Le devoir, 6 mars 1919, jeudi 6 mars 1919
V(7ïa!ME X.^10 Si T^NTREaL, JEITD1 6 MARS 191H OEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste : Édition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$.r> UNION POSTALE.8 00 Édition hebdomadaire CANADA.#2 00 ETATS-UNIS.g 50 UNION POSTALE.3 00 LE DEVOIR Rédaction et administration 2 43.RUE SAINT-VINCENT MONTREAL TÉLÉPHONE : Main 7460 SERVICE DE NUIT : Rédaction, Main S121 i Administration, Main S153 Diredteur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! L’ASSAUT CONTINUE C’est pour notre bien ! — En Saskatchewan La résistance Ai.Jiocken, 1* grand maître des Orangistes, a prononcé hier un div < uiir< à Woodstock, Ont.Il a spécialement traité de la question des te dl1 coin.Quand Vidée sera acceptée, nous aurons fait lu plus grande chose qui se soit faite pour le Canada depuis la Confédéra-tir.n’’.?Et ! on notera d abord quel souci des détails, quel esprit de suite, quel sens de la fécondité de l’effort continu et persévérant affirment ces paroles.M.Hocken ne se fait pas d illusions sur le sort immédiat de la proposition Edwards, mais le seul fait que ses amis aient réussi à faire de cette question d'écoles nationales pour tout le Canada, un sujet don! ' on s’occupe, un sujet que Ton discute publiquement, compte déjà pour beaucoup.C’est la tête du coin! Et Ton peut compter sur M.Hocken et ses collègues, ou successeurs, pour appuyer sur ce coin.Que si quelqu’un éprouvait encore le moindre doute sur le caractère et la portée de la campagne poursuivie par les orangistes il n’aurait qu’à lire, presque à côté du discours de M.Hocken, une dépêche de Prince Albert, Saskatchewan, où Ton dit ceci: "Parlant devant la Grande Loge orangiste de la Saskatchewan, aujourd’hui [5 mars], le grand maître W.-J.Morrison a sollicité l’appui de tous les orangistes et de ,011s les protestants «n faveur du mouvement qui a pour objet l’abolition ucs écoles séparées et la suppression du régime de compromis accordé n ia langue française par le gouvernement de la Saskatchewan." Cela, c’ert la forme concrète de Vidée juste dont parle M.Hocken.Pendant que les grands chefs organisent la manoeuvre à longue échéance qui leur permettra, espèrent-ils, d’atteindre Técple française et catholique de Quebec, les autres s’acharnent méthodiquement sur Técole des pro-' inces en majorité anglaises, où la besogne est plus faril» C’est une très vieille histoire.* ¥ C est une très vieille histoire, dont il ne convient pas de s'émouvoir onlre mesure, mais dont il faut retenir la leçon.L’assaut continue il se porte sur tous les terrains; opposons-lui donc une résistance aussi tenace aussi générale.Dès qu’apparaît la tête du coin, mettons-nous en garde.En d’autres termes, faisons tout de suite connaître ce qu’il y a (.e dangereux pour le pays tout entier dans ce projet d’écoles nationales.(.eux qui sont le plus directement attaqués savent d’ailleurs nous donner 1 exemple.Nous avons parlé Tautre jour des Franco-Ontariens.es rapports que nous recevons de la Saskatchewan nous montrent que -a aussi, on continue de faire du travail solide et pratique.Les manifestations proprement oratoires sont réduites au minimum.On examine les situations de près, on s'efforce de leur trouver un remède spécifique.On ne s occupe pas simplement d’assurer à renseignement du français a situahon legale la moins défavorable possible; on se préoccupe de lortjfier 1 école, de lui donner le maximum d’efficacité, de hausser la moyenne de la fréquentation scolaire, d’assurer le recrutement d’un personnel enseignant compétent.Pour cela, on n’hésite pas à faire des sacrifices de temps et d’argent.On peut citer à ce propos un trait ¦aractemlique.L’association des commissaires d’écoles franco-cana-diens (ils étaient deux cent cinquante venus de tous les points de la Saskatchewan) et 1 Association Interprovinciale (qui s’occupe particu-uerement du recrutement des institutrices) siégeaient en même temps .i rince Albert.Au congres de Tlnterprovineiale, on constata qu’il ¦aiidrait encore $500 pour équilibrer le budget de Tannée, et Ton recommanda aux delegués de vouloir bien recueillir cette somme dans leurs oaroisses.