Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 14 février 1919
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le devoir, 1919-02-14, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
VOLUME X.No 31 MONTREAL, VENDREDI 14 FEVRIER 1919 DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste : Édition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS UNION POSTALE $5 OO 8 OO Édition hebdomadaire CANADA 83 OO 2 .50 3 OO ETATS-UNIS UNION POSTALE Diredteur LE DEVOIR Rédaction et administration: 43, RUE SAINT-VINCENT MONTREAL TÉLÉPHONE: Main 7460 SERVICE DE NUIT : Rédaction, Main 5121 Administration, Main 5153 HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! i iÛHIBITION ET CATHO-LIQUES AMÉRICAiNS lui .npagnées d’une lettre signée, arec resse authentique.es correspondants anonymes s’é-neraient du papier, de l'encre, imbre-poste, et à nous une perte temps, s’ils voulaient bien en udre note définitivement.G JE NA V '.LE ».CAiSIAadi'i ELLE A RECRUi /-MEMBRES Qu’est-ce que cette organisation uussée chez nous comme un cham-jnon?Il y a un an, elle n’existait ,:s encore et, tout à coup, elle nous ; apparue comme formidablement ^anisée.En quelques jours, toute ue campagne de recrutement cou-,it te pays : journaux, affiches, hors allégoriques, orateurs, agents, oui fut employé pour annoncer sou dstence.Et Us membres affluèrent ,i tel point qu'aujourd'hui elle en • onipie plus de 5U,()UU, dit-elle.Sous serions curieux de savoir qui a fourni les fonas nécessaires à ai poursuite de celle campagne qui i coûté très cher.Car, ça ne pouvait ire ses propres louas, puisqu'elle jtuait d’etre fon ce en mars 1918 uir M.W.U.Loss, president de la .ommission du Port de Montréal.clin-ci agissait à la requcle de lu .igue navale a'Angleterre dont il .A le vice-président.Du seul fait que la ligue cana ienne parait avoir été fondée sous , influence de la Ligue Savale d’An 'clerre et par un de ses membres ns plus en ve ette, nous pourrions one logiquement conclure qu’ell ; era profondément anglaise et im | térmiisle comme son aînée ; car j .uns n’avons jamais vu aucune as- Les personnes qui ont signé cette feuille étaient donc sous l'impression que la ligue poursuivait un idéal essentilellement cam.uien.Tous les orateurs ont parlé dans le même sens, lorsqu’ils se soul, adressés au grand public.Ainsi,pour ne donner qu'un exemple, voici ce que disait M.James Carruthers, le président de la section québécoise de la Ligeu Xavale Ue Devoir, 11 lain 1918) : "C'est donc te principal “but de la Ligue Navale que de mon-“Irer à la population toute l'urgence “de créer une véritable marine “marchande canadienne et de for-“mer des marins pour la manoeuvre “des navires." Pour tout Canadien un peu au courant de la question maritime, les mots "véritable inaine marchande canadienne” veulent non seulement dire une marine ¦losséaéc par ces Canadiens et dont les navires seraient enregistrés au anada, mais encore une marine sur aquelle les lois canadiennes se-,tient en vigueur, une marine qui .croit un prolongement du territoi- Notre enssignsnisnt supérieur (Suite de la Ire page) 9< re canadien au lieu d’être comme aujourd'hui un prolongement du territoire anglais.Pourtant, la Ligue Navale n’a encore jamais touché directement à celte question; jusqu’ici, on s'est contenté de termes vagues n’engageant à rien de pratique.Tout ce que nous venons de citer constituait l’appât tendu pour recruter des membres dans le Québec On peut voir que toujours pendant cette campagne ce fut l'idéal canadien qui tint la place d’honneur.Que si l'on a quelquefois dit que la ligue canadienne était affiliée à celle d'Angleterre, l’on n’a jamais, d’an antre côté cherché à renseigner le public sur les motifs d’existence et les buts de celle-ci.Nous venons prochainement si 'es promoteurs étaient de bonne foi.Clarence HOGUE.vraiit être consacrée au français, ; l’anglais, aux mathématiques, à la science et un peu au grec et au latin.Ces deux dernières matières reviendraient durant les deux dernières années de i^ seconde partie du cours.Passant à l’idée du député d’Ho-chelaga d’envoyer des élèves en Europe, M.Moiiet dit que ] gou vei n ment devrait avoir un collègi canadien à Paris, pour les étuxiex supérieures, où chaque année 2-élèves seraient 'litretenus afin tie se spécialiser, uans les sciences, dans l'économie politique ou dans ies fualhér intiques.“ Notre marche ascensionnelle "ers 11 siipéikritê inkMectuciltk' dep"' d de ne, à mon s ns, de la refonte de nos programmes, de leur adaptation plus parfaite aux exigences de notre temps et de notre jays, et surtout de l’aide pécu l'iaire des individus et de l'Etat On grand progrès a été fait en ce .ens, mais il ne faut pas s’arrêtei là.VJ PARLEMcNT SUD-AFR GAIN JN DISCOURS DU PREMIER M1- “ Donnons-nous d-s compétences, mais des compétences de notr sens et de notre idéal Dévdoppon mus intensivement, mais develop .jom-nous en fonction : lo de ne •.re caractère ethn.i' te -nuinn -ne de r"crr ’rment de nvmhrcs poar b ligue ¦ans vouons ve cette campaqn> temenf elle mènerait à la guerre ci- üO Ci u * .Sir Thomas Smartt a condamné a propagande des républicains et dit que les Africains avaient tout ntéret à sauvegarder les relations lui les unissent à la Grande-Bretagne.Ils ont intérêt aussi à ce que la otle de l’Angleterre les protège.One seraient les libertés du Sud Viienins, s’est demandé l’orateur, ’il n'avnit pas eu la flotte de la Grande-Bretagne pour lui offrir sa protection?” 1! a ridiculisé la pré-ention de ceux, qui parlent de la 'omination britannique et fait re-narquer qu’il n’a jamais été ques-ion de cette domination avant la ¦arp pagne des nationalistes.Et aourtant ces nationalistes iront en Angleterre sous te protection du Vrp au ar.rd'üs et avec des passeports accordés per le gouverne-¦nt britannique.Us iront là-ba' 'eirander au président Wilson de ompre l’Union et ce sont ces mê-i nés gens qui ont déjà protesté ' onlre l’im êrcnce des étrangers flans In politique du pays.; Le premier ministre Malan dit tu’îl partageait entièrement le ues de son collègue et qu’il cou lanmaii de toutes ses foires Tac' dion qui se fate"5* nnnr , our son activité.Il croit même que le moment es! emi où les gouvernements doivent onner plus d’attention au com-icrce et à l’industrie qui lui foiii issent plus des deux-tiers de ses evenus.(On assure que M.I ourneau, qui est un grand indus-i ici.vi ul siéger au banc des ni -nistres.) - Ecoulez! écoute*! cric ici M Sauvé.M.Létourneau souhaite que Ton affecte une cinquantaine de mille dollars des revenus que le commerce et l’industrie fournissent au ïouvernement a promouvoir ces deux importantes branches de notre économie politique.La moitié de cette somme pourrtdt per-nettre à nos jeunes gens d’aller parfaire leur formation à l’étranger.Une autre somme de ST),000 pourrait être affectée à la formation d’une commission d'étude qui pourrait s’enquérir dans les autres pays du fonctionnement des diverses industries et appliquer chez nous le produit de ses recherches.nous ont calomniés, laisse-t-il entendre.Puis ii revient à sa pensée naitresse: déve-lopper Télite que ¦ions possédons iK,à, bâtir sur les matériaux que nous avons.L’orateur fait ensuite une allusion transparente au rôie du clergé dans l'éducation.Les réformes scolaires, d'it-il, ont été combattues par une puissance que nous ne pouvons pas -norer, car eWe a été longtemps seule à s’occuper du cerveau de notre race.Les temps sont changés.Il ne ihigit plus de luttes entre les deux puissantes que sont l’Etat et TE-glise, il faut la collaboration des deux.(On se demandera peut-être si cette collaboration n’a pas tou-murs existé jusqu’ici et si nous n-omîmes pas rendus au contraire à ia bifurcation des voies.) .M.David réclame le dtsencom-brement des professions libérales iiixquellcs conduit presque inévita-jlement notre enseignement supé-ictir.Il faut diriger notre jeunesse ers les industries et le commerce Cotre territoire est assez grand pour offrir un champ d’exploitation :rès vaste.A l’heure actuelle, nos ichesses naturelles, faute d’initia-ives et de compétence, sont aux nains des étrangers; nous nous oi tentons de fournir la main d’oeu-re.I a création d’experts, que nous devons à nos é-’c' • ''-'mues et unm rciales, comblera une lacur e gouvcrnei,,l.^.ncr aux lèves de ces écoles l’occasion de se •pé'cial'iser en ies dirigeant vers l’un es foyers de la science intellcc-ucllc.M.David voudrait que nous r ons aussi des spécialités de uestions sociales pour résoudre es problèmes éminemment actue's ui résultant des revendications ou-rières.L’arbitrage, dans tes conflits in-'imtriels, est de plus en plus >'ppelé i jouer un grand rôle.Celui qui ura la science de l’économie so-iale verra ses décisions acceptées "une âme plus docile par l'élément uvrier.Le député de.Terrebonne croit mil serait in uste d’oublier la litté-dure, l’histoire et les beaux-arts ans crtte réforme.Il serait mèma irofondément iniuste de ne pas saner le progrès immense (tue nous -vons accompli dans ce -champ.L’u-enir est fonction de notre volonté, lit M.David en terminant.Souhai-on,s que le gouvernement entende :otre voeu et favorise la formation le cette élite.RELEGUEES AU SECOND PLAN ACTUELLEMENT, LA CONFERENCE DE LA PAIX ET LA RECONSTRUCTION MONDIALE PASSENT APRES LES QUESTIONS INDUSTRIELLES EN ANGLETERRE.— LES MINEURS SON'J MECONTENTS.(Service de la hausse Associée) Londres, 14.— Tour la première •'/¦vio rrii^kitinn c i t, rl ; i «t ri i»! f*î M.FiîAKCŒU.t Le député de Lotbinière parle luelques minutes seulement, ii déclare qu’il veut exprimer son approbation du projet lancé par le depu-e d’Hochelaga.Il rappelle que la mestion de l’éducation n’est pas iouvelle, qu’elle a été soulevée en rance et en Allemagne, que l’on a ittribué la supériorité de l’Allema-,ne à son école; que Ton a dit que i la France sortait victorieuse du o-nflit.aotuél, ' elle le devait à sa oi scolaire de 1882.Mais M.Francoeur glisse rapide-'ent poar le moment sur ces ques-ions.Il déclare qu’il ne croit pa mssi urgente la réforme de notre programme scolaire que celle d, notre corps enseignant dans toutes es branches : ecoles primaires commerciales, collèges et diverse: «cultes des universités.Les pro-'esseurs d’aucune de ces diverse hranches de l’enseignement, quelle :ue puissent être leurs autres.qua-ités, quelle que puisse être leur in-¦lligence, n’ont jamais reçu nulle art de formation pédagogique.Le •pinède serajt évidemment de leur lermettre d’aller parfaire leurs élûtes aux foyers mêmes de la scien-¦e; c’est le remède suggéré par M Létourneau, te député d’Hochelaga.M.Francoeur ne veut pas qu’on ’envoie en Europe que des Onna-’tens français, mais aussi des flana-'tens d’autres origines.Les Cana-'tens français iraient à Oxford et •üleurs; les Canadiens anglais ponçaient aller à Paris.O'dre qae re ¦ode de p^om-der ferait des biliu-”’cs.a" pontnet de te civilisation npérieure, qui se trouve en Anrtle-’?rre comme en France, tes préju-tAs dï na-teteaient et Tou aurait ¦ —vni'te de te tenon te plus efficace ’> la bonne entente.'I Francoeur demandé ensuit-' ’OUi'crn-Trient de OnêbéC la re- çois, les questions industrielles en Grande-Bretagne, relèguent au second plan la Conférence de la paix et la reconstruction mondiale.Le réclamations des mineurs et des employés de chemins de fer, la cherté de la vie et d’autres problèmes de reconstruction domestique attirent principalement l’attention lies journaux.Les vétérans des chefs ouvriers, William Brace et J.H.Thomas, ont déclaré à la Chambre des communes, hier soir, que le pays sera menacé de la crise la plus sérieuse de sa récente histoire s’il ne s’attaque pas immédiatement à ces problèmes.A la suite de la décision qu’elle a prise de demander un vote sur la grève, la Fédération des mineurs a publié une réponse officielle à la déclaration du gouvernement touchant les demandes des mineurs.Dans ce document, la Fédération accuse le gouvernement de s’efforcer de tourner l’opinion publique contre les mineurs, et refuse d’ac-capter les données sur lesquelles 1e gouvernement base son offre d une augmentation de salaire d’un chel-ling par iour., Les mineurs, dit-elle, réclament un relèvement de salaire de 30 p.c.et la journée de 0 heures pour améliorer leur condition de vie et non seulement pour faire face au coût élevé de la vie.La Fédération etaye ces points par de longs ar uments et réitère avec vi'ueur 1a réclamation de la nationalisation des industries minières.La plupart des Journaux considèrent que le couvernemcnt est très ralsonnabte dans sa politique à Té-sard des mineurs, et que ceux-ci sont déraisonnables en accordant un court délai pour une décision sur une mesure telle que la nationalisation, vu qu’il peut en résulter un changement des bases de i’industrie dont dépendent pour une bonne part d’autres industries importantes.L’influence de Robert Smillie, le chef des mineurs, est si grande que sa recommandation aux membres de la Fédération de voter en faveur de la grève sera probablement adontée, à moins que la tension ne diminue pendant le mois où le vote aura lieu, en attendant un compromis acceptable.Dans le cas d’une grève, Tex-pert en questions ouvrières du “Mail” fait remarquer que le pays peut se trouver en face “d’un désastre fi: nancier général et de détresse parmi tes pauvres que même la guerre n’aura pas infligés”.Entre temps, les né-oci-tions entre la Fédération des employés de transport et tes patrons semble comme dans une impasse bien qu’elles n’aient pas encore été rompues.LE TRIBUNAL LUI ACCORDE $1,600 Devant le juge Guerin s’est terminé ce matin une cause intéressante.Un mineur, Emmanuel La-france, poursuivait MM.T.Préfontaine, R.