Le devoir, 26 avril 1919, samedi 26 avril 1919
MONTREAL, SAMEDI 26 AVRIL 1919 DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste : Édition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.#5 00 UNION POSTALE.8 00 Édition hebdomadaire CANADA.82 00 ETATS-UNIS.2 50 UNION POSTALE .«.3 00 VOIR Rédaction et administration; 43.RUE SAINT-VINCENT MONTREAL TÉLÉPHONE: Main 7460 SERVICE DE NUIT : Rédaction, Main 0121 ' Administration, Main 0153 Diredteur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! Une idée d’écoliers Oui, une idée d’écoliers, mais qui n’en vaut pas moins pour cela.Ces écolliers vivent à Sudbury, dans ce pays de nickel qu’entourent de si belles paroisses agricoles el françaises.Ils sont élevés dans un ' collège catholique et bilingue et font partie d’un cercle de l’A.C.J.C.C’est dire déjà qu’ils grandissent dans une atmosphère saine et qui élève.Si nous ajoutons qu’ils ont donné à leur cercle le nom de Philippe Landry, on saura tout de suite où les placer et de quel bois ils se chauffent.Patriotes et catholiques, ils se préparent aux tâches prochaines, sous la direction de maîtres expérimentés et prudents.Sudbury est l’une des réserves et des pépinières 4e l’avenir.Or ces écoliers discutaient récemment le sujet toujours fort intéressant pour les jeunes gens: quels prixconvient-il de décerner aux écoliers, et leur réponse, à la presque unanimité, a été: Donnez-tious, donnez à nos camarades des abonnements aux revues catholiques et françaises.Leur influence sera plus durable, plus pénétrante que celle du livre, parce qu’elle nous atteindra d’un bout de Tannée à l’autre.Vous donnerez en même temps un témoignage de sympathie aux écrivains qui défendent la cause commune.Vous enseignerez ainsi aux jeunes l’importance de la presse, veut» leur apprendrez à faire bon accueil au journal ou à la revue saine, à s’en servir et à les répandre à l’occasion.Nous ne songerions pas — et les étudiants de Sudbury n’y songent sûrement pas—'à proscrire les livres des distributions de prix, mais il est intéressant de noter l’importance que ces jeunes gens, élevés au coeur même de la lutte, attachent à ta presse, et il serait beau de voir leur voeu se réaliser.On attache plus ^’importance qu'aulrefois à la propagande par la A revue et- par le journal — mais pas assez encore, certainement.Il faudrait si peu de chose pour assurer à telle ou telle revue que (oui le monde connaît, dont chacun proclame la bienfaisante influence, un tirage double, pour la luettre entre les mains de milliers de jeunes gens qu’elle aiderait à devenir de meilleurs patriotes, plus conscients, plus agissants.11 faudrait si peu -de chose pour assurer à tel petit journal qui sert héroïquement lia cause commune une vie moins précaire, un rayon d’action plus étendu.Ce que nous voulons retenir surtou:, dans le voeu des étudiants de Sudbury, c’est ta reconnaissance et l'affirmation de l’importance de la presse sous toutes ses formes.Si la jeune génération comprend bien cela, si elle prend la résolution de demander à -cette arme tout ce qu’elle peut donner, beaucoup de choses en ce pays ne tarderont pas à changer.f Orner HEROUX BILLET nu soin UNIONISME APATHIE REGRETTABLE L QPIMOS DU PiRQOHES DU SAGUENAY SUR LA CREATION D’UN MINISTERE FEDERAL D’HYGIENE PUBLIQUE.Notre vaillant confrère J.-B.Constant du Progrès du Saguenay revient dans le numéro du 17 avril P sur la formation du ministère d’hygiène fédéral.Il n’y a plus -d’espoir, dit-il en substance.Quelques formalités seulement séparent le projet de loi de son inscription définitive dans les statuts: la troisième lecture à la Chambre et les trois lectures du sénat.A la Chambre, notre députation, ou plutôt quelques rares députés, pour être plus exact, ont soulevé des objections de détail, pas un seuil ne s’est opposé au principe de la loi; quant au sénat, il nous a habitués à ne pas compter sur lui; “il ne craint guère plus que le gouvernement d’aujourd’hui t'usage du pic.démolisseur”.M.Constant proteste ensuite vigoureusement contre l'attitude de notre députation qui reflète d’ailleurs la pensée des chefs politiques de la province.Nous sommes devenus des peureux et des trembleurs, .!! dit-il, et il voit dans l'exagération actuelle de cette disposition le signe que les mamours occultes du cabinet unioniste envers le Québec doivent se poursuivre dans le secret de quelque officine.Il fournit ensuite à l’opposition les arguments qu’elle aurait dû employer, argument de la constitutionnalité d’abord, car notre constitution contrairement à celle des Etats-Unis -— en est-on rendu à ce degré d’américanisatio-n qu’on confonde la charte américaine avec la nôtre?— laisse aux législatures locales juridiction en loutes les matières qui ne sont pas explicitement attribuées au pouvoir fédéral.Or aucun document, puisque la loi n’est pas encore adoptée, n’attribue au gouvernement fédéral le devoir de veiller sur la santé publique.Par contre les statuts refondus (les provinces font une large place à l'hygiène.Donc c’est des provinces et f non du gouvernement central que rélève l’hygiène publique, et donc aussi, pour poursuivre ce rigoureux syllogisme, la création d’un ministère fédéral est inconstitutionnelle.L’opposition eût pu plaider, en outre, inutilité de la loi.Les provinces sont parfaitement capables de veiller au bien-être social si cher à M.Rowell; sans avoir fait peut-être tout ce qu’elles pouvaient cl tout ce qu’elles devaient faire, elles ont déjà fait beaucoup.D’ailleurs l’expérience du passé ne nous prouve-t-elle pas que, s’il y a eu négligence, incapacité ou distraction de la pari des gouverncmenls locaux.nous pouvons nous attendre à ce qu’Ottawa tombe dans les mêmes erreurs.Personne ne voudrait, en effet, accorder à nos maîtres fédéraux actuels le brevet d’infaillibilité.Enfin restait à invoquer Tinop-portunité de cette dépense.Toute dépense inutile esl inopportune, ^ et nulle dépense ne saurait être plus iiuilile et.par conséquent, plus inopportune que celle qu’entrainera la création du ministère d'hygiène.Et J.-B.Constant hasarde une prédiction qu'il serait le premier à A empêcher la réalisation, s’il le pouvait, mais elle nous apparaît que trop exacte; % "Noire malheur dit-il.esl d’avoir suivi trop fmtlrmcnt.depuis \ longtemps, les èleignoirs de chez nous qui crien! toujours un fanatisme et à l'intransigeance, lorsque Tun des nôtres se lève pour revendiquer réellement — c’est-à-dire, autrement que pour faire plaisir à ses électeurs, en sauvant les apparences — nos droits et nos .prérogatives menaces.Cette campagne d’avàchisseineni a multiplié parmi nous les peureux et donné beau jeu aux exploiteurs de T opportunisme politique."Au risque de scandaliser les "mages" de la haute et de la petite politique, nous protestons de 4 Joules nos forces contre la création du ministère fédéral d’hygiène et nous avertissons nos compatriotes qu’ils regretteront avant cinq ans d’avoir laissé concevoir ci mettre au monde cet enfant illégitime."Il nous reste une frêle planche de sulul : au moins ne la négligeons pas, celle-là.Nous supplions nos chefs de surveiller tout spécialement les agissements du ministère fédéral de l’hygiène el de faire échec à toutes les tentatives des Sam Hughes, des docteurs Edwards et des Howells dont nous pouvons nous attendre d’èlre victimes au ministère de l’hygiène."Il eût certainement valu mieux prévenir que guérir: mais, quand on se lève tard, on fait au moins ce que l’on peut.” Ne jetons pas le manche après la cognée.Le sénat est capable de sursauts d’énergie et malgré le trait que lui décoche VI.Constant, nous le supplions d’intervenir.Nous demandons de même à la députation de s,e mettre en garde contre les nouvelles tentatives du “rowellisme", de se préparer, de s'armer, de se documenter, de ne point se laisser prendre au dépourvu.Résistons le plus possible.Quelquefois la victoire parait nous échapper, mais la bataille que Ton aura livrée à la Chambre ne sera pas inutile, souvent elle conditionnera, suivant qu’elle aura été molle ou vive, la façon dont la loi sera appliquée dans la province.Si l’opposition avait livre une lutte violente à la création du ministère d’hygiène, si tous les journaux l’avaient dénoncée, au Heu de la réclamer comme certains l’ont fait, elle aurait lout de même passé.Mais, dans son application, le gouvernement se fût montré extrêmement prudent.Louis DUPIRE.C’était un épicier comme vous et moi.L’antre jour, après avoir embrassé sa femme ainsi qu’il sied quand on part pour un voyage péri leux, les larmes aux yeux mais bien' décidé quand même, il attela son cheval et partit pour le marché.Far prudence U fit mitlc et un détours mais il finit par tomber d l’angle d’une rue au milieu d’un piquet de grévistes.Halte-là, lui cria-t-on, as-tu ta badge?—Mes amis, voyons, vous n’etes pas sérieux, je ne suis pas un camionneur.—Mais si, tu mènes un cheval, donc tu es un charretier.Va payer ton entrée dans l’union, où lu ne trasses pas.Que vouliez-vous qu’il fil?Sans plus discuter, car son temps était précieux et sa femme seule, il obtempéra et moyennant une piastre l>lus un écu il se fit admettre dans l’union des camionneurs.Muni de son bouton protecteur, il se rendit bientôt au marché.Comme il allait charger dans sa voilure une caisse quelconque, un grand type à la rude pogne survint : —Eh! l’ami, ne sais-tu pas que.nous sommes en grève?• —Moi aussi, regardez mon insigne, fil le marchand d’épices ci antres denrées, d’un ton qui voulait être rieur.—Pas de farce.Montre-moi la carte de manulenteur de marchandises .Comme noire homme n’en avait pas, il lui fallut pour avoir la paix s’enrôler sans plus tarder dans cette honorable confrérie.Un peu plus tard ayant rencontré la Brotherhood des Commis de buvettes, il lui fallut de nouveau casque/- : n’était-il pas aussi débitant de spiritueux?Comme il faisait aussi le commerce du sucre il dut s’affilier aux Sucriers, puis au syndicat des Fruitiers, à celui des Lé-\ y limiers, des Savonniers, etc., etc., i etc.Avant de retourner à son éla-i bassement, ii crut devoir, pour \avoir sa conscience en règle, aller I payer sa contribution au Syndicat j des Epiciers en sa qualité de patron, sans oublier de s’inscrire dans j la Fédération des Commis épiciers dont il cumulait les fondions.Il était assez tard dans la veillée quand, enfin, il arriva chez lui.C’était juste au moment où deux cambrioleurs, profitant de son absence, étaient en train de prendre lu fuite avec sa caisse.Très alerte et bon coureur — mais /Talions pas le dire, car le pauvre homme a peut-être oublié de se faire admettre dans le Syndicat du Marathon — il allait rejoindre les voleurs quand un constable lui mit la main au collet.—Où allez-vous, l'ami, de ce pas pressé?.-—Laissez-môi, je vais arrêter deux iHileurs.’ —Arrêter?Mais, mon ami, de quoi vous mêlez-vous ?Etes-vous membre de /’Union des Policiers?.Max SORF.u.M.L’ABBÉ PERRIN M.Tabbé Perrin, professeur de dogme au grand Séminaire, ancien supérieur du Collège canadien de Rome, remplace à la cure de Notre-Dame M.l’abbé Labelle.devenu supérieur de Saint-Sulpice.Il recueille le lourd et glorieux héritage de tous les curés qui, depuis les tout premiers jours de la colonie, ont été si intimement mêlés à la vie de Montréal.Les hautes fonctions qu’il a déjà occupées, le choix dont il vieil! d'etre l’objet disent assez haut ses mérites cl le cas qu’en font ses supérieurs.Nous le prions 'd’agréer l'hommage de nos respectueuses félicitai ions.SYNDICATS NATIONAUX OU INTE ^NATIONAUX Le Devoir publiera, lundi, sur rette question de grande actualité, un nouvel article de M.Bourussa.Chronique d’Ottawa “TWO DIRTY BABIES” Ottawa, 26.— La compagnie administrative des voies ferrées de TE-tat continue d’être Tobjet de la sollicitude du parlement et pendant toule lia journée, Ton a discouru sur les embûches de la clause 20 qui a pour objet la résurrection, ni plus ni moins, de toutes les chartes d’embranchements et voies subsidiaires que McKcmzie et Mann avaient obtenues des diverses législatures de l’Ouest qui sont aujourd’hui périmées.M.Lemieux, cpû s'est opposé le premier au principe de cette clause, trouve qu'elle donne au gouvernement des pouvoirs trop étendus en ce qu'elle lui permet de se lancer sans aucun contrôle dans une polili-que de construction de voies nouvelles s’éilcvanl à des centaines de millions, ce qui pourrait amener plus facilement qu’on ne pense la faillite du pays, il semble bien évident à M.Lemieux que c’est là un traquenard tendu a l’opposition, ou, en d’autres termes, une simple manoeuvre éleetoraile destinées à jeter la poudre aux yeux de l’électorat de la province de l’Ouest en vue des pro-! chaînes élection s générales.Le crédit du pays, déjà assez compromis sur îles grands marchés financiers, ne peut que souffrir de l’adoption d’une clause aussi imprudente cl le député de Maisonneuve s’y oppose de toutes ses forces.Il fait remarquer aussi que tout va à TOuest et rien ï TEsl m générait, pi à la province de Québec en particulier.Le docteur Clark est intervenu pour prendre la défense du gouvernement el rie l'Ouest en même temps.Qui fournira les denrées d’exportaitan qui nous permettront d’acquitter nos lourdes obligations financières, dit-il, si Ton ne développe pas la production agricole du pays en construisant des chemins de fer dans les fertiles regions à blé de nos grandes prairies?L’intérêt de l’Ouest est l’intérêt du Canada tout entier et c’cst île l’étroitesse d’esprit que d’insinuer que Ton né-, glige certaines provinces au bénéfices des autres; en tout cas on peut t ire sûr que l’Ouest approuvera des deux mains une politique de développement progressif comme celui qui ressort de la clause a laquelle 1 : gauche fuit une si vive opposition.