— Mais, pourquoi pas tout de suite?s’écria Tun des délégués Cl, comme dans une réunion française la gouaillerie ne perd jamais ses ,! °1rt(!’ ajouta ; Notre président est garçon.fl n’a pas de enurges de famille.On va le taxer un peu plus que les autres.Pour ¦ m, ce sero $50.Le président s’inclina en souriant et.séance tenante -m recueillit un peu plus des $500 nécessaires.L’est la bonne façon de répondre à M.Hockçn et à ses pareils.Orner HEROUX.Chronique d’Ottawa Le remplaçant n’est pas prêt Ottawa., 5 mars.la; Mercredi des Cendres a interrompu le cours du débat sur T’adresse et permis de s’arrêter un moment pour regarder autour de soi et tenter un diagnostic de la situation, ce qui est rendu plus facile depuis quelques heures par certaines déclarations, empreintes d’une amusante franchise, du capitaine Head, de THe du Prince-Edouard.Avec sa robuste bonhomie, celui-ci a admis tout haut ce qu’on entendait dans les rencontres personnelles et les nn eurs de couloirs : personne ne clnrche à renverser le cabl têt d’union à ia présente session, parce que personne n’est prêt à le remplacer.(Vêtait la première foi., qu’on le proclamait tout haut on (ilambre, où la franchise n’est pas la vertu dominante ; Taveu a été reçu avec un visible plaisir sur les bancs ministériels, tandis que la gauche se .lissait aussi nllei à Taunosphère générale de détente et (Taimur.f-ment qui se produit chaque fois que le vieux commandant descend, pourrait-on dire, de sa dunette, pour venir causer avec les voya- Seurs.L’un des traits de la soirée ’hier a été Tintérèt un peu étonné que manifestaient tes traits du docteur Bélnnd, lorsqu’il! s’est retourné pour regarder le nouvel orateur qui sc levait et à qui la Chambre entière faisait une ovation amicale et bon enfant.“ Que peut-il y avoir dans ce bonhomme qui explique cette popularité ?” se demandait de toute évidence celui qui est redevenu le député de la Beauce.La réponse ne fut pas longue à venir ; et M.Head n’avait pas parlé depuis cinq minutes, d’une voix qui pourrait cependant être plus nette et Wnoins fatiguée, que M.Bélanid com-«nençait a subir à son tour Tin-^Puencc de cette typique personna- llite, laite de grosses qualités populaires, de longs voyages et d’incessantes lectures sur tous les sujets possibles.Le vieux navigateur devenu marchand de pommes de terre comptait de ce moment un ami de plus ; nous ne disons pas : un admirateur, car en soulignant le côté pittoresque de cette personnalité nous n’avons jamais voulu lui prêter une valeur exceptionnelle, ni même une justesse de vues supérieure à celle de la .moyenne de ceux qui l’entourent.Mais tout le monde n’a pas fait le tour des mers à la tête d’équipages comprenant toutes les races de la création, ni négocié dans tous les ports de l’univers.Et c’est ce qui explique le personnage et la popularité que lui valent au surplus ses manières de vieux loup de mer brusque et franc.