache rien au juste, le cabinet n’ayant pas pris de décision finale à ce sujet ; mais il est toujours possible que les travaux parlementaires se prolongent jusqu'au commencement ije Tété, et alors il n’y aurait rien d impossible t à ce que l’amiral fût reçu au Musée l Victoria, oemme M.Balfour, l’an-j née dernière ; cependant, il serait ! trop tard alors pour donner suite en Chambre aux suggestions qu’il aura faites ; on assistera plutôt, sans doute, à une campagne de presse du genre de celle des dernières élections, pour chauffer le loyalisme anglo-canadien et imposer au pays ce à quoi il s’est refusé il n’y à pas si longtemps.Puis, le cabinet unioniste se présentera devant le peuple avec une dose nouvelle de manoeuvres enveloppées dans le drapeau britannique ; le moyen a si bien servi la première fois qu’il n’y a pas de raison, aux yeux de nos ministres, pour ne tins essayer d’en tirer un nouveau mandat, dont lu durée cette fnis.se prolongerait nu moins à quatre années (le sa date.C’est sans doulr Tune des raisons pour lesquelles M.Borden semble s’inquiéter si peu des bruits de désintégration du cabinet qui doivent nécessairement lut parvenir; comme nous le laissions entendre hier, il a dans sn manche des caries déni nous ne pouvons lias devinei la vit-et il les jettera sur ta table an rnnmrnl décisif• plus (pic Limais BLOC- NOTES Un aveu La politique antifrançaise de tout un groupe anglo-canadien inspire au Sun de Toronto ces réflexions : “il serait difficile de ne pas voir dans l’intolérance de notre conduite à l’endroit de tous les éléments canadiens d’origine non-anglaise l’aveu de notre faiblesse et de notre crainte.La marge de notre pouvoir supérieur, fondé sur une majorité qui est dans la proportion de 56 a 44 n’est pas telle qu'ellr nous doive pourtant conseiller l'intolérance.On prête aux lois destinées à obliger à renseignement de l’anglais une attention qui ne leur vaudra rien de bon dans les milieux où l'élément non-anglais tient la balance du pouvoir.Si l’opposition provinciale n’était lias incompétente et si lé vote français eût pu peser dans la balance des partis, il y a longtemps, croyons-nous, que la question des langues en Ontario se serait réglée par un compromis probablement raisonnable el satisfaisant pour tous.On peut pniTatte- a con-A^oici est»cn Daudet a jadis parlé de 1 quête de Paris par le Midi, que le Standard de Londres train d’établir que des boni mes politiques d’origine non-anglaise ont conquis l’Empire.“A Versailles, dit-il.1 Angleterre aura pour la représenter un Gallois (Lloyd George), un Ecossais-Canadien (Bonar Law), un Israélite (lord Reading, né Rufns Isaacs), quatre Ecossais (Balfour, Geddes, Haig et AVemyss), et un Anglais seulement (lord Milner) Encore lord Milner est-ii né en Al!e-magne, de même (pie son père, fils d'un médecin anglais qui s'en alla vivre en terre teutonne pendant de nombreuses années.” On a souvent dit que la finance anglaise est aux mains des Ecossais.La haute banque canadienne Ta déjà été aussi.Il n'est pas certain qu’elle ne le soit pas encore.Sur un article La Gazette d'hier avait, à propos de la nouvelle législation scolaire en Saskatchewan un article qui se termine ainsi: “Il y a pel: de pays où tout le monde ne parle qu’un langage.Le gallois et le gaélique se partent en Grande-Bretagne.Aux Etats-Unis il y a des régions où le langage intermédiaire des gens est tantôt l'espagnol, tantôt l’italien, tantôt le suédois, tantôt Tnllcmand.Sur un proverbe Un auteur anglais de renom, George Moore, s'étonne de trouver dans le Voyage sentimental de Sterne une phrase qu’il attribuai! jusqu’ici aux Evangiles, dit-il.mais que Sterne aurait recueillie des lè vres d’une bergère illettrée de France, où on l’aurait oubliée : A brebis tondue Dieu mesure le vent.Moore découvre dans Sterne ee que tous les deux auraient pu trouver dans ’o p'-cmier bon dictionnaire venu de France; c’est un proverbe très vieux, connu des Canadiens-français, dont les ancêtres ont dû l’apporter avec eux de France.Tl s’emploie chez nous de temps immémorial.G.P.ment croire que M.Ferguson aurait Donc, si nous ne voulons pas per-pu faire, quant utx soixante écoles dre de vue le but principal des éeo- strieteiUent bilingues itc l’OnlariD, des concessions telles qu’elles eussent satisfait le Québec et fait disparaître les griefs de M.Rowell, sauf pour ce qui a trait à la conscription.Nous ignorons un fait; celui que la lutte pour la suprématie se mène sur la terre.Si, chez nous, nous chassons du sol, par une série de mesures financières injustes, ceux qui y restent encore, nous ne devrons lias être surpris que l’élément non-anglais vienne combler les vides.Le Québec, est on pays dur.au delà de TOutaoùnts.Si les agriculteurs y onl fait de l’argent pendant la guerre, il serait naturel qu'ils recherchent les terres plus riches et le climat plus doux de '’Ontario.S’il en vient un bon nombre chez nous, ils pourront à la rigueur, malgré toutes les protestations et tous les efforts, et s’ils sont d’esprit intolérant, finir par faire du français la langue de mjlrc législature,” Le .Situ exagère.Si jamais les Canadiens français deviennent la majorité, en Ontario, ils feront là ee contre quoi ils n’ont jamais, récriminé ici; l’anglais xim-sisPvn enimuc tan vue officielle Lebrun, journalier, 4 1 Lévis.j PERRAULT, Delphine Lalande, 28 ans, -épouse d’Henri Perrault, presseur «l’habit s, 628 de Gnspé.PILON, Félix, 04 ans, cordonnier, 253 rue Jeanne d’Arc.SEERS, Georges, 76 ans, rentier, 2 5 St-Mnt-thieu.GKANB’MESSE ANNIVERSAIRE AYMONG.- Lundi, b* 30 décembre, à 7 1).â l’église St-Pierre, grnnd’messe anni- HATEZ-VOUS D’ACHETER VOS VINS ET BIERES POUR LE JOUR DE L'AN Nous ne vendons que.ce qu’il y a de mieux sur le marché, et faisons la livra ison partout en ville.Commandes reçues par téléphone.ROSARIO DES AUTELS !24 EST, RUE ONTARIO.l’épicier connu TEL.EST 3538.Cinema PASSE-TEMPS Cinéma SAMEDI, DIMANCHE Grande production de Loie Weber POUR MARIS SEULEMENT (For Husbands Only) Interprétée par Mi«lred Harris (aujourd’hui Madame Charlie Chaplin).Toutes les 1 ouïmes, jeunes filles et mamans sont invitées.C’est une pièce nouvelle, avec une idée nouvelle, sur un sujet nouveau.Comédie L.and Ko., en deux parties : ’’DURE POUR SON MARI”, interprétée pur la comédienne .Marta Sterling.LUNI)L MAnDT, MERCREDI Frite» Brunette dans «LA TENTATRICE” (Into those who sin).Le deuxième chapitre de “I/U Main vengeresse” : La chasse aux millions.30, versaire pour le repos df?Aymong.Pâme «le Rachel pas ac preuves.ous int uUi ,uni* vul*sl(}n* \l , ce n'est pus sur; Mgr Tanguay le fait i recommander, de lu faire disparaître, (,t} questio venir en 1613.Quatrième: tioti- "«««* (die est là précisément pour ré-1 Wdx ac .' .i.,., a i’ .r i rrnrrrtK nr> sieur se, tait sur ce point.Cinquième il écrit que Giffard arriva en 1627.Nous disons : non: témoins : Mgr Tanguay, M.Suite, l'abbé Ferland.Dans sa réplique, il fixe la date que | sonnages qui sont venus à Québec ne devaient pas trouver place j sur ce 1ahle.au : les quarante-sept noms ; qui y ont été placés sont inscrits en ' lettres de trois quarts de pouce.Ils 1 sont, pourtant lisibles à l’œil nu.En Lots commodément situés nains.plHorenqur*.avec toute* le* améliorations voulue*, de prix modéré*, augmentant constamment en vnlrur.Conduites d’égouts.dVnu.d’électricité j trottoirs «m béton nux Jardins «le Strathmore sur le I.