Éymard, M.Benoit, manufacturiers de boites à obus, pour la somme de $ô,0UÜ.Le 7 août 1918 le jeune homme de quinze ans se faisait arracher le bras gauche dans une idégauchisseuse.Son père intenta une action aux manufacturiers.Incidemment dans la déposition de la victime le juge Gucrin a demandé: “Ave:i-vous seize ans?— Non, Votre Honneur.—Où travaillez• mus?— Je travaille à la Presse.” .es quelques témoins ont saisi te lien entre la campagne du journal >t l’emploi d’un j-eune homme au-dessous de seize am*.La cause s’est réglée et le demandeur a obtenu la somme de $1,000.LEP.tTjJ.tDE ,ii .7 L50N #) Paris, 1’ — On a appris, hiet soir, que le président Wilson prend en considér-tion l’opportunité dî quitter Paris pour Berst, pour retourner en Amérique, s'il est alors évident que 1e protet de Société des nations ne peut pas être soumis ù la Conférerce de la paix, en séance plénière, vers la fin de la semaine.A tout événement, au moins, on compte tiue le président pourra retourner chez lui, en rapportant une opie virtu Itement co .p!‘-te du projet sur laquelle il pou ra baser tes recomniunùalions qu il fera au Congrès.SECOND VOYAGE EN FRANCE PAS DE CONFIRMATION (Service de la Presse Associée) Londres, 14.—Des rapports touchant une rébellion en Roumanie circulent depuis environ un mo s Ils varient quant aux détails, mais tous proviennent d.e source allemande ou autrichienne et n’ont pns été confirmés dans les milieux intéressés.La légation roumaine n’a pas entendu parier d’un soulèvement et n’attache aucune importance aux dépêches reçues, hier, de Berlin.La légation sait toutefois depuis plusieurs mois qu»e les holchevistes russes et alilemands, amplement pourvus de fonds, intriguent en Roumanie pour amener l’anarchie et la chute de la dynastie.(Enregistré conformément & la loi du Par lenient du Canada, par L.-P.Deslongcliamps, au ministère de l'Agriculture.) AU MONT- J.O.GAREAU, Limitée, Angle boul.St-Laurent et ave.Mont-Royal Nous aurons toute la semaine des lots de marchandises d’automne et d’hiver dont les prix seront réduits considérablement en vue de faire place aux marchandises du printemps.Venez profiter de ces aubaines.RAYON DES MEUBLES Notre vente de meubles se continue avec succès, et nombreuses sont les personnes qui profitent des bas prix actuels.Ceux qui n’ont pas jusqu’ici bénéficié des valeurs merveilleuses que nous offrons, pourront le faire aujourd’hui et demain.Le temps qu’il fait ailleurs.Toronto, 14.— La tempête a maintenant son centre dans l’Illinois et se disperse.Le temps est doux et pluvieux dans le sud de l’Ontario et fro'd dans les régions nord du Dominion.Lacs et baie Georiienne : vents de l’est avec pluie occasionnelle.Samedi : vents du nord, un peu plus froid avec ' iboulées locales.Vallée de l'Ottawa et du haut St-Laurent : vents violents de Test avec neige ou grésil aujourd’hui et samedi.Bas Saint-Laurent, golfe et rive nord: beau et modérément froid.Samedi : vents du nord est avec neige.Provinces Maritimes ; beau aujourd'hui.Samedi: vents frais puis 'VH-ri'ture (te TFcole des arts i-q in-! ’stries, fer-tee pour l’he ire.’ te>-.qnte’te ait formé des centaines Té lèves dans une fonte des hran-rhos des arts et rte l'industrie.C’est un malheur, dit-il, que cette •tente soit fermée, M.t.\.Onnnn, dérmté de Due-'¦"e rnmtè, a proposé l’ajournement du débat.Lmtls DUPIRE.forts avec pluie.Lac Supérieur : vents du nord-est et du nord, se refroidissant, giboulées lé ères.Samedi: plus froid.Man toba et Saskatchewan : beau et froid.Alberta : beau, avec te meme température.RELEVE DU THERMOMETRE Aux jeunes mamans Les plus beaux souvenirs que vous puissiez vous procurer sont les portraits de vos enfants.Photogra-phiez-les souvent afin d’avoir toujours leur vie en images.KODAKS, CAMERAS, PELLICULES ET ACCESSOIRES DE PHO-TOGRAPHIE, UNE SPECIALITE.Tel.5t.Louis 811-2999 ¦.ns -Sï®teV —.— -—™, * PHARMACIEN CHIMISTE //as Kuc sr.cz H/S »NGL£ moa/t- ROYAL LES SUITES D’UN ACCIDENT UNE JEUNE FILLE RECLAME $191 DE DOMMAGES-INTERETS A LA SUITE D’UNE COLLISION.Mix.Min.Victoria 42 Kamloops 24 Calgary .34 16 Edmonton 6 Prince Albert .20 —12 Winnipeg .22 White River .21'.14 Sault Ste-Marie .38 30 Toronto 34 Kingston .38 30 Ottawa .34 22 Montréal 18 Québec .28 6 St-Jean, N.B.31 20 Halifax 18 d:scours de m.david Le député de Terrebonne déclare ju’i'l croit refléter l'opinion de ia Ohambre en général en remerciant VL Letourneau d’avoir attiré Tut-Icntion du gouvernement sur un besoin de Thcurc présent» auquel il importe «le ne pas rester indifférent.Pour lui.il croit ipie 'l’élite intidtectuelle existe déjà chez nous; il n’importe donc pas de la créer.Ue qu'il faut, c'est de développer Télite que nous avons et de Tori enter en hri offrant les moyens d'atteindre la supériorité de la compétence par la spécialisation.M.David s’indigne què Ton colporte chez nos ennemis te legénde d'une nationalité cnnadienne-française se composant en majorité de scieurs de tKiis et de porteurs d’eau, re qui est commettre une très grave intes-I tàce envers les fils des paysans ; d'autrefois «pii ont compris les bien-j faits de l'éducation et qui ont fait pour elle des sacrifices admira-1 oies.(La Chambre comp’cnd Ta.' lusion aux paroles, de M.Bouchard au Ritz.) L’orateur croit que le grand malheur de notre vie nationale c’est nue nous ayons donné le soil n des politiciens d’en accaparer l'expression, d’en définir le concept.Us Une collision entre un bicycle et une arito fait le sujet d’un procès en Cour supérieure devant te juge Maréchal.Mlle E.France, 1e 13 août 1917, filant dans la llème avenue lorsqu’en tournant dans la rue Notre-Dame, son véhicule fut renversé par Tauto de M.J.Rochon.Le bicycle fut brisé et ki jeune fille traînée sur l’asphalte.Sa réclamation se répartit comme suit: $36 pour dommagis: $10(1 pour des souffrances (fui l'affectent encore.Un mé-decin a témoigné.Vous souffrez, Mademoiselle?— Je ne finis plus danser ni patiner.( était sa preuve.Son bicyrie_ brisé lui a valu une Perte de $46 et les soins médicaux ont coûté $10.La victime réclame $191.La cause est en délibéré.Décès y,.VENDREDI L.célèbre acteur EARL WILLIAM avec la charmante GRACE DARMOND dan» L’HOMME SOUS SERMENT La charmante petite actrice Gloria Joy dan» "VIENS CORINNE" Comcdie en deux partie» .Earl Mont-eomrry et Joe Ko»»' dan» "bliM AND BOARDERS” SAMEDI, DIMANCHE — Mae Murray dan» "Le réveil de la fiancée”.^xaaKesaiBsssESi'if : MIOVATT/r.— A su résidence, S12 rue i Dorchester ouest, est décédé le Dr H A.i Mignnult.If 14 de oc mo's, il l’Age de 80 «ns.Funérailles à St-Hyaclnthc lundi matin.Prière de ne pns offrir de fleurs.I DECES A MONTREAL OFRRY.André.1 mois, enfant de Georges Berry, électricien» 141 Duvcrnny DION NE Uice, 4 mois, enfant d’Ernest j Dionne, Journalier, 142 Marnrin.I FORGET Jfftnnlttr 4 mo $.enfant d’Albert Forget, Journalier, 28.36 St-1 eurent.HFRERT, Sophie.47 ans 4.'ll Mont-Royal est.ft LIEN.George».18 ans, fils do Georges .lullen, mécanicien.17(W Ste-r'a1her,ne « si.i JORON.Maurice, 11 mois, enfant de Moïse BAUME ANALGESIQUE .1 oroii.forgeron, 2872 Drolet.ELLE.Louise, 2 mois, enfant d’Emile ARRÊTÉ PAR LA POLICE FRANÇAISE Paris.14, — L'autorité militaire française détient, sous face ms nf ion de 'relations avec Tenivcimi, un nommé Krein, qui aurait Joué un rôle de preitnter plan (Lins la tragédie où Mlle Edith Cavell a perdu la vie.Il aurait espionné pour échafauder 1rs accusations qui ont amené l'exécution de l'infirmière | an- glaise.label Ijibrllc.charretier, 2.19 Alma.LALONPE.Phllomène f.ngrns, fi« nn», épim.e d'Antoine Lalondc, rentier, 1(154 Cndteux.LAI HIN, Almn.14 un* file d'Hormlsdn» l •Mirin.Journalier.175 Rnhcrval.LERTCHE ' Imrlrs, 39 nn».journalier, 240 Pnrthrnali MAIlTIil,, P.osf Amin, fl mol» enfant de ,1o-«rnh Martel.Journalier, OOfl Coloniale, MAliCEAl.' Zoé dr Bnurtmn, 97 an», veuve de Damn»» Marecnu, journalier.hn»plcr St-Antolne PELLETIER.OenrHr».9 mol» enfant de fieorpe» Pelletier, journalier, 2240 St-André.Pl llH l'I T Jacnue* N mol» enfant de Svl-vlo Perrault, journalier.351 Champ de Mar».RHIÎAl'MK, Jérémie.Journalier, 22 an», 180 M-I'Vrdlnand.ST-JKAN.Alger, 8 mol», enfant de Léopold St-Jeau, chauffeur.692 Chuchh, Verdun.J POURQUOI SOUFFRIR ?Dé» le moindre malaise, frlctlonnez-vous avec en fameux baume.* Indlnué dans tou» le» en» de F.tlTJME, TOt X, GRIPPE, M.M’X DE jh TETE ET DP GORGE, et contre toutes DO L LEE H S HHl'M.YTISMA- l LES Ol NEVRALGIQUES.En vent* en tube de 50 «ou.chet le* pharmacien» ou à 2 LA CIE CHIMIQUE CYR.dépo.l aire, 09 rue Ue nord, Montréal » »»k.e, Ch^rci:t.* # • ?I < i OTfTÎTOEHQCBK 3K3ÎES3B0» "TTOÎM Viande» fumé» —lorsque vous commanderez du Jambon, de la Saucisse, Tète en fromage, Gelée de veau.Gelée de boeuf (Braun) ou toutes autres viandes préparées.EN VENTE PARTOUT L’EDITEUR NE PEUT FOURNIR UNE MEILLEURE IMPRESSION VOL.X.— No 37 MONTREAL, VENDREDI 14 FEVRIER 1919 CALENDRIER DEMAIN, SAMEDI, 15 FEVRIER !•!§ SS.FAUSTIN ET JOVITE, MARTYRS Lever du soleil, 7 heures H2.Coucher du soleil, 5 heures 27.Lever de la lune.6 heures 33.Coucher de la lune.6 heures 58.Dernier quartier de la lune, le 22.à 8 h.54 m.du soir.©BSmiàftS r9» ' DEVO Toute* les nouvelles par no* rédacteur*, no* correspondant* et le* eervice* do dépêches du monde entier DEMAIN Neige oa grésil LE PROJET DE LA UGUE DES Texîe rapport que doit presenter le président Wilson à la séance plénière de la conférence préliminaire de la paix cet après-midi.(Service de la Presse associée» Paris, 14.— A la séance plénière de la conférence préliminaire de la paix, cet après-midi, (t H heures et demie, au Quai dJOrsay je président Wilson, à titre de président de la commission de la Ligue des nations lira et expliquera Je rapport suivant ; PACTE ; < PREAMBULE.— Pour promouvoir la coopération internationale et assurer la paix et la sécurité internationales par l’acceptation de l’engagement do ne pas recourir à la guerre, par la prescription de relations ouvertes, justes et honorables entre les nations, par le ferme établissement d'accords de droit international, comme règle de conduite parmi les gouvernements, et par le maintien de la justice et d'un scrupuleux respect de toutes les obligations des traités dans les relations mutuelles des peuples organisés, les puissance signataires de ce pacte adoptent celte constitution de la Ligue des nations : ARTICLE 1.Aux termes de ce pacte les principales parties contractantes exerceront leur action par l’intermédiaire de rassemblée d’un corps de délégués représentant ces puissances, d’assemblées d’un conseil exécutif à des intervalles plus frequents, et d’un secrétariat international permanent qui sera établi au siège de la Ligue.ARTICLE II Le corps des délégués siégera à des intervalles déterminés et de temps en temps, au fur et à mesure que cela sera nécessaire pour traiter de questions qui seront dans la sphère d’action de la Ligue.Les assemblées du corps de délégués auront lieu au siège de la Ligue ou à un autre lieu jugé convenable.Il se composera des représentants des principales parties contractantes.Chacune des principales parties contractantes aura un vote, mais ne pourra pas avoir plus de trois représentants.ARTICLE III Le conseil exécutif se composera des représentants des Etats-Unis d’Amérique, de l’Empire britannique, de la France, de ITtalie et du Japon, ainsi que des représentants de quatre autres Etats, membres de la ligue.Le corps des délégués choisira ces délègues d’après les principes et selon la manière qu’ils jugeront convenable.En attendant la nomination de ces représentants des autres Etats lés représentants (blanc pour les noms) seront membres du du conseil exécutif.Les assemblées du conseil auront lieu de temps à autre, à mesure que le besoin s’en fera sentir, et au moins annuellement, à tout lieu qu’on pourra déterminer, ou si aucun lieu n'est désigné, au siège de la Ligue.Toute question entrant dans la sphère d’action de la Ligue ou affectant la paix du monde pourra être traitée à ees réunions.On invitera une puissance à assister à rassemblée du conseil, quand des questions affectant directement ses intérêts seront discutées à cette assemblée, et aucune décision ne pourra y être prise qui lie cette puissance, si elle n’a pas été invitée.ARTICLE IV Toutes 1rs questions de prorédure aux séances du corps des délégués ou du conseil exécutif, y compris la nomination de commissions d’en-quctc sur des questions particulières, seront réglées par le corps des délégués ou le conseil exécutif et pourront être tranchées par la majorité des Etats représentants à l’assemblée.Le président des Etats-Unis d’A-inériqne convoquera la première réunion du corps des délégués et du conseil exécutif.ARTICLE V Le secrétariat permanent de la Ligue sera établi à (blanc) qui constituera le siège de la Ligue.Le secré-lariat comprendra les secrétaires et le personnel nécessaires, sous la direction générale el la surveillance d’un secrétaire général de la Ligue qui sera choisi par le conseil exécutif.La nomination du secrétariat sera faite par le secretaire général, sujette è la ratification du conseil exécutif.Le secrétaire général agira en cette qualité à toutes les séances du corps des délégués ou du consei exécutif.' Les dépenses du secrétariat se ronl défrayées par les pays qui font partie de la Ligue, conformément à la répartition des dépenses du bureau international de l'union postale universelle.