(,'était jeter le gant dans ia 'lice ri rouvrir un débat qui devait se prolonger jusqu’à une heure assez avancée de la soirée, Ig» chef de l'opposition, M.McKenzie, a fail ou député de Bed Deer une réponse assez vive et don* le ton agressif "i a valu un sucrés véritable auprès le ses partisans, iîniqmlant les icdènn-ces du Dr ('.lark il y a un • c .itpie de jours sur la nécessité d’économiser sevèremnii*.il les compare a la prodigalité dont il témoigne aujourd'hui en approuvant sans réserve une politique qui peut engager le pays dans une dépense atteignant peut-être les !;00 millions.U semble, dit M.McKenzie, que le député de Red Deer soit économe dans les pe-lites choses comme les appointements de sous-ministres et prodigue lorsque les chiffres n-ei.iieut de grandes proportions qui lui d • ment le vertige et lui font perdre le sens de la logique.1/îlilogi‘iiie n’esl pas nouveau chez 'lui, mais il est toujours amusant d’en constater de temps en temps un© 'nouvelle manifestation.Ces taquineries débitées avec pins de chaleur que M.McKenzie n’a coutume d’en porter aux débats ont été soulignées de vifs applaudissements ide la gauche, et comme M.Clark j avait aussi lancé une flèche dans la direction du chef de l’opposition en disant qu’il posait au premier mi-juistre, M.McKenzie lui rétorque qu’il lue sera sans doute jamais premier ministre mais que ses chances de le devenir peuvent se comparer très favorablement avec celles du député de Red Deer.Là-diessus, nouvelle explosion de T opposition ; puisM.Clark demande à préciser ses paroles, il n’a pas voulu jeter de ridicule sur le chef de l’opposition, 'lequel, qu'il le devienne ou non, a certainement plus d’étoffe de premier ministre en iui que tous ceux qui l’entourent.Cette opinion a été reçue à gauche avec moins d'enthousiasme que celles de M.McKenzie.Les choses en étaient là à huit heures lorsque sir Thomas White est intervenu dans le débat et a prononcé ce qu’on peut appeler un discours de ralliement dans lequel il s’est élevé avec assez de vigueur contre ce qu’il appelle la critique exagérée que l’opposition fait subir à une loi inoffensive en élle-même et dont le pays doit sérieusement bénéficier.Il s’en prend à M.Lemieux pour l’accusation de manoeuvre politique que celui-ci a portée et rétorque en accusant le député de Maisonneuve et plusieurs de ses collègues d’être hostiles au principe de ia nationalisation des services publics, il faut bien nous entendre, dit M.White.Etes-vous, oui ou non, en faveur de ce principe?M.Lemieux devait lui répondre un peu plus tard dans la négative en s’appuyant sur lord Sbaughnessy et M.Leroy-Beaulieu, l’économiste français.Mais le premier ministre intérimaire a voulu prendre figure de chef et faire un peu, on pourrait dire, son polit sir .Robert Borden.Aussi prolonge-t-tl à dessein son discours, s’adressant avec emphase aux membres de la droite pour protester de la pureté des intentions du gouvernement qui ne cherche qu’à sortir Ile pays de l’impasse où l’a jeté la politique ferroviaire de l'administration Laurier.M.White dit à ce propos que, lorsqu’il est devenu ministre des Finances en 1911, il a trouvé sur les marches de la maison de l’Etat dont il recevait , les clefs deux “bébés sales”, abandonnés là par le locataire précédent: c’é'taient le Transcontinental et le Grand-Tronc-Pacifique.Il les a adoptés et a fait de son mieux pour les élever, mais il faut bien constater aujourd’hui que la tâche est lourde et n’est pas encore terminée.Dépouillée de ses longueurs d’ordre électoral, la thèse de M.White sc résume à ceci: que Ton soit favorable ou hostile à la nationalisation, nous n’avons pas le choix: les chemins de fer nous ont été jetés sur les bras; qu’allons-nous en faire?H n’y a qu’une alternative : ou bien le Pacifique-Canadien s’en emparera et étouffera ainsi foule concurrence, ou bien c’est l’Etat qui interviendra justement pour créer une concurrence au grand système rival et faire bénéficier île peuple des bons résultats de cette concurrence.Il faut choisir entre cela.M.White fait un boni de leçon à l’opposition sur le manque de sérieux qu’elle semble apporter à cette discussion et craint qu’elle ne soit inspirée par un désir intempestif de faire du capital politique en évoquant à tous les tournants le spectre de 'Mac Ken zi e et Mann.M.I .envieux a répondu avec, chaleur que la gauche n’a en vue que l’intérêt bien entendu du pays et que si on lui demande s’il est un “étatiste” en principe, il répond franchement que non, s’appuyant en cela sur une non moindre autorité que celle de M.Leroy-lBeaulieu, qu’il présente comme Tun des plus éminents économistes de l’Europe, ce qui a paru laisser les députés de langue anglaise fort indifférents.Du reste, VI.Ernest Lapointe a renouvelé la dose un peu plus tard en citant à son tour M.Y.Guyot, dont le Dr Edwards, quant à lui, était absolument certain de n’avoir jamais entendu parler.Somme toute, l’opposition soupçonne anguille sous roche et M.Cahill a clairement exprimé ce soupçon à la fin de la soirée en disant que le gouvernement essaie de pa-i-er à l’avance les mauvais effets de son attitude tarifaire prochaine sur le public de l’Ouest en lui tendant l'appât d'un grand nombre de constructions de voies ferrées.C’est ce que la gauche cherche à empêcher ou du moins à faire ressortir le plus possible et elle s’y est employée jusqu'à une heure avancée de la nuit, bataillant comme la chèvre de M.Sêgu,in qui savait bien qu’elle finirait par être mangée mais retardait l’échéance autant que possible.A deux heures du matin, devan* Tin-sislamce de l'opposition et les discours en longueur de MM.Vléfn, Cahill, Hedlow, Bureau, etc., M.Meig-heu a consenti à l’ajournement de la clause des 44 chartes mais il a insisté pour que Tou continue la séance sur les clauses suivantes moins contentieuses.On reviendra lu semaine prochaine, probnble-'inent mardi, sur celles qu’il a fallu laisser de côté pour obtenir des rcnseigneni'ents.Ernest BILODEAU I BLOC- NOTES Au Mexique La .Yu/uyi, de New-York, persiste à prédire une intervention militaire prochaine des Etats-Unis au \ Mexique, et.elle lie cette interven-' lion présumée à la protection des grands intérêts pétrolifères.Nous avons vu que les trois évêques mexicains actuellement réfugiés aux Etats-Unis, paraissent eux-inèmes appréhender un conflit entre les Etats-Unis et le Mexique, Il convient, en dépit de ia fasci-, nation qu’exercent les dramatiques événements d’Europe, d'avoir l’oeil ouvert de ce côté.La suite Lord French a fait, sur ses expériences militaires en France, un livre dont le Slur s'est assuré le droit de reproduction exclusive.Depuis quelques jours, il s’efforce d’exciter à ce propos l'intérêt, en laissant entrevoir quelques - unes des révélations que fera lord French.C’est ainsi que, l’autre jour, il indiquait que French et Kitchener ont eu certaines difficultés : c’est ainsi qu’hier encore, il reproduisait en caractères gras cet extraits du volume à débiter en tranches: "Je quittai les quartiers-généraux du général Lanrezac, croyant que le commandant en chef (Joffre) avait surestimé ses capacités, et je ne fus donc pas surpris lorsqu’il apparut plus lard comme le plus complet exemple, parmi les nombreux que celle guerre a fournis, du "pédant” d’école d’étal-major, à qui son "éducation supérieure” a donné peu d’idée de la façon de conduire la guerre”.Le Star ajoute: "Lord French raconte comme il se trouva incapable d'accéder aux renversantes demandes du général Lanrezac el ro/n-rnent, plus lard, cet officier disparut rapidement et st/us tapage de son commandement.” Et eeei confirme bien une rumeur qui est venue jusqu’au Canada, à savoir (pie Lanrezac et French ont eu maille à partie et que Lanrezac n’a pas mâche à French sa façon de penser, mais ceux qui veulent être bien renseignés seront prudents d’attendre, afin de pouvoir comparer les deux textes, ia version de Lanrezac.Tl est bien vrai que Lanrezac, commandant, lors de l’invasion allemande.Tune des armées françaises, a été relevé de son commandement, mais il u été, assez longtemps après, fait grand officier de ia Légion d'honneur ef beaucoup ont voulu voir dans cet hommage une sorte (te réparation.Présage Une petite dépêche annonçait hier que le roi et la reine des Beiges viennent de faire en avion le voyage de Bruxelles à Bochum, (lest en avion qu’il y a une roupie de semaines Albert 1er vint.de.Bruxelles à Paris, plaider ia cause de son pays.La poste aérienne fonctionne depuis plusieurs semaines entre Paris et Bruxelles et l’on est à organiser d’autres lignes aériennes.Les régions du nord de la France ont été ravitaillées par la voie des airs.Il semblerait donc que l’aviation est à la veille d’entrer dans la vie économique quotidienne, mais on lui fait encore des griefs sérieux : ses envolées sont subordonnées à l’état du ciel, donc irrégulières elles comportent un pourcentage de risques encore assez élevé et les appareils sont trop coûteux.Mais on espère triompher des trois obstacles et l’on croit entrevoir le jour où il sera presque aussi facile pour un Parisien d’aller régler une affaire avec son correspondant de Bruxelles que de l’atteindre par téléphone.(Les Français ne font pas à leur service télé phonique une brillante rêputaüon).0.H.LES SYNDICATS CATHOLIQUES Le rôle de l’Eglise — Patrons et ouvriers page du P.Archambault Une LES SYNDICATS CATHOLIQUES UNE LETTRE DE S.E.LE CARDINAL BEGIN.Voici les dernières pages du livre du R.P.Archambault, sur “les Syndicats catholiques”, dont nous an-namcians hier l’apparition : Dans presque tous les diocèses de la province un travail identique se poursuit, Partout il se révèle fructueux, annonciateur d’une ère nou-veCil'e pour les classes ouvrières.Mettre leur organisation sous l’égide de l’Eglise, c’est lui assurer une vitalité bienfaisante.Elle ne sera pas le jouet des démagogues et des faiseurs, la voie qui conduit à Tnarehie.Elite ne sera pas, non plus, un instrument commode entre les mains des patrons, un moyen pour eux de faire taire de justes revendications, Non! si l’Eglise prêche l’ordre et d’union des cillasses, elle n’entend pas que ce soit au détriment des humbles; elle se refuse énergiquement à mettre .son influence au service de l’oppression, de quelque nom qu’elle se pare; eillè lui barre même le chemin de sa haute autorité et en couvre les résistances Illégitimes.Toute son histoire He proclame : i'Egliise fui.à travers les Ages, lia meilleure amie de l’ouvrier, la gardienne inconfusible de ses intérêts, l’inlassable artisan de son bien-être.Quelle charte de ses droit légale celle qu’écrivait un jour le grand Pontife Léon XIII?On peut dire que l’Encyclique Rerun/ novn-rum donna june hase nouvelle aux relations entre patrons et employés.Elle fait encore loi.Son esprit anime toujours l’Eglise.U in guide.Ecoutons îles paroles que vient de prononcer, île 1! mars dernier, le deuxième successeur de Léon XIII, Benoît XV.