*¦ * * Il a tiré le voile et révélé la situation : l’opposition, pour la première fois peut-être depuis qu’il y a des parlements, ne veut pas la chute ciu cabinet.Elle joue un peu le rôle du chat avec la souris qui ne peut lui échapper.Elle le tourne et retourne sur le gril de sa critique, mais sans vouloir lui faire vraiment mal.pour le présent.Plutôt cherche-t-elle à le faire durer jusqu’au moment où elle aura fourbi ses armes et pris connaissance de son nouveau général ; il paraît que ce sera fail dans quelques semaines, à Pâques précise-t-on même depuis quelques jours, les libéraux ayant l’intention de convoquer leur grand congrès pour utiliser les vacances parlementaires qui nous seront alors offertes.Donc, les ministres peuvent être tran-quilles ; et pourtant, ils ne le .sont pas.H» ne le sont pas, et c’est bien facile à voir par le va-et-vient incessant auquel se livrent les principaux d’entre eux, auprès des députés chefs de groupe ou à Tin-fluence plus ou moins reconnue, et c’est facile à comprendre aussi pour peu que l’on songe aux deux mi trois récifs qui menacent la barque unioniste.Les libéraux qui en forment Té-quipnge principal, ceux de,l'Ouest, se sont réunis ce matin en caucus, offrant le spectacle nouveau d’une faction ministérielle se réunissant seule, sans les autres du même côté.Que ne verrait-on pas s’il était sorti de ce conclave une décision contraire aux opinions du reste de la majorité ?C’est une éventualité qui apparaissait possible à chacun de ces ministériels qui pénétraient ce matin dans la chambre secrète ' sans y inviter les partisans de Tautre faction.Il ne fait pas de doute que rien de semblable n’a été décidé, et que la majorité reste matériellement intacte.Mais quelle révolution dans les habitudes parlementaires, surtout à la fin de Tépo-que Borden, où Je petit fouet aura connu un règne si incontesté! Un caucus de semi-dissidents! Ce sont donc les libéraux de l’Ouest qui se sont aujourd’hui concertés.ün devine qu’il n’a dû y être question que du tarif; à ce propos il est impossible de ne pas s'amuser un peu de ce qui se passe dan's l’esprit de ces braves gens des prairies que leur mauvais destin oblige de répéter un peu ce que fit Tâne de Buridan ; ils sont incertains entre deux états d’esprit.Poussés aux extrêmes par leurs électeurs et la Grain Growers .t.wo-ciation ; retenus tout au contraire par le danger personnel qu’ils courent s’ils exécutent leur mandat avec une trop grande fidélité.Autre chose, ils s’en aperçoivent bien, est de se faire élire dans un but spécifique, autre chose est d’accomplir ce qu’on avait si bien promis si cet accomplissement menace de vous faire perdre les délices de Capoue de votre situation d'homme politique frais éclos.Pour nous mieux faire comprendre, Télectorat de l’Ouest est plus ardent que ses députés à réclamer le libre-échange avec les Etats-Unis: les députés se sont refroidis à mesure qu’ils approchaient de la capitale.Pourquoi?C’est parce que s’ils poussent les choses au point de provoquer des élections générales beaucoup d’entre eux sont menacés de n’ètre pas réélus, la poussée de la guerre n’é-tant plus là pour faire élire n'importe qui se réclamant de la politique “Win-the-war”.Tandis que s’ils se tiennent fermement allachés au gouvernement existant, qui peut encore durer l’espace de trois ou quatre sessions, et qui a de plus le pouvoir d’augmenter le chiffre de l’indemnité sessionneMe s’il est de bonne humeur, chacun peut compter encore sur deux ou trois années de securité; or trois années à $3,500 représentent le joli denier de «10,500, avec d’autant plus de chances «le réélection à cette époque éloignée, qu’ils espèrent plus calme que la présente et plus avancée dans la solution des gros problèmes nationaux.On conçoit que tous ces fervents ubre-echangistes hésitent à mettre le couteau sur ia gorge du premier ministre du moment, lis vont cepen-dant le faire jeudi matin, en un autre caucus général de la droite, mais on devine avec quels ménagements.U y aura la une représentation théâtrale de première valeur; il faut bien pouvoir dire à Télectorat que Ton a lau^.