* ARTICLE VI • Les représentants des principales parties contractante* et les officiers de la Ligue jouiront des privilèges et de l’immunité diplomatiques, quand ils s’occuperont des affaires de la Ligue, et les édifices occupés par U Ligue ou ses officiers ou ses représentants, assistant à ses réunions jouiront du bénéfice de Pcx-J tra-territorialité.ARTICLE VII Pour que des Etals qui n’ont pas signé le pacte et nci sont pas nommes dans le protocole ci-dessous comme ayant été invités à adhérer au pacte, soient admis dans la Ligue, il faudra l'assentiment de pas moins des deux-tiers des Etals représentés dans le corps des délégués, et l’admission sera limitée aux pays complètement autonomes, y compris les Dominions et les colonies.Aucun Etat ne pourra être admis dons la Ligue s’il n’est pas capable de fournir de* garanties efficaces de son intention d’observer ses obligations internationales et à moins de se conformer aux principes (pie la J.igné pourra prescrire touchant ses forces et ses armements militaires et navals.ARTICLE VIII Les principales parties contractantes reconnaissent le principe que le maintien de la paix exigera la diminution des armements nationaux au plus bas point compatible avec lu sécurité nationale et la mise en vigueur des obligations internationales par une action commune, en ayant spécialement égard à la situation géographique et aux particularités de chaque Etat; et le conseil exécutif formulera des plans pour opérer cette diminution.Le conseil exécutif déterminera aussi, pour la considération et l’action des divers gouvernements, le fourniment et l’armement justes et raisonnables, proportionnellement à l’échelle des forces établie dans le programme de désarmement; et ces limites une fois adoptées ne seront pas dépassées sans la permission du conseil exécutif.Les principales parties contractantes reconnaissent que la fabrication des munitions et du matériel de guerre par des particuliers prête à de graves objections.Elles donnent instruction au conseil exécutif d’indiquer comment les mauvais effets inhérents à cette pratique peuvent être prévenus, eu egard aux besoins des pays incapables de fabriquer par eux-mêmes les munitions et le matériel de guerre nécessaires là leur sécurité.Les principales parties contractantes s’engagent à ne se dissimuler en aucune façon l’état de telles ou telles de leurs industries susceptibles d’être adaptées à des fins de guerre, ou la mesure de leurs armements, et sont d’accord qu’elles feront un franc et complet échange de renseignements sur # leur programme militaire et naval.ARTICLE IX Une commission permanente sera constituée pour conseiller la Ligue touchant l'execution des clauses d l’article VI'II, et sur les militaires et navales, en conditions général.AIRTIGLE X Les principales parties contrac (antes s'engageront à respecter et à préserver contre toute agression extérieure l’intégrité territoriale et l’indépendance politique existante de tous les Etats qui sont membres de la Ligue.Dans le cas d'une agression de ce genre ou d’une menace d'agression de ee genre, le conseil exécutif fera des recommandations sur les moyens de remplir l’obligation contractée.ARTICLE XI Toute guerre ou toute menace de guerre, qu’elle affecte immédiatement ou non l’une des principales parties contractantes, est ici proclamée une affaire qui concerne la Ligue, et les principales parties contractantes se réservent le droit de prendre toute mesure qu’elles jugeront sage et effective pour sauvegarder la paix internationale.Il est proclamé el reconnu que c'est un droit d’ami pour chacune des principales parties contractantes d’attirer l’attention du corps des déjégués ou du conseil exécutif sur toute circonstance affectant les relations internationales, qui menacera de troubler la paix internationale ou la bonne entente entre nations dont dépend la paix.ARTICLE XII Les principales parties contrac tantes prennent rengagement que si des disputes viennent à s’élever entre elles qu’elles ne pourront ré gler par la voie diplomatique ordinaire.' elles ne recourront en aucune circonstance à la guerre sans avoir nu préalable soumis les questions et les affaires en jeu à l’arbitrage ou à une enquête du conseil exécutif, et tant que trois mois ne sc seront pas écoulé* après la décision des arbitres ou la recommandation donnée par le conseil exécutif; et qu'elles ne recourront même P*s à la guerre contre un membre de la Ligue qui se conforme à la décision des arbitres ou à la recommandation du conseil exécutif.décision ne serait pas observée, le conseil exécutif proposera les meilleures mesures a prendre pour y donner effet.ARTICLE XIV Le conseil exécutif formulera des plans relatifs à l’établissement d’un tribunal permanent de Justice internationale, et une fois établi, ce tribunal aura juridiction pour entendre et régler toute question que les parties jugeront de nature à lui soumettre, par arbitrage, en vertu de l'article précédent.ARTICLE XV “S’il survenait une discussion entre les membres des Etats qui forment la ligue et qui pourrait conduire à une rupture, question qui ne pourrait pas être soumise à Ijar-bitrage comme dans les cas cités plus haut, alors les plus fortes parties contractantes sont prêtes à soumettre la question au conseil exécutif.Chaque partie entre qui s’est élevée la dispute devra en avertir le secrétaire général.Le secrétaire général, de son côté, prendra toutes les dispositions nécessaires pour faire une enquête complète.Les parties se disent prêtes à se mettre en communication immédiatement avec le secrétaire général.Elles lui transmettront en même temps la nature de leur cause, tous les faits qui s’y rattachent ainsi que les documents qui s’y rapportent et le conseil exécutif pourra dès cette instant en permettre la publication.Lorsque les efforts du conseil, faits dans le but de régler le différend.seront heureux, alors on devra faire publier un communiqué dans lequel on dira la nature de la dispute et les clauses de la solution.Ce communiqué pourra être accompagné d'explications selon le cas.Si au contraire le différend n'a pu être réglé le conseil devra faire publier un rapport avec toutes les explications et faits nécessaires, où le conseil donnera les recommandations qu'il croit justes et équitables pour la solution de la difficulté qui se sera élevée entre les deux parties, au cas où le rapport a été adopté unanimement.Si au contraire le rapport n'est pas adopté à l’unanimité ce sera le devoir de la majorité et le privilège de la minorité de publier des communiqués dans lesquels chacune des deux parties indiqueront leurs manières de voir sur les faits et les raisons qu’elles croient justes et équitables.“Le conseil exécutif peut, dans tous les cas, dont il est fait mention dans cet article, référer la chose en litige au corps_ des délégués.Le différend peut être ainsi référé du consentement des deux parties qui ne s’entendent pas.pourvu cependant qu'une telle requête soit faite dans les quatorze jours après (pie le différend a été soumis.Dans le cas où le différend est référé au corps des (Jélégués.toutes les prévisions de cet article et celles de l'article XII qui se rapportent aux pouvoirs du conseil exécutif, s’appliqueront au corps des délégués.L’ALLEMAGNE RÉHABILITÉE LE PRESIDENT EBERT CROIT QUE SON PAYS SE REHAUSSERA DANS L’ESTIME UNIVERSELLE SI ON LUI EN DONNE LA Ai ANGE — BERNSTORFF NE SERA PAS DELEGUE A LA CONFERENCE.Le programme cTEbert si (Service de la Presse associée) Copenhague, 14.— Le programme du nouveau gouvernement allemand qui vient d’être publié, à Berlin, comporte des droits égaux pour les deux sexes, l’amélioration du système d’instruction publique, la conscription sur une base démocratique pour établir une armée du peuple, le rationnement à un prix maximum pour les vivres et les articles de nécessité, des mesures pour prendre soin des blessés et des familles des soldats tués à la guerre, la “socialisation” de toutes les industries mû- res pour ce régime, en particulier :es charbonnages et les mines de fer, et une extension considérable des impôts sur le revenu.Dans le domaine des affaires étrangères, le gouvernement se prononce en faveur d’une paix wilso-nienne, mais refuse toute paix de violence.Il veut le rapatriement des prisonniers de guerre allemands et l’établissement d’une ligue des nations, le désarmement et un tribunal d’arbitrage obligatoire pour rendre impossibles les guerres dans l'avenir.ARTICLE XVI ARTICLE XIII Les principales partie* contractantes s’engagent chaque fois qu'une dispute ou des difficultés s’élèveront entre elles, qu'elles jugeront convenables de soumettre à l’arbitrage et que la diplomatie ne pourra régler de façon satisfaisante, elles soumettront toute l’affaire à l'arbitrage.Pour cette fin, le tribunal d’arbi-Itugr auquel l'affaire sera soumise, sera le tribunal choisi par les parties ou déterminé dans loute convention existant entre elles.Les principales parties contractantes s'engagent à observer avec une entière bonne foi Ionie décision qui pourra être rendue.Au cas où la Si une dies partie» contractantes résilie ou néglige une des conventions prévues dans l’article XII, eLk sera ipso fado considérée comme ayant coimmis un acte de guerre envers les autres membres ne la ligue.Cet acte la privera des relations financières, lui défendra Tinitervention entre ses nationaux et les nationaux de l ivtal qui aura manqué à ses obligations.Cet acte entrainera encore la rupture des rolatians financières, commerciales et personncities entre les nationaux ue tout Eta) avec ceux de l'Etat infidèle, qu’il soit de la ligue ou n’en soit point, il sera du devoir de l’exécutif de la ligue de dire quelles forces niiilitaires et navales sont requises pour la protection et l'exécution ues stipulation.s de la ligue.Les importantes parties 4e cette entente devront naturellement s’aider nu point de vue financier et économique pour Les points prévus par cet article, de façon à répartir les portes et les dépenses résultant de la mise en force des points ci-dessus.Elles résisteront nmituelLemen.t aux mesures ayant pour but les conventions contestées.Ces pays laisseront le passage aux troupes de toute partie qui coopère à ta mise en vigueur des clauses de ta ligue.ARTICLE XVII Dans le cas de dispute entre Elut membre de la ligue et un Etat qui r’est pas membre ou deux Etyls qui ne font pas partie de la ligue, les grandes nations s'aeondemt à dire que l’Etal ou les Etats non membres de la ligue devront être invités à y entrer pour les fins de la solution du différend et cela aux conditions stipulées par l’exécutif Les modifications par lui jugées requises pourront être faites.L'invitation de l'exécutif accep téc, le conseil devra instituer une enquête sur les circonstances et le mérite du différend et recommander l'action qu’il jugera opportune.Dans le cas d'un refus de l'Etat à devenir membre ou dans le cas d’un Etal membre de la Ligue, cela serait considéré comme une rupture de l'article VII.L’article 8, XVI serait alors applicable.Si les deux Etats refusaient de devenir membres pour le règlement de la dispute, le conseil exécutif prendrait les mesures nécessaires pour éviter les hostilités et travaillerait à In solution de la question.ARTICLE XVIII Les grandes nations contractantes sont unanimes à dire que le contrôle général du commerce des armes el des munitions doit être con- (Service de la Presse associée) Weimar, 14.— Le comte Berns-torff ne sera pas un des délégués allemands à la conférence de la paix, telle est la déclaration faite hier par le nouveau président de l’Allemagne.M.Ebert a aussi annoncé que l'Allemagne aurait une “armée du peuple” dont les soldats seront recrutés par la conscription.Dans quelques jours le gouvernement annoncera les plans de la démobilisation et du désarmement complet.Une commission gouvernementale, formée des membres des partis centriste, socialiste et démocrate, est à préparer le programme du nouveau gouvernement.Le nouveau président de la république allemande a répondu à plusieurs questions qui lui ont été posées hier après-midi.Il a surtout appuyé sur la prochaine réhabilitation du pays dont il est le président.Après avoir donné plusieurs poignées de mains à ceux qui venaient Le féliciter, le président Ebert s’assit à une table et lut son communiqué très rapidement.Cette lecture finie, il commença immédiatement à répondre aux questions qu’on lui posait.C’est ainsi qu’il a déclaré qu’une commission était à étudier le problème du désarmement.L’Allemagne, a-t-il ajouté, n’aura plus qu’une seule armée dans l’avenir el cette armée servira à protéger ses frontières, il serait cependant en faveur du désarmement 'universel, ce qui voudrait dire que l’Allemagne n’aurait pas besoin d’année pour protéger les bornes de son pays.Toutes les principales industries du pays seront unifiées et toutes seront socialisées.“Notre or, comme l’univers le sait, est presque complètement épuisé.Tout l’or et toutes Les garanties que nous avons actuellement ne peuvent suffire qu’aux choses d’absolue nécessité.Si on .veut fournir à l’Allemagne les vivres et les matières premières qu’elle n’a pas, si on lui donne une chance de se réhabilite’., je crois que la situation générale et économique n’est pas désespérée cl nous pourrons arriver à des résultats.” Le comte Brockdord-Rantza, ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement provisoire, le Dr Edouard David, président de l’Assemblée nationale, et plusieurs personnes au courant de la situation économique seront nommés délégués à la conférence de la paix, a ajouté le président Ebert mais le comte Rernstorff ne sera pas un des délégués.Les délégués se rendront à la conférence avec des propositions bien définies, y • compris les plans pour une Ligue des nations, des projets de lois protecteurs pour l’ouvrier et la création d’une cour pour décider les disputes internationales.Une séance historique UNE MESURE ^ DE PRUDENCE LE BUREAU D'HYGIEXE ORDONNE LA PASTEURISATION DU LAIT A TOUS LES LAITIERS QUI FONT COMMERCE A MONTREAL.— MOYEN RADICAL CONTRE TOUTE CONTAMINATION.¦Paris, 14.