“L’ouvrier ne peut ignorer que l'Eglise Ta toujours regardé ; avec une spéciale prédilection.Un 'Pontife, de glorieuse mémoire, y pris en mains de nos jours la cause des j ouvriers et en a appuyé tes justes revendications.Mais on se tromperait si on croyait qu’avec la mort de Léon XIII, a cessé la protection de T Eglise sur les classe illaborleuses.'Notre prédécesseur immédiat en a affirmé la continuation en dies docu-Iments sol en nets, et Nous saisissons volontiers l'occasion que Nous fournit cette nombreuse assemblée catholique pour déclarer (pie TEncycli-que Rerum novarupt garde aujourd’hui toute s;i première vigueur par-’ce que, avjouTtPihui encorè, elle ex-1 prime la maternelle sollicitude die I’Egliise pour les classes ouvrières.” Or dans cette Encyclique Léon XIII recommande instamment les associations ouvrières cathodiques.Il y voit le grand moyen pour le travailleur d’améliorer sa condition matérielle, morale et religieuse.Aussi engage-t-il fortement les prêtres et les laïques influents à les favoriser.Non seulement, la classe ouvrière, mais ia société elte-mème, mais toul le pays bénéficieront de ces associations.Ig;s vagues du bolchévismie menacent actuellement le monde.Elles déferlent jusque sur nos rives.D’un tourhamt accord — l’accord de gens qui ch: chent une digue derriè-re laquelle leur fortune et leur vie ! seront cm sûreté — les pires déti-ac-| leurs de notre race lui ont découvert tout à coup d’admirables qualités.La population oanadienne-frnnçaise est sage, répètent en choeur leurs journaux, elle est modérée, elle va .nous sauver 1 Cri bien significatif, et I qui n’a que le tort de retenir après Ides déclarations venues récemment jdes mêmes milieux et rendant un tout autre son.Mais quoi qu’il en soit du mobile de ces aveux, le fait reste.Comme le disait dernièrement un conférencier de Y Action française: “Le peuple de Québec présente (au Canada) la seule sauvegarde, l’inébranlable rempart contre la ruée du socialisme bolchevique.Car cetL race inférieure, si longtemps décriée et méprisée, contient un principe d’ordre et d’autorité.,” (1) Rrenons-y garde cependant I Ce nie sont pas Jes masses amorphes qui [gouvernent, mais les petits groupes ; disciplinés.Il suffit d’une poignée d’hommes, qui savent ce qu’ils veu-1 lent et qui disposent de quelque organisation, pour entraîner vers des buts contraires à toutes ses idées une foule aveugle et sans Aliens.Cette éventualSté est à redouter au Cana- S.E.te cardinal Bégin a daigné adresser au R.P.Archambault, s.,!,, à l’occasion de sa récente brochure sur le syndicalisme catholique, la lettre suivante: Archevêché de Québec, Je 22 avril 1919.Révérend et cher Père, J’ai pris connaissance de votre belle brochure sur les Syndicats catholiques qui doit paraître ces jqurs-ci.Nulle publication n’est jamais venue plus à son heure.La vague socialiste qui menace de submerger l’Europe, déferle jusque sur notre pays.Il est souverainement important de grouper nos ouvriers catholiques dans des organisations ouvrières catholiques au lieu de les laisser s’enrégimenter dans les cadres d’associations basées sur de faux principes; et qui ont le tort fondamental d’ignorer ou de négliger, dans ta question sociale, te coté moral et religieux.Vous rappelez très opportunément à ce sujet les enseignements et les directions de Pic Y.Déjà notre presse catholique, dans de très bons articles que j’ai été ’heureux de lire, a jeté le cri d’alarme.Votre opuscule, mon révérend Père, apportera 'à cette campagne un concours précieux.Il dira avec quels succès des unions catholiques ouvrières ont pu se constituer dans certains pays d’Europe, et dans notre province de Québec, à Ghieoutimi, à Trois-Rivières, à Montréal et dans mon diocèse où ce- travail d’organisation (1t.Armand La vergue.Conférence au Monument National.19 mars 1919.da, même dans notre province.Elle sera à redouter tant que Ha,direction du mouvement ouvrier appartiendra à des travailleurs imbus, d’idées révolutionnaires, tant qu’elle n’aura pas passé entre les maims de chefs qu’anime l’esprit catholique.Ce transfert esl plus facile qu’on ne croit.S’il ne dépend que des ouvriers, nous sommes persuadés qu’il s’accomplira bientôt.Mais il relève aussi des patrons.Leur attitude peut constituer un obstacle presque insurmontable.Menacer par exemple de renvoi un employé, parce qu’il s’occupe d’unionisme catholique, c’est se mettre en travers du mouvement, c’est travailler à l'étouffer.Quelques industriels, mus par je ne sais quels sentiments, oublieux dans tous les cas ©u ignorants de leurs devoirs, se sont laissés aller à cette manoeuvre.Elle est nettement condamnable.On en voit facilement le caractère odieux, Nous préférons dire aussitôt qu’il ne suffit pas de se garder de tout acte hostile, mais encore qu’une aide, qu'une certaine collaboration sont ici nécessaires.Itêpétons-le : L’union ne doit pas être la chose du patron, mais il a le droit de s’y intéresser, de l’encourager.C’est le juste milieu entre l’hostilité ou l’indifférence et T accaparement.Ainsi l'ont compris de grands industriels français, allemands, belges; ainsi chez nous, celui qu’on a appelé le roi de ta pulpe.La Fédération du Nord est redevable à M.Dubuc de maints bienfaits.Elle conserve cependant envers lui toute sa liberté d’action, et si dans les vastes usines qu’il dirige quelques-uns de ses membres souffraient, elle n’hésiterait pas à réclamer les améliorations désirables.'L’exemple de ces hommes devrait être suivi.Des organisations professionnelles pourraient alors s’établir sur une base d’ordre.Les relations entre patrons et ouvriers deviendraient plus faciles, plus cordiales, plus équitables.Un grand nombre de conflits disparaîtraient.Ce serait l’èrc de la paix.Cette collaboration bienfaisante que préconise l’Encyclique Rerum novarum s’appuie sur la doctrine traditionnelle de l’Eglise.Elle s’impose à qui vent vivre pleinement son catholicisme.Ici encore les nécessités sociales s’accordent avec tes dictées de notre foi.Ce (pie Tune commande, les .autres te réclament.Mais elles le demanderaient en vain si celle-oi ne leur apportait l’appui de son autorité.Le marquis de Vogué le faisait déjà remarquer, il y a plus d’un demi-siècle, dans ses Spectacles contemporains : “Tous ceux qui regardent devant eux sont persuadés que rien ne peut préserver le monde de la crue démocratique et du socialisme qui l’accompagne; on chercherait vainement en dehors de TEgltse une.force capable de limiter cette crue et de la diriger.” C’est la même idée que vient d’exprimer un écrivain de chez nous: “Il faudrait très probablement remonter à la chute de l’Empire romain ef aux invasions barbares pour trouver une situation pareille à la crise qui se développe sous nos yeux.Aujourd’hui comme alors, un seul espoir brille et soutient l’esprit qu’effraie l’universel désordre; c'est qu’au milieu de la tourmente l’Eglise vit et veille.Elle a su tirer des ruines de l’Empire et de ia barbarie des envahisseurs anciens une civilisation nouvelle ; elle saura bien, avec tous ces débris qui se heurtent el se broient, créer un monde nouveau.Et, tôt ou tard, les peuples lassés, épuisés, s’ils ont enfin devant le suicide tout proche un sursaut ri’horreur, se tousneront vers elle, lui demanderont une fois de plus les paroles de vie el de salut” (1).Ces paroles, le peuple de notre province a le grand privilège de les entendre.Elles nous prêchent actuellement, comme remède à la crise que nous traversons, l’organisation professionnelle catholique.N’allons pas commettre l'irréparable folie de les ignorer.(1) Orner Uéroux, le Devoir, 27 mars 1919.s’est fait surtout par l'intelligence et te dévouement d’un prêtre très compétent, M.Tabbé Maxime Fortin.auquel vous rendez un si juste hommage.Agréez donc, mon révérend et cher Père, mes sincères félicitations, en même temps que l’assurance de mes sentiments les plus dévoués.L.N.cardinal BEGIN, Archevêque de Québec.LES CONFÉRENCES DE L’ACTiON FRANÇAISE LE « MAI PROCHAIN La cinquième et dernière conférence de ta série de l'Action française aura lieu le jeudi, 8 mai prochain.aie Monument national, M.l’abbé (îroulx, professeur d'histoire du Canada à TUniversité Laval, traitera, sous le titre Chez nos ancêtres, de la vie intime rie nos pères.M.Edouard Monlpetit prononcera l'allocution d’ouverture.Les billets seront mis en vente aujourd'hui même.LE NATIONALISTE Sommaire du numéro du dimanche 27 avril en vente le samedi soir Les quatorze points et la paix — Un arlidle essentiel omis, par .Nap.TELLIER Le dilemme du Conseil des Quatre —Germe de sanglants conflits, par Marcel LEVIS Les méfaits de la grève — Les attentats contre ta liberté d’autrui, par Luc VA RENNES Les violations du Tramway — Le français piétiné — Révoquons Je contrat, par .Bernard LAVALTRIE L’erreur de M.Wilson — Le cas de t’Itailïe, pur.M.L.Récits laurentiens — Un 'livre du terroir du Frère Marie-Victorm, par Jean TILLEMONT Page des Dames— Lettre de Paule Mance — Trois nouvelles rubriques : L’hygiène an foyer.Pour le bébé, La mode avec de nombreuses illustrations — Le crochet avec modèle — La graphologie — Des recettes, etc.Coups de ciseaux — A travers ia presse de France.Toutes les dernières nouvelles du samedi Le NATIONALISTE est en vente le ^ samedi soir, 5 sous le numéru LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 26 AVRIL 1919 VOL.X.— No 97 Les risques ouvriers et l’assurance sociale Résumé du cours de M.Montpetit à Laval Le sujet de.cette avant-dernière leçon fait une excellente conclusion à nos études d’économie et de législation industrielles.La question des assurances sociales, très ample, enveloppe une bonne part de la tfie du travailleur.Sous ce titre, qui pourrait annoncer la matière d'un lourd volume, nous allons dégager quelques aspects de la question sociale et montrer brièvement les solutions que la pratique a fournies dans des cas particuliers.Mais c’est une difficulté déjà que de faire tenir tout le problème en quelques pages.Pour y arriver, il nous a paru nécessaire de nous en tenir au tracé des grandes lignes.Nous allons, dans un cadre, placer les idées essentielles.D’ailleurs, nous n’avons guère formulé de lois touchant ces manifestations de la vie économique.Cela nous justifie de ne tenter qu’un ensemble, qui nous fera voir tout ce que, peut-être, l’avenir attend de nous.L — LES CRI SES.Nous avons vu que l'industrialisme a, par le surpeuplement des centres usiniers, créé l’angoisse du taudis.Ce n’est pas Je seul mal qu’il ait engendré.L’ouvrier déraciné, loin des champs et du village où la famille et l’amitié pouvaient encore le secourir, a trouvé dans la ville des .satisfactions, sans doute, mais, aussi des tristesses et de douleurs nouvelles.Le pire est qu’il ne sait pas toujours y remédier.11 a subi des crises.La maladie, l’accident, l’invalidité, la vieillesse, le chômage, la mort l’atteignent tour à (our.Maïs quoi?Personne n’échappe à ces emprises 1 Qui donc ne connaît pas la maladie et la vieillesse?Et qui peut se vanter de n’avoir pas souffert?Evidemment.11 y a seulement une raison qui rend au travailleur plus pénibles encore ces nécessités communes : il est, par elles, frappé dans son gain.Et comme son avoir n’est pas fort, comme ses économies s’épuisent rapidement, il est vite seul devant la misère.Ce n’est pas tout.Ces crimes, qui sévissent pour tous, sont plus fréquentes et plus rapprochées pour l’ouvrier La vie qu’il mène est plus menacée.Si la maladie et l’accident ne le terrassent pas, ce sera la concurrence ou la morte-saison.c’est-à-dire le chômage.Peut-on savoir avec quelque chance de precision I’ctendUe des maux qui s’abattent ainsi sur une population de travailleurs?M.Emile Cheysson a, en utilisant une statistique allemande, établi les risques de la vie ouvrière.Ces chiffres datent un peu ; niais ils peuvent nous servir, Comme on dit dans le courant, à nous "faire une idée”.Soit une population de dix millions formée de travailleurs ayant de 20 à 60 ans.Les maladies (et il y a les maladies professionnelles) atteignent annuellement un quart de l’effectif total, donc 2,500,000 ; et accumule une perte de 50 millions de journées de travail.Les accidents font 200,000 victimes.Comme, chaque année, ceux de 60 ans "entrent dans la vieillesse”, 200,-000 vieillards chercheront assistance.Enfin, on compte 171,000 morts, dont 7,500 accidentelles.Et cela ne comprend pas les 115,000 veuves, les 230,000 orphelins, les 10,000 ascendants, qui demeurent à la charge des autres ou de la communauté.En dehors de la maladie, voila un million d’ouvriers sur dix qui est touche par les crises.Et le chômage, dont il n’a pas été encore question, suspend par an le travail d’un homme sur trois.M.Emile Cheysson conclut: “Si on songe que chaque unité correspond à une souffrance humaine, on voit l'immensité de ce fail social”.(Cours d’Ecoimmie sociale, professé à l’Ecole libre des Sciences politiques.) II.—METHODES ET REMEDES Comment venir au secours de cette souffrance?Prenons la question d’un peu plus haut, avant d’en venir aux, indications spécifiques.La sociologie appliquée offre deux solutions': l'assistance et la prévoyance.cl est Intéressant de s’y arrêter.Précisément, il y a un principe à mettre en lumière.C’est encore M.Emile (Cheysson qui le formule.Il dit : “La grande préoccupation des hommes d’Etat doit être de rétrécir l’assistance”.Et on pourrait ajouter, car c’est bien sa pensée : au profit de la prévoyance.Est-ce donc que ces doux méthodes s’opposent?Oui et non.ASSISTANCE.— L’assistance, publique ou privée, c'est-à-dire, organisée administrativement ou guidée UNE DEMEURE ET UN JARDIN — LE LOYER SUPPRIME A TOUT JAMAIS — DE L’ARGENT A LA BANQUE Tout cela sera votre lot, avec le tempt».al voua commencez maintenant et suivez fidèlement les indication» quo noue voue donnerons.Au cas où vous pourriez avoir un doute quelconque quant à notre ca.parité de vous diriger convenablement, ¦— sur la voie heureuse qui mène à la possession du chez- «ni — nom toub «ugiï^ron» de vou» entretenir, s'il tous est possible, avec n*lm-porte lequel de ceux qui ont construit dans l’un de nos vingt-cinq faubourgs-jardins.