*c Si-Louis.Brochurettes gratuites.MARCH TRUST ?34ème année.131» St-Jacques.Main 3791.> ,/» y 11 i t ooffci, iniiu m ni rcaiuLcw u / (ru nu.j\n il y avail des gens qui devinrent colons ^ y ^Ical, il rfy*fallait Û,naer': plus tard, ce.qui, selon eux, n aurait f.,lnn, „ „ L.‘ , .îles fonds étant limités.11.a lallu rien enlève a la gloire de notre périmer ! „„ (.fln; x% ft ü a m faU fn \on,r colon.En tout cas, si loues ces cwnn^gfjw;c de cajWf.’ M, d, La choses n’ont pas la Impulüé du | cri sial de roche, M.de La Bruère n'a j qu’à s’en prendre aux événements de i l’époque.| Quant au millésime 1635, il fui î placé, sur notre liste, comme les pré-i cédants, pour marquer l'arrivée d’un colon, ainsi que les autres, arrivée qui Bruère a.ro netatê fort à propos que l’idée malt resse qui nous a guidés dans ce.choix était de mettre sur cr tableau les noms des premiers colons, SURTOUT de ceux qui mil laissé des descendanls.Os derniers, pour nous comme _ «oui; le public en gênerai, Le Devoir et le téléphone Pour appeler le “Devoir” au téléphone, de 8 heures et demie du matin à six heures du soir, les jours ordinaires, il faut demander : Main 7460.De six heures du soir à huit heures et demie du matin, en tout temps, ainsi que le samedi après-midi, le samedi soir, le dimanche et les jours de fête, il faut appeler ainsi : Rédaction : Main 5121.Administration : Main 5153.Gérant : Main 5156.Pour appeler le “Nationaliste”, le samedi après-mi(Ji, il faut demander: Main 5121.La semaine, demander Main 7460.r1 Votre repas du Jour de VAn sera complet, si vous avez sur la table Marque d* «ommerct -LE PATE TRADITIONNEL fait de viandes hachées de S.L.Contant —DES CROQUIGNOLES au saindoux de S.L.Contant —UN JAMBON de 8 à 12 livres de S.L.Contant En vente chez tous les épiciers et bouchers.Exigez la marque S.L.CONTANT VOTRE CADEAU DU JOUR DE U AN Dnn, noire ,loek Immense nutiinl (inc vnrlé de mercerie “linpri'rnMr” U Vous sern l'nrllo de le choisir, l’ermetlez-noiis de vous le démontrer.S.-A.de LORIMIER iuwï'S"; ” 34 OUEST.RUE NOTRE-DAME. VOL.IX.— No 305 MONTREAL, SAMEDI 28 DECEMBRE 1918 CALENDRIER DEMAIN, DIMANCHE, 29 DECEMBRE 1918 DIMANCHE DANS L’OCTAVE DE NOEL Lever du soleil, 7 heures 42.Coucher du soleil, 4 heures 25.Lever de la lune, 4 heures 19.Coucher de !a lun^, 1 heure 28.Nouvelle lune, le 2 janvier 1919, à 3 h.30 m.du matin.DE¥OTR Toutes les nouvelles par nos rédacteurs, nos correspondants et les services de dépêches du monde entier DEMAIN BEAU.MOINS FROID LUNDI.30 DECEMBRE 191» 8.EUGENE.EVEQUE Lever du eoleil.7 heure* Coucher du eoleil.4 heures 28.Lever de U lune, B heure» 18.Coucher de le lune, 2 heure» 10.UN DOCUMENT HISTORIQUE LE PRIS'CE DE MONACO LIVRE A LA PUBLICITE UNE LETTRE A GU ILL A U ME HOHENZOLLERN DANS LAQUELLE IL METTAIT L’ANCIEN EMPEREUR EN GARDE CONTRE SES PROJETS DE GUERRE.TOUS LES HONNEURS ROYAUX SONT ACCOUDES A WILSON Un dîner de grand apparat lui est offert par le roi, au palais de Buckingham — Toast de Sa Majesté et réponse du président.(Service de la Presse Associée) Paris, 28.— Le prince Albert de Monaco a remis à la "Presse Associée” une remarquable lettre qu’il a adressée à l’ex-empereur _ d’Allemagne.Elle promet de rivaliser avec les révélations faites par le prince Liehnowsky, Fambassadeur allemand à Londres au début de la guerre, et celles du Dr Muehlen, l’ancien directeur de la compagnie Krupp, La lettre du prince Albert donne le texte de plusieurs conversations avec Fox-empereur sur ses projets ¦de guerre ainsi que d’un certain nombre de lettres que Guillaume II avait écrites au prince.Ces lettres sont adressées au prince comme "Mon cher cousin” et sont signées “Votre Altesse, votre ami dévoué, votre cousin et votre admirateur, Guillaume I.R.” Les conversations entre Fex-em-pereur et le prince couvrent une période de plusieurs années d’intimité au cours de laquelle le prince Albert a rendu de fréquentes visites à Berlin, à Kiel ainsi qu’à la résidence d’été de Guillaume II à File de Corfou.La lettre du prince est adressée: “A Sa Majesté Guillaume U”.La lettre s’adresse à Sa Majesté comme “Sire”.Elle rappelle à l’ex-einpereur les conversations, au cours desquelles l’empereur a exprimé ses idées sur l’avenir de l’Allemagne, et ensuite les mesures successives qui ont été appliquées à son armée.En expliquant le but de sa lettre, prince Albert écrit: _ "Je parle avec sérénité après dix-sept ans d’efforts pour vous éclairer sur le seul sentier qui ni air.fiend rail les nations rivales dans les limites de la justice jji de la dignité, et réunirait dans la^pnix les intérêts de la France et de l’Allemagne.Je parle avec Imite la fer-H té de n âme, révoltée par le vpeeiacl da complot pour annihi-t Fi loi et l’honneur, ainsi que loutcs les beautés de la civilisation ci toutes les conquêtes de l’homme sur la brute.¦Vous auriez pu devenir la plus gi ande figure de tous les temps si vous aviez dirigé votre puissance pour réparer l’injustice qui pose sur l’Europe et donner votre haute autorité aux idèals du droit, de la justice et de la paix, vers lesquels l’humanité se tourne avec anxiété.Mais non, vous avez maintenu les | coutumes brutales d’une monarchie militaire jusqu’à ce que l’Allemagne, qui aurait pu devenir la première puissance du monde basée sur la civilisation, vous ait amené dans les fausses idées de l’aveugle ¦ folie.” En rappelant à l’empereur leurs conversations, le prince dit: “J’ai été profondément impres-Fsionné par votre conversation lors • de ‘l’inauguartion de l’observatoire de Ledenburg.Quand j’ai condam-: né la militarisation d’un peuple comme retardant son développement, vous m’avez expliqué les 1 avantages d’une telle forme d’éducation nationale en dehors de ses buts militaires, parce que comme vous m’avez dit, elle relevait les hommes de la pesanteur du poids ; qu’ils avaient à soutenir.Telle était la conception de la fin principale d’un système dont l’application terrifie le monde.Aujourd’hui les débris de cette éducation trahissent dans le sentier de vos armées votre fin véritable ou votre profonde erreur." “Quoique que vous m’ayez affirmé, sur le “Météor”, le 28 juin 1911, qu’il ne vous appartenait pas de prendre une initiative qui nssure-¦nait la paix universelle, en apprenant l’assassinat de l’archiduc Ferdinand, vous m’avez dit: ‘^Maintenant il me faut tout refaire.” En ces deux circonstances l’hi.stoire reconnaîtra votre responsabilité de •la guerre.Au cours d’une entrevue sur le même yacht, le même jour, j’ai remarqué des paroles dévoilant vos intentions.Quand je vous ai dit que la majorité du peuple français sc rallierait à l’idée d’un rapprochement avec l’Allemagne, vous m’avez répondu: Oui, mais il faut se hâter ou il sera trop tard.D’autres arrangements seront nécessaires a ki paix du monde et à l'équilibre des nations de l’Europe.Voici que les Saxons comprennent leurs vrais intends ot tentent de s’unir contre les races jaunes.relie année même, le président Vilson et l'Angleterre ont eu des pourparlers diplomatiques.Us ad-meltcnl qu’il n'y a rien à faire avec l’Allemagne que de la prendre telle qu elle est." Après avoir rapporté mot ù mol les paroles de l'empereur, le prince Ebert ajoute: “Vous avez ensuite longuement essayé de me convoi n-cro que vous n’aviez pas d’animo-Mlé h I egard de la France ou qui que ce soit et vous m’avez dit que vous auriez pu déclarer la guerre à tn Russie alors qu’elle était extê-tiuée pair sa guerre avec le Japon, a ïn France noirs que 300,000 de ses iSoldais étaient dans les hôpitaux."Je vous ai affirmé que la France tir ¦voulait pas la guerre attendu qu’elle réduisait ses années: sur ro, vous (ne m’avez rien répondu.” Le prince Londres, 28.