— La séance plénière que la Conférence de la paix tiendra, cet après-midi, dans la fameuse salle de l’iHorloge, au ministère des Affaires étrangères, marquera peut-être la conclusion de la première.el probablement de la plus importante phase du travail du plus grand conseil international.D'autres questions de grande importance seront encore’étudiées dans les réunions subséquentes, mais au sens des personnes les mieux au fait de l’histoire des conférences antérieures, l’ajournement de la séance d'aujourd'hui indiquera peut-être que le fondement a été posé à la solution de toutes les questions qui suivront Bien que les divers gouvernements étudient encore le grand projet de la Société des nations, avant le vote, la Conference, par le moyen de ses commissions, recueille un grand nombre de renseignements sur des questions qu’aura à régler la Société.Gela fait, la Conférence s’ajournera “sine die”, croit-on.Suivant une autorité très compétente, elle le fera vers le uremier juin.Les derniers préparatifs sont faits pour le retour du président Wilson aux Etats-Unis.Il quit e Paris, ce soir, pour Brest, par trail, spécial, et il s’embarquera aussitôt à bord du George Washington.La commission de la ligue des nations tombe d’accord Paris, 14.—La commission de la Société dos nations a publié, hier soir, ie communiqué suivant : “ La deuxième lecture du projet de constitution de la Société des nations, commencée, ce matin, sous la présidence du président Wilson, s’est continuée, cet après-midi, de 3 heures et demie à 7 heures, à l’hôtel de Grillon, sous la présidence de lord Robert Cecil.Par suite de l’esprit d’entenibe qui s’est continiiieMeemnt manifesté parmi les membres de la com- mission, et malgré quelques réserves faites touchant certains articles, par quelques membres, le texte complet de la constitution, comprenant 3(5 articles en tout, a été adopte après une longue et complète discussion dans laquelle tous les points concevables ont été considérés.Le projet de constitution sera publié quand le président Wilson le présentera à une séance plénière, an Quai d’Orsay, à 3 heures et demie, demain après-midi.Adhésion sauf réserves Paris, 14.—.Selon l'agence Havas, en donnant l’adhésion de la France à la Société des nations, aujourd’hui, à la séance plénière de la Conférence de la paix, M.Léon Bourgeois fera, cela semble compris, certaines réserves au nom du gouvernement français, il est probable qu’avant le départ du président Wilson, le conseil suprême voudra tirer au net l’attitude qu’il adoptera relativement à la conférence de l’archipel aux Princes, avec les représentants des gouvernements de Russie.cédé à la ligue, de même que le contrôle des communications est nécessaire dans l’intérêt commun.> ARTICLE XIX ."Quant aux colonies et aux territoires qui, comme conséquence de la dernière guerre, ont cessé d’être sous la souveraineté des Etats qui les gouvernaient auparavant el qui sont peuplés d'habitants encore incapables de se soutenir eux-mêmes dans les conditions difficiles où passe le monde, il faudrait adopter comme principe que le bien-être et le développement de ces peuples est un devoir sacré pour la civilisation et l’accomplissement de ce devoir fait partie des attributions de la ligue.“La meilleure manière de donner un effet pratique à ce principe est de confier la tutelle de ces peuples aux nations avancées qui- en vertu de leurs ressources, de leur position géographique et de leur expérience, peuvent le mieux assumer celte responsabilité, et de faire exercer cette tutelle comme mandataires de la ligue.“Le caractère du mandat confié pourra varier suivant le degré de développement du peuple, la situation géographique du territoire, sa condition economique et d'autres circonstances.“Certains pays qui appartenaient auparavant à l’empire turc ont atteint un degré de développement qui permet de les considérer comme nations indépendantes avec l'obligation de demeurer sous I’nn'oritc d'un pouvoir mandataire jusqu'à ce qu'ils soient capables de se soutenir eux-mêmes.Dans le choix de ce mandataire les désirs de re peuple seront ,prits en sérieuse considération."D’autres peuples, ceux en particulier de l'Afrique centrale, sont dans une telle condition que le pouvoir mnniiataire sera responsable de l’administration du lerriloirc, mais qu'il devra garantir la liberté de conscience et de religion, qu'j', sera seidetnenl responsable de l’ordre public et des moeurs, qu'il devra prohiber les abus comme le commerce de seselaves, la vente des armes el des liqueurs, qu'il devra défendre rétablissement des fortifi-entiors, de bases navales et militaires.l’entraînement militaire de* indigènes pour d’autres motifs que la police et la défense du territoire, et qu’il demandera des avantages égaux en fait de commerce pour tous les membres de la ligue.'Tl y a des territoires, comme l’Afrique-sud-ouest et certaines îles du Pacifique-sud, qui, à cause du dispersement de leur population, de leur peu d'étendue, ou de leur éloignement des centres de la civilisation, ou de leur contiguïté géographique avec l'Etal mandataire, ou encore d’autres circonstances, sont mieux en position d'être administrés sous les lois de l’Etat mandataire comme s’ils faisaient partie de cet Etat, mais sous réserve de respecter les droils de la population indigène.“En tout cas, l’état maiulatairc doit faire un rapport annuel à lu ligue à propos du territoire confié à sa tutelle.“Le degré d’autorité de contrôle d’administration qui doit être exercé par le mandataire, s’il n’y a pas en d'entente précédente, sera explicitement défini par le comité exécutif dans un acte spécial ou charte."Les hautes parties contractantes s’entendront pour établir au siège de la ligue une commission pour les mandataires qui sera chargée d’examiner les rapports annuels des états mendataires, et aidera la ligue à faire observer les termes de tous les mandats.ARTICLE XX Les hautes parties contractantes vont s'efforcer de créer et de maintenir des conditions de travail justes et humanitaires pour les hommes, les femmes el les enfants, chacune dans leur pays respectif et dans lout pays où s’étendent leurs relations-commerciales et industrielles; el elles consentent, à celle fin à fonder comme partie de 1’organi' sation de la ligue une commission permanente du travail., ARTIC LE XXI I.es parties contractantes s'engn-gent au moyen d'une mesure prise par ly Ligue à obtenir el maintenir la liberté de transport et un traitement jusle de commerce entre tous les pays membres de la Ligue, se souvenant, entre autres choses, des arrangements spéciaux conclus en vue des nécessités des régions dévastées par la guerre 1914-1918.ARTICLE XXII I.es parties contractantes conseil-lenl à mettre sous le contrôle (f s bureaux internationaux de In Ligue, les traités généraux à condition nie les pays qui ont fait ces truilés y acquiescent.En outre, elles veulent que les bureaux internationaux qui seront constitués dans Puvenir soient dirigés par la Ligue.l'habitude d’en voir et celle-ci nous surprend un peu de son humide chatouilllemeirt, et nous marchons sur nos trottoirs avec précaution, dans l’équilibre, instables où nous y sommes, trouvant plus gaies quand même les rues de notre ville mil poudrent leur saleté pour la St-Valentin.Tous les autre* endroits ne peuvent pas se vanter de la même faveur.car à Chicago, une tempête de verni, de pluie et de grêle sévit depuis vingl-quatre heures à tel point que les communications par télégraphie et chemins de fer en sont arrêtées depuis la rivière.Missouri jusqu’aux Montagnes Rocheuses.Cette tempête venait vers l’est.Nous en avons ici un prélude.Par un nouveau règlement, la ville oblige tous les laitiers qui exercent leur commerce à .Montréal à soumettre le lait au procédé de la pasteurisation avant de le livrer à leurs clients.Le règlement affrç-te surtout le* petits laitiers, puisque jusqu’ici les compagnies et les marchands de lait avaient adopté cette mesure des plus sanitaires.Le bureau d’hygiène adopte ainsi un moyen radical pour empêcher toute infection et toule transmission de germes néfastes; elle vise surlout au bien-être des petits enfants et des bébés dont le lait esl la principale nourriture, el veuj enrayer les progrès de la mortalité infantile.Les inspecteurs feront un examen sévère du lait qui vient de la campagne, afin de surprendre les fraudes qui peuvent se commettre.Ils seront chargés d’exercer une surveillance étroite, ayant à coeur de parer à la moindre cause de contamination.La ville projette aussi rétablissement de stations de lait, dans les quartiers ouvriers, où les citoyein pourront se procurer du lait à meilleur compte que chez leurs fournisseurs réguliers.On parle d une réduction de 2 ou 3 sous la pinte.LES CHEFS SONT AUGMENTES Les commissaires se sont rendra aux représentations des chefs et de! officiers supérieurs de la brigade dei incendies, au sujet du relèvement dû leur salaire.Le cas de ees fonctionnaires n'avait lias été soumis au comité d’arbitrage.Une nouvelle échelle vient d’etra ainsi constituée : T.Saint-Pierre, chef-adjoint, $3,500; Raoul Gauthier, Oscar Marin, Joseph Lapointe, Ernest Favreau, Adolphe Dagenais, VV.J.Hooper, C.Carson, $2,500; L.A.Lefebvre, préposé au personnel, $1.200; René Latomie, pourvoyeur, $1,200; Damase Olivier, secrétaire, $1,200; P.Gauthier, chef ingénieur, $2,000; James Doolan, instructeur, $2,000; J.Pressait.chef de district temporaire, $2,500; John Taylof, capitaine en charge du corps de protection, $1,850; Jean Naud, chef inspecteur, $1.900; L.A.Charest, surintendant des alarmes, $2,500; J.McCaffrey, 1er assistant, $2,000; A.Beaudette, 2me assistant, $1.750; G.Roy, inspecteur des avertisseurs, $1,250; H.Dupuis, capitaine, $1,800, Officiers de la brigade de Maisonneuve, poste No 44 : L.Henrichon, lieutenant, $1.700; Ed.Hains, .1.Jones, P.Raymond, $1,400.Poste No.45 : H.Marchand, lieutenant, $1,700; S.Morand, A.Harvey, G.Dulude, $1,400; I).Campeau, opérateur, $1.300.LA CHAMBRE NE ‘ NE LAMBINE PAS Québec, 14.—La Chambre a tenu une courte séance ce mutin et a fait mouvoir quelques bills au feuilleton, entre autres, le bill changeant le nom de Fraservillc en celui de Rivière-du-J.oup cl le bifl de la cité de Lévis.¦Les bills suivants sont adoptés en troisième lecture: loi amendant l’article 749 du code de procedure civile concernant les dépôts requis en certains cas de ventes par le shérif, par M.Letourneau, Huchelaga; loi amendant, le code du notariat, par M.Lévesque; loi amendant la charte de la ville de Huit, par M Caron, Ottawa; loi concernant la succession I.Racine, par M.Beau-dry; loi concernant le Oh.b Canadien de Montréal, par M.Beaudry; loi concernant ta Cie (l'Assurance Canadienne Britannique — The British Canadian Assnnmrc Co., par M.Pbaneuf; loi ratifiant le titre de la Montreal Trust Co., à une propriété, par M.Miles, loi concernant la succession de .1.A.Massue, par \t.Tourville: loi amendant la char le de ta ville de Bedford, par M.Bullock; toi concernant In succession de Victor Beaudry, par M.Tes der; loi amendant la charte de la cité de Lévis, par M.Roy.C.e bill est amendé par MM.Roy et Mitchell, L’amendement D’AuteuiI est rejeté I/Cs clauses (5 et 11 sont retranchées.NOTES DIVERSES ’'FJSW —F.a ville recevra dimanche, à un dîner d’honneur, au Club de Réforme, à 1 heure 30, la délégation des journalistes canadiens, invitée par la commission des chemins de fer en temps de guerre, à se rendre à Halifax pour assister au débarquement et à la distribution par tout le pays les troupes expéditionnaires qui s'en reviennent.—La Cie Atlas Construction obtient.an montant de $53,300, le contrai pour le posage de la conduite principale de pompage à la station du bas niveau.—M.N.L.Grandchamps est nomme inspecteur de police, avec service spécial, au salaire de $3,000 par année.LA NEIGE FAIT SA RÉAPPARITION La neige a commencé, ce matin, à tomber vers dix heures, ta neige lourde et lente, la neige nouvelle.L’hiver aux ttmis-quairt.s passé, nous n’avons pas encore repris MORT SUBITE DU “ * GÉNÉRAL M0NIER {Service de la Presse Associée.) Paris, 14.— Le général Manier.gouverneur militaire de Paris, esl mort subitement, hier soir, à un diner, à la maison de M.Jean Gruppi, ancien ministre des Affaires étrangères.TOLLE GÉNÉRAL Salonique .14.— Les journaux, ici.sans distinction de partis, pro testent énergiquement contre Vin terprétntinn donnée à une déclaration de lord Robert Cecil, par le correspondant du Dailu Mail, de Londres.Suivant ce correspondant, lord Robert a indiqué que le port de Salonique sera internationalisé, l/cx journaux foui remarquer que pareille mesure serait préjudiciable à la Grèce et aux AAlies à la fois, et opposée aussi aux désirs des habitants de la ville.POUR AGRANDIR LE MARCHÉ B0NSEC0URS (De notre corrcaDondHiili Québec, 14.— Une délégation des comtés des environs de Montréal est venue demander l'appui du minislère pour agrandir le marché Bonsccours en' y annexant le Champ de Mars.Le cabinet a fait observer que cette question dépendait de la commission administrative de la ville de Montréal et on a décidé de former une commission chargée de l’interviewer.D’après le projet qui a été soumis au gouvernement, ou construirait une toiture en béton sur le Champ de Mars sur laquelle les militaires pourraient continuer de faire l'ex ercice; on relierait le Champ fie Mars au marché Bonsccours par un couloir souterrain.DÉMOBILISATION -ET DÉSARMEMENT (Service de la Presse Associée.) Weimar, 14.— Friedrich Ebert, président de T Alterna- I gne, a annoncé aux four naît s- ! les gne le gouvernement nr- I cnnge les détails d’une dénto- I hilisalion cl d'un désarmement '.Complets.D1D 7.1.1 j TARIF DES PETITES AFFICHES IJFMM'DES D’EMPLOI ?