«u cours des derniers 35 ans.I.a meilleur,, fsçon de commencer consiste a voir les propriétés aussitôt que roue le pourrex.Nous ferons Je nécessaire pour le transport, ji vous envoyez chercher, nos brorhu-rette» descriptives Illustrées de nos faubourgs-jardins du bord du I.ac desservis par un aervlce do communications rapides, vous les trouverez fort itftéresssntes n lire et d'un grand secours.Le Boulevard Marrll.k Dixie : les Jardins de la Raie de Dorval et leur addition ; les Jardina de Strathmore sur le bar (Saint-Louis) ot les Jardins de Lakeside, ont ë maintenant revêtu leurs jolies parures du printemps, et une visite d'inspection vous fera Immenaé-meni do bien.Faltes-la bientôt.MARCH TRUSTrn' Sftéra» anné*.136' St-Jacquaa.Mala 3711.par la seule charité, s’adresse à l'homme dans Je besoin.La prévoyance, au contraire, tend à la résistance.Elle donne à l’homme une arme.Elle constitue un moyen d’écarter les conséquences du mal en se pourvoyant d’avancé contre ses atteintes toujours possibles.On voit comment elle pent ainsi restreindre l’assistance.Nous avons déjà signalé, à propos des accidents du travail, l'excellence de la prévention.Elle est la même, en cette matière.On peut prévenir lie mal, soit par le “relèvement”, soit par une intervention préalable, soit par une organisation plus serrée des services d'assistance (Cheysson).Rien des malheureux subissent l'entrainement du malheur.Ils s’abandonnent à la guigne.A quoi bon tenter mieux, si la vie doit fatalement nous être mauvaise?Une direction, un conseil, une aide efficace peuvent redonner l’espoir et révéler que la réussite est possible, l’htsiieurs tombent dans l’abandon par suite de leur incurie, sinon même de leur ignorance.A cela, combien n'est-ii pas de remèdes ?Que nous les avons mentionnées de fois ces initiatives sociales qui ont pour unique objet d’empêcher le pire: enseignement ménager, habitations ouvrières, hygiène, colonies, et tant d’autres y compris l’assistance par le travail I Enfin, l'oeuvre d’assistance, en étant mieux organisée, deviendra prévoyante.Faut-il rappeler que la mendicité peut devenir une profession assez avantageuse, et qui "s’exerce” vraiment?On s’en rendra mieux compte à lire l’exposé des motifs d'une proposition de loi de M.Georges Berry, député de Paris, tendant à la suppression du vagabondage et de la mendicité (Journal officiel, 10 avril 1908, annexe l‘U3; ou Questions actuelles des 9 et 16 niai 1908); on y trouvera mille joyeusetés sur les faux aveugles, les faux manchots, les boiteux et les sans-jambes, les.euJs-de-jatte, les sourds-muets, et sûr des tas de truqueurs, sans compter la “mendicité déguisée”, la “mendicité sans apprêt”, et les lieux de rendez-vous de ces messieurs.Les oeuvres feront bien de se prémunir, de s’unir, de faire des dossiers exacts.Nous voyons d’ailleurs un bien grand avantage à l’organisation: c’est de rendre l’assistanee plus efficace, et de la mue- plus facilement en pré-oyance.Ce serait le rôle admirable d’un i/itice central (R.P.Hut-ten, Les Secrétariats d’Oeuvres sociales, chez Lecoffre, 1907).PREVOYANCE.— La prévoyance est active.Elle est à la base de Pé-pargne et de l’assurance, qui sont, dans l'économie nationale, comme les services de l’avenir.L’épargne, qui est distincte du capitale en ceci qu'elle s’accumule sans agir, et qui est aussi bien la source du capital, offre de précieux avantages.II suffit, pour don ner un argument économique, de citer l’exemple de la France à qui on pourrait appliquer le mot connu : “ Tout le monde y est plus riche que Grésus ”.Au point de les plus diverses : le propriétaire une garantie.Elle est plus encore.Elle fait comprendre la valeur et la légitimité de la propriété issue de l’effort personnel de création.Elle prend, d’ailleurs, les formes les phts dliverses : le propriétaire foncier, l’obligataire, le collectionneur même, le déposant sont, par certains aspects, des épargnants.Mais il est facile de conseiller l’épiH'gne, il est plus embarrassant parfois de la constituer.“ Il n’> a que le premier million qui coûte ” est un axiome qui a du bon pour le petit nombre.Gomment les plus humbles épargneraient-ils quand ils ont à rencontrer les charges que nous révèlent les budgets ouvriers établis par la statistique ?Voilà le point précis où intervient l’assurance sociale.Voyons donc en quoi l’assurance peut aider l’ouvrier : puiss nous étudierons les oeuvres vives fie l'assistance propremept di(e.III.LES ASSURANCES' SOCIALES Généralités.— Sans insister sur le principe même de l’assurance, basée sur la loi des grands nombres, posons quelques indications que cliacun pourra développer : lo Les assurances ne laissent pas de recourir à la prévention.C’est ainsi que nos grandes mutualités placeraient avantageusement leurs fonds dans la construction d’habitations ouvrières.Nous les verrions même aider et subventionner les Ecoles ménagères.2o L’ouvrier ne peut pas s’assu-surer contre tous les risques qu’il court.Prenons l’assurance vieillesse.M.Charles Gide établit les calculs que voici : Un ouvrier qui gagnerait 2,000 francs devrait constituer un capital! de 25,000 frs pour s’assurer un revenu égal à la moitié de son salaire.Ce serait une mise de côté annuelle de 500 francs, sur une période de trente ans, et à intérêts composés.Une rente viagère égale à la moitié du salaire lui coûterait 15 p.cent de ce saire.Et une rente de un franc par jour, non réversible sur la veuve, exigerait 10 frs par an (Cours d’Economie politique, p.655 et s.).On peut facilement refaire l’opération pour ce qui est de l’ouvrier canadien-français.Et ce n’est là, ne l’oublions pas, qu’un des risques ouvriers qui serait prévu.Il reste, par exemple, la maladie, l’invalidité, l’accident, le chômage.3o.Il en résulte que l’intervention de l’Etat est nécessaire.Sur la discussion théorique que cette affirmation provoque, nous renvoyons à l'excellent article de M.Antonio Perrault, publié dans la Revue trimestrielle canadienne de novembre .1916, sous ce titre : “ Assurances sociales en Europe et pensions de vieillesse au Canada”.La question y est remarquablement exposée, et avec ce souci de l'exactitude et de la nuance qui caractérise la manière de l'auteur.On y trouvera une citation de Léon XIII, tirée de l’Encyclique lierunt novartim, dont on pourra rnppro-chcr l’énoncé très catégorique des quatre évêques qui ont signé le programme d’action sociale du Conseil de guerre catholique américain (Social Recount rnction, tract No I, janvier 1919, p.18).4o.Mais quelle sera la limite de cette Intervention, si elle se produit ?Les uns voudraient laisser à l'Etat tout le fardeau.D’autres, pour certains types d’assurances tout au moins, n’exigeraient du gouvernement qu’une légère subvention et réclameraient du patron la presque totalité des versements.Enfin, il se trouve un bon nombre d’économistes qui admettent, suivant les circonstances, la contribution des trois intéressés : i’Etat, le patron et l’ouvrier.Nous renvoyons, pour ce qui est du “mérite de la cause”, connue disent les avocats, aux ouvrages déjà cités ; et, pour ce qui est des projets français sur les retraites ouvrières, où toutes ces dissentions se manifestent dans des textes, à la brochure de G.de Saint-Aubert : les Retraites ouvrières ('L’action populaire No 47), où, en trente pages, toutes les tentalives sont analysées.D’ailleurs, nous allons avoir l’occasion, à propos de chacune des assurances sociales, de remarquer comment la législation a tranché la difficulté.a) Maladie.— Il y a deux types d’assurances : l’une créée en vertu d'une loi générale portant sur l’assurance maladie et s’appliquant obligatoirement à des catégories d'ouvriers ; l’autre est confiée à l’initiative privée, L’Allemagne (Code des Assurances sociales, 1911, titre 11), l’Autriche, la Hongrie, le Luxembourg, la Norvège, la Serbie, la Roumanie, les Pays-Bas, la Grande-Bretagne ont institué l’assurance obligatoire.Tous ces pays admettent le principe de la cotisation .simultanée de l’assuré et du patron.La Norvège, la Serbie et la Grande-Bretagne (loi du 16 décembre 1911) et d’autres ont, en outre, ajouté les subventions des communes ou de l’Etat.Les cotisations varient suivant les salaires des ouvriers.Les assurés touchent des secours en cas de maladie.Des législations aident également les femmes en couches et octroient des secours funéraires (Bulletin de l’Office du travail français, 1913, p.360, tableau d’ensemble et p.713, statistiques générales).Ailleurs, la mutualité est l'Instrument dont on se sert pour pallier au risque de la maladie.Il n’y a guère de pays — l’Espagne peut-être -— où la mutualité ne soit pas réglementée par une loi organique.On distingue encore des pays (France, Danemark, Belgique.Suisse) où les mutualités sont à la fois réglementées et subventionnées '('Bulletin cité).Chez nous, la mutualité est soumise à un texte de loi spécial: mais elle ne reçoit pas de subvention et elle n’a pas, comme cela se voit à l’étranger, de membres honoraires qui lui versent des allocations.Sauf donc ià se soumettre aux dispositions législatives provinciales, les mutualités sont libres.M.Victor Morin a esquissé “l’évolution des systèmes de mutualité” dans un article de la Revue trimestrielle canadienne (mai 1916).Il indique comment.nos mutualités ont idû recourir à rétablissement de taux nouveaux basés sur des calculs scientifiques.C’est un point de vif intérêt.Ajoutons que les mutualités ont accumulé des sommes considérables, tomme l’ont fait nos banques, et qu’elles peuvent servir, de ce chef, la cause canadien ne-française, en faisant leurs placements.On doit leur rendre cet hommage de dire qu'elles y ont réussi.L’annuaire statistique provincial de 1918 (p.513) nous renseigne sur le chiffre d’affaires de ces sociétés.Voir Martin Saint-Léon, la Mutualité.b) Accidents.—Nous n’avons pas à revenir sur l’assurance-accidents.Nous savons déjà que le patron supporte seul le paiement des indemnités.Dans la province, le patron est libre de s’assurer ou non.L'indemnité est garantie par un simple privilège.Ajoutons que le principe de cette assurance a été étendu, en certains pays, aux maladies professionnelles (projet déposé dans les 'Pays-Bas.en 1912: voir les Rapports de M.Louis Guvon pour 1915, p.71, et 1917, p, 61 ).c) Vieillesse.—On distingue quatre systèmes : 1 o celui de la “liberté suhsidiée” qui autorise les sociétés privées à constituer des retraites que l’Etat majore par des subventions (Belgique, Italie, Portugal, Kspagne); 2o celui qui s’en remet à l’Etat d’accorder des pensions aux vieillards (principe de la “solidarité nationale”), sans que ceux-ci aient à contribuer (Danemark, Australie, France, Grande-Bretagne) : relui qui rend l'assurance obligatoire pour l’ouvrier et qui institue la double participation du patron et de l’Etat (France, Allemagne, Autriche.Serbie, Luxembourg, Roumanie); 4o celui qui laisse à l’initiative individuelle pleine liberté, (’/est notre système.La loi fédérale (7-8 Edouard VII, amendée en 1909.1910 et 1913) autorise “le gouvernement à constituer des rentes viagères pour le vieil âge”.Toute personne peut constituer une rente.Le maximum en est fixé à mille dollars (1913).La rente est versée à l’Age de 55 ans.sauf invalidité.La renie est incessible et l’intérêt est insaisissable.Dans certains cas.le capital est remboursé advenaut la mort du bénéficiaire.Les versements accumulés sont portés au Fonds consolidé.Un relevé des opérations est soumis au parlement.— Enfin, les Etats-Unis n’ont pas de système.L’ouvrier y recourt simplement à une compagnie d’assurance, s'il le peut.Un très intéressant rapport de la Commission d’hygiène et d’assurancc-vieiliesse de l’Ohio, publié dans la livraison de mars 1919 de la Monthly Labor Review (United Stales Department of Labor) expose très bien la situation pour ce qui concerne la République américaine.Ce rapport est à lire.d) Invalidité.— Les mêmes systèmes renaissent: lo liberté subsi-diée où les pouvoirs ne font qu'aider les diverses institutions qui ont assumé l’assurance-invalidité ; 2o solidarité nationale qui existe en France et au Danemark où.au contraire de ce qui se pratique en Grande-Bretagne.“l’Invalidité est assimilée à la vieillesse”: 8o l'assurance obligatoire que l'on rencontre en Grande-Bretagne (1911), en Allemagne, etc.Os systèmes sont expliqués dans leur fonctionnement dans une livraison (mai 1912, p.475) du Bulletin de l’Office du Travail français.e) Muternité.Get te assurance est souvent rattachée à l’assurance maladie.En 1910, l’Italie a “organisé une caisse de maternité”.On a, en France, "protégé la maternité dans les usines de guerre”.(Bulletins dé l’Office du travail français, mai 1912 et avril-mai 1017).f) Veuves et Orphelins.— En cas d’accident mortèl, les veuves et les I orphelins ont droit, ici et ailleurs, :à une indemnité.En plus, certains pays ont institué des caisses de se-I cours pour des ratégoHes spéciales 'd’ouvriers (mineurs, cheminots).Beaucoup dé législations attribuent •les sommes aux veuves et orphelins des assurés aux caisses de retraites.Enfin, le livre IV du Gode des Assurances allemand a organisé spécialement l'assurance des veuves et des orphelins (Buletiu de l'Office du travail français, mai 1912, [).479; et l’Economiste français des 30 décembre 1911 et 13 janvier 1912).g) Chômage.