®î tort, et que sir Thomas White a pâli d’inquiétude, au vu de tout le monde; tandis que dans la coulisse il aura été arrangé préala-Dlement que Tou temporise, true le gouvernement n’a qu’a faire un petit pas en avant, à accorder au moins une promesse, appuyée de quelque petite concession, et.Télectorat westerner ' sera joué.Ce ne sera pas a premiere ni la dernière fois que le peuple, en tout ou en partie aura servi de dupe à ses mandatai-res; mais aussi, pourquoi leur don-ne-t-u de si beaux appointements.de pareilles facilités de voyage, un si gland prestige qu’à peine sortis de ses rangs le jour de l’élection, ils se sentent déjà tout Autres et n’aspirent plus qu à demeurer sur le pavois où 1 on vient de les élever ?Rien n est curieux comme Terreur de l'électeur ne s'apercevant pas que du jour au lendemain il a t;'lf ’J,"1,1 ordinaire citoyen un homme d Etat en embryon, du moins dans sa propre estime ; qui croit avoir affaire au même homme apres qu il La lui-mème transformé en 1 un des deux ou trois centaines de deam-dieux qui deviendront désormais malheureux si les journaux sont une journée sans racon- .surtôuT’* aitS et geStes- 18 contre 25.M.H.Dewart a accusé le gouvernement de manipuler la loi électorale à son seul avantage, et de faire un usage arbitraire de son pouvoir.Lu province d’Ontario est la seule A n’avoir pas fait d’élection durant la guerre.M.Dewnrt a dit qu’il ne doutait point du résultat, si le gouvernement reprenait contact avec le peuple.Son discours a été un réquisitoire des droits du peuple à prendre part aux affaires publiques.M, Dewart a ensuite parlé «lu projet de loi des logements.11 opine qu’il faudrait en celte mesure attendre une indication du gouvernement fédéral.M.Dewart se déclara désireux «le connaître l'amendement «lu gouvernement si la loi de tempérance.Les taxes de ce commerce rapportent $2,000,000.M.Sinclair luidonna la réplique.Il dit ignorer les mesures efficaces appuyées par M.Dewar.L’orateur s’est pave la tète des membres de l’opposition «pii ont applaudi la critique de la loi des élections après lui avoir accordé leur vote.M.Sinclair a parlé de la construction des routes.Elles aident au «lévetoppcmcnt rural.Il traita de l'amélioration de l’instruction pour les cultivateurs.Le député approuve l’association «les fermiers.M.Stiidhoime « parlé dans le même ¦MU que M.Dewar.ERZBERGER ET LA POLOGNE Weimar, 6.—Mathias Erzberger, au cours de la discussion qu’il a faite des affaires polonaises, a critiqué sévèrement le gouvernement «le l’AUeimagm- de sa politique à l’égard de «la Pologne.De nombreux orateurs ont adressé la parole et se sont prononcés en faveur d’Lrz-benger, mais la majorité a persisté à protester contre la conduite ingrate et injuste des Polonais envers il’Allemagne.Herr Erzherger a dit.que le traitement infligé par le gouvernement alletmand aux Polonais avait ¦créé un problème «pii autrement n’auradt pas existé.“ Je veux comme vous «tue nos compatriotes soient protégés là-bas où ils sont devenus la minorité, mais comment vouliez-vous qu’ils soient bien traités alors «pie nous avons fait endurer aux Polonais toutes sortes de vexations quand ils étaient nos.sujets ?” Il a ajouté que le prestige allemand avait beaucoup diminué à Posen où plusieurs milliers d’Allemands avaient fui «en face de 800 Polonais.McGARRY EST À DUBLIN (Dp la Presse Associée.) Dublin, 6.