—Jusque 20 mot* V rou^.rt U pou par mot nuppléiranitaim.DEMANDES D'fLPVES r—ju«qu'â 20 'note, 2/iOU*.et H «ou par mot «ipnlÊmentaire.TOLTES LES AUTRES DEMANDAS î -uiqu'A 20 motc, IC»'* ir H flou p»r mot supj^men-tire.CHAMBRES A LOUER >-15 bous Junqu’à 20 luote, H bov par mot supplémentaire.TROl'Vf ;—jusqu’à 20 mote, 15 soua, H »o« I ar mot supplémentsire PERDU :—jusqu’à 20 mots, 15 sous, 1 sou par n ©t Mipnlémeiitaire.MAISONS, MAGASINS.ETC., A LOUER î— ueqti’à 20 mots, 15 fo»jB, 1 sou par mot aupplfr-men taire.A VENDRE- —jusqu’à 20 mote, 15 sous, "OU par mot sunpiéM.wiiaire.PERSONNEL :—2.^ mots ou moins, 25 sous.sou CA spédalo) par mot supplémentaire.P TES PROFESSIONNELLES : .___________________ (rubrique jusqu'à 20 mots.26 soua; un sou par mot iupnléuifntaire.AVIS LÉGAUX :—10 sous in aftate pour j 1ère insertion et > 3011a pour les insertious subsO- ¦:uentes.REMERCIEMENTS î—Un sou e mot avec ua minimmn de 60 aoua ., .nnt Toutes les annnnrr* ei-haut mentionnées > ci 6 ineeiiior consécutives novr < prix de 4payoes.CARVET MONDAIN *1.00 VAUAiNiliS Agents d’assurance demandés pour représenter la british Colonial, ass.-Ineendie (expérience pus nécessaire).S adresser, l’avant-midi, à L.-A.ncarü, agent general, 20 rue si JucQuaa.________lai.Main 1440.CUUniiEH» Ü’ASSUHANCË:—Gérants de district pour chacune des parties du Dominion aun de placer notre police incomparable d’assurance contre la maladie et ‘e* accidents, coûtant une piastre par mou.hile paye pour toutes les maladies.Louvre lu , r.uuere semaine de maladie.Assure les eni;.'toutes les anciennes et dix mm-v i actéristiciues.Depot de #1.18,UOU,- 000 , u,.cs du gouvernement fédéral.Des inuiti/.v vils et alertes peuvent taire beaucoup d urgent, et sont surs d’un revenu permanent avec les renouvellement», “Merchants Casualty Company”: Jacques, Montreal, P-LI- LOGEMENTS OUVRIERS LA SALUBRITÉ DES JWAIS0NS M.ROSA11Œ PRIEUR EXPOSE, HIER SOIR, A OUTREMONT, LES CONSEQUENCES DESASTREUSES D'UNE HABITATION MALSAINE, ET PROPOSE DES REFORMES SERIEUSES.— FOYERS D'INFECTION.FAITS DIVERS UN PROCÈS À jîOSATCH L’ASSAILLANT PRESUME D E GEORGE YACOVITCH DEVRA SURIR SON EXAMEN VOLONTAIRE, SUR DECISION DU JUGE CUSSON A LA SUITE DES TEMOIGNAGES ENTENDUS.260 rue St- AUiUiViOiiiLES CHAUFFEURS mécaniciens demandés.Suivez les cours, jour ou soir.Licence garantie, position assurée, (.ours prives pour dames.S’od.Cou loin be, 4U8 Dcinoiiugny hsu Tél.Est 4844.A LiOOi^Ü Tel.Est A LOUER, un magasin, coin nord Demon-tigny et St-Cliristophe.Place ti es bien si- | tuée pour une pharmacie.S'adresser Jcnnuottc, 112 Parc Lafontuine.3892._ __________ 1SL REÂUX très modernes à louer au prix , de *1Ü à 823 pur mois.Edifice Compagnie Muluiile d lmineubles Liée, 706 Sle-Catlie-rlne Est.PROPRIETE A VENDRE ALlXÀNDRE DUPUiS Luc-axaaa^ax, et agent iiiiaiicicr (étabn ibin ).i ruprietes adunmsti'ce» économiquement.Pour achat, vente, échangé, consultez gratuitement notre “Information Immob lière’N 13 Place d’Arme».près Craig.Ahuntsic, cottage double, et fécond, fini moderne, $4,500, à 3 minutes de la sta-I liivn du Sacré-Cœur, près des écoles et de l’église.Peu de comptant.Pour plus dm-formutions s’adresser h 0100 Lajeunewe, i Ahuntsic.Tél.St-lA>uis 7378.1 IL T i H ISO N, 49 à 03.A vendre avant 30 jours.Terrain 10,000 pieds.Propriété bien bâtie.Peut être agrandie et prendre valeur de $100,000.Avis aux constructeurs, w.h.(ilngras, 180 Sa lut-Jacques.Matinée : Main ü09ü ; après-midi, Rockland 1862.DIVERS ’" FAITES DE L’ARGENT à la maison.Vou* pouvez gagner de #1 à de l'heure durant vos heurts libres en écrivant cartes d étalage ; rapide et facile à apprendre.Aucune démarche.Nous vous enseignons comment eu français et vendons votre travail.Ecrivez au dépt.“R” pour renseignement».American Show Card School, rues ïonge et Shuhr, Toronto.___________________ Une üanu* offre ai faire connaître à toute personne soutirant de rhumausme, goutte, 1 i bu go ou maux de reins, dartres sè- ches et hùiindes, coustination, obésité, asti^ .me, t.fin toutes les maladies provenant doj (j etfe humains, ow^v^nt.au-oi altérations du sang, un remède végétal et on*as„Ac dnni rlonv nu trm* ni/Anoc merveilleux fabriqué en Lamuta, qui 1 â j ^ nuisses Ciails (ICllX OU tTOlS PICCGS, lent.Ecrire : Mâ- sans soicil pendant le jour, sans WA'I Vf.il i * r au I ' ^ .Devant le comité des citoyens d’Outremont réuni, hier soir, à l'école Strathcona, M.Rosaire Prieur, maire de Pointe-aux-Trembles, a exposé la réforme qui s’impose, celle du logement ouvrier.L’habitation^ malsaine, dépourvue d’air et rie fraîcheur, est le foyer d’infection de la tuberculose, de la phtisie et de leurs suites inévitables, principalement la mortalité infantile.Il faut la détruire, la combattre et la restaurer en une maison saine, d’où rayonnent la santé, le bien-être et le bonheur.Le conférencier a fait part de son expérience personnelle dans sa municipalité, où il a réussi à établir un système de logements ouvriers, qui donne des résultats satisfaisants.Il désire étendre sa campa-sfne d’assainissement par toute la province.Aucune province, a-t-11 dit en substance, ne sent plus vivement que la nôtre le besoin d’une réforme de l’habitation an point de vue sanitaire, car elle renferme dans "es limites les plus vieilles villes d’Amérique, fondées et bâties en grande partie h une époque où l’hy-giéne publique était à peu près inconnue.La science de l’hygiène est relativement récente.U y a une -oixnntaine d’années, on ne prêtait pas une attention considérable h cette nuestion.Ce n’est que depuis ISôO que l’on songe à améliorer le logement de l'ouvrier pour assainir la salubrité des villes.Mlle Oetavie Hill s’est faite l’initiatrice du mouvement à Londres ; ¦lie a pu réussir à établir au coeur de la capitale anglaise des habitations salubres et à bon marché où toutes les règles de l’hygiène étaient observées.L’Angleterre a été le pays le plus zélé pour l’hygiène sociale, elle a dépensé des millions et xoté une vingtaine de lois relativement à cette question.L’effort des Etats-Unis a été aussi considérable Depuis vingt ans, les sociétés de constructions américaines ont érigé plus de 400,0Ü0 maisons pour loger les travailleurs.La France, ritalie, la Belgique, l’Allemagne et le Hongrie ont copié sur ce point la législation anglaise.Nous négligeons chez nous l'hygiène social, et cette insouciance inexplicable multiplie les ravages de la tuberculose et de la mortalité infantile.La tuberculose a diminué partout excepté au Canada; en 1015 e terrible mal a emporté dans la ieule province de Québec, 3,300 personnes.De 1906 à 1915, les mortalités causées par la tuberculose se _sont élevées h 31,769.contre 23,970 pour la même période en Ontario.La cause la plus fréquente du mal, c’est le logement insalubre et surpeuplé où une demi-douzaine souvent plus, sont guérie elle-iii’v.conipléteme dame l'a Icon, nolle postale MM, Montreal.HOPITAL de gramopnoriB — Nous vendons et réparons toutes sortes de» gramophones, satisnicton garantie.S’nd.794 boule-vard St-Lnurent.Tél.F.st 6703._________ OEUFS ET VOLAILLES DK RACE La saison d’incubation approche, faites vos préparatifs on introduisant du sang nouveau dons vos troupeaux de volailles.N'oub! ez pu s que c’est le secret du succès.Nous offrons nombre de reproducteurs de | toutes les races à îles prix très doux.Rock Htanc et barré, ainsi que toute autre variété.Wyandottes, M inorques Rouges Rhude Island! Leghorn Blanc et Brun, crête double ou simple.Canards Pékin, .Courreurs Indiens.Sauvages, Domestiques.Ainsi que Orpington fauve, Canards joignant la grosseur du Pékin, a la capacité de ponte du Cou rieur Indien.Oies Toulouse et Embden.Dindes Bronze» et Hollandais, les deux races les plus avantageuses du pays.Outardes sauvages, domestiques.Pintades perle et blanches.Pigeons de toutes races.Spécial : couple d’hurondelles bleues ou noires, à Jj! 00.Carneaux â ?3.00 la paire.Pour, tant qu’il y en aura, trios de Leghorn fauve, à $6.09.Deux belles poulettes de Juin et un cochet, même chose, du commencement de mai.$9 00.Cochets de toutes les races mentionnées, $4 00 chacun, d’ici la réserve écoulée.Extra choix, Roek barré, de 8 libres.sujet d'exposition, $5.00.Traité sur Pélevnge du dindon, 25 sous par poste.Aussi traité approuvé sur Délavage du lapin, £r» sous par malle.Notre catalogue illustré do 20 gravures, des races les plus avantageusement connues au pays, 15 sous pur mille.Inrluez toujours timbres pour réponse assurée.— I^a Ferme Avicole Yumns-Kg, St-Hyaclnthe, Qué.MACHINERIES GENERALES Hour toutes sortes d'ouvrages, concernant la machinerie d’autos, etc, etc.Spécialité dans la soudure.Outillage de première classe.A prix absolument bas.Satisfaction garantie.LEFEBVRE ET FRERE M3 Hôte! de Ville.Est 4017.COLLEGE MOLER POUR BARBIERS Hommes et femme», voulez-vous devenir Texcellents bavbiers en quelques semaines?Hommes, femmes et soldats île retour du 'l'ont, une offre toute spéciale vous est of-rt Assurons posit on.Outils gratuits, s'adresser 62 boulevard St-l.uurent.SERRURIERS E.TELLIER, Serruru uiuiurnr.im>i cm su r L*t, angle Naiiit Denis, Montreal.Reparations dm franiophoius, serrure», «'lets, armes à leu, muge de scie, affilage de toutes sortes, ré- tnrntlons de ressorts, gramophones.Proiupi ‘avail.Satisfaction garantit.LaCieCéramo-Vitrail Incorporée Vitriers et Miroitiers 14 10 BOULEVARD SAINT - LAURENT Gros et Détail.Glaces Epaisses, Vitres Bombées.Coloriées, Verrières, Opalines, Ornementations, Biseautage.Dessus de meuble.Tablettes, Miroirs, Héargcnhige, Coupe-Vent pour automobiles.Dômes et Verres dans le plomb réparés.Prospectus et cotations sur demande.Téléphone t Saint-Louia €401.aération pendant la nuit.Il faut démolir ces repaires de microbes et extirper ainsi la racine même du mal.M.Prieur a sugfféré la création d’une commission des logis insalubres.laquelle serait chargée de faire le recensement des taudis et des habitations malsaines et d’en ordonner soit l'assainissement ou la suppression.Le manque d’hygiène domestique pousse fatalement, l'homme au cabaret et engendre Taleoo-lisme.La criminalité Juvénile et la prostitution sont aussi occasion-mées par les logements insalubres.Le législateur contemporain a réhabilité l’ouvrier, lui a accordé l'égalité devant la loi, la liberté politique et le suffrage, mais il n’a nas encore areordé la salubrité aux logements ouvriers.MM.Thomas Adams, J.P.Anglin et le maire Peaubien ont aussi parlé sur le sujet et proposé diverses solutions.Province de Québec, district de Montréal, Cour supérieure, No 4665.Georges Cbarbonneau, bourgeois, de St-Vincent de Paul, dans le district de Montréal, demandeur, vs Demoiselle Josephte Deautronc dit Major, fille majeure, ci-devant rie la paroisse de St-Vinccnt de Paul, district de Montréal, et matntenaftt de lieux inconnus, défenderesse.Il est ordonné ù ht défenderesse de L’Association des instituteurs de la circonscription de l’Ecole Normale Jacques-Cartier, aura une réunion sjtéciale samedi uroehnin, le 15 du courant, à l’Ecole Normale comparaître dans le moia.MontréaJ, Jacques-Cartier, tV 2 heures de l’a-«12 février 1919.T.Dépatie, dép*à-1 près-midi.Cette réunion est convo-té-protonotaire.Le procureur Ati jquée par le comité des intérêts ma-, demandeur, F.P.Trcmblav.^ferieU- (Counuuiüuué).LA DÉMOBILISATION DES MASCOTTES Paris, 25 janvier, (par courrier).Il n’est guère d'unités anglaises qui, durant la guerre, n’ait possédé une ou plusieurs mascottes.On rite les suites de la section de signaleurs campée en ce moment près de Cambrai, le lama du régiment de \Vest-Surreys, l’oie des Wanes, sans compter une infinité de chiens, de rats blancs, de chats, de cochons, de chèvres, de perroquets, voire de serpents comme ceux que découvrit ces jours-ci avec stupeur certain policeman militaire de Boulogne en ouvrant une musette suspecte.Or, toutes ces mascottes vont être rendues, si l’on peut dire, à la vie civile avec la démobilisation, et l’ad-ministration s’occupe dê.jft officiellement des chiens qui, eux, portaient un numéro matricule et fi ’ lient dans les états au même titre *uc les combattants.CHEF DE POLICE VOLE Paris, 25, (par courrier).— Le général Harts, chef de la sûreté américaine, faisait des achats dans un grand magasin de la rive gauche de Paris miund d’audacieux malfaiteurs sautèrent dans son auto et s'enfuirent.Le généra] téléphona ù la police française et des autos de course se mirent à la recherche des voleurs.Une des voitures rejoignit l’auto boulevard Saint-Germain et se plaça en travers pour la forcer ù stopper, ce qu'elle fit; mais ses occupants sautèrent sur la chaussée et disparurent dans une maison il double issue.Semaine 9-15 février.Vendredi, 14, 8 heures 15, salle des conférences.— Cours de la Schnla Cantorum, section des hommes — Degré intermédiaire.(Prof.Pineault).Saturday, 15th, Lectures on Pedagogy, Congregation of Notre-Dame (1010-West Sherbrooke Street), English .Section.T.A.M.: The Itcligious formation of the Child (Very Hev.Father Milway Pillion, s.j.); 10.15 A.M.: A lesson In Logic (itev.John Brophy).BOLCHEVISTE ARRÊTÉ À BERLIN llflle, Suisse, 1 t.