— En Grande-Bretagne (loi du 16 décembre 1911, articles 84 à 115), en Suisse (Bûle, loi de 1909-1911) et ailleurrs, on a institué cette assurance qui demeure parfois facultative (Bulletin de l'Office du travail français, janvier 1912 et août-septembre 1914).Il est d’autres pays (Danemark, France, ele.) où des caisses de chômage sont subventionnées.b) Décès.— Beaucoup des assurances que nous avons mentionnées donnent lied à des versements en cas de décès (mutualités, accidents, veuves et orphelins).Devrons-nous, au Canada, en venir à l’assuranco sociale?M.Antonio Perrault a résumé les données des enquêtes conduites par un ro-mité spécial de la Chambre fédérale (Revue trimestrielle canadienne, février 1917).Certains employés (fonctionnaires, etc.), bénéficient des retraites auxquelles ils contri-buent; mais la masse des ouvriers n'a rion.D’un autre côté, l’assurance sociale libre ne parait pas être un grand succès.Et comme on admet que l’ouvrier doit toucher un “living wage” et qu’il ne saurait recevoir une pension qui soit “une aumône déguisée”, on neuf nrévoir crue nous aurons (après la hausse générale des salaires que seule l’entente entre le travail et le capital nourrn réaliser en tablant sur l’efficacité de l'effort de production).l’assurance-vieillesse et invalidité, sinon même l'assurance-maladip.Un narti politiaue n'a-t-il nas déjà inscrit ces mots à son programme?IV.— LES OEUVRES D’ASSISTANCE.On jieut encore recourir à une étude de M.Antonio Perrault si l'on veut se rendre compte de l’ensemble de nos oeuvres d’assistance.Cette étude, où passe une véritable émotion, a paru dans la Revue canadienne (1917).“Aucun plan d’ensemble écrit l’auteur, n’a été arrêté dans ce pays pour subvenir aux besoins des déshérités”.C’est ce que nous savons, mais ce n’est pus dire que l’initiative de la charité n'ait taché à combler le vide.Nous avons 53 hôpitaux, dont 23 à Montréal et 9 à Québec, qui ont accueilli, en 1916, 45,651 patients ; 108 hospices, orphelinats et asiles, dont 46 à Montréal et 15 à Québec, qui ont assisté 14,186 personnes, en 1916: et 6 sanatoria et dispensaires antituberculeux, dont 4 dans le district de Montréal et deux dans le district de Québec, où 1353 examens ont été faits.L’ensemble de ces oeuvres ont coûté, en 1916, près de trois millions et demi.Viennent ensuite les asiles d'aliénés, qui ont reçu du gouvernement provincial 1,017,000 de dollars en 1917-18.— A cela, il faut joindre les oeuvres municipales, refuges, bureaux de bienfaisance, institutions d'assistance.On trouve, au budget provincial de 1917-1918, un crédit de 58.500,000 dollars au chapitre de l’hygiène, et un autre de 72,445,000 dollars sous la rubrique “Institutions de bienfaisanee” (Annuaire statistique de Québec, 1918, PP- 316 et 332).Mentionnons en dernier lieu les Ecoles de réforme et d’industrie auxquelles le gouvernement alloue 185,000.(100 dollars.Voilà qui aide, certes, la misère, la maladie, la vieillesse ; et qui adoucit l'abandon.Si nous comparions avec ce qui se fait dans d’autres pays, nous voudrions sans doute activer ce mouvement de la charité collective.Nos oeuvres sollicitent chaque année la charité du public et avec raison.Il semble cependant—et nous pensons, en écrivant ceci aux graves problèmes que posent les “maladies des sociétés” que i’Etat devrait étendre davantage sa protection aux institutions d assistance, et que la lutte contre la mortalité infantile, la typhoïde, la tuberculose devrait être organisée scientifiquement.Pour que la rare vive, il faut la sauvegarder.Il est impardonnable de laisser mourir les nôtres quand nous pouvons les sauver.Une minorité c’est d'abord un nombre.LE NOUVEAU CURÉ DE NIC0LET Nicolet, 26.— M.l’abbé Antonio Gouin, nommé curé à la cathédrale, est arrivé jeudi.A 8 heures 30, les membres du clergé et les citoyens lui ont fait une belle réception." Le maire lui a lu une adresse.Mgr Bruneau a ensuite remercié M.le curé d’avoir répondu à son appel.Le titulaire a répondu en termes émus.Le salut du Saint-Sacrement a clos la réception.M.le curé Gouin est né à la Bnie-du - Fèvrc, le 8 mai 1862.1) fit ses études à Nicolet où il fut ordonné prêtre par Mgr Gravel en 1887.11 fut vicaire à St-Grégoire de Nicolet de 1887-1888; à la cathédrale de 1888-1889; il revint a Nicolet en 1890, après un stage d’un an à Ste-Angêle de Laval.En 1898.il devint curé de St-Pierre-les-Beoauets où il a fondé un couvent des Soeurs de l’Assomption en 1912, et depuis il a été curé de Warwick, ("est cette dernière cure qu’il abandonne pour redevenir curé de la cathédrale de Nico-.let.FEDERATION NATIONALE ST-JEAN-BAPTISTE MESSE ANNUELLE ET FETE DK LA FEDERATION , Dimanche en huit, le 4 mai, aura lieu en In chapelle de Notre-Dame de Lourdes, à 9 h.30, la messe annuelle pour les membres de la Fédération.Nous invitons tons nos membres à accomplir avec foi cet acte de piété et à venir puiser dans le sanctuaire de la Vierge les grâces nécessaires au développement de nos oeuvres.Monsieur l’abbé Ernest Bernier, aumônier du couvent des Soeurs Jésus-Marie, à Outremont, fera le sermon.Le soir du même jour, au Monument National, à 8 heures du soir, grande séance.Monsieur l'abbé Gauthier, curé de la paroisse Saint-Jacques, nous pariera, de l’épuration des moeurs à Montréal, sujet plein d’actualité.Madame C.-A.Dès-marais conduira le chant, à la messe le matin, et dirigera le concert le soir.Nous aurons d’ailleurs le plaisir de l’entendre dans plusieurs morceaux.'Les membres de la Fédération doivent se munir de leur carte pour ces cérémonies.Les abonnés de “La Bonne Parole” jouissent des privilèges de nos membres en ces circons-tanees et peuvent présenter le dernier exemplaire du journal pour se procurer une place.ASSOCIATION PROFESSIONNELLE DES EMPLOYEES DE BUREAU Dimanche prochain, le 27 avril, à 4 heures précises de l’après-midi, il y aura réunion de TA.P.E.B.au Monument National, salle No 6.La conférence du jour sera faite par Mademoiselle Daveluy, ex-présidente, sur un sujet du plus haut intérêt “la première religieuse canadienne”.Un programme musical a été préparé avec grand soin pour cette circonstance.Cette réunion élan: la dernière de l’année, nous espérons que les associés se feront un devoir d’y assister, et qu’elles y amèneront leurs amies, car outre le programme qui comprend les élections, etc.une agréable surprise leur est réservée.ASSOCIATION PROFESSIONNELLE DES EMPLOYEES DE MANUFACTURE Au Monument National, le dimanche 20 avril, eut lieu la réunion mensuelle, de l’Association Professionnelle des Employées de Manufacture, sous la présidence de Mlle Laura Robert.Après la lecture des minutes et le rapport de la tré-sorière, Mme E.-O.Hébert paya 42 jours de repos à cinq malades, membres de notre Caisse de Secours.Mlle Robert annonça que l’exposition pour les élèves de la section St-Eusèbe aura lieu le dimanche 11 mai, à la salle du couvent St-Eusèbe à l’angle des rues Fullum et Amity.A St-Zotique, l’exposition aura lieu le 11 mai à 8 heures, dans la salle George-Etienne Cartier, rue Thérrien.A Ste-Hélène, l’exposition aura lieu le jeudi 15 mai.à 8 heures, dans la salle paroissiale, rue St-Maurice.Les associées et tous les amis de Tpeuvre des cours post-scolaires sont cordialement invités à assister à ces diverses distributions de prix.Tant qu'aux se -tions de Maisonneuve.Hochelaga et Ville-Marie, les expositions n’auront lieu que vers la fin de mai et la date en sera annoncée vers le 15 du même mois.M.l’abbé Blanchard, conférencier du jour, intéressa vivement l’auditoire.Il nous engagea à surveiller notre langage, à éviter les anglicismes, afin de faire aimer notre belle langue française.Nous offrons un cordial merci à M.l'abbé Blanchard pour l’instructive et agréable causerie qu'il a bien voulu nous donner.On procéda ensuite au tirage d'une portière en ruban an profit de la Caisse de secours.Mlle Aurore Hébert.124, rue Boyer, en fut l’heureuse gagnante.Le prix d'assistance fut gagné par Mlle Blanche Noël.Après la prière d’usage, on se sépara enchantées de notre réunion.HOPITAL STE-JUSTINE Une conférence, ayant nour sujet “La Bienfaisance autrefois et aujourd’hui”.sera donnée par Mlle Marie Gérin-Lajoie à l’hôpital Ste-Justine, le mercredi 30 avril, à 8 heures et demie.Nous prions les dames et jeunes filles qui s’intéressent aux oeuvres sociales, d’y venir en grand nombre.Toutes celles qui désirent en même temps visiter l’hôpital sont invitées à venir à 3 heures, et seront accueillies avec reconnaissance.Dispensaire, tous les jours de la semaine.Admission de 9 heures 1-2 à 11 heures.Médecine, tous les jours.Chirurgie: mardi et vendredi.Maladies de la peau, lundi et jeudi.Yeux, nez, gorge, oreilles, lundi, mercredi, vendredi.Chirurgie dentaire: samedi.MORTDEM* MAXIME FORTIN Québec, 26.— M.Maxime Fortin, de St-Aubert Co., de LTslet, père de M.l’abbé Maxime Fortin, rédacteur à T“Action Catholique”, est décédé, cette semaine, à l’âge de 67 ans.PROCHAIN MARI ACE Lundi.5 mai, aura lieu Ir mnrfaKc dr Mlle Rhén Jnrry, file de M.M.Jnrry, avec lo Dr L.T*.Haricot, chirurgirn-drntistr.[.a bénédiction nuptiale leur sera donnée à H heures^, h T’église du St-Enfant-Jësus du Mile-End.Décès U ‘TUEURS D’ENFANTS Par le docteur L.-F.Dubé, avec lettre-préface du professeur Alb.Jo-hin, Laval, Qui., opuscule traitant des “Sirops Calmants", l'tile aux consultations des enfants, aux Gouttes de Lait, pour distribuer aux mamans.Adressez “Le Bulletin Médical.46 rue St-Louis, Québec.Dr L.-F.Dubé, "Villn-du-Verger".No-trc-Dame du Lac, comté de Témis-eamingue.(yQ BOUTH1L1JEB.— A Montréal, lo 24 avril 1919.& l'âge de 49 an» et (i mois, est décédée Agnès Defayette.épouse d’Alexis Bouthilller, cotrnnis-mnrcliand, Ia's funérailles auront lieu lundi, le 28 murant.T.e convoi funèbre pnrtirn de la demeure de son époux.No rue William David, k S heures lô, pour se rendre k l’église du St-Nom de Jésus, de Maisonneuve, où le service sera célébré, et de II» au cimetière de la I-ongue-Pointe, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre Invitation.“LA BASOCHE” Il y avait des vides assez considérables dans l’assistance qui a applaudi hier soir les jeunes amateurs de l’“Association (l’Art lyrique”.La température a peut-être été l’une des causes de cette abstention, si la distribution des rôles eu fut une autre, il y a Heu de s’étonner, car à eux seuls, Mlle Sarah Fischer, dans le rôle de Colette, le Dr J.O.Hamel, dans Clément Marat, el MM.E.Sarrazm, A.Gaulliiu', A.Amireault.figurant respectivement le due de Longueville, Roland et Guillot donnaient de la valeur réelle à l’interprétution.L’auditoire restreint le leur a d’ailleurs bien manifesté.Mme S.Alarie, dans le rôle de Marie d’Angleterre, a recueilli aussi sa part d’applaudissements.MM.G.Favreau, dans l.éveillé, et Jean I,externe (?) dans Louis XII, ont des qualités vocales que l’on saisirait mieux cependant si ces artistes ne craignaient pas de déployer plus de volume.„ Les choeurs ont été bien rendus, si l’on fait abstraction du défaut d’articulation qui apparaît assez généralement.L’orchestre, dirigé par M.Art.Laurendeau, s’est acquitté consciencieusement de sa tâche, bien qu'il eût dû forcément être réduit.Ph.-E.B.PELERINAGE A STE , • ANNE DE BEAUPRÉ.La paroisse Sainte-Marie de Mont* real, soils In direction de M.l’abbé Walsh organise pour le 14 juin prochain un pèlerinage à Sainte-Anne de Beaupré pour dames et messieurs par le vapeur “Montréal”.Ce sera un pèlerinage d’actions de grâces £ pendant lequel il y 'aura prières diverses et serinons.Départ du quai Bon,secours le samedi soir à 7 heures, retour à bonne heure lundi matin.Prix du billet avec une place de cabine 86.00, sans cabine, 84.50.Les personnes désireuses d'y prendre purl devront s’adresser immé (Maternent au presbytère angle GraE et Panel.Tel.Est 3401.(Communiqué) UNION CATHOLIQUE Le dimanche, 27 avril, à 2 h.30, l'Union Catholique tiendra sa dernière séance de la saison, dans la salle de la bibliothèque de la société.Le directeur de ,l’Union Catho- ^ lique donnera une conférence.Il ™ parlera de Terreur fondamentale du puritanisme.Les hommes sont invités.ART.LANDRY Entrrprenzur d* Pomps* Funibroz 114 RUE RACHEL EST 1134 Voitiir*» à Ion**, pour mzrlugts.funôrall-m.BmtIci d» pramiiro clazp*.VOS MEUBLES.SAVEZ-VOUS QUE NOUS AVONS l’un des plus beaux choix de meubles de maison en ville ?SAVEZ-VOUS QUE NOS PRIX sont inférieurs à ceux de nos concurrents qui paient de gros loyers ?Que vous achetiez ou non, le plus cordial accueil vous attend à la maison J.-N.Archambault, Enr.949 — ST-DENIS — 949 Demandez nos prix pour entreposage de meubles.GATAI KODAK N’achetez pas de kodaks avant d’avoir vu les nôtres.