— Jamais le palais de Buckingham n’a vu de réception royale comparable à celle dont le président Wilson et Mme Wilson furent l’objet, alors qu’ils furent escortés dans la salle du banquet, hier soir, pour le diner de gala.Toutes les formalités royales observées au palais depuis deux ou trois siècles aux grandes solennités l’ont été avant et pendant le banquet.Le président Wilson accompagné de la reine Marie étaient en tète du cortège qui se dirigeait vers la salle à manger, et ils étaient précédés par les officiers du palais, richement costumés, portant des baguettes, marchant à reculons et faisant des révérences aux hôtes.Immédiatement à la suite du président et de la reine, venaient !e roi Georges et Madame Wilson.Ils étaient suivis par les membres de la famille royale.Au bout de la table, douze personnes étaient assises, au milieu d’elles était le roi Georges.Le président Wilson prit place à la droite du roi et Madame Wilson à sa gauche.La reine Marie était assise à la droite du président; venaient ensuite l'ambassadeur de France, la princesse Christian, l’ambassadeur d’Espagne et la princesse Patricia, fille du duc de Connaught.A la droite de Madame Wilson avaient pris place la princesse Ma-1 rie, Fambassadeur d’Italie, la princesse Béatrice et l’ambassadeur du Japon.L’ambassadeur des Etats-Unis, M.John W.Davis, lenait la première place à une petite table carrée, à la droite du président Wilson.Avant le dîner, le président et Madame Wilson furent escortés de leurs appartements â la grande salle blanche où la famille royale était réunie avec les autres convives.Ces derniers furent présentés au président et à Madame Wilson, et les convives se dirigèrent immédiatement vers ia salle du banquet.Dans la salle, il y avait une grande collection de plats en or solide et d’énormes ornements en or évalués à £15,000,000.La salle était décorée en or et en blanc, les tapis étaient de pourpre et l’ameublement était à l’avenant.Le banquet était remarquable non | seulement par le fait qu’il préseri-j tait un spectacle comme probable-inient aucune autre cour d’Europe i ne peut en offrir, depuis la dispari-; lion des trônes de Russie, d’Allemagne el d’Autriche, mais aussi â cause du caractère représentatif d s EXPLICATIONS PRÉCISES LE DEPARTEMENT DE LA MILICE, JUGEANT QUE L'ON A MAL COMPRIS LE DERNIER ARRETE MINISTERIEL QUANT A LA GRATIFICATION MILITAIRE, LE DETAILLE PAR LE MENU.homines convoqués pour rencontrer le chef du gouvernement américain.Le roi George a prononcé le discours suivant: “Cette heure est un moment historique et votre visite fait époque dans notre histoire.Près de cent cinquante années se sont écoulées depuis que votre république a commencé sa vie d'indépendance, et maintenant, pour la première fois, un président des Etats-Unis est notre hôte en Angleterre.“Nous vous souhaitons la bienvenue au pays de vos ancêtres et on sont encore les maisons de ceux qui ont donné naissance à Washington et Lincoln.Nous vous acclamons pour vous-même, comme un homme dont la dignité, le calme et la clairvoyance dans Taocomplisscment de ses devoirs, a fait notre admiration.Nous voyons en vous l’heureuse union des dons d’un savant avec ceux de l’homme d’Etal.“Vous êtes sorti d’un paisible milieu académique pour entrer dans le courant de la vie publique et les nombreux discours que vous avez prononcés ont réuni la largeur de vue et la compréhension des grands problèmes qui agitent l'humanité et une éloquence qui vous rappelle nos grands orateurs du passe tout aussi bien que les nôtres.“Vous venez comme le porte-parole officiel d’une puissante nation qui nous est attachée par les liens les plus près.Elle parle la langue de Shakespeare et de Milton.Noire littérature est la vôtre, comme la vôtre est aussi la nôtre, et les boni-unes de lettres des deux pays en maintiennent ses gloires incomparables.“Les mémoires de nos héros nationaux à partir du roi Alfred jusqu’aux jours de Philip Sidney, de Drake, de Raleigh, de Blake et de Hampton, ainsi que celles des premiers jours de la vie politique des Anglais qui virent le commencement de l'Amérique, vous appartiennent comme â nous.Vous partagez avec nous les traditions d'un gouvernement autonome aussi vieux que notre vieille charte.“Nous reconnaissons encore un lien d’une signification plus profonde dans les idéals communs que chérit notre peuple.En premier lieu, parmi ces idéals, vous reconnaissez et nous reconnaissons la liberté et la paix.Privilégiés comme nous l’avons été d’tre dans la vie nationale les pionniers et l’exemple des principes d’un gouvernement autonome, basé sur des | lois égales, il nous est donné de voir comment ces principes peuvent être appliqués au delà de nos propres frontières pour le bien de l’humanité.“C’est cet amour de la liberté, ce respect de la loi, de la parole donnée, des droits sacrés de l’humanité qui vous a amené dansl’ancienmonde, pour l’aider à se sauver des dangers qui le menaçaient.Ce sont ces memes principes qui ont poussé vos citoyens, dont nous avons admi-jré la bravoure, à combattre à nos côtés durant cette guerre.“Vous êtes venu pour aider à bâ-! tir de nouveaux Etats au milieu des ruines de ceux que la guerre a démolis, et pour préparer les fondations solides d’un règlement qui tiendra ferme, parce qu’il reposera sur le consentement des nations émancipées.Vous avez exprimé l’espoir du peuple américain, et c'es! aussi le nôtre, qu’un projet soit préparé afin qu’à l’avenir les guerres puissent être évitées et en atteignant ce but, nous aurons libéré les nations du poids intolérable que la crainte de la guerre fait peser sur elles.“La nation britannique souhaite tout le succès possible aux délibérations auxquelles vous et nous, el les grandes nations libres de la terre, prendront part sous peu, mus par le désintéressement et un haut sens du devoir proportionnée au pouvoir que nous détenons comme un dépôt sacré.