— Suivant une dépêche de Berlin, la police berlinoise a découvert et arrêté Karl Huh’k, émissaire bolchevik russe, que 1 s autorités allemandes ont accusé d’être Tinatigateiur des nombreux soulèvement de l’élément radical, en Allemagne.Depuis quelque temps, les aHécs et venues de Kudck ctniei t un ,m stère.RÉUNION LORD READING EN AMÉRIQUE Londres, 1 \ — Lord Heading, ambassadeur anglais aux Etats-Unis, reviendra en Amérique dans une semaine.L'ambassadeur avait l'intention de s'eniibamfurr à bord de l'Olympic, mais une Indisposition l'en cm,pêche rt U prendra YAguitcmia pour revenu# Le Russe Peter Sasatch a comparu hier après-midi en Cour de police devant le juge Lanctôt, accusé de tentative de meurtre sur la personne de George Yacovitch au cours d’une fête donnée à l’occasion d’une noce russe, dimanche dernier, à la salle Prince Arthur.Deux témoins de l’affaire l’onl identifié comme l’agresseur.L’enquête avait commencé il y a quelques jours à l’hôpital Général auprès du lit de la victime et Yaco-vitch avait identifié son assaillant.Mike Tatuck a témoigné hier avoir vu Sasatch poignarder Yacovitch.Mike Staropadis, autre témoin, se trouvait assis auprès de Yacovitch et de Sasath au banquet, il a entendu ce dernier dire : “Pourquoi m'avez-vous frappé?” Yacovitch nia la chose, Sasath s’élança sur lui et le frappa à la poitrine.Il n’est pas tout a fait sûr que Sasath se soit servi d’un couteau, il a vu quelqu’un désarmer le criminel et constater l’effusion du sang de Yacovitch.Le magistrat a décidé qu'il y avait matière à procès et a fixé au 20 l'examen volontaire.ENCORE LES PARIS.J.E.Lalonde, demeurant 466 avenue Union, a comparu hier matin devant le juge Lanctôt, accusé d’avoir conspiré dans le but de frauder J.Gnampoux et O.Martineau d’une somme de $00,000.Au dire des plaignants, l’accusé les aurait incités à se rendre à Buffalo, à Troy et à Albany pour y parier aux courses.L'enquête a été fixée au 21, et le prisonnier remis en liberté sur versement d’un cautionnement de $10,000.AUX ARRETS.Quatre individus actuellement sous verrous sont aicciisés d’avoir, au cours des nuits de vendredi à samedi, de mardi à mercredi et de mercredi à jeudi, to tellement dé-mènage la résidence d’été de Têle*-phore HeU, à lia Côte St-Michôl.Le détective Beauchamp et les agents Branehaud et Gauthier ont réussi à les arrêter, hier soir, et à retrouver les effets supposes volés, évalués à plus de $700.Les inculpés comparaîtront, ce matin, en Cour de police.POURQUOI CET INCOGNITO Le 4 décembre dernier, un certain Louis Ronfleau disparaissait de chez lui, et après une attente de deux jours, sa femme signaikdt son absence aux autorités policières.De grands quotidien^ ont même eu l’occasion de reproduire son portrait, demandant de ses nouveilles.Le détective Beauchamp, sur les instances de la femme, avait été chargé de faire des recherches.Hier, en se rendant à la brasserie Dow.square Ghaboiïlez, it faisait la découverte d'un livreur, qui a prétendu s’appeler Ménard, mais qui n’était autre que Louis Rouleau.TROUVE SANS VIE.Le corps d’un homme de 65 à 70 ans, tro.vé mort, au No 359, rue St-Paul, a été transporté à la morgue, hier après-midi.Le défunt s'était mis en pension à cet endroit, il y a deux ou trois jours.Hier matin, le propriétaire ne le voyant pas descendre, s’est rendu à sa chambre et l’y a trouvé mort.L’on n’a rien retrouvé sur lui qui puisse aider à l’identification.Le corps de Joseph Miron, Agé de 19 ans, demeurant 454, rue Ga-dieux, a été transporté à la morgue.hier soir.11 est mort subitement, apparemment d’une syncope.L’ENQUETE EST AJOURNEE.Le coroner McMahon a ajourné l'enquête sur le décès de Joseph Thrust, âgé de 60 ans.trouvé mort à l’arrière du No 334, rue St-Geor-ges, mercredi dernier, afin de permettre aux autorités de poursuivre leurs recherches.Thrust, qui était inailnde depuis un mois, a été trouiyé mort par sa maîtresse de pension à son retour de l’ouvrage.Le détective McManus a été chargé de l’enquête.-*- UNIVERSITE LAVAL FACULTE DES ARTS.LES HUTTES DEGUERRE LE LIEUTENANT-COLONEL LA-FLECHE EXPLIQUE A UN BANQUET HIER SOIR L’OEUVRE ENTREPRISE PAR LES CHEVALIERS DE COLOMB — VISITE A L’ABRI DU SQUARE PHILIPPS — LES INVALIDES REVIENNENT.LE TEMPS N’EST PAS ENCORE VENU REPONSE DE M.MEIGHEN A M.SAUVE, AU SUJET DE L’AMNISTIE AUX INSOUMIS.Le comité des Chevaliers de Colomb qui s’occupe plus particulièrement des Abris de guerre catholiques offrait un banquet aux journalistes hier soir à l’hôtel Windsor.Le lieutenant-colonel Laflèche, président de ce comité assistait au dîner.Le colonel Laflèche a expliqué l’oeuvre poursuivie par les Chevaliers de Colomb qui ont foq^lé ces Abris de guerre.Il y a actuellement de ces abris dans tous les camps militaires en Angleterre.Sans distinction de croyance ou de race, le soldat peut aller à ces huttes; il trouve là à bon marché, tout ce dont il a besoin.A ces endroits il trouve aussi des revues et des journaux qui l’intéresseront en lui rappelant le pays.Il peut aussi se procurer tout le papier nécessaire pour sa correspondance.A l’automne dernier les Chevaliers de Colomb ont fait une campagne de souscriptions qui a donné de bons résultats.Mais l’armistice a été signé et cet argent n’a pu servir aux fins pour lesquelles il était destiné.C’est alors que les Chevaliers décidèrent d’ouvrir ici des huttes pour les soldats qui reviennent actuellement d’Europe.Dès qu’il débarque à Saint-Jean ou à Halifax, le soldat peut se diriger vers l’Abri, où il demeure aussi longtemps que bon lui semble.Des abris ont été ouverts dans les principales villes du Canada, d’Halifax à Victoria.Il y en a deux à Montréal.Le premier, sur le square Phiüpps a été ouvert la semaine dernière et fonctionne depuis ce temps.Un second sera ouvert ces jours prochains dans l’ancien immeuble du Cercle Lafontaine, rue Sherbrooke est.Une courte visite faite hier soir à l'Abri de guerre du square Phillipps nous a donné une idée du travail qui se fait à cet endroit.Plusieurs soldats ou anciens soldats sont là où ils trouvent tous les jeux qui sont à leur disposition.Deux dortoirs propres et bien aménagés servent à ceux qui n’ont pas de parents en ville et veulent trouver un gite pour la nuit.Une grande salle de concert a été aménagée dans une des parties de l’immeuble.C’est là que les soldats pourront passer quelques bons moments.Cette salle sert, aussi de réfectoire.Moyennant la modique somme de vingt sous, l’ancien soldat peut avoir un repas complet servi par des dames qui ont gracieusement offert leur concours à l’oeuvre.Partout, dans les dortoirs comme dans les cuisines, règne la plus grande propreté et l’air, et le soleil pénètrent abondamment par les larges fenêtres et les puits cf’air.Mais il faut aussi voir aux besoins moraux du soldat et c’est ce à quoi s’appliqueront les officiers en charge des huttes.Ils verront à secourir le soldat lorsqu’il est dans le besoin, à lui avancer de l’argent si c’est nécessaire, à tout faire, enfin, dans le but d’aider aux soldats qui sont quelque peut désemparés lorsqu’ils arrivent ici après avoir passé quelques années en Europe.Ces Abris ne seront en quelque sorte que la transition entre la vie militaire et la vie civile.Tous les militaires qui ont porté le kaki, qu’ils soient allés au front en Angleterre ou qu’ils soient restés au pays, peuvent bénéficier des avantages que leur procurent ces Abris de guerre qui ont été établis spécialement pour eux.NOS SOLDATS SONT ACCLAMES Portland, 14.— Les 771 soldats invalides du Canada qui sont arrivés hier à bord de I‘“Araguaya” ont eu une chaleureuse réception.Une foule de plusieurs centaines de personnes avait envahi les abords du quai quelques minutes avant l'arrivée du navire, mais les gardes l’empêchèrent d’aller plus loin.Malgré tout, Ja foule ne ménagea pas ses acclamations aux militaires canadiens qui jetèrent des souvenirs à la foule par-dessus les clôtures qui les séparaient de Ja population de la ville.Le maire de la ville, M.Clarke, lut une adresse de bienvenue aux soldats et fut longuement acclamé par les troupiers, plus particulièrement lorsqu’il dit que la ville de Portland était heureuse de souhaiter la bienvenue au premier contingent de soldats invalides du Canada.Il fit ensuite l’éloge des soldats du Canada qui.dit-il, ont fait leur grande part sur les champs de bataille.“Le Canada, ajoute le maire Clarke, est le pays qui a le plus souffert sur cette partie du front défendue par les soldats alliés et c’est une chose dont il doit s’enorgueillir”.Dans le courant de l’après-midi, des jeunes filles de la ville réussirent à se faufiler sur les quais et distribuèrent des chocolats et des cigarettes aux soldats qui étaient restés à bord en attendant les trains qui doivent les conduire au Canada.La compagnie du Grand-Tronc a pris toutes les dispositions nécessaires pour accommoder tons ces militaires qui montent ce malin sur quarante wagons dont une dizaine (le wagons-hôpitaux qui serviront à faire le transport des plus malades.Les soldats de Montréal doivent arriver à Sainte - Anne-de-Bellevue dans la soirée.Voici les noms des 87 Canadiens frnnacis du district; gardes-malades: F.Trottler, 398 St-Hnbert; A.Cbaffnon, St-Tîvacinlhe : TL Fonr-ncl, Paplnenuville; E.Gauthier, 474 Rnrri; A.Lnnenré, 4f> Dupesse : E.Math*», 153 Cadirux; W.Parmentier.736 Visitation : J.1.Petit-Clerc.171 Visitation; S.F.Price, 160 Jeanne Mance: L.Tessier, Greeces Point.Sans adresse connue: J.R.Béni hé.It.P.(féllnenu, A.Bouchard, A.Duval, W.Fortune.A.Giles, H.Girard.E.Lnfrnnce, A.Laieuliesse.1.G.MrKnv.O.Petit.K.Ouérv.G.Re-vill, H.Simard.L.Tessier.H.VlUy «auv» Qué4>ec, 14.— M.Arthur Sauvé, chèf de l’opposition à FAsaeimblé* législative, adressait dernièrement une lettre à M.Arthur Meighen, lui demandant de faire prononcer Tamnistie pour les insoumis.Il s'appuyait sur des raisons d’ordre intérieur et économique pour réclamer cette mesure, et le ministre intérimaire de la justice vient de lui répondre qu’il reconnaît le bien-fondé des assertions de M.Sauvé, mais que le temps n’est pas encore venu de laisser Libres ceux qui n'ont pas obéi à la loi.Dans sa lettre, le chef de l’opposition à Québec, tout en ne niant pas la culpabilité de ceux qui ne s’étaient pas soumis à la conscription, faisait remarquer que la part fournie par le Canada pendant la guerre, en hommes, en munitions, en vivres et en argent, avait été très considérable ; que, d’autre part, le besoin qu’on avait d’hommes au pays pour travailler un peu' partout, devait encourager le gou- Depuis Vingt-Cinq Ans La QUALITE de ce Thé & distancé avec ECLAT de» Centaines d’IMITATlONS.Le Thé de Réputation Refuses tous Substituts.F4®5 Qu’en Paquets Scellés.Noir, Vert ou Mélangé» vernoment à se montrer indulgent.Il ajoute que ce serait un excellent moyen de faier renaître la fraternité dont on a tant besoin ici.La guerre, l’influenza, l’avarie fauchent tant parmi nos jeunets gens qu’il serait bon de laisser libres ceux qui peuvent nous aider.“ Ce n’est pas parce que je suis Canadien-français que j’écris ceci, dit-il, mais parce que je veux tra- ( vailier à la grandeur de mon pays.* M.Meighen a répondu qu’il se rait injuste de laisser jouir libre ment de la paix celui qui n’avait rien fait pour la gagner et de lais ser vivre de la même vie celui qui avait flanché et celui qui avait offert sa vie pour sa patrie.11 laisse entendre que l’amnistie viendra, mais que l’heure n’en est pas encore arrivée.î CARTES PROFESSIONNELLES ET CARTES D’AFFAIRES I »***+*+*******+***+******«iP***+**+**,iP*****+***+++*+***,i,*****sî‘ THOMAS DUCHARME Notaire, Comptable et Commiasaire Chambre 209 Edifice de la Banque d’Eparjrm 180 ST-JACQUES.Tél.Main 7741.Résidence : bureau du soir.Tél.Est 594S 465 Lagauchetière Est.ARCHITECTE P.-L.-W.DUPRE architecte, expertises, évaluations, expropriations, mesurage ; préparation plans, devis.— 15 boulevard St-Laurent, Montreal.Tél.Main 6583.__________AVOCATS ARCHAMBAULT * MARCOTTE AVOCATS 20 ru* St-Jacqum.Tél.Main 2761—5284.Joseph Archambault, C.R., M.P.Emile Marcotte, L.L.B.Bureau du soir, tél.We*t.4089.J.B.Bérard, C.R.Théo.Rhéaume.C.R.Saluste Lavery, B.C.L.AVOCATS 43, rue Saint-Gabriel.Tél.Main 8760-8761.Tél.Main 4563.J.A.BEAULIEU AVOCAT 250 RUE ST-JACQUES MONTREAL Casier postal 356.— Adresse télégraphique ; “Nshsc.Montré»!”.Tél.Main 1256-1251.Codes: lobora West,Un.C.H.CAHAN, C.R.Avocat et Procureur Edifie* Transportation —- Rue St-Jacques MAURICE DUGAS, LL.L.AVOCAT 30.RUE SAINT-JACQUES Résidence : 2466 avenue du Fare.Rockland 24 50.Arthur LALONDE AVOCAT, PROCUREUR, ETC.Etude : Brossant, Forest, Lalonde et Coffin, Edifice du Crédit Foncier, Montréal.Résidence, téléphone Est 22SI.Tél.Main 8215.— Edifice Montreal Trust, 11 Place d’Armes, Montréal.LAMOTHE, GÀDBOIS et NANTEL AVOCATS J.-C.Lamothe, LL.D., C.R., Emilien Gadbois, LL.L., J.-Maréchal Nantel, B.C.L.Auditeur - Comptable J.-N.-F.GELINAS, comptabilité générale, audition, règlement de livres, collection de comptes, billets, etc.Bureau: 92 Notre-Dame Est, chambre 906.Tél.Main 3982.Résidence : 779 ave.Rockland.Tél.Rockland 2638.GAGNON & L’HEUREUX COMPTABLES LICENCIES ICHAUTEREO ACCOUNTANTS) 11 Place d’Armes.Tél.Main 4912.P.A.Gagnon, C.A., J.Arthur L’Heureux, C.A.C.A.LEFEBVRE COMPTABLE Chambre 82, édifice La Sauvegarde.Tél.Main 4817.J.-C.-A.PICARD COMPTABLE Bureau : 92 rue Notre-Dame Est.Edifice “La Sauvegarde’’ Tél.Main 1183.Chambre 36.Achat de créances et collection.DOCTEURS Dr Fernand Emery Maladies du coeur et des poumons.Tuberculose.1827 AVENUE DU PARC Consultations gratuites à l’Institut Bruchési le lundi matin.ANTOINE LAMOTHE avocat, bureaux : chambre 401, 90 St-Jacques.Tél.Main 1661.Résidence, 10 Place St-Louis.Tél.Est 1574.G.A.MARSAN, C.R.AVOCAT 20 RUE ST-JACQUES, chambre 26.Téléphone Main 1997.Montréal.Migneron, J.- Homer, AVOCAT pratiquant Canada et Etats-Unis.Spécialité: causes criminelles, en dommages, en séparation, règlements succession.— 68 Notre- Dame Est, Montréal.Main 2860 : soir, 779 Mont-Royal Est.St-Louis 6968.Victor-Pager, Arm.Cloutier.Jo».-C.Oatiguy.PAGER, CLOUTIER & OSTIGUY, AVOCATS Immeuble Power, 83 ouest, rue Craig.Tél.Main 5598.P.St-G«rmoin, LL.L.C.R.L.Guérin, LL.L.B.Panet-Raymond, LL.L.Adresse télégraphique ‘vReaudin” St-Germain, Guérin et Raymond, AVOCATS Edifie* Trust A Loan.80 rue Saint-Jacques.Téléphone Bell Main 5154.Montréal, Can.Résidence: 180 Jeanne Mance.Tel.Est 6973.GUY VANTER, B.A., LL.L.AVOCAT 97, RUE ST-JACQUES—BUREAU 76.Tél.Main 2632.Téléphone : Main 213.ANATOLE VANIER Avocat 97, RUE SAINT-JACQUES Bureau 53 BANQUES D’EPARGNE LA BANQUE D’EPARGNE DE LA CITE ET DU DISTRICT DF.MONTREAL Bureau principal, 176 rue St-Jaeques, et quator-*e succursales a Montréal.BOIS ET CHARBON Charbon Scranton Coke, Beau et net.Donner, votrn commanda immédiatement 5 la maison avantageusement romme et qui donne satisfaction absolue.Ir< Cle de Charbon St-Denis, 900 rue St-Denis.St-Louis 8202._________BUANDERIE ___________ LAVAGES de familles demandés.Humides.VOS i séchés, (1.15 ; Muge uni repassé, (55 !m boite.