— John MoGarry, un des prisonniers sLin-feiners qui se sont éehanpcs de la prison de Lincoln, a fait une entrée dramatique à Mansion House, hier soir.On avait déjà commencé la représentation lonsqfufuln fort ¦groupe est arrivé précédé par un groupe de cornamusiers et par le maire de Dublin, M.O’Neill.Au milieu d’eux se trouvait MeGarry en uniforme de vo- lontaire irllandnis, et il fit une harangue à la foule.Il leur a dit que rien ne se disait de vrai au sujet dos Sinn-Feiners et que si la vérité s’apprenait, te fonctionnarisme anglais en serait offensé.I! a ajouté qu’il n’avait pas de nouvelles de De Valera, mais que si le chef sinn-feiner avait quelque chose à dire aux irlandais il le leur dirait lui-même.MeGarry s’esquiva prudemment avant que la police fasse son apparition.LA CÉRÉMONIE DES CENDRES À STE-ANNE M.le chanoine McCrory, chancelier-adjoint du diocèse, était le prédicateur de circonstance hier, à la cérémonie d’ouverture du carême à Sainte-Anne.Il y a parlé de l’aumône.Les trois moyens par lesquels l’Eglise demande à ses enfants de sanctifier le carême sont la prière, le jeune et l’aumône.La pratique de la charité, fait remarquer l’orateur, est notoire dans la paroisse Sainte-Anne, où l’oeuvre de l’immortel Ozanam, la Saint-Vincent de Paul, trouve de zélés propagateurs.La charité est d’ailleurs une obligation pour tous les chrétiens.Notre Seigneur montre l’importance qu’il y a attaché quand il bénit ceux qu’il l’ont secouru (juand il avait faim et soif dans la personne de ses pauvres.Au point de vue social, elle a aussi un effet salutaire car elle est le point qui unit le pauvre au riche et qui diminue ainsi les inégalités génératrices de conflits.-«- AU SAILLANT D’YPRES (Câble de la Presse Associée) Londres, H.— Winston Churchill, secrétaire de la guerre, répondant hier à une interpellation de M.Ent-whistle, a annoncé que les pertes totales britanniques, canadiennes et australiennes dans saillant d’Y-pres depuis le 31 juillet jusqu’au 18 novembre 1917, ont été ainsi réparties: Officiers anglais, 10.795; soldats, 207.838.Officiers canadiens, 490 ; soldats, 11,947.Officiers australiens, 1,289; soldats, 20,502.LA NAVIGATIONS SUR LES GRANDS LACS Toronto, 0.— (Par la Presse Ca-nadicnne).— Les records de la compagnie de navigation des Grands Lacs ont été brisés, hier.Le vapeur “Macassa”, malgré l'inclémence «le la température, a fait le premier voyage de l’année entre Hamilton.sous le commandement du capitaine Corson.C’est la première fois que l’on enregistre une traversée à cette époque.L’an dernier, vers la même date, le port de Toronto était complètement paralysé par le fait que la glace avait trois pieds d’épaisseur, tandis que cette année il n’y a pas de glace du tout.NOUVEAU CABINET À SAN SALVADOR (Service de lu.Presse Associée.) fvan Salvador, république de Salvador, G.—Le cabinet du nouveau gouvernement a été constitué comme suit, hier après-midi : Ministre des Affaires étrangères : Dr Juan Francisco Perede.Ministre de l’Intérieur : Dr Miguel Thomas Molina.Ministre de la Guerre : Dr Pio Romero-Bosque, -»-— LONDRES ENVAHIE PAR LES RATS Londres, 6.— (De la Presse Canadienne).— La ville de Londres subit depuis quelque temps une invasion, celle des rats, et la Chambre des Communes aura à se prononcer sur ce sujet.Un projet de loi a comme objet de travailler à l’extermination des rots et de forcer les gens à s’en occuper.-c- L’UNIFORME EST OBLIGATOIRE Coblentz, 6.— (De la Presse associée).