“Les peuples américain et britannique ont été frères d’armes et leurs armes ont été couronnées par la victoire.Nous remernons de tout coeur vos vaillants soldats et marins pour la part splendide qu’ils ont ’u'ise à la victoire et nous remercions aussi le peuple américain pour leur noble réponse à l’appel de la civilisation et de Fhuinanité.Puisse le même esprit de fraternité inspirer et guider nos efforts afin d’obtenir pour le monde la liberté et une paix durable.“En vous demandant de vous joindre à moi pour boire à la Santé du président, je veux exprimer avec quel plaisir nous acclamons Madame Wilson dans noire pays.“Je bois à la santé du président des Etats-Unis et de Madame Wilson et au bonheur et à la prospérité de la grande nation américaine.” MM.MILES, M0NETTE FORTIN SONT ÉLUS Dans deux comtés, Matane et Napierville, le candidat qui avait Tappui de M.Gouin est défait — La majorité de M.Miles dans Saint-Laurent est de 439.Après avoir exprimé ses remer- relale ensuite une conversation m-gnifiçative au cours de laquelle l’empereur, désignant une escadre anglaise, prédit lu prochaine guerre.“Je m’aperçus de la transformation de votre mentalité en Juin l!)l !.Sur le quai Hohcnzollern à Kiel voues m’avez fait part de votre irritation à la vue d’une escadre anglaise qui filait au large: “S’ils m’o-bligenl -à faire la guerre, le monde sera le témoin d’un spectacle unique.” Le prince Ebert raconte plusieurs conversations, alors que Fcmpereur de Russie proposa un tribunal in.termitional à la Haye.La Ictlri' laisse entendre que le kaiser tenait la puissance du niounrquc russe en ses mains.elements pour l’accueil cordial qu’il a reçu, M.Wilson a déclaré que les Etats-Unis aiment la liberté.et sans égoïsme, croit-il.“J’ai eu le privilège, sire, a ajouté l’orateur, de m’entretenir avec les chefs de votre gouvernement et les représentants des gouvernements de France et d’Italie et je suis heureux de dire que j’ai les mêmes idées qu’eux sur la signifi-cation et le but du devoir que nous avons à accomplir.“Nous avons employé de grands mots, nous nous sommes tous servis des grands mots de droit et de justice cl maintenant nous avons à prouver si oui ou non nous comprenons ccs mots et comment ils doivent être appliqués aux règlements particuliers qui doivent terminer la guerre.“J’ai aussi employé le mot courage, et je me rappelle qu'il faudra plus de courage pour résister à la grande vague qui passe maintenant sur le inonde que pour la suivre.“Il y a un grand sentiment qui remplit le coeur de l'humanité.Le coeur des hommes n'a jamais iinllu autant à l'unisson.Les hommes n’ont jamais eu autant conscience de la fraternité.Les hommes n’ont jamais autant compris combien pe-lite est la différence entre le droit o| la justice sous une latitude ou sous une autre, sous un gouvernement ou sous un autre.“Et ce sera notre grand privilège, sire, non seulement d’appliquer le jugement moral du monde aux règlements particuliers que nous tenterons d'établir, mais aussi à organiser la force morale du monde pour conserver ces règlements auxquels des grandes nations comme lus nôtres sr sont dévouées, la force prédominante du monde." CONFERENCE WILSON.LLOYD GEORGE, BALFOUR (Service de la Presse Associée) Londres, 28.— Le deuxième jour de la visite du président Wilson, en Angleterre, a été plus calme que le premier.La seule cérémonie qu’il v ail eu est le banquet au palais de iluckingham, dans la soirée.Ce fut surfont une journée de travail pour le président.11 a employé cinq heures à conférer avec MM.Lloyd George et Balfour, sur les problèmes/de la paix, Il a accompli, ainsi, la principale chose qu’il s’é-Inil proposée en venant à Londres.Rendant trois heures, le matin, M.j Wilson a converse avec le premier Ottawa, 28.— Le département de la Milice a publié hier soir, le communiqué suivant: 11 semble y avoir quelque confusion sur les clauses du récent arrêté ministériel, autorisant une gratification militaire aux soldats el aux marins du Canada.Cet arrêté ministériel est entre les mains des imprimeurs et sera prêt à être distribué dans quelques jours.D’après les nouveaux règlements, cette gratification sera proportionnée à la durée du service.Il y a deux échelles, dont l’une, la plus haute, pour ceux qui ont servi ou-Jre-mer et l’autre, moins élevée, pour ceux qui n’ont servi qu’au Canada.Le maximum de gratification pour ceux qui ont servi outre-mer est de six mois, et de trois mois pour les autres.Tous les soldats licenciés le ou après le 11 novembre 1918, bénéficieront de ce don, à moins qu’ils n’en aient été déqualifiés pour in-1 conduite ou autrement.L’arrêté en ! question a un effet rétroactif à commencer du 11 novembre pour tout soldat qui a servi quelque part au front.Pour les soldats qui n’ont pas servi au front, le règlement ne subira aucune rétroactivité.Voici les prévisions au sujet de cette rétroactivité: Tout soldat qui a été en service actif durant trois ans ou plus, et a été en service au front sur un théâtre actuel de la guerre, a droit de recevoir six mois d’allocation gratuite, qu’il ait ou non etc licencié avant ou depuis le 11 novembre 1918.Tout soldat qui a été en service actif durant deux ans et moins de trois ans, aura droit à cinq mois d’allocation gratuite ; au delà d’un an et moins de deux ans, à quatre mois d’allocation, cl enfin à trois mois, pour moins d’un an.L’arrêté ministériel ne s’applique pas aux soldats qui ont été licencies avant le 11 novembre et «lui ne sont pas allés au front.Tout soldat qui n'est pas sorti du Canada ou des Ktats-Unis, mais qui était dans l’armée le 11 novembre 1918 et a fait du service actif durant trois ans ou plus, recevra trois mois d’allocation gratuite; s’il a été en service actif au delà de deux ans et moins de trois ans, deux mois d’allocation gratuite; si au delà d’un an et moins de deux ans, un mois d’allocation gratuite; si moins d’un an, aucune allocation, U y a aussi malentendu au sujet du moulant qui sera payé.Tout soldat ayant des obligations de famille dont les membres reçoivent l’allo-calion séparée recevra pas moins de 8100 par mois de gratification militaire.Tout soldat sans aucune obligation recevra pas moins de $70.00 par mois de gratification.l’ar exemple, un homme marié dont l’épouse recevait l'allocation de séparation, recevra $(>00 en tou,s’il a ou plus, et si une partie quelconque de ce service a été faite au front sur un des théâtres de la guerre.Une proportion de cette gratification, égale à l'allocation séparée, soit 8110 par mois dans le cas d’un soldat, serait payée directement à la femme.Un soldat sans obligation fie famille, aurai! droit de recevoir 8420 en fout, s’il a été en service actif durant trois ans ou plus, et si une partie quelconque de ce service a été faite au front.La gratification serait payable, dans les cas ci-haut mentionnés dans les six mois le premier montant étant donné lors du licenciement.L’allocation gratuite pour service de guerre remplace la solde d’après licenciement, et tous ceux qui ont reçu une telle solde la verront dé-duite du montant fixé d’après les nouveaux règlements.Dans le cas des soldats déjà ’i-.inaj inb piamaisnfna inoi ‘saiouao M.Henry Miles, candidat libéral ministériel, a remporté