— Ils sont le produit fini de fabriques possédant les hommes capables de faire seulement des bons kodaks.Kodaks de toutes grandeurs et dans tous les prix A L’AGENCE SPECIALE Te.l.St.Louis 8II‘2999 PHARMACIEN CHIMISTE 4 //6S rn/t ST.OEN/S angle MONT- ROYAL OGIIE ENVOYE GRATIS SUR DEMANDE Cinéma PASSE - TEMPS Cinéma SAMEDI, DIMANCHE Mary MacLoren avec Frank Maya LA FEMME SURPRISE ” (“Amazing Wife” en 6 parties) LUNDI, MARDI, MERCREDI — La grande production “ LA FLETRISSURE ” C’est aussi lundi que commencera U série de douze vues italiennes î “Le Libérateur”, interprétée par le géant italien Maciste.ELECTRICITE Fils électriques posés dans les murs, suivant nouvelle méthode, sans dégrader le plâtre.Frais d’inspection compris.3 pièces.$10.00 5 pièces.$14.00 4 pièces.$12.00 6 pièces.$16.00 A.L.ALLARD, Kiæctricien TEL.ST-LOUIS 7017.1 «2 MONT-ROYAL EST.VOITURESà VENDRE Voiture» fermées (coupés), Victorias pour cochers, Express de livraison de tous genres — Réparation» de tou» genres de voiture» et automobiles.Prix modère —- Travail garanti JOS.LEBEAU 488 LABRECQUE Ru*lle ,ntr* 1rs rues St-André et St-Timothce, près Ontario.TEL.EST 1893.A MESSIEURS LES MEDECINS Poste exceptionnel à céder immédiatement.Pour dé- tails voir l’annonce.Ecrire au casier 20 “Le Devoir”, ou à H.Cartier, M.D., Mont-Laurier, Que.AUX 50,000 FAMILLES qui avaient du jambon de* S.-L.CONTANT sur leur table le Jour de Pâques M K R C I I S.fe.CONTANT.» VOL.X No 97 MONTREAL, SAMEDI 26 AVRIL 1919 CALENDRIER « 0Sft*It*S HKQltS •*» DEMAIN DEM/WN, DIMANCHE, 27 AVRIL Ittl» (J1JASIMODO Lever du soleil, 4 heures 57.Coucher du soleil, , la Fiance donna un exemple caractéristique de ce sans-gêne.au moment de sa rupture unilatérale du Concordat.DYSPEPSIE Qui mange bien, digère bien, vit bien.Qui mange mal, digère mal, vit mal.Le cervenu fonctionne mail; l’esprit perd sa lucidité; la mémoire est paresseuse; le coeur est irrégulier; le foie et les intestins s’irritent.Tl devient irritable, maussade, insupportable.Quand l’estomac va mal, tout va mal.Quand l’estomac va bien, tout va bien.P AP-SAG (Tablettes) Aucune des malndlf* d'estomne ne résiste A leurs bienfaisants effets.DYSPEPSIE, GASTRITE, PITUITE, DILATATION.INDIGESTION.REN-Î. pieds 0 pouces, rembourrage à ressorts, sièges à coussins mobiles, riche couverture bleue.Prix de la.Vente de QQ AA Progrès.wO.UÜ Deux grands fauteuils pour assortir.Prix tic la Vente de Ç|?AA Progrès, chacun.?-it de for émaillé, poteaux et barreaux pesants, boules de cuivre.toutes grandeurs.^.4?.,a.Ven,c :,c 12.00 Garniture de .chambre à coucher, noyer et vieil ivoire, lit double, bureau, chiffonnier et table de toilette à triple miroir.:‘r 225.00 Garniture de chambre à coucher, vieil ivoire et émaillé blanc, ou noyer, lit double, bureau, chiffonnier et table de toilette à triple miroir.Prix de la Vente de AC AA Progrès.M9.UU Garniture de living room: Chesterfield et deux fauteuils, sièges à coussins mobiles, épaisse couverture de tapisserie.i^n'r.^.^^iis.oo Bureau ou chiffonnier, chêne scié sur quartier, grand miroir biseauté.Prix de la Vente de A*9 «JC Progrès.C» I ¦ • w Bureaux, dessin colonial, chêne scié sur quartier, verni, et acajou, grand miroir biseauté.Prix de la Vente de OC 7K Progrès.fc»U«l3 Chiffonniers pour assortir.Prix de la Vente de OC "TC Progrès.CU.lO Lits de bois, poteaux de 2 pouces et 5 barreaux, toutes grandeurs.Prix de ta Vente de 4 A "VgZ Progrès.Goodwin*»—Au aeror.d.Il y a du progrès dans nos propres ventes de “Progrès” fi Des milliers de personnes, fort satisfaites, parlent des économies qu’elles ont pu réaliser à ces ventes.Nous avons recruté un très grand nombre d’agents de publicité, et nous allons en engager d’autres encore.Il Suive/, nos annonces de Ventes ces jours-ci.N ous y trouverez certainement quelque chose dont vous avez besoin.fl Nous serions très étonnés si vous aviez la moindre idée de l’énorme preparation que demandent ces séries de Ventes, cl des nombreux achats qui doivent être conclus avec soin, à cet effet.fl Mais ce dont nous sommes absolument certains, c’est que nous avons employé notre expérience et notre bon sens à avoir des marchandises qui plaisent, des marchandises bon marché, des marchandises qui nous font de la publicité.fl C’est pourquoi, lors de ces achats spéciaux, nous avons refusé plus de marchandises que nous n>n avons achetées ; nous avons refusé d’acheter d’“étonnantes occasions”, des “valeurs sans pareilles” pour la simple raison que ces soi-disantes “occasions” ou “valeurs” «’auraient pas été à leur place dans nos Magasins.fl La popularité de nos "Ventes de Progrès” prouve que notre jugement était juste, el que nos efforts ont été appréciés.LtNMTeO i PROSPÉRITÉ /T V -VtW- SKtîtH f’jWE *lwm Actual , MEftCHAHDlJË Vente de Progrès de jupons en Moiré-Satinette-Marvataf .99 m 1000 jupons parfaitement confectionné dans les matériels ci-dessus mentionnés, en dix-sept genres différents.ÎMAKVATAF 2 genres en ceux-ci, les uns fantaisie el piqûres, les autres avec Volants de plissé accordéon, finis avec nichés.En noir seulement.SATINETTE 12 genres différents, tous avec larges volants, garnis de piqûres de fantaisie, petits plis et plissé accordéop.Couleurs : 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coins, dessus de bu- reaux 1S \ 15 et 18 ,\ .»1, dessus d'o-relllej’s 20 x ;U).D’autres ont deux rangs do point d’ourlet.Toutes les grandeurs clans les dessus de bureau.Tapis île table, point d’ourlet «t broderie, 50 x 50 et 55 x 55 pouces.(.entres avec milieu «le linon français entouré «le dentelle crème.Prix ervatoire, premier concert, $4.(100; Cachet paye à l’Orchestre du Conservatoire, deuxième concert, $3,000; Location du théâtre Loew, pour les deux concerts, $800.00; Fleurs à Mlle Magdeleine Brard, soliste, pour les deux conccrls, $30.00; Décorations et affiches pour île théâtre Loew, $10.00; Distributions de pancartes dans foule la ville, $22.95; M.Victor Barbeau, publicité française dans les «pioü-diens, $25.00; M.B.G.Mills, publicité anglaise dans les quotidiens, $15; M Hector Dutrisac, pour !a vente des billets (deux concerts), $35.00; Mor-gan-Worsnip, quatre grands cotons pour les rues, $88.00; Vignette de M.Messager faite au “Star”, $2.50; National l’rinting Co.(dates pour grandes affiches), $4.00; Billets numérotés pour les deux concerts (D.English), $41.25; Annonce dans “Le Canada Musical”, $5.00; Williams-Thomas, (grandes affiches sur clôtures), $24.00; 'J'axe sur billets de faveur pour les deux concerts,$21.00; Fonds (ie Pension de la Police de Montréal, pour services rendus, $50; Taxis et voitures pour les deux con-eerts, $21.15; Pourboires aux employés du théâtre Loew, $10.00; Téléphones et télégrammes à New-York et à Washington, $28.55; Papeterie et timbres, $20.10; Mlles A.et V.Naintel, sténographes engagées pendant trois semaines, $90.00; S.Lauzon, messager, engagé pendant trois semaines, $15.00; Quatre voyages à New-York et un à Washington, $308.10.Total, $8,726.60.Becettes totales, $12,034.50; Dépenses totales, $8,726.60.Balance, $3,307.90.Truite sur Paris faite au nom de M.Stephen Pi chou et remis à M.Edouard de Billy à Washington,pour les orphelins de la guerre à Paris, «3,307.90.La somme «le $3,307.90 en francs aurait fait, $16,539.50; mais ayant pris avantage du gain sur le change, le dollar valant beaucoup plus «pie Je franc, c’est $17,573.32 francs qui lurent envoyés en France, soit une différence de $1,033 fr.82, c’est-à-dire plus de $206.Voici du reste d’autres pièces justificatives : Washington, I).C„ le 30 janvier 1919.Le délégué général du Haut Commissaire de la République Française aux Etats-Unis.A Monsieur Louis H.Bourdon, 24, avenue Lincoln, Montréal, Canada.Monsieur, J’ai l’honneur de vous accuser réception du chèque de 17,573.32 francs à l’ordre de M.Stephen Pichon,étant le bénéfice net des deux concerts dominés sous votre direction, par la Société des Concerts «lu Conservatoire de Paris, à Montréal, les 4 et 5 janvier 1919.Je ie transmets à M.le ministre des Affaires étrangères qui se fera un devoir d'en attribuer le montant, selon votre, désir à l’Oeuvre des Or-pheüîns de Ta guerre.Je vous eiii exprime en son nom et au mien ma vive gratitude.Il sera touché, comme je le suis moi-même, par cette admirable manifestation de générosité «pii est une preuve de plus des sentiments qui unissent le- Canada et la France.Veuillez croire, Monsieur, à mes sentiments très distingués.(Signé) de BILLY.New-York, le 20 février 1919.Mon cher Monsieur Bourdon, A cette heure tardive, nous désirons vous exprimer toute notre admiration, pour l’habileté vraiment merveilleuse que vous avez déployée dans l'organisation des soirées données à Montréal par La Société des Concerts du Conservatoire «le Paris.Il aurait été vraiment regrettable, si l’Or'1 ' -e avait laissé ces rives sans ;d Montréal, et si les concerts i| été donnés dans votre ville fui les événements mémorables, c’e: vous «jue les citoyens de Montréal, doivent être reconnaissants.car sans votre garantie per-sommelle (pie vous avez si généreusement fournie, cette visite de l’orchestre aurait été impossible.La Haute Commission Française à Washington nous informe justement que vous lui avez fait parvenir un chèque d’une importance substantielle.pour être envoyé aux Orphelins de la Guerre à Paris.Ceci est encore une preuve évidente des grandes choses que vous faites pour lia F'rance, et nous espérons sincèrement que vous serez récompensé d’une façon telle, que vous ie méritez si noblement.Bien à vous, (Signé) Richard G.HERNDON.! Secrétaire général de la tournée de La Société des Concerts du Conservatoire de Paris.MUSICA LA MUSIQUE DES VETERANS FRANÇAIS.C’est demain soir, dimanche, à huit hèures et demie, qu’aura lieu au théâtre de Sa Majesté ie concert si impatiemment attendu de la Musique militaire des vétérans français.(I avait été d’abord décidé que ce concert aurait Heu l’après-midi, mais le capitaine Fernand Poilain et ses musiciens ayant été priés de prêter leur concours à la célébration de l’anniversaire de la bataille d’Ypres qui, comme on sait, a lieu l’après-midi, le récital dut être retardé de quelques heures.Aujourd’hui, l’on peut se procurer des billets au contrôle du théâtre et au magasin de musique Ar-chambault.rue Ste-Catherine-est.Demain, dimanche, ils ne seront en vente qu'au tliéfttre.Les amateurs de musique, les admirateurs de lu France héroïque et artistique se rendront nombreux, nous n’en voulons pas douter, à ce gala musical «jui fera époque dans nos annales.Ce sera véritablement la fête de l'art, lu fête de la France et la fête du patriotisme.Notre population u fait une réception grandiose à M.André Messager et à ses musiciens, cello mi'elle fera demain au capitaine Follain et à sus artistes ne doit pas être moindre.Les artistes qui nous viennent sont des héros dont le seul titre de Poilus mérite le plus chaleureux accueil.Ce sont aussi des musiciens distingués, autre titre qui leur donne droit à nos applaudissements et à notre encouragement.(Communiqué) “LE PARADIS PERDU".C’est le 15 mai prochain qu’aura lieu, au Monument National, l’interprétation du “Paradis Perdu", de Théo, Dubois, par l’Association Chorale St-Louis-de-France, composée d’un choeur mixte de 200 voix avec accompagnement d’un orchestre complet.Les traits caractéristiques de cette oeuvre, qui correspondent si exactement (au génie de l’auteur dans sa période de pleine maturité, sont l’ampleur du développement choral dans les grands ensembles, et la finesse de détail, dans les premiers rôles.(Communiqué) LES DRAGONS DE VILLARS.La représentation organisée par Mme Damien Masson sera donnée le 4 mai au théâtre Orphéum.La distribution est de tout premier ordre.Fille comprend : Mlle Fabiola Poirier, dans le rôle de Rose Friquet; Mme Jeanne Mau-bourg-Roberval, dans celui de Georgette ; M.Arthur Lapierre, dans le rôle de Sylvain; et MM.Honoré Vaillancourt, Henri Mirai, comédien qui remplace M.Thibodeau, et Armand Gauthier.Le choeur composé de 59 voix est parfaitement en possession de sa partie.M.Albert Robarval est le chef d’orchestre et le metteur en scène.(Communiqué) LE CONCERT McEWEN MlJe Lorette McEwen, revenue «le ; Boston ou elle perfectionnait ses études vocales avec un éminent pro-fsssèUT, donne un concert mardi j soir prochain, à Ta salle Lafontaine 1 avec ie concours de M.Eugène Leduc !l.'nor de Hull.Le programme suivant sera donné et Mlle McEwen chantera en français, en anglais, et en italien.1.-—L’Heure Exquise, R.Hahn: M.Eugène Leduc; 2.—Air."Plus grand dans son obscurité” (La Reine de Saba), Gounod: Mademoiselle Ivoretto McEwen; 3.—Chansons du XVIII siècle : (a) Plaisir d’Aimour, Martini; (b) L’Amour est un enfant trompeur, Wcckeriliin; (c) Jeunes fillettes, Weckerlin; («I) Mon petit coeur soupire, Weckerlin: Mademoiselle Lorette McEwen; 4.—(a) Cavatine, (Roméo et Juliette), Gounod; (b) Chant de Pâques, Paul Rougnon; (c) Ni jamais, ni toujours, A.L.: M.Eugène Leduc; 5.—Chansons anglaises : (a) Songs my Mother Taught Me, Dvorak; (b) By the Waters of Monetonka, Lieu rance; (c) The Crying of Water, Upton; (d) Love is the Wind, MacPadye : Mademoiselle Lorette McEwen; 6.