— Tous les officiers et soldais allemands en service devront à l'avenir porter leur uniforme lorsqu'ils sont dans la rue.Télle est la proclamation faite par île général Dickman qui a jugé cette mesure nécessaire parce que la plupart «le ceux qui «Talent «le l’armée n’aiment pus à saluer les officiers américains comme les y forçait la loi.Les officiers seront aussi obligés de se présenter aux «iuartiers-gné-rnux une fois par semaine pour s'inscrire.LA REINE DE ROUMANIE EST À PARIS (Service «le la Vrcstt Assoa, «jui a jjrolesté contre le fait «tue les AOenvainds n'auraient pas rempli leurs promesses de remettre aux AU tés toutes leurs machines agricoles et industrielles.Ce message tend à disculper les Allemands à cause des grèves «jui sévissent en Allemagne ot des moyens de «transport sont très restreints.D’Krfurt «à Breslau les voies ferrées sont couvertes «le wagons chargés des machines que l’on doit remettre à la commission alliée siégeant à Mayence, viïle assignée pour recevoir «ce matériel i’osen, 6.— (De la Prrese a*-Noriée).— La commission Interalliée «jui doit régler les termes de l’armistice entre l’Allemagne et la Pologne est partie aujourd'hui pour rencontrer la délégation envoyée par Berlin.-•-—- DES SENTENCES Ont été condamnés, ce matin, par le juge Bazin, siégeant en Cour de police ; E.-J.Sinclair, pour vol comme serviteur, 9 moi* de détention ; Ernest Hamelln, 4 ans; et Lmlger Clément, 9 mois, pour vol avec effraction ; P.Pharaoh, pour majoration de chèques ; enfin D, Siewart, J.Geoffroy et S.Lépine, pour vo! de robes «Je carrioles, subiront le premieè et le dernier chacun une détention de 3 ans, ie deuxième, une de G moia» v Ljl, v&ŸUiAi, iUu*i JttCLu b MAi^) lyia VOL.X.— J\io Ù4 LES MILITAIRES TARIF DES .ES AFFICHES à ! MANDES D’EMPLOI Ju/»qu’* 20 mot.].‘ou*, et H toujiftr mot nuppléirentaire.DEMANDES ITT.LFVES Jusqu’à JO 'net*, 3.' ecus, et pou par mot «umplémotjtafre.TOUTES LES AUTRES DEMANDES?-, ;u®qu’à 20 mote, H sou par mot supp^niei»* eire.CHAMBRES A LOUER IB pou» JueQu’è 20 , - mote, H »ih.r tr de Justice Us bien» il effets de tllte défenderesse saisi» en cette eau».l’iolette, J.Lingnrd, C.Ouimet, H.Pomerkau, J.Tru- sistant en ameublement» de bureau, etc.-J™,,, a Conditions I argent comptant.4.E.Dcsmu- ; 'A.\ Orv11h , G.LalitngO, C.ÜUJLC.S.____________ i Perron, R.Poirier.Ë.Porahette, E.Montréal, 4 mnr» 191 B, I Talbot.are».Prospectus et cota diens-fnançais qui doivent arriver S rrtfut Çt fDUi iif i ' nu ~ u t r, „ i , De 6.15 n.m.0 6.45 p.m,, tramways stippw-1 d.Tcl,.h.n., J ta»*, Æl!TÆ! .!2.‘K '"l - “ _________nltée, défenderesse.Le Mcr, J.Grelk't.H.Hoilde, A.La- I5éme Jour de mar» 1619, k une heure de chapelle, R.Landry, H.Daigneault, ¦après-midi, A la place d’affaires de la1 T.FilUon V Gf-ndron Nntirm On6 litc défenderesse, au No 6!) rue St-Jocques.î ti >„11.T t ^i."S «F n la cité de Montréal -trou» vendus par V 11 n 11 U .O (il), A.I «IC h Ilpcik, \V, -* .— - ¦ • i.piiomie, A.Lavic*-“- ’ **- -* épcnti la cllé et tin district de Montréal, commerçant, dûment autorisée à ester en justice, demanderesse, vs le dit Wilfred E.Clnrnlmt, défen- ! deur.Une artion en séparation de i biens a été instituée en celte cause le 24e jour de février 1919.Montréal, février 24.1919.R.D.MATHESON, Avocat de la demanderesse, [ NAP.D-.SJARDINS CHIRURGIEN.DENTISTE 1708 NOTRE-DAME OUEST Coin Bourgcl.— Tél.West.1952.Dentisterie d» première qualité.Spécialité .Pont», Couronnes el Dentiers, t prix très modérés.COMPTABLES Auditeur - Comptable J.-N.