la victoire, hier, dans l’élection partielle de la division Saint-Laurent, par une majorité de 439 voix sur son concurrent, M.Isaac Lande, qui se présentait comme indépendant.Dans le comté de Napierville, le candidat ministériel a été défait par M.Amédée Monet, jeune avocat de Montréal, qui l’emporte sur ses trois rivaux avec une majorité de 95 voix.Dans Matane, M.Octave Fortin, est élu contre son adversaire M.George Dionne, par une majorité de 24G voix.La lutte, dans Saint-Laurent, ne fut pas très acharnée; elle augurait plus d’animation, dès la mise en nomination, alors que trois concurrents s’étalent rangés en lice, contre le candidat de M.Gouin.Mais subséquemment, MM.Patterson et Collier,se retirèrent, enlevant beaucoup d’intérêt à la campagne.Les électeurs de Saint-Laurent ne se sont Erésentés qu'en petit nombre aux ureaux de votation; en effet, le vote d’hier n’a donné de 1417 voix sur un total de 346Ü votants enregistrés, | soit 40 pour cent des électeurs.Le vote israélite n’a pas été très fort, et il s’est pratiquement parta-j gé entre les deux concurrents ; M.Lande cependant a été plus en faveur auprès de ses compatriotes en obtenant la majorité dans 14 bureaux de votation.M.Miles a recueilli le vote an-¦ glais et canadiendTançais, puisqu’il s’agissait de glorifier en lui la poli-j tique de M.Gouin.Il a reçu l’appui ! d’une très forle organisation corn-[ posée de M.Walter Mitchell, trésorier provincial, et de MM.Ernest Pitt, organisateur en chef, Peter Bercovitch, Louis Rubenstein, Lyon W.Jacobs et S.W.Jacobs.M.MANN RESTE Â L’EMPLOI DE LA VILLE Le fonctionnaire dont les grévistes municipaux demandaient récemment la destitution, reprendra son ancien poste de chef-adjoint des pompiers, au salaire de $3,000 - { * , _____ La Ligue des propriétaires se demandait, ces jours derniers, ce que la commission allai! faire de M.Arthur Mann, ancien directeur-adjoint de l’ex-sûreté.Si elle parcourt le nouveau budget qui vient d’être remis au conseil, elle constatera que M.Arthur Mann est retourné d’où il venait : c’est-à-dire au service des incendies.On lit en effet, à la page 101 du budget de 1919, que M.J.Chevalier, comme chef de la brigade des pompiers, recevra $4,500 de salaire au lieu de $6,000 que recevait son prédécesseur; que M.T.St-Pierre, chef-adjoint, recevra $3,000 ainsi que l'autre chef-adjoint qui n'est ni plus ni moins que M.Arthur Mann.Cette inscription budgétaire est loin de rencontrer les vues du conseil, ou du moins de la majorité de ses membres, aussi se propose-t-on de la biffer bellement.EN FAVEUR DE $1.35 Le conseil, par rin vote de 8 à 0 a adopté, hier après-midi, le règlement suivant.Ini'sant à $1.35 la taxe sur la propriété.est dû d’après le nouvel arrêté ministériel ne sera pas fait avant le 1er février 1919.Les applications pour ce rajustement doivent être iaites à l’officier-payeur du dislric* | par lequel le soldat a été licencié.I Des formules nécessaires d’application sont à la disposition de ceux qui en ont besoin, en s'adressant aux quartiers-généraux militaires de chaque district, ou à l’officier-payeur du district ou de l’unité, ou aux officiers commandants les unités militaires après le 4 janvier prochain.PROTECTION POUR SOLDATS LES ministre et le ministre des Affaires étrangères, au foyer de son ^nuar-tement, au palais de Buckuigtiam.La seconde réunion a eu lieu à la maison de M.Lloyd George, rue Downing.Les deux entrevues ont élé séparées par un goûter où M.Lloyd George a réuni une douzaine des principaux hommes d’Etat anglais conservateurs libéraux ou ouvriers.Après le goûter, un incident pittoresque s’est produit.Le président Wilson a dévoilé un portrait de George Washington que lui a offert lord Albemarie.On comprend que ces conversations ont forl élucidé quelques-unes des propositions du président de la plus haute importance pour le peuple anglais, en particulier pour ce mii regarde la suprématie navale de la Grande-Bretagne.On a annoncé quaucune divergence essentielle n’est apparue sur les principes ou les points fondamentaux.On considère sans aucun doute les conférences d’hier comme la phase la plus importante des négociations de paix, à l’exception des délibérations à Versailles même.Par suite de scs discussions avec les hommes d’Etat anglais, le président a grande confiance, dii-on, de poser avant son départ d’Angleterre, les fondements 'les délibérations subséquentes, à Paris.M.Wilson n’a pas complètement arrêté son projet de retourner en France, mardi prochain.Si c'est nécessaire, il restera pour poursuivre les conférences.Les résultats des conversations il’hler détermineront sa décision.Le soldat Victor Brown, secrétaire de l’Association des Vétérans de la Grande Guerre, s’est plaint hier du fait une les voies de laits sur les soldats de retour du front deviennent par trop nombreuses depuis quelque temps.Le soldat Brown prétend avoir fait une enquête sur le sujet et avoir appris que les soldais ont été battus et volés par des apaches tout simplement parce ipt’ils portaient le costume militaire et étaient allés sur les champs de bataille.Plusieurs de ces soldats sont blessés et, de ce fait, dans l'impossibilité de se défendre.L’Association va faire tout son possible pour faire donner toute la protection possible aux soldats de retour du front.LES SOLDATS REVIENNENT Un grand nombre de militaires de retour du front et d'Angleterre doivent arriver aujourd’hui à Montréal.Le premier détachement de troupes doit arriver à la gare Bona-venture vers deux heures cet après-midi.il y a 91 soldats sur ce premier convoi militaire.Plusieurs au-tres convois sont partis d’Halifax cl doivent arriver ici cet après-midi, ce soir et demain matin.11 y a 58 soldats de London, Ont., 210 de Toronto, 94 de Kingston, 91 de Montréal.Le lieulcnanl-colonel La-flèche a fait tous les préparatifs né-.ccssaires pour rencontrer ces militaires à la gare et leur souhaiter la bienvenue.Tous ont fait la traversée sur le “Northland” qui n’a pas été en quarantaine, comme on le disait.Le premier convoi militaire est parti d'Halifax eu route pour l'ouest à II h.30, jeudi, et doit passer ici ce matin.Le “Tunisian", avec 16 officiers.59 soldats et 30 civils de Montréal doit arriver à Halifax le 31 courant.'Fous arriveront ici vers le 1er de Fan.Section 1.—Une contribution foncière générale est imposée et sera prélevée pour l’année commençant le 1er mai 1919 et se terminant le 30 avril 1920, sur les immeubles imposables dans la Cité, à l’exception des immeubles qui sont situés dans le territoire de l’ancienne cité de Maisonneuve, savoir: (a) Sur les terrains, les bâtiments sus-érigés et sur tout ce qui est fixé ou attenant à un bâtiment ou terrain de manière à en faire partie, à l’exclusion des, machines, outils et arbres moteurs employés pour des fins industrielies, sauf ceux qui servent à produire ou à recevoir la force motrice.