—Chansons modernes : (a) Beau soir, Debussy; (b) L’Heure Exquise, Poidowski ; (c) Triste est Je Steppe, Gretchni-now : Mademoiselle Lorette McEwen; 7.—Aria (“Aida”), Verdi, Ri-torna Vinci Tor : Mademoiselle Lorette McEwen.Les billets sont en vente chez Archambault et Lindsay.(Communiqué).CONCERT HERALY Le quinzième grand concert annuel du professeur F.Hérafly aura j lieu le jeudi, 22 mai a 8 hrs 30, à la | salle Lafontaine, 352 rue Sherbrooke est.Le professeur Héralv du Conservatoire Royal de Liège, est un de nos musiciens les plus doués et les plus aimés du public.A ce concert il a obtenu le concours de Mesdames D.Masson, A.Verdiekt, Mlles Estelle Giroux, B.Benoit, MM.Paul Coutlliée et Paul Pratt.Le professeur Héraly, est au programme pour deux nueros, il se fera entendre avec son ancien élève ie professeur Paul Pratt dans plusieurs duos, musique classique de grands maîtres.(Communiqué).LA CHORALE DE SAINT-VIATEUR La chorale de Saint-Viateur d’Ou-tremont (section féminine) donnera un grand concert en l’honneur de ses membres honoraires, le 30 avril, a 8 h.15 du soir, à Ta salle de l’Académie Querbes.Billets en vente au presbytère, 183, avenue Bloomfield, et le soir même à la porte.Programme de la soirée: 1.Scherzo, op.61, Chopin, Mlle Berthe Ghapleau; 2.Cavatine, La Reine de Saba, Ch.Gounod, Mlle Flore Hé-neault; 3.Sonate, o,p.27 (à ia lune).Andante, Allegretto, Presto, Beethoven, M.L.Jolieoeur; 4.(a) Valse (extrait de Mme Chrysanthème), André Messager; (b) Le Nil (obligato violon), X.Leroux, Mlle Ré-1 rengère Forest (soprano), M.Jean Saucier (violoniste); 5.Violon: (a) Romance, Wieniauski, (b) Danse espagnole, Jeno-Hubay, Mile Amne.t-te LaSalle; 6.Rebecca (oratorio), César Franck, Mlle Germaine LeBel et M.Paul Tremblay (baryton); 7.1ère Balade, Chopin, Mlle Viola ; Pauzé ; 8.(a) Air d'Agamemnon.| Iphigénie en Aulidr 1774.Gluck, ' (b) Alger le soir, Fourdrain, M.H.Lavoie (baryton); 9.Violon: (a) Berceuse, G.Fauré, (b) Marche Turque, Beethoyen-Auer, Mlle Annette LaSalle; 19.(a) Le rêve du prisonnier, A.Rubinstein, (b) Lied maritime, Vincent d’Indy, .Mme C.-A.Des ma rai.s; 11.Polonaise brillante, Chopin, M.L.Jolieoeur; 12.La cloche, Saint-Saëns.Aille G.I^eBel; 13.Habanera (extrait de Carmen), G.Bizet, Mlle Micheline Girard; 14.O Canada.C.Lavallée, ia chorale.Au piano d’accompagnement, Mlle Isabelle Delorme.Piano Steinivag gracieusement fourni par la maison C.W.Lindsay, Ltd.(Communiqué) LE MENTHOL Vérttabl* Spécifique contre la Grippe est un de» principaux ingrédients du Glrop Oauvtn pour le Rhume, «proTlml du Japon oO lien ««trait daafeulUaadal» menthe (voir UjuAratiori gMn Jratal èï» Ôomrat d'BpInette, au Cerisier Sauvage et »u«r«J U fait du Strop Qauvm le remède le plu» Aeaocté t -»,—- stssrasaas «a: l’appareil respiratoire, menacé aujourd'hui par le microbe de la m'Pi Lu (Smp Oauvln pour la Rhume eut en renie .partout k 2Sc lu - bouteille.t.A.B.GAUVIN, nNMpmTMuiab Ricclu 4$ la menfkr poiwrtt au Japon KjeiiÉ F.LAIM PEINTRE 2994 ST-HUB RT SaintfLouls 2759.MONTREAL.Spécialité: Peintre de clochers, églises, maisons, etc.Tirage do joints, nettoyage de la pierre et de la brique.Ouvrage garanti.'Demandes mes prix avant de placer votre ordre., Ediflees faits par __________ moi: Eglise St-Jao- qnes, St-Joseph.etc., Château Fronte-owheto.LOEWS WILLIAM S.HART dans ‘THE POPPY GIRL’S HUSBAND" REVUE DE JESSIE FLYNN Leu méneitreU de 1919 9 — actrice* — 9 Grand acte musical et très reerrutii' (Mmes Fischer, Brault, MM.Desau-tels, Paquip, Vaillancourt, etc.) ; mercredi (14 mai), Mignon (Mmes Brault, Christian, MM.Errolle, Faquin, Desautcls, etc.); jeudi (15 mai), grand gala, Carmen (MM.La-mont, Rothier, Vaillancourt, Gauthier# Thibaudeaii, Mlles Brault, Gonthier, Imbranche, V.Brault) ; vendredi (1C mai), Mireille (MM.Prieur, Vaillancourt, Faquin, Le-élaire, Gauthier, Mmes Gontliier, Labranehe, Brosseau, Courville) ; samedi, matinée, reprise de Lakmé avec une nouvelle distribution, et samedi soir, reprise de Faust avec le célèbre T’énor I.amont dans le rôle-titre.Les chefs «l'orchestre seront MAI.Roberval et Laurendeau.Les billets ne seront en vente «pie le 5 mai.La direction verra à prendre des mesures pour empêcher toute spéculation sur les billets.• Nous n’entendrons presque que des Montréalais, sauf Rothier,Forest Lamont et Madame Christian, des maîtres de Fart.(Communiqué) LA CHORALE DE [.'IMMACULEE CONCEPTION Lundi, le 28 avril, dans la grande salle, à l’angle des rues Kachel et Bordeaux, eetfe chorale donnera La Résurrection de Lazare, scène religieuse et oratorio du grand pianiste et compositeur Raoul Pugno.Cette oeuvre sera rendue par un choeur de soixante voix mixtes.Les artistes-solistes sont Mme Sayignac, Mme de Villemure et MM.Trépa-nier et Martel.C’est la première audition publique de cette chorale qui vient d’etre organisée.( Coin muni que ) CONCERT-CAUSERIE Le public aura l’occasion d’enten- OUWRt FOURRURES EMMAGASINEES {Tardées et assurées contre le feu, les mites et les voleurs moyennant 3% de votre évaluation OU 2% d’une estimation de $500.00 et plus TEL.EST 3007 Nous allons chercher les effets et lw retournons sans frais JtuTU&A' 130 ST-DENIS “IN MAGIC LAND" Illusion» «Toptiqurs pur un Oriental DIXON ET PAULI dans “All In Fan” SAMPSON ET DOUGLAS Drôleries et bizarreries SOUTHE ET TOBIN Etincelles d’harmonie “REIILY’S WASH DAY” Lne autre pièce pour rire de Sennctt Nouvelle» britanniques et canadiennes de Loew Aujourd’hui et demain ALICE BRADY dans “THE BETTER HALF" Help Police —- Jessie Reed — Rejjal et Mack — Stuart, Woods et Doneourt — Jenson et Jesson.Représentations continuelles : 1 h.à 11 h.Après-midi : 10s, 15s ; soirées, 15s, 25s.Samedis, dimanches et fôtes, les prix du soir sont en vigueur.Fél.E.1000 Monument National.Mer.7 mai.PAUL DUFAULT Billets chez Archambault et Lindsay.Administration : Laberge et Michaud.Salle Lafontaine, 354, Sherbrooke Est.Mardi prochain, à S h.30 p.m.LORETTE McEWEN Soprano dramatique Assistée d'Eugène Leduc, ténor.Billets chez Archambault et Lindsay.Administration î Laberge et Michaud.dre le 8 mai prochain, à la salle St-Sulpice, les artistes canadiens qui furent: Mile Blanche Gonthier, soprano, Mlle Marie-Anne Asselin, mezzo, M.Gérald Poisson, ténor, M.Hercule Lavoie, baryton, XL Ulysse Faquin, basse, et Mlle An-nette 'Lasaile, violoniste.LM.l’abbé Olivier IMaurault, p.s.s., fera une causerie sur la vie t l’oeuvre de Charles Gill, peintre et poète canadien.Le-s billets sont en vente chez Ed.Archambault, 312 est, Ste-Cathe-rine.(Communiqué) RECITAL D’ELEVES Les élèves de Mlle iM.-A.Delàge, professeur licencié, ont donné leur récital annuel le 23 courant clans la salle de représentations du collège Saint-Henri ,sous la présidence d’honneur de M.le chanoine Décarie, curé.Les classes élémentaires, intermédiaires, supérieures et lau- (Siiile à la dernière page) ST-DENIS Le rendes-vouh de l’élite canadienne française Le théâtre de luxe de Montréal Semaine du 28 avril 1919 VARIETY COMEDY FOUR Comédie musicale à grand spectacle FREAR, BRAGGET ET FREAR Jongleurs extraordinaires SAMSTED ET MARION Exercices de eullure physique LA COMTESSE VERONA Grande nouveauté musicale LA CIE GOLDWYN présente les deux grands acteurs américains MAXINE ELLIOT et MARGARET MARSH .dans “L’ETERNELLE MADELEINE” Le film à sensation de l’année LONESOME LUKE dans une comédie des plus amusantes L’ETONNANT HOUDINI “LE MAITRE DU MYSTERE”.(10e chapitre) LE JOURNAL PATHE avec les dernières nouvelles du monde entier Quatre représentations dimanche • 2 h.30, 4 h.30, 7 h.30, 9 h.Réserves vos sièges de loge par téléphona : Est lOOfl.Semaine prochaine : Jonia et ses danseurs hawaïens (5) LA PAUVRETE DU SANG EST LA CAUSE PRINCIPALE DE LA FAIBLESSE L'Histo-Fer Garnier EST UN PUISSANT REGENERATEUR DU SANG Prescrit aussi (tans tou* les ras d’anémie, neurasthénie, tuberculose, et dans toutes les affections pulmonaire».PRIX S1.25 En vente partout et aux PHARMACIES MODELES DE GOYER acont.oéclaux 150 STE-CATHERINE EST Montréal, »t 217, STE-CATHERINE, Maiaonnouro.AliX 50,600 FAHSHES qui avaient du jambon de S.-L.CONTANT sur leur table le Jour de Pâques MERCI! S.L.CONTANT.LE FESTIVAL DE GRAND OPERA Montréal aura sa semaine d'opéra à compter du 12 mai au Théâtre Français, sous la direction de M.Gativin, l’imprésario québécois, i Voici ce que nous entendrons : hindi (12 niai).Faust (MM.Errolle.Rothier.Vaillancourt, Gauthier, Mmes Christian, CourviHe, Lnbran-ebe) ; mardi (13 mai), Lakmé LA GRIPPE Le deuil règne dans des milliers de familles par tout le monde.La Grippe, qui a tué hommes, femmes et enfants par milliers, réapparaît un peu partout plus terrible encore.Prenons garde Armons-nous' UN MEDECIN Vous avez un médecin à la maison si, quand vous êtes atteint de la grippe ou que vous souffrez de RHUME de cerveau, ENROUEMENT, TOUX, LARYNGITE, EXTINCTION de VOIX, MAUX de GORGE, CONGESTION des POUMONS, vous possédez une boite de capsules.CRESOBENE à base de créosote, d’eucalyptol et autres balsamiques ANTISEPTIQUES, GERMICIDES et DESINFECTANTS des VOIES RESPIRATOIRES.(ion.des flécous, n 1 VHII 1C43 V.rmi V IV /U Ea AN Ta SCTUIll IV1IS6S SUT |£ Ttliircflf* P M hnîtnc à - fl * .tes pour $2.50, chez les marchands de remèdes, ou envoyées par la poste, sur réception'«)VnH*Unn0,.Uio‘r«! pagnie des CAPSULES CRESOBENE, 272; Saint-Denis, Montréal.™ccpi.on du prix, par la Coi VOL.A.— i\u üî LE OEVOIK, MON! UE AL, SAMEDI 26 AVRIL l»li) 7 SOIE SPECIAL Un lot popeline de soie et soie naturelle de couleurs, fini soie, grande variété de couleurs, 36 pouces de large.Valant 1.50 pour.£ 00 75 pièces de soicsette, très fine, beau cn°*x de couleurs pour blouses et robes, .16 pouces de large.f*|| Valant .85, pour.aDv Un lot do soie rayée bleu et blanc, noir et blanc, 36 pouces #l»i»), fabriquées à l’or pur garanti, gardera sa couleur naturelle et est le dernier rri eu art dentaire.Heures de bureau : 9 hres a.m.à 9 hres p.m.j L’Institut Dentaire Franco-Américain 162 si denis Fondé il y a 20 ans X D9-D VOL.X.— No 07 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 2U AVRIL l»ltf IX COMMERCE ET FINANCE MARCHE DE MONTREAL FORCE MOTRICE 4 ET ÉCLAIRAGE VX/i IS’IHSÏMI.PRQSMIŒ.- LUS ItKSSOL'HCI-S HL NOTRE PAYS.LE REYELUPPEMEST ET LES PERSPECTIVES.Sans vouloir le moins du monde faire revivre lu polémique qui s’est déroulée dims les colonnes du Dr-noir l'année dernière au sujet de remploi courant, pour le chauffage des habitations particulières, de l’électricité produite au moyen de l’utilisation de nos cataractes, il nous parait intéressant d’examiner brièvement l'importance et les développements de notre production A d'énergie électrique.Un récent ar-— tide de M.H.H.Ycrner dans le supplément du Nom-York Eveninu Post du 11!) mars nous servira de guide en cette circonstance.D'après le dernier rapport de la Commission de Conservation du Canada, dit M.Verner, l’énergie électrique utilisée dans notre pays se chiffre approximativement par 2,000,000 de chevaux-vapeur.Une autre estimation, dont nous aurons probablement un jour l’occasion de parier plus longuement, porte cette même approximation à 1,735,598 chevaux-vapeur, ce qui concorde assez sensiblement avec la première évaluation citée.Il ressort tout d’abord de l'examen des statisti-ques qu’au Canada, les entreprises privées fournissent au delà du triple de l’énergie électrique produite par les entreprises publiques.«t- * # Il y a dans notre pays 565 usines génératrices d’énergie actuellement en exploitation, et d’une puissance lolale de 2,107,743 chevaux-vapeur, alimentant 702 leurs, qui.à leur l'électricité et la 973 localités.Ce reseaux distribu-tour, fournissent force motrice à total de 2,107,743 ^ chevaux-vapeur se décompose de la sorte : 270 usines hydro-élcetri-ques produisent 1.806,618 chevaux-vapeur, 201 installations à vapeur ont une production globale de 288,-202 chevaux- vapeur, 49 uyj.nes à gaz (à peu près tous les producteurs de gaz) ont un rendement to-ial de 8,157 chevaux-vapeur, t 45 installations à engin à pétrole et à ¦'•v'oline produisent ensemble 4.