-E.GELINAS, comptabilité générale, audition, réglement de livres, perceptions de comptes, billets, etc.Bureau: 92 No.re-Dame Est, chambre 906.Tél.Main 3982.Résidence : 779 ave.Rockland.Tél.Rockland 2638.GAGNON & L’HEUREUX COMPTABLES LICENCIES (CHARTERED ACCOUNTANTS) Il Pisco d’Armeo.Tél.Main 4911, P.A.Oaguon, C.A., J.Arthur L’Heureux, C-A Dr Fernand Emery Maladie* du coeur et de* poumon*.Tuberculose.1827 AVENUE DU PARC Consultations gratuites à l’Institut Bruchési le lundi matin.INGENIEURS CIVILS Vincent, Glrouard & Vincent Ingénieurs civils.Arpenteurs, Architectes.76 ST-GABRIEL, MONTREAL.Tôt.Main 1168.MEPECIN-VBTER1NA1RB J.-H.VILLENEUVE, D.M.V.(Profosseur à l’Ecole Vétérinaire Laval) 266, RUE CRAIG EST.Tél.Main 1398.PHOTOGRAPHES „ L.J.A.PELOQÜÏn Portraits au pastel et à l’huile s une spécialité.1156.SAINT-DENIS.— SAINT-LOUIS 3256.Montréal.PROFESSEURS, CASIMIR HEBERT consul "ad honorem” du Pérou, professeur de langues, de belles-lettres, de rhétorique, repeUteur classique expert.Latin, jjrec, anglais, italien, espagnol, etc.Préparation aux brevets.Cours individuels et collectif».Rédaction et traduction en plusieurs langues.__ONTARIO EST, près Saint-Denis.Tél.Bel Est 6417.Heures de bureaux i de midi à 8 hr* p.m Or J.-M.-A- VALOIS, Guérison rapide et garantie de toutes le* maladie* des voies urinaire*, aiguë* ou chroniques.Attention particulière à chaque maladie 40 RUE ST-DENIS.MONTREAL, DENTISTES Tél.Up.3679, Dr Noël Décarie, gradué du Forsyth, Boston.Spécialiste orthodontie (redressement des dents).324 RUE BLEURY _ ____ Près du théâtre Impérial Dr A.LaROCQUE, L D S.D.D.S^ DENTISTE Gradué à Philadelphie 1830 BOULEVARD ST-LAURENT Consultations : 9 à 12 h.a.m., 1 à 6 h.p.m., 7 à 3 h.p.m.Tél.St-Louis 3346.Chirurfien-chiropodiste Pour toutes les maladies de pieds cousu! tez le DOCTEUR A.D.BERGERON chirurgien chiropodiste, seul diplômé pratiquant à Montréal.288 STE-CATHERINE OUEST 2 portes à l’est du théâtre Princess ESTAMPES ÉNCÂÔÜTCHOUC Estampes en CaeuîeSioec EN TOUS GENRES t.Déroim & Gle 20 NOTRE-DAME EST.Tél.M.4S7».GARDES-MALADES gak-maudIs Service de gimles-ninlades graduées.Ap-pel tie Jour ou de nuit.ASSOCIATION DES GARDES-MALADES VILLE-MARIE 834, Rue Saint-Dents, Montréal.Téléphone Bell : Est 3448.jVOTAIRES^ Tél.Saint-Louis 2143.Ch*.ARCHAMBAULT NOTAIRE Etude : 769 est.avenue Mont-Royal.Argent à prêter.Bélanger et Bélanger Notaires 30 RUE SAINT-JACQUES EDIFICE "TRUST AND LOAN” Argent à prêter sur hypothèque 0 bonne» conditions, et achnt de créances.Règlement de succession.Tél.Main 1836.THOMAS DUCHARME ».NaUlre, Comptobl# ot Commlssolr* Chambre 288 Edifice de I» Banque d’Eparxno _ 188 ST-JAC’QUàS.Tél.Miln 7741 Réildence l bureau du soir.Tél.Est 5646.465 Lagnuehetlère E»t.J.H.H LIPPE NOTAIRE 18.m.a.l.W.æ.REAL Tél.Main 3.28 Mathématiques, Sciences, Lettres et Lan- tues, en français et en angaist 1 on Bux examens î brevet* A5ï ®ENTA,RE HROIT, MEDECINE, PHARMACIE, SERVICE CIVIL, etc.RENÉ SAVOIE, LC.et!.E.Bachelier ès-art et ès-sciences appliquée* Professeur au collège Ste-Mari* et au collège Loyola.Enseignement individuel à paiement fa-cile l'après-midi et le soir.Cours pour daines et messieurs.Kenseignements fournis sur demand*.238.RUE ST-DENIS.Tél.Est 6162» face de l'église SPMacque*.PROFESSEUR Edmond La Me, B.S.COURS PRIVES, LE JOUR ET LE SOIR I-ranvais, anglais, diction, élément» latins et grecs, mathématiques, et autre" sciences.Préparation au cour* classique et aui brevets.Cours aux deux sexe*.195 RUE STE-CATHERINTE EST Tel.; Bureau.Est 7496 ; ré*., Est 259.Leblond ne Brumatb 259 EST, RUE ONTARIO bnchob.r de l’UniToraité de Fronce et de 1 Université Laval, officier d'Académle, au leur de plusieurs ouvrage*.Le plue onclen cours de préparation aux examens établi a Montréal.d/\eni.r rapidement médecin » avocat ?dentiste ?pharmacien ?Collège Commercial Elle î® Po .V.SL ' '1
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.