(b) Sur tous tuyaux, poteaux, fils conducteurs, rails, tunnels, conduits et autres constructions et appareils de quelque nature que ce soit, employés pour produire ou distribuer pour l’usage du public, la force motrice.la lumière, la chaleur, l’eau, l’électricité, ou pour des fins de traction, construits ou placés sur les, au-dessus ou au-dessous des propriétés, rues, voies publiques ou ailleurs, dans les limites de la cité, ou pour le transport ou la réception de messages'télégraphiques, téléphoniques, ou pneumatiques.(c) Les diverses choses déclarées être des immeubles, suivant le sens du présent règlement et appartenant à des compagnies ou personnes fournissant la force motrice, la lumière, la chaleur, l’eau ou Félcc-tricité ou employées pour des fins de traction, ou pour le transport ou la réception de messages télégraphiques, téléphoniques ou pneumatiques, sont par les présentes imposées dans le quartier que les estimateurs choisissent,, mais suivant la valeur de ces choses dans les quartiers où elles sont situées.(1) Les choses énumérées dans les sous-sections qui précèdent sont taxées au nom du locataire des bâtiments et des terrains, quand il es! propriétaire de ces choses.(e) Cette contribution foncière est de un dollar et trente-cinq sous ($1.35) par chaque cent dollars ($100) de la valeur desdits immeubles, telle que portée au rôle d'évaluation, et elle constitue une charge grevant lesdits immeubles, et les propriétaires en sont personnellement responsables.TAXE SUR LES COMPAGNIES D'UTILITE PUBLIQUE Section 2.—Il est par les présentes imposé et il sera prélevé, pour l'année commençaMI le 1er mai 1919 et se terminant le 30 avril J 920, une surtaxe foncière spéciale sur les biens situés dans les rues, ruelles et places publiques de la cité, et appartenant aux compagnies de téléphone, de télégraphe, d’éclairage au gaz ou à l’électricité, d’énergie électrique, d’aqueduc ou à toute autre compagnie exploitant des services d’utilité publique de quelque genre que ce soit et se servant des rues, ru cilles ou places publiques de la cité pour cette exploitation.Cette surtaxe est d’un pour cent de la valeur des biens appurtenant à des compagnies d’aqueduc, telle (jiu portée au rôle d’évaluation en vigueur, et de cinq pour cent de la valeur des biens, telle que portée au rôle d’évaluation en vigueur, appartenant à d’autres compagnies qu’à des compagnies d’aqueduc.Cette surtaxe constitue une charge grevant lesdits biens et les propriétaires en sont personnellement responsables.La Compagnie des Tramways de Montréal est exemple de cette taxe.Section 3.—La contribution foncière, les taxes et surtaxes ci-dessus imposées, dont F époque du paiement n'est pas déjà spécifiée, ANASTASIE S’ADOUCIRA LE GOUVERNEMENT FRANÇAIS SONGE A SUPPRIMER LA CENSURE POLITIQUE ET A N’EXERCER DE CONTROLE QUE SUR LES NOUVELLES MILITAIRES.— A PROPOS DE TRAITES SECRETS.Paris, 28.— M.Clemenceau, assure le Temps, se propose de recommander au cabinet la suppression de la censure politique en Francc> et de ne conserver le contrôle que sur les nouvelles militaires.Cette mesure sera probablement adoptée avant l’ouverture des préliminaires de la paix.M.Marcel Cachin, député socialist»1, a interpellé le ministère, à la Chambre, en demandant à M.Clemenceau de déclarer si la diplomatie secrète serait abandonnée au Congrès de la paix et les délibérations livrées à la publicité.M.Clemenceau doit répondre prochainement.i Plus de trois cents députés assistaient à la Chambre el les galeries étaient remplies jusqu’au faîte, mais la tempête qui s’annonçait ne s’est point déchaînée ; le gouvernement paraissait maître de la situation.L’allusion de M.Cachin aux traités secrets de 1916 et de 1917 lui amena une prompte réplique de M.| Aristide Briand, qui était président du conseil lorsque les arrangements furent conclus avec l’Angleterre et l’Italie.M.Briand a déclaré qu’il partageait, pleinement l’idée d’un Congrès de paix ouvert au public., il se produisit quelques scènes de.tumulte lorsque M.Clemenceau fut.vivement interpellé au sujet du budget de janvier, de février et de mars, et de l’attitude du gouvernement sur tes affaires de Russie.La session s’est prolongée jusqu’au soir, et M.Clemenceau a dit: “Je répondrai â toutes ces questions.” La Chambre siégera encore aujourd’hui, ainsi que dimanche.Les neuf députés socialistes qui avaient démissionné du comité militaire jde la Chambre des députés 1 ont retiré leur démission.Dans une lettre à M.Deschanel, président de la Chambre, M.Hubert Ronger explique ainsi ce changement d’attitude: “Le président du comité a déclaré que le comité allait presser la dé-1 mobilisalion, que le président du conseil viendra lui soumettre ses projets de démobilisation, et que le gouvernement français, d’accord avec ies Alliés, ne projette aucune intervention militaire en Russie.” sont dues et payables à l’expiration des délais fixés par Ja loi, après l’achèvement et le dépôt des rôles de contributions foncières ou de per-| ception des taxes pour chaque ! quartier de ladite cité.Section 4.— Pour pourvoir à l’entretien des trottoirs durant l’hi-I ver, pour l’année commençant le premier mai 1919 et se terminant ! le 30 avril 1920, il est imposé et il sera prélevé sur tous les immeubles en front et le long desquels existe un trottoir entretenu comme susdit, une taxe de sept sous ($0.07) par pied linéaire desdits immeubles.Cette taxe sera perçue en sus de.I toutes autres taxes déjà imposées ou qui seront imposées sur lesdits i immeubles.Cette taxe est payable de la manière et dans tes délais prescrits par ia charte de la cité pour le paiement des contributions foncières, et constitue une charge grevant lesdits immeubles et les propriétaires en sont personnellement responsables.Le conseil a remis l’adoption du budget à lundi prochain : il veut l’étudier attentivement.PAS D’EXEMPTION Lèche vin Dixon est d’opinion que pendant les quatre ou cinq prochaines années, la ville devrait percevoir des taxes sur toutes les propriétés exemptées, à l’exception des églises, des hôpitaux, des écoles et des institutions de bienfaisance.Il ne faut pas oublier que pour un certain temps -du moins, la ville a besoin de tous les revenus additionnels qu’elle peut puiser à quelque source que ce soit.Comme c’est un fait reconnu (tue la propriété foncière est, à l’heure qu’il est, surchargée et que les propriétaires d’immeubles ne pourront garder tels immeubles si les lourdes taxes qu’ils ont à payer actuellement ne sont pas réduites; Féclievin Dixon est d’avis que jusqu'à ce que l’équilibre soit rétabli dans les finances de la ville, certaines exemptions devraient être abolies, telles que: Immeubles du Gouvernement Fédéral .$13,417,190 Immeubles du Gouvernement Provincial , .Immeubles de la Commission du Port .Autres immeubles (sport) .Terrains exemptés.4,917,500 24,153,250 27,391,195 40,962,775 $110,841,910 et que.avant de renoncer à des revenus dont elle a absolument besoin pour faire face à ses obligations.la Ville devrait prendre tous les moyens possibles pour augmenter ces revenus et que la Charte de lit Cité devrait être amendée de fa eon à ce que des taxes puissent être imposées sur les propriétés ci-dessus mentionnées comme sur les immeubles ordinaires.il prie, en conséquence, in Commission administrative de bien vouloir metlrc cette importante! question à l’étude.Les lecteurs du DEVOIR son! priés de lire nos annonces soigneusement et de mentionner notre journal lors de leurs achats chez nos annonceurs. LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 28 DECEMBRE 1918 VOL.IA.