- DOMINION LAUNDRY, 288 t.arrUrea.St Lsul.6302.COURTIERS EN IMMEUBLES A.JETTE A CIE, courtiers en immeubles, (étalilt 1885), experts en propriétés, édifiée Crédit Foncier, 35 Saint-Jacques.Prêts 1ère et 2ême hypothèques.Collection, admis des créances.DOÏ U lE, ARGENTURE, NICKELAGE Compagnie ROYAL SILVER PLATE Réparations, plsrage d’ornements d’églises, argenterie, routellerie, vernissage à l’or.A.GIROUX, gérant.2(7 Snlnt-Jarques.Main 11(7, C0MPTÀBLB3 BEAUDOIN LIMITÉE Comptable (( EST.RUE NOTRE-DAME.Bureau de 20 années d’expérience.Tél.Main 7134.Soir.St-I^Njis 6437.Achat de créances al collection générale.Dr A.-D.TESSIER Médecin chirurgien.Spécialité : maladie de la peau, eczema, etc.1894A PAPINEAU, en face du boulevard Rosemont.Heure» : 12 à 4 p.m., 6 à 9 p.m.Tel.St-Louis 4530, Heures de bureaux : de midi à 8 hrs p.m.Tél.Bel Est 54X7.Dr J.-M.-A- VALOIS, Guérison rapide et garantie de toutes les maladies des voies urinaires, aiguës ou chroniques.Attention particulière à chaque maladie.40 RUE ST-DENIS.MONTREAL J.H.H.LIPPE NOTAIRE 180 rue Saint-Jacques.Têt.MaÎF: 3228 MONTREAL PRIME J.MARSAN, L.L.B.NOTAIRE 320A RUE AMHERST Spécialités ; Successions, Prêts d-argrent* Incorporation des compagnies.Tél.E*t 1301.JOS.P.A.TURENNE Notaire 483 LAGAUCHETIERE EST Tél.Est 7813.Montréal Dépositaire du greffe de Médard Perrault.INGENIEURS CIVILS Vinceii!, Girouard & Vincent Ingénieurs civils.Arpenteurs, Architectes.76 ST-GABRIEL, MONTREAL.Tél.Main 1168.MEDECIN-VETERINAIRE J.-H.VILLENEUVE, D.M.V, (Professeur h l’Ecole Vétérinaire Laval) 266, RUE CRAIG EST.Tél.Main 1398.PHOTOGRAPHES L.J.A.PELOQÎTIN Portraits au pastel et à l’huile : une spécialité.1156, SAINT-DENIS.— SAINT-LOUIS 3256 Montréal.PROFESSEURS DENTISTES Tél.Up.3579.Dr Noël Décarie.gradué du Forsyth, Boston.Spécialiste orthodontie (redressement des dents).324 RUE BLEURY Près du théâtre Impérial.Dr A.LaROCQUE, L D S.D.D.S.DENTISTE Gradué à Philadelphie 1830 BOULEVARD ST-LAURENT Consultations : 9 à 12 h.a.in., 1 h 6 h.p.m., 7 à 8 h.p.m.Tél.St-Louis 3349.Chirurgien-chiropodiste Pour toutes les maladies de pieds consultez le docteur A.I).Bergeron, chirurgien chiropodiste, seul diplômé proUuuant à Montréal.Chambre 400, édifice Lindsay, 518 oue»t, Ste-Catherine.ESTAMPES EN CAOUTCHOUC Estampes en Caoutehouc EN TOUS GENRES A.Dérome & Cie 20 NOTRE-DAME EST.Tél.M.4079.GARDES-MALADES GARDES-MALADES Service de gardes-malades graduées.Appel de jour ou de nuit.ASSOCIATION DES GARDES MALADES VILLE MARIE 634, Rue Saint Déni», Montréal.Téléphone Bell : Est 3446.~~ NOTAIRES- Tél.Saint-Louis 2143.Chs.ARCHAMBAULT NOTAIRE Etude : 769 est, avenue Mont-Royal.Argent, à prêter.Bélanger et Bélanger Notaires 30 RUE SAINT-JACQUES EDIFICE “TRUST AND LOAN” Argent à prêter sur hypothèque ù lionnes conditions, et achat de créance*.Règlement de succession.Tél.Main 1859."cadres et miroirs La Cle ivislnlainer & Fils Inc.Munufacturlrr de cadres, moulures et miroirs, Importateur de chromos, gravures, vitres convexes et ordinaires.Vieux cadres réparés, redorés ; miroirs rénrgriités.Unr spécialité.Gros et détail! 83-SH BOUL.ST-LAURENT Manufacture t 7 CUrk*.Tél.Main 53.12.REGLEMENTS DE COMPTES MARCHANDS, ouvriers et Journaliers, toutes vos dettes sériait payées movennant des paiements faciles.Discrétion absolue, vous translgeres avec mol seulement.M.Le miaux.MA Laurier ouest.COURS D’ENSEIGNEMENT INDIVIDUEL ET PAR CORRESPONDANCE Nas professeurs vont périodiquement chez nos élèves donner leurs leçons et instructions sur les matières suivantes : anglais, — correspondance, — comptabilité, — droit civil et commercial, — placements de capitaux, — opérations de bourse, — spéculation, — finance en général, — banque, — crédits, — perceptions.Prospectus envoyé gratuitement nut' demande.L'Institut National 112, RUE ST-JACQUES, Montréal.CASIMIR HÉBERT consul “ad honorem” du Pérou, professeur .!*nflf**es, de belles-lettres, de rhétorique., répétiteur classique expert.Latin, grec, anglais, italien, espagnol, etc.Préparation aux brevets.Cours individuels et collectifs.Rédaction et traduction en plusieurs langues.344 ONTARIO EST, près Saint-Denis.Mathématiques.Sciences.Lettres et Lan-gués, en français et en angnis.I reparation aux examens : brevets ART DENTAIRE.DROIT, MEDECINE.PHARMACIE.SERVICE CIVIL, etc.RENÉ SAVOIE, LC.etLE.Bachelier ès-art et ès-sciences appliquées Professeur au college Stc-Marie et au collège Loyola.Enseignement individuel à paiement facile l'après-midi et le soir.Cours pour dames et messieurs.Renseignements fournis sur demande.23S.RUE ST-DENIS.Tél.Est 6162.En face de l'église St-Jacques.PROFESSEUR Ednad La Roche, B.S COURS PRIVES, LE JOUR ET LE SOIR.Fronçais, anglais, diction, éléments latins et grecs.niHUicmutlqucs, et outres sciences.Préparation au cours classique et aux brevet».Cours aux deux sexes.195 RUE STE-CATHERINE EST Tél.: Bureau, Est 7406 ; rés.Est 35».Leblond a Brumath 259 EST.RUE ONTARIO haehelUr ,1a l’Unlr,,,lté de Franee et d« 1 Université Laval, officieç H'Aradémie.au tour uo plusieurs ouvrages.Le iduti ancien cour, de préparation aux etimen» établi n Montréal.(.lui veut devenir inpldcment médecin 7 «vocal l dentiste ?jihnrmucien ?Collège Commercial Elle 1 carré St-tanils, eoln St-DenJa.Cours Imll-iluels Jour ou snip.Comptabilité telle qu’elle se pratique.Ménoiraphla des deux laugurs cil d mois, télégraphie et administration des g"l es.Préparation aux examens.Tél.K*t 25.111.HOTELS VICTORIA HÔTEL Québec, H.Fontaine, Prop, Plan américain.Prix $3.50 à $4.00.1 rix spécial pour le» voyageur» d» .commerce, $3.00 par Jour. V ~ o i LE LEVOill, iUOi\iliEAL, VEI\L>REDi 14 FEvttlLxl iylS) ?* «•••¦ ; - ••ÿ./ •l.'^>*r^.f.' ¦:¦•'¦••'' Hi •> JS»,, LE FOYER cthiism V ' ?L’examen oral Jeanne, qui aime tant de choses à la folie, déteste pourtant le monde.La plus simple invitation reçue et qu'elle doit accepter la jette dans le désarroi le plus complet ! Elle est timide.Les visages nouveaux la glacent.Elle sait bien sourire à ceux qui lui plaisent, mais en société elle essaye de sourire aussi, par politesse, à ceux qui ne lui disent rien qui vaille, et cela la fatigue, la torture, la martyrise même, paraît-il ! Elle ne parvient à prononcer aucune des phrases toutes faites et convenables qui entrent ordinairement avec les gens dans un salon.Et si, par hasard, la conversation se fait intéressante autour de la table à thé, elle écoute sans trouver le tour de s’y mêler.Il lui semble qu'elle n'aurait pas de voix pour raconter le moindre fait divers ; elle se convainc que ce qu'elle aurait à dire n'amuserait personne, et elle reste muette.Mais tout le temps elle souffre et s’en veut de son mutisme.Au couvent, Jeanne était la petite fille qui, pourtant plus intelligente et plus originale que les autres, se troublait si elle était interrogée et ne savait pas répondre.C'était la petite fille qu’un examen oral faisait trembler de tons ses membres.Le monde est pour elle un examen oral.Elle le déteste parce qu’il la gêne, et sans à peu près le connaître, elle le dédaigne.Elle n’en a pas besoin, pense-t-elle.N’a-t-elle pas des livres, de la musique, sa maison et des amies intimes pour passer le temps et occuper son esprit et son cœur ?* * * Je la regarde tourner dans le même petit cercle trop restreint, où elle cultive sa timidité.Je me demande si elle a raison de s’isoler ainsi, de refuser tout amusement de société, parce-que la vie qu’elle s’est faite lui suffit.Elle redoute le monde qui pourrait la gâter, la diminuer, la détourner de l’étude et de la réflexion, et peut-être aussi de ses rêves.Si elle l'approchait, elle s’y attacherait peut-être ?Non, pas avec son observation aiguë qui met à jour les futilités et les travers des autres, et qui les juge et les réprouve.Il me semble que Jeanne ne perdrait rien à voir d’autres jeunes filles que ses amies de toujours qu’elle connaît par cœur.Il faut se méfier des charmes du monde.Il n'est pas profond.Mais c’est un examen oral qu’il n’est pas mauvais de passer parfois : il ressemble à celui de l’école, qui nous force à apprendre mieux certaines leçons ; lorsqu'on est comme Jeanne, il nous exerce à nous vaincre.S’il nous montre trop souvent des gens superficiels et dont la tête nous paraît tristement légère, tant mieux ; il ancrera plus fermement en nous la résolution d’augmenter chaque jour notre valeur morale.Michelle Le Normand.Pensées choisies Je veux, c’est le mot le plus rare qui soit au monde, bien qu’il soit le plus fréquemment usurpé, et quand un homme en a le secret terrible, qu'il soit pauvre et le dernier de tous, soyez sûrs qu’un jour vous le trouverez plus haut que vous : Ainsi fut César.(Lacordaire).Dans tous les temps, dans toutes des situations, il faut avoir sa croix et ne pas la briser.(Lacordaire).Comme l’aurore qui se lève sur Ja montagne, ainsi la femme qui est bonne; sa présence fait la parure de sa maison.(Livre de la Sagesse.) On ne dit la vérité qu’à ceux que l’on aime.(Lacordaire).Partir donne envie de rester.Partir fait rêver triste et rend silencieux.Quand on part, même dans l’allégresse, on n’est pas, malgré tout, guilleret, ou du moins la joie est-elle à base de réflexions et à sourdine de mélancolie.Jamais on n’éclate de rire en s’en allant, n’importe où l’on aille.(Lavedan).La confiance est la mesure de l’amour ; plus on s’abandonne plus on aime.(Mgr Landriot).Le souvenir, c’est la présence dans l’absence, la parole dans le silence, c’est le retour sans fin d’un bonheur passé auquel le coeur donne l’immortalité.(Laeordaire).C’est par le travail que l’on règne.(Louis XIV).Soyez sainte autant que vous le pouvez, c’est-à-dire patiente, humble, douce, aimable partout, toujours, malgré tout.(Mgr de Ségur).Pour aller : vouloir ; pour aller droit : se vaincre ; pour aller vite: aimer.(P.Faber).Le bonheur, c’est de mettre son coeur du côté de son devoir.(Octave Feuillet).L’amour vrai consiste à servir ceux qu’on aime.(Hugo).Sois humble dans le succès, sois fort dans le revers.(Horace).Il faut porter son velours en dedans, c’est-à-dire montrer son amabilité de préférence à ceux avec qui l’on vit chez soi.(Joubert).Une condition essentielle du bonheur est de ne jamais s’en faire un idéal.11 y a des intuitions du coeur qui valent les déductions de l’esprit.On se demande souvent comment on a pu aimer ce qu’on n’aime plus et comment on a pu croire qu’on l’aimerait toujours.Une seule définition ne peut suffire au mot amour, il en faut autant qu’il y a de façons d’aimer.(O.Diamanti).La tristesse est une passion qui consume bien des vies.(Eugénie de Guérin).Je ne regarde ni en avant ni en arrière, je regarde en haut.(Elisabeth de France).Rien n’est plus réel que l'idéal ! (P.Eymien).Conseils pratiques Nettoyage des objets en laque.— J.es plateaux, les petites corbeilles, en un mot tous les charmants objets en laque qui nous arrivent d’Orient ne doivent pas être net-loyées avec de l’eau.Se contenter de les frotter de farine humectée d’un peu (l’huile d’olive et ils conserveront leur brillant.Pour avoir du linge ferme et brillant.— Prenez de l’amidon de première qualité, le plus blanc possible, du borax et de la cire blanche.L’amidon étant délayé dans la quantité d’eau nécessaire pour obtenir l’empois, ajoulex un huitième de son poids de borax pulvérisé et fondu dans un peu d’eau.Faites cuire le tout ensemble en remuant et ajoutez un peu de cire blanche avant de retirer du feu.La cire blanche, que l’on peut remplacer par un morceau de bougie de première qualité à raison de cinq à six centimètres par litre d’empois, facilite au passage le glissement du fer.Pour guérir la transpiration des mains les frotter tous les jours avec du sel de cuisine.La guérison, pa-raîj-il, s'obtient parfois au bout de quinze jours de ce traitement si simple et si peu coûteux.•-*- «Ça bonne cuisine TARTE AU SUCRE.Première partie : Prenez trois tasses de farine à pâte, une tasse de sucre, les trois quarts d'une tas-sc de saindoux ou de beurre.Frot-lez ensemble ces ingrédients.Ce sera votre garniture pour le dessus.Deuxième partie: Prenez une tasse de mélasse, une tasse d’eau chaude, une cuillerée à thé de soude dissoute dans de Peau.Délayez la mélasse et l’eau, puis ajoutez-y le soda à pâte.Divisez entre quatre tourtières, puis garnissez avec vos miettes, (première partie) et faites cuire, dans une seule croûte de fond.GALETTES AU LAIT DE BEURRE.i Prenez trois tasses de lait de beurre, deux tasses de crème (pas trop épaisse) cinq oeufs (un oeuf par tasse) deux cuillerées à thé de crème de tartre, deux cuillerées à tne de bicarbonate de soude, une cuillerée a thé de sel, de la muscade au goût, et de la farine fine.rades cuire comme à l’ordinaire, sur une plaque et à feu vif.Mettez moins de soude si le lait n’est pas très aigre.Pour empêcher la galette de coller, ajoutez un peu de farine ou de soude, voire même un peu de chaque ingrédient.Si la pâte ciau trop ( paisse, versez-y un peu plus de lad.PATE DE CHEVREUIL.Nettoyez e{ détaillez la chair en morceaux, saupoudrez-Ies avec de la farine que vous aurez auparavant assaisonnée de poivre et de sel.Mettez ces morceaux détaehés dans une tourtière à quelque distance les uns des autres et saupoudrez-les avec une cuillerée à dessert de persil haché menu, versez-y autant de jus, de saute délayée ou d’eau que la tourtière peut en contenir sans néanmoins qu’elle déborde.Couvrez avec une croûte à pâté et laissez un trou au centre de votre couvercle pour faciliter l’évaporation.Meüez cuire environ deux heures dans un bon four.Quand la croûte aura pris une belle couleur, cou-vrez-la avec une feuille de papier ciré afin qu’elle ne brûle pas, puis achevez la cuisson.SANDWICHES AUX HUITRES.Laissez refroidir des huîtres fri-les : hachez-les menu, mettez une feuille de laitue et de la mayonnaise.Ces sandwichs ont une saveur exquise.AUTOUR DÉ* LA MAISON Il faut vous procurer, si vous ne i avez pas encore, le livre de Mi-dielle Le Normand.En vente au ''Devoir” et dans toutes les bonnes librairies au prix de cinquante sous, plus cinq sous pour les frais de poste.MORT DE M * RAOUL FRÉCHETTE (De notre (•«rrcsponduntl Ottawa, 1'.Nous regrettons d'avoir à annoncer da mort de M.Raoul Fréchette, comptable au service naval, qui a succombé à l’in-fiuonza, hier soir, à sa résidence, rue Chapel.Il était âgé de 39 ans.Son épouse lui survit ainsi que trois jeunes enfants, sa mère et une soeur.Ia;s funérailles auront lieu, vendredi matin, à l’église Sainte-Anne, d'Ottawa.