-766 chevaux-vapeur, La houille blanche, on le voit, esl l'agent le plus généralement employé à la production de l’énergie ^ électrique.De fait, l’utilisation de 9 la force hydraulique, dans ce domaine de l’activité canadienne, grandi! tous les jours dans notre pays, tandis que les installations mises en action par la houille noire et le gaz tendent de plus en plus à disparaître.Les provinces du Manitoba, de l'Ontario et de Québec possèdent la plus large portion des pouvoirs hydrauliques du Canada.La plus importante de inos entreprises privées esl sise dans la province de Québec, c’est la “Shawi nigan Water & Power Coinpimy’V’ - Cet établissement a une capacité de 205,000 chevaux-vapeur et et lie distribue de l’énergie à 75 réseaux électriques.Mais l'installation hydro-électrique la plus considérable du Dominion est assurément celle de Niagara (Ontario), où les trois Ri usi,mes de cette institulion produisent annueUciineut 488,8()0 chevaux-va- peur.Au dire d'une évaluation récemment rendue publique, le Canada posséderait de 18 à 19 maillions des 50 à 70 militions de chevaux-vapeur qui constituent, estime-t-on, la force hydraulique potentielle de 'l’empire britannique.Bien plus, une publication récente aurait affirmé que le Canada est l’un des quelques Etats de l’Empire qui ont fait un relevé méthodique de leurs ressources en houille blanche.A l’appui de cette affirmation, on aWègue que te coût approximatif moyen du cheval-vapeur.dans 120 installations européennes, après avoir alloué 5% pour les intérêts et les dépréciations, se chiffre par $51, contre $7 dans les établissements de la Commission Hydro-Electrique de l’Ontario.a En constatant la rivalité qui exis-^ te entre les entreprises publiques el Jes exploitations privées, M.Verner signale l’incident Beck-Holt.II rappelle que sir Adam Beck, président de la Commission Hydro-Electrique de l’Ontario, avait exprimé l'avis que la population de sa province paye moins cher (pic le peuple de la province de Québec pour la force motrice qu'elie consomme, ainsi que pour son éclairage.Peu de temps après, sir Herbert Holt, président de la '‘Montreal! Light.Heat & Power Company’’, contredisait carrément d'homme de science ontarien, et of-irait de parier 810,000 que ta preuve du contraire peut être faite.Sans nous arrêter à examiner ce que ces vantardises peuvent, de chaque côté, contenir de vérité et de désir de réclame, il convient de noter (pie le débat est rester sans issue.11 nous parait toutefois intéressant de tracer la courbe décroissante du coût wlc l’éclairage électrique à Montréal.?durant la dernière décade.En 1908.le coût moyen du kilownt-heure se chiffrait par 12.75 sous, tandis qu'il fléchissail à 11 sous en 1909.à 10 sous eu 101(1.à 8 sous en 1911.à 7.5 sous en 1912.à 7 sous en 1913.à 6.4 sous en HH I, à (> sous en 1915, el à 5 sous en 1910.niveau où il esl encore aujourd’hui.Et si la compagnie a pu opérer toutes ces réductions sans rien abandonner de ces bénéfices, il est admissible qu’elle pourrait diminuer encore le prix de son électricité sains que ses actionnaires aienl à en souffrir sensiblement.D’autre part, il en résulterait probablement une augmentation de la consommation du produit qu’elle offre à la clientèle, et.partant, un accroissement correspondant de ses profits, et.en tout cas, il1 en déroulerait une diminution du coût de'la vie et.corollaircnienl, une augmentation du bien-être générai!.sRTHPR BRUNEAU, Mtmbr».Ilounic rtr Montréal.BRUNEAU & DUPUIS COURTIERS lurr>iin d« Montréal • r 97 ET 99 S.-FRANCOIS-XAVTER fUirrnriiflleii : QUEBEC et SOREL, Fil direrf «?ec POST & FLAGG, New-Tark.SEMAINE iHtF.NANT FIN LE 26 MAI 1919.Lm prix de gros ct-dessous «ont fournis par les maisons: ’’Ogilvie Flour Mille Uo.”, et “St.Lawrence Flour Mills Co.’’, pour le* farines ; J.A.VaÜJancourt, pour les oeufs laitages, etc.; "Hart et Tuckwelt’’, pour les fruits et légumes; Quintal et Lynch, Liée., pour les grains et fourrages; et D.Ilatton et (.le, pour le poisson.Prix vendant aux êplcien.Prix de gros: FARINE-TYPE Franco à bord (f.o.b.) Montréal.$11.00 Au wagon, livrable au moulin .$11.10 En lots fractionnés et aux épiciers.11.30 ISSUES DE BLE ET AVOINE ROULEE Avoine roulée, sac de 90 Ibs $4.10 Farine d’avoine: Avoine roulée, baril .$8.60 Issues rie blé: Son Man., au wagon, tonne, livré à Montréal.$44.00 G ru Man., au wagon, tonne.$46.1)0 Moulée pure, au char .04.00 Moulée mélangée, au wagon.$62.00 Les engrais sont rares.OEUFS Oeufs frais.49s BEURRE Beurre de crémerie, frais .65s Beurre de choix, en bloc d’une livre.66s Margarine.35 à 38s FROMAGE Fromage doux, la livre .30s Fromage fort, la livre .31s Fromage d’Oka.* .40s SAINDOUX Bonne demande.La 1b.Saindoux pur, en tinette .33s Saindoux pur, en seau .86.70 Saindoux pur, bloc de 1 ib.34s 1-2 POIS ET FEVES ' .e minot Pois à souue, le minot $3.50 à $4.25 Haricots sec (fèves blanches ou jaunes), le minot .§4.80 FRUITS DE LA CALIFORNIE Pamplemousse (grape fruitQ.86.50 à $7.00 Oranges de Californie $6.25 à $7.50 Oranges du Mexique.$4.50 à $5.00 Poires, la boîte .$6.75 Bananes, le régime .$5.00 à $6.00 Citrons.«4,25 Cantaloups, la doue.$2.75 Raisin Alméria, la caisse.12.00 Ananas, la caisse .$9.00 à $9.50 Fraises, la boite .25s POMMES Winesaps, lu boite.$5.00 à $5.50 Arkansas, la boite , .$5.25 à $5.50 (ianos, la boite .$4.75 à $5.00 LEGUMES Céleri, la douzaine .$2.50 à $2.75 Oignons rouges, le sac .$3,50 Pommes de terre douces, le panier.85.25 Tomates, la caisse .$7.00à$7!5(l Concombre, lu doz.$2.25 à $2.50 Champignons, par 4 livres.84.50 Persil, la douz.$2.25 Asperges, la douz.«S.00à $9,00 Epinard, le haril.$6,00 Laitue de Floride par loi do 2 douzaines .84.50 à $4.75 Radis, par douz.de huiles.$1.23 Oignons du printemps, par .douz.de lioites.«2.25 à §2.50 DATES ET NOI» Dattes, le colis.a()s Noix nouvelles, la livre .20 è 85s CEREALES PRIX EN ENTREPOTS A MONTREAL Marché ferme Avoines de.l’Ouest, par 34 Ibs: No 2, Canada-Ouest .87s No 3.Canada-Ouest .84s V- No 1 d’alimentation (feed) KT extra.84s % No 2.d'alimefitation .(feed).78svô No 2 blanche (rare) .86s Maïs No 3, jaune ., .$1.80 à 1.90 Orge de l’Ouest, par 48 Ibs: No 3.Ontario.81,21 Orge de l’Ontario, No 3, extra .$1.22 Orge du Manitoba, No 4 .$L18 Blé à volaille, par 100 livres §3.50 FOURRAGES SUR WAGONS A MONTREAL Récolte de 1917 Augmentation résultant do la réquisition des fourrages par le gouvernement fédéral : Mil No 1 par 2,000 'bs,.$29.00 à $30.00 Mil No 2 .28.00 à 29.0(1 Mil et trèfle .26.50 à 27.50 Mil No 3 .25.50 à 26.50 MARCHE CENTRAL AU POISSON Aiglefin, choix, la Ib.8s Morue marchande, la 1b.7s Flétan, la 1b.2()s Flétan frais, la Ib.22s Brochet frais, la ib.12 à 13s Poisson blanc, la 1b .15 à 16s Truite saumonnée, la 1b.18 à 19s Homards vivants, la 1b .35s Filets, haddock fumé .18s Doré congelé, la 1b.14 à i5s Plies, la Ib.8 à 10s Blue Fish.40s Butter Fish.22 à 23s * * * .L1 n’y a pas très 'longtemps.M.1.E.Aldrcd, de New-York, president de la “Shawinigan Water & Power Company”, déclarait aux actionnaires de la société qu’il dirige que la progression des affaires des compagnies de force motrice et d’éclairage ne snbit pas d'alanguissement appréciable.Bien que la fin de la guerre ail élé suivie de la fermeture de plusieurs établissements industriels, et qu’il se passera plusieurs mois avant que la plupart de ces installations soient remises en activité, la demande de force motrice n’a pas décru de notable façon, en dehors de Montréal.Les perspectives, en ce domaine, paraissent être des plus brillantes.Venceslas TREMBLAY.IMPORTANTE PROMOTION LE CAPITAINE T.WALSH.M G.M.Bosworth.président de la Canadian Pacific Ocean Services Ltd., vient d’annoncer la nomination du capitaine .1.T.Walsh au poste de gérant le cette compagnie de navigation à Montréal.La position d’assistant-gérant occupée jusqu'à présent pàr cè'dérhiér est abolie.La carrière de marin du capitaine Walsh mérite une mention spéciale, car.pendant de nombreuses années, grâce à ses hautes qualités et à son inlassable énergie, il a rendu, tant dans la marine de guerre (pie dans la marine marchandé, des services inestimables.Après avoir quitté la réserve navale royale en 1902.peu de temps après l’expédition d’Ashanti, où l’habileté avec laquelle il opéra un débarquement de troüpés lui mérita des éloges de la part du colonel sir J.Wilcox, le capitaine Walsh devint surintendant de la Reaver Line, et lorsqu’on 1904, lé Pacifique-Canadien se porta acquérci:-; des navires de celte organisatic il fut nommé surintendant à Jontréal des paquebots de la grande compagnie de transport canadienne.Fin 1913.H fut promu surintendant de lu flotte pour tout le Dominion et quand, en 1916.fut organisée la Canadian Pacific Ocean Services Ltd., il en fut nommé l'assistant-géranl avec bureaux à Montréal.11 a toujours porté beaucoup d’inlc-rot aux choses navales et militaires et, durant la guerre, son expérience des questions de transport maritime a été d’une grande valeur pour la solution des problèmes ardus créés par la guerre sous-ma-rine et la rareté des cales.'Le capitaine Walsh est président du Club des Marins Catholiques, vice-président du Last Post Fund et membre de la Sociélé Royale de Géographie.DECLARATIONS DE DIVIDENDES Rauque de Montréal.— Dividende trimestriel régulier de 3%.distribuable.le 2 juin, aux détenteurs de titres inscrits le 30 avril.Ranqnc de Hamilton.—Dividende trimestriel régulier de 3%.pas able le 2 juin.Le livre des transferts csra fermé du 'A4 mai au 30 inclusivement.¦ CHRONIQUE RELIGIEUSE ROME ET LE MONDE EVANGILE Evangile selon S.Jean _____ Ch.XX, v.19.Ln ce temps-là.sur le soir du meme jour, qui était le premier de a semaine, ies portes du lieu où tes disciples se tenaient assemblés dans la crainte des Juifs étant fer-nieeis, Jésus vint, parut au milieu d eux.et leur dit : Lu paix soit avec vous.Et après ces paroles, il leur montra ses mains et son côté.A la vue du Seigneur, les disciples turent remplis d'une grande joie.1 leur dit encore une fois : La paix soit ;»,(?1 hommes d’affaires, samedi soir.1(5 août au merTcdi matin.20 août.Médecins, ieudi soir, 21 août au hindi matin, 25 août.On est priés de s'adresser pour fout ce qui concerne les ''«traites au Fi.P.Archambault.Villa St-Martin, Ahord-à-Plouffe.(Tel.Car-tierville, 18).UNIVERSITE LAVAL FACULTE DES ARTS Samedi, 20.-— Cours de pédagogie.Section française, (saille des promotions) : 2 heures, Miettes pédagogiques, (Prof.Brisebois) ; 3 heures 15 ; Littérature pédagogique, septième leçon ; la lecture (les fables.(Prof.Gautheron.) English Section.(Lecture room): 2 p.m., Book-keeping, (111), (Prof Ranks), F’ourth Essay banded in.Discuss Ibis statement of Bishop Dupanloiip : What the teacher does is little ; what he inspires his pupils to do is all.Samedi, 20, cours de pédagogie Congrégation de Notre-Dame, lùlü ouest, rue Sherbrooke.Section française, 9 heures : remise du 3e manusorii : Quelle jiar' faire à l'enseignement seientifiqu (géographie, comptabilité, arithmé tique) et quels procédés y cm plover avec les enfants ?English Section : Fifth essu'.handed in : Develop this thought In the education of a.child, we must not think we have a vase to be filled, but a human being to be trained for time and eternity.“VERS PLUS D’IDEAL” (Jette conférence annoncée poulie 9 mai prochain au Ritz-Garlton.suscite beaucoup d’intérêt par son titre qui laisse enLevoir les nombreuses questions que l’on '• traitera: la foi en l’idéal, du développement de toutes tjos facultés intellectuelles, de la musique comme art, et M.Armand Renaud qui traitera le sujet avec connaissance de cause, mettra en relief la musique comme art en opposition à sa conception fausse comme amusement ou comme un délassement.At.Renaud n’oubliera pas non plus, de parler de la bonne et de la mauvaise littérature.(Communiqué) • RESOLUTION DE .CONDOLEANCES A son avant-dernière séance, la commission scolaire du district nord a voté unanimement une résolution de condoléances à l’adresse de tous ceux qu’a particulièrement affectés la mort de Mgr Emile Roy.président du bureau centrai des écoles catholiques et vicaire général du diocèse.Lot vacant TOUT A FAIT CENTRAL AUBAINE EXTRAORDINAIRE ! fi.000 pieds carrés de terrain au coeur de lu cité.Tout près des flares de chemin de fer et des bureaux des messageries.Lumière sur trois côtés, ruelle sur un côté., Emplacement idéal pour hôtel, garage ou entrepôt.S’adresser it W.B.Shaw, 94 rue St-Félix.Téléphone Main 748 ou M.2840.The Sun Trust Company Limited Exécution ci administration testamentaires.Administration de propriétés.Perception des loyers.Fiducie.Préparation d’émission d’obligations.Administration de fonds d’amortissement.Liquidations et faillites.Prêts hypothécaires.Assurances générales.BUREAU DE DIRECTION : Baron J.d’Halewyn.Président H.Schelai?ne.ter VMce-President Justinien Pelletier.2e Vice*Pré»ident J.-C.Gagné, Secrétaire-Trésorier Chs-Rd.Arpin, Directeur-Gérant Honorable J.-I,.Perron, C.R.Gaspard DeSerro, Dr J.-P.Laporte, Trefflé Kastien.J.-C.Hébert.J.A.E.Gaurln.99 RUE SAINT-JACQUES Casier postal 1180.Montréal.Tel.Main 2926 et 2927.Commandez vos AUVENTS tout de suite Meilleur service Bas prix Satisfaction garantie COMPAGNIE d’AUVENTS DES MARCHANDS LIMITEE 25 NOTRE-DAM EST Main -3329-3330 Voiliers, Drapeaux, Bâches.La “Strathcona” Compagnie d’Assurance-Incendie (Edifice Versailles) 90 rue St-Jacques, Montréal Cette compagnie essentiellement lanatllennr* française n été organisée en 1908, avec une r ha lie provinciale, et nnère dmis la provin» ce de Québec seulement.< tipilal autorisé.$500,000 Capital souscrit.300,000 Capital payé.120,000 DEPOT COMPLET AU GOUVERNEMENT Cette compagnie n’est pu» contrôlée par 1s i ‘'Canadian l'ire Underwriters* Association” i quant h scs taux.A.-A.Mondou, N.P., J Marchand, Président et Gérant général.Sec-Trés.Tel.Bell Main 2181-2182.OBLIGATIONS - CITÉ DE ST BONIFACE ECHEANCE dans 3'/i ans, 16'/: ans, 26'/i ans.DENOMINATIONS ; »100 — *S(I0 — *1000.Vendues pour rapporter 9 “ OBLIGATIONS - Cité
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