— Ao ' mr.« riGAKFS CHOIX — LE CADEAU IDEA] CVMfc «tVtCTVOH» DES CIGARES DE CHOIX — LE FOUR LES FETES.Une boue de CIGARES UV1-DO”, doux à fumer et si riches d arôme — te deau à faire à un connaisseur.41 CENTS ca- îlÜÜÏÏItiflII "T vV LM POUR SE S0NSTRÀIRE AUX AGENTS (De notre correspondant) Sherbrooke, 28.— Au cours du raid qui a été "fait le jour de Noël sur le convoi régulier du Pacifique Canadien, quittant Sherbrooke à quatre heures de l’après-midi pour Lac Mégantic, deux hommes porteurs de sacs de voyage remplis de ry et Long Swuinp et a causé toute une sensation.Les deux hommes reçurent de durent aller se le médecin de ; bouteilles de boissons enivrantes j jetèrent par la fenêtre les sacs en question, en voyant s’approcher les agents provinciaux qui visitaient graves blessures et successivement chacun lies yoga- fajre panser chez geurs du wagon et se jetèrent eux- ; l’endroit, mêmes sur le sol alors que le train | MM Bisson net le filait à un* vitesse d’au moins vingt | pm;(,pteurs (|n revenu> nous disent milles à l’heure, L que pour $700 de boisson a été con- La chose s’est produite entre Bu- ¦ fisqué ce jour-là.et Oughtrcd, J - ' W-/ CARTES PROFESSIONNELLES ET CARTES D’AFFAIRES S P ARCHITECTE la Croix de Paris, 7 novembre; ! ¦des liquidations appro-j De 19(8: L’heure che.La France aspire à retrouver ses frontières traditionnelles et naturelles.Celte légitime ambition ne doit pas nous faire oublier les intérêts plus lointains de notre pays, et notamment ceux qu’il garde dam ce coin de terre historique et privilégié qui porte dans la langue j chrétienne le nom de Terre Sainte, I et, dans ia langue simplement fran-j çaise, le nom de France du Levant, Dès 1915, des Comités spéciaux, comme le Comité de l’Asie française, des Chambres de commerce, comme celles de Lyon, de Saint-Etienne, de Vienne, de Grenoble, de Marseille, se sont préoccupés des revendications de la France dans ces contrées.La Chambre de commerce de Lyon, toujours si avisée en matière d’expansion coloniale, a émis dans ce sens un voeu très fortement motivé.Deux des représentants les plus autorisés de cette Compagnie, MM.Auguste Isaac et Enne-mond Morel, ont fait ensuite à l’Académie de Lyon une très intéressante communication sur ce même sujet.Au moment où les événements qui illuminent l’horizon ramènent l’attention sur une, question aussi importante, nous ne doutons pas que les Chambres de commerce et d'autres corps constilués, soucieux des intérêts généraux de la France, ne reprennent activement une campagne qui s’impose.Ces institutions parleront au nom de la politique, du commerce, de l’industrie.Aux évêques de France, il appartient de mettre en relief le point de vue moral et religieux, le plus capital, sans doute, pour l’honneur et la grandeur du nom français.Nos droits dans ces régions remontent aux origines de la France catholique.Une ambassade, envoyée par le calife Haroun-al-Ras- P.-L.-W.DUPRE natr’iotes do la nrovinee de Ouébee • •rchitecte, expertises, évaluations, expira-|).m joies ut ia piovun i ue ytituc prjatjtl„Sj lnesurag0 ¦ prenaration plans, Ue- ] et nous assurerons la prospérité de Çi,.— U boulevard «t-Laurent, Montréal.nos frères, de notre langue et de Main *is*- notre race.R.A.EN FRANÇAIS, S.V.P.En Syrie, nous ne citerons que j quelques établissements : l’Univer- j site Saint-Joseph de Beyrouth, avec! tous ses organes; le Séminaire pour ! les rites orientaux, et la célèbre Fa-j eu lté de médecine, les pensionnats ,, , , des Lazaristes, à Àntoura.déjà il- Pe Vs Liberie, de M iniupeg : lustre avec les Jésuites au XVIIe ! , Le departement -des impôts sur siècle : l’hôpital et les écoles des ( ^ revt'»u personnel envoie ses états Soeurs de Saint-Vincent de Paul, decornptes pour 191/.Lest un les écoles des Frères.millet doux qui peut avoir son Ces quelques traits suffisent à amertume, mais tout le monde com-marquer la place hors pair de là- prend qu’on ne va pas à la guerre France en Palestine et en Svrie, du sans Ru’ii en coûte.C est le temps point de vue moral et religieux.j «e payer: prenons une dose de pa-Nos intérêts politim.es et érono *«*««* 1h «co- miques ne sont pas moins prépon-1 tui,9 .Pa>'ons-dérants Mais, comme le Departement des Tous ces intérêts sont en même »nPÔts sur le revenu personnel est temps des services rendus au pays ! uu,e affaire on ne peut plus fede-et.créent en notre faveur un en sent- ia^Ç* ^es messieurs ffui president a ble de droits acquis qu’aucune au-' cc’ 1 llroau a Nunnipeg, doit les tre nation ne peut contester.| comptes nous sont envoyés, feraient La Terre Sainte est vraiment de se pourvoi* de formules France du Levant.i françaises.II y éh a, puisqffc on a Les événements ont-ils porté àt- i sûrement dû en Paire ’imprimer teinte à ces droits?! Pour la province de Québec, même Un accord conclu en 191(5 entre :s>.de prnn-w '' •Rbéré.on a oublié les nations de l'Entente, et dont les L”1 autres provinces, ijgnes principales nous ont été ré- Nous Cf.nota.’ part, yélées-par la publication d’instru- mius, vi-ainu-nt,’nous'devonç à noth en ts diplomatiques faite par les I ^ry dignité d’exiger qu’on nous la révolutionnaires russes, attribuait à ] ttemandc en français.Nous avons chacune des nations alliées une insisté dans le passé, à diverses rezone d’action et d’influence dans f>rises, sur la nécessité défaire du les régions libérées du joug turc.patriotisme en actes; c’est le temps Un fait nouveau, comme l’a re- dé poser un de ces actes.(Deman-connu M.Lloyd George, premier dons une facture française,"et écri-ministre anglais, dans son discours vous en français pour la demander, du C janvier 1918, a rendu caduc en renvoyant poliment les factures cet accord, et ce fait nouveau est anglaises qui pourraient nous être la défection russe elle-même.Elle i servies.a rendu leur liberté aux parties1 Détail, diront •certains dé nos lec-contractantes.] leurs.Notre vie se compose de dé- La question doit donc être étu-! tails, et la résultante AVOCATS ARCHAMBAULT * MARCOTTE Aroeato SO rue St>Jacquas.Tel.Mai a 27$1—6284* Joseph Archambault, C.R., M.P.Emile Marcotte, L.L.B.Bureau du soir» Ici.W—t.4tti._ j.B.Bérard.C.R.Théo.Rhéaume.C.R.Salnste Lavery.B.C.L.BERARD.RHEAUME «t LAVERY, AVOCATS 43.rue Saint-GabrieL ’ Tél.Main 8760-8761 tîr“-"'j‘.A.BEAULIEU avocat 1*0 RUE ST-JAtQUJbJ» MONTREAL Casier postal 856.— Adresse télckraphKjua •’Nahac, Montréal”., TéL Main 1255 1261.Codea ! Ubtra W«*t.Ua.„ C.H.CAHAiN.C.R.AVOCAT ET PROCUREUR , flKdifieè TranBtu»xt*tio».ç— Hd* MAURICE DUGAS, LU L.AVOCAT 16, RUE SAINT-JACQUK* IMaidtnce : 2-162 avenue -tu Parc-land 2259.Poek- ïél.Main 3215.Edifice Montreal Trust TV Plsce d’AejVüee.Montrai LAMOTHE, GADB01S et NANTEL avocats J.