-#- M.BORDEN A WASHINGTON Londres, 14.— On ne connaît rien de nouveau sur l’offre du poste d’ambassadeur à M.R.L.Borden.La rumeur fait gloser.Des commentaires sont favorables.Le “Yorkshire Post” opine que ce sérail travailler à l’unité' impériale Que la nomination du premier ministre du Canada.Le "Daily Despatch” se contente de dire que le fait n’est point improbable.Ce journal dit que M.T.White succéderait alors à M.R.L.Borden.-—#- GRÈVE À BERLIN Berlin, 14.— Vingt mille employés de magasins de Berlin se sont mis en grève pour obtenir de meilleurs gages.Leipzigerstrass, où quelques-uns des magasins les plus considérables ont fermé leurs portes, est occupée par les troupes qui V maintiennent l’ordre.Les spar-tacistes se livrent à une fusillade nourrie dans les rues.LE RÉGIME DE LA PROHIBITION Québec.14.— Le trésorier a proposé en première lecture un projet de loi amendant la loi des permis pour la vente des boissons.Cette loi complète celle adoptée à la dernière session décrétant ta prohibition pour ta premier mai.Cette loi suscite beaucoup d’intérêt.On chuchote que le gouvernement Va proposer d'acheter tous les stocks de liqueurs.- DÉCORÉS DE LA LÉGION D’HONNEUR Washington, 14.— Dix généraux de l’armée américaine ont été décorés de la Légion d’Honneur.Le général Collardet, attaché de l’ambassade française, présidait la cérémonie.LE COMTE DE- ROSEBERY MALADE — Londres, 14.— Le comte de Rosebery est dangereusement malade.11 était malade depuis plusieurs mois et la mort de son fils, le It.Primrose, tué en Palestine, l’avait beaucoup affecté.Le comte est âgé de 72 ans.LE “GEORGE WASHINGTON” À BREST Brest, 14.— Le “George Washington” qui doit ramener le président Wilson, est arrivé ici aujourd’hui.Vingt destroyers escortaient le navire présidentiel.l’offensive' EST ARRÊTÉ Zurich, 14.—- Les journaux rapportent que l’offensive allemande contre les Polonais est arrêtée.r F*r Nuxftté croit quo ma grande activité physique est grande partie à l’usage que je fais de Fer Nuxaté., dit M.Wm.n.Ktrr, ancien commis-sane de l’hygiène de la vit-.le de Chicago.“D’après l’ex-I j?™* ,Oue i’ai moi-même gJUJi laite du Fer Nuxaté.je trouve que c’esl une préparation .1 excellente pour refaire le sang et tout le système en général, que l’on devrait remployer dans tous les hôpitaux et que tous les médecins du pays devraient le prescrire.” Le Ker Nuxnté contribue à donner aux femmes plus de force et plus de sauté et it rendre les hommes plus vigoureuj’ Satisfaction garantie ou argent remboursé Chez tous les bons droguistes.Peu de gens savent comment faire le thé ! GRANDS MAGASINS Nouveaux chapeaux de printemps pour hommes Nous avons reçu un nouvel assortiment de chapeaux de printemps.Ils sont laits de feutre genre fourrure, finis fins et doux.Les formes et les couleurs sont des plus nouvelles.Noir, acier, bronze, nouveau vert, mousse, fougère et olive.Grandeurs 6% à 7%.Prix $5.00 Au rez-de-chaussée.Nouveaux arrivages de chapeaux Exposition complète samedi des styles les plus récents en fait de Modes du Printemps.La plupart sont de petites formes en paille, satin et paille, et soie et paille.Joli choix de modèles importés ; également quelques chapeaux très jolis à des prix modérés : ceux-ci ont été faits par nos propres dessinatrices.PriI : $10 à $35 On boit du t^é qui a “bouilli”, du thé “réchauffé” ou de l’eau aromatisée ; rarement on boit du thé véritable ___ “ce thé savoureux”, qu’on a appelé le “Nectar des Dieux”.Pour l’obtenir, la meilleure manière c’est d’acheter le thé de Lipton et de le préparer 1— Servez-vous toujours d’une théière en faïence ou en porcelaine.2— Réchauffez complètement la théière en la rinçant avec de l’eau chaude.3— Mettez suffisamment de thé dans la théière pour répondre aux besoins.Deux cuillerées à thé de Lipton suf- selon les recettes suivantes : fisent amplement pour cinq tasses.4— Employez toujours de l’eau fraîche et attendez qu’elle soit légèrement bouillante pour l’infusion.5— Ne laissez pas infuser le thé plus de cinq minutes.6— Ajoutez crème et sucre au goût.Nous exposons aussi dans notre rayon de modes à bon marché d’élégants chapeaux tout fails, genres tailleur et pour sorties.Ce sont tous des chapeaux de paille, dont beaucoup sont revêtus de crêpe aux teintes faisant contraste.Nouvelles garnitures consistant d’une aile ou plume, de ruban et de fleurs.1M’t : $3.98 4 $7.50 Modes—Au premier étage.Mais assurez-vous d’obtenir le thé de Lipton, parce que c’est le seul THE DE QUALITE GARANTIE.Il est cultivé, mélangé, emballé et vendu par la même firme.Nulle autre firme peut donner cette garantie.IPTON’S PLANTEUR DE THE, CEYLAN.LE THE UNIVERSEL 300 TASSES PAR LIVRE Vendu partout m Magasins fermés à 6.00 p.m.Magasins ouverts à 9.00 a.iu.Ll M ITED Téléphone Uptown 7000 « * « LES HÉRITAGES DE PENDALLYNN Par M.MARYAN K) (Suite) —'Elle était une artiste, en effet, et.ipartout ailleurs que dans les villages perdus comme le nôtre, les artistes dignes de ce nom .sont considérés et recherchés, Barba, dit Mahaut un peu sévèrement.Bertrand aussi était un artiste.—(Mademoiselle lui en a assez voulu pour çal marmotta Barba entre ses dents.—Sa femme avait la distinction et les manières d’une grande dame.Et elle a tant aimé Bertrand I ajouta Mahaut avec un soupir.Le regard de Barba s’adoucit, et même se mouilla, tandis qu’elle répondait, d'un ton maussade, qu’il n'était pa* étonnant qu’on aimât Bertrand.LMahaut couvrit chaudement le petit garçon, lui mit des chaussures solides, et, prenant elle-même une journée.mante à capuchon, l’emmena à Ren-dallynn, où ils devaient passer la 11 regardait curieusement, un peu tristement, le paysage d’hiver, l'avenue dépouillée, avec, son sol humide, ses ornières rcviplbs d’eau, ses arbres tout noirs se détachant sur le ciel gris.Mais tout à coup, le chemin se redressant, il vil devant iui la grande prairie, et tout au bout les vastes el pittoresques conslruc-tions de iPendallyun.Et il s'arrêta brusquement, avec une exclamation.Il avait, lui aussi, une âme d'aï-liste.11 avait coutume d’accompagner sa mère quand elle allait peindre dabs la éumpugne, elle causait avec lui.laissant voir ses impressions.et lui faisant partager son amour de la nature, son goût pas- sionné pour les choses belles et nobles.Ces bâtiments auxquels le | temps avait donné une eouleu, i sombre et superbe, et qui s’enveloppaient de lierre comme d’un man-lean, ces pignons aigus, ces toits | élevés, cette tour massive, tout l’impressionna, et probablement, il s'émut aussi de penser que c’élait là ! ce Pepdnllynn dont Maliaut lui avait parlé avec tant d’amour, et dont le nom et 1 histoire s'identifiaient avec sa race.—Oui, c’est RendaWynn, dit Mahaut doucement, avec un respect attendri, comme si elle présentait une personne vivante.Et pour la première fois, elle vit briller dans les yeux de Bertrand une lueur d’enthousiasme.—‘Comme c’est beau! dit-il, baissant instinctivement la voix.Et il ajouta aussitôt : —Maman aurait aimé à le peindre.-—Ton père l'a peint.Tu as vu les études que ta mère gardait, puis cette petite toile que J’ai trouvée à Florence.—Qui, mais ceci e.st bien plus beau.C’est.vivant.11 avait trouvé le mot définissant le charme secret exercé sur sa race par ce vieux château, qui semblait en effet avoir emprunté une sorte de vie à l'amour étraug', au culte presque exagéré que ses habitants avaient eu pour lui.En étaient-ils vraiment les maîtres?N'était-ce pas lui qui les avait possédés, qui s’était gardé intact, accru et embelli à travers les générations, par ce pacte de famille maintenu jusqu’à Bertrand ?Mahaut regardait en soupirant ce petit visage extasié; après tant d’an-nées écoulées depuis lu mort de son frère, après, surtout, que ta petit Georges avait pris son coeur, regrettait-elle vraiment, après tout, que le fils de Marcellina ne fût pas l'héritier de l’endallynu?Jehan et Aliette accueillirent Bertrand affectueusement : mais à eux aussi, il semblait un étranger.Georges et ses deux petits frères le regardèrent avec, étonnement, et, sur l’ordre de son père, Georges emmena son cousin.Celui-ci aveit vaguement conscience d’être un intrus dans la maison de ses ancêtres Personne ne le connaissait; on ne savait rien de sa vie, et l’on n’en désirait rtai savoir; on n’avait jamais vu sa mère, on ne pouvait deviner l'intensité de celte douleur enfantine qu'il renfermait en lui-même, mais qui se révetlWÜ si souvent, si cruellement.II était timide, comme Ica enfants qui n’ont gMère vécu avec de* compagnons de leur âge.et peut-être «usai était-il lier.Les questions de ses petits cousins le blessaient s >ns qu’il le montrât.— fu viens de très loin?demanda Georgps de son ton résolu, après s’être étonné de le voir très brun, avec des yeux si grands, si noirs.—Oui.de Nice.—‘Et c’est de ta maman que tu es en deuil?dit le petit Herve, touchant sa blouse noire.'Bertrand détourna la tête pour cacher les larmes qui venaient tout à coup a ses yeux.—JI ne faut pas lui parler de cela, dit Georges d’un ton impératif; ça le fait pleurer, et d’ailleurs, papa l'a défendu., A quoi veux-tu jouer?—Je voudrais.Je voudrais voir la maison, si l’on vous permet de me la montrer, répondit Bertrand, surpris de son audace.—4>h! certainement, je peux te mener partout, même duns le grenier, où il y a de drôles de vieilles choses, et où nous avons de fameuses caches.Est-ce que tu habitais un château aussi grand que t’endal-'lynn?—Non, une petite maison, dit brièvement Bertrand, revoyant la façade étroite, toute fleurie de roses.—Alors, viens voir les chambres.Et 41 entrains la petite bande, le dernier, Alain, ayant quelque peine |à les suivre, et s’accrochant à Ber-trond, dont il devinait vaguement | la douceur et la complaisance^ Accoutumé à sa toute petite maison claire et gaie, Bertrand crut poursuivre un rêve, moitié superbe, moitié effrayant, en parcourant cette maison irrégulière, où il y avait quelques vastes pièces très claires, et beaucoup de chambres sombres, de corridors tortueux, d’escaliers en spirales, de recoins mystérieux.Ils traversèrent en tourbillon le cabinet de Jehan, où se trouvaient Mahaut et Aliette.—H veut voir la maison, et je le conduis partout, dit Georges, de son ton bref d’enfant gâté.Mahaut regretta sincère ment d,’ n’avoir pu montrer uBe-même Pen-dallyun à .son petit-neveu.Celui-ci garda une impression profonde de cette visite rapide.Phis tard, naturellement, il revit tout en détail; mais ii n’oublia jamais l'étonnement et l'admiration presque craintive de ce jour.II entrevit les beaux vieux meubles, les objets précieux rassemblés derrière les vitrines, et les portraits, surtout, ces portraits de famille dans lesquels il essayait en vain, au passage, de saisir quelques traits de ressemblance avec sa petite figure brune et ses grands yeux dTtalicn.11 «tait soudainement et a jamais conquis pur ce château qui avait été Ja passion de tous les siens, sans se douter que lui-mémo eût dû en être possesseur, et que son père l’avail sacrifié a son art et à son amour.H y revint quotidiennement.Jehan ayant offert à sa tante de 'lui faire partager les leçons de Georges, en attendant qu'ils allassent tous deux au collège.Il y était traité avec bienveillan ce.mais il sentait vaguement que U coeur de Jehan et de sa femme était rempli, et que ni l’un ni l’autre n'éprouvaient pour lui l’affection après (laquelle il soupirait sans s’en rendre compte.Car il avait une nature très sensible et un intense besoin de .sympathie.Avide d’aimer, il comprenait que personne, à Pendal-lynn, n’avait besoin de sa tendresse.XV LA FAMILLE H partit pour le collège en même temps que (îcorges, mais entra dans-une classe plus avancée.Il se trouva d’abord tristement dépayse.Alors ique son cousin, d’une humeur (joyeuse et expansive, avait dès le j premier jour des camarades, lui, timide, réservé, n’osait pas se mettre j à 1'unis.son de ces natures moins développées que la sienne, plus heureuses, plus gaies.11 était trop sen-.sibta.(A suivre» Juiti'imi cm nuprinia a ino.ci (MO.! In question de voter des subsides u Iôoo, 4x1500 à too 1-4, 2x$ioo, |5o, 6x9i(io, i rette associfltion.IW 4x650, 8100.650.Lo *400 A 100 I nnont A IVmhnroo mis n-ir l’Aîl-Vlrtolre 1033.6100.11000 A 101 3-4 .650 I"llnnl u I embargo mis pal IAÎ1-4x6100, »ioo, 4x6Uio 6;tno a mi i-2 83000 a «Icterre sur les produits laitiers du mi 3-4,8500.8100.850.650, 2x650, 6500.Otoe Canada, l’asscinhiéc fut unanime à 101 1-2, *500,, 64000 a lit 7-8,‘'Sxiiôo, 6500 J Pp°I®sIcr- Comme la saison laitière A ioi 1,2, »kuo a ioi 3.4.«ion a ini 1-2 s’ouvre en avril et comme on ne •’î,, victoire 1937, non.*50 4x1100,’ 2x8100 A ' semble pas consentir à lever t’em- ioH *"mo3'a iosTb Voo3a*io2'sT*ioi1#aVA bî,rB° la sori
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.