-C.Lamothe, LL.L»., G.B., Emihen Gadbois, LL.L.J.-Marechrl Naolel, jj C L.ÀNTIINT LAMÔTKË avocat, bureaux : chambre^ Jacqucs.Tél.Main 16(51.^ Residence, 10 Place ,St-Louis.Tél.Est 1574._ G.A.MARSAN, C.R.AV°CTéîéphone Main 19*7.*».RUE 6T-JACQUES Qiaeihre tl.iiontréal.nom syno- calho- MACHINERIES GENERALES Pour toutes sortes d’ouvrages, concernant la machinerie d’aulos, etc., etc.Spécialité dans la soudure.Outillage de première classe.A prix absolument bas.Satisfaction garantie.LEFEBVRE ET FRERE 203 Hôtel de Ville.Est 4017.La Cie Céramo-Vitrail Incorporée VHricra et Mlroitiara (410 BOULEVARD SAINT - LAURENT Gros et Détail, uduces i .paisses.ViU'rt Bombées, Colories, Verrières, O pal aies, Ornementations, Ulscnntuge, Dessus da meuble.Tablettes, Miroirs, Héarjlentnae, Coupc-Vent pour automobiles, Dèmes !, Verres dans le plnnib réparé*.Prospectus et eotatlons sur demande.Téléphon.Saint* Louis 6101.BUANDERIE LAVAGES de ramilles demandés.Humides, 9ts ; séchés, 41.15 : linge uni réputé.•1,55 ta boite.UOMINtON LAUND1IV.2M Carrières.St-l-ouis *8(2.Mais I .que se précisent nos titres.De cette ère héroïque, date la magnifique signification qui s’attache à noire Frangi ou Français devient nyme de chevaleresque i‘l de ligue.Lorsque François 1er, après ia désastreuse bataille de Pavle, rechercha l'alliance turque, U n’eut garde, même dans l’acte qui rompait avec la tradition de la chrétienté, d’oublier son titre de roi très chrétien, et il se fit octroyer, par la Sublime Porte, la garde de* Lieux Saints.C’était sanctionner par un traité une situation qui tendait à se créer île fait., Plus tard.Louis XIV obtint un firman qui lui concédait non seulement la protection des religieux français, mais des religieux italiens établis en Turquie.En 1740, l’ambassadeur dp Louis XV auprès du sultan obtint le re nouvellement» des capitulations, complétées et™>réeisées, de 1535 et de 1(57,3.Les Papes, de leur côté, accordèrent à la France et à ses représentants la protection d’abord des chrétiens latins établis en Orient, puis des catholiques des différents rites.La France, en acceptant Thon-neur, se fit un devoir de remplir )j charge.Aucun des régimes qui se sont succédé chez nous n’y a failli.Depuis François 1er, mais au! XIXe siècle surtout, la France n’a I cessé d’envoyer dans le Levant ses; Ordres religieux de toute robe.Elle i y a multiplié les établissements de j bienfaisance, d’enseignement pri-i limite, secondaire et même supérieur, Quiconque a fait le pèleri- i nage de Terre Sainte a visité les j hôpitaux de Jaffa, de Bethléem, de, 'érusalem, l’Ecole biblique de St .- être élu-i tails, et la résultante de ceux-ci j diée et résolue uniquement d’après ; n’est pas un détail par rapport aux ! les droits d’avant-guerre.Contre j droits qui nous sont refuses avec] ces droits incontestables, il ne sau- i beaucoup d’esprit de suite.Posons ! rait y avoir de fait nouveau.Sans ! ce détail, puisqu’il est important ; doute, l’Angleterre a joué le pre- ! si nous faisons autrement, la eon- mior rôle dans la conquête de la ! elusion sera que nous ne tenons pas ! ** Avocat .I alpstine Syrie, Mais elle t du français.Ce no sera pas vrai ] pratiquant Canada et Etats-Unis- sp ^ jsnns doute, mais n perdons pas dë fe, vue que tes actes sont plus élo- ! Dame Est, Montréal.Main quents que les paroles, tr que les 1 Mont-Royat sss paroles ne comptent que si.elles i TANCREDE PAGNUELO, L.K.sont accompagnées et soulicnées Asbcei - conminMrt d’actes.8 souugnees j TjMiÿnelle’ —.o-.^ Ne laissons pas proscrire le frao-1 "*»>«•“« ; ’i st-Dmi*.Est 3t4i.__ ça is chez nous!! tenait pour rôle que la la cause commune le France, pour la même cause, jouait à Verdun ou en Ma chid, n’avait-elle pas déjà offert au., .- „ grand empereur, à Charlemagne,; fy'doinc.Na conquête peut bien aboies clés du Saint-Sépulcre ?Mais! 11 *es’droits (les turcs, elle ne peut c'est surtout avec les Croisades que Ror,er atteinte aux drolls de lai F rance.La volonté du Souverain Pontife I i n a pas changé davantage notre si- ! I luation de faveur.Dans sa lettre à! M.Denys Cochin, alors ministre! Migneron, J.- Homer, nt Canada et Etata-Unis.Spéclam^ cuises criminelles, eu dommages, en successions.»» , 2860 : 7,8 dans le Cabinet Ribot.S.Em.cardinal Gasparri l’a de nouveau et I hautement proclamé.Evêque de France, cardinal ar-i chevêque de Lyon, chef religieux i d’une cité qui, entre toutes les vil-1 les de France, s’est fait remarquer' par son zèle pour la propagation de la foi, non moins (pie par son goût , pour les expéditions lointaines, j’es-! time de mon devoir d’élever la voix on faveur des revendications Iran- i çaises dans la France du Levant, des revendications catholiques dans la Tçrre Sainte.C'est une partie intégrante de i notre empire méditerranéen, de notre patrimoine moral, partie la plus! traditionnelle et la plus directement nationale ; c’est la perle de notre couronne.Nous demandons à l’opinion pu-blique de ne pas se laisser égarer-ni distraire.La France a payé assez cher le maintien de] Ions ses droits ; elle ne trahira pas ¦ son devoir, en renonçant, sous quelque prétexte que ce soil, à ferme revendication.t L.-J.card.MAURIN, Archevêque de I ENTIONS PROTEGEES EN JOUS PAYS PIGEON .PIGEON 6.DAVIS v M*.Dcwar 266, RUE CRAIG EST ________ Tél.^ MA a lit6.____ PHOTOGRAPHES L.J.A.i’ELOQUIN artiste Portrait* au puatcl et à i’hul!» : un» apecialité.1156, SAINT-DENIS.— SAINT-LOUIS 3254.Mmtffel» PROFESSEURS Dr Fernand Emery Maladies dn «aetir et de» poumniM^ Tuh^renloae.1827 AVENUE DU PARl Vv.iiauuariiii48 icrcuauca u i’Ansuiut toriita** !• Uudi asatiau Dr A.-D.TESSIER àiacdecin chirurgien.SpêciaiiU ; maladie I É.9 ia peau, aciema.«te.1«V4A PAPINEAU, •n laee du boulevard Kosemont.Heure» i 22 a 4 ai.*».• à l D.in.T4b St-Lonia «UJ®, Tél.Bell Est 5417, Heures de bureaux : de midi à 8 hrs p.m.Or J.-M.-A, VALOIS, Guérison rapide el garantie de tous les maladies de» voies urinaire», aig-uës oc chroniques.Attention particulière à chaque maladie.40, RUE ST-DENIS.MONTREAL.COUK S D’ENSEIGN EMENT INDIVIDUEL ET PAR CORRESPONDANCE Nos professeurs vont périodiquement chez nox élèves donner leurs leçons et instructions sur les matières suivantes ; anglais, — correspondance, — comptabilité, — droit civil et commercial, — placements de capitaux, — operations de bourse, — spéculation, — finance en général, — banque, •— erédlls.— ncr cent lotis.Prospecta, «nroyé KrmtuiLai.ai >az demand*.i/fnstitut National 112 RUE ST-JACQUES Montréal CASIMIR HEBERT DENTISTES TIL Up.3574.Dr Noël Décarie, Gradué du Forsyth, Boston, spécialiste orthodontie ^redressement de* dents) 324 RUE BLEURV Près du théâtre Impétial.Dr A.LaROCQUE, L D S.D.D.S.OKNTI8TH Gradué à Philadelphia 1620 UOLLBVAKl* Sr-LAURENT CouzultjitioiM : Ü a 12 n.«.m., 1 a 7 à B b.p.m.Tél.Bt-Loai« 3341 S h ESTAMPES EN CAOUTCHOUC Estampes en Gaontchouc En tous genres A.Dérome & fie 20 NOTRE-DAME EST.Tél.M.3679.G ARDES-M ALADES GARDES-MALADES